lundi 30 juillet 2012

Saint ABDON et saint SENNEN, martyrs





Saint Abdon et saint Sennen

Martyrs

(† 254)

Saint Abdon et saint Sennen, nobles persans, avaient été comblés de biens et d'honneurs par les rois de Perse, qui les avaient investis des premières dignités de l'Etat. Cependant, leur piété et leur zèle pour la foi catholique surpassaient leurs immenses richesses et la noblesse de leur sang.

L'empereur Dèce, grand ennemi du christianisme, remporta une victoire décisive contre les rois persans, devenant par le fait même, maître absolu de plusieurs pays. Ce prince inique résolut d'exterminer les chrétiens dans tout son empire. Abdon et Sennen ressentirent une profonde affliction en voyant les cruelles injustices dont l'indigne empereur accablait les fidèles qui étaient chaque jour victimes d'odieux procédés. D'un commun accord, ils s'appliquèrent de tout leur pouvoir à fortifier et encourager leurs frères chrétiens. Ils ensevelissaient les martyrs, sous peine d'encourir eux-mêmes la terrible colère de leur nouveau souverain.

Dèce, instruit de leurs actions, commanda de les arrêter et de les conduire devant son tribunal. Usant d'abord de douceur à leur égard, il essaya de leur persuader qu'il était redevable de sa vitoire aux dieux de l'empire, et qu'il était de toute justice qu'ils les adorassent.

Les deux frères répondirent à Dèce que les vaincus avaient adoré les mêmes faux dieux que lui, et n'en avaient cependant pas moins perdu la bataille. Que pour eux, ils n'adoreraient jamais que le seul vrai Dieu, créateur du ciel et de la terre, et Son Fils Jésus-Christ qui donnait la victoire aux uns et permettait que les autres fussent vaincus à cause des desseins cachés de Sa Providence.

Dèce leur déclara qu'il tenait à tout prix et sous peine de mort, qu'ils adorassent les mêmes dieux que lui. «La seule raison nous démontre, grand Prince, qu'il ne peut pas y avoir plusieurs dieux: deux maîtres souverains ne sauraient subsister dans l'empire. Ce que vous appelez des dieux ne sont que des démons, les singes de la Divinité dont les hommes sont dupes. Il n'y a qu'un seul Dieu, et c'est ce seul Dieu, notre souverain Maître et le vôtre, que nous adorons.» «Je saurai bien venger nos dieux de vos blasphèmes, et vous faire repentir de votre impiété!» répliqua l'empereur.

Ne pouvant supporter plus longtemps les propos que saint Abdon et saint Sennen lui tenaient, Dèce ordonna de charger de chaînes les martyrs et de les enfermer dans une obscure prison; et quand il s'en retourna pour triompher, il les amena avec lui afin qu'ils servissent d'ornements à son triomphe. Il les fit ensuite comparaître devant les membres du sénat leur disant qu'il ne tenait qu'à eux de recouvrer leurs richesses et leurs dignités, et d'arriver aux premières charges de l'empire; que pour cela, il leur fallait seulement sacrifier aux dieux. Abdon et Sennen répondirent à l'empereur qu'ils ne reconnaissaient qu'un Dieu, Jésus-Christ, et n'adoreraient jamais des idoles qui n'étaient que des démons.

Ils furent renvoyés en prison, et le lendemain, traînés dans l'amphithéâtre où l'on devait, par force, leur faire fléchir le genou devant la statue du soleil. Les martyrs, ayant insulté cette statue, furent fouettés cruellement, et on lâcha contre eux deux lions et quatre ours. Ces animaux se couchèrent à leurs pieds et devinrent leurs gardiens de telle façon, que personne n'osait s'approcher d'eux; enfin, des gladiateurs vinrent mettre fin aux jours des martyrs.

Une fois décapités, les bourreaux attachèrent les pieds des martyrs et traînèrent leurs corps en présence de l'idole du soleil. On les laissa là pendant trois jours, sans sépulture, dans l'intention d'inspirer de la frayeur aux chrétiens. Au bout de ce temps, le sous-diacre Quirin enleva les précieuses dépouilles et les ensevelit dans sa maison.

Tiré de l'Abbé Jouve, 1886, deux. éd. tome 3, p. 163-167 -- F.E.C. Edition 1932, p. 265-266 -- Boll., Paris, 1874, tome IX, p. 125-127

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/abdon_sennen.html

« Abdon et Sennen souffrirent le martyre sous l'empereur Dèce, car cet empereur, puissant à Babylone et dans d'autres provinces, y trouva des chrétiens qu'il ramena avec lui à Cordoue, où il les fit périr dans divers supplices. Et deux princes du pays, Abdon et Sennen, recueillirent les corps de ces martyrs et les ensevelirent avec honneur. Décius les envoya à Rome chargés de chaînes, et ils furent amenés devant le sénat et devant l'empereur, et on leur dit que s'ils voulaient sacrifier, on leur rendrait leurs États, sinon, qu'ils seraient livrés aux bêtes. Ils restèrent fermes, et ils crachèrent au visage des idoles ; et on les conduisit au cirque, où l'on lâcha deux lions et quatre ours. Et ces animaux ne leur firent aucun mal ; au contraire, ils se mirent à les protéger. Alors on perça les martyrs à coups d'épée, et, après leur avoir lié les pieds, on les traîna et on les jeta près du temple du Soleil. Et, après qu'ils y eurent demeuré trois jours, le sous-diacre Quirin les recueillit et les ensevelit dans sa maison. Ils souffrirent vers l'an du Seigneur deux cent cinquante-trois. Au temps de Constantin, il fut révélé où étaient leur corps, et ils furent transportés dans la ville de Pontien, où le Seigneur confère, par leur ministère, de grandes grâces au peuple. »

