mercredi 7 novembre 2012

Saint WILLIBRORD de NORTHUMBRIE, moine bénédictin, prêtre, évêque et confesseur


Maître du Registrum Gregorii: miniature de saint Willibord, Paris, BN Lat. 10510

Saint Willibrord

Évêque

(658-738)

Saint Willibrord fut annoncé à sa pieuse mère par une éclatante lumière qui lui apparut en songe. Dès sa plus tendre enfance il fut placé, pour son éducation, dans un monastère de l'Angleterre, son pays. Après de brillantes études, ordonné prêtre à trente-trois ans, il sentit le feu du zèle dévorer son âme et résolut de porter l'Évangile aux barbares du Nord. Il s'embarqua donc avec douze compagnons et aborda sur les rivages du Rhin, au pays des Frisons. La conversion de ces peuples farouches, commandés par des chefs cruels, présentait des difficultés incroyables; aussi le zèle de l'ardent missionnaire ne fut-il ni toujours ni partout couronné de succès. Plusieurs fois, Willibrord s'exposa au martyre en combattant de front les superstitions des pays où il passait; mais son heure n'était pas venue; Dieu le destinait à de plus longs travaux.

Il reçut la consécration épiscopale des mains du Pape Sergius Ier, et revint travailler avec une nouvelle ardeur à la conquête des âmes. Poussant ses missions plus avant vers le nord, il eut le bonheur de gagner à Jésus-Christ la plus grande partie des contrées connues depuis sous le nom de Zélande et de Hollande. Le don des miracles ne contribua pas peu à ses succès. Dans une course apostolique, le saint évêque et ses compagnons entrèrent, harassés de fatigue, dans la maison d'un habitant du pays, qui fut très honoré de les recevoir, mais n'avait pas une goutte de vin à leur offrir. Les missionnaires en avaient un peu: leur chef le bénit, et quarante personnes purent satisfaire leur soif.

Une autre fois un païen, lui voyant traverser sa propriété, lui adressa des injures; le lendemain, il fut frappé d'une manière foudroyante par la main de Dieu. Tout pauvre qu'il était, le Saint donnait toujours. Douze mendiants vinrent un jour lui tendre la main; il n'avait qu'un petit flacon de vin, il les fit boire, et le flacon se trouva plein comme auparavant. Ainsi Dieu favorisait l'oeuvre de Son serviteur. Souvent, par l'eau bénite et le signe de la Croix, l'apôtre mettait en fuite l'ennemi des âmes. Dieu lui donna un puissant auxiliaire en son compatriote Winfrid, devenu saint Boniface. A sa mort, son tombeau, trop petit, s'allongea pour le recevoir, et son corps exhala un délicieux parfum.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_willibrord.html

Saint Willibrord naquit en Northumbrie en 658 de parents récemment convertis au christianisme. Son père Wilgils remit le jeune enfant comme oblat au monastère de Ripon et se retira comme ermite sur le promontoire du fleuve Humber. Willibrord grandit sous l’influence de St Wilfrid, évêque d’York, qui avait réussi à imposer le respect des traditions romaines vis-à-vis du particularisme insulaire. A l’âge de 20 ans, Willibrord passa à Rathmelsigi en Irlande, «l’île des saints», pour s’astreindre, sous l’autorité de son maître Egbert, à une dure ascèse avant de recevoir l’ordination sacerdotale en 688. Imprégné du goût de la «peregrinatio», cette mystique qui préconisait le renoncement à la patrie terrestre pour aller prêcher l’Évangile aux populations païennes, Willibrord partit en 690 sur le continent avec 11 compagnons pour évangéliser les Frisons, peuple assez rebelle jusque là à toute conversion.

A l’opposé des tentatives sporadiques des moines iro-scotiques, Willibrord aborda son entreprise avec un très grand pragmatisme en cherchant d’abord la protection de Pépin II qui avait réussi à refouler le roi des Frisons Radbod au-delà du Rhin. De plus, il entendait agir en étroit contact avec l’autorité papale de Rome. Voilà pourquoi il entreprit par deux fois le voyage pénible à Rome où, en 695, il fut sacré archevêque d’Utrecht par le pape Serge Ier. Comme la noblesse franque, sur l’instigation des Pippinides, voulut encourager le jeune missionnaire dans son entreprise, elle le combla de riches donations qui lui permirent de fonder des églises et des monastères. En 698, Irmine, abbesse d’un couvent à Oeren/Trèves, mère de Plectrude, épouse de Pépin II, fit don à Willibrord de la moitié d’une propriété à Echternach, donation complétée par celle de l’autre moitié appartenant à Pépin II, ce qui permit à Willibrord d’y fonder une abbaye. C’est de là qu’il partit pour annoncer l’Évangile dans la Frise non soumise encore, même au Danemark et en Thuringue. Il dut essuyer bien des revers jusqu’au moment où Charles Martel eut écrasé Radbod, l’adversaire farouche opposé à toute christianisation. En 719, Willibrord fut rejoint par Winfrid, plus connu sous le nom de Boniface, qui resta presque 3 ans auprès de lui avant de partir annoncer l’Évangile en Germanie.

La fin de la vie de St Willibrord est moins connue. Avant de mourir à l’âge très exceptionnel pour l’époque de 81 ans, il avait réglé ses affaires en répartissant son immense patrimoine foncier. Au moment de fêter son 70e anniversaire, il avait inscrit en marge de son calendrier les principales étapes de sa vie missionnaire pour conclure par la formule «in dei nomine feliciter» où se lit toute sa confiance reconnaissante en Dieu. Il mourut le 7 novembre 739 à l’abbaye d’Echternach où il fut enterré selon son désir.

Assez tôt après sa mort, son tombeau fut fréquenté par des pèlerins de plus en plus nombreux, de sorte que la petite église mérovingienne dut être remplacée vers l’année 800 par une église à trois nefs d’une longueur de plus de 60 mètres. Les biographies rédigées par Alcuin vers la même époque et par l’abbé Thiofrid trois siècles plus tard répandirent par leurs légendes et leurs récits de miracles nombreux la renommée du saint dans les églises et les monastères de l’Europe cisalpine.

Les fontaines dites de Saint Willibrord qui jalonnent la route du missionnaire et témoignent de son activité baptismale furent l’objet de la vénération du peuple chrétien qui cherchait la guérison de certaines maladies nerveuses constatées en particulier chez les enfants. Un grand nombre d’églises, surtout dans les paroisses belges, néerlandaises ou rhénanes dépendant autrefois de l’abbaye d’Echternach conservent le patronage du saint. Leur attachement s’exprime par des pèlerinages faits à Echternach sur la tombe du saint et surtout lors de la Procession dansante, phénomène religieux extraordinaire dont l’origine assez mystérieuse remonte très loin dans le temps et qui a survécu jusqu’à notre époque. Elle se célèbre chaque année avec ferveur le Mardi de la Pentecôte et attire des milliers de participants et autant de spectateurs pour honorer la mémoire de ce saint d’envergure européenne qu’on appelle souvent l’Apôtre du BENELUX.

SOURCE : http://www.willibrord.lu/2/St-Willibrord,28/Saint-Willibrord-Biographie


Saint Willibrord de Northumbrie, 

Apôtre de la Frise, évêque

Né vers 658 dans le Northumberland, Angleterre; mort en 739 à Echternach, Grand-Duché de Luxembourg. Son nom indique qu'il est de lignée Saxonne ('Willi' est une grande divinité de la mythologie nordique; 'brord' indique 'sous la protection de').

Willibrord, premier archevêque d'Utrecht, est un des missionnaires envoyés par les Chrétiens Anglo-Saxons un siècle après qu'ils aient eux-même été Christinianisés par des missionnaires dans le Sud et l'Est de l'Angleterre, venus de Rome (mission de saint Augustin de Canterbury, envoyé par saint Grégoire le Grand et consacré évêque à Lyon) et du Continent, et par le nord et l'ouest via les peuples Celtiques d'Écosse, Irlande et Pays de Galles.

Notre information sur Willibrord provient de saint Bède le Vénérable (Histoire de l'Église et du peuple Anglais, 5, 10-11) et d'une biographie de son jeune parent, Alcuin, ministre de l'éducation sous l'empereur Charlemagne. Willibrord naquit en Northumbrie vers 658, et étudia en France et en Irlande.

Bien que leur nom de famille était clairement païen, ses parents étaient Chrétiens. Le père de Willibrord était un si pieu Chrétien qu'il fonda un petit monastère à ses frais, près de la mer, et partit y vivre.

Comme beaucoup d'enfants de l'époque, à 7 ans, Willibrord fut envoyé dans un autre monastère, à Ripon, pour y être éduqué sous saint Wilfrid. La Règle de saint Benoît parle d'oblats offerts au monastère par leurs parents. La mère de Willibrord était soit morte, soit avait pris le voile.

A cette époque, les moines interprétaient fort librement leur voeu d'attachement à une communauté, et nombre d'entre eux partaient compléter leur formation en Irlande, si célèbre pour son érudition. Durant 12 ans, Willibrord étudia à Rathmelsigi sous les Saints Egbert et Wigbert, et y fut ordonné prêtre en 688.

C'est à Rathmelsigi que commence la véritable histoire de Willibrord, car Egbert avait un but favori qu'il partageait avec nombre de ses moines. Il planifiait d'envoyer des missionnaires sur le Continent, et en particulier auprès des païens Germains en Frise. C'était une excellente opportunité pour gagner un peuple entier à Dieu, et aussi pour gagner la couronne du martyr. Willibrord, âgé de 32 ans, fut choisit par Egbert pour diriger 11 autres moines Anglais, par delà la Mer du Nord jusqu'en Frise.

