lundi 17 juin 2013

Saint HERVÉ, abbé et ermite


Saint Hervé

Hyvarnion, barde renommé de l'île de Bretagne, est convié à la cour de Childebert [1], mais, pieux et chaste, la vie de cour ne lui convient pas. Résolu à se consacrer totalement à Dieu, il retourne chez lui en passant par l'Armorique. Là, il rêve d'un futur mariage. Décidé de se consacrer à Dieu il ne sait que penser quand un ange vient lui dire : « Elle s'appelle Rivanone ; tu la rencontreras demain et tu la prendras comme épouse ; de votre union naîtra un grand serviteur de Dieu. » Il la rencontre et l’épouse. Ni l'un ni l'autre ne voulant d’une vie commune, le lendemain des noces Rivanone dit à Hyvarnion : « Si j'ai un fils je demande au Dieu tout puissant qu'il ne voie jamais la fausse et trompeuse lumière de ce monde », et avant de la quitter pour toujours, il lui répond : « Oui ! Mais qu'il ait au moins la vision des splendeurs célestes. » L'enfant naît aveugle. Quand Hervé atteint l'âge de sept ans, alors qu’il connaît par cœur tous les psaumes et les sept hymnes de l’Eglise les plus employées de son temps, Rivanone le confie à un saint moine. Saint Hervé ne retrouve sa mère que des années plus tard et c'est pour l'assister dans ses derniers instants. S'il est aveugle, comme le désirait Rivanone, Hervé est aussi barde comme Hyvarnion qui avait demandé que son fils ne cesse d'avoir la vision des splendeurs célestes. C'est ainsi qu'il compose le magnifique cantique du Paradis.

Son éducation terminée, Hervé part vivre en ermite mais il est vite rejoint par des disciples. Guidé par son disciple Guiharan et escorté d’un loup qu’il avait apprivoisé [2], Hervé, chantant la beauté du Paradis, conduit sa communauté qui, sillonnant la Bretagne, suit le soleil, pour finir par s’installer à Plouider qui deviendra Lanhouarneau (l’ermitage d’Hervé).

Toute sa vie, il refuse obstinément de recevoir le sacerdoce, acceptant seulement d’être ordonné exorciste. Bien qu’il fût aveugle, Hervé avait été lui-même l'architecte de sa petite église qu’il ne voulut jamais quitter. Il s’y trouvait enfermé, trois jours avant sa mort, lorsque ses yeux s'ouvrirent tout à coup, et il se mit à chanter un dernier cantique : « Je vois le Ciel ouvert, le Ciel ma patrie. Je veux m'y envoler. Je vois mon père et ma mère dans la gloire et la beauté ; je vois mes frères, les hommes de mon pays. Des chœurs d'Anges, portés sur leurs ailes, volent autour de leurs têtes, comme autant d'abeilles dans un champ de fleurs. » Le troisième jour après cette vision, il appela sa nièce Christine qui se trouvait alors auprès de lui ; c'était une orpheline élevée par sa mère : « Prépare-moi une pierre pour oreiller et de la cendre pour couchette ; quand l'ange noir viendra me chercher, qu'il me trouve couché sur la cendre. »

Christine, tout en lui obéissant, lui dit : « Mon oncle, si vous m'aimez, demandez à Dieu que je vous suive sans tarder, comrne la barque suit le courant. » Elle fut exaucée : au moment où Hervé expirait, la petite Christine, se jetant à ses pieds, y mourut aussi. Lorsqu'il meurt entouré de ses nombreux moines, tous peuvent entendre les chœurs célestes entonner un hymne que leur saint père chantait depuis toujours [3].

Inhumé à Lanhouarneau (Finistère), son tombeau est vénéré par de grands concours de peuples. Ses reliques, par crainte des Normands, sont recueillies dans la chapelle du château de Brest (878) ; mise dans une châsse d’argent, elles sont données par le duc Geoffroy[4] à l’évêque de Nantes (1002) ; elles disparaissent de la cathédrale de Nantes pendant la révolution française.

