samedi 8 avril 2017

Bienheureux AUGUSTE CZARTORYSKI, prêtre salésien

Bienheureux Auguste Czartoryski

Prêtre salésien ( 1893)

Le 25 avril 2004, le pape Jean-Paul II a béatifié sur la place Saint-Pierre de Rome le salésien Auguste Czartoryski.




À Alassio en Ligurie, l’an 1893, le bienheureux Auguste Czartoryski, prêtre salésien, que sa mauvaise santé n’empêcha nullement de suivre avec courage l’appel de Dieu.


Martyrologe romain

Sur son image de première messe, il avait écrit: «Un jour dans tes parvis en vaut plus que mille autres. Heureux les habitants de ta maison: ils pourront te chanter sans fin» (Ps 88, 11 et 5).


AUGUSTE CZARTORYSKI, prêtre salésien (1858-1893) 


Auguste Czartoryski naquit à Paris le 2 août 1858, en exil. Trente ans auparavant environ, sa noble lignée, liée à l’histoire et aux intérêts dynastiques de la Pologne, avait émigré en France, et depuis l’hôtel Lambert, sur les rives de la Seine, dirigeait une vaste action parmi les compatriotes et auprès des chancelleries européennes, dans le but de restaurer l’unité de la patrie, partagée depuis 1795 entre les grandes puissances.

Le prince Adam Czartoryski, guerrier et homme politique, avait cédé les rênes de la famille, ainsi que de l’activité patriotique, au prince Ladislas, qui s’était uni en mariage à la princesse Maria Amparo, fille de la reine d’Espagne Marie-Christine et du duc Rianzarez. Ils sont les parents de notre Auguste. Premier né de la famille, il était un point de référence pour tous ceux qui, après le troisième partage de la Pologne, rêvaient de sa renaissance. Mais autres étaient les desseins de Dieu.

Il a six ans quand meurt sa maman, malade de tuberculose : héritage qu’elle transmettra à son fils. Les premiers symptômes du mal marquèrent pour Auguste le début d’un long et inévitable pèlerinage en quête de la santé, qu’il ne retrouvera d’ailleurs jamais : Italie, Suisse, Égypte, Espagne, telles furent les principales étapes de ses pérégrinations. Mais ce n’était pas d’abord la santé qu’il poursuivait : sa jeune âme recherchait aussi un bien beaucoup plus précieux : sa vocation.

Il n’avait pas tardé à comprendre qu’il n’était pas fait pour la vie de cour. À vingt ans, il écrivait à son père, à propos des fêtes mondaines auxquelles il était contraint de participer : « J’avoue que je suis fatigué de tout cela. Ce sont des divertissements inutiles qui me tourmentent. Il m’est pénible d’être obligé de faire des connaissances à tant de banquets. »

Une grande influence fut exercée sur le jeune prince par son précepteur Joseph Kalinowski. Celui-ci – canonisé par Jean Paul II en 1991 – avait subi dix ans de travaux forcés en Sibérie, et se fera ensuite carmélite. Il ne fut précepteur d’Auguste que pendant trois ans (1874-1877), mais il lui laissa son empreinte. C’est lui qui nous a fait savoir que ce qui orienta le prince dans la recherche de sa vocation, ce furent surtout les figures de saint Louis de Gonzague et de son compatriote saint Stanislas Kostka. Il était enthousiaste de la devise de ce dernier : « Ad maiora natus sum » (Je suis né pour mieux que ça). « La vie de saint Louis du Père Cepari, qui m’avait été envoyée d’Italie, écrit plus tard le P. Kalinowski, eut un effet décisif sur le progrès spirituel d’Auguste et lui facilita l’union avec Dieu ».

Lorsque le P. Kalinowski entra chez les carmélites, le père d’Auguste accepta sa proposition de mettre aux côtés de son fils comme nouveau précepteur un prêtre, le P. Stanislas Kubowicz. Ce fut pour le jeune homme une nouvelle aide spirituelle.

Mais l’événement décisif fut la rencontre de don Bosco.

Auguste avait 25 ans quand il fit pour la première fois sa connaissance. Cela eut lieu à Paris, justement à l’hôtel Lambert, où le fondateur des salésiens célébra la messe dans la chapelle privée. À l’autel servaient le prince Ladislas et Auguste. « Il y a longtemps que je désirais faire votre connaissance ! », dit don Bosco à Auguste. Depuis ce jour, Auguste vit dans le saint éducateur le père de son âme et l’arbitre de son avenir.

Chez le jeune homme, la vocation à la vie religieuse devenait de plus en plus claire. Il était de plus en plus évident qu’il n’avait pas de propension à fonder une famille, malgré sa condition de premier héritier. Devant de précises propositions de mariage, si, par respect pour son père et selon l’étiquette de la noblesse, il n’avait pas opposé de net refus, Auguste n’avait cependant jamais montré d’intérêt pour les personnes indiquées.

Ainsi, après la rencontre de don Bosco, Auguste non seulement sentit se renforcer sa vocation à l’état religieux, mais il eut la nette conviction d’être appelé à devenir salésien. Depuis lors, en effet, « dès que son père le lui permettait, écrit le P. Ceria, Auguste venait à Turin pour rencontrer don Bosco et recevoir ses conseils. Il fit même plusieurs retraites spirituelles sous la direction du saint, en logeant à l’Oratoire, malgré tout l’inconfort qu’il y trouvait ».

Pour le jeune homme, don Bosco était donc devenu le point de référence pour le discernement de sa vocation. Mais le saint se montra toujours très réticent à propos de l’acceptation du prince dans la Congrégation. Ce sera le Pape Léon XIII en personne qui dissipera tous les doutes. Après avoir sondé la volonté d’Auguste, le Pape conclut : « Dites à don Bosco que le Pape désire qu’il vous accepte parmi les salésiens ». « Eh bien, mon cher, répondit immédiatement don Bosco, je vous accepte. Dès maintenant vous faites partie de notre Société et je désire que vous y apparteniez jusqu’à la mort ».

À la fin de juin 1887, après avoir renoncé à tout en faveur de ses frères, le jeune homme fut envoyé à S. Benigno Canavese pour un bref aspirandat, avant de commencer le noviciat qui débuta la même année sous la conduite du maître, le P. Jules Barberis. Auguste dut bouleverses bien des habitudes : l’horaire, la nourriture, la vie commune… Il dut aussi résister aux tentatives de la famille qui ne se résignait pas à cette option. Le père lui rend visite et essaie de le dissuader. Mais Auguste ne se laisse pas vaincre. Le 24 novembre 1887, il reçoit la soutane des mains de Don Bosco dans la basilique de Marie Auxiliatrice. « Courage, mon cher prince, lui murmure le saint à l’oreille. Aujourd’hui, nous avons remporté une belle victoire. Mais je puis dire aussi, avec une grande joie, que viendra le jour où vous serez prêtre et, par la volonté de Dieu, vous ferez beaucoup de bien à votre patrie ».

Don Bosco meurt deux mois après et, sur sa tombe à Valsalice, le prince Czartoryski devient salésien en émettant les vœux religieux.

À cause de sa maladie, il est envoyé sur la côte ligurienne, et c’est là qu’il entame ses études de théologie. L’évolution de sa maladie fait reprendre avec plus d’insistance les tentatives de sa famille, qui recourt aussi aux pressions des médecins. Au cardinal Parocchi, prié d’user de son influence pour l’arracher à la vie salésienne, il écrit : « C’est en pleine liberté que j’ai voulu émettre les vœux, et je l’ai fait avec grande joie. Vivant dans la Congrégation, j’éprouve depuis ce jour une grande paix d’esprit et je remercie Dieu de m’avoir fait connaître la Société salésienne et de m’avoir appelé à y vivre ».

Préparé à souffrir, le 2 avril 1892 il est ordonné prêtre à San Remo par Mgr Tommaso Reggio, évêque de Vintimille. Le prince Ladislas et la tante Isa ne participèrent pas à l’ordination. Toute la famille se réunit plus tard à Menton, le 3 mai. Ce fut une réconciliation tacite, qui imposait au prince Ladislas de renoncer pour toujours à des rêves qu’il a avait caressés avec obstination.

La vie sacerdotale du P. Auguste ne dura qu’un an à peine ; il la passa à Alassio, dans une chambre qui donnait sur la cour des enfants.

Le cardinal Cagliero résume comme suit la dernière étape de sa vie : « Il n’était plus de ce monde ! Son union à Dieu, sa conformité parfaite au divin vouloir dans son infirmité aggravée, son désir de ressembler à Jésus dans les souffrances et les afflictions le rendaient héroïque dans la patience, calme dans son esprit et fort, plus que dans la douleur, dans l’amour de Dieu ».

