mardi 6 novembre 2012

Saint LÉONARD de NOBLAT, ermite et confesseur



Saint Léonard

Ermite, Patron des Prisonniers

(† 559)

Parmi les jeunes seigneurs de la cour de Clovis qui abjurèrent le paganisme après la bataille de Tolbiac, il y avait un brillant officier nommé Léonard Pour des hommes de cette trempe, la vertu commune ne suffit pas : il faut tirer toutes les conséquences de l'Évangile, et aux préceptes ajouter les conseils.

Léonard, devenu chrétien, eut la sublime ambition d'être tout à DIEU sans partage et sans réserve : il se fit moine. A l'école de saint Rémi, près duquel il se fixa, il fit de rapides progrès dans la vertu. « II était, dit son historien, affable dans ses entretiens, fidèle à ses promesses, prodigue par ses aumônes, modeste en ses paroles, si humble et si simple en tout ce qu'il faisait, qu'on lui aurait donné une origine pauvre plutôt que seigneuriale. »

Clovis, informé par la voix publique de sa sainteté et des merveilles que DIEU opérait par ses mains, voulut le faire évêque; mais Léonard, qui avait abandonné les honneurs, refusa de les retrouver : « Eh bien! lui dit le roi, demandez-moi quelque grâce, je vous l'accorderai. — Ô prince! dit Léonard, accordez-moi le pouvoir de visiter les prisons et de délivrer les prisonniers que je jugerai dignes de cette faveur. »

Clovis fut heureux d'y consentir. Le saint moine passa quelque temps à Orléans, près de saint Mesmin, abbé de Mici, pour se former aux règles de la vie monastique, puis il traversa le Berry, où il prêcha la foi à des populations encore païennes et obtint un succès immense par sa parole et par ses nombreux miracles.

De là il se rendit en Aquitaine et chercha un lieu solitaire pour se livrer à la prière et à la contemplation des choses célestes. Il trouva cette retraite dans une forêt, près de Limoges, et y mena, pendant vingt ans, une vie plus angélique qu'humaine, dont DIEU seul a le secret, mais que nous pouvons nous représenter en nous reportant à la vie des plus illustres anachorètes.

Un miracle le fit connaître. Il fut inspiré d'aller rendre la santé à l'épouse du roi Théodebert, qui était mourante. En récompense de ce bienfait, le prince donna à l'humble moine toute la forêt ; mais il n'en accepta qu'une partie, pour y bâtir une église. A sa parole, une source d'eau vive sortit de terre pour alimenter son ermitage.

La solitude de ces lieux autrefois sauvages fut bientôt envahie. Une infinité de malades se faisaient transporter auprès du saint et obtenaient leur guérison; d'autres venaient entendre sa parole et recevoir ses avis. Mais surtout, les prisonniers échappés de leur cachot par l'effet de ses prières venaient lui présenter leurs fers en hommage, et recevoir de lui les leçons de la pénitence et de la vie chrétienne. Saint Léonard mourut le 6 novembre 559.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

SOURCE : http://je-n-oeucume-guere.blogspot.ca/2011/11/6-nov-saint-leonard-ermite-patron-des.html


Saint Sébastien, Saint Léonard et Sainte Catherine  (XVe siècle)


SAINT LÉONARD *

Léonard veut dire odeur du peuple, de Leos, peuple, et nardus, nard, herbe odoriférante, parce que l’odeur d'une bonne renommée attirait le peuple à lui. Léonard peut encore venir de Legens ardua, qui choisit les lieux escarpés, ou bien il vient de Lion. Or, le lion possède quatre qualités : 1° La force qui, selon Isidore, réside dans sa poitrine et dans sa tète. De même, saint Léonard posséda la force dans son coeur, en mettant un frein aux mauvaises pensées, et dans la tête, par la contemplation infatigable des choses d'en haut. 2° Il possède la sagacité en deux circonstances, savoir en dormant les yeux ouverts et en effaçant les traces de ses pieds quand il (193) s'enfuit. De même, Léonard veilla par l’action du travail ; en veillant, il dormit dans le repos de la contemplation, et il détruisit en soi les traces de toute affection mondaine. 3° Il possède une grande puissance dans sa vois, au moyen de laquelle il ressuscite au bout de trois jours son lionceau qui vient mort-né, et son rugissement fait arrêter court toutes les bêtes. De même, Léonard ressuscita une infinité de personnes mortes dans le péché, et il fixa dans la pratique des bonnes oeuvres beaucoup de morts qui vivaient en bêtes. 4° Il est craintif au fond du coeur, car, d'après Isidore, il craint le bruit des roues et le feu. De même, Léonard posséda la crainte qui lui fit éviter le bruit des tracas du monde, c'est pour cela qu'il s'enfuit au désert; il craignit le feu de la cupidité terrestre: voilà pourquoi il méprisa tous les trésors qu'on lui offrit.

