jeudi 27 juin 2013

Saint JOSEPH CAFASSO, prêtre salésien et confesseur



BENOÎT XVI



AUDIENCE GÉNÉRALE



Place Saint-Pierre



Mercredi 30 juin 2010



Saint Giuseppe Cafasso


Chers frères et sœurs,

Nous avons depuis peu conclu l’Année sacerdotale: un temps de grâce, qui a apporté et qui portera des fruits précieux à l’Eglise; une opportunité pour rappeler dans la prière tous ceux qui ont répondu à cette vocation particulière. Le saint curé d’Ars, ainsi que d’autres figures de saints prêtres, véritables lumières dans l’histoire de l’Eglise, nous ont accompagnés sur ce chemin, comme modèles et intercesseurs. Aujourd’hui, comme je l’ai annoncé mercredi dernier, je voudrais en rappeler une autre, qui se distingue du groupe des «saints sociaux» dans la ville de Turin du XIXe siècle: il s’agit de saint Giuseppe Cafasso.

Il me semble approprié de rappeler son souvenir, car il y a précisément une semaine était célébré le 150e anniversaire de sa mort, survenue dans le chef-lieu piémontais le 23 juin 1860, à l’âge de 49 ans. En outre, il me plaît de rappeler que le Pape Pie XI, le 1er novembre 1924, approuvant les miracles pour la canonisation de saint Jean Marie Vianney, et publiant le décret d’autorisation pour la béatification de Giuseppe Cafasso, rapprocha ces deux figures de prêtres à travers les paroles suivantes: «C’est avec une disposition particulière et bénéfique de la Bonté Divine que nous avons assisté à cette apparition, sur l’horizon de l’Eglise catholique, de nouveaux astres, le curé d’Ars, et le vénérable serviteur de Dieu, Giuseppe Cafasso. Ce sont précisément ces deux figures belles, chères et providentiellement opportunes, qui devaient se présenter à nous aujourd’hui; la figure du curé d’Ars, petite et humble, pauvre et simple, mais non moins glorieuse, et l’autre, belle, grande, complexe et riche figure de prêtre, maître et formateur de prêtres, le vénérable Giuseppe Cafasso». Il s’agit de circonstances qui nous offrent une occasion de connaître le message, vivant et actuel, qui ressort de la vie de ce saint. Il ne fut pas curé comme le curé d’Ars, mais il fut surtout formateur de curés et de prêtres diocésains, et même de prêtres saints, parmi lesquels saint Jean Bosco. Il ne fonda pas, comme les autres saints prêtres du XIXe siècle piémontais, des instituts religieux, car sa «fondation» fut l’«école de vie et de sainteté sacerdotale» qu’il réalisa, à travers l’exemple et l’enseignement, dans l’«internat ecclésiastique de saint François d’Assise» à Turin.

Giuseppe Cafasso naît à Castelnuovo d’Asti, le même village que saint Jean Bosco, le 15 janvier 1811. C’est le troisième de quatre enfants. La dernière, sa sœur Marianne, sera la mère du bienheureux Giuseppe Allamano, fondateur des branches masculines et féminines des missionnaires de la Consolata. Il naît dans le Piémont du XIXe siècle, caractérisé par de graves problèmes sociaux, mais également par de nombreux saints qui s’engageaient à y porter remède. Ils étaient liés entre eux par un amour total pour le Christ et par une profonde charité envers les plus pauvres: la grâce du Seigneur sait diffuser et multiplier les semences de sainteté! Giuseppe Cafasso accomplit ses études secondaires et deux ans de philosophie au Collège de Chieri, et, en 1830, il passa au séminaire de théologie où, en 1833, il fut ordonné prêtre. Quatre mois plus tard, il fit son entrée dans le lieu qui restera pour lui l’«étape» unique et fondamentale de sa vie sacerdotale: l’«internat ecclésiastique Saint François d’Assise» à Turin. Entré pour se perfectionner dans le domaine de la pastorale, il y mit à profit ses dons de directeur spirituel et son grand esprit de charité. L’internat, en effet, n’était pas seulement une école de théologie morale, où les jeunes prêtres, provenant surtout de la campagne, apprenaient à confesser et à prêcher, mais il s’agissait également d’une véritable école de vie sacerdotale, où les prêtres se formaient à la spiritualité de saint Ignace de Loyola et à la théologie morale et pastorale du grand évêque saint Alphonse Marie de’ Liguori. Le type de prêtres que Giuseppe Cafasso rencontra à l’internat et que lui-même contribua à renforcer — surtout comme recteur — était celui du véritable pasteur avec une riche vie intérieure et un profond zèle dans le soin pastoral: fidèle à la prière, engagé dans la prédication, dans la catéchèse, dévoué à la célébration de l’Eucharistie et au ministère de la Confession, selon le modèle incarné par saint Charles Borromée, par saint François de Sales et promu par le Concile de Trente. Une heureuse expression de saint Jean Bosco résume le sens du travail éducatif dans cette communauté: «A l’internat, on apprenait à être prêtres».

Saint Giuseppe Cafasso tenta de réaliser ce modèle dans la formation des jeunes prêtres, afin que, à leur tour, ils deviennent des formateurs d'autres prêtres, religieux et laïcs, selon une chaîne spéciale et efficace. De sa chaire de théologie morale, il éduquait à être de bons confesseurs et directeurs spirituels, préoccupés par le vrai bien spirituel de la personne, animés par un grand équilibre pour faire sentir la miséricorde de Dieu et, dans le même temps, un sens aigu et vif du péché. Les vertus principales de Giuseppe Cafasso comme professeur étaient au nombre de trois, comme le rappelle saint Jean Bosco: le calme, la sagesse et la prudence. Selon lui la vérification de l'enseignement transmis se faisait par le ministère de la confession, à laquelle il consacrait lui-même de nombreuses heures pas jour; accouraient à lui des évêques, des prêtres, des religieux, des laïcs éminents et des gens simples: il savait offrir à tous le temps nécessaire. Il fut, par la suite, le sage conseiller spirituel d'un grand nombre d'entre eux, qui devinrent des saints et fondateurs d'instituts religieux. Son enseignement n’était jamais abstrait, uniquement basé sur les livres que l’on utilisait à cette époque, mais il naissait de l’expérience vivante de la miséricorde de Dieu et de la profonde connaissance de l’âme humaine acquise au cours des longues heures passées au confessionnal et consacrées à la direction spirituelle: il proposait en effet une véritable école de vie sacerdotale.

Son secret était simple: être un homme de Dieu; faire, dans les petites actions quotidiennes, «ce qui peut conduire à la plus grande gloire de Dieu et au bénéfice des âmes». Il aimait de manière totale le Seigneur, il était animé par une foi bien enracinée, soutenu par une prière profonde et prolongée, il vivait une sincère charité à l'égard de tous. Il connaissait la théologie morale, mais il connaissait tout autant les situations et le cœur des gens, dont il prenait en charge le bien, comme le bon pasteur. Ceux qui avaient la grâce d'être proches de lui en étaient transformés en autant de bons pasteurs et en confesseurs de grande valeur. Il indiquait avec clarté à tous les prêtres la sainteté à atteindre précisément dans le ministère pastoral. Le bienheureux père Clemente Marchisio, fondateur des Filles de Saint-Joseph, affirmait: «J'entrai à l’internat en étant un grand gamin et une tête en l'air, sans savoir ce que voulait dire être prêtre, et j'en ressortit tout à fait différent, pleinement conscient de la dignité du prêtre». Combien de prêtres forma-t-il au Pensionnat et suivit-il ensuite spirituellement! Parmi ces derniers — comme je l'ai déjà dit — ressort saint Jean Bosco, dont il fut le directeur spirituel pendant 25 ans, de 1835 à 1860: d'abord comme enfant de chœur, puis comme prêtre et enfin comme fondateur. Tous les choix fondamentaux de la vie de saint Jean Bosco eurent comme conseiller et guide saint Giuseppe Cafasso, mais de manière bien précise: Giuseppe Cafasso ne tenta jamais de former en don Bosco un disciple «à son image et ressemblance» et don Bosco ne copia pas Giuseppe Cafasso: il l'imita assurément dans les vertus humaines et sacerdotales — le définissant un «modèle de vie sacerdotale» —, mais en suivant ses propres inclinations personnelles et sa vocation particulière; un signe de la sagesse du maître spirituel et de l'intelligence du disciple: le premier ne s'imposa pas au second, mais le respecta dans sa personnalité et il l'aida à lire quelle était la volonté de Dieu pour lui. Chers amis, c'est là un enseignement précieux pour tous ceux qui sont engagés dans la formation et l'éducation des jeunes générations et c'est aussi un fort rappel de l'importance d'avoir un guide spirituel dans sa propre vie, qui aide à comprendre ce que Dieu attend de nous. Avec simplicité et profondeur, notre saint affirmait: «Toute la sainteté, la perfection et le profit d'une personne consiste à faire parfaitement la volonté de Dieu (…). Nous serions heureux si nous parvenions à verser ainsi notre cœur dans celui de Dieu, unir à ce point nos désirs, notre volonté à la sienne au point de former un seul cœur et une seule volonté: vouloir ce que Dieu veut, le vouloir de la manière, dans les délais, dans les circonstances qu'Il veut et vouloir tout cela pour aucune autre raison que parce que Dieu le veut».

Mais un autre élément caractérise le ministère de notre saint: l’attention pour les derniers, en particulier les détenus, qui à Turin au XIXe siècle vivaient dans des lieux inhumains et déshumanisants. Même dans ce service délicat, exercé pendant plus de vingt ans, il fut toujours un bon pasteur, compréhensif et plein de compassion: des qualités perçues par les détenus, qui finissaient par être conquis par cet amour sincère, dont l’origine était Dieu lui-même. La simple présence de Giuseppe Cafasso faisait du bien: il rassérénait, il touchait les cœurs endurcis par les événements de la vie et surtout il illuminait et ébranlait les consciences indifférentes. Pendant les premiers temps de son ministère parmi les détenus, il avait souvent recours aux grandes prédications qui arrivaient à toucher presque toute la population des prisons. Au fil du temps, il privilégia la catéchèse individuelle, faite pendant les entretiens et lors des rencontres personnelles: respectueux de la situation de chacun, il affrontait les grands thèmes de la vie chrétienne, en parlant de la confiance en Dieu, de l’adhésion à sa volonté, de l’utilité de la prière et des sacrements, dont le point d’arrivée est la confession, la rencontre avec Dieu qui s’est fait pour nous miséricorde infinie. Les condamnés à mort furent l’objet de soins humains et spirituels très particuliers. Il accompagna au supplice, après les avoir confessés et leur avoir administré l’Eucharistie, 57 condamnés à mort. Il les accompagnait avec un profond amour jusqu’au dernier souffle de leur existence terrestre.

