jeudi 16 août 2012

Saint JOACHIM, père de la Très Sainte Vierge Marie


Saint Joachim

Père de la très Sainte Vierge Marie

Joachim, de la tribu de Juda et de l'antique famille de David, était pasteur de brebis à Nazareth. Stolan, père de sainte Anne, lui donna sa pieuse fille en mariage. Les deux époux vécurent dans la crainte du Seigneur et dans la pratique des bonnes oeuvres. Ils firent trois parts de leurs biens: l'une était destinée au temple et aux ministres de la religion; ils répandaient la seconde dans le sein des pauvres; la dernière servait aux besoins de la famille. Cependant le bonheur n'était pas dans ce ménage: l'épouse de Joachim était stérile.

Depuis vingt ans ils priaient Dieu de les délivrer d'un tel opprobre, lorsqu'ils se rendirent, suivant leur coutume, à la ville sainte pour la fête des Tabernacles. Les enfants d'Israël y venaient offrir des sacrifices à Jéhovah, et le grand-prêtre Ruben immolait leurs victimes. Joachim se présenta à son tour. Il portait un agneau; Anne le suivait, la tête voilée, le coeur plein de soupirs et de larmes.

Le grand-prêtre, en les apercevant monter les degrés du temple, n'eut pour eux que des paroles de mépris et de reproche: "Vous est-il permis, leur dit-il, de présenter votre offrande au Seigneur, vous qu'Il n'a pas jugés dignes d'avoir une postérité? Ne savez-vous pas qu'en Israël l'époux qui n'a pas la gloire d'être père est maudit de Dieu?" Et en présence du peuple il repoussa leur offrande.

Joachim ne voulut point revenir à Nazareth avec les témoins de son opprobre. Leur présence eût augmenté sa douleur. Anne retourna seule dans sa demeure. Pour lui, il se retira dans une campagne voisine de Jérusalem, où des bergers gardaient ses troupeaux. Le calme silencieux de la vie pastorale, le spectacle touchant de la nature, apportèrent quelque soulagement à la blessure de son coeur. Qui n'a jamais senti que la solitude le rapproche de Dieu?

Un jour qu'il se trouvait seul dans les champs, l'Ange Gabriel se tint debout devant lui. Joachim se prosterna, tremblant de peur: "Ne crains pas, dit le messager céleste, je suis l'Ange du Seigneur, et c'est Dieu Lui-même qui m'envoie. Il a prêté l'oreille à ta prière, tes aumônes sont montées en Sa présence. Anne, ton épouse, mettra au monde une fille; vous la nommerez Marie et vous la consacrerez à Dieu dans le temps; le Saint-Esprit habitera dans son âme dès le sein de sa mère et Il opérera en elle de grandes choses. Après ces mots, l'Ange disparut.


Joachim vit bientôt se réaliser la prédiction de l'Archange. De son côté, il fut fidèle aux ordres du Seigneur: sa fille reçut le nom de Marie, et, à trois ans, il la confia aux pieuses femmes qui élevaient dans le temple de Jérusalem les jeunes filles consacrées au Seigneur. Elle y vivait depuis huit ans sous le regard de Dieu lorsque Joachim mourut chargé de mérites et de vertus.

Anne, son épouse, le fit ensevelir dans la vallée de Josaphat, non loin du jardin de Gethsémani, où elle devait le rejoindre un an plus tard.

D'après Abbé Pradier, La Vie des Saints pour tous les jours de l'année

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_joachim.html


Saints Anne et Joachim

Mère et père de la Vierge Marie (1er s.)

Marie est présentée dans les évangiles comme une jeune fille de Nazareth, fiancée de Joseph dont les ascendants sont longuement énumérés dans la généalogie du Seigneur. 


Les quatre Évangiles, entièrement tournés vers la Bonne Nouvelle du Christ, sa vie, ses paroles et sa Résurrection, ne font nulle mention de la famille de Marie, sans doute fixée aussi à Nazareth. 

La tradition, dès les premiers siècles, appellent les parents de la Vierge Marie, Joachim ("Dieu accorde") et Anne ("La Grâce - la gracieuse").

