mardi 20 novembre 2012

Saint FÉLIX de VALOIS,anachoète et fondateur

Saint Félix de Valois

De l'Ordre de la Trinité

(1127-1212)

Saint Félix de Valois était petit-fils du roi de France Henri Ier. Sa mère, avant sa naissance, vit en songe un bel enfant armé d'une Croix et entendit une voix lui dire: "Cet enfant est le fils que vous allez mettre au monde, il aura la gloire de changer le lis de France pour la Croix de Jésus-Christ."

Pendant une famine, la nourrice du petit Félix eut l'inspiration de faire tracer à l'enfant, avec sa main, le signe de la Croix sur le pain que l'on distribuait aux pauvres, et ce pain se multiplia tellement, qu'on put en distribuer pendant plusieurs jours à tous les malheureux qui se présentaient. La nourrice lui fit aussitôt bénir les champs d'alentour, et les nuées du ciel, obéissant à la main de Félix, versèrent une pluie féconde qui ramena l'abondance. Cependant le jeune prince croissait en sagesse et en grâce devant Dieu et devant les hommes, et ne montrant aucun des défauts de l'enfance. Il aimait tant à faire la charité aux pauvres, qu'un de ses oncles l'appelait son grand aumônier.

Après ses études, qu'il fit à Clairvaux, sous la direction de saint Bernard, Félix dut aller à la cour du roi de France, prit part à la Croisade prêchée par le saint moine de Clairvaux, son maître; puis, revenu à la cour, il la quitta bientôt pour se réfugier au désert. Dans la solitude, il sentit son esprit s'illuminer de clartés nouvelles et son âme redoubler de vaillance dans la pratique des vertus évangéliques. Le démon lui déclara une guerre acharnée; mais le Saint triompha de lui par la prière et les plus effrayantes mortifications.

Félix, ayant désormais pour palais une misérable grotte, pour vêtement un cilice, pour mets des herbes amères, renouvela dans sa retraite les merveilles des Antoine et des Hilarion. Par la permission de Dieu, tous les dimanches, un corbeau lui apportait un pain du Ciel. Il habitait le désert depuis bientôt quarante ans, quand saint Jean de Matha, de la part de Dieu, vint le trouver dans sa solitude, pour s'édifier par ses exemples. C'est alors que les deux Saints eurent la vision d'un cerf blanc, portant au front une croix bleue et rouge, et qui venait se désaltérer à la fontaine voisine. Dieu leur révéla l'explication de ce prodige; ils se disposèrent aussitôt à partir pour Rome, afin d'obtenir la fondation d'un institut dont les religieux, vêtus de blanc, porteraient sur la poitrine une Croix bleue et rouge, et travailleraient au rachat des captifs, que les Turcs d'Afrique retenaient par milliers dans les fers. Le Pape Innocent III approuva le projet, l'Ordre fut fondé et produisit un bien immense.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950



Saint Félix de Valois

Anachorète. Cofondateur de l'Ordre de la Très Sainte Trinité et de la Rédemption des Captifs.

Fête le 20 novembre.

C'était un prince du sang qui, après avoir suivi son cousin le roi Louis VII à la croisade, vivait en ermite dans la forêt. Il reçut un jour la visite de Jean de Matha qui venait le prier de fonder avec lui un ordre« pour la rédemption des captifs ».

C'est alors que les deux hommes furent témoins de l'apparition d'un cerf portant une croix entre les bois, qui vint s'abreuver à une fontaine auprès d'eux.

Félix accepta et partit pour Rome avec Jean afin d'obtenir l'approbation pontificale. L'Ordre de la Très Sainte Trinité et de la Rédemption des Captifs est approuvé par Innocent III le 17 décembre 1198.

Philippe Auguste aida les Trinitaires à construire un monastère sur le lieu de l'apparition du cerf, à Cerfroid (actuellement commune de Brumetz, dans l'Aisne). La Maison de la Trinité de Cerfroid restera le Chef-d'ordre des Trinitaires jusqu'à la Révolution.

En fait, il semble aujourd'hui que ce soient les Mathurins de Paris qui aient « inventé » Félix de Valois au XVIIe siècle. Désireux de se donner comme fondateur, outre saint Jean de Matha, un prince royal de France, ils racontèrent que la bulle d'Urbain IV (mort en 1264) qui canonisait Félix avait été perdue ; Louis XIV intervint à Rome en faveur de son parent. Innocent XI le recanonisa et fixa sa fête au 20 novembre. Il entra dès lors au Martyrologe romain et y resta jusqu'à ce que Paul VI l'en fît sortir (1970).



