jeudi 13 avril 2017

Bienheureux ROLANDO RIVI, séminariste et martyr


Bienheureux Rolando Rivi

Jeune martyr séminariste ( 1945)

Rolando Rivi (7 janvier 1931 - 13 avril 1945) martyr, béatifié le 5 octobre 2013 à Modène (site du diocèse, en italien)

Site officiel du bienheureux Rolando Rivi (en italien)

Né en 1931 dans une famille paysanne, garçon vif et intelligent, il mûrit assez tôt sa vocation au sacerdoce et c'est en 1942 alors que l'Italie est déjà en guerre qu'il entre au séminaire et revêt la soutane qu'il ne quittera pas jusqu'à son martyre.

Quand en 1944 le séminaire est occupé par les soldats allemands, Rolando, rentré chez lui, continue ses études sous la direction du curé de la paroisse qui a été pour lui un guide et un enseignant.

Son amour pour le Christ est un témoignage pour les jeunes de la région et les attire. Mais le 10 avril 1945, il est capturé dans un climat de haine envers les prêtres, il est torturé, battu et emmené dans la forêt le 13 avril à 14 ans, après avoir été dépouillé de sa soutane, il est abattu de 2 balles dans la tête et dans le cœur, réaffirmant à cet ultime instant son appartenance à Jésus et sa confiance en son amour et en sa miséricorde.


Le pape François à l'Angelus du 6 octobre 2013: Rolando Rivi, un séminariste de cette terre, l’Émilie, tué en 1945, à l’âge de 14 ans, en haine de la foi, coupable uniquement de porter la soutane en cette période de violence déchaînée contre le clergé, qui élevait sa voix pour condamner au nom de Dieu les massacres de l’immédiat après-guerre. Mais la foi en Jésus vainc l’esprit du monde! Rendons grâce à Dieu pour ce jeune martyr, témoin héroïque de l’Évangile. Et combien de jeunes de 14 ans ont aujourd’hui devant les yeux cet exemple: un jeune courageux, qui savait où il devait aller, qui connaissait l’amour de Jésus dans son cœur, et qui a donné sa vie pour Lui. Un bel exemple pour les jeunes!




- Rolando Rivi presto Beato, diocèse de Reggio Emilia Guastalla (en italien)


PAPE FRANÇOIS

ANGÉLUS 

Place Saint-Pierre


Dimanche 6 octobre 2013



Chers frères et sœurs, bonjour !

Tout d’abord, je veux rendre grâce à Dieu pour la journée que j’ai vécue à Assise, avant-hier. Pensez que c’était la première fois que je me rendais à Assise et cela a été un grand don de faire ce pèlerinage précisément pour la fête de saint François. Je remercie la population d’Assise pour son accueil chaleureux, merci beaucoup !

Aujourd’hui, le passage de l’Évangile commence ainsi : « Les apôtres dirent au Seigneur : “Augmente en nous la foi” » (Lc 17, 5-6). Il me semble que nous pouvons tous faire nôtre cette invocation, en particulier en cette Année de la foi. Nous aussi, comme les apôtres, disons au Seigneur Jésus : « Augmente en nous la foi ! ». Oui, Seigneur, notre foi est petite, notre foi est faible, fragile, mais nous te l’offrons telle qu’elle est pour que tu la fasses grandir. Voulez-vous répéter tous ensemble cela : « Seigneur, augmente en nous la foi ! » ? On le fait ? Tous : Seigneur, augmente en nous la foi ! Seigneur, augmente en nous la foi ! Seigneur, augmente en nous la foi ! Qu’il l’augmente !

Et que répond le Seigneur ? Il répond : « Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous auriez dit au mûrier que voilà : Déracine-toi et va te planter dans la mer, et il vous aurait obéi » (v. 6). Le grain de sénevé est tout petit, mais Jésus dit qu’il suffit d’avoir une foi comme cela, petite, mais vraie, sincère, pour faire des choses humainement impossibles, impensables. Et c’est vrai ! Nous connaissons tous des personnes simples, humbles, mais avec une foi très forte, qui déplacent vraiment les montagnes ! Pensons par exemple, à certaines mamans et papas qui affrontent des situations très difficiles ; ou à certains malades, même très graves, qui transmettent la sérénité à ceux qui vont les trouver. Ces personnes, précisément en raison de leur foi, ne se vantent pas de ce qu’elles font, au contraire, comme Jésus le demande dans l’Évangile, elles disent : « Nous sommes des serviteurs inutiles ; nous avons fait ce que nous devions faire » (Lc 17, 10). Combien de gens parmi nous ont cette foi forte, humble, et qui fait tant de bien !

En ce mois d’octobre, qui est consacré en particulier aux missions, nous pensons aux nombreux missionnaires, hommes et femmes, qui, pour apporter l’Évangile, ont surmonté des obstacles en tous genres, ont vraiment donné leur vie ; comme le dit saint Paul à Timothée : « Ne rougis donc pas du témoignage à rendre à notre Seigneur, ni de moi son prisonnier, mais souffre plutôt avec moi pour l’Évangile, soutenu par la force de Dieu » (2 Tm 1, 8). Mais cela nous concerne tous : chacun de nous, dans sa vie de chaque jour, peut rendre témoignage au Christ, avec la force de Dieu, la force de la foi. La foi toute petite que nous avons, mais qui est forte ! Avec cette force, témoigner de Jésus Christ, être chrétiens à travers notre vie, à travers notre témoignage !