[1] Childebert I° (495-558) était un des fils de Clovis et de sainte Clotilde. A la mort de Clovis (511), il eut Paris, les pays jusqu'à la Somme, les côtes de la Manche jusqu'à la Bretagne, Nantes et Angers. Il portait le tire de roi de Paris.

[2] La légende rapporte que ce loup avait dévoré l’âne avec lequel Hervé labourait, mais sur l’injonction du saint, le loup vint prendre la place de l’âne et acheva le travail.

[3] On date souvent sa mort en 568.

[4] Geoffroy I° : fils du comte Conan I° de Rennes, il prit le premier le titre de duc de Bretagne, lorsqu’il succéda à son père (992). Il força Judicaël-Béranger, comte de Nantes, à reconnaître son titre de duc de Bretagne ; il secourut son neveu Richazrd II, duc de Normandie, contre un vassal rebelle. Il mourut en 1008, au retour d’un pèlerinage à Rome, frappé d’une pierre que lui lança une femme dont une poule avait été enlevée par un oiseau de proie du duc.


Conseils aux enfants

« Approchez, mes petits enfants ; venez entendre une chanson nouvelle que j'ai composée exprès pour vous ; mettez votre peine afin de la retenir entièrement.

Quand vous vous éveillez dans votre lit, offrez votre cœur au bon Dieu, faites le signe de la Croix, et dites avec foi, espérance et amour ;

Dites : Mon Dieu, je vous donne mon cœur, mon corps et mon âme ; faites que je sois un honnête homme, ou que je meure avant le temps.

Quand vous voyez voler un corbeau, pensez que le démon est aussi noir, aussi méchant ; quand vous voyez une petite colombe blanche voler, pensez que votre Ange est aussi doux et aussi blanc. »



Saint Hervé

Abbé en Bretagne (✝ 568)

A part saint Yves de Tréguier, il n'est pas de saint aussi populaire que lui en Bretagne.

Il était né dans une famille de bardes. Aveugle depuis son jeune âge, guidé par un loup, selon la légende, il mena une vie de pèlerin.

Un jour cependant, il se fixa à Plouvien, puis à Lan-Houarneau (Herwan ou Hervé en breton) où il se consacra à Dieu pour en chanter les louanges dans le monastère qu'il y fonda.

(...)
"Saint Hervé est un saint du Léon, il naquit à l'aube du VIe siècle à Lanrioul en Plouzévédé. Né aveugle, il apprit sur les genoux de sa mère le chant des psaumes et des hymnes, puis s'en fut à l'école de l'ermite Arzian. Jeune homme, il se consacra à Dieu sous la houlette d'un moine de sa parenté, Urfold, à Lanrivoaré. C'est là qu'un jour un loup tua l'âne avec lequel Guic'haran, le guide d'Hervé, labourait; sur l'injonction d'Hervé, le loup prit la place de l'âne et acheva le travail..." (diocèse de Quimper et Léon - Saint Hervé)

Un internaute nous écrit:

"Selon la légende, Saint Hervé vivait avec ses loups à l'endroit qui s'appelle actuellement l'ermitage Saint-Hervé à Tréouergat (29290). Il s'agit d'un petit bois où on peut encore trouver les traces une ancienne chapelle, d'un abri (sans doute celui de Saint Hervé), ainsi qu'une fontaine qui laisse toujours couler de l'eau. Tout le monde ignore à quoi ressemblait cet endroit du temps de Saint Hervé, mais les traces manifestes sont troublantes. Excepté son abri, la chapelle a été rasée ainsi que quelques autres murs alentours; seules les premières pierres décrivent le tracé des parois au sol. Joli petit endroit, fascinant par son mystère."

En Bretagne, au VIe siècle, saint Hervé, ermite. Ses yeux furent, dit-on, privés de la lumière terrestre dès sa naissance, mais ouverts à celle du paradis, dont il chantait les joies avec bonheur.

