mardi 14 août 2012

Bienheureux ALAIN de la ROCHE (ALANUS de RUPE), religieux dominicain

Bx Alain de la Roche

Restaurateur de la Dévotion du Rosaire

(1420-1475)

Le bienheureux Alain de la Roche naquit en Bretagne, le 8 septembre, vers l'année 1428. Il prit l'habit de Saint-Dominique au couvent de Dinan, et y fit profession. Lui-même avoue humblement dans ses écrits que les commencements de sa vie religieuse ne répondirent pas à l'idéal qu'il en conçut depuis. Il quitta son pays natal pour rechercher la pratique de l'observance primitive, et alla demander aux couvents de Hollande la science de la vie surnaturelle.

Le trait distinctif de sa vertu fut une tendre et filiale dévotion à Marie. Il aimait si cordialement sa Mère du Ciel, qu'il ne pouvait penser qu'à Elle, et ne pouvait rien dire, ni entreprendre, ni terminer qu'il ne L'eût saluée par l'Ave Maria. Un de ses disciples a écrit que "sans cesse cette prière revenait sur ses lèvres dans ses prédications, dans ses entretiens privés, dans ses voyages et dans ses travaux." Cet attrait remarquable pour le culte de Marie le préparait, à son insu, à la mission dont il allait être investi: celle de ressusciter la dévotion presque oubliée du Rosaire. Et cependant cette mission, qui allait faire sa gloire, remplit un court espace de temps, deux ans environ.

On le voit, en attendant, enseigner dans les écoles dominicaines de philosophie et de théologie. Dans ces fonctions, il porta sans doute sa dévotion au Rosaire; mais c'est seulement deux ans avant sa mort que Marie lui apparut dans tout l'éclat de Sa beauté céleste et lui confia la mission de prêcher la pratique du Rosaire. Elle lui prédit des épreuves; mais Elle le soutint par cette parole: "Confie-toi en Ma protection maternelle, Je ne t'abandonnerai jamais." Il en vint à réciter plusieurs Rosaires chaque jour, s'infligeant un coup de discipline à chaque Ave Maria.

Il a raconté lui-même que sa sainte Mère lui apparut plusieurs fois pour stimuler son zèle, et lui faire prêcher le Rosaire, pour écarter les fléaux qui menaçaient l'Église: Luther allait paraître. Il parcourut nombre de provinces en France, en Flandre, en Saxe, et obtint, malgré les efforts de l'enfer, de merveilleux succès. Rien de plus palpitant que l'histoire de ses combats et de ses travaux, où il fut soutenu par de nombreuses visions et par le don des miracles. Il mourut au jour qu'il avait désiré, celui même de sa naissance, 8 septembre 1475.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

SOURCE : http://magnificat.ca/cal/fr/saints/bx_alain_de_la_roche.html


Bienheureux Alain de la Roche

Dominicain ( 1475)

Né près de Plouër sur Rance (Côtes d'Armor) vers1428, il fut un grand prédicateur dominicain, parcourant la France, l'Allemagne et les Pays Bas pour développer la dévotion du chapelet et fonder des confréries du Rosaire. Il fonda la première à Douai. 

C'est à Zwolle en Hollande qu'il partira contempler les mystères du Christ qu'il faisait méditer par le Rosaire. 

Illustration: Alanus de Rupe, ouvrage du XVe sc. édité en Autriche, 'psautier et rosaire, comment on doit prier'

"C’est le bienheureux Alain de Roche, un des premiers disciples de saint Dominique qui coordonne le chapelet et l’enrichit en y ajoutant les méditations, ainsi que la vie de Jésus et de Marie. Il l’appelle le chapelet du Rosaire parce qu’il ressemblait à un bouquet de roses qu’on dépose aux pieds de la Vierge." site du diocèse de Meaux.



Le Rosaire, origine et diffusion. Rôle d’Alain de la Roche.