Il s’éteignit à Alassio le soir du 8 avril 1893, dans l’octave de Pâques, assis sur le fauteuil où don Bosco s’était plusieurs fois reposé. « Quelle belle Pâques ! », avait-il dit lundi au confrère qui l’assistait, sans imaginer que le dernier jour de l’octave, il l’aurait célébré au paradis, à l’âge de trente-cinq ans et après cinq ans de vie salésienne. Sur son image de première messe, il avait écrit : « Un jour dans tes parvis en vaut plus que mille autres. Heureux les habitants de ta maison : ils pourront te chanter sans fin » (Ps 88, 11 et 5).

Son corps fut transporté en Pologne et enseveli auprès des tombes de la famille, dans la crypte paroissiale de Sieniawa, là où un jour Auguste avait fait sa première communion. Plus tard, ses dépouilles mortelles furent transférées dans l’église salésienne de Przemysl, où elles se trouvent encore aujourd’hui.




Bienheureux Auguste CZARTORYSKI

Nom: CZARTORYSKI
Prénom: Auguste

Nom de religion: Auguste
Pays: Pologne – France - Italie

Naissance: 12.08.1858  à Paris
Mort: 08.04.1893  à Alassio

Etat: Prêtre - Salésien

Note: Prince polonais d’une famille influente émigrée en France. Il rencontre Saint Jean Bosco à Paris à 25 ans et devient salésien en 1888 et prêtre le 02.04.1892. Il meurt un an après de la tuberculose contractée dès sa jeunesse.

Béatification: 25.04.2004  à Rome  par Jean Paul II
Canonisation:

Fête: 8 avril

Réf. dans l’Osservatore Romano: 2004 n.17 p.1-3
Réf. dans la Documentation Catholique: 2004 n.11 p.501-503

Notice
Auguste Czartoryski naît en 1858 à Paris dans une famille de Polonais immigrés. Son père, le prince Adam Czartoryski, lui donne deux précepteurs qui le marqueront spirituellement : le bienheureux Joseph Kalinowski 2  laïc, héros de la résistance polonaise à la russification, qui sera son précepteur pendant trois ans, de 1874 à 1877, jusqu’il entre chez les Carmes ; puis un prêtre, le P.Stanislas Kubowicz. Mais la rencontre décisive est celle que le jeune homme de vingt-cinq ans fait avec le vieux saint Jean Bosco, de passage à Paris. Don Bosco célèbre la messe à l’hôtel Lambert, demeure des Czartoryski située dans l’île Saint-Louis (paroisse de Saint-Louis-en-l’île), et Auguste est son servant. Le saint, avec son esprit prophétique, discerne sa vocation et lui en fait part.

Désormais, Auguste fera tout pour rejoindre les Salésiens et, chaque fois qu’il le pourra, il ira rendre visite à don Bosco en Italie, mais son père ne l’entend pas de cette oreille, car il compte sur son fils pour poursuivre son action politique auprès des exilés polonais en faveur de la résurrection de leur Patrie. (En effet, la Pologne a été dépecée entre les grandes puissances voisines et ce qu’il en reste présentement est  asservi aux Russes.) Le prince présente donc à son fils plusieurs partis en mariage, mais cela ne convient pas à Auguste ; ajoutons à cela qu’il est tuberculeux depuis son enfance. Dans cette affaire, Auguste fait preuve de discernement. Comme le dit le pape dans son homélie de béatification : « Le jeune prince a élaboré une méthode efficace de discernement des desseins divins. Il présentait à Dieu dans la prière toutes les questions et les perplexités de fond, puis, dans un esprit d’obéissance, il suivait les conseils de ses guides spirituels. C’est ainsi qu’il a compris sa vocation à entreprendre une vie pauvre pour servir les plus petits. La même méthode lui a permis, au cours de toute sa vie, d’accomplir des choix tels que nous pouvons aujourd’hui dire qu’il a réalisé de manière héroïque les desseins de la Providence divine. » Mais Don Bosco lui-même hésitait à le recevoir. Auguste va donc trouver Léon XIII au début de 1887 pour lui parler de sa vocation (Thérèse de Lisieux entreprendra la même démarche à la fin de l’année !) Et le Saint-Père lui déclare : « Dites à don Bosco que le Pape désire qu’il vous accepte parmi les Salésiens. Il le fera sûrement ». Et comme prévu, don Bosco, ce dévot de la papauté, donne immédiatement son accord.

Arrivé en Italie à la fin de juin 1887, le nouveau religieux supporte tout: vie pauvre à laquelle il n’est pas habitué, tentative réitérée de sa famille pour le reprendre, aggravation de sa maladie. Il est ordonné prêtre le 2 avril 1892 et meurt un an après à Alassio, sur la côte ligurienne le 8 avril 1893.

Le jour de la béatification (celle d’Auguste avec cinq autres), Jean-Paul II apparaît visiblement heureux et détendu. Comme évêque de Cracovie, il a “entretenu des liens très étroits” avec la famille Czartoryski.



Reliques du bienheureux Auguste Czartoryski dans l'église salésienne de Przemyśl (Pologne)



CHAPELLE PAPALE POUR LA BÉATIFICATION DE 6 SERVITEURS DE DIEU

HOMÉLIE DU PAPE JEAN-PAUL II

Troisième dimanche de Pâques

 25 avril 2004
 
1. "Ils savaient que c'était le Seigneur" (cf. Jn 21, 12):  c'est ainsi que l'évangéliste Jean exprime la réaction de joie des disciples lorsqu'ils reconnurent le Seigneur ressuscité. Jésus se manifeste à eux après une nuit de travail dur et infructueux sur le lac de Tibériade. Confiants dans sa parole, ces derniers jettent leurs filets dans l'eau et ramènent sur la rive une "grande quantité de poissons" (cf. Jn 21, 6).

Comme les apôtres, nous restons nous aussi stupéfaits face à la richesse des merveilles que Dieu accomplit dans le coeur de ceux qui croient en lui. Au cours de la célébration eucharistique d'aujourd'hui, nous contemplons ce qu'Il a réalisé chez six nouveaux bienheureux:  le prêtre August Czartoryski; quatre religieuses:  Laura Montoya, María Guadalupe García Zavala, Nemesia Valle, Eusebia Palomino Yenes; une laïque, Alexandrina Maria da Costa. Ce sont des exemples éloquents de la façon dont le Seigneur transforme l'existence des croyants, lorsqu'ils ont confiance en Lui.

2. "Que tes demeures sont désirables, Yahvé Sabaot! Mon âme soupire et languit, après les parvis de Yahvé... Mieux vaut un jour en tes parvis que mille à ma guise" (Ps 84/83, 2.11). Telles sont les paroles du Psaume que le bienheureux August Czartoryski a retranscrites comme devise de vie sur l'image pieuse de sa première Messe. Dans celles-ci est contenue la réponse d'un homme qui, suivant la voix de l'appel, découvre la beauté du ministère sacerdotal. Dans celles-ci retentit l'écho des divers choix que doit effectuer quiconque découvre la volonté de Dieu et désire l'accomplir. August Czartoryski, jeune prince, a élaboré une méthode efficace de discernement des desseins divins. Il présentait à Dieu dans la prière toutes les questions et les perplexités de fond, puis, dans un esprit d'obéissance, il suivait les conseils de ses guides spirituels. C'est ainsi qu'il a compris sa vocation à entreprendre une vie pauvre pour servir les plus petits. La même méthode lui a permis, au cours de toute sa vie, d'accomplir des choix tels, que nous pouvons aujourd'hui dire qu'il a réalisé de manière héroïque les desseins de la Providence Divine.

Je désire en particulier proposer l'exemple de sa sainteté aux jeunes, qui cherchent aujourd'hui la façon de déchiffrer la volonté de Dieu concernant leur vie et qui désirent chaque jour marcher fidèlement en suivant la Parole divine. Mes chers jeunes amis, apprenez du bienheureux August à demander ardemment dans la prière la lumière de l'Esprit Saint et des guides sages, afin de pouvoir connaître le dessein divin de votre vie et d'être capables de toujours marcher sur la voie de la sainteté.
3. "Or, le matin déjà venu, Jésus se tint sur le rivage; pourtant les disciples ne savaient pas que c'était Jésus" (Jn 21, 4). Il existe la possibilité que l'homme ne connaisse pas le Seigneur, malgré ses multiples manifestations au cours de  l'histoire.  Mère  Laura  Montoya, constatant que de nombreuses populations autochtones, loin des centres urbains, vivaient sans connaître Dieu, décida de fonder la Congrégation des Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte-Catherine de Sienne, afin d'apporter la lumière de l'Evangile aux habitants des forêts.