Léonard vécut, dit-on, vers l’an 500. Ce fut saint Remi, archevêque de Reims, qui le tint sur les fonts sacrés du baptême et, qui l’instruisit dans la science du salut. Ses parents avaient le premier rang dans le palais du roi de France. Il obtint du monarque la faveur insigne de renvoyer immédiatement absous tous les prisonniers qu'il visitait. Or, comme la renommée de sa sainteté allait toujours croissant, le roi le fit rester longtemps auprès de lui, jusqu'à ce qu'il se présentât une occasion favorable de lui. donner un évêché. Léonard le refusa, car, préférant la solitude, il quitta tout et vint avec son frère Liphard à Orléans où ils se livrèrent à la prédication. Après avoir passé quelque temps dans un monastère, Liphard ayant voulu rester solitaire sur les rives de la Loire, et Léonard, d'après l’inspiration du Saint-Esprit, se disposant à prêcher dans l’Aquitaine, ils se séparèrent après s'être embrassés mutuellement. Léonard prêcha donc en beaucoup d'endroits, fit un grand nombre de miracles et se fixa dans une forêt voisine de la ville de Limoges, où se trouvait un château royal bâti à cause de la chasse. Or, il arriva qu'un jour le roi étant venu y chasser, la reine, qui l’avait accompagné pour son amusement, fut saisie par les douleurs de l’enfantement et se trouva en péril. Pendant que le roi et sa suite étaient en pleurs à raison du danger qui menaçait la reine, léonard passa à travers la forêt et entendit leurs gémissements. Emu de pitié, il alla au palais où on l’introduisit auprès du roi qui l’avait appelé. Celui-ci lui ayant demandé qui il était, Léonard lui répondit qu'il avait été disciple de saint Remi. Le roi conçut alors bon espoir et pensant qu'il avait été élevé par un bon maître, il le conduisit auprès de la, reine en le priant de lui obtenir par ses prières deux sujets de joie, savoir: la délivrance de son épouse et la naissance de l’enfant. Léonard fit donc une prière et obtint à l’instant ce qu'il demandait. Or, comme le roi lui offrait beaucoup d'or et d'argent, il s'empressa de refuser et conseilla au prince de distribuer ces richesses aux pauvres : « Pour moi, lui dit-il, je n'en ai aucun besoin, je ne désire qu'une chose : c'est de vivre dans quelque forêt, en méprisant les richesses de ce monde, et en ne servant que J.-C. » Et comme le roi voulait lui donner toute la forêt, Léonard lui dit : « Je ne l’accepte pas tout entière, mais je vous prie seulement de me concéder la portion dont je pourrai, la nuit, faire le tour avec mon âne. » Ce à quoi le roi consentit bien volontiers. On y éleva donc un monastère où Léonard vécut longtemps dans la pratique d'une abstinence sévère, avec deux personnes qu'il s'adjoignit. Or, comme on ne pouvait se procurer de l’eau qu'à un mille de distance, il fit percer un puits sec dans son monastère et il le remplit d'eau par ses prières. Il appela ce lieu Nobiliac parce qu'il lui avait été donné par un noble roi. Il s'y rendit illustre par de si grands miracles que tout prisonnier, invoquant soir nom, était délivré de ses chaînes et s'en allait libre, sans que personne n'osât s'y opposer; il venait ensuite présenter à Léonard les chaînes ou les entraves dont il avait été chargé. Plusieurs de ces prisonniers restaient avec lui et servaient le Seigneur. Sept familles de ses parents, nobles comme lui, vendirent tout ce qu'elles possédaient pour le joindre : il distribua à chacune une portion de la forêt et leur exemple attira beaucoup d'autres personnes.

Enfin, le saint homme Léonard, tout éclatant de nombreuses vertus, trépassa au Seigneur le 8 des Ides de novembre. Comme il s'opérait beaucoup de miracles au lieu où il, reposait, il fut révélé aux clercs de faire construire une autre église ailleurs, parce que celle qu'ils avaient là leur était trop petite à raison de la multitude des pèlerins, puis d'y transférer avec honneur le corps de saint Léonard. Quand les clercs et le peuple eurent passé trois jours dans le jeûne et la prière, ils virent tout le pays couvert de neige, mais ils remarquèrent que le lieu où voulait reposer saint Léonard en était entièrement dépourvu. Ce fut donc là qu'il fut transporté. L'immense quantité de différentes chaînes de fer suspendues devant son tombeau témoigne combien de miracles le Seigneur opère par son intercession, surtout à l’égard de ceux qui sont incarcérés. — Le vicomte de Limoges, pour effrayer les malfaiteurs, avait fait forger une chaîne énorme qu'il avait commandé de fixer au pied de sa tour. Quiconque avait cette chaîne au cou restait exposé à toutes les intempéries de l’air, c'était donc endurer mille morts à la fois. Or, il arriva qu'un serviteur de saint Léonard fut attaché à cette chaîne, sans l’avoir mérité. Il allait rendre le dernier soupir, quand il se recommanda, le mieux qu'il put et de tout coeur, à saint Léonard, en le priant, puisqu'il délivrait les autres, de venir aussi au secours de son serviteur. A l’instant saint Léonard lui apparut, revêtu d'un habit blanc, et lui dit : « Ne crains point, car tu ne mourras pas. Lève-toi et porte cette chaîne avec toi à mon église. Suis-moi, je te précéderai. » Cet homme se leva, prit la chaîne et suivit jusqu'à son église saint Léonard qui marchait en avant. Au moment où il arrivait vis-à-vis la porte, le bienheureux prit congé de lui. Le serviteur entra donc dans l’église et raconta à tout le monde le service que saint Léonard lui avait rendu, et il suspendit devant le tombeau cette chaîne énorme.

Un habitant de Nobiliac, qui était fort fidèle à saint Léonard, fut pris par un tyran, qui se dit en lui-même : « Ce Léonard délivre tous ceux qui sont enchaînés et toute espèce de fer, quelle qu'en soit la force, fond en sa présence comme la cire devant le feu. Si donc je fais enchaîner cet homme, aussitôt Léonard viendra le délivrer; mais si je pouvais le garder, j'en tirerais mille sous pour sa rançon. Je sais ce que j'ai à faire. Je ferai creuser au fond de ma tour une fosse profonde et j'y plongerai cet homme après l’avoir chargé d'entraves. Ensuite sur l’orifice de la fosse, je ferai construire une geôle de bois où veilleront des soldats en armes. Bien que Léonard brise le fer, cependant il n'est pas encore entré sous terre. » Ce tyran exécuta tout ce qu'il s'était proposé : et comme le prisonnier se recommandait à chaque instant- à saint Léonard, le bienheureux vint la nuit et retournant la geôle où se trouvaient les soldats, il les y renferma dessous comme des morts dans un sépulcre. Ensuite étant entré dans la fosse, environné d'une grande lumière, il prit son fidèle serviteur par la main et lui dit : « Dors-tu, ou veilles-tu ? Voici Léonard que tu désires voir. » Alors cet homme s'écria plein d'admiration : « Seigneur, aidez-moi. » Aussitôt le saint brisa les chaînes, prit le prisonnier dans ses bras et le porta hors de la tour : ensuite, s'entretenant avec lui, comme un ami le fait avec son ami, il le conduisit jusqu'à Nobiliac et même jusqu'à sa maison.