Martyrologe romain



Saint Hervé est le fils d’un barde venu de Grande-Bretagne. Aveugle, il choisit une vie d’ermite avec quelques compagnons à Plouvien, dans l’actuel Finistère. Plein d’humilité, il refuse le titre d’Abbé. Sa réputation de sainteté gagne toute la région. La tradition le fait grand ami des animaux : les grenouilles l’écoutent, un renard lui rapporte une poule vivante. Il vivait au VIe siècle.

LES PETITS BOLLANDISTES :

On lit au Martyrologe de France, revu et augmenté (dans Les Petits Bollandistes, Mgr Paul Guérin, d’après le P. Giry, à la date du 17 juin, T. VII, p. 104, Bloud et Barral, 7e éd., Paris - 1878) :

« Aux diocèses de Quimper et Léon et de Rennes, saint Hervé, Hoüarné ou Harvian, ermite, qui eut l’âme d’autant plus éclairée des lumières de la grâce et de la connaissance des choses célestes, que son corps était privé par la cécité de la vue du soleil et de tout ce qui est sur la terre.

« Le lieu où notre Saint fut enterré, a depuis porté son nom et s’appelle encore aujourd’hui Lan-Hoüarné : c’est une église paroissiale de l’ancien diocèse de Léon, entre Landiviziau et Lesneven (Finistère).

« Le précieux corps y resta jusqu’en 878, époque à laquelle, pour éviter la fureur des Normands, il fut transféré à la chapelle du château de Brest, où il resta jusqu’en 1002. Le duc Geoffroi Ier l’ayant alors fait mettre dans une châsse d’argent, le donna en présent à l’évêque de Nantes, qui en enrichit le trésor de son Église, où les précieuses reliques se sont conservées jusqu’à la Révolution.

« Les serments ordonnés par la justice se faisaient autrefois sur cette châsse. L’église de Faouet, dans l’ancien diocèse de Tréguier, a saint Hervé pour patron et possède une petite portion de ses reliques. Il y en a aussi dans l’ancienne cathédrale de Léon. Vers 568. »

C’était vers l’an 568 que mourait saint Hervé, Jean III étant pape, Justin II Tibère empereur d’Orient et Chilpéric Ier roi des Francs.



SAINT HERVÉ

celt. Houarn-ber : fort et ardent

Fête le 17 juin

Autrefois, les prêtres célébraient une "trentaine" de messes pour chaque mort (Arn ofern drantrel). Vingt neuf messes étaient dites dans la paroisse du défunt, la trentième était célébrée dans la chapelle de Saint Hervé au sommet du Ménez-Bré. (chaîne de l'Arez - communes de Pédernek et Louargat - vers Lannion et Guingamp)

On la célébrait à minuit en la disant à rebours, en commençant par la fin. On n'allumait qu'un des cierges de l'autel. Tous les morts de l'année y assistaient ainsi que tous les diables. La veille de l'office, on transportait dans la chapelle un sac de graines de lin. Le prêtre devait monter pieds nus vers la chapelle, afin d'être "prêtre jusqu'à la terre", un goupillon dans une main, un bénitier d'argent de l'autre.

Après la messe les démons accouraient en hurlant vers le porche de la chapelle. Le prêtre les faisaient passer en revue, leur imposant ordre et silence et leur enjoignant de montrer leurs griffes afin de voir si l'âme du défunt n'y était pas prisonnière. Ensuite, il leur distribuait à chacun une graine de lin - car les démons ne partent jamais les mains vides. S'il oubliait un des démons, il devait alors se livrer lui-même et se damner. Voilà pour la chapelle.

Après avoir passé quatre ans à la cour de Childebert, Hyrvanion, barde errant, originaire de la Bretagne insulaire arriva dans le Léonnais sous le règne de Hoël II. Il cherchait un navire en partance pour la Grande Bretagne.

