samedi 10 novembre 2012

Saint ANDRÉ AVELLIN, prêtre théatin, fondateur et confesseur

Saint André Avellin

Théatin

(1591-1680)

Saint André Avellin naquit au royaume de Naples. Après des études brillantes, pendant lesquelles il eut le bonheur de conserver son innocence et sa piété au milieu des dangers sans nombre auxquels est exposée la jeunesse des écoles, il reçut les Ordres sacrés, et sa science du droit, en même temps que son talent pour la parole, le poussèrent dans la carrière d'avocat. Un léger mensonge lui étant un jour échappé dans l'exercice de ses fonctions, Dieu lui en inspira une si vive horreur, qu'il brisa soudain sa carrière pour se consacrer au ministère des âmes.

Quelques temps après il entra dans l'Ordre des Théatins, où il voulut recevoir le nom d'André, à cause de son amour pour la Croix. Il fut dès lors un apôtre, et Dieu récompensa son zèle par des prodiges. Une nuit que, par une grande tempête, il revenait de confesser un malade, la violence de la pluie et du vent éteignit le flambeau qui servait à l'éclairer. Non seulement ni lui, ni ses compagnons, ne reçurent aucune goutte d'eau, au milieu des torrents de pluie qui tombaient, mais André, grâce à une vive splendeur qui jaillissait miraculeusement de son corps, servit de guide, au sein des plus profondes ténèbres, à ceux qui étaient avec lui. Un jour qu'il récitait le saint Office, les Anges vinrent chanter avec lui les louanges de Dieu.

La grâce l'accompagnait particulièrement dans l'administration du sacrement de Pénitence et dans la direction des âmes; il y brillait par une piété et une prudence admirables. Dieu lui révélait souvent les secrets des coeurs, les choses éloignées et les choses futures. Il établit plusieurs maisons de son Ordre, travailla à la sanctification du clergé, fonda des oeuvres de zèle: Dieu bénit toutes ses entreprises.

Il avait quatre-vingt-huit ans quand il fut frappé d'apoplexie, au moment où il commençait la Messe et répétait pour la troisième fois ces mots: Introibo ad altare Dei. Privé de l'usage de la parole, il manifesta par signes le désir d'être porté devant le maître-autel, et put recevoir la Sainte Eucharistie. Dieu permit qu'il eut un rude combat à soutenir avant de mourir. Le démon lui apparut sous une forme horrible, menaçant de l'entraîner en enfer; mais la Sainte Vierge, qu'André invoqua de toute son âme, lui donna un prompt secours, et son Ange gardien chassa le monstre. André redevint calme et expira en paix en regardant amoureusement l'image de Marie. On l'invoque avec succès contre la mort subite et imprévue, et pour obtenir une mort douce et chrétienne.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_andre_avellin.html


Saint André Avellin (1591-1680)

LEÇON DU BRÉVIAIRE ROMAIN

André Avellin, appelé d’abord Lancelot, naquit à Castel-Nuovo en Lucanie. Il prit à Naples ses grades de jurisprudence, fût ordonné prêtre et commença de défendre des causes mais seulement au for ecclésiastique. Ayant un jour laissé échapper un léger mensonge dans une plaidoirie, et étant tombé sur ces mots de l’Écriture : La bouche menteuse tue l’âme, le regret de sa faute lui fit quitter le barreau. C’est alors qu’il supplia qu’on l’admît chez les Clercs Réguliers. Son vœu ayant été exaucé, il demanda encore, mû par son grand amour de la Croix, qu’on lui donnât le nom d’André. Il fut un modèle d’abstinence, de patience, de haine et de mépris de soi-même. Il répandit merveilleusement l’Ordre des Clercs Réguliers. Il aimait et vénérait beaucoup la Très Sainte Vierge. Après avoir donné des exemples héroïques de vertu, brisé par les années et les travaux, il fut frappé d’apoplexie au moment où, commençant de célébrer la Messe, il venait de répéter pour la troisième fois : « Introïbo ad altare Dei, j’irai à l’autel de Dieu ». Muni aussitôt des sacrements, il mourut paisiblement.

SOURCE : http://www.icrsp.org/Calendriers/Le%20Saint%20du%20Jour/andre_avellin.htm


Saint André Avellin

Prêtre théatin ( 1608)

Appelé Lancelot à son baptême, il prit le nom d'André à son entrée chez les religieux.

Prêtre et docteur en droit, il exerça sa charge d'avocat ecclésiastique à Naples. Il entra chez les religieux Théatins. Il a laissé la réputation d'un grand prédicateur.

André Avellin, prêtre de la Congrégation des Clercs réguliers Théatins. Célèbre par sa sainteté et son zèle à rechercher le salut de son prochain, il fit le vœu difficile de progresser chaque jour en vertu et, chargé de mérites, s’endormit dans la paix au pied de l’autel.

Martyrologe romain


SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/76/Saint-Andre-Avellin.html

Saint André Avellin naquit en 1521, dans le royaume de Naples, saint Léon X étant pape, Charles-Quint empereur romain germanique et François Ier roi de France. Après des études brillantes, pendant lesquelles il eut le bonheur de conserver son innocence et sa piété au milieu des dangers sans nombre auxquels est exposée la jeunesse des écoles, il reçut les Ordres sacrés, et sa science du droit en même temps que son talent pour la parole le poussèrent dans la carrière d’avocat.

Un léger mensonge lui étant un jour échappé dans l’exercice de ses fonctions, Dieu lui en inspira une si vive horreur, qu’il brisa soudain sa carrière pour se consacrer au ministère des âmes. Quelque temps après il entra dans l’Ordre des Théatins, où il voulut recevoir le nom d’André, à cause de son amour pour la Croix. Il fut dès lors un apôtre, et Dieu récompensa son zèle par des prodiges. Une nuit que, par une grande tempête, le saint religieux revenait de confesser un malade, la violence de la pluie et du vent éteignit le flambeau qui servait à l’éclairer. Non seulement ni lui ni ses compagnons ne reçurent aucune goutte d’eau, au milieu des torrents de pluie qui tombaient, mais encore il arriva que saint André, grâce à une vive splendeur qui jaillissait miraculeusement de son corps, servit de guide, au sein des plus profondes ténèbres, à ceux qui étaient avec lui.

