vendredi 27 juillet 2012

Saint PANTALÉON de NICOMÉDIE


Saint Pantaléon de Nicomédie

Médecin, Martyr

(† vers 303)

Saint Pantaléon vivait à Nicomédie. Son père était païen et sa mère chrétienne; celle-ci mourut malheureusement bien trop tôt pour son enfant. Pantaléon, élevé dans la religion de Jésus-Christ, quoique non encore baptisé, subit l'influence de son père et finit par oublier les principes que sa mère lui avait inculqués dans son enfance.

Il s'attacha à l'étude de la médecine et y devint si célèbre, que l'empereur Maximien-Galère le choisit pour son médecin et voulut l'avoir à sa cour. Un prêtre chrétien, nommé Hermolaüs, résolut de ramener à la foi chrétienne un homme qui avait de si brillantes qualités; il s'introduisit dans sa confiance et en vint à lui rappeler les vérités de la religion:

"À quoi, lui dit-il, vous serviront vos connaissances, si vous ignorez la science du salut?"

Hermolaüs, voyant que ses paroles faisaient impression sur Pantaléon, le pressa davantage, et celui-ci lui déclara qu'il y penserait sérieusement. Ces heureuses dispositions s'affermirent par un miracle qu'il opéra en invoquant le nom de Jésus-Christ. Un jour qu'il se promenait dans la campagne, il rencontra un enfant mort, et, tout près de lui une vipère. Il ne douta point que l'enfant n'eût été la victime de ce reptile venimeux. Inspiré par la grâce, il s'adressa, plein de confiance, à Jésus-Christ, et dit: "Enfant, lève-toi, au nom de Jésus-Christ!" Puis, se tournant vers la vipère: "Et toi, méchante bête, reçois le mal que tu as fait." A l'instant l'enfant se relève vivant, et la vipère demeure inerte sur le sol. Pantaléon n'hésita plus à se faire baptiser.

Le salut de son père fut sa première pensée, et il employa tout pour y réussir, la raison, le sentiment, la piété filiale et surtout la prière; il acheva sa conquête par un miracle. Un jour, un aveugle vint le trouver et lui dit: "J'ai depuis longtemps employé sans effet tous les remèdes; on m'a dit que vous êtes très habile médecin; pourriez-vous me secourir? - Je vous guérirai, dit le médecin, si vous vous engagez à devenir chrétien." L'aveugle promit avec joie et fut aussitôt guéri par l'invocation de Jésus-Christ. Son père, témoin de ce miracle, reçut le baptême avec l'aveugle guéri.

Pantaléon devint de plus en plus un apôtre de la foi; à la mort de son père il vendit tous ses biens, les employa en bonnes oeuvres et ne se réserva que le produit de l'exercice de sa profession. Des médecins jaloux le dénoncèrent comme chrétien à l'empereur. Pantaléon fut condamné à divers supplices et fut enfin décapité.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/pantaleon.html


Saint Pantaleimon ou Pantaléon, martyr de Nicomédie que sa Passion présente comme un médecin, est l’un des martyrs orientaux les plus célèbres. Il est fêté le 27 juillet aux rites byzantin et syrien et le 13 juillet au rite copte, qui l’honore sous le nom de Batlan. Le martyrologe hiéronymien en fait mention le 28, en accord avec certains anciens synaxaires orientaux. A Rome, dès le VIIIe siècle, l’église Saint-Ange in Pescheria conservait quelque relique de saint Pantaléon, mais il faut attendre le début du XIIe siècle pour voir son nom apparaître dans le martyrologe de Saint-Pierre et le passionnaire du Latran au 27 juillet. Au cours du même siècle, quatre églises lui furent dédiées [1].

[1] Cf. Pierre Jounel, Le Culte des Saints dans les Basiliques du Latran et du Vatican au douzième siècle, École Française de Rome, Palais Farnèse, 1977.