Cette bienheureuse colombienne se sentit la mère spirituelle des autochtones, auxquels elle désira révéler l'amour de Dieu. Son époque ne fut pas une période facile, car les tensions sociales ensanglantaient également sa noble patrie. En nous inspirant de son message pacificateur, nous lui demandons aujourd'hui que la bien-aimée Colombie puisse jouir au plus tôt de la paix, de la justice et du progrès intégral.

4. Dans l'Evangile, nous avons écouté la triple question de Jésus à Pierre:  "M'aimes-tu?". Le Christ adresse cette même question aux hommes et aux femmes de chaque époque. Les chrétiens doivent répondre avec fermeté et promptitude aux projets qu'Il possède pour chacun de nous. C'est ce qui se produisit dans la vie de la bienheureuse Guadalupe García Zavala, mexicaine, qui renonça au mariage et se consacra au service des plus pauvres, des indigents et des malades, et qui fonda dans ce but la Congrégation des Servantes de Sainte-Marguerite Marie et des Pauvres.

Avec une foi profonde, une espérance sans fin et un grand amour pour le Christ, Mère Lupita rechercha sa propre sanctification à travers l'amour pour le Coeur de Jésus et la fidélité à l'Eglise. C'est de cette façon qu'elle vécut la devise qu'elle laissa à ses filles:  "La charité jusqu'au sacrifice et la constance jusqu'à la mort".

5. "Manifester l'amour de Dieu aux petits, aux pauvres, à chaque homme, en chaque lieu de la terre":  tel a été l'engagement de la bienheureuse Nemesia Valle au cours de toute son existence. C'est cet enseignement qu'elle laisse en particulier à ses consoeurs, les Soeurs de la Charité de Sainte Jeanne-Antide Thouret, ainsi qu'aux fidèles de l'archidiocèse de Turin. Elle est l'exemple d'une sainteté lumineuse, tendue vers les hauts sommets de la perfection évangélique, et qui se traduit à travers les gestes simples de la vie quotidienne entièrement consacrée à Dieu.

La nouvelle bienheureuse continue à nous  répéter  à tous:  "La sainteté ne consiste pas à accomplir beaucoup de choses ou à accomplir de grandes choses... le saint est celui qui se prodigue à sa propre place chaque jour, pour le Seigneur".

6. Le Seigneur dit à Pierre de manière ferme et catégorique:  "Suis-moi". Soeur Eusebia Palomino, des Filles de Marie Auxiliatrice, entendit elle aussi un jour l'appel de Dieu et elle y répondit à travers une intense spiritualité et une profonde humilité dans sa vie quotidienne. En bonne salésienne, elle était animée par l'amour pour l'Eucharistie et la Vierge. Pour elle, l'important était d'aimer et de servir; le reste ne comp-tait pas, fidèle à la maxime salésienne du "da mihi animas, caetera tolle".

Par la radicalité et la cohérence de ses choix, Soeur Eusebia Palomino Yenes trace un chemin de sainteté fascinant et exigeant pour nous tous et en particulier pour les jeunes de notre époque.

7. "M'aimes-tu?" - demande Jésus à Simon-Pierre. Celui-ci répond:  "Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime". La vie de la bienheureuse Alexandrina Maria da Costa peut se résumer dans ce dialogue d'amour. Touchée et enflammée par ce désir d'amour, elle ne voulut jamais rien refuser à son Sauveur:  possédant une grande volonté, elle accepta tout pour montrer qu'elle l'aimait. Epouse de sang, elle revécut de façon mystique la passion du Christ et s'offrit elle-même comme victime pour les pécheurs, recevant la force de l'Eucharistie qui devint l'unique nourriture des treize dernières années de sa vie.

Dans le sillage de la bienheureuse Alexandrina, exprimé dans les trois mots "souffrir, aimer, racheter", les chrétiens peuvent trouver un encouragement et une motivation pour ennoblir tout ce que la vie possède de douloureux et de triste comme plus grande preuve d'amour:  sacrifier sa vie pour ceux qu'on aime.

8. "Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime" (Jn 21, 15). Comme Pierre, comme les Apôtres sur les rives du lac de Tibériade, ces nouveaux bienheureux ont eux aussi repris, en allant jusqu'à ses conséquences les plus extrêmes, cette profession de foi et d'amour simple mais incisive. L'amour pour le Christ est le secret de la sainteté!

Très chers frères et soeurs, suivons l'exemple de ces bienheureux! Comme eux, offrons un témoignage cohérent de foi et d'amour dans la présence vivante et agissante du Christ Ressuscité!

Come gli apostoli, anche noi restiamo stupiti dinanzi alla ricchezza delle meraviglie che Iddio compie nel cuore di quanti in lui confidano. Nel corso dell’odierna Celebrazione eucaristica contempliamo quanto Egli ha realizzato in sei nuovi Beati: nel presbitero Augusto Czartoryski; in quattro religiose: Laura Montoya, María Guadalupe García Zavala, Nemesia Valle, Eusebia Palomino Yenes; in una laica, Alexandrina Maria da Costa. Sono esempi eloquenti di come il Signore trasformi l’esistenza dei credenti, quando ci si fida di Lui.

Przykład jego świętości pragnę pozostawić szczególnie ludziom młodym, którzy dziś szukają sposobu na odkrywanie woli Bożej odnośnie do ich życia i pragną wiernie podążać każdego dnia za głosem Bożym. Moi drodzy młodzi przyjaciele, uczcie się od błogosławionego Augusta gorąco prosić na modlitwie o światło Ducha Świętego i o mądrych przewodników, abyście mogli poznawać Boży plan waszego życia i byście zdołali zawsze kroczyć drogą świętości.

["Quanto sono amabili le tue dimore, Signore degli eserciti! L’anima mia languisce e brama gli atri del Signore… Per me un giorno nei tuoi atri è più che mille altrove" (Sal 84/83/, 2.11). Queste parole del Salmo ha scritto come motto di vita sull’immaginetta della prima Messa il beato Augusto Czartoryski. In esse è contenuto il rapimento di un uomo che, seguendo la voce della chiamata, scopre la bellezza del ministero sacerdotale. Risuona in esse l’eco delle diverse scelte che deve fare chiunque scorge la volontà di Dio e desidera compierla. Augusto Czartoryski, giovane principe, ha elaborato un efficace metodo di discernimento dei disegni divini. Presentava a Dio nella preghiera tutte le domande e le perplessità di fondo e poi nello spirito di obbedienza seguiva i consigli delle sue guide spirituali. Così ha compreso la sua vocazione di intraprendere la vita povera per servire i più piccoli. Lo stesso metodo gli ha permesso, nel corso di tutta la vita, di compiere scelte tali, che oggi possiamo dire che egli ha realizzato i disegni della Provvidenza Divina in modo eroico.

Voglio lasciare l’esempio della sua santità soprattutto ai giovani, che oggi cercano il modo di decifrare la volontà di Dio nei riguardi della loro vita e desiderano ogni giorno procedere fedelmente secondo la parola divina. Miei cari giovani amici, imparate dal beato Augusto a chiedere ardentemente nella preghiera la luce dello Spirito Santo e guide sagge, affinché possiate conoscere il piano divino nella vostra vita e siate capaci di camminare sempre sulla via della santità.]

3. "Estaba ya amaneciendo cuando Jesús se presentó en la orilla; pero los discípulos no sabían que era Jesús" (Jn, 21,4). Es una posibilidad para el hombre no conocer al Señor, a pesar de múltiples manifestaciones a lo largo de la historia. La Madre Laura Montoya, viendo cómo tantos indígenas, lejos de los centros urbanos, vivían desconociendo a Dios, se decidió a fundar la Congregación de las Misioneras de María Inmaculada y Santa Catalina de Siena, para llevar la luz del Evangelio a los habitantes de las selvas.

Esta Beata colombiana se sintió madre espiritual de los indígenas, a los que quiso mostrar el amor de Dios. Sus tiempos no fueron fáciles, pues las tensiones sociales ensangrentaban también entonces su noble patria. Inspirándonos en su mensaje pacificador, le pedimos hoy que la amada Colombia goce pronto de paz, de justicia y de progreso integral.

["Quando già era l'alba Gesù si presentò sulla riva, ma i discepoli non si erano accorti che era Gesù" (Gv 21, 4). 

È possibile per l'uomo non conoscere il Signore, nonostante le sue molteplici manifestazioni nel corso della storia. Madre Laura Montoya vedendo come tanti indigeni, lontani dai centri urbani, vivevano senza conoscere Dio, decise di fondare la Congregazione delle Suore Missionarie di Maria Immacolata e di Santa Caterina da Siena, al fine di portare la luce del Vangelo agli abitanti delle selve. 

