samedi 16 mai 2015

Saint ANDRÉ-HUBERT FOURNET, curé et fondateur

Saint André-Hubert Fournet

Curé, fondateur des Filles de la Croix ( 1834)

Le diocèse de Poitiers célèbre un "petit curé" qui fut nommé dans son village natal. Par fidélité à l'Église catholique romaine, il refusa de prêter le serment constitutionnel exigé par la Révolution française. Il dut vivre dans la clandestinité durant les sombres années de la Terreur. Il fonda ensuite, avec sainte Jeanne-Elisabeth Bichier des Ages, la congrégation des Filles de la Croix, qui se dévouent à l'éducation chrétienne des enfants et aux soins des malades pauvres.

André-Hubert Fournet (1752, Saint-Pierre-de-Maillé - 1834, La Puye) - La rencontre d'un pauvre sur l'escalier de son presbytère de Maillé transforme sa vie. Il s'exile en Espagne durant la Révolution. Revenu en 1797, il célèbre des messes clandestines, notamment aux Petits Marsillys où il rencontre Elisabeth Bichier des Ages qui fonde avec lui les Filles de la Croix. Il est canonisé en 1933. (diocèse de Poitiers)


À La Puye en Poitou, l’an 1834, saint André-Hubert Fournet, prêtre. Curé de paroisse au temps de la Révolution française, bien que proscrit, il affermit les fidèles dans la foi, puis, quand la paix fut rendue à l’Église, il fonda, avec sainte Élisabeth Bichier des Ages, l’Institut des Filles de la Croix.


Martyrologe romain


Saint André-Hubert Fournet

Fondateur des Filles de la Croix (1732 - 1834) - Canonisé en 1933

Enfance d'André-Hubert Fournet
André-Hubert est le 9ème d’une famille de 10 enfants.

Il grandit dans l’amour de ses parents et de ses frères et sœurs.

Enfant insouciant, rieur, exubérant, il préfère le jeu au travail.

Pensionnaire au collège de Châtellerault, il est aimé de tous ses camarades pour son joyeux entrain et sa franchise.

Première institutrice d’André-Hubert, sa mère est étonnée par l’exubérance de son enfant mais elle connaît aussi son cœur et son grand fond de tendresse.

« Un jour, mon bon André, tu seras prêtre. Tu monteras à l’autel et tu prieras pour ta mère ».

Sa mère a semé et puis, elle a laissé toute la place à Dieu.

Dieu ne semble pas pressé … Pas plus qu’André-Hubert qui écrit, à la 1ère page d’un de ses livres : « Ce livre appartient à André-Hubert, bon garçon, qui ne sera jamais ni moine, ni prêtre »…

Dieu travaille avec le temps …

André-Hubert aime bien la vie

Après ses études classiques, il étudie le droit pendant un an. Il écrit si mal qu’il ne peut prétendre à  la magistrature..

Sans consulter personne, il s’engage dans l’armée. Un jour, dans son costume militaire, il se présente chez son oncle, curé de Saint Pierre de Maillé.

L’accueil est sec :
« Votre visite se trompe d’adresse ….. Je n’ai pas de neveu dans l’état militaire »….

Où aller ? … Une porte lui est toujours ouverte : celle du cœur de sa mère. Madame Fournet dirige son fils vers un de ses oncles, curé à Haims, dans la Vienne.

Cet oncle est silencieux, austère, méditatif. Haims est une rude et triste campagne.

Dans cette nature solitaire, André-Hubert réfléchit, prie.

A 22 ans, il décide de rentrer au séminaire et d’être prêtre.

D’abord vicaire, André-Hubert est ensuite nommé curé à Saint Pierre de Maillé. C’est un bon prêtre, mais il aime bien recevoir avec un certain luxe ses confrères et ses amis.

Un jour, Monsieur le Curé attend du monde. Sa table est richement préparée. La porte de la salle à manger au 1er étage du presbytère, est ouverte pour l’accueil.

Dans l’escalier, un bruit de pas…. André-Hubert va joyeusement au devant de son hôte …

Surprise ! … C’est un mendiant qui demande l’aumône.  Monsieur le Curé est embarrassé :
« Je n’ai pas d’argent …. »
« Comment ? … pas d’argent ? … réplique le pauvre … et votre table en est couverte »

La parole du mendiant est pour André-Hubert, Parole de Jésus-Christ.

Il pleure longuement, prosterné sur les dalles de l’église. Par la parole du mendiant, Jésus Christ est entré dans son  cœur .