On décrit Willibrord comme plus petit que la moyenne et joyeux. Il apprenait vite une langue, avait bonne éducation, soif d'aventure, et un grand sens de l'humour. Et surtout, Foi, espérance et charité.

A l'automne 690, les 12 arrivèrent à Katwijk-aan-Zee, à l'une des embouchures du Rhin. De là ils suivirent le fleuve jusque Wij-bij Duurstede (Hollande), et cherchèrent Pépin II d'Herstal, maire du palais de Clovis II, roi des Francs. Pépin venait juste d'arracher la Basse Frise au duc païen Radbod, considéré comme un ours sauvage, qui régnait en tyran sur des étendues de boues sablonneuses et empoisonnait ses ennemis.

A peine avait-il rencontré Pépin et reçut son soutien pour la conversion des Frisons, qu'il partit pour Rome afin de demander conseil au pape Serge 1er, et recevoir des ordres pour la mission. Avant son départ, il fut consacré pour cette oeuvre par ce pape.

Pour sa seconde visite à Rome, en 695, Willibrord arriva à convaincre le pape Serge que la jeune mission avait besoin d'un évêque indépendant tant de York que de Pépin II; et Serge, pour sa part, réalisa que la seule personne capable de remplir une telle tâche, qui nécessitait autant de tact que d'énergie, était Willibrord.

Et c'est ainsi qu'il fut consacré archevêque le 22 novembre - le jour de la fête de sainte Cécile, dans l'église Sainte-Cécile. Probablement parce qu'un Sicilien ne parvenait pas à prononcer convenablement 'Willibrord', Serge insista pour changer le nom du saint en 'Clément', un choix qui pourrait avoir été influencé par la douceur flegmatique de l'Anglois. Serge le renvoya dans son troupeau, avec quelques reliques et le titre d'archevêque des Frisons.

De retour dans ses brumes nordiques, Clément-Willibrord, qui utilisera rarement son nom latin, créera son siège à Utrecht. Ainsi, il inaugurera une colonie anglaise en Europe continentale, qui aura une forte influence religieuse durant 100 ans.

Au contraire des évêchés modernes, remplis d'administrateurs et d'équipement, l'archiépiscopat de Willibrord était vivant. Il était sans arrêt en chemin, comme ses moines missionnaires, prêchant de village en village. Progressivement, il fonda dans chaque hameau une paroisse, avec son propre prêtre et les liturgies illuminées par l'esprit Bénédictin [encore Orthodoxe à l'époque]. Willibrord et saint Boniface de Crediton furent responsables ensemble de l'institution de chorepiscopi ("évêques régionnaires") dans cette partie de l'Europe occidentale, afin de les aider dans leur travail.

Willibrord était adroit pour traiter avec les puissants du lieu, qui avaient les terres, l'argent et la puissance nécessaire pour soutenir son oeuvre. Il utilisa ces grands, en fit des serviteurs de l'Évangile, mais ne leur fut jamais subordonné, ni prêt à donner sa bénédiction pour leurs folies. Il obtint d'eux de grandes étendues de terres qu'il transforma en villages et paroisses, comme Alphen dans le nord Brabant. Avec leur argent, il fonda des monastères qui servirent de centres d'illumination intellectuelle et religieuse.

Willibrord était apparemment opposé au travail des Culdees, qu'il rencontra [Culdees, ascètes d'Irlande, qui auront une longue postérité spirituelle jusqu'à l'invasion papiste au 12ème siècle].

Vers 700, il fonda un second important centre missionnaire, à Echternach, sur les bords de la Sure, dans l'actuelle jonction entre le Grand-Duché de Luxembourg et l'Allemagne. Il continua à évangéliser, en particulier la zone nord des pays de l'actuel Benelux, bien qu'il semble qu'il aie aussi exploré le Danemark et peut-être la Thuringe (Haute Frise). Un jour, il faillit mourir en mission - il fut attaqué par un prêtre païen à Walcheren, pour avoir détruit une idole.

En 714, Willibrord baptisa Charles Martel, le fils de Pépin le Bref.

Durant la période 715-719, Willibrord expérimenta des revers durant la révolte des Frisons contre les Francs. A la mort de Pépin II, le 16 décembre 714, le duc Radbod, qui lui avait fait allégeance mais n'avait jamais été convertit, envahit les territoires qu'il avait perdus contre Pépin d'Herstal. Il massacra, pilla, brûla et vola tout ce qu'il put trouver portant la marque Chrétienne.

Mais bien vite, la querelle de succession interne à la famille de Pépin ayant été résolue par l'habileté de Charlemagne, Radbod et ses alliés de Neustrie furent battus dans la forêt de Compiègne par Charlemagne et ses Austrasiens, le 26 septembre 715. Il y aura encore d'autres soulèvements jusqu'à la mort de Radbod en 719, mais Willibrord et ses missionnaires seront à même de réparer les dégâts et de renouveler leur oeuvre. Vers 719, Boniface les rejoignit et travailla avec eux en Frise durant 3 ans, avant de partir pour la Germanie.

La réussite missionnaire de Willibrord ne fut pas spectaculaire - la rapidité et le nombre des conversions ont été exagérées par les auteurs postérieurs - mais ce furent de solides fondations posées; "sa charité était manifeste dans son incessant travail quotidien pour l'amour du Christ" (Alcuin). On l'appelle l'Apôtre des Frisons.

Il mourut alors qu'il faisait retraite à Echternach, le 7 novembre 739. Son maigre corps fut placé dans un sarcophage de pierre, que l'on peut toujours y voir.

Au début du 8ème siècle, un moine d'Echternarch composa un calendrier des saints, dont nombre étaient en relation avec les passages de la vie de Willibrord. Le Calendrier de saint Willibrord est à présent à la Bibliothèque Nationale à Paris, manuscrit latin ms. 10.837, et est du plus haut intérêt pour les étudiants en hagiographie; à la date du 21 novembre 728 (folio 39) on trouve plusieurs lignes autobiographiques rédigées par Willibrord en personne, donnant les dates de son arrivée en France et son ordination comme évêque. (Attwater, Delaney, Encyclopaedia, Grieve, Verbist).

Dans l'art, l'emblème de Saint Willibrord est un tonneau sur lequel il pose sa croix. L'abbaye d'Echternach est derrière lui, et il est vêtu de la tenue épiscopale. On trouve aussi les variantes suivantes :

(1) en tenue épiscopale, il pose sa croix sur une source, avec un tonneau, 4 flacons, et l'abbaye en arrière-plan;

(2) évêque portant un enfant, ou avec un enfant à proximité;

(3) évêque avec la cathédrale d'Utrecht derrière lui; ou

(4) en moine, avec un bateau et un arbre.

On l'invoque contre les convulsions et l'épilepsie (Roeder).


Tropaire de saint Willibrord Ton 4

Dans la joie de ton Seigneur tu es entré

Après les multiples tâches d’un bon serviteur

Et pour te reposer des fatigues de l’apostolat

Saint Willibrord, tu as trouvé la paix du Christ.

Toi qui as reçu gratuitement le don de guérir,

Prends soin gratuitement de toute infirmité

Au Nom du Médecin de nos âmes et de nos corps.

Liturgie de saint Willibrord (ancien rite romain orthodoxe)

COLLECTE

O Dieu, qui a daigné envoyer le bienheureux Willibrord, Ton évêque et confesseur, prêcher Ta gloire aux païens, accorde-nous par son intercession, de pouvoir accomplir, grâce à Ta bonté, ce que Tu nous as commandé de faire. Par notre Seigneur Jésus-Christ, qui vit et règne avec le Père et l'Esprit Saint, Dieu Un, pour les siècles des siècles. Amen.


Dessin du diacre Pol Hommes, monastère de Pervijze

La Vie de Willibrord

par le Bienheureux Alcuin (735-804)

(Medieval Sourcebook)

Introduction par Talbot, dans la traduction anglaise:

La plus ancienne Vie de Willibrord écrite, comme nous l'apprend Théofrid, abbé d'Echternach (1083-1100), l'a été par un Scot peu savant (c-à-d un Irlandais), dans un style rude et frustre, et elle a disparu, bien qu'on puisse en reconstituer le contenu par le biais de la biographie composée par Alcuin, qui l'utilisa probablement comme source.

Alcuin, l'auteur de la Vie ci-dessous, est né à York en 735, et en devint le maître d'école en 778. Quatre ans plus tard, il fut nommé à la tête de l'école de Charlemagne, à Aix-la-Chapelle (Aachen), et devint un membre éminent du cercle très sélect qui soutenait l'empereur dans ses efforts pour rééduquer l'Europe. En 796, il fut nommé à Tours et y mourut en 804.

Sa Vie de Willibrord fut écrite à la demande de Beornrade, abbé d'Echternach et archevêque de Sens. Étant un proche de Willibrord, et propriétaire légal du monastère de Saint-Andrew, fondé par le père de Willibrord, Wilgils, sur une avancée de terre surplombant l'embouchure de la Humber, Alcuin a dû entreprendre cet ouvrage comme un agréable tribut envers ses relations familiales. Ce n'est pas une oeuvre littéraire particulièrement impressionnante, parfois avec des erreurs grammaticales, et toujours pédante et rhétorique, mais étant destinée à être lue durant le culte public, son manque de détails historiques et son insistance sur les miracles de Willibrord pourrait être excusée. Il composa une autre version, en hexamètres, pour les étudiants des écoles monastiques, sans cependant y adjoindre quoique ce soit d'autre que le matériau offert ici.