Né en 1127. Mort le 4 novembre 1212. Il est le cofondateur des Trinitaires en compagnie de St Jean de Matha.

Des historiens mettent en cause l’existence de St Félix dont le nom n’apparaît qu’au XVème dans les récits de la fondation des Trinitaires. Culte reconnu en 1666 par Alexandre VII qui l’inscrivit au martyrologe en 1671. Fête en 1694, par Innocent XII comme double.


Leçons des Matines avant 1960

Quatrième leçon. Félix, d’abord appelé Hugues, naquit en France, de la famille royale des Valois. Dès l’âge le plus tendre, il donna des gages sérieux de sa sainteté future, et principalement de sa charité envers les pauvres ; car, tout petit enfant, il distribuait, de sa propre main, des aumônes aux malheureux, comme s’il eût été plus avancé en âge et en pleine maturité de jugement. Devenu plus grand, il avait coutume d’envoyer aux indigents une partie des plats servis sur sa table, et il réservait d’ordinaire aux petits enfants pauvres le mets le plus savoureux. Au cours de son adolescence, il se dépouilla plus d’une fois de ses vêtements pour en couvrir les mendiants. Il obtint de son oncle Thibaut, comte de Champagne et de Blois, la grâce d’un condamné à mort, prédisant que ce misérable, alors assassin, parviendrait dans la suite à une très grande sainteté de vie ; l’événement confirma la vérité de cette prédiction.

Cinquième leçon. Après avoir passé d’une manière digne de louanges les années de son adolescence, son goût pour la contemplation des choses d’en haut commença à lui inspirer la pensée de la solitude ; mais il voulut auparavant recevoir les ordres sacrés, afin de s’enlever toute prétention au trône, dont la succession prochaine lui était assurée, en vertu de la loi salique. Ordonné Prêtre, il célébra avec la plus grande dévotion sa première Messe. Peu après, il se retira dans un désert où, vivant avec une extrême austérité, il nourrissait son âme de l’abondance des grâces célestes. Il y passa très saintement quelques années, en compagnie de saint Jean de Matha, docteur de Paris, qui, poussé par une inspiration d’en haut, s’était mis à sa recherche et l’avait trouvé. Sur l’avis que Dieu leur donna par le ministère d’un Ange, ils se rendirent tous deux à Rome, afin d’obtenir du souverain Pontife une règle de vie spéciale. De son côté, le Pape Innocent III, pendant qu’il célébrait les saints Mystères, eut une révélation, lui faisant connaître l’Ordre religieux et l’œuvre ayant pour but la rédemption des captifs. Ce Pontife revêtit donc lui-même Félix et son compagnon de vêtements blancs, marqués d’une croix de deux couleurs et de même forme que ceux dont l’Ange était revêtu lorsqu’il lui avait apparu. Le Pape voulut en outre que le nouvel institut religieux, conformément à l’indication emblématique de son habit aux trois couleurs, portât le nom de la très sainte Trinité.

Sixième leçon. Après avoir reçu du souverain Pontife Innocent III leur règle propre, confirmée par son autorité, les deux Saints retournèrent au diocèse de Meaux, dans le lieu appelé Cerfroid, où Félix agrandit le premier monastère de son Ordre, que, peu de temps auparavant, il avait construit avec l’aide de son compagnon. Il y fit merveilleusement prospérer l’observance religieuse et l’œuvre de la rédemption, qu’il propagea de là avec beaucoup de zèle dans les autres provinces, par l’entremise de ses disciples. C’est aussi en ce lieu qu’il reçut une faveur signalée de la Vierge-Mère : la nuit d’avant la Nativité de la Mère de Dieu, par une permission divine, tous les frères restèrent endormis et pas un ne se leva pour la récitation de Matines ; Félix, qui veillait, selon sa coutume, devança l’heure et, entrant au chœur, vit au milieu la bienheureuse Vierge, revêtue de l’habit de l’Ordre, marqué de la croix et accompagnée d’esprits célestes vêtus de même. Félix se joignit à eux, et la Mère de Dieu ayant entonné les divines louanges, il chanta tout l’Office avec eux. Il semblait avoir déjà reçu l’invitation de quitter les chœurs de la terre, pour aller se mêler à ceux du ciel ; un Ange, en effet, l’avait averti que l’heure de sa mort était proche. Ayant exhorté ses fils à la charité envers les pauvres et les captifs, il rendit son âme à Dieu, plein de jours et de mérites, l’an de l’Incarnation mil deux cent douze sous le pontificat du même Pape Innocent III.



Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Félix, appelé dès l’adolescence au désert, semblait devoir y mourir oublié d’un monde qu’il avait méprisé. Mais le Seigneur se réservait de rendre aux yeux des hommes sa vieillesse féconde [1].

On était à ce qu’on nomme de nos jours un tournant de l’histoire. Le premier des grands Ordres actifs allait, avec saint Jean de Matha, se lever dans l’Église ; d’autres suivraient, réclamés par les temps nouveaux. Ce fut l’heure où l’éternelle Sagesse, qui préside immuable aux variations des peuples [2], voulut montrer qu’elle non plus la sainteté ne change pas, la charité demeurant sous des formes variées ce que la connurent nos pères, n’ayant toujours qu’en Dieu aimé pour lui-même son principe et sa fin. Et c’est pourquoi Jean de Matha fut amené par l’Esprit à Félix de Valois, comme le disciple au maître ; l’anachorète dont les derniers ans s’achevaient au fond des forêts, vit se greffer sur la contemplation pure, en sa personne, la vie d’action débordante du rédempteur des captifs ; Cerfroid, son désert, resta le chef-lieu des Trinitaires comme il en avait été le berceau.

Lisons la vie du serviteur de Dieu dans le livre de la sainte Église (voir plus haut les lectures de Matines). Mais rappelons-nous qu’elle demande à être complétée par celle de son disciple et fils (VIII février).

Félix, heureux amant de la charité, enseignez-nous le prix de cette reine des vertus et aussi sa nature. C’est elle qui vous attira dans la solitude pour y poursuivre son objet divin, et quand vous sûtes trouver Dieu en lui-même, vous le montra et fit aimer dans vos frères. N’est-ce pas le secret qui rend l’amour fort comme la mort, lui donne comme en vos fils l’audace d’affronter l’enfer [3] ? Puisse-t-il ne point cesser d’être chez nous l’inspirateur de tous les dévouements ; qu’il demeure la part excellente de votre saint Ordre, le procédé précieux de son adaptation toujours féconde aux besoins d’une société où ne cesse point de régner sous mille formes la tyrannie des pires servitudes.

[1] Psalm. XCI, 15.

[2] Sap. VII, 27.

[3] Cant. VIII, 6.


Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Un des plus grands Pontifes qui aient illustré le trône de saint Pierre fut certainement Innocent III, sous lequel la papauté atteignit, pour ainsi dire, au faîte de la puissance et de la gloire, réalisant en des formes nouvelles et appropriées au temps, ce sublime idéal pour lequel le pape Hildebrand était mort en exil. Avec l’œuvre restauratrice du jeune Lothaire de Segni, coïncide l’institution de nouveaux et grands Ordres religieux, en sorte qu’Innocent III, en approuvant les règles des Mineurs, des Dominicains et des Frères de la rédemption des captifs, vint effectivement infuser au sein de la famille catholique ce flot de sang jeune, d’énergie et d’élan surnaturel que réclamait désormais la nouvelle ère des Communes et des libertés populaires.

L’œuvre de saint Félix de Valois entre dans ce vaste plan de renouvellement catholique qui eut Innocent pour promoteur, et nous aimons à évoquer la douce figure de ce Saint qui, au Latran, agenouillé aux pieds du Pontife avec saint Jean de Matha, reçoit de lui la confirmation de l’institut des frères rédempteurs des esclaves.

Désormais, les confins traditionnels de la chrétienté ne suffisaient plus à ces hardis jeunes gens, débordants de vie et de sainteté, désireux de se sacrifier pour l’amour du Christ. Tandis que Dominique s’attarde encore à prêcher en France contre les Albigeois, François part pour la Palestine.

