mercredi 4 juillet 2012

Saint LÉON II, Pape et confesseur (3 juillet)


SAINT LÉON II

Pape et confesseur

(+ 683)

Après la mort du pape Agathon, le siège apostolique demeura vacant pendant dix-neuf mois. Ce fut après cette longue vacance que fut élu un des derniers papes du Moyen-Age, saint Léon II originaire de la Grande-Grèce, à Piano-di-San-Martino, près de Reggio. Fils de médecin, parfaitement versé dans les Saintes Ecritures, il était aussi pieux que savant, et ses bons exemples portaient tout le monde à la vertu. Devenu chanoine régulier, il prit un soin particulier des pauvres, des orphelins et des veuves.

Son court pontificat qui dura dix mois seulement, fut marqué par la confirmation du sixième concile oecuménique que son prédécesseur avait fait assembler à Constantinople pour combattre les hérétiques Monothélites ainsi appelés parce qu'ils ne reconnaissaient en Jésus-Christ qu'une volonté et une seule opération. Connaissant aussi bien la langue grecque que latine, saint Léon traduisit les actes de ce concile pour les Occidentaux, du grec au latin.

Le saint pape Léon II ordonna qu'on donnerait la paix à tous les assistants pendant la messe. Cette pieuse coutume avait été pratiquée et observée dès les premiers siècles de l'Eglise, comme on peut le constater dans les écrits de saint Denis et de saint Justin.

Le plain-chant que saint Grégoire le Grand avait composé et établi dans l'Église se trouvait alors dans une extrême confusion et décadence. Saint Léon II réforma lui-même le chant grégorien et composa aussi quelques nouvelles hymnes que l'Eglise a conservées jusqu'à nos jours.

Bien qu'il n'ait tenu le siège que dix mois et dix-sept jours, saint Léon II est un des plus excellents papes qui aient gouverné l'Eglise. Aimé et respecté de tout le monde, tant à cause de sa vertu que pour son naturel doux, affable et bienveillant, il ne manquait d'aucune des qualités requises pour exercer la charge de Pasteur suprême. Tous les fidèles le regrettèrent comme un père véritable. On inhuma son corps dans l'église St-Pierre, tombeau ordinaire des souverains pontifes. On le représente embrassant un mendiant, par allusion à sa charité envers les malheureux, ou tenant un livre où se lisent des notes musicales.

Tiré des Petits Bollandistes, Paris, 1874, tome VII, p. 417-418.


Saint Léon II

Pape et confesseur (+683)

Après la mort du pape Agathon, le siège apostolique demeura vacant pendant dix-neuf mois. Ce fut après cette longue vacance que fut élu un des derniers papes du Moyen-Age, saint Léon II originaire de la Grande-Grèce, à Piano-di-San-Martino, près de Reggio. Fils de médecin, parfaitement versé dans les Saintes Ecritures, il était aussi pieux que savant, et ses bons exemples portaient tout le monde à la vertu. Devenu chanoine régulier, il prit un soin particulier des pauvres, des orphelins et des veuves.

Son court pontificat qui dura dix mois seulement, fut marqué par la confirmation du sixième concile oecuménique que son prédécesseur avait fait assembler à Constantinople pour combattre les hérétiques Monothélites ainsi appelés parce qu’ils ne reconnaissaient en Jésus-Christ qu’une volonté et une seule opération. Connaissant aussi bien la langue grecque que latine, saint Léon traduisit les actes de ce concile pour les Occidentaux, du grec au latin.

Le saint pape Léon II ordonna qu’on donnerait la paix à tous les assistants pendant la messe. Cette pieuse coutume avait été pratiquée et observée dès les premiers siècles de l’Eglise, comme on peut le constater dans les écrits de saint Denis et de saint Justin.

Le plain-chant que saint Grégoire le Grand avait composé et établi dans l’Église se trouvait alors dans une extrême confusion et décadence. Saint Léon II réforma lui-même le chant grégorien et composa aussi quelques nouvelles hymnes que l’Eglise a conservées jusqu’à nos jours.

Bien qu’il n’ait tenu le siège que dix mois et dix-sept jours, saint Léon II est un des plus excellents papes qui aient gouverné l’Eglise. Aimé et respecté de tout le monde, tant à cause de sa vertu que pour son naturel doux, affable et bienveillant, il ne manquait d’aucune des qualités requises pour exercer la charge de Pasteur suprême. Tous les fidèles le regrettèrent comme un père véritable. On inhuma son corps dans l’église St-Pierre, tombeau ordinaire des souverains pontifes. On le représente embrassant un mendiant, par allusion à sa charité envers les malheureux, ou tenant un livre où se lisent des notes musicales.


Saint Léon II

Pape (80 ème) de 681 à 683 (✝ 683)

Sa vie témoigne d'une parfaite harmonie avec le clergé de Rome et la population. Son pontificat d'un an fut cependant fertile en événements importants. Sortant de la "schola cantorum", il était un chantre de haute valeur, parlant le grec et le latin. Il eut bien des difficultés avec l'empereur de Constantinople, mais il sut les résoudre avec diplomatie et charité.

À Rome, près de saint Pierre, en 683, saint Léon II, pape. Cultivé aussi bien en grec qu’en latin, ami de la pauvreté et des pauvres, il ratifia le troisième Concile de Constantinople.

Martyrologe romain


Léon II, pape

Léon, fils de Paul, est né à Catane (Sicile)

Pontificat du 17-8-681 au 3-7-683

Il est élu pape en janvier 681 à la mort de Agathon (le 10) ; cependant, l'empereur Constantin IV refuse de reconnaître l'élection et demande, en échange, la condamnation du pape Honorius I, considéré comme partisan du monothélisme au IIIe concile de Constantinople qui se déroule alors.

