samedi 8 juin 2013

COEUR IMMACULÉ DE MARIE

Le Cœur immaculé de Marie


Le "Cœur immaculé de Marie" est célébré le samedi de la troisième semaine après la Pentecôte, le lendemain de la solennité du Sacré coeur de Jésus.

Le "Cœur immaculé de Marie" est une expression qui concerne toute la personne de Marie.

Les lectures liturgiques sont :

Is 61, 9- 11

et Luc 2, 41-51 (Jésus perdu et retrouvé au temple).

L'Evangile révèle le coeur de Marie parce qu'il montre comment Marie a cherché et suivi Jésus : la pureté du coeur, c'est de suivre Jésus !

Marie n'a pas compris immédiatement, mais a médité ce qu'elle n'a pas compris, avec un coeur ouvert, attendant de mieux comprendre : son coeur est humble, docile, ouvert à une révélation toujours plus profonde, ouvert à une lumière toujours plus forte.

Un peu d'histoire :

La dévotion au Cœur immaculé de Marie est fondée sur la théologie mariale de saint Bernard, les révélations privées à sainte Gertrude et à sainte Mechtilde, les visions de sainte Marguerite-Marie Alacoque au XVII° siècle, et elle fut largement répandue par saint Jean Eudes. Au XIX° siècle, l'ordre des Augustins puis le diocèse de Rome en célèbrent la fête. Et finalement, la fête entre dans le calendrier liturgique universel.

Après les apparitions de Fatima (1917), la dévotion au cœur immaculé de Marie augmente partout dans le monde. Le pape Pie XII institue une autre fête en 1954, celle de Marie Reine, (initialement prévue le 31 mai puis déplacée par Paul VI au 22 août), en ordonnant que "ce jour-là, on renouvelle la consécration du genre humain au Cœur Immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie." (Pie XII, Ad Cœli Reginam § 34).

On peut donc dire qu'il y a une croissance dans la liturgie de l'attention portée au Cœur Immaculé de Marie.

Cependant, dans sa réforme liturgique de 1969, Paul VI fait descendre la fête du Cœur Immaculé de Marie au rang de simple mémoire.

Mais depuis 1986, dans la Messe votive en l'honneur de la Vierge Marie (n°28) « Le cœur immaculé de Marie », la préface eucharistique s'adresse à Dieu le Père en lui rendant gloire car :

Tu as donné à la Vierge Marie un cœur sage et docile pour qu'elle accomplisse parfaitement ta volonté ;

un cœur nouveau et doux, où tu pourrais graver la loi de l'Alliance nouvelle ;

un cœur simple et pur, pour qu'elle puisse concevoir ton Fils en sa virginité et te voir à jamais ;

un cœur ferme et vigilant pour supporter sans faiblir l'épée de douleur et attendre avec foi la résurrection de ton Fils.

Synthèse F. Breynaert

SOURCE : http://www.mariedenazareth.com/8226.0.html?&L=0


Fête du Coeur Immaculé de Marie

Ce culte liturgique, par lequel on rend un juste honneur au Coeur Immaculé de la Vierge Marie, et auquel de nombreux saints et saintes ont préparé la voie, fut approuvé tout d'abord par le Siège Apostolique au début du XIXème siècle, lorsque le pape Pie VII institua la fête du Coeur Très Pur de la Vierge Marie, pour être pieusement et saintement célébrée par tous les diocèses et les familles religieuses qui en avaient fait la demande ; fête que bientôt le Pare Pie IX enrichit d'un office et d'une messe propres. Ce culte ardent et souhaité, né au XVIIème siècle, et grandissant de jour en jour, fut accueilli avec bienveillance par le Souverain Pontif Pie XII, qui voulut l'étendre à l'Eglise entière, en donnant à cette fête une plus grande solennité. L'an 1942, tandis qu'une grande guerre très cruelle accablait le monde presque entier, ce pape, plein de pitié pour les épreuves infinies des populations, en raison de sa pitié et de sa confiance envers la Mère céleste confia ardemment le genre humain tout entier, par une prière solennelle à ce Coeur très doux ; et il établit la célébration universelle et perpétuelle d'une fête avec Office et Messe propres en l'honneur de ce Coeur Immaculée."