Un pèlerin qui revenait d'une visite à saint Léonard, fut pris en Auvergne et renfermé dans une cave. Il conjurait ses geôliers de le relâcher, par amour pour saint Léonard, car jamais il ne les avait offensés en rien. Ils répondirent que s'il ne donnait une somme importante pour sa rançon, il ne sortirait pas. « Eh bien, dit le pèlerin, que J'affaire se vide entre vous et saint Léonard auquel vous saurez que je me suis recommandé. »

Or, la nuit suivante, saint Léonard apparut au maître du château et lui commanda de laisser partir son pèlerin. Le matin à son réveil, cet homme n'estimant pas la vision qu'il avait eue plus qu'il n'eût fait d'un songe, ne voulut pas lâcher son prisonnier. La nuit suivante, saint Léonard lui apparut encore, en lui réitérant les mêmes ordres ; mais il refusa de nouveau d'y obtempérer; alors la troisième nuit, le saint prit le pèlerin et le conduisit hors de la place. Un instant après, la tour s'écroula avec la moitié du château; plusieurs personnes furent écrasées et le seigneur, qui n'eut que les deux jambes cassées, fut préservé afin qu'il pût survivre à sa confusion. — Un soldat, prisonnier en Bretagne, invoqua saint Léonard, qui apparut au milieu de la maison, entra dans la prison, et après avoir brisé les chaînes qu'il remit entre les mains de cet homme, l’emmena en lui faisant traverser la foule frappée à cette vue de stupeur et d'effroi.

Il y eut un autre Léonard de la même profession, et saint également, dont le corps repose à Corbigny. Il était à la tête d'un monastère où il pratiqua une telle humilité qu'il semblait être le dernier des frères. Mais presque tout le peuple accourant vers lui, des envieux persuadèrent le roi Clotaire que, s'il n'y prenait garde, le royaume de France souffrirait de grands dommages, à cause de Léonard, qui, sous prétexte de religion, rassemblait beaucoup de monde autour de soi. Le roi trop crédule ordonna de le bannir. Les soldats qu'on envoya furent tellement touchés des paroles du saint qu'ils promirent de se faire ses disciples. Le roi se repentit enfin et priva les détracteurs du saint de leurs honneurs et de leurs biens ; il conçut une vive amitié pour Léonard qui obtint difficilement du prince que ses calomniateurs fussent réintégrés dans leurs dignités. Il obtint aussi de Dieu que quiconque étant incarcéré, invoquerait son nom, fût délivré aussitôt. Un jour qu'il se livrait à la prière, un serpent énorme se glissa depuis ses pieds jusqu'à sa poitrine. Le saint n'en continua pas moins sa prière ; mais quand il eut fini, il dit au serpent : « Je sais bien que dès le commencement de la création, tu inquiètes les hommes, autant qu'il est en ton pouvoir; si cependant quelque puissance t'a été donnée sur moi, traite-moi comme je l’ai mérité. » Quand il eut parlé ainsi, le serpent, sortant précipitamment par son capuce, tomba mort à ses pieds. Dans la suite, il réconcilia deux évêques en discorde, et prédit qu'il mourrait le lendemain, vers l’an du Seigneur 270.

* Bréviaire de Limoges.

La Légende dorée de Jacques de Voragine nouvellement traduite en français avec introduction, notices, notes et recherches sur les sources par l'abbé J.-B. M. Roze, chanoine honoraire de la Cathédrale d'Amiens, Édouard Rouveyre, éditeur, 76, rue de Seine, 76, Paris mdccccii

SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome03/156.htm



Maître de Fauvel. Saint Léonard. Vies de Saints.XIVe.

Saint Léonard de Noblat

Ermite en Limousin (6ème s.)

Ermite au diocèse de Limoges, son culte se répandit en particulier dans les pays anglo-saxons et en Ile-de-France car son sanctuaire était sur le chemin des pèlerinages de saint Jacques de Compostelle. Les échoppes se multiplièrent comme les auberges. Il en naquit une petite ville: Saint Léonard de Noblat - 87400. Le Moyen Age éprouva le besoin de lui donner quelques détails pour lui 'faire une vie': il aurait été filleul de Clovis et saint Remi en fit un clerc de l'Église. Il aurait aidé par sa prière la reine d'Aquitaine lors de la naissance difficile de son petit prince et ce serait la raison de la création de ce monastère.


Saint Léonard, issu d’une famille noble franque, quitte la cour et vient s’établir finalement en Limousin dans une forêt qui domine la rive droite de la Vienne. Il y fait construire une chapelle, s’entoure de prisonniers qui défrichent la forêt, commencent à cultiver. Un village naît et de nombreux pèlerins viennent s’installer.


"D'après la tradition, Saint Léonard doit son nom à un ermite du VIe siècle, disciple de Saint Rémi, évêque de Reims et contemporain du roi Clovis. Saint Léonard est le protecteur de la Cité où ses restes reposent, le libérateur des captifs de toutes guerres et de toutes oppressions, l'ami des faibles avides de justice et de dignité, le soutien des malades, des isolés, des abandonnés, le protecteur des mères dans l'attente de l'enfant qui va naître. C'est à lui qu'on confie en certains pays, les animaux (chevaux, bœufs...). Mais il est surtout intercesseur auprès de Dieu, de tous les hommes qui veulent se libérer de l'égoïsme et de l'orgueil." (Paroisse Saint Léonard en Limousin - diocèse de Limoges)

À Noblat dans le Limousin, saint Léonard, ermite.


Martyrologe romain



Antonio da Correggio (1490–1534). Quatre saints : Saint Pierre, Sainte Marthe,
 Sainte Marie-Madeleine et Saint Léonard, 1517, 
172 × 126, New York, Metropolitan Museum of Art

Saint Léonard de Noblat (ou Noblac)

Ermite, Patron des Prisonniers 

(† 559)

Parmi les jeunes seigneurs de la cour de Clovis qui abjurèrent le paganisme après la bataille de Tolbiac, il y avait un brillant officier nommé Léonard. Pour des hommes de cette trempe, la vertu commune ne suffit pas : il se fit moine.
À l'école de saint Rémi, près duquel il se fixa, il fit de rapides progrès dans la vertu. « Il était affable dans ses entretiens, fidèle à ses promesses, prodigue par ses aumônes, modeste en ses paroles, humble et simple en tout. »

Clovis, informé par la voix publique de sa sainteté et des merveilles que Dieu opérait par ses main, voulut le faire évêque ; mais Léonard refusa : « Eh bien ! lui dit le roi, demandez-moi quelque grâce, je vous l'accorderai. - Ô prince ! dit Léonard, accordez-moi le pouvoir de visiter les prisons et de délivrer les prisonniers que je jugerai dignes de cette faveur. »
Clovis fut heureux d'y consentir.

