dimanche 30 juin 2013

Bienheureux RAYMOND LULLE, tertiaire franciscain et martyr


Bienheureux Raymond Lull

Tertiaire franciscain, martyr (✝ 1315)

C'est incontestablement l'esprit le plus original de son temps. Son œuvre immense comprend des ouvrages de théologie, de philosophie, de science et de pédagogie, des romans philosophiques, des poèmes mystiques de toute beauté. Ce franciscain était né à Majorque. Il résumait ainsi sa vie: "J'ai été marié, j'ai eu des enfants, j'ai été riche, j'ai aimé le monde et ses plaisirs. Puis j'ai tout quitté pour la gloire de Dieu. J'ai appris l'arabe pour propager la vraie foi, je me suis rendu chez les Sarrasins où j'ai été flagellé et incarcéré. J'ai tenté d'intéresser les chefs de l'Église et les princes chrétiens au bien public." Il avait maintes fois recherché le martyre. Il l'obtint à quatre-vingt ans. A Bougie, en Algérie, il fut lapidé et laissé pour mort. Il expira en vue de Majorque sur le bateau qui le ramenait à son couvent.

Ce franciscain surnommé le "docteur illuminé" était originaire de l'île de Majorque et se livra à des études très approfondies: philosophie arabe, médecine, chimie et théologie. Son savoir était encyclopédique. Il encourageait l'étude de la religion musulmane et de la culture orientale. Il avait aussi quelques connaissances alchimiques. Il fit plusieurs missions en Afrique, dont trois à Tunis, pour annoncer l'Évangile aux infidèles barbaresques dont il connaissait bien la langue. Une tradition incontrôlée le fait mourir lapidé à Bougie en Algérie.

En vue de l’île Majorque, l’an 1316, le trépas du bienheureux Raymond Lulle; religieux du Tiers-Ordre de saint François et martyr. Homme de science éminente et de doctrine éclairée, il instaura un dialogue fraternel avec les Sarrasins, mais fut lapidé à Bougie et, laissé pour mort, fut recueilli par des marins.

Martyrologe romain



Bienheureux Raymond Lulle

Tertiaire franciscain, né et mort à Majorque (1235-1316). C'est un des plus grands génies du Moyen-Age, et incontestablement l'esprit le plus original de son temps. Son œuvre immense contient des ouvrages de théologie, de philosophie, de science et de pédagogie, des romans philosophiques, des poèmes lyriques et mystiques de toute beauté. En 1311, il résumait ainsi sa vie : « J'ai été marié, j'ai eu des enfants, j'ai été riche, j'ai aimé le monde et les plaisirs. Puis j'ai tout quitté pour la gloire de Dieu, le bien de mes frères, et en vue de propager la vraie foi. J'ai appris l'arabe et me suis souvent rendu chez les Sarrasins. Pour ma foi, j'ai été flagellé et incarcéré. Pendant quarante-cinq ans, j'ai tenté d'intéresser les chefs de l'Eglise et les princes chrétiens au bien public. Maintenant que je suis vieux et pauvre, mon idéal est toujours le même et il restera tel jusqu'à ma mort. » Il fut lapidé et laissé pour mort à quatre-vingt ans à Bejaia, en Algérie et mourut en vue de Majorque sur le bateau qui l'avait recueilli.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/07/03/825/-/bienheureux-raymond-lulle

Raymond Lulle, un antidote au « choc » de l’ignorance ?

Traduction d’Océane Le Gall

ROME, lundi 23 avril 2012 (ZENIT.org) – « Nous avons réussi à éviter un choc de civilisation, nous pouvons réussir à éviter un choc d’ignorance », a dit le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, dans un récent entretien à la TV arabe Al Jazeera (cf. Zenit du 15 mars 2012). Pour que ceci se réalise, et en recherchant dans le passé des modèles et des courants de pensée qui peuvent offrir de bons éléments de réponse, il s’avère de plus en plus que la vie et les enseignements de Raymond Lulle peuvent servir d’exemple.

C’est dans cette optique que s’inscrit la publication du volume Raymond Lulle, Il Libro del Gentile e dei tre Savi (« Le livre du Gentil et des trois Sages ») de Sara Muzzi, traduction italienne d’Anna Baggiani (Lectures chrétiennes du second millénaire), Ediz. Paoline, Milan 2012.