L'imagination des auteurs des Évangiles apocryphes en fait un couple discret, mais il était bien réel et il a su accueillir, éduquer Marie et l'éveiller dans la grâce toute spéciale qui était la sienne, et qu'ils ignoraient. 

Le culte de sainte Anne apparaît dès le VIe siècle dans certaines liturgies orientales et, au VIIIe siècle dans les liturgies d'Occident. Son culte est généralisé avant la fin du XIVe siècle. 

Sainte Anne est souvent représentée apprenant à lire à sa fille dans le livre de la Bible. Une icône russe, image gracieuse de l'amour conjugal, immortalise le baiser qu'ils se donnèrent lorsqu'ils apprirent la conception de Marie. C'est ainsi qu'ils ont participé au mystère de l'Incarnation. 

"La mémoire des saints Joachim et Anne, parents de la Vierge et donc grands-parents de Jésus, que l'on célèbre aujourd'hui, m'offre un deuxième point de réflexion. Cette célébration fait penser au thème de l'éducation, qui a une place importante dans la pastorale de l’Église. Elle nous invite en particulier à prier pour les grands-parents, qui, dans la famille, sont les dépositaires et souvent les témoins des valeurs fondamentales de la vie. La tâche éducative des grands-parents est toujours très importante, et elle le devient encore davantage quand, pour diverses raisons, les parents ne sont pas en mesure d'assurer une présence adéquate auprès de leurs enfants, à l'âge de la croissance. Je confie à la protection de sainte Anne et saint Joachim tous les grands-parents du monde en leur adressant une bénédiction spéciale. Que la Vierge Marie, qui - selon une belle iconographie - apprit à lire les Saintes Écritures sur les genoux de sa mère Anne, les aide à toujours nourrir leur foi et leur espérance aux sources de la Parole de Dieu. (Benoît XVI - Angelus du 26 juillet 2009)

La Bretagne, après la découverte d'une statue miraculeuse, dans le champ du Bocéno, lui a construit une basilique à Sainte-Anne d'Auray, et en a fait sa "patronne". Les marins par le fait même l'ont choisie comme protectrice.

Sainte Anne est la patronne de la province de Québec. Tous les diocèses du Canada ont au moins une église dédiée à Sainte Anne.

Voir aussi:


- L'Église d’Apt est l’une des premières en Occident à avoir, dès le XIIe siècle, mis à honneur le culte de Sainte Anne, aïeule du Christ, dont la fête solennelle figure déjà, au 26 juillet, dans deux manuscrits liturgiques locaux. (Sainte Anne - diocèse d'Avignon)

Un internaute nous a suggéré de rajouter dans la liste des Saint Patrons Sainte Anne comme patronne des ébénistes. En effet, lorsque que les menuisiers en meubles se sont séparés de la corporation des menuisiers, sous le patronage de Saint Joseph, pour créer la corporation des Ébénistes, ils ont choisi choisis comme Patronne Sainte Anne, mère de la Sainte Vierge et ... belle mère de Saint Joseph... Un curé a donné l'explication de ce choix: en concevant Marie, Sainte Anne a simplement conçu le premier Tabernacle... 



Mémoire (au Québec: Fête) des saints Joachim et Anne, les parents de la Vierge Marie immaculée, Mère de Dieu, dont les noms ont été conservés par d’antiques traditions chrétiennes.


Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1564/Saints-Anne-et-Joachim.html


Saint Joachim
Église militaire de Jean Népomucène, Hradschin, Prague.

St. Joachim

Joachim (whose name means Yahweh prepares), was the father of the Blessed Virgin Mary.