Et comment puisons-nous à cette force ? Nous la puisons à Dieu, dans la prière. La prière est le souffle de la foi : dans une relation de confiance, dans une relation d’amour, ne peut manquer le dialogue, et la prière est le dialogue de l’âme avec Dieu. Octobre est aussi le mois du Rosaire, et, en ce premier dimanche, il est de tradition de réciter la Supplique à la Vierge de Pompéi, à la bienheureuse Vierge Marie du Saint-Rosaire. Unissons-nous spirituellement à cet acte de confiance dans notre Mère, et recevons de ses mains le chapelet : le chapelet est une école de prière, le chapelet est une école de la foi !


Chers frères et sœurs,

Hier, à Modène, a été proclamé bienheureux Rolando Rivi, un séminariste de cette terre, l’Émilie, tué en 1945, à l’âge de 14 ans, en haine de la foi, coupable uniquement de porter la soutane en cette période de violence déchaînée contre le clergé, qui élevait sa voix pour condamner au nom de Dieu les massacres de l’immédiat après-guerre. Mais la foi en Jésus vainc l’esprit du monde ! Rendons grâce à Dieu pour ce jeune martyre, témoin héroïque de l’Évangile. Et combien de jeunes de 14 ans ont aujourd’hui devant les yeux cet exemple : un jeune courageux, qui savait où il devait aller, qui connaissait l’amour de Jésus dans son cœur, et qui a donné sa vie pour Lui. Un bel exemple pour les jeunes !

Je voudrais rappeler avec vous les personnes qui ont perdu la vie à Lampedusa, jeudi dernier. Prions tous en silence pour nos frères et sœurs : femmes, hommes, enfants… Laissons pleurer notre cœur. Prions en silence.

Je vous souhaite à tous un bon dimanche. Bon déjeuner et au revoir !



© Copyright - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/angelus/2013/documents/papa-francesco_angelus_20131006.html


Rolando Rivi, modèle de foi pour les jeunes de 14 ans

Béatification à Modène


Le pape François a donné le jeune Rolando Rivi (1931-1945), béatifié le 5 octobre au Palais des sports de Modène, comme modèle aux jeunes du même âge.  Il a été tué le 13 avril 1945, à Piane di Monchio (province de Modène), où un massacre fit 131 morts.

Milan et Turin seront libérées du joug nazi une douzaine de jours plus tard, le 25 avril 1945, date retenue comme l’anniversaire, chaque année, de la Libération du pays.

Mais des massacres ont accompagné cet immédiat après-guerre. Et le clergé a élevé la voix contre des exécutions sommaires de civils italiens par d’autres civils italiens, provoquant l’hostilité des « partisans », selon le terme désignant la Résistance en Italie. Il fallait avoir du courage pour continuer de porter la soutane dans cette région qui a alors été appelée « le triangle de la mort ».

Le 10 avril 1945, un groupe de « partisans » communistes vinrent chercher le jeune Rolando chez lui, laissant un billet aux parents: « Ne le cherchez pas, il vient un moment avec nous, les partisans ».

Pendant trois jours, il a été battu, il a subi humiliations et sévices, avant d’être tué par un partisan à coups de pistolet dans le bois de Piane di Monchio. Sur les indications des partisans et de son assassin lui-même, Roberto Rivi et le curé de San Valentino, don Alberto Camellini, ont retrouvé le corps du petit Rolando le lendemain, 14 avril. Le jeune garçon avait le visage couvert de bleus, le corps torturé, et deux blessures mortelles, l’une à la tempe gauche et l’autre à la hauteur du coeur. Il l’emportèrent à Monchio pour des obsèques et une digne sépulture.

Après la Libération, le 29 mai 1945, son corps fut transféré au cimetière de San Valentino, puis en 1997, comme le pèlerinage était constant, dans l’église de San Valentino, le 26 juin.

Une série de guérisons reconnues comme « miraculeuses » ayant été obtenues par son intercession, son procès de canonisation a été ouvert le 7 janvier 2006, mais c’est en raison de son martyre qu’il a été béatifié et non pas en raison de ces guérisons.

Après l’angélus de ce 6 octobre, le pape a évoqué la béatification du jeune petit-séminariste en disant : « Le bienheureux Rolando Rivi, un séminariste de cette région, l’Emilie, a été béatifié hier à Modène. Il a été tué en 1945, alors qu’il avait 14 ans, par haine de sa foi, coupable, uniquement, de porter la soutane en cette période de violence déchaînée contre le clergé, qui élevait sa voix pour condamner au nom de Dieu, les massacres de l’immédiat après-guerre. Mais la foi en Jésus vainc l’esprit du monde ! Rendons grâce à Dieu pour ce jeune martyre, témoin héroïque de l’Evangile. Et tant de jeunes de 14 ans ont devant les yeux aujourd’hui cet exemple : un jeune courageux, qui savait où il devait aller, qui connaissait l’amour de Jésus dans son cœur, et il a donné sa vie pour Lui. Un bel exemple pour les jeunes ! »

SOURCE : https://fr.zenit.org/articles/rolando-rivi-modele-de-foi-pour-les-jeunes-de-14-ans/

 Bx Rolando Rivi

Jeune séminariste et martyr

« Modèle de foi pour les jeunes de 14 ans »

Rolando Rivi naît le 07 janvier 1931 à San Valentino, bourgade rurale de Castellarano (Reggio d'Émilie, Italie), dans une famille profondément catholique ; il est le deuxième des trois enfants de Roberto et Albertina Canovi.

Enfant de chœur dès cinq ans, il assiste à la Messe tous les jours et confie à son curé, à la fin des écoles élémentaires, son désir ferme d’être prêtre. Il rentre alors, au début du mois d’octobre 1942, au petit séminaire épiscopal de Marola (Carpineti), où il revêt la soutane comme c’était alors l’usage dans de telles maisons.