La veille de s'embarquer, en songe, il vit un ange qui lui fit savoir :

"Dieu veut que tu t'établisses dans ce pays. Tu rencontreras, à la margelle d'une fontaine, une jeune fille nommée Rivanone. Tu l'épouseras et le fils qui naîtra de cette union sera un grand saint."

Bien qu'inquiet de ce songe, Hyrvanion décida de rejoindre son pays. En se dirigeant vers la mer, il rencontra une jeune fille. Elle s'appelait Rivanone.

"Je suis la soeur de Rivoaré qui habite cette maison derrière les arbres", dit-elle.

Hyrvanion lui raconta alors son rêve. Rivanone lui confessa qu'un ange lui était apparu et lui avait parlé dans les mêmes termes. Hyrvanion décida de ne pas continuer son voyage.

Avec l'accord de Rivoaré, (Rivanone était orpheline) Hyrvanion épousa Rivanone. Ils donnèrent naissance à Hervé.

Dès le lendemain de leur noces, Rivanone dit : "Si j'ai un fils, je souhaite qu'il ne voit jamais la fausse lumière trompeuse de ce monde !"

Hyrvanion répondit : "Oui mais qu'il ait au moins la vision des splendeurs célestes !" puis il quitta Rivanone pour la vie d'ermite.

Hervé naquit aveugle.

A l'école, Hervé émerveilla ses condisciples et ses maîtres. Ses propos était toujours plein de sagesse et de clarté. L'évêque de Léon, en ayant entendu parler, voulu lui conférer la prêtrise. Hervé n'accepta que les ordre mineurs. Sans doute ne voulait-il pas se laisser emprisonner dans une hiérachie et garder sa vie aventureuse.

Après l'avoir confié au sage Arzian sa mère se retira dans la solitude.

A la fin de ses études, Hervé vagabonda au travers du Trégor, accompagné de Guiharan, (ou Guich'Haran) compagnon un peu simple qui lui resta fidèle jusqu'à la fin de sa vie.

Un jour, l'âne dont Guiharan se servait pour faire les travaux des champs vint à se faire dévorer par un loup. Hervé convoqua le loup et l'obligea à remplacer l'âne dans les durs travaux. La présence du loup ne dérangeait pas les moutons du troupeau. De temps à autre, Guiharan exhibait le loup aux passants pour en tirer quelques menus profits. Hervé exercait alors son incomparable talent de chanteur. ainsi que ses facultés d'exorciste.

La popularité de l'aveugle devint grande. On tint plus compte de ce qu'il disait que de la science des plus grands docteurs.

Son port d'attache était une terre située non loin de Lesneven. Il y fit jaillir une source.

Un jour, il fut question de juger Comorre le Tyran (ou Conomor) qui en était à l'assassinat de sa septième femme, Tryphine, elle avait périt avec l'enfant qu'elle portait. N'étant pas d'accord sur le lieu ou devait se dérouler le procès, les évêques décidèrent qu'Hervé trancherait le débat. On dépêcha un cavalier pour le chercher. Il le trouva dormant dans un courtil de Pédernec, sur un lit de sauges en fleurs et la tête appuyée sur une ruche d'abeilles. Les bestioles butinaient en silence pour ne pas le réveiller. Averti, après son réveil, le saint étendit le bras vers le Ménez-Bré.

Le conseil se réunit alors sur la montagne. Hervé avait été prié de siéger à côté des évêques. Aveugle et, par surcroît, Celte, c'est-à-dire volontiers flâneur, il ne se pressait point pour arriver. Depuis longtemps, tout le monde l'attendait. Escorté de son loup et précédé de Guiharan, Hervé arriva enfin, achevant de manger des mûres contenues dans un pan de son manteau. Il ressemblait à un loqueteux.

Un des prélats ne put s'empêcher de chuchoter à son voisin : "Quoi, c'est pour ce moine aveugle et en haillons qu'on nous a fait attendre si longtemps !"

