mercredi 26 avril 2017

Bienheureux STANISLAW KUBISTA, prêtre et martyr

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Bienheureux Stanislas Kubista

Martyr ( 1940)

Religieux polonais de la congrégation du Verbe Divin, il fut un grand rédacteur de publications missionnaires. Arrêté par les nazis à cause de ces activités, il fut déporté à Sachsenhausen en février 1940 et assassiné par un gardien le 26 avril suivant.

Béatifié par Jean-Paul II en 1999 avec trois autres membres de sa congrégation les Pères Frackowiak, Liguda et Mzyk - homélie de Jean-Paul II -


Au camp de concentration de Sachsenhausen en Allemagne, le bienheureux Stanislas Kubista, prêtre de la Société du Verbe divin et martyr. Sous l’occupation de la Pologne par le régime nazi, il fut déporté dans ce camp et succomba sous la torture. Avec lui on commémore le bienheureux Ladislas Goral, évêque auxiliaire de Lublin, qui mourut des suites des épreuves endurées dans ce camp, dans un isolement total, vers la fin de ce mois.


Martyrologe romain

Bienheureux Stanislas Kubista

Stanislas Kubista naquit dans une famille pieuse de neuf enfants à Kostrechna. La famille récitait tous les soirs devant l' autel marial de la maison le rosaire. Il était évident qu' il deviendrait prêtre. Une de ses soeurs Anna entra au couvent près de Vienne. Il étudiait à l' école allemande et était donc bilingue.

Enfant il fut impressionné par les prédications des Pères missionnaires de la Sainte Croix de Steyl - ou missionnaires du Verbe Divin. Il fit ses études dans leur école à Neisse. Il fut enrôlé en 1917 dans l' armée où il fut téléphoniste sur le front occidental. Démobilisé en mai 1919 à Stettin, il poursuivit ses études à Neisse au noviciat des Pères missionnaires verbistes rêvant de devenir lui-aussi missionnaire en Chine.

Les Pères publiaient de nombreuses publications et brochures en polonais. Il fut envoyé au noviciat Saint-Gabriel de Mödling près de Vienne. Il fut ordonné en 1927 à 29 ans.

Econome de l' école et du couvent de Gorna Grupa, il avait la responsabilité de 300 personnes (élèves et professeurs.) Il devint par la suite procurateur.

Il publiait des ouvrages et des brochures en particulier pour la jeunesse et se passionnait pour les missions. Il avait une grande dévotion pour saint Joseph. Ses écrits étaient célèbres en Pologne.

Lorsque les Allemands envahirent la Pologne, il fut arrêté avec d' autres missionnaires et prêtres de sa congrégation auxquels vinrent s' ajouter de nombreux prêtres diocésains. Dans la congrégation du Verbe Divin furent arrêtés 14 pères, 14 religieux, 4 frères et 12 novices. La province de Pologne créée en 1919 comprenait vingt ans après 29 pères et 61 frères.

En février 1940 il fut déporté à Nowy Port près de Dantzig puis à Stutthof et en avril 1940 au camp de Sachsenhausen. Affaibli et malade il fut destiné à la mort après trois jours d' agonie. C' était le 26 avril 1940.

Il fut béatifié par Jean-Paul II en 1999 avec trois autres membres de sa congrégation les Pères Frackowiak, Liguda et Mzyk.

La congrégation a été rétablie en Pologne en 1946 et rayonne aujourd' hui autour de ses quatorze établissements.

SOURCE : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-6495183.html

Stanisław Kubista

1898-1940

Né le 27 septembre 1898 à Kostuchna (Mikołów, Pologne), il était le cinquième des six garçons et trois filles de Stanisław et Franciszka Czempska, gardes forestiers profondément catholiques.

Dans cette belle famille, on priait le chapelet chaque jour. La fille aînée devint religieuse à Vienne. Stanisłas, pour sa part, aimait décorer le petit autel de la maison.

Il fréquenta une école allemande, mais lisait et étudiait en polonais à la maison. 

La famille recevait souvent un Religieux Verbite, dont la congrégation a le but de diffuser le Verbe, la Parole divine, à travers les missions. Stanisłas sentit grandir en lui cette vocation.

Après ses études, il fut orienté par son curé vers le petit séminaire des Pères Verbites de Nysa, où d’ailleurs Stanisłas avait déjà un cousin, lequel mourut durant la Première Guerre mondiale.

A cause de cette guerre, Stanisłas n’eut pas la possibilité de terminer toutes ses études : il fut envoyé en 1917 sur le front français, comme télégraphiste, jusqu’à la fin de la guerre, et ensuite ne reçut sa démobilisation à Szczecin qu’en 1919.

Durant la même guerre, son frère aîné fut tué sur le front de Belgique en 1914. On comprend alors la joie des parents de revoir leur fils Stanisłas sain et sauf.