Jacques de Voragine, La Légende Dorée, traduite du latin et précédée d'une notice historique et bibliographique par M. G. D., Paris, Librairie de Charles Gosselin, 1843

La Depositio martyrum et le Hiéronymien de 354 annoncent aujourd’hui les martyrs Abdon et Sennen au cimetière de Pontien, au lieu-dit ad Ursum pileatum sur la via Portuense. Les sources liturgiques du VIIe siècle sont unanimes à fournir les textes de leur messe. Depuis lors, les saints Abdon et Sennen ont toujours appartenu au sanctoral romain.

Leçon des Matines avant 1960.

Troisième leçon. Sous l’empire de Dèce, Abdon et Sennen, Perses de nationalité, furent accusés d’ensevelir dans leurs propriétés les corps des Chrétiens qu’on laissait sans inhumation. L’empereur les ayant fait arrêter, on voulut qu’ils sacrifiassent aux dieux ; mais ils s’y refusèrent, proclamant d’une manière très énergique la divinité de Jésus-Christ. Ils eurent à supporter une étroite détention, et lorsque Dèce revint à Rome, il les fit marcher, chargés de chaînes, devant son char de triomphe. Entraînés à travers la ville devant les statues des dieux, ils crachèrent sur ces idoles, en signe d’exécration, ce qui leur valut d’être exposés aux ours et aux lions, mais ces bêtes féroces n’osèrent pas les toucher. Enfin après les avoir immolés par le glaive, on leur lia les pieds et on traîna leurs corps devant l’idole du soleil, mais ils furent secrètement enlevés de ce lieu, pour être ensevelis par les soins et dans la maison du Diacre Quirinus.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Dans les décrets de l’éternelle Sagesse, la noble contrée située au delà du Tigre ne doit ouvrir qu’après l’Occident ses arènes aux combats du martyre. Là aussi, à l’heure dite, Jésus aura par milliers ses témoins, nullement inférieurs à leurs devanciers, étonnant par de nouvelles formes d’héroïsme la terre et les cieux. Mais voici qu’impatients du délai, deux nobles Persans trouvent le secret de ravir la palme aujourd’hui même. C’est Rome qui, plus véritablement qu’elle ne le croit, les immole à son éternité. Après avoir soldé pour leur lointain pays à la ville reine le tribut de leur sang, ils protégeront nos Églises latines et seront propices aux vœux qui monteront vers eux de la terre d’Occident. La France ne sera pas la moins bien partagée dans la distribution de leurs reliques saintes ; et la ville d’Arles-sur-Tech, en Roussillon, gardera jusque sous les yeux de la génération incroyante des derniers temps le sarcophage à la source jamais tarie d’où leurs bienfaits s’écoulent avec l’eau mystérieuse.

Écoutez ceux qui vous implorent, ô Martyrs ! Puisse la foi triompher un jour en ces régions de la Perse, qui jadis virent éclore tant de fleurs empourprées ornant maintenant les parterres du ciel. Pour vous, prévenant les temps marqués pour la lutte à votre terre natale, vous sûtes rencontrer ailleurs l’occasion du combat, et vous créer dans la mort une patrie nouvelle à laquelle s’est dévouée votre âme. Bénissez en nous les concitoyens de votre libre choix, et faites-nous parvenir à l’éternelle et commune patrie des enfants de Dieu ?


Bhx cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Saints Abdon et Sennen, martyrs.

Station dans le cimetière de Pontien « ad ursum pileatum ».

Aujourd’hui le Calendrier Philocalien porte cette note stationnale : 177 Kal. Aug. Abdos et Semnes in Pontiani, quod est ad ursum pileatum.

Les Actes des deux martyrs ont subi de telles interpolations de faits légendaires qu’ils n’inspirent pas confiance. Cependant les antiques monuments du cimetière de Pontien y suppléent ; là, en effet, dans la crypte sépulcrale d’Abdon et Sennen, nous voyons encore représentés ces martyrs dans leurs habits persans, recevant les couronnes du Sauveur.

Au VIIe siècle, leurs reliques furent transportées du souterrain dans une basilique supérieure. Cependant l’hypogée où était le tombeau primitif demeura toujours en grande vénération ; on y creusa même un baptistère où l’on voit peinte la croix gemmée sortant des eaux. Plus tard, Grégoire IV (826) transféra les corps des saints Abdon et Sennen dans le titulus Marci.

La Messe est du Commun sauf les pièces suivantes :

Prière. — « O Dieu, qui avez répandu sur les saints Abdon et Sennen une grâce si abondante qu’ils arrivèrent à la gloire du martyre ; accordez à vos fidèles le pardon de leurs fautes, afin que par les mérites de vos saints ils échappent à tout péril ». Aux yeux de la chair et du monde, les adversités représentent des maux et des châtiments qu’on subit mais qu’on n’aime pas. Aux yeux de la foi, au contraire, les croix et le martyre lui-même sont des grâces précieuses que Dieu réserve à ses plus intimes amis.