Bien que cela ait été seulement chuchoté, Hervé l'entendit :

"Mon frère, pourquoi me reprochez-vous mon infirmité ? Ne savez-vous pas que Dieu nous a fait comme bon lui semble ?"

A ces mots, en poussant un cri d'épouvante, l'orgueilleux prélat s'affaissa. Ses yeux pendaient hors de son visage. Hervé, touché de compassion le guérit en lui appliquant des simples. Cela se passait en juillet où la canicule avait tout desséché. Hervé, plantant son bâton fit jaillir une source qui désaltéra l'assemblée.

Chaque jour, Hervé voyait les saints du ciel, il pouvait les dénommer tous. Il fit don de cette grâce à l'évêque Houardon.

Il avait un pouvoir sur les démons. Il sauva Even, comte du Léon, d'un essai diabolique d'empoisonnement. Il précipita dans la mer un démon de l'ivrognerie.

Averti de sa mort six jours avant, il fit venir Houardon pour son dernier soutien. Sa cousine Christine, qui avait aidé sa mère dans son ermitage, mourut au même instant que lui. Tous deux entendirent les choeurs célestes célébrant l'entrée au ciel du moine poète.

Saint Hervé est un des saints les plus honoré en basse Bretagne. C'est une dévotion qui se fait plutôt le soir ou la nuit.

C'est devenu un proverbe : "voyager de nuit comme les pèlerins de Saint Hervé".

Il est un des patrons des chanteurs !

Anatole LE BRAZ Magie de la Bretagne - Bouquins - Laffont P 747 à 752

Joseph Chardronnet Le livre d'or des saint de Bretagne - Amor éditeur P 121 à 125


Hervé et le Loup, XVIIIE siècle, 80 X 130, Église Saint-Hervé, Saint-Hervé, France. Saint Hervé est le fils d'Hyvarnion, barde célèbre, et de Rivanone. Les deux époux se destinent à Dieu, lorsqu'ils ont chacun un songe qui leur apprend leur destinée commune. De leur union doit naître un grand serviteur de Dieu. À sa naissance, à Lanrioul (Finistère), Hervé est aveugle, victime de la supplique de sa mère qui souhaite qu'il ne voit jamais la fausseté du monde. L'enfant grandit, élevé par le sage Arzian loin de ses parents retournés à la vie érémitique. Un jour, alors qu'il garde la maison de son oncle Urfol, l'âne qui sert pour les travaux agricoles est dévoré par un loup. Attiré par les cris de son jeune guide Guic'haran, Hervé ordonne au loup de prendre la place de l'animal blessé. Adulte, il cherche un emplacement pour le monastère d'ordres mineurs qu'il veut fonder, avec l'accord de l'évêque. Il réalise un certain nombre de miracles, liés à son pouvoir guérisseur, et écrit des poèmes, ayant hérité des dons de barde de son père. Dans ce tableau, les tenues des personnages sont les costumes traditionnels, qui s'apparentent à ceux qu'on porte à Noyal-Pontivy (Morbihan). Le clocher de l'arrière-plan rappelle celui de l'église Saint-Hervé.

 SOURCE : http://fr.topic-topos.com/herve-et-le-loup-saint-herve

 


Hervé of Brittany, Abbot (AC)

(also known as Harvey, Herveus, Huva)

6th century. Saint Hervé is venerated throughout Brittany but we have few reliable particulars on him--his life was not written until the late medieval period. All we really know is that he was a hermit in Brittany, where he is still highly venerated and where Hervé is one of the most popular names for boys.

The story goes that a young British bard named Hyvarnion, a pupil of Saint Cadoc, lived at the court of Childebert, king of the Franks. After four years, desiring to return to his native land, he set off through Brittany, where one day, riding through a wood, he heard a young girl singing. The sweetness of her voice made him curious and, dismounting from his horse, he made his way through the trees to where in a sunny glade he found a maiden gathering herbs. He asked her what they were for. "This herb," she replied, "drives away sadness, that one banishes blindness, and I look for the herb of life that drives away death." Hyvarnion, forgetting his homeward journey, in that hour loved her, and later he married her.