Stanisłas reprit ses études avec succès, et rejoignit la maison Saint-Gabriel à Mödling (Vienne). Après ses études de philosophie et de théologie, il fit la profession solennelle en 1926.

Dans les appréciations de ses Supérieurs et Confrères, on note qu’il était un peu mélancolique, taciturne, modeste, le calme personnifié, travailleur persévérant jusqu’au but final, consciencieux et ponctuel, ordonné, compatissant ; un tantinet «turlupiné» par le nationalisme ; soigneux dans tout ce qu’il faisait, homme de confiance. De grandes qualités, donc, qui corrigeaient de petits défauts. Ses notes furent dans la marge «bon-très bon». On lui remarqua aussi un certain talent pour l’écriture, en allemand comme en polonais, et il pouvait faire un bon professeur.

Lui-même rédigea ainsi ses centres d’intérêt à l’adresse de ses Supérieurs : Littérature, possibilité de publier des livres ; travail missionnaire et pastoral ; pas l’enseignement ; missions en Chine, aux Philippines, en Nouvelle-Guinée ; santé excellente.

Il fut ordonné prêtre en 1927.

Etant encore dans l’état d’étudiant, il écrivit quelques articles pour les journaux.

En automne 1928, on l’envoya à Górna Grupa. Au moment du départ, sa mère lui dit : Mon fils, sois bien fidèle dans ce que tu as choisi. Il le fut effectivement jusqu’à la mort.

Ses Supérieurs voulaient le voir dans l’action. Ils lui confièrent l’administration de la maison, où se trouvaient quelque trois-cents âmes, entre frères, prêtres, élèves, postulants et novices. L’année suivante, il était aussi nommé procureur régional ; on notait alors que l’économie de la maison était en de bonnes mains.

A côté de ces responsabilités, le père Stanisłas accepta en 1929 le poste de rédacteur en chef d’un petit périodique, Le Petit Missionnaire.

Ensuite Stanisłas fut nommé recteur à Bruczków et participa à plusieurs publications : Le Calendrier du Petit Missionnaire, Trésor de Famille, Tribune de Saint Joseph (ce dernier fondé par lui en 1937). Sous son administration, le nombre des lecteurs augmenta de manière significative.

Il écrivit des histoires, des romans, un drame, toujours préoccupé, disait-il, par la collaboration avec Jésus pour sauver les âmes. Son drame Croix et Soleil, qui se situe dans le milieu des Incas péruviens, fut représenté maintes fois avant et après la guerre.

Ses articles étaient marqués par une profonde réflexion théologique et un réel sens pratique, qui révélaient le fond de son âme. On l’a vu, il avait une particulière dévotion à Saint Joseph, à qui il attribuait le succès de l’imprimerie et l’achat des machines, malgré l’absence des fonds nécessaires.

Le premier «accrochage» avec la Gestapo fut lorsque Stanisłas voulut payer quelques centaines de zloty pour une pauvre veuve : la monnaie polonaise n’était plus autorisée, mais Stanisłas enfonça ses yeux si profondément dans ceux de l’officier, que ce dernier eut l’air d’avoir été frappé par la foudre. Stanisłas pensa que c’était saint Joseph qui l’avait aidé.

Quelques jours après, toute l’imprimerie fut détruite, et les provisions de l’hiver confisquées.

La situation empira à partir du 27 octobre 1939 : ce jour-là, les soixante-quatre religieux furent arrêtés et la maison transformée en camp d’internement. Comme «par hasard», ce jour était la fête du Christ-Roi, qui se célébrait alors au dernier dimanche d’octobre. Peu après, la Gestapo enferma encore quatre-vingts autres prêtres, religieux et séminaristes de la région ; tout fut confisqué, les prisonniers n’avaient rien à manger. Stanisłas recourut encore à saint Joseph : la Gestapo accepta de convoyer de la nourriture et du carburant.

On put ainsi survivre jusqu’en février 1940. Le 5 février, par -28°, les prisonniers furent chargés dans trois wagons et conduits à Nowy Port, une aile du camp de concentration de Stutthof.

Là, sans parler des mauvaises conditions hygiéniques, les prisonniers souffrirent du froid, de la faim, des travaux pénibles et des mauvais traitements.

Leur unique consolation fut que, le Jeudi Saint 21 mars, ils purent célébrer l’Eucharistie, quoique secrètement. Un des participants était le père Alojzy Liguda, recteur de Górna Grupa. Pour Stanisłas, ce fut son Viatique.

Lui qui avait joui jusque là d’une bonne santé, s’affaiblit beaucoup et tomba malade. En état d’hypothermie, il ne pouvait absorber la nourriture qu’on leur distribuait. En plus, la campagne d’extermination totale du clergé battait son plein : Stanisłas n’avait qu’à travailler comme les autres, à transporter la neige d’un endroit à un autre. 

Le 9 avril, les prisonniers reçurent l’ordre de monter dans un train de marchandises en direction de Sachsenhausen. 