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean XIX 25 à 27

En ce temps-là, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie-Madeleine.

Jésus ayant vu sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : "Femme, voilà votre fils."

Ensuite il dit au disciple : "Voilà votre mère." Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

SOURCE : http://cardinal-balthasar.over-blog.com/article-fete-du-coeur-immacule-de-marie-109307323.html


Deux coeurs unis, Jésus et Marie

Le cœur dans la Bible [1].

En hébreu « lev ». Le cœur tient une grande place dans la Bible.

Ce mot signifie plus souvent que l'organe, ou la sensibilité, la liberté même, le centre humain des engagements profonds qui déterminent le sens de la vie [2].

L'attention au Cœur [3]

La dévotion au Sacré Cœur était déjà chère au XII° siècle à saint Antoine de Padoue, saint Bonaventure, saint Claire d'Assise, ou encore, au XVII° siècle, à Bérulle et à saint Jean Eudes qui souligne aussi combien le cœur de Marie est uni au cœur de Jésus. Au milieu du XVII° siècle existent déjà des images du Christ montrant son cœur dans son corps entrouvert. De 1673 à 1675, les apparitions du Christ à Marguerite-Marie Alacoque ont accentué l'attention au Cœur transpercé du Christ et l'attention à son amour.

Les cœurs unis.

Si saint Jean Eudes (1601-1680) a abondamment développé le mystère des cœurs unis, c'est sans doute saint Louis-Marie de Montfort (1673-1716) qui l'a chanté avec le plus de concision :

4. Anges, dites-moi, je vous prie,

Quel est ce beau brasier de feu ?

C'est le Cœur du Fils de Marie

Et du Fils unique de Dieu.


9. O merveille tout ineffable !

Cœur plein de la divinité !

Cœur infiniment adorable,

dans la très Sainte Trinité !


33. En louant ce cœur adorable,

Je loue avec proportion

Le cœur de sa Mère admirable,

Tant est grande leur union.


35. Chrétien, par le Cœur de Marie

On aime le Cœur de Jésus,

Puisque Jésus a pris vie

Dans son Cœur et dans ses vertus


36. Du Sang de son Cœur tout de flamme

Le Cœur de Jésus est formé ;

Ils n'ont qu'un cœur, ils n'ont qu'une âme,

L'un et l'autre doit être aimé.


37. Ame, perdez-vous sans partage

Dans ces deux Cœurs miraculeux,

L'un avec l'autre vous engage

A n'en voir qu'un seul dans les deux.


38. Chère âme, montez en cachette

Par ce cœur tendre au Cœur très haut.

Vous deviendrez bientôt parfaite

En aimant ce Cœur comme il faut.

Dieu seul [4]

De nos jours, la solennité du Sacré Cœur (vendredi), est immédiatement suivie de la mémoire liturgique du Cœur immaculé de Marie (samedi).

Les cœurs unis dans les apparitions mariales

- Sur le revers de la médaille miraculeuse (Apparition de la rue du Bac à Paris en 1830), figurent deux cœurs : celui de Jésus couronné d'épines et celui de Marie transpercé selon la prophétie de Siméon en Luc 2, 35.

- Le cœur immaculé de Marie est au centre des apparitions de Fatima (Portugal, XX° siècle), et prend une place croissante dans les révélations successives de la voyante Lucie, culminant dans la petite phrase « A la fin, mon cœur immaculé triomphera »

La bienheureuse Jacinthe de Fatima disait, en unissant les deux Cœurs :

« Si je pouvais mettre dans le cœur de tout le monde le feu que j'ai là dans ma poitrine, et qui me brûle et me fait tant aimer le Cœur de Jésus et le cœur de Marie ! » [5]

Les cœurs unis dans la prière de consécration mariale.