Questa Beata colombiana si sentì madre spirituale degli indigeni, ai quali ha voluto mostrare l'amore di Dio. I suoi tempi non furono facili, poiché le tensioni sociali insanguinavano anche allora la sua nobile patria. Ispirandoci al suo messaggio pacificatore, le chiediamo oggi che l'amata Colombia possa presto godere della pace, della giustizia e del progresso integrale.]


4. En el Evangelio hemos escuchado la triple pregunta de Jesús a Pedro: "¿Me amas?". Esta misma pregunta Cristo dirige a los hombres y mujeres de todas las épocas. Los cristianos deben responder con firmeza y prontitud a los proyectos que Él tiene sobre cada uno. Así sucedió en la vida de la Beata Guadalupe García Zavala, mexicana, que renunciando al matrimonio, se dedicó al servicio de los más pobres, necesitados y enfermos, y fundó por eso la Congregación de las Siervas de Santa Margarita María y de los Pobres.

Con una fe profunda, una esperanza sin límites y un gran amor a Cristo, Madre Lupita buscó la propia santificación desde el amor al Corazón de Jesús y la fidelidad a la Iglesia. De este modo vivió el lema que dejó a sus hijas: "Caridad hasta el sacrificio y constancia hasta la muerte".

[Nel Vangelo abbiamo ascoltato la triplice domanda di Gesù a Pietro: "Mi ami?". Questa stessa domanda Cristo la rivolge agli uomini e alle donne di tutte le epoche. I cristiani devono rispondere con fermezza e prontezza ai progetti che Egli ha su ciascuno di noi. Così accadde nella vita della Beata Guadalupe García Zavala, messicana, che rinunciando al matrimonio, si dedicò al servizio dei più poveri, dei bisognosi e degli infermi, fondando a tal fine la Congregazione delle Ancelle di Santa Margherita Maria e dei più Poveri. 

Con fede profonda, speranza sconfinata e grande amore per Cristo, Madre Lupita cercò la propria santificazione a partire dall'amore per il Cuore di Gesù e dalla fedeltà alla Chiesa. In questo modo visse il motto che lasciò alle sue Figlie:  "Carità fino al sacrificio e costanza fino alla morte".]


5. "Manifestare l’amore di Dio ai piccoli, ai poveri, ad ogni uomo, in ogni parte della terra": questo è stato l’impegno della beata Nemesia Valle nel corso di tutta la sua esistenza. Questo insegnamento essa lascia particolarmente alle sue consorelle, le Suore della Carità di Santa Giovanna Antida Thouret, come pure ai fedeli dell’Arcidiocesi di Torino. E’ l’esempio di una santità luminosa, protesa alle alte vette della perfezione evangelica, e che si traduce nei semplici gesti della vita quotidiana interamente spesa per Dio.

La nuova Beata continua a ripetere a noi tutti: "La santità non consiste nel fare molte cose o nel farne di grandi … Santo è chi si consuma al proprio posto ogni giorno, per il Signore".

6. El Señor dice a Pedro de manera decidida y tajante: "Sígueme". También Sor Eusebia Palomino, de las Hijas de María Auxiliadora, oyó un día la llamada de Dios y respondió a través de una intensa espiritualidad y una profunda humildad en su vida diaria. Como buena salesiana, estuvo animada por el amor a la Eucaristía y a la Virgen. Lo importante para ella era amar y servir; el resto no contaba, fiel a la máxima salesiana del "da mihi animas, caetera tolle".

Con la radicalidad y la coherencia de sus opciones, Sor Eusebia Palomino Yenes traza un camino fascinador y exigente de santidad para todos nosotros y muy especialmente para los jóvenes de nuestro tiempo.

[Il Signore dice a Pietro in modo deciso e incisivo: "Seguimi". Anche Suor Eusebia Palomino, delle Figlie di Maria Ausiliatrice, sentì un giorno la chiamata di Dio e rispose attraverso un'intensa spiritualità e una profonda umiltà nella vita quotidiana. Da buona salesiana, fu animata dall'amore per l'Eucaristia e per la Vergine. L'importante per lei era amare e servire; il resto non contava, fedele alla massima salesiana del "da mihi animas, caetera tolle". 

Con la radicalità e la coerenza delle sue scelte, Suor Eusebia Palomino Yenes tracciò un cammino attraente ed esigente di santità per tutti noi e soprattutto per i giovani del nostro tempo.]


7. "Tu amas-Me?" - pergunta Jesus a Simão Pedro. Este responde: «Tu sabes tudo, Senhor, bem sabes que Te amo». A vida da Beata Alexandrina Maria da Costa pode resumir-se neste diálogo de amor. Investida e abrasada por estas ânsias de amor, não quer negar nada ao seu Salvador: de vontade forte, tudo aceita para mostrar que O ama. Esposa de sangue, revive misticamente a paixão de Cristo e oferece-se como vítima pelos pecadores, recebendo a força da Eucaristia que se torna o único alimento dos seus últimos treze anos de vida.

Pela esteira da Beata Alexandrina, expressa na trilogia "sofrer, amar, reparar", os cristãos podem encontrar estímulo e motivação para nobilitar tudo o que a vida tenha de doloroso e triste com a prova maior de amor: sacrificar a vida por quem se ama.

["Mi ami tu? " domanda Gesù a Simon Pietro. Egli risponde:  "Certo, Signore, tu lo sai che ti amo". La vita della Beata Alexandrina Maria da Costa può riassumersi in questo dialogo d'amore. Permeata e ardente di queste ansie d'amore, non vuole negare nulla al suo Salvatore:  dalla forte volontà, accetta tutto per dimostrargli che lo ama. Sposa di sangue, rivive misticamente la passione di Cristo e si offre come vittima per i peccatori, ricevendo la forza dall'Eucaristia che diventa l'unico alimento dei suoi ultimi tredici anni di vita. 

Nell'esempio della Beata Alexandrina, espresso nella trilogia "soffrire, amare, riparare", i cristiani possono trovare lo stimolo e la motivazione per nobilitare tutto ciò che la vita ha di doloroso e triste attraverso la prova d'amore più grande:  sacrificare la vita per chi si ama.]


8. "Certo Signore, tu lo sai che ti amo" (Gv 21,15). Come Pietro, come gli Apostoli sulle rive del lago di Tiberiade, anche questi nuovi Beati hanno fatto propria, portandola alle estreme conseguenze, questa semplice ma incisiva professione di fede e di amore. L’amore verso Cristo è il segreto della santità!

Carissimi Fratelli e Sorelle, seguiamo l’esempio di questi Beati! Offriamo, come loro, una testimonianza coerente di fede e di amore nella presenza viva e operante del Risorto!


© Copyright 2004 - Libreria Editrice Vaticana




Bx Auguste Czartoryski : le prince qui a choisi d'être pauvre

La vie du prince Auguste Czartoryski est humainement déconcertante. Né dans une des familles les plus illustres de l'aristocratie européenne (il est prince au sein de la Maison de Pologne), il choisit, malgré les obstacles familiaux, de devenir prêtre salésien. Il meurt à 35 ans, un an seulement après son ordination.


Nous sommes sous le Second Empire. Son père, Ladislas, est chargé de préparer la restauration du royaume de Pologne. Dans la maison familiale, l'hôtel Lambert, sur l'île Saint-Louis, (la famille Czartoryski est en exil à Paris), Auguste reçoit une éducation digne de son rang.

Le 18 mai 1883, la vie du jeune prince entre dans sa vraie dimension. Don Bosco, de passage en France, est invité à célébrer une messe dans la chapelle privée de l'hôtel Lambert. Auguste en profite pour s'entretenir avec lui. Il est bouleversé et il éprouve une mystérieuse affinité spirituelle. Désormais, il correspond régulièrement avec Don Bosco et lui rend visite à plusieurs reprises à Valdacco, le sanctuaire des salésiens près de Turin. C'est la découverte d'un monde nouveau : la basilique illuminée, fréquentée par une foule immense, les chants, les cris de joie des garçons en récréation, la visite des classes et des ateliers. Tout cela le conforte dans l'impression qu'il est fait pour ce monde-là. Mais Don Bosco tarde à l'éclairer. Il le laisse seul avec lui-même. C'est pour lui une période de "nuit obscure", qu'il parvient à surmonter par la prière.

Auguste décide de prendre les devants. Il retourne avec son père à Valdacco. Don Bosco les reçoit et mesure tous les enjeux de la situation : quel que soit l'avis qu'il donnera, il fera souffrir l'un et l'autre. Don Bosco conseille donc à Auguste de seconder les projets paternels ; néanmoins il laisse une porte entrouverte : "Si jamais, dit-il au prince Ladislas, il apparaissait que la volonté de Dieu sur Auguste fût contraire à celle de votre Altesse, vous devriez vous soumettre à ces desseins du ciel." Ladislas quitte Valdacco rempli d'admiration pour Don Bosco. Quant à Auguste, seul son abandon à la volonté du Seigneur lui donne la force d'espérer.

