vendredi 9 novembre 2012

DÉDICACE DE LA BASILIQUE DU SAINT-SAUVEUR / DÉDICACE DE LA BASILIQUE DU LATRAN


DÉDICACE DE LA BASILIQUE DU SAINT-SAUVEUR / DÉDICACE DE LA BASILIQUE DU LATRAN

En l'an 324

L'usage d'avoir des lieux spécialement destinés à la prière et au culte remonte à l'origine du monde. Toutefois, le premier temple consacré au vrai Dieu ne fut bâti que vers l'an 3000 après la création, à Jérusalem, par le roi Salomon. Ce prince en fit la dédicace l'an 3004; la cérémonie dura huit jours, et les Juifs en renouvelèrent chaque année la mémoire. Aux premiers siècles du christianisme, l'Église persécutée ne put bâtir de temples et dut célébrer les divins mystères dans des maisons particulières ou dans les catacombes, sur les tombeaux des martyrs. Mais quand la paix fut donnée aux chrétiens, on vit bientôt surgir de toutes parts des temples magnifiques en l'honneur du seul vrai Dieu, sur les ruines des temples du paganisme.

Le Christ et Sa Croix rendirent Constantin victorieux de son rival Maxence. Ne marchandant pas sa reconnaissance, le grand empereur mit fin aux persécutions sanglantes, donna la liberté à l'Église et promulgua une loi par laquelle il permettait aux chrétiens de bâtir des églises dans tout son empire. Donnant lui-même l'exemple, Constantin fit construire un baptistère en 334, à l'endroit où le pape saint Sylvestre l'avait baptisé. Il fit aussi édifier les somptueuses basiliques de Ste-Croix-de-Jérusalem, réplique de celle du St-Sépulcre, et la basilique St-Pierre qu'il érigea sur le tombeau du prince des apôtres. Le pieux empereur fit également bâtir sur l'emplacement du palais des Laterani, pour servir d'église patriarcale et pontificale, la basilique du Saint-Sauveur, appelé aussi St-Jean de Latran.

Le Pape saint Sylvestre fit, en 324, la dédicace de l'église de Saint-Sauveur, aujourd'hui Saint-Jean-de-Latran, à Rome. En France, l'usage s'est généralisé de célébrer, dans les premiers jours de ce même mois, l'anniversaire de la dédicace de toutes les églises. Cette fête mérite de notre part un respect tout spécial: après la fête de l'Église du Ciel et de l'Église du purgatoire, c'est, en quelque sorte, la fête de l'Église de la terre. L'office de ce jour est d'une beauté remarquable et nous montre dans nos temples, d'après la Sainte Écriture, la maison de la prière, la maison de Dieu, un lieu saint et terrible, une image de la céleste Jérusalem, la porte du Ciel.

Tout, en effet, dans ces saints lieux, est fait pour nous inspirer la plus profonde vénération: les Fonts sacrés du baptême, où nous avons été régénérés; le saint Tribunal, où le pardon divin descend sur nos âmes, à la parole du prêtre; la Chaire de vérité, du haut de laquelle la parole de Dieu se fait entendre; la Table Sainte, où nous recevons le pain des anges; l'Autel, où S'immole l'Agneau qui efface les péchés du monde; le Tabernacle, où réside le Roi immortel des siècles; enfin les croix, les tableaux, les images, les emblèmes religieux qui ornent les murailles. Il n'est pas jusqu'aux pierres de ces édifices vénérables qui ne parlent à nos âmes et ne nous rappellent que nous sommes les pierres vivantes du Temple mystique qui l'Esprit-Saint Lui-même.

Comment se fait-il donc que nos temples soient si déserts, qu'on y entre avec un esprit si mondain, qu'on s'y tienne d'une manière si vulgaire ou si dissipée, qu'on y prie si machinalement, qu'on néglige tant de moyens de salut offerts par Dieu dans ces asiles sacrés? Faisons réparation au Seigneur, et n'oublions jamais la sainteté de nos églises.

Résumé O.D.M.

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/dedicace_de_la_basilique_du_saint-sauveur.html


Parmi les riches et grandioses basiliques romaines où se célébrèrent, en grande pompe, après l’ère des persécutions, les cérémonies du culte chrétien, il en est une qui occupe le premier rang et dont on fête en ce jour l’anniversaire de la Dédicace.

Placé sur le mont Cœlius, le palais des Laterani appartenait alors à Fausta, femme de Constantin. Cet empereur, après sa conversion, le donna au Pape pour sa demeure privée et y fonda l’église du Latran qui devint la mère et maîtresse de toutes les églises de Rome et du monde.

Le 9 novembre 324, le pape saint Sylvestre la consacra sous le nom de basilique du Saint-Sauveur. C’était la première consécration publique d’une église.

Longtemps après, sous Lucius II (XIIe siècle), elle fut dédiée à saint Jean-Baptiste, dont le nom avait été donné au baptistère qui y était adjoint. Aussi la désigne-t-on de nos jours sous le titre de Saint-Jean de Latran.

C’est dans cette basilique et le palais attenant que se sont tenus, du IVe au XVIe siècle, plus de vingt-cinq conciles, dont cinq œcuméniques. C’est là que se faisait la Station aux jours les plus solennels. On y célébrait les ordinations, on y réconciliait les pénitents, on y donnait le baptême aux catéchumènes le jour de Pâques ; et, néophytes, ils y venaient en procession pendant toute l’octave.

C’est à Saint-Jean de Latran que s’ouvre, le premier Dimanche de Carême, la grande saison liturgique consacrée à la pénitence, c’est là que se fait la réunion du Dimanche des Rameaux et celle du Mardi des Rogations, c’est là qu’on procède aux cérémonies du Jeudi-Saint et du Samedi-Saint et que l’on célèbre la Messe le Samedi in Albis et la veille de la Pentecôte.

Cette église, ayant été détruite, fut reconstruite et consacrée de nouveau par Benoît XIII, en 1726, et la mémoire de cette consécration fut fixée, comme celle de la première, au 9 novembre.

Trois Basiliques de Rome appartiennent à l’État du Vatican : Saint-Jean-de-Latran, Saint-Paul-hors-les-murs et Sainte-Marie-Majeure.

La Basilique de Saint-Jean-de-Latran est la cathédrale de Rome. Elle doit son nom au palais voisin des Laterani qui fut le siège de la papauté.

Construite au début du IVe siècle, dévastée par les Vandales au Ve, incendiée en 1308, puis en 1360, elle fut reconstruite et remaniée au cours des siècles suivants.

La façade actuelle est du XVIIIe siècle, dans le style de la Basilique Saint-Pierre, avec loges superposées et portique (œuvre de Galilei).

L’intérieur à cinq nefs est l’œuvre de Borromini (1650).

C’est pour cette cérémonie solennelle, qui termine la Messe Papale, que, sous le pontificat de Clément XII, en 1735, Galilei composa cette grandiose façade, large de 60 mètres, une des plus belles du monde, heureusement conçue à l’échelle humaine, tout en la voulant digne de la majesté de la Basilique mère des églises.

Elle met en exceptionnelle valeur la Loggia des Bénédictions qu’elle encadre magnifiquement. Au centre, au-dessus de l’entrée principale, le balcon du portique supérieur s’avance entre quatre gigantesques colonnes, qui d’un seul élan se dressent sur des bases sculptées pour soutenir le couronnement du tympan triangulaire, tandis que les portes latérales ont leur portique et leur ordre de pilastres mis en retrait, ainsi que la cimaise baroque, sur laquelle s’appuient les Docteurs de l’Église, que domine, à plus de 50 mètres de haut, une colossale statue du Sauveur. Aucun cadre ne peut mieux mettre en gloire la souveraineté pontificale.

SOURCE : http://www.cassicia.com/FR/Dedicace-de-l-Archibasilique-du-Tres-Saint-Sauveur-Saint-Jean-de-Latran-a-Rome-Fete-le-9-novembre-Mere-et-maitresse-de-toutes-les-Eglises-No_1144.htm


La Dédicace de la Basilique du Latran

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 2, 13-22

Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » Ses disciples se rappelèrent cette parole de l’Ecriture : l’amour de ta maison fera mon tourment. Les Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple et toi, en trois jours, tu le relèverais ! » Mais le Temple dont il parlait, c’était son corps. Aussi, quand il ressuscita d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l’Ecriture et à la parole que Jésus avait dite.

La plus vieille église

Ce n’est pas tous les ans, mais seulement tous les cinq ou six ans, lorsque le 9 novembre tombe un dimanche, que nous célébrons la fête de la Dédicace de la basilique du Latran. De quoi s’agit-il, en fait ? La basilique saint Jean du Latran à Rome est la plus vieille église chrétienne du monde. Elle a été construite à la fin des persécutions par l’empereur Constantin, qui avait fait don à la jeune Eglise, du palais du Latran, vers 320, et c’est en 324 qu’elle fut dédicacée par le pape saint Sylvestre. Elle est la cathédrale de Rome, et les papes ont vécu au palais du Latran pendant plus d’un millénaire. On appelle cette basilique « la Mère de toutes les églises. » Et l’anniversaire de sa dédicace est pour nous l’occasion de faire quelques mises au point, en apportant les précisions nécessaires.

Des mots profanes

En premier lieu, il nous faut définir les mots employés : basilique, cathédrale, église, dédicace. Ces mots, originellement, sont tous des mots du langage profane. Une basilique, dans l’antiquité, est un bâtiment couvert, un hall, si vous voulez, qui sert à la fois de marché couvert et de bâtiment administratif. Le mot latin cathedra désigne une chaise avec un dossier. Quant au mot grec ekklesia, il signifie l’assemblée du peuple. L’Eglise, c’est d’abord cela : l’assemblée que nous formons, et c’est seulement en un sens second qu’on parle de l’église comme du bâtiment capable de réunir l’assemblée. Enfin, le mot dédicace signifie primitivement inauguration. Quand les chrétiens du IVe siècle ont eu enfin le droit de sortir de la clandestinité, ils ont pensé à construire des bâtiments suffisamment fonctionnels pour accueillir l’Ecclesia, l’Eglise, l’assemblée nombreuse des chrétiens, et ils ont bâti ces locaux sur le modèle des basiliques, des bâtiments publics de l’époque. Et l’église-mère, l’église de l’évêque, abritait la cathèdre, la chaise, qui deviendra bien vite une espèce de trône, d’où l’évêque exerçait sa fonction de présidence : on l’appela la cathédrale. On ne parlait pas alors de « consécration », mais de dédicace : l’église était dédiée à un saint : à Rome, saint Jean-Baptiste. .

La différence

Si j’apporte ces précisions d’ordre linguistique et historique, c’est pour bien marquer l’originalité des églises chrétiennes et la différence qu’il y a entre elles et tous les autres lieux de cultes des autres religions, temples ou mosquées par exemple. (Je ne parle pas des temples protestants, qui, pour beaucoup de nos amis, luthériens particulièrement, ne devraient pas s’appeler des « temples », mais des « églises », tout simplement)

La plupart des temples, dans l’hindouisme ou le bouddhisme par exemple, sont essentiellement la résidence d’un dieu ou d’un bouddha, dont les statues tiennent la place centrale et même parfois toute la place. Il en était de même des temples de l’antiquité grecque ou latine. Quant au Temple de Jérusalem, si les diverses esplanades pouvaient accueillir des foules considérables, le seul endroit couvert (le saint et le saint des saints), qui avait abrité avant sa destruction par Nabuchodonosor l’arche d’alliance, symbole de la présence de Dieu au milieu de son peuple, lors de sa reconstruction au temps de Jésus, cet endroit couvert était entièrement vide. Dieu est Esprit, et c’était son Esprit qui habitait le lieu sacré.

Détruisez ce temple

Lorsque Jésus chasse les vendeurs du Temple, il fait un geste hautement significatif : on vient dans le temple essentiellement pour prier. Il cite Isaïe : « Ma maison sera appelée maison de prière pour tous les peuples. » , puis répondant à ses contradicteurs, il prononce des paroles étranges, que les disciples comprendront seulement après sa résurrection : c’est lui, Jésus, qui, en sa propre personne, est le vrai temple de Dieu. Quant au Temple de Jérusalem, tout sacré et respectable qu’il soit, Jésus annoncera sa destruction. Avec lui, tout change de sens et prend une autre valeur.

Vous êtes le temple de Dieu

Il faut croire que les disciples ont bien vite compris le sens et la portée de ce geste et de ces déclarations, puisque, dès la première génération chrétienne, aussi bien Pierre que Paul annoncent que le transfert est accompli. Pierre écrit aux chrétiens qu’ils sont les « pierres vivantes » de l’Eglise, et Paul déclare aux Corinthiens qu’ils sont « la maison que Dieu construit » et il ajoute : « vous êtes le temple de Dieu. »

Maison du Peuple

Comprenez-vous maintenant pourquoi on utilise le même mot, « Eglise », pour désigner le peuple de Dieu et le bâtiment qui lui permet de se rassembler ? Il faut éviter de trop sacraliser les bâtiments. Quand on me dit, par exemple, que « l’église, c’est la maison de Dieu », je réponds : « Oui, mais c’est parce qu’elle est, d’abord, la maison du peuple de Dieu. Et, par extension, la maison de la Rencontre. » Quand le pape saint Sylvestre a fait la « dédicace » de la basilique de saint Jean de Latran, il a, certes, dédié cette église au culte divin, mais il l’a d’abord offerte au peuple chrétien de Rome, pour qu’il puisse y « faire Eglise ».

Notre fête à tous

C’est pourquoi l’anniversaire de cette dédicace est non seulement la fête qui célèbre la naissance de la première église chrétienne, mais aussi et surtout notre fête à tous. Nous pouvons nous réjouir au souvenir du bonheur des chrétiens qui, sortant de près de trois siècles de persécutions, pouvaient enfin, sans se cacher, se rassembler au vu et au su de tout le monde pour proclamer la louange divine. Oh je sais bien – et l’histoire nous le rappelle - la suite ne fut pas toujours très glorieuse. Et aujourd’hui encore, alors que nos basiliques et nos cathédrales d’Occident sont loin d’être bien remplies, alors que tant d’églises de campagne restent fermées le dimanche, il nous faut regarder lucidement notre présent et envisager notre avenir avec confiance. Lucidité et confiance ? Je pense d’abord à saint Bernard, chez qui c’était presque devenu un refrain que rappeler aux gens que ce sont eux, petit troupeau ou grandes masses, qui sont l’Eglise. Je le cite : « Dieu n’a cure des pierres ! En effet ce ne sont pas les murs mais les hommes qui disent : « Il prend soin de nous. » et encore : « Quelle sainteté peuvent avoir ces pierres pour que nous en fassions une fête ? N’oubliez pas que si elles sont sanctifiées, ce n’est qu’à cause de vous… Cette fête est vôtre, tout à fait vôtre. »

Nous qui faisons Eglise aujourd’hui, célébrons cette eucharistie – ce merci à Dieu – dans la joie, que nous soyons très nombreux ou seulement un petit nombre. « Quand deux ou trois sont rassemblés en mon nous, nous redit Jésus, je suis au milieu d’eux ». Bonne fête.



FÊTE DE LA DÉDICACE

C’est l’anniversaire de la consécration d’une église. Ainsi le 9 Novembre est fêtée la dédicace de l’Archibasilique du Très Saint Sauveur,par le Pape Saint Sylvestre en 324.

Au XIIème siècle, elle fut dédiée à Saint Jean-Baptiste et fut désormais désignée sous le vocable de Saint Jean de Latran. C’est la première église consacrée dans l’histoire, la « mère » de toutes les églises et la cathédrale du pape, en tant qu’évêque de Rome. Plus de 25 conciles y furent tenus dont 5 œcuméniques .Un lien très ancien lie la fille ainée des églises à la Fille ainée de l’Église. Le chef de l’état (Roi ou président) est, à titre honorifique, chanoine du Latran. Cette basilique majeure appartient au Vatican et bénéficie de l’exterritorialité.

De tout temps, Dieu a voulu qu'on lui érigeât des autels et qu'on lui consacrât des lieux de prière où le peuple se réunirait, pour rendre à la majesté divine le culte qui lui est dû et recevoir plus abondamment Ses grâces. Comme autrefois Salomon pour le temple de Jérusalem, l'Église s'est toujours plu à mettre en œuvre toutes les ressources du génie humain et toutes les richesses de la nature pour qu'elles fissent retour à Dieu dans la construction de sanctuaires dignes de Lui.

La cérémonie de la Dédicace du Temple de Jérusalem dura huit jours et les Juifs en renouvelaient solennellement la mémoire chaque année. L’Église consacre de même ses temples par une fête qui, autrefois, avait presque l'éclat de Pâques et de l'Épiphanie, et dont les rites et les cérémonies sont parmi les plus grandioses de notre liturgie romaine.

Sanctifiée par la consécration de l'autel et de l'édifice lui-même, enrichie comme d'un trésor spirituel par la présence des reliques des Saints, l'église est revêtue d'un caractère sacré qui commande le respect. Elle est devenue le lieu saint et terrible, la Demeure auguste du Très-Haut, le lieu où s'établissent les relations officielles qui relient (d’où le mot religion) l'homme à son Créateur, le peuple chrétien à son Dieu; car c'est là que s'administrent les sacrements et que se déroulent les cérémonies du culte liturgique par lesquelles l'Église chante les louanges des Trois Personnes Divines.

« Soyez ici présent, dit l'Évêque au jour de la Consécration, ô Dieu éternel, Un en nature et trois en Personnes: Père, Fils et Saint-Esprit »

A cette grandeur, que nos églises tiennent de leur consécration comme Temples du Seigneur, s'ajoute celle des valeurs spirituelles qu’elles représentent et symbolisent. — Le temple matériel est effet l'image de la Sainte Église, l'édifice spirituel dont le Christ est la pierre d'angle et dont tous les chrétiens sont les « pierres vivantes, pierres choisies, taillées, polies par l'Artisan divin, pour être enchâssées dans l'édifice sacré (Hymne). — Le Temple matériel est enfin le symbole de la Jérusalem céleste où retentissent continuellement les chants d'allégresse des élus. Un jour en effet, l'Église glorifiée entrera à tout jamais dans le Sanctuaire du Ciel, qui est le vrai Temple de Dieu, la Cité sainte des élus . »

Hymne « Caelestis Urbs »…VIIème Siècle

L'Église, temple de pierre, est l'image de la Cité des Cieux, nouvelle Jérusalem faite de pierres vivantes, qui va se construisant, d’âge en âge, jusqu'à la fin du monde.

1- Jérusalem, Cité des Cieux, bienheureuse vision de paix,

Qui, bâtie de pierres vivantes, vous élevez jusqu'aux astres,

Entourée, comme une épouse de milliers et de milliers d'Anges.

2 .Ô Épouse d'une destinée, glorieuse,

Dotée de la gloire du Père, Vous êtes comblée de la grâce de l'Époux.