After three years they had a son who was born blind, and in their sorrow they called him Hervé, which means bitterness. When he was two years old, his father died, and the mother, Rivanon, and child were left poor and friendless. In her grief she sang to him and he grew up to love poetry and music. When Hervé was seven, Rivanon gave him into the care of a holy man named Arthian and she became a hermit. The child wandered about the countryside singing and begging, led by a white dog which he held on a string. To this day the Bretons sing a ballad of the blind child, led by his dog, singing as he shivered in the wind and the rain, with no shoes on his bare feet, his teeth chattering with the cold.

At age 14, with his mother's approval, he sought out an uncle who was a hermit and kept a monastic school in the forest at Plouvien. His uncle welcomed him, and soon Hervé excelled in knowledge beyond all his other pupils. On his uncle's death, he became abbot. Every morning the children gathered to be taught by their blind master, and every evening they left "like a swarm of bees issuing from a hollow oak." He instructed them in music and poetry, and, above all, in the Christian way of life.

"When you wake up in bed," he said, "offer your hearts to the good God, make the sign of the Cross and say with faith and hope and love, 'I give You my heart, my body and my soul. Make me a good man.' When you see a crow fly, think of the devil, black and evil. When you see a dove fly, think of your angel, gentle and white. Think of God, as the sun makes the wild roses bloom on the mountains. In the evening, before going to bed, say your prayers that a white angel may come from heaven and watch you till the dawn. This is the true way to live as Christians. Practice my song, and you will lead holy lives."

In addition to teaching, Hervé worked the fields near the school. He was venerated for his holiness and his miracles. The most extravagant of which relates that one day a wolf ate the donkey with which he was plowing the fields. The young child who was Hervé's guide cried out in fear, but at Hervé's prayers, the wolf put himself into the donkey's harness and finished the work to be done.

Later he decided to move the community to León. There the bishop wanted to ordain him priest, but Hervé humbly declined. Thus, although he was never a priest, Hervé is said to have participated in the solemn anathematizing of the tyrannical ruler Conomor, c. 550. From León the holy group travelled west. Beside the road to Lesneven is the fountain of Saint Hervé, which he is said to have caused to flow to satisfy the thirst of his companions. Finally, they settled and Hervé built a monastery at Lanhouarneau in Finistère, which earned a great reputation.

From his monastery, where he lived for the rest of his life, Hervé would travel forth periodically to preach or act as exorcist. He was no longer led by a white dog, but by his little niece, Kristine, who lived near him in a cottage of thatch and wattle built for her by the monks, and who, gay as a fairy, sang to him as she gathered flowers for the altar. When he came to die, he said to her: "Tina, my dear, make my bed ready, but make it not as is wont. Make it on the heard earth, before the altar, at the feet of Jesus. Place a stone for my bolster, and strew my bed with ashes." Weeping, she carried out his wish, and said: "May I follow in due course, as the boat follows the ship."

As his monks watched at his deathbed, they were said to have heard the music of the heavenly choirs welcoming him to heaven. So died the blind Breton saint, who had taught in the school in the forest, and who all his life, despite his blindness, had given glory to God. Until the French Revolution, a chapel (now destroyed) near Cleder in Finistère possessed a most unusual relics: the cradle in which Saint Hervé had been rocked (Attwater, Benedictines, Delaney, Encyclopedia, Gill, White).

In art, Saint Herveus is a blind abbot telling frogs to be quiet or being led by a wolf (Roeder) or his child guide. He is invoked against eye problems (Delaney). Breton mothers threatened their mischievous children with his wolf (White).