Dom Guéranger, l’Année Liturgique

L’Orient célèbre aujourd’hui un de ses grands martyrs. Médecin des corps et conquérant des âmes, son nom qui indiquait la force du lion fut, au moment où il allait mourir, changé par le ciel en celui de Pantéléèmon ou tout miséricordieux : présage des biens que la gratuite libéralité du Seigneur se proposait de répandre par lui sur la terre. Les diverses translations et le partage de ses restes précieux dans notre Occident, y propagèrent son culte et sa renommée secourable, qui le fit ranger parmi les Saints auxiliateurs.

Qu’y a-t-il de plus fort que le lion, déplus doux que le miel [2] ? Plus grand que Samson, vous avez dans votre personne même, ô Martyr, posé et résolu l’énigme : du fort est sortie la douceur [3]. O lion qui marchiez si intrépidement à la suite du Lion de Juda, vous sûtes aussi imiter sa mansuétude ineffable ; et, comme il mérita d’être appelé l’Agneau à jamais, ainsi voulut-il que sa miséricorde resplendît dans le nom éternel par lequel, transformant votre nom de la terre, il vous appelait au festin des cieux. Pour l’honneur de celui qui en fit votre titre de gloire, justifiez-le toujours plus. Soyez propice à ceux qui vous implorent, aux malheureux qu’une triste consomption rapproche chaque jour des portes du tombeau, aux médecins qui comme vous se dépensent dans les soins donnés à leurs frères : aidez-les à soulager la souffrance physique, à guérir les corps ; montrez-leur à panser mieux encore les plaies morales, à conduire l’âme au salut.

[2] Jud. XIV, 18.

[3] Ibid. 14.



Bhx cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Ce saint martyr, — un des médecins Anargyres, — qui a été l’objet en Orient, dès le IVe siècle, d’un culte très populaire, appartient très probablement à Nicomédie.

A Rome, au moyen âge, s’élevèrent en son honneur plusieurs églises : Saint-Pantaléon ad fines, Saint-Pantaléon de Parione. Saint-Pantaléon in tribus foris, Saint-Pantaléon de preta Karoli, etc. On s’explique que la commémoration de ce médecin thaumaturge soit entrée dans le Missel.

A Ravello, près d’Amalfi, on conserve une ampoule remplie de son sang, lequel en ce jour se liquéfie et demeure ainsi jusqu’après les secondes vêpres du lendemain. Parfois le miracle se fait aussi en des circonstances extraordinaires, comme cela arriva en présence du cardinal Dominique Bartolini, préfet de la S. C. des Rites sous Léon XIII. Le savant cardinal s’était rendu à Ravello avec un esprit un peu sceptique, attribuant le prodige à l’autosuggestion des habitants. Mais le martyr voulut relever sa foi défaillante et renouvela le miracle sous ses yeux.

Il est souvent question du sang de saint Pantaléon dans les anciens documents grecs. Les vers suivants des Menées en font eux aussi mention :

L’eau et le lait jaillissent du cou du martyr,

pour lequel jadis le Christ répandit le sang et l’eau.

Le XXVIIe jour marqua la mort de Panteleemon.

La messe Lætábitur est du Commun. Prière. — « Par l’intercession de votre bienheureux martyr Pantaléon, Dieu tout-puissant, délivrez-nous de tout mal corporel et purifiez notre âme de toute souillure ». C’est fort à propos que l’Église implore du médecin Anargyre la santé corporelle, car celle-ci est bien souvent la condition la plus favorable pour pouvoir travailler beaucoup pour la gloire de Dieu, C’est avec cette droiture d’intention que nous pouvons désirer la santé et une longue vie, usant de ces soins opportuns qui sont jugés nécessaires pour conserver nos forces : Nos qui vivimus, benedicimus Domino.

Secrète. — « Que notre pieuse offrande vous soit agréable. Seigneur, et que l’intercession de celui en l’honneur duquel nous vous la dédions aujourd’hui, nous la rende aussi profitable ». Il faut remarquer le style concis de cette collecte, dans laquelle le mot devotio indique simplement le Sacrifice eucharistique. Le mot devotio en latin dit beaucoup plus que dévotion en français, car il indique une consécration irrévocable et totale à la Divinité. Il équivaut donc à sacrificium.

