samedi 8 juin 2013

COEUR IMMACULÉ DE MARIE


Le Cœur immaculé de Marie


Le "Cœur immaculé de Marie" est célébré le samedi de la troisième semaine après la Pentecôte, le lendemain de la solennité du Sacré coeur de Jésus.

Le "Cœur immaculé de Marie" est une expression qui concerne toute la personne de Marie.

Les lectures liturgiques sont :

Is 61, 9- 11

et Luc 2, 41-51 (Jésus perdu et retrouvé au temple).

L'Evangile révèle le coeur de Marie parce qu'il montre comment Marie a cherché et suivi Jésus : la pureté du coeur, c'est de suivre Jésus !

Marie n'a pas compris immédiatement, mais a médité ce qu'elle n'a pas compris, avec un coeur ouvert, attendant de mieux comprendre : son coeur est humble, docile, ouvert à une révélation toujours plus profonde, ouvert à une lumière toujours plus forte.

Un peu d'histoire :

La dévotion au Cœur immaculé de Marie est fondée sur la théologie mariale de saint Bernard, les révélations privées à sainte Gertrude et à sainte Mechtilde, les visions de sainte Marguerite-Marie Alacoque au XVII° siècle, et elle fut largement répandue par saint Jean Eudes. Au XIX° siècle, l'ordre des Augustins puis le diocèse de Rome en célèbrent la fête. Et finalement, la fête entre dans le calendrier liturgique universel.

Après les apparitions de Fatima (1917), la dévotion au cœur immaculé de Marie augmente partout dans le monde. Le pape Pie XII institue une autre fête en 1954, celle de Marie Reine, (initialement prévue le 31 mai puis déplacée par Paul VI au 22 août), en ordonnant que "ce jour-là, on renouvelle la consécration du genre humain au Cœur Immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie." (Pie XII, Ad Cœli Reginam § 34).

On peut donc dire qu'il y a une croissance dans la liturgie de l'attention portée au Cœur Immaculé de Marie.

Cependant, dans sa réforme liturgique de 1969, Paul VI fait descendre la fête du Cœur Immaculé de Marie au rang de simple mémoire.

Mais depuis 1986, dans la Messe votive en l'honneur de la Vierge Marie (n°28) « Le cœur immaculé de Marie », la préface eucharistique s'adresse à Dieu le Père en lui rendant gloire car :

Tu as donné à la Vierge Marie un cœur sage et docile pour qu'elle accomplisse parfaitement ta volonté ;

un cœur nouveau et doux, où tu pourrais graver la loi de l'Alliance nouvelle ;

un cœur simple et pur, pour qu'elle puisse concevoir ton Fils en sa virginité et te voir à jamais ;

un cœur ferme et vigilant pour supporter sans faiblir l'épée de douleur et attendre avec foi la résurrection de ton Fils.

Synthèse F. Breynaert

SOURCE : http://www.mariedenazareth.com/8226.0.html?&L=0


Fête du Coeur Immaculé de Marie

Ce culte liturgique, par lequel on rend un juste honneur au Coeur Immaculé de la Vierge Marie, et auquel de nombreux saints et saintes ont préparé la voie, fut approuvé tout d'abord par le Siège Apostolique au début du XIXème siècle, lorsque le pape Pie VII institua la fête du Coeur Très Pur de la Vierge Marie, pour être pieusement et saintement célébrée par tous les diocèses et les familles religieuses qui en avaient fait la demande ; fête que bientôt le Pare Pie IX enrichit d'un office et d'une messe propres. Ce culte ardent et souhaité, né au XVIIème siècle, et grandissant de jour en jour, fut accueilli avec bienveillance par le Souverain Pontif Pie XII, qui voulut l'étendre à l'Eglise entière, en donnant à cette fête une plus grande solennité. L'an 1942, tandis qu'une grande guerre très cruelle accablait le monde presque entier, ce pape, plein de pitié pour les épreuves infinies des populations, en raison de sa pitié et de sa confiance envers la Mère céleste confia ardemment le genre humain tout entier, par une prière solennelle à ce Coeur très doux ; et il établit la célébration universelle et perpétuelle d'une fête avec Office et Messe propres en l'honneur de ce Coeur Immaculée."

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean XIX 25 à 27

En ce temps-là, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie-Madeleine.

Jésus ayant vu sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : "Femme, voilà votre fils."

Ensuite il dit au disciple : "Voilà votre mère." Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

SOURCE : http://cardinal-balthasar.over-blog.com/article-fete-du-coeur-immacule-de-marie-109307323.html



Deux coeurs unis, Jésus et Marie

Le cœur dans la Bible [1].

En hébreu « lev ». Le cœur tient une grande place dans la Bible.

Ce mot signifie plus souvent que l'organe, ou la sensibilité, la liberté même, le centre humain des engagements profonds qui déterminent le sens de la vie [2].

L'attention au Cœur [3]

La dévotion au Sacré Cœur était déjà chère au XII° siècle à saint Antoine de Padoue, saint Bonaventure, saint Claire d'Assise, ou encore, au XVII° siècle, à Bérulle et à saint Jean Eudes qui souligne aussi combien le cœur de Marie est uni au cœur de Jésus. Au milieu du XVII° siècle existent déjà des images du Christ montrant son cœur dans son corps entrouvert. De 1673 à 1675, les apparitions du Christ à Marguerite-Marie Alacoque ont accentué l'attention au Cœur transpercé du Christ et l'attention à son amour.

Les cœurs unis.

Si saint Jean Eudes (1601-1680) a abondamment développé le mystère des cœurs unis, c'est sans doute saint Louis-Marie de Montfort (1673-1716) qui l'a chanté avec le plus de concision :

4. Anges, dites-moi, je vous prie,

Quel est ce beau brasier de feu ?

C'est le Cœur du Fils de Marie

Et du Fils unique de Dieu.


9. O merveille tout ineffable !

Cœur plein de la divinité !

Cœur infiniment adorable,

dans la très Sainte Trinité !


33. En louant ce cœur adorable,

Je loue avec proportion

Le cœur de sa Mère admirable,

Tant est grande leur union.


35. Chrétien, par le Cœur de Marie

On aime le Cœur de Jésus,

Puisque Jésus a pris vie

Dans son Cœur et dans ses vertus


36. Du Sang de son Cœur tout de flamme

Le Cœur de Jésus est formé ;

Ils n'ont qu'un cœur, ils n'ont qu'une âme,

L'un et l'autre doit être aimé.


37. Ame, perdez-vous sans partage

Dans ces deux Cœurs miraculeux,

L'un avec l'autre vous engage

A n'en voir qu'un seul dans les deux.


38. Chère âme, montez en cachette

Par ce cœur tendre au Cœur très haut.

Vous deviendrez bientôt parfaite

En aimant ce Cœur comme il faut.

Dieu seul [4]

De nos jours, la solennité du Sacré Cœur (vendredi), est immédiatement suivie de la mémoire liturgique du Cœur immaculé de Marie (samedi).