La santé de Stanisłas passa à la pneumonie. Mais il devait continuer à travailler, autant que les autres. Ses voisins durent littéralement le porter pour se présenter à l’appel. Il conserva son calme et sa confiance en Dieu.

L’officier en charge le désigna comme candidat à la mort et ordonna d’abandonner Stanisłas dans les toilettes pour y mourir. Stanisłas y resta trois nuits.

Un Confrère, Dominik Józef, témoigna : 

Le soir, j’essayai de lui faire une sorte de lit. Je l’enveloppai dans une couverture, mais je n’avais ni oreiller ni drap. Il me remerciait, comme toujours, et murmurait : «C’est pour bientôt. Je me sens très faible. Mon Dieu, j’aimerais bien être à Górna Grupa, mais Il a eu d’autres plans. Que Ta volonté soit faite.» En secret, j’ai entendu sa confession.

Le 26 avril 1940, à notre retour de l’appel, nous le laissâmes à terre, contre un mur. Il était là comme dans une tombe. Nous veillions sur lui avec attention. Le chef de notre baraque, un criminel allemand, entra subitement ; combien en a-t-il envoyé dans l’autre monde ? Aux tortures quotidiennes et habituelles, il ajouta sa cruauté personnelle. Il vomit toute sa haine contre certains genres de personnes, parmi lesquelles les prêtres ; jamais il ne manquait une occasion de les tourmenter. Quand il vit Stanisłas, il nous regarda avec son air bestial et tourna les yeux avec une joie satanique en direction de Stanisłas. Il s’approcha de lui en lui lançant : «Tu n’as plus de raison de vivre !» Puis il lui mit un pied sur la poitrine et, avec l’autre, lui compressa la gorge. La lourde pression provoqua la rupture des clavicules. Un son rauque et quelques convulsions achevèrent la vie du Martyr.

Stanisłas Kubista mourut martyr ce 26 avril 1940, et fut béatifié en 1999 parmi les cent-huit Martyrs polonais de cette période.



Le Bienheureux Père Stanislaw Kubista SVD

(1898-1940)

Stanislaw Kubista naquit le 27 septembre 1898 à Kostuchna près de Mikolów en Haute Silésie. Son père, Stanislaw, était forestier, connu pour son tempérament harmonieux, son discernement et sa piété. Sa mère, Franciszka, femme de piété et d'assiduité exceptionnelles, consacra entièrement sa vie à l'éducation de ses neuf enfants parmi lesquels Stanislaw était le cinquième. La famille des Kubistas vouait un culte particulier à Notre-Dame du Rosaire. Tous les jours ils priaient le chapelet. Cette atmosphère religieuse favorisait les vocations. La fille aînée, Anna, entra au couvent à Vienne où elle mourut en 1918. A l'époque, la Pologne n'existait pas, et cette partie du pays appartenait à la Prusse. Stanislaw apprit à lire tout d'abord en polonais bien qu'il fréquentât l'école allemande obligatoire où la langue polonaise était strictement interdite. Sa vocation missionnaire naquit très tôt grâce à un frère de la Société du Verbe Divin (SVD) qui distribuait des journaux et des livres missionnaires en polonais. Stanislaw attira l'attention de l'abbé Michatz, vicaire à Mikolów, qui, en découvrant sa vocation, le fit admettre au Petit Séminaire de la SVD à Neisse en 1912.

Stanislaw ne put terminer le séminaire dans le temps régulier parce que le 31 mai 1917 il fut enrôlé dans l'armée prussienne et sera libéré en mai 1919. Stanislaw reprit donc ses études au Séminaire. Après son baccalauréat en 1920 et une année de noviciat à Sankt Gabriel près de Vienne, il prononça ses premiers vœux religieux et commença des études de philosophie et de théologie. Les témoignages de ses formateurs allemands étaient unanimes: « Kubista est un peu mélancolique, calme, silencieux et modeste; il est un peu fermé, un bon travailleur très consciencieux. Il observe la Règle, est exact et aime en tout l'ordre, mais c'est un patriote polonais qui souffre d'un amour caché pour sa patrie. » Il fit de bonnes études. Selon l'opinion des professeurs: «  Il montre un talent littéraire en langue polonaise et il serait un bon enseignant.» En tant que séminariste, il écrivait parfois des articles pour les journaux polonais. Les collègues ne formulaient aucune réserve envers lui et le recommandaient à l'unanimité aux vœux perpétuels qu’il prononça le 29 septembre 1926. A l'âge de 29 ans, le 26 mai 1927, il fut ordonné prêtre.