If we were to obey the warning of St. Peter Damian, we should consider it a blameable and needless curiosity to inquire about those things that the Evangelists did not deem it advisable to relate, and, in particular, about the parents of the Blessed Virgin (Serm. iii de Nativ. B.M.V.). Tradition nevertheless, grounded on very old testimonies, very early hailed Saints Joachim and Anne as the father and mother of the Mother of God. True, this tradition seems to rest ultimately on the so-called "Gospel of James", the "Gospel of the Nativity of the Blessed Mary", and the Pseudo-Matthew, or "Book of the Nativity of the Blessed Virgin Mary and of the Childhood of the Saviour"; and this origin is likely to rouse well-founded suspicions. It should be borne in mind, however, that the apocryphal character of these writings, that is to say, their rejection from the canon, and their ungenuineness do not imply that no heed whatever should be taken of some of their assertions; side by side, indeed, with unwarranted and legendary facts, they contain some historical data borrowed from reliable traditions or documents; and difficult though it is to distinguish in them the wheat from the tares, it would be unwise and uncritical indiscriminately to reject the whole. Some commentators, who believe that the genealogy given by St. Luke is that of the Blessed Virgin, find the mention of Joachim in Heli (Luke 3:23; Eliachim, i.e. Jeho-achim), and explain that Joseph had, in the eyes of the law, become by his marriage the son of Joachim. That such is the purpose and the meaning of the Evangelist is very doubtful, and so is the identification proposed between the two names Heli and Joachim. Neither can it be asserted with certainty, in spite of the authority of the Bollandists, that Joachim was Heli's son and Joseph's brother; nor, as is sometimes affirmed, from sources of very doubtful value, that he had large possessions in herds and flocks. Much more interesting are the beautiful lines in which the "Gospel of James" describes how, in their old age, Joachim and Anne received the reward of their prayers to obtain issue. Tradition has it that the parents of the Blessed Virgin, who, apparently, first lived in Galilee, came later on to settle in Jerusalem; there the Blessed Virgin was born and reared; there also they died and were buried. A church, known at various epochs as St. Mary, St. Mary ubi nata est, St. Mary in Probatica, Holy Probatica, St. Anne, was built during the fourth century, possibly by St. Helena, on the site of the house of St. Joachim and St. Anne, and their tombs were there honoured until the close of the ninth century, when the church was converted into a Moslem school. The crypt which formerly contained the holy tombs was rediscovered on 18 March, 1889.

St. Joachim was honoured very early by the Greeks, who celebrate his feast on the day following the Blessed Virgin's birthday; the Latins were slow to admit it to their calendar, where it found place sometimes on 16 Sept. and sometimes on 9 Dec. Assigned by Julius II to 20 March, the solemnity was suppressed some fifty years later, restored by Gregory XV (1622), fixed by Clement XII (1738) on the Sunday after the Assumption, and finally raised to the rank of double of the second class by Leo XIII (1 Aug., 1879).

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/08406b.htm

Saints Joachim and Anne, Grandparents of Jesus

All our information concerning the names and lives of Sts. Joachim and Anne, the parents of Mary and grandparents of Our Lord, is derived from apocryphal literature, the Gospel of the Nativity of Mary, the Gospel of Pseudo-Matthew and the Protoevangelium of James.
Though the earliest form of the latter, on which directly or indirectly the other two seem to be based, goes back to about A.D. 150, we can hardly accept as beyond doubt its various statements on its sole authority. In the East the Protoevangelium had great authority and portions of it were read on the feasts of Mary by the Greeks, Syrians, Copts, and Arabians. In the West, however, it was rejected by the Fathers of the Church until its contents were incorporated by Jacobus de Voragine in his “Golden Legend” in the thirteenth century. From that time on the story of St. Anne spread over the West and was amply developed, until St. Anne became one of the most popular saints also of the Latin Church.
The Protoevangelium gives the following account: In Nazareth there lived a rich and pious couple, Joachim and Anne. They were childless. When on a feast day Joachim presented himself to offer sacrifice in the temple, he was repulsed by a certain Ruben, under the pretext that men without offspring were unworthy to be admitted. Whereupon Joachim, bowed down with grief, did not return home, but went into the mountains to make his plaint to God in solitude.
Also Anne, having learned the reason of the prolonged absence of her husband, cried to the Lord to take away from her the curse of sterility, promising to dedicate her child to the service of God. Their prayers were heard; an angel came to Hannah and said: “Anne, the Lord has looked upon thy tears; thou shalt conceive and give birth and the fruit of thy womb shall be blessed by all the world”. The angel made the same promise to Joachim, who returned to his wife. Hannah gave birth to a daughter whom she called Miriam (Mary).