Les consécrations que fit Jean Paul II (13 mai 1982, 16 octobre 1983, 24 mars 1984), s'adressent à la fois au cœur Immaculé de Marie et au divin Cœur de Jésus :

« Devant toi, Mère du Christ, devant ton Cœur immaculé je veux aujourd'hui, avec toute l'Église m'unir à notre Rédempteur en sa consécration pour le monde et pour les hommes, car c'est seulement dans son Cœur divin qu'elle a le pouvoir d'obtenir le pardon et de procurer la réparation. » (Jean Paul II, 13 mai 1982 [6])

[1] René LAURENTIN, « Cœur », dans René LAURENTIN et Patrick SBALCHIERO, Dictionnaire encyclopédique des apparitions de la Vierge. Inventaire des origines à nos jours. Méthodologie, prosopopée, approche interdisciplinaire, Fayard, Paris 2007, p. 195

[2] Dans le même article « cœur » de son Dictionnaire, R. Laurentin fait remarquer que dans son antique traduction grecque (Septante), l'Ancien Testament remplace souvent le mot cœur par le mot esprit (noos) ou âme (psyché), préférés par le rationalisme grec.

Jean l'évangéliste, qui écrit son évangile en grec, parle du cœur de Jésus en disant « le côté », probablement selon l'allergie grecque.

En Occident, la « scolastique » était allergique au cœur, et donc méprisante pour une dévotion au « Sacré-Cœur ».

[3] Cf. E.Préclin et E.Jarry, Histoire de l'Eglise, tome 19 , Bloud & Gay, Paris 1955, p. 288-289. Lire aussi : H. De Barenton, La dévotion au Sacré-Coeur. Ce qu'elle est et comment les saints la pratiquèrent, Paris 1914. L. Garriguet, Le Sacré-coeur de Jésus. Exposé historique et dogmatique de la dévotion au Sacré Coeur de Jésus, Paris 1920.

[4] St Louis-Marie de Montfort, Cantique 40

[5] Bse Jacinthe, Mémoires de sœur Lucie, vice Postulaçao dos videntes, P.2496, Fatima, 1980.p. 117

[6] Texte cité dans R. LAURENTIN, Retour à Dieu avec Marie, OEIL, Paris 1991, p. 87-88

Synthèse Françoise Breynaert

SOURCE : http://www.mariedenazareth.com/17876.0.html?&L=0


Le cœur de Jésus et de Marie, cœur de notre coeur

Marie en relation avec le Christ et avec nous

En 1637, Jean Eudes publie « Vie et Royaume de Jésus dans les âmes chrétiennes », un manuel de vie chrétienne pour tous les baptisés.

Etre chrétien, c'est continuer la vie du Christ, 'former Jésus en nous', participer à sa vie, avoir ses sentiments.

La vraie façon d'honorer Marie, c'est de « regarder et adorer son Fils en elle, et de n'y regarder et adorer que lui, car c'est ainsi qu'elle veut être honorée ; par elle-même, elle n'est rien, mais son Fils Jésus est tout en elle : il est son être, sa vie, sa sainteté, sa gloire ».

Si être chrétien, c'est avoir en nous les sentiments de Jésus (Ph. 2,5), nous sommes appelés à avoir, pour Marie, les mêmes sentiments que Jésus : « or, il l'a aimée très parfaitement et l'a honorée très hautement, en la choisissant pour sa Mère, se donnant à elle en qualité de Fils, et la glorifiant ».

Voilà comment Jésus a aimé sa Mère ; personne non plus n'a jamais aimé Jésus, comme sa Mère.

Marie n'a qu'un même cœur avec Jésus

Le Cœur de Marie est ce cœur humain dont tous les sentiments sont animés par l'Esprit-Saint, foyer d'Amour. Marie n'a qu'un même cœur avec Jésus.

Jean Eudes dit : « Le Cœur de Marie, c'est Jésus ».

Parce que Jésus « vit et règne » parfaitement en Marie, Jean Eudes nous présente son Cœur comme le prototype de la vie chrétienne, la parfaite identification au Christ. I

l nous fait contempler, en Marie, les vertus chrétiennes, particulièrement son humilité et sa charité, l'amour, dans un cœur de pauvre.

Ce n'est pas sans difficultés que Jean Eudes fut l'Apôtre du Cœur de Jésus et de Marie.

Il a été l'objet de nombreuses attaques, surtout de la part des Jansénistes.