Theofrid, mentionné plus haut, rédigea aussi une Vie de Willibrord, en prose et une vie métrique, basée sur le matériau d'Alcuin avec des additions de Bède, les vies d'autres saints et les chartes d'Echternach. Une troisième Vie, écrite par un prêtre appelé Echebert, répète la Vie par Alcuin, avec quelques modifications au début et à la fin.

Sources: La Vie de Willibrord, écrite par Alcuin, fut d'abord publiée par [le chartreux] Surius, dans sa collection "De Probatis Sanctorum Historis" (Cologne, 1575), Vol. 6, pp. 127-137. L'édition critique fut préparée par W. Wattenbach, "Monumenta Alcuiniana", dans la série "Bibliotheca Rerum Germanicarum", éditée par Ph. Jaff (6). Elle a été publiée à Berlin en 1873 en tant que 6ème volume de la collection (pp. 39-61), mais fut supplantée par le texte de W. Levison dans "Scriptores Rerum Merovingimcarum", 7, pp. 81-141. Une traduction en anglais fut réalisée par A. Grieve, "Willibrord, Missionary in the Netherlands" (London, 1923), dans la collection "Lives of Early and Medieval Missionaries", publiée par S.P.C.K.

[Diverses éditions ont été publiées en français et néerlandais. P. ex., G.H. Verbist, "S. Willibrord", Louvain 1939 & "A l'aube des Pays-Bas, S. Willibrord", Bruxelles 1953; W. Lampen, "Willibrord en Bonifacius", Amsterdam 1939; etc]

nb : J'ai traduit les notes ci-dessous du texte de Talbot


LA VIE DE SAINT WILLIBRORD


PAR ALCUIN


[Préface = préliminaires usuels d'hagiographie, sans rapport avec le sujet]

[3] Il y avait, dans l'île de Grande-Bretagne, dans la province de Northumbrie, un certain maître de maison, Saxon d'origine, dont le nom était Wilgils, vivant en pieux Chrétien avec son épouse et famille. Ce fait se vit confirmé par des événements miraculeux, car après avoir quitté la carrière du monde, il se dévoua à la vie monastique. Peu après, comme son zèle pour la vie spirituelle augmentait, il entama encore plus intensément l'austère vie de solitaire, habitant dans promontoires terrestres qui étaient limités par la Mer du Nord et la rivière Humber. Là, dans une petite chapelle dédiée à Saint-André, l'Apôtre du Christ, il servit Dieu de nombreuses années durant dans le jeûne, la prière et les veilles, avec comme résultat qu'il devint célèbre pour ses miracles, et que son nom fut sur toutes les bouches. Les gens s'assemblèrent autour de lui en grand nombre, et lorsqu'ils le faisaient, il ne manquait pas de les instruire avec de bons conseils et la Parole de Dieu.

Il était tenu en si haute estime par le roi et les nobles de cette nation qu'ils lui offrirent, en don perpétuel, un certain nombre de petites propriétés terrestres qui se trouvaient près de ces avancées terrestres, afin d'y bâtir une église pour Dieu. Dans cette église, ce vénérable père rassemblait autour de lui un groupe relativement petit mais pieux, de ceux voulant servir Dieu. Et c'est là aussi qu'après les nombreuses épreuves de ses travaux spirituels, allant chercher sa récompense, son corps repose en paix. Ses successeurs, qui suivent encore son exemple de sainteté, sont en possession de cette église jusqu'à nos jours. Et c'est moi, le moindre de tous en mérite et le dernier en date, qui suis à présent en charge de cette petite chapelle qui m'est venue par succession légale, et qui rédige ce récit de Willibrord, le plus saint des pères et le plus sage des enseignants, à ta requête, évêque Beornrade (Beornrade, abbé du monastère de Willibrord à Echternach et par la suite archevêque de Sens), qui, par la grâce de Dieu, lui a succédé dans l'épiscopat, dans la ligne de la tradition de famille et dans le soin de ces sanctuaires, qui, nous le savons, ont été bâtis par lui pour la gloire de Dieu.

2. A présent, afin de raconter plus complètement les faits concernant la naissance de Willibrord, et de rappeler les signes qui montrent qu'étant dans le sein maternel, il fut déjà choisit par Dieu, je vais reprendre au point où j'ai commencé. De même que le très saint précurseur de notre Seigneur Jésus-Christ, le bienheureux Jean le Baptiste, fut sanctifié dans le sein maternel, et précéda le Christ, comme l'étoile du matin précède le soleil, et, comme l'Évangile nous le rapporte, il était né de pieux parents afin d'en amener beaucoup au Salut, de la même manière, Willibrord, conçu pour le Salut de beaucoup, naquit de parents forts pieux. (Willibrord est probablement né le 6 novembre 658) Wilgils, le vénérable homme dont nous avons déjà parlé, entra dans l'état du mariage pour le seul but d'amener au monde un enfant qui serait au bénéfice de nombreux peuples. C'est ainsi que son épouse, la mère de saint Willibrord, contempla, une nuit qu'elle dormait, une vision céleste. Il lui sembla que c'était comme si elle voyait dans le ciel une nouvelle lune qui, pendant qu'elle regardait, grandissait lentement jusqu'à atteindre la taille de la pleine lune. Pendant qu'elle regardait cela attentivement, cela tomba subitement dans sa bouche, et lorsqu'elle l'eut avalé, son corps fut translucide de lumière. Remplie de crainte, elle s'éveilla d'un coup et alla raconter son rêve à un saint prêtre, qui lui demanda si durant la nuit que la vision lui était venue, elle avait connu conjugalement son époux. Ayant répondu affirmativement au prêtre, ce dernier répondit : "La lune que tu as vue passer de petite à grande taille, c'est le fils que tu as conçu cette nuit. Il dispersera les troubles ténèbres de l'erreur avec la lumière de la Vérité, et partout où il ira, il apportera avec lui une splendeur céleste, et rejaillira de la pleine lune de sa perfection. Par le resplendissement de sa renommée et la beauté de sa vie, il attirera vers lui les yeux des multitudes." Cette interprétation du songe se révélera exacte par le cours des événements.

3. Lorsque vint le temps, la femme mit au monde un fils, et au baptême son père lui donna la nom de Willibrord. Aussitôt que l'enfant atteignit l'âge de raison (Ceci est probablement l'interprétation correcte de la phrase "lorsqu'il fut sevré ". L'abbé à l'époque était plus que probablement saint Wilfrid, le chef du parti romain qui avait triomphé au Synode de Whitby, en 664. Willibrord a dû servir sous Wilfrid jusqu'en 669, lorsqu'alors Wilfrid partit pour prendre possession du siège d'York), son père le remit à l'église à Ripon, afin d'être instruit par les frères du lieu dans les travaux religieux et l'érudition sacrée, afin que vivant en un tel lieu où il ne puisse rien voir d'autre que ce qui était vertueux, et ne rien entendre que ce qui était saint, son tendre âge puisse être renforcé par un bon entraînement et discipline. Depuis ses plus anciennes années, la grâce divine lui permit de grandir en intelligence et en force de caractère, au moins autant que cela était possible à cet âge-là, de sorte qu'il semblait que de nos jours, un nouveau Samuel était né, de qui on pouvait dire : "Le garçon grandissait et croissait en faveur auprès de Dieu et des hommes."

Ainsi donc, dans le monastère de Ripon, ce jeune qui allait prouver être une bénédiction pour beaucoup, reçut la tonsure cléricale (Il reçut la tonsure et fit profession monastique vers l'âge de 15 ans; cfr la lettre à saint Boniface, Tangl, No. 26), et fit sa profession monastique, et parvenant à égaler les autres jeunes de ce saint et sacré monastère, il ne fut inférieur à aucun en ferveur, humilité et zèle pour l'étude. En fait, ce garçon richement doté fit de tels progrès, les jours passants, que le développement de son intelligence et de son caractère dépassait la jeunesse de son âge, au point que son corps petit et délicat abritait la sagesse d'un vieil âge mûr.

4. Lorsque ce jeune, aussi puissamment enrichit de la sacrée érudition qu'il ne l'était en maîtrise de soi et en intégrité, atteignit l'âge de 20 ans, il se sentit une forte envie de poursuivre un mode de vie plus rigoureux et fut pris par le fort désir de voyager au large. Et parce qu'il avait entendu parler des écoles et de l'érudition qui fleurissaient en Irlande (1), il fut encouragé par ce qu'il apprit du genre de vie adopté par certains saints, en particulier par le bienheureux évêque Ecgbert, (2), qui reçut le titre de Saint, et par Wichtberct, (3), le vénérable serviteur et prêtre de Dieu, eux deux qui, pour l'amour du Christ, oublièrent maison, patrie et famille et se retirèrent en Irlande, où, coupé du monde bien que proches de Dieu, ils menèrent une vie solitaire, appréciant les bénédictions de la contemplation céleste. Le saint jeune souhaita imiter la vie divine de ces hommes, et après avoir obtenu l'accord de son abbé et des frères, il se hâta par delà la mer pour rejoindre le cercle intime des pères en question, afin qu'en vivant à leur contact, il puisse atteindre le même niveau de sainteté et posséder les mêmes vertus, de même que l'abeille tire le miel hors des fleurs et le conserve dans sa ruche. Là, parmi ces maîtres, éminents tant en sainteté qu'en érudition sacrée, lui qui devait un jour prêcher à nombre de peuples, fut entraîné 12 ans durant, jusqu'à ce qu'il atteignit l'âge mature de l'homme, et le plein âge du Christ.