Raymond Lulle, est un philosophe, poète, théologien, missionnaire, apologiste et romancier de Majorque (1232-1315).

Voici une anticipation de la grande Introduction de Sara Muzzi :

Après neuf années d’études, Raymond Lulle avait acquis une bonne connaissance de la langue arabe, des principes de l’islam et de la culture arabe. Lors d’une retraite sur le Mont Randa, dans le territoire de Llucmajor à Majorque, où il souhaitait se consacrer à la contemplation, il eut une révélation inspiratrice « sur la forme et la manière » d’écrire le meilleur livre qui soit sur la conversion des « infidèles ».

Après avoir rédigé son texte, Lulle est appelé à Montpellier par le prince Jacques II de Majorque et ses œuvres sont examinées par un théologien franciscain, qui reconnaît sa dévotion. Sur les conseils de celui qui avait été son précepteur, Jacques II de Majorque, fondera et financera personnellement, en 1276, la construction de l’Ecole de spécialisation de Miramar, un endroit tombant à pic sur la côte nord de Majorque.

La recherche d’une approbation officielle à ses projets fera dépenser beaucoup d’énergie au Docteur « éclairé » qui, durant les années suivantes, effectuera beaucoup de voyages. Rien qu’en Italie on en dénombre 15 : à Rome, à Gênes, à Pise, à Messine, à Rieti, à Anagni, à Naples et probablement à Bologne. En France aussi, les deux villes de Montpellier et Paris sont très fréquentées par Lulle qui s’est aussi rendu à Barcelone, en Espagne et il réalisa plusieurs voyages missionnaires jusqu’en Tunisie, à Bugia (l’actuelle Bèjaia, au nord de l’Algérie) et à Chypre.

Sa vie légendaire le conduira jusqu’à la lapidation subie, comme le suggère la tradition, à Bugia, par les Sarazins, et à la mort, dans la baie de Majorque, comme martyr du Christ. Nous sommes entre le mois de décembre 1315 et le mois de mars 316. Lulle est mort vers l’âge de 84 ans et il est enterré en la basilique Saint-François à Palma de Majorque.

Les restes de la dépouille mortelle du « Fils ainé de Majorque » – comme le vénèrent les habitants de Majorque – se trouvent dans la Chapelle dédiée à Notre-Dame de la consolation, dans un caveau gothique, éclairé par des lampes votives de la dévotion populaire. Sa cause de canonisation, très complexe, pour les problèmes d’orthodoxie doctrinale que posent ses écrits, suit lentement son cours.

Après sa mort, les excès de certains groupes partisans de Lulle à Valence, influencés par les idées des Spirituels, conduiront en effet l’inquisiteur dominicain de la Couronne d’Aragon, Nicolas Eimeric, à battre campagne contre les doctrines de Lulle. En 1376, sort une liste de cent articles (Directorium Inquisitorum), dans laquelle l’inquisiteur condamne surtout son prétendu rationalisme, faisant ainsi planer sur toute son œuvre le doute d’une hérésie.

L’autorité reconnue aux inquisiteurs a également eu une influence sur la reconnaissance officielle des qualités chrétiennes exemplaires de Lulle. Les travaux conduits par les maîtres de l’ordre des frères prêcheurs qui constituèrent la Commission Ermengol en 1386, par Amédée Pagès en 1938, et en 1997 par Josep Perarnau à la Bibliothèque apostolique du Vatican, montrent que nous sommes en présence de réélaborations personnelles de l’inquisiteur qui ouvrent une double question : une sur la fidélité textuelle des articles du Directorium Inquisitorumin par rapport aux textes originaux et l’autre sur la fidélité de la pensée de l’auteur.

On attribue par ailleurs à Lulle une série d’écrits alchimiques qui, au fil du temps, prennent de plus en plus d’ampleur : toutefois les arguments selon lesquels ces textes ne seraient pas de Lulle sont très solides, même si les tentatives de donner un nom aux auteurs n’ont conduit à aucun résultat définitif.