L'empereur obtient la condamnation de Honorius et accorde à Léon II :

- la reconnaissance de l'élection pontificale (17 août 681),

- la présence d'un apocrisiaire permanent du pape à Constantinople,

- le transfert à Rome des monothélistes condamnés par le concile, pour y être jugés par la papauté,

- la reconnaissance de la suprématie du pape sur l'exerche de Ravenne (fin du schisme de Ravenne)

- et la diminution des versements de la Sicile et de la Calabre au Trésor impérial.

Il met fin au schisme de Ravenne en décrétant que l'élection du clergé de Ravenne (lequel, fort de l'appui des Exarques, n'obéit point au Siège apostolique) serait nulle, si elle n'était approuvée par l'autorité du Pontife Romain.

Léon II est versé dans la science des Ecritures et des lettres profanes et possède à fond le grec et le latin. Il ratifie les décrets du troisième concile de Constantinople qu'il traduit en latin et les envoie aux évêques d'Espagne.

Chantre de haute valeur, sortant de la Schola cantorum, il réforme le chant liturgique en perfectionnant les mélodies des psaumes et des hymnes de l'Eglise.

Il est enseveli dans la basilique de Saint-Pierre.

Il aurait initié la pratique de l’aspersion d’eau bénite sur le peuple.

Il fut vraiment le père des pauvres ; car il soulageait la misère et le délaissement de ceux qui étaient dans le besoin, des veuves, des orphelins, ne les aidant pas seulement de son argent, mais leur consacrant ses soins, ses fatigues, ses conseils.

Il ordonna vingt-trois évêques, neuf prêtres et trois diacres, pour divers lieux. 1

Saint Léon II est fêté le 3 juillet.

"Sa vie témoigne d'une parfaite harmonie avec le clergé de Rome et la population. Son pontificat d'un an fut cependant fertile en événements importants. Sortant de la "schola cantorum", il était un chantre de haute valeur, parlant le grec et le latin. Il eut bien des difficultés avec l'empereur de Constantinople, mais il sut les résoudre avec diplomatie et charité [...] Cultivé aussi bien en grec qu’en latin, ami de la pauvreté et des pauvres, il ratifia le troisième Concile de Constantinople." 2

681. Le basileus Constantin IV Pogonat fait couper le nez à ses frères et les écarte du pouvoir. 9 août, après plusieurs combats victorieux contre les armées de Constantin IV Pogonat, les Bulgares franchissent le Danube et établissent les fondements de l’État bulgare indépendant (Constantin IV doit payer tribut). Septembre, fin du concile de Constantinople.

682. Wulfran est nommé évêque de Sens (puis il partira évangéliser la Frise). Le concile de Tolède XII prescrit l’abjuration des Juifs sous un délai d’un an. Léon construit à Rome une église en l’honneur des saints Sébastien et Georges (de Cappadoce). Le roi Wisigoth Ervige oblige les propriétaires à amener à l’armée le dixième de leurs esclaves en armes. Peste en Grande Bretagne (fin en 683). Maghreb, le chef arabe Oqba ibn Nafi avance jusqu’à l’Atlantique mais il sera repoussé par les Romains et les Berbères conduits par le chef Koceila (mort en 688) et la reine Kahina (morte en 702 ou 704).

683. Concile de Tolède : le 5e canon défend aux veuves des rois de se remarier, même à un roi, sous peine d’excommunication. Bataille de Tahuda dans les Aurès : le chef arabe Oqba ibn Nafi est tué dans une embuscade tendue par les Berbères. 3 juillet, mort du pape.

Vacance du Saint-Siège jusqu'au pontificat de Benoît II le 26-6-684

Notes :

1 L'Année Liturgique, Dom Guéranger, 1841 à 1866, Abbaye Saint Benoît de Port-Valais



Saint Léon II (682-683)

Né à Catane.

Il donna au culte divin un nouvel éclat, en améliorant le chant grégorien.

Il introduisit l’eau bénite dans les rites liturgiques.


Léon II, pape et confesseur

Rome fêtait le 28 juin la translation de St Léon le Grand à l’intérieur de la basilique Saint-Pierre par Serge Ier en 688. Lorsque la date du 11 avril fut choisie à Rome sous l’influence des sacramentaires francs pour être la fête principale de St Léon Ier, sa fête du 28 juin devint dans les calendriers Sancti Leonis secundo (comme pour la fête secundo de sainte Agnès le 28 janvier).

Par suite d’une mauvaise lecture, cette seconde fête de St Léon Ier devint la fête de St Léon II (681-683) : la réforme de St Pie V entérina ce doublet en consacrant le 28 juin comme fête de St Léon II sous le rite semi-double. L’introduction de la fête de St Irénée le 28 juin en 1921 transféra cette fête au 3 juillet.

Lors de la réforme de Jean XXIII, qui redonna son rang à la Vigile des Apôtres Pierre et Paul le 28 juin, la fête de St Irénée fut transférée à son tour le 3 juillet. L’ancien doublet de St Léon Ier, devenu fête de St Léon II, fut alors supprimé.

Leçons des Matines avant 1960

Quatrième leçon. Le souverain Pontife Léon II, Sicilien d’origine, était versé dans la science des saintes Écritures et des lettres profanes ; il possédait à fond les deux langues grecque et latine. Non moins habile dans le chant sacré, il perfectionna les mélodies des Psaumes et des Hymnes de l’Église. Il approuva et traduisit en latin les actes du sixième concile, tenu à Constantinople sous la présidence des légats du Siège apostolique, en présence de l’empereur Constantin, des deux Patriarches de Constantinople et d’Antioche, et de soixante-dix Évêques.