(1) Bien que la renommée des écoles Irlandaises était bien méritée, elle ne reflétait cependant pas, par contraste, un quelconque manque des centres de formation anglais. Saint Aldhelm de Sherborne se plaignait à l'époque de ces étudiants qui y allaient et puis demandaient : N'y avait-il pas d'école suffisamment bonne en Angleterre. La véritable raison pour s'expatrier semble avoir été l'expulsion de saint Wilfrid du siège d'York, en 678, qui mena à l'exil volontaire de nombreux moines qui étaient en sympathie avec lui.

(2) Ecgbert fut Abbé de Rathmelsigi, probablement Mellifont dans le Comté de Louth. En 664, il partit en exil volontaire après le Synode de Whithby, mais revint à Iona en 716. Il mourut en 729 à l'âge de 90 ans. Il a longtemps voulu annoncer l'Évangile parmi les peuplades de Saxons sur le Continent, mais n'aurai jamais pu y aller.

(3) Wichtberct fut un compagnon d'Ecgbert et passa de nombreuses années en Irlande. Il partit en mission en Frise, mais ayant prêché durant 2 ans sans succès, il rentra en Irlande.

5. En conséquence, dans la 33ème année de son âge, la ferveur de sa foi avait atteint une telle intensité qu'il considéra de peu de valeur de travailler pour sa propre sanctification à moins qu'il ne puisse prêcher l'Évangile à d'autres et leur apporter quelque bénéfice. Il avait entendu que dans les régions nord du monde, la moisson était grande mais les ouvriers peu nombreux. C'est ainsi qu'il advint qu'en accomplissement du songe que sa mère avait dit avoir eu, Willibrord, pleinement conscient de son but mais cependant ignorant de ce qui avait été divinement préparé, décida de faire voile vers ces parties et, si Dieu le voulait, d'y amener la lumière du message de l'Évangile à ces gens qui, à cause de l'incroyance, n'avaient pas encore été touchés par sa chaleur. Il embarqua donc sur un navire, emmenant avec lui 11 autres qui partageaient son enthousiasme pour la Foi. Certains d'entre eux allaient par la suite gagner la couronne du martyre par leur constance à prêcher l'Évangile, d'autres allaient devenir évêques, et après leurs travaux dans la sainte oeuvre de la prédication, sont depuis partis reposer en paix.

Ainsi l'homme de Dieu, accompagné de ses frères, comme nous l'avons déjà dit, fit voile, et après une traversée réussie, ils amarrèrent leur navire à l'embouchure du Rhin. Puis, après s'être restaurés, ils partirent pour le castel d'Utrecht, qui se trouve sur une des rives du fleuve, où plusieurs années plus tard, lorsque par la divine faveur la foi avait grandit, Willibrord installera le siège de son évêché. (1) Mais le peuple de Frise, où se situait le fortin, et Radbod, leur roi (2), continuaient de se souiller par les pratiques païennes, l'homme de Dieu trouva plus sage de partir pour la Francie et visiter Pépin (3), le roi de ce pays, un homme de grande énergie, brillant à la guerre et de haute valeur morale. Le duc le reçut avec toutes les marques de respect; et il ne voulait pas que lui et son peuple perdent les services d'un si éminent érudit, aussi lui donna-t'il certaines localités situées dans les frontières de son propre royaume, où il pourrait déraciner les pratiques idolâtres, enseigner au peuple nouvellement convertit et ainsi accomplir le commandement du prophète : "Défrichez pour vous un champ nouveau, gardez-vous de semer sur les épines" (Jérémie 4,3).

6. Après que l'homme de Dieu aie systématiquement visité plusieurs localités et accompli la tâche d'évangélisation, et lorsque la semence de vie germa grâce à la rosée de la grâce céleste, par sa prédication, portant un abondant fruit en nombre de coeurs, le précité roi des Francs, grandement enchanté par le zèle brûlant de Willibrord et l'extraordinaire croissance de la foi Chrétienne, et ayant en vue la propagation toujours plus grande de la religion, pensa qu'il serait sage de l'envoyer à Rome afin qu'il puisse être consacré évêque par le pape Serge (4), un des plus saints personnages de l'époque. Ainsi, après avoir reçu la bénédiction apostolique et le mandat et étant rempli d'une confiance encore plus grande en tant qu'émissaire du pape, il reviendrait prêcher l'Évangile avec une plus grande vigueur encore, selon les mots de l'Apôtre : "Comment ira-t-on prêcher, si l'on n'y est envoyé?" (Romains 10,15).

Mais lorsque le roi tenta de persuader l'homme de Dieu de faire cela, il rencontra un refus. Willibrord répondit qu'il n'était pas digne d'une si grande autorité et, après avoir énuméré les qualités que saint Paul mentionne à Timothée, son fils spirituel, comme étant essentielles pour un évêque, il affirma qu'il était fort loin de telles vertus. De son côté, le roi exhorta solennellement l'homme de Dieu d'accepter ce qu'il avait humblement décliné. A la fin, touché par l'accord unanime de ses compagnons, et, ce qui est plus important, poussé par la volonté divine, Willibrord acquiesça, très désireux de se soumettre au conseil de nombre de personnes plutôt que d'obstinément suivre sa propre volonté. En conséquence, il partit pour Rome en distinguée compagnie, portant des présents appropriés à la dignité du pape.

7. Quatre jour avant que Willibrord n'arrive à Rome, le pape eut un songe dans lequel il fut avisé par un Ange de le recevoir avec les plus grands honneurs, parce qu'il avait été choisit par Dieu pour apporter la lumière de l'Évangile à nombre d'âmes : le but de sa venue à Rome était de recevoir la dignité de l'épiscopat, et rien de ce qu'il demanderait ne devrait être refusé. L'évêque de Rome, prévenu par cette admonition, le reçut avec grande joie et lui fit preuve de toute courtoisie. Et comme il discernait en lui une foi ardente, une dévotion religieuse et une profonde sagesse, il fixa un jour approprié pour sa consécration, lorsque tout le peuple pourrait être rassemblé. Puis il invita les vénérables prêtres à prendre part à la cérémonie, et, en accord avec la tradition apostolique et avec une grande solennité, il le consacra publiquement comme archevêque dans l'église du bienheureux Pierre, prince des Apôtres (Alcuin s'est trompé. L'église signifie sainte Cécile en Transtevere. Le jour de la consécration fut le 22 novembre 695). En même temps, il l'appela Clément et le revêtit des habits épiscopaux, lui conférant le pallium sacré en tant que signe de son ministère, tel Aaron avec l'ephod. De plus, quoiqu'il désirait ou demandait en matière de reliques de saints (plusieurs églises conservent encore les reliques que Willibrord a ramenées de Rome, telles celles d'Emmerich et Trêves) ou de vases liturgiques, le pape les lui donna sans hésiter, et ainsi, fortifié avec la bénédiction apostolique et chargé de dons, il fut renvoyé dûment instruit, pour son oeuvre de prédication de l'Évangile.

(1) l'église de Willibrord a été bâtie avec les ruines de l'ancien camp romain à Fectio (Vecht).

(2) depuis le début de son règne en 697, Radbod avait été opposé à quoique ce soit sentant la domination Franque, et avait impitoyablement détruit les églises et autres bâtiments érigés par les Francs.

(3) Pépin II, maire du palais de Clovis II. C'est lui qui donna aux missionnaires l'église d'Antwerpen (Anvers), anciennement scène des oeuvres de saint Amand et saint Éloi, pour servir d'abri et de soutien. (4) Pape de Rome Sergius 1er, 687-701. Alcuin ne mentionne qu'un seul voyage à Rome, mais il y en eut 2.

[ndt: Pépin s'était allié politiquement à la papauté devenue très falote; Pépin avait un but strictement politique, pas religieux. C'est le début de la chute pour les royaumes francs.. Willibrord a été formé chez les Orthodoxes, mais son ecclésiologie commencera à souffrir de cette erreur à but politique. Car normalement, il aurait dû être consacré par le métropolite de la région, et faire partie de son Synode…]

Source : volume 3 des Acta Sanctorum de Novembre

C. H. Talbot, "The Anglo-Saxon Missionaries in Germany", c-à-d les Vies des saints Willibrord, Boniface, Leoba et Lebuin, avec l'Hodoepericon de Saint Willibald et une sélection de correspondances de saint Boniface, (London and New York: Sheed and Ward, 1954)

Le statut de "copyright" de ce texte a été précautioneusement vérifié. La situation est compliquée, mais se résume de la sorte. Le livre a été publié en 1954 par Sheed & Ward, apparement simultanément à Londres et à New York. L'édition américaine indiquait uniquement "New York" comme lieu de publication, l'édition brittanique indiquant "Londres et New York". Le copyright n'a pas été renouvelé en 1982 ou 1983, comme le requier la loi nord-américaine. Le récent traité du GATT (1995?) a restauré le copyright des publications étrangères qui étaient entrées dans le domaine public aux USA simplement parce que leur copyright n'avait pas été renouvellé en suivant les règles de la loi nord-américaine. Cette décision du GATT ne semble pas être applicable à ce texte parce qu'il fut publié simultanément aux USA et en Grande-Bretagne par un éditeur opérant dans les 2 pays à la fois (une situation à laquelle les règles du GATT s'adressent de manière spécifique). Donc, bien qu'il soit encore sous protection du copyright dans une bonne partie du monde, ce texte demeure dans le domaine public aux USA.

