lundi 13 août 2012

Sainte RADEGONDE de POITIERS, reine

Sainte Radegonde

Reine des Francs, moniale au monastère Sainte-Croix de Poitiers ( 587)

Fille du roi de Thuringe, elle avait treize ans quand les fils de Clovis s'entendirent pour assassiner son père et s'emparer de son pays, en 531. 

Elle échut comme butin de guerre à Clotaire, alors roi de Soissons qui voulut l'épouser. Elle s'enfuit, mais, rejointe, elle devint reine durant une vingtaine d'années, épouse d'un mari brutal et débauché. Elle ne tremblait pas devant lui, le laissant s'empiffrer et s'enivrer, tandis qu'à la même table elle mangeait sobrement ses lentilles et son pain sec. 

En 555, les Thuringeois s'étant révoltés, Clotaire tua son frère et elle obtint d'entrer en religion. Il avait alors peur de l'enfer. Il lui construisit un monastère à Poitiers où elle se retira, le monastère de la Sainte Croix, selon les règles monastiques de saint Césaire d'Arles. Elle y passa trente années de bonheur et de paix. 

Plus de deux cents jeunes filles de la noblesse franque l'y rejoignirent, recevant ainsi le même bonheur et la même paix dans un monde encore brutal. Elle leur donna une abbesse en la personne d'une de ses amies, elle-même gardant des tâches humbles comme la vaisselle ou le balayage. 

Sur le site Internet du diocèse de Poitiers - la page 'église sainte Radegonde' donne des informations sur la vie de cette sainte.

Sainte Radegonde, princesse de la maison royale de Thuringe, fondatrice de l’abbaye Sainte-Croix de Poitiers où elle mourut en 587... (liste des Saints et Bienheureux du Diocèse de Luçon)

Un internaute Guide conférencier nous précise: "Elle est Patronne de Poitiers et Patronne secondaire de la France. Saint Fortunat fut son confident et futur évêque de Poitiers et composa le 'Vexilla Régis' et d'autres hymnes chantées dans la liturgie romaine. Son monastère, l'Abbaye Sainte-Croix, existe toujours depuis 552. C'est le plus vieux monastère féminin ayant une histoire continue depuis plus de 14 siècles. 

Il est construit autour d'une relique insigne de la Croix. Sainte Radegonde est vénérée par les catholiques, les orthodoxes et les luthériens. Ses litanies, très proches de celle de la Vierge, avec toutefois des éléments poitevins, l'invoquent principalement comme 'Reine de la Paix'. Le Christ dans une vision lui a dit: 'Pourquoi te faire tant souffrir? sache que tu es une des plus belles perles de mon diadème'. On peut voir dans cette parole un appel de l'Amour miséricordieux vers tous les humains."
Voir aussi les Saints parisiens sur le site du diocèse de Paris.

À Poitiers, en 587, sainte Radegonde, reine des Francs. Du vivant même de son époux, le roi Clotaire, elle demanda à saint Médard, évêque de Noyon, de la consacrer à Dieu. Elle reçut le voile sacré et servit le Seigneur, sous la Règle de saint Césaire d’Arles, au monastère de la Sainte-Croix, que le roi Clotaire avait fait construire pour elle.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1665/Sainte-Radegonde.html


Sainte Radegonde

Reine de France

(519-587)

Radegonde, fille d'un roi de Thuringe, fut prise par Clotaire, roi des Francs, dans une guerre entre la Thuringe et la France. Clotaire traita la jeune captive avec beaucoup d'égards, la fit instruire dans la religion chrétienne et lui fit conférer le saint Baptême.

Elle eût voulu consacrer à Dieu sa virginité; mais elle dut épouser le roi qui avait massacré sa famille vaincue. Radegonde profita des richesses du trône pour orner les églises, assister les pauvres. Six années passées sur le trône n'avaient point fait renoncer Radegonde à l'espérance de la vie du cloître. L'assassinat de son frère par le roi son époux lui fournit une occasion favorable; Clotaire, fatigué de ses larmes, lui permit de partir.

Elle se rendit d'abord à Noyon, et, comme l'évêque hésitait à recevoir ses voeux, elle se coupa les cheveux elle-même, revêtit la bure des religieuses, déposa ses ornements royaux sur l'autel, et fut consacrée au Seigneur. De là, Radegonde se rendit aux environs de Poitiers et se livra à tous les exercices d'une vie austère; elle ne vivait que de pain de seigle et d'orge, d'herbes et de légumes, et ne buvait pas de vin.