Le saint moine passa quelques temps à Orléans, près de saint Mesmin, abbé de Mici, pour se former aux règles de la vie monastique, puis il traversa le Berry, où il prêcha la foi à des populations encore païennes et obtint un succès immense par sa parole et par ses nombreux miracles.
De là il se rendit en Aquitaine et chercha un lieu solitaire pour se livrer à la prière et à la contemplation des choses célestes. Il trouva cette retraite dans une forêt, près de Limoges, et y mena, pendant vingt ans, une vie plus angélique qu'humaine, dont Dieu seul a le secret.

À sa parole, une source d'eau vive sortit de terre pour alimenter son ermitage. La solitude de ces lieux autrefois sauvages fut bientôt envahie. Une infinité de malades se faisaient transporter auprès du saint et obtenaient leur guérison ; d'autres venaient entendre sa parole et recevoir ses avis. Mais surtout les prisonniers échappés de leur cachot par l'effet de ses prières venaient lui présenter leurs fers en hommage, et recevoir de lui les leçons de la pénitence et de la vie chrétienne.


©Evangelizo.org

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SOURCE : http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20151106&id=7909&fd=0


Léonard vécut, dit-on, vers l’an 500. Il naquit dans la province des Gaules au temps de l'empereur Anastase (491-518), de nobles francs, alliés du roi Clovis qui, " d'après des témoignages véridiques ", voulut bien être le parrain de l'enfant.
Ce fut Saint Remi, Archevêque de Reims, qui le tint sur les fonts sacrés du Baptême et, qui l’instruisit dans la science du Salut.
Devenu grand, Léonard refusa de servir dans l'armée royale comme tous ses parents, mais voulut suivre Saint Remi, Évêque de Reims.
Saint Remi avait obtenu des rois que, chaque fois qu'ils viendraient à Reims ou qu'ils y passeraient, tous les prisonniers seraient aussitôt libérés.
Léonard pour imiter cette charité demanda que tous les prisonniers qu'il visiterait soient aussitôt libérés : le roi accorda cette faveur dont le Saint usa largement.
Or, comme la renommée de sa sainteté allait toujours croissant, le roi le fit rester longtemps auprès de lui, jusqu'à ce qu'il se présentât une occasion favorable de lui donner un évêché.
Léonard le refusa, car, préférant la solitude, il quitta tout et vint avec son frère Liphard à Orléans où ils se livrèrent à la prédication.
Après avoir passé quelque temps dans un Monastère, Liphard ayant voulu rester solitaire sur les rives de la Loire, et Léonard, d'après l’inspiration du Saint-Esprit, se disposant à prêcher dans l’Aquitaine, ils se séparèrent après s'être embrassés mutuellement.
Léonard prêcha donc en beaucoup d'endroits, fit un grand nombre de miracles et se fixa dans une forêt voisine de la ville de Limoges, où se trouvait un château royal bâti à cause de la chasse.
Or, il arriva qu'un jour le roi étant venu y chasser, la reine, qui l’avait accompagné pour son amusement, fut saisie par les douleurs de l’enfantement et se trouva en péril.
Pendant que le roi et sa suite étaient en pleurs à raison du danger qui menaçait la reine, Léonard passa à travers la forêt et entendit leurs gémissements.
Ému de pitié, il alla au palais où on l’introduisit auprès du roi qui l’avait appelé.
Celui-ci lui ayant demandé qui il était, Léonard lui répondit qu'il avait été disciple de Saint Remi.
Le roi conçut alors bon espoir et pensant qu'il avait été élevé par un bon maître, il le conduisit auprès de la reine en le priant de lui obtenir par ses prières deux sujets de joie, savoir : la délivrance de son épouse et la naissance de l’enfant.
Léonard fit donc une prière et obtint à l’instant ce qu'il demandait. Or, comme le roi lui offrait beaucoup d'or et d'argent, il s'empressa de refuser et conseilla au prince de distribuer ces richesses aux pauvres :
" Pour moi, lui dit-il, je n'en ai aucun besoin, je ne désire qu'une chose : c'est de vivre dans quelque forêt, en méprisant les richesses de ce monde, et en ne servant que Notre Seigneur Jésus-Christ."
Et comme le roi voulait lui donner toute la forêt, Léonard lui dit :
" Je ne l’accepte pas tout entière, mais je vous prie seulement de me concéder la portion dont je pourrai, la nuit, faire le tour avec mon âne."
Ce à quoi le roi consentit bien volontiers.
Léonard construisit un Oratoire en l'honneur de Notre-Dame et y dédia un autel en mémoire de Saint Remi. Il se rendait souvent au tombeau de Saint Martial.
On y éleva ensuite un Monastère où Léonard vécut longtemps dans la pratique d'une abstinence sévère, avec deux personnes qu'il s'adjoignit.
Or, comme on ne pouvait se procurer de l’eau qu'à une demie-lieue de distance, il fit percer un puits sec dans son Monastère et il le remplit d'eau par ses prières.
Il appela ce lieu Nobiliac parce qu'il lui avait été donné par un noble roi.
Il s'y rendit illustre par de si grands miracles que tout prisonnier, invoquant son nom, était délivré de ses chaînes et s'en allait libre, sans que personne n'osât s'y opposer ; il venait ensuite présenter à Léonard les chaînes ou les entraves dont il avait été chargé.
Plusieurs de ces prisonniers restaient avec lui et servaient le Seigneur.
Sept familles de ses parents, nobles comme lui, vendirent tout ce qu'elles possédaient pour le joindre : il distribua à chacune une portion de la forêt et leur exemple attira beaucoup d'autres personnes.
Enfin, le saint homme Léonard, tout éclatant de nombreuses vertus, trépassa au Seigneur le 8 des Ides de Novembre.
Comme il s'opérait beaucoup de miracles au lieu où il reposait, il fut révélé aux clercs de faire construire une autre église ailleurs, parce que celle qu'ils avaient là leur était trop petite à raison de la multitude des pèlerins, puis d'y transférer avec honneur le corps de Saint Léonard.
Quand les clercs et le peuple eurent passé trois jours dans le jeûne et la prière, ils virent tout le pays couvert de neige, mais ils remarquèrent que le lieu où voulait reposer Saint Léonard en était entièrement dépourvu.
Ce fut donc là qu'il fut transporté.
L'immense quantité de différentes chaînes de fer suspendues devant son tombeau témoigne combien de miracles Le Seigneur opéra par son intercession, surtout à l’égard de ceux qui sont incarcérés.
Le vicomte de Limoges, pour effrayer les malfaiteurs, avait fait forger une chaîne énorme qu'il avait commandé de fixer au pied de sa tour. Quiconque avait cette chaîne au cou restait exposé à toutes les intempéries de l’air, c'était donc endurer mille morts à la fois.
Or, il arriva qu'un serviteur de Saint Léonard fut attaché à cette chaîne, sans l’avoir mérité. Il allait rendre le dernier soupir, quand il se recommanda, le mieux qu'il put et de tout cœur, à Saint Léonard, en le priant, puisqu'il délivrait les autres, de venir aussi au secours de son serviteur.
A l’instant Saint Léonard lui apparut, revêtu d'un habit blanc, et lui dit :
" Ne crains point, car tu ne mourras pas. Lève-toi et porte cette chaîne avec toi à mon église. Suis-moi, je te précéderai."
Cet homme se leva, prit la chaîne et suivit jusqu'à son église Saint Léonard qui marchait en avant.
Au moment où il arrivait vis-à-vis la porte, le bienheureux prit congé de lui. Le serviteur entra donc dans l’église et raconta à tout le monde le service que Saint Léonard lui avait rendu, et il suspendit devant le tombeau cette chaîne énorme.