SOURCE : http://stmaterne.blogspot.ca/2008/11/saint-willibrord-aptre-en-frise.html

St. Willibrord

Bishop of Utrecht, Apostle of the Frisians, and son of St. Hilgis, born in Northumbria, 658; died at Echternach,Luxemburg, 7 Nov., 739. Willibrord made his early studies at the Abbey of Ripon near York, as a disciple of St. Wilfrid, and then entered the Benedictine Order. When twenty years old he went to Ireland and spent twelve years in the Abbey of Rathmelsigi (identified by some as Mellifont in Co. Louth) under St. Egbert. From him Willibrord and eleven companions received the mission to Frisia, at the request of Pepin. They came to Utrechtbut did not remain there, repairing to the court of Pepin. In 692 Willibrord went to Rome, received Apostolicauthorization, and returned to his missionary labours. At the wish of Pepin he went for a second time to Rome, was consecrated Bishop of the Frisians by Sergius III (21 Nov., 695) in the Church of St. Cecilia, and given the name of Clement. He also received the pallium from the pope. On his return he laboured among the people assigned to him; to raise recruits for future apostolic work he founded a monastery at Utrecht, where also he built a church in honour of the Holy Redeemer and made it his cathedral. In 698 he established an abbey at the Villa Echternach on the Sure; this villa had been presented to him by St. Irmina, daughter of St. Dagobert II, thedonation being legally confirmed in 706.


When Radbod gained possession of all Frisia (716) Willibrord was obliged to leave, and Radbod destroyed most of the churches, replaced them by temples and shrines to the idols, and killed many of the missionaries. Willibrord and his companions made trips between the Maas and the Waal, to the North of Brabant, in Thuringia andGeldria, but met with no success in Denmark and Helgoland. After the death of Radbod he returned (719) and repaired the damages done there, being ably assisted in this work by St. Boniface. Numberless conversions were the result of their labour. Willibrord frequently retired to the Abbey of Echternach to provide more particularly for his own soul; he was buried in the oratory of this abbey, and after death was almost immediately honoured as asaint. Some relics were distributed in various churches, but the greater part remained at the abbey. On 19 Oct., 1031, the relics were placed in a shrine under the main altar of the new basilica. His feast is celebrated on 7 Nov., but in England, by order of Leo XIII, on 29 Nov. Since his burial Echternacht has been a place ofpilgrimage, and Alcuin mentions miracles wrought there. The old church was restored in 1862 and consecrated in Sept., 1868. Another solemn translation of the relics took place on 4 June, 1906, from the Church of St. Peter to the new basilica. On this occasion occurred also the annual procession of the holy dancers (see ABBEY OF ECHTERNACH  The Dancing Procession). Five bishops in full pontificals assisted; engaged in the dance were 2Swiss guards, 16 standard-bearers, 3045 singers, 136 priests, 426 musicians, 15,085 dancers, and 2032 players (Studien u. Mittheilungen, 1906, 551).
No writing can with certainty be attributed to St. Willibrord except a marginal note in the Calendar of Echternachgiving some chronological data. On his testament or last will, which is probably genuine, see "Acts SS.", III Nov., 631. In the national library of Paris (No. 9389) there is a copy of the Gospels under the name of Willibrord; this is an old Irish manuscript and was probably brought by Willibrord from Ireland (Bellesheim, "Gesch. der kath. Kirche in Irland", I, Mainz, 1890, 623).

Sources

The Life was written by Alcuin and dedicated to BEORNRAD. (Abbot of Echternach). He probably made use of an older one written by a British monk, which is lost. This was used also by THEOFRIC.

Mershman, Francis. "St. Willibrord." The Catholic Encyclopedia. Vol. 15. New York: Robert Appleton Company, 1912. 23 Apr. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/15645a.htm>


Transcription. This article was transcribed for New Advent by Michael C. Tinkler.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. October 1, 1912. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/15645a.htm




Saint Willibrord

Apostle of Frisia, Netherlands, a missionary archbishop. Born in Northumbria, England, circa 658, he studied at Ripon monastery under St. Wilfrid and spent twelve years studying in Ireland at the abbey of Rathmelsigi (most likely Mellifont, County Louth) under Sts. Egbert and Wigbert.

After receiving ordination and extensive training in the field of the missions, he set out about 690 with a dozen companions for Frisia, or Friesland. In 693, he went to Rome to seek papal approval for his labors, Pope Sergius I (r. 687-701) gave his full approbation and, during Willibrord’s second Roman visit, the pontiff consecrated him archbishop to the Frisians, in 696, with his see at Utrecht. In his work, Willibrord also received much support and encouragement from the Frankish leader; Pepin of Heristal (r. 687-714).

Willibrord founded the monastery of Echternach, Luxembourg, to serve as a center of missionary endeavors, and extended the efforts of missionaries into Denmark and Upper Friesland. He faced chronic dangers from outraged pagans, including one who nearly murdered him after he tore down a pagan idol. In 714, Duke Radbod reclaimed the extensive territories acquired by Pepin, and Willilbrord watched all of the progress he had made be virtually undone. After Radbod’s death, Willibrord started over with great enthusiasm, receiving invaluable assistance, from St. Boniface. Willibrord died on retreat at Echternach on November 7. For his efforts, he is called the Apostle of the Frisians.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/willibrord/


Mémorial de saint Willibrord à Trèves

Willibrord of Echternach, OSB B (RM)

Born in Northumbria, Britain, 658; died in Echternach, Luxembourg, 739. His name indicates that he is of Saxon lineage ('Willi' is a great god of Norse mythology; 'brord' indicates 'under the protection of'). Although their family name was clearly pagan, his parents were Christians. Willibrord's father was such a devout Christian that, at his own expense, he founded a little monastery near the sea and went to live there.



Like many children of the period, seven-year-old Willibrord was sent to another monastery at Ripon to be educated under Saint Wilfrid. (The Rule of Saint Benedict speaks of oblates offered to the monastery by their parents. Willibrord's mother probably either died or took the veil.)

At that time monks liberally interpreted their vow of attaching themselves to a single community, and many of them went to complete their education in Ireland, which was famous for its scholarship. For 12 years Willibrord studied at Rathmelsigi under Saints Egbert and Wigbert, and was ordained a priest there in 688.

At Rathmelsigi Willibrord's real story begins for Egbert had a pet scheme that he shared with many of his monks. He planned to send missionaries to the continent, and especially to the pagan Germans of Frisia. It was an excellent opportunity to win a whole people for God, and also to win the crown of martyrdom. Willibrord, age 32, was chosen by Egbert to lead 11 other English monks across the North Sea to Frisia.

Willibrord is described as shorter than average and cheerful. He possessed a quick tongue, a good education, an appetite for adventure, and a sense of humor--not to forget: faith, hope, and charity.

In the autumn of 690, the 12 arrived at Katwijk-aan-Zee, at one of the mouths of the Rhein. From there they followed the river to Wij-bij Duurstede (Holland) and sought out Pepin II of Herstal, mayor of the palace of Clovis II, king of the Franks.

690 landed with other 11 English monks in Friesland, under protection of Pepin of Herstal, who had just wrested Lower Friesland from the pagan leader Duke Radbod, considered a savage bear who ruled as a tyrant over acres of sandy mud and who poisoned his enemies.

As soon as he had seen Pepin and received his support for the conversion of the Frisians, he went to Rome to seek advice from Pope Saint Sergius I and receive his orders for the mission. This proves that the pope was seen as the Christian leader and that Willibrord wanted to be dependent upon him and only him. Willibrord's determination to place himself under the orders of Rome was reinforced by the earlier failure of Suidbert, who had wangled a consecration on the sly in York. Not even the help and generosity of Pepin and other could make Willibrord think that he should rely on them for all his apostolic work. Before his departure he was consecrated for the job by the pope.

On his second Roman visit in 695, Willibrord convinced Pope Sergius II that the young mission needed a prelate who was independent both of York and of Pepin II; and Sergius, for his part, realized that the only person capable of filling this office, which needed tact as well as energy, was Willibrord.

And so he was consecrated as archbishop November 22--Saint Cecelia's feast in Saint Cecelia's Church. Perhaps because his Sicilian tongue couldn't pronounce 'Willibrord,' Sergius insisted on changing the saint's name to 'Clement,' a choice that may have been influenced by the Englishman's phlegmatic mildness. Sergius then sent him back to his flock with some relics and the title archbishop of the Frisians.

On his return to the northern mists, Clement-Willibrord, who rarely used his Latin name, he created his see at Utrecht. Thus, he inaugurated the English colony in continental Europe that was to be so potent a religious influence for 100 years.

Unlike modern bishoprics full of administrators and equipment, Willibrord's archbishopric was a living heart. He was constantly on the road, like his missionary monks, preaching from village to village. Gradually he established each little hamlet as a parish with its own priest and liturgies illuminated by the Benedictine spirit. Willibrord and Saint Boniface of Crediton together were responsible for instituting chorepiscopi, 'country bishops,' in western Europe to help them in their work.

Willibrord was well-equipped to deal with powerful people who possessed the land, money, and power needed to support his work. He made use of the great, made them servants of the Gospel, but was never subservient or over-ready to give his blessing to their follies. From them he obtained the vast tracks of land that he turned into villages and parishes, like Alphen in north Brabant. With their money he established monasteries that served as centers of intellectual and religious enlightenment.

About 700 he established a second important missionary center at Echternach, on the banks of the Sure in today's junction between Luxembourg and Germany. He continued to evangelize especially in the northern area of the present-day Benelux countries, though it does appear that he explored Denmark and perhaps Thuringia (Upper Friesland), too. Once he barely escaped a mission with his life-- he was attacked by a pagan priest at Walcheren for destroying an idol.