Un jour qu’il récitait le saint Office, les Anges vinrent chanter avec lui les louanges de Dieu. La grâce l’accompagnait particulièrement dans l’administration du sacrement de Pénitence et dans la direction des âmes ; il s’y faisait remarquer par une piété et une prudence admirables. Dieu lui révélait souvent les secrets des cœurs, les choses éloignées et les choses futures.

Il établit plusieurs maisons de son Ordre, travailla à la sanctification du clergé, fonda des œuvres de zèle : Dieu bénit toutes ses entreprises.

Il avait quatre-vingt-huit ans, quand il fut frappé d’apoplexie au moment où il commençait la Messe et répétait pour la troisième fois ces mots : Introibo ad altare Dei. Privé de l’usage de la parole, il manifesta par signes le désir d’être porté devant le maître-autel et put recevoir la sainte Eucharistie. Dieu permit qu’il eût un rude combat à soutenir avant de mourir. Le démon lui apparut sous une forme horrible, menaçant de l’entraîner en enfer ; mais la sainte Vierge, que saint André invoqua de toute son âme, lui donna un prompt secours, et son Ange gardien chassa le monstre. Saint André redevint calme et expira bientôt en paix en regardant amoureusement l’image de Marie, le 10 novembre 1608, Paul V étant pape, Rodolphe II empereur romain germanique et Henri IV roi de France.

On l’invoque avec succès contre la mort subite et imprévue, et pour obtenir une mort douce et chrétienne.

Andrea Avellino fut Béatifié par le Pape Urbano VIII (Maffeo Barberini, 1623-1644) le 14 octobre 1624 et Canonisé le 22 mai 1712, par le Pape Clemente XI (Giovanni Francesco Albani, 1700-1721).

SOURCE : http://www.cassicia.com/FR/Vie-de-saint-Andre-Avellin-confesseur-de-la-Foi-Fete-le-10-novembre-Un-leger-mensonge-comme-avocat-lui-fit-mesurer-l-importance-de-la-Verite-et-se-fit-religieux-Theatin-Il-mourut-en-1608-No_226.htm

Saint André Avellin
Originaire de Castronuovo (sud de l’Italie), il est d’abord Baptisé sous le prénom de Lorenzo.
Après quelques études en philosophie à Venise, il étudie le droit civil et le droit canon à Naples et obtient un doctorat.
À 26 ans, il est ordonné Prêtre, puis il commence à travailler comme avocat à la cour ecclésiastique de Naples.
Au cours d’un procès, il est amené à mentir pour défendre un de ses amis, ce qui lui cause d’importants remords et le décide à quitter cette profession.
L’Archevêque lui confie la mission de réformer le Couvent de Saint Archange de Baiano, qui souffre d’un important relâchement de la discipline et des mœurs.
Son action énergique fait de nombreux mécontents qui n’hésitent pas à attenter à sa vie, mais sans succès.
À la suite de cet épisode, il décide de rejoindre les Clercs Théatins Réguliers sous le nom d’André, en hommage à l’apôtre Crucifié.
Pendant plus de dix ans, il occupe la charge de maître des novices puis il est nommé supérieur de l’Ordre.
À cette époque, il fait la connaissance de Saint-Charles Borromée, avec qui il noue de solides liens d’amitié et qui l’aide à développer son Ordre.

À partir de 1582, André se consacre davantage à la prédication et à la lutte contre le Protestantisme.

Il décède subitement au pied de l’autel, alors qu’il s’apprêtait à Célébrer une Messe à Naples. De nombreux miracles lui sont attribués. (1521-1608)
Saint-André Avellin est le patron des victimes de crises d’apoplexie. Il est invoqué pour ne pas être frappé de mort subite.



Leçons des Matines avant 1960

Quatrième leçon. André Avellin, auparavant nommé Lancelot, naquit dans un bourg de Lucanie appelé Castronuovo, et donna dès son enfance des marques non équivoques de sa future sainteté. Arrivé à l’adolescence, il-dut s’éloigner de la maison paternelle pour étudier les lettres ; mais il traversa cette phase dangereuse de la vie en s’appliquant, au milieu de ses études, à ne perdre jamais de vue « la crainte de Dieu qui est le commencement de la sagesse. » Joignant à une rare beauté un amour de la chasteté qui lui fit éviter les embûches de femmes impudiques, il les repoussa même quelquefois par la force ouverte. Enrôlé dans la milice cléricale, il se rendit à Naples pour étudier le droit, et y obtint le titre de docteur ; mais ayant été élevé à la dignité sacerdotale, il plaida seulement au for ecclésiastique et pour quelques particuliers, suivant les règles des saints canons. Mais un léger mensonge lui ayant un jour échappé dans sa plaidoirie, ouvrant ensuite comme par hasard la sainte Écriture, il y tomba sur ce passage : « La bouche menteuse tue l’âme, » et fut saisi d’une telle douleur de sa faute, d’un tel repentir, qu’il résolut aussitôt de quitter son genre de vie. Abandonnant donc le barreau, il se consacra entièrement au culte divin et au saint ministère. Ses éminents exemples de toutes les vertus ecclésiastiques portèrent l’Archevêque de Naples à lui confier la direction d’une maison de religieuses. Ayant éprouvé dans cet emploi la haine d’hommes pervers, il put échapper à un premier attentat contre sa vie ; mais, peu après, un assassin lui fit trois blessures au visage, sans que cette cruelle injure troublât son égalité d’âme. Le vif désir de mener une vie plus parfaite lui fit solliciter avec instance d’être admis parmi les Clercs réguliers, et, son vœu ayant été exaucé, il obtint, à cause du grand amour de la croix qui l’embrasait, qu’on lui imposât le nom d’André.