Interrogé par les supérieurs sur ses intérêts personnels, il répondit: « la littérature et les essais littéraires. Mon désir, c'est la mission et le travail pastoral. Je ne suis pas attiré par l'enseignement. Je jouis d'une bonne santé. Je voudrais partir en mission : en Chine, aux Philippines ou en Nouvelle Guinée. » En automne 1928 le Père Kubista fut affecté au Petit Séminaire de Górna Grupa (Pologne du Nord) où il devint l'économe d'une communauté de 300 personnes composée de prêtres, frères, novices, postulants et élèves. Ayant fait preuve de ses capacités en gestion, l'année suivante on lui confia en plus la gérance des biens de la Société du Verbe Divin de toute la Pologne. A part la tâche d'économe, le père Kubista rédigeait dès 1929 la revue "Le Petit Missionnaire" puis, à partir de 1933, le "Calendrier du Petit Missionnaire" et la revue "Le Trésor Familial". En 1937 il fonda encore une revue: "Messager de Saint Joseph". Pendant ce temps le nombre des abonnés augmenta considérablement. Le père Stanislaw fut non seulement rédacteur mais aussi écrivain. Ses articles, surtout dans le "Trésor Familial", montrent sa profonde pensée religieuse et son esprit pratique. Le programme de son travail, il le résuma en une seule phrase: "travailler avec Jésus pour le salut des âmes" ("Le Petit Missionnaire" de 1937, p. 94). Il écrivit aussi des récits et romans : "Histoire des forêts africaines", "Reine Matamba", "Brigitte", "Ténèbres et Clarté", et une pièce de théâtre sur l'histoire des Incas au Pérou, intitulée "La Croix et le Soleil".

Le père Stanislaw fut un grand adorateur de saint Joseph. Il confiait à son intercession ses multiples travaux. C'est avec son aide, – avouait-il – qu’il avait pu construire l'imprimerie et acquérir les machines nécessaires. Le nom de saint Joseph figurait dans le titre de sa nouvelle revue. Comptant sur l'aide de saint Joseph, il commença la construction d'une aile du Séminaire malgré un manque d'argent notoire. Le père Stanislaw fut aussi un confesseur recherché, surtout par les séminaristes.

Ainsi, vaquant à ses multiples occupations, il fut surpris par la guerre. Le premier conflit avec la Gestapo ne tarda pas. On lui interdit de payer aux Polonais les dettes contractés. Un témoin oculaire raconte : « Le père Kubista a voulu payer quelques centaines de zlotys à une pauvre veuve. Surveillé par un agent de la gestapo, il l'a regardé dans les yeux d'un regard si pénétrant que celui-ci fut confondu et désarmé comme par une force supérieure ». Il dut hélas regarder lorsque sous ses yeux on détruisait l’imprimerie, son lieu de travail tant aimé, et les vivres qu'il avait réunis avec beaucoup de peine pour nourrir les habitants du Séminaire. La situation s'aggrava quand, le 27 octobre 1939, tous les pères et frères de la communauté, au nombre de soixante-quatre, furent arrêtés, et le Séminaire converti en camp d'internement. Les jours suivants le nombre des prisonniers s'agrandit. Les nazis arrêtèrent quatre-vingt prêtres et séminaristes des alentours. Comme les biens du Séminaire ainsi que la ferme furent confisqués, les religieux restèrent sans moyens de vivre. Le père Stanislaw en tant qu'économe, s'en remettant entièrement à saint Joseph et trouva une solution. Il obtint de la Gestapo que les paroisses des prêtres internés fournissent la nourriture et le combustible au Séminaire.

Le 5 février 1940 les nazis emmenèrent les internés à Nowy Port, une filiale du camp de concentration de Stutthof. Le froid, la faim, le travail forcé et un traitement inhumain renforçaient les terribles conditions sanitaires. L'unique consolation fut la Messe du Jeudi Saint, le 21 mars 1940. En effet, les pères Kubista et Liguda réussirent dans le plus grand secret à célébrer l'Eucharistie et à donner la Communion aux prisonniers. Pour le père Kubista, ce fut le viatique sur la route du martyre. Avant, il était toujours en bonne santé, joyeux et serviable, mais alors ne supportant pas la nourriture du camp, sa santé se détériorait, et en fin de compte il tomba malade. Cela n'empêchait pas les oppresseurs de le faire travailler durement comme tous les autres prisonniers. Les nazis, ayant comme but l’anéantissement du clergé, s'appliquaient à la réalisation de ce projet avec une satisfaction diabolique.