La première lecture (II Cor., VI, 4-10) est tirée de la péricope déjà assignée au premier dimanche de Carême, et où l’Apôtre trace, en couleurs vigoureuses, un tableau des vertus qui font partie à ses yeux de missionnaire, de l’idéal du digne ministre du Christ : travaux, privations, peines, munificence, douceur à l’égard du prochain sans en attendre aucune reconnaissance, et sans même trop s’étonner si aujourd’hui on est en renom chez les peuples et si demain on est couvert d’injures. A l’Apôtre, le Christ seul suffit.

Le verset alléluiatique est le suivant : « Alléluia (Sap., III, i). La vie des justes est dans la main de Dieu, et les cruels persécuteurs ne peuvent y attenter ». Cette pensée doit nous inspirer une grande paix dans les persécutions contre la foi. Les impies ne peuvent faire contre l’Église plus que Dieu ne le leur permet ; et même en ce cas, ils sont simplement comme la cognée entre les mains du Père céleste, avec laquelle il émonde l’arbre pour qu’il porte un fruit plus abondant.

La première lecture évangélique assignée en ce jour dans le Lectionnaire de Würzbourg (Matth. XXIV, 4-13) : Videte ne quis vos seducat, se trouve dans le Missel le 15 février. La seconde — Item alia — servait probablement de texte de rechange, et c’est celle qui est communément indiquée pour la messe vigiliale des Apôtres. Au lieu des deux précédentes, le Missel aujourd’hui en indique une troisième (Matth. V, 1-12) qui jadis était également assignée, le 10 juillet, à la fête des sept Frères martyrs. On la retrouve aussi le Ier novembre. Il s’agit du Sermon sur la Montagne et des béatitudes entendues non dans le sens où les veut le monde, qui, dans son évangile, proclame bienheureux celui qui est riche, celui qui jouit, celui qui est très puissant ; mais au sens chrétien, qui considère la douleur, le travail, le fait de souffrir persécution pour la vertu, de refréner la colère et les passions, comme un moyen efficace pour acquérir la vie éternelle.

Sur les oblations. — « Que le sacrifice que nous vous offrons, Seigneur, à l’occasion du natale de vos martyrs, brise les liens de nos fautes et nous obtienne la grâce de votre miséricorde ». Le Sacramentaire Gélasien porte la collecte suivante : Munera tibi, Domine, pro sanctorum martyrum Abdo et Senis occisione deferimus ; qui dum finiuntur in terris, facti sunt cælesti luce perpetui [1]. Un juste jugement menace l’impie. Il brise le joug suave du Seigneur pour revendiquer son autonomie et sa liberté, et au contraire, il se constitue esclave du démon et de sa passion elle-même. Omnis qui facit peccatum,servus est peccati [2]. Il n’est aucune servitude plus dure et plus honteuse que d’être esclave de soi-même.

Aujourd’hui le Sacramentaire Grégorien a une préface propre : Vere dignum... Deus : et te laudare mirabilem Dominum in Sanctis tuis, quos ante constitutionem mundi in æternam tibi gloriam præparasti, ut per eos huic mundo veritatis tuæ lumen ostenderes ; quos ita Spiritu veritatis armasti, ut formidinem mortis per infirmitatem carnis evincerent. De quorum collegio sunt martyres tui Abdon, et Sennes, qui in Ecclesiæ tuæ prato sicut rosæ et lilia floruerunt ; quos Unigeniti tui Sanguis in prælio confessionis, roseo colore perfudit, et ob præmium passionis, niveo liliorum splendore vestivit. Per quem maiestatem tuatn etc [3].

Après la Communion. — « Que ce divin Mystère, Seigneur, nous purifie de nos vices, en sorte que nos vœux, accompagnés de la médiation de vos martyrs Abdon et Sennen, méritent d’être accueillis ». Le Sacramentaire Gélasien contient cette autre collecte : Populum tuum, Domine, perpetua munitione defende, nec difficulter quod pie, quod iuste postulat consequatur, cui Sanctorum tuorum merita suffragantur [4].

Nous demandons souvent des grâces au Seigneur ; mais parfois l’obscurcissement dû à nos passions nous empêche de voir juste, et nos désirs sont désordonnés. — Nescitis quid petatis [5]. — L’Église veut donc aujourd’hui nous enseigner une méthode merveilleuse de prière. Il faut d’abord purifier notre cœur, pour obtenir le sens de Dieu ; nous pourrons ensuite demander avec une pleine confiance, mais à cette condition : quæ tibi sunt placita postulare [6], comme nous le disons dans une collecte [7], suppliant au besoin les saints d’intercéder pour nous.

Comme les Actes des saints Abdon et Sennen rapportent que les cadavres de ces princes persans furent jetés ante simulacrum Solis, on construisit une église en leur honneur à cet endroit, c’est-à-dire en face de l’amphithéâtre Flavien, près du piédestal du colosse de Néron. Cette église, érigée au moyen âge, était encore debout au temps de saint Pie V.

[1] Seigneur, nous vous présentons nos dons en l’honneur de la passion des saint martyrs Abdon et Sennen : qui, pendant qu’ils terminaient le cours de leur vie sur la terre, sont devenus éternels par la lumière céleste.

[2] Ioan., VIII, 34 : Quiconque commet le péché est esclave du péché.