Raymond Lully

(RAMON LULL)

"Doctor Illuminatus", philosopher, poet, and theologian, b. at Palma in Majorca, between 1232 and 1236; d. atTunis, 29 June, 1315. Probably a courtier at the court of King James of Aragon until thirty years of age, he then became a hermit and afterwards a tertiary of the Order of St. Francis. From that time he seemed to be inspiredwith extraordinary zeal for the conversion of the Mohammedan world. To this end he advocated the study ofOriental languages and the refutation of Arabian philosophy, especially that of Averroes. He founded a school for the members of his community in Majorca, where special attention was given to Arabic and Chaldean. Later he taught in Paris. About 1291 he went to Tunis, preached to the Saracens, disputed with them in philosophy, and after another brief sojourn in Paris, returned to the East as a missionary. After undergoing many hardships and privations he returned to Europe in 1311 for the purpose of laying before the Council of Vienna his plans for theconversion of the Moors. Again in 1315 he set out for Tunis, where he was stoned to death by the Saracens.


Raymond's literary activity was inspired by the same purpose as his missionary and educational efforts. In the numerous writings (about 300) which came from his facile pen, in Catalonian as well as in Latin, he strove to show the errors of Averroism and to expound Christian theology in such a manner that the Saracens themselves could not fail to see the truth. With the same purpose in view, he invented a mechanical contrivance, a logicalmachine, in which the subjects and predicates of theological propositions were arranged in circles, squares, triangles, and other geometrical figures, so that by moving a lever, turning a crank, or causing a wheel to revolve, the propositions would arrange themselves in the affirmative or negative and thus prove themselves to be true. This device he called the Ars Generalis Ultima or the Ars Magna, and to the description and explanation of it he devoted his most important works. Underlying this scheme was a theoretical philosophy, or rather atheosophy, for the essential element in Raymond's method was the identification of theology with philosophy. The scholastics of the thirteenth century maintained that, while the two sciences agree, so that what is true inphilosophy cannot be false in theology, or vice versa, they are, nevertheless, two distinct sciences, differing especially in that theology makes use of revelation as a source, while philosophy relies on reason alone.

The Arabians had completely separated them by maintaining the twofold standard of truth, according to which what is false in philosophy may be true in theology. Raymond, carried on by his zeal for the refutation of theArabians, went to the opposite extreme. He held that there is no distinction between philosophy and theology, between reason and faith, so that even the highest mysteries may be proved by means of logical demonstration and the us of the Ars Magna. This of course removed all distinction between natural and supernatural truth. Unlike Abelard's, however, Raymond's rationalism was of the mystic type: he taught expressly that, for the understanding of the highest truths, reason must be aided by faith; that once faith has flooded the soul with its radiance, reason, enlightened and strengthened by faith, "is as capable of showing that there are three personsin one God as it is of proving that there cannot be three Gods". "Relying on the grace of God", he writes, "Iintend to prove the articles of faith by convincing reasons" ("Opera", Strasburg ed., p. 966). On the other hand, he held that, although reason needs the Divine assistance, faith is just as much in need of reason; faith maydeceive us unless reason guides it. He who relies on faith alone is like a blind man who, relying on the sense of touch, can sometimes find what he wants but often misses it; to be certain of finding his object he needs sight as well as touch. So Raymond held that a man, in order to find out the truth about God, must bring reason to the task as well as faith.


These principles were taken up by the followers of Raymond, known as Lullists, who for a time had so great an influence, especially in Spain, that they succeeded in founding chairs at the Universities of Barcelona andValencia for the propagation of the doctrines of the "Illuminated Doctor". The Church authorities, however, recognized the dangerous consequences which follow from the breaking down of the distinction between naturaland supernatural truth. Consequently, in spite of his praiseworthy zeal and his crown of martyrdom, Raymondhas not been canonized. His rationalistic mysticism was formally condemned by Gregory XI in 1376 and the condemnation was renewed by Paul IV. Raymond's works were published in ten folio volumes at Mainz, 1721-1742. There are, besides, several editions of portions of his writings. His poems and popular treatises, written inCatalonian, had a very wide circulation, in his own day, and their style has won him a high place in the history ofmedieval Spanish literature. The best know edition of the works in which he describes his logical machine is theStrasburg edition of 1651. The "Rivista Lulliana", a periodical devoted to the exposition of Raymond's philosophy, was started at Barcelona in 1901.