Rentré en Pologne, il se consacre aux affaires de la famille. (…) Mais au printemps 1887, l'appel de Dieu se fait de plus en plus insistant. Il retourne à Valdacco et perçoit clairement le sens de sa vocation : donner sa vie à Dieu, dans le sacerdoce et la vie religieuse. Devant l'étrange résistance de Don Bosco, il a soudain une idée : demander l'avis du pape Léon XIII, comme le fera quelques années plus tard Thérèse Martin. Léon XIII termine l'entretien par une déclaration quasi solennelle : "Retournez à Turin et dites à Don Bosco que le pape désire qu'il vous accepte parmi ses fils. Grande est sa soumission au pape : il vous acceptera. Et vous, prenez courage et persévérez". Cette réponse est le signe que Don Bosco attendait.

Auguste passe de la vie princière à la vie de pauvreté, édifiant tous ses compagnons par sa simplicité et sa douceur. Il entre au noviciat, se pliant à la règle sévère qui y règne : lever à cinq heures du matin, exercices multiples, déjeuner frugal…

A l'hôtel Lambert, la famille est bien décidée à livrer ses derniers assauts, à coups d'arguments psychologiques : la santé ébranlée de son père, de graves revers financiers, l'avenir inquiétant pour sa propre santé… En vain. Auguste répond sereinement qu'il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes. (…)
La prise de soutane est célébrée (…) par Don Bosco qui n'a plus que quelques jours à vivre. Le 30 janvier 1888, Auguste lui baise la main en pleurant pour la dernière fois, sur son lit de mort. Lui-même, vers la fin de cette année, subit une rechute de santé si grave que sa famille tente de l'arracher à sa vocation et de le faire rentrer dans le monde.

Le prince Ladislas (…) en appelle même au pape et présente un recours explicite à Rome, au cardinal Parocchi, protecteur de la congrégation salésienne : Auguste, selon lui, s'est laissé hypnotiser par Don Bosco ; il ne sauvera sa santé qu'en dehors du contexte religieux… Le cœur brisé devant tant d'acharnement, Auguste écrit au cardinal : "Eminence, […] je n'ai subi aucune sorte de pression pour entrer dans la congrégation salésienne, qui d'ailleurs a longtemps refusé de me recevoir. Depuis que j'ai fait profession, je jouis d'une grande paix intérieure. Je suis là où le Seigneur me veut, et je le remercie de m'avoir accordé la grâce spéciale d'être membre de cette congrégation."

Le 2 avril 1892, Auguste est enfin ordonné prêtre. Il passe les derniers mois de sa vie absorbé en Dieu, dans la prière, la réflexion spirituelle et l'offrande de soi. Ses confrères sont impressionnés tant par son recueillement et sa ferveur que par sa constante gentillesse. Malgré les signes d'affaiblissement, la fin arrive presque par surprise. Auguste s'éteint en ce samedi de Pâques 8 avril 1893, âgé de 35 ans, après six ans de vie salésienne.

Sur son image d'ordination, un an auparavant, il avait ainsi exprimé sa joie d'appartenir au Christ : "Je chanterai sans fin les miséricordes du Seigneur. […] Oui, un jour dans tes parvis en vaut plus que mille ailleurs. Heureux les habitants de ta maison, ils te chanteront dans les siècles des siècles !" (Ps 83)


Bx August Czartoryski

Prêtre salésien

August Czartoryski naît à Paris le 2 août 1858 où sa famille était en exil : depuis environ trente ans sa famille, en lien avec l’histoire et les intérêts des dynasties de Pologne, était émigrée en France.

Il avait six ans quand mourut sa mère, atteinte de tuberculose : un triste héritage que la maman transmit à son fils. Quand le mal manifesta ses premiers symptômes, commença pour Auguste un long pèlerinage forcé dans différentes nations, à la recherche de la santé, qu’il ne recouvrera jamais. Mais la santé n’était pas le principal objectif de sa recherche : coexistait dans son esprit de jeune une autre recherche bien plus précieuse, celle de sa vocation.

Sur le jeune prince fut exercée une grande influence par son précepteur, Joseph Kalinowski : ce dernier fut précepteur de Czartoryski pendant seulement trois ans (1874-1877), mais il laissa sa marque. Il devint ensuite carme, et sera canonisé par saint Jean-Paul II en 1991.

L’événement décisif fut cependant la rencontre avec Don Bosco. Auguste approchait des 25 ans. Cela se produisit à Paris, dans l’hôtel Lambert, où il habitait avec sa famille. Après cette rencontre il sentit non seulement le renforcement de sa vocation à l’état religieux, mais il eut la nette conviction d’être appelé à devenir salésien.

En 1887, il entra au noviciat où il eut pour maître don Giulio Barberis. Le 24 novembre de la même année, à Turin, des mains de Don Bosco, dans la basilique Marie-Auxiliatrice il reçut la soutane. Le saint Fondateur mourut deux mois après et c’est en émettant la profession religieuse sur sa tombe à Valsalice que le prince Czartoryski devint salésien.

Préparé par la souffrance et dans la souffrance, il fut ordonné prêtre le 2 avril 1892 à San Remo (Ligure, Italie) par Mgr Thomas Reggio, évêque de Vintimille (béatifié le 3 septembre 2000 par saint Jean-Paul II).

La vie sacerdotale du P. August Czartoryski dura à peine un an, qu’il passa à Alassio, dans une chambre qui donnait sur la cour des enfants. C’est là qu’il s’éteignit le soir du 8 avril 1893, assis sur le fauteuil, où Don Bosco s’était plusieurs fois reposé.

Son corps fut transporté en Pologne et enterré dans la crypte paroissiale de Sieniawa, à côté des tombes de la famille. Par la suite, ses restes furent transportés dans l’église salésienne de Przemyśl, où ils se trouvent encore aujourd’hui.

August Czartoryski, avec quatre religieuses : Laura Montoya, María Guadalupe García Zavala, Nemesia Valle, Eusebia Palomino Yenes et une laïque : Alexandrina Maria da Costa, a été béatifié à Rome, place Saint-Pierre, le 25 avril 2004, par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

Pour un approfondissement biographique :


Source principale : sdb.org/FR/ (« Rév. x gpm »).


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Augusto Czartoryski (1858-1893) 

Priest of the Salesians of Don Bosco

Augusto Czartoryski was born on 2 August 1858 in Paris, France, the firstborn son to Prince Ladislaus of Poland and Princess Maria Amparo, daughter of the Duke and Queen of Spain. The noble Czartoryski Family had been living in exile in France for almost 30 years, in the Lambert Palace. Here, with the hope of restoring unity in Poland, they continued to direct activities between their fellow Polish countrymen and the European chancellery.

Plans for a future Prince

It was already planned that Augusto would be a future "reference point" for this restoration and would carry on the "Czartoryski" name. God's designs, however, were to unfold differently. 

When Augusto was 6, his mother died of tuberculosis; the disease was also transmitted to him, and for the rest of his life he would be plagued by ill health. Although he had to make "forced pilgrimages" with his father to Italy, Switzerland, Egypt and Spain in search of a cure, he never regained his health.


As he grew up, Augusto felt that he was not meant for the life of nobility, and one day, when he was 20 years old, he wrote to his father:  "I confess to you that I am tired [of all the parties]; they are superficial entertainments that cause me anguish and I feel myself "forced' to make acquaintances with others at these banquets".

Augusto already received spiritual direction from his tutor, Joseph Kalinsowski, who would later become a Carmelite, and who, before leaving for Carmel in 1877, wrote to Prince Ladislaus to suggest that it would be wise, considering the boy's love for God, to entrust him to the direction of a priest.

Encounter with Don Bosco

Prince Ladislaus accepted the counsel given by Augusto's tutor, and Fr Stanislaus Kubowicz began to guide him. Augusto was already feeling more and more called to religious life and was hoping for a clearer indication of what God wanted from him:  this "decisive event" took place when he was 25 and met Don Bosco, founder of the Salesians.

When Don Bosco came to Paris and celebrated Mass in the family chapel of the Lambert Palace, Augusto saw in this holy founder and teacher the "father of his soul" and guide for his future. While Augusto remained quiet and withdrawn in the face of matrimony plans made for him by his father, he had no intention of continuing the "noble line". Indeed, after his first encounter with the Salesian saint, he was more resolute than ever to answer God's call by becoming a Salesian.

