samedi 20 octobre 2012

Saint JEAN de KENTY, prêtre et confesseur


Saint Jean de Kenty

Prêtre

(1397-1473)

Saint Jean de Kenty naquit en Pologne, et dut aux soins que prirent ses vieux parents de lui donner une bonne éducation l'avantage précieux de passer sa vie dans l'innocence. Ses études terminées, il fut professeur à l'université de Cracovie pendant plusieurs années, et, tout en enseignant la science, il profitait de toutes les occasions d'inspirer la piété à ses élèves par ses exemples, et par ses discours.

Ordonné prêtre, il montra un zèle de plus en plus ardent pour sa perfection et pour la gloire de Dieu; il était profondément affligé de voir Dieu si peu connu et si mal servi par un grand nombre de chrétiens.

Il avait une très grande dévotion à Jésus crucifié, et l'on raconte qu'un crucifix, devant lequel il priait souvent, lui parla plusieurs fois. Ayant quitté le professorat pour une cure, il se donna tout entier au bien de son troupeau. Rien ne lui paraissait trop pénible pour le salut des âmes; il joignait à la prédication la prière assidue et la mortification pour les pécheurs. Père de ses paroissiens, il dépensait toutes ses ressources au services des pauvres; il donna parfois jusqu'à ses habits et à ses chaussures.

Un matin qu'il se rendait à l'église, Jean rencontre un mendiant couché sur la neige, grelottant de froid; le bon pasteur se dépouille de son manteau, le conduit au presbytère pour le soigner et le combler de ses bontés. Peu après, la Sainte Vierge lui apparut et lui rendit le manteau.

Épouvanté par les responsabilités du ministère paroissial, le saint curé obtint de son évêque de redevenir professeur; il se signala de plus en plus, dans ces fonctions, par sa mortification et sa piété, et renonça pour le reste de sa vie à l'usage de la viande. Un jour qu'il était vivement tenté d'en manger, il en fit rôtir un morceau, le plaça tout brûlant sur ses mains, et dit: "O chair, tu aimes la chair, jouis-en à ton aise." Il fut délivré sur le coup de cette tentation pour toujours.

Dans un pèlerinage à Rome, il fut dévalisé par des brigands: "Avez-vous encore autre chose? lui dirent-ils. – Non," répondit Jean. Ils le laissèrent partir; mais, se souvenant bientôt qu'il avait quelques pièces d'or cousues en son vêtement, il courut après eux pour les leur offrir. Confus, ils lui rendirent tout ce qu'ils lui avaient pris. Jean de Kenty fut illustre par ses miracles: il est un des principaux Patrons de la Pologne.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_jean_de_kenty.html


SAINT JEAN DE KENTY

Mort le 24 décembre 1473. Canonisé en 1767, fête en 1770. Ce saint professeur, qui a démontré que les fonctions d’un universitaire ne sont en rien incompatibles avec la profession de la perfection chrétienne, a droit à une messe entièrement propre (sauf l’évangile).

Leçons des Matines (avant 1960)

Quatrième leçon. Jean naquit au bourg de Kenty, dans le diocèse de Cracovie, et fut pour cela surnommé Cantius. Ses parents, pieux et honnêtes, se nommaient Stanislas et Anne. Dès son enfance, la gravité, la douceur et l’innocence de ses mœurs firent concevoir l’espérance qu’il parviendrait à un haut degré de vertu. Il étudia la philosophie et la théologie à l’Université de Cracovie et passa par tous les grades académiques. Docteur et professeur pendant plusieurs années, il éclairait l’esprit de ses auditeurs par la doctrine sacrée qu’il leur exposait, et les enflammait d’ardeur pour toute sorte de bien, et cela par ses exemples aussi bien que par son enseignement. Devenu Prêtre, il s’appliqua davantage à la perfection chrétienne, sans négliger aucunement l’étude des lettres. Autant il déplorait avec amertume que Dieu fût partout offensé, autant il s’efforçait de détourner sa colère de lui-même et du peuple, en offrant chaque jour, avec abondance de larmes, le Sacrifice non sanglant de l’autel. Il gouverna parfaitement, pendant quelques années, la paroisse d’Ilkusi ; mais, troublé à la vue du péril des âmes, il quitta cette paroisse et, l’académie le demandant, il se remit à enseigner.