Le 9 avril 1940, au cours du transport à Sachsenhausen dans des wagons à bestiaux, l'état de santé du père se détériora: il souffrait de pneumonie. Une fois arrivé il fut astreint à un travail trop dur même pour des personnes solides, un travail qu'on réservait tout spécialement aux "calotins haïs". Enfin il devint si faible que ses camarades durent le soutenir des deux côtés, le porter à la place de l'appel. Il endurait tout cela avec un grand calme, s'en remettant à la volonté de Dieu. Le kapo le désigna comme candidat à la mort. La nuit il devait coucher au WC. Il tint trois jours. Le témoin oculaire, le père Dominik Józef, décrit ses dernières heures : « Le soir je lui portais une couverture misérable, pas de draps, pas de coussin ; il chuchotait : "Je n'en ai plus pour longtemps. Je suis très faible. Mon Dieu, comme j'aimerais revenir à Górna Grupa mais Dieu a apparemment d'autres projets pour moi. Que sa volonté soit faite ! »Je reçus sa confession en cachette... Le 26 avril 1940, au retour de l'appel, nous le couchâmes dans la baraque à même le sol. Il restait à plat sur le dos près du mur tandis qu'on nous forçait à nous tenir au garde-à-vous... Tout à coup entre dans la baraque le chef du bloc : un prisonnier allemand, un criminel professionnel... Que d'hommes innocents il envoya dans l'autre monde ! Aux tortures prévues par le règlement il en ajoutait ses propres… Il y avait ceux qu'il haïssait tout spécialement : les prêtres. Il ne les manquait en aucune occasion... Il nous accueillit d'un regard bestial, puis ses yeux fixèrent avec une joie diabolique le père Kubista. Il s'approcha de lui et dit : « Ta vie ne vaut plus la peine ! » Et avec un sang-froid il posa un pied sur sa poitrine, puis l'autre sur la gorge et, en pressant avec force, il broya la cage thoracique du père. Un court râle et un frémissement mortel terminèrent la vie du martyr.

Il a été béatifié par le pape Jean-Paul II, le 13 juin 1999, à Varsovie, parmi les 108 martyrs polonais de la Seconde Guerre mondiale.

© Misjonarze Werbiści 2017

Blessed Stanislaw Kubista

Also known as
  • Stanislaus Kubista
  • prisoner 21154
Profile

One of nine children born to Francis and Frances Kubista. Served in the army on the French front from 1917 to 1919. Member of the Society of Divine Word, making his perpetual vows on 29 September 1926. Ordained on 26 May 1927. Middle school teacher. Novice master and spiritual director. Built and ran a printing press, edited and published Little Missionary, Little Missionary Calendar, Calendar of the Word of God, Messenger of Saint Joseph and other works. Arrested on 27 October 1939 by Nazis, transferred from prison to prison until he arrived at the Sachsenhausen concentration camp. Martyr.

Born


Blessed STANISLAUS KUBISTA, SVD – Priest

Kostuchna, 1898- Sachsenhausen, April 26, 1940

Mission Animator and Communicator

It was very cold the morning of April 26, 1940, when the “capo” entered the barracks where Fr. Stanislaus Kubista and other priests were held. Since his arrival at the concentration camp in Sachsenhausen Fr. Stanislaus had been sick with pneumonia and diarrhea. He was getting weaker every day. Despite this he was forced to do a full workload, which included shoveling snow for long hours while exposed to the cold wind. On one of the last evenings of his life another priest, Fr. Dominic Jozef, covered him with a blanket. Fr. Stanislaus whispered to him: “This will not go on much longer. My God, I am so weak. May His will be done.” Although it was prohibited, Fr. Dominic heard his confession. When the capo entered the barracks and looked at the sick and exhausted prisoner, he told him, “You have no reason to live any more.” Then he began to stomp on Fr. Kubista’s throat and chest. Another prisoner later said: “We heard the breaking of bones and the last choked rattling. We knew Fr. Kubista was dying.” He was 42. He gave up his life without knowing why his tormentor was so cruel. But in dying he maintained his dignity. He could do so because his whole life was one of quiet dignity.


Stanislaus was born to a poor family in Kostuchna in Silesia. He was the fifth of nine children, and he grew up in a very religious atmosphere. The Kubista house was frequently visited by an SVD Brother who sold our magazines in that area. So Stanislaus was familiar with missionaries even as a young boy. At 14, already fascinated by the missionary ideal, he joined our minor seminary in Nysa. World War I interrupted his studies, for he was drafted into the army. However, he did not abandon his missionary dream. Immediately after the war he returned to Nysa to continue his education. In 1920 he entered the novitiate at St. Gabriel, Austria. There he also completed his theological studies and his religious missionary formation. He professed perpetual vows on September 29, 1926, and was ordained a priest in May, 1927. Already he was recognized by both formators and peers as gentle, modest, faithful and serene, ever ready for any sacrifice.


Fr. Stanislaus was rather surprised when he received a missionary appointment to Poland instead of China or the Philippines or Papua New Guinea (his requested assignments). His superiors wanted him to work in the newly established Polish Region, where there was a great need of personnel. He saw in this decision a sign of God’s will. From the start he showed enormous dedication and initiative. Since he was remarkably industrious and creative, he was able to combine his duties as regional (and later provincial) treasurer with the responsibilities of editing and publishing. He understood that the future of the Society — and even of evangelization in Poland — depended on modern communications.