Cinquième leçon. Entré avec une joyeuse ardeur dans la carrière d’une vie plus austère, il s’appliqua surtout à des exercices de vertu, auxquels il s’astreignit même par des vœux très difficiles à garder, à savoir : l’un, de combattre constamment sa propre volonté, l’autre, d’avancer toujours plus avant dans le chemin de la perfection chrétienne. Fidèle observateur de la discipline religieuse, André eut très grand soin de la faire observer par les autres, quand il fut à leur tête. Tout le temps que lui laissaient la charge de son institut et l’accomplissement de sa règle, il le donnait à l’oraison et au salut des âmes. Dans l’audition des confessions, son admirable piété et sa prudence parurent avec éclat. Il parcourait fréquemment les villes et les villages des environs de Naples en ministre de l’Évangile, au grand profit des âmes. Le Seigneur se plut à illustrer, même par des prodiges, cette ardente charité du saint homme envers le prochain. Comme il revenait chez lui pendant une nuit d’orage, après avoir entendu la confession d’un malade, la pluie et la violence du vent éteignirent le flambeau qui éclairait sa marche ; or, non seulement ses compagnons et lui ne furent aucunement mouillés, malgré cette pluie torrentielle, mais son corps projeta miraculeusement une clarté extraordinaire, qui servit à guider ses compagnons au milieu des ténèbres les plus épaisses. André pratiqua l’abstinence, la patience, le mépris et la haine de soi avec le plus grand soin et excella dans l’exercice de ces vertus. Il supporta, sans qu’aucun trouble agitât son âme, le meurtre dont le fils de son frère fut victime, réprimant chez les siens tout désir de vengeance, allant même jusqu’à implorer pour les meurtriers la clémence et l’assistance des juges.

Sixième leçon. Il propagea dans beaucoup d’endroits l’Ordre des Clercs réguliers et leur fonda des maisons à Plaisance et à Milan. Deux Cardinaux, saint Charles Borromée et Paul d’Arezzo, Clerc régulier, qui l’avaient en très grande affection, recoururent à ses services dans les soins de la charge pastorale. André aimait et honorait singulièrement la Vierge, Mère de Dieu ; il mérita de jouir de la conversation des Anges, et attesta les avoir entendus chanter au ciel, pendant que lui-même célébrait les louanges divines. Enfin, après avoir donné d’héroïques exemples de vertus ; après s’être rendu célèbre par le don de prophétie, qui lui faisait voir clairement des faits éloignés ou futurs, comme par celui de pénétration des cœurs, déjà chargé d’années et épuisé par les fatigues, il fut frappé d’apoplexie, au moment où, après avoir répété pour la troisième fois le verset : « Je m’approcherai de l’autel de Dieu, » il allait monter à l’autel pour célébrer. Ayant été aussitôt muni des sacrements, André expira de la manière la plus douce, au milieu des siens. Son corps est vénéré jusqu’en ces temps-ci, dans l’église de Saint-Paul, à Naples, par un aussi grand concours de peuple qu’au moment où on l’inhuma. En raison des miracles éclatants opérés par lui durant sa vie et après sa mort, le souverain Pontife Clément XI l’inscrivit au catalogue des Saints avec les solennités accoutumées.


Dom Guéranger, l’Année Liturgique

On sait quelle moisson l’Esprit-Saint fit germer du sol de l’Église au XVIe siècle, en réponse au reproche d’épuisement formulé contre elle. André fut l’un des plus méritants coopérateurs de l’Esprit dans l’œuvre de sainte réformation, de renaissance surnaturelle, qui s’accomplit alors. L’éternelle Sagesse avait comme, toujours laissé l’enfer s’essayer le premier, mais pour sa honte, à se parer de ces grands noms de renaissance et de réforme.

Depuis neuf ans saint Gaétan avait quitté la terre, la laissant réconfortée déjà par ses œuvres, tout embaumée de ses vertus ; l’ancien évêque de Théate, son auxiliaire et compagnon dans la fondation des premiers Clercs réguliers, avait ceint la tiare et gouvernait l’Église sous le nom de Paul IV : c’était l’heure [1] où une nouvelle faveur du ciel donnait aux Théatins, dans la personne de notre bienheureux, un héritier des dons surnaturels et de l’héroïque sainteté qui avaient fait de Gaétan le zélateur du sanctuaire. Il fut l’ami et l’appui du grand évêque de Milan, Charles Borromée, qu’il rejoint aujourd’hui dans la gloire. Ses pieux écrits continuent de servir l’Église. Lui-même sut se former d’admirables disciples, comme ce Laurent Scupoli qui fut l’auteur du Combat spirituel, si grandement apprécié par l’Évêque de Genève [2].

Combien furent suaves et fortes à votre endroit les voies de l’éternelle Sagesse [3], ô bienheureux André, quand de la légère faute où vous étiez tombé par surprise en cette vallée des larmes, elle fit le point de départ de la sainteté qui resplendit en vous ! La bouche qui ment tue l’âme [4], disait-elle ; et comme elle ajoutait : Ne mettez pas votre zèle en cette vie par une erreur funeste à poursuivre la mort, n’employez pas vos œuvres à acquérir la perdition [5], elle fut pleinement comprise ; le but de la vie vous apparut tout autre, ainsi que le montrèrent les vœux qu’elle-même vous inspira pour sans cesse vous éloigner de vous-même, et sans cesse vous rapprocher du souverain Bien. Avec l’Église [6], nous glorifions le Seigneur qui disposa de si admirables ascensions dans votre âme [7]. Comme l’annonçait le Psaume, cette marche toujours progressive de vertu en vertu vous amène aujourd’hui dans Sion, où vous voyez le Dieu des dieux [8].

Votre cœur, votre chair, tressaillaient pour le Dieu vivant ; votre âme, absorbée dans l’amour des parvis sacrés, défaillait à leur pensée [9]. Quoi d’étonnant qu’une suprême défaillance au pied des autels du Seigneur des armées, vous donne entrée dans sa maison bienheureuse ? Avec quelle joie vos angéliques associés de ce monde en la divine louange vous accueillent dans les chœurs éternels [10] !