Peu de temps avant sa mort (1680), il achève un gros ouvrage « Le Cœur admirable de la très Sainte Mère de Dieu ». Il fonde sa dévotion sur l'Ecriture, spécialement suivant Luc : « Marie méditait cela dans son cœur » (Lc 2,19 et 51), et sur la Tradition, les Pères et les auteurs spirituels.

Jean Eudes progresse dans cette réflexion qui l'amena, à partir du Cœur de Marie, à célébrer aussi le Cœur de Jésus, dont il institua la fête en 1672.

Le Cœur de Jésus, qui n'est qu'un avec le Cœur de Marie, est « le Cœur de notre Cœur »

Jean Eudes n'a pas seulement prêché, écrit..., il a aussi une expérience personnelle qui est de l'ordre mystique. Dans son « Testament », il peut dire à ses Filles et à ses Fils :

« Je me donne à l'amour incompréhensif, par lequel mon Jésus et sa très bonne Mère m'ont donné leur très aimable Cœur, d'une manière spéciale, et en union de ce même amour, je donne ce même Cœur comme une chose qui est à moi et dont je puis disposer pour la gloire de Dieu... »

A tous les chrétiens, Jean Eudes dit aussi que ce Cœur est à nous, puisque Jésus nous a tout donné, en se donnant à nous et en nous donnant sa Mère. Le Cœur de Jésus, qui n'est qu'un avec le Cœur de Marie, est « le Cœur de notre Cœur ».

Ainsi pouvons-nous vraiment aimer Dieu, lui rendre « amour pour amour », et nous aimer du même amour. Concrètement, Jean Eudes nous invite, avant nos différentes actions, à renoncer à nous-mêmes, pour agir, prier, aimer, avec ce Cœur qui nous est donné.

DE PAS R., Saint Jean Eudes et la Vierge Marie, dans « Nouveaux cahiers marials » 31, (août 1993), pp.12-16, p. 15-16

SOURCE : http://www.mariedenazareth.com/6792.0.html?&L=0


Le Cœur de Marie, Cœur apostolique (Libermann)

Jacob Libermann est né à Saverne (Alsace) le 12 avril 1802 dans une famille juive, et il envisage de devenir rabbin, comme son père. Mais il devient chrétien, puis prêtre, et fondateur des Missionnaires du Saint Cœur de Marie, puis il redonne vie en 1848, au séminaire de la congrégation du Saint-Esprit (les Spiritains) dont il est considéré comme le second fondateur.

Nous sommes appelés à l'apostolat ; or, pour exercer l'apostolat avec fruit, de quoi avons-nous besoin, sinon de l'esprit apostolique ? Et cet esprit apostolique, où pourrons-nous le trouver plus parfait et plus abondant, après notre Notre Seigneur, que dans le cœur de Marie, qui en a été tout rempli, Cœur éminemment apostolique et tout enflammé de désirs pour la gloire de Dieu et le salut des âmes ?

Sans doute, elle n'a pas parcouru les mers et les pays éloignés, comme Pierre Paul et les autres apôtres. Pourquoi ? Parce que ce n'était pas sa destination ; mais si telle avait été la volonté de Dieu sur elle, rien ne lui aurait manqué ; cet esprit apostolique, qui la remplissait, l'aurait mise en action, selon tous les desseins de Dieu sur elle. Dieu ne l'a point voulu, et Marie, devait, dans la retraite, diriger sur les âmes les grâces de conversion et de sanctification.

Du haut du ciel, elle continue, pour la dilatation de l'Eglise, ce qu'elle a fait pour ses commencements.

Nous devons donc considérer le Cœur de Marie comme le modèle parfait du zèle dont nous devons être dévorés, et comme une source abondante où nous devons sans cesse le puiser.

C'est notre modèle, et, par-là, nous apprenons quel doit être l'esprit de notre société : un esprit intérieur, un esprit de sainteté. Le véritable zèle apostolique, tel qu'il se trouvait dans le Cœur de Marie, ne peut résider dans un esprit dissipé ou dans un cœur attaché aux créatures.