Cinquième leçon. Tout e temps que l’étude lui laissait, il le consacrait, soit à procurer le salut du prochain, surtout par la prédication, soit à prier. On rapporte que, dans l’exercice de l’oraison, il lui arriva quelquefois d’être favorisé de visions et d’entretiens célestes. La passion du Christ le touchait à ce point, qu’il passait parfois des nuits entières à la méditer, et que, pour se la retracer plus vivement, il fit le pèlerinage de Jérusalem. Là, enflammé du désir du martyre, il ne craignit pas de prêcher, aux Turcs eux-mêmes, le Christ crucifié. Il se rendit quatre fois à Rome, au tombeau des saints Apôtres, faisant la route à pied et chargé lui-même de ce qu’il lui fallait pour le voyage. Le saint y allait tant pour honorer le Siège apostolique, auquel il était extrêmement dévoué, que pour diminuer, disait-il, les peines de son purgatoire, grâce à la rémission des péchés offerte là, chaque jour, aux fidèles. Au cours de ce voyage, des voleurs le dévalisèrent et lui demandèrent ensuite s’il avait encore autre chose ; Jean ne se souvint pas de quelques pièces d’or, cousues dans son manteau, et répondit qu’il ne lui restait plus rien. Déjà les voleurs s’enfuyaient, lorsqu’il se mit à crier pour les leur offrir aussi ; mais, admirant sa simplicité et sa bonté, ils lui rendirent spontanément ce qu’ils lui avaient pris. Pour qu’on ne blessât point la réputation du prochain, il fit, à l’exemple de saint Augustin, graver des vers sur la muraille de sa demeure, comme un perpétuel avertissement pour lui-même et pour ceux qui le visitaient. Les pauvres qui souffraient de la faim, il les nourrissait des mets de sa table ; ceux qui n’avaient pas de vêtements, il leur en achetait et il quittait même ses habits et ses chaussures pour les leur donner ; alors il laissait tomber son manteau jusqu’à terre, pour qu’on ne le vît pas rentrer pieds nus chez lui.

Sixième leçon. Il dormait peu, et par terre ; comme vêtement, comme nourriture, il n’avait que ce qu’il faut pour couvrir le corps et soutenir les forces. Un dur cilice, les flagellations et le jeûne, furent les moyens par lesquels il garda sa virginité, comme un lis au milieu des épines. Bien plus, pendant environ les trente-cinq dernières années de sa vie, il s’abstint constamment de l’usage de la viande. Enfin, plein de jours et de mérites, après s’être longtemps et soigneusement préparé à la mort, dont il pressentait l’approche, il distribua aux pauvres tout ce qu’il pouvait encore avoir chez lui, afin qu’aucune chose ne le retînt plus. Puis, saintement muni des sacrements de l’Église, « désirant d’être dissous et d’être avec Jésus-Christ, » il s’envola dans le ciel, en la veille de Noël, et fut illustre par d’éclatants miracles, après sa mort comme pendant sa vie. Dès qu’il eut rendu l’esprit, on le porta dans l’église de Sainte-Anne, voisine de l’Université, et on l’y ensevelit avec honneur. La vénération du peuple et le concours à son tombeau s’étant accrus de jour en jour, on l’honore très religieusement comme un des principaux patrons de la Pologne et de la Lithuanie. De nouveaux miracles ayant ajouté à sa gloire, le souverain Pontife Clément XIII l’a solennellement inscrit au nombre des Saints, le dix-septième jour dés calendes d’août, de l’an mil sept cent soixante-sept.

SOURCE : http://www.introibo.fr/20-10-St-Jean-de-Kenty-confesseur


SAINT JEAN DE KENTY, CONFESSEUR.

Kenty, l’humble village de Silésie qui donna naissance au Saint de ce jour, lui doit d'être connu en tous lieux pour jamais. Retardée par mille obstacles, la canonisation du bienheureux prêtre dont la science et les vertus avaient, au XV° siècle, illustré l'université de Cracovie, fut la dernière joie, le dernier espoir de la Pologne expirante. Elle eut lieu en l'année 1767. Déjà deux ans plus tôt, c'était sur les instances de l'héroïque nation que Clément XIII avait rendu le premier décret sanctionnant la célébration de la fête du Sacré-Cœur. En inscrivant Jean de Kenty parmi les Saints, le magnanime Pontife exprimait en termes émus la reconnaissance de l'Eglise pour l'infortuné peuple, et lui rendait devant l'Europe odieusement oublieuse un hommage suprême (Bulla canonizationis). Cinq ans après, la Pologne était démembrée.

