vendredi 1 mai 2015

Saint AMATEUR (AMATRE) d'AUXERRE, évêque et confesseur

Saint Amateur

Évêque d'Auxerre ( 418)

ou Amatre.

Pour détruire plus efficacement les superstitions païennes, il favorisa le culte des saints en particulier celui de saint Etienne à qui il dédia la cathédrale d'Auxerre, comme ce fut le cas pour beaucoup d'autres cathédrales à cette époque. Au Moyen Age, beaucoup d'entre elles, au moment de la reconstruction gothique, changèrent leur nom en se mettant sous la protection de Notre-Dame.

"Le diocèse d’Auxerre a été créé vers la fin du 3ème siècle. Vingt-sept de ses évêques - dont Saint Germain - sont vénérés comme saints; ce qui lui valut d’être appelé, par le pape Pascal II, 'la sainte Église d’Auxerre'." (diocèse de Sens-Auxerre)

Voir aussi sur le site historique d'Auxerre.

À Auxerre, en 418, saint Amatre, évêque, qui s’appliqua à extirper dans sa cité les restes du paganisme et y établit le culte des saints martyrs.


Martyrologe romain



SAINT AMATEUR OU AMATRE

Saint Amatre naquit à Auxerre, dans le cours du IVe siècle, de Proclidius, riche habitant de cette ville, et de lsiciole, dame d’Autun. Zélé dès sa jeunesse pour le service de Dieu, il étudia les saintes lettres, sous la con­duite de Valérien, son évêque. Quand il fut arrivé à l’âge de s’établir, son père voulut le marier à une riche héritière de la ville de Langres, nommée Marthe; le jour du mariage, il avait prié saint Valérien, évêque d’Auxerre, de vouloir bien venir lui-même bénir le lit nuptial; mais Valérien, sans doute par la permission de Dieu, au lieu de réciter les prières en usage dans cette circonstance, lut la bénédiction qu’on prononçait sur les personnes qui se consacrent à Dieu. Amatre et Marthe, qui seuls s’en étaient aperçus, se promirent de vivre comme frère et sœur; plus tard, après la mort de saint Valérien, ils allèrent trouver saint Elade, son successeur, pour obtenir d’être reçus, l’un parmi les clercs, et l’autre parmi les religieuses; Elade les bénit et coupa les cheveux au jeune homme, avant de l’admettre au nombre des clercs.