Cinquième leçon. Dans ce concile furent condamnés Cyrus, Sergius et Pyrrhus, qui enseignaient qu’il n’y avait dans le Christ qu’une seule volonté et opération. Léon II brisa l’orgueil des Évêques de Ravenne, qui, forts de l’appui des exarques, n’obéissaient plus au Siège apostolique. C’est pourquoi il décréta que l’élection du clergé de Ravenne serait nulle, si elle n’était approuvée par l’autorité du Pontife romain.

Sixième leçon. Il fut vraiment le père des pauvres, car il ne soulageait pas seulement de son argent, mais de ses soins, de ses fatigues, de ses conseils, la misère et le délaissement des nécessiteux, des veuves et des orphelins. Son exemple et sa parole portaient tout le monde à une pieuse et sainte vie. Il s’endormit dans le Seigneur au onzième mois de son pontificat, le cinq des nones de juillet, l’année seize cent quatre-vingt-trois, et fut enseveli dans la basilique de Saint-Pierre. Dans une ordination au mois de juin, il ordonna neuf Prêtres, trois Diacres et sacra vingt-trois Évêques pour divers lieux.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Il convenait qu’en ce jour de Vigile (La vigile des Sts Pierre et Paul, le 28 juin, ancien jour de la fête de St Léon II), l’attention ne fût pas détournée de l’auguste objet que l’Église se prépare à exalter dans ses chants. Mais le triomphe de Pierre éclatera d’autant mieux, que son témoignage au Fils de l’homme apparaîtra maintenu plus fidèlement, dans la série des siècles, par les Pontifes héritiers de sa primauté. Longtemps le 28 juin fut consacré à honorer la mémoire de saint Léon le Grand ; c’était le jour que Sergius Ier avait choisi pour célébrer la translation de l’insigne Docteur, et certes on ne pouvait désirer plus magnifique introducteur à la solennité du lendemain. Jamais comme par lui, Rome n’entendit relever en de sublimes discours la grandeur des deux princes des Apôtres et sa propre gloire ; jamais, depuis l’incomparable scène de Césarée de Philippe, le mystère de l’Homme-Dieu ne s’était vu affirmé d’une façon si grandiose qu’au jour où l’Église, frappant à Chalcédoine l’impie Eutychès, recevait de Léon l’immortelle formule du dogme chrétien. Pierre, de nouveau, avait parlé par la bouche de Léon ; cependant la cause était loin d’être finie : il y fallait deux siècles encore ; et ce fut un autre Léon, celui-là même que nous fêtons maintenant en ce jour, qui eut l’honneur de la terminer au sixième concile.

Tout en veillant au développement de la Liturgie sacrée, l’Esprit de Dieu n’avait donc point voulu que rien changeât, en cette journée, le cours des pensées du peuple fidèle. Mais lorsque saint Léon Ier reprit, vers le commencement du XIVe siècle, la place qu’il occupait primitivement sur le Cycle au 11 avril, saint Léon II, dont le 28 juin marquait l’anniversaire de la mort, et qui n’avait eu jusque-là qu’une simple mémoire, se leva pour rappeler à son tour les glorieuses luttes de son prédécesseur, et les siennes, dans l’ordre de la confession apostolique.

Comment l’exposition si complète et si claire de Léon le Grand, comment les anathèmes de Chalcédoine, n’avaient-ils point eu raison de l’hérésie qui déniait son plus beau titre de noblesse à notre nature, et lui refusait d’avoir été prise en son intégrité par le Verbe divin ? C’est que, pour assurer le triomphe de la vérité, il ne suffit pas de convaincre un jour l’erreur de mensonge. Plus d’une fois, hélas ! l’histoire nous montre les plus solennels anathèmes aboutir seulement à endormir la vigilance des gardiens de la cité sainte. La lutte paraît finie, le besoin de repos se fait sentir aux combattants, mille autres soins réclament l’attention des chefs ; et, sourdement, feignant la déférence la plus entière, se montrant, s’il le faut, toute de flammes pour les nouvelles préoccupations du moment, l’erreur profite du silence qui a suivi sa défaite. Alors son progrès devient d’autant plus redoutable, qu’elle passe et s’efforce elle-même de passer pour avoir disparu sans laisser trace aucune. Grâce cependant au divin Chef qui ne cesse point de veiller sur son œuvre, l’épreuve atteint rarement la profondeur douloureuse où saint Léon II dut pénétrer, avec le fer et le feu, pour sauver l’Église. Une seule fois le monde terrifié a vu l’anathème frapper au sommet de la montagne sainte. Honorius, placé au faîte de l’Église, « ne l’avait point fait resplendir de la doctrine apostolique, mais par une trahison profane, avait laissé la foi qui doit être sans tache exposée à la subversion » [1] ; Léon II lançant la foudre, avec l’Église assemblée, sur les nouveaux Eutychiens et leurs complices, n’épargna pas son prédécesseur. Et cependant, de l’aveu de tous, Honorius avait été par ailleurs un Pape irréprochable ; et, dans la circonstance même, il était loin d’avoir professé l’hérésie ou enseigné l’erreur : quelle était donc sa faute ?