Il mourut le 23 juin 1860, après une vie entièrement offerte au Seigneur et consumée pour son prochain. Mon prédécesseur, le vénérable serviteur de Dieu le Pape Pie XII, le proclama patron des prisons italiennes le 9 avril 1948 et, avec l’exhortation apostolique Menti nostrae du 23 septembre 1950, il le proposa comme modèle aux prêtres engagés dans la confession et dans la direction spirituelle.

Chers frères et sœurs, que saint Giuseppe Cafasso soit un rappel pour tous à intensifier le chemin vers la perfection de la vie chrétienne, la sainteté; il doit, en particulier, rappeler aux prêtres l’importance de consacrer du temps au sacrement de la réconciliation et à la direction spirituelle, et rappeler à tous l’attention que nous devons avoir envers ceux qui en ont le plus besoin. Que nous aide l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, dont saint Giuseppe Cafasso était un grand dévot et qu’il appelait «notre chère Mère, notre réconfort, notre espérance».

* * *

Je suis heureux d’accueillir les pèlerins francophones, particulièrement ceux qui sont venus accompagner les nouveaux Archevêques métropolitains à qui j’ai eu la joie de remettre le pallium. Je salue cordialement Monseigneur Albert Le Gatt, Archevêque de Saint-Boniface, Monseigneur Samuel Kleda, Archevêque de Douala, Monseigneur Joseph Atanga, Archevêque de Bertoua, Monseigneur André-Joseph Léonard, Archevêque de Malines-Bruxelles, Monseigneur Désiré Tsarahazana Archevêque de Toamasina et Monseigneur Pierre Nguyen Van Nhon, Archevêque de Hanoï. Je vous donne avec affection, ainsi qu’à tous les prêtres et aux fidèles de vos archidiocèses la Bénédiction Apostolique, en gage de paix et de joie dans le Seigneur!

© Copyright 2010 - Libreria Editrice Vaticana


Béatifié en 1925

Canonisé en 1947

Il naît à Castelnuovo d’Asti en 1811

Joseph Cafasso naît à Castelnuovo d’Asti en 1811. Fils de petits propriétaires terriens, il est le troisième de quatre enfants, dont le dernier, Marianne, sera la maman du bienheureux don Joseph Allamano. Très petit il jouissait déjà de l'estime de sa famille et de tout le village comme un petit saint. Il achève ses études de théologie au séminaire de Chieri et il est ordonné prêtre en 1833 .

Au Convitto Ecclesiastico...il y restera toute sa vie

Quatre mois après, il s'établit au Convitto Ecclesiastico pour parfaire sa formation sacerdotale et pastorale. Il y restera toute sa vie, en en devenant le recteur. Au Convitto on respire la spiritualité de saint Ignace et les orientations théologiques et pastorales de saint Alphonse Marie de Liguori. L’enseignement y est particulièrement bien soigné et on vise à former de bons confesseurs et d'habiles prédicateurs. Joseph étudie et approfondit la spiritualité de saint François de Sales, qu'il transmettra ensuite à un étudiant: Jean Bosco. Don Cafasso, son directeur spirituel de 1841 à 1860, a contribué à former et orienter la personnalité et la spiritualité de don Bosco.

Accompagnement spirituel des prisonniers et des condamnés à mort

Dans son enseignement, il valorise le devoir quotidien en vue de la sainteté. Comme en témoigna le fondateur des Salésiens: “La vertu extraordinaire de Cafasso fut celle de pratiquer constamment et avec une merveilleuse fidélité les vertus ordinaires”. Toujours attentifs aux nécessités des derniers, il visitait et soutenait aussi économiquement les plus pauvres, en leur apportant la consolation dérivant de son ministère sacerdotal. Son apostolat consistait aussi dans l'accompagnement spirituel des prisonniers et des condamnés à mort, au point d'être défini comme le prêtre des prisonniers.

Directeur spirituel... et il soutint aussi matériellement don Bosco

Prudent et réservé, maître spirituel, il fut le directeur spirituel de prêtres, laïcs, politiciens, fondateurs. Pie XI le définit comme la perle du clergé italien. Don Cafasso soutint aussi matériellement don Bosco et la Congrégation salésienne depuis ses origines. Après une brève maladie, il mourut à l'âge d'à peine 49 ans le 23 juin de 1860. Pie XII le reconnut comme un « modèle de vie sacerdotale, père des pauvres, consolateur des malades, soulagement des prisonniers, salut des condamnés à mort ». Le même Pape, dans l'encyclique Menti Nostrae du 23 septembre 1950 le proposa comme modèle de prêtre.

Il fut béatifié en 1925 et canonisé par Pie XII en 1947


Saint Joseph Cafasso

Prêtre à Turin

(1811-1860)

Giuseppe Cafasso naît le 15 janvier 1811 à Castelnuovo d’Asti, qui maintenant s'appelle Castelnuovo Don Bosco, dans la province d’Asti, au Piémont. Fils de petits propriétaires terriens, il est le troisième de quatre enfants, dont la dernière, Marianne, sera la maman du Bx Bx Giuseppe Allamano.
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Depuis tout petit, il était considéré comme un petit saint, dans sa famille et dans le village. Il fit ses études de théologie au Séminaire de Chieri et fut ordonné prêtre en 1833. Quatre mois plus tard, il s’installe au Collège Ecclésiastique pour perfectionner sa formation sacerdotale et pastorale. Il y restera toute sa vie ; entre-temps, il en devint le Recteur. Au Collège, on respirait la spiritualité de Saint Ignace et on suivait les directives théologiques et pastorales de Saint Alphonse Marie de Liguori.

L’enseignement y est donné avec grand soin et vise à former de bons confesseurs et d’habiles prédicateurs. Giuseppe étudie et approfondit la spiritualité de Saint François de Sales, qu’il transmettra par la suite, de façon particulière, à l’un de ses étudiants : Giovanni Bosco. Don Cafasso, son directeur spirituel de 1841 à 1860, a contribué à former et à orienter la personnalité et la spiritualité de Giovanni. Typique de son enseignement était l’insistance sur le devoir quotidien dans son rapport à la sainteté.

Le fondateur des Salésiens en a lui-même témoigné en ces termes : « La vertu extraordinaire de don Cafasso fut de pratiquer en permanence et avec une fidélité merveilleuse les vertus ordinaires. » Toujours attentif aux besoins des plus faibles, il visitait et aidait, même économiquement, les plus pauvres, leur apportant en même temps la consolation émanant de son ministère sacerdotal.

Son apostolat consistait aussi dans l’accompagnement spirituel des prisonniers et des condamnés à mort, qu'il assiste jusqu'à leur dernière heure. Il est surnommé « l'aumônier des gibets » et est actuellement le saint protecteur des aumôniers de prison. Il donne l'absolution aux condamnés à mort, et comme ceux-ci sont exécutés tout de suite après, Giuseppe parle d'eux comme des saints pendus.

Prudent et réservé, maître spirituel, il fut le directeur spirituel de prêtres, de laïcs, de personnalités politiques, de fondateurs. Don Cafasso soutint Don Bosco et la Congrégation salésienne, y compris matériellement, depuis le début.

Après une courte maladie, il meurt d’une pneumonie, à l’âge de 49 ans à peine, le 23 juin 1860. C'est Don Bosco qui prononça l'homélie pour la messe de funérailles.

Giuseppe Cafasso fut béatifié en 1925, par le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) qui le défini « la perle du clergé italien », et canonisé le 22 juin 1947, par Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958). Ce dernier le présenta comme « un modèle de vie sacerdotale, père des pauvres, consolateur des malades, soutien des prisonniers, salut des condamnés à mort ». Le même Pape, dans son encyclique Menti Nostrae du 23 septembre 1950, l’a proposé comme modèle aux prêtres.


Saint Joseph Cafasso

Prêtre à Turin (✝ 1860)

Ce fut un saint prêtre, professeur de théologie morale à Turin et directeur spirituel réputé. Il forma le clergé piémontais, en particulier saint Jean Bosco, à l’école de saint Alphonse de Liguori et de saint François de Sales.

Le 30 juin 2010, dans le sillage de l'Année sacerdotale, Benoît XVI a consacré sa catéchèse à la figure du saint italien Giuseppe Cafasso, à 150 ans de sa mort. Après des études de philosophie et de théologie et, quatre mois après son ordination sacerdotale en 1833, Joseph entra à l'internat ecclésiastique de Saint-François-d'Assise de Turin pour se perfectionner en pastorale. Sa vie de prêtre, a dit le Pape, fut celle d'un "vrai pasteur animé d'une riche vie intérieure et d'un grand zèle pastoral, fidèle à la prière, engagé dans les prédications, la catéchèse, attentif à la célébration de l'eucharistie et au ministère de la confession, conformément au modèle incarné par saint Charles Borromée et saint François de Sales et promu par le Concile de Trente".

"Saint Joseph Cafasso entreprit de réaliser ce modèle dans la formation des jeunes prêtres pour que ceux-ci, à leur tour, deviennent des formateurs d'autres prêtres, religieux et laïcs, en suivant une chaîne aussi particulière qu'efficace". Le saint qui consacrait de nombreuses heures à la confession, "avait un amour total pour le Seigneur, une foi bien enracinée et soutenue par une prière profonde, prolongée et vivante, ainsi qu'une charité sincère avec tous. Il connaissait la théologie morale, mais tout aussi bien les situations et le cœur des gens dont il avait pris la charge, comme le bon pasteur". Rappelant ensuite que saint Jean Bosco le prit comme directeur spirituel de 1835 à 1860, Benoît XVI précisa que Giuseppe Cafasso ne cessa jamais d'en être "un disciple à son image et à sa ressemblance", et celui-ci à son tour ne manqua pas d'imiter son maître... "dans les vertus humaines et sacerdotales, en le définissant comme un modèle de vie sacerdotale. Mais il suivit ses attitudes personnelles et sa vocation propre. Voilà un enseignement fondamental pour tous ceux qui se consacrent à la formation et à l'éducation des jeunes générations".