Sources

RIBEIRA, Origines de la filosofia de Ramon Lullo (Madrid, 1899); DENIFLE in Arch. f. Litt. u. Kirchengesch. (1888), 352; DE WULF, History of Medieval Phil., tr. COFFEY (New York, 1909), 403 sqq.; TURNER, History of Philosophy (Boston, 1903), 394 sqq.

Turner, William. "Raymond Lully." The Catholic Encyclopedia. Vol. 12. New York: Robert Appleton Company, 1911. 13 Jul. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/12670c.htm>.


Blessed Raymond Lull

(1235-1315)

Raymond worked all his life to promote the missions and died a missionary to North Africa.

Raymond was born at Palma on the island of Mallorca in the Mediterranean Sea. He earned a position in the king’s court there. One day a sermon inspired him to dedicate his life to working for the conversion of the Muslims in North Africa. He became a Secular Franciscan and founded a college where missionaries could learn the Arabic they would need in the missions. Retiring to solitude, he spent nine years as a hermit. During that time he wrote on all branches of knowledge, a work which earned him the title "Enlightened Doctor."

Raymond then made many trips through Europe to interest popes, kings and princes in establishing special colleges to prepare future missionaries. He achieved his goal in 1311 when the Council of Vienne ordered the creation of chairs of Hebrew, Arabic and Chaldean at the universities of Bologna, Oxford, Paris and Salamanca. At the age of 79, Raymond went to North Africa in 1314 to be a missionary himself. An angry crowd of Muslims stoned him in the city of Bougie. Genoese merchants took him back to Mallorca, where he died. Raymond was beatified in 1514.

Comment:

Raymond worked most of his life to help spread the gospel. Indifference on the part of some Christian leaders and opposition in North Africa did not turn him from his goal.

Three hundred years later Raymond’s work began to have an influence in the Americas. When the Spanish began to spread the gospel in the New World, they set up missionary colleges to aid the work. Blessed Junipero Serra belonged to such a college.

Quote:

Thomas of Celano wrote of St. Francis: "In vain does the wicked man persecute one striving after virtue, for the more he is buffeted, the more strongly will he triumph. As someone says, indignity strengthens a generous spirit" (I Celano, #11


Blessed Raymond Lull

Also known as

• Doctor Illuminatus

• Ramon Llull

• Ramon Lull

• Ramon Lullus

• Raymond Lullus

• Raymond Lully

Memorial

• 30 June

Profile

Seneschal, courtier and troubador at the court of King James of Aragon from about 1246. Married Blanca Picany in 1257. In 1263 he received a vision of Christ crucified, and was converted on the spot.

Franciscan tertiary. Friend of Raymond of Penyafort Worked to convert Muslims in the Iberian peninsula, and then in north Africa. He tried to interest the Vatican and assorted European royal courts in this work, travelling throughout Italy, France, England and Germany in search of support, but received little help. He learned Arabic, founded a school for Arabic study on Majorca in 1276, and encouraged the study of Arab language and culture. Travelled three times to Tunis to preach to the Muslims, but was forcibly deported.

Raymond wrote over 300 works in Latin, Arabic and Catalan on theology, logic, philosophy; wrote fiction and poetry. Known as a alchemist, he had no training in occult arts, and invented his own Christian-based concepts to explain alchemical mysteries. Reputed to have solved the “lead-into-gold” mystery; legend says he worked on it to finance missionary work. He had a small but devoted band of followers known as Lullists who continued their work after his death, though some of them drifted away from the Church in search of alchemical knowledge. His work in this area has been the source of controversy for centuries, and non-Christian occult groups have seen him as a “master” or whatever term they use.

Born

• c.1234 at Palma, Majorca, Spain

Died

• some writers indicate he was martyred by stoning in Tunis c.1315, but there is no evidence for it

• some writers indicate that he died in Bougie, Algeria in 1325

• may have died of natural causes during the return ocean voyage from Tunis

• buried at the church of San Francisco, Palma, Majorca, Spain

Beatified

• 25 February 1750 by Pope Benedict XIV (cultus confirmed)

• 1847 by Pope Pius IX


Marius ANDRE. Vie du Bienheureux Raymond Lulle (1232-1315). Paris Librairie Victor Legoffre, 1900 : http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Raymond_Lulle/Lulle.html