Nous devons donc, pour imiter notre modèle, nous appliquer à la Vie d'oraison, au détachement des créatures, au renoncement à nous-mêmes, afin que notre cœur devienne semblable, conforme au cœur si pur, si saint, si charitable de notre bonne Mère...

Si notre cœur est rempli de cette charité ardente, qui brûlait dans le cœur de Marie, nous serons toujours propres à répandre ce feu [...].

En second lieu, le Cœur de Marie est la source toujours ouverte où nous devons puiser cet esprit apostolique. Marie, d'après les Pères, est le canal par lequel Dieu nous communique toutes ses grâces ; elle est une Mère pleine de tendresse pour tous les hommes.

Mais pour nous, nous aurons un droit spécial de recourir à son cœur si bon ; un motif de confiance tout particulier en sa toute puissante protection : d'abord, à cause de la Consécration totale que nous faisons de tout nous-mêmes et de toute notre Société à son Saint Cœur... Nous pouvons donc aller, avec la plus grande confiance, puiser à cette source intarissable, pour obtenir toutes les grâces dont nous aurons besoin pour notre sanctification et celle des autres.

Le saint Cœur de Marie nous est donné pour être la lumière qui doit nous guider et la force qui doit nous soutenir dans nos travaux. »

Enseignement de Libermann recueilli par un novice en 1844-1845, M. De Lannurien. (Il sera, en 1853 le premier supérieur du séminaire français de Rome). Notes et documents Paris, Maison mère, 1929-1941, tome XIII, supplément, p. 3-4. Publié dans Marie, janv-février 1952, p. 120 ou dans Hubert du Manoir, Maria, tome 3, Beauchêne, Paris 1954, p. 392-394.

SOURCE : http://www.mariedenazareth.com/16852.0.html?&L=0


Memorial of the Immaculate Heart of Mary

In the midst of the second world war Pope Pius XII put the whole world under the special protection of our Savior’s Mother by consecrating it to her Immaculate Heart, and in 1944 he decreed that in the future the whole Church should celebrate the feast of the Immaculate Heart of Mary. This is not a new devotion. In the seventeenth century, St. John Eudes preached it together with that of the Sacred Heart; in the nineteenth century, Pius VII and Pius IX allowed several churches to celebrate a feast of the Pure Heart of Mary. Pius XII instituted today’s feast of the Immaculate Heart of Mary for the whole Church, so as to obtain by her intercession “peace among nations, freedom for the Church, the conversion of sinners, the love of purity and the practice of virtue” (Decree of May 4, 1944).

The attention of Christians was early attracted by the love and virtues of the Heart of Mary. The Gospel itself invited this attention with exquisite discretion and delicacy. What was first excited was compassion for the Virgin Mother. It was, so to speak, at the foot of the Cross that the Christian heart first made the acquaintance of the Heart of Mary. Simeon’s prophecy paved the way and furnished the devotion with one of its favourite formulae and most popular representations: the heart pierced with a sword. But Mary was not merely passive at the foot of the Cross; “she cooperated through charity”, as St. Augustine says, “in the work of our redemption”.

It is only in the twelfth, or towards the end of the eleventh century, that slight indications of a regular devotion are perceived in a sermon by St. Bernard (De duodecim stellis).

Stronger evidences are discernible in the pious meditations on the Ave Maria and the Salve Regina, usually attributed either to St. Anselm of Lucca (d. 1080) or St. Bernard; and also in the large book De laudibus B. Mariae Virginis (Douai, 1625) by Richard de Saint-Laurent.

In St. Mechtilde (d. 1298) and St. Gertrude (d. 1302) the devotion had two earnest adherents. A little earlier it had been included by St. Thomas Becket in the devotion to the joys and sorrows of Mary, by Blessed Hermann (d.1245), one of the first spiritual children of St. Dominic, in his other devotions to Mary, and somewhat later it appeared in St. Bridget’s Book of Revelations.

St. Ambrose perceived in her the model of a virginal soul. St. Bernardine of Siena (d.1444) was more absorbed in the contemplation of the virginal heart, and it is from him that the Church has borrowed the lessons of the Second Nocturn for the feast of the Heart of Mary. St. Francis de Sales speaks of the perfections of this heart, the model of love for God, and dedicated to it his Theotimus.