[3] Et nous vous louons, Seigneur, dans vos Saints, que vous avez préparé pour vous dans la gloire éternelle avant la constitution du monde, pour montrer par eux à ce monde la lumière de votre vérité ; Et ainsi vous les avez armés de l’Esprit de vérité, pour qu’ils puissent vaincre la crainte de la mort par la faiblesse de leur chair. Et de ce collège font partie vos martyrs Abdon et Sennen, qui ont fleuri dans le prés de votre Église comme les roses et les lys ; Et le Sang de votre Fils unique, dans le combat de la confession de la foi, les a aspergés de rouge, et par la récompense de la passion, les a vêtus de la splendeur de neige des lys.

[4] Seigneur, défendez d’un secours éternel votre peuple, qu’il obtienne facilement ce qu’il demande pieusement et justement, puisqu’il est soutenu des mérites de vos Saints.

[5] Matth. 20, 22 ; Marc. 10, 38 : Vous ne savez pas ce que vous demandez.

[6] Demander ce qui vous plaît.

[7] 9ème dimanche après la Pentecôte : collecte : Mercredi de la 4ème semaine de Carême, Super populum.

Dom Pius Parsch, Le guide dans l’année liturgique

Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice.

1. Saint Abdon et saint Sennen. — Jour de mort : 30 juillet, vers 250. Tombeau : à Rome, dans le cimetière de Saint-Pontien. Au VIIe siècle, leurs reliques furent déposées dans l’église supérieure. Grégoire IV transporta leurs corps, en 826, à Saint-Marc. Leur vie : Abdon et Sennen étaient Persans. Sous l’empereur Dèce, accusés d’ensevelir les corps des chrétiens abandonnés à la voirie, ils furent mis aux fers sur un ordre de ce tyran. Comme ils refusaient obstinément d’offrir l’encens aux idoles et proclamaient Jésus leur Seigneur et Dieu, on les jeta dans une étroite captivité. Plus tard, lorsque Dèce revint à Rome, on les fit paraître, chargés de chaînes, à son triomphe. Conduits de force à travers la ville devant les statues des dieux, ils crachèrent sur ces idoles ; ce qui leur valut d’être exposés aux ours et aux lions, mais ces bêtes féroces n’osèrent pas les toucher. Ils furent enfin frappés du glaive ; on leur lia alors les pieds, et on traîna leurs corps devant l’idole du soleil. Les chrétiens les emportèrent secrètement, et le diacre Quirinus les ensevelit dans sa maison, au cimetière de Saint-Pontien. On conserve encore en cet endroit une antique peinture murale qui représente les deux martyrs, en leurs costumes persans, au moment où ils reçoivent du Seigneur la couronne de la victoire.

Pratique : « Ensevelir les morts », c’est pour avoir pratiqué cette œuvre de miséricorde temporelle que saint Abdon et saint Sennen rendirent au Christ le suprême témoignage de leur sang. Ils ensevelissaient les martyrs, et, martyrs à leur tour, ils furent également ensevelis par des mains charitables. Ceci nous rappelle le respect qu’il faut avoir pour la liturgie des morts.

2. La Messe (Intret). — Elle est en partie extraite du Commun des martyrs. Les lectures et les oraisons sont propres. Nous trouvons aujourd’hui un bel exemple du caractère dramatique de la célébration de la messe dans les temps anciens. C’est un spectacle composé de quatre scènes distinctes où interviennent, tour à tour, les saints martyrs, le Christ, le chœur (nous-mêmes) et l’Église.

Transportons-nous par la pensée au tombeau de nos martyrs. Au cours de la vigile nocturne, nous avons entendu la lecture des actes des martyrs ; c’est maintenant l’heure de la messe. Les saints sont présents à nos côtés. Le chœur exprime les sentiments qu’il éprouve au cours de l’action. Sentiments humains au début. Nous entendons, rendus avec un grand réalisme, les soupirs des victimes enchaînées, dans les affres de leur prison, nous voyons comment va bientôt couler leur sang. La nature se révolte, elle réclame justice.

C’est maintenant l’Église qui parle pour revendiquer les intérêts de ses enfants ; les martyrs ont acquis de grands mérites qui doivent obtenir aux fidèles le pardon de leurs fautes (Oraison).

Les martyrs eux-mêmes interviennent alors (à l’Épître, comme assez souvent) ; ils nous encouragent par le récit de leur vie : « Frères, montrons-nous dignes ministres de Dieu par une grande constance dans les tribulations, dans les nécessités, dans les angoisses, sous les coups, dans les prisons... » Les saints peuvent prendre ce passage à la lettre, et ils nous exhortent à une sorte de martyre selon nos diverses conditions : « dans les émeutes, dans les travaux, les veilles, les jeûnes ; par la pureté, par la longanimité, par la bonté... » Qui que nous soyons, riches ou pauvres, estimés ou méprisés, servons le Seigneur ! De nouveau, les martyrs nous disent ce qu’ils furent pendant leur vie : nous sommes « considérés comme des imposteurs, et pourtant nous sommes véridiques... comme des mourants, et pourtant nous vivons : comme des pauvres, nous qui en enrichissons un grand nombre ; comme des gens dénués, nous qui possédons tout ». Cette Épître dans la bouche de nos saints est singulièrement touchante et saisissante.