L’empereur Héraclius, que ses victoires avaient porté au comble de la puissance, voyait avec tristesse la division persister entre les catholiques de son empire et les disciples attardés d’Eutychès. L’évêque de la cité impériale, le patriarche Sergius, entretenait ces pensées du maître ; fier de quelque habileté politique dont il se flattait, il prétendait se faire un nom en rétablissant à lui seul l’unité que le concile de Chalcédoine et Léon le Grand n’avaient pu obtenir. Les dissidents reconnaîtraient qu’il y avait en Jésus-Christ deux natures, et, pour répondre à leurs avances, on ferait le silence sur la question de savoir s’il y avait en lui deux volontés ou une seule. L’enthousiasme avec lequel ce compromis fut accueilli par les différentes sectes rebelles à l’autorité du quatrième concile, montrait assez qu’il conservait et consacrait à leurs yeux tout le venin de l’erreur ; et par le fait, nier, ou, ce qui pratiquement revenait au même, hésiter à dire qu’il y eût en l’Homme-Dieu d’autre volonté que celle de la nature divine, c’était reconnaître qu’il n’avait pris qu’un semblant d’humanité, la nature humaine ne pouvant exister aucunement sans une volonté qui lui soit propre. Aussi les monophysites ou partisans d’une seule nature dans le Christ, ne firent-ils pas difficulté d’être appelés désormais monothélites ou partisans d’une seule volonté. Sergius, l’apôtre de la nouvelle unité, pouvait s’applaudir ; Alexandrie, Antioche, Constantinople, célébraient d’une même voix le bienfait de la paix : n’était-ce pas tout l’Orient dans ses patriarcats ? Si Rome à son tour pouvait acquiescer, ce serait le triomphe ! Jérusalem, pourtant, faisait défaut dans l’étrange concert.

Témoin des angoisses de l’Homme-Dieu dans son humaine nature, Jérusalem l’avait entendu s’écrier au jardin de l’agonie : Père, s’il est possible, que ce calice s’éloigne de moi ; cependant que VOTRE VOLONTÉ se fasse, et NON PAS LA MIENNE [2] ! Mieux que toute autre, la ville des douleurs savait à quoi s’en tenir sur les deux volontés mises ainsi en présence, et que l’héroïsme d’un incomparable amour avait pourtant maintenues en si pleine harmonie ; le temps était venu pour elle de rendre son témoignage. Le moine Sophrone, qu’elle s’était choisi pour évêque, fut, par la sainteté, le courage et la science, à la hauteur du rôle qu’il devait remplir. Mais, tandis que, dans la charité de son âme, il cherchait à ramener Sergius avant d’en appeler au Pontife romain, l’évêque de Constantinople prenait les devants ; il arrivait, dans une lettre hypocrite, à circonvenir Honorius, et obtenait de lui qu’il imposât silence au patriarche de Jérusalem. Lorsque saint Sophrone, à la tête des évêques de sa province réunis en concile, crut devoir se tourner vers Rome à son tour, ce ne fut que pour s’entendre confirmer la défense de troubler la paix. Méprise lamentable, qui n’engageait point directement, il est vrai, l’infaillible magistère ; mesure exclusivement politique, qui n’en devait pas moins coûter des larmes et du sang à l’Église, pour aboutir, cinquante années plus tard, à la condamnation du malheureux Honorius.

L’Esprit-Saint, en effet, qui garantit l’infaillible pureté de la doctrine officiellement descendue de la chaire apostolique, n’est point tenu de protéger également contre toute défaillance la vertu, le jugement privé, l’administration même du Pontife souverain. Entrant dans les vues de cette solidarité merveilleuse que le Dieu créateur fait régner sur la terre et aux cieux, l’Homme-Dieu, quand il fonda sur l’authentique et immuable base de la foi de Pierre la société des saints, voulut laisser aux prières de tous la charge de compléter son œuvre, en obtenant au successeur de Pierre les grâces de préservation qui ne ressortent point par elles-mêmes de la divine constitution de l’Église.

Cependant Mahomet venait de lancer ses hordes sur le monde. Héraclius allait apprendre ce que valait la paix menteuse de son patriarche, et descendre plus bas dans la honte que ne l’avaient élevé en gloire ses victoires sur les Perses, au temps où il s’était montré le héros de la Croix La Palestine, la Syrie, l’Égypte, tombaient ensemble sous les coups des lieutenants du Prophète. Sophrone, placé au centre de l’invasion, grandissait avec l’épreuve. Abandonné de l’empereur sur le terrain de la défense de l’empire, désavoué par Rome sur celui de la foi, il traitait intrépidement avec Omar de puissance à puissance ; et, près de mourir, espérant contre toute espérance dans cette Rome même qui lui portait un coup plus sensible que les califes, il confiait à Etienne de Dora la mission suprême que ce dernier rapportait ainsi plus tard : « Fort comme le lion dans sa justice, méprisant calomnies et intrigues, le bienheureux Sophrone me prit avec lui, moi indigne, et me conduisit au lieu sacré du Calvaire. Là, il me lia d’indissolubles engagements par ces mots : « Tu rendras compte à celui qui, étant Dieu, a été crucifié volontairement selon la chair, pour nous, en ce saint lieu, lorsqu’au jour de son terrible avènement il viendra juger avec gloire les vivants et les morts, si tu diffères et si tu négliges les intérêts de sa foi qui est en péril. Tu sais que je ne le puis faire de corps, étant empêché par l’incursion des Sarrasins que nos péchés nous ont méritée. Pars donc au plus tôt, va des confins de la terre à son autre extrémité, jusqu’à ce que tu sois arrivé au Siège apostolique, là où sont les fondements des dogmes orthodoxes. Non pas une fois, ni deux fois, mais sans fin, retourne, fais savoir aux très saints personnages qui résident en ce lieu l’ébranlement de nos régions ; instamment, sans repos, demande et supplie, jusqu’à ce que la prudence apostolique détermine par son jugement régulier la victoire sur ces dogmes perfides » [3].