When his father gave him permission, Augusto would travel to Turin to meet with Don Bosco and participate in spiritual retreats. He became comfortable with the "poverty" of the Salesian Oratory and was not disturbed by his frequent ill health or his father's opposition; he instead saw God's hand in all these circumstances.

He would say: "If God wants this, all will go well since he can take away every obstacle. If he does not want this, then neither do I".

A "Prince' for God's Kingdom

Don Bosco was somewhat reluctant to accept Augusto into the Salesian community:  it took Pope Leo XIII to remove his doubts when he gave Augusto this message:  "Tell Don Bosco that it is the Pope's will that he receives you among the Salesians".

Don Bosco replied: "Well then, my dear son, I accept you. From this moment, you are a part of the Salesian Family and I desire that you belong here until you die".

In 1887 he began his novitiate under the guidance of Don Giulio Barberis. The young man had to overcome many "habits" and adjust to community life, schedule, frugal meals and other sacrifices. All this he did with great serenity and abandonment to God.

When his father came to try to convince him to return home and accept his nobility as "Prince", he refused. On 24 November 1887, the day of his vesting in the hands of Don Bosco, the holy founder whispered into Augusto's ear:  "Courage, my prince! Today we have conquered, and I can also say with great joy that one day when you become a priest you will do much for your Country".

One year as Christ's priest

Don Bosco died two months later. Augusto's health was also worsening and his father continued to try to dissuade him from becoming a priest, using his ill health as an "excuse".

When Prince Ladislaus asked the "help" of Cardinal Parocchi to dismiss him from the Salesians, Augusto wrote:  "In full liberty I made my vows and I did this with great joy of heart. From that day I continue to live in the Congregation with an immense peace of spirit, and I thank the Lord for allowing me to know the Salesian Family and for having called me to become a Salesian".

On 2 April 1892 he was ordained a priest by the Bishop of Ventimiglia. Although Prince Ladislaus was not present at the Ordination, a month later, joined by the entire family in Mentone, he reconciled himself with his son's decision and renounced his own dreams of prestige and nobility for Augusto.

Fr Augusto died on 8 April 1893 in Alassio, where he lived his year as a priest, occupying a room which looked out onto the courtyard where the children of the Oratory played. He was 35 years old.

Blessed Augustus Czartoryski

Also known as
  • Prince August Franciszek Maria Anna Józef Kajetan Czartoryski
  • Duke of Vista Alegre
Profile

Oldest child of Prince Ladislaus and Princess Maria Amparo, daughter of the Queen of Spain; the couple had settled in Paris, France after being losing all their property and being exiled in the 1830 revolution. Both Augustus and his mother contracted tuberculosis; she died when he was six years old, and he was sent to doctors in Switzerland, Italy, Spain and Egypt in a vain search for a cure. Though he was forced to attend court functions and amusements as the son of a prince, the boy had no interest in worldly life, and early felt a call to religious vocation. He studied in Paris and in Krakow, Poland, but school was often interrupted due to his poor health; one of his tutors was Saint Jozef Kalinowski.

The turning point in the young man’s life came in May 1883 when he met Saint John Bosco. Don Bosco celebrated Mass in the family chapel of Lambert Palace in Paris, and Augustus served as a 25 year old altar boy. After making all needed arrangements to turn his rights, privileges and inheritance as the first-born to his brothers, Augustus joined the Salesian Congregation in June 1887; Don Bosco was reluctant as he did not think Augustus’s health could withstand the life of a novice and seminarian, but Pope Leo XIII intervened and convinced him. Augustus studied in Turin, Italy, received his cassock on 24 November 1887, and in early 1888 made his Salesian vows at the grave of Don Bosco. After studying in Liguria, Italy, where he became close friends with Venerable Andrea Beltrami, he was ordained a priest at Sanremo, diocese of Ventimiglia, Italy on 2 April 1892 by Blessed Tommaso Reggio. He served as a parish priest in Alassio, Savona, in the diocese of Albenga, Italy for about a year before the tuberculosis did him in.

Born

Beato Augusto Czartoryski Sacerdote


Parigi, 2 agosto 1858 - Alassio, Savona, 9 aprile 1893

Il principe polacco Augusto Czartoryski nacque a Parigi da genitori polacchi il 2 agosto 1858. La famiglia, da tre decenni, si era stabilita in Francia quando, dopo lo rivoluzione del 1830 e lo confisca dei beni, era stata posta al bando dalla Russia. Augusto perse la mamma a sei anni: la donna morì di tubercolosi, malattia che trasmise al figlio. Augusto cercò inutilmente di curarsi, viaggiando in Svizzera, Italia, Spagna ed Egitto. A Parigi soffriva lo stile di vita della nobiltà e la sua esistenza cambiò grazie all'incontro con don Bosco. Nel 1886 entrò nella Congregazione salesiana. A causa della malattia fu mandato a completare gli studi in Liguria dove venne ordinato sacerdote a San Remo il 2 aprile 1892. La sua vita sacerdotale si svolse un solo anno, ad Alassio nel Savonese. Morì infatti a 34 anni l'8 aprile 1893. È stato beatificato a Roma da Giovanni Paolo II il 25 aprile 2004.

Martirologio Romano: Ad Alassio presso Albenga in Liguria, beato Augusto Czartoryski, sacerdote della Società Salesiana, al quale la malferma salute non impedì di raggiungere grandi doni di santità e di seguire con fermezza la divina vocazione.

Il principe polacco Augusto Czartoryski nacque a Parigi il 2 agosto 1858. Ormai da tre decenni la sua nobile famiglia, fortemente legata agli interessi dinastici della Polonia, era stata esiliata in Francia. Qui, dal Palazzo Lambert, sulle rive della Senna, si adoperava tra i connazionali e presso le cancellerie di tutta Europa al fine di restaurare l’unità della loro patria, che dal 1795 era stata smembrata tra le grandi potenze vicine.

Il principe Adamo Czartoryski, cedette le redini del casato e dell’attività patriottica al principe Ladislao, che si unì in matrimonio alla principessa Maria Amparo, figlia della regina di Spagna Maria Cristina e del duca Rianzarez. Da loro nacque dunque il beato Augusto. Primogenito della famiglia, divenne punto di riferimento per tutti coloro che sognavano la rinascita dell’unità territoriale polacca.
A sei anni gli morì la mamma, a causa della tubercolosi, che trasmesse al figlio. Manifestatisi i primi sintomi del male, Augusto cominciò un lungo girovagare in cerca della salute, che purtroppo non riuscirà mai a riacquistare. Le sue tappe principali furono l’Italia, la Svizzera, l’Egitto e la Spagna. Ma non era la propria salute l’obiettivo primario della sua ricerca: nel suo animo giovanile covava un’altra ricerca assai più speciale e preziosa: la sua vocazione.

Nell’assai travagliata storia della sua vocazione fu sempre costante l’impegno nel discernimento, alla luce della preghiera e nel confronto con la sua guida spirituale, consigliarsi con essa prima di prendere qualsiasi decisione. La sua vita costituì una vera e propria “lotta per la vocazione”. Sempre fisso e fermo nell’offerta fatta a Dio, era solito ripetere ripetere: “Qui è dove mi ha chiamato il Signore, e qui è dove il Signore mi vuole”.

Augostò non tardò molto a capire di non essere fatto per la vita di corte. All’età di soli vent’anni scrisse al padre dicendogli, alludendo tra l’altro alle feste mondane cui era costretto a partecipare: “Le confesso che sono stanco di tutto ciò. Sono divertimenti inutili che mi angustiano. Mi è molesto esser obbligato a far conoscenze in tanti banchetti”.

Un grande influsso positivo fu esercitato sul giovane principe dal suo precettore San Giuseppe Kalinowski, che aveva alle spalle dieci anni di lavori forzati in Siberia. Ad orientare Augusto nella ricerca vocazionale furono soprattutto le figure di San Luigi Gonzaga e del suo compatriota San Stanislao Kostka. Di quest’ultimo era solito citare il celebre motto: “Ad maiora natus sum”. Scrisse poi inoltre il Kalinowski: “La Vita di san Luigi […] ebbe efficacia risolutiva sul progresso spirituale di Augusto e gli aprì la via a più facile unione con Dio”.

In seguito Giuseppe Kalinowski entrò tra i Carmelitani e don Stanislao Kubowicz fu scelto quale nuovo precettore di Augosto. Ciò costituì per il giovane un ulteriore splendido nella sua vita spirituale.