Lisons le récit liturgique de la fête.

Le nom de Kenty vint à Jean du lieu de sa naissance, au diocèse de Cracovie. Stanislas et Anne, ses parents, étaient pieux et de condition honorable. La douceur, l'innocence, le sérieux de l'enfant donnèrent dès l'abord l'espérance pour lui des plus grandes vertus. Etudiant de philosophie et de théologie en l'université de Cracovie, il parcourut tous les grades académiques, et, devenu professeur et docteur à son tour, enseigna longtemps la science sacrée ; son enseignement n'éclairait pas seulement les âmes, mais les portait à toute piété; car il enseignait à la fois de parole et d'exemple. Devenu prêtre, sans rien relâcher de son zèle pour l'étude, il s'attacha plus encore que par le passé aux pratiques de la perfection chrétienne. L'offense de Dieu, qu'il rencontrait partout, le transperçait de douleur; tous les jours, pour apaiser le Seigneur et se le rendre propice à lui-même ainsi qu'au peuple fidèle, il offrait le sacrifice non sanglant avec beaucoup de larmes. Il administra exemplairement quelques années la paroisse d'Ilkusi ; mais effrayé du péril de la charge des âmes, il s'en démit et, sur la demande de l'université, reprit sa chaire.

Tout ce qui lui restait de temps sur l'étude était consacré soit au salut du prochain, principalement dans le ministère de la prédication, soit à l'oraison, où l'on dit qu'il était quelquefois favorisé de visions et d'entretiens célestes. La passion de Jésus-Christ s'emparait à tel point de son âme, qu'il passait à la contempler des nuits entières ; il fit, pour s'en mieux pénétrer, le pèlerinage de Jérusalem, ne craignant pas, dans son désir brûlant du martyre, de prêcher aux Turcs eux-mêmes le Christ crucifié. Il fit aussi quatre fois le voyage de Rome, marchant à pied et portant son bagage, pour visiter les tombeaux des Apôtres, où l'attiraient son dévouement, sa vénération pour le Siège apostolique, et aussi, disait-il, son désir de se libérer du purgatoire par la facilité qu'on y trouve à toute heure de racheter ses péchés. Ce fut dans un de ces voyages que, dépouillé par les brigands et leur ayant sur interpellation déclaré qu'il n avait plus rien, il se ressouvint de quelques pièces d'or cousues dans son manteau, et rappela en criant les voleurs qui fuyaient pour les leur donner; mais ceux-ci, admirant la candeur du Saint et sa générosité, lui rendirent d'eux-mêmes tout ce qu'ils avaient pris. Il voulut, comme saint Augustin, avoir perpétuellement gravé sur la muraille l'avertissement pour lui et les autres de respecter la réputation du prochain. Il nourrissait de sa table ceux qui avaient faim ; il donnait à ceux qui étaient nus non seulement les habits qu'il achetait dans ce but, mais ses propres vêtements et chaussures, faisant alors en sorte de laisser tomber son manteau jusqu'à terre pour qu'on ne s'aperçût pas qu'il revenait nu-pieds à la maison.

Son sommeil était court, et il le prenait par terre ; il n'avait d'habits qu'assez pour se couvrir; il ne mangeait que pour ne pas mourir de faim. Un dur cilice, la discipline, les jeûnes étaient ses moyens de garder sa virginale pureté comme le lis entre les épines. Il s'abstint même absolument de chair en ses repas durant environ les trente-cinq années qui précédèrent sa mort. Plein de jours et de mérites, il sentit enfin l'approche de cette mort à laquelle il s'était si longtemps, si diligemment préparé; et, dans la crainte d'être retenu par quoi que ce fût de la terre, il distribua aux pauvres, sans nulle réserve, tout ce qui pouvait lui rester. Alors, religieusement muni des sacrements de l'Eglise, ne désirant plus que de voir se rompre ses liens pour être avec Jésus-Christ, il s'envola au ciel la veille de Noël. Les miracles qui l'avaient illustré pendant sa vie continuèrent après sa mort. On porta son corps à Sainte-Anne, l'église de l'université, voisine du lieu où il avait rendu l'âme, et on l'y ensevelit avec honneur. Le temps ne fit qu'accroître la vénération du peuple et le concours à son tombeau ; la Pologne et la Lithuanie saluèrent et honorèrent en lui l'un de leurs patrons principaux. De nouveaux miracles éclatant toujours, Clément XIII, Souverain Pontife, l'inscrivit solennellement dans les fastes des Saints, le dix-sept des calendes d'août de l'année mil sept cent soixante-sept.