L’évêque de Dora fut fidèle au mandat de Sophrone. Lorsque, douze ans après, il faisait cet émouvant récit au concile de Latran de 649, c’était la troisième fois qu’en dépit des embûches et de la difficulté des temps, il pouvait dire : « Nous avons pris les ailes de la colombe, comme parle David, et nous sommes venus déclarer la situation à ce Siège élevé à tous les regards, Siège souverain et principal, où se trouve le remède de la blessure qui a fondu sur nous » [4]. Saint Martin Ier, qui recevait cet appel, était digne de l’entendre ; bientôt il rachetait par son martyre la faute qu’Honorius avait commise de se laisser tromper par un imposteur. Sa mort glorieuse, suivie des supplices endurés pour la vérité par le saint Abbé Maxime et ses compagnons, préparait la victoire que l’héroïque foi de Sophrone au Pontife romain avait annoncée. Admirable revanche de l’Église contre un silence odieux : on vit ses docteurs, la langue arrachée, continuer de proclamer par la vertu divine le dogme chrétien qui ne se peut enchaîner [5] ; la main coupée, trouver, dans leur indomptable zèle, le moyen de fixer encore à leur bras mutilé la plume dont les œuvres, deux fois glorieuses, continuaient de porter partout la réfutation du mensonge !

Mais il est temps d’arriver au dénouement de cette lutte immortelle. C’est lui que nous célébrons, en toute vérité, dans la fête de ce jour. Saint Agathon, sur la prière d’un autre Constantin, ennemi de l’hérésie et vainqueur de l’Islam, avait réuni à Constantinople le sixième concile général. La justice et la foi faisaient leur œuvre de concert ; et saint Léon II pouvait chanter enfin : « O sainte mère Église, quitte le manteau du deuil, et pare-toi des vêtements de ta joie. Tressaille maintenant d’une confiante allégresse : ta liberté n’a point sombré » [6].

Pontife glorieux, vous avez eu le privilège de compléter la confession apostolique, en donnant son développement dernier au témoignage rendu par Pierre à ce fils du Dieu vivant, qui était en même temps fils de l’homme. Vous étiez digne d’achever l’œuvre des Silvestre, des Célestin, et de cet autre Léon, pontife aimé de la terre et du ciel. Convoquant, inspirant, confirmant les illustres conciles de Nicée, d’Éphèse, de Chalcédoine, ils avaient vengé dans notre Emmanuel, et sa divinité consubstantielle au Père, et l’unité de personne qui faisait de Marie sa vraie mère, et cette dualité des natures sans laquelle il n’eût point été notre frère. Or Satan, qui sur les deux premiers points s’était plus facilement laissé battre, défendait le troisième avec rage : c’est qu’au jour du grand combat qui le chassa des deux, sa révolte avait été le refus d’adorer Dieu sous des traits humains ; forcé par l’Église de plier le genou comme tout l’enfer, sa jalousie voudrait du moins que ce Dieu n’eût pris de l’homme qu’une nature tronquée. Que le Verbe soit chair, mais qu’il n’ait en cette chair d’autre impulsion, d’autres énergies que celles de la divinité même : et cette nature inerte, découronnée de la volonté, ne sera plus l’humanité, dût-elle en garder tout le reste ; et Lucifer, dans son orgueil, n’aura point à rugir autant. Car l’homme, objet de son infernale envie, n’aura plus de commun avec le Verbe divin qu’une vaine apparence. Merci à vous, ô Léon II, merci au nom de l’humanité tout entière ! Par vous, devant le ciel, la terre et l’enfer, est promulgué authentiquement l’incomparable titre qui établit, sans restriction, notre nature à la droite du Père, au plus haut des cieux ; par vous, Notre-Dame consomme l’écrasement de la tête de l’odieux serpent. Mais quelle habileté en cette campagne de Satan, prolongée plus de deux siècles dans l’ombre, pour arriver plus sûrement au triomphe ! Quels applaudissements dans l’abîme, quand, un jour, le représentant de Celui qui est la lumière parut de complicité avec les puissances des ténèbres pour amener la nuit ! Un nuage avait semblé s’interposer entre le ciel et les monts où Dieu réside en son vicaire ; sans doute, l’apport social de l’intercession n’avait point été ce qu’il devait être. Prévenez, ô Léon, le retour de situations à ce point douloureuses. Soutenez le pasteur au-dessus de la région des brouillards perfides qui s’élèvent de la terre ; entretenez dans le troupeau cette prière qui sans cesse doit monter à Dieu pour lui de l’Église [7] : et Pierre, fût-il enseveli au fond des plus obscurs cachots, ne cessera point de contempler le pur éclat du Soleil de justice ; et le corps entier de la sainte Église sera dans la lumière. Car, dit Jésus, le corps est éclairé par l’œil : si l’œil est simple, le corps entier resplendit [8].

Instruits par vous sur le prix du bienfait que le Seigneur a conféré au monde, quand il l’affermit sur l’infaillible enseignement des successeurs de Pierre, nous serons mieux préparés pour célébrer demain la solennité qui s’annonce. Nous connaissons maintenant la force du roc qui porte l’Église ; nous savons que les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle [9]. Car jamais l’effort de ces puissances de l’abîme n’alla plus loin que dans la triste crise à laquelle vous avez mis un terme ; or leur succès, si douloureux qu’il fût, n’était point à rencontre des promesses divines : ce n’est point au silence de Pierre, mais à son enseignement, qu’est promise l’immanquable assistance de l’Esprit de vérité. Très pieux Pontife, obtenez-nous, avec cette rectitude de la foi, le céleste enthousiasme qui convient pour chanter Pierre et l’Homme-Dieu dans l’unité que Jésus même a établie entre eux. La sainte Liturgie vous fut grandement redevable : faites-nous goûter toujours plus la manne cachée qu’elle renferme ; puissent nos cœurs et nos voix interpréter dignement les mélodies sacrées !

[1] Léon. II, Epist. confirm. Concil. Constantinop. III.

[2] Luc. XXII, 42.

[3] Concil. Later. Actio seu Secret. II.

[4] Concil. Later. Actio seu Secret. II.

[5] II Tim. II, 9.

[6] Epist. confirm. Concil. Constantinop. III.

[7] Act. XII, 5.

[8] Matth. VI, 22.

[9] Ibid. XVI, 18.