Ma la svolta decisiva nella sua vita si ebbe con l’incontro con San Giovanni Bosco. Ciò avvenne a Parigi, proprio nel palazzo Lambert, dove il santo fondatore dei Salesiani celebrò la Messa nella cappella di famiglia. Per il servizio all’altare era stati designati i principi Ladislao e Augusto. Quest’ultimo aveva l’età di 25 anni. Don Bosco disse ad Augusto: “E’ da molto tempo che desideravo fare la sua conoscenza!”. Da quel giorno il giovane principe non poté che affidare la sua anima ed il suo avvenire al santo educatore.

La sua vocazione alla vita religiosa si era manifestata sempre con più evidente chiarezza ed in modo altrettanto esplicito non mostrava la benché minima propensione a metter su famiglia, nonostante la sua importante posizione di erede primogenito. Pur non avendo mai opposto un netto rifiuto alle proposte di matrimonio offertegli dal padre, per rispetto all’etichetta nobiliare, Augusto non aveva mai alcun interesse nei confronti delle ragazze presentategli.

Dopo l’incontro con San Giovanni Bosco, il principe polacco sentì non solo rafforzarsi la vocazione religiosa, ma si convinse inoltre della chiamata a diventare sacerdote salesiano. Scisse don Ceria: “Appena il padre glielo permetteva, Augusto veniva a Torino per incontrarsi con don Bosco e riceverne i consigli. Fece anzi vari corsi di Esercizi Spirituali sotto la direzione del Santo, prendendo abitazione all’Oratorio, con suo gran disagio per la mancanza di comodità”.

Don Bosco era così divenuto il punto di riferimento privilegiato per un definitivo discernimento vocazionale da parte di Augusto. Don Bosco manifestò sempre tuttavia un atteggiamento di grande cautela circa l’eventualità di accettare il principe nella congregazione. Ma il pontefice allora regnante, Leone XIII, sciolse definitivamente ogni dubbio congedandosi così dall’incontro avuto con Augusto: “Dite a don Bosco essere volontà del Papa che vi riceva tra i Salesiani”. Il santo fondatore non poté che gioire di tale responso, traendo le sue conclusioni: “Ebbene, mio caro”, rispose immediatamente don Bosco, “io l'accetto. Da questo istante, ella fa parte della nostra Società e desidero che vi appartenga fino alla morte”.

Dopo aver fatto tutte le dovute rinunce in favore dei suoi fratelli, alla fine del giugno 1887 il giovane fu mandato presso l’Istituto Salesiano di San Benigno Canavese per un breve periodo di aspirantato, prima di cominciare il noviziato, che iniziò in quello stesso anno a Torino sotto la guida di Don Giulio Barberis. Augusto, allora ventinovenne, si trovò così a dover capovolgere tante sue abitudini e a dover lottare anche contro la famiglia che non si rassegnava a questa insolita scelta. Il 24 novembre 1887 ricevette l’abito talare da Don Bosco nella Basilica di Maria Ausiliatrice. “Coraggio, mio principe. Oggi abbiamo riportato una magnifica vittoria. Ma posso anche dirle, con grande gioia, che verrà un giorno in cui lei sarà sacerdote e per volontà di Dio farà molto bene alla sua patria”.

Don Bosco morì appena due mesi dopo e proprio sulla sua tomba a Valsalice il principe Czartoryski emise i voti religiosi entrando così a pieno titolo tra i salesiani.

A causa della sua malattia fu inviato a proseguire gli studi teologici in Liguria. Ebbe modo di scrivere al cardinale Parocchi: “In piena libertà ho voluto emettere i voti, e lo feci con grande gioia del mio cuore. Da quel giorno godo, vivendo in Congregazione, una grande pace di spirito, e ringrazio il Signore di avermi fatto conoscere la Società Salesiana e di avermi chiamato a vivere in essa”.

Sempre più in preda alla sofferenza, il 2 aprile 1892 fu ordinato sacerdote a San Remo dal vescovo di Ventimiglia, il Beato Tommaso Reggio. Dopo la mancata partecipazione all’ordinazione presbiterale, l’intera famiglia Czartoryski si riunì invece a Mentone il 3 maggio seguente, come una sorta di tacita riconciliazione.

La nuova vita sacerdotale durò per Don Augusto solamente un anno, che trascorse ad Alassio, nella vicina diocesi di Alberga.

Giovanni Cagliero, primo vescovo e cardinale salesiano, riassunse così questo ultimo periodo della sua vita: “Egli non era più di questo mondo! La sua unione con Dio, la conformità perfetta al divino volere nell’aggravata infermità, il desiderio di uniformarsi a Gesù Cristo nei patimenti e nelle afflizioni, lo rendevano eroico nella pazienza, calmo nello spirito, e invitto, più che nel dolore, nell’amore di Dio”.

Augusto Czartoryski morì ad Alassio la sera dell’8 aprile 1893, sabato dell’Ottava di Pasqua, sul seggiolone che fu di Don Bosco. Appena pochi giorni prima, il lunedì dell’Angelo, aveva esclamato con un suo confratello: “Che bella Pasqua!”. Appena trentacinquenne e con cinque anni di vita salesiana alle spalle, aveva portato a pieno compimento il proposito che aveva scritto sul retro dell’immaginetta della sua Prima Messa: “Per me un giorno nei tuoi atri è più che mille altrove. Beato chi abita la tua casa: sempre canta le tue lodi” (Salmo 83).

La sua salma fu trasportata in Polonia, per essere tumulata nella tomba di famiglia dei Czartoryski, presso la cripta parrocchiale di Sieniawa. Tra l’altro questa era anche la chiesa dove da piccolo Augusto aveva ricevuto la prima Comunione. In seguito i suoi resti furono traslati nella chiesa dei salesiani di Przemysl, dove ancora oggi è oggetto di venerazione da parte dei fedeli.

Il processo di canonizzazione di Augusto Czartoryski, grande principe polacco e sacerdote salesiano, fu aperto il 14 febbraio 1921. Riconosciuto l’esercizio eroico delle virtù cristiane, fu dichiarato “venerabile” il 1° dicembre 1978. Riconosciuto un miracolo avvenuto per sua intercessione, il papa suo connazionale Giovanni Paolo II Magno lo beatificò in San Pietro il 25 aprile 2004.

DALL’OMELIA DI GIOVANNI PAOLO II PER LA BEATIFICAZIONE – 25 aprile 2004

“Quanto sono amabili le tue dimore, Signore degli eserciti! L’anima mia languisce e brama gli atri del Signore… Per me un giorno nei tuoi atri è più che mille altrove” (Sal 84/83/, 2.11). Queste parole del Salmo ha scritto come motto di vita sull’immaginetta della prima Messa il beato Augusto Czartoryski. In esse è contenuto il rapimento di un uomo che, seguendo la voce della chiamata, scopre la bellezza del ministero sacerdotale. Risuona in esse l’eco delle diverse scelte che deve fare chiunque scorge la volontà di Dio e desidera compierla. Augusto Czartoryski, giovane principe, ha elaborato un efficace metodo di discernimento dei disegni divini. Presentava a Dio nella preghiera tutte le domande e le perplessità di fondo e poi nello spirito di obbedienza seguiva i consigli delle sue guide spirituali. Così ha compreso la sua vocazione di intraprendere la vita povera per servire i più piccoli. Lo stesso metodo gli ha permesso, nel corso di tutta la vita, di compiere scelte tali, che oggi possiamo dire che egli ha realizzato i disegni della Provvidenza Divina in modo eroico.

Voglio lasciare l’esempio della sua santità soprattutto ai giovani, che oggi cercano il modo di decifrare la volontà di Dio nei riguardi della loro vita e desiderano ogni giorno procedere fedelmente secondo la parola divina. Miei cari giovani amici, imparate dal beato Augusto a chiedere ardentemente nella preghiera la luce dello Spirito Santo e guide sagge, affinché possiate conoscere il piano divino nella vostra vita e siate capaci di camminare sempre sulla via della santità.

PREGHIERE

Signore Gesù, che da ricco ti sei fatto povero,
aiutaci ad imitare l’esempio del beato Augusto:
fa’ che sappiamo discernere la tua volontà,
docili alle ispirazioni interiori e alle guide spirituali che tu stesso ci doni;
rendici umile e poveri, capaci di lasciare tutto quello che impedisce di seguirti;
confermaci nel proposito di amare e di servire te e i giovani con il tuo stesso amore.
Amen.

O Gesù, nostro Dio e nostro Re,
che visibilmente prediligete coloro
che tutto abbandonano per Vostro amore,
degnateVi glorificare il fedelissimo Vostro Servo Don Augusto,
che rinunciò agli agi d’una vita principesca
ed esemplarmente seguì i consigli evangelici;
e a sua intercessione fate che riusciamo noi pure
ad adempiere con fede i doveri del nostro stato,
per meritare le grazie che ci sono necessarie
in questa valle di lacrime..., ed essere ammessi un giorno al Paradiso.
Amen.