Les cœurs unis dans les apparitions mariales

- Sur le revers de la médaille miraculeuse (Apparition de la rue du Bac à Paris en 1830), figurent deux cœurs : celui de Jésus couronné d'épines et celui de Marie transpercé selon la prophétie de Siméon en Luc 2, 35.

- Le cœur immaculé de Marie est au centre des apparitions de Fatima (Portugal, XX° siècle), et prend une place croissante dans les révélations successives de la voyante Lucie, culminant dans la petite phrase « A la fin, mon cœur immaculé triomphera »

La bienheureuse Jacinthe de Fatima disait, en unissant les deux Cœurs :

« Si je pouvais mettre dans le cœur de tout le monde le feu que j'ai là dans ma poitrine, et qui me brûle et me fait tant aimer le Cœur de Jésus et le cœur de Marie ! » [5]

Les cœurs unis dans la prière de consécration mariale.

Les consécrations que fit Jean Paul II (13 mai 1982, 16 octobre 1983, 24 mars 1984), s'adressent à la fois au cœur Immaculé de Marie et au divin Cœur de Jésus :

« Devant toi, Mère du Christ, devant ton Cœur immaculé je veux aujourd'hui, avec toute l'Église m'unir à notre Rédempteur en sa consécration pour le monde et pour les hommes, car c'est seulement dans son Cœur divin qu'elle a le pouvoir d'obtenir le pardon et de procurer la réparation. » (Jean Paul II, 13 mai 1982 [6])

[1] René LAURENTIN, « Cœur », dans René LAURENTIN et Patrick SBALCHIERO, Dictionnaire encyclopédique des apparitions de la Vierge. Inventaire des origines à nos jours. Méthodologie, prosopopée, approche interdisciplinaire, Fayard, Paris 2007, p. 195

[2] Dans le même article « cœur » de son Dictionnaire, R. Laurentin fait remarquer que dans son antique traduction grecque (Septante), l'Ancien Testament remplace souvent le mot cœur par le mot esprit (noos) ou âme (psyché), préférés par le rationalisme grec.

Jean l'évangéliste, qui écrit son évangile en grec, parle du cœur de Jésus en disant « le côté », probablement selon l'allergie grecque.

En Occident, la « scolastique » était allergique au cœur, et donc méprisante pour une dévotion au « Sacré-Cœur ».

[3] Cf. E.Préclin et E.Jarry, Histoire de l'Eglise, tome 19 , Bloud & Gay, Paris 1955, p. 288-289. Lire aussi : H. De Barenton, La dévotion au Sacré-Coeur. Ce qu'elle est et comment les saints la pratiquèrent, Paris 1914. L. Garriguet, Le Sacré-coeur de Jésus. Exposé historique et dogmatique de la dévotion au Sacré Coeur de Jésus, Paris 1920.

[4] St Louis-Marie de Montfort, Cantique 40

[5] Bse Jacinthe, Mémoires de sœur Lucie, vice Postulaçao dos videntes, P.2496, Fatima, 1980.p. 117

[6] Texte cité dans R. LAURENTIN, Retour à Dieu avec Marie, OEIL, Paris 1991, p. 87-88

Synthèse Françoise Breynaert

SOURCE : http://www.mariedenazareth.com/17876.0.html?&L=0



Le cœur de Jésus et de Marie, cœur de notre coeur

Marie en relation avec le Christ et avec nous

En 1637, Jean Eudes publie « Vie et Royaume de Jésus dans les âmes chrétiennes », un manuel de vie chrétienne pour tous les baptisés.

Etre chrétien, c'est continuer la vie du Christ, 'former Jésus en nous', participer à sa vie, avoir ses sentiments.

La vraie façon d'honorer Marie, c'est de « regarder et adorer son Fils en elle, et de n'y regarder et adorer que lui, car c'est ainsi qu'elle veut être honorée ; par elle-même, elle n'est rien, mais son Fils Jésus est tout en elle : il est son être, sa vie, sa sainteté, sa gloire ».

Si être chrétien, c'est avoir en nous les sentiments de Jésus (Ph. 2,5), nous sommes appelés à avoir, pour Marie, les mêmes sentiments que Jésus : « or, il l'a aimée très parfaitement et l'a honorée très hautement, en la choisissant pour sa Mère, se donnant à elle en qualité de Fils, et la glorifiant ».

Voilà comment Jésus a aimé sa Mère ; personne non plus n'a jamais aimé Jésus, comme sa Mère.

Marie n'a qu'un même cœur avec Jésus

Le Cœur de Marie est ce cœur humain dont tous les sentiments sont animés par l'Esprit-Saint, foyer d'Amour. Marie n'a qu'un même cœur avec Jésus.

Jean Eudes dit : « Le Cœur de Marie, c'est Jésus ».

Parce que Jésus « vit et règne » parfaitement en Marie, Jean Eudes nous présente son Cœur comme le prototype de la vie chrétienne, la parfaite identification au Christ. I

l nous fait contempler, en Marie, les vertus chrétiennes, particulièrement son humilité et sa charité, l'amour, dans un cœur de pauvre.

Ce n'est pas sans difficultés que Jean Eudes fut l'Apôtre du Cœur de Jésus et de Marie.

Il a été l'objet de nombreuses attaques, surtout de la part des Jansénistes.

Peu de temps avant sa mort (1680), il achève un gros ouvrage « Le Cœur admirable de la très Sainte Mère de Dieu ». Il fonde sa dévotion sur l'Ecriture, spécialement suivant Luc : « Marie méditait cela dans son cœur » (Lc 2,19 et 51), et sur la Tradition, les Pères et les auteurs spirituels.

Jean Eudes progresse dans cette réflexion qui l'amena, à partir du Cœur de Marie, à célébrer aussi le Cœur de Jésus, dont il institua la fête en 1672.

Le Cœur de Jésus, qui n'est qu'un avec le Cœur de Marie, est « le Cœur de notre Cœur »

Jean Eudes n'a pas seulement prêché, écrit..., il a aussi une expérience personnelle qui est de l'ordre mystique. Dans son « Testament », il peut dire à ses Filles et à ses Fils :

« Je me donne à l'amour incompréhensif, par lequel mon Jésus et sa très bonne Mère m'ont donné leur très aimable Cœur, d'une manière spéciale, et en union de ce même amour, je donne ce même Cœur comme une chose qui est à moi et dont je puis disposer pour la gloire de Dieu... »

A tous les chrétiens, Jean Eudes dit aussi que ce Cœur est à nous, puisque Jésus nous a tout donné, en se donnant à nous et en nous donnant sa Mère. Le Cœur de Jésus, qui n'est qu'un avec le Cœur de Marie, est « le Cœur de notre Cœur ».

Ainsi pouvons-nous vraiment aimer Dieu, lui rendre « amour pour amour », et nous aimer du même amour. Concrètement, Jean Eudes nous invite, avant nos différentes actions, à renoncer à nous-mêmes, pour agir, prier, aimer, avec ce Cœur qui nous est donné.