En juin 1944, suite à la destitution de Mussolini et aux troubles qui s'en suivent, le séminaire doit fermer ses portes et est occupé par les troupes allemandes. Rolando retourne chez ses parents où il continue avec autant de ferveur que possible à mener la vie d’un petit séminariste. Et en particulier, il porte toujours sa chère soutane… alors que les nombreux partisans communistes de la région voulaient abattre la religion chrétienne et faisaient régner un climat fortement anticlérical.

Quatre prêtres de la région de Reggio d'Émilie avaient déjà été assassinés et le clergé était invité à la prudence face aux multiples menaces. Par la suite, ce ne sont pas moins de 130 ecclésiastiques qui seront exécutés par les « brigades garibaldiennes » dans ce triangle (Modène, Reggio, Bologne) surnommé « triangle de la mort » entre 1943 et 1945.

Bien conscients du danger qui devient de plus en plus pressant (les intimidations sur les prêtres se succèdent), les parents de Rolando, comme ses amis, lui conseillent de retirer sa soutane ; la réponse du jeune Rolando est nette : « Je ne fais de mal à personne, je ne vois pas pourquoi j'enlèverais ma soutane qui est le signe de ma consécration à Jésus ».

Le matin du 10 avril 1945, Rolando joue de l’orgue à la messe du village, à laquelle il assiste comme d'habitude, avant de prendre la route du retour vers sa maison. Son Père ne le voyant pas rentrer se met à sa recherche et trouve ses affaires sur le sol avec un mot laissé par terre où il était écrit : « Ne le cherchez pas, il vient un moment avec nous, les partisans ».

Kidnappé par les partisans, Rolando sera livré à de véritables hyènes (expressions du card. Angelo Amato lors du sermon de la béatification). Ses bourreaux commencèrent par le dépouiller de sa soutane ; pendant trois jours, ils le battront à coups de ceinture, lui faisant subir humiliations et sévices, avant de le tuer, finalement, à coups de pistolet dans le bois de Piane de Monchio (Modène) : c’était le vendredi 13 avril à trois heures de l’après-midi.

Un des partisans, touché par son jeune âge, tentera de lui sauver la vie, mais le chef du groupe répliquera pour justifier l’assassinat : « demain, cela fera un prêtre de moins ». Avant d’être exécuté, le jeune séminariste demandera à pouvoir prier pour son père et sa  mère. C’est quand il se mettra à genoux à côté de la fosse vide, que les partisans avaient creusée pour lui, qu’il sera mis à mort. Sa soutane sera pendue comme trophée sur le fronton d’une maison.

Sur les indications des partisans et de son assassin lui-même, le père et le curé de San Valentino, don Alberto Camellini, retrouveront, le lendemain 14 avril, le corps de Rolando. Le jeune garçon avait le visage couvert de bleus, le corps torturé, et deux blessures mortelles, l'une à la tempe gauche et l'autre à la hauteur du cœur. Ils l'emportèrent à Monchio pour des obsèques et une digne sépulture.

Après la Libération (25 avril : jour de fête en Italie), le 29 mai 1945, son corps fut transféré au cimetière de San Valentino, puis, le 26 juin 1997, dans l'église de San Valentino.

Ses deux meurtriers furent condamnés à 16 et 26 ans de prison avant d'être amnistiés, six années plus tard, par le ministre (communiste) de la justice italienne.

Une série de guérisons reconnues comme « miraculeuses » ayant été obtenues par son intercession, son procès de canonisation a été ouvert le 7 janvier 2006, mais c'est en raison de son martyre qu'il a été béatifié et non pas en raison de ces guérisons.

Rolando Rivi a été béatifié le 05 octobre 2013 dans le Palais des sports de Modène. La messe solennelle et le rite de béatification ont été présidés par le card. Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le Pape François (George Mario Bergoglio, 2013-).
On ne garde écrite de lui qu’une phrase : « j’appartiens à Jésus ».

Pour un approfondissement biographique :


Sources principales : confraternite.fr/ ; zenit.org/fr  (« Rév. x gpm »).
©Evangelizo.org 2001-2017


SOURCE : http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20170413&id=17028&fd=0

Blessed Rolando Rivi

Profile

Born to a farm family. Seminarian in the diocese of Reggio Emilia-Guastalla, Italy with a plan to become a missionary priest. Abducted, abused and tortured for three days, and then murdered by Communist partisans for being a Christian. Martyr.

Born
SOURCE : http://catholicsaints.info/blessed-rolando-rivi/

 |  Oct. 10, 2013
The First Beatified Seminarian: Rolando Rivi, a Martyr for the Faith
Killed by communists in 1945 because of their hate of faith, Rivi was proclaimed ‘blessed’ Oct. 5.

ANDREA GAGLIARDUCCI

MODENA, Italy — “Tomorrow, one priest less,” said the political commissioner of one of the Communist Party’s “Garibaldi Brigades” of Monchio, a small town in the northern Italian province of Modena. Those words uttered in 1945 signaled the commissioner’s decision that seminarian Rolando Rivi had to be executed. Rivi was only 14, and now he is the Church’s first beatified seminarian.

Rivi’s beatification took place Oct. 5 in Modena, and it was a true “feast of faith.” Nearly 20,000 people attended the event, coming from the Emilia Romagna region of northern Italy, also known as “the triangle of death.”

From 1943-1949, approximately 4,500 people were killed in this region by communists. Among them were 93 priests, who were accused of several offenses, including collaboration with the fascist government, giving aid to fascist refugees or simply being priests or studying to become one. The latter was the case of Rivi.