Le rosaire en quinze dizaines, avec méditations des mystères Un chartreux, Dom Henri Egher de Kalgar (†1408), instruit par la Vierge dans une vision, a élaboré une méthode de prière avec 5 Pater pour partager 50 Ave ; puis 15 Pater pour partager 150 Ave, soit autant que de Psaumes dans le Psautier, c'est « le Psautier de la Vierge ». Peu après, Dominique Hélion (†1460), à la chartreuse de saint Alban près de Trèves (Prusse), introduisit des clausules, c'est-à-dire une phrase de méditation évangélique, à la fin de chaque Ave. Les clausules constituent des tableaux de la vie de Jésus et de sa mère, y compris les principaux faits du ministère public de Jésus. Un autre chartreux, Dom Aldophe, commença à rendre populaire cette pratique. Vient ensuite Alain de la Roche (Alain de Lille), dominicain (1428-1475). Alain est né vers 1428 en Bretagne (France) et entra dans l'ordre dominicain vers 1450. Il fut prédicateur à Lille, Douai puis à Gand et à Rostock. Il fut incorporé à l'université de Mecklenburg et mourut à Zwolle. Alain traversa une grave crise spirituelle entre 1457 et 1464. En 1464, la Vierge pendant une apparition mit au doigt d'Alain un anneau comme signe de fiançailles spirituelles et lui demanda de répandre le Rosaire et la confraternité du Rosaire. Alain s'inspire du rosaire de Dominique Hélion, qu'il confond sans doute avec le fondateur des dominicains, saint Dominique. Alain est plein d'imagination et de fantaisie et il est très porté au merveilleux. Il aime ajouter 15 sortes de miracles, surtout à caractère spirituel, qui correspondent aux 15 mystères du Rosaire. Les fraternités du Rosaire : En 1470, à Douai, Alain de la Roche fonde la première confraternité du Rosaire. L'entrée dans la fraternité était gratuite et les membres mettaient en commun les mérites et les fruits de leur vie spirituelle, et ils s'engageait à la récitation quotidienne du rosaire, sans cependant que ce soit un péché que d'y manquer. Ils étaient inscrits sur un registre afin que tous se connaissent et fassent grandir entre eux tous un esprit de paix, de charité de bienveillance de miséricorde et de communion. Ils étaient invités à la pratique de la confession sacramentelle fréquente et à participer à une célébration eucharistique spéciale le jour de la fête de saint Dominique. On offrait aux petits enfants d'entrer dans la confraternité avec des prières adaptées à leur âge. A tous était recommandé de porter sur soi le chapelet, comme signe d'appartenance au Christ. Les confréries du Rosaire, nées dans les églises des Dominicains, s'établirent ensuite dans d'autres églises conventuelles ou en des églises paroissiales. Le pape Pie V confia aux Dominicains le soin de les guider. Rapidement, le Rosaire dépasse de beaucoup les confréries : cette prière devient un trésor de l'Eglise universelle. Les papes Léon XIII, Paul VI et Jean Paul II ont actualisé cette très belle prière. 

Bibliographie : 

Dom Yves GOURDEL, Le culte de la très sainte Vierge dans l'ordre Chartreux, dans Hubert du Manoir, Maria, tome 2, Beauchêne, Paris 1952, p. 627-678 

ALAIN de LA ROCHE, Compendium psalterii beatissimae Trinitatis, traduit en italien et inclus dans le livre de S.ORLANDI, Libro del Rosario della gloriosa Vergine Maria, CIDR 1965. 

A .WILMART, Comment Alain de la Roche prêchait le Rosaire ou psautier de la Vierge, in La vie et les arts liturgiques, 11 (1924-1925), p. 108-115. 

A. DUVAL, La dévotion mariale dans l'ordre des Frères prècheurs, in Maria, t II, pp. 768-776. 

L. GAMBERO, Maria nel pensiero dei teologi latini medievali, San Paolo 2000, p. 293-299.

Breynaert (Françoise Breynaert) –



PROMESSES DE LA TRÈS SAINTE VIERGE
AUX DÉVOTS DU ROSAIRE

Approuvées à Rome en 1895


lère Promesse : La dévotion du Très Saint Rosaire est un grand signe de prédestination.

2ème Promesse : Quiconque récitera pieusement le Rosaire et persévérera dans cette dévotion, verra ses prières exaucées.

3ème Promesse : Ceux qui propageront mon Rosaire seront secourus par moi dans tous leurs maux.

4ème Promesse : Persévère dans mon Rosaire et je subviendrai à tes besoins.

5ème Promesse : Celui qui récite pieusement le Rosaire, en méditant les mystères, se convertira s'il est pécheur.

6ème Promesse : Ceux qui récitent le Rosaire trouveront pendant leur vie et à leur mort réconfort et lumière.

7ème Promesse : Celui qui se recommande à moi par le Rosaire ne périra pas.

8ème Promesse : À ceux qui récitent mon Rosaire, je promets ma protection spéciale.