Ayez égard aux hommages de la terre. Daignez répondre à la confiance de Naples et de la Sicile, qui se recommandent de votre puissant patronage auprès du Seigneur. Unissez-vous, pour bénir la pieuse famille des Clercs réguliers Théatins, à saint Gaétan, son père et le vôtre. Pour nous tous, implorez une part dans les bénédictions qui vous furent si abondamment départies [11]. Puissent les vains plaisirs que Ton goûte sous les tentes des pécheurs ne nous séduire jamais, l’humilité de la maison de Dieu avoir nos préférences sur toute grandeur mondaine [12]. Si comme vous nous aimons la miséricorde et la vérité, le Seigneur nous donnera comme à vous la grâce et la gloire [13]. Au souvenir des circonstances où s’accomplit votre fin bienheureuse, le peuple chrétien honore en vous un protecteur contre la mort subite et imprévue : gardez-nous dans le dernier passage ; que l’innocence de notre vie ou la pénitence en préparent l’issue fortunée ; que notre soupir final s’exhale, pareil au vôtre, dans l’espérance et l’amour [14].

[1] 1556.

[2] « Il est clair et tout practiquable. Ouy, ma fille, le Combat spirituel est un grand livre, et mon cher livre, que je porte en ma poche il y a bien dix-huit ans et que je ne relis jamais sans proffit. » S. François de Sales, Lettres spirit. LXXI, LXXIX, LXXXI, édition Vives.

[3] Sap. VIII, I.

[4] Ibid. I, 11.

[5] Ibid. 12.

[6] Collecte du jour.

[7] Psalm. LXXXIII, 6.

[8] Psalm. LXXXIII, 8.

[9] Ibid. 2, 3.

[10] Ibid. 4, 5.

[11] Ibid. 8.

[12] Ibid. 11.

[13] Ibid. 12.

[14] Ibid. 13.



Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Ce célèbre missionnaire napolitain, gloire de la Congrégation des Clercs réguliers institués par saint Gaétan de Thienne, fait partie de ce groupe admirable de saints qui, comme [saint Charles Borromée-543], le bienheureux Paul d’Arezzo, saint Gaétan lui-même, provoquèrent le salutaire mouvement de réforme catholique dont le résultat est représenté par le Concile de Trente.

Saint André Avellin fut le directeur spirituel du séminaire épiscopal de Plaisance où on conserve toujours son souvenir. Il est invoqué par les fidèles comme céleste protecteur contre les attaques d’apoplexie et la mort subite ; car lui-même mourut d’une attaque d’apoplexie qui le surprit au pied de l’autel tandis qu’il répétait la parole du Psalmiste : Introibo ad altare Dei (+ 1608).

La messe est celle du Commun des Confesseurs : Os Iusti. Seule la première collecte est propre, et, conformément à l’usage moderne, elle fait l’historique des vertus du Saint, avec une application morale pour les fidèles.

Prière. — « Seigneur qui, au moyen du vœu difficile de progresser chaque jour dans la vertu, avez préparé dans le cœur du bienheureux André d’admirables élévations jusqu’à vous ; ah ! par ses mérites et son intercession, accordez-nous d’avoir part à cette grâce, en sorte que, poursuivant toujours ce qui est plus parfait, nous puissions arriver heureusement au faîte de votre gloire. »

Dans la vie présente, la sainteté ne saurait être envisagée comme quelque chose d’extérieur, comme un vêtement tout fait, qu’il suffit de prendre sans plus avoir à y penser. La grâce baptismale dépose en nous le Christ comme un germe, — quos iterum parturio, donec formetur Christus in vobis, — et il nous appartient de le faire mystiquement revivre. Ce Christ est le principe d’une vie intense et surabondante, qui croît et se développe jusqu’à cette mensura aetatis plenitudinis Christi établie par Dieu pour chacun de nous. Quand cette mesure ou cette conformité est atteinte, notre séjour ici-bas n’a plus de but, et au temps succède alors l’éternité. Nous sommes sur cette terre comme des statues dans l’atelier d’un sculpteur ; lorsque l’artiste a donné sa dernière retouche, le chef-d’œuvre est retiré de l’atelier et placé à l’endroit pour lequel il a été fait.



Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

« La bouche qui ment donne la mort à l’âme »

Saint André. — Jour de mort : 10 novembre 1608 (à l’âge de 87 ans). Tombeau : à Naples, dans l’église Saint Paul (des Théatins). Image : On le représente en moine théatin, tenant son bréviaire et accompagné d’un ange. Vie : Saint André fut d’abord, comme prêtre, avocat auprès du tribunal ecclésiastique. Comme un léger mensonge lui avait un jour échappé au cours d’une plaidoirie, le hasard voulut qu’aussitôt après il lût cette parole de la Sainte Écriture : « La bouche qui ment donne la mort à l’âme » (Sagesse, 1, II). Ce texte fit sur lui une si profonde impression qu’il renonça à ses fonctions pour se consacrer uniquement au service de Dieu et des âmes. En 1560, il entra dans l’ordre des Théatins et demanda à porter le nom d’André par amour pour la croix du Christ ; il se dévoua avec un grand zèle au bien des âmes. Il confessait les pécheurs avec une charité et une prudence de père. Il parcourut fréquemment toute la région de Naples, villes et villages, pour y annoncer la salutaire doctrine de l’Évangile. Dieu lui-même glorifia souvent par des miracles l’ardente charité de ce saint prêtre. Comme il revenait une fois d’administrer les derniers sacrements à un malade, la pluie et le vent éteignirent sa lanterne. Mais le Seigneur permit que ni lui ni ses compagnons ne fussent mouillés si peu que ce fût par la pluie qui tombait à torrents et même qu’une lumière rayonnant de son corps leur montrât le chemin à travers les épaisses ténèbres. 11 était très recherché comme directeur de conscience. Le nombre de ses lettres s’élève à plusieurs milliers. Épuisé par le travail et affaibli par l’âge, il fut frappé d’une attaque d’apoplexie au pied de l’autel au moment où il commençait la messe et répétait pour la troisième fois : « Je m’approcherai de l’autel de Dieu. » En raison de sa mort soudaine, il est invoqué comme protecteur contre la mort subite. — Pratique : La vie du saint est pour nous un enseignement ; ainsi devons-nous autant que possible recueillir à chaque fête de saint un trait ou deux pour en faire notre guide pendant la journée : Comment nous comportons-nous à l’égard de la vérité ? La parole de l’Écriture : « La bouche qui ment donne la mort à l’âme » devrait résonner à nos oreilles pendant toute la journée. — Où en est notre amour de la croix du Christ ? Serions-nous heureux de porter également le nom d’André par amour de la croix ? — Quelle belle mort que la mort au pied de l’autel ! Prions pour obtenir la grâce de ne pas mourir, au moins, sans avoir reçu les derniers sacrements. — La Messe est du commun des confesseurs (Os justi). L’Oraison propre loue son zèle pour la perfection et le demande pour nous.