Autore: Fabio Arduino



Augusto Czartoryski (1858-1893) 

sacerdote salesiano


              
Augusto Czartoryski nació en París el 2 de agosto de 1858, en el exilio. Desde hacía unos treinta años su noble estirpe, ligada a la historia y los intereses dinásticos de Polonia, había emigrado a Francia, y desde el Palacio Lambert, en la rivera del Sena, dirigía una vasta acción entre los connacionales y ante las Cancillerías europeas, con el fin de restaurar la unidad de la patria, desmembrada y repartida desde el 1795 entre las grandes potencias.

El príncipe Adán Czartoryski, guerrero y hombre político, había cedido las riendas de la estirpe, así como de la actividad patriótica, al príncipe Ladislao, unido en matrimonio con la princesa María Amparo, hija de la reina de España María Cristina y del duque Rianzárez. Son éstos los padres de nuestro Augusto. Él, primogénito de la familia, fue visto como el punto de referencia de todos los que, después del tercer desmembramiento de Polonia, soñaban con su renacimiento. Pero los designios de Dios eran otros.

Cuando él tiene seis años muere su mamá, enferma de tuberculosis: una herencia que transmitirá al hijo. Cuando el mal manifestó en él sus primeros síntomas, comenzó para Augusto una larga y forzosa peregrinación en busca de la salud, que nunca recuperará: Italia, Suiza, Egipto, España fueron las principales estaciones de su vagar. Pero no era la salud el principal objetivo de su búsqueda: coexistía en su ánimo juvenil otra búsqueda mucho más preciosa, la de su vocación.

Él no había tardado mucho en darse cuenta de que no estaba hecho para la vida de la corte. A los veinte años, escribiendo a su padre, le decía entre otras cosas, aludiendo a las fiestas mundanas, a las que se veía obligado a tomar parte: “Le confieso que estoy cansado de todo esto. Son diversiones inútiles que me angustian. Me molesta estar obligado a hacer conocimientos en tantos banquetes”.

Mucho influyó sobre el joven príncipe su preceptor José Kalinowski. Éste – canonizado por Juan Pablo II en 1991 – había sufrido diez años de trabajos forzados en Siberia, y se hará después Carmelita. Fue preceptor de Czartoryski sólo por tres años (1874-1877), pero dejó en él su huella. Es él quien nos hace saber que quienes orientaron al príncipe en su búsqueda vocacional fueron sobre todo las figuras de san Luis Gonzaga y de su compatriota san Stanislao Kostka. Estaba entusiasmado del lema de este último: “Ad maiora natus sum”. “La vida de san Luis del P. Cepari que me mandaron de Italia – escribe después Kalinowski – tuvo eficacia resolutiva en el progreso espiritual de Augusto y le abrió el camino a una más fácil unión con Dios”.

Cuando Kalinowski entró entre los Carmelitas, el padre de Augusto, aceptando su propuesta, puso al lado de su hijo como nuevo preceptor a un sacerdote, don Stanislao Kubowicz. Esto fue para el joven un posterior auxilio espiritual.

Pero el acontecimiento decisivo fue el encuentro con don Bosco.

Augusto tenía 25 años, cuando lo conoció. Esto sucedió en París, precisamente en el palacio Lambert, donde el Fundador de los Salesianos celebró la Mesa en el Oratorio de la familia. Ayudaban en el altar el príncipe Ladislao y Augusto. “¡Desde hace mucho tiempo deseaba conocerlo!”, le dijo don Bosco a Augusto. Desde aquel día Augusto vio en el santo educador al padre de su alma y al árbitro de su porvenir.

En el joven la vocación a la vida religiosa se había ido aclarando cada vez más. Que él no mostrase inclinación a formarse una familia, a pesar de su calidad de primer heredero, aparecía siempre más explícitamente. Ante precisas propuestas de matrimonio, Augusto, si por una parte por respeto a su padre y según la etiqueta de la nobleza no había opuesto un neto rechazo, por otra parte sin embargo jamás había mostrado interés por las personas indicadas. 

Ahora, después del encuentro con don Bosco, Augusto no sólo sintió que se reforzaba su vocación al estado religioso, sino que tuvo la clara convicción de ser llamado a ser salesiano. Y en efecto de ahora en adelante “en cuanto su padre se lo permitía – escribe don Ceria – Augusto iba a Turín para encontrarse con don Bosco y recibir sus consejos. Hizo también varios cursos de Ejercicios Espirituales bajo la dirección del Santo, tomando habitación en el Oratorio, con gran molestia para él por la falta de comodidad”.

Don Bosco había llegado a ser pues el punto de referencia para el discernimiento vocacional del joven. El Santo sin embargo tuvo siempre una actitud de gran cautela sobre la aceptación del príncipe en la Congregación. Será en cambio el Papa León XIII en persona, quien resolverá toda duda. Reconociendo la voluntad de Augusto, el Papa concluyó: “Decid a don Bosco que es voluntad del Papa que os reciba entre los Salesianos”. “Muy bien, mi amigo”, respondió inmediatamente don Bosco, “yo lo acepto. Desde este instante, usted forma parte de nuestra Sociedad y deseo que pertenezca a ella hasta la muerte”.

A finales de junio de 1887, después haber renunciado a todos sus derechos en favor de los hermanos, el joven fue mandado a San Benigno Canavese para un breve aspirantado, antes del noviciado, que comenzó en ese mismo año bajo la guía del Maestro don Giulio Barberis. Augusto debe cambiar muchas costumbres: el horario, la comida, la vida común... Debe también luchar contra los tentativos de la familia, que no se resigna a esta elección. Su padre va a visitarlo y trata de disuadirlo. Pero Augusto no se deja vencer. El 24 de noviembre de 1887 hace la vestición en la Basílica de María Auxiliadora por manos de don Bosco. “Ánimo, mi príncipe - le susurra el Santo al oído -. Hoy hemos alcanzado una magnífica victoria. Pero puedo también decirle, con gran alegría, que vendrá un día en el que usted será sacerdote y por voluntad de Dios hará mucho bien a su patria”. 

Don Bosco muere después de dos meses, y sobre su tumba en Valsálice el príncipe Czartoryski llega a ser salesiano emitiendo los votos religiosos. 

La enfermedad hace que él sea enviado a la costa lígure, y aquí se enfrenta a los estudios de teología. El decurso de su enfermedad hace que la familia emprenda con mayor insistencia los tentativos (de alejarlo de la vocación), acudiendo aún a la (obra persuasiva) de los médicos. Al cardenal Parocchi, a quien le ruegan que use su influencia para arrancarlo de la vida salesiana, él le escribe: “En plena libertad he querido emitir los votos, y lo hice con grande alegría de mi corazón. Desde aquel día gozo, viviendo en la Congregación, una grande paz de espíritu, y doy gracias al Señor que me ha hecho conocer la Sociedad Salesiana y me ha llamado a vivir en ella”.

Preparado por el sufrimiento, el 2 de abril de 1892 es ordenado sacerdote en San Remo por Mons. Tommaso Reggio, obispo de Ventimiglia. El príncipe Ladislao y la tía Isa no participaron a la Ordenación. Toda la familia se reunió después en Mentone el 3 de mayo. Fue una tácita reconciliación, que le imponía al príncipe Ladislao la renuncia definitiva a sueños obstinadamente acariciados. 

La vida sacerdotal del padre Augusto duró apenas un año, que él pasó en Alassio, en una habitación que daba al patio de los muchachos. 

El cardenal Cagliero resume así esté último período de su vida: “¡Él ya no era de este mundo! Su unión con Dios, la conformidad perfecta con el divino querer en la agravada enfermedad, el deseo de conformarse a Jesucristo en los sufrimientos y en las aflicciones, lo hacían heroico en la paciencia, calmo en el espíritu, e invencible, más que en el dolor, en el amor de Dios”.

Se apagó en Alassio la tarde del sábado 8 de abril de 1893, en la octava de Pascua, sentado en el sillón que había usado don Bosco. “¡Qué hermosa Pascua!”, había dicho el lunes al hermano que lo asistía, sin imaginar que el último día de la octava lo habría celebrado en el paraíso. Tenía treinta y cinco años de edad y cinco de vida salesiana. En su estampita de Primera Misa había escrito: “Para mí un día en tus atrios vale más que mil fuera. Bienaventurado quien vive en tu casa: siempre canta tus alabanzas” (Salmo 83). 

Sus restos fueron trasportados a Polonia y sepultados en la cripta parroquial de Sieniawa, junto a las tumbas de familia, donde un día Augusto había hecho su primera comunión. Sucesivamente sus despojos fueron trasladados a la iglesia salesiana de Przemysl, donde se encuentran aún hoy.