9ème Promesse : Prêche le Rosaire ; c'est une arme très puissante contre l'enfer, et un bouclier impénétrable contre les traits de l'ennemi.

10ème Promesse : Quiconque récitera dévotement le Rosaire croîtra en grâce, s'il est juste, et deviendra digne de la vie éternelle.

11ème Promesse : Je promets des grâces de choix aux dévots de mon Rosaire.

12ème Promesse : Je veux que ceux qui chantent mes louanges par le Rosaire aient lumière, liberté et plénitude de grâces.

13ème Promesse : Les vrais dévots du Rosaire ne mourront pas sans sacrements.

14ème Promesse : Je suis spécialement la Mère des enfants du Rosaire qui sont dans le Purgatoire, tous les jours, j'en délivre un grand nombre.

15ème Promesse : Les vrais enfants de mon Rosaire jouiront d'une grande gloire dans le ciel.
(Extrait des écrits du Bx Alain de la Roche.)

SOURCE : http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Rosaire/rosaire/3promesse.htm



Présentation de l’icône d'Alain de la Roche
Le Frère Dominicain Alain de la Roche est représenté "en pied" avec l'habit de son Ordre qui n'a pas changé depuis sa création par St. Dominique au 13ème siècle.
Il consiste en une robe blanche sur laquelle est mis un scapulaire rectangulaire et un capuce également blanc.
Le capuce est arrondi devant et en pointe dans le dos, il comprend un petit capuchon. Une grande cape noire avec un grand capuchon couvre le Moine jusqu'aux pieds.

On peut voir dans la couleur de ces habits le symbole de la lumière intérieure dans les ténèbres du monde. A la taille il porte une ceinture de cuir à laquelle est attaché son grand rosaire de 15 dizaines.
Alain, planté sur un rocher avec comme fond la mer symbolisée par la couleur bleue - vert. Il prêche la dévotion à Marie mère de Dieu et tient dans sa main gauche un chapelet.

Sur son cœur apparaît Marie "orante" avec Jésus Bénissant, sous la représentation traditionnelle de la "Vierge du Signe" c'est à dire de l'incarnation, dans un cercle de flammes symbolisant la présence du Saint-Esprit.
Il se détache sur un fond rouge symbole de l'esprit d'amour qui l'habite.

La ligne de séparation du carré rouge avec le fond aquatique bleu partage l'icône selon la divine proportion (Nombre d'or).
Le centre théologique de l'icône se trouve sur le cœur du Moine coïncidant avec la gorge de Jésus (le Verbe), et le module de son corps est basé sur les chiffres 5 et 6 caractéristiques du Rosaire (3x5 = 15) et de Marie (étoile de David à 6 branches).

Le nom d'Alain est décomposé en AL qui écrit El signifie en hébreux le Divin et en ain qui écrit ayin signifie en hébreux source ou œil : Alain peut alors avoir le sens de "Dieu – source".

Le qualificatif "Bienheureux" qui lui a été attribué au 15ème siècle n'est pas marqué car sa Béatification n'a pas été ratifié officiellement par l'Église.

Alain nous invite à aller à Jésus par Marie et à lui faire cette prière rythmée :
 Sainte Marie, Mère de Dieu,
par L'Esprit Saint, soit dans nos cœurs
Mère de Jésus, notre Sauveur
Alain, mai 2002
Cette icône a été Bénie lors de la Célébration de la vigile de l'Assomption de Marie le 14 Août 2002 en l'Abbatiale de Sylvanès, par le Père André Gouze Dominicain

Qui est Alain de la Roche ?
La vie d'Alain de la Roche est mal connue. Des renseignements obtenus auprès des évêchés de Bretagne, il résulte qu'il s'agit d'un Frère Dominicain né aux environs de 1428 et mort le 8 Septembre 1475 en la Fête de la Nativité de Marie au Couvent de Zwoll en Hollande.

Il était docteur en théologie, enseignant et prédicateur infatigable de la dévotion à la Vierge Marie et propagateur, 200 ans après Saint Dominique, de la prière du Rosaire et de la première Congrégation du Rosaire à Douai.
Certains auteurs le font naître à Plumaudan, petit village des Côtes d'Armor (canton de Caulnes) où il serait issu d'une famille de petite noblesse, les Sieurs de la Vallée et de la Roche.
En tant que cadet de cette famille, il aurait pris le nom "de la Roche". D'autres relient ce nom à sa vision de la Vierge Marie sur un rocher au bord de la mer qu'il aurait eue en Bretagne en 1460.