Ô la plus belle des reines, unie au Christ Roi,

Vous brillez de l’'éclat de la cité des Cieux.

3. Ici les portes étincellent de joyaux, et elles sont ouvertes à tous;

Car tout mortel y a accès, qui, pour l’amour du Christ,

Porte ses peines et marche dans la vertu.

4. Taillées et polies par le ciseau salutaire et les coups répétés de l'Artisan divin

Les pierres qui composent l'édifice,

Solidement enchâssées, s’élancent jusqu'au faîte.

5. Gloire soit à jamais rendue au Père, le Très-Haut,

Au Fils unique, né du Père et à l'Esprit Consolateur

Louange, puissance et gloire

Dans les siècles éternels.

Ainsi soit-il.

Visitons par la pensée et la prière toutes les églises fermées, désacralisées , profanées, délaissées. Invoquons les Saints Anges et les Saints Patrons de ces églises« Ce Lieu est terrible ; c’est la Maison de Dieu et la Porte du Ciel » Parce Domine.

La Basilique Saint Jean de Latran, dédiée au Saint Patron de SS Paul VI, Pape légitime et évêque de Rome sera particulièrement chère aux « survivantistes ».Unissons nos prières pour que la joie retentisse à nouveau dans ce sanctuaire merveilleux.

Prions pour les prêtres de la Fraternité Saint Pie X qui, en ces jours, doivent prendre de graves décisions. Il faut maintenir à tout prix la Tradition car un édifice sans fondations s’écroule vite. C’est l’unité et la pureté de la doctrine qui font la cohérence de l’édifice. C’est l’unité de doctrine qui maintient la vie, la paix et l’ordre dans les pierres vivantes. C’est l’unité de doctrine qui permet la pérennité des sacrements et le maintien du seul Sacrifice qui plait à Dieu. Car c’est ce Sacrifice qui assure la vie de la grâce par la Présence réelle de l’Agneau immolé au centre de la Cité, Lumière et nourriture unifiante, sanctifiante, pour les membres du Corps. Tout se tient. L’unité engendre l’unité et « tout ensemble fait corps »Mais la Vérité ne peut avoir aucune connivence avec l’erreur. O Sagesse du Chef Sacré guidez les dans toutes leurs voies. O Amour du Sacré-Cœur, consumez les par Votre Feu…Ad Majorem Dei Gloriam…



Fête de la Dédicace de la Basilique du Latran

Le 9 novembre, l’Église célèbre « La Dédicace de la Basilique du Latran ». Cette fête a rang de Solennité dans le calendrier liturgique ; nous célébrons le Christ, le vrai Temple de Dieu, dont toutes nos églises ou cathédrales sont des signes.

La Basilique du Latran

En 312, l’empereur romain Constantin, qui venait de se convertir au christianisme, donna au pape Miltiade le palais des Laterani sur le mont Coelius, à Rome, et y fit construire peu après une église, la basilique du Latran. Celle-ci fut consacrée en 324, et devint l’église du pape en tant qu’il est l’évêque de Rome. Elle l’est restée jusqu’à aujourd’hui. Car la cathédrale de l’évêque de Rome, le pape, n’est pas Saint-Pierre, comme beaucoup le croient, mais la basilique du Latran. Et en tant que l’évêque de Rome est aussi le pasteur suprême de l’Eglise catholique, son église est en quelque sorte la « Mère et tête de toutes les églises », comme le dit l’inscription au-dessus du portail de la basilique. Célébrer la dédicace du Latran, c’est-à-dire sa consécration officielle, est donc une manière de célébrer l’unité de l’Eglise catholique dont elle est le symbole.

Le vrai Temple de Dieu

Les textes liturgiques de la fête nous rappellent aussi que nous ne devons pas nous tromper de temple. Quels que soient l’amour et le respect que nous portons aux églises bâties par nos pères, elles ne sont toutes que des édifices de pierre. Le vrai temple est le Christ car « en lui habite la plénitude de la divinité ». C’est lui que le prophète Ezékiel avait annoncé après la destruction du premier temple de Jérusalem, et Jésus lui-même, annonçant la destruction du deuxième temple, annoncera le relèvement d’un édifice que nul ne pourra détruire : son propre corps de Gloire. Quant à la seconde lecture, elle nous redit qu’en ayant été greffés sur le Christ par le baptême, nous avons été intégrés à la construction du seul temple où Dieu trouve sa gloire : le Christ total, Tête et membres. Notre dignité est d’être, par la sainteté de nos vies, des « pierres vivantes », et non vermoulues, de l’Eglise.

SOURCE : http://notredamedeparis.fr/spip.php?article1450


Introduction.

Trois autels sont particulièrement chers à tout chrétien :

1. L’autel papal du Souverain Pontife, chef de l’Église universelle ;

2. L’autel cathédral de l’évêque, chef de l’Église particulière ;

3. L’autel paroissial du curé.

Telle est la connexion entre l’autel et l’église que les fêtes propres à celle-ci (dédicace, titulaire) concernent aussi celui-là.

I. L’AUTEL PAPAL DE L’ARCHIBASILIQUE DU LATRAN, ÉGLISE MÈRE ET MAÎTRESSE DE TOUTES LES ÉGLISES DE ROME ET DE L’UNIVERS

HISTOIRE ET SIGNIFICATION: L'AUTEL DU LATRAN, CENTRE DE LA LITURGIE CATHOLIQUE.

Lorsqu’en 313 Constantin rendit la paix à l’Église, il dota celle-ci avec une munificence impériale. Partout surgissaient de somptueuses basiliques : en Terre sainte, au Mont des Oliviers, au Saint Sépulcre, à Bethléem, à Antioche, à Constantinople, etc.

Rome surtout bénéficia de ses largesses : Sainte-Croix de Jérusalem, Sainte-Marie-Majeure, les Saints Apôtres, Saint-Paul-hors-les-murs, Saint-Laurent-hors-les-murs, Saint-Pierre les proclament à l’envi. Une pourtant émine, somptueuse entre toutes : la donation du Latran au pape Miltiade (+ 314).

Édifié sur le plan des luxueuses demeures patriciennes, le vaste palais des « Laterani » dominait de ses constructions et de sa basilique les flancs du Cœlius à l’intérieur de la cité.

Le jour où S. Sylvestre (+ 337) dressa sa chaire, « le saint siège apostolique » au fond de l’abside de la basilique constantinienne, il fit du Latran le centre de l’enseignement et du gouvernement de l’Église. En y consacrant son autel (324) il en fit le foyer de la liturgie catholique.

Comme l’enseignait le Pape Pie XI lors du XVIème centenaire de cette dédicace (9 novembre 1924) : « Basilicam... effectam esse Pontificis, ut Episcopi Romani et œcumenici, ut heredis integrae apostolicae potestatis, Cathedralem Eccesiam » [1]. Elle est la cathédrale de l’Évêque de Rome, l’église œcuménique de la catholicité.

Successivement, les Pontifes Romains agrandirent et enrichirent leur résidence en y construisant leurs oratoires, baptistères, cloîtres, bibliothèques, hospices et galeries.

N’entrons pas dans toutes les vicissitudes que traversa l’Archibasilique, tour à tour détruite par les Vandales de Genséric et reconstruite par S. Léon le Grand (+ 461) et Adrien I (+ 795) ; ruinée par les Normands et rebâtie par Serge III (+ 911) ; incendiée une première fois en 1308 et réédifiée par Clément V (+ 1314) ; incendiée à nouveau en 1360 et reconstruite par Urbain V (+ 1370) et Grégoire XI (+ 1378).

Signalons du point de vue liturgique les événements marquants de son histoire : la consécration de la basilique au S, Sauveur en 324 ; la translation des chefs de S. Pierre et de S. Paul dans le ciborium qui surmonte l’autel papal ; la nouvelle consécration de l’église à S. Jean-Baptiste par Serge III (+ 911) et la dédicace complémentaire à S. Jean l’Évangéliste par Lucius II (+ 1145).

Par une solennité spéciale la liturgie a perpétué le souvenir de la première consécration de l’Archibasilique. Chaque année, en effet, le 9 novembre, l’Église universelle célèbre cet événement capital : « Dedicatio Archibasilicae S. Salvatoris », fête double de IIème classe.

Malgré tous les revers, la première période de l’histoire du Latran est des plus glorieuses : du haut de 1’« Episcopium Lateranense », de S. Sylvestre à Boniface VIII (+ 1303), cent soixante papes gouvernèrent la chrétienté.

C’est de cette époque que datent la plupart des vingt-cinq conciles, dont cinq œcuméniques (1123 - 1139 - 1179 - 1215 - 1512), qui se réunirent dans ses murs.

***

Le départ de Clément V pour Avignon en 1307 arrête brusquement cette ère glorieuse.

Le long séjour des papes en France (1307-1377) laissa leur palais désert.

Transportée dans des cadres nouveaux, la liturgie pontificale dut s’adapter à leurs exigences. Désormais, c’est dans les chapelles du palais avignonnais que Clément V et ses successeurs [2] célèbrent les fonctions sacrées. Par une conséquence toute naturelle, la liturgie papale évolue en liturgie de cour.

Le terme si caractéristique de « chapelles pontificales palatines » désigna non seulement les oratoires du palais construits par les papes, mais aussi, et surtout, les fonctions liturgiques que les souverains pontifes y célébraient.

Ce cérémonial liturgique finit par se cristalliser dans des formes traditionnelles.

De plus, à leur retour à Rome (1377), les papes ne s’établissent plus au Latran. C’est le palais du Vatican en hiver, celui du Quirinal en été, qui deviennent les résidences pontificales habituelles.

Déjà, lors de son retour éphémère, dans la ville, Urbain V (+ 1370) avait habité le Vatican.

De ce chef, l’importance de la basilique de St-Pierre allait s’affirmer grandissante. Sans doute, la sollicitude de Martin V (+ 1431) et d’Eugène IV (+ 1447) pour le Latran se dépense en d’importants travaux de restauration. Mais l’attention des Papes se concentre de plus en plus sur la basilique vaticane. Nicolas V (+ 1455) résolut de reconstruire de fond en comble l’ancienne basilique.

En 1452, il donna ordre d’attaquer les travaux. Brusquement, la mort du Pape arrêta l’entreprise.

Ce n’est que cinquante ans plus tard que celle-ci fut reprise : en 1506, Jules II, en présence de trente-cinq cardinaux, procéda à la pose de la première pierre.

Sous la vigoureuse impulsion de ce pape (+ 1513), de son successeur Léon X (+ 1521), et plus tard de Paul V (+ 1621), les efforts combinés du Bramante (+ 1514) et de Raphaël (+ 1516) dressèrent la fameuse Basilique que Michel-Ange (+ 1564) recouvrit d’une coupole, et qu’achevèrent Maderna (+ 1629) et le Bernin (+ 1680).

Entretemps, dans l’enceinte de leur palais, les papes développaient les « chapelles palatines ». Comme Sixte IV (+ 1484) avait construit « la Sixtine », Paul IV (+ 1559) au Vatican, Paul V (+ 1621) au Quirinal, érigèrent leurs « chapelles paulines ».

***

Et pourtant, malgré tant de travaux et d’embellissements qui firent de la basilique vaticane l’église la plus vaste et la plus somptueuse du monde, l’Archibasilique du Latran garda intangibles les droits de la primauté.

Celle-ci s’avère spécialement dans une cérémonie solennelle entre toutes, inaugurale de chaque règne et demeurée traditionnelle depuis le moyen âge jusqu’à Pie IX (+ 1878) : la prise de possession du Latran par les papes.

Ce cérémonial mérite qu’on le considère.

Immédiatement après leur couronnement, c’est à leur cathédrale que les papes réservaient leur première visite.

Quelle que soit l’antiquité de cette cérémonie qui remonte à Etienne III (+ 757) selon les uns, à Léon II (+ 816) selon les autres, il est certain que dès le XIIème siècle elle ouvrait chaque nouveau pontificat.

Le faste déployé à cette occasion par les papes du XIIIème siècle jusqu’à Boniface VIII (+ 1303) était resté célèbre. Sans doute, le séjour à Avignon avait interrompu cette coutume pendant soixante dix ans. Mais, en 1377, Grégoire XI, rentré à Rome, renoua aussitôt les traditions.

Jusque là, la prise de possession du Latran était le complément même du rite du couronnement.

Jules II, couronné le 26 novembre 1503, fut le premier pontife qui dissocia les deux cérémonies.

Léon X, en 1513, déploya pour la prise de possession une magnificence sans précédent.

***

La sollicitude des Papes pour le Latran se manifeste encore sous bien d’autres formes.

Pie IV (+ 1565) transforma l’Archibasilique dans le style de la Renaissance.

Sixte V (+ 1590), par sa Constitution apostolique « Egregia » du 13 février 1586, entreprit même de restaurer la tradition antique et de rétablir la vénérable liturgie stationnale dans les sept basiliques. Pour ramener ses successeurs à l’ancienne résidence pontificale, il y exécuta d’admirables travaux. Son initiative, toutefois, resta sans lendemain.

Clément XII (+ 1740) rendit à la primauté latérane un éclatant témoignage en gravant au frontispice de l’Archibasilique la célèbre inscription : « Omnium Ecclesiarum Urbis et Orbis Mater et Caput », « Église-Mère et Maîtresse de toutes les Églises de Rome et de l’Univers ».

Après Léon X le cérémonial de la prise de possession du Latran avait été simplifié ; néanmoins, la cérémonie restait toujours très imposante.

Pie IX, qui prit possession du Latran en 1846, fut avant la prise de Rome, le dernier pape qui accomplit cette cérémonie [3]

Lui aussi fit exécuter au Latran d’importants travaux. Il restaura la confession, l’autel papal et le baldaquin. Mais, depuis 1870, par suite de la situation violente créée au Saint-Siège, le pape se trouvait relégué loin de son autel.

Léon XIII (+ 1903), prisonnier au Vatican, ne put prendre possession de sa cathédrale : la tradition liturgique plus de huit fois séculaire se trouvait interrompue. Pour l’Archibasilique, il fit preuve d’une sollicitude spéciale. C’est lui qui transforma le chœur du Latran en faisant reculer l’abside.

Pie X (+ 1914), son successeur, compléta les restaurations.

***

Mais depuis la prise de Rome, le siège pontifical dressé au fond de l’abside latérane demeurait vide, l’autel papal restait désert.

Depuis 1870, la messe n’avait plus été célébrée au maître-autel de l’Archibasilique, où seul le Pape a le droit de monter.

Le XVIe centenaire de la libération de l’Église par Constantin (313) fournit au Pape Pie X l’occasion de concéder une dérogation à cette règle.

Par son autorisation spéciale en date du 27 mars 1913, un Cardinal célébra la Messe jubilaire à l’autel pontifical.

Le Pape Pie XI a rattaché à jamais son nom à la vénérable Archibasilique.

Déjà lors du XVIe centenaire de la Dédicace, en sa lettre du 4 mai 1924 au Cardinal Vicaire de Rome, Pie XI avait célébré les grandeurs, du Latran et annoncé les solennelles fonctions liturgiques et commémoratives qui s’y déroulaient au mois de novembre.

Par sa lettre du 22 octobre, il autorisa le même Cardinal à célébrer en son nom à l’autel papal la messe du centenaire le 9 novembre, et un autre Cardinal à célébrer au même autel le jour octave.

Mais toutes ces solennités liturgiques n’étaient que le prélude de l’événement capital qui a rempli le monde chrétien d’allégresse, le traité qui unit indissolublement le nom de Pie XI au Latran.

En assignant à l’échange des signatures les cadres de l’antique palais pontifical, Pie XI souligna la primauté latérane d’un geste hautement significatif.

C’est dans la résidence du Latran qu’Adrien Ier reçut de Charlemagne confirmation de la donation de Pépin : base territoriale de l’indépendance pontificale.

C’est dans le même palais que Pie XI, Souverain reconnu de la Cité vaticane, recouvra sa liberté.

C’est en l’Archibasilique du Latran qu’Achille Ratti, le 20 décembre 1879, reçut l’ordination sacerdotale.

Cinquante ans plus tard, pour célébrer ses noces d’or sacerdotales, il y rentra en Pape et Souverain indépendant.

Après 59 ans d’interruption, renouant les traditions séculaires, Pie XI reprit possession du siège apostolique et célébra « sa première messe » pontificale à l’autel du Latran.

CÉLÉBRATION LITURGIQUE.

En sa liturgie, l’Église ramène périodiquement ses enfants au Latran, les groupe en esprit autour de l’autel papal et renforce leur attachement au Père commun de la catholicité. Vraiment, elle forme des catholiques romains.

1. l’anniversaire de la Dédicace (9 novembre)

Chaque année, le 9 novembre, elle commémore la consécration solennelle de l’Archibasilique du Latran et de l’autel papal (Dedicatio Archibasilicae S. Salvatoris) en une fête double de IIe classe, célébrée dans l’univers.

2. la célébration du Titulaire, S. Sauveur, le 6 août.

De même, le 6 août, elle célèbre dans le monde entier, comme fête double de IIe classe, le Titulaire de l’Archibasilique : le S. Sauveur (fête de la Transfiguration).

3. la célébration stationnale pendant l’année liturgique.

A maintes reprises, au cours de l’année liturgique, l’Église inscrit en tête de ses messes stationnales : « Statio ad S. Joannem in Laterano ». Cet intitulé signifie qu’à tel jour, le Pape, entouré du clergé et du peuple romain, célébrait solennellement le Saint Sacrifice à son autel papal, hommage cultuel suprême de l’Église romaine comme telle, une et indivise.

Cette mention se retrouve :

a) au début et à la fin du carême ancien : le premier dimanche de carême et le Jeudi-Saint ;

b) le dimanche des Rameaux ;

c) en tête de la célébration de la « grande nuit » pascale (du soir du samedi à l’aurore du dimanche de Pâques) ;

d) le samedi in Albis qui clôturait l’octave pascale ;

e) le mardi des Rogations ;

f) en la solennelle vigile de Pentecôte.

ANNEXE : L’AUTEL PAPAL DANS LES BASILIQUES MAJEURES.

En outre, à Rome, un autel papal se dresse en chacune des Basiliques dites majeures (Basilicae majores), c.-à-d. dans les basiliques de Saint-Pierre au Vatican, de Saint-Paul-hors-les-murs et de Sainte-Marie-Majeure.

Seul, le Pape a le droit de célébrer à ce maître-autel.

Chaque année, la liturgie ramène ses enfants à ces vénérables basiliques dont la dédicace est célébrée comme fête double majeure ’dans le monde entier.

La dédicace des basiliques des SS. Pierre et Paul est commémorée le 18 novembre ; celle de Sainte-Marie-Majeure le 5 août.

II. L'AUTEL CATHÉDRAL DE L'ÉVÊQUE DANS L'ÉGLISE-MÈRE DU DIOCÈSE.

A. L'AUTEL CATHÉDRAL, CENTRE DE LA LITURGIE PONTIFICALE.

Devant son autel cathédral, l’évêque paraît dans tout l’éclat de sa plénitude sacerdotale.