L'Eglise ne cesse point de vous dire toujours, et nous vous disons avec la même indomptable espérance : « O vous qui jamais ne refusâtes de secourir personne, prenez en mains la cause du royaume où vous naquîtes; c'est la demande de vos concitoyens de Pologne, c'est la prière de ceux-là même qui ne sont pas de leur nombre (Hymne des Matines de la fête). » La trahison dont fut victime votre malheureuse patrie n'a point cessé de peser lourdement sur l'Europe déséquilibrée. Combien, hélas ! d'autres poids écrasants sont venus s'entasser depuis dans la balance des justices du Seigneur ! O Jean, enseignez-nous à l'alléger du moins de nos fautes personnelles ; c'est en marchant à votre suite dans la voie des vertus, que nous mériterons l'indulgence du ciel (Collecte) et avancerons l'heure des grandes réparations.

Dom Guéranger. L'Année liturgique

SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/gueranger/anneliturgique/pentecote/pentecote05/054.htm


S. Jean de Kenty, prêtre.

Jean de Kenty (1390-1473), prêtre polonais, enseigna la philosophie et la théologie à l'université de Cracovie. Le professeur rayonnait par son savoir, mais plus encore par sa charité pour les pauvres et son esprit de pénitence. Persuadé de la valeur spirituelle du pèlerinage, il alla vénérer le tombeau du Christ à Jérusalem et se rendit quatre fois à Rome.

CLÉMENT XIII - POUR LA CANONISATION

Parmi les hommes éminents par la doctrine et la sainteté, capables d'agir et d'enseigner et de défendre la foi orthodoxe attaquée par ses adversaires, personne n'hésite à compter le bienheureux Jean de Kenty. Il suffit de l'avoir entendu, à l'université de Cracovie, enseigner une science puisée à la source la plus pure. Or, à cette époque, dans des régions guère éloignées, sévissaient les schismes et les hérésies. Il travaillait à expliquer au peuple, dans sa prédication, la morale la plus sainte; et il confirmait cet enseignement par son humilité, sa chasteté, sa miséricorde, ses pénitences corporelles, toutes les vertus d'un prêtre irréprochable et d'un vaillant ouvrier. C'est pourquoi il ne se contenta pas d'apporter aux professeurs de cette université un surcroît de prestige, mais il laissa aussi un merveilleux exemple à tous ceux qui exercent cette charge. Qu'ils s'efforcent énergiquement d'être de parfaits enseignants et qu'ils travaillent de toutes leurs forces à unir la science des~saints à leurs autres compétences, pour la louange et la gloire de Dieu seul. Il ajoutait l'humilité au respect avec lequel il traitait des choses divines. Ayant une modeste opinion de lui-même, malgré sa supériorité scientifique incontestable, il ne se mettait jamais au-dessus des autres; il souhaitait même être dédaigné et méprisé par tous; rien ne lui était plus étranger que de montrer de l'impatience envers ceux qui le contredisaient ou le méprisaient. Son humilité s'accompagnait d'une rare simplicité, digne d'un enfant; aussi, dans ses actions et ses paroles, il n'y avait aucun artifice, aucun faux semblant; ce qu'il avait au fond du coeur venait facilement sur ses lèvres. S'il soupçonnait, en ayant dit la vérité, avoir blessé quelqu'un par ses paroles, avant de monter à l'autel il demandait humblement pardon, non pas tant pour son erreur que pour celle de l'autre. Dans la journée, après avoir accompli sa tâche, il se rendait directement de l'école à l'église. Et là, devant le Christ caché dans l'Eucharistie, il prolongeait sa contemplation et sa prière. Dieu seul occupait tout son coeur, Dieu seul était sur ses lèvres.

Partager son pain avec l'affamé, voilà le jeûne qui plaît à Dieu.

Ouvre ton coeur au pauvre: c'est ton frère. Et si tu cries, le Seigneur répondra à tes appels, il dira: Me voici! Ouvre ton coeur au pauvre: c'est ton frère.

Et quand le Fils de l'homme viendra, il te dira: J'avais faim et tu m'as donné à manger.