Le Bienheureux Alain de la Roche a laissé de nombreux écrits en latin, publiés au 17ème siècle, principalement consacrés à la dévotion à la Vierge et au Rosaire.

Il a parcouru la Bretagne, toute la France et de nombreux pays dont l'Allemagne, la Belgique, la Hollande pour prêcher la récitation du chapelet du Rosaire et la méditation des saints mystères de la vie de Marie et de Jésus.
Il répandit les confréries du Rosaire approuvées par le Pape Sixte IV qui leur attribua de nombreuses "indulgences" ( sortes de "remises de peines" à valoir sur le temps de Purgatoire !).
La qualification de "Bienheureux" n'ayant pas été ratifiée officiellement par l'Église, aucune église en Bretagne n'a pu lui être consacrée et il n'a pas fait l'objet d'une dévotion particulière sauf à Plumaudan où existe une statue moderne de lui.

Qu'est-ce que le chapelet du Rosaire ?
Primitivement un chapelet était une couronne de fleurs. Le chapelet du Rosaire est un chapelet dont chaque grain représente une rose en référence à Marie "Rose mystique".
St. Dominique au 13ème siècle prêcha la dévotion à Marie sous la forme de récitation, à la portée de tous, de dizaines d' "Ave Maria" (Je vous salue Marie) entrecoupés de "Pater Noster" (Notre Père), introduits par le "Credo" (Je crois en Dieu) et l'invocation de la Sainte Trinité.

De plus, comme l'évoque bien l'expression poétique "cueillir les roses de la vie", sont associés aux 15 dizaines formant le Rosaire, les 15 mystères de la vie de Marie et de Jésus, 5 mystères Joyeux, 5 Douloureux et 5 Glorieux. (1)

Une autre image associe une pluie de roses aux Bénédictions divines obtenues par l'intercession de Marie (voir le célèbre tableau du Dominiquin de Bologne ou le miracle des roses de Ste Thérèse de l'Enfant Jésus).
Pour plus de maniabilité le chapelet des fidèles ne comprend que 5 dizaines à répéter 3 fois.

La prière répétitive est pratiquée et reconnue dans toutes les religions comme moyen d'ouvrir l'âme au divin, de mettre la personne en état de réceptivité au transcendant, à L'Esprit Saint dans l'état de prière perpétuelle du cœur cher aux orthodoxes et qui permet de vaquer à ses occupation en restant en prière.

Chaque "Ave" est comme une goutte d'eau qui creuse en nous le lieu de la présence divine, qui "transforme notre cœur de pierre en cœur de chair" capable d'aimer vraiment.
Alain, mai 2002

(1) Mystères Joyeux : annonciation, visitation, naissance de Jésus, présentation au Temple, Jésus retrouvé;
Mystères Douloureux : Gethsémani, flagellation de Jésus, couronnement d'épines, chemin de croix, Mort;
Mystères Glorieux : résurrection, ascension, Pentecôte, assomption et couronnement de la Vierge.
SOURCE : http://reflexionchretienne.e-monsite.com/pages/vie-des-saints/septembre/bienheureux-alain-de-la-roche-restaurateur-de-la-devotion-du-rosaire-1428-1475-fete-le-09-septembre.html

Bienheureux Alain de la Roche, apôtre du rosaire

Par LECOEUR Xavier, le 06/09/2014 à 0h00

Dominicain originaire de Bretagne, le bienheureux Alain de la Roche (vers 1428 – 1475) prêcha le culte de la Vierge Marie dans le nord de l'Europe. L'initiateur des confréries du Rosaire est fêté le 9 septembre.