DE PAS R., Saint Jean Eudes et la Vierge Marie, dans « Nouveaux cahiers marials » 31, (août 1993), pp.12-16, p. 15-16

SOURCE : http://www.mariedenazareth.com/6792.0.html?&L=0


BENOÎT XVI

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
Dimanche 1er juin 2008


Chers frères et sœurs,

Il me plaît de rappeler que ce dimanche, qui coïncide avec le début du mois de juin, est traditionnellement dédié au Cœur du Christ, symbole de la foi chrétienne particulièrement cher au peuple comme aux mystiques et aux théologiens, parce qu'il exprime de façon simple et authentique la "bonne nouvelle" de l'amour, en réassumant en soi le mystère  de l'incarnation et de la rédemption. Vendredi dernier, nous avons célébré la solennité du Sacré Cœur de Jésus, troisième et dernière des fêtes qui font suite au Temps pascal, après la Très Sainte Trinité et le Corpus Domini. Cette succession fait penser à un mouvement vers le centre, un mouvement de l'esprit que Dieu lui-même guide. En fait, de l'horizon infini de son amour, Dieu a voulu entrer dans les limites de l'histoire et de la condition humaine, prenant un corps et un cœur ; si bien que nous pouvons contempler et rencontrer l'infini dans le fini, le Mystère invisible et ineffable dans le Cœur humain de Jésus, le Nazaréen. Dans ma première encyclique sur le thème de l'amour, le point de départ a été justement le regard tourné vers le côté transpercé du Christ, dont nous parle Jean dans son Évangile (cf. 19, 37 ; Deus caritas est, n. 12). Et ce centre de la foi est aussi la source de l'espérance dans laquelle nous avons été sauvés, espérance dont j'ai fait l'objet de ma seconde encyclique.

Chaque personne a besoin d'un "centre" à sa vie, d'une source de vérité et de bonté, à laquelle puiser dans l'approche de différentes situations et dans la fatigue quotidienne. Lorsqu'on se recueille en silence, chacun de nous a besoin de sentir non seulement le battement de son cœur, mais plus profondément, la pulsation d'une présence fiable, perceptible par les sens de la foi et cependant beaucoup plus réelle : la présence du Christ, cœur du monde. C'est pourquoi j'invite chacun à renouveler pendant le mois de juin sa dévotion au Cœur du Christ, en mettant également en valeur la prière traditionnelle d'offrande de la journée et gardant à l'esprit les intentions que je propose à toute l'Église.

À côté du Cœur de Jésus, la liturgie nous invite à vénérer le Cœur immaculé de Marie. Remettons-nous toujours entre ses mains avec une grande confiance. Je voudrais invoquer l'intercession maternelle de la Vierge une nouvelle fois pour les populations de Chine et du Myanmar, frappées par les catastrophes naturelles, et pour ceux qui traversent les si nombreuses situations de douleur, de maladie, et de pauvreté matérielle et spirituelle qui marquent le chemin de l'humanité.


À l'issue de l'Angélus

Je vous adresse mon salut cordial, chers pèlerins francophones. Le Christ vous invite aujourd'hui à bâtir votre vie et votre foi sur le roc, qui est sa personne. Pour cela, il vous invite à suivre les commandements de Dieu et à les mettre dans votre cœur. Vous pourrez dire alors avec le psalmiste : "Ma forteresse et mon roc, c'est toi, Seigneur:  pour l'honneur de ton nom, tu me guides et me conduis". Que le Christ et Marie vous accompagnent chaque jour. Je vous accorde ma Bénédiction apostolique.

Je souhaite à tous un bon dimanche.

© Copyright 2008 - Libreria Editrice Vaticana



Le Cœur de Marie, Cœur apostolique (Libermann)

Jacob Libermann est né à Saverne (Alsace) le 12 avril 1802 dans une famille juive, et il envisage de devenir rabbin, comme son père. Mais il devient chrétien, puis prêtre, et fondateur des Missionnaires du Saint Cœur de Marie, puis il redonne vie en 1848, au séminaire de la congrégation du Saint-Esprit (les Spiritains) dont il est considéré comme le second fondateur.

Nous sommes appelés à l'apostolat ; or, pour exercer l'apostolat avec fruit, de quoi avons-nous besoin, sinon de l'esprit apostolique ? Et cet esprit apostolique, où pourrons-nous le trouver plus parfait et plus abondant, après notre Notre Seigneur, que dans le cœur de Marie, qui en a été tout rempli, Cœur éminemment apostolique et tout enflammé de désirs pour la gloire de Dieu et le salut des âmes ?

Sans doute, elle n'a pas parcouru les mers et les pays éloignés, comme Pierre Paul et les autres apôtres. Pourquoi ? Parce que ce n'était pas sa destination ; mais si telle avait été la volonté de Dieu sur elle, rien ne lui aurait manqué ; cet esprit apostolique, qui la remplissait, l'aurait mise en action, selon tous les desseins de Dieu sur elle. Dieu ne l'a point voulu, et Marie, devait, dans la retraite, diriger sur les âmes les grâces de conversion et de sanctification.

Du haut du ciel, elle continue, pour la dilatation de l'Eglise, ce qu'elle a fait pour ses commencements.

Nous devons donc considérer le Cœur de Marie comme le modèle parfait du zèle dont nous devons être dévorés, et comme une source abondante où nous devons sans cesse le puiser.

C'est notre modèle, et, par-là, nous apprenons quel doit être l'esprit de notre société : un esprit intérieur, un esprit de sainteté. Le véritable zèle apostolique, tel qu'il se trouvait dans le Cœur de Marie, ne peut résider dans un esprit dissipé ou dans un cœur attaché aux créatures.

Nous devons donc, pour imiter notre modèle, nous appliquer à la Vie d'oraison, au détachement des créatures, au renoncement à nous-mêmes, afin que notre cœur devienne semblable, conforme au cœur si pur, si saint, si charitable de notre bonne Mère...

Si notre cœur est rempli de cette charité ardente, qui brûlait dans le cœur de Marie, nous serons toujours propres à répandre ce feu [...].

En second lieu, le Cœur de Marie est la source toujours ouverte où nous devons puiser cet esprit apostolique. Marie, d'après les Pères, est le canal par lequel Dieu nous communique toutes ses grâces ; elle est une Mère pleine de tendresse pour tous les hommes.

Mais pour nous, nous aurons un droit spécial de recourir à son cœur si bon ; un motif de confiance tout particulier en sa toute puissante protection : d'abord, à cause de la Consécration totale que nous faisons de tout nous-mêmes et de toute notre Société à son Saint Cœur... Nous pouvons donc aller, avec la plus grande confiance, puiser à cette source intarissable, pour obtenir toutes les grâces dont nous aurons besoin pour notre sanctification et celle des autres.