Ce mouvement d’émigration missionnaire est rapidement suivi par les deux fondateurs de l’Ordre de la Très Sainte Trinité pour la rédemption des esclaves ; il y a cependant une différence : tandis que les disciples dé François et de Dominique vont directement vers les infidèles pour les gagner à l’Évangile, l’œuvre de Félix de Valois et de Jean de Matha se rapporte plutôt au bien des chrétiens qui, tyrannisés par ceux-ci, couraient le risque de perdre, avec leur liberté, le trésor de la foi.

La messe Justus, en l’honneur de ce héros de la charité fraternelle (+ 4 novembre 1212) est du commun, seule la collecte est propre.

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

« Hors de l’esclavage du démon »

Saint Félix — Jour de mort : 4 novembre 1212. Tombeau : au monastère de Cerfroid (Meaux) Image : On le représente en Trinitaire (robe blanche avec une croix rouge et bleue), un cerf blanc à côté de lui. Vie : Saint Félix (né en 1127) est, avec saint Jean de Matha (voir 8 février), le fondateur de l’Ordre -des Trinitaires pour le rachat des esclaves chrétiens retenus sous le joug des Sarrazins. La prière des Heures raconte quelques traits merveilleux de sa vie : Arrivé à l’âge de l’adolescence, il se dépouilla plus d’une fois de ses vêtements pour couvrir les indigents. Il demanda à son oncle, le comte Thibaut de Blois, la grâce d’un homicide condamné à mort, lui prédisant que ce meurtrier mènerait bientôt une vie pleine de vertus, ce que l’événement confirma. Plus tard, il se rendit à Rome, sur l’inspiration d’un ange, avec saint Jean de Matha, pour demander au pape la permission de fonder un Ordre. Le pape Innocent III reçut de Dieu pendant la messe une révélation concernant l’Ordre de la rédemption des captifs, et Félix fut, ainsi que ses compagnons, revêtu par le pape lui-même de la robe blanche portant une croix de deux couleurs, costume sous lequel l’ange lui était apparu. Le pape ajouta que cet Ordre, en raison des trois couleurs de son costume, devrait porter le nom de la Très Sainte Trinité. Dans le monastère de Cerfroid, nouvellement fondé, Félix fut honoré d’une apparition de la Très Sainte Vierge. Pendant la nuit précédant la fête de la Nativité, par une permission de Dieu, tous les frères de l’Ordre étaient demeurés endormis à l’heure de Matines, de sorte que, seul, il se trouvait au cœur. Alors il aperçut au milieu du chœur la Sainte Vierge, portant le costume des Trinitaires avec la croix et accompagnée d’une nombreuse phalange d’anges vêtus du même costume. Félix chanta en union avec eux et sous la direction de Marie l’office liturgique. Comme s’il était arraché aux chants d’ici-bas pour être transporté dans le chœur des bienheureux, il fut averti par un ange de sa mort prochaine. Il exhorta alors les siens à une constante charité envers les pauvres et les captifs et mourut le 4 novembre 1212, chargé d’ans et de mérites.

La Messe (Justus ut palma). — La messe est du deuxième commun des confesseurs, qui est volontiers employé pour les saints s’étant distingués par une particulière mortification et par l’amour de la solitude. L’Oraison propre met en relief deux actes de sa vie : son séjour dans la sol1tude et le rachat des captifs, et nous en fait l’application pratique : Puissions-nous être délivrés de la captivité de nos péchés et conduits dans la céleste patrie. Ainsi la liturgie insiste sur une pensée qui lui est chère à la fin de l’année ecclésiastique (voir les deux fêtes de Dédicace et aussi l’oraison de demain).