Le ministère de saint Joseph Cafasso fut aussi caractérisé par "une grande attention aux plus faibles, en particulier aux prisonniers qui...vivaient dans des lieux inhumains et déshumanisants". Si, au début, le saint faisait de "grandes prédications auxquelles assistait souvent toute la population carcérale, le temps passant, il privilégia la catéchèse plus directe, menée à terme au cours de rencontres et colloques plus personnels. Respectueux des modes de vivre de chacun, il évoquait la vie chrétienne en parlant de la confiance en Dieu, de l'adhésion à sa volonté, de l'utilité de la prière et des sacrements dont...la confession et la rencontre avec Dieu qui se fait miséricorde infinie". Il mourut en 1860. En 1948, le Pape Pie XII le proclama patron des prisons italiennes et en 1953, il le proposa comme "modèle pour les prêtres engagés dans la confession et la direction spirituelle". (source: VIS 20100630-500)

À Turin, en 1860, saint Joseph Cafasso, prêtre, qui se consacra à accroître la piété et la science du clergé piémontais et à réconcilier avec Dieu les malheureux emprisonnés et même les condamnés à mort.

Martyrologe romain


JOSEPH CAFASSO   
Prêtre salésien, directeur spirituel de don Bosco
(1811 – 1860)
Fête le 23 juin
Joseph Cafasso naquit à Castelnuovo d’Asti en 1811 dans le Piémont, alors annexé à la France. Il était le troisième des quatre enfants de Giovanni Cafasso et d'Orsola Beltramo, propriétaires terriens. Sa plus jeune sœur, Marianna, fut la maman du bienheureux don Joseph Allamano qui fut l'élève de saint Jean Bosco
Souffrant d'une malformation de la colonne vertébrale, Joseph Cafasso était de petite taille, et resta estropié toute sa vie. Encore enfant, il était considéré comme un petit saint, dans sa famille et dans le village. Ressentant de très bonne heure l'appel à la vie sacerdotale il fit ses études de théologie au Séminaire de Chieri, dans la province de Turin, et fut ordonné prêtre en 1833. Quatre mois plus tard, il s’installa au Collège Ecclésiastique pour perfectionner sa formation sacerdotale et pastorale. Il y restera toute sa vie; il en devint même le Recteur. Dans son Collège, on respirait la spiritualité de Saint Ignace et on suivait les directives théologiques et pastorales de Saint Alphonse Marie de Liguori. L’enseignement y était donné avec grand soin et visait à former de bons confesseurs et d’habiles prédicateurs. Il insistait particulièrement sur le devoir quotidien dans son rapport à la sainteté. 
Joseph étudia et approfondit la spiritualité de Saint François de Sales, qu’il transmettra par la suite, et de façon particulière, à l’un de ses étudiants: Jean Bosco. Don Cafasso, directeur spirituel de 1841 à 1860, a contribué à former et à orienter la personnalité et la spiritualité de Don Bosco.  
Parallèlement, Don Cafasso eut à exercer les fonctions de professeur de théologie morale à Turin dès 1836. C'est là qu'il eut comme élève le jeune Don Bosco qui n'avait que 12 ans. Nommé curé de la paroisse de Saint-François en 1848, Joseph Cafasso devient un confesseur renommé, très attaché à la vénération du Saint Sacrement. Disciple de Saint François de Sales, il encourageait vivement ses ouailles, et aidait aussi les prêtres dans leur ministère. Maître spirituel prudent et réservé, don Cafasso fut le directeur spirituel de nombreux prêtres, de laïcs, de personnalités politiques, de fondateurs. Il convient de dire ici que Don Cafasso soutint Don Bosco et la Congrégation salésienne, y compris matériellement, depuis le début.
Joseph Cafasso exerça aussi de nombreux autres ministères, particulièrement auprès des prisonniers qu'il visitait et des condamnés qu'il assistait jusqu'à leur dernière heure. Il fut surnommé l'aumônier des gibets et est devenu le saint protecteur des aumôniers de prison. Il donnait l'absolution aux condamnés à mort, et comme ceux-ci étaient exécutés tout de suite après, Joseph parlait d'eux comme des saints pendus. Il travailla toute sa vie à l'amélioration de la condition pénitentiaire.
Le 23 juin 1860, Joseph Cafasso mourut d'une pneumonie à Turin. Il n'avait que 49 ans. C'est Don Bosco qui prononça l'homélie pour la messe de funérailles. Béatifié en 1925 par Pie XI qui le définissait comme la perle du clergé italien, don Cafasso fut canonisé le 22 juin 1947 par Pie XII. C'est à l'occasion de cette canonisation, que Pie XII dit de Joseph Cafasso, que ""la mission dont l'avait chargé la Providence, fut d'instruire le clergé, de le confirmer dans l'intégrité de la doctrine évangélique, et de l'inciter à la perfection propre à son état." Pie XII le présenta comme "un modèle de vie sacerdotale, père des pauvres, consolateur des malades, soutien des prisonniers, salut des condamnés à mort." Le même Pape, dans son encyclique Menti Nostrae du 23 septembre 1950, l’a proposé comme modèle aux prêtres. En 1968, l'église San Giuseppe Cafasso dans le quartier de Tuscolano de Rome lui fut dédiée. 
Comment parler de la spiritualité de Don Cafasso? En laissant s'exprimer saint Jean Bosco, le fondateur des Salésiens: "La vertu extraordinaire de Don Cafasso fut de pratiquer en permanence et avec une fidélité merveilleuse les vertus ordinaires." Toujours attentif aux besoins des plus faibles, il visitait et aidait même économiquement les plus pauvres, leur apportant en même temps la consolation émanant de son ministère sacerdotal. Son apostolat consistait aussi dans l’accompagnement spirituel des prisonniers et des condamnés à mort, au point qu’on l’a défini comme le prêtre des prisonniers.
Paulette Leblanc
SOURCE : http://nouvl.evangelisation.free.fr/leblanc_joseph_cafasso.htm

St Joseph, canonisé en 1947, n’est pas au calendrier Romain, mais dans le supplément du Missel Romain de 1962. Naissance : 1811. Mort : 23.06.1860 à Turin. C’est Don Bosco qui prononça l’homélie pour la Messe de funérailles. Canonisation : 22.06.1947 à Rome par Pie XII.

Joseph Cafasso naquit à Castelnuovo d’Asti en 1811. Fils de petits propriétaires terriens, il était le troisième de quatre enfants, dont la dernière, Marianne, sera la maman du bienheureux don Joseph Allamano. Depuis tout petit, il était considéré comme un petit saint, dans sa famille et dans le village. Il fit ses études de théologie au Séminaire de Chieri et fut ordonné prêtre en 1833. Quatre mois plus tard, il s’installe au Collège Ecclésiastique pour perfectionner sa formation sacerdotale et pastorale. Il y restera toute sa vie ; entre-temps, il en devint le Recteur. Au Collège, on respirait la spiritualité de Saint Ignace et on suivait les directives théologiques et pastorales de Saint Alphonse Marie de Liguori.

L’enseignement y est donné avec grand soin et vise à former de bons confesseurs et d’habiles prédicateurs. Joseph étudie et approfondit la spiritualité de Saint François de Sales, qu’il transmettra par la suite, de façon particulière, à l’un de ses étudiants : Jean Bosco. Don Cafasso, son directeur spirituel de 1841 à 1860, a contribué à former et à orienter la personnalité et la spiritualité de Don Bosco. Typique de son enseignement était l’insistance sur le devoir quotidien dans son rapport à la sainteté.

Le fondateur des Salésiens en a lui-même témoigné en ces termes : « La vertu extraordinaire de don Cafasso fut de pratiquer en permanence et avec une fidélité merveilleuse les vertus ordinaires. » Toujours attentif aux besoins des plus faibles, il visitait et aidait même économiquement les plus pauvres, leur apportant en même temps la consolation émanant de son ministère sacerdotal. Son apostolat consistait aussi dans l’accompagnement spirituel des prisonniers et des condamnés à mort, au point qu’on l’a défini comme le prêtre des prisonniers.

Prudent et réservé, maître spirituel, il fut le directeur spirituel de prêtres, de laïcs, de personnalités politiques, de fondateurs. Pie XI l’a défini la perle du clergé italien. Don Cafasso soutint Don Bosco et la Congrégation salésienne, y compris matériellement, depuis le début. Après une courte maladie, il mourut à l’âge de 49 ans à peine, le 23 juin 1860. Il fut béatifié en 1925 et canonisé par Pie XII en 1947. Ce dernier le présenta comme « un modèle de vie sacerdotale, père des pauvres, consolateur des malades, soutien des prisonniers, salut des condamnés à mort ». Le même Pape, dans son exhortation apostolique Menti Nostræ du 23 septembre 1950, l’a proposé comme modèle aux prêtres. Source

Textes de la Messe, supplément du Missel Pro aliquibus locis

Textes de la messe ‘Pro aliquibus Locis’ que tout prêtre peut prendre en ce jour selon le code des rubriques de 1962 [*].
die 27 iunii

SANCTI IOSEPHI CAFASSO

Conf.

Ant. ad Introitum. Dan. 12, 3

Qui docti fúerint fulgébunt sicut splendor firmaménti : et qui justítiam erúdiunt multos sicut stellæ in perpétuas æternitátes.

Ps. 118, 1.

Beáti immaculáti in via : qui ámbulant in lege Dómini.

V/. Glória Patri.

Oratio.

Deus, qui, ad plúrimos pro salúte animárum perferéndos labóres, sanctum Ioséphum Confessórem tuum mirábili caritáte et invícta patiéntia decorásti : concéde propítius ; ut, eius exémplis instrúcti et intercessiónibus adiúti, ætérnæ vitæ prǽmia consequamur. Per Dominum nostrum.

Léctio libri Sapiéntiæ.

Eccli. 7, 31-40.

In tota ánima tua time Dóminum, et sacerdótes illíus sanctífica. In omni virtúte tua dílige eum qui te fecit, et minístros eius ne derelínquas. Honóra Deum ex tota ánima tua, et honorífica sacerdótes, et propúrga te cum bráchiis. Da illis partem, sicut mandátum est tibi, primitiárum et purgatiónis, et de negligéntia tua purga te cum paucis. Datum brachiórum tuórum, et sacrifícium sanctificatiónis ófferes Dómino, et inítia sanctórum. Et páuperi pórrige manum tuam, ut perficiátur propitiátio et benedíctio tua. Grátia dati in conspéctu omnis vivéntis, et mórtuo non prohíbeas grátiam. Non desis plorántibus in consolatióne, et cum lugéntibus ámbula. Non te pígeat visitáre infírmum : ex his enim in dilectióne firmáberis. In ómnibus opéribus tuis memoráre novíssima tua, et in ætérnum non peccábis.

Graduale. Ps. 23, 3-4.

Quis ascéndet in montem Dómini, aut quis stabit in loco sancto eius ?