Le saint Cœur de Marie nous est donné pour être la lumière qui doit nous guider et la force qui doit nous soutenir dans nos travaux. »

Enseignement de Libermann recueilli par un novice en 1844-1845, M. De Lannurien. (Il sera, en 1853 le premier supérieur du séminaire français de Rome). Notes et documents Paris, Maison mère, 1929-1941, tome XIII, supplément, p. 3-4. Publié dans Marie, janv-février 1952, p. 120 ou dans Hubert du Manoir, Maria, tome 3, Beauchêne, Paris 1954, p. 392-394.

SOURCE : http://www.mariedenazareth.com/16852.0.html?&L=0


Memorial of the Immaculate Heart of Mary

In the midst of the second world war Pope Pius XII put the whole world under the special protection of our Savior’s Mother by consecrating it to her Immaculate Heart, and in 1944 he decreed that in the future the whole Church should celebrate the feast of the Immaculate Heart of Mary. This is not a new devotion. In the seventeenth century, St. John Eudes preached it together with that of the Sacred Heart; in the nineteenth century, Pius VII and Pius IX allowed several churches to celebrate a feast of the Pure Heart of Mary. Pius XII instituted today’s feast of the Immaculate Heart of Mary for the whole Church, so as to obtain by her intercession “peace among nations, freedom for the Church, the conversion of sinners, the love of purity and the practice of virtue” (Decree of May 4, 1944).

The attention of Christians was early attracted by the love and virtues of the Heart of Mary. The Gospel itself invited this attention with exquisite discretion and delicacy. What was first excited was compassion for the Virgin Mother. It was, so to speak, at the foot of the Cross that the Christian heart first made the acquaintance of the Heart of Mary. Simeon’s prophecy paved the way and furnished the devotion with one of its favourite formulae and most popular representations: the heart pierced with a sword. But Mary was not merely passive at the foot of the Cross; “she cooperated through charity”, as St. Augustine says, “in the work of our redemption”.

It is only in the twelfth, or towards the end of the eleventh century, that slight indications of a regular devotion are perceived in a sermon by St. Bernard (De duodecim stellis).

Stronger evidences are discernible in the pious meditations on the Ave Maria and the Salve Regina, usually attributed either to St. Anselm of Lucca (d. 1080) or St. Bernard; and also in the large book De laudibus B. Mariae Virginis (Douai, 1625) by Richard de Saint-Laurent.

In St. Mechtilde (d. 1298) and St. Gertrude (d. 1302) the devotion had two earnest adherents. A little earlier it had been included by St. Thomas Becket in the devotion to the joys and sorrows of Mary, by Blessed Hermann (d.1245), one of the first spiritual children of St. Dominic, in his other devotions to Mary, and somewhat later it appeared in St. Bridget’s Book of Revelations.

St. Ambrose perceived in her the model of a virginal soul. St. Bernardine of Siena (d.1444) was more absorbed in the contemplation of the virginal heart, and it is from him that the Church has borrowed the lessons of the Second Nocturn for the feast of the Heart of Mary. St. Francis de Sales speaks of the perfections of this heart, the model of love for God, and dedicated to it his Theotimus.

In the second half of the sixteenth century and the first half of the seventeenth, ascetic authors dwelt upon this devotion at greater length. It was, however, reserved to St. Jean Eudes (d. 1681) to propagate the devotion, to make it public, and to have a feast celebrated in honor of the Heart of Mary, first at Autun in 1648 and afterwards in a number of French dioceses.

In 1799 Pius VI, then in captivity at Florence, granted the Bishop of Palermo the feast of the Most Pure Heart of Mary for some of the churches in his diocese. In 1805 Pius VII made a new concession, thanks to which the feast was soon widely observed. Such was the existing condition when a twofold movement, started in Paris, gave fresh impetus to the devotion. The two factors of this movement were first of all the revelation of the “miraculous medal” in 1830 and all the prodigies that followed, and then the establishment at Notre-Dame-des-Victoires of the Archconfraternity of the Immaculate Heart of Mary, Refuge of Sinners, which spread rapidly throughout the world and was the source of numberless graces. On 21 July 1855, the Congregation of Rites finally approved the Office and Mass of the Most Pure Heart of Mary without, however, imposing them upon the Universal Church.



Litany of the Immaculate Heart of Mary

Lord, have mercy on us.

Christ, have mercy on us.

Lord, have mercy on us. Christ, hear us.

Christ, graciously hear us.

God the Father of Heaven,

Have mercy on us.

God the Son, Redeemer of the world,

Have mercy on us.

God the Holy Spirit,

Have mercy on us.

Holy Trinity, One God,

Have mercy on us.

Heart of Mary, pray for us.

Heart of Mary, like unto the Heart of God, pray for us.

Heart of Mary, united to the Heart of Jesus, etc.

Heart of Mary, instrument of the Holy Ghost…

Heart of Mary, sanctuary of the Divine Trinity…

Heart of Mary, tabernacle of God Incarnation…

Heart of Mary, immaculate from thy creation…

Heart of Mary, full of grace…

Heart of Mary, blessed among all hearts…

Heart of Mary, throne of glory…

Heart of Mary, most humble…

Heart of Mary, holocaust of Divine Love…

Heart of Mary, fastened to the Cross with Jesus Crucified…

Heart of Mary, comfort of the afflicted…

Heart of Mary, refuge of sinners…

Heart of Mary, hope of the agonizing…

Heart of Mary, seat of mercy…

Lamb of God, Who takes away the sins of the world,

Spare us, O Lord.

Lamb of God, Who takes away the sins of the world,

Graciously hear us, O Lord.

Lamb of God, Who takes away the sins of the world,

Have mercy on us.

Christ hear us,

Christ, graciously hear us.

V. Immaculate Mary, meek and humble of heart,

Make our hearts like unto the Heart of Jesus.

Let Us Pray

O most merciful God, Who, for the salvation of sinners and the refuge of the miserable, was pleased that the Most Pure Heart of Mary should be most like in charity and pity to the Divine Heart of Thy Son, Jesus Christ, grant that we should commemorate this sweet and loving Heart may by the merits and intercession of the same Blessed Virgin, merit to be found like to the Heart of Jesus, through the same Christ Our Lord.

R. Amen.


BENEDICT XVI

ANGELUS

St Peter's Square
Sunday, 1st June 2008


Dear Brothers and Sisters,

On this Sunday, which coincides with the beginning of June, I am pleased to recall that this month is traditionally dedicated to the Heart of Christ, symbol of the Christian faith, particularly dear to the people, to mystics and theologians because it expresses in a simple and authentic way the "good news" of love, compendium of the mystery of the Incarnation and Redemption. Last Friday, after the Most Holy Trinity and Corpus Christi, we celebrated the Solemnity of the Sacred Heart of Jesus, the third and last feast following Eastertide. This sequence calls to mind a movement toward the centre: a movement of the spirit which God himself guides. In fact, from the infinite horizon of his love, God wished to enter into the limits of human history and the human condition. He took on a body and a heart. Thus, we can contemplate and encounter the infinite in the finite, the invisible and ineffable Mystery in the human Heart of Jesus, the Nazarene. In my first Encyclical on the theme of love, the point of departure was exactly "contemplating the pierced side of Christ", which John speaks of in his Gospel (cf. 19: 37; Deus Caritas Est, n. 12). And this centre of faith is also the font of hope in which we have been saved, the hope that I made the object of my second Encyclical.