In 714 Willibrord baptized Charles Martel's son Pepin the Short.

During the period 715-19, Willibrord's experienced a set-back during Frisian uprising against Franks. On the death of Pepin II in December 714, Duke Radbod, who had submitted to him but had never converted, invaded the territories he had lost to Pepin of Herstal. He massacred, pillaged, burned, and stole everything that he could find that bore the Christian mark.

But as soon as the quarrel about succession within Merovingian Pepin's family had been settled by the skill of Charles Martel, Radbod and his Neustrian allies were defeated by Martel and his Austrasians in the forest of Compiegne on September 26, 715. There were other uprisings until Radbod's death in 719, but Willibrord and his missionaries were able to repair the damage and renew their work. About 719, Boniface joined them and worked with them in Friesland for three years before proceeding to Germany.

Willibrord's missionary achievement was not spectacular--the rapidity and number of conversions was exaggerated by later writers--but it was a solid laying of foundations; 'his charity was manifest in his daily unremitting labor for Christ's sake' (Alcuin). He is known as the Apostle of the Frisians.

He died while on a retreat at Echternach on November 7, 739. His frail body was placed in a stone sarcophagus, which may still be seen there.

Every year on Whit Tuesday there is an hour's long processional dance of pilgrims through the streets of Echternach and round the saint's tomb in the church, each group accompanied by its own brass band. This has been done since before 1553, an unspoiled survivor of ancient sanctified merrymaking. (And if you've ever been to Echternach, you'd know this is a real feat--it's not much bigger than a hamlet.)

Early in the eighth century a monk of Echternach wrote out a calendar of saints, many of whom were connected with the scenes of Willibrord's life. The Calendar of Saint Willibrord is now in the National Library in Paris (Latin manuscript #10.837), and it is of great interest to students of hagiography; under the date 21 November 728 (Folio 39) are several autobiographical lines written by Willibrord himself giving the dates of going to France and being ordained a bishop (Attwater, Delaney, Encyclopedia, Grieve, Verbist). In art, Saint Willibrord's emblem is a barrel on which he rests his cross. The Abbey of Echternach is behind him and he is vested in episcopal attire.

At times the following variations are observed: (1) in bishop's vestments, he rests his cross on a well, with a barrel, four flagons, and the abbey behind him; (2) bishop carrying a child, or with a child nearby; (3) bishop with Utrecht Cathedral behind him; (4) as a monk with a ship and a tree; or (5) seated on a horse carrying a church in his outstretched hand.

He is easily confused with Saint Othmar, who is not a bishop but rather an abbot. Willibrord is invoked against convulsions and epilepsy. He is the patron of the Netherlands (Roeder).



St. Willibrord, First Bishop of Utrecht, Confessor

From his life, written by Alcuin, in two books, the one in prose, the other in verse, together with a homily, and an elegant poem in his honour. Also Bede, l. 5, Hist. c. 11, 12, and St. Boniface, ep. 97. See Batavia Sacra, p. 36, and Mabillon. Annal. Bened. t. 1, l. 18, sec. 4, and Acta Sanct. Ord. S. Bened. Sæc. 3, part 1, p. 601. Calmet, Hist. de Lorraine, t. 3, pr. et t. 1, app. Fabricius, Salutar. Luce Evang. c. 19, p. 442.

A.D. 738.

ST. WILLIBRORD was born in the kingdom of Northumberland, towards the year 658, and placed by his virtuous parents, before he was seven years old, in the monastery of Rippon, which was at that time governed by St. Wilfrid, its founder. Wilgis, our saint’s father, retired also into a monastery, afterwards became a hermit, and in his old age founded and governed a small monastery between the ocean and the Humber. He is honoured among the saints in the monastery of Epternac, and in the English calendars. Alcuin has left us an account of his life Willibrord, by carrying the yoke of our Lord with fervour from his infancy, found it always easy and sweet, and the better to preserve the first fruits which he had gathered, made his monastic profession when he was very young. He had made great progress in virtue and sacred learning, when, out of a desire for further improvement, in the twentieth year of his age, he went over into Ireland, with the consent of his abbot and brethren, where he joined St. Egbert or Ecgbright, and the blessed Wigbert, who were gone thither before upon the same errand. In their company our saint spent twelve years in the study of the sacred sciences, and in the most fervent exercise of all virtues. Though his constitution was weak, in fervour and exactness, he outdid the most advanced; he was humble, modest, and of an easy obliging temper; and his whole conduct was regular and uniform. St. Egbert had long entertained an ardent desire of going to preach the gospel to the inhabitants of those unhappy countries, in which barbarism and idolatry still reigned without control, and he had chiefly Friesland or Lower Germany in his eye. But he was diverted from that apostolical design by persons of piety and authority, who engaged him to employ his zealous labours in the islands between Ireland and Scotland, in all which he settled the true manner of celebrating Easter; especially at Hij, where he died a little before Bede wrote his history. St. Egbert is honoured in the English Calendar on the 24th of April. Bede gives a most edifying account of his austere penance, devotion, zeal, and charity. His companion, the holy priest Wigbert, went in the mean time to Friesland; but after staying there two years came back without having met with any prospect of success. This disappointment did not discourage Egbert, and other zealous promoters of this mission; but excited them the more earnestly to solicit the divine mercy with prayers and tears in favour of so many souls, who were perishing eternally. Willibrord, who was then about thirty-one years of age, and had been ordained priest a year before, expressed a great desire to be allowed by his superiors to undertake this laborious and dangerous charge. St. Egbert, by the known zeal and great talents of our saint, and by his cheerfulness, which sufficiently showed him prepared to encounter all difficulties in the prosecution of such a work, doubted not but God had reserved to him the conversion of that nation, and encouraged him in this zealous design. St. Willibrord was joined by St. Swidbert and ten other English monks in this mission

The Frisons, who had formerly occupied a large tract of country on the coasts of the German ocean, crossing the Rhine into Belgic Gaul, had possessed themselves of those provinces about the mouth of the Rhine, which the Catti, who were also originally Germans, then held. 1 Among all the German nations none maintained their liberty against the Romans, with greater success and courage, than the Frisons. Procopius tells us, 2 that some of them came into Britain with the English Saxons: and by their situation they were doubtless the most expert in maritime affairs. St. Ludger 3 mentions that Swidbert, and the rest of these zealous preachers, were desirous to carry the light of the faith to these people, because their ancestors sprang from them. St. Eligius, bishop of Noyon, had preached in part of Friesland, and St. Wilfrid had sown there the seeds of our holy faith in 678. But these seem to have been almost rooted out 4 before St. Willibrord’s arrival in 690 or 691. The authors of Batavia Sacra 5 doubt not but our twelve missionaries landed at Catwic upon the sea, which was at the mouth of the Rhine before it was blocked up with sands, and thither the English were accustomed to export corn, even from the north coasting part of their island; the British tower, as it was called, was built by the Romans at Catwic to defend this harbour. 6 This old channel was not entirely obstructed in 1050, as appears from the Chronicle of Woerden. 7 And Alcuin expressly says, that these missionaries landed at the mouth of the Rhine, and travelled thence to Utrecht, a town built by the Romans at the great passage over the Rhine; whence it was called Trajectum, afterwards Trecht, and lastly Utrecht, (from Outrecht, the Old Passage, and Ultrajectum, or Passage at the town Vulta,) to distinguish it from the ancient town of Maestricht or Passage over the Maese. Pepin of Herstal, or the Big, who was at that time duke of the French, and mayor of the king’s palace, and had lately conquered part of Friesland, received courteously St. Willibrord and his companions. But Willibrord set out for Rome, and cast himself at the feet of Pope Sergius, begging his apostolic blessing and authority to preach the gospel to idolatrous nations. The pope, charmed with his zeal and sanctity, granted him the most ample licenses for that purpose, and gave him a great quantity of relics for the consecration of churches. With this treasure the saint returned with all possible expedition to his province, considering the pressing necessities and dangers of so many souls which called for his compassion and relief. St. Swibert was taken from him and ordained bishop of the Borroctuarians, who seemed to have inhabited the territory of Berg, and the neighbouring country towards Cologne.