V/. Innocens mánibus et mundo corde qui non accépit in vano ánimam suam, nec iurávit in dolo próximo suo.

Allelúia, allelúia. V/. Ps. 109, 4. Iurávit Dóminus, et non poenitébit eum : Tu es sacérdos in ætérnum, secúndum órdinem Melchísedech. Allelúia.

In missis votivis post Septuagesimam, ommissis Allelúia et versu sequenti, dicitur

Tractus. 91, 13-14.

Iustus ut palma florébit : sicut cedrus Líbani multiplicábitur.

V/. Plantátus in domo Dómini : in átriis domus Dei nostri.

V/. Ps. 111, 2 et 3. Potens in terra erit semen eius : generátio rectórum benedicétur.

V/. Glória et divítiæ in domo eius : et iustítia eius manet in sǽculum sǽculi.

Tempore paschali omittitur graduale, et eius loco dicitur :

Allelúia, allelúia. V/. Eccli. 45, 9. Amávit eum Dóminus, et ornávit eum : stolam glóriæ índuit eum. Allelúia.

Allelúia. V/. Osee 14, 6. Iustus germinábit sicut lílium : et florébit in ætérnum ante Dóminum. Allelúia.

+ Sequéntia sancti Evangélii secundum Matthǽum.

Matth. 25, 31-40.

In illo témpore : Dixit Iesus discípulis suis : Cum vénerit Fílius hóminis in maiestáte sua, et omnes Angeli cum eo, tunc sedébit super sedem maiestátis suæ : et congregabúntur ante eum omnes gentes, et separábit eos ab ínvicem, sicut pastor ségregat oves ab hædis : et státuet oves quidem a dextris suis, hædos autem a sinístris. Tunc dicet Rex his, qui a dextris eius erunt : Veníte, benedícti Patris mei, possidéte parátum vobis regnum a constitutióne mundi. Esurívi enim, et dedístis mihi manducáre ; sitívi, et dedístis mihi bíbere ; hospes eram, et collegístis me ; nudus, et cooperuístis me ; infírmus, et visitástis me ; in cárcere eram, et venístis ad me. Tunc respondébunt ei iusti, dicéntes : Dómine, quando te vídimus esuriéntem, et pávimus te ; sitiéntem, et dedimus tibi potum ? quando autem te vídimus hóspitem, et collégimus te ? aut nudum, et cooperúimus te ? aut quando te vídimus infírmum, aut in cárcere, et vénimus ad te ? Et respóndens Rex, dicet illis : Amen, dico vobis : quámdiu fecístis uni ex his frátribus meis mínimis, mihi fecístis.

Ant. ad Offertorium. Ps. 20, 3-4.

Desidérium ánimæ eius tribuísti ei, Dómine, et voluntáte labiórum eius non fraudásti eum : posuísti in cápite eius corónam de lápide pretióso.

Secreta

Oblátum tibi munus, quǽsumus, Dómine, in odórem suavitátis ascéndat : et, intercedénte beáto Iosépho Confessóre tuo, nos corpóre et mente puríficet. Per Dominum.

Ant. ad Communionem. Ioann. 12, 26.

Qui mihi mínistrat, me sequátur : et ubi sum ego, illic et miníster meus erit.

Postcommunio

Divinitátis tuæ, Dómine, sempitérna fruitióne satiémur : quam beátus Ioséphus Conféssor tuus in sacro altáris mystério prægustábat. Per Dominum nostrum.

le 27 juin

SAINT JOSEPH CAFASSO

Confesseur

Introït

Les sages brilleront comme la splendeur du firmament : ceux qui ont enseigné la justice brilleront comme les étoiles dans l’éternité sans fin.

Heureux ceux qui sont immaculés dans la voie : qui marchent dans la loi du Seigneur.

Collecte

Dieu, vous avez orné saint Joseph, votre Confesseur, d’une admirable charité et d’une patience invincible afin d’accomplir de nombreux travaux pour le salut des âmes : accordez-nous favorablement, qu’instruits par ses exemples et aidés de ses prières, nous parvenions aux récompenses de la vie éternelle.

Lecture du livre de la Sagesse.
 [1]

Crains le Seigneur de toute ton âme, et vénère ses prêtres. Aime de toutes tes forces Celui qui t’a créé, et n’abandonne pas ses ministres. Honore Dieu de toute ton âme, et révère les prêtres, et acquitte-toi des offrandes d’épaules. Donne-leur, comme il t’a été ordonné, leur part des prémices et des hosties d’expiation, et purifie-toi de tes négligences par de petites offrandes. Offre au Seigneur les épaules des victimes, et le sacrifice de sanctification, et les prémices des choses saintes. Étends aussi ta main vers le pauvre, afin de rendre parfaite ta propitiation et ta bénédiction. Le présent est agréable à tous ceux qui vivent, et ne prive pas les morts de ta libéralité. Ne manque pas de consoler ceux qui pleurent, et marche auprès des affligés. Ne sois point paresseux à visiter les malades ; car c’est ainsi que tu obtiendras des affections fidèles. Dans toutes tes œuvres souviens-toi de ta fin, et tu ne pécheras jamais.

Graduel

Qui pourra gravir la montagne du Seigneur, qui se tiendra debout en ce lieu sacré ?

V/. Celui qui a les mains innocentes et le cœur pur, qui n’a pas livré son âme à la vanité, ni fait à son prochain un serment trompeur.

Allelúia, allelúia. V/. Le Seigneur a juré, et il ne s’en repentira pas : Vous êtes prêtre à jamais selon l’ordre de Melchisédech. Alléluia.

¶ Aux messes votives après la Septuagésime, on omet l’Alléluia et son verset et on dit

Trait

Le juste fleurira comme le palmier et il se multipliera comme le cèdre du Liban

V/. Planté dans la maison du Seigneur, dans les parvis de la maison de notre Dieu.

V/. Sa race sera puissante sur la terre : la postérité des justes sera bénie.

V/. La gloire et les richesses sont dans sa maison, et sa justice demeure dans tous les siècles.

Pendant le temps pascal, on omet le graduel et à sa place on dit :

Allelúia, allelúia. V/. Le Seigneur l’a aimé et l’a orné. Il l’a revêtu d’une robe de gloire.

Allelúia. V/. Le juste germera comme le lis, et il fleurira éternellement en présence du Seigneur. Alléluia.

Suite du Saint Évangile selon saint Mathieu.

©AEL 1964 [2]

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : « Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations se rassembleront devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs, et il placera les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche. Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez vêtu ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus à moi ! » Alors les justes lui répondront : « Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim, et que nous t’avons donné à manger ; ou avoir soif, et que nous t’avons donné à boire ? quand est-ce que nous t’avons vu étranger, et que nous t’avons accueilli ? ou nu, et que nous t’avons vêtu ? quand est-ce que nous t’avons vu malade ou en prison, et que nous sommes venus à toi ? » Et le Roi leur répondra : « En vérité, je vous le dis, tout ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ».

Offertoire

Vous lui avez accordé, Seigneur, le désir de son cœur, et vous ne l’avez point frustré de la demande de ses lèvres : vous avez mis sur sa tête une couronne de pierres précieuses

Secrète

Que ce don qui vous est offert, Seigneur, monte en odeur de suavité : et, par l’intercession du bienheureux Joseph, votre Confesseur, qu’il purifie notre corps et notre esprit.

Communion

Si quelqu’un me sert, qu’il me suive : et là où je suis, là sera aussi mon serviteur.

Postcommunion

Faites que nous soyons rassasiés, Seigneur, de la jouissance éternelle de votre divinité dont le bienheureux Joseph, votre Confesseur, avait un avant goût dans le mystère sacré de l’autel.

[1] Passage biblique non traduit dans le lectionnaire français de 1964.

[2] Cf. Motu proprio Summorum Pontificum : Art. 6. Dans les Messes selon le Missel du B. Jean XXIII célébrées avec le peuple, les lectures peuvent aussi être proclamées en langue vernaculaire, utilisant des éditions reconnues par le Siège apostolique.


SOURCE : http://www.introibo.fr/27-06-St-Joseph-Cafasso-confesseur


BENEDICT XVI



GENERAL AUDIENCE



Saint Peter's Square



Wednesday, 30 June 2010



Saint Joseph Cafasso


Dear Brothers and Sisters,

We have just come to the end of the Year for Priests: a time of grace that has yielded and will yield precious fruits for the Church; an opportunity to remember in prayer all those who have responded to this particular calling. The Curé d'Ars and other holy priests have accompanied us on this journey as models and intercessors, true beacons in the history of the Church. Today, as I announced last Wednesday, I would like to recall another of them, who stands out from the group of "social saints" of Turin in the 19th century: it is St Joseph Cafasso.

It seems appropriate to remember him because exactly a week ago was the 150th anniversary of his death in the Piedmontese capital on 23 June 1860, when he was 49 years old. In addition, I would like to recall that on 1 November 1924, in approving the miracles for the canonization of St John Mary Vianney and publishing the Decree authorizing the beatification of Cafasso, Pius XI juxtaposed these two priestly figures with the following words: "Not without a special and beneficial disposition of Divine Goodness have we witnessed new stars rising on the horizon of the Catholic Church: the parish priest of Ars and the Venerable Servant of God, Joseph Cafasso. These two beautiful, beloved, providently timely figures must be presented today; one, the parish priest of Ars, as small and humble, poor and simple as he was glorious; and the other, a beautiful, great, complex and rich figure of a priest, the educator and formation teacher of priests, Venerable Joseph Cafasso". These circumstances give us the opportunity to know the living and timely message that emerges from the life of this Saint. He was not a parish priest like the Curé d'Ars but was above all a formation teacher of parish and diocesan priests, indeed of holy priests such as St John Bosco. He did not found religious institutes like the other Piedmontese priests of the 19th century because his "foundation" was the "school of priestly life and holiness", which he achieved with his example and teaching in the "Convitto Ecclesiastico di S. Francesco d'Assisi" [College-Residence for Clerics of St Francis of Assisi], in Turin.