Every person needs a "centre" for his own life, a source of truth and goodness to draw from in the daily events, in the different situations and in the toil of daily life. Every one of us, when he/she pauses in silence, needs to feel not only his/her own heartbeat, but deeper still, the beating of a trustworthy presence, perceptible with faith's senses and yet much more real: the presence of Christ, the heart of the world. Therefore, I invite each one of you to renew in the month of June his/her own devotion to the Heart of Christ, also using the traditional prayer of the daily offering and keeping present the intentions I have proposed for the whole Church.

Next to the Sacred Heart of Jesus, the liturgy invites us to venerate the Immaculate Heart of Mary. With great confidence let us entrust ourselves to her. Once again I would like to invoke the maternal intercession of the Virgin for the populations of China and Myanmar struck by natural calamities and for those who are going through the many situations of pain, sickness, material and spiritual poverty that mark humanity's path.


After the Angelus:

I am happy to greet all the English-speaking pilgrims and visitors present for this Angelus. In today's liturgy we are reminded that Jesus has opened the gates of the Kingdom of Heaven for all who come to believe. May we take the path that leads to the Kingdom by saying "yes" to Jesus, living according to his message and following his example. I wish you all a pleasant stay in Rome, and a blessed Sunday!

© Copyright 2008 - Libreria Editrice Vaticana


Devotion to the Immaculate Heart of Mary

As in the article on Devotion to the Sacred Heart of Jesus, this subject will be considered under two heads:
  • the nature, and
  • the history of the devotion.

The nature of the devotion

Just as devotion to the Sacred Heart of Jesus is only a form of devotion to the adorable Person of Jesus, so also is devotion to the Holy Heart of Mary but a special form of devotion to Mary. In order that, properly speaking, there may be devotion to the Heart of Mary, the attention and the homage of the faithful must be directed to the physical heart itself. However, this in itself is not sufficient; the faithful must read therein all that the human heart of Mary suggests, all of which it is the expressive symbol and the living reminder: Mary's interior life, her joys and sorrows, her virtues and hidden perfections, and, above all, her virginal love for her God, her maternal love for her Divine Son, and her motherly and compassionate love for her sinful and miserable children here below. The consideration of Mary's interior life and the beauties of her soul, without any thought of her physical heart, does not constitute our devotion; still less does it consist in the consideration of the Heart of Mary merely as a part of her virginal body. The two elements are essential to the devotion, just as soul and body are necessary to the constitution of man.
All this is made sufficiently clear in the explanations given elsewhere (see DEVOTION TO THE HEART OF JESUS), and, if ourdevotion to Mary must not be confounded with our devotion to Jesus, on the other hand, it is equally true that our veneration of the Heart of Mary is, as such, analogous to our worship of the Heart of Jesus. It is, however, necessary to indicate a few differences in this analogy, the better to explain the character of Catholic devotion to the Heart of Mary. Some of these differences are very marked, whereas others are barely perceptible. Devotion to the Heart of Jesus is especially directed to the Divine Heart as overflowing with love for men, and it presents this love to us as despised and outraged. In the devotion to the Heart of Mary, on the other hand, what seems to attract us above all else is the love of this Heart for Jesus and for God. Its love for men is not overlooked, but it is not so much in evidence nor so dominant. With this difference is linked another. The first, act of the devotion to the Heart of Jesus is the love eager to respond to love, in devotion to the Heart of Mary there is no first act so clearly indicated: in this devotion, perhaps, study and imitation hold as important a place as love. For, although this study and imitation are impregnated with filial affection, the devotion presents itself with no object sufficiently conspicuous to call forth our love, which is, on the contrary, naturally awakened and increased by the study and imitation. Hence, accurately speaking, love is more the result than the object of the devotion, the object being rather to love God, and Jesus better by uniting ourselves to Mary for this purpose and by imitating her virtues. It would also seem that, although in the devotion to the Heart of Mary the heart has an essential part as symbol and sensible object, it does not stand out as prominently as in the devotion to the Heart of Jesus; we think rather of the thing symbolized, of love, virtues, and sentiments, of Mary's interior life.