Adorateur en titre à la tête de son Église, sanctificateur premier de son troupeau, c’est ici qu’il exerce sa puissance pontificale et fait monter, d’une part, la glorification authentique vers la Trinité Sainte et, d’autre part, descendre la grâce dans l’âme de ses ouailles.

C’est ici que, pour toute son Église et selon l’ordre du Cérémonial des évêques, il célèbre la messe et les divins offices, qu’il administre les Sacrements et les Sacramentaux. En effet, c’est lui au premier chef qui est investi de la charge de baptiser, de confirmer, de célébrer la messe, de dispenser l’Eucharistie, de réconcilier les pécheurs, de bénir les unions, d’assister les mourants.

Cette primauté de l’évêque et de son autel ressort en un saisissant relief dans deux fonctions pontificales qu’il importe de signaler spécialement ici : les ordinations sacerdotales et la consécration des saintes huiles.

1. les ordinations sacerdotales.

L’Évêque siégeant à la tête d’un peuple nombreux, ne peut multiplier partout sa présence et subvenir seul à tous les besoins religieux et spirituels des ouailles qui lui sont confiées.

C’est pourquoi, par le sacrement de l’Ordre, il communique la puissance sacerdotale à quelques élus, ses prêtres et ses coopérateurs.

Près de son autel cathédral, dans une fonction pontificale incomparable, l’ordination sacerdotale, il leur confère le pouvoir de célébrer la messe, de remettre les fautes, d’administrer les sacrements, bref de glorifier la Trinité Sainte et de répandre à profusion la vie du Christ dans les âmes.

S’il y a donc des prêtres en mesure d’offrir le Saint Sacrifice et d’ouvrir toutes larges les sources intarissables de la vie surnaturelle : d’absoudre les péchés, de dispenser le Corps et le Sang du Christ, de bénir les unions, d’assister les mourants, d’infuser de toutes manières la vie du Christ dans les âmes par cet ensemble d’actes en lesquels se diversifie leur ministère sacré, c’est parce qu’ils en ont reçu le pouvoir le jour où leur évêque les suscita au sacerdoce au pied de son autel.

Mais considérons bien que toutes ces énergies glorifiantes et sanctifiantes dont disposent ces nouveaux ministres, tout ce qu’ils ont et tout ce qu’ils sont dans l’ordre sacerdotal, jaillit un jour d’une source unique : des profondeurs de l’épiscopat du Pasteur.

C’est l’évêque qui les a élus, c’est lui qui les a instruits, c’est lui qui les a formés, c’est lui qui les a appelés (vocation), c’est lui qui, près de son autel et par l’imposition de ses mains, les a rendus participants du sacerdoce de Jésus-Christ.

Tout dérive de l’évêque et de l’autel cathédral.

2. la consécration des saintes huiles.

Une fois l’an, le Jeudi-Saint, l’évêque [4] entouré de douze prêtres, de sept diacres, de sept sous-diacres et de nombreux ministres, procède à la consécration solennelle de l’huile des infirmes, de l’huile des catéchumènes et du saint chrême, au cours de la messe pontificale qu’il célèbre à son autel cathédral.

Sauf empêchement légitime, cette consécration doit avoir lieu à l’église-mère du diocèse, la Cathédrale [5], et ce d’une manière publique.

Ce point de discipline liturgique mérite de retenir l’attention et témoigne une fois de plus du souci constant de notre Mère la Sainte Église de maintenir et d’accentuer ce caractère hiérarchique de son culte, qui rattache et subordonne si étroitement à la personne de l’évêque et à l’église-mère, la cathédrale, les coopérateurs préposés aux (églises) filiales des paroisses. En effet, chaque année le Jeudi-Saint les Doyens envoient un prêtre ou du moins un clerc pour recevoir les saintes huiles à la Curie épiscopale.

Au doyenné, cette partie des saintes huiles est subdivisée à son tour : par les délégués des Curés elles sont transmises aux paroisses.

Enfin, par les prêtres elles sont étendues sur les membres des baptisands [6] et des mourants.

Ainsi, d’un Jeudi-Saint à l’autre, en toute l’étendue du diocèse et jusque dans les moindres villages, sans distinction d’âge, de langue, de condition sociale, tous ceux qui recevront les onctions saintes au baptême ou à la confirmation, tout les ordinands qui ouvriront les mains pour la consécration sacerdotale, tous les mourants qui présenteront leurs membres pour les extrêmes onctions, recevront de la même huile puisée à la même ampoule consacrée par le même Pasteur.

Une fois de plus s’avère toute l’importance didactique de la liturgie comme témoin du dogme, comme méthode d’intuition, comme école de respect envers la hiérarchie. Ainsi donc, l’autel cathédral apparaît comme la pierre angulaire de l’Église particulière, le foyer de convergence et le centre de ralliement de la communauté chrétienne, la symbole de l’unité du Pasteur et du troupeau.

B. CELEBRATION LITURGIQUE.

1. l’anniversaire de la Dédicace.

La consécration de l’autel cathédral constitue un événement bien mémorable dont l’importance se répercute non seulement dans l’église cathédrale même, mais dans la cité épiscopale, dans toute l’étendue du diocèse et dans chacune de ses paroisses. Aussi, l’anniversaire de la Dédicace (Dedicatio Ecclesiae cathedralis) est-elle célébrée chaque année comme une fête double du Ière classe avec octave jusque dans les paroisses les plus reculées du diocèse [7].

2. la célébration du Titulaire.

De même, le Titulaire de l’église cathédrale (Tilulus Ecclesiae Cathedralis) est célébré dans tout le diocèse comme fête double de Ie classe avec octave [8].

Ainsi, chaque année, pendant deux octaves, d’un bout du diocèse à l’autre, les fidèles sont mis en contact étroit avec l’autel cathédral de leur pasteur.

C. CONCLUSION PRATIQUE: LE PÈLERINAGE A L'ÉGLISE-MÈRE.

Le culte de l’église cathédrale, si expressif aux âges de foi, tient à ce qu’il y a de plus intime à la vraie mentalité d’un enfant de la Sainte Église.

« L’église cathédrale est 1’« ecclesia major » du diocèse, celle qui mérite le plus de respect, « l’église première principale », l’« ecclesia senior », « l’église mère », en un mot la « sedes » [9]. Du jour ou l’évêque fixait sa chaire dans une église, celle-ci devenait aux yeux des fidèles le siège officiel d’une chrétienté, d’une paroisse, d’un diocèse. La chaire épiscopale y est en vénération ; elle donne à l’église sa dignité et l’église n’existe que pour elle. Telle était la vénération qui s’attachait à ce sanctuaire, que l’abandonner semblait synonyme de dissoudre l’unité ecclésiastique.

Ce n’est qu’à la dernière extrémité au cours des invasions que l’on se décidait à abandonner la cathedra pour la transporter ailleurs. De son côté, l’évêque doit avoir une prédilection pour son église. Rappelant un concile d’Afrique, celui d’Aix-la-Chapelle de 789 demande à l’évêque « qu’il ne fréquente pas une autre église de préférence à sa cathédrale ».

« L’église de St-Rombaut, écrivait le Cardinal Mercier, fut la première église de la cité malinoise ; les autres églises paroissiales dépendent d’elle comme les enfants dépendent de leur mère. De même qu’à l’origine des temps chrétiens, à mesure que la foi faisait des conquêtes, les successeurs de Pierre étendirent à des « titres » nouveaux, c.-à-d. à des paroisses nouvelles, la juridiction de l’Église romaine, de même les successeurs de S. Rombaut créèrent successivement à Malines d’abord, sur des territoires plus distants ensuite, ces multiples foyers de vie chrétienne ; qui forment nos églises paroissiales d’aujourd’hui. Mais, ni les titres de la ville de Rome ne furent jamais, ni ne sont indépendants de leur église centrale à telle enseigne que les Cardinaux, héritiers de ces titres, s’appellent aujourd’hui encore Cardinaux-prêtres de la Sainte Église romaine ; ni les paroisses secondaires d’une ville épiscopale ne sont séparées, ni séparables de l’église primaire dont elles sont issues. L’unité de la hiérarchie catholique réclame cette subordination. Les fidèles du monde entier se plaisent à aller en pèlerinage à Rome ; les fidèles du diocèse et plus spécialement la ville de Malines doivent avoir à cœur de faire de temps à autre, en leur église métropolitaine, un pèlerinage pieux [10]. »

Dans son volume, la « Vie Intérieure », (VIe entretien, 2e lecture), le Cardinal revient à la rescousse et précise sa pensée :

« Pour fortifier les liens de la famille diocésaine et faire renaître dans les âmes chrétiennes cet attachement filial que les premiers chrétiens avaient pour leur évêque, ne pourrait-on demander au Souverain Pontife une indulgence plénière pour tous ceux qui feraient le pèlerinage de l’église-mère pendant l’octave de la Dédicace On sait la place qu’ont toujours occupée les pèlerinages dans la vie chrétienne du peuple. Peut-on souhaiter un but plus élevé et plus profondément catholique ? Les pieux pèlerins trouveraient leur cathédrale en fête, parée comme aux jours de ses noces ; les glorieuses reliques du saint Patron du diocèse et des vieux saints locaux seraient exposées dans leurs riches châsses ; l’office choral, la Messe Capitulaire, tous ces actes essentiellement diocésains, s’accompliraient devant eux, l’homélie faite par leur Père, dans la foi, ferait revivre les temps des Augustin et des Ambroise ; ne serait-ce pas un spectacle digne des grands siècles chrétiens ? »

Et si les docteurs en sciences pratiques, condamnent ces « utopies », on conviendra du moins que c’est dans ce sens profondément catholique qu’il faut orienter la formation religieuse des nouvelles générations, surtout dans nos maisons d’éducation. Nous ne sommes pas seulement chrétiens pour défendre notre foi contre les adversaires, nous le sommes avant tout pour la vivre avec nos frères.

III. L'AUTEL PAROISSIAL.

A. CENTRE DU CULTE LITURGIQUE DE LA COMMUNAUTÉ PAROISSIALE.

Pour soumettre à l’action vivifiante de son sacerdoce jusqu’aux extrémités les plus reculées de sa part d’héritage, l’évêque détache des prêtres de son sénat et les renvoie au milieu de ses ouailles avec mandat « d’offrir, de bénir, de présider, d’instruire et de baptiser » en dépendance de lui, chacun devant l’autel paroissial qu’il a dressé et consacré lui-même [11] et qu’il a recouvert — tel un joyau dans son écrin — d’une église dont il posa un jour, lui [12], la première pierre.

Fidèles à leur mission, ces prêtres partent donc, pour prolonger et étendre comme coopérateurs l’action de leur évêque.

Dépositaires du sacerdoce du Christ, constitués à leur tour les adorateurs en titre à la tête de leur communauté, ils montent donc à l’autel paroissial pour célébrer les saints mystères eucharistiques à la gloire de la Trinité sainte et abreuver leurs ouailles de la vie du Christ.

Comme les prêtres dépendent de leur évêque, les églises paroissiales, ou « filiales », dépendent de l’église-mère.

L’extension du royaume surnaturel du Christ dans les âmes par le rayonnement de sa lumière et la diffusion de sa vie constitue une œuvre de conquête conduite par la hiérarchie sacerdotale de l’Église militante, qui, au fur et à mesure qu’elle enseigne les nations, les baptise au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, groupe ses fidèles autour de ses autels comme autour d’autant de foyers où elle leur départit sans mesure la vie surnaturelle, la vie divine, la grâce qui émane de la plénitude du Christ.

Dans un diocèse, les autels paroissiaux constituent les bornes milliaires de la prise de possession du royaume des âmes par l’Église.

Vie paroissiale et vie liturgique sont un.

A la lumière de ces données, la paternité ; du curé se dégage et reprend son véritable relief.

La paroisse est bien la « cellule de toute chrétienté », l’organisme normal créé par la Sainte Église pour développer dans le corps mystique du Christ cette vie et cette unité qui font sa force.

« Vous êtes dans le vrai, écrivait le 14 avril 1917, le Pape Benoît XV à Monseigneur Landrieux, évêque de Dijon, à propos de ses célèbres pastorales sur la vie paroissiale, vous êtes dans le vrai quand vous écrivez que d’après l’histoire du passé, comme les prévisions de l’avenir, l’Église de France, après tant et de si lamentables bouleversements, ne saurait voir s’ouvrir devant elle qu’une seule voie de prospérité : rendre aux paroisses leur constitution normale et, dès que surtout il sera permis de jouir des bienfaits d’une paix si désirée, se préoccuper de rappeler les fidèles à la discipline paroissiale, y mettre tous ses soins pour ramener une restauration des beaux jours du christianisme et paralyser les forces adverses. Nous sommes persuadés que leurs églises reviendront à leur antique splendeur quand ils auront rendu aux paroisses leur forme première et leur organisation d’autrefois » [13]

1. l’installation du nouveau curé.

Au point de vue de la conception vraie du ministère sacerdotal exercé par le prêtre dans sa paroisse, rien n’est suggestif comme le cérémonial tel qu’il est organisé dans le diocèse de Malines pour l’installation du nouveau curé : « Ordo servandus in introductione parochorum » [14].

Après l’adoration du T. S. Sacrement, le nouveau pasteur est conduit d’emblée « ad altare majus », au maître-autel paroissial. C’est ici qu’on entonne le « Veni Creator » pour solliciter les lumières et les grâces de l’Esprit-Saint sur le nouvel élu.

C’est ici que sont lues devant toute la paroisse ses lettres de nomination.

Rite suggestif : c’est ici que sont remis solennellement entre ses mains le missel, le rituel et les clefs de l’église paroissiale.

C’est à cet autel que désormais il montera pour offrir à la tête de sa communauté le sacrifice eucharistique et ainsi déférer à la Trinité sainte l’hommage de la glorification paroissiale et abreuver ses paroissiens de la vie même du Christ.

Ensuite, le nouveau pasteur est conduit successivement aux endroits où il s’acquittera de son ministère liturgique : au tabernacle, aux fonts baptismaux, au confessionnal : « ducitur successive ad tabernaculum, fontem baptismalem, confessionale », etc.

Est-ce assez dire que vie liturgique et vie paroissiale se confondent ?

Pour rendre aux fidèles le sens de la vie paroissiale et renforcer leur attachement à leur autel, il importe beaucoup de solenniser le plus possible cette cérémonie si suggestive qui est pour eux d’un intérêt vital.

2. l’Autel, pierre angulaire de la paroisse, témoin permanent et source de la vie religieuse des fidèles.

A travers la succession des générations, l’autel paroissial est le témoin permanent de tous les actes marquants ou journaliers de la vie religieuse des fidèles.

C’est lui le témoin fidèle de leur saint baptême, de leur première communion, de leur profession solennelle de foi, de leur confirmation, de leur mariage, des relevailles, des noces d’argent et d’or, de la première messe, des funérailles.

Chaque semaine, et même chaque jour, les fidèles se groupent autour de l’autel paroissial pour assister au saint sacrifice de la messe et recevoir la sainte communion.

C’est autour de l’autel paroissial que gravitent, au cours des générations qui se succèdent, toutes les joies et les épreuves du foyer ou de la patrie.

Vraiment, l’autel est la pierre angulaire de la paroisse, le roc d’où jaillissent sans cesse et pour tous les eaux salutaires de la grâce qui vivifient les ouailles du Christ.

B. CÉLÉBRATION LITURGIQUE.

1. l’anniversaire de la Dédicace.

La consécration de l’église et de l’autel paroissiaux constitue un événement capital que les fidèles commémorent avec splendeur chaque année, comme une fête double de Iere classe avec octave [15].

Selon le Cérémonial des évêques, l’autel est décoré de verdure et de fleurs ; des festons circulent le long des murs et relient les colonnes [16].

Des guirlandes entourent les douze croix de consécration.

Depuis les premières Vêpres et pendant toute la journée anniversaire, on doit brûler les cierges devant ces douze croix [17].

Là où existe la coutume, ce jour-là, le célébrant peut encenser ces croix pendant les vêpres et le diacre pendant la messe [18]. Le jour octave, on peut les orner de lumières [19].

La liturgie de l’Église informait si profondément la vie de nos ancêtres qu’elle retentissait jusque dans maintes réjouissances populaires comme dans son prolongement.

C’est ainsi que la dédicace de l’église et de son autel a donné lieu aux « ducasses », comme le terme même l’indique.

2. la célébration du Titulaire.

La fête « lu Titulaire de l’église paroissiale (et d » son autel) est célébrée aussi comme double de Ière classe avec octave [20].

Bien souvent, la solennité (kerk-mis) a donné lieu à la « kermesse ».

C. CONCLUSION PRATIQUE.

« Le Pape, écrit Monseigneur Landrieux, a sonné le ralliement. Il veut qu’on s’unisse, qu’on serre les rangs : dans la chrétienté autour de lui ; dans les diocèses, autour des évêques ; et par conséquent, dans les paroisses autour des curés. Telle est la belle ordonnance de la hiérarchie catholique, par laquelle se fait l’œuvre de rédemption sur la terre.

C’est un arbre vigoureux, bien venu, bien planté.

Le Christ Jésus en est la racine cachée, source de vie où la sève s’élabore et sur qui tout repose. Le tronc qui émerge du sol, que l’on voit, qui ne fait qu’un avec la racine et qui lui aussi porte tout, c’est la Papauté. Les branches maîtresses issues du tronc, représentent les diocèses qui, eux-mêmes, se ramifient en paroisses. Et la vie circule avec la sève dans tout l’organisme jusqu’aux extrémités des moindres rameaux.

La paroisse ! Le diocèse ! Il y avait des réalités vivantes qui correspondaient à ces mots-là. Tout ce tenait, tout concordait. On était incorporé à l’Église par la paroisse et par le diocèse, comme le grain de raisin est incorporé à la vigne parce qu’il est soudé à la grappe et que la grappe pend au serment qui est branché sur le cep.

Les mots sont restés : la paroisse, le diocèse. Mais, sous les mots, l’ombre seulement des réalités d’autrefois. Le rattachement ne se fait plus que mollement et partiellement des baptisés à la hiérarchie. » [21]

La hiérarchie des autels est le symbole palpable de la hiérarchie ecclésiastique.

Nos ancêtres étaient profondément attachés à leurs autels comme à leurs foyers, « pro aris et focis » [22].

Collectivement, ils se sanctifiaient dans leur paroisse et par leur paroisse, c.-à-d. par le saint sacrifice de la messe, les divins offices, les fonctions sacramentelles célébrés à l’autel paroissial.

Puissent nos contemporains se pénétrer de l’importance hors de pair de la vie liturgique qui n’est autre que la vie de l’Église, la vie paroissiale, et, à l’exemple de leurs ancêtres, se grouper autour de leur autel pour participer aussi activement que possible par le chant collectif et les mêmes prières au saint sacrifice de la messe, qui est vraiment « le leur ».

IV. COUP D'ŒIL RÉTROSPECTIF.

En résumé, s’il fallait évoquer la vision de la liturgie de l’Église, il faudrait se représenter :

1) au ciel : le Christ, le Grand Prêtre, le Glorificateur en titre et le Vivificateur universel devant le sublime autel [23] de sa Personne, magnifiant la majesté de son Père, associant à ses hommages ses anges et ses membres glorifiés : c’est là la Liturgie par excellence, la seule définitive, universelle, sans délégation, éternelle, à laquelle tous nous sommes appelés ;

2) et sur terre : la Hiérarchie participant du sacerdoce du Christ, l’Église militante, associée à cette œuvre de glorification :

a) le Pape, hiérarque suprême à la tête de l’Église universelle, devant son autel papal ;

b) puis, les seize cents Evêques [24] à la tête des ouailles de leurs Églises particulières, chacun devant leur autel cathédral ;

c) ensuite, les prêtres chacun devant leur autel paroissial.

Par le Christ, avec Lui et en Lui : le Pape, les évêques, les prêtres accomplissent dans une même unité, devant leurs autels respectifs, le leiton ergon, « l’œuvre publique », la sainte Liturgie.

C’est sur ces autels que chacun d’eux offre le saint sacrifice de la messe.

C’est devant ces autels qu’ils chantent l’office.

C’est devant ces autels qu’ils célèbrent les mystères du Christ.

C’est au pied de ces autels qu’ils dispensent les sacrements et les sacramentaux.

C’est à ces autels répartis sur toute la surface de la terre que monte sans cesse vers Dieu par les actes liturgiques, la glorification de l’Église universelle. C’est par les mêmes actes liturgiques posés à ces mêmes autels, que les mêmes ministres du sacerdoce font rayonner la vie du Christ dans les âmes.

Il serait grand, assurément, ce spectacle de millions de fidèles de toute race, de toute tribu, de tout peuple et de toute langue, groupés comme les premiers chrétiens autour des autels de leurs Pasteurs, activement et étroitement associés à la célébration des Saints Mystères, confondant leurs voix avec celles de la Hiérarchie dans une même hymne de glorification en l’honneur de la Trinité Sainte et puisant à ces mêmes sources sans cesse jaillissantes cette vie qui émane de l’âme sacerdotale et glorifiée du Christ.

[1] Lettre apost. Card. Pmpili, 5 mai 1924. AAS 1924, p. 233

[2] Jusqu’à Grégoire XI (+ l378).

[3] Avant les accords du Latran en 1929 (note du Webmestre).

[4] Rituale Rom. T. II c. 1 n° 47 et 48 ; T. V. c. l n° 3. Pont. Rom. De Officio in Fer. V Cœnæ Domini, Cod. can. (1917) 734, par. I ; 735.

[5] Decr. 2178 ad I.

[6] Pas de faute d’orthographe : le baptisand est celui qui doit être baptisé par le baptisant, de même l’odinand, le confirmand…

[7] Octave supprimé par le décret de simplification des rubriques de 1955 (note du Webmestre).

[8] Cf. note précédente (note du Webmestre)].

[9] sedes : siège, on n’emploie plus ce terme aujourd’hui en dehors de l’expression sedes apostolica : le siège apostolique, pour désigner le Saint-Siège, Rome (note du Webmestre).

[10] « N’oubliez pas voire église St. Rombaut ». Lettre du 5 mars 1913.

[11] Ou l’un de ces prédécesseurs, unité temporel des évêques qui se suivent sur la même cathèdre.

[12] Voir note précédente.

[13] M. Landrieux. La Paroisse (renfermant les quatre pastorales 1917, 1920, 1921, 1922) préface de Benoît XV. (Edit .Notre-Dame du Roc, Marseille).

[14] Anciens Statuta diœcesis Mechlinensis : Appendix XII.

[15] Octave supprimé par le décret de simplification des rubriques de 1955.

[16] Cærem. Episc. L. I. c. XII. n. 3. : « Lors des fêtes particulières et des solennités de l’église locale, on commence par décorer l’extérieur de ses portes, en y suspendant ou en y attachant des fleurs, des rameaux et des feuillages verts, des guirlandes de teintes variées, dont le faste s’accorde aux coutumes des lieux et au caractère des temps (liturgiques). Au-dessus du linteau de la porte principale, on place l’image du Saint ou des Saints dont c’est le jour de la fête, décorée de la même manière, sous laquelle on peut apposer les armoiries du Souverain Pontife, du légat, de cardinaux, du nonce apostolique, de l’évêque, de l’État, du prince ou de la cité, par ordre de dignité. On n’appose pas les armoiries des personnes d’un ordre inférieur, surtout laïques. » (Trad. A.P.M. Mutel et P. Freeman, in Le Cérémonial des Évêques du Concile de Trente à Vatican II, edit. Hora Decima

[17] S. R. C. decr. 3876. 6.

[18] S. R. C. decr. 3175. 1 ; 3621. 1.

[19] S, R. C. decr. 3876. 7.

[20] Supprimé, voir notes précédentes (note du Webmestre)

[21] Op. cit. pp. 17-18.

[22] Pour les autels et les foyers (note du Webmestre)

[23] Sublime altare tuum, canon Romain (note du Webmestre)

[24] Aujourd’hui plus de 4000 (note du Webmestre)

Extrait de « Les rites et les prières du Saint Sacrifice de la Messe », livre I, chap. 4, du Chan. Aug. Croegaert, non daté, probablement de l’immédiat après guerre (1945-1950), sans éditeur.

Même si ces commentaires semblent datés, ils expriment le fond de la liturgie catholique.

SOURCE : http://www.introibo.fr/La-hierarchie-des-Autels



BENOÎT XVI

ANGELUS

Place Saint-Pierre

Dimanche 9 novembre 2008

Chers frères et sœurs,

La liturgie nous fait célébrer aujourd'hui la Dédicace de la basilique du Latran, appelée "Mère et tête de toutes les églises de la ville et du monde ". En effet, cette basilique a été la première à être construite après l'édit de l'empereur Constantin qui, en 313, a accordé aux chrétiens la liberté de pratiquer leur religion. Le même empereur donna au pape Miltiade l'ancien domaine de la famille des Laterani et il y fit édifier la basilique, le baptistère et le "patriarcat ", c'est-à-dire la résidence de l'évêque de Rome, où les papes habitèrent jusqu'à la période d'Avignon. La dédicace de la Basilique fut célébrée par le pape Sylvestre vers 324 et l'église fut dédiée au Très Saint Sauveur; c'est seulement après le vi siècle que furent ajoutés les titres des saints Jean Baptiste et Jean l'Evangéliste, d'où son appellation habituelle. Cette fête concerna d'abord uniquement la ville de Rome, puis à partir de 1565, elle s'étendit à toutes les Eglises de rite romain. Ainsi, en honorant l'édifice sacré, on entend exprimer amour et vénération pour l'Eglise romaine qui, comme l'affirme saint Ignace d'Antioche, "préside à la charité " de toute la communion catholique (Aux Romains, 1, 1).

En cette solennité, la Parole de Dieu rappelle une vérité essentielle:  le temple de pierres est le symbole de l'Eglise vivante, de la communauté chrétienne, que déjà les apôtres Pierre et Paul considéraient, dans leurs lettres, comme un "édifice spirituel ", construit par Dieu avec les "pierres vivantes " que sont les chrétiens, sur le fondement unique qu'est Jésus Christ, comparé à son tour à une "pierre angulaire " (cf. 1 Co 3, 9-11.16-17; 1 P 2, 4-8; Ep 2, 20-22). "Frères, vous êtes le temple de Dieu ", écrit saint Paul qui ajoute:  "le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c'est vous " (1 Co 3, 9 c.17). La beauté et l'harmonie des églises, destinées à rendre louange à Dieu, nous invite nous aussi, les êtres humains, limités et pécheurs, à nous convertir pour former un "univers", une construction bien ordonnée, en étroite communion avec Jésus qui est le vrai Saint des Saints. Cela culmine dans la célébration eucharistique dans laquelle "l'ecclesia ", c'est-à-dire la communion des baptisés, se retrouve unie pour écouter la Parole de Dieu et pour se nourrir du corps et du sang du Christ. Autour de cette double table, l'Eglise de pierres vivantes s'édifie dans la vérité et dans la charité, et elle est façonnée intérieurement par l'Esprit Saint:  elle se transforme en ce qu'elle reçoit, et elle se conforme toujours davantage à son Seigneur Jésus Christ. Elle-même, si elle vit dans une unité sincère et fraternelle, devient ainsi un sacrifice spirituel agréable à Dieu.

Chers amis, la fête d'aujourd'hui célèbre un mystère toujours actuel:  Dieu veut édifier dans le monde un temple spirituel, une communauté qui l'adore en esprit et vérité (cf. Jn 4, 23-24). Mais cette fête nous rappelle aussi l'importance des édifices matériels, dans lesquels les communautés se rassemblent pour célébrer les louanges de Dieu. Chaque communauté a donc le devoir de garder avec soin ses édifices sacrés, qui constituent un précieux patrimoine religieux et historique. Invoquons pour cela l'intercession de la Très Sainte Vierge Marie, pour qu'elle nous aide à devenir, comme elle, la "maison de Dieu ", le temple vivant de son amour.



A l'issue de l'Angelus

Je vous accueille avec joie, chers pèlerins francophones. Aujourd'hui, nous célébrons la Dédicace de la Basilique du Latran, Mère et Tête de toutes les églises de Rome et du monde. Nous demandons au Seigneur par l'intercession de Notre-Dame de nous aider à aimer et servir l'Eglise. Prions aussi Dieu, en ces jours de commémoration du 90 anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale, pour la paix dans le monde et pour tous ceux qui œuvrent pour la justice et la fraternité entre les hommes. Avec ma Bénédiction apostolique.

C'est aujourd'hui le 70 anniversaire de ce triste événement qui a eu lieu dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938, lorsque s'est déchaînée en Allemagne la furie nazie contre les juifs. Les commerces, les bureaux, les habitations, et les synagogues furent attaqués et détruits, et de nombreuses personnes furent également tuées, ce qui fut le début de la persécution violente et systématique des juifs allemands qui déboucha sur la Shoah. Aujourd'hui encore, je ressens avec douleur ce qui est arrivé en cette tragique circonstance, dont le souvenir doit servir à faire en sorte que des horreurs semblables ne se répètent plus jamais et que l'on s'engage, à tous les niveaux, contre toute forme d'antisémitisme et de discrimination, en éduquant surtout les jeunes générations au respect et à l'accueil réciproques. J'invite en outre à prier pour les victimes d'alors et à vous unir à moi en manifestant une profonde solidarité avec le monde juif.

Des nouvelles inquiétantes continuent de nous parvenir de la région du Nord-Kivu, dans la République démocratique du Congo. Des affrontements armés sanglants et des atrocités systématiques ont fait et continuent de faire de nombreuses victimes parmi les civils innocents; destructions, saccages, violences de toutes sortes qui ont contraint d'autres dizaines de milliers de personnes à abandonner le peu qu'elles avaient pour survivre. On peut dire qu'actuellement le nombre des réfugiés s'élève à plus d'un million et demi. A tous et à chacun, je désire exprimer ma proximité particulière, et j'encourage et je bénis ceux qui agissent pour soulager leurs souffrances, en particulier les agents pastoraux de cette Eglise locale. Que mes condoléances et l'assurance de ma prière d'intention parviennent aux familles privées de ceux qui leurs sont chers. Je renouvelle enfin mon appel fervent pour que tous collaborent au retour à la paix sur cette terre martyrisée depuis trop longtemps, dans le respect du droit et surtout de la dignité de toute personne.

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LA DÉDICACE DE L'ÉGLISE

La dédicace de l’Église est célébrée comme les autres fêtes solennelles ; et parce qu'il y a deux sortes d'églises ou de temples, le matériel et le spirituel, c'est pour cela qu'il convient de dire ici un mot de la dédicace de ces deux temples. Par rapport à la dédicace du temple matériel, il y a trois considérations à établir: I° Pourquoi il est dédié ou consacré ; II° comment il est consacré; III° par qui il est profané. Et parce qu'il y a deux objets consacrés, savoir : l’autel et le temple lui-même ; il faut d'abord expliquer pourquoi on consacre l’autel et ensuite le temple. L'autel est consacré pour trois raisons : 1° pour offrir le sacrement du Seigneur. Il est dit dans la Genèse (c. VIII) : « Noë dressa un autel au Seigneur; et prenant de tous les animaux et de tous les oiseaux purs, il les offrit à Dieu sur cet autel. » Or, ce sacrement, c'est le corps et le sang de J.-C. que nous immolons en souvenir de la passion du Seigneur, d'après l’ordre qu'il nous en a donné, en disant: « Faites ceci en mémoire de moi. » Trois souvenirs nous rappellent la passion du Seigneur : 1° l’écriture, c'est-à-dire la passion de J.-C. représentée par des images; c'est pour les yeux. L'image du crucifix et les autres images placées dans l’église servent à réveiller le souvenir, la dévotion et l’instruction: ce sont, en quelque sorte, les livres des laïques ; 2° la parole; c'est-à-dire la passion de J.-C. qui est prêchée ; c'est pour les oreilles ; 3° le sacrement, c'est-à-dire la passion de J.-C. ; elle est reproduite d'une manière bien remarquable dans le sacrement, qui contient réellement et où l’on offre pour nous le corps et le sang de J.-C. ; et c'est pour le goût. Si donc notre amour est échauffé par la passion de J.-C. par les tableaux,'s'il est plus échauffé encore parla prédication, à combien plus forte raison doit-il être enflammé dans ce sacrement où elle est reproduite d'une manière si vive. 2° L'autel est consacré pour invoquer le nom du Seigneur. Il est écrit dans la Genèse (c. XII) : « Abraham dressa un autel à l’endroit où le Seigneur lui apparut, et il invoqua le nom du Seigneur: Or, cette invocation se fait, selon l’apôtre à (Timothée, I, 1I), ou parles supplications, qui s'opèrent par adjuration, pour écarter le mal, ou par les prières qui ont lien pour augmenter le bien, ou par les actions de grâces que l’on adresse pour conserver lesbien que l’on possède: Or, l’invocation qui se fait sur l’autel s'appelle, à proprement parler, messe, car le céleste messager. (missus), c'est-à-dire le Christ, est envoyé par le Père qui consacre l’hostie elle-même et il est envoyé par lui-même de nous au Père, afin qu'il intercède pour nous. Ce qui fait dire à Hugues : « La sainte hostie elle-même peut être appelée messe parce qu'elle est transmise : l° à nous par le Père dans l’incarnation ; 2° par nous au Père dans la passion. De même, dans le sacrement; elle est transmise : 1°. à nous par le Père pour notre sanctification, au moyen de laquelle il commence à résider avec nous ; 2° par nous au Père par l’oblation, au moyen de laquelle il intercède en notre faveur. » Remarquez encore que la messe se chante en trois langues: en grec, en hébreu et en latin, pour représenter le titre de l’inscription de la croix écrit en ces trois langues. On la chante encore en trois langues pour marquer que toute langue doit louer Dieu, puisque ces trois langues sont censées les renfermer toutes. On chante en latin les évangiles, les épîtres, les oraisons et les autres pièces de chant; en grec le Kyrie, eleison et le Christe eleison qu'on répète neuf fois, afin que nous parvenions à la société des neuf choeurs angéliques; et en hébreu l’alleluia, amen, sabaoth et hosanna. 3° L'autel est consacré pour chanter. Il est écrit dans l’Ecclesiastique (XLVII) : « Dieu rendit David fort contre ses ennemis; ce prince établit dès chantres pour rester devant l’autel ; et il a accompagné leurs chants de doux concerts d'instruments de musique. » Le mot concerts est au pluriel, car, d'après Hugues de Saint-Victor, il y a trois espèces de sons avec lesquels on fait des concerts. On obtient 1e son par le pincement, par le souffle et par le chant, A la harpe appartient le pincement, à l’orgue le souffle, à la voix le chant. Cette consonance des sons peut se rapporter à l’accord qui doit exister dans notre conduite; le travail des mains peut représenter le pincement de la harpe, la dévotion de l’esprit, le souffle de l’orgue, et les bonnes paroles, le chant de la voix. Hugues de Saint-Victor dit plus loin : « A quoi sert la douceur de la voix sans la douceur du coeur? Vous pliez votre voix, faites aussi plier votre volonté. Vous conservez l’accord dans les voix, conservez l’accord dans les moeurs, afin d'être en union avec le prochain par, l’exemple, avec le Seigneur, par la volonté, avec votre maître par l’obéissance. » Ces trois espèces de musique ont du rapport avec les trois parties principales qui composent, l’office de l’Eglise, comme il est dit dans le Mitrale (chapitre de l’office), savoir : les psaumes, le chant et les leçons. La première espèce de musique est celle qui s'obtient par le pincement des doigts, comme dans le psaltérion et autres instruments semblables; ce qui se rapporte à la psalmodie. « Louez le Seigneur avec le psaltérion et la harpe, dit le psaume CL. » La seconde est celle qui s'obtient parle chant avec la voix, et ceci se rapporte aux leçons : « Célébrez la gloire du Seigneur, dit David (Ps. XXXII), par un concert de voix. » La troisième s'obtient par le souffle, comme dans la trompette, ce qui se rapporte au chant : « Louez le Seigneur au son de la trompette » (Ps. CL).

Le temple ou église est consacré pour cinq raisons : I. Pour en expulser le diable et sa puissance. Saint Grégoire raconte, dans son Dialogue (Liv. III, c. XXX), qu'une église des Ariens rendue au fidèles ayant été consacrée, on y porta les reliques de saint Sébastien et de sainte Agathe; alors, le peuple rassemblé sentit tout à coup courir çà et là, entre les jambes, un porc qui s'enfuit par la porte et qu'on ne revit plus. Tout le monde en fut rempli d'admiration. Le Seigneur montra par là évidemment la sortie de l’esprit immonde qui habitait ce temple. Or, la nuit suivante, il se fit un grand vacarme sur les toits de la même église, comme si quelqu'un y courait de tous côtés. La secondé nuit, le bruit augmenta, et la troisième, le fracas fut si fort, qu'on crut l’église renversée de fond en comble. Mais aussitôt tout s'apaisa, et l’antique ennemi cessa ses désordres. Or, toute cette agitation prouva que le démon sortait forcément d'un lieu qu'il avait conservé longtemps en son pouvoir. (Saint Grégoire.) II. Il est consacré pour le salut de ceux auxquels il sert de refuge. De là, le privilège accordé par les princes à certaines églises; après leur consécration, de sauvegarder ceux qui s'y réfugient. De là encore, cette loi portée dans le droit canon : « L'Eglise protège ceux qui sont coupables d'avoir versé le sang, afin qu'ils ne perdent ni la vie, ni les membres. » Ce fut en vertu de ce privilège que Joas s'enfuit dans le tabernacle du Seigneur, et prit la corne de l’autel. (Rois, III, II.) III. Il est consacré, afin que nos prières y soient exaucées : ce qui est indiqué au IIIe Livre des Rois, c. VIII, quand Salomon dit, après la dédicace du temple : « Quiconque vous adressera des prières en ce lieu, exaucez-le du lieu de votre demeure dans 1e ciel, et l’ayant exaucé, faites-lui miséricorde. » Or, nous prions, dans les églises, la face tournée vers ('orient, ce qui s'observe pour trois raisons, d'après le Damascène, (l. IV, c. V) : 1° pour montrer que nous cherchons notre patrie ; 2° pour regarder du côté de Jésus-Christ crucifié ; 3° pour montrer que nous attendons la venue du Souverain Juge. Voici ses paroles : « Dieu plaça le paradis dans Eden, du côté de l’Orient, d’où il fit sortir l’homme pour l’en exiler, et il le fit habiter devant le paradis, du côté de l’Occident. Occupés à rechercher notre patrie et à regarder vers elle, nous adorons Dieu du côté de l’Orient. » Il y a plus : c'est que Notre-Seigneur, sur la croix, regardait l’Occident, et nous adorons en cette posture pour le regarder. Quand il monta au ciel, il fut emporté en l’air vers l’Orient ; les apôtres l’adorèrent, tournés aussi de ce côté, et il viendra de la même manière qu'ils l’ont vu allant au ciel. C'est donc pour montrer que nous l’attendons, si nous l’adorons tournés vers l’Orient. » (Saint Jean Damascène.) IV. Le temple est consacré pour y rendre à Dieu des actions de louange, ce qui se fait par les sept heures canoniales, qui sont: Matines, Prime, Tierce, Sexte, None, Vêpres et Complies. Or, bien que Dieu doive être loué à chaque heure du jour, cependant, comme notre infirmité ne nous le permet pas, il a été réglé que nous devions louer spécialement Dieu à ces heures, parce qu'elles sont privilégiées plutôt que les autres, et à plus d'un titre. Car, c'est à minuit, heure des matines, que J.-C. est né, fut pris et moqué par les juifs.

C'est encore à cette heure qu'il a dépouillé l’enfer. Le Mitrale dit (Liv. IV, c. I), dans un sens large, que ce fut à minuit qu'il a dépouillé l’enfer, car il est ressuscité le matin, avant le jour ; ce fut à cette première heure qu'il a fait son apparition. De là ces paroles, de saint Jérôme « Je pense que c'est une tradition des apôtres de ne pas laisser sortir, avant le milieu de la nuit, le peuple qui attend la venue de- J.-C. la veille de Pâques, et quand cette heure est arrivée, on peut en toute sécurité célébrer ce jour de fête. » Dans cette heure donc, nous chantons les louanges de Dieu, pour lui rendre grâce de sa naissance, de sa capturé et de la délivrance des patriarches, et pour attendre sa venue avec empressement. On ajoute les laudes aux matines, car ce fut le matin qu'il submergea les Egyptiens dans la mer, qu'il créa le monde et qu'il ressuscita. En cette heure donc, nous offrons des louanges à Dieu, afin de n'être point engloutis avec les Egyptiens dans la nier de ce monde, afin de le remercier de notre création et de sa résurrection. A l’heure de prime, principalement, J.-C. allait au temple, et le peuple l’y suivait de grand matin, comme il est dit dans saint Luc (XXI), il fut présenté à Pilate; à cette heure encore, il apparut ressuscité aux saintes femmes. C'est la première heure du jour. Si donc nous adressons des louanges à Dieu en cette heure, c'est pour imiter le Christ et pour le remercier de sa résurrection et de son apparition, puis pour offrir à Dieu, comme au principe de toutes choses, les prémices de la journée. A l’heure de tierce, J.-C. fut crucifié par les langues des juifs, flagellé à la colonne par les ordres de Pilate. Il est dit dans les histoires que cette colonne, à laquelle le Sauveur fut attaché, porte encore des restes de son sang; ce fut aussi à cette heure que l'Esprit-Saint fut envoyé. A sexte, il fut attaché à la croix avec des clous; les ténèbres se répandirent par toute la terre, afin que le soleil en deuil se couvrît de vêtements noirs à la mort de son maître, et afin qu'il ne fournît pas sa lumière à ceux qui avaient crucifié le Seigneur. A cette heure encore du jour de l’Ascension, il se mit à table avec ses disciples: A l’heure de none, J.-C. rendit l’esprit; un soldat ouvrit son côté; le collège des apôtres avait coutume de se réunir pour la prière, et J.-C. monta au ciel. C'est en raison de ces privilèges,'que nous louons Dieu à ces différentes heures. A vêpres, J.-C., dans la. Cène, institua le sacrement de son corps et de son sang ; il lava les pieds de ses disciples; il fut descendu de la croix et placé dans le sépulcre ; il se manifesta à ses disciples sous l’habit d'un pèlerin, et c'est pour tous ces mystères que, dans cette heure, l’Eglise rend des actions de grâce à J.-C. A complies, Notre-Seigneur sua des gouttes de sang, une garde, fut, placée à son tombeau et il y reposa ; en ressuscitant, il annonça la paix aux disciples, et pour cela, nous rendons grâces à Dieu: Saint Bernard nous dit de quelle manière nous devons nous acquitter de ces louanges : « Mes frères, en immolant l’hostie de louange, joignons le sens aux paroles, l’affection aux sens, la joie à l’affection, la gravité à la joie ; à la gravité, l’humilité ; à l’humilité, la liberté. » V. Le temple est consacré, afin qu'on y administre les sacrements de l’Eglise. Alors il devient comme la maison de Dieu; où sont conservés et administrés les sacrements. On les donne et on les administre à ceux qui entrent; comme le Baptême ; à ceux qui sortent, comme l’Extrême-Onction ; à ceux qui demeurent : parmi ces derniers, les uns les administrent, et on leur confère l’Ordre ; les autres combattent et, s'ils succombent, on leur accorde la Pénitence; s'ils se soutiennent, on ajoute l’audace de l’âme à leur force, dans la Confirmation ; avec l’Eucharistie, ou leur donne la nourriture qui les soutiendra ; enfin, on les préserve des obstacles contre lesquels ils pourraient se briser, en les unissant par le Mariage. — II. Il reste à voir la forme de la consécration : 1° par rapport à l’autel, 2° par rapport à l’Eglise.

Plusieurs choses tendent au même but dans la consécration de l’autel. 1° D'abord on fait quatre croix avec de l’eau bénite aux quatre coins de l’autel ; 2° on en fait sept fois le tour; 3° on l’asperge sept fois d'eau bénite avec de l’hysope; 4° on brûle, dessus de l’encens; 5° on, l’oint avec le saint Chrême; 6° on le couvre avec des nappes propres. Tout ceci représente les vertus que doivent posséder ceux qui approchent de l’autel : 1° car ils doivent avoir les quatre sortes de charité. qui ont été acquises par la croix, savoir : l’amour de Dieu, de soi-même, des amis et des ennemis. Cela est signifié par les quatre croix faites aux quatre coins de l’autel. C'est à ce propos qu'il est dit dans la Genèse (XXIII) : « Vous vous étendrez à l’orient et à l’occident, au septentrion et au midi. » Ces quatre croix peuvent encore signifier le salut des quatre parties du monde opéré par J.-C., elles montrent encore que nous devons porter la croix du Seigneur de quatre manières, savoir: dans le coeur par la méditation, dans la bouche par la confession, dans le corps par la mortification, et sur la figure .en y imprimant souvent ce signe. 2° Ils doivent avoir le soin et la vigilance; ce qui est signifié par les sept circuits. Aussi chante-t-on alors : Invenerunt me vigiles, etc. ; car ils doivent veiller avec sain' sur leur troupeau. C'est ce qui fait mettre par Gilbert -au rang des choses ridicules, la- négligence du prélat, quand il dit : « Quel est le plus ridicule ou le plus dangereux, d'une sentinelle aveugle, d'un courrier boiteux, d'un prélat négligent, d'un docteur ignare, ou d'un héraut muet? » Les sept circuits autour de l’autel peuvent encore signifier les sept méditations et considérations sur les sept degrés d'humilité en. J.-C., sur lesquels nous devons faire souvent rouler nos entretiens. Le 1er c'est qu'étant riche, il s'est fait pauvre; le 2° qu'il fut mis dans une, crèche; le 3e qu'il fut soumis à ses parents; le 4e qu'il courba la tête sous la main d'un esclave; le 5e qu'il supporta un disciple voleur et traître; le 6e qu'il fut doux jusqu'à se taire devant un juge inique; le 7e qu'il daigna prier pour ceux qui le crucifiaient. Ou bien encore ces sept tours rappellent les sept chemins de J.-C. Le premier du ciel dans le sein de sa mère, le second de ce sein à la crèche, le troisième de la crèche dans le monde, le quatrième du monde au gibet, le cinquième du gibet au tombeau,. le sixième du tombeau aux limbes, le septième des' limbes en remontant dans le ciel. 3° Ils doivent avoir souvenance de la passion du Seigneur; ce qui est signifié par l’aspersion de l’eau. Les sept fois qu'on asperge avec l’eau, sont les sept fois que J.-C. — versa son, sang : 1° à la circoncision, 2°, dans l’oraison au jardin, 3° dans la flagellation,: 4° dans le couronnement d'épines; 5° par ses mains percées, 6° par ses pieds attachés, 7° par, son côté ouvert. Or, ce sang fut versé avec l’hysope de l’humilité et de l’inestimable charité : car l’hysope est une plante humble et chaude. On peut encore dire de ces sept aspersions qu'elles signifient les sept dons du Saint-Esprit dans le baptême. 4° Ils doivent faire leurs prières avec ferveur et dévotion, ce qui est indiqué par l’encens qu'on brûle. L'encens en effet a la propriété de s'élever en une fumée légère; de consolider par sa nature, de resserrer par sa viscosité, de fortifier par son arôme. De même l’oraison monte au souvenir de Dieu; consolide l’âme quant à la faute passée en demandant le pardon; resserre quant à la faute à venir en sollicitant la précaution, elle fortifie quant à la faute actuelle en demandant un appui. On peut encore dire qu'une dévote oraison est représentée par l’encens. Elle monte vers Dieu : «L'oraison de celui qui s'humilie (ce sont les paroles de l’Ecclésiastique, XXXV): pénètre les nuages. » Elle est d'une bonne odeur à Dieu : « Les vieillards (de l’Apocalypse V) avaient chacun des harpes et des coupes d'or pleines de parfums, qui sont les prières des Saints. » Elle doit partir d'un coeur enflammé. On donna à l’ange de l’Apocalypse (VIII) une quantité de parfums, afin qu'il offrit les prières de tous les saints. Il prit ensuite l’encensoir et l’ayant rempli du feu de l’autel, il le jeta sur la terre. 5° Ils doivent posséder la pureté de la conscience et le parfum de la bonne réputation; ce qui est signifié parle saint Chrême composé d'huile et de baume. Ils doivent avoir, une- conscience pure, afin de pouvoir dire avec l’apôtre (II Corinth., I) : « Nous avons cette gloire que notre conscience nous rend témoignage une bonne réputation : « Il faut, dit saint Paul (I, Timoth., III), qu'il ait bon témoignage de ceux qui sont hors de l’Eglise.» « Les clercs, ajoute saint Chrysostome, ne doivent avoir aucune tache, ni dans leur parole, ni dans leur pensée, ni dans leurs actions, ni dans l’opinion, parce qu'ils sont la beauté et la force de l’Eglise : et s'ils étaient mauvais, ils la souilleraient tout entière. » 6° Ils doivent avoir la pureté des bonnes oeuvres; ce qu'indiquent les parures blanches et nettes dont on couvre l’autel. On fait usage des vêtements pour se couvrir, pour se tenir chaudement et, pour s'orner. De même les bonnes oeuvres cachent la nudité de l’âme. « Je vous conseille, est-il dit dans l’Apocalypse (III), à l’ange de Laodicée, d'acheter des vêtements blancs pour vous habiller et pour cacher votre nudité honteuse. » Ils ornent l’âme d'honnêteté (Rom., XIII). « Revêtons-nous des armes de la lumière. » Ils tiennent chauds et enflamment de charité (Job, XXXVII). « Est-ce que vos vêtements ne sont pas chauds? etc. » Ce serait peu pour celui qui monte à--t'autel d'avoir' une haute dignité et une vie infinie. C'est chose monstrueuse, dit saint Bernard, qu'une place élevée. et une vie basse; un grade supérieur et une position infime, un visage grave et des actions légères, une éloquence abondante, et des fruits nuls, une grande autorité, et un esprit volage.

II. Il faut voir maintenant de quelle manière l’église est consacrée : or, plusieurs choses tendent à ce but: En effet l’évêque fait trois fois le tour de l’église, et à chaque fois. qu'il passe devant la porte, il la frappe de son bâton pastoral en disant : « Levez vos portes, ô princes (Ps. XXIII) ». A l’intérieur et à l’extérieur, l’église est arrosée d'eau bénite. Sur le pavé on fait une croix avec de la cendre et du sable; on y écrit l’alphabet grec et le latin en travers, depuis l’angle du côté de l’orient jusqu'à l’angle du côté de l’occident. Sur les murailles on peint des croix au-devant desquelles on place des flambeaux et on les oint de saint Chrême. I. Ce triple tour représente le triple circuit qu'a fait le Christ pour la sanctification de cette église. Le premier, ce fut quand il vint du ciel dans le monde ; le second, quand du monde il descendit aux limbes; le troisième quand revenant des limbes et ressuscitant; il monta au ciel. Ces trois tours peuvent encore montrer que cette église est consacrée en l’honneur de la, Trinité : ou bien aussi ces trois états différents des membres de l’Église qui doivent être sauvés; savoir les vierges, les continents et les personnes mariées. Ce qui est désigné par la disposition de l’église matérielle, ainsi que le montre Richard de Saint-Victor. «Le sanctuaire, c'est le choeur des vierges; le choeur, l’ordre des continents; et la nef, les mariés. Le sanctuaire est plus étroit que le chœur, et le choeur que la nef, parce qu'il y a moins de vierges que de continents, et moins de continents que de mariés. Le sanctuaire est plus saint que le choeur, et le choeur que la nef, parce que l’ordre des vierges est plus digne que celui des continents, et celui des continents plus que celui des maries (Richard). » II. Les trois coups frappés à la porte signifient le triple droit que possède J.-C. sur l’église pour qu'on la lui ouvre. Elle lui appartient par création, par rédemption et par promesse de glorification: Saint Anselme s'exprime ainsi au sujet de ce triple droit : « Certainement, Seigneur; puisque vous m’avez créé , je me dois tout entier à votre amour; puisque vous m’avez racheté, je me dois tout entier à votre amour; puisque vous m’avez tant promis, je me dois tout entier; il y a plus, c'est que je dois à votre amour plus que moi-même, d'autant que vous êtes plus grand que moi pour qui vous vous êtes donné vous-même et à qui vous avez promis de vous donner vous-même. ». Cette triple proclamation : « Ouvrez vos portes, ô princes », signifie sa triple puissance, dans le ciel, dans le monde et dans l’enfer. Trois fois à l’intérieur et à l’extérieur, elle est aspergée d'eau bénite pour trois motifs. 1° Pour chasser les démons; c'est la propriété particulière de l’eau bénite, et dans l'exorcisme de cet élément, il est dit : « Afin que, par cet exorcisme, tu puisses servir à chasser et à dissiper toutes les forces de l’ennemi, et à l’exterminer lui-même avec ses anges apostats: » Or, cette eau bénite se compose de quatre substances : d'eau, de vin; de sel et de cendre, parce qu'il y a principalement quatre choses qui chassent l’ennemi, savoir : les larmes représentées par l’eau, la joie spirituelle par le vin, la discrétion par le sel, et l’humiliation profonde par la cendre. 2° Pour l’expiation de l’église elle-même. Toutes ces substances terrestres ont été corrompues et viciées à cause du péché, c'est pour cela que ce liée est aspergé d'eau bénite; pour qu'il soit délivré, purgé et expié de toute saleté et impureté. De la vient encore que dans l’ancienne loi, presque tout était purifié par le moyen de l’eau. 3° Pour écarter toutes les malédictions. La terre avec ses fruits a reçu la malédiction dès le principe, parce que la déception arriva par son fruit; mais l’eau ne fut sujette à aucune malédiction. Aussi voit-on que N.-S. a mangé du poisson, mais on ne dit nulle part expressément qu'il ait mangé de la viande, si ce n'est peut-être de l’agneau pascal pour obéir à la loi; afin de donner l’exemple de s'abstenir quelquefois des choses licites et d'en user en d'autres fois. Donc pour écarter toute malédiction et pour appeler toute sorte de bénédiction, l’église est aspergée d'eau bénite. IV. On écrit sur le pavé l’alphabet, qui représente l’union des deux peuples, du juif et du gentil, ou bien le texte des deux Testaments, ou bien les articles de notre foi. Cet alphabet composé des lettres latines et des grecques formées sur la croix représente 1° l’union dans la foi du gentil et du juif, opérée par la croix de J.-C: Cette croix est faite en travers de l’angle oriental jusqu'à l’occidental; pour signifier que celui qui d'abord était à droite a passé à gauche, et que celui qui était à la tête est venu à la queue et réciproquement. 2° Il représente le texte des deux Testaments qui reçurent leur accomplissement par la croix de J.-C. Ainsi il a dit en mourant : « Tout est consommé. » Ensuite la croix est faite en travers, parce qu'un Testament est contenu dans l’autre, parce qu'une roue était dans une roue: 3° Il représente les articles de notre foi, parce que le pavé de l’église st le fondement de notre foi, et que les caractères qui y sont tracés sont les articles de foi enseignés dans l’église aux, gens grossiers. et aux néophytes de l’un et de l’autre peuple, qui doivent se regarder comme cendre et poussière, selon cette parole d'Abraham dans la Genèse (XVIII) : « Je parlerai à mon Seigneur, quand je ne suis que cendré et poussière » V. On peint des croix dans l’église, pour trois raisons : 1° Pour la terreur des démons, mous, c'est-à-dire afin que les démons qui en ont été expulsés, soient effrayés à la vue du signe de la croix et n'aient plus la présomption d'y rentrer. Les diables: en effet craignent beaucoup le signe de la croix. Ce qui fait dire à saint Chrysostome : «Partout où les démons voient le signe du Seigneur, ils fuient et redoutent ce bâton dent les coups leur ont fait tant de plaies. » 2° Comme marque de triomphe; car les croix sont les étendards de J.-C. et les insignes de son triomphe. Donc c'est pour montrer que ce lieu est sous la domination du Seigneur qu'on y peint des croix. En effet un usage observé par la majesté impériale quand une cité lui est livrée, c'est qu'on y arbore le drapeau impérial. C'est une figure de ce passage de la Genèse (XXVIII) que Jacob érigea la pierre, qu'il avait mise sous sa tête, comme un monument, c'est-à-dire, comme un monument public, digne de mémoire, et triomphal. 3° Pour représenter les apôtres. Car ces douze lumières placées devant les croix signifient les douze apôtres qui, par la foi du crucifié, ont éclairé l’univers. Ces croix sont illuminées et ointes du saint Chrême, parce que les apôtres aussi, par la foi de la passion de J. C., ont illuminé l’univers en l’instruisant, ils l’ont enflammé d'amour; et ils l’ont oint pour purifier sa conscience, ce qui est indiqué par l’huile, et pour lui donner l’odeur d'une bonne vie, ce qui est indiqué par le baume.

III. Par qui le temple est-il profané ? Nous lisons que la maison de Dieu fut profanée par trois personnes, par Jéroboam, par Nabuzardam et par Antiochus. On lit en effet, au IIIe livre des Rois (XII), que Jéroboam fit deux veaux qu'il plaça l’un à Dan, et l’autre à Béthel qui veut dire, maison: de Dieu. Or, il le fit par avarice, afin que le royaume ne revînt pas à Roboam. On veut dire par là que l’avarice des clercs souille singulièrement l’Eglise de Dieu ; car elle règne trop chez eux. Jérémie a dit (IV) : « Du plus petit au plus grand, tous suivent l’avarice. » Saint Bernard dit aussi : « Montrez-moi un prélat qui ne soit pas plutôt occupé à vider la bourse de ses sujets, qu'à extirper les vices ? » Les petits veaux, ce sont les tout petits neveux qu'ils mettent dans Béthel, c'est-à-dire dans la maison de Dieu. L'Eglise est aussi profanée par Jéroboam, quand elle est bâtie par l’avarice des usuriers et des ravisseurs. On lit, à ce propos, qu'on usurier ayant fait construire une église du fruit de ses rapines et de ses usures, invita l’évêque avec beaucoup d'instances à la dédier. Celui-ci faisait l’office de la consécration avec son clergé, quand il vit, derrière l’autel, le diable assis sur le trône en habit épiscopal: « Pourquoi, dit-il au prélat, consacres-tu mon église ? Cesse au plus vite, car la juridiction m’appartient ici, puisqu'elle a été bâtie avec des usures et des rapines.» Alors l’évêque effrayé s'enfuit dehors avec les clercs, et aussitôt le diable fit crouler cette église avec un grand fracas. Au IVe livre, des Rois (XXV), on lit que Nabuzardam brûla la maison de Dieu. Nabuzardam, qui était le premier des cuisiniers de Nabuchodonosor, représente ceux qui sont adonnés à la gourmandise et à la luxure et ont fait un dieu de leur ventre, selon l’apôtre. Hugues de Saint-Victor montré dans son Claustral comment le ventre est appelé dieu, quand il dit : « On a coutume de construire des temples aux dieux, de leur ériger des autels, d'ordonner des ministres pour les desservir, de leur immoler des animaux, et de brûler de l’encens en leur honneur: Le temple du dieu ventre, c'est la cuisine, l’autel, c'est l’a table, les ministres sont les cuisiniers, les animaux qu'on immole, les viandes cuites, la fumée de l’encens, c'est l’odeur des sauces. » Le roi Antiochus, qui fut le plus orgueilleux et le plus ambitieux des hommes, pollua et profana la maison de Dieu, comme on le voit au l- livre des Macchabées, I. Il est la figure de l’orgueil et de l’ambition qui règne dans le clergé; plus désireux de commander que d'être utile, et qui souille singulièrement l’Eglise de Dieu. Saint Bernard, en parlant de cet orgueil et de cette ambition, s'exprime; ainsi: « Ils s'avancent chargés d'honneurs avec les biens de Dieu; sans pourtant porter honneur: au Seigneur. Aussi leur voyez-vous l’éclat des femmes perdues, des habits d'histrions et un appareil de roi ; de là l’or sur les freins, les selles de leurs chevaux, sur leurs éperons, et ces éperons sont plus brillants que les autels. » Le temple fut profané par trois personnes, comme il fut dédié et consacré par tris personnes. Moïse fut le premier qui fit une dédicace; Salomon le second et Judas Machabée le troisième. Ce qui, semble nous indiquer que dans la dédicace de l’église, nous devons. avoir l’humilité de Moïse, la sagesse et le discernement de Salomon, et le soin de la défense de la vraie foi de Judas.

II. Il reste à considérer la consécration ou la dédicace du temple spirituel. Ce temple, c'est nous, c'est-à-dire l’assemblée de tous les fidèles qui est construite : 1° de pierres vivantes. Saint Pierre dit dans sa Ire épître (II) : «Nous sommes des pierres vivantes qui composent une maison spirituelle » ; 2° de pierres polies ; de là ces paroles de l’hymne de la Dédicace : « Les coups de marteaux ont poli ces pierres »; 3° de pierres carrées. Les quatre côtés de la pierre spirituelle sont la foi, l’espérance, la charité et les bonnes oeuvres, toutes quatre: égales entre elles : car, comme le dit saint Grégoire, autant vous croyez, autant vous espérez; autant vous croyez et espérez, autant vous aimez; autant vous croyez, espérez et aimez, autant vous opérez. » Dans ce temple, le cœur est l’autel sur lequel nous devons présenter trois offrandes. 1° le feu d'un amour sans fin; tel qu'il est dit au Lévitique (VI) « Le feu de l’amour sera perpétuel, et il n'aura jamais de fin sur l’autel », c'est-à-dire l’autel du coeur. 2° L'encens d'une oraison odoriférante : comme au Ier livre des Paralipomènes (VI) : « Aaron et ses fils offraient tout ce qui se brûlait sur l’autel des holocaustes et sur l’autel des parfums. » 3° Le sacrifice de la justice qui consiste dans l’offrande de la pénitence, dans l’holocauste d'un amour parfait et dans le veau d'une chair mortifiée. C'est le sens des paroles du psaume L : « Alors vous recevrez les sacrifices de justice, les offrandes et les holocaustes; alors on chargera vos autels de petits veaux.» Le temple spirituel, qui est nous-mêmes; est consacré comme le temple matériel. 1° Le pontife souverain, J-C., trouvant fermée là porte de notre coeur, en fait trois fois le tour, en rappelant à son souvenir les péchés de la bouche, dit cour et des oeuvres. Isaïe indique ces trois tours quand il dit (XXIII) en parlant à la ville de Tyr : «Prenez le luth », c'est le premier tour : « tournez autour de la ville », c'est-à-dire du coeur, c'est le second : « courtisane mise en oubli depuis longtemps », c'est le troisième. 2° Il frappe trois fois à la porte fermée de ce cour, afin qu'on lui ouvre : ces, trois coups sont les bienfaits, les conseils, les fléaux et ils sont signalés dans le livre des Proverbes (I). Quand la Sagesse dit en parlant des méchants: « J'ai étendu ma main, et il ne s'est trouvé personne qui m’ait regardée. » Voici les bienfaits accordés: « Vous avez méprisé tous mes conseils » ; voici les conseils suggérés: « Vous avez négligé mes réprimandes » ; voici les fléaux infligés. Ou bien il frappe trois fois, lorsqu'il excite l’intelligence à connaître le péché; l’affection à en concevoir de la douleur, et la volonté à le détester et à le punir. 3° Ce temple spirituel doit être arrosé trois fois d'eau à l’intérieur et à l’extérieur. Ce sont les larmes intérieures et les extérieures. « L'esprit d'un homme saint, dit saint Grégoire, est accablé de douleur, quand il considère où il fut, où il sera, où il est et où il n’est pas. Où il fut, dans le péché; où il sera, au jugement; où il est, dans la misère; où il n'est pas, dans la gloire. » Quand donc il répand des larmes intérieures ou extérieures en considérant qu'il a vécu dans le péché et qu'il en rendra compte au jugement, ce temple est alors arrosé d'eau une première fois. Quand il est ému jusqu'aux larmes en raison de la misère dans laquelle il se trouve, il est arrosé une seconde fois. Quand il verse des larmes par apport à la, gloire dont il est privé, alors il répand la troisième eau. A cette eau on mêle le vin, le sel et les cendres, parce qu'avec ces larmes nous devons avoir le vin de la joie spirituelle, le sel d'un mûr discernement et les cendres d'une profonde humiliation. Ou bien par ce vin tempéré d'eau,, on entend l’humilité de J.-C., quand il a pris une chair, car le vin mêlé d'eau c'est le Verbe fait homme. Par le sel, on entend la sainteté de sa vie qui est, pour tous l’assaisonnement de la religion: Par la cendre; on entend sa passion. Or, nous devons par ces trois qualités laver notre coeur : 1° par le bienfait de l’incarnation qui nous invite à l’humilité; 2° par l’exemple de sa vie qui nous enseigne la sainteté et 3° parle souvenir de la passion qui nous pousse à l’amour. 4° Dans ce temple du coeur est écrit un alphabet spirituel, c'est-à-dire une écriture spirituelle, qui contient trois parties: la règle de nos actions, les témoignages des bienfaits de Dieu et l’accusation de nos propres péchés. Ces trois parties sont énumérées par saint Paul aux Romains (II) : « Quand les gentils qui n'ont pas la loi font naturellement les choses que la loi commande, on peut dire alors que n'ayant point de loi extérieure, ils se tiennent à eux-mêmes lieu de loi: et ils font voir que ce qui est prescrit par la loi; est écrit dans leur coeur. » Voici le premier témoignage que leur rend leur conscience. Voici le second : « et par la diversité des réflexions et des pensées qui les accusent. » Et voici le troisième : « ou qui les défendent. » 5° On doit y peindre des croix, c'est-à-dire adopter les austérités de la pénitence, lesquelles doivent être ointes et éclairées par le feu, parce que non seulement elles doivent être supportées avec patience, mais encore de bon coeur; ce qui est marqué par l’onction, et avec ardeur, ce qui est marqué par le feu. Saint- Bernard s'exprime ainsi à ce propos : « Celui qui vit dans là crainte porte la croix de J.-C. en patience ; celui qui s'avance dans l’espérance, la porte de bon coeur, mais celui qui est parfait dans la charité, l’embrasse déjà avec ardeur. Il y en a beaucoup qui voient nos croix, sans voir l’onction qui les rend moins pesantes. » Celui qui possédera ces qualités en soi-même sera véritablement, un temple dédié en l’honneur de Dieu. Il est tout à fait digne que J.-C. habite en lui par sa grâce; jusqu'à ce qu'enfin il mérite d'habiter en lui par la gloire. Qu'il daigne nous l’accorder celui qui, étant Dieu, vit et règne dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

ICI FINIT LA LÉGENDE DORÉE OU HISTOIRE LOMBARDIQUE DE JACQUES DE VORAGINE
De l’ordre des frères Prêcheurs, évêque de Gênes.

La Légende dorée de Jacques de Voragine nouvellement traduite en français avec introduction, notices, notes et recherches sur les sources par l'abbé J.-B. M. Roze, chanoine honoraire de la Cathédrale d'Amiens, Édouard Rouveyre, éditeur, 76, rue de Seine, 76, Paris mdccccii

SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome03/183.htm


Feast of the Dedication of the Lateran Basilica

Most Catholics think of St. Peter’s as the pope’s main church, but they are not quite right. St. John Lateran is the pope’s church, the cathedral of the Diocese of Rome where the Bishop of Rome presides.

The first basilica on the site was built in the fourth century when the Roman Emperor Constantine donated land he had received from the wealthy Lateran family. That structure and its successors suffered fire, earthquake and the ravages of war, but the Lateran remained the church where popes were consecrated until the popes returned from Avignon in the 14th century to find the church and the adjoining palace in ruins.

Pope Innocent X commissioned the present structure in 1646. One of Rome’s most imposing churches, the Lateran’s towering facade is crowned with 15 colossal statues of Christ, John the Baptist, John the Evangelist and 12 doctors of the Church. Beneath its high altar rest the remains of the small wooden table on which tradition holds St. Peter himself celebrated Mass.



Saint John Lateran

The basilica

This is the oldest, and ranks first among the four great "patriarchal" basilicas of Rome. The site was, in ancient times, occupied by the palace of the family of the Laterani. A member of this family, P. Sextius Lateranus, was the first plebian to attain the rank of consul. In the time of Nero, another member of the family, Plautius Lateranus, at the time consul designatus was accused of conspiracy against the emperor, and his goods were confiscated. Juvenal mentions the palace, and speaks of it as being of some magnificence, "regiæ ædes Lateranorum". Some few remains of the original buildings may still be traced in the city walls outside the Gate of St. John, and a large hall decorated with paintings was uncovered in the eighteenth century within the basilica itself, behind the Lancellotti Chapel. A few traces of older buildings also came to light during the excavations made in 1880, when the work of extending the apse was in progress, but nothing was then discovered of real value or importance. The palace came eventually into the hands of Constantine, the first Christian emperor, through his wife Fausta, and it is from her that it derived the name by which it was then sometimes called, "Domus Faustæ". Constantine must have given it to the Church in the time of Miltiades, not later than about 311, for we find a council against the Donatists meeting within its walls as early as 313. From that time onwards it was always the centre of Christian life within the city; the residence of the popes and the cathedral of Rome. The latter distinction it still holds, though it has long lost the former. Hence the proud title which may be read upon its walls, that it is "Omnium urbis et orbis ecclesiarum mater, et caput".

It seems probable, in spite of the tradition that Constantine helped in the work of building with his own hands, that there was not a new basilica erected at the Lateran, but that the work carried out at this period was limited to the adaptation, which perhaps involved the enlargement, of the already existing basilica or great hall of the palace. The words of St. Jerome "basilica quondam Laterani" (Ep. lxxiii, P.L., XXII, col. 692) seem to point in this direction, and it is also probable on other grounds. This original church was probably not of very large dimensions, but we have no reliable information on the subject. It was dedicated to the Saviour, "Basilica Salvatoris", the dedication to St. John being of later date, and due to a Benedictine monastery of St. John the Baptist and St. John the Evangelist which adjoined the basilica and where members were charged at one period with the duty of maintaining the services in the church. This later dedication to St. John has now in popular usage altogether superseded the original one. A great many donations from the popes and other benefactors to the basilica are recorded in the "Liber Pontificalis", and its splendour at an early period was such that it became known as the "Basilica Aurea", or Golden Church. This splendour drew upon it the attack of the Vandals, who stripped it of all its treasures. St. Leo the Great restored it about 460, and it was again restored by Hadrian I, but in 896 it was almost totally destroyed by an earthquake ("ab altari usque ad portas cecidit"). The damage was so extensive that it was difficult to trace in every case the lines of the old building, but these were in the main respected and the new building was of the same dimensions as the old. This second church lasted for four hundred years and was then burnt down. It was rebuilt by Clement V and John XXII, only to be burnt down once more in 1360, but again rebuilt by Urban V.

Through these various vicissitudes the basilica retained its ancient form, being divided by rows of columns into aisles, and having in front an atrium surrounded by colonnades with a fountain in the middle. The façade had three windows, and was embellished with a mosaic representing Christ as the Saviour of the world. The porticoes of the atrium were decorated with frescoes, probably not dating further back than the twelfth century, which commemorated the Roman fleet under Vespasian, the taking of Jerusalem, the Baptism of the Emperor Constantine and his "Donation" to the Church. Inside the basilica the columns no doubt ran, as in all other basilicas of the same date, the whole length of the church from east to west, but at one of the rebuildings, probably that which was carried out by Clement V, the feature of a transverse nave was introduced, imitated no doubt from the one which had been, long before this, added at S. Paolo fuori le Mura. It was probably at this time also that the church was enlarged. When the popes returned to Rome from their long absence at Avignon they found the city deserted and the churches almost in ruins. Great works were begun at the Lateran by Martin V and his successors. The palace, however, was never again used by them as a residence, the Vatican, which stands in a much drier and healthier position, being chosen in its place. It was not until the latter part of the seventeenth century that the church took its present appearance, in the tasteless restoration carried out by Innocent X, with Borromini for his architect. The ancient columns were now enclosed in huge pilasters, with gigantic statues in front. In consequence of this the church has entirely lost the appearance of an ancient basilica, and is completely altered in character.

Some portions of the older buildings still survive. Among these we may notice the pavement of medieval Cosmatesque work, and the statues of St. Peter and St. Paul, now in the cloisters. The graceful baldacchino over the high altar, which looks so utterly out of place in its present surroundings, dates from 1369. The stercoraria, or throne of red marble on which the popes sat, is now in the Vatican Museum. It owes its unsavoury name to the anthem sung at the ceremony of the papal enthronization, "De stercore erigeus pauperem". From the fifth century there were seven oratories surrounding the basilica. These before long were thrown into the actual church. The devotion of visiting these oratories, which held its ground all through the medieval period, gave rise to the similar devotion of the seven altars, still common in many churches of Rome and elsewhere. Between the basilica and the city wall there was in former times the great monastery, in which dwelt the community of monks whose duty it was to provide the services in the basilica. The only part of it which still survives is the cloister, surrounded by graceful columns of inlaid marble. They are of a style intermediate between the Romanesque proper and the Gothic, and are the work of Vassellectus and the Cosmati. The date of these beautiful cloisters is the early part of the thirteenth century.

The ancient apse, with mosaics of the fourth century, survived all the many changes and dangers of the Middle Ages, and was still to be seen very much in its original condition as late as 1878, when it was destroyed in order to provide a larger space for the ordinations and other pontifical functions which take place in this cathedral church of Rome. The original mosaics were, however, preserved with the greatest possible care and very great success, and were re-erected at the end of the new and deeper apse which had been provided. In these mosaics, as they now appear, the centre of the upper portion is occupied by the figure of Christ surrounded by nine angels. This figure is extremely ancient, and dates from the fifth, or it may be even the fourth century. It is possible even that it is the identical one which, as is told in ancient tradition, was manifested to the eyes of the worshippers on the occasion of the dedication of the church: "Imago Salvatoris infixa parietibus primum visibilis omni populo Romano apparuit" (Joan. Diac., "Lib. de Ecclesia Lat.", P.L. CXCIV, 1543-1560). If it is so, however, it has certainly been retouched. Below is seen the crux gammata, surmounted by a dove which symbolizes the Holy Spirit, and standing on a hill whence flow the four rivers of the Gospels, from whose waters stags and sheep come to drink. On either side are saints, looking towards the Cross. These last are thought to belong originally to the sixth century, though they were repaired and altered in the thirteenth by Nicholas IV, whose effigy may be seen prostrate at the feet of the Blessed Virgin. The river which runs below is more ancient still, and may be regarded as going back to Constantine and the first days of the basilica. The remaining mosaics of the apse are of the thirteenth century, and the signatures of the artists, Torriti and Camerino, may still be read upon them. Camerino was a Franciscan friar; perhaps Torriti was one also.

The pavement of the basilica dates from Martin V and the return of the popes to Rome from Avignon. Martin V was of the Colonna family, and the columns are their badge. The high altar, which formerly occupied the position customary in all ancient basilicas, in the centre of the chord of the apse, has now beyond it, owing to the successive enlargements of the church, the whole of the transverse nave and of the new choir. It has no saint buried beneath it, since it was not, as were almost all the other great churches of Rome, erected over the tomb of a martyr. It stands alone among all the altars of the Catholic world in being of wood and not of stone, and enclosing no relics of any kind. The reason for this peculiarity is that it is itself a relic of a most interesting kind, being the actual wooden altar upon which St. Peter is believed to have celebrated Mass during his residence in Rome. It was carefully preserved through all the years of persecution, and was brought by Constantine and Sylvester from St. Pudentiana's, where it had been kept till then, to become the principal altar of the cathedral church of Rome. It is now, of course, enclosed in a larger altar of stone and cased with marble, but the original wood can still be seen. A small portion was left at St. Pudentiana's in memory of its long connection with that church, and is still preserved there. Above the High Altar is the canopy or baldacchino already mentioned, a Gothic structure resting on four marble columns, and decorated with paintings by Barna of Siena. In the upper part of the baldacchino are preserved the heads of the Apostles Peter and Paul, the great treasure of the basilica, which until this shrine was prepared to receive them had always been kept in the "Sancta Sanctorum", the private chapel of the Lateran Palace adjoining. Behind the apse there formerly extended the "Leonine" portico; it is not known which pontiff gave it this name. At the entrance there was an inscription commemorating the dream of Innocent III, when he saw the church of the Lateran upheld by St. Francis of Assisi. On the opposite wall was hung the tabula magna, or catalogue of all the relics of the basilica, and also of the different chapels and the indulgences attached to them respectively. It is now in the archives of the basilica.


The baptistery

The baptistery of the church, following the invariable rule of the first centuries of Christianity, was not an integral part of the church itself, but a separate and detached building, joined to the church by a colonnade, or at any rate in close proximity to it. The right to baptize was the peculiar privilege of the cathedral church, and here, as elsewhere, all were brought from all parts of the city to receive the sacrament. There is no reason to doubt the tradition which makes the existing baptistery, which altogether conforms to these conditions, the original baptistery of the church, and ascribes its foundation to Constantine. The whole style and appearance of the edifice bear out the claim made on its behalf. There is, however, much less ground for saying that it was here that the emperor was baptized by St. Sylvester. The building was originally entered from the opposite side from the present doorway, through the portico of St. Venantius. This is a vestibule or atrium, in which two large porphyry columns are still standing and was formerly approached by a colonnade of smaller porphyry columns leading from the church. The baptistery itself is an octagonal edifice with eight immense porphyry columns supporting an architrave on which are eight smaller columns, likewise of porphyry, which in their turn support the octagonal drums of the lantern. In the main the building has preserved its ancient form and characteristics, though it has been added to and adorned by many popes. Sixtus III carried out the first of these restorations and adornments, and his inscription recording the fact may still be seen on the architrave. Pope St. Hilary (461-468) raised the height, and also added the chapels round. Urban VIII and Innocent X repaired it in more recent times.

In the centre of the building one descends by several steps to the basin of green basalt which forms the actual baptismal font. There is no foundation for the idea that the Emperor Constantine was himself actually baptized in this font by Pope St. Sylvester. That is a confusion which has arisen from the fact that he was founder of the baptistery. But although he had embraced Christianity and had done so much for the advancement of the Church, the emperor, as a matter of fact, deferred the actual reception of the sacrament of baptism until the very end of his life, and was at last baptized, not by Sylvester, but by Eusebius, in whose diocese of Nicomedia he was then, after the foundation of Constantinople, permanently residing (Von Funk, "Manual of Church History", London, 1910, I, 118-119; Duchesne, "Liber Pontificalis", Paris, 1887, I, cix-cxx). The mosaics in the adjoining oratories are both ancient and interesting. Those in the oratory of St. John the Evangelist are of the fifth century, and are of the conventional style of that period, consisting of flowers and birds on a gold ground, also a Lamb with a cruciform nimbus on the vault. The corresponding mosaics of the chapel of St. John the Baptist disappeared in the seventeenth century, but we have a description of them in Panvinio. The mosaics in the chapel of St. Venantius (the ancient vestibule) are still extant, and are of considerable interest. They date from the seventh century, and a comparison between the workmanship of these mosaics and of those in the chapel of St. John offers an instructive lesson on the extent to which the arts had deteriorated between the fifth and the seventh centuries. The figures represent, for the most part, Dalmatian saints, and the whole decoration was originally designed as a memorial to Dalmatian martyrs, whose relics were brought here at the conclusion of the Istrian schism.


The Lateran Palace

From the beginning of the fourth century, when it was given to the pope by Constantine, the palace of the Lateran was the principal residence of the popes, and continued so for about a thousand years. In the tenth century Sergius III restored it after a disastrous fire, and later on it was greatly embellished by Innocent III. This was the period of its greatest magnificence, when Dante speaks of it as beyond all human achievements. At this time the centre of the piazza in front, where now the obelisk stands, was occupied by the palace and tower of the Annibaldeschi. Between this palace and the basilica was the equestrian statue of Marcus Aurelius, then believed to represent Constantine, which now is at the Capitol. The whole of the front of the palace was taken up with the "Aula Concilii", a magnificent hall with eleven apses, in which were held the various Councils of the Lateran during the medieval period. The fall of the palace from this position of glory was the result of the departure of the popes from Rome during the Avignon period. Two destructive fires, in 1307 and 1361 respectively, did irreparable harm, and although vast sums were sent from Avignon for the rebuilding, the palace never again attained its former splendour. When the popes returned to Rome they resided first at Santa Maria in Trastevere, then at Santa Maria Maggiore, and lastly fixed their residence at the Vatican. Sixtus V then destroyed what still remained of the ancient palace of the Lateran and erected the present much smaller edifice in its place.

An apse lined with mosaics and open to the air still preserves the memory of one of the most famous halls of the ancient palace, the "Triclinium" of Leo III, which was the state banqueting hall. The existing structure is not ancient, but it is possible that some portions of the original mosaics have been preserved. The subject is threefold. In the centre Christ gives their mission to the Apostles, on the left he gives the keys to St. Sylvester and the Labarum to Constantine, while on the right St. Peter gives the stole to Leo III and the standard to Charlemagne. The private rooms of the popes in the old palace were situated between this "Triclinium" and the city walls. The palace is now given up to the Pontifical Museum of Christian Antiquities.

Sources

For the history of the basilica, the student should consult primarily the two quarto volumes of the Liber Pontificalis, edited by DUCHESNE (Paris, 1887 sqq.). Other monographs are JOANNES DIACONUS, Liber de Ecclesia Lateranensi in P.L.; ALEMANNI, De Lateranensibus parietinis (Rome, 1625); RASPONDI, De basilica et patriarchio Lateranensi (Rome, 1656); CRESCIMBENI AND BALDESCHI, Stato della S. Chiesa papale Lateranense nell' anno 1723 (Rome, 723); SEVERANO, Le sette chiese di Roma; UGONIO, Historia delle Stazioni di Roma; PANVINIO, De Septem urbis ecclesiis; PIAZZA, Stazioni di Roma. The latter four works were published in Rome in the sixteenth or seventeenth century. 

Among recent books the best are: ARMELLINI, Le chiese di Roma (Rome, 1891); MARUCCHI, Basiliques et Eglises de Rome (Rome, 1902); and in particular, DE FLEURY, Le Latran au moyen âge (Paris, 1877). There is a large nubmer of plans and manuscripts in the archives of the basilica. For special points consult also DE ROSSI, Musaici della chiese di Roma anteriori al secolo XV (Rome, 1872); DE MONTAULT, La grande pancarte de la basilique de Latran in Revue de l'art chrétien (Paris, 1886); GERSPACH, La Mosaïque apsidale des Sancta Sanctorum du Latran in Gazette des beaux arts, 1880; BARTOLINI, Sopra l'antichissimo altare di legno in Roma (1852).

Barnes, Arthur. "Saint John Lateran." The Catholic Encyclopedia. Vol. 9. New York: Robert Appleton Company, 1910. 7 Nov. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/09014b.htm>.




Today the Church celebrates the feast of the Dedication of the Lateran Basilica in Rome, the oldest and highest ranking of the four major basilicas in Rome. The Basilica of St. John Lateran is the cathedral of the diocese of Rome, the official ecclesiastical seat of the Holy Father, the Bishop of Rome, not St. Peter's Basilica as so many mistakenly believe. The Basilica is also called the Church of Holy Savior or the Church of St. John Baptist. In ancient Rome this was the church where everyone was baptized. It the oldest church in the West, built in the time of Constantine and was consecrated by Pope Sylvester in 324. This feast became a universal celebration in honor of the archbasilica, the ecclesiastical mother church, called "the mother and mistress of all churches of Rome and the world" (omnium urbis et orbis ecclesiarum mater et caput), as a sign of love for and union with the See of Peter.

According to the 1962 Missal of St. John XXIII the Extraordinary Form of the Roman Rite, today is the commemoration of St. Theodore, a Christian soldier and martyr of Asia Minor.



The Temple of Stones is a Symbol of the Living Church


Today the liturgy celebrates the dedication of the Lateran Basilica, called “mother and head of all the churches of the city and the world.” In fact, this basilica was the first to be built after Emperor Constantine’s edict, in 313, granted Christians freedom to practice their religion.


The emperor himself gave Pope Miltiades the ancient palace of the Laterani family, and the basilica, the baptistery, and the patriarchate, that is, the Bishop of Rome’s residence — where the Popes lived until the Avignon period — were all built there. The basilica’s dedication was celebrated by Pope Sylvester around 324 and was named Most Holy Savior; only after the 6th century were the names of St. John the Baptist and St. John the Evangelist added, and now is typically denominated by these latter.

Initially the observance of this feast was confined to the city of Rome; then, beginning in 1565, it was extended to all the Churches of the Roman rite. The honoring of this sacred edifice was a way of expressing love and veneration for the Roman Church, which, as St. Ignatius of Antioch says, “presides in charity” over the whole Catholic communion (Letter to the Romans, 1:1).

On this solemnity the Word of God recalls an essential truth: the temple of stones is a symbol of the living Church, the Christian community, which in their letters the Apostles Peter and Paul already understood as a “spiritual edifice,” built by God with “living stones,” namely, Christians themselves, upon the one foundation of Jesus Christ, who is called the “cornerstone” (cf. 1 Corinthians 3:9-11, 16-17; 1 Peter 2:4-8; Ephesians 2:20-22). “Brothers, you are God’s building,” St. Paul wrote, and added: “holy is God’s temple, which you are” (1 Corinthians 3:9c, 17).

The beauty and harmony of the churches, destined to give praise to God, also draws us human beings, limited and sinful, to convert to form a “cosmos,” a well-ordered structure, in intimate communion with Jesus, who is the true Saint of saints. This happens in a culminating way in the Eucharistic liturgy, in which the “ecclesia,” that is, the community of the baptized, come together in a unified way to listen to the Word of God and nourish themselves with the Body and Blood of Christ. From these two tables the Church of living stones is built up in truth and charity and is internally formed by the Holy Spirit transforming herself into what she receives, conforming herself more and more to the Lord Jesus Christ. She herself, if she lives in sincere and fraternal unity, in this way becomes the spiritual sacrifice pleasing to God.

Dear friends, today’s feast celebrates a mystery that is always relevant: God’s desire to build a spiritual temple in the world, a community that worships him in spirit and truth (cf. John 4:23-24). But this observance also reminds us of the importance of the material buildings in which the community gathers to celebrate the praises of God. Every community therefore has the duty to take special care of its own sacred buildings, which are a precious religious and historical patrimony. For this we call upon the intercession of Mary Most Holy, that she help us to become, like her, the “house of God,” living temple of his love.

— Benedict XVI, Angelus Address, November 9, 2008

Things to Do:
  • Learn more about St. John Lateran;
  • This basilica represents the place of baptism, so it would be a good time to renew your baptismal promises;
  • It also represents heaven, so we can meditate on the joys of heaven and God's generosity in giving us sufficient graces to be saved;
  • Since St. John Lateran is the Pope's church, say a prayer for our Holy Father;
  • From the Catholic Culture Library: Mother Church of the World.



The Dedication of the Church of Our Saviour, Called St. John Lateran

FROM the beginning of the world altars were erected for offering sacrifices to God, and the places which were deputed for this supreme act of religion were always looked upon as sacred. Abel, Noë, Abraham, and the other patriarchs raised altars in retired and sanctified places, where they sometimes assembled their families or tribes to pay to God the most solemn religious worship. Abraham, to make the place more awful and retired, planted a grove round his altar at Beersabe, 1 and went thither religiously with his family to offer prayers and sacrifices. Jacob erected an altar of stone at Bethel, pouring oil upon it, called the place the house of God, and vowed to pay to him the tithes of all his possessions. 2 When God gave to the Jews a complete law of religious rites and ceremonies, he commanded a moveable tabernacle to be built and consecrated with oil, 3 and a golden altar for offering incense, and another altar (of holocausts) to be erected, and anointed with oil, by way of consecration. 4 By the divine appointment, a temple was afterwards built with the utmost religious respect. 5 Christians had from the beginning chambers or oratories in private houses, set apart for their religious assemblies and sacrifices, as appears from St. Paul, 6 and from the Upper Room, in which the apostles are frequently mentioned in the Acts of the Apostles to have assembled, 7 which seems to have been in the house of John Mark. 8 In the time of St. John the Evangelist, the place for the assembly of the faithful with the bishop is called the church, or Ecclesia. 9 St. Clement of Rome 10 says, that God had appointed places to be appropriated to his worship. St. Ignatius often mentions one altar in every church, and one bishop. 11 Tertullian calls the place of the assembly in which the baptismal renunciations were made, the Eucharist offered, &c. Ecclesia, or the church, and the house of God. 12 The Heathen author of the dialogue called Philopatris, mentions the Christians’ place of religious assemblies. Lampridius, in the life of Alexander Severus, reports that that emperor adjudged to the Christians a place for their religious worship, which the victuallers claimed. St. Gregory Thaumaturgus built many churches, as St. Gregory of Nyssa relates in his life. That ancient doctor, in his canonical epistle, 13 and St. Dionysius of Alexandria, 14 distinctly mention the church. St. Cyprian often speaks of the church, which he sometimes calls the Lord’s house, or Dominicum. Eusebius says 15 that during the peace which the church enjoyed, from the persecution of Valerian to that of Dioclesian, the ancient churches were not large enough to contain the faithful, “and therefore they erected from the foundation new ones more ample and spacious in every city.” Origen, indeed, 16 Minutius Felix, and Lactantius 17 say, Christians had no temples or altars; but evidently mean for idols and bloody sacrifices, like those of the heathens. Lactantius himself 18 speaks of a Christian church in Phrygia, which the heathens burnt with the whole assembly in it. And he not only mentions the demolishing the stately church of Nicomedia, 19 but says that even in Gaul, where the mild Constantius ruled, the churches were pulled down; 20 in which he could not have been mistaken, who was in Gaul at that time with Crispus Cæsar. So that when Eusebius says, “Constantius destroyed no churches,” 21 he could only mean that he gave no positive orders to destroy any; but that prince durst not oppose the other emperors, so far as not to allow officers or magistrates, so disposed, to put in execution the edicts of Dioclesian. Gildas 22 and Bede 23 testify that the churches were demolished in Britain, in the persecution of Dioclesian, and rebuilt when it was over. St. Optatus says, there were forty churches in Rome before the last persecution, 24 which were taken away, but restored to the Christians by Maxentius. 25 It is a very ancient tradition at Rome that the house of the senator Pudens was converted into a church by St. Peter, or rather that he established an oratory in that palace. 26

Constantine the Great, by his victory over Maxentius, gained on the 28th of October, in 312, became master of Italy and Africa, and under his protection and the favour of Licinius, who reigned in the East till the year 323, the Christians began to build every where sumptuous churches. That of Tyre, begun by the citizens, under the direction of Paulinus, their bishop, in 313, is minutely described by Eusebius. The persecution which Licinius renewed in 319, put a stop to such works in the East; but, after his defeat, and especially after the council of Nice, Constantine built and adorned many churches at his own expense. Among these Eusebius mentions a most magnificent one at Nicomedia, another at Antioch in the form of an octagon, which, from its rich ornaments, was called the golden church: others at Jerusalem, and in several other parts of Palestine, and at Constantinople. The great church of Sancta Sophia there, dedicated to Christ, the uncreated Wisdom, which was magnificently rebuilt by Justinian, was first founded by Constantine, 27 and finished by Constantius, in 360. Constantine built also at Constantinople the beautiful church of the twelve apostles, which, as Eusebius 28 describes it, “was vastly high; yet had all its walls covered with marble, its roof overlaid with gold, and the outside covered with gilded brass instead of tiles.” Among a great number of churches which this pious emperor built, the principal is that of our Saviour, which he founded on Mount Cœlio in Rome. It stood upon the spot, and was built in part with the materials of the palace of Lateran, which gave name to that part of the hill, and which had been the house of Plautius Lateranus, a rich Roman senator whom Nero put to death as an accomplice in Piso’s conspiracy. Constantine inherited it by his wife Fausta; whence it was called Faustina, and more frequently the Constantinian Basilic. The founder built a chapel within the inclosed area of this church, and dependent upon it, dedicated in honour of St. John Baptist, with a second altar dedicated in honour of St. John Evangelist. This chapel was the Baptisterion, a fine structure, and most richly ornamented. Upon the font was placed an image of St. John Baptist. We find by the ancient memorials of the church of Rome, that Constantine gave to this Baptisterion or chapel thirteen thousand nine hundred and thirty-four golden pence yearly income, in houses and lands, not only in Italy, but also in Sicily, Africa, and Greece, 29 which amounts to about ten thousand four hundred and fifty pounds, for the golden penny at that time was worth fifteen shillings of our money. But if we consider the difference of the prices of things, the sum would be now of a much greater value. This chapel having always been a place of great fame and devotion, from it the whole church, though dedicated to our Saviour, has been generally called the church of St. John Lateran. The popes usually resided at this church, till Gregory IX. returning from Avignon, began to reside at St. Peter’s, or the Vatican. This church nevertheless retains the pre-eminence, above all other churches in Rome, or in Christendom, which has been confirmed to it by the bulls of Gregory IX. and Pius V. when the precedence was contested by the canons of St. Peter. The popes officiate here on certain great festivals of the year; and their stately Lateran palace, contiguous to this church, was repaired by Benedict XIII. though, on account of the remarkable unwholesomeness of the air in this part, 30 the popes usually reside either at the great Vatican palace, or more frequently at that of Monte Cavallo. The Lateran church is styled the head, the mother, and the mistress of all churches, as an inscription on its walls imports. It would be too long to enumerate the precious relics of our divine Redeemer’s passion, and of innumerable martyrs with which it is enriched. Pope Leo I. established among the canons of the Lateran basilic the regular observance which St. Austin had instituted in Africa. Alexander II. placed here reformed regular canons, which he called from St. Frigidian’s at Lucca, in 1061, and declared this church the head of that reformed congregation, which still bears the name of the regular canons of St. John of Lateran; though these canons have been removed hence to the church of our Lady della pace, and secular canons with the title of prelates serve this basilic according to the constitutions of Sixtus III. in 1456, and Sixtus IV. in 1483. 31

Solomon’s temple was dedicated to the divine worship, by the most solemn religious rites and prayers. The Christians who blessed their food, their houses, and whatever they used, could not fail to consecrate, or bless oratories which they deputed for divine service; though during the persecutions they celebrated the sacred mysteries in houses, prisons, private places, &c. 32 It was doubtless from apostolic tradition, that the consecration of churches was performed with the utmost devotion and solemnity. To assist at this ceremony a synod of the neighbouring and provincial bishops usually met. To perform the dedication of the church of Tyre, and that of the holy sepulchre at Jerusalem, in 335, bishops were convened by Constantine out of all the East. 33 St. Ambrose relates a prayer used at the consecration of a church. 34 In the writings of the fathers we have several sermons or discourses which they made on the festivals of the dedication of churches. 35 It was always severely forbidden by the canons under pain of deprivation, for any priest to found a church or monastery without the approbation of the bishop. 36 The Emperor Justinian orders, that the bishop fix a cross upon the spot, and pray there. St. Cuthbert, St. Chad, and other English bishops used to spend whole nights, or sometimes forty days in fasting, watching, and prayer upon the place, before the church or monastery was there founded, as Bede recounts of them. Nor can any church or altar be consecrated without the relics of martyrs. 37 Some portion is deposited on the altar-stone, or under the altar. Churches are properly dedicated only to God, though under the title and invocation, and in honour and memory of the saints. 38 Altars also are memorials of martyrs, but dedicated to God. The ancient councils order them to be consecrated by the unction of chrism, and the blessing of priests. 39 This was an imitation of the ancient holy patriarchs, and of what the Jews did by divine appointment. The world is defiled, and is the seat of the devil, who is become its ruler. 40 Creatures in it groan under his empire, and are made the instruments of sinners and sin. Hence the church orders every thing to be blessed before it is used in the church for the divine service. God strictly forbade in the old law, sacrifice to be offered to him in any place, except such as should be chosen by Him, which were afterwards consecrated for that purpose. 41

Hence churches have been usually consecrated by solemn rites and prayers: and it is a grievous sacrilege to profane them, or do in them anything but what has an immediate relation to the divine service: the church being the house of God. Though he be everywhere, he is said to reside particularly in heaven, because he there displays his presence by his glory and gifts. In like manner he honours the church with his special presence, being there in a particular manner ready to receive our public homages, listen to our petitions, and bestow on us his choicest graces. How wonderful were the privileges which he annexed, how magnificent the promises which he made to the Jewish temple! 42 With what religious awe did his servants honour it! how severely were they punished, who sacrilegiously profaned it or its sacred vessels! There was then but one temple of the true God in the whole world; and his temple no infidel was ever suffered to enter further than the outer inclosure, or court of the Gentiles. Pompey’s boldness and presumption in viewing it all over when he had conquered the country, was, in the opinion of the Jewish historians, the cause of all the misfortunes with which he was afterwards overwhelmed. The Jews, that is, the faithful, had an inner court allotted to them, where they beheld the offering of the sacrifices, and performed their devotions at a distance from the holy place: but were never permitted to go any further, nor even to enter this court till they had been purified from all legal uncleannesses, by the ablutions and other rites prescribed by the law, an emblem of the interior purity of the soul. It is recorded by the Rabbins, 43 that it was not lawful for any one to spit on any part of the mountain where the temple stood, ever to go through it to another place, or ever to gaze about in it: but entering it with trembling and gravity, they went to the place where they performed their prayer. The Levites, though devoted to the divine service, were not admitted beyond the part allotted for the bloody sacrifices. None but priests could enter the sanctuary or holy place, and of these, but one a week, by lot, could approach the golden altar to offer the daily sacrifice of frankincense. As for the holy of holies, or innermost sanctuary, which God sanctified by his more immediate presence, and where the ark, the tables of the law, and Aaron’s rod were kept; this no one could ever enter on any account, except the high-priest alone, and he only once a year, on the solemn feast of expiation, carrying the blood of victims sacrificed. Neither was he to do this without having been prepared by solemn purifications and expiations; and the smoke of perfumes was to cover the ark, and the propitiatory or oracle, called the Seat of God, before the blood was offered. Yet, the temple of Solomon and the holy of holies were only types of our sacred tabernacles in which is offered, not the blood of sheep and goats, but the adorable blood of the immaculate Lamb of God. Verily, the Lord is in this place, and I knew it not. 44 When the Jewish temple was consecrated, to inspire the people with an awe for the holy house, God filled it with a cloud; nor could the priests stand and minister, by reason of the cloud; for the glory of the Lord had filled the house of God. 45 This miracle was repeated when the holocausts were first offered in it. 46 The like wonder had often happened when Moses and Aaron entered the tabernacle. When God came to give the law, Moses himself was affrighted and trembled, 47 and the people, being terrified, stood afar off. 48 Yet all these things were but shadows to our tremendous mysteries, in which we are sprinkled with the precious blood of our Redeemer; and it is offered by our hands, 49 and we are thereby associated to the company of many thousands of angels, &c.

If Christians fill the taverns and worldly assemblies with their impieties, let them at least spare and respect God’s holy place, which he has commanded to be kept undefiled for his own sake, and where Christ is daily offered, and presents his blood to his Father in propitiation for our sins. If even infidels polluted these sacred places, we should shudder with horror: but is it possible that Christians themselves should be guilty of such sacrileges, by which they expose our most holy mysteries to the blasphemies of these infidels? How astonishing is the respect which the Mahometans and the most savage idolaters have for their mosques and pagods! Is it only those who possess the truth, and know the divine mysteries, that lose all sense of awe and respect for what is most sacred in religion? Christ, who received meekly the greatest sinners, and bore all injuries in silence, twice exerted his zeal and indignation in expelling the buyers and sellers out of the temple, 50 once, soon after he had entered upon his public ministry, and once before he closed it. 51 And let Christians, agreeably to the holy name they bear, exert their zeal to defend the churches from profanations; if they have not authority to prevent them, let them at least weep over such abuses, which tend to extirpate all sense of religion. A ray of the divine presence ought to pierce our souls when we approach the sanctuary, and we ought with trembling to say to ourselves: How terrible is this place! this is no other than the house of God, and the gate of heaven. 52 Do we not enter the awful gates as we should have done the miraculous cloud? Do we not seem to hear with Moses that voice from the bush: Approach not hither; put off the shoes from thy feet, for the ground on which thou standest is holy. 53 Do we not put away all earthly thoughts and affections? Do we not veil our faces by the awe with which we are penetrated, and the strict guard we place upon our senses when we appear before him in his holy place, before whose face the heavens and the earth withdraw themselves, and their place is not found. 54 The seraphim tremble in his presence, and veil their faces with their wings. 55 Cassian mentions 56 that the Egyptian monks put off their sandals whenever they went to celebrate or receive the holy mysteries. As the Jews upon entering the temple bowed themselves towards the mercy-seat, so it seems to have been derived from them in the beginning of the church, as Mr. Mede and Mr. Bingham observe, that the Greek and all the Oriential Christians took up the custom which they still retain, of going into the middle of the church at their ingress, and bowing towards the altar, repeating those words of the publican in the gospel: God, be merciful to me a sinner; which all know who have visited any of their churches at Rome, Ancona, or in the East. The custom of sprinkling the forehead with holy-water in entering the church, is of primitive antiquity; and the use of holy-water is recommended by tradition and miracles. 57 In taking it as an emblem of interior purity, we pray in sincere compunction and holy fear, that God in his mercy sprinkle us with hyssop dipped, not in the blood of goats and calves, which could not take away sin, but in the adorable blood of Christ, which may perfectly cleanse our souls, that we may present ourselves spotless in his holy house, and divine presence. From the ancient custom of celebrating the festival of the dedication of each parish church, during an octave, with watching and great solemnity and devotion, are derived our Wakes.

Note 1. Gen. xxi. 33. [back]


Note 3. Exod. xl. 9. [back]


Note 5. 2 Kings (or Samuel) vii. and 3, (al. 1.) Kings vi. See Calmet’s Dissert. sur les Temples des Anciens, Comm. t. 2, p. 621, prefixed to the third book of Kings. [back]

Note 6. 1 Cor. xi. 22. See S. Aug. S. Bas. S. Chrys. &c. ib. [back]

Note 7. Acts i. 13. &c. [back]


Note 9. St. Joan. ap. Clem. Alex. et Eus. l. 3, c. 17. [back]

Note 10. Ep. 1, ad Cor. n. 40. [back]

Note 11. Ep. ad Magnes. et ad Philad. &c. [back]

Note 12. De Cor. c. 3. De Pud. c. 4. De Idol. c. 17, ad. Valen. c. 2. [back]

Note 13. C. 11. [back]

Note 14. Ep. Canon. c. 2. [back]

Note 15. Hist. l. 8, c. 1. [back]

Note 16. L. 8, contr. Cels. [back]

Note 17. Instit. l. 2, c. 2. [back]

Note 18. Instit. l. 5, c. 11. [back]

Note 19. L. de Mort. Persec. c. 13. [back]

Note 20. Ib. c. 15. [back]

Note 21. Eus. l. 8, c. 13. [back]

Note 22. Gild. de Excid. Brit. initio. [back]

Note 23. Bede l. 1, c. 6 et 8. [back]

Note 24. Optat. l. 2, p. 49. [back]

Note 25. S. Aug. in Brevic. Collat 3. diei, c. 18, &c. [back]

Note 26. See the lives of SS. Pudentiana and Praxedes. [back]

Note 27. See the history and description of the magnificent church of Sancta Sophia, in the learned Du Fresne Lord Du Cange’s Constantinopolis Christiana, l. 3, p. 4, ad p. 52. [back]

Note 28. Eus. in vit. Constant. l. 4, c. 48. [back]

Note 29. Anast. in Sylvestr. [back]

Note 30. The unhealthiness of this quarter of the city now filled with stately ruins, and of the Campagni of Rome towards Civita Vecchia, &c. is ascribed by the best judges to its ancient excessive populousness, and the present thinness of inhabitants, and want of fires to purify the air from noxious exhalations. Some quarters of the city are very healthful. [back]

Note 31. As the ancient Christians frequently turned their faces to the east at prayers, as an emblem of their hope of a resurrection; so churches were usually built with the high altar towards the east, and the front or great entrance to the west, as the apostolic constitution direct. (l. 2, c. 57.) Yet this rule admitted frequent exceptions, as conveniency or necessity required, as Bona takes notice. (Liturg. l. 1, c. 20, n. 4.) Socrates observes, that in the great church at Antioch, the altar did not look towards the east, as was customary, but towards the west. (Socr. l. 5, c. 22.) The ancient churches had a court or yard inclosed with a wall, frequently before the great door a fountain or cistern, in which persons washed their face and hands before they entered the church, as an emblem of the interior purification of the soul. (Tret. de Orat. c. 11. S. Paulin. ep. 12, &c.) Before the entrance were a porch, an open court, (where the first class of penitents stood in the open air,) and often on each side, porches or cloisters, raised on pillars. The council of Nantes, in 658, allows the dead to be buried in the church-yard, porch or exedræ, that is, out-buildings, but never in the church. (c. 6.) The inner parts of a church were anciently distinguished as follows: The first was called Narthex, next the door, in which the catechumens and the penitents, called Audientes, were admitted: the name Narthex signifies a ferula, rod, or staff, which the oblong figure of this part resembled. Next to this was the Naos or nave, or body of the church, where the rest of the laity prayed; at the bottom of it was placed the rank of the penitents called Substrati; in the middle stood the Ambo or pulpit, large enough to contain several readers, or singers. But bishops most frequently preached from the rising steps of the altar, though St. Chrysostom preferred the Ambo. (See Vales in Socr. l. 6, c. 5.) Above the Ambo stood the fourth class of penitents called Consistentes: also the laity: each sex in separate places; usually the women on each side behind the men. (See Const. Apost. l. 2, c. 57. S. Cyril, Præf, Catech. c. 8. S. Chrys. Hom. 74. in Mat. S. Aug. de Civ. l. 2, c. 28. et l. 22, c. 28.) Even St. Helen submitted to this discipline, praying with the women. (Socr. l. 1, c. 17.) This custom St. Charles Borromeo restored at Milan. The emperor in the East prayed within the chancel, till Theodosius was reproved for it by St. Ambrose at Milan. From that time the emperors had their Solium or throne in Sancta Sophia, in the upper end of the men’s apartment next to the chancel, and the empress in the women’s apartment. (Sozom. l. 7, c. 25.) The Bema, sanctuary or choir (called by us chancel, because separated from the rest by Cancelli or rails, and a curtain that was drawn before the door) contained the altar, and behind it the Bema, or throne of the bishop and priests, usually in the semicircular upper end called Apsis. The curtain or veils before the folding doors of the chancel hid the prospect of the altar from catechumens and infidels, and covered the sacrifice of the eucharist, in the time of consecration. Of this St. Chrysostom says, (Hom. 3, in Ephes.) “When the sacrifice is brought forth, when Christ the Lamb of God is offered, when you hear this signal given, let us all join in common prayer: when you see the veil withdrawn, then think you see heaven opened, and the angels descending from above.”

  The word altar ([Greek], ara, and altare) is used by St. Ignatius, (ep. ad Ephes. n. 1, ad Trallian. n. 7, ad Philad. n. 4, ad Magnes. n. 7,) by St. Irenæus, (l. 4, c. 34,) Origen, (hom. 10, in Num.) Tertullian, (de Orat. c. 14, ad Uxor. l. 1, c. 7. Exhort. Castit. c. 10,) St. Cyprian very often: St. Optat, l. 6. St. Austin, St. Chrysostom, &c. though the latter more frequently calls it the mystical, or the tremendous table. Altars were first of wood, St. Optat, (l. 6,) St. Aug. (ep. 50, ad Bonif. p. 84.) St. Athanasius, (Ep. ad solit. vitam agentes, t. 1, p. 847.) Some say St. Sylvester decreed they should be always of stone. This at last was commanded by the council of Epone in France, an. 506, (can. 26.) St. Gregory of Nyssa (de Bapt. Christi, t. 3, p. 369,) describes them of stone. The Roman altar is open on all sides, and of a single stone or slab. Ciborium, originally a Greek word, was used anciently by the Greeks for a spiral magnificent canopy, hanging over the altar upon four pillars, and at the top rising in the form of a turret, as Du Cange demonstrates (Not. in Paul. Silent. p. 569,) against Durandus and some others, who think it always signified the Pyxis, in which the eucharist was kept, for which it has been long used. The blessed sacrament was anciently kept in a silver dove hanging over the altar, called from the Greek word Peristerion, or in a decent Armarium at a distance from the high altar, as it is still in some abbeys, &c. The second council of Tours, in 567, ordered it to be kept in an ark or Pyxis at the bottom of the cross on the altar. Baptisteries were at first spacious outer buildings, within the churchyard, as appears by Constantine’s churches; also from Paulinus, (ep. 12, ad Sever.) St. Cyril, (Cat. Mystag. 1, n. 2,) Sidonius, (l. 4, ep. 15,) St. Ambrose, (ep. 33,) &c. This continued to the sixth century. See St. Greg. of Tours, (l. 2, Hist. c. 21.) Tertullian says, the adult person who was to be baptized, made his renunciations before the altar; then was led forth to the water, (de Cor. c. 3.) See Bona, Rer. Liturg. Le Brun, S. Expos, des Cérém. de la Messe; Bingham, Antiquities of the church, p. 8, vol. 3. Bocquillot. Tr. Historique de la Liturgie, l. 1. et 2. [back]


Note 32. Eus. Hist. l. 7, c. 22. Ruinart, in Actis Martyr. in S. Luciano, &c. [back]

Note 33. Eus. de Vit. Constant. l. 4, c. 43. Socrates, l. 1; c. 28. Sozom. l. 2, c. 26. Theodor. et Hist. Eccl. l. 1. c. 30. [back]

Note 34. Exhort. ad Virgines, 15, n. 94, t. 3, p. 302, ed. Ben. [back]

Note 35. Eus. l. 10, Hist. c. 4. De Vit. Constant. l. 4, c. 45. S. Gaudentius, Serm. 17, in Dedicatione Basilicæ. S. Ambrose, Serm. 89. [back]

Note 36. Conc. Bracar. 1, c. 37, an. 563. Conc. Hibern. S. Patricij, can. 23. Conc. t. 1, p. 1480. Conc. Calced. can. 4. Justinian’s Novels, novel 131, c. 7. [back]

Note 37. De Consecr. dist. 1, c. Altaria, and c. Placuit. See Azorius, l. 10, c. 27, Barbosa, &c. Also S. Hieron. adv. Vigilant, t. 4, p. 284, ed. Ben. Codex can. Eccl. Afric. can. 83. S. Gaudent. Serm. 17. [back]

Note 38. Ambrosius, ep. 22, als. 54, vel. 84, ad Soror. n. 1. et 13. [back]

Note 39. Council of Agde in 506, can. 14. Council of Epone in 517, can. 26. [back]

Note 40. Apoc. xviii. 2. [back]


Note 42. 2 Chron. or Paralip. vii. 2, 14, 15, 16. [back]

Note 43. See Lamy, in Apparetu Biblico. [back]


Note 45. 2 Chron. or Par. v. 14. [back]

Note 46. Ib. vii. 2. [back]




Note 50. John ii. [back]

Note 51. Matt. xxi. [back]



Note 54. Apoc. xx. 11. [back]

Note 55. Isai. vi. 2. [back]

Note 56. Instit. l. 1. c. 10. [back]

Note 57. Constit. Apost. l. 8, c. 29. S. Epiphan. hær. 30, in vitâ Josephi Com. sub Constantino. S. Hieron. in vitâ S. Hilarion. Theodoret, Hist. Eccl. l. 5, c. 2 et 12. Beda de S Germano Antis. Hist. l. 1. c. 17. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume XI: November. The Lives of the Saints.  1866.





Compte rendu de Philippe Lauer. Le palais de Latran, étude historique et archéologique. Paris, Leroux, 1911. Bibliothèque de l'école des chartes  1912. Volume   73 : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1912_num_73_1_460939_t1_0530_0000_001


Basilique Saint Jean de Latran, en 3 D sur le site du Vatican : http://www.vatican.va/various/basiliche/san_giovanni/vr_tour/Media/VR/Lateran_Nave1/index.html