Joseph Cafasso was born in Castelnuovo d'Asti, the same village in which St John Bosco was born, on 15 January 1811. He was the third of four children. The last, his sister Marianna, was to be the mother of Bl. Joseph Allamano, Founder of the Consolata Missionary Fathers and the Consolata Missionary Sisters. He was born in 19th-century Piedmont, marked by serious social problems but also by many Saints who strove to find remedies for them. These Saints were bound to each other by total love of Christ and by their profound charity for the poorest people. The grace of the Lord can spread and multiply the seeds of holiness! Cafasso completed his secondary school studies and the two years of philosophy at the College of Chieri and, in 1839, went on to the theological seminary where he was ordained a priest in 1833. Four months later he entered what for him was to be the fundamental and only "stage" in his priestly life: the "Convitto Ecclesiastico di S. Francesco d'Assisi" in Turin. Having entered it to perfect himself in pastoral ministry, it was here that he brought to fruition his gifts as a spiritual director and his great spirit of charity. The "Convitto" was in fact not only a school of moral theology where young priests, who came mainly from the countryside, learned how to become confessors and how to preach but was also a true and proper school of priestly life, where priests were formed in the spirituality of St Ignatius of Loyola and in the moral and pastoral theology of the great holy Bishop St Alphonsus Mary de' Liguori. The type of priest that Cafasso met at the "Convitto" and that he himself helped to strengthen especially as Rector was that of the true pastor with a rich inner life and profound zeal in pastoral care, faithful to prayer, committed to preaching and to catechesis, dedicated to the celebration of the Eucharist and to the ministry of Confession, after the model embodied by St Charles Borromeo and St Francis de Sales and promoted by the Council of Trent. A felicitous saying of St John Bosco sums up the meaning of educational work in that community: "at the "Convitto' men learn to be priests".

St Joseph Cafasso sought to bring this model into being in the formation of the young priests so that, in turn, they might become the formation teachers of other priests, religious and lay people, forming a special and effective chain. From his chair of moral theology he taught them to be good confessors and spiritual directors, concerned for the true spiritual good of people, motivated equally by a desire to make God's mercy felt and, by an acute and lively sense of sin. Cafasso the teacher had three main virtues, as St John Bosco recalled: calmness, wisdom and prudence. For him the test of the lessons taught was the ministry of Confession, to which he himself devoted many hours of the day. Bishops, priests, religious, eminent laymen and women and simple people sought him. He was able to give them all the time they needed. He was also a wise spiritual counsellor to many who became Saints and founders of religious institutes. His teaching was never abstract, nor based exclusively on the books that were used in that period. Rather, it was born from the living experience of God's mercy and the profound knowledge of the human soul that he acquired in the long hours he spent in the confessional and in spiritual direction: his was a real school of priestly life.

His secret was simple: to be a man of God; to do in small daily actions "what can result in the greater glory of God and the advantage of souls". He loved the Lord without reserve, he was enlivened by a firmly-rooted faith, supported by profound and prolonged prayer and exercised in sincere charity to all. He was versed in moral theology but was likewise familiar with the situation and hearts of people, of whose good he took charge as the good pastor that he was. Those who had the grace to be close to him were transformed into as many good pastors and sound confessors. He would point out clearly to all priests the holiness to achieve in their own pastoral ministry. Bl. Fr Clement Marchisio, Founder of the Daughters of St Joseph, declared: "You entered the "Convitto' as a very mischievous, thoughtless youth, with no idea of what it meant to be a priest; and you came out entirely different, fully aware of the dignity of the priest". How many priests were trained by him at the "Convitto", and then accompanied by him spiritually! Among them as I have said emerges St John Bosco who had him as his spiritual director for a good 25 years, from 1835 to 1860: first as a seminarian, then as a priest and lastly as a Founder. In all the fundamental decisions of his life St John Bosco had St Joseph Cafasso to advise him, but in a very specific way: Cafasso never sought to form Don Bosco as a disciple "in his own image and likeness", and Don Bosco did not copy Cafasso; he imitated Cafasso's human and priestly virtues, certainly and described him as "a model of priestly life" but according to his own personal disposition and his own specific vocation; a sign of the wisdom of the spiritual teacher and of the intelligence of the disciple: the former did not impose himself on the latter but respected his personality and helped him to interpret God's will for him. Dear friends, this is a valuable lesson for all who are involved in the formation and education of the young generations and also a strong reminder of how important it is to have a spiritual guide in one's life, who helps one to understand what God expects of each of us. Our Saint declared with simplicity and depth: "All a person's holiness, perfection and profit lies in doing God's will perfectly.... Happy are we if we succeed in pouring out our heart into God's, in uniting our desires and our will to his to the point that one heart and one will are formed: wanting what God wants, wanting in the way, in the time and in the circumstances that he desires and willing it all for no other reason than that God wills it".

However, another element characterizes the ministry of our Saint: attention to the least and in particular to prisoners who in 19th-century Turin lived in inhumane and dehumanizing conditions. In this sensitive service too, which he carried out for more than 20 years, he was always a good, understanding and compassionate pastor: qualities perceived by the prisoners who ended up by being won over by his sincere love, whose origin lay in God himself. Cafasso's simple presence did good: it reassured, it moved hearts hardened by the events of life and above all it enlightened and jolted indifferent consciences. In his early prison ministry he often had recourse to great sermons that managed to involve almost the entire population of the prison. As time passed, he gave priority to plain catechesis in conversation and in personal meetings. Respectful of each individual's affairs, he addressed the important topics of Christian life, speaking of trust in God, of adherence to his will, of the usefulness of prayer and of the sacraments whose goal is Confession, the encounter with God who makes himself infinite mercy for us. Those condemned to death were the object of very special human and spiritual care. He accompanied to the scaffold 57 of the men sentenced to death, having heard their confession and having administered the Eucharist to them. He accompanied them with deep love until the last breath of their earthly existence.

Joseph Cafasso died on 23 June 1860, after a life offered entirely to the Lord and spent for his neighbour. My Predecessor, the Venerable Servant of God Pope Pius XII, proclaimed him Patron of Italian prisons on 9 April 1948, and, with his Apostolic Exhortation Menti Nostrae, on 23 September 1950 held him up as a model to priests engaged in Confession and in spiritual direction.

Dear brothers and sisters, may St Joseph Cafasso's example serve as a reminder to all to hasten towards the perfection of Christian life, towards holiness. In particular, may this Saint remind priests of the importance of devoting time to the sacrament of Reconciliation and to spiritual direction, and to all the concern we should have for the most deprived. May we find help in the intercession of the Blessed Virgin Mary, to whom St Joseph Cafasso was very devoted and whom he called "Our beloved Mother, our consolation, our hope".

To Special Groups

Yesterday, on the Solemnity of Saints Peter and Paul, I conferred the Pallium upon thirty-eight Archbishops from throughout the world. I would now like to greet the English-speaking Archbishops present at today’s Audience, together with their family members and the pilgrimage groups which accompanied them to the Tombs of the Apostles:

Archbishop Alex Thomas Kaliyanil of Bulawayo (Zimbabwe),

Archbishop Gerard Tlali Lerotholi of Maseru (Lesotho),

Archbishop Socrates Villegas of Lingayen-Dagupan (Philippines),

Archbishop Bernard Longley of Birmingham (England),

Archbishop Jerome Edward Listecki of Milwaukee (USA),

Archbishop Stephen Brislin of Cape Town (South Africa),

Archbishop Dennis Schnurr of Cincinnati (USA),

Archbishop Francis Kallarakal of Verapoly (India),

Archbishop Hyginus Kim Hee-joong of Kwangju (Korea),

Archbishop Thomas Wenski of Miami (USA),

Archbishop Peter Smith of Southwark (England),

and Archbishop Matthias Kobena Nketsiah of Cape Coast (Ghana).

Dear Brothers, I ask the Lord to strengthen all of you in your witness to the apostolic faith and in generous service to the flocks entrusted to your care.

I also greet the many other English-speaking visitors and pilgrims present at today’s Audience, especially the groups from England, Scotland, Ireland, Ghana, Palestine, the Philippines, South Korea, Canada and the United States of America. I thank the Schola Cantorum of Saint Peter’s Cathedral, Belfast, for their praise of God in song. Upon all of you I invoke an abundance of joy and peace in our Lord Jesus Christ.

© Copyright 2010 - Libreria Editrice Vaticana


Saint Joseph Cafasso

Joseph was born in 1811 at Castelnuovo of pious parents. The sanctity and apostolic zeal in which he later excelled manifested themselves in him when he was still a child. The usual games of boyhood held no attraction for him. He preferred to occupy himself with God, counting it as a special pleasure if he could attend the holy sacrifice of the Mass and engage in other pious exercises.

At the age of six he was already called a saint. As a youth in the public schools and later as a student in Cheri seminary, he continued to be an object of respect because of the innocence of his life, his gravity, humility, observance of rules, and his fervor at prayer. He was frequently referred to as another Aloysius Gonzaga.

Not long after his ordination to the priesthood, Aloysius Guala, an exemplary priest, established a seminary in connection with the church of St Francis of Assisi at Turin, where young priests were instructed in their sacred calling, and especially fitted to defeat the various errors of Jansenism. Joseph was appointed a teacher at this institution and succeeded the founder after his death.

As head of the seminary, Joseph quickly completed the arduous task which Father Guala had begun but had not been able to finish. Saint Joseph Cafasso completely rooted out the pernicious doctrines of Jansenism and those of other reformers, reviving the teachings of St Francis de Sales and of St Alphonse Liguori, which clearly point out the way to Christian perfection. Joseph continued this mission as long as he was a priest with such constancy and fidelity that the task seemed to have been assigned to him by our heavenly Father Himself.

In his tireless zeal for the diving glory and the salvation of souls, Joseph combined example with words. He did all he could to promote devotion to our Lord in the Blessed Sacrament, toward whom he manifested great love, and never ceased urging the faithful to approach the great banquet daily. Our Blessed Lady had been the object of his devotion ever since his boyhood days, and he now sought to inspire others to love her with filial devotion.

His solicitude extended also to the ministers of the altar, whom he encouraged in zeal and effort to gain souls for Christ. He was a member of the Third Order of St Francis, and used to recommend this institution as the ideal society, especially for priests who are cut off from worldly associations.

There was no spiritual or temporal need in which Saint Joseph Cafasso did not interest himself, no kind of calamity for which he did not offer a corresponding means of alleviation, no good work which he did not encourage or support. His heart went out to the orphans, the poor, the sick, and those detained in prison. He shirked no hardship, not even danger to life, in the accomplishment of his undertakings. By his counsel and help he persuaded his dearest pupil, Don Bosco, to found the society of St Francis de Sales, or the Salesians, whose work for Church and souls has been outstanding.

But the interest Blessed Joseph manifested in the various problems of suffering humanity was outdone by that which he evinced toward unfortunates who were condemned to death. His sacrifices for them were unlimited. He used every means at his disposal to find an easy approach to their hearts, and the great power of his love overcame their obstinacy. When at last he had restored them to the grace and friendship of God, he accompanied them to their execution, which he regarded not so much as temporal death as the entrance into eternal life.