Son vêtement était un cilice, son lit de la cendre; elle servait les pauvres de ses mains, pansait elle-même les malades atteints de la gale et de la teigne, lavait les plaies des lépreux et souvent délivrait les malheureux de leurs infirmités par des miracles. Un cierge reçu d'elle et allumé près d'un malade suffisait à le guérir; en passant par ses mains, les fruits et les aliments prenaient une vertu dont l'effet merveilleux ne tardait pas à se faire sentir. Elle mourut en 587, à l'âge de 68 ans. C'est une des Saintes les plus populaires de la France.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950



Radegonde menée auprès du roi Clotaire. Vie de sainte Radegonde, XIe siècle.
Bibliothèque municipale de Poitiers

L’année liturgique donne les leçons suivantes, tirées d’un office bénédictin (4 leçons au lieu de 3 pour le second nocturne).

Cinquième leçon. Radegonde était fille de Berthaire, roi des Thuringiens. A dix ans, elle fut emmenée captive par les Francs dont les rois se la disputèrent pour son insigne et royale beauté. Le sort la donna à Clotaire de Soissons qui confia son éducation à d’excellents maîtres. Plus que toutes sciences l’enfant reçut avidement les notions de la foi chrétienne, et abjurant le culte des fausses divinités qu’elle avait reçu de ses pères, elle résolut d’observer non seulement les préceptes de l’Évangile, mais aussi ses conseils. Lorsqu’elle eut grandi, Clotaire, dont c’était depuis longtemps l’intention, la voulut pour épouse. Malgré son refus, malgré ses tentatives de fuite, elle fut donc aux applaudissements de tous proclamée reine. Élevée aux honneurs du trône, la dignité royale dut se plier à ses charités, à ses continuelles oraisons, à ses veilles fréquentes, à ses jeûnes, à ses autres macérations, si bien que, par dérision pour une telle piété, les courtisans disaient d’elle que c’était, non une reine, mais une nonne que le roi avait épousée.

Sixième leçon. Les dures épreuves, les chagrins de plus d’une sorte que lui infligeait le prince, firent briller grandement sa patience. Mais ayant un jour appris que son frère germain venait d’être par ordre de Clotaire injustement mis à mort, elle quitta aussitôt la cour, du consentement du roi lui-même, et se rendant auprès du bienheureux évêque Médard, elle le supplia instamment de la consacrer au Seigneur. Or les grands s’opposaient vivement à ce que le pontife donnât le voile à celle que le roi s’était solennellement unie. Elle donc aussitôt pénétrant dans la sacristie, se revêt elle-même du vêtement monastique, et de là se rendant à l’autel interpelle ainsi l’évêque : « Si vous différez de me consacrer, craignant plus un homme que Dieu, il y aura quelqu’un pour vous demander compte de mon âme ». Médard, ému de ces paroles, mit le voile sacré sur la tête de la reine, et par l’imposition de la main la consacra diaconesse. Elle alla ensuite à Poitiers, où elle fonda un monastère de vierges qui fut plus tard appelé de Sainte-Croix. L’éclat de ses vertus éminentes y attira, pour embrasser la vie de la sainte religion, des vierges presque innombrables. A cause des témoignages singuliers de la divine grâce qui était en elle, le désir de toutes la mettait à la tête ; mais elle aimait mieux servir que commander.

Septième leçon. Bien que la multitude de ses miracles, eût répandu au loin sa renommée, cependant oublieuse de la première dignité, elle ambitionnait les plus vils et les plus abjects offices. Le soin des malades, des pauvres, des lépreux surtout, faisait ses principales délices ; souvent ils étaient miraculeusement guéris par elle. Telle était sa piété envers le divin sacrifice de l’autel, qu’elle faisait de ses mains les pains à consacrer, et en fournissait diverses églises. Mais si parmi les délices royales elle s’était toute adonnée à mortifier sa chair, si dès son adolescence elle avait brûlé du désir du martyre : maintenant qu’elle menait la vie monastique, de quelles rigueurs ne devait-elle pas affliger son corps ? Ceignant ses reins de chaînes de fer, elle allait jusqu’à poser ses membres sur des charbons ardents pour les mieux tourmenter, à fixer intrépidement sur sa chair des lames incandescentes, pour qu’ainsi cette chair elle-même fût à sa manière embrasée par l’amour du Christ. Clotaire ayant résolu de la reprendre et de l’enlever à son cloître, étant même déjà en marche pour venir à Sainte-Croix, elle sut si bien l’en détourner par des lettres adressées à saint Germain évêque de Paris, que le prince, prosterné aux pieds du saint prélat, le supplia d’implorer de la pieuse reine pardon pour son roi et son époux.