Following in the footsteps of the Founder, St. Arnold Janssen, Fr. Kubista urged the new region to have its own printing press. In 1931 he received permission to set one up. Thanks to his efforts the SVD in Poland became more and more involved in the press apostolate. This quickly enabled the Society to become known as a religious missionary congregation. He was the editor of several mission magazines. When he became editor of Family Treasure in 1934, the magazine had a circulation of 11,000. By 1938 this number rose to 26,000. He had similar success with a small mission calendar for children and a larger one for families. Since Fr. Kubista also contributed numerous articles to these magazines, he became well known as a writer. He was quite influential in bring ing missionary concerns to the general public. He was also interested in the value of other cultures — in this he was ahead of his time. Because of this interest he wrote a mission drama about the Incas in Peru which he called The Cross and the Sun. He even drew the scenes and made the costumes for this play.

His communications activities came to an abrupt halt with the outbreak of the war. His own life echoed the tragedy of the Polish people. Soon he was under house arrest at Gorna Grupa. There he watched help lessly as his press was dismantled and the equipment and paper were hauled away. His work was destroyed.

On February 5, 1940, he was brought to the concentration camp at Stutthof. After two months he was sent to Sachsenhausen to a life of brutal treatment and forced labor. But even in these circumstances he exhibited gentleness, modesty, serenity and concern for others — as testified by the survivors who knew him.

Blessed Stanislaus Kubista was beatified by Pope John Paul II on June 13, 1999, together with three companions from the Society of the Divine Word as part of a group of 107 Polish martyrs of the Second World War.


Blessed Fr. Stanisław Kubista SVD

(1898 - 1940)

Biographical note

Stanisław Kubista was born on 27th September 1898 in Kostuchna near Mikołów, in the present diocese of Katowice. His father, also Stanisław, was a forester. He was a man of deep piety, prudence and calm. His mother, Franciszka Czempska, a woman of particular diligence and devotion, was fully dedicated to bringing up her six sons and three daughters. Stanislaw was the fifth child in the family and in terms of character he took after his parents. Gertruda, the youngest daughter (b. 1910), is still alive. The deeply religious atmosphere at the Kubistas resulted in providing vocations. Anna, the eldest daughter, joined a monastery in Vienna, where she died in 1918. The Kubistas had a particular devotion to Our Lady of the Rosary and they prayed one part of the rosary every day. Stanisław liked to decorate the home altar.

Stanisław attended a German school but he read books in Polish at home and deepened what he had learned at school working on it at home in Polish. He got acquainted with the missionary idea quite early. An SVD brother from Nysa propagating missionary books and pamphlets, also in Polish, was a frequent guest at his family home. Father Michatz, a curate from Mikołów noticed Stanislaw's interest in missions. When the boy completed his primary education the curate arranged his admission into the Minor Missionary Seminary of the Society of the Divine Word in Nysa. Paweł Martela, Stanisław's closest cousin, lived there already as Br. Solomon. Unfortunately, he died during the First World War.

Stanisław could not finish his studies undisturbed. He was called up in the end of May 1917, trained as a telephone and radiotelegraph operator, and sent to the French front. He stayed there till the armistice and withdrawal of the German troops. Then, he was stationed at the garrison in Szczecin and demobilized from there in1919. He went to visit his family. They were grateful to God for seeing him again, the more that his elder brother did not come back. He was killed on the Belgian front in 1914.

Stanislaw resumed his studies in Nysa. In 1920 he successfully passed the examinations accomplishing his secondary education... Three months later he joined the novitiate of the Society of the Divine Word in St. Gabriel's House in Mödling, near Vienna. He took his first religious vows one year later. Completing his two years of philosophical studies and four years of theology he was admitted to the perpetual vows which he took on 29th September 1926.

In the opinions of his teachers he was: a little melancholic, silent and modest; embodiment of calm; slightly reserved; worked with calm and a sense for final goal; observant of the rules; supporter of order, open-hearted; ... tormented a bit by nationalism...; accurate in each kind of work; reliable. His confreres had no hesitations in recommending him for final vows. As far as his education was concerned his marks were within the range from good to very good. His teachers noted that he had a talent for writing, also in Polish, and that he could be a good teacher. He was ordained a sub-deacon on 17th October, a deacon on 19th December 1926, and finally a priest on 26 May 1927. He was 29, then.

His response to the question on his personal interests posed by his superiors went as follows: Literature and challenges in writing books. I long for the missionary and pastoral work. I do not feel inclined towards teaching. As far as missions are concerned I thought about Honan, Kansu, the Philippines and New Guinea. My health is in excellent condition.

While still a student, he wrote to the Polish papers from time to time. His articles passed through Fathers Szajca and Drobny.

In autumn 1928 he was assigned to the house in Górna Grupa. Bidding him farewell his mother told him: "My son, be faithful to what you have chosen." He remained faithful until death. The superiors wanted to see him in action and appointed him as the administrator of the house. There were about 300 people there - brothers, priests, students of the minor seminary, postulants and novices. He was put in charge of the regional procure the next year and the Generalate received a note saying: "the economy of the house remains in good hands..."