SOURCE : http://www.introibo.fr/10-11-St-Andre-Avellin-confesseur



SAINT ANDRÉ AVELLIN 

Confesseur 

(1521-1608)

         Saint André Avellin naquit au royaume de Naples. Après des études brillantes, pendant lesquelles il eut le bonheur de conserver son innocence et sa piété, il reçut les Ordres sacrés, et sa science du droit, en même temps que son talent pour la parole, le poussèrent dans la carrière d'avocat. Un léger mensonge lui étant un jour échappé dans l'exercice de ses fonctions, Dieu lui en inspira une si vive horreur, qu'il brisa soudain sa carrière pour se consacrer au ministère des âmes.

    Quelques temps après il entra dans l'Ordre des Théatins, où il voulut recevoir le nom d'André, à cause de son amour pour la Croix. Il fut dès lors un apôtre, et Dieu récompensa son zèle par des prodiges. Une nuit que, par une grande tempête, il revenait de confesser un malade, la violence de la pluie et du vent éteignit le flambeau qui servait à l'éclairer. Non seulement ni lui, ni ses compagnons, ne reçurent aucune goutte d'eau, au milieu des torrents de pluie qui tombaient, mais André, grâce à une vive splendeur qui jaillissait miraculeusement de son corps, servit de guide, à ceux qui étaient avec lui.

     Un jour qu'il récitait le saint Office, les anges vinrent chanter avec lui les louanges de Dieu. La grâce l'accompagnait particulièrement dans l'administration du sacrement de Pénitence et dans la direction des âmes ; il y brillait par une piété et une prudence admirables. Dieu lui révélait souvent les secrets des cœurs, les choses éloignées et les choses futures. Il établit plusieurs maisons de son Ordre, travailla à la sanctification du clergé, fonda des œuvres de zèle : Dieu bénit toutes ses entreprises.

     Il avait quatre-vingt-huit ans quand il fut frappé d'apoplexie, au moment où il commençait la messe et répétait pour la troisième fois ces mots : Introibo ad altare Dei. Privé de l'usage de la parole, il manifesta par signes le désir d'être porté devant le maître-autel, et put recevoir la Sainte Eucharistie. Dieu permit qu'il eût un rude combat à soutenir avant de mourir. Le démon lui apparut sous une forme horrible, menaçant de l'entraîner en enfer ; mais la Sainte Vierge, qu'André invoqua de toute son âme, lui donna un prompt secours, et son ange gardien chassa le monstre. André redevint calme et expira en paix en regardant amoureusement l'image de Marie.

     On l'invoque avec succès contre la mort subite et imprévue, et pour obtenir une mort douce et chrétienne.



©Evangelizo.org




St. Andrew Avellino

Born 1521 at Castronuovo, a small town in Sicily; died 10 November, 1608. His baptismal name was Lancelotto, which out of love for the cross he changed into Andrew when he entered the Order of Theatines. From his early youth he was a great lover of chastity. After receiving his elementary training in the school of Castronuovo, he was sent to Venice to pursue a course in the humanities and in philosophy. Being a handsome youth, his chastitywas often exposed to danger from female admirers, and to escape their importunities he took ecclesiastical tonsure. Hereupon he went to Naples to study canon and civil law, obtained the degree of Doctor of Laws and wasordained priest at the age of twenty-six. For some time he held the office of lawyer at the ecclesiastical court ofNaples. One day, while pleading the cause of a friend, a lie escaped his lips in the heat of argument. When, soon afterwards, his eyes fell upon the passage in the Bible, "The mouth that belieth killeth the soul" (Wisdom 1:11), he felt deep remorse, renounced his profession as ecclesiastical lawyer and for some time devoted himself entirely to holy meditation and other spiritual exercises. The Archbishop of Naples now commissioned him to reform a convent at Naples, which by the laxity of its discipline had become a source of great scandal. By his own example and his untiring zeal he restored the religious discipline of the convent but not without many and great difficulties. Certain wicked men who were accustomed to have clandestine meetings with the nuns became exasperated at the saint's interference, and one night he was assaulted and severely wounded. He was brought to the monastery of the Theatines to recuperate. Here, however, he resolved to devote himself entirely to Godand he entered the Order of Theatines, which had but recently been founded by St. Cajetan. On the vigil of theAssumption he was invested, being then thirty-five years of age. After completing his novitiate, he obtained permission to visit the tombs of the Apostles and the Martyrs at Rome, and, upon his return was made master ofnovices. After holding this office ten years he was elected superior. His holy zeal for strict religious discipline, and for the purity of the clergy, as well as his deep humility and sincere piety induced the General of his Order to entrust him with the foundation of two new Theatine houses, one at Milan, the other at Piacenza. By his efforts many more Theatine houses rose up in various diocese of Italy. As superior of some of these new foundations he was so successful in converting sinners and heretics by his prudence in the direction of souls and by his eloquent preaching, that numerous disciples thronged around him, eager to be under his spiritual guidance. One of the most noteworthy of his disciples was Lorenzo Scupoli, the author of that still popular book "The Spiritual Combat". St. Charles Borromeo was an intimate friend of Avellino and sought his advice in the most important affairs of the Church. Through indefatigable in preaching, hearing confessions, and visiting the sick, Avellino still had time to write some ascetical works. His letters were published in 1731, at Naples, in two volumes, and his other ascetical works, three years later in five volumes. On 10 November, 1608, when beginning the Holy Sacrifice of the Mass, he was stricken with apoplexy, and after devoutly receiving the Holy Viaticum, died the death of a saint at the age of eighty-eight. In 1624, only sixteen years after his death, he was beatified by Urban VIII, and in 1712 was canonized by Clement XI. He is venerated as patron by Naples and Sicily and invokedespecially against a sudden death. His earthly remains lie buried in the Church of St. Paul at Naples.