Huitième leçon. Elle enrichit son monastère de reliques saintes apportées de divers pays. Ayant même envoyé dans ce but des clercs à l’empereur Justin, elle en obtint une partie insigne du bois de la Croix du Seigneur, qui fut reçue en grande solennité par la ville de Poitiers, le clergé et le peuple entier tressaillant d’allégresse. On chanta en cette occasion les hymnes composées à la louange de la Croix auguste par Venance Fortunat, qui fut depuis évêque, et jouissait alors de l’intimité sainte de Radegonde, dont il administrait le monastère. Enfin la très sainte reine étant mûre pour le ciel, peu de jours avant qu’elle ne sortit de cette vie, le Seigneur daigna lui apparaître sous les traits d’un jeune homme éclatant de beauté, et elle mérita d’entendre de sa bouche ces mots : « Pourquoi ce désir insatiable de jouir ? Pourquoi te répandre en tant de gémissements et de larmes ? Pourquoi ces supplications répétées à mes autels ? Pourquoi sous tant de travaux briser ton pauvre corps ? Quand je te suis uni toujours ! Ma noble perle, sache qu’entre les pierres sans prix du diadème de ma tête tu es une des premières ». L’année donc 587, elle exhala son âme très pure dans le sein du céleste Époux qu’elle avait uniquement aimé. Elle fut ensevelie, selon son désir, dans la basilique de la bienheureuse Marie par saint Grégoire de Tours.


Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Jamais butin n’égala celui que l’expédition de Thuringe valut, vers l’an 530, aux fils de Clovis. Recevez cette bénédiction des dépouilles de l’ennemi [1], pouvaient-ils dire en présentant aux Francs l’orpheline recueillie à la cour du prince fratricide qu’ils venaient de châtier. Radegonde voyait Dieu se hâter de mûrir son âme. Après la mort tragique des siens, était venue pour son pays l’heure de la ruine ; longtemps après, la mémoire en restait toute vive au cœur de l’enfant d’alors, suscitant chez la reine et la sainte des retours d’exilée que l’amour seul du Christ-Roi pouvait dompter : « J’ai vu les morts couvrir la plaine, et l’incendie ravager les palais ; j’ai vu les femmes, l’œil sec d’effroi, mener le deuil de la Thuringe tombée ; moi seule ai survécu pour pleurer pour tous » [2].

Près des rois francs, dont la licence sauvage rappelait trop celle de ses pères, la captive rencontra cependant le christianisme qu’elle ne connaissait point encore. La foi eut pour cette âme que la souffrance avait creusée de quoi remplir ses abîmes. En la donnant à Dieu, le baptême consacra sans les briser les élans de sa fière nature. Affamée du Christ [3], elle eût voulu aller à lui par le martyre, elle le cherchait sur la croix de tous les renoncements, elle le trouvait dans ses membres souffrants et pauvres ; du visage des lépreux, qui était pour elle la face défigurée de son Sauveur, elle s’élevait à l’ardente contemplation de l’Époux triomphant dont la face glorieuse illumine l’assemblée des Saints.

Quelle répulsion quand, lui offrant les honneurs de reine, le destructeur de sa patrie prétendit partager avec Dieu la possession d’un cœur que le ciel seul avait pu consoler et combler ! La fuite d’abord, le refus de plier ses mœurs aux convenances d’une cour où tout heurtait pour elle aspirations et souvenirs, l’empressement à briser au premier jour des liens que la violence avait seule noués, montrèrent bien si l’épreuve avait eu d’autre effet, comme dit sa Vie, que de tendre son âme [4] toujours plus à l’objet de son unique amour.

Cependant, près du tombeau de Martin, une autre reine, la mère du royaume très chrétien, Clotilde allait mourir. Malheur aux temps où les personnages de la droite du Très-Haut, disparaissant, ne sont pas remplacés sur la terre, où le Psalmiste s’écrie dans son juste effroi : Sauvez-moi, à Dieu, parce qu’il n’y a plus de Saint [5] ! Car si au ciel les élus prient toujours, ils ne fournissent plus dans leur chair le supplément qui manque aux souffrances du Seigneur pour son corps qui est l’Église [6]. La tâche commencée au baptistère de Reims n’était pas achevée ; l’Évangile, qui régnait par la foi sur notre nation, était loin d’avoir encore assoupli ses mœurs. A la prière suprême de celle qu’il nous avait donnée pour mère, le Christ qui aime les Francs ne refusa point la consolation de savoir qu’elle allait se survivre ; Radegonde, délivrée juste à temps pour ne point laisser vaquer l’œuvre laborieuse de former à l’Église sa fille aînée, reprenait avec Dieu dans la solitude la lutte de prière et d’expiation commencée par la veuve de Clovis.

La joie d’avoir rompu un joug odieux rendit le pardon facile à sa grande âme [7] ; dans son monastère de Poitiers, elle manifesta pour ces rois qu’elle tenait à distance un dévouement qui ne devait plus leur faire un seul jour défaut. C’est qu’à leur sort était lié celui de la France, cette patrie de sa vie surnaturelle où l’Homme-Dieu s’était révélé à son cœur, et qu’à ce titre elle aimait d’une partie de l’amour qu’elle portait au ciel, l’éternelle patrie. La paix, la prospérité de cette terre natale de son âme occupaient jour et nuit sa pensée. Survenait-il quelque amertume entre les princes, disent les récits contemporains, on la voyait trembler de tous ses membres a la seule crainte des dangers du pays. Elle écrivait selon leurs dispositions diverses à tous et chacun des rois, les adjurant de songer au salut de la nation ; à ses démarches pour écarter la guerre elle intéressait les principaux leudes. Elle imposait à sa communauté des veilles assidues, l’exhortant avec larmes à prier sans trêve ; quant à elle-même, les tourments qu’elle s’infligeait dans ce but sont inexprimables [8].