Rivi’s Story

Born in 1931 to a deeply Catholic family, Rivi discovered his vocation very early and entered the seminary when he was only 11 years old. At that time, all seminarians wore cassocks, and so did he.
After the Sept. 8, 1943, Italian armistice with the Allies and subsequent Nazi occupation of northern Italy, groups of partisans were formed to support the Allies’ liberation effort. The movement was initially composed of independent troops (members of political parties previously outlawed by the fascist regime) or by former officers of the Royal Italian Army.

In Modena, partisan formations were mostly composed by communists, socialists and members of Partito d’Azione (a republican liberal-socialist party), and they were united by animosity toward fascists and an anti-Catholic spirit. Communist partisans, in particular, thought that clergy could be an obstacle for their revolutionary project, and this fed their anticlericalism.

In June 1944, Nazis troops occupied the seminary, and so all the seminarians were sent home. Rivi returned to his hometown of San Valentino, carrying his books with him to continue his studies there.
In San Valentino, the young seminarian never stopped wearing his cassock, despite the rising climate of violence. When his parents suggested he refrain from wearing it for his own safety, Rivi reportedly replied: “I study to be a priest, and these vestments are the sign that I belong to Jesus.”

The situation grew more difficult: Four priests were killed by the communist partisan brigades, and Father Olinto Marzocchini, San Valentino’s parish priest and Rivi’s spiritual father, was attacked and subsequently transferred to a more secure place.

Nevertheless, Rivi’s days were spent between service in his parish and his studies. On the morning of April 10, 1945, after serving Mass, the 14-year-old took his books and went to the nearby woods, where he was accustomed to studying. Yet this time, he never returned. At noon, his parents, worried because Rivi had not come back for lunch; they went to the woods and found his books on the ground and a sheet of paper, where the following words were written: “Do not search for him. He just came with us partisans for a while.”

Kidnapped and stripped of his cassock, Rivi was imprisoned and tortured by partisans for three days. Some of the partisans proposed to let him go, since he was only a young boy. But the majority sentenced him to death, in order to have “one less future priest.”

On April 13, Rivi was taken to a forest in the surroundings of Modena. The partisans dug a grave and had Rivi kneel on its edge. While he was praying, the young seminarian was killed by gunshots to the heart and head. His cassock was rolled into a ball, kicked around and then hung as a war trophy in the front door of a house.

Reconciling With History

After the Second World War, the official history of the so-called “Italian Resistance” exalted the partisan resistance to Nazi fascism and hid the crimes brought on in the name of this resistance.

This is exactly the reason why the “feast of faith” of Rivi’s beatification is such a blessed day for Italy, and it even can be considered a high point in the process of reconciliation in the so-called triangle of death.

After the Second World War, Rivi’s death was immediately described as a “private crime.” Yet journalist and historian Emilio Bonicelli gave great impetus to the cause of beatification. He read about the story of an English child who was miraculously healed of leukemia thanks to Rivi’s intercession, and this story brought wider recognition of the young martyr.

“This is how I met Rolando,” recounted Bonicelli, “and from then on, I fought to shed light on his story. In the forest where Rolando was killed, it seemed that hate won and that Rolando had been extinguished from history. But the Lord taught us there is no great evil that cannot lead to a greater good.”

Sergio Rivi, a cousin of Rolando, was among the very first to search for the truth of the young seminarian’s death. It had been explained that the boy was killed because he was suspected of being a Nazi spy, but Sergio asserted that “nobody in our family ever believed it.”

Sergio’s search led him to the work of Paolo Risso, a researcher in Italian history. Risso had become familiar with the young boy’s life after reading a book that referenced him in 1976. Intrigued, Risso researched the documentation about Rolando, and he was put in touch with Sergio by then-Bishop Paolo Gibertini of Reggio Emilia.

Risso wrote the first biography of Rivi in 1991. Describing the challenges he met as he tried to research the boy’s death, he said, “I met so many hurdles and slaps in the face.”

Risso also stressed that “there were four other seminarians killed for hate of the faith in Emilia Romagna during the same period. Further investigations on their lives should be continued.”

“I was struck by Rolando Rivi’s story because he was the youngest of the killed seminarians, and there were no doubts about his martyrdom,” said the biographer.

Martyrdom for Hate of Faith

That Rivi’s execution was inspired by hate of his faith is also clear in the verdict of the court that sentenced his killers, Giuseppe Corghi and Delciso Rioli, to 16 years and 26 years of imprisonment, respectively. (They were freed after six years in prison. Italy’s then-Minister of Justice Palmiro Togliatti, a fellow communist, granted them amnesty.)

In the judge’s verdict, it is written that Rivi was killed because he was “very young and of a pious and irreprehensible conduct,” and “he sympathized with Catholic partisans and opposed the spread of communism.”

For Risso, Rivi’s martyrdom is clear. The verdict, he said, “seems to be written by a pope, but it has been written by an Italian judge.”

As a martyr of the faith, a miracle was not needed to proclaim Rivi "blessed."

During the homily of the beatification Mass, Cardinal Angelo Amato, prefect of the Congregation for the Cause of Saints, proclaimed that “human ideologies fall down, but the Gospel of love never goes down because it is the Good News.”

Cardinal Amato also spoke of the “hyenas, fed with hate, looking for prey to bite and devour, who stripped Rivi of his vestments as Jesus’ executioner did.”

Those “hyenas,” Cardinal Amato said, “forgot the commandments of the Lord,” and they were “indoctrinated to fight Christianity, humiliate priests, kill the parish priests and destroy the Catholic teachings.”
Andrea Gagliarducci writes from Rome.


Rolando Rivi: The testimony of the bloodied cassock

 Contemporary historiography is always presenting more deeds of blood that involve priests and seminarians in the Italian post-war and of which the communist party was responsible. One very moving and particular example that is the young Rolando Rivi, selected, kidnapped and killed because of the cassock that he used to love and that he used to call the intact vestiges of Christ and because of his desire to imitate and celebrate Christ once he would become a priest.