Saint Herve


Also known as

• Harvey

• Herveus

• Hervues

• Hervé

• Houarniaule

• Huva

Memorial

• 17 June

Profile

Son of the bard Hyvarnion, Herve was born blind. His father died when Herve was an infant, his mother, Rivanone, became an anchoress, and the boy was entrusted to the care of his uncles and a renowned holy man with whom he stayed until his teenage years. He lived for a while as a hermit and bard, then joined a monastic school at Plouvien, France which had been founded by his uncle. Abbot at Plouvien. He migrated with part of his community to found a new house in Lanhouarneau. Singer. Minstrel. Teacher. Miracle worker. One of the most popular saints in Brittany, he figures in the area’s folklore. Reported to have a special ministry of healing animals, and to have a domesticated wolf as a companion. Legend says that the wolf killed and ate the ox that Herve used to plow his fields; Herve then preached such a moving sermon the wolf repented his ways, moved to Herve’s hermitage, and ploughed Herve’s fields in place of the ox.

Born

• Guimiliau, Brittany, France or unknown location in Wales (sources vary)

Died

• c.556 to c.575 (sources vary) of natural causes

• interred at Lanhouarneau, Brittany, France

Canonized

• Pre-Congregation

Patronage

• against eye disease

• against eye problems

• blind people

Representation

• blind man being led by a wolf

SOURCE : http://saints.sqpn.com/saint-herve/



Sant' Erveo (Hervè) Abate e eremita in Bretagna


Nato in Galles - m. 575 c.

Emblema: Lupo

Martirologio Romano: In Bretagna, sant’Ervéo, eremita, che, come si racconta, pur privo della vista fin dalla nascita, cantava tuttavia con letizia le meraviglie del paradiso. 

La storia di Sant’Hervé, così come ci è stata tramandata da una “Vita” del XIII secolo, lo vuole figlio di un menestrello inglese di nome Hyvarnion, espulso dal suo paese dai sassoni e rifugiatosi fortunosamente alla corte del re franco Childeberto. Fu subito assai apprezzato per la sua musica, ma non essendo provvisto di un adeguato galateo dovette abbandonare la vita di corte dopo due o tre anni e si trasferì dunque in Bretagna. Qui convolò a nozze con Rivanona, una ragazza orfana, dalla quale ebbe un bambino che nacque cieco ed a cui fu imposto il nome Hervé, che significa “amarezza”. Ogni qualvolta che il bambino piangeva, la mamma era solita cantargli delle canzoni e così egli crebbe nutrendo un grande amore per la musica e la poesia.

Quando il padre morì, Rivanona affidò il bambino ad un sant’uomo di nome Artian. In seguito Hervé si trasferì presso un suo zio, che aveva una piccola comunità monastica a Plouvien, ove si cimentò in ogni genere di lavoro nella fattoria. Una leggenda narra che un giorno stava lavorando nei campi quando sopragiunse un lupo che divorò l’asino che trainava l’aratro. Guirano, il giovane aiutante di Hervé, urlò per avvertirlo del pericolo, ma questi si mise a pregare ammansendo il lupo, che accettò di finire il lavoro di aratura.

Quando lo zio non poté più dirigere la scuola, la affidò alle sue cure, anche se dovette essere coadiuvato da un gruppo di monaci e professori. Dopo qualche tempo ebbe l’ispirazione di trasferire la scuola a Léon, dove il vescovo gli propose il conferimento dell’ordinazione presbiterale che però umilmente rifiutò. Con i suoi compagni proseguì poi ancora verso Occidente ed ai bordi della strada per Lesneven fece sgorgare una sorgente, che ancora oggi porta il suo nome, per i compagni assetati. Giunsero infine a Lanhouarneau ed Hervé provvide a fondare un monaster, ove rimase per il resto dei suoi giorni, circondato di venerazione per la sua fama di santità e la sua arte oratoria. Nei dintorni erano tutti soliti ricorrere a lui quale esorcista.