L’unique victoire ambitionnée de Radegonde était donc la paix entre les rois de la terre ; quand elle l’avait remportée dans sa lutte avec le Roi du ciel, son allégresse redoublait au service du Seigneur [9], et la tendresse qu’elle ressentait pour ses auxiliaires dévouées, les moniales de Sainte-Croix, trouvait à peine d’expression suffisante : « Vous les filles de mon choix, répétait-elle, mes yeux, ma vie, mon doux repos, ma félicité, vivez avec moi de telle sorte en ce siècle, que nous nous retrouvions dans le bonheur de l’autre » [10]. Mais combien cet amour lui était rendu !

« Par le Dieu du ciel, c’est la vérité que tout en elle reflétait la splendeur de l’âme » [11]. Cri spontané et plein de grâce de sa fille Baudonivie, auquel fait écho la voix plus grave de l’évêque historien, Grégoire de Tours, attestant la permanence jusque dans le trépas de la surnaturelle beauté de la sainte [12] ; éclat d’en haut qui purifiait autant qu’il retenait les cœurs, qui fixait l’inconstance voyageuse de l’italien Venance Fortunat [13] appelait sur son propre front l’auréole des Saints avec l’onction des Pontifes, et lui inspirait ses plus beaux chants.

Comment n’eût-elle pas réfléchi la lumière de Dieu, celle qui, tournée vers lui dans une contemplation ininterrompue, redoublait de désirs à mesure que la fin de l’exil approchait ? Ni les reliques des Saints, qu’elle avait tant recherchées parce qu’elles lui parlaient de la vraie patrie [14], ni son plus cher trésor, la Croix du Seigneur, ne lui suffisaient plus : c’était le Seigneur même qu’elle eût voulu ravir au trône de sa majesté, pour le faire habiter visiblement ici-bas [15].

Faisait-elle diversion à ses soupirs sans fin, c’était pour exciter dans les autres les mêmes aspirations, le même besoin du rayon céleste. Elle exhortait ses filles à ne rien négliger des divines connaissances, leur expliquant avec sa science profonde et son amour de mère les difficultés des Écritures. Comme elle multipliait dans le même but pour la communauté les lectures saintes : « Si vous ne comprenez pas, disait-elle, interrogez ; que craignez-vous de chercher la lumière de vos âmes [16] ? » Puis, insistant : « Moissonnez, moissonnez le froment du Seigneur ; car, je vous le dis en vérité , vous n’aurez plus longtemps à le faire : moissonnez , car l’heure approche où vous voudrez rappeler à vous ces jours qui vous sont donnés présentement, et vos regrets ne les ramèneront pas » [17].

Et la pieuse narratrice à qui nous devons ces détails d’une intimité si vivante et si suave, poursuit en effet : « Il est venu trop tôt ce temps dont notre indolence d’alors écoutait si tièdement l’annonce. L’oracle s’est réalisé pour nous, qui dit : Je vous enverrai la famine sur la terre, famine non du pain ni de l’eau, mais de la divine parole [18]. Car bien qu’on nous lise encore ses conférences d’autrefois, elle s’est tue cette voix qui ne cessait pas, elles sont fermées ces lèvres toujours prêtes aux sages conseils, aux douces effusions. Quelle expression, quels traits, ô Dieu très bon, quelle attitude vous lui aviez donnés ! Non, personne ne pourra jamais le décrire. Vrai supplice, que ce souvenir ! Cet enseignement, cette grâce, ce visage, ce maintien, cette science, cette piété, cette bonté, cette douceur, où les chercher maintenant [19] ? »

Douleur touchante, toute à l’honneur des enfants et de la mère, mais qui ne pouvait retarder pour celle-ci la récompense. Le matin des ides d’août de l’année 587, au milieu des lamentations qui s’élevaient de Sainte-Croix, un ange avait été entendu, disant à d’autres dans les hauteurs : « Laissez-la encore, car les pleurs de ses filles sont montés jusqu’à Dieu ». Mais ceux qui portaient Radegonde avaient répondu : « Il est trop tard, elle est déjà en paradis » [20].