After doing such great things for God and meriting the veneration of all who knew him, Joseph humbly begged God to erase his memory altogether after death. Worn with hardships, but enriched with merits at the early age of only forty-nine years, Saint Joseph Cafasso died the precious death of the just on June 23, 1860, fortified with the sacraments of the Church.

Because of his virtue and the miracles performed through his intercession, Pope Pius XI in the Holy Year of 1925, added his name to the list of the blessed, and in 1947 Pope Pius XII declared Saint Joseph Cafasso to be a saint.

From: The Franciscan Book of Saints, Marion A. Habig, OFM


Seminary director

Joseph Cafasso was born in Castelnuovo d'Asti in 1811. Son of small land owners, he was the third of four children, of whom the last, Marianna, would be the mother of Blessed Fr Joseph Allamano. From when he was very young the family and the entire village regarded him as a young saint. He completed his theological studies at the seminary in Chieri and in 1833 was ordained priest. Four months later he went to the Convitto Ecclesiastico, a residential pastoral institute for putting the finishing touches to his priestly and pastoral formation. He would remain involved there for the rest of his life, eventually becoming its Rector.

Spiritual director

At the Convitto the spirituality of Saint Ignatius reigned supreme as well as the theological and pastoral orientations of Saint Alphonsus Maria Liguori. Teaching was given much attention and was aimed at forming good confessors and capable preachers. Joseph studied and gained a deeper understanding of the spirituality of St Francis de Sales, which he then passed on to one student in particular: John Bosco. Cafasso, his spiritual director from 1841 to 1860, contributed to forming and guiding Don Bosco's spirituality.

Typical of his teaching was his appreciation of daily duty as a way to holiness. As the Founder of the Salesian also testified: "the extraordinary virtue of Cafasso was his marvellously faithful and consistent practice of ordinary virtues".

Apostolate to the poor

Always attentive the needs of the poorest, he visited and also financially supported those who were poorest, bringing them the consolation that came from his priestly ministry. His apostolate also consisted in spiritual accompaniment of prisoners and those condemned to death, to the point where he was defined as the prisoners' priest. Prudent and reserved, a spiritual master, he was spiritual director of priests, lay people, politicians, founders.

Pearl of the Italian clergy

Pio XI called him the pearl of the Italian clergy. Fr Cafasso also supported Don Bosco and the Salesian Congregation in material ways from its very beginnings. After a short illness he died at just 49 years of age on 23 June 1860. He was beatified in 1925 and canonised by Pius XII in 1947, who recognised him as a "model of priestly life, father of the poor, consoler of the sick, support for prisoners, saviour of the condemned". The same Pope, in his encyclical Menti Nostrae of 23 September 1950 proposed him as a model for priests.

SOURCE : http://www.salesians.org.uk/dbuk/saints6.html


Saint Joseph Cafasso

Also known as
  • Giuseppe Cafasso
  • Priest of the Gallows
Profile

Born with a deformed spine, and into a wealthy peasant family; he was short in stature and crippled throughout his life. Ordained in 1833. Professor of moral theology at the ecclesiastical college at Turin in 1836. Superior of the college from 1846 to 1860. Retreat house director. Pastor of Saint Francis Church in 1848. Renowned confessor. Promoted devotion to the Blessed Sacrament. Friend of and advisor to Saint John Bosco, having first met him when Joseph was 12 years old; Saint John wrote a biography of Saint Joseph. Uncle of Blessed Joseph Allamano. Founded religious fellowships.

Worked to reform prisons and prisoners, and to improve prison conditions in Turin. Ministered to condemned prisoners, winning converts. Once escorted 60 newly converted condemned to the gallows. Since many of the prisoners were hanged immediately after confessing and receiving absolution, Joseph referred to them as “hanged saints”.

Born




Saint Joseph Cafasso: patron for prisoners and spiritual directors

By Paul Zalonski

on June 30, 2010 1:00 PM

The Pope's weekly general audience address today was dedicated to Saint Joseph Cafasso (1811-1860), a member of the "St Francis of Assisi Institute," a priest (ordained in 1833) who died 150 years ago. He is most known as Saint John Bosco's spiritual father (director) from 1835 to 1860. Cafasso died in 1860; Pius XII canonized in him 1947. In 1948, Pope Pius XII named him the patron of Italian prisons and, in 1950, proposed him "as a model for priests involved in Confession and spiritual direction." His uncle is Blessed Joseph Allamano. Saint Joseph Cafasso's feast day is June 23.

I never heard of Saint Joseph Cafasso until today, partly because I am not well attuned to the life of Saint John Bosco of which he seems to be most connected. According to the Benedict, Joseph Cafasso's ministry helped to form "the true pastor with a rich interior life and a profound zeal for pastoral care: faithful in prayer, committed to preaching and catechesis, dedicated to the Sacraments of the Eucharist and Confession, in keeping with the model incarnated by St. Charles Borromeo and St. Francis of Sales, and promoted by the Council of Trent. St. Joseph Cafasso sought to establish this model in the formation of young priests so that, in their turn, they too could become formators to other priests, religious and lay people, thus creating a unique and effective chain." AND how could anyone NOT take Saint Joseph Cafasso as a paradigm for Christian life?

A theme that I am picking up these days from some of the Pope's addresses is the constant need to stay in the "state of grace." You might say, "no Kidding, Paul! Really?" Mock if you want, but there is an increasing distancing from God, especially staying close to God by means of staying in a state of grace through the sacrament of confession. We know that the pure of heart are the ones who inherit the kingdom of God. One of the things we know of Saint John Vianney is that he devoted himself to confessional. Cafasso, the Pope said, "loved the Lord totally, he was animated by a well-rooted faith and supported by profound and prolonged prayer, he showed sincere charity to everyone. He knew moral theology but was equally well aware of the condition of people's hearts for which, like the good shepherd, he took responsibility."

Benedict XVI explained that that Saint John Bosco never copied his master. Not an insignificant point: we need to take under consideration those who guide us but we also need to assert our independence from a "master teacher" in order for grace to flourish. Otherwise we merely parrot the other in an unthinking manner. The Pope said, "He imitated him in the human and priestly virtues - defining him as a 'model of priestly life' - but maintained his own attitudes and his own specific vocation. ... This is a precious lesson for those involved in the formation and education of the young generations."

What may be interesting for us to know is that Saint Joseph Cafasso was renown for his "concern for the lowest, especially for prisoners ... who lived in inhuman and dehumanizing conditions." Characteristic of Cafasso's work with prisoners is remembered today as he "often delivered great sermons that came to involve almost the entire prison population, with the passage of time he came to favor individual catechesis, made up of conversations and personal meetings. While respecting the individual situation of each individual, he tackled the great themes of Christian life, speaking of trust in God, adherence to His will, the utility of prayer and the Sacraments, the culmination of which is Confession, the meeting with God Who, for us, becomes infinite mercy."

SOURCE : http://communio.stblogs.org/2010/06/saint-joseph-cafasso-patron-fo.html

Joseph Cafasso (RM)

Born at Castelnuova d'Asti, Piedmont, Italy, in 1811; died 1860; beatified in 1925; canonized in 1947; feast day formerly January 23.


"We are born to love, we live to love, and we will die to love still more." 
--Joseph Cafasso

Saint Joseph was born into a wealthy peasant family and educated in the seminary of Chieri. The life of Joseph Cafasso, who was ordained a priest in 1833, was written by Saint John Bosco, to whom Joseph served as teacher, adviser, and spiritual director for over twenty years. Three years later after his ordination, Cafasso was appointed professor of moral theology at the ecclesiastical college Saint Francis in Turin, which housed 60 young priests from different dioceses and of diverse political orientations. Ten years later he was appointed superior of the college, and he remained in that position until his death. He also directed a retreat house at Lanzo, but his special apostolate was to prisoners and convicts, especially those preparing for execution. Like Saint Robert Bellarmine, Father Cafasso was undersized and called "the little one," but he made his mark both as a spiritual director and a preacher. He led a very penitential life and was renowned for his devotion to the Blessed Sacrament and as a confessor.

From 1827, he directed John Bosco into an apostolate for boys, helped him to settle in Turin, introduced him to wealthy patrons, and came to be regarded as the second founder of the Salesians. In 1860, when he was ill with pneumonia, he made a will bequeathing his goods to Saint Joseph Cottolengo and John Bosco. His funeral, at which Bosco preached, was attended by huge crowds (Attwater, Benedictines, Farmer).


SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0623.shtml



San Giuseppe Cafasso Sacerdote


Castelnuovo d’Asti, 15 gennaio 1811 - Torino, 23 giugno 1860

Nasce a Castelnuovo d'Asti nel 1811, frequenta le scuole pubbliche al suo paese e poi entra nel Seminario di Chieri (Torino). E' di salute malferma, ma sacerdote già a 22 anni, e con un solido ascendente sui compagni. Viene accolto dal teologo Luigi Guala nel convitto ecclesiastico da lui aperto a Torino. Questi lo spinge a compiere opera di catechesi verso i giovani muratori e i carcerati, poi lo vuole a fianco nella cattedra di teologia morale. In 24 anni di insegnamento Giuseppe forma generazioni di sacerdoti, dedicandosi anche ad un'intensa opera pastorale verso tutti bisognosi: condivide le ore estreme con i condannati a morte ed opera tra i carcerati, cui non fa mancare buone parole e sigari, includendo nel suo servizio anche l'aiuto alle famiglie e il soccorso ai dimessi. Succeduto al Guala, ne perfeziona l'opera, rifiutando sempre ogni titolo onorifico. Grande amico di don Giovanni Bosco (che lo definirà «modello di vita sacerdotale»), lo aiuta materialmente e moralmente nella sua missione. E' patrono dei carcerati e dei condannati a morte. (Avvenire)

Etimologia: Giuseppe = aggiunto (in famiglia), dall'ebraico

Martirologio Romano: A Torino, san Giuseppe Cafasso, sacerdote, che si dedicò alla formazione spirituale e culturale dei futuri sacerdoti e a riconciliare a Dio i poveri carcerati e i condannati a morte.

«Quando varcai per la prima volta la soglia del carcere, mi sentivo disorientato. Vagavo nei corridoi senza sole, incerto sul da farsi; attraverso gli spioncini delle pesanti porte mi affacciavo alle celle scrutando chi vi abitava: visi spettrali, con i segni profondi della sofferenza, della fame, della paura. Poi, dopo pochi giorni dal mio primo ingresso nel carcere, mi si disse che avrei dovuto, l’indomani, assistere un condannato a morte. Il “mio” primo condannato a morte!». Inizia così il racconto della prima volta che padre Ruggero Cipolla (1911-2006), francescano e per cinquant’anni cappellano delle carceri giudiziarie di Torino, scriveva nel 1960. La toccante testimonianza prosegue: «Sentii nell’anima uno schianto, crebbe la mia incertezza. E mi aggrappai disperatamente al confortatore per eccellenza dei condannati a morte: san Giuseppe Cafasso, il prete della forca». 