Un habitant de Nobiliac, qui était fort fidèle à Saint Léonard, fut pris par un tyran, qui se dit en lui-même :
" Ce Léonard délivre tous ceux qui sont enchaînés et toute espèce de fer, quelle qu'en soit la force, fond en sa présence comme la cire devant le feu. Si donc je fais enchaîner cet homme, aussitôt Léonard viendra le délivrer ; mais si je pouvais le garder, j'en tirerais mille sous pour sa rançon.
Je sais ce que j'ai à faire. Je ferai creuser au fond de ma tour une fosse profonde et j'y plongerai cet homme après l’avoir chargé d'entraves.
Ensuite sur l’orifice de la fosse, je ferai construire une geôle de bois où veilleront des soldats en armes. Bien que Léonard brise le fer, cependant il n'est pas encore entré sous terre."
Ce tyran exécuta tout ce qu'il s'était proposé, et comme le prisonnier se recommandait à chaque instant à Saint Léonard, le bienheureux vint la nuit et retournant la geôle où se trouvaient les soldats, il les y renferma dessous comme des morts dans un sépulcre.
Ensuite étant entré dans la fosse, environné d'une grande lumière, il prit son fidèle serviteur par la main et lui dit :
" Dors-tu, ou veilles-tu ? Voici Léonard que tu désires voir."
Alors cet homme s'écria plein d'admiration :
" Seigneur, aidez-moi."
Aussitôt le Saint brisa les chaînes, prit le prisonnier dans ses bras et le porta hors de la tour. Ensuite, s'entretenant avec lui, comme un ami le fait avec son ami, il le conduisit jusqu'à Nobiliac et même jusqu'à sa maison.

Un pèlerin qui revenait d'une visite à Saint Léonard, fut pris en Auvergne et renfermé dans une cave. Il conjurait ses geôliers de le relâcher, par amour pour Saint Léonard, car jamais il ne les avait offensés en rien. Ils répondirent que s'il ne donnait une somme importante pour sa rançon, il ne sortirait pas.
" Eh bien, dit le pèlerin, que l'affaire se vide entre vous et Saint Léonard auquel vous saurez que je me suis recommandé."
Or, la nuit suivante, Saint Léonard apparut au maître du château et lui commanda de laisser partir son pèlerin.
Le matin à son réveil, cet homme n'estimant pas la vision qu'il avait eue plus qu'il n'eût fait d'un songe, ne voulut pas lâcher son prisonnier.
La nuit suivante, Saint Léonard lui apparut encore, en lui réitérant les mêmes ordres ; mais il refusa de nouveau d'y obtempérer ; alors la troisième nuit, le Saint prit le pèlerin et le conduisit hors de la place.
Un instant après, la tour s'écroula avec la moitié du château ; plusieurs personnes furent écrasées et le seigneur, qui n'eut que les deux jambes cassées, fut préservé afin qu'il pût survivre à sa confusion.

Un soldat, prisonnier en Bretagne, invoqua Saint Léonard, qui apparut au milieu de la maison, entra dans la prison, et après avoir brisé les chaînes qu'il remit entre les mains de cet homme, l’emmena en lui faisant traverser la foule frappée à cette vue de stupeur et d'effroi.

St. Leonard of Limousin

Nothing absolutely certain is known of his history, as his earliest "Life", written in the eleventh century, has nohistorical value whatever. According to this extraordinary legend, Leonard belonged to a noble Frankish family of the time of King Clovis, and St. Remy of Reims was his godfather. After having secured from the king the release of a great number of prisoners, and refused episcopal honours which Clovis offered him, he entered a monasteryat Micy near Orléans. Later he went to Aquitaine and there preached the Gospel. Having obtained, throughprayer, a safe delivery for the Queen of the Franks in her confinement, he received as a gift from the king a domain at Noblac, near Limoges, where he founded a monastery. The veneration of this saint is as widely known as his history is obscure and uncertain. It is true that there is no trace of it before the eleventh century, but from that time it spread everywhere, and little by little churches were dedicated to him, not only in France, but in allWestern Europe, especially in England, Belgium, Spain, Italy, Switzerland, Germany, more particularly in Bavaria, and also in Bohemia, Poland, and other countries. Pilgrims, among them kings, princes, and high dignitaries of the Church, flocked to Noblac (now St. Leonard). Numerous miracles are attributed to him, and in one small town alone, Inchenhofen, Bavaria, from the fourteenth to the eighteenth century, there are records of about 4000 favours granted through his intercession. The saint wrought the delivery of captives, women in confinement, those possessed of an evil spirit, people and beasts afflicted with diseases. At the end of the eleventh century his name had already become renowned among the Crusaders captured by the Mussulmans. He is generally represented holding chains in his hands. His feast day is celebrated on 6 November.