A l’entendre, nous (le chœur), nous nous faisons une idée nouvelle du martyre : « Dieu est glorifié dans ses saints, admirable dans sa majesté... » (Graduel).

Voici enfin apparaître le Christ, Roi des martyrs. Nous l’entendons proférer les béatitudes : « Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice. Bienheureux êtes-vous lorsque les hommes vous maudissent et vous persécutent. Réjouissez-vous et tressaillez de joie, car votre récompense sera grande dans les cieux » (Évangile).

Le chœur ne sait plus dire autre chose que ces mots : « Dieu est admirable dans ses saints » (Offertoire). Le Sacrifice peut maintenant commencer, le sacrifice du Christ sur le tombeau des martyrs, double sacrifice bien que ne faisant qu’un dans cette union de la tête et des membres. Notre mère l’Église supplie de nouveau que les liens des martyrs nous délivrent des liens du péché.

SOURCE : http://www.introibo.fr/30-07-Sts-Abdon-et-Sennen-martyrs

Saint Abdon

Also known as

Abdo

Abdus

Memorial

30 July

Profile

Cooper. With Saint Senen, he befriended Christians persecuted under DiocletianTortured and executed when they were found collecting the remains of martyrs in order to give them a respectable burialMartyr.

Born

Persian

Died

martyred c.250 at RomeItaly

interred in the Benedictine Abbey of Sainte Marie, Arles, France

Canonized

Pre-Congregation

Patronage

against eye diseases

against vermin

barrel makers

blind children

bucket makers

children

coopers

gardeners

Additional Information

Book of Saints, by the Monks of Ramsgate

Catholic Encyclopedia

Golden Legend

Lives of the Saints, by Father Alban Butler

New Catholic Dictionary

Saints of the Day, by Katherine Rabenstein

books

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Adopt A Spire

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Martirologio Romano2001 edición

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Santi e Beati

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Den katolske kirke

MLA Citation

“Saint Abdon“. CatholicSaints.Info. 5 December 2020. Web. 27 May 2021. <https://catholicsaints.info/saint-abdon/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-abdon/

Saint Senen

Also known as

Sennen

Sennes

Senxis

Sennis

Zennen

Memorial

30 July

Profile

Cooper. With Saint Abdon, he befriended Christians persecuted under DiocletianTortured and executed when they were found collecting the remains of martyrs in order to give them a respectable burialMartyr.

Born

Persian

Died

martyred c.250 at RomeItaly

Canonized

Pre-Congregation

Patronage

against eye diseases

against vermin

barrel makers

blind children

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“Saint Senen“. CatholicSaints.Info. 21 July 2020. Web. 27 May 2021. <https://catholicsaints.info/saint-senen/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-senen/

Sts. Abdon and Sennen

 (Variously written in early calendars and martyrologies Abdo, Abdus; Sennes, Sennis, Zennen.)

Persian martyrs under Decius, about A.D. 250, and commemorated 30 July. The veneration paid them dates from as early as the third century, though their Acts, written for the most part prior to the ninth century, contain several fictitious statements about the cause and occasion of their coming to Rome and the nature of their torments. It is related in these Acts that their bodies were buried by a subdeacon, Quirinus, and transferred in the reign of Constantine to the Pontian cemetery on the road to Porto, near the gates of Rome. A fresco found on the sarcophagus supposed to contain their remains represents them receiving crowns from Christ. According to Martigny, this fresco dates from the seventh century. Several cities, notably Florence and Soissons, claim possession of their bodies, but the Bollandists say that they rest in Rome.

Sources

Acta SS., 30 July. MARTIGNY, Dict. des antiq. chrét., 1; CHEETHAM, in Dict. Christ. Antiq,; BUTLER, Lives of the Saints, July 30.

Wynne, John. "Sts. Abdon and Sennen." The Catholic Encyclopedia. Vol. 1. New York: Robert Appleton Company, 1907. 27 May 2021 <http://www.newadvent.org/cathen/01032a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Stephen Patrick Wilson. Dedicated to Barbara May Wilson.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. March 1, 1907. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

Copyright © 2020 by Kevin Knight. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.

SOURCE : https://www.newadvent.org/cathen/01032a.htm

Saints of the Day – Abdon and Sennen

Article

3rd or 4th century. Abdon and Sennen are said to have been Persian princes or nobles (but may have been servants) who had become Christians and were captured during one of either Diocletian’s or Decius’s persecutions – possibly already having been taken prisoner during a Roman campaign in Persia. In Rome they devoted themselves to serving Christian prisoners and burying the bodies of martyrs. Following the glorious tradition of those Christians who preferred death to renouncing Jesus, when the Romans brought idols to be worshipped by the two saints, Abdon and Sennen spat on them.

Their story has one strange twist. The two men were taken to the Roman Coliseum to be torn apart by wild beasts. But, we are told, the bears and lions simply refused to touch or harm them. They had to be cut in pieces by gladiators, who thus showed themselves more savage than untamed animals.

A brave Roman Christian named Quirinus gathered together their dismembered corpses and buried them. And when Emperor Constantine the Great became a supporter of Christianity, they were buried with honor in the cemetery of Pontianus on the via Portuensis. Their cultus was recorded in the Deposito martyrum written in 354 and in early Roman Sacramentaries (Benedictines, Bentley, Delaney, Farmer).

In art, Abdon and Sennen are depicted in a den of lions and bears. They are the patrons of children and invoked for a good harvest (Roeder). In a 6th- or 7th-century fresco in the Roman cemetery of Pontianus are painted two martyrs in Persian apparel, inscribed with the names Abdon and Sennen (Bentley, Farmer).

MLA Citation

Katherine I Rabenstein. Saints of the Day1998. CatholicSaints.Info. 21 July 2020. Web. 27 May 2021. <https://catholicsaints.info/saints-of-the-day-abdon-and-sennen/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/saints-of-the-day-abdon-and-sennen/

July 30

SS. Abdon and Sennen, Martyrs

THEY were Persians, but coming to Rome, courageously confessed the faith of Christ in the persecution of Decius in 250. They were cruelly tormented, but the more their bodies were mangled and covered with ghastly wounds, the more were their souls adorned and beautified with divine grace, and rendered glorious in the sight of heaven. The Christians at Rome did not treat them as strangers, but as brethren united to them in the hope of the same blessed country; and after their death carefully deposited their bodies in the house of a subdeacon called Quirinus. In the reign of Constantine the Great, their relics were removed into the ancient burying place of Pontian, so called from some rich man who built it: called also, from some sign, Ad Ursum Pileatum. It afterwards received its name from SS. Abdon and Sennon. It was situated near the Tiber, on the road to Porto near the gates of Rome. The images of these martyrs with Persian bonnets and crowns on their heads, and their names, are to be seen there at this day in ancient sculpture. 1 SS. Abdon and Sennen are mentioned in the ancient Liberian Calendar, and in other Martyrologies; though their modern acts deserve no notice, as Cardinal Noris has demonstrated. 2

The martyrs preferred torments and death to sin, because the love of God above all things reigned in their breasts. “We say we are Christians,” says Tertullian; 3 “we proclaim it to the whole world, even under the hands of the executioner, and in the midst of all the torments you inflict upon us to compel us to unsay it. Torn and mangled, and weltering in our blood, we cry out as loud as we are able to cry, That we are worshippers of God through Christ.” Upon which Mr. Reeves observes, that no other religion ever produced any considerable number of martyrs except the true one. Do we ever read of any generation of men so greedy of martyrdom, who thought it long till they were upon the rack, and were so patient, so cheerful and steadfast under the most intolerable torments? Socrates was the only philosopher who can be said to have died for his doctrine; and what a restless posture of mind does he betray, who was esteemed the best and the wisest of the heathens! With what misgivings, and fits of hope and fear, does he deliver himself in that most famous discourse, supposed to have been made by him a little before his death, about a future state? 4 And neither Phædo, Cebes, Crito, Simmias, nor any other of his greatest friends who were present at his death, durst maintain either his innocence, or that doctrine for which he died, in the Areopagus. With what reserve did Plato himself dogmatize concerning the gods whom he worshipped in public, but denied in private! How did he dodge about, disguise himself, and say and unsay the same excellent truths! Only the Christians suffered at this rate, and they held on suffering for several hundred years together, till they had subdued the world by dying for their religion. What could engage such a number of men in such a religion, and support them in it, in defiance of death in the most shocking forms, but evident truth, and a superior grace and strength from above?

Note 1. Aringhi Roma Subterranea, l. 1, c. 25. [back]

Note 2. Noris, Diss. 3, de Epochis Syro-Macedonum. [back]

Note 3. Apol. c. 21. [back]

Note 4. Plato in Phædo. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume VII: July.
The Lives of the Saints.  1866.

SOURCE : https://www.bartleby.com/210/7/301.html

Golden Legend – Lives of Saint Abdon and Saint Sennen

Here follow the Lives of Abdon and Sennen.

Abdon is said of abscin in Greek, which is as much to say as cutte in Latin, and dolos, which is to say, as seeing. He was cut and hewn in his body and saw God by martyrdom. Sennen is said of senos in Greek, which is as much to say as wit, and en, that is, in, and thereof is Sennen as in wit, or senex as old, as who says he was old in wit.

Of Saint Abdon and Saint Sennen.

Abdon and Sennen suffered martyrdom under Decius the emperor. When Decius the emperor had surmounted Babylon and the other provinces, he found some christian men within the city, and brought them with him bounden to the city of Corduba. And made them there to die by divers torments. And then Abdon and Sennen, which were as governors of the country, took the bodies and buried them. Then were they accused and brought to Decius, and he did do lead them with him bounden in chains to Rome. Then were they brought tofore Decius, and tofore the senators. Then was it commanded that they should do sacrifice, and they should have all their things freely, or else they should be devoured by bitings of wild beasts. But they despised to make sacrifice, and spit against the false idols and statues; and then were they drawn to the place of martyrdom, and made to be brought to them two lions and two bears, which did to them none harm ne touched them not, but rather kept them from harm. Then began they to cast spears and swords at them, and at last they were all tohewen with swords, and then they were bound by the feet and drawn through the town unto the idol of the sun, and when they had lain there three days, Quirinus, sub-deacon, took the bodies up and buried them in his house. And they suffered death about the year of our Lord two hundred and fifty-three.

SOURCE : https://catholicsaints.info/golden-legend-lives-of-saint-abdon-and-saint-sennen/

Santi Abdon e Sennen Martiri

30 luglio

† Roma, III secolo

Abdon e Sennen sono originari della Persia. Convertiti al cristianesimo, furono imprigionati durante la persecuzione voluta dall'imperatore Decio (III secolo) e legati insieme in catene furono condotti a Roma, dove furono prima bastonati e quindi subirono il martirio uccisi con la spada probabilmente al Colosseo.
Le loro reliquie sono conservate nella basilica di S. Marco Evangelista al Campidoglio dove furono portate da papa Gregorio IV dal cimitero di Ponziano.

Martirologio Romano: A Roma nel cimitero di Ponziano sulla via Portuense, santi Abdon e Sennen, martiri.

Abdon e Sennen sono due martiri certamente esistiti nel III secolo, che subirono il martirio a Roma; le notizie che riguardano la loro vita sono leggendarie, ma un fondo di verità ci deve essere senz’altro. Per prima cosa essi sono ricordati da un gran numero di testi ufficiali e martirologi, come il “Depositio Martyrum”, il “Martirologio Geronimiano”, il “Calendario marmoreo di Napoli”, nei “Sacramentari Gelasiano e Gregoriano”.

Questi testi citano la deposizione delle reliquie, nel Cimitero di Ponziano dei santi martiri di Roma ‘Abdos et Sennes’; questo cimitero era sulla via Portuense, presso l’attuale via Alessandro Poerio e citano alcuni come il ‘Martirologio Geronimiano’, la celebrazione al 30 luglio, data che poi è passata nel ‘Martirologio Romano’, testo ufficiale in vigore nella Chiesa Cattolica.

Ancora celebri testi medioevali, ricordano che tanti pellegrini giunti a Roma, visitavano la via Portuense, entrando nella basilica dove riposavano i loro corpi, questa chiesa era abbastanza grande e nel ‘Liber Pontificalis’ si dice che fu restaurata dai papi Adriano I (772-795) e Niccolò I (858-867).

L’ignoto autore della ‘passio’ dei due santi, forse indotto dai loro nomi esotici, li classifica come due principi persiani, che nella loro condizione di schiavi o di liberti a Roma, si prodigavano a seppellire i martiri.

Questo loro impegno li fa accusare presso l’imperatore Decio (200-251), artefice della settima persecuzione contro i cristiani, che li fa mettere in prigione; in seguito essi compaiono davanti al Senato, rivestiti da abiti dignitosi ma incatenati. Giacché rifiutarono, secondo la prassi, di sacrificare agli idoli, vennero condannati a morte e condotti nell’anfiteatro dove sorgeva il Colosso di Nerone, fra l’Anfiteatro Flavio e il tempio di Venere, per essere divorati dalle belve feroci.

Ma essi miracolosamente ammansirono gli animali, che li evitarono, allora Abdon e Sennen vennero decapitati dai gladiatori. I loro corpi vennero gettati davanti alla statua del Sole, dove rimasero tre giorni, finché il diacono Quirino li raccolse nascondendoli nella sua casa, dove restarono per lunghissimo tempo.

In seguito, grazie ad una rivelazione (fenomeno che compare in molte vite di santi), vennero ritrovati e portati nel Cimitero di Ponziano. In questo cimitero vi è un affresco del VI secolo che li raffigura con barba, vestiti di tunica, con il berretto frigio, sopra l’affresco una iscrizione latina li nomina senza equivoci; nell’affresco Abdon appare più maturo con barba corta e rotonda, mentre Sennen ha la barba a punta e senz’altro più giovane; ancora nello stesso cimitero fu ritrovata una lampada di terracotta del V secolo, con l’immagine di un personaggio in preghiera, coperto da un ricco mantello persiano con barba breve e rotonda, in cui si è voluto identificare Abdon.

Le loro reliquie furono poi ‘depositate’ nella basilica di S. Marco papa, al tempo di papa Sisto IV (1471-1484), infatti nel 1948 si rinvenne sotto l’altare maggiore, un’arca granitica contenente una grande cassa di cipresso con molte reliquie e una pergamena datata 1474, che indicava la deposizione delle reliquie dei santi Marco papa, Abdon e Sennen martiri, Restituto ed altri.

Nel Medioevo una parte delle reliquie furono trasferite ad Arles-sur-Tech nei Pirenei Orientali; la diocesi francese di Perpignon, appunto nei Pirenei, li venera come suoi patroni. I due santi sono stati oggetto privilegiato di molte opere artistiche in varie chiese e cattedrali, in Italia ed in Europa; oltre la ricchezza delle vesti per indicarne l’origine persiana, spesso portano un diadema regale come quello attribuito a volte ai Re Magi che appunto erano orientali; ma la presenza costante è la spada con cui vennero decapitati.

Nella basilica di S. Marco di Roma c’è un altare con le reliquie ed a loro dedicato.

Autore: Antonio Borrelli

SOURCE : http://www.santiebeati.it/Detailed/90207.html



De hellige Abdon og Sennen (~250 eller ~303)

Minnedag: 30. juli

Skytshelgener for bispedømmet Perpignan i Vest-Frankrike; for gartnere, bøttkere, gartnere og barn; mot øyensykdommer; Abdon skytshelgen for blinde barn

De hellige Abdon (Abdo, Abdus) og Sennen (Sennes, Sennis, Zennen) var to persiske «subreguli» (medlemmer av den lavere adelen) – i følge andre kilder frigitte slaver. Sammen gravla de kristne martyrer. For dette ble de tatt, brakt til Roma og ført for keiser Decius (249-51) [eller Diokletian (284-305)], som befalte dem å ofre til de romerske guder. De nektet, og i stedet spyttet de på gudebildene. De ble ført til Colosseum for å kastes for villdyrene, men det fortelles at bjørnene og løvene ganske enkelt nektet å røre eller skade dem. De måtte skjæres i biter av gladiatorer, som dermed viste seg villere enn de utemmede dyrene. En annen versjon sier at de ble halshogd. Det skjedde enten rundt 250 eller, mer sannsynlig, rundt 303.