Oggi Benedetto XVI del santo dei carcerati afferma: «Conosceva la teologia morale, ma conosceva altrettanto le situazioni e il cuore della gente, del cui bene si faceva carico, come il buon pastore. Quanti avevano la grazia di stargli vicino ne erano trasformati in altrettanti buoni pastori e in validi confessori. Indicava con chiarezza a tutti i sacerdoti la santità da raggiungere proprio nel ministero pastorale». Sono parole che il Santo Padre ha pronunciato durante la Catechesi dell' Udienza generale del 30 giugno 2010, a pochi giorni dalla chiusura dell’Anno sacerdotale (11 giugno 2010), un tempo di grazia, che ha portato e porterà frutti preziosi alla Chiesa, e che ha visto, per volontà di Benedetto XVI, il Santo Curato d’Ars proposto come principale modello dei ministri di Dio. 

Proprio quest’anno ricorrono duecento anni dalla nascita di questo Homo Dei e da poco si è chiuso il 150° del suo dies natalis. Della sua morte egli, con profonda umiltà, affermava: «Disceso che sarò nel sepolcro, desidero e prego il Signore a fare perire sulla terra, la mia memoria, sicché mai più alcuno abbia a pensare di me, fuori di quelle preghiere che attendo dalla carità dei fedeli. E accetto in penitenza dei miei peccati tutto quello che dopo la mia morte si dirà nel mondo contro di me». Era nel mondo, ma non fu del mondo. La sua memoria, nonostante la sua aspirazione fosse quella di sparire dai ricordi, rimane viva non per volontà di qualcuno, visto che non ha fondato alcuna congregazione o istituto religioso, ma per la forza di ciò che è stato ed ha rappresentato.

Nacque a Castelnuovo d’Asti, oggi Castelnuovo Don Bosco, il 15 gennaio 1811 e morì a Torino il 23 giugno 1860. Era il terzo di tre figli: la sorella Marianna divenne la madre del beato Giuseppe Allamano (1851-1926), rettore del Convitto e del Santuario della Consolata, nonché fondatore dell’Istituto Missioni della Consolata.

Giovanni Bosco (1815–1888), di soli quattro anni più giovane e suo compaesano, una volta invitò il giovane don Cafasso a vedere i giochi della fiera di Castelnuovo ed ebbe di tutta risposta: «Colui che abbraccia lo stato ecclesiastico si vende al Signore: e di quanto c’è nel mondo, nulla deve più stargli a cuore». Fu sempre gracile e minuto, «era quasi tutto nella voce», diceva don Bosco, eppure fu un gigante nello spirito. 

Riceve l’ordinazione sacerdotale il 21 settembre 1833 nella chiesa dell’Arcivescovado di Torino e l’anno dopo avviene l’incontro con don Luigi Guala (1775–1848), dalla spiritualità ignaziana, insigne moralista e teologo, il quale ricevette una salda preparazione all’apostolato dal venerabile Pio Brunone Lanteri (1759-1830) di cui fu collaboratore e con il quale fondò il Convitto Ecclesiastio di San Franceso d’Assisi, volto alla formazione del clero torinese, dove don Cafasso entrò nel 1834.

Nella terra subalpina prendono vita i moti risorgimentali e la Chiesa, duramente perseguitata sotto Napoleone, ora si appresta, dopo il Regno del cattolico Re Carlo Alberto (1798–1849), salito al trono nel 1831 (molto attento alla riforma del clero, avendo stabilito un fecondo accordo con Papa Gregorio XVI) a ricevere feroci attacchi dal governo liberale e massonico. 

Dal punto di vista spirituale nel Regno di Sardegna è influente l’ École française, quella del teologo e Cardinale Pierre de Bérulle (1575-1629), uno dei protagonisti dell’età della controriforma che, ispirandosi a san Filippo Neri (1515-1595), fondò a Parigi l'Oratorio di Gesù e Maria Immacolata. Bérulle, come Jean-Jacques Olier (1608–1657), Charles de Condren (1588-1641), Giovanni Eudes (1601– 1680), Francesco di Sales (1567- 1622) e Vincenzo de’ Paoli (1581–1660), ha vissuto e lottato per restituire splendore e grandezza allo stato sacerdotale, il «primo ordine del regno», che prima del Concilio di Trento era in larghi strati caduto nella rilassatezza. La formazione sacerdotale avvenne così, per don Cafasso, con gli insegnamenti dei maestri del Grand Siècle, e alle figure ricordate si affiancarono sant’Alfonso Maria de’ Liguori, maestro di morale, e san Carlo Borromeo, maestro di zelo. Cafasso fu anche erede di Nicola Diessbach (1732 – 1798), nativo di Berna, convertito dal calvinismo e fondatore dell’«Amicizia cristiana», opera che ebbe una felice continuazione proprio nel venerabile Pio Brunone Lanteri.

Padre spirituale, direttore di anime, consigliere di vita ascetica ed ecclesiastica, formatore di sacerdoti, a loro volta formatori di altri preti, religiosi e laici, in una sorprendente ed efficace catena, Cafasso fu rettore per 24 anni del Convitto ecclesiastico, che nel 1870 mutò sede e da via San Francesco si trasferì al santuario della Consolata, dove oggi riposano le sue spoglie. 

Le sue lezioni erano attraenti perché costruite sulle verità di Fede e sul sapiente bagaglio di conoscenze, ma anche palpitanti di documentazione raccolta dal vivo nel confessionale, al capezzale dei morenti, nelle missioni predicate al clero e al popolo, e nelle carceri, luogo a lui molto caro. Uomo di sintesi e non di pedanti trattazioni, combatté il rigorismo di matrice giansenista. Voleva fare di ogni sacerdote un uomo di Dio splendente di castità, di scienza, di pietà, di prudenza, di carità; assiduo alla preghiera, alle funzioni religiose, al confessionale, devoto di Maria Santissima e attingente forza dal Santo Sacrificio. Primo dovere del prete, diceva, era quello di essere santo per santificare e che «grande vergogna che un sacerdote si lasci anche solo eguagliare in virtù da un laico! Che onta per noi!».

Fu confessore della serva di Dio Giulia Falletti di Barolo (1786-1864) e fra i sacerdoti da lui formati ricordiamo: san Giovanni Bosco, fondatore dei Salesiani e delle Figlie di Maria Ausiliatrice; Giovanni Cocchi (1813–1895), fondatore di uno dei primi oratori di Torino e del Collegio degli Artigianelli; beato Francesco Faà di Bruno (1825-1888), fondatore dell'Opera di Santa Zita e della congregazione delle Suore Minime di Nostra Signora del Suffragio; Gaspare Saccarelli (1817- 1864), fondatore dell’Istituto della Sacra Famiglia; Pietro Merla (1815 -1855), fondatore del Ritiro di San Pietro in Vincoli; Francesco Bono (1834–1914), fondatore dell’Istituto del Santo Natale; beato Clemente Marchisio (1833-1903), fondatore dell’Istituto delle Figlie di San Giuseppe; Lorenzo Prinotti (1834-1899), fondatore dell’Istituto dei sordomuti poveri; Adolfo Barberis (1884–1967), fondatore delle Suore del Famulato Cristiano.

Operò soprattutto per la conversione dei peccatori, dei grandi peccatori. Aveva l’ambizione di portare i condannati a morte subito in Paradiso, senza passare per il Purgatorio e per il recupero dei carcerati, è proprio il caso di dirlo, fece più lui di mille legislazioni.

Era assiduo delle prigioni Senatorie, tanto da rimanervi fino a tarda notte, a volte tutta la notte. Portava sigari e tabacco da fiutare, al posto della calce che i carcerati raschiavano dai muri; ma soprattutto portava alla conversione ladri e assassini efferati. Erano lenti e tormentati pentimenti, altre volte, invece, si trattava di conversioni immediate, che avvenivano anche a pochi istanti prima dell’impiccagione. Il «prete della forca» usava immensa misericordia, possedendo un’intuizione prodigiosa dei cuori, e trattava i suoi «santi impiccati» come «galantuomini», tanto che il colpevole sentiva così forte l’amore paterno da piegarsi e desiderare di morire per arrivare presto in Paradiso con Gesù, come il buon Ladrone, crocefisso sul Calvario. 

Intanto le aspirazioni patriottiche si ponevano in contrasto con le intenzioni giacobine e anticristiane. Clero e fedeli venivano spinti a prendere posizioni estreme e Cafasso adottò una linea precisa: intransigente sulla dottrina e sui principi, schierato con la Chiesa e con il Papa, ma ugualmente comprensivo con le anime e saggio moderatore nell’ordine pratico. Al clero piemontese raccomandò di non invischiarsi nelle questioni politiche, perciò non si trovarono più sacerdoti  in Parlamento, approvanti le leggi regaliste o pronti a professare l’errore dai pulpiti.

Dotato nella docenza di calma, accortezza e prudenza, fu, soprattutto, il grande nemico del peccato, come ha ancora ricordato Benedetto XVI: «Dalla sua cattedra di teologia morale educava ad essere buoni confessori e direttori spirituali, preoccupati del vero bene spirituale della persona, animati da grande equilibrio nel far sentire la misericordia di Dio e, allo stesso tempo, un acuto e vivo senso del peccato».

Autore: Cristina Siccardi



Catechesi di Benedetto XVI durante l'Udienza Generale del 30 giugno 2010

Cari fratelli e sorelle,

abbiamo da poco concluso l’Anno Sacerdotale: un tempo di grazia, che ha portato e porterà frutti preziosi alla Chiesa; un’opportunità per ricordare nella preghiera tutti coloro che hanno risposto a questa particolare vocazione. Ci hanno accompagnato in questo cammino, come modelli e intercessori, il Santo Curato d’Ars ed altre figure di santi sacerdoti, vere luci nella storia della Chiesa. Oggi, come ho annunciato mercoledì scorso, vorrei ricordarne un’altra, che spicca sul gruppo dei "Santi sociali" nella Torino dell’Ottocento: si tratta di san Giuseppe Cafasso.