In the second half of the sixteenth century and the first half of the seventeenth, ascetic authors dwelt upon this devotion at greater length. It was, however, reserved to St. Jean Eudes (d. 1681) to propagate the devotion, to make it public, and to have a feast celebrated in honor of the Heart of Mary, first at Autun in 1648 and afterwards in a number of French dioceses.

In 1799 Pius VI, then in captivity at Florence, granted the Bishop of Palermo the feast of the Most Pure Heart of Mary for some of the churches in his diocese. In 1805 Pius VII made a new concession, thanks to which the feast was soon widely observed. Such was the existing condition when a twofold movement, started in Paris, gave fresh impetus to the devotion. The two factors of this movement were first of all the revelation of the “miraculous medal” in 1830 and all the prodigies that followed, and then the establishment at Notre-Dame-des-Victoires of the Archconfraternity of the Immaculate Heart of Mary, Refuge of Sinners, which spread rapidly throughout the world and was the source of numberless graces. On 21 July 1855, the Congregation of Rites finally approved the Office and Mass of the Most Pure Heart of Mary without, however, imposing them upon the Universal Church.



Litany of the Immaculate Heart of Mary

Lord, have mercy on us.

Christ, have mercy on us.

Lord, have mercy on us. Christ, hear us.

Christ, graciously hear us.

God the Father of Heaven,

Have mercy on us.

God the Son, Redeemer of the world,

Have mercy on us.

God the Holy Spirit,

Have mercy on us.

Holy Trinity, One God,

Have mercy on us.

Heart of Mary, pray for us.

Heart of Mary, like unto the Heart of God, pray for us.

Heart of Mary, united to the Heart of Jesus, etc.

Heart of Mary, instrument of the Holy Ghost…

Heart of Mary, sanctuary of the Divine Trinity…

Heart of Mary, tabernacle of God Incarnation…

Heart of Mary, immaculate from thy creation…

Heart of Mary, full of grace…

Heart of Mary, blessed among all hearts…

Heart of Mary, throne of glory…

Heart of Mary, most humble…

Heart of Mary, holocaust of Divine Love…

Heart of Mary, fastened to the Cross with Jesus Crucified…

Heart of Mary, comfort of the afflicted…

Heart of Mary, refuge of sinners…

Heart of Mary, hope of the agonizing…

Heart of Mary, seat of mercy…

Lamb of God, Who takes away the sins of the world,

Spare us, O Lord.

Lamb of God, Who takes away the sins of the world,

Graciously hear us, O Lord.

Lamb of God, Who takes away the sins of the world,

Have mercy on us.

Christ hear us,

Christ, graciously hear us.

V. Immaculate Mary, meek and humble of heart,

Make our hearts like unto the Heart of Jesus.

Let Us Pray

O most merciful God, Who, for the salvation of sinners and the refuge of the miserable, was pleased that the Most Pure Heart of Mary should be most like in charity and pity to the Divine Heart of Thy Son, Jesus Christ, grant that we should commemorate this sweet and loving Heart may by the merits and intercession of the same Blessed Virgin, merit to be found like to the Heart of Jesus, through the same Christ Our Lord.

R. Amen.


 
Devotion to the Immaculate Heart of Mary

As in the article on Devotion to the Sacred Heart of Jesus, this subject will be considered under two heads:

• the nature, and

• the history of the devotion.

The nature of the devotion

Just as devotion to the Sacred Heart of Jesus is only a form of devotion to the adorable Person of Jesus, so also is devotion to the Holy Heart of Mary but a special form of devotion to Mary. In order that, properly speaking, there may be devotion to the Heart of Mary, the attention and the homage of the faithful must be directed to the physical heart itself. However, this in itself is not sufficient; the faithful must read therein all that the human heart of Mary suggests, all of which it is the expressive symbol and the living reminder: Mary's interior life, her joys and sorrows, her virtues and hidden perfections, and, above all, her virginal love for her God, her maternal love for her Divine Son, and her motherly and compassionate love for her sinful and miserable children here below. The consideration of Mary's interior life and the beauties of her soul, without any thought of her physical heart, does not constitute our devotion; still less does it consist in the consideration of the Heart of Mary merely as a part of her virginal body. The two elements are essential to the devotion, just as soul and body are necessary to the constitution of man.