L’exil a pris fin ; l’éternelle possession succède au désir ; le ciel entier resplendit des feux de la pierre précieuse qui vient d’enrichir le diadème de l’Époux. O Radegonde, la Sagesse de Dieu, qui récompense vos travaux à cette heure, vous a conduite par des voies admirables [21]. Votre héritage devenu, selon l’expression du prophète, comme le lion de la forêt semant autour de vous la mort [22], votre captivité bientôt loin du sol natal : qu’était-ce que les moyens de l’amour vous retirant des cavernes des lions, des retraites des léopards [23], où les faux dieux avaient retenu vos premiers ans ? L’épreuve devait vous suivre aussi sur la terre étrangère ; mais la lumière d’en haut, révélée à votre âme, l’avait stabilisée. En vain un roi puissant voulut vous faire partager avec lui son trône ; vous fûtes reine, mais pour le Christ dont la bonté daignait confier à votre maternité ce royaume de France qui est à lui avant d’être à nul prince. Pour lui vous l’avez aimée, cette terre devenue vôtre par le droit de l’Épouse à qui le sceptre de l’Époux appartient ; pour lui cette nation, sur laquelle vous présagiez ses desseins glorieux, a eu sans compter vos travaux, vos indicibles macérations, vos prières et vos larmes.

O vous qui, comme le Christ est toujours notre Roi, restez aussi toujours notre Reine, ramenez à lui le cœur des Francs que de néfastes errements ont découronné de leur gloire, en faisant que leur glaive ne soit plus celui du soldat de Dieu. Gardez entre toutes votre ville de Poitiers, qui vous honore d’un culte si spécial en la compagnie de son grand Hilaire. Bénissez vos filles de Sainte-Croix, toujours fidèles à vos grands souvenirs, toujours prouvant la puissance de la tige féconde [24] qui, par delà tant de siècles et de ruines, n’a point cessé de produire ses fleurs et ses fruits. Montrez-nous à chercher le Seigneur, à le rencontrer dans son Sacrement, dans les reliques de ses Saints, dans ses membres souffrants sur terre ; que tout chrétien apprenne de vous à aimer.

[1] I Reg. XXX, 26.

[2] De excidio Thuringiae, I, V. 5-36, Fortunatus ex persona Radegundis.

[3] Fortunatus, Vita Radegundis, 6.

[4] Baudonivia, Vita Radegundis, 2.

[5] Psalm. XI, 2.

[6] Col. I, 24.

[7] Baudonivia, 7.

[8] Ibid. 11.

[9] Baudonivia, 11.

[10] Ibid. 8.

[11] Ibid. 16.

[12] Greg. Turon. De gloria Confessorum, CVI.

[13] Fortunat. Miscellanea, VIII, I, II, etc.

[14] Baudonivia, 14.

[15] Ibid. 17.

[16] Baudonivia, 9.

[17] Ibid. 24.

[18] Amos. VIII, 11.

[19] Baudonivia, 24.

[20] Ibid. 26.

[21] Sap. X, 17.

[22] Jerem. XII, 8.

[23] Cant. IV, 8.

[24] Sanctarum monialium mater et radix antiquissima, ora pro nobis. La preuve historique des Litanies de sainte Radegonde, p. 293, édition D. H. Beauchet-Filleau.

SOURCE : http://www.introibo.fr/Sainte-Radegonde-reine-veuve



Sainte Radegonde en costume de reine à la table du roi Clotaire
Scènes de la vie de sainte Radegonde (en haut : les noces de Radegonde. 
Radegonde en prière ; en bas : Radegonde en prière prosternée à côté du lit conjugal.) 
Vie de sainte Radegonde
XIe siècle, bibliothèque municipale de Poitiers[


August 13

St. Radegundes, Queen of France

SHE was daughter of Bertaire, a pagan king of part of Thuringia, in Germany, who was assassinated by his brother Hermenfred. Theodoric, or Thierry, king of Austrasia, or Metz, and his brother Clotaire I., then king of Soissons, fell upon Hermenfred, vanquished him, and carried home a great booty. Among the prisoners, Radegundes, then about twelve years old, fell to the lot of King Clotaire, who gave her an education suitable to her birth, and caused her to be instructed in the Christian religion, and baptized. The great mysteries of our holy faith made such an impression on her tender soul, that, from the moment of her baptism, she gave herself to God with her whole heart, abridged her meals to feed the poor, whom she served with her own hands, and made prayer, humiliations, and austerities her whole delight. It was her earnest desire to serve God in the state of perpetual virginity; but was obliged at length to acquiesce in the king’s desire to marry her. Being by this exaltation become a great queen, she continued no less an enemy to sloth and vanity than she was before, and she divided her time chiefly between her oratory, the church, and the care of the poor. She also kept long fasts, and during Lent wore a hair-cloth under her rich garments. Clotaire was at first pleased with her devotions, and allowed her full liberty in them; but afterwards, by ambition and other passions, his affections began to be alienated from her, and he used frequently to reproach her for her pious exercises, saying, he had married a nun rather than a queen, who converted his court into a monastery. His complaints were unjust, for she made it one of the first points of her devotion never to be wanting in any duty of her state, and to show the king all possible complaisance. She repaid injuries only with patience and greater courtesy and condescension, doing all the good in her power to those who were her declared enemies in prepossessing her husband against her. Clotaire at length caused her brother to be treacherously assassinated, that he might seize on his dominions in Thuringia. Radegundes, shocked at this base act of inhumanity, asked his leave to retire from court, which she easily obtained. Clotaire himself sent her to Noyon, that she might receive the religious veil from the hands of St. Medard. The holy prelate scrupled to do it for some time, because she was a married woman; but was at length prevailed upon to consecrate her a deaconess. 1