The history of the devotion

The history of the devotion to the Heart of Mary is connected on many points with that to the Heart of Jesus; nevertheless, it has its own history which, although very simple, is not devoid of interest. The attention of Christians was early attracted by the love and virtues of the Heart of Mary. The Gospel itself invited this attention with exquisite discretion and delicacy. What was first excited was compassion for the Virgin Mother. It was, so to speak, at the foot of the Cross that the Christian heart first made the acquaintance of the Heart of Mary. Simeon's prophecy paved the way and furnished the devotion with one of its favourite formulae and most popular representations: the heart pierced with a sword. But Mary was not merely passive at the foot of the Cross; "she cooperated through charity", as St. Augustine says, "in the work of our redemption".
Another Scriptural passage to help in bringing out the devotion was the twice-repeated saying of St. Luke, that Mary kept all the sayings and doings of Jesus in her heart, that there she might ponder over them and live by them. A few of the Virgin's sayings, also recorded in the Gospel, particularly the Magnificat, disclose new features in Marian psychology. Some of the Fathers also throw light upon the psychology of the Virgin, for instance, St. Ambrose, when in his commentary on St. Luke he holds Mary up as the ideal of virginity, and St. Ephrem, when he so poetically sings of the coming of the Magi and the welcome accorded them by the humble Mother. Little by little, in consequence of the application of the Canticle of the loving relations between God and the Blessed Virgin, the Heart of Mary came to be for the Christian Church the Heart of the Spouse of the Canticles as well as the Heart of the Virgin Mother. Some passages from other Sapiential Books, likewise understood as referring to Mary, in whom they personify wisdom and her gentle charms, strengthened this impression. Such are the texts in which wisdom is presented as the mother loftylove, of fear, of knowledge, and of holy hope. In the New Testament Elizabeth proclaims Mary blessed because she has believed the words of the angel; the Magnificat is an expression of her humility; and in answering the woman of the people, who in order to exalt the Son proclaimed the Mother blessed, did not Jesus himself say: "Blessed rather are they that hear the word of God and keep it", thus in a manner inviting us to seek in Mary that which had so endeared her to God and caused her to be selected as the Mother ofJesus? The Fathers understood His meaning, and found in these words a new reason for praising Mary. St. Leo says that through faith and love she conceived her Son spiritually, even before receiving Him into her womb, and St. Augustine tells us that she was more blessed in having borne Christ in her heart than in having conceived Him in the flesh.
It is only in the twelfth, or towards the end of the eleventh century, that slight indications of a regular devotion are perceived in a sermon by St. Bernard (De duodecim stellis), from which an extract has been taken by the Church and used in the Offices of the Compassion and of the Seven Dolours. Stronger evidences are discernible in the pious meditations on the Ave Maria and the Salve Regina, usually attributed either to St. Anselm of Lucca (d. 1080) or St. Bernard; and also in the large book "De laudibus B. Mariae Virginis" (Douai, 1625) by Richard de Saint-Laurent. Penitentiary of Rouen in the thirteenth century. In St. Mechtilde (d. 1298) and St. Gertrude (d. 1302) the devotion had two earnest adherents. A little earlier it had been included by St. Thomas Becket in the devotion to the joys and sorrows of Mary, by Blessed Hermann (d. 1245), one of the first spiritual children of St. Dominic, in his other devotions to Mary, and somewhat later it appeared in St. Bridget's "Book of Revelations". Tauler (d. 1361) beholds in Mary the model of a mystical, just as St. Ambrose perceived in her the model of a virginal soul. St. Bernardine of Siena (d. 1444) was more absorbed in the contemplation of the virginal heart, and it is from him that the Church has borrowed the lessons of the Second Nocturn for the feast of the Heart of Mary. St. Francis de Sales speaks of the perfections of this heart, the model of love forGod, and dedicated to it his "Theotimus".
During this same period one finds occasional mention of devotional practices to the Heart of Mary, e.g. in the "Antidotarium" of Nicolas du Saussay (d. 1488), in Julius II, and in the "Pharetra" of Lanspergius. In the second half of the sixteenth century and the first half of the seventeenth, ascetic authors dwelt upon this devotion at greater length. It was, however, reserved to St. Jean Eudes (d. 1681) to propagate the devotion, to make it public, and to have a feast celebrated in honor of the Heart of Mary, first at Autunin 1648 and afterwards in a number of French dioceses. He established several religious societies interested in upholding and promoting the devotion, of which his large book on the Coeur Admirable (Admirable Heart), published in 1681, resembles a summary. Père Eudes' efforts to secure the approval of an Office and feast failed at Rome, but, notwithstanding, this disappointment, the devotion to the Heart of Mary progressed. In 1699 Father Pinamonti (d. 1703) published in Italian his beautiful little work on the Holy Heart of Mary, and in 1725 Père de Gallifet combined the cause of the Heart of Mary with that of the Heart of Jesus in order to obtain Rome's approbation of the two devotions and the institution of the two feasts. In 1729 his project was defeated, and in 1765 the two causes were separated, to assure the success of the principal one.
In 1799 Pius VI, then in captivity at Florence, granted the Bishop of Palermo the feast of the Most Pure Heart of Mary for some of the churches in his diocese. In 1805 Pius VII made a new concession, thanks to which the feast was soon widely observed. Such was the existing condition when a twofold movement, started in Paris, gave fresh impetus to the devotion. The two factors of this movement were first of all the revelation of the "miraculous medal" in 1830 and all the prodigies that followed, and then the establishment at Notre-Dame-des-Victoires of the Archconfraternity of the Immaculate Heart of Mary, Refuge of Sinners, which spread rapidly throughout the world and was the source of numberless graces. On 21 July, 1855, the Congregation of Rites finally approved 
the Office and Mass of the Most Pure Heart of Mary without, however, imposing them upon the Universal Church.
Now there are at least three feasts of the Heart of Mary, all with different Offices:
  • that of Rome, observed in many places on the Sunday after the Octave of the Assumption and in others on the third Sundayafter Pentecost or in the beginning of July;
  • that of Pere Eudes celebrated among the Eudists and in a number of communities on 8 February; and
  • that of Notre-Dame-des-Victoires, solemnized a little before Lent.
However, no feast has as yet been granted to the entire Church.

Bainvel, Jean. "Devotion to the Immaculate Heart of Mary." The Catholic Encyclopedia. Vol. 7. New York: Robert Appleton Company, 1910. 9 Jun. 2018 <http://www.newadvent.org/cathen/07168a.htm>.
Transcription. This article was transcribed for New Advent by William G. Bilton, Ph.D.
Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. June 1, 1910. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.
SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/07168a.htm



Cuore Immacolato della Beata Vergine Maria


Memoria mariana di origine devozionale, istituita da Pio XII, l'odierna celebrazione ci invita a meditare sul mistero di Cristo e della Vergine nella sua interiorità e profondità. Maria, che custodisce le parole ed i fatti del Signore meditandoli nel suo cuore (Lc 2,19), è dimora dello Spirito Santo, sede della sapienza (Lc 1,35), immagine e modello della Chiesa che ascolta e testimonia il messaggio del Signore.

Martirologio Romano: Memoria del Cuore Immacolato della beata Vergine Maria: serbando nel proprio cuore la memoria dei misteri di salvezza compiuti nel suo Figlio, ne ha atteso con fiducia il compimento in Cristo. 

Il promotore della festa liturgica del Cuore Immacolato di Maria fu S. Giovanni Eudes (1601-1680) che già verso il 1643, la cominciò a celebrare con i religiosi della sua congregazione. Nel 1668 le festa e i testi liturgici furono approvati dal cardinale legato per tutta la Francia, mentre Roma si rifiutò più volte di confermare la festa. Fu solo dopo l’introduzione della festa del S. Cuore di Gesù nel 1765, che verrà concessa qua e là la facoltà di celebrare quella del Cuore di Maria, tanto che anche il Messale romano del 1814 la annovera ancora tra le feste “pro aliquibus locis”. Papa Pio XII estese nel 1944 la festa a tutta la Chiesa, a perenne ricordo della Consacrazione del mondo al Cuore Immacolato di Maria, da lui fatta nel 1942. Il Culto del Cuore Immacolato di Maria ha ricevuto un forte impulso dopo le apparizioni di Fatima del 1917. 

Memoria facoltativa il giorno dopo la solennità del Sacro Cuore di Gesù. 

La vicinanza delle due feste riconduce a S, Giovanni Eudes, il quale nei suoi scritti non separò mai i due Cuori di Gesù e di Maria e sottolinea l’unione profonda della madre col Figlio di Dio fatto carne, la cui vita pulsò per nove mesi ritmicamente con quella del cuore di Maria. 

La Liturgia della festa sottolinea il lavorio spirituale del cuore della prima discepola di Cristo e presenta Maria come protesa, nell’intimo del suo cuore, all’ascolto e all’approfondimento della parola di Dio. Maria medita nel suo cuore gli eventi in cui è coinvolta insieme a Gesù, cercando di penetrare il mistero che sta vivendo: conservare e meditare nel suo cuore tutte le cose, le fa scoprire la volontà del Signore, come un pane che la nutre nell’intimo, come un’acqua zampillante in un fecondo terreno. Con questo suo modo di agire, Maria ci insegna a nutrirci in profondità del Verbo di Dio, a vivere sfamandoci e abbeverandoci di lui e soprattutto a trovare Dio nella meditazione, nella preghiera e nel silenzio. Maria, infine, ci insegna a riflettere sugli avvenimenti della nostra vita quotidiana e a scoprire in essi Dio che si rivela, inserendosi nella nostra storia.