A l'amour que vous aurez les uns pour les autres, on reconnaîtra que vous êtes mes disciples. Venez les bénis de mon Père: ce que vous avez fait à l'un de ces petits, c'est à moi que vous l'avez fait.

Accorde-nous, Dieu tout-puissant, de progresser dans l'intelligence de ton mystère, à l'exemple de saint Jean de Kenty, et de trouver auprès de toi le pardon, pour avoir pratiqué la charité envers tous.

SOURCE : http://casimir.kuczaj.free.fr/Francais/Les%20Saints/jean_kenty.htm


Saint Jean de Kenty

Prêtre à Cracovie (Pologne) ( 1473)

Né à Kenty en Silésie, il enseigna la théologie à Cracovie et eut un grand rayonnement évangélique par son savoir, sa charité et son esprit de pénitence. Il fut un temps curé de paroisse, mais il trouva la responsabilité pastorale auprès des fidèles comme dépassant ses capacités et il préféra retourner à l'enseignement. Il fut un grand bienfaiteur des pauvres, vivant lui-même très pauvrement parce qu'il leur donnait tout ce qu'il recevait.

Mémoire de saint Jean de Kenty, prêtre. Après son ordination, il fut chargé d’enseigner à l’université de Cracovie, mais son succès comme professeur et prédicateur attira des oppositions et il fut nommé curé d’Oskuz, paroisse proche de Cracovie. Rappelé quelques années après à l’université, il y enseigna l’Écriture sainte, jusqu’à la fin de ses jours. Joignant une foi droite à une vie vertueuse, il se montra, pour ses collaborateurs et ses disciples, un modèle de piété et de charité envers le prochain. Il passa aux joies du ciel la veille de Noël 1473.


Martyrologe romain

St. John Cantius

St. John Cantius is the patron Saint of Teachers, Students, Priests and Pilgrims. St. John Cantius was born in the small southern Polish town of Kanty, only thirteen miles from the Pope John Paul II’s birthplace, on June 24, 1390. At the age of 23, he registered for studies at the Jagiellonian University, located in the not too distant city of Krakow—then, the capital of the Polish Kingdom. Founded 1364 by royal decree, it was the same university at which astronomer, Nicolas Copernicus, would study almost 80 years later.Enrolled in the Department of Liberal Arts, John became a doctor of philosophy in 1418. During the following three years, he undertook further studies in preparation for the priesthood, while supporting himself by conducting philosophy classes at the university.

Immediately following ordination, he accepted a position as rector at the prestigious school of the Canons Regular of the Most Holy Sepulcher in Miechow. That such a school would offer him this position at his relatively young age was evidence of John’s exceptional intellect and talents. It was there in conducting formation classes for the young novices that he became firmly grounded in the writings and spirituality of St. Augustine.

In 1429, a position became vacant in the Philosophy Department at the Jagiellonian University. John quickly returned to Krakow for the Job, taking up residence at the university where he remained until his death. He also began studies in theology and after 13 long years of study intertwined with teaching and administrative duties as head of the Philosophy Department, He finally received his doctorate. Later, after the death of his mentor, the eminent theologian Benedykt Hesse, John assumed directorship of the university’s Theology Department.

As most learned men of his day, John spent many of his free hours hand copying manuscripts of the Holy Scriptures, theological tracts, and other scholarly works. Although only 26 volumes have survived to our time, their total of over 18,000 pages is a testament to his exceptional industriousness.
During the course of his life in Krakow, John became well know among the city’s residents for his generosity and compassion toward the poor, always sacrificing his own needs in order to help those less fortunate. He felt a special affinity toward need students at the university, helping to care for their spiritual, physical, and academic needs, Whether it was in the classroom or in the pulpit, everyone knew him as a staunch defender of the faith and enemy of heretics.

By the time the Master from Kanty died on December 24, 1473, the people of Krakow already considered him a very holy man. That his opinion was wholly justified can be evidenced by the numerous favors and miracles attributed to John’s intercession beginning immediately following his death. Before long, John from Kanty became know widely throughout Europe, drawing pilgrims from many countries to his tomb in the university’s Collegiate Church of St. Anne.