Sources

PONCELET in Acta SS., November, III, 139-209; see also CHEVALIER, Bio-Bibl., s.v.


Poncelet, Albert. "St. Leonard of Limousin." The Catholic Encyclopedia. Vol. 9. New York: Robert Appleton Company, 1910. 6 Nov. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/09178b.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Michael T. Barrett. Dedicated to St. Leonard of Limousin.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. October 1, 1910. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/09178b.htm


St. Leonard

St. Leonard was born to the Frankish nobility in the 5th century. He was part of the court of the then pagan King Clovis I. The Queen suggested to Leonard, possibly as a joke, that he invoke the help of his God to repel an invading army. Leonard prayed, the tide of battle turned, and Clovis was victorious.

Archbishop Saint Remigius of Rheims used this miracle to convert the King, Leonard, and a thousand of followers to Christianity. This was a pivotal conversion in the history of Europe and brought Christianity in full to what is now France. Clovis was the founder of the Merovingian dynasty of which Charlemagne was a descendent.

Leonard began a life of austerity, sanctification, and preaching. His desire to know God grew until he decided to enter the monastery at Orleans, France. His brother, Saint Lifiard, followed his example and left the royal court, built a monastery at Meun, and lived there. Leonard desired further seclusion, and so withdrew into the forest of Limousin, converting many on the way, and living on herbs, wild fruits, and spring water.

He built himself an oratory, leaving it only for journeys to churches. Others begged to live with him and learn from him, and so a monastery formed around his hermitage. Leonard had a great compassion for prisoners, obtaining release and converting many.

After his death, churches were dedicated to him in France, England, Belgium, Spain, Italy, Switzerland, Germany, Bohemia, Poland and other countries. Pilgrims flocked to his tomb, and in one small town in Bavaria there are records of 4,000 favors granted through Saint Leonard’s intercession.

St. Leonard is the patron of prisoners, prisoners of war, locksmiths, and miners.

SOURCE : http://www.ucatholic.com/saints/saint-leonard/




St. Leonard, Hermit and Confessor

His life published in Surius was written a considerable time after his death. Baronius in his notes on the Martyrology mentions another life of this saint which he saw in manuscript: several ancient monuments mention him.

Sixth Age.

ST. LEONARD or LIENARD was a French nobleman of great reputation in the court of Clovis I., and in the flower of his age was converted to the faith by St. Remigius, probably after the battle of Tolbiac. Being instructed in the obligations of our heavenly warfare, wherein the prize of the victory is an assured crown of immortal glory, he resolved to lay aside all worldly pursuits, quitted the court, and became a constant disciple of St. Remigius. The holy instructions and example of that saint made every day deeper impressions upon his tender soul, and Leonard seemed to have inherited the very spirit of his master, and to be animated with the same simplicity, disinterestedness, modesty, zeal, and charity. He preached the faith some time; but finding it very difficult to resist the king’s importunities, who would needs call him to court, and, burning with a desire of giving himself up entirely to the exercises of penance and contemplation, he retired privately into the territory of Orleans, where St. Mesmin or Maximin governed the monastery of Micy (called afterwards St. Mesmin’s), which his uncle St. Euspicius had founded, two leagues from the city, in 508. In this house St. Leonard took the religious habit, and inured himself to the fervent practices of regular discipline under the direction of St. Mesmin and of St. Lie or Lætus, a holy monk of that house, who afterwards died a hermit. St. Lifard, brother to our saint, who had renounced the world in the fortieth year of his age, laid the foundation of a religious community at Meun, in that country, which is at present a collegiate church of canons which bears his name.

St. Leonard himself aspiring after a closer solitude, with the leave of St. Mesmin left his monastery, travelled through Berry, where he converted many idolaters, and coming into Limousin, chose for his retirement a forest, four leagues from Limoges. Here, in a place called Nobiliac, he built himself an oratory, lived on wild herbs and fruits, and had for some time no other witness of his penance and virtues but God alone. His zeal and devotion sometimes carried him to the neighbouring churches, and some who by his discourses were inflamed with a desire of imitating his manner of life, joined him in his desert, and formed a community which, in succeeding times, out of devotion to the saint’s memory, became a flourishing monastery, called first Noblat, afterwards St. Leonard le Noblat. The reputation of his sanctity and miracles being spread very wide, the king bestowed on him and his fellow-hermits a considerable part of the forest where they lived. The saint, even before he retired to Micy, had been most remarkable for his charity towards captives and prisoners, and he laid himself out with unwearied zeal in affording them both corporal and spiritual help and comfort, and he obtained of the governors the liberty of many. This was also the favourite object of his charity after he had discovered himself to the world in Limousin, and began to make frequent excursions to preach and instruct the people of that country. It is related that some were miraculously delivered from their chains by his prayers, and that the king, out of respect for his eminent sanctity, granted him a special privilege of sometimes setting prisoners at liberty; which about that time was frequently allowed to certain holy bishops and others. But the saint’s chief aim and endeavours in this charitable employment were to bring malefactors and all persons who fell under this affliction, to a true sense of the enormity of their sins, and to a sincere spirit of compunction and penance, and a perfect reformation of their lives. When he had filled up the measure of his good works, his labours were crowned with a happy death about the year 559, according to the new Paris Breviary. In honour of the saint his church, which has been long served by regular canons (though now half the number is secularized), enjoys still great exemptions from public burdens and exactions. Many other places in France bear his name, and he is honoured there with particular devotion. Many great churches in England, of which he is the titular saint, and our ancient calendars, show his name to have been formerly no less famous in England. In a list of holidays published at Worcester, in 1240, St. Leonard’s festival is ordered to be kept a half-holiday, with an obligation of hearing mass, and a prohibition of labour except that of the plough. 1 He was particularly invoked in favour of prisoners, and several miracles are ascribed to him. 2 His name occurs in the Roman and other Martyrologies.