Ardent et généreux, André-Hubert a eu le courage de la conversion.

1789 … La Révolution éclate en France …..

Le serment constitutionnel est exigé des prêtres.

André-Hubert refuse de prêter serment à la Constitution Civile du Clergé. Il est désormais, prêtre errant, sans paroisse, sans église, sans demeure. Il doit se cacher. Sa vie est en danger. 

Confiant en la Providence, Il décide de partir… il prend le chemin de l’exil vers l’Espagne.

L’Espagne accueille le prêtre français, le fugitif.

De 1792 à 1797, André-Hubert est réfugié à Los Arcos, petite ville de Navarre. Mais …ses paroissiens de Saint Pierre de Maillé délaissés lui manquent … Il entend leur voix. Alors, il décide de revenir, seul, en France.

En France, ce n’est pas l’accalmie espérée. Les prêtres réfractaires sont, à nouveau, en danger. Les temps sont difficiles.

C’est encore l’ère des catacombes !  Mais notre Pasteur est courageux.  André-Hubert célèbre l’Eucharistie clandestinement, tantôt dans un endroit, tantôt dans un autre, par prudence.

Rencontre avec Elisabeth Bichier des Ages

Une nuit, dans une pauvre grange, mal éclairée, une jeune demoiselle entre. C’est Elisabeth Bichier des Ages, châtelaine des environs. Dans cette assemblée de paysans, de métayers, elle fait sensation. On s’écarte pour la laisser passer.

Le prêtre intervient vivement :

« Croyez-vous, Mademoiselle, que je vais laisser, pour vous entendre, ces mères de famille, ces pauvres paysans venus de plusieurs lieues ? » …

Humblement, la jeune fille répond :

« Mon Père, j’attendrai … Il suffira que vous consentiez à m’entendre … après eux … » et elle attendit de longues heures …

Dans cette grange dite des Marsyllis, Elisabeth trouve le conseiller spirituel que sa prière demandait à Dieu.

André-Hubert voit dans Elisabeth une âme d’une beauté peu commune.

Leur première rencontre fut décisive. Elle est à l’origine de la Congrégation des Filles de la Croix dont André-Hubert et Elisabeth sont les Fondateurs.

Le Bon Père

En France, des jours meilleurs se lèvent. En 1801 André-Hubert revient à Maillé et en 1802, il rentre à nouveau dans son presbytère.

Sa paroisse est une famille.

Dans tous les foyers, on l’appelle « le Bon Père ». Ses paroissiens, il les connaît tous. Il  les aime et en  est aimé.

André-Hubert, un bâtisseur, un rassembleur …

Au lendemain de la Révolution, il veut faire instruire les enfants et soigner les malades. Il  confie cette mission à  Elisabeth, la jeune châtelaine qu’il a rencontrée à la grange des Marsyllis.  Autour d’Elisabeth, une petite communauté naît. 

André-Hubert devient le formateur spirituel et apostolique de cette nouvelle famille qui prendra le nom de « Filles de la Croix ».

Après 40 ans de ministère paroissial, le Bon Père André quitte Maillé pour se consacrer à la Congrégation des Filles de la Croix qui désormais demeure dans un ancien couvent de Fontevristes à LA PUYE.

Jusque dans sa vieillesse, le Bon Père a gardé un air de simplicité, d’humilité. Au soleil de l’Amour de Dieu, la transfiguration de son être se poursuit.

Le 13 mai 1834, André-Hubert ouvre ses yeux au Soleil sans déclin.


SOURCE : http://www.fillesdelacroix.net/index.php?option=com_content&view=article&id=69&Itemid=469


Saint André-Hubert Fournet

Also known as
  • Andrew Hubert Fournet
  • Andrea Uberto Fournet
Profile

Andrew had a strong religious upbringing, nagged by his mother to become a priest. Andrew resisted, and tried to study at Poitiers, but began leading a wild life. Out of school, his mother convinced him to stay with his uncle, a priest. The uncle’s good example so moved Andrew that he turned his life around, returned to his studies, and felt the call to a vocation. Parish priest, assigned to Maille, France.

During the French Revolution, Andrew refused to take an oath that renounced the Church. He fled to Spain 1792 for five years, then returned to his parish, and was protected by his flock, celebrating the sacraments in secret. Andrew and Saint Jeanne Elizabeth Bichier des Ages, a local holy woman, founded the Daughters of the Cross of Saint Andrew.