St. Willibrord, with his ten other companions, under the protection of Pepin, preached the gospel with wonderful success, in that part of Friesland that had been conquered by the French; so that after six years, Pepin, by the advice of his bishops, sent the saint to Rome, with strong letters of recommendation, that he might be ordained bishop. His humility made him endeavour that some other should be pitched upon for that dignity; but he was not heard. Pope Sergius, who still sat in St. Peter’s chair, received him with great marks of honour, changed his name into that of Clement, with great solemnity ordained him archbishop of the Frisons in St. Peter’s church, and gave him the pallium with authority to fix his see in what part of the country he should think most convenient. The holy man staid only fourteen days in Rome, being impatient to return to his flock, and regretting an hour’s absence from them, more than was necessary to procure them greater advantages. He came back to Utrecht the same year, 696, and chose that city for his residence, Pepin having bestowed on him the royal castle of Viltaburg, which, as Bede assures us, 8 was at Utrecht, though Cluverius will have it to have been the present Wiltenburg, three miles and a half from Utrecht; but this town itself was called Vulta, or the city of the Vultæ. 9 St. Willibrord built at Utrecht the church of our Saviour, in which he fixed his metropolitical see, says St. Boniface, 10 and that of St. Martin, though this latter he only restored, for it had been a church, but destroyed by the Pagans. 11 Heda and Beka think it had been built by king Dagobert, at the desire of St. Wilfrid. This latter church became afterwards the cathedral, and both were served by colleges of canons. The archbishop’s indefatigable application to the conversion of souls seemed to prove, that with the new obligation he had received at his consecration, of labouring to enlarge the kingdom of his Divine Master, he had acquired fresh strength and a considerable augmentation of his zeal. In the second year after his episcopal consecration, assisted by the liberality of Pepin, and the abbess Irmina, who is said to have been daughter of Dagobert II., he founded, in 698, the abbey of Epternac, in the diocess of Triers, and now in the duchy of Luxemburg, 12 which he governed to his death. Alcuin relates, that the nunnery of Horrea, of which Irmina was abbess, had been delivered from a pestilence by water, blessed by St. Willibrord, and by his saying mass in the church. Pepin of Herstal, before his death put away his concubine, Alpais, by whom he had Charles Martel, and was reconciled to his wife Plectrudis, and in his last will, which is signed by Plectrudis, he recommended to St. Willibrord, his nephews, (without any mention of his natural son Charles,) and bestowed on our saint the village of Swestram, now Susteren, in the duchy of Juliers, near the Mews, with which the holy man endowed a nunnery which he built there. 13

Pepin of Herstal died in December, 714. A little before his death, Charles Martel’s son, Pepin the Short, afterwards king of France, was born, and baptized by St. Willibrord, who on that occasion is related by Alcuin to have prophesied, that the child would surpass in glory all his ancestors. Charles Martel in a short time became mayor of the palace, and approved himself equally the first general and statesman of his age. In 723, he settled upon the monastery which St. Willibrord had erected at Utrecht to serve his cathedral, all the royal revenues belonging to his castle there. 14 Of this monastery St. Gregory was afterwards abbot; in succeeding times it was secularized. Several other donations of estates made by Charles Martel to several churches founded by our saint, may be seen in Miræus and others. By a charter, that prince conferred on him the royalties of the city of Utrecht with its dependencies and appurtenances. 15 By such establishments our saint sought to perpetuate the work of God. Not content to have planted the faith in the country which the French had conquered, he extended his labours into West-Friesland, which obeyed Radbod, prince or king of the Frisons, who continued an obstinate idolater; yet hindered not the saint’s preaching to his subjects, and he himself sometimes listened to him. The new apostle penetrated also into Denmark: but Ongend, (perhaps Biorn,) who then reigned there, a monster of cruelty rather than a man, was hardened in his malice, and his example had a great influence over his subjects. The man of God, however, for the first fruits of this country, purchased thirty young Danish boys, whom he instructed, baptized, and brought back with him. In his return he was driven by stress of weather upon the famous pagan island, called Fositeland, now Amelandt, on the coast of Friesland, six leagues from Leuwarden, to the north, a place then esteemed by the Danes and Frisons as most sacred in honour of the idol Fosite. It was looked upon as an unpardonable sacrilege, for any one to kill any living creature in that island, to eat of any thing that grew in it, or to draw water out of a spring there without observing the strictest silence. St. Willibrord, to undeceive the inhabitants, killed some of the beasts for his companions to eat, and baptized three persons in the fountain, pronouncing the words aloud. The idolaters expected to see them run mad or drop down dead: and seeing no such judgment befal them, could not determine whether this was to be attributed to the patience of their god, or to his want of power. They informed Radbod, who, transported with rage, ordered lots to be cast three times a day, for three days together, and the fate of the delinquents to be determined by them. God so directed it that the lot never fell upon Willibrord; but one of his company was sacrificed to the superstition of the people, and died a martyr for Jesus Christ.

The saint, upon leaving Amelandt, directed his course to Warckeren, one of the chief islands belonging to Zealand. His charity and patience made considerable conquests to the Christian religion there, and he established several churches. After the death of Radbod, which happened in 719, Willibrord was at full liberty to preach in every part of the country. He was joined in his apostolical labours, in 720, by St. Boniface, who spent three years in Friesland: then went into Germany. Bede says, when he wrote his history in 731, “Willibrord, surnamed Clement, is still living, venerable for his old age, having been bishop thirty-six years, and sighing after the rewards of the heavenly life, after many conflicts in the heavenly warfare.” 16 He was, says Alcuin, of a becoming stature, venerable in his aspect, comely in his person, graceful and always cheerful in his speech and countenance, wise in his counsel, unwearied in preaching and all apostolic functions, amidst which he was careful to nourish the interior life of his soul by assiduous prayer, singing of psalms, watching, and fasting. Alcuin, who wrote about fifty years after his death, assures us, that this apostle was endowed with the gift of miracles, and relates, that whilst he preached in the isle of Warckeren, where the towns of Flessingue and Middleburg are since built, going from village to village, he found in one of them a famous idol to which the people were offering their vows and sacrifices, and full of holy zeal threw it down, and broke it in pieces. In the mean time an idolater, who was the priest and guardian of the idol, gave him a blow on the head with his backsword, with which, nevertheless, the saint was not hurt: and he would not suffer the assassin to be touched, or prosecuted. But the unhappy man was soon after possessed with a devil, and lost his senses. By the tears, prayers, and zealous labours of this apostle and his colleagues, the faith was planted in most parts of Holland, Zealand, and all the remaining part of the Netherlands, whither St. Amand and St. Lebwin had never penetrated; and the Frisons, till then a rough and most barbarous people, were civilized, and became eminent for virtue, and the culture of arts and sciences. St. Wulfran, archbishop of Sens, and others, excited by the success of our saint’s missions, were ambitious to share in so great a work under his direction. St. Willibrord was exceedingly cautious in admitting persons to holy orders, fearing lest one unworthy or slothful minister should defeat by scandal, all the good which the divine mercy had begun for the salvation of many souls. It is also mentioned of him, that he was very strict and diligent in examining and preparing thoroughly those whom he admitted to baptism, dreading the condemnation which those incur, who, by sloth or facility, open a door to the profanation of our most tremendous mysteries. The schools which St. Willibrord left at Utrecht, were very famous. 17 Being at length quite broken with old age he resigned the administration of his diocess to a coadjutor whom he ordained bishop, 18 and in retirement prepared himself for eternity. He died, according to Pagi, in 739; according to Mabillon, in 740 or 741, and according to Mr. Smith, 19 in 745, some adhering to Alcuin, others to Bede, &c. St. Boniface says, that St. Willibrord spent fifty years in preaching the gospel, 20 which Mr. Smith dates from his episcopal consecration; Mabillon, 21 from his coming into Friesland: but others think these fifty years mean only thereabouts. For Alcuin says, he came into Friesland in the thirty-third year of his age, and lived eighty-one years; which account only allows him forty-eight years employed in preaching. But, if St. Boniface comprises the two years in which he preached in Ireland, and the Scottish islands, his Chronology agrees with Alcuin’s dates, and it follows that St. Willibrord died in 738: which is confirmed by the Chronicle of Epternac, compiled from the Necrology and manuscript registers of that monastery. Alcuin and Rabanus Maurus place his death on the 6th of November: but the Chronicle of Epternac, Usuard, Ado, and the Roman and Benedictin Martyrologies commemorate him on the 7th. He was buried, as he had desired, at his monastery of Epternac, and his relics are there enshrined at this day. The portative altar which he made use of for the celebration of the divine mysteries, in travelling through Friesland, Zealand, and Holland, is kept in the Benedictin abbey of our Lady ad martyres, at Triers. 22 St. Willibrord’s Testament in favour of his monastery of Epternac was published by F. Ch. Scribanius, S. J. in his Antwerp, by Miræus, 23 with notes by Boschart; and by Calmet, among the proofs of his History of Lorrain. 24

A true pastor, who is animated with fervour and zeal, allows himself no repose, whilst he can comfort, instruct, exhort, or weep and pray for the souls which are entrusted to his charge, and whose spiritual dangers are continually near his heart. He whose life is regular and methodical, and who is solicitous and earnest, finds time to do with ease, and without a single thought of it, more business than seems credible to the slothful. This every Christian may experience: and, without the obligations of the pastoral charge, every one owes so many and so great duties, both to others and to himself, that unless he is supinely slothful and wilfully blind, he will find business enough constantly upon his hands to employ earnestly all his moments. Nor is it our misfortune that we have not time, but that through sloth and thoughtlessness we mispend it.