Bhx cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Saint Léon Ier, pape, pour la seconde fois.

Station à Saint-Pierre.

C’est aujourd’hui l’anniversaire de la translation du corps de saint Léon le Grand, du portique de la basilique vaticane à l’intérieur du temple, par les soins de Serge Ier. Telle était la célébrité du grand pontife Léon que les Romains célébraient aujourd’hui encore solennellement sa mémoire, — sancti Leonis, secundo, — comme le note le Sacramentaire Grégorien, d’accord avec beaucoup d’autres documents liturgiques de la même période. Plus tard, l’antique dévotion de la Ville éternelle envers celui qui la sauva d’Attila et de Genséric ayant quelque peu décliné, le sancti Leonis, secundo, devint tout à coup saint Léon II, pape dont le pontificat fut d’ailleurs de courte durée et sans spéciale importance.

Au contraire, la renommée de saint Léon le Grand durant le haut moyen âge fut immense, comme en fait foi du reste la fête de ce jour, instituée par les Romains le jour même où se célébrait la vigile des apôtres Pierre et Paul.

L’inscription gravée par Serge Ier sur la nouvelle tombe de saint Léon, fait allusion aux prodiges et aux grâces qu’y obtenaient les fidèles. De son côté, l’Ordo Romanus du chanoine Benoît nous apprend qu’au XIIe siècle, lors des fêtes les plus solennelles, le Pape, avant de commencer les vigiles nocturnes près de l’autel de saint Pierre, allait encenser le tombeau de saint Léon le Grand.

La messe Sacerdotes, du commun, est la même que le 29 mai pour la fête de saint Augustin, sauf les collectes et les lectures.

La première oraison est la suivante : « Seigneur qui avez élevé le bienheureux pontife Léon au mérite de vos saints ; accordez-nous, tandis que nous célébrons sa commémoration solennelle, d’imiter aussi ses exemples ».

La première lecture est identique à celle de la fête de saint Damase le 11 décembre. On y établit un parallèle entre le sacerdoce de Jésus et le sacerdoce symbolique juif, afin d’accroître notre confiance dans les mérites sublimes et la médiation d’un si grand Pontife qui ne peut pas ne pas être agréé du Père céleste. De plus, les vertus sacerdotales de Jésus, décrites par l’Apôtre en ce splendide passage de l’épître aux Hébreux, sont un modèle et une règle de vie pour les prêtres.

La lecture évangélique est la même que pour la fête de saint Nicolas le 6 décembre. Les cinq talents, remis au plus industrieux d’entre les serviteurs, symbolisent l’œuvre des saints évêques qui, placés au sommet de la hiérarchie catholique, rapportent au Seigneur, par les Sacrements et la prédication, le fruit le plus profitable et le plus abondant de leur apostolat.

Voici la belle collecte avant l’anaphore : « Faites, Seigneur, que, par l’intercession du bienheureux Léon, cette oblation nous soit profitable ; vous avez voulu que par son immolation les péchés du monde entier soient remis ».

La prière eucharistique après la sainte Communion est la suivante : « Seigneur qui avez donné à l’âme du bienheureux pontife Léon la récompense de l’éternelle béatitude ; par ses prières accordez-nous d’être allégés du poids des fautes qui maintenant nous accable ».

Ces trois collectes se récitent également pour la fête de saint Grégoire le Grand, avec qui saint Léon présente aussi d’autres analogies par les mérites, la renommée et la vénération dont Rome les entoura.

Plusieurs oratoires et églises s’élevèrent à Rome en l’honneur de saint Léon le Grand. Martinelli en mentionne une non loin du Titre de Saint-Laurent in Damaso ; une seconde église de saint Léon sur le Cœlius est indiquée dans une bulle de Grégoire VII en faveur de l’abbaye de Saint-Paul ; une troisième mémoire de saint Léon existait près de l’église de sainte Bibiane, où se trouvait aussi un monastère dédié aux martyrs Simplice, Faustin et Viatrix. Hors de la Ville éternelle, il existe encore d’anciens sanctuaires en l’honneur du célèbre Pontife ; parmi ceux-ci, mentionnons l’église de san Léo à Leprignano, qui remonte au moins au IXe siècle et a été classée monument national. Elle est de petite dimension, mais avec ses transennes de marbre, son abside et sa pergula de pierre en avant de l’autel, elle nous offre un modèle très intéressant de ce que, au point de vue artistique et liturgique, devaient être, au début du moyen âge, les plus petites paroisses de campagne.

Dom Pius Parsch, Le Guide dans l’année liturgique

Un pape liturgiste et un père des pauvres.

La fête est transférée depuis 1921 du 28 juin à ce jour ; autrefois on célébrait le 28 juin la translation des ossements de saint Léon 1er à l’église Saint-Pierre ; la fête était désignée sous la rubrique S. Leonis secundo ; de cette dénomination on passa dans la suite par une confusion à saint Léon II.

1. Saint Léon II. — Jour de mort : 28 juin 683. Tombeau : à Rome, au Vatican. Vie : Le pape Léon II, qui régna de 682 à 683, était originaire de Sicile ; il se distingua par ses connaissances en littératures ecclésiastique et classique de langues grecque et latine, et aussi par sa culture musicale. Il réforma le chant liturgique des hymnes et des psaumes. Il approuva et ratifia les décisions du sixième concile général, qui se tint à Constantinople (680-681) sous la présidence du légat pontifical, en présence de l’empereur Constantin IV, des deux patriarches de Constantinople et d’Antioche et de cent soixante-dix évêques, et il les traduisit en latin. Léon II était un vrai père pour les pauvres : il soulageait les misères pressantes des veuves et des orphelins non seulement par des aumônes et d’autres dons importants, mais aussi par ses conseils et par son action. Pratique : Nous devons « suivre les exemples de sa vie » (oraison) ; joignons le culte de sa sainte liturgie à l’amour charitable des pauvres. Que l’offertoire, tout empreint de charité, nous y entraîne. Devenons le père ou la mère des pauvres !