Radegundes first withdrew to Sais, an estate which the king had given her in Poitou, living wholly on bread made of rye and barley, and on roots and pulse, and never drinking any wine; and her bed was a piece of sackcloth spread upon ashes. She employed almost her whole revenue in alms, and served the poor with her own hands. She wore next her skin a chain which had been given her by St. Junian, a holy priest in that country, whom she furnished with clothes worked with her own hands. St. Radegundes went some time after to Poitiers, and there, by the orders of King Clotaire, built a great monastery of nuns, in which she procured a holy virgin, named Agnes, to be made the first abbess, and paid to her an implicit obedience in all things, not reserving to herself the disposal of the least thing. Not long after, King Clotaire, repenting that he had consented to her taking the veil, went as far as Tours with his son Sigebert, upon a religious pretence, but intending to proceed to Poitiers, and carry her again to court. She was alarmed at the news, and wrote to St. Germanus of Paris, desiring him to divert so great an evil. The bishop having received her letter, went to the king, and throwing himself at his feet before the tomb of St. Martin, conjured him, with tears, in the name of God, not to go to Poitiers. The king, at the same time, prostrated himself before St. Germanus, beseeching him that Radegundes would pray that God would pardon that wicked design, to which he said he had been prompted by evil advice. The same lively faith which made the saint pass with joy from the court to a cloister, and from the throne to a poor cell, filled her with alarms when she heard of her danger of being called again to a court. Her happiness seemed complete when she saw herself securely fixed in her solitude.

Being desirous to perpetuate the work of God, she wrote to a council of bishops that was assembled at Tours in 566, entreating them to confirm the foundation of her monastery, which they did under the most severe censures. She had already enriched the church she had built with the relics of a great number of saints; but was very desirous to procure a particle of the true cross of our Redeemer, and sent certain clerks to Constantinople, to the Emperor Justin, for that purpose. The emperor readily sent her a piece of that sacred wood, adorned with gold and precious stones; also a book of the four gospels beautified in the same manner, and the relics of several saints. They were carried into Poitiers, and deposited in the church of the monastery by the Archbishop of Tours in the most solemn manner, with a great procession, wax tapers, incense, and singing of psalms. It was on that occasion that Venantius Fortunatus composed the hymn, Vexilla regius produent. 2 St. Radegundes had invited him and several other holy and learned men to Poitiers; was herself a scholar, and read both the Latin and Greek fathers. She established in her monastery of the Holy Cross the rule of St. Cæsarius of Arles, a copy of which she procured from Cæsaria II., abbess of St. John’s, at Arles. She probably took that name from St. Cæsaria, sister of St. Cæsarius, first abbess of that house, who died in 524. She was her worthy successor in all her great virtues, no less than in her dignity, and her admirable sanctity is much extolled by Fortunatus. 3 She excelled particularly in holy prudence, which, as St. Ambrose remarks, must be, as it were, the salt to season all other virtues, which cannot be perfect or true without it. St. Cæsaria sent to St. Radegundes, together with the copy of this rule, an excellent letter of advice, most useful to all superiors and others, which has been lately published by Dom. Martenne. 4 In it she says, that persons who desire sincerely to serve God, must apply themselves earnestly to holy prayer, begging continually of God that he be pleased to make known to them his holy will, and direct them to follow it in all things; that they must, in the next place, diligently hear, read, and meditate on the word of God, which is a doctrine infinitely more precious than that of men, and a mine which can never be exhausted; that they must never cease praising God, and giving him thanks for his mercies; that they must give alms to the utmost of their abilities, and must practise austerities according to the rule of obedience and discretion. She prescribes that every nun shall learn the psalter by heart, and be able to read; and she gives the strictest caution to be watchful against all particular fond friendships or familiarities in communities. St. Radegundes, not satisfied with these instructions, took with her Agnes, the abbess of her monastery, and made a journey to Arles, more perfectly to acquaint herself with the obligations of her rule. Being returned to Poitiers, she assisted Agnes in settling the discipline of her house.