Autore: 
Nino Grasso



RADIOMESSAGGIO DEL SANTO PADRE PAOLO VI
ALLA CITTÀ DI CATANIA
NEL DECENNIO DELLA CONSACRAZIONE DELL’ITALIA
AL CUORE IMMACOLATO DELLA MADRE DI DIO

Sabato, 4 aprile 1970

 
Al Clero e ai Fedeli della città di Catania il Nostro saluto
e la Nostra paterna Benedizione!

Dieci anni sono ormai trascorsi da quando si concluse solennemente nella vostra città il XVI Congresso Eucaristico Nazionale. E fu in quella atmosfera mistica che germinò, come fiore soavissimo del Congresso, la consacrazione dell’Italia al Cuore Immacolato di Maria.

Quell’avvenimento non costituì un episodio passeggero di fervore religioso per la vostra città, ma fu come un’onda salutifera di grazia alla quale voi, carissimi figli, non cessate di attingere con pietà sincera ed edificante. Ne è conferma eloquente la cerimonia odierna intorno al maestoso simulacro di Maria Santissima, che Noi stessi or ora abbiamo illuminato, e che voi avete voluto erigere nella vostra città a ricordo di quell’evento indimenticabile, quale nuova testimonianza dell’indissolubile amore che vi lega alla grande Madre di Dio.

E non è senza significato che avete voluto collocare la marmorea effige della Vergine in alto, sopra una stele di pietra lavica del vostro vulcano, quasi per meglio sentirvi sotto il suo sguardo materno, quasi per dirle che essa è in cima ai vostri pensieri, ai vostri affetti e ai vostri pericoli, amabile Regina delle vostre anime, sostegno delle vostre volontà e guida dei vostri passi.

Sia pertanto il nuovo simulacro di Maria Santissima non soltanto il degno ricordo di un avvenimento che ha lasciato un solco luminoso nella vita religiosa della vostra città, ma ancor più l’occasione per riaffermare solennemente gli impegni da voi assunti; e come in questo istante voi avete gli occhi fissi nella immagine della Regina del cielo, così Noi confidiamo che non mai vi allontanerete dai suoi esempi e dai suoi insegnamenti. Guardando a Colei che tutti precede nel degno servizio di Dio, ognuno sappia ravvivare la sua fedeltà a Cristo e alla Chiesa, ognuno prenda sempre più coscienza delle sue responsabilità in tutti i settori della vita personale, familiare e sociale, ognuno si adoperi perché gli uomini sempre più si aprano all’influsso del regno di Dio; lo chiede la Chiesa in questo periodo delicato della sua storia, lo esige l’ordinato progresso della società. Possiate sempre corrispondere a queste ardenti speranze della Chiesa, carissimi figli, mantenendovi saldi in quella generosità e fermezza di fede, che tanto vi onora.

O Vergine Santissima, accetta l’omaggio di questo popolo, che in un momento così sacro ripete che vuole essere per sempre tuo ed invoca la tua materna intercessione. Fa’ scendere copiosa la grazia del tuo celeste patrocinio sullo zelante Pastore dell’Arcidiocesi Catanese, fortifica lo zelo dei suoi Sacerdoti, veglia sulle attività dei magistrati, sulle famiglie perché si adornino di quelle virtù umane e cristiane che ne sono l’incanto e la salvaguardia, sulla gioventù dalla quale tanto attendono la Chiesa e la società. Nelle avversità, per tutti quelli che ricorrono a te, o Maria, sii difesa e rifugio, nei dolori fonte di conforto e di speranza, nei dissidi porto di pace e di affettuosa unione.

Avvalori la Nostra preghiera l’Apostolica Benedizione, che di cuore desideriamo impartire al venerato Arcivescovo di codesta città, a tutto il Clero, ai Religiosi e alle Religiose che sono presenti, alle Autorità civili che hanno tanto contribuito al felice esito della iniziativa, come anche a tutto il popolo fedele e a quanti spiritualmente uniti alla cerimonia ascoltano la Nostra voce, ispirata dal più sincero paterno amore.
                           

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SOLENNITÀ DELL'IMMACOLATA CONCEZIONE
DELLA BEATA VERGINE MARIA

GIOVANNI PAOLO II

ANGELUS

Giovedì, 8 dicembre 1994


1. "Tota pulchra es, Maria, et macula originalis non est in Te".

La Chiesa contempla oggi con gratitudine e stupore le meraviglie operate dal Signore in Maria, Colei che il popolo cristiano acclama con le parole dell'antica antifona: "Tutta bella sei, Maria, la macchia del peccato originale non è in Te".

Il mistero di grazia e di bellezza che avvolge la Vergine Madre ha origine dalla tenerezza di Dio che l'ha preservata, sin dal primo istante della sua esistenza, dal peccato originale e dalle sue conseguenze, preparandola a diventare la degna Madre del suo Figlio. In tal modo il Signore ha posto Maria al di sopra di tutte le altre creature, rendendola piena di grazia, specchio mirabile della sua santità.

2. L'Immacolata è il segno della fedeltà di Dio che non si arrende di fronte al peccato dell'uomo. La sua pienezza di grazia ci ricorda anche le immense possibilità di bene, di bellezza, di grandezza e di gioia che sono alla portata dell'uomo quando si lascia guidare dalla Volontà di Dio, rifiutando il peccato.

Nella luce di Colei che il Signore ci dona come "avvocata di grazia e modello di santità", impariamo a fuggire sempre il peccato. Preghiamo la Vergine di donarci la gioia di vivere sotto il suo sguardo materno in purezza e santità di vita.

3. Oggi mi recherò a Piazza di Spagna per il tradizionale omaggio alla Vergine Immacolata che, dalla sommità della colonna eretta in suo onore, guarda e protegge la città di Roma.

Sabato prossimo, poi, andrò in pellegrinaggio al Santuario di Loreto per concludere, insieme con i Vescovi, la grande preghiera per l'Italia, iniziata nel marzo scorso.

Al termine dell'Anno della Famiglia, raccolti presso la Casa della Santa Famiglia, porremo sotto la protezione della Madre del Redentore il rinnovamento umano e cristiano delle famiglie italiane, affinché siano luogo e strumento della nuova evangelizzazione.

Sorretti dalla Santa Vergine, che a Loreto si è mostrata tante volte per il popolo italiano Madre di misericordia, affideremo al Padre la cara Comunità nazionale, perché nel Vangelo, seguendo l'esempio dei suoi grandi Santi, continui a trovare l'ispirazione per costruire, in vista del terzo Millennio cristiano, una società più umana perché più cristiana.


All'Azione Cattolica Italiana, che ogni anno nel giorno dell'Immacolata vive tradizionalmente l'appuntamento del "tesseramento", e alla Pontificia Accademia dell'Immacolata il Papa ha rivolto il suo pensiero al termine della recita dell'Angelus. Queste le sue parole:

1. La solennità dell'Immacolata è per l'Azione Cattolica Italiana una giornata molto importante: in essa, infatti, secondo una bella tradizione, si svolge il tesseramento, cioè l'iscrizione dei soci, con la conseguente assunzione di impegni che ciò comporta.