A small church of Visignolo di Baiso, in Emilia, upon the first mountain range of the Apennines, in a large picture frame of a crucifix surrounded by saints, there is noted the presence of a seminarian with the clothing and the hat of a priest.

The painting was made 30 years ago by the pastor of the parish; he was convinced that the young aspirant to the priesthood would sooner or later become a canonized saint.

His clean face and his vision is striking. It is the seminarian Rolando Rivi, one of the victims of the immediate post war, who happened to die just a few kilometres from this place as a result of the homicidal rage of the communist party members.

The story was not spoken of until recently, but it is impossible to deny that the Emilia region was especially bathed with the blood of priests and seminarians, who were victims in that period of the persecution and hatred against Christ and the Church.

Just a few weeks before his assignation, a member of the party, armed to the teeth, who was around the town of Rolando spoke openly saying: “The fascists and Germans are almost extinct… our fight must now be made against the masters, the rich and certain priests… These are now our enemies.”

The hatred which had spread during the war was still alive among many and was producing the death of many innocents, because of the ideology of class wars and the proletariat revolution made by a group of violent men, who even today, decades later are still celebrated even in school history books, as national heroes and liberators.

Rolando Rivi was kidnapped, tortured and killed for his fidelity in the use of the cassock, which made such hatreds arise from the members of the party, making him a very vulnerable person and easy to individuate.

They wanted to silence a future priest, but the eloquence of his martyrdom became an even stronger message after his death.

Rolando Rivi was born in San Valentino in the Emilia region January 7th, 1931. His parents, Roberto and Albertina Canovi were humble farmers whose only treasure was the faith. He was baptized the following day and he received the second name of Maria because in the last part of the Rite he was entrusted to Our Lady. After the transmission of physical life, the supernatural life received in baptism was the greatest gift he received from his parents. It was a simple gesture, but it was animated by a correct sense of Christian doctrine and by a strong faith that was able to recognize original sin and its consequences together with the justification and sanctifying grace received in baptism.  The pastors of St. Valentino, Fr. Luigi Jemmi and later Fr. Olinto Marzocchini had the privilege to form a generation of their parishioners in doctrine and Christian piety.

Their apostolate was fruitfully fed by a rich, transparent interior life and perceptible also to the eyes of a child.

In fact, Rolando was fascinated with his pastor Fr. Olinto: “How beautiful -he thought- to become like him! To celebrate the Mass with Jesus in my hands, to carry the soul of Jesus…”

He gave everything of himself with the intention of guiding his people to the Christian life; he was very active with the Catholic Action movement, distributing the meetings on different days so that different categories of people could participate; his presence among children and young people invited them to an intense life of prayer focused on the Eucharist and Mary; his catechesis to the adults every Sunday afternoon was very frequented; the charity that he used to exercise toward the poor people; his continual availability for confession and spiritual direction, his constant visits to sick people; his long prayers in front of the tabernacle, where even in late hours, he stayed awake praying for his parishioners, especially those who were killed fighting in the war.

The most beautiful memories of his childhood (Rolando remembered) were when he used to help serve the mass as an altar boy. He was deeply touched by the words of the priest. Brief homilies, but directed to the heart, messages that really made one consult, question and reflect about the sense of existence and eternal destiny.

Sacerdos propter Eucharistiam” The priest according to the Eucharist

Rolando used to ask himself: “Why can’t I become like him?”

When he was just eleven he entered to the diocesan seminary of Marola. It was October 1st 1942, that same day as was the custom; the young man wore the cassock with happiness for the first time.

Guided by his spiritual director Fr. Alfedo Castagnetti, he entrusted his new life to Our Lady in the month of October that is dedicated to the rosary. Actually in that year it was the 25th anniversary of the apparitions of Our Lady at Fatima (1917-1942).

The Rector Msgr. Luigi Bronzoni, a very educated priest, authoritative and paternal, used to teach more by his life than with words, offering a healthy example of love towards God and towards each one of the boys entrusted to his care.

When vacations were approaching he would explain to the seminarians that they had to be very careful not to associate with bad companions and occasions of sin, but moreover they had the obligation to distinguish themselves by prayer and service in the parish, in study and in purity, in good works and dedication to the Lord.

Even in vacations  - he used to recommend - the seminarians must always wear the cassock which is the sign of our belonging to Jesus.

Rolando used to encourage his peers saying: “Someday with the help of the lord we will be priests. I will be a missionary. I will go make Jesus known to those who do not know him yet. Our duty as priests is to pray a lot and to save many souls and to bring them to paradise.”

His father always admired him deeply: “My son is so good and studious.”

Rolando wore his cassock and white collar with pride, even in vacations in the hot month of summer. Some of his peers who normally sought comfort didn’t wear the cassock and even some of his relatives told him: “You are on vacations, take off your cassock, be freer to move and play…” He answered: “I don’t have to take my cassock off, I can’t, it is the sign that I belong to Jesus!”

His cassock was not for him a human or social barrier for relationships with others. It was not an impediment for the development of his activities, even the recreational ones. The seminarian Rolando Rivi was a very active young man. A witness of this was one of his classmates from seminary, who is now a priest and pastor, Fr. Vezzosi: “Rolando was vivacious and smart in all the games: at soccer, at volleyball, he was the champion of the class. He was very attentive in school, an exemplary student, deeply in love with Jesus. Everything in him was a superlative, it was a big joy to be with him, he transmitted to all his happiness and optimism. He was the perfect image of a holy young man and rich with all possible virtues in daily life, a “hero.