Il n'est pas toujours facile de dater l'origine exacte d'une dévotion. Elle naît souvent de façon discrète dans les cœurs et dans les âmes, avant de finir par sourdre au grand jour grâce à l'action d'un homme ou d'une femme qui en fait la mission de sa vie. Tel fut le cas de la dévotion du rosaire qui, même si on en trouve la trace dès le XIe siècle, ne prit vraiment son essor qu'au XVe siècle avec Alain de la Roche.
Ce Breton, né vers 1428 près de Plouër-sur-Rance (actuelles Côtes-d'Armor), prit l'habit dominicain au couvent de Dinan. Après un passage au couvent Saint-Jacques de Paris, il rejoignit les dominicains réformés de la province de Hollande et mena alors une carrière de professeur de théologie à Lille, Douai, Gand, Rostock…
Ce ne sont pourtant pas ses qualités pédagogiques et intellectuelles qui lui ont valu d'être considéré comme un bienheureux, mais bien son action inlassable pour promouvoir la prière du rosaire. À son époque, il était de coutume de ne réciter que cinquante Ave Maria entrecoupés de cinq Pater noster. Alain de La Roche porta le nombre d'Ave Maria à cent cinquante, composant ainsi un psautier de la Vierge Marie comparable au psautier biblique avec ses cent cinquante psaumes. Il reprit l'idée d'un chartreux – Dominique de Prusse – d'associer à chaque dizaine de chapelet une méditation sur un mystère de la vie du Christ. C'est ainsi que se développa la répartition entre mystères joyeux, douloureux et glorieux, auxquels le pape Jean-Paul II ajouta, en 2002, les mystères lumineux.
Alain de la Roche (qui attribuait la paternité de ce psautier de la Vierge à saint Dominique lui-même) fut aussi et surtout le promoteur des confréries du Rosaire, dont la première vit le jour à Douai en 1470. Chacun de ses membres s'engageait à réciter chaque semaine un psautier entier, entrant ainsi en communion spirituelle avec tous les autres confrères. Le zèle du bienheureux Alain de la Roche ne fut pas sans rencontrer certaines oppositions et, peu avant sa mort à Zwolle (Hollande) en 1475, il dut même se justifier en rédigeant une apologie de son œuvre qu'il adressa à l'évêque de Tournai.
Quatre ans plus tard, le pape Sixte IV faisait taire toute contestation en approuvant officiellement la dévotion du psautier de la Vierge par la bulle Ea quae ex fidelium. Intiment liée à l'ordre des frères prêcheurs, la prière du rosaire a pris une place de choix dans la vie de l'Église tout entière. Saint Jean XXIII et saint Jean-Paul II, tout comme le futur bienheureux Paul VI, y étaient très attachés et encouragèrent son renouveau.
> Aller à sa rencontre : * Un livre : Le Rosaire, une grande prière de la spiritualité catholique, par Philippe Beitia (L'Harmattan, 2011) * Un site : www.rosaire.org
LECOEUR Xavier

SOURCE : http://www.la-croix.com/Archives/2014-09-06/Bienheureux-Alain-de-la-Roche-apotre-du-rosaire-2014-09-06-1202020

Blessed Alanus de Rupe, OP (PC)

(also known as Alain or Alan de la Roche)

Born in Brittany, France, 1428; died in Zwolle, the Netherlands, c. 1475-79; cultus never officially confirmed.


Alan de la Roche is credited by many with inventing, popularizing, or revising the Rosary. Although he began the claim that Saint Dominic was the inventor of the Rosary (or the recipient of it from the Blessed Mother herself), the Jesuit Bollandists, Herbert Thurston (one of the foremost hagiographers ever), and the prudent Cardinal Schuster all agree that the first biographers of Dominic did not make this claim. In fact, there is evidence that the Rosary was in existence long before Dominic was born. It is clear that the legend of the origin of the Rosary as a gift from the Blessed Virgin to Saint Dominic while he was in ecstasy was begun by Blessed Alan

Some object to the extravagant miracles he relates in his popular book on the subject. Nevertheless, he founded the Confraternity of the Psalter of Jesus and Mary (now called the Confraternity of the Rosary) in Douai, France, in 1470. The first printed manual of the Confraternity of the Rosary, which explained how to say it and laid out the now general 15 mysteries, was published in Cologne in 1476.
Alan entered the Dominican Order at Dinan in the diocese of Saint- Malo in Brittany when religious life in the region was at a low ebb. He migrated from there to the Netherlands, where he preached, wrote, and organized. He was extraordinarily devoted to the Blessed Mother and never missed an opportunity to preach the Rosary.

Much of his history is shrouded because records were destroyed during the wars of the times in which he lived. He was a professor at Saint-Jacques in Paris, Lille, and Douai, so he must have been a capable and sound theologian. He received his master's degree in sacred theology in 1474. His best-known work was done in the Rheinland near Cologne, but he travelled throughout Europe including Poland, where he was visitator. By the time of his death, he was such a popular figure that it is difficult to sift the legend from the fact.

Alan is supposed to have had a vision of the Blessed Mother, who encouraged him to revive devotion to the Rosary. Thus, he preached on it and Saint Dominic, especially in Germany, where the founder's personal influence had never been felt. He also hoped that the confraternity he founded at Douai would become an international one. Previously such local groups were started by soon died out.