Il suo ricordo appare doveroso perché proprio una settimana fa ricorreva il 150° anniversario della morte, avvenuta nel capoluogo piemontese il 23 giugno 1860, all’età di 49 anni. Inoltre, mi piace ricordare che il Papa Pio XI, il 1° novembre 1924, approvando i miracoli per la canonizzazione di san Giovanni Maria Vianney e pubblicando il decreto di autorizzazione per la beatificazione del Cafasso, accostò queste due figure di sacerdoti con le seguenti parole: "Non senza una speciale e benefica disposizione della Divina Bontà abbiamo assistito a questo sorgere sull’orizzonte della Chiesa cattolica di nuovi astri, il parroco d’Ars, ed il Venerabile Servo di Dio, Giuseppe Cafasso. Proprio queste due belle, care, provvidamente opportune figure ci si dovevano oggi presentare; piccola e umile, povera e semplice, ma altrettanto gloriosa la figura del parroco d’Ars, e l’altra bella, grande, complessa, ricca figura di sacerdote, maestro e formatore di sacerdoti, il Venerabile Giuseppe Cafasso". Si tratta di circostanze che ci offrono l’occasione per conoscere il messaggio, vivo e attuale, che emerge dalla vita di questo santo. Egli non fu parroco come il curato d’Ars, ma fu soprattutto formatore di parroci e preti diocesani, anzi di preti santi, tra i quali san Giovanni Bosco. Non fondò, come gli altri santi sacerdoti dell’Ottocento piemontese, istituti religiosi, perché la sua "fondazione" fu la "scuola di vita e di santità sacerdotale" che realizzò, con l’esempio e l’insegnamento, nel "Convitto Ecclesiastico di S. Francesco d’Assisi" a Torino.

Giuseppe Cafasso nasce a Castelnuovo d’Asti, lo stesso paese di san Giovanni Bosco, il 15 gennaio 1811. E’ il terzo di quattro figli. L’ultima, la sorella Marianna, sarà la mamma del beato Giuseppe Allamano, fondatore dei Missionari e delle Missionarie della Consolata. Nasce nella Piemonte ottocentesca caratterizzata da gravi problemi sociali, ma anche da tanti Santi che si impegnavano a porvi rimedio. Essi erano legati tra loro da un amore totale a Cristo e da una profonda carità verso i più poveri: la grazia del Signore sa diffondere e moltiplicare i semi di santità! Il Cafasso compì gli studi secondari e il biennio di filosofia nel Collegio di Chieri e, nel 1830, passò al Seminario teologico, dove, nel 1833, venne ordinato sacerdote. Quattro mesi più tardi fece il suo ingresso nel luogo che per lui resterà la fondamentale ed unica "tappa" della sua vita sacerdotale: il "Convitto Ecclesiastico di S. Francesco d’Assisi" a Torino. Entrato per perfezionarsi nella pastorale, qui egli mise a frutto le sue doti di direttore spirituale e il suo grande spirito di carità. Il Convitto, infatti, non era soltanto una scuola di teologia morale, dove i giovani preti, provenienti soprattutto dalla campagna, imparavano a confessare e a predicare, ma era anche una vera e propria scuola di vita sacerdotale, dove i presbiteri si formavano nella spiritualità di sant’Ignazio di Loyola e nella teologia morale e pastorale del grande Vescovo sant’Alfonso Maria de’ Liguori. Il tipo di prete che il Cafasso incontrò al Convitto e che egli stesso contribuì a rafforzare – soprattutto come Rettore - era quello del vero pastore con una ricca vita interiore e un profondo zelo nella cura pastorale: fedele alla preghiera, impegnato nella predicazione, nella catechesi, dedito alla celebrazione dell’Eucarestia e al ministero della Confessione, secondo il modello incarnato da san Carlo Borromeo, da san Francesco di Sales e promosso dal Concilio di Trento. Una felice espressione di san Giovanni Bosco, sintetizza il senso del lavoro educativo in quella Comunità: "al Convitto si imparava ad essere preti".

San Giuseppe Cafasso cercò di realizzare questo modello nella formazione dei giovani sacerdoti, affinché, a loro volta, diventassero formatori di altri preti, religiosi e laici, secondo una speciale ed efficace catena. Dalla sua cattedra di teologia morale educava ad essere buoni confessori e direttori spirituali, preoccupati del vero bene spirituale della persona, animati da grande equilibrio nel far sentire la misericordia di Dio e, allo stesso tempo, un acuto e vivo senso del peccato. Tre erano le virtù principali del Cafasso docente, come ricorda san Giovanni Bosco: calma, accortezza e prudenza. Per lui la verifica dell’insegnamento trasmesso era costituita dal ministero della confessione, alla quale egli stesso dedicava molte ore della giornata; a lui accorrevano vescovi, sacerdoti, religiosi, laici eminenti e gente semplice: a tutti sapeva offrire il tempo necessario. Di molti, poi, che divennero santi e fondatori di istituti religiosi, egli fu sapiente consigliere spirituale. Il suo insegnamento non era mai astratto, basato soltanto sui libri che si utilizzavano in quel tempo, ma nasceva dall’esperienza viva della misericordia di Dio e dalla profonda conoscenza dell’animo umano acquisita nel lungo tempo trascorso in confessionale e nella direzione spirituale: la sua era una vera scuola di vita sacerdotale.

Il suo segreto era semplice: essere un uomo di Dio; fare, nelle piccole azioni quotidiane, "quello che può tornare a maggior gloria di Dio e a vantaggio delle anime". Amava in modo totale il Signore, era animato da una fede ben radicata, sostenuto da una profonda e prolungata preghiera, viveva una sincera carità verso tutti. Conosceva la teologia morale, ma conosceva altrettanto le situazioni e il cuore della gente, del cui bene si faceva carico, come il buon pastore. Quanti avevano la grazia di stargli vicino ne erano trasformati in altrettanti buoni pastori e in validi confessori. Indicava con chiarezza a tutti i sacerdoti la santità da raggiungere proprio nel ministero pastorale. Il beato don Clemente Marchisio, fondatore delle Figlie di san Giuseppe, affermava: "Entrai in Convitto essendo un gran birichino e un capo sventato, senza sapere cosa volesse dire essere prete, e ne uscii affatto diverso, pienamente compreso della dignità del sacerdote". Quanti sacerdoti furono da lui formati nel Convitto e poi seguiti spiritualmente!
Tra questi – come ho già detto - emerge san Giovanni Bosco, che lo ebbe come direttore spirituale per ben 25 anni, dal 1835 al 1860: prima come chierico, poi come prete e infine come fondatore. Tutte le scelte fondamentali della vita di san Giovanni Bosco ebbero come consigliere e guida san Giuseppe Cafasso, ma in un modo ben preciso: il Cafasso non cercò mai di formare in don Bosco un discepolo "a sua immagine e somiglianza" e don Bosco non copiò il Cafasso; lo imitò certo nelle virtù umane e sacerdotali - definendolo "modello di vita sacerdotale" -, ma secondo le proprie personali attitudini e la propria peculiare vocazione; un segno della saggezza del maestro spirituale e dell’intelligenza del discepolo: il primo non si impose sul secondo, ma lo rispettò nella sua personalità e lo aiutò a leggere quale fosse la volontà di Dio su di lui. Cari amici, è questo un insegnamento prezioso per tutti coloro che sono impegnati nella formazione ed educazione delle giovani generazioni ed è anche un forte richiamo di quanto sia importante avere una guida spirituale nella propria vita, che aiuti a capire ciò che Dio vuole da noi. Con semplicità e profondità, il nostro Santo affermava: "Tutta la santità, la perfezione e il profitto di una persona sta nel fare perfettamente la volontà di Dio (…). Felici noi se giungessimo a versare così il nostro cuore dentro quello di Dio, unire talmente i nostri desideri, la nostra volontà alla sua da formare ed un cuore ed una volontà sola: volere quello che Dio vuole, volerlo in quel modo, in quel tempo, in quelle circostanze che vuole Lui e volere tutto ciò non per altro se non perché così vuole Iddio".

Ma un altro elemento caratterizza il ministero del nostro Santo: l’attenzione agli ultimi, in particolare ai carcerati, che nella Torino ottocentesca vivevano in luoghi disumani e disumanizzanti. Anche in questo delicato servizio, svolto per più di vent’anni, egli fu sempre il buon pastore, comprensivo e compassionevole: qualità percepita dai detenuti, che finivano per essere conquistati da quell’amore sincero, la cui origine era Dio stesso. La semplice presenza del Cafasso faceva del bene: rasserenava, toccava i cuori induriti dalle vicende della vita e soprattutto illuminava e scuoteva le coscienze indifferenti. Nei primi tempi del suo ministero in mezzo ai carcerati, egli ricorreva spesso alle grandi predicazioni che arrivavano a coinvolgere quasi tutta la popolazione carceraria. Con il passare del tempo, privilegiò la catechesi spicciola, fatta nei colloqui e negli incontri personali: rispettoso delle vicende di ciascuno, affrontava i grandi temi della vita cristiana, parlando della confidenza in Dio, dell’adesione alla Sua volontà, dell’utilità della preghiera e dei sacramenti, il cui punto di arrivo è la Confessione, l’incontro con Dio fattosi per noi misericordia infinita. I condannati a morte furono oggetto di specialissime cure umane e spirituali. Egli accompagnò al patibolo, dopo averli confessati ed aver amministrato loro l’Eucaristia, 57 condannati a morte. Li accompagnava con profondo amore fino all’ultimo respiro della loro esistenza terrena.

Morì il 23 giugno 1860, dopo una vita offerta interamente al Signore e consumata per il prossimo. Il mio Predecessore, il venerabile servo di Dio Papa Pio XII, il 9 aprile 1948, lo proclamò patrono delle carceri italiane e, con l’Esortazione apostolica Menti nostrae, il 23 settembre 1950, lo propose come modello ai sacerdoti impegnati nella Confessione e nella direzione spirituale.

Cari fratelli e sorelle, san Giuseppe Cafasso sia un richiamo per tutti ad intensificare il cammino verso la perfezione della vita cristiana, la santità; in particolare, ricordi ai sacerdoti l’importanza di dedicare tempo al Sacramento della Riconciliazione e alla direzione spirituale, e a tutti l’attenzione che dobbiamo avere verso i più bisognosi. Ci aiuti l’intercessione della Beata Vergine Maria, di cui san Giuseppe Cafasso era devotissimo e che chiamava "la nostra cara Madre, la nostra consolazione, la nostra speranza".

Note:
Per approfondire: Cristina Siccardi - Giuseppe Cafasso. Un santo del Risorgimento - Paoline Editoriale Libri, 2011