After having “amazed” the kids of his town with his abilities and his virtues he used to propose to them: “Now let’s go to pray to Jesus in the church.” He took the opportunity to lead them to the front of the altar and teach them to relate to Jesus, who was his best friend.

Everyone knew how affectionate he was to his cassock. He wore it always.

It was very common to see him walking the streets of San Valentino, normally going towards the Church alone or with others, always smiling in peace, ready to say hello to everyone, always with his austere cassock.

But not everything in his life was cheerful, carefree and worriless. In his personal and family life there was the reality of the Great War in which three of his uncles died. More than anyone else, he was the consoler of the heart of his grandma, who deeply mourned the loss of her sons.

Another sad surprise arrived on the horizon…in September 1944 the seminary was occupied by a hundred German soldiers. The seminarians had to flee and return home.

Rolando Rivi returned to his family in San Valentino just like his friends, but he brought books with him, intending to study Italian, Latin and Mathematics with the intention of not losing time, but waiting for better times.

In his house he continued to feel like a seminarian. He was like a little twig flying around in a storm, his biggest joy was daily Mass and Communion, meditation, afternoon adoration and the rosary. His favourite place was the rectory. Besides sports, another passion of his was music. Whenever he placed his hands over the keyboard of a harmonium he was in ecstasy.

 Even the time of trial was for him peaceful and he always knew how to be happy. He was never an introvert in his seminary years, but always very friendly, alive and very sociable even to the point that everyone was happy with him. He was so amicable that everyone used to talk to him. He had contact with all the people and children of his town. In his house, in the afternoon, he used to lead the rosary together with his grandma Anna.

To the children and little cousins and to those of five or six years old, he used to teach them to serve Mass and he would play with the smaller ones to create in them a sense of serenity on their sadder days.

Rolando was very sure of his role as tutor, so to speak, in his relationship with the youth.

The daily life in the town of San Valentino was very calm until the summer of 1944. After this many groups, Germans, fascists and partisans began to pass through. Many bad things began to occur, robberies and violence, even against the priests.

The priest, a servant of the Gospel, became the true sign of contradiction before, during and after the war. Anyone who denied love made this witness of Christ the target of his anger.

In this way hatreds were becoming stronger against priests, who worked for the pacification of souls and denounced violence from whatever source.  The priests who were killed were the real friends of the people in the most difficult times, when there was lack of food, protection work and help they always offered everything, even depriving themselves of these goods. But the system of “Striking the shepherd that the sheep may be dispersed” (Zc. 13,7) is characteristic of the enemies of God from any country or any race.

Rolando was a witness of these events when he was insulted by the communist partisans who were passing through the mountains.

One of his friends today remembers: “The Communist partisan who encountered us on the road, threatened us with obscene phrases about our future that in reality were not very reassuring.”

Rolando perceived everything and suffered without allowing himself to be weakened by anyone, he was really proud to belong to Jesus and of the fact of having been chosen by him for a very important mission.

He continued to be the good and sociable young man that everyone knew. In his simplicity he believed in the goodness of everyone, it seemed impossible that anyone was able to do something bad.

In San Valentino, the pastor Fr. Marzocchini, the one who was a strong inspiration for the vocation of Rolando was targeted. One morning, it came to be known that during the preceding night the priest was humiliated and suffered a beating. They robbed everything, even the shoes he was wearing.

During the mass that he celebrated after the brutal aggression, Fr. Olinto was feeling ill: Rolando and the other altar boy serving Mass understood that something bad had happened. When Rolando came to know what happened, he felt this like an offense against his own father.

He did not say a word of hatred against the partisans.

In the meantime that Fr. Olinto Marzocchini was moved to a more secure place, a very young priest, Fr. Alberto Camellini age twenty five, arrived in the town to provide his priestly service.

Even today it is recounted: “It was an atmosphere of fear and tension which made relationships between the people very difficult. To be able to know parishioners, visits normally took place in the company of seminarians and Rolando Rivi took part in these.”

The seminarian did not hesitate to explain what his future plans were (…I will be a priest and missionary).  As well he was very open showing his heart, his love for Jesus Christ, the Church and even his vivacity and his talents together with his musical gifts. Fr. Alberto began to know him and to appreciate him.

Everyone used to see the young seminarian walking in the streets, everyone knew his life style, he was known as: “The little priest.” His parents used to tell him: “Don’t wear the cassock, at least don’t wear it during these times…” They used to explain that it was not prudent to wear it in such unstable moments.

But Rolando used to answer: “But why, what is so wrong with me wearing it? I don’t have any reason not to wear it. I am studying to be a priest and this cassock is the sign that I belong to Jesus.”

Belong to Jesus, belong only to Jesus, It was the only desire of his whole existence to belong only to Jesus every day.

 “Jesus of my life. Jesus of my heart” he used to write. He was always ready for Jesus, not only to work hard for him but even to sacrifice himself.

It is true that this clothing which symbolizes the eternal God and Christ, who is the savoir and judge, was a motivation of hatred for those who wanted to know nothing about it. It is a motivation of hatred even today. It constricts those who just want to speak blasphemies and forget whatever they have said.

  Notwithstanding the risk, Rolando did not ever want to take off the cassock, but for him it already meant a lifelong duty.

  He really loved that cassock. To wear it was for him a true honor and a glory. It was like an open declaration of love and belonging to Jesus.

It was clear for him what it meant in that time to prepare himself for being a priest. He knew that the future was not supposed to be easier. But he was not discouraged nor closed in his house, he was without fear. We can say today that he really showed his love to fulfil the mission, walking around the town with his cassock very visible in his unique style and clear identity, always in peace. Even in that horrible, unsafe environment, he continued wear his cassock.

He used to say: “No I can’t I can’t take away my cassock, I have no fear, I am not afraid or worried, I cannot hide myself. I belong to the Lord.”