In the year 560, Clotaire, who was the fourth son of Clovis the Great, became sole king of France, his three brothers and their sons being all dead. In the last year of his reign he went to the tomb of St. Martin at Tours, carrying with him very rich gifts. He there enumerated all the sins of his past life, and with deep groans, besought the holy confessor to implore God’s mercy in his behalf. He founded St. Medard’s abbey at Soissons, and gave great marks of a sincere repentance. Yet, during his last illness, he showed great alarm and disturbance of mind at the remembrance of the crimes he had committed, and said in his last moments: “How powerful is the heavenly king, by whose command the greatest monarchs of the earth resign their life!” He died in 561, having reigned fifty years. His four sons divided his kingdom: Charibert, who reigned at Paris, had the isle of France, Anjou, Maine, Touraine, Poitou, Guienne, and Languedoc. Chilperic resided at Soissons, and enjoyed Picardy, Normandy, and all the Low Countries. Gontran was king of Orleans, and his dominions were extended to the source of the Loire, and comprised also Provence, Dauphiné, and Savoy. Austrasia fell to Sigebert, and comprehended Lorrain, Champagne, Auvergne, and some provinces in Germany. Charibert lived but a short time; and the civil wars between Sigebert, married to Brunehault, and Chilperic, whose concubine was the famous Fredegonda, distracted all France. Childebert, son of Sigebert and Brunehault, after the death of his father, and two uncles Chilperic and Gontran, became sovereign of Austrasia, Orleans, and Paris, and continued, as his father had always been, a great protector of St. Radegundes, and her monastery of the Holy Cross, in which she had assembled two hundred nuns, among whom were several daughters of senators, and some of royal blood. The holy foundress, amidst all the storms that disturbed the kingdom, enjoyed a perfect tranquillity in her secure harbour, and died in the year 587, the twelfth of King Childebert, on the 13th of August, on which day the church honours her memory. St. Gregory, archbishop of Tours, went to Poitiers upon the news of her death, and, the bishop of Poitiers being absent, performed the funeral office at her interment.

The nun Baudonivia, who had received her education under St. Radegundes, and was present at her burial, relates that during it a blind man recovered his sight. Many other miracles were performed at the tomb of this saint. Her relics lay in the church of our Lady at Poitiers till they were dispersed by the Huguenots, together with those of St. Hilary, in 1562. See her life written by Fortunatus of Poitiers, her chaplain; and a second book added to the same by the nun Baudonivia, her disciple. See also St. Gregory of Tours, Hist. Fr. l. 3, c. 4, 7, &c., and l. de Glor. Conf. c. 23. On her life compiled by Hildebert, bishop of Mans, afterwards archbishop of Tours, who died in 1134, see Mabillon, Anal. t. 1, p. 298. Hildebert has borrowed every part of this history from Fortunatus and Baudonivia, but given a more elegant turn to the style. Obscure passages he has passed over.

Note 1. Posterior canons forbid any married person to enter into holy orders, or a religious state, unless their consort likewise renounces the world by embracing either orders or the state of religion: (cap. 18, de Convers. conjug.) but, before the aforesaid law of the church, this might be done by the free consent of the other party, who, nevertheless, could not marry again during her or his life. [back]

Note 2. Venantius Fortunatus was born in Italy, not far from Treviso, had studied at Ravenna, and was, for that age, a good grammarian, rhetorician, and poet. He made a visit of devotion to the tomb of St. Martin at Tours, and wrote the life of that saint in four books, in acknowledgment of the cure of a distemper in his eyes, which he received by rubbing them with the oil of a lamp lighted before the sepulchre of that saint. Being invited by St. Radegundes to Poitiers, he was ordained priest of that church about the year 565, and was afterwards chosen bishop of that city.

  He had an uncommon natural genius, was very ready at his pen, and an original writer in every subject that he handled. His prose falls much short of his verse, which is harmonious and animated, though he alters the original quantities of many Latin words. He composed many poems to the honour of several saints. That on the Cross, which begins with the words Pange lingua, is ascribed to him by Du Pin and some others, but seems rather to have been written by the priest Claudius Mammertus, as Ceillier shows. He wrote verse with wonderful ease. He also left us the lives of several saints, and a considerable number of epistles. Some of his works are published in the Bibliotheca Patrum of Lyons and Cologn; but a complete edition of them is wanting. [back]


Note 3. Fortun. l. 48, c. 4. [back]

Note 4. Anecdot. t. 1, p. 36. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume VIII: August. The Lives of the Saints.  1866


SOURCE : http://www.bartleby.com/210/8/133.html



Santa Radegonda Regina di Francia


m. 13 agosto 587

Radegonda nacque nel 518 e fu regina di Francia. Quando nel 531 Clotario I, re di Francia, sconfisse Ermenfrido, l'usurpatore del regno di Turingia, portò con sé Radegonda, giovane figlia del re deposto e ucciso, Bertario. La inviò agli studi così Radegonda ricevette un'educazione adatta al suo alto rango e un'istruzione letteraria di grande rilievo, cosa unica per una donna dei suoi tempi. E dopo otto anni, intorno al 540, la sposò nonostante Redegonda non fosse consenziente. Clotario mostrò ben presto la sua indole violenta, che Radegonda sopportò fin quando fù possibile. Poi, ottenuto il consenso dal vescovo Medardo, si fece consacrare e si ritirò nel monastero di Tours, dove già viveva la regina Clotilde, intristita dalle gesta del figlio, ma contenta per l'arrivo della nuora. Passò quindi nel convento di Saix e, infine, per 30 anni visse in penitenza nel monastero di Poiters " dai lei stessa fatto edificare ", dove morì il 13 agosto 587. (Avvenire)

Martirologio Romano: A Poitiers in Aquitania, in Francia, santa Radegonda, che, regina dei Franchi, prese il sacro velo mentre suo marito, il re Clotario, era ancora in vita e visse nel monastero di Santa Croce a Poitiers da lei stessa costruito sotto la regola di san Cesario di Arles.