A questa tanto benemerita Associazione, che opera silenziosamente, ma efficacemente in tutte le regioni d'Italia, rivolgo l'augurio che possa perseverare nella fedeltà al Magistero, nell'impegno di formazione delle persone e nella viva testimonianza evangelica all'interno della grande famiglia degli italiani.

2. Rivolgo pure il mio saluto al folto gruppo della Pontificia Accademia dell'Immacolata, guidato dal Presidente, il Cardinale Andrzej Maria Deskur, ed auguro che le giornate di riflessione svolte in occasione dell'odierna Solennità rafforzino in tutti il proposito di vivere con gioia la consacrazione al Cuore Immacolato di Maria.

Prima di concludere l'incontro di preghiera il Santo Padre ha detto:

Abbiamo una bella giornata che corrisponde a quella bellezza di cui si parla nella Liturgia: "Tutta bella sei, o Maria, tutta bella . . . ". Anche la giornata è bella.

Sia lodato Gesù Cristo!

© Copyright 1994 - Libreria Editrice Vaticana


BENEDETTO XVI

ANGELUS

Piazza San Pietro 
Domenica, 1 giugno 2008


Cari fratelli e sorelle,

nell’odierna domenica, che coincide con l’inizio di giugno, mi piace ricordare che questo mese è tradizionalmente dedicato al Cuore di Cristo, simbolo della fede cristiana particolarmente caro sia al popolo sia ai mistici e ai teologi, perché esprime in modo semplice e autentico la "buona novella" dell’amore, riassumendo in sé il mistero dell’Incarnazione e della Redenzione. E venerdì scorso abbiamo celebrato la solennità del Sacro Cuore di Gesù, terza e ultima delle feste che fanno seguito al Tempo Pasquale, dopo la Santissima Trinità e il Corpus Domini. Questa successione fa pensare ad un movimento verso il centro: un movimento dello spirito che è Dio stesso a guidare. Dall’orizzonte infinito del suo amore, infatti, Dio ha voluto entrare nei limiti della storia e della condizione umana, ha preso un corpo e un cuore; così che noi possiamo contemplare e incontrare l’infinito nel finito, il Mistero invisibile e ineffabile nel Cuore umano di Gesù, il Nazareno. Nella mia prima Enciclica sul tema dell’amore, il punto di partenza è stato proprio lo sguardo rivolto al costato trafitto di Cristo, di cui ci parla Giovanni nel suo Vangelo (cfr 19,37; Deus caritas est, 12). E questo centro della fede è anche la fonte della speranza nella quale siamo stati salvati, speranza che ho fatto oggetto della seconda Enciclica.

Ogni persona ha bisogno di un "centro" della propria vita, di una sorgente di verità e di bontà a cui attingere nell’avvicendarsi delle diverse situazioni e nella fatica della quotidianità. Ognuno di noi, quando si ferma in silenzio, ha bisogno di sentire non solo il battito del proprio cuore, ma, più in profondità, il pulsare di una presenza affidabile, percepibile coi sensi della fede e tuttavia molto più reale: la presenza di Cristo, cuore del mondo. Invito pertanto ciascuno a rinnovare nel mese di giugno la propria devozione al Cuore di Cristo, valorizzando anche la tradizionale preghiera di offerta della giornata e tenendo presenti le intenzioni da me proposte a tutta la Chiesa.

Accanto al Sacro Cuore di Gesù, la liturgia ci invita a venerare il Cuore Immacolato di Maria. Affidiamoci sempre a Lei con grande confidenza. Vorrei invocare la materna intercessione della Vergine ancora una volta per le popolazioni della Cina e del Myanmar colpite dalle calamità naturali, e per quanti attraversano le tante situazioni di dolore, di malattia e di miseria materiale e spirituale che segnano il cammino dell’umanità.


Dopo l'Angelus

Je vous adresse mon salut cordial, chers pèlerins francophones. Le Christ vous invite aujourd’hui à bâtir votre vie et votre foi sur le roc, qui est sa personne. Pour cela, il vous invite à suivre les commandements de Dieu et à les mettre dans votre cœur. Vous pourrez dire alors avec le psalmiste: «Ma forteresse et mon roc, c’est toi, Seigneur: pour l’honneur de ton nom, tu me guides et me conduis». Que le Christ et Marie vous accompagnent chaque jour. Je vous accorde ma Bénédiction apostolique.

I am happy to greet all the English-speaking pilgrims and visitors present for this Angelus. In today’s liturgy we are reminded that Jesus has opened the gates of the Kingdom of Heaven for all who come to believe. May we take the path that leads to the Kingdom by saying "yes" to Jesus, living according to his message and following his example. I wish you all a pleasant stay in Rome, and a blessed Sunday!

Ein frohes "Grüß Gott" sage ich allen deutschsprachigen Pilgern hier auf dem Petersplatz. Im Angelusgebet betrachten wir das Heilsgeheimnis, daß Gott sich in Maria eine Wohnung bereitet hat. Die Haltung der Mutter Gottes, ihre unerschütterliche Zuversicht auf den göttlichen Beistand bei allem Tun, wollen wir nachahmen. Gottes Segen ruht auf denen, die auf sein Wort bauen und seine Gegenwart mit Leib und Leben in der Welt bezeugen. Der Herr geleite euch auf allen Wegen!

Saludo con afecto a los peregrinos de lengua española que participan en esta oración mariana, en particular a los fieles de la Parroquia de San Andrés Apóstol, de Moral de Calatrava. En el día del Señor os invito a escuchar devotamente la Palabra de Dios, a acogerla en vuestro corazón con docilidad y a llevarla a la práctica con solicitud, de modo que vuestra vida se arraigue cada vez más firmemente en la roca de la amistad con Cristo. Feliz domingo a todos.

Serdeczne pozdrowienie kieruję do Polaków. Kończy się maryjny maj, rozpoczyna się czerwiec, w którym czcimy pełne miłości Serce Jezusa. Módlmy się, abyśmy doznając tej Bożej miłości, z radością odpowiadali na nią gorącym sercem i dziełami miłosierdzia wobec braci. Niech Wam Bóg błogosławi.

[Rivolgo un cordiale saluto ai Polacchi. Si conclude il maggio mariano, inizia il mese di giugno, in cui veneriamo il Cuore di Gesù pieno d’amore. Preghiamo affinché sperimentando quest’Amore divino rispondiamo con gioia, con il cuore ardente e con opere di misericordia verso i fratelli. Dio vi benedica.]

Saluto con affetto i pellegrini di lingua italiana, in particolare i ministranti di Ortisei con il loro Parroco, i fedeli della parrocchia di San Gregorio Barbarigo in Milano e quelli di Santa Maria della Speranza in Battipaglia, il gruppo della diocesi di Reggio Emilia, i membri della Famiglia Mercedaria e i loro collaboratori, i donatori di sangue "Fratres", i ragazzi di Cividino Quintano che hanno ricevuto la Cresima e i catechisti di Calisese e Badìa. A tutti auguro una buona domenica.

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