Note 1. The Catti were esteemed by the Romans the most valiant of all the Germans, especially the Batavi, a part of these Catti who settled in the island between the branches of the Rhine. Leaving Germany they at length settled among the Belgæ; but since the coming of the Frisons among them their name was lost; only in two villages called Catwic. The Batavi, a small part of the Catti, upon the arrival of the Frisons, confined themselves within a little island formed by the rivers in part of Guelderland, named still from them Betawe, near Nimegue. The name of Holland began to be used in the eleventh century, first for a very small district, which reached no further than Dort, or its island. The name was given to the country from the village Hollant, and signifies a low, flat, hollow, or marshy land, Hol-lant. (See Ant. Mattheus, de Nobilitate, l. 1, c. 12, p. 49, et Id. Analect. t. 5, p. 480.) A like country in Lincolnshire is called Holland. (See Camden.) So Watten in Artois, Watton in Norfolk, and Wattun nunnery in Yorkshire, signify a watery or damp town; and the last is called in Latin, Humida Villa, by St. Aëlred, (l. de Miraculo in Sanctimoniali de Wattun, inter 10 Script. Angl.) [back]

Note 2. Procop. de Goth. l. 4, c. 29. [back]

Note 3. In vit. S. Suidberti. [back]

Note 4. See Boschart, in Diatribâ de Primis Frisæ Apostolis. [back]

Note 5. Proleg. § 7, p. 6. [back]

Note 6. The old channel of the Rhine passed by Arnheim, Rhenen, Utrecht, Leyden, and Catwic; but this channel is now no more than a brook which does not reach the ocean, but two leagues below Leyden loses itself in the sands, and in two or three small brooks; its waters having been exhausted by four great channels: 1. the Wahal, which goes from it at Fort Skenk to the Meuse; 2. the famous channel cut by Drusus from it above Arnheim to the Issel; 3. the Leck, eight leagues lower, and the Weck, which at Utrecht almost drains it. The Meuse having received the Wahal below the isle of Bommel, is called the Meruve, and being increased by the Leck and the Weck, disembogues itself into the ocean below Rotterdam, where it receives the Rote. [back]

Note 7. Johan. a Leidis, in Chron. Belg. See Ant. Mattheus, de Nobilit. l. 2, c. 4. [back]

Note 8. Bede, Hist. l. 5, c. 12. [back]

Note 9. Sigebert, Chron. ad an 679. [back]

Note 10. Ep. 97, ad Steph. Pap. [back]

Note 11. Ib. See Boschartius, in Diatribâ, diss. 49. [back]

Note 12. See the charter of Irmina in Miræus, Donationes Piæ Belgic. [back]

Note 13. Brower. Annal. Trevir., l. 7. Mabill. Annal. Bened., t. 2, l. 19. § 72. [back]

Note 14. See his diploma in Heda, p. 28. Le Cointe and Miræus. [back]

Note 15. See this chapter in Willh. Heda, p. 28. See also Buchelius in Hedam, and Alcuin, l. 2, c. 51. [back]

Note 16. Bede, Hist. l. 5, c. 12. [back]

Note 17. Dom. Rivet, Hist. Litter. t. 3, p. 449. [back]

Note 18. The archbishopric of Utrecht failed after the death of St. Boniface, the archbishop of Cologne claiming the administration. But after some interval a bishopric was re-established here, and the authors of Batavia Sacra reckon sixty bishops of Utrecht before this see, in 1559, was again made an archbishopric, by Paul IV. with five suffragans—namely, of Haerlem, Middleberg, Daventer, Groeninguen, and Boisleduc. But the union or confederacy of the states against the Spaniards formed at Utrecht, in 1579, put an end to this establishment; and since the revolt of the United Provinces, the spiritual government among the Catholics is intrusted to bishops in partibus infidelium, with commissions of apostolic vicars, the first being nominated in 1602. Jansenism raised great disturbances in Holland, in the time of John of Neercassel, bishop of Castoria, vicar apostolic, who died in 1686; greater under his successor Peter Codd, archbishop of Sebaste, who was cited to Rome in 1700, and after his return, in 1702, suspended by Clement XI. He died in 1710, having declared that he had always condemned the five propositions, but had not been able to discover them in Jansenius’s book entitled Augustinus. Theodore de Cock, substituted pro-vicar in his place, was banished by the States, and died at Rome. Gerard Potcamp was created apostolic vicar in Holland, in 1705, but died the same year, and his successor, Adam Daemen, was rejected by the States. On the pretended chapter of Utrecht, and the bishop of Babylon, excommunicated by several succeeding popes, &c., see the history and ample confutation of their pretensions, published by the late Cardinal of Alsace, archbishop of Mechlin. [back]

Note 19. In Bed. l. 5, c. 12, p. 194. [back]

Note 20. Ep. 97, ad Steph. II. papam. [back]

Note 21. Ap. Martenne, Ampl. Collect. t. 4, p. 505. [back]

Note 22. See Molan. in Indiculo SS. Belgii, and F. Brower, Annal. Trevir., l. 7. [back]

Note 23. Miræus in Codice Donationum Piarum Belg. Item in Batavia Sacra. [back]

Note 24. Bale, Pits, Swertius, (Athen. Belg. p. 701,) Vossius, (l. 2, de Hist. Lat. c. 23,) and Bishop Tanner (Bibl. Brit. p. 776,) ascribe to St. Willibrord books on his travels; also canons, homilies, and epistles. Dr. Cave judiciously omits the mention of them. The travels seem a mistake for St. Willibald’s: the rest for some others; for no authentic mention is found of them. At Epternac are kept two manuscripts in Saxon letters, brought into France by St. Willibrord; one containing the four gospels copied from the very original of St. Jerom: the other of St. Jerom’s Martyrology, which the Bollandists have engraved in their work. In the margin of this calendar is written, in St. Willibrord’s hand: “Clement Willibrord came from beyond the sea into France, in 690: though unworthy, was ordained by the apostolic man, Pope Sergius, in 695; is now living, in 728,” &c. See Dom Martenne, and Durand, Voyage Littéraire, p. 297. Calmet, Hist. de Lorraine, t. 3, p. 99. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume XI: November. The Lives of the Saints.  1866.

SOURCE : http://www.bartleby.com/210/11/071.html

San Villibrordo Vescovo


Northumbria, 658 - Echternach (Lussemburgo), 7 novembre 739

A trent’anni ricevette l’ordinazione sacerdotale, dopo di ché insieme a undici compagni si dedicò all’evangelizzazione della Frisia (Paesi Bassi) e di una parte della Germania. Anversa fu la prima residenza e il centro dell’apostolato di Villibrordo, fu l’avamposto e forse il Seminario delle fondazioni di Utrecht. La consacrazione episcopale, ricevuta a Roma, avvenne la domenica 24 novembre 695, antivigilia della festa di S. Clemente. In quella occasione il papa dette al nuovo arcivescovo il nome di Clemente. Per parecchi anni, senza un attimo di tregua, percorse la Frisia, la Fiandra, il Lussemburgo e le rive del Reno predicando e costruendo conventi. Dopo una vita dedicata alla preghiera e all’introduzione di vescovi ausiliari la malattia e la vecchia rallentano e interrompono la sua attività. Morì all’età di ottantuno anni. Qualche giorno dopo il suo corpo viene deposto in sarcofago nei monasteri di Echternach.

Emblema: Bastone pastorale

Martirologio Romano: A Echternach in Austrasia, nel territorio dell’odierno Lussemburgo, deposizione di san Villibrordo, che, di origine inglese, ordinato vescovo di Utrecht dal papa san Sergio I, predicò il Vangelo tra le popolazioni dell’Olanda e della Danimarca e fondò sedi episcopali e monasteri, finché, gravato dalle fatiche e logorato dall’età, si addormentò nel Signore in un cenobio da lui fondato.

L'evangelizzazione della Germania transrenana ebbe inizio nel VII secolo, sul finire dell'epoca merovingia, per opera dei monaci irlandesi e anglosassoni, e raggiunse il massimo sviluppo nel secolo seguente con l'azione missionaria di S. Bonifacio. Il primo a sbarcare in Frisia, nei Paesi Bassi, fu Vilfrido di York. Poi l'abate Egberto, un maestro di vita spirituale dell'epoca, vi mandò Villibrordo (Willibrord), oriundo della Northumbria, dov'era nato nel 658, il cui zelo per la diffusione del regno di Dio sarà l'unico incentivo della sua movimentata esistenza.

Questo monaco, che i biografi descrivono piccolo di statura, nero di capelli, di delicata costituzione, con occhi profondi e vivi, incarna il tipo ideale del monaco occidentale: un lavoratore che non conosce pause né crisi di scoramento, austero, prudente, leale, tenace, devoto al papa. Formatosi nell'abbazia inglese di Ripon, all'età di vent'anni si era recato in Irlanda per perfezionare la sua cultura teologica sotto la guida dell'abate Egberto, che a trent'anni lo consacrò sacerdote.

Dopo l'insuccesso della missione di Vilfrido, fu mandato con undici compagni in Frisia. La vittoria di Pipino di Heristal sul re Radbod nel 689 rese più facile l'impresa. Sbarcati all'imbocco dell'Escaut, una regione di terre acquitrinose, i missionari si diressero all'interno, accolti con grandi onori dal duca Pipino. Ma Villibrordo, prima di dare inizio alla sua opera di evangelizzazione, volle recarsi a Roma per avere il beneplacito del papa. Da Sergio I ebbe approvazione e incoraggiamento. Al rientro, il monaco scelse Anversa come centro del suo apostolato e come avamposto delle future fondazioni, tra cui la più celebre fu quella di Utrecht.

Per l'erezione della nuova diocesi in Frisia, Villibrordo si recò nuovamente a Roma, dove il papa Sergio I il 21 novembre 695 lo consacrò vescovo, col nome di Clemente (24 anni dopo Gregorio Il farà altrettanto col monaco sassone Vinfrido-Bonifacio).
Da questo momento sarebbe arduo elencare tutti i viaggi dell'infaticabile missionario, dalle rive del Reno fino alla Danimarca. Fondato a Echternach (Lussemburgo) un piccolo convento, vi morì il 7 novembre 739 a ottantun anni di età.

Fu un uomo di azione e di preghiera e soprattutto un grande organizzatore con uno spiccato senso del comando, che gli consentì, grazie anche alla formazione di vescovi ausiliari (una novità per l'Occidente), di evitare il frazionamento delle varie Chiese con la conseguente dispersione dell'attività pastorale.

Autore: Piero Bargellini



Voir aussi : http://vultus.stblogs.org/2006/11/winsome-saint-willibrord.html

http://dailyoffice.org/2009/11/07/evening-prayer-11-7-09-st-willibrord-patron-saint-of-the-netherlands/