Despite this, the process for his beatification did not begin until 150 years later. Finally, in 1676, Pope Clement XIII declared him a saint of the Roman Catholic Church. (October 20th feast day pre-1970)

Throughout, his many years in Krakow, our philosopher Pontiff , Pope John Paul II drew much inspiration at the grave of his patron saint of learning. It was no surprise, therefore, that during his 1997 pilgrimage to Poland, he once more prayed at the Saint’s tomb. There, during a special gathering with professors from the Jagiellonian-both his and St. John’s alma mater—he alluded to the Master from Kanty when he stated: “Knowledge and wisdom seek a covenant with holiness.”


St. John Cantius

Born at Kenty, near Oswiecim, Diocese of Krakow, Poland, 1412 (or 1403); died at Krakow, 1473, and was buried there under the church of St. Anne; his feast is on 20 October. He was the son of Stanislaus and Anne who were pious country people; he received his primary education at his native town, and then being sent by his parents to the Academy of Krakow, he soon impressed his professors and colleagues with his pleasant and amiable disposition; always happy, but serious, humble, and godly, he won the hearts of all who came in contact with him. Having made excellent progress in the study of philosophical and theological sciences, he was graduated first as bachelor, then as master and doctor, was ordained priest and then appointed professor of theology at the Academy of Krakow, from where he was sent, after a short time, by his superiors to Olkusz, Diocese of Krakow, to be parish priest. Being afraid of the great responsibility of parish work, he very soon left the parish, and was again appointed professor of Sacres Scripture at the Academy of Krakow, which position he held without interruption until his death. As testified by Michael Miechowita, the medieval Polish historian and the saint's first biographer, extreme humility and charity were conspicuous in his life; he took as his motto:

Conturbare cave: non est placare suave, 

Infamare cave; nam revocare grave.


He distributed to the poor all the money and clothes he had, retaining only what was absolutely necessary to support himself. He slept but little, and on the floor, ate very sparingly, and was a total abstainer from meat after he became a doctor. He made one pilgrimage to Jerusalem with the desire of becoming a martyr among the Turks, and four pilgrimages to Rome on foot. During his life he performed various miracles, which were multiplied after his death at his tomb. He was canonized by Clement XIII in 1767. The Roman Breviary distinguishes him with three hymns; he is the only confessor not a bishop who is thus honoured.


Godrycz, John. "St. John Cantius." The Catholic Encyclopedia. Vol. 8. New York: Robert Appleton Company, 1910. 23 Dec. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/08451b.htm>.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/08451b.htm

John Cantius (of Kanty, Kanti, Kenty) (RM)

Born June 23, 1390, at Kanti (Kenty near Oswiecim), Silesia, Poland; died December 24, 1473, in Kracow, Poland; declared the patron saint of Poland and Lithuania by Pope Clement XII in 1737; canonized by Pope Clement XIII in 1767; feast day formerly October 20.



Even as a rural boy, John showed a tendency to be a bookworm, so his parents sent him to the University of Cracow to study. He graduated, was ordained, and then was appointed lecturer in Sacred Scripture at the university.

He became famed for his teaching but was forced from his position by jealous associates and became a parish priest at Olkusz. John was not happy as a parochial vicar; nor were his parishioners entirely happy with him. He was fearful of the responsibility of the care of souls, and missed his beloved academic life. Nevertheless, his fear led him to work harder than he might have otherwise to compensate for his imagined inadequacies. When he was recalled to the university as a professor eight years later, his parishioners wept to see him go.

With relish he returned to Cracow as professor of Scripture, a position he held until his death. He was noted for his scholarship, learning, and austerities, as well as for instilling in his students the need for moderation and good manners in controversy. So great was his fame that long after his death candidates for higher degree at Cracow University were dressed in his old gown.

What also astonished his contemporaries was his complete devotion to poverty and charity. He led a life so strict and austere that acquaintances warned him to be careful of his health. He shared all his earnings with the poor. He gave away virtually everything he possessed. He needed little. He never ate meat. He used the floor for a bed. He walked everywhere--even as far as Rome for his four pilgrimages to that city--and carried his own luggage.

John lived for God and others. As he lay dying, he comforted the grieving. When he died at age 74, John was already greatly venerated. His cultus is still active in Poland today. He was so respected that his doctoral gown was used for many years to vest each candidate when a degree was conferred. Miracles were attributed to him before and after his death (Attwater, Benedictines, Bentley, Delaney, Encyclopedia, White).

St. John is pictured in a doctor's gown, his arm around the shoulder of a young student, whose gaze he directs towards heaven (Roeder); or he may be portrayed giving his garments to the poor (White).