Besides the posts of the administrator of the house and regional procurator Fr. Kubista accepted the job of editor-in-chief of a periodical called "A Little Missionary" in autumn 1929. After the departure of Fr. Drapiewski Fr. Kubista was appointed rector of the house in Bruczków. He had participated in editing "A Little Missionary's Calendar" and „Family Treasure" since 1933. He founded another periodical "St. Joseph's Herald" in 1937. It was published temporarily along with "Family Treasure". Under his management the number of readers increased significantly. Fr. Kubista wrote articles for all these periodicals. His articles had deep theological and practical dimensions. He wrote a kind of meditations which showed the depth of his soul and his practical approach to many issues for the "Family Treasure". He was also an author of several short stories and novels: "A Story from the African Bush", "Queen Matamba", "Birgid", "In Darkness and in Light". He summarized the programme of his work in one sentence: "Our endeavours through all these years aimed at collaboration with Jesus in saving souls" ("A Little Missionary" 1937 p. 94). He also wrote a drama "Cross and Sun" which told the story of the Peruvian Inkas. That drama was put on stage in many towns and villages before 1940 and in many seminaries after the war.

Fr. Kubista had a deep devotion to St. Joseph and commended his works to the Saint's gracious intercession. He even dedicated his new periodical to him. Fr. Kubista attributed the successful construction of the printing-press building and purchase of the necessary machines to St. Joseph's help. Trusting in that help he embarked upon enlargement of the main house in spite of the lack of sufficient funds.

The Second World War caught Fr. Kubista at the height of his work. The first conflict with the Gestapo took place after the official ban on paying the Poles outstanding money. Fr. Kubista wanted to pay a few hundred zloty to a poor widow. When he looked deeply into the Gestapo official's eyes the latter was thrown into confusion and seemed to have been dumbfounded by the power from above. According to witnesses Fr. Kubista attributed it to St.Joseph's help. Those days Fr. Stanislaw saw the destruction of his cherished printing-press and the confiscation of the provisions he had gathered for the community to survive winter.

The situation worsened after October 27th, 1939. That day all priests and brothers, 64 in number, were arrested and the house was turned into an internment camp. As out of sheer irony, it happened on the solemnity of Christ the King. In the following days the Gestapo sent there eighty religious and diocesan clergy and seminarians from the area. The farm, the land and the livestock were confiscated leaving the occupants of the camp without means for survival. Fr. Stanisław, as the rector of the house, again commended the problem to St.Joseph's intercession and the solution was eventually found. The Gestapo agreed to carry food and fuel from the parishes of the imprisoned priests.

Martyrdom

With that help the internees survived till February 5th, 1940. That day, in the bleak midwinter with the temperature 28 degrees below zero, all of them were taken by three trucks to Nowy Port, a branch of the Stutthof concentration camp. There, the prisoners suffered from appalling sanitarian conditions, cold, starvation, heavy work and inhuman treatment. They had only one consolation in those days. On March 21st, 1940, which was Maundy Thursday, they succeeded in celebrating Eucharist and received Holy Communion. It was done in secret. Fr. Alojzy Liguda, the rector of Górna Grupa, was one of the participants. That Communion turned out to be the viaticum for Fr. Kubista. We can hardly imagine what he felt like that time and how he managed to keep up his faithfulness to the Lord.

About that time Fr. Stanisław, who was always well, became weak and got ill. Suffering from hypothermia his organism could not absorb the camp food but there was nothing else to eat. The policy of deliberate extermination of the clergy was that time in full swing. Fr. Kubista had to work just like the other prisoners. They had to senselessly reshuffle snow from one place to another. Since Fr. Kubista was a sensitive man his suffering was double.

On April 9th, 1940 the prisoners were ordered to board a freight train and were taken to the Sachsenhausen concentration camp. Fr. Kubista's flu turned into pneumonia. Despite his illness he still had to work just as much as the others. Eventually he became so weak that his neighbours had to literally carry him to the appeal ground. He persevered with calm placing his trust in God. The trusty marked him as a candidate for death and ordered to leave Fr. Kubista in the toilets to die. Fr. Stanisław stayed there for three nights. A witness, Fr. Dominik Józef SVD, described the last moments of Fr. Stanislaw is that way: "In the evening I tried to prepare him a kind of bed. I bound him in a blanket but I had no pillow and no linen. He was thankful, as always and whispered: 'It is near. I am very weak. My God, I wish I could be in Górna Grupa... but He had different plans. Thy will be done!' I secretly listened to his confession. On April 26th, 1940 when we came back after a roll-call we laid him down on the hard floor near a wall. He laid there as if in a grave. We had to stand at attention. The block-man, that is the man in charge of our barrack, entered unexpectedly. He was a German prisoner... a simple criminal... how many human beings he sent to the other world! To the tortures that were practiced regularly he added his own cruelty. He displayed his particular hatred towards certain kinds of people excessively in words and actions. Priests belonged to that category of people. He did not omit any occasion to torment them. At that moment he gave us his bestial look and glanced at Fr. Kubista with a satanic joy. He approached him and said: 'You have nothing to live for!' Then he phlegmatically stepped on Fr. Kubista's chest with one foot and put the other on his throat. Pressing heavily he broke his collar bones. A short hoarse sound and convulsions completed the martyr's life."