Sources

BUTLER, Lives of the Saints, 10 Nov.; BARING-GOULD, Lives of the Saints (London, 1877); SCHMID in Kirchenlex., STADLER, Heiligen-Lexikon (Augsburg, 1858), I, 193.


Ott, Michael. "St. Andrew Avellino." The Catholic Encyclopedia. Vol. 1. New York: Robert Appleton Company, 1907. 10 Nov. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/01472b.htm>.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/01472b.htm

Andrew Avellino, Theatine (RM)


Born at Castronuovo (Naples), Italy, 1521; died in Naples, November 10, 1608; beatified in 1624; canonized in 1712 by Clement XI. This saint was baptized Lorenzo (and called Lancellotto by his mother). In his youth he determined he would be a priest and, therefore, assiduously renounced sin. He studied civil and canon law in Naples, received his doctorate, and was ordained.


His was a good lawyer; in fact, too good. Too late he realized that legal arguments so filled his heart and mind that it weakened his love of meditation and prayer. The gravity of the situation struck home when he actually lied during the course of a pleading. Filled with remorse, he resolved to give himself up entirely to the penitential life.

After this period as a canon lawyer, he was entrusted by his archbishop with the reform of Sant'Arcangelo convent in Baiano and nearly killed by those opposing his reforms, he turned to pastoral work. He left Baiano in 1556 and joined the Theatine clerks regular in Naples, taking the name Andrew. He worked with great success because he was an effective preacher and zealous missioner. He eventually became superior of the Naples house and was known for his efforts to improve the quality of priests.

In 1570, he was sent to Lombardy at the request of Charles Borromeo founded houses at Milan and Piacenza, and was most successful in reforming the area in spite of great resistance. At the same time he became a personal friend and adviser to Borromeo.

Saint Andrew was much in demand as a confessor, keeping up an extensive religious correspondence. Among his disciples was Lorenzo Scupoli, author of The Spiritual Combat.

He returned to Naples in 1582 and spent the rest of his life ministering to the spiritual needs of his people, converting many and combatting Protestantism. He died at Naples, in his 80th year, at the foot of the altar when beginning Mass. His body was placed in the church of his monastery of Saint Paul in Naples.
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1110.shtml

He is credited with many miracles, and blood taken from his body after his death was reported to bubble like that of Saint Januarius, also in Naples. An investigation of the matter by Msgr. Pamphili (later Pope Innocent X) gave no credence to the report (Attwater, Benedictines, Delaney, Encyclopedia, Husenbeth).



Le corps incorrompu de Saint André Avellin est conservé dans l'église Saint-Paul de Naples.


St. Andrew Avellino, Confessor

See his life, written five years after his death, by F. John Baptist Castaldo, Pr. of his Order, printed at Naples, 1613. Also Historia Clericorum Regularium, authore Jos. de’ Silos, 3 vols. fol. Romæ, 1658, et Historia della Religione de’ Padri Chierici Regolari dal P. Gio. Battista del Tuffo, 2 vols. in fol. Roma, 1609. Likewise the bull of his canonization by Clement XI. published in the Bullar. t. 10.

A.D. 1608.

ST. ANDREW AVELLINO was a native of Castro Nuovo, a small town in the kingdom of Naples, and born in 1520. In his infancy he gave early tokens of the most happy dispositions to virtue. At school he had the fear of God always before his eyes, and dreaded the very shadow of the least sin. A beautiful complexion exposed his chastity to several snares and dangers; which he escaped by assiduous prayer, mortification, watchfulness over himself, and care in shunning all dangerous company. To pretend a desire to serve God, and resist the world and vice, without a strenuous application to all the exercises of virtue, especially penance and prayer, he called a vain and foolish illusion. In the straight passage which leads to life we are sure to meet with many temptations and persecutions, which the world and the devil will not fail to raise against us. And, as watermen, who row against the wind and tide, exert their whole strength in plying their oars, so must we strive with all our might to maintain and daily gain ground against our malicious enemies, and the unruly sway of our passions. If any one lets go his hold, his soul, like a boat driven with the tide, will speedily be hurried into the gulf from which he may never be recovered. Andrew never looked back, and never lost sight of the goal to which he strove happily to arrive. After mature deliberation he took the ecclesiastical tonsure, and was sent to Naples to study the civil and canon law. Being there promoted to the degree of doctor in laws, and to the dignity of the priesthood, he began to plead such causes in the ecclesiastical court, as the canons allow clergymen to undertake. This employment, however, engrossed his thoughts, too much dissipated his mind, and insensibly weakened his affection for holy meditation and prayer. A fault into which he fell opened his eyes, and made him see the precipice which lay before him. Once in pleading a cause, in a matter indeed which was of no weight, a lie escaped him; for which, upon reading these words of holy scripture, The mouth that lieth killeth the soul, he was struck with so great remorse and deep compunction, that he resolved immediately to renounce his profession, and to give himself up entirely to a penitential life, and to the spiritual care of souls. This he did with so great ardour, that his whole conduct was a model of perfect virtue.