St. Felix of Valois

Born in 1127; d. at Cerfroi, 4 November, 1212. He is commemorated 20 November. He was surnamed Valois because, according to some, he was a member of the royal branch of Valois in France, according to others, because he was a native of the province of Valois. At an early age he renounced his possessions and retired to a dense forest in the Diocese of Meaux, where he gave himself to prayer and contemplation. He was joined in hisretreat by St. John of Matha, who proposed to him the project of founding an order for the redemption ofcaptives. After fervent prayer, Felix in company with John set out for Rome and arrived there in the beginning of the pontificate of Innocent III. They had letters of recommendation from the Bishop of Paris, and the new popereceived them with the utmost kindness and lodged them in his palace. The project of founding the order was considered in several solemn conclaves of cardinals and prelates, and the pope after fervent prayer decided that these holy men were inspired by God, and raised up for the good of the Church. He solemnly confirmed their order, which he named the Order of the Holy Trinity for the Redemption of Captives. The pope commissioned theBishop of Paris and the Abbot of St. Victor to draw up for the institute a rule, which was confirmed by the pope, 17 December, 1198. Felix returned to France to establish the order. He was received with great enthusiasm, andKing Philip Augustus authorized the institute France and fostered it by signal benefactions. Margaret of Bloisgranted the order twenty acres of the wood where Felix had built his first hermitage, and on almost the same spot he erected the famous monastery of Cerfroi, the mother-house of the institute. Within forty years the order possessed six hundred monasteries in almost every part of the world. St. Felix and St. John of Matha were forced to part, the latter went to Rome to found a house of the order, the church of which, Santa Maria in Navicella, still stands on the Caeclian Hill. St. Felix remained in France to look after the interests of the congregation. He founded a house in Paris attached to the church of St. Maturinus, which afterwards became famous under Robert Guguin, master general of the order. Though the Bull of his canonization is no longer extant, it is the constanttradition of his institute that he was canonized by Urban IV in 1262. Du Plessis tells us that his feast was kept in the Diocese of Meaux in 1215. In 1666 Alexander VII declared him a saint because of immemorial cult. His feastwas transferred to 20 November by Innocent XI in 1679.

O'Kane, Michael. "St. Felix of Valois." The Catholic Encyclopedia. Vol. 6. New York: Robert Appleton Company, 1909. 8 Feb. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/06033c.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Joseph P. Thomas.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. September 1, 1909. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/06033c.htm

Felix of Valois, Founder (RM)

Born in Amiens, France, 1127; died 1212; cultus approved by Pope Alexander VII in 1666.



Felix of Valois is one of those difficult saints. His name is linked with that of John of Matha, founder of the Trinitarians. Some say that there is no evidence that he ever existed--that he is a purely imaginary character; members of the order insist that he and Saint John were canonized in 1262 by Pope Urban IV.

Did he really exist?

It is a difficult question for historians, and even more difficult for Christians, since the infallibility of the Church is somehow involved in the canonization of saints. If a saint who has been venerated by the universal Church, and who has been the object of a complete service and Mass turns out to be a myth and an invention, what will be the effect on faith?

Before answering these questions, let me tell you his story as it has come down to us, and as written by Father Calixte, a Trinitarian Cerfroid, in his book published in 1878.

At the beginning of the 12th century, what is now the Somme and Aisne districts of France was ruled by Count Raoul de Vermandois et de Valois, a prince of the houses of Capet and Charlemagne. His wife Alienor de Champagne was also of the house of Charlemagne. On April 19, 1127, she gave birth to a son who was baptized Hugh, like his grandfather, the son of Henry I, King of France.

Young Hugh was presented to Saint Bernard and later sent to the abbey of Clairaux to be educated. He was also presented to Pope Innocent II.

At 20 he set off on a crusade, but went incognito to avoid being treated with deference. Three years later he returned, travelled through Italy, and went to live as a hermit either in northern Italy or near Clermont d'Oise. To avoid recognition and indicate a change of life, he took the name of Felix and became a priest.

In 1193-94, when he was living in extreme solitude near Montigny, he received a visit from Saint John de Matha, who had just graduated from the schools at Aix and Paris. They soon became friends and John stayed with Felix. They were joined by other disciples and formed a small community.

Then one day in 1197, a white deer, which often came to drink at the fountain where the hermits got their water, appeared with a red and blue cross between its antlers. John was reminded of the vision he had during his first Mass, when he had seen an angel dressed in white with a red and blue cross on his chest. Both he and Felix knew that the deer with a cross was a sign from God, and that they should go ahead with a plan they had been discussing. This plan was to found a religious order dedicated to ransoming Christian slaves who were captured during the Crusades.

Together they presented their plan in Rome to Pope Innocent III, who not only gave his approval but also gave the founders a habit for their order: white, with a red and blue cross. John and Felix then returned to France, where their hermitage was renamed Cerfroid, in memory of the deer which had appeared there.