He (or Father James Sprenger) established a confraternity at Cologne during wartime, and centered it around the Rosary Altar, at which the faithful prayed for peace. When peace was won, he arranged for a feast of thanksgiving. He also petitioned Emperor Frederick III to arrange with the pope for an international confraternity to be begun and unified and organized to last by establishing certain obligations of prayer and penance for its members. The feast was held on the Feast of the Birth of Mary in 1479. The emperor's signature was first on the Register of the Confraternity, followed by that of his wife Eleanor and son Maximilien, then all his court. Blessed Alan died that very day.

But his confraternity did not die with him. Five thousand names were added within the first few months; 50,000 by the end of the year. In less than 25 years, the confraternity had reached every corner of Europe, perhaps because it meant so much for isolated individuals to be united in such an international effort and share in the work and merit of a great religious order. Membership offered indulgences never before available to the laity. Members were required to enroll with the Dominican fathers, say either the 150 Psalms or the complete Rosary once weekly, and receive the sacraments at stated times. Members were also allowed to enroll deceased friends and relatives who could then share in the indulgences. The confraternity still exists today in every Dominican parish, and the indulgences are yet available (Benedictines, Dorcy, Encyclopedia).

In art, Blessed Alanus is depicted as a Dominican holding a banner of the rosary as the Blessed Virgin takes him by the hand (Roeder). 


SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0908.shtml

Beato Alano de la Roche Domenicano bretone


Bretagna, Francia, 1428 - Zwolle; Olanda, 8 settembre 1475

Il domenicano Alano de la Roche fu apostolo della diffusione del Rosario, preghiera mariana che lui preferì chiamare “Salterio della Vergine”. Fissò il numero di 150 Ave Maria, divise a decadi, intercalate da 15 Pater Noster; inoltre stabilì i temi di meditazione che oggi chiamiamo “misteri gaudiosi, dolorosi, gloriosi”. Tradizionalmente venerato come beato in tutta Europa e nell’Ordine Domenicano, non è mai stato ufficialmente beatificato.

Etimologia: Alano = dal latino Alanus, dal nome della popolazione degli alani

Nato nel 1428 in Bretagna, entrò giovanissimo nel convento domenicano di Dinan, a 31 anni nel 1459 ebbe l’incarico di insegnare a S. Giacomo di Parigi, dove aveva completato gli studi di teologia e filosofia, ma poté adempiere a questo compito solo nel 1461, perché nel 1460 era impegnato a Lilla nel tentativo di ricondurre i conventi alla regolare osservanza e si deve proprio in gran parte ai suoi sforzi, l’adesione dei conventi domenicani di Lilla e di Parigi alla Congregazione Riformata Olandese (1464). 

Oltre che a Parigi, insegnò poi a Lilla, a Douai (1464), a Gand (1468), a Rostock dove divenne maestro di teologia nel 1473. 

Alano de la Roche, scrisse anche nel 1475 l’Apologia del Salterio, che dedicò al vescovo di Cluny Ferrico. Morì a Zwolle l’8 settembre 1475 in Olanda. 

Già dal 25 maggio 1476 il Capitolo domenicano olandese di Haarlem, ordinò di raccogliere gli scritti di Alano che sono tanti e che vennero pubblicati nel 1498 a Stoccolma, mentre avvenivano negli anni successivi, traduzioni in varie lingue e pubblicate in varie edizioni. 

Fu un apostolo della diffusione del Rosario, preghiera mariana che lui preferì chiamare “Salterio della Vergine”, all’uso corrente della recita di 50 Ave Maria, fissò il numero in 150, divise a decadi, intercalate da 15 Pater Noster; inoltre fissò a cinque i temi di meditazione che oggi chiamiamo “misteri gaudiosi, dolorosi, gloriosi”. 

In definitiva diede una regola generale a una forma di preghiera mariana già praticata; fondò nel contempo le Confraternite del Salterio della Vergine, con statuti speciali con l’intento di diffondere la devozione a Maria; la prima fu fondata nel 1470 a Douai e poi per merito dei suoi eredi spirituali Sprenger, van Sneck e Michele François, questo Movimento di pietà mariana si diffuse in tutto il mondo, ancora oggi esistono le Confraternite del S. Rosario. 

Nonostante sia tradizionalmente venerato come beato in tutta Europa e nell’Ordine Domenicano, stranamente non risulta una conferma ufficiale del culto.

Autore: Antonio Borrelli