Amatre n’était encore que diacre, lorsqu’il fit sentir sa fermeté à Palladie, dame autunoise, qui, passant les fêtes de Pâques au faubourg d’Auxerre où elle avait un riche domaine, était venue à l’église revêtue d’habits trop somptueux. Il la guérit ensuite miraculeusement d’une maladie, convertit et baptisa son mari.
Un autre prodige vint le signaler à l’attention publique: une légion de démons chassée de l’île Gallinaria, par saint Martin de Tours, vint hanter le Mont-Artre, près d’Auxerre; il l’en chassa par la vertu du nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Élevé à l’épiscopat l’an 386, il s’employa tout entier à la sanctification de son troupeau. Il conquit à Jésus-Christ une si grande multitude de fidèles, que l’ancienne et unique basilique d’Auxerre étant devenue trop étroite pour les contenir, il en construisit une plus vaste dans l’enceinte des murs de la ville. Il la dédia en l’honneur de saint Etienne, premier martyr.
Animé par son zèle pour la vraie religion, il ne craignit pas d’exciter la colère de Germain, gouverneur du pays, en faisant couper, malgré lui, un arbre qui entretenait dans le pays de vaines superstitions. il se serait volontiers exposé au martyre en affrontant la colère de Germain, s’il n’eût appris par révélation divine que ce même Germain serait son successeur et un très grand serviteur de Dieu.
Il s’éloigna pour quelque temps de sa ville épiscopale et se dirigea vers Autun, soit pour donner au courroux de Germain le temps de s’apaiser, soit pour demander au préfet des Gaules, Julius, l’autorisation de conférer les Ordres au gouverneur d’Autun, qui était loin, en ce moment, de soupçonner ce que la miséricorde de Dieu voulait faire de lui.
Son historien particulier, Etienne Africain, nous apprend quelques circonstances de ce voyage. Saint Amateur, traversant la forêt de Goulou, les paysans qui le reconnurent pour un évêque au petit reliquaire qu’il portait au cou, lui frayèrent un chemin. Le Saint bénit leur nourriture et guérit un malade par le signes de la croix. Ce miracle lui attira les acclamations de toute la contrée. Non loin de là, il rencontra un riche habitant de la ville d’Alise, nommé Suffronius, qui faisait la recherche d’une certaine quantité d’argen­terie qu’on lui avait enlevée. Ce seigneur ce joignit au saint évêque qui le consola, et lui donna l’espoir d’une prompte restitution. Les voleurs furent en effet rencontrés à trois milles de là, et la restitution fut faite comme le Saint l‘avait prédit. Il détermina Suffronius à leur pardonner, et à leur faire seulement promettre sur le tombeau de saint Andoche et de saint Thyrse qu’ils changeraient de vie. Cette circonstance nous apprend que la rencontre se fit dans le voisinage de Saulieu où était ce tombeau de nos Saints Apôtres
Saint Amateur, approchant d’Autun, y fut reçu avec une grande pompe ; l’évêque, saint Simplice, alla au-devant de lui avec son clerc, et le préfet Jules, avec ses officiers. Le lendemain, saint Amateur ayant fait demander audience au préfet, ce religieux magistrat s’avança pour le recevoir, et  commença par lui demander sa bénédiction. Le saint évêque, après la lui avoir donnée, lui parla ainsi: « Dieu m’a fait la grâce de m’apprendre le jour de ma mort, et comme personne n’est plus propre à gouverner mon église que l’illustrissime Germain, selon que le Seigneur a daigné me le révéler, je prie votre Celsitude de m’accorder la permission de le tonsurer ». Le préfet lui répondit: « Quoiqu’il soit utile et même nécessaire à notre république, cependant puisque le Seigneur se l’est choisi, ainsi que votre béatitude me l’assure, je vous déclare que je ne puis aller contre l’ordre de Dieu ».
Ayant donc obtenu sa demande, saint Amateur se disposait à revenir à Auxerre, mais l’évêque d’Autun le retint encore un peu de temps, pour la dédicace d’un oratoire élevé anciennement sur le tombeau de saint Sym­phorien. Les deux évêques revenant de la cérémonie de la dédicace, rencontrèrent trois lépreux qu’ils guériront par des onctions d’huile bénite, et  en leur faisant boire de l’eau du Jourdain que l’on disait avoir été apportée de la Palestine par le saint évêque Rhétice. Saint Amateur emporta quelques reliques du saint martyr et les déposa près d’Auxerre, dans un oratoire du Mont-Artre, qui prit le nom de Saint-Symphorien.
Ayant appris la mort de Marthe, qui, depuis leur séparation, s’était reti­rés à Airy, terre de sa famille, il fit transporter son corps à Auxerre, et l’inhuma sur le Mont-Artre, proche la ville.
Le saint évêque fit un voyage, en Orient, d’où il rapporta des reliques considérables de saint Cyr et de sainte Julitte. Ce fat à la suite de ce voyage que le culte de ces saints martyrs s’établit en Occident.
De retour à Auxerre, il rassembla ses clercs et les avertit de songer à lui un successeur. Les voyant tristes et silencieux, il se dirigea vers l’église, où il avait convoqué tout le peuple, et y trouve Germain en prière avec les autres; il le dépouille, de l’habit séculier, l’enrôle dans la milice de l’Eglise et le déclare son successeur, en lui recommandant de garder sans tache l’honneur qu’il venait de recevoir. Après cela, ce père pieux étant tombé malade, il se fit porter dans l’église sur son siége épiscopal. Ce fut là qu’il s’éteignit entre les mains de ceux qui le soutenaient.
On vit aussitôt un chœur de bienheureux descendre dans l’église, chantant des hymnes et des cantiques, et conduire son âme au ciel. Le clergé et les fidèles qui étaient réunis autour du saint évêque, entonnèrent à leur tour le chant des psaumes. C’était un mercredi, le 1er mai de l’an 418. Son corps fut inhumé sur le Mont-Artre, dans l’oratoire où reposait déjà sainte Marthe. — L’église que saint Amateur avait élevée sur le Mont-Artre pour y recevoir les reliques de saint Symphorien, prit plus tard le nom de son fondateur. Le culte de notre Saint, établi en France dès le VIe siècle, se répandit jusqu’en Catalogne, à l’occasion d’une de ses reliques que Charlemagne avait donnée à cette contrée.
On représente saint Amatre avec une hache à la main: devant lui est un arbre qu’il s’apprête à frapper. La vie du Saint explique le pourquoi de ces attributs.  

 Amator of Auxerre B (RM)
(also known as Amatre, Amadour)

Died May 1, 418. Although Amator studied theology, he married a holy woman of Langres, venerated locally as Saint Martha, in order to please his parents. After their wedding they mutually agreed to live together as brother and sister. In a short time, Martha took the religious veil and Amator received the clerical tonsure. He was ordained bishop of Auxerre in 388 and governed the see until his death 30 years later. During his episcopacy he converted the remaining heathen in the diocese, built two churches, and was the instrument of many miracles. He ordained his successor, Saint Germanus, who wrote Amator's biography. A Latin vita, composed by someone named Stephen, is a work of fiction (Attwater2, Benedictines, Coulson, Husenbeth). Saint Amator is depicted in art as a bishop with an axe and tree (Roeder).


May 1

St. Amator, Bishop of Auxerre, Confessor

HE served God from his infancy with his whole heart, and applied himself to the study of the sacred sciences under Valerian, bishop of Auxerre. In compliance with the desire of his parents, he took to wife Martha, a rich young lady of Langres; but no sooner was the contract solemnized in the church, but, taking her aside, he spoke to her in such strong terms on the advantages of holy virginity, that, by her free consent, they on the spot engaged themselves, by a mutual vow, to embrace that state for the sake of more perfect virtue. She soon after took the religious veil, and he received the clerical tonsure. Being afterwards chosen bishop of Auxerre, he governed that church thirty years, from 388 to 418, labouring to conduct his flock by his example and assiduous exhortations, in the paths of eternal salvation. He died on the 1st of May, 418. See his life, and that of St. Germanus, and other monuments, collected by Henschenius, t. 1, Maij. p. 50.

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume V: May. The Lives of the Saints.  1866.


Saint Amator of Auxerre

Also known as
  • Amatre
  • Amadour
Profile

Born to the upper class. Convert, brought to the faith by Saint Helladius of Auxerre. Amator felt a call to the priesthood, and studied theology, but his family objected and he withdrew. Married to a woman named Martha from Langres, France; her reputation for holiness led to the locals calling her Saint Martha, and the two lived as brother and sister. Soon after the marriage, Martha entered religious life and Amator joined the clergy. Bishop of Auxerre, France in 388. During his 30 years he converted the remaining pagans in the diocese. Ordained Saint Germanus of Auxerre. Known as a miracle worker.

Born