February 3, 1198, the pope sent a letter to "brother John, minister of the house of the Holy Trinity at Cerfroid, and to all his brothers both present and future." The letter placed the young "Order of the Holy Trinity for the Ransom of Captives" under the protection of the pope. The letter also mentioned the property that had already been given to the order by Roger de Catillon, Marguerite de Bourgogne, and a noble lady of Paris.

May 16, 1198, the pope sent another letter about the property. On December 17, 1198, a letter arrived approving the text of the order's rule. In the meantime, the king of France had also given his approval to the new order.

John left Cerfroid to begin the real work of redeeming captives by establishing a monastery in Rome. Felix remained as superior (or minister) at Cerfroid, but later went to Paris to establish the order in the hospital of Saint-Mathurin, which had been given to them. As a result, members of the order were popularly called "the Mathurins," or else they were called "friars on donkeys" because of their mode of transportation.

On the night of September 8, 1212, though the sacristan of Cerfroid had forgotten to ring the matins bell (generally about 3:00 a.m.), Felix went down to the church as usual and found the Blessed Virgin and angels, all of them wearing the order's habit. There were many other miracles, but that is the only one that will be recounted here.

A few days later John de Matha returned to Cerfroid to see his old friend. He stayed only a short while, and on November 4, 1212, Felix died at the age of 85. He was buried at Cerfroid. The great reputation for sanctity which both surrounded his tomb and his memory led Urban IV to canonize him on May 1, 1262.

It was a good life, long and eventful, but at the same time extremely simple. Unfortunately there are doubts and questions marks at every turn. For example, the authority for his royal birth was the Trinitarian breviary of 1482, which has been lost. Authorities quoted for other details are either ambiguous, lost, or of uncertain authorship. For a long, detailed explanation of the reasons for doubting his existence as related by Fr. Calixte, read the Encyclopedia cited below. It will give you some idea of how hagiographers work.

It may be that instead of being heir to an important family, he was simply a resident of Valois, which became confused later.

In 1631 the Trinitarians attempted to gain permission to celebrate the feasts of SS. John and Felix liturgically in France and Spain, as their brothers in England had been doing since 1308, but since the Council of Trent had established restrictive controls on such celebrations, they did not immediately gain permission. The Urban IV's papal bull canonizing Felix had been lost. So the Trinitarians started gathering data.

They found that the canons of Meaux had been invoking Saint Felix since 1219; in 1291 the chapter-general had fixed his feast day; and in 1308 the provincial of England received Mass and offices from John XXII. That was enough to convince Pope Alexander VII, who confirmed the cultus on October 21, 1666. But five years later the Sacred College of Rites had still not added Felix and John to the Roman Martyrology, and it was only after the intervention of Louis XIV and Philip V of Spain who, on the strength of the "de Valois," claimed descent from Felix, that Innocent XII extended the feasts of SS John de Matha and Felix de Valois to the Catholic Church in 1694.

The Encyclopedia also notes that the remains of Saint Felix have been lost, which is troublesome if he had been venerated throughout the ages. In 1705 searches were carried out for the bones at Cerfroid and no relics of any type were found.

If by chance the Church has canonized someone who didn't exist, does that mean that there is a crisis of faith? Certainly not. First of all the equivalent canonization which took place in the 17th century was not carried out with the full canonical procedure. It was a special procedure, based on prescription and good faith. Its meaning was: "the person here presented is certainly an everlasting beatitude if he really lived as is claimed."

The historical problem is not really Rome's concern and may more or less be set aside. To be sure, matters would be conducted very differently today--precisely in order to avoid the inaccuracies that are found with Saint Felix. But whether Saint Felix existed or not, humility, charity, and all the virtues that he had or were ascribed to him, are the ones which will bring us to a greater love of God. And isn't that the real reason we venerate the saints? (Attwater, Benedictines, Delaney, Encyclopedia)

Saint Felix is depicted in art as an old man in Trinitarian habit with a coronet at his feet and chains or captives nearby. On occasion he is shown (1) near a fountain from which a stag drinks perhaps with a cross in his antlers; (2) often with Saint John of Matha (because together they organized the Trinitarians in France for the release of captives from the Moors); or (3) with the Holy Trinity appearing in the picture. He is venerated at Meaux and Valois (Roeder). 

Voir aussi : http://www.traditioninaction.org/SOD/j155sd_St.FelixValoisI_11-20.shtml

http://www.stfelixparish.org.au/PatronSaint.htm