2. La messe. — Nous célébrons aujourd’hui la messe à Saint-Pierre de Rome, ce qui s’harmonise avec l’octave de la fête. Un successeur du Prince des Apôtres ! La messe (Si diligis) est du commun des Souverains Pontifes.


Pope St. Leo II

Pope (682-83), date of birth unknown; d. 28 June, 683. He was a Sicilian, and son of one Paul. Though electedpope a few days after the death of St. Agatho (10 January, 681), he was not consecrated till after the lapse of a year and seven months (17 Aug., 682). Under Leo's predecessor St. Agatho, negotiations had been opened between the Holy See and Emperor Constantine Pogonatus concerning the relations of the Byzantine Court topapal elections. Constantine had already promised Agatho to abolish or reduce the tax which for about a century the popes had had to pay to the imperial treasury on the occasion of their consecration, and under Leo'ssuccessor he made other changes in what had hitherto been required of the Roman Church at the time of a papal election. In all probability, therefore, it was continued correspondence on this matter which caused the delay of the imperial confirmation of Leo's election, and hence the long postponement of his consecration. The most important act accomplished by Leo in his short pontificate was his confirmation of the acts of the SixthOecumenical Council (680-1). This council had been held in Constantinople against the Monothelites, and had been presided over by the legates of Pope Agatho. After Leo had notified the emperor that the decrees of thecouncil had been confirmed by him, he proceeded to make them known to the nations of the West. The letters which he sent for this end to the king and to the bishops and nobles of Spain have come down to us. In them he explained what the council had effected, and he called upon the bishops to subscribe to its decrees. At the same time he was at pains to make it clear that in condemning his predecessor Honorius I, he did so, not because he taught heresy, but because he was not active enough in opposing it. In accordance with the papal mandate, asynod was held at Toledo (684) in which the Council of Constantinople was accepted.


The fact that Ravenna had long been the residence of the emperors or of their representatives, the exarchs, had awakened the ambition of its archbishops. They aspired to the privileges of patriarchs and desired to be autocephalous, i.e. free from the direct jurisdiction of the pope, considered as their primate. As they could not succeed in inducing the popes to agree to their wishes, they attempted to secure their accomplishment by an imperial decree recognizing them as autocephalous. But this did not prove sufficient to enable the archbishops to effect their purpose, and Leo obtained from Constantine Pogonatus the revocation of the edict of Constans. On his side, however, Leo abolished the tax which the archbishops had been accustomed to pay when they received thepallium. And though he insisted that the archbishops-elect must come to Rome to be consecrated, he consentedto the arrangement that they should not be obliged to remain in Rome more than eight days at the time of theirconsecration, and that, while they were not to be bound to come again to Rome themselves in order to offer their homage to the pope, they were each year to send a delegate to do so in their name. Perhaps because he fearedthat the Lombards might again ravage the catacombs, Leo transferred thence many of the relics of the martyrsinto a church which he built to receive them. This pope, who is called by his contemporary biographer both justand learned, is commemorated as a saint in the Roman Martyrology on 28 June.

[Note: The feast of Saint Leo II was formerly observed on 3 July with the rank of a semi-double.]

Sources

Liber Pontificalis, ed. DUCHESNE, I (Paris, 1886), 359 sqq.; VILLANUNO, Summa Concil. Hispaniae, I (Barcelona, 1850), 310 sq.; Acta SS., June, V, 375 sqq.; MANN, Lives of the Popes, I (London, 1902), pt. II, 49 sqq.

Mann, Horace. "Pope St. Leo II." The Catholic Encyclopedia. Vol. 9. New York: Robert Appleton Company, 1910. 2 Dec. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/09157a.htm>.


Transcription. This article was transcribed for New Advent by Herman F. Holbrook. O Saint Leo, and all ye holy Pontiffs, pray for us.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. October 1, 1910. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.


St. Leo II., 

Pope and Confessor

HE was by birth a Silician, eminent for his piety, and perfectly skilled in the Latin and Greek tongues, in the church music, and both in sacred and polite literature. Pope Agatho dying on the 1st of December, 681, he was chosen to fill the pontifical chair. He confirmed, by the authority of St. Peter, as he says, (writing to the zealous emperor Constantine Pogonatus, 1) the sixth general council held at Constantinople, in which his predecessor St. Agatho had presided by his legates. In the censure of this council we find the name of Honorius, joined with the Monothelite heretics, Theodorus bishop of Pharan, and Cyrus, Sergius, Pyrrhus, Paul, and Peter of Constantinople. Pope Leo II. in his first letter to the bishops of Spain, 2 gives the reason, because Honorius “did not extinguish the flame of the heretical doctrine in its rise, as it became the apostolical authority, but fomented it by negligence.” And in his letter to king Ervigius 3 he makes the same distinction between Honorius and the others. It is evident from the very letters of Honorius himself, which are still extant, from the irrefragable testimony of his secretary who wrote those letters, and from others 4 that he never gave into the Monothelite error; though had he fallen into heresy, this would have only hurt himself; nor is the question of any other importance than as an historical fact. Favourers are sometimes ranked with principals. Honorius had by unwariness, and an indiscreet silence, temporized with a powerful heresy, before his eyes were opened to see the flame which he ought to have laboured strenuously to extinguish when the first sparks appeared. St. Leo reformed the Gregorian chant, composed several sacred hymns for the divine office, and did many things for the advancement of religion, though he was only pope one year and seven months. He pointed out the path to Christian perfection no less by the example of his life, than by his assiduous instructions, and zealous exhortations; and was in a particular manner the father of the poor, whom he diligently relieved, comforted, and instructed with a most edifying tenderness, charity, and patience. He passed to a better life on the 23rd of May, 683, and was buried in the Vatican church on the 28th of June; on which day he is commemorated in the Roman Martyrology, that of Notker, and the ancient German Calendar published by Beckius. See Anastasius Biblioth. and his Epistles, Conc. t. 6. 1

Note 1. Conc. t. 6, p. 1817.