The archbishop judging no one more proper than Andrew to be the director of souls that were engaged by the obligations of their state in the career of evangelical perfection, committed to him the care of a certain nunnery in that city. The holy man’s zeal for removing all obstacles to the recollection of those spouses of Christ, in which consists the very essence of their state and virtue, stirred up the malice and rage of certain wicked men in the city, whom he had forbid being ever admitted to the grate to speak to any of the nuns. He once narrowly escaped death, with which they threatened him, and another time received three wounds in his face. These injuries he bore with invincible meekness, being ready with joy to lay down his life for the spiritual interest of souls, and for the defence of justice and virtue. Out of an earnest desire of more readily attaining to a perfect disengagement of his heart from all earthly things, in 1556 he embraced at Naples the rule of the Regular Clerks, called Theatins, in whom flourished at that time, to the great edification of the whole city, the religious spirit and fervour which they had inherited of St. Cajetan, who died there in the convent of St. Paul, in 1547. Our saint, out of the love he bore to the cross, on this occasion changed his name of Lancelot into that of Andrew. By the humiliations and persecutions which he had met with even amongst his dearest friends, (which trials are always the most severe to flesh and blood,) he learned what incomparable sweetness and spiritual advantages are found in suffering with patience and joy, and in studying in that state to conform ourselves to the holy spirit and sentiments of Christ crucified for us. Nor can it be conceived what improvement a soul makes by this means in experimental perfect meekness, in patience, humility, and the crucifixion of self-love, and all her passions, by which Christ (or his Spirit) begins to live in her, and to establish the reign of his pure love in all her affections. Of this St. Andrew was an example. To bind himself the more strictly to the most fervent pursuit of perfect virtue in all his actions, he made two private vows which only an extraordinary impulse of fervour could suggest, or, even according to the necessary rules of Christian prudence, make allowable or lawful, for fear of sacrilegious transgressions, or scrupulous and anxious fears. The first was, perpetually to fight against his own will: the second, always to advance to the utmost of his power in Christian perfection. Wonderful were his abstinence and exterior mortifications, and the indifference with which he treated his body; but much more his love of abjection and hatred of himself, that is, of his flesh and his own will. He bore without the least disturbance of mind the barbarous murder of his nephew; and not content to withdraw all his friends from prosecuting the assassin, became himself an earnest supplicant to the judges for his pardon. His exactitude in the observance of regular discipline in every point, and his care to promote the same in others, especially whilst he was superior in his Order, were equal to the ardour of his zeal for the divine honour in all things. All the hours that were free from exterior employments of duty or charity, were by him devoted to prayer and contemplation; and these were the source of his interior eminent spirit of piety and charity, by which his labours in the conversion and direction of innumerable souls were miraculously successful. By the eminent sanctity of many of both religious and secular persons who had the happiness to be his penitents, it appeared visible that saints possess the art of forming saints. 1

Cardinal Paul Aresi, Bishop of Tortona, the author of many works of piety and ecclesiastical learning, and the Mecænas of his age, had a particular esteem for our saint, and often made use of his advice and assistance in his most important affairs. St. Charies Borromeo did the same, and obtained of him some religious men formed by his hand, and animated with his spirit, for the foundation of a convent of his Order, at Milan. That great saint had nothing so much at heart as such a reformation of the clergy, that all amongst them might be replenished with the spirit of the apostles. For this end so many Orders of regular canons and clerks have been instituted, from St. Austin down to our time. Yet into their houses, through the negligence of superiors, and the propensity of the human heart to the gratification of its passions, the spirit of the world has too often found admittance to the aggravation of the scandal. For the same purpose have congregations of secular clergy, living in common without vows, been sometimes erected: amongst which scarcely any was more famous than that of Windesheim, established by Gerard the Great, or Groot, in Holland, who died in the odour of sanctity in 1384, leaving his plan to be finished by his worthy successor, Dr. Florentius: it was continued in the same spirit by John Cacabus or Kettle. 2 St. Charles Borromeo had a design of engaging his canons to live in this manner in common without vows; but the execution was prevented by his death. He had, soon after he was made archbishop, pitched upon the Theatins, whom St. Andrew had formed to a perfect ecclesiastic spirit, to set before the eyes of his clergy a model and living example from which they might learn the apostolic spirit of the most perfect disengagement from the world. Our saint founded new convents of his Order at Placentia, and in some other places; and was honoured by God with the gifts of prophecy and miracles. After having given the world an example of the most heroic virtues, being broken with labours and old age, he was seized with an apoplexy at the altar as he was beginning mass, at those words, Introibo ad altare Dei; which he repeated thrice, and was not able to proceed. He was prepared for his passage by the holy sacraments, and calmly resigned his soul into the hands of his Creator, on the 10th of November, 1608. His body is kept with honour in the church of his convent of St. Paul at Naples; and he was canonized by Clement XI.

This saint was a fit instrument of the Holy Ghost, in directing others in the paths of perfect virtue, because dead to himself, and a man of prayer. He never spoke of himself, never thought of his own actions except of his weaknesses, which he had always before his eyes in the most profound sense of his own nothingness, baseness, total insufficiency, and weakness. Those who talk often of themselves, discover that they are deeply infected with the disease of the devil, which is pride, or with the poison of vanity, its eldest daughter. They have no other reward to expect, but what they now receive, the empty breath of sinners. Even this incense is only affected hypocrisy. For men, by that base passion which they betray, become justly contemptible and odious to those very persons whose vain applause they seem to court. St. Teresa advises all persons to shun such directors, as pernicious to souls, both by the contagion of self-conceit and vain-glory which they spread, and by banishing the Holy Ghost with his light and blessing; for nothing is more contrary to him than a spirit of vanity and pride. The most perfect disinterestedness, contempt of the world, self-denial, obedience, and charity, are no less essential ingredients of a Christian, and especially an ecclesiastical spirit, than meekness and humility. The vows of Regular Canons, and their strictest rules only point out what are the duties, and what ought essentially to be the spirit of every clergyman by the obligation of his state, without the tie of particular vows, as the example of Christ and his apostle shows.