All this is made sufficiently clear in the explanations given elsewhere (see DEVOTION TO THE HEART OF JESUS), and, if our devotion to Mary must not be confounded with our devotion to Jesus, on the other hand, it is equally true that our veneration of the Heart of Mary is, as such, analogous to our worship of the Heart of Jesus. It is, however, necessary to indicate a few differences in this analogy, the better to explain the character of Catholic devotion to the Heart of Mary. Some of these differences are very marked, whereas others are barely perceptible. Devotion to the Heart of Jesus is especially directed to the Divine Heart as overflowing with love for men, and it presents this love to us as despised and outraged. In the devotion to the Heart of Mary, on the other hand, what seems to attract us above all else is the love of this Heart for Jesus and for God. Its love for men is not overlooked, but it is not so much in evidence nor so dominant. With this difference is linked another. The first, act of the devotion to the Heart of Jesus is the love eager to respond to love, in devotion to the Heart of Mary there is no first act so clearly indicated: in this devotion, perhaps, study and imitation hold as important a place as love. For, although this study and imitation are impregnated with filial affection, the devotion presents itself with no object sufficiently conspicuous to call forth our love, which is, on the contrary, naturally awakened and increased by the study and imitation. Hence, accurately speaking, love is more the result than the object of the devotion, the object being rather to love God, and Jesus better by uniting ourselves to Mary for this purpose and by imitating her virtues. It would also seem that, although in the devotion to the Heart of Mary the heart has an essential part as symbol and sensible object, it does not stand out as prominently as in the devotion to the Heart of Jesus; we think rather of the thing symbolized, of love, virtues, and sentiments, of Mary's interior life.

The history of the devotion

The history of the devotion to the Heart of Mary is connected on many points with that to the Heart of Jesus; nevertheless, it has its own history which, although very simple, is not devoid of interest. The attention of Christians was early attracted by the love and virtues of the Heart of Mary. The Gospel itself invited this attention with exquisite discretion and delicacy. What was first excited was compassion for the Virgin Mother. It was, so to speak, at the foot of the Cross that the Christian heart first made the acquaintance of the Heart of Mary. Simeon's prophecy paved the way and furnished the devotion with one of its favourite formulae and most popular representations: the heart pierced with a sword. But Mary was not merely passive at the foot of the Cross; "she cooperated through charity", as St. Augustine says, "in the work of our redemption".

Another Scriptural passage to help in bringing out the devotion was the twice-repeated saying of St. Luke, that Mary kept all the sayings and doings of Jesus in her heart, that there she might ponder over them and live by them. A few of the Virgin's sayings, also recorded in the Gospel, particularly the Magnificat, disclose new features in Marian psychology. Some of the Fathers also throw light upon the psychology of the Virgin, for instance, St. Ambrose, when in his commentary on St. Luke he holds Mary up as the ideal of virginity, and St. Ephrem, when he so poetically sings of the coming of the Magi and the welcome accorded them by the humble Mother. Little by little, in consequence of the application of the Canticle of the loving relations between God and the Blessed Virgin, the Heart of Mary came to be for the Christian Church the Heart of the Spouse of the Canticles as well as the Heart of the Virgin Mother. Some passages from other Sapiential Books, likewise understood as referring to Mary, in whom they personify wisdom and her gentle charms, strengthened this impression. Such are the texts in which wisdom is presented as the mother lofty love, of fear, of knowledge, and of holy hope. In the New Testament Elizabeth proclaims Mary blessed because she has believed the words of the angel; the Magnificat is an expression of her humility; and in answering the woman of the people, who in order to exalt the Son proclaimed the Mother blessed, did not Jesus himself say: "Blessed rather are they that hear the word of God and keep it", thus in a manner inviting us to seek in Mary that which had so endeared her to God and caused her to be selected as the Mother of Jesus? The Fathers understood His meaning, and found in these words a new reason for praising Mary. St. Leo says that through faith and love she conceived her Son spiritually, even before receiving Him into her womb, and St. Augustine tells us that she was more blessed in having borne Christ in her heart than in having conceived Him in the flesh.