E’ considerato santo patrono di chi soffre di problemi agli occhi ed è solitamente rappresentato in compagnia del lupo e di Guirano, sua giovane guida. Rifulge tra i più popolari santi bretoni ed è figura centrale delle ballate e del folclore indigeno. Il suo culto in origine aveva centro presso Lanhouarneau, sino a quando nel 1002 le sue reliquie non vennero distribuite fra vari luoghi, fattore che comportò di conseguenza l’estensione della sua venerazione a tutta la regione. Il suo sepolcro, sito a Finisterre, scomparve tra gli sconvolgimenti della Rivoluzione Francese. Sulle sue reliquie si prestavano i giuramenti solenni fino al 1610, quando fu prescritto il giuramento sul Vangelo. In Bretagna il nome Hervé è secondo solo ad Ivo quanto a diffusione.

Autore: Fabio Arduino



Erveo (lat. Herveus; fr. Hervé), il cui nome ha permesso la confusione con molti altri antichi santi bretoni, visse nel sec. VI, ma la sua leggenda, scritta forse nel sec. XIII, non merita alcun credito. Non si può che approvare il giudizio dato da Lobineau: "Il culto di s. Erveo è così pubblico e così antico in Bretagna che non si può dubitare ragionevolmente che vi sia stato un santo di questo nome, ma si potrebbe dubitare se si consultano i suoi atti pieni di tante favole che hanno più l'aria di un romanzo fatto per divertire che della storia di una persona che sia realmente vissuta". E' peraltro attraverso la figura che traccia di lui questa leggenda che Erveo è rimasto un santo popolarissimo in Bretagna: molte chiese e cappelle sono innalzate in suo onore, il suo nome è frequentemente dato nel Battesimo ed è anche divenuto un diffuso nome di famiglia.

La sua Vita, che si legge corne una bella leggenda, ce lo rappresenta come un s. Francesco di Assisi del sec. VI, che sovente fa miracoli alla maniera di Elia e di Eliseo. Suo padre, venuto dalla Gran Bretagna al seguito del re Childeberto, si ritirò in Bretagna per vivere in solitudine, quando un angelo gli apparve e gli ordinò di sposare una ragazza, Rivanona, che avrebbe incontrato l'indomani presso un pozzo. Da questa unione voluta da Dio, nacque Erveo (Hoarveus). Sin dalla nascita, secondo il voto di sua madre, i suoi occhi furono privati della luce terrestre, ma aperti allo splendore del paradiso. Ancor giovane, si ritirò in solitudine, e i miracoli fiorirono sui suoi passi; fu un camminatore infaticabile, guidato dal giovane Guirano, e accompagnato dal suo lupo. Questo, un giorno, aveva divorato l'asino col quale il santo lavorava, ma Erveo I'aveva addomesticato costringendolo a prendere il posto dell'asino. Tanto era grande la sua santità, che fu invitato, benché semplice esorcista, a un concilio di vescovi, che si sarebbe riunito in cima al Menez-Bré.

Intorno ad Erveo gravitano altri santi: sua madre, s. Rivanona, suo zio, s. Urfoedo, sua cugina, s. Cristina, che muore insieme con lui, e i ss. Maiano, Guesnoveo, Conogano e Mornrodo. Morì e fu sepolto a Lanhouarneau, dove aveva riuniti finalmente i suoi discepoli, pur senza che si possa parlare di un vero monastero. Le sue reliquie sarebbero state trasportate a Brest al tempo delle invasioni normanne, poi disperse nel sec. XI, parte a Nantes, parte a Rennes. I cantanti bretoni lo tengono per loro patrono, perché gli si attribuisce un Cantico del paradiso, conosciuto ancor oggi, e gli scultori amano rappresentarlo come un eremita cieco, appoggiato a un bastone, e accompagnato talvolta dal suo fedele Guirano, e sempre dal suo lupo. È festeggiato il 17 giugno e figura in questa data nei calendari di Quimper e di Saint Brieuc.

Autore: 
Jean Evenou


Voir aussi : http://www.lejourduseigneur.com/Web-TV/Chroniques/Chroniques-des-Saints/De-G-a-L/Saint-Herve-6eme-siecle