He was only fourteen years old, a little older than a child, but he never hid his clear identity of being a passionate aspirant to the priesthood. He continued wearing the black robes and the biretta.

In a very instinctive way he already knew that to camouflage oneself harms the apostolic work in which signs and symbols, in the same way as gestures, are a very important part.

Yesterday like today, the ecclesiastic habit is not indifferent both to the user and the one having seen it.

It may not be hated in itself, but because of the deepest reality that reminds people of something they do not always like.

It can be rejected because of requirements that it carries for the one who wears it and who has to become a witness of coherence and who has to be a worker before God and men.

 If it doesn’t produce admiration in everybody, it causes respect, because more so in hostile environments to Christianity, it is a sign that the one who wears it serves a reality that he believes more than using it to his advantage.

Msgr. Giuseppe Mora said: “It was frequent in the town that certain disputes arose and it was not easy to reply to them. Sometimes it was easier to be silent, it happened that in a discussion some people attacked the Church unjustly and the activity of the priest. Rolando defended directly the  Pope, Jesus, the Church and the priests without any fear.”

In the same way he used to defend the pastor, Fr. Marzocchini from calumny provoked by the communist partisans.

He was known for his faith and courage; he was admired but as well seen in a bad light, because openly he showed that he wanted to become a priest.

On Holy Thursday of 1945 he wrote: “Thank you Jesus because you have given us yourself in the Holy Host and you are always with us…help me to return soon to seminary and become a priest.”

Friday in the meantime that he was kissing the crucifix, he repeated the offering to his best friend: “My whole life is for you o Jesus, to love you and to become love.”

On April 10, 1945 on the morning of the Tuesday after Low Sunday, he was already in the Church.

He was happy because he already received communion, he didn’t know that this was his viaticum.

He went back to his house and bringing with him some books, he went to the forest to study. As usual he was wearing his cassock.

At noon when he had not returned his parents started looking for him. With his books they found a note:

 “DO NOT LOOK FOR HIM HE IS COMING WITH US FOR A LITTLE WHILE.” – The partisans.

His father and the priest Fr. Camellini were looking for him everywhere.

The partisans had taken him to their base in the Emiliano Mountains. They took his cassock which made him very upset. They insulted him and hit him on his legs with his belt.  Right now in front of them, they had a small child covered in wounds and crying. In fact these same things happened to Jesus. For three days Rolando was in the hands of those godless men.

Mountains of blasphemies and insults against the church and the priesthood and other kinds of vulgarities fell on him, the poor little one. In this way the fear of flagellation in the poor body of this child became his own way of the cross.

Rolando was innocent, crying and whimpering like a little lamb taken to slaughter, he prayed from the depths of his heart and he asked for mercy. Still his soul was possessed by Christ and he was strong and in peace. Someone really touched by this testimony suggested to allow him go because he was just a child and there was no real motivation behind killing him.

But others denied this possibility and said: “Shut up or you will have this same fate.” The hatred against the priest and the cassock that represents him was stronger. They decided to kill him: “Tomorrow we will have one less priest.”

Nightfall came and they took him, bleeding into a forest in Piane di Monchio (Modena).

In front of the grave that was already dug, Rolando understood everything. He whimpered and implored for forgiveness and mercy, he was answered by a kick but he then said: “I want to pray for my mom and dad.”

He knelt next to the grave pit and he prayed for himself, for the people that he loved and possibly for the assassins. Two revolver shots sent him to the earth in his own blood. One last thought and one last beat of his heart for Jesus, he was completely in love…then the end.

  The partisans covered him with shovels of earth and some dry branches from the trees.

His cassock became a soccer ball, later seen as a “trophy of war,” under the door of a neighbouring house.

It was April 13, 1945, the anniversary of the young martyr St. Ermenegildo (+585 A.D.) Friday, like the one on which Jesus gave himself on the cross. Rolando was 14 years and 3 months old.

Rolando Maria Rivi with his life, his word and moreover with his blood had proclaimed “What is more dear to me in this world is Christ.”

On that bloody day, Fr. Alberto Camellini went to see the diocesan bishop, Eduardo Bertoni.

The Bishop was sick on his bed, weakened because of pain and the assignation of ten of his priests. April 19, Fr. Giuseppe Jemmi, an associate pastor in Felina had been killed. Msgr. Bretoni heard and then began to cry without consolation and exclaimed: “Now they are killing my seminarians too!”

Pius XII on March 19, 1958 addressing 100,000 youths from the Catholic Action in St. Peter’s square in Rome said: “The earth which has been irrigated with tears will smile with pearls of love and once the blood of the martyrs has been dispersed, it will make new Christians grow… after one of the hardest and most difficult winters will come a spring which will be the announcement of a very rich and light summer.”

The partisans who hated the Church and the priest thought that for Rolando everything was finished with the two shootings and with the shovels of earth that were thrown on his martyred body, in the grave in the forest of Piane di Monchio.

But no, this was just the beginning.

John Paul II on Sept. 23 1990 was in Ferrara, he spoke about the priest and seminarian martyrs saying: “The tortures and sufferings have made more evident the footprints of the ancient witness of faith…one word I want to say to the youth in preparation for the priesthood is that it is necessary to cultivate a sincere and deep love for Christ and one’s brothers, it is necessary to dispose the old heart to total donation.”

It is the message of Rolando that like a living seed bears fruit and is being fulfilled.

Rolando Rivi lived only fourteen years, he lived only to become a priest, to celebrate in the altar and offer the Holy Sacrifice of the Mass and to announce to his brothers, like a real missionary, the real Jesus Christ.

There is an empty altar in which this young man never celebrated the Mass, but there are so many other youths that have been called to the priesthood and with enthusiasm, driven by this example, will celebrate on this same altar.