It is only in the twelfth, or towards the end of the eleventh century, that slight indications of a regular devotion are perceived in a sermon by St. Bernard (De duodecim stellis), from which an extract has been taken by the Church and used in the Offices of the Compassion and of the Seven Dolours. Stronger evidences are discernible in the pious meditations on the Ave Maria and the Salve Regina, usually attributed either to St. Anselm of Lucca (d. 1080) or St. Bernard; and also in the large book "De laudibus B. Mariae Virginis" (Douai, 1625) by Richard de Saint-Laurent. Penitentiary of Rouen in the thirteenth century. In St. Mechtilde (d. 1298) and St. Gertrude (d. 1302) the devotion had two earnest adherents. A little earlier it had been included by St. Thomas Becket in the devotion to the joys and sorrows of Mary, by Blessed Hermann (d.1245), one of the first spiritual children of St. Dominic, in his other devotions to Mary, and somewhat later it appeared in St. Bridget's "Book of Revelations". Tauler (d. 1361) beholds in Mary the model of a mystical, just as St. Ambrose perceived in her the model of a virginal soul. St. Bernardine of Siena (d.1444) was more absorbed in the contemplation of the virginal heart, and it is from him that the Church has borrowed the lessons of the Second Nocturn for the feast of the Heart of Mary. St. Francis de Sales speaks of the perfections of this heart, the model of love for God, and dedicated to it his "Theotimus".

During this same period one finds occasional mention of devotional practices to the Heart of Mary, e.g. in the "Antidotarium" of Nicolas du Saussay (d.1488), in Julius II, and in the "Pharetra" of Lanspergius. In the second half of the sixteenth century and the first half of the seventeenth, ascetic authors dwelt upon this devotion at greater length. It was, however, reserved to St. Jean Eudes (d. 1681) to propagate the devotion, to make it public, and to have a feast celebrated in honor of the Heart of Mary, first at Autun in 1648 and afterwards in a number of French dioceses. He established several religious societies interested in upholding and promoting the devotion, of which his large book on the Coeur Admirable (Admirable Heart), published in 1681, resembles a summary. Père Eudes' efforts to secure the approval of an Office and feast failed at Rome, but, notwithstanding, this disappointment, the devotion to the Heart of Mary progressed. In 1699 Father Pinamonti (d. 1703) published in Italian his beautiful little work on the Holy Heart of Mary, and in 1725 Père de Gallifet combined the cause of the Heart of Mary with that of the Heart of Jesus in order to obtain Rome's approbation of the two devotions and the institution of the two feasts. In 1729 his project was defeated, and in 1765 the two causes were separated, to assure the success of the principal one.

In 1799 Pius VI, then in captivity at Florence, granted the Bishop of Palermo the feast of the Most Pure Heart of Mary for some of the churches in his diocese. In 1805 Pius VII made a new concession, thanks to which the feast was soon widely observed. Such was the existing condition when a twofold movement, started in Paris, gave fresh impetus to the devotion. The two factors of this movement were first of all the revelation of the "miraculous medal" in 1830 and all the prodigies that followed, and then the establishment at Notre-Dame-des-Victoires of the Archconfraternity of the Immaculate Heart of Mary, Refuge of Sinners, which spread rapidly throughout the world and was the source of numberless graces. On 21 July, 1855, the Congregation of Rites finally approved the Office and Mass of the Most Pure Heart of Mary without, however, imposing them upon the Universal Church.

Now there are at least three feasts of the Heart of Mary, all with different Offices:

• that of Rome, observed in many places on the Sunday after the Octave of the Assumption and in others on the third Sunday after Pentecost or in the beginning of July;

• that of Pere Eudes celebrated among the Eudists and in a number of communities on 8 February; and

• that of Notre-Dame-des-Victoires, solemnized a little before Lent.

However, no feast has as yet been granted to the entire Church.