Note 1. Amongst his disciples, F. Laurence Scupoli deserves to be mentioned. This holy man was a native of Otranto, and, having gone through the course of his studies, lived with his parents till he was forty years of age, when he addressed himself to St. Andrew Avellino, by whom he was admitted to the religious habit in the convent of St. Paul’s at Naples, on the 26th of January, in 1570. After some time spent in retirement and holy meditation, by order of his superiors he displayed his extraordinary talents in preaching and in the care of souls at Placentia, Milan, Genoa, Venice, and Naples. This ministry he continued to the great profit and comfort of many for a considerable time. But the trial of the just was yet wanting to perfect his sanctification. God, therefore, permitted him to fall into violent persecutions, through slanders and jealousies, by which he was removed from serving the public. He bore all injuries and all calumnies, even against his angelic purity, with silence, interior joy, and perfect tranquillity of mind, and shutting himself up in his cell, lived rather in heaven than on earth, dead to the world and to himself, and entirely absorbed in the contemplation of divine things. His love of poverty and humility appeared in the meanness of his habit, cell, and whatever he made use of; and, by the perfect crucifixion of his affections, he was so disentangled from all earthly things as to seem scarcely to live any longer in a mortal body. The fruit of his retirement was the incomparable book entitled, The Spiritual Combat; wherein he lays down the best remedies against all vices, and the most perfect maxims of an interior life in a clear concise style, which, in the original Italian, breathes the most affecting sincere simplicity, humility, and piety. A spiritual life he shows to be founded in perfect self-denial, and the most sincere sentiments of humility and distrust in ourselves on one side, and, on the other, in an entire confidence in God, and profound sense of his goodness, love, and mercy. By reading this golden little book St. Francis of Sales conceived the most ardent desire of Christian perfection, carried it fifteen years in his pocket, and read something in it every day, always with fresh profit, as he assures us: he strongly recommends it to others in several of his letters. Scupoli concealed his name in this work, but it was prefixed to it by his superiors after his happy death, which happened in the convent of St. Paul on the 28th of November, in the year 1610, the eightieth of his age. See Hist. de Cleres Reguliers, l. 6, part. 2.


  The Spiritual Combat was first printed at Venice in 1589. It ran through near fifty editions before the death of the author: in the first edition it had only twenty-four chapters, but these the author had increased to sixty in the edition of 1608, two years before his death. The first French translations have only thirty-three chapters; but that printed at Paris in 1608 contains sixty chapters, and is dedicated to St. Francis of Sales, who died only in 1622. F. Scupoli made still some additions, so that at his death it contained sixty-six chapters. It is translated into Latin, French, English, Spanish, Portuguese, German, Flemish, Greek, and Armenian. (See the dates of these editions in the preface to the Latin edition given by F. Contini at Verona in 1747.) We have three Latin translations: 1st, of F. Meazza, Theatin of Milan: 2nd, of Lorichius, professor at Fribourg, afterwards a Carthusian monk, 3rd, of F. Mazotti, Theatin of Verona. This father lived afterwards at Paris, and there corrected the beautiful Italian edition of this work in folio, at the royal press at the Louvre, in 1659. The best French translations were those of Mazotti and du Bue, Theatins, and that of F. Brignon, Jesuit, which, from the year 1688, in which it first appeared, to this day, has the preference. F. Scupoli also wrote a little treatise, entitled, The Peace of the Soul; or, the Path of Paradise, often translated with The Spiritual Combat. Likewise three other treatises, which are still only extant in the original Italian; 1. The Manner of assisting the Sick. 2. On the Manner of reciting the Rosary. 3. A little addition to The Spiritual Combat, in thirty-eight short chapters, never finished. The Meditations on the Passion, Thoughts on Death, and Prayers, added in some editions, are not Scupoli’s; those on the Passion were written by Verana, a pious Italian. [back]


Note 2. See the lives of these three holy men, written by Thomas-à-Kempis, that great contemplative and pious canon regular in the convent of Mount St. Agnes, near Zwoll in Overyssell, where he made his profession in 1400, and died in 1471, in the ninety-first year of his age. In his youth he studied in the school of these secular clerks, who lived in community. Whether he composed or only copied the incomparable book, Of the Imitation of Christ, is a question of small importance, though it has produced so many prolix and elaborate dissertations, and so many warm contests; of which an account is given by Thuillier, in an express dissertation, prefixed to the posthumous works of Mabillon and Ruinart. That the author was a monk, or at least a religious man, consequently not the learned and pious John Gerson, the chancellor of Paris, as Du-Pin and some others pretended, is clear from the author’s own words. Abbé Valart, in a French dissertation inserted in his neat and correct edition of the Imitation of Christ, published at Paris in 1758, enforces the proofs of the Benedictins and their partisans, that the author was not Thomas-à-Kempis, that he lived in the thirteenth century, and that he was a Benedictin abbot at Vercelli, named John Gessen or Gersen. A Canon Regular of St. Genevieve, published a neat and methodical reply under this title: “Dissertation sur le Véritable Auteur du Livre de l’Imitation, &c., pour servir de réponse à celle de M. l’Abbé Valart,” in which he demonstrates that no Benedictin abbot or John Gersen was St. Antony of Padua’s master at Vercelli (as Sedulius and Valart advance) but one Thomas, a canon regular of St. Victor’s at Paris, then abbot of St. Andrew’s at Vercelli, and a famous professor in theology: he questions the authority of those who say that Ludolf of Saxony translated The Imitation of Christ into German about the year 1330. But his arguments to disprove the claim which is made in favour of the unknown Abbot Gersen, are more solid than those by which he endeavours to vindicate Kempis’s title to this work. Kempis’s other works bear evident testimony to his extraordinary sanctity, and spirit of prayer and contemplation; whether the style has any affinity with that of The Imitation of Christ, let others judge. The Flandrican idiotisms on which Sanders, Foppens, &c. lay great stress, seem not clearer than several Italicisms. It is to conform to the opinion which has been most common, and because no other’s claim is made out, that this book is quoted in this work under the name of Kempis, who was at least a copier. The author was doubtless a saint, and the more happy in his holy retirement and constant conversation with heaven, as he found the art of living entirely concealed from the world. It is the privilege of this book to make saints, and to be the pocket companion of all devout persons; this book being the genuine effusion of a perfect Christian spirit. It is, says Fontenelle, the most excellent book that ever came from the hand of man, the holy scriptures being of divine original. The Spiritual Combat may be called its key or introduction. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume XI: November. The Lives of the Saints.  1866.


http://catholicharboroffaithandmorals.com/St.%20Andrew%20Avellino.html