Solitude has always charms to the devout servant of God, because retirement from the world is very serviceable to his conversing with heaven. This appears from the practice of the Nazarites, prophets, and devout persons in the old law, and from that of Christ and all the saints in the new. Isaac went out into the field when he would meditate; and when Moses met God, it was in the desert. Solitude and silence settle and compose the thoughts; the mind augments its strength and vigour by rest and collection within itself, and in this state of serenity is most fit to reflect upon itself and its own wants, and to contemplate the mysteries of divine grace and love, the joys of heaven, and the grounds of our hope. This solitude must be chiefly interior, that of the mind still more than of the place, by freeing and disengaging ourselves from worldly cares and business, from the attachment to our senses, and from all those things and even thoughts, which soften, allure, disturb, or distract us, or which breed in us vanity or vexation. If we cut not off these things, under the name of retirement, we shall be more persecuted with a dissipation of thoughts, and the noise and cravings of our passions, than in the midst of the most active and busy life. How shall a Christian, who lives in the world, practise this retirement? By not loving its spirit and maxims, by being as recollected as may be in the midst of business, and bearing always in mind that salvation is the most important and only affair: by shunning superfluous amusements, and idle conversation and visits; and by consecrating every day some time, and a considerable part of Sundays and great festivals to the exercises of religious retirement, especially devout prayer, self-examination, meditation, and pious reading.

Note 1. See Sir H. Spelman’s Councils, t. 2, p. 358. Johnson’s English Canons, ad an. 1362, n. 3. [back]

Note 2. In the same sixth age St. Leonard of Yandeuvre led an eremitical life in the desert of that name in the diocess of Mans, and at length formed his disciples into a community, was made the first abbot, and died about the year 560. His relics were translated hence in the ninth age to the abbey of Corbigny, in Nivernois, in the diocess of Autun. See Le Cointe, Annal. Eccl. Franc. Bulteau, l. 2, c. 30. The History of Mans, &c. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume XI: November. The Lives of the Saints.  1866.

SOURCE : http://www.bartleby.com/210/11/061.html

Leonard of Noblac, Abbot (RM)
(also known as Lienard, Lithenard)


Born c. 466; died c. 559. Leonard of Noblac was one of the most popular saints of Western Europe in the late Middle Ages, but the account of his life is unreliable because it was not written until the 11th century. Doubtless his popularity was due to the very large number of miracles and aids attributed to his intercession, and to the enthusiasm of the returning crusaders, who looked on him as the patron saint of prisoners. Tradition has it that, like many young nobles, when Leonard was about six years old he went to live with Saint Remigius, archbishop of Rheims. About 495 he went to the court of his cousin Clovis, King of the Franks, at the summons of Queen Clotilde. After accompanying Clovis in a victorious war against the Germans, Leonard was baptized by Saint Remigius, who had previously baptized Clovis, Leonard's godfather (some say they were baptized the same day). Clovis offered Leonard a bishopric, but he turned it down. Seeking no earthly rewards, Leonard renounced the life of a Frankish nobleman and withdrew from the court about the year 501. Instead he went to the monastery of Micy in Orleans and became a monk under Saint Mesmin and Saint Lie. Seeking even more solitude he built himself a little hut in a forest of Pauvin near Limoges, Aquitaine, in a place called Nobiliac and lived on vegetables and fruit. His zeal and devotion sometimes carried him to the neighboring churches where his preaching would inflame others to imitate his life.


The legend says that one day the king went hunting in this forest, accompanied by his wife, who was pregnant. The moment of birth arrived, and it was clear that the queen was in difficulties. Leonard fell to prayer on her behalf, and her baby was delivered safely. In gratitude the king said that the saint should be given as much land as he could ride round in one day on his donkey. Leonard rode all day, was granted many acres and there founded the abbey of Noblac around which grew the town of Saint-Léonard. He used this abbey as a base to preach the Gospel throughout the whole region. Leonard was also known for the miracles wrought on his behalf.

A more conservative version says that after saving Clotilde, he left his solitude to preach to the people and to try to pacify warring princes. In 540, after visiting Saint Remy and living for several years in a monastery at Micy, he returned from his mission. The saint appears to have had a remarkable charity towards prisoners for whom he provided both corporal and spiritual help. Some were miraculously delivered from their chains by his prayers; others were released by the king at Leonard's request out of respect for his sanctity--a frequent privilege of certain holy bishops during that period. Leonard died in solitude in his monastery in the forest of Pauvin in Limousin about 599, aged about 99 years.

Leonard was the first saint of the French royal family. Although he was nearly 100 when he died, he is usually represented in art as a young man of about 30, because he appeared to many people at different times as a handsome young man in the flower of his youth. Today Leonard is regarded as the patron saint of childbirth, prisoners (because King Clovis promised that any prisoner converted by the saint would be released), prisoners of war (Bohemond, the crusader prince of Antioch, was released from a Islamic prison in 1103 and visited Noblac to make an offering in gratitude), and those in danger from brigands, robbers, and thieves (perhaps because the public was in danger from the very prisoners whom Leonard was responsible for releasing ) (Attwater, Bentley, Delaney, Encyclopedia, Husenbeth, White).

He is portrayed in art vested as an abbot holding chains in his hand of a deacon with fetters or locks. Sometimes shown freeing prisoners, with prisoners nearby in stocks, or with a horse or ox near him (Roeder). He is venerated at Orleans (Abbey of Micy) and Noblac, and is the patron of cattle, domestic animals and prisoners (Roeder)



San Leonardo di Limoges Eremita


Gallia, inizio VI sec. – Limoges, 6 novembre 545 ca.

Leonardo nacque in Gallia al tempo dell’imperatore Anastasio da nobili franchi, amici del re Clodoveo che volle fargli da padrino al battesimo. In gioventù rifiutò di arruolarsi nell’esercito e si mise al seguito di S. Remigio, arcivescovo di Reims. Avendo questi ottenuto dal re di poter chiedere la liberazione dei prigionieri che avesse incontrato, anche Leonardo, acceso di carità, chiese e ottenne lo stesso favore e liberò, di fatto, un gran numero di questi infelici. Diffondendosi la fama della sua santità, egli rifiutata la dignità vescovile offertagli da Clodoveo si diresse a Limoges; attraversando la foresta di Pavum soccorse la Regina sorpresa dalle doglie del parto. La preghiera del santo le concesse di superare i dolori e di dare alla luce un bel bambino. Clodoveo riconoscente gli concesse una parte del bosco per edificarvi un monastero. Il Santo costruì un oratorio in onore della Madonna e dedicò in altare in onore di S. Remigio; scavò poi un pozzo che si riempì miracolosamente d’acqua e al luogo diede il nome di nobiliacum in ricordo della donazione di Clodoveo. Il Santo sarebbe morto il 6 novembre di un anno imprecisato, nella metà del VI secolo.