Born
Died

Andrew Hubert Fournet, Founder (RM)

Born in Maillé (near Poitiers), France, on December 6, 1752; died at La Puye, France, on May 13, 1834; beatified in 1926; canonized in 1933; feast day formerly on May 13.


Instead of honoring his mother's desire for him to be a priest, Andrew's early life was devoted to frivolity. He was bored by religion, and apparently by life in general. As a student of law and philosophy at the university at Poitiers, he was idle and simply enjoyed himself. He did not even learn to write properly. After failing at several jobs, his parents sent him to live with an uncle who was a priest in a very poor parish.

Inspired by his uncle's work, he became a protector of the poor, returned to his native town, studied theology, was ordained, and became his uncle's assistant. Then he was appointed as parish priest to his home town church at Maillé. He completely changed his comfortable lifestyle and exchanged it for one of austerity and simplicity.

During the French Revolution he refused to take the oath of civil constitution of the clergy and was asked by his bishop to go to Spain for his own safety. He lived there five years but, ashamed by his lack of courage, he clandestinely returned to his flock in 1797 and remained at the risk of his life.
On one occasion he was forced to evade the bailiffs by impersonating a corpse. He leapt onto a bed, the lady of the house covered him with a sheet, surrounded him by mourning women and candles, and they deceived the authorities. Another time he was saved by a canny woman, who, when bailiffs came into the room, boxed him on the ears, chided him for not rising at their entrance, and angrily sent him out the back door. He commented later that she hit him so hard that he saw stars.

Once Andrew was in fact captured by the authorities on Good Friday, 1792. They put him in a carriage to take him to prison. The saint, insisting on walking, for he observed: "From the day that Jesus Christ carried his cross it has behooved his followers to travel on foot."

When Napoleon allowed the church back openly into France after the revolution (1807), Andrew was once again officially the parish priest at Maillé. He labored as a missionary, preacher, and confessor, and with Saint Elizabeth (Agnes) Bichier (f.d. August 26) founded the congregation of the Daughters of the Cross, dedicated to nursing and teaching. Andrew retired from his parish in 1820, but continued to direct the sisters until his death, at which time the order had over sixty convents in Poitou. Prayers to Saint Andrew were said to have miraculously increased food supplies for the nuns and their charges when they were in need (Attwater, Benedictines, Bentley, Delaney, White).
Daughters of the Holy Cross
(Also called the Sisters of St. Andrew).

The aim of this congregation is to instruct poor country girls, to provide refuges for the young exposed to temptation, to prepare the sick for death, and to care for churches. The sisters make yearly vows for five years, after which the vows are perpetual. The congregation, which is subject to diocesan control, was established at Guinnetiere, near Béthines, in the Diocese of Vienne, France, in 1806. In Dec., 1811, the mother-house was erected at Maillé, and six years later the constitutions were approved by Mgr. de Beauregard, Bishop of Montauban. Government recognition was granted in 1819 and renewed in 1826. In 1820 the foundress purchased the ancient abbey at La Puye, which then became the headquarters of the institute. In 1839 Pius VIII granted many indulgences and spiritual favours to the members. The establishment of a branch at Issy, near Paris, in 1817 under the protection of the royal family, helped to develop the congregation, which spread rapidly, and foundations were made at Parma in 1851 under ducal patronage, and at Rome in 1856. At the time of the dispersion of the French orders in 1905, the Sisters of St. Andrew had 400 houses in France, 9 in Italy, and 9 in Spain, with a membership of over 3000 nuns. The two founders of the congregation were: André-Hubert Fournet, Vicar-General of Poitiers, b. at Maillé on 6 Dec., 1752; educated at Chatelleraud and Poitiers; ordained 1778; who died at La Puye on 13 May, 1834; and Jeanne-Marie-Elizabeth-Lucie Bichier des Ages, born near Le Blanc, Indre, on 3 July, 1772; she had been a prisoner for the Faith during the Revolution, and died at La Puye on 26 Aug., 1838.

[Note: Andrew Fournet was canonized by Pope Pius XI in 1933, Elizabeth Bichier des Ages by Pope Pius XII in 1947.]

Sources

HEIMBUCHER, Die Orden und Kongregationen, III (Paderborn, 1908), 380; HELYOT, Dict. des ordres religieux, IV (Paris, 1859), 342-64.

MacErlean, Andrew. "Daughters of the Holy Cross." The Catholic Encyclopedia. Vol. 16 (Index). New York: The Encyclopedia Press, 1914. 16 May 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/16031b.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Herman F. Holbrook. Per crucem et passionem tuam, libera nos, Domine.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. March 1, 1914. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.