La società romana e imperiale intorno agli anni 500 – 600, sembrava ormai come un cadavere posto in piedi, bastò che i barbari nel loro passaggio lo toccassero che cadde sfasciato.

Anche in quei tempi bui e tristi, la Provvidenza non mancò di accorrere in soccorso della Cristianità, facendo sorgere in mezzo a quella spaventosa confusione, figure di Santi che con la loro vita, le loro idee, la loro fede

rappresentarono e difesero il pensiero cristiano, sempre vitale e soccorrevole.

Fra questi, nella Francia, ‘primogenita della Chiesa’, vi fu prima Clotilde regina e poi Radegonda sua nuora che gli succedette sul trono; donne egualmente ammirabili e sante.

Radegonda aveva già vissuto fino a quasi dodici anni varie tragedie familiari, il padre Bertario venne ucciso dal fratello Ermenfrido il quale poi fece uccidere anche l’altro fratello Baderico per impadronirsi del trono.

Il regno di Turingia, nel 531 venne sconfitto da Clotario I re di Francia e Radegonda, appena dodicenne seguì i prigionieri di guerra in Neustria, dopo aver visto morire uccisi gli altri parenti.

Ma la sua straordinaria bellezza e la distinzione del suo grado attrassero l’attenzione di Clotario, il quale già pensando di farne una futura moglie, la inviò agli studi nella villa reale di Athies. Ricevette un’educazione adatta al suo alto rango e un’istruzione letteraria di grande rilievo, forse unica per una donna dei suoi tempi.

Intorno al 540, Clotario la volle come sposa, benché non fosse consenziente; per lunghi anni dovette sopportare con infinita pazienza il carattere collerico e brutale del marito, il suo umore instabile e i continui tradimenti, condusse a corte una vita da perfetta cristiana, quasi da monaca pur senza trascurare i suoi doveri di sovrana.

Ma quando anche l’amato fratello Clotacario venne ucciso a tradimento da Clotario, già responsabile della morte di tutti i suoi familiari, Radegonda disse al Re che per lei non vi era più posto in quella reggia e ottenuto il suo consenso, si fece consacrare diaconessa e si ritirò nel monastero di Tours, lì dove già viveva la regina Clotilde, intristita dalle gesta infami del figlio, ma consolata per la venuta della diletta nuora.

Da lì passò poi nel chiostro di Saix ove stette per sei anni, dedicandosi ad ogni cura per il sollievo della povera gente del luogo, accudendo gli ammalati specie quelli più ributtanti per le malattie, a cui all’epoca non vi erano rimedi, come la lebbra.

Appena poté, entro nel nuovo monastero di s. Maria poi chiamato di s. Croce a Poitiers da lei fatto edificare,

In breve duecento vergini popolarono il sacro luogo ma Radegonda non volle avere il titolo di badessa che diede invece a s.Agnese, sua figlia adottiva (lei non aveva avuto figli) a cui si sottomise secondo la regola di s. Cesario d’Arles, come una semplice novizia.

Clotario tentò, non riuscendovi, di farla tornare con lui infrangendo i voti, ma davanti alla sua fermezza si ritirò pentito, ed è la prima volta che si vede in lagrime un uomo che grondava sangue per i numerosi delitti; comunque un anno dopo questo tentativo, egli morì, i suoi quattro figli avuti da altra moglie, favorirono il convento, con continue e generose elargizioni, anzi il più giovane inviò alla veneranda regina il poeta Venanzio Fortunato il quale profuse il suo zelo per aiutarla nei rapporti specie epistolari che lei aveva con il papa, vescovi e re d’Occidente e anche d’Oriente.

Nei 30 anni che stette a Poitiers, senza uscirne mai, assisté a pestilenze, inondazioni, terremoti in tutto il regno e l’assalto dell’infuriata Fredegonda a Poitiers, il cui vescovo s. Pretestato venne sgozzato sull’altare.

Radegonda, morì il 13 agosto 587 circondata dal rimpianto di tutti.

S. Gregorio di Tours, che l’aveva assistita nelle sue ultime ore, vedutone il corpo giacente nella bara, lasciò scritto: “aveva in viso serbata tale una freschezza da vincere al paragone i gigli e le rose”.

Autore:
Antonio Borrelli