Rolando has gone directly to the altar of glory, making of himself a pure host, holy and immaculate, offered to God for the salvation of his brothers.  

P. Alfonso M.A. Bruno FI

SOURCE : http://www.clerus.org/clerus/dati/2010-05/11-13/The_Testimony_of_the_Bloody_Cassock.html

Beato Rolando Rivi Seminarista, martire


San Valentino, Castellarano, Reggio Emilia, 7 gennaio 1931 – Piane di Monchio, Modena, 13 aprile 1945

«Domani un prete di meno», questa la motivazione che venne data dal commissario politico della formazione partigiana garibaldina che uccise nel 1945 il seminarista Rolando Rivi di 14 anni. Ci furono molte vittime fra il clero italiano durante la Seconda guerra mondiale e la guerra civile. Vittime dei nazisti, come don Giuseppe Morosini (1913-1944), accompagnato al supplizio dal Vescovo che lo aveva ordinato sacerdote, il futuro Cardinale Luigi Traglia (1895-1977), oppure come tanti sacerdoti e parroci assassinati dai partigiani e militanti comunisti, anche oltre il 25 aprile, come don Umberto Pessina (1902-1946).


Scrisse il Vescovo di Reggio Emilia, Beniamino Socche (1890-1965), nel suo diario: «…la salma di don Pessina era ancora per terra; la baciai, mi inginocchiai e domandai aiuto (…). Parlai al funerale (…) presi la Sacra Scrittura e lessi le maledizioni di Dio per coloro che toccano i consacrati del Signore. (…) Il giorno dopo era la festa del Corpus Domini; alla processione in città partecipò una moltitudine e tenni il mio discorso, quello che fece cessare tutti gli assassinii. Io  ̶  dissi  ̶  farò noto a tutti i Vescovi del mondo il regime di terrore che il comunismo ha creato in Italia». In Emilia Romagna e soprattutto nel «Triangolo della morte» (Bologna, Modena, Reggio Emilia) perirono barbaramente 93 sacerdoti e religiosi; la maggior parte a seguito delle vendette dei «rossi». Fra le vittime anche Rolando Rivi, colpevole di indossare la talare.

Il Papa, il 27 marzo scorso, ha autorizzato la Congregazione delle Cause dei Santi a promulgare i Decreti riguardanti 63 nuovi Beati e 7 nuovi Venerabili: molti sono martiri della guerra civile spagnola, dei regimi comunisti dell’Europa Orientale e del nazismo. Fra di loro c’è anche il giovane seminarista, del quale libri di storia e mass media hanno debitamente taciuto… per non sporcare l’ “eroica” memoria della Resistenza rossa.

Rolando Maria Rivi nacque il 7 gennaio 1931 a San Valentino, borgo rurale del Comune di Castellarano (Reggio Emilia), in una famiglia profondamente cattolica. Brillante e vivace, di lui si diceva:  «o diventerà un mascalzone o un santo! Non può percorrere una via di mezzo». Con la prima Comunione e la Cresima divenne maturo e responsabile. Rolando, ogni mattina, si alzava presto per servire la Santa Messa e ricevere la Comunione. All’inizio di ottobre del 1942, terminate le scuole elementari, entrò nel Seminario di Marola (Carpineti, Reggio Emilia). Si distinse subito per la sua profonda fede. Amante della musica, entrò a far parte della corale e suonava l’armonium e l’organo.
Quando stava per terminare la seconda media, i tedeschi occuparono il Seminario e i frequentanti furono mandati alle loro dimore. Rolando continuò a sentirsi seminarista: la chiesa e la casa parrocchiale furono i suoi luoghi prediletti. Sue occupazioni quotidiane, oltre allo studio, la Santa Messa, il Tabernacolo, il Santo Rosario. I genitori, spaventati dall’odio partigiano, invitarono il figlio a togliersi la talare; tuttavia egli rispose: «Ma perché? Che male faccio a portarla? Non ho voglia di togliermela. Io studio da prete e la veste è il segno che io sono di Gesù».

Questa pubblica appartenenza a Cristo gli fu fatale. Un giorno, mentre i genitori si recavano a lavorare nei campi, il martire Rolando prese i libri e si allontanò, come al solito, per studiare in un boschetto. Arrivarono i partigiani, lo sequestrarono, gli tolsero la talare e lo torturarono. Rimase tre giorni loro prigioniero, subendo offese e violenze; poi lo condannarono a morte. Lo condussero in un bosco, presso Piane di Monchio (Modena); gli fecero scavare la sua fossa, fu fatto inginocchiare sul bordo e gli spararono due colpi di rivoltella, una al cuore e una alla fronte. Poi, della sua nera e immacolata talare, ne fecero un pallone da prendere a calci. Era venerdì 13 aprile 1945.


Autore: Cristina Siccardi




Nella primavera del 1977, preparando l’esame di abilitazione in filosofia, mi imbattei in un libro di Mino Martelli, Una guerra, due resistenze (Ed. Paoline, Alba, 1976), che, tra l’altro, narrava la storia di un seminarista di Reggio Emilia, ucciso dai partigiani comunisti. Immaginai subito che doveva essere un ragazzo esemplare – Rolando Rivi, questo il suo nome – che meritava di conoscere più a fondo, e mi proposi, una volta terminati i miei studi di allora, di occuparmene per saperne di più.
A scuola presi a narrare di Rolando ai miei allievi che ne rimanevano commossi e pensosi. Finalmente nel 1991, cominciai a muovermi e mi trovai presto a contatto di persone che lo avevano conosciuto assai da vicino: alcuni suoi compagni di Seminario, i suoi maestri, alcuