mardi 12 mai 2015

Sainte RICTRUDE (RICTRUDIS), abbesse

Blason de la ville Boiry-Sainte-Rictrude (Pas-de-Calais).. 
D’azur à sainte Rictrude d’argent, tenant de sa main dextre un livre de gueules et sa senestre un sceptre d’or, 
au 2) d’or au rai d’escarboucle fleurdelysée de sable posé en pal.


Sainte Rictrude

abbesse ( 688)

Duchesse de Douai, mère de toute une famille de saints. "Une femme chrétienne est un trésor pour toute sa famille" écrivit son biographe. Après la mort de son époux, Saint Adalbadeelle doubla le monastère de Marchiennes d'un monastère de moniales où elle prit le voile.

"C'est en 630 que l'abbaye est fondée par Adalbaud, comte de Douai. Son épouse, Sainte Rictrude, aristocrate d'Aquitaine, se retire dans le monastère à la mort de son mari. Cette dernière crée en 643 un monastère de femmes qui cohabitera avec l'abbaye Bénédictine des hommes jusqu'en 1024."

Marchiennes de 630 à nos jours (source: Office de tourisme de Marchiennes)

L'église paroissiale Sainte Rictrude reconstruite aux XVIIIe et XIXe s. en style néo-classique abrite le gisant de Sainte-Rictrude - classé monument historique. (le portail de la culture - recherche sur le site du ministère)

Trois églises accueillent les fidèles à Ronchin. La plus ancienne, Sainte-Rictrude est inscrite au patrimoine historique. Le début de sa construction se situe au XIe siècle. (Ville de Ronchin)

Au monastère de Marchiennes dans le Cambrésis, vers 688, sainte Rictrude, abbesse. Après la mort violente de son mari, Adalband, sur le conseil de saint Amand, elle reçut le voile sacré et entra au monastère où ses trois filles l’avaient précédée. Elle en devint l’abbesse et dirigea les moniales avec la plus grande rectitude.


Martyrologe romain



Rictrude de Marchiennes

Veuve, Abbesse, Sainte

ca. 614-688


Rictrude, d'une des plus illustres familles de l'Aquitaine, naquit en Gascogne vers l'an 614. Sa piété la rendit infiniment plus recommandable que sa naissance et ses richesses. Elle fut mariée à Adalbaud, un des principaux seigneurs de la cour de Clovis II. De ce mariage sortirent quatre enfants, que leur bienheureuse mère éleva dans les sublimes maximes de la perfection, et qui sont présentement honorés d'un culte public dans l'Église. C'est ainsi que des parents vertueux attirent les bénédictions du ciel sur toute leur famille.

S. Amand ayant été exilé dans la partie méridionale de France, Rictrude eut occasion de le voir et de l'entretenir. Elle ne fut pas longtemps à s'apercevoir que c'était un homme véritablement rempli de l'esprit de Dieu. Elle se mit sous sa conduite, afin d'apprendre de lui la manière la plus parfaite de servir le Seigneur. Toutes ses pensées n'eurent plus que le ciel pour objet, surtout après la mort de son mari. Adalbaud fut assassiné par des scélérats en revenant de Flandre en Gascogne. Sa sainteté a été reconnue par l'Église, qui l'honore au mois de février.

Rictrude était encore jeune lorsqu'elle devint veuve. Clovis II lui proposa de passer à de secondes noces, et d'épouser un de ses favoris. Mais elle refusa constamment de se prêter aux propositions du roi, qui lui permit à la fin de recevoir le voile des mains de S. Amand.

Il y avait quelque temps que, par l'avis du même saint, elle avait fondé une abbaye d'hommes dans la terre de Marchiennes, au diocèse d'Arras. Lorsqu'elle fut devenue veuve, elle en fonda une de filles dans le même endroit. On l'élut supérieure de la communauté, qu'elle gouverna pendant quarante ans. Elle portait le cilice, jeûnait presque continuellement, et donnait beaucoup de temps à la prière et aux veilles. Sans cesse elle soupirait après les biens invisibles ; chaque jour elle travaillait à purifier son cœur par le détachement de toutes les choses créées; la vivacité de son amour lui rendait insipides toutes les consolations humaines, et elle désirait avec ardeur le moment où, affranchie des liens du corps, elle irait se perdre dans le sein de Dieu. Ce fut pour vaquer plus librement à ses exercices de piété, qu'elle se démit de la supériorité quelque temps avant sa mort, qui arriva le 12 mai 688. Elle était âgée de soixante-quatorze ans. Son corps, renfermé dans une châsse fort riche, est chez les Bénédictins de Marchiennes a. On lit son nom dans divers calendriers locaux et monastiques. Il y avait anciennement en Flandre un grand nombre d'églises et d'autels dédiés sous son invocation. Dans l'église de Saint-Ame à Douai, on voit, dans la chapelle de Saint-Mauront, la statue de sainte Rictrude entre plusieurs autres de la même famille.

SOURCE : Alban Butler : Vie des Pères, Martyrs et autres principaux Saints… Tome III. –
 Traduction : Jean-François Godescard.


Rictrudis of Marchiennes, OSB Widow (AC)


Born in Gascony; died 688. Saint Rictrudis was born into a noble Gascon family. She married Saint Adalbald, a Frankish nobleman serving king Clovis II, despite some opposition from her family. The couple had four children, all of whom are counted among the saints: SS Adalsindis, Clotsindis, Eusebia, and Maurontius.


After 16 year of a happy married life at Ostrevant, Flanders, Adalbald was murdered while visiting in Gascony by relatives of Rictrudis who disapproved of the match. After several years, King Clovis ordered her to marry, but with the aid of her old friend and spiritual advisor, Saint Amandus, Clovis relented and permitted her to become a nun at Marchiennes, Flanders--a double monastery that she had founded. Adalsindis and Clotsindis joined her, and sometime later Maurontius, on the point of marrying, left the court and became a monk there, too. Rictrudis ruled Marchiennes as abbess for 40 years (Benedictines, Delaney).

In art, Rictrudis holds a church in her hand. She may also be pictured with her children (Roeder).


May 12

St. Rictrudes, Abbess

THIS mother of saints was a lady of the first quality in France, born in Gascony in 614, and married to Adalbald, one of the principal lords of the court of king Clovis. She had by him four children, who, copying after her example, and being happily educated in her maxims of perfect piety, deserved all to be honoured among the saints: namely, St. Mauront, abbot of Breüil; St. Clotsenda, abbess of Marchiennes; St. Eusebia, or Isoye, abbess of Hamay; and St. Adalsenda, a nun at Hamay. So great a benediction does the sanctity of parents draw upon a whole family. St. Amand being banished into the southern parts of France, Rictrudes finding him to be truly a man of God, committed herself entirely to his direction to walk with fervour in the paths of evangelical perfection. The death of her husband, who was assassinated in his return from his estates in Flanders, not only set her at liberty, but was a powerful means to wean her heart perfectly from the world. Thus the most grievous temporal affliction proved her greatest spiritual blessing. She was yet young, and exceedingly rich; and king Clovis II. sought, even by threats, to oblige her to marry one of his favourite courtiers. However, she maintained her ground, and at length was permitted to receive the religious veil from the hands of St. Amand. She had before this founded an abbey of monks on a marshy ground in her estate of Marchiennes, under the direction of St. Amand. Being now a widow, she built a separate monastery for nuns in the same place, which she governed herself forty years. She was clad with rough hair-cloth, and fasted, watched, and prayed almost without intermission. She sighed continually after the goods of the heavenly Jerusalem; for, as St. Bernard says: 1 “Thou desirest not sufficiently the joys to come if thou dost not daily ask them with tears. Thou knowest them not, if thy soul doth not refuse all comfort till they come.” When the film with which the love of the world covers the eye of the soul is removed, by a perfect disengagement of the heart from its toys, then she sees and feels the weight of her distance from her God. And till she can be drowned in the ocean of his love, she finds no other comfort in her banishment but in the contemplation of his goodness, and in sighs excited by his love. Rictrudes, that she might more freely pursue these exercises, which were the delight of her heart, resigned her superiority some time before her happy death, which happened on the 12th of May, 688, she being seventy-four years old. This nunnery was abolished, and its revenues given to the monks in the same place, in 1028. The body of St. Rictrudes is honourably entombed in the church of that great Benedictin abbey. Her name is inserted in many monastic and local calendars, and several churches and altars have been formerly erected in Flanders under her invocation, mentioned by Papebroke. In the church of St. Amatus at Douay, in the chapel of St. Mauront, among the statues of the saints of his family the third is that of St. Rictrudes. Her life was compiled by Hucbald, a learned monk of St. Amand’s, in 907. Surius altered the style; but this is restored to its original integrity by Mabillon (Act. Bened. t. 2, p. 938), and Papebroke the Bollandist, who has enhanced the value of this work by judicious remarks (t. 3, Maij, p. 80), and has added several long histories of her miracles compiled by several monks of St. Marchiennes and St. Amand’s in different ages.

Note 1. Serm. 2, in cap. Jejun. n. 4. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume V: May. The Lives of the Saints.  1866.