Après la Communion. — « Nourris du don céleste, nous vous demandons humblement, Seigneur, que par les prières de votre bienheureux martyr Pantaléon nous expérimentions l’efficace du Sacrifice que nous venons de célébrer ». Chez les Grecs, Pantaléon a aussi le titre de Pantaleemon, nom qui, selon les Actes, lui fut imposé par le Christ, qui lui promit que beaucoup, par son intermédiaire, obtiendraient miséricorde.



Dom Pius Parsch, Le guide dans l’année liturgique

Pour les médecins chrétiens.

Saint Pantaléon. — Jour de mort : 27 juillet, vers 305. Tombeau : primitivement à Constantinople, actuellement à Saint-Denis, près de Paris ; sa tête est à Lyon. On conserve dans une ampoule de verre, à Ravello, près d’Amalfi, une partie de son sang qui, de temps à autre, redevient liquide.

Sa vie : C’était un célèbre médecin de Nicomédie, tout dévoué au service de Dieu, et qui pratiquait son art gratuitement. D’après la légende, il était médecin ordinaire de l’empereur. Séduit par les plaisirs de la cour, il apostasia.

Mais le saint prêtre Hermolaus sut si bien toucher son cœur en lui rappelant les exemples de sa mère, qu’il se convertit totalement, distribua ses biens aux pauvres et se mit tout entier au service des malades les plus affligés et les plus dépourvus. « Par ordre de l’empereur Maximien, il fut arrêté à cause de sa foi, étendu sur le chevalet, et brûlé au moyen de torches ardentes. Mais il fut réconforté dans ses tourments par une apparition de Notre Seigneur. Un coup de glaive acheva son martyre » (Martyrologe).

Les médecins l’honorent comme un de leurs patrons. Il figure dans la liste des quatorze Saints qu’on invoque dans la détresse.

Pratique : Si l’Église se préoccupe avant tout du bien des âmes, elle s’intéresse aussi à notre santé corporelle ; nombre de prières liturgiques l’attestent. La liturgie réclame la participation de tout notre être au service de Dieu et, donc, celle de notre corps. La messe : c’est la quatrième du commun Lætábitur.

Les Grecs appellent saint Pantaléon « Panteleemon », nom qui lui aurait été donné par Notre Seigneur lui-même avec la promesse qu’il serait pour tous messager de la miséricorde divine.

SOURCE : http://www.introibo.fr/27-07-St-Pantaleon-martyr#nh1

Saint Pantaléon

martyr ( 303)

Médecin, proche de la cour impériale, il se convertit et se mit tout autant au service des pauvres que des riches. Découvert comme chrétien, il fut sommé de renier le Christ. Condamné aux bêtes, après divers supplices, il témoigna de sa foi et fut enfin décapité à Nicodémie. 

Le synaxaire des Églises d'Orient témoigne du culte qui fut le sien dès les premiers temps. 


Le nom de notre commune vient de celui du patron de la paroisse. Pantaléon est né et a vécu à Nicomédie (aujourd'hui Izmit, en Turquie, au nord de la mer de Marmara). Converti au christianisme il fit plusieurs miracles. Médecin de l'empereur romain Galère Maximien, il refusa d'abjurer sa foi en Jésus-Christ et fut décapité après avoir subi de nombreux et cruels supplices le 27 juillet, en 305.

Il est considéré comme un 'Très Grand Martyr' par les Orthodoxes qui l'appellent Panteleimon. C'est grâce à la distribution de ses reliques (après le VIIe siècle) que les paroisses puis les communes portent ce nom. On trouve de très nombreux lieux de culte à notre saint dans toute l'Europe et notamment en France dix communes portent son nom ou des dérivés de celui-ci: Pandelon, Pantaly, Plantaire.