En modig romersk kristen ved navn Quirinus samlet sammen restene av martyrene og gravla dem. Først da keiser Konstantin den Store (306-37) ble tilhenger av kristendommen, ble de ærefullt bisatt på Pontians kirkegård på Via Portuensis.

En annen versjon sier at de ble brakt til Roma som fanger, og at de i Roma viet seg til å tjene de fengslede kristne og å gravlegge martyrenes lik. Flere elementer i deres Acta er åpenbart fiktive, særlig når det gjelder grunnen til at de kom til Roma og hvordan de ble pint.

Deres fest ble allerede feiret i 354, som det fremgår av Depositio Martyrum. Deres minnedag er 30. juli og deres navn står i Martyrologium Romanum. Ved kalenderrevisjonen i 1969 ble minnedagen strøket i den universelle kalenderen og henvist til lokale og spesielle kalendere.

I 826 ble deres relikvier overført til kirken San Marco i Roma. I 1948 ble det funnet en kiste fra 1400-tallet under høyalteret der, og den inneholdt et pergament fra 1474 som bevitnet overføringen av relikviene av den hellige pave Markus (336-36) og Abdon og Sennen. Et nytt alter ble reist for relikviene av de to martyrene. Deler av deres relikvier skal ha vært brakt til Arles-sur-Tech. Også Firenze og Soissons hevder å ha deler av deres relikvier.

I kunsten fremstilles de med frygiske luer, med palme og sverd, med løver og bjørner liggende for føttemne, med druer og aks. En freske i den romerske Pontian-kirkegården forestiller to martyrer med navnene Abdon og Sennen. Listen over romerske kirker som ble satt opp etter ordre av den hellige pave Pius V (1566-72), nevner en kirke viet til Abdon og Sennen, og den var trolig bygd over stedet for deres martyrium, mellom det flaviske amfiteatret og Venus-templet.

Det finnes også en gammeltestamentlig Abdon, som var en av de siste dommere i Israel. Han hadde 40 sønner og 30 sønnesønner som sammen red på 70 esler.

SOURCE : http://www.katolsk.no/biografier/historisk/abdon

Abdon, SS. (1)

[5] 1SS. Abdon et Seunen, MM. (30. Juli). Hebr. Abdon d.i. Diener, Knecht. Die hhl. Abdon und Sennen waren beide Perser von Geburt. Es ist nicht entschieden, ob sie aus freien Stücken nach Rom kamen, wo sie im Jahre 250 unter Decius gemartert wurden, oder ob Decius sie aus Persien im Triumph als Unterkönige (Subreguli) mit sich nach Rom geführt und sie dort ihres Glaubens wegen habe martern lassen. Liegt auch dem römischen Brevier letztere Annahme zu Grunde, so läßt sie sich doch, wie die Kritiker behaupten, nur dann vertheidigen, wenn nachgewiesen werden kann, daß Decius vor der Thronbesteigung mit den Persern Krieg geführt habe. Es sei dem übrigens wie ihm wolle, sie mußten die schrecklichsten Qualen erdulden. Allein je grausamer ihre Leiber gemartert wurden, desto schöner glänzte an ihnen die Gnade des Himmels. Endlich wurden sie nach vergeblichen Mühen, sie vom Glauben abwendig zu machen, enthauptet. Von den Christen in Rom wurden sie nicht als Fremdlinge, sondern als Brüder behandelt, die durch die Hoffnung derselben Glückseligkeit verbunden waren. Jene nahmen ihre Leichname heimlich weg und brachten sie in das Haus eines Subdiacons, Namens Quirinus. Unter Kaiser Constantin d. Großen kamen ihre Ueberreste auf den Gottesacker Pontian, so genannt von demjenigen, der ihn hatte aufführen lassen, oder auch Ad Ursum Pileatum geheißen, von einem Zeichen, das sich daselbst vorfand. Noch jetzt sieht man auf einem Stück eines alten gehauenen Steinblocks den Namen und die Abbildungen unserer Heiligen, deren Haupt mit einer Krone und einer persischen Mütze bedeckt ist. Die Akten dieser hhl. Martyrer sind spätern Ursprungs und verdienen daher, wie schon Card. Noris bündig nachgewiesen hat, wenig Glauben. Die ausgezeichnete Verehrung jedoch, deren sie sich stets in der röm. Kirche erfreuten, ist über allen Zweifel erhaben. Auf Gemälden werdendiese zwei Heiligen gewöhnlich dargestellt, wie sie gemeinschaftlich ein Schwert halten, um anzudeuten, daß sie mit ein und demselben Schwerte hingerichtet wurden.

SOURCE : http://www.zeno.org/Heiligenlexikon-1858/A/Abdon,+SS.+(1)

Voir aussi : http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2007/07/30/30-juillet-st-abdon-et-st-sennen-seigneurs-persans-martyrs-a.html