Note 2. Conc. t. 6, p. 1257.

Note 3. Ibid. p. 1252.

Note 4. See Nat. Alex. Hist. Sæc. 7, Diss. de Honorio. Tournely, Tr. de Incarn. &c.

Rev. Alban Butler (1711–73). Volume VI: June. The Lives of the Saints. 1866.

SOURCE : http://www.bartleby.com/210/6/282.html

Leo II, Pope (RM)

Born in Sicily; died June 28, 683. Leo was elected pope to succeed Pope Saint Agatho on January 10, 681, though he was not consecrated until August 17, 682. He was an eloquent preacher, who was interested in music and was known for his concern for the poor. He confirmed the acts of the sixth general council of Constantinople, 680-681, which condemned Monothelitism and censured Pope Honorius I for not formally condemning that heresy (Attwater, Benedictines, Delaney). 

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0703.shtml

San Leone II Papa


m. 683

(Papa dal 17/08/682 al 03/07/683)

Siciliano, cercò di affermare la supremazia papale contro i continui tentativi dei patriarchi di Costantinopoli di liberarsi dalla dipendenza da Roma.

Etimologia: Leone = leone, dal latino

Martirologio Romano: A Roma presso san Pietro, san Leone II, papa: uomo versato tanto nella lingua greca quanto in quella latina, amante della povertà e dei poveri, accolse le decisioni del III Concilio di Costantinopoli.

Poche notizie certe sulla nascita e sulla vita precedente alla sua elezione a pontefice. Nativo della Sicilia, a Messina oppure ad Aidone vicino Piazza Armerina; è narrato nel Liber Pontificalis che era dotato di grande eloquenza, conosceva le lingue greca e latina e aveva un’attitudine notevole per il canto e la salmodia, tutto questo fa pensare che aveva come attività la direzione della Schola cantorum al Laterano. 

Fu consacrato papa nell’agosto 682, cioè diciotto mesi dopo la sua elezione, perché un poco prima l’imperatore d’Oriente Costantino IV Pogonato, aveva ripristinato l’antica norma di trasmettere a Bisanzio gli atti relativi all’elezione del papa per averne l’approvazione e quindi il permesso imperiale alla consacrazione; inoltre a Costantinopoli in quei mesi si celebrava il VI Concilio Ecumenico, quindi i vescovi completarono l’Assise, così ritornati a Roma sottoposero a Leone II i risultati del Concilio e l’approvazione per lui da parte dell’imperatore. 

Già con questi atti conciliari papa Leone II dovette affrontare il primo disagio, infatti essi nel condannare il monotelismo, coinvolsero fra gli eretici anche il papa di Roma antica, Onorio. Leone II non potendo mettere in pericolo la pace religiosa che si era instaurata fra la Chiesa e l’Impero, approvò le delibere conciliari, specificando però che papa Onorio era stato negligente e imprevidente e quindi permise che la fede immacolata fosse contaminata, ma che non poteva essere annoverato fra gli eretici. 

Questa eresia sorse nel secolo VII nella Chiesa Bizantina, essa pur riconoscendo le due nature di Cristo, affermava però che in Lui la volontà divina predominava su quella umana. Purtroppo gli Atti conclusivi del Concilio contenevano in chiusura un indirizzo di omaggio all’imperatore Costantino IV, il quale era presentato come collaboratore immediato di Dio, cioè esecutore diretto della volontà divina in concorrenza quindi con il papa e anche indipendentemente da lui, inoltre l’imperatore nella sua lettera, scrive al papa quasi da superiore ad inferiore, rivendicando a sé il merito del ristabilimento della fede. 

In tutto ciò s’intravedevano già i segni di futuri scontri fra Bisanzio e Roma che esplosero nel decennio seguente. 

Altro grave problema che dovette affrontare, fu il rifiuto che la Chiesa di Ravenna da qualche tempo, opponeva all’obbedienza al romano pontefice e quindi era divenuta scismatica, con il sostegno dell’imperatore bizantino, che nel 666 aveva dichiarata Ravenna indipendente dal vescovo di Roma.
Con l’arcivescovo ravennate Teodoro, si addivenne ad un accordo, in cui la supremazia di Roma era riconosciuta e che ogni futuro arcivescovo avrebbe ricevuto la consacrazione dalle mani del papa a Roma, a Teodoro e ai suoi successori venivano concesse esenzioni di tasse relative alla carica ricevuta. 

Restaurò la chiesa di santa Bibiana, nella quale fece trasferire i corpi dei santi martiri Simplicio, Faustino e Beatrice, che erano sepolti lungo la via di Porto. Celebrò con grande pompa esterna le funzioni religiose, affinché i fedeli fossero sempre più consapevoli della maestà di Dio; istituì l’aspersione dell’acqua benedetta nei riti cristiani e sul popolo. 

Morì il 3 luglio 683 e fu sepolto in S. Pietro; intorno al 1100, le sue reliquie insieme a quelle dei suoi successori Leone III e IV, furono poste vicino a quelle di s. Leone I Magno. 

Quando fu eretta la nuova basilica di S. Pietro, le reliquie dei papi Leone I, II, III e IV, furono trasportate il 27 maggio 1607 sotto l’altare di S. Maria de columna alla presenza di papa Paolo V, che ne aveva effettuato una ricognizione.

Autore:
Antonio Borrelli


SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/60550