Patronato: Prigionieri, Puerpere, Campobasso, Conegliano (TV)

Etimologia: Leonardo = forte come leone, dal latino e dal tedesco

Martirologio Romano: Nella cittadina vicino a Limoges in Francia in seguito insignita del suo nome, san Leonardo, eremita.

La prima cosa certa che riguarda s. Leonardo di Noblac o di Noblat o di Nobilicum o di Limoges, è che le prime notizie sulla sua esistenza risalgono al secolo XI, nelle “Historiae” di Ademaro di Chabannes scritte verso il 1028; dove si racconta che nel 1017, venne scoperto un supposto capo di s. Giovanni Battista a Saint-Jean-d’Angély e i fedeli dei dintorni accorsero portando le reliquie dei loro santi fra le quali quelle di s. Leonardo confessore nel Limusino.

Qualche anno dopo il 1030, fu messa in circolazione un’anonima “Vita sancti Leonardi” con l’aggiunta della descrizione di nove miracoli a lui attribuiti.

Secondo gli studiosi agiografi successivi, questa “Vita” è molto favolosa, ma rimane comunque il più antico racconto e ad esso ci rifacciamo. 

Leonardo nacque in Gallia al tempo dell’imperatore Anastasio I (491-518), i suoi genitori erano nobili franchi amici di re Clodoveo (481-511), il quale volle fargli da padrino nel battesimo.

Da giovane rifiutò di arruolarsi nell’esercito, come era uso per i nobili franchi e si pose come discepolo di s. Remigio, arcivescovo di Reims (438-530), il grande evangelizzatore dei Franchi che aveva convertito e battezzato lo stesso re Clodoveo.

Il santo vescovo aveva ottenuto dal re convertito, di poter chiedere la liberazione dei prigionieri che avesse incontrato e anche Leonardo, preso da grande fervore di carità, chiese ed ottenne lo stesso favore, liberando così un gran numero di infelici prigionieri, vittime delle guerre barbare di quei tempi.

La sua santità andava molto diffondendosi e Clodoveo I gli offerse la dignità vescovile, che Leonardo rifiutò, ritirandosi come eremita prima presso S. Massimino a Micy, poi si diresse a Limoges. Si racconta che attraversando la foresta di Pavum nei pressi di Limoges, dove si era stabilito, si trovò a soccorrere la regina Clotilde, che era al seguito del re Clodoveo per la caccia e che era stata sorpresa dalle doglie del parto; Leonardo con le sue preghiere, le concesse di superare i dolori e quindi di dare alla luce un bel bambino.

Clodoveo per riconoscenza, gli concesse parte del bosco per edificarvi un monastero, che lo stesso Leonardo delimitò montato su un asino.

Il santo eremita edificò un oratorio in onore della Madonna, dedicando anche un altare al suo maestro, s. Remigio, da tempo defunto in fama di santità. 

Un pozzo da lui scavato si riempì miracolosamente di acqua e chiamò quel luogo “Nobiliacum” in ricordo della donazione di Clodoveo, re nobilissimo.

Le regioni già cristiane di Germania, Aquitania, Inghilterra, furono pervase dalla fama che circondava il santo eremita; sia a Micy presso Orléans, che a Nobilac accorrevano malati di ogni genere, che solo a vederlo, ritornavano guariti; ma soprattutto il santo liberava i carcerati, che erano essenzialmente prigionieri di guerra (si ricorda che la pena in quei secoli era corporale o pecuniaria per le punizioni, la detenzione serviva per riscuotere i riscatti).

I prigionieri dovunque lo invocassero, vedevano le catene spezzarsi, i lucchetti si aprivano, i carcerieri si distraevano, le porte si spalancavano; questi infelici riacquistata la libertà, accorrevano da Leonardo per ringraziarlo e molti rimanevano con lui.

Parecchi familiari del santo eremita si stabilirono nei dintorni del monastero con le loro famiglie, dando così origine ad un villaggio, che poi prenderà il suo nome. S. Leonardo morì il 6 novembre di un anno verso la metà del VI secolo, certamente dopo il 530, anno in cui era morto il suo maestro, a cui aveva dedicato un altare.

Dall’XI secolo, il suo culto prese ad espandersi in tutta l’Europa Centrale, ed altre ‘Vite’ successive, con racconti di strepitosi miracoli a lui attribuiti, ne aumentarono la conoscenza e la devozione; furono erette in suo onore varie centinaia di chiese e di cappelle, il suo nome fu inserito nei toponomastici e nel folklore popolare.

Fu particolarmente venerato all’epoca della crociata e tra i suoi devoti si annovera il principe Boemondo d’Antiochia (Boemondo d’Altavilla, 1050-1111, figlio di Roberto il Guiscardo) che preso prigioniero dagli infedeli nel 1100 durante la I crociata, venne liberato nel 1103, attribuendo la sua liberazione al santo che aveva invocato; quando tornò in Europa donò come voto al santuario di Saint-Léonard-de-Noblat, delle catene d’argento, simili a quelle che lo tenevano legato.

Il ‘Martirologio Romano’ lo celebra il 6 novembre; s. Leonardo è molto raffigurato nell’arte, quasi sempre con le catene, simbolo della sua particolare protezione per i carcerati ingiustamente; per questo è patrono anche dei fabbricanti di catene, di fermagli, fibbie, ecc., inoltre viene invocato per i parti difficili, mali di testa e malattie dei bambini; contro la grandine ed i banditi; a lui si rivolgono anche gli obesi.

In Belgio è patrono dei minatori del bacino minerario di Liegi; introdotto dai Normanni, il suo culto si diffuse anche in Sicilia, testimoniato dalle tante opere d’arte che lo raffigurano, come del resto in tutta Europa.

Autore: Antonio Borrelli