Comme les saints Côme et Damien il appartient à la catégorie des saints 'anargyres', les sans argent. Pour exercer son art, il n'attendait d'autre honoraire que l'amour de Dieu, raison pour laquelle le Christ vint le visiter dans sa prison et changea son nom en 'Pantaleïmon', le miséricordieux. (d'après 'Église de Corse en prière')  - voir aussi le site du diocèse d'Ajaccio.


À Nicomédie en Bithynie, vers 305, saint Pantaléon ou Pantalimon, martyr, vénéré en Orient comme un médecin qui exerçait son art gratuitement.


Martyrologe romain



Saint Pantaleon

Saint Pantaleon came from Nicomedia, near the Black Sea, in Asia. He was such a famous doctor that the Emperor himself chose him for his own doctor. Pantaleon was a Christian, but the bad influence from the pagan court caused him to give up his Christian faith entirely.
A holy priest named Hermolaos made him realize what a sin he had committed. Pantaleon listened to him, detested his sin and joined the Church once more. To make up for what he had done, he greatly desired to suffer and die for Jesus. In the meantime, he imitated Our Lord’s charity by taking care of poor sick people without any charge for his medical services.
When the Emperor Diocletian began his persecution, Pantaleon at once gave away everything he owned to the poor. Not long afterwards, he was accused of being a Christian. He was given the choice of denying his Faith or being put to death. No torture could force Pantaleon to deny his Faith.
There has been strong devotion in past ages to this Saint. In the East he is called the “Great Martyr and Wonder-worker.” Saint Pantaleon’s feast day is July 27th.



St. Pantaleon

Martyr, died about 305. According to legend he was the son of a rich pagan, Eustorgius of Nicomedia, and had been instructed in Christianity by his Christian mother, Eubula. Afterwards he became estranged from Christianity. He studied medicine and became physician to the Emperor Maximinianus. He was won back to Christianity by the priest Hermolaus. Upon the death of his father he came into possession of a large fortune. Envious colleagues denounced him to the emperor during the Diocletian persecution. The emperor wished to save him and sought to persuade him to apostasy. Pantaleon, however, openly confessed his faith, and as proof that Christ is the true God, he healed a paralytic. Notwithstanding this, he was condemned to death by the emperor, who regarded the miracle as an exhibition of magic. According to legend, Pantaleon's flesh was first burned with torches; upon this Christ appeared to all in the form of Hermolaus to strengthen and heal Pantaleon. The torches were extinguished. After this, when a bath of liquid lead was prepared, Christ in the same form stepped into the cauldron with him, the fire went out and the lead became cold. He was now thrown into the sea, but the stone with which he was loaded floated. He was thrown to the wild beasts but these fawned upon him and could not be forced away until he had blessed them. He was bound on the wheel, but the ropes snapped, and the wheel broke. An attempt was made to behead him, but the sword bent, and the executioners were converted. Pantaleon implored heaven to forgive them, for which reason he also received the name of Panteleemon (the all-compassionate). It was not until he himself desired it that it was possible to behead him.

The lives containing these legendary features are all late in date and valueless. Yet the fact of the martyrdom itself seems to be proved by a veneration for which there is early testimony, among others from Theodoret (Graecarum affectionum curatio, Sermo VIII, "De martyribus", in Migne, P.G., LXXXIII 1033), Procopius of Caesarea (De aedificiis Justiniani I, ix; V, ix), and the "Martyrologium Hieronymianum" (Acta SS., Nov., II, 1, 97). Pantaleon is venerated in the East as a great martyr and wonderworker. In the Middle Ages he came to be regarded as the patron saint of physicians and midwives, and became one of the fourteen guardian martyrs. From early times a phial containing some of his blood has been preserved at Constantinople. On the feast day of the saint the blood is said to become fluid and to bubble. Relics of the saint are to be found at St. Denis at Paris; his head is venerated at Lyons. His feast day is 27 July, also 28 July, and 18 February.