Pope John Paul II beatified him on 13 June 1999 with a group of the 108 Martyrs of World War Two known also as 108 Blessed Polish Martyrs.


Beato Stanislaw Kubista Sacerdote e martire



Alta Slesia (allora Prussia), 27 settembre 1898 - Sachsenhausen, Germania, 26 aprile 1940

«La tua vita non vale più niente». Pronunciando queste parole sprezzanti un nazista soffocò il già agonizzante sacerdote verbita polacco Stanislaw Kubista nel lager di Sachsenhausen. Era il 26 aprile 1940. Nato in Alta Slesia (allora Prussia), nel 1898, Kubista era divenuto prete nel 1927. Le sue attività di apostolato principali furono la letteratura e il giornalismo sulle riviste «Il piccolo missionario», «Il tesoro familiare» e «Il Messaggero di san Giuseppe», santo di cui era molto devoto. (Avvenire)

Martirologio Romano: Nel campo di prigionia di Sachsenhausen in Germania, beato Stanislao Kubista, sacerdote della Società del Verbo Divino e martire, che, durante l’occupazione militare della Polonia in tempo di guerra da parte di un regime nemico di Dio, in questo carcere esalò il suo spirito tra atroci torture. Insieme a lui si commemora il beato Ladislao Goral, vescovo ausiliare di Lublino, che nello stesso luogo e durante la medesima persecuzione difese con coraggio la dignità umana e della fede, morendo in prigione di malattia in un giorno sconosciuto.

Papa Giovanni Paolo II ha beatificato il 13 giugno 1999 a Varsavia, durante il suo settimo viaggio apostolico in Polonia, 108 martiri vittime della persecuzione contro la Chiesa polacca, scaturita durante l’occupazione nazista tedesca, dal 1939 al 1945. 


L’odio razziale operato dal nazismo, provocò più di cinque milioni di vittime tra la popolazione civile polacca, fra cui molti religiosi, sacerdoti, vescovi e laici impegnati cattolici. 

Fra tutti si è potuto, in base alle notizie raccolte ed alle testimonianze, istruire vari processi per la beatificazione di 108 martiri, il primo processo fu aperto il 26 gennaio 1992 dal vescovo di Wloclawek, dove il maggior numero delle vittime subì il martirio; in questo processo confluirono poi altri e il numero dei Servi di Dio, inizialmente di 92 arrivò man mano a 108. 

Diamo qualche notizia numerica di essi, non potendo riportare in questa scheda tutti i 108 nomi. Il numeroso gruppo di martiri è composto da quattro gruppi principali, distinti secondo gli stati di vita: vescovi, clero diocesano, famiglie religiose maschili e femminili e laici; appartennero a 18 diocesi, all’Ordinariato Militare ed a 22 Famiglie religiose. 

Tre sono vescovi, 52 sono sacerdoti diocesani, 3 seminaristi, 26 sacerdoti religiosi, 7 fratelli professi, 8 religiose, 9 laici. Subirono torture, maltrattamenti, imprigionati, quasi tutti finirono i loro giorni nei campi di concentramento, tristemente famosi di Dachau, Auschwitz, Sutthof, Ravensbrück, Sachsenhausen; subirono a seconda dei casi, la camera a gas, la decapitazione, la fucilazione, l’impiccagione o massacrati di botte dalle guardie dei campi. La loro celebrazione religiosa è singola, secondo il giorno della morte di ognuno. 

Fra loro ci fu il sacerdote Stanislaw Kubista, nato il 27 settembre 1898 in Alta Slesia in Polonia. Nel 1920 era entrato nella ‘Società del Verbo Divino’, fondata da s. Arnold Janssen (1837-1909), canonizzato il 5 ottobre 2003, sacerdote tedesco con spirito missionario, che fondò ben tre Congregazioni religiose con finalità missionarie. 

Stanislaw Kubista fece la professione religiosa solenne il 29 settembre 1926 e fu ordinato sacerdote il 25 maggio 1927; rivestì la carica di Direttore della Casa religiosa Verbita di Górna Grupa. 

Fu attivo nell’apostolato anche come giornalista delle riviste “Il piccolo missionario”, “Il tesoro familiare” e il “Messaggero di S. Giuseppe”, santo a cui era particolarmente devoto. 

Dopo l’invasione della Polonia, fu catturato dai tedeschi il 5 febbraio 1940 insieme ad altri confratelli e fu trasferito nel campo di concentramento di Sachsenhausen in Germania, dove il 26 aprile dello stesso anno, venne ucciso dal capo-baracca. 

Martire della fede, perché la sua morte fu frutto dell’odio fanatico contro i religiosi, tanto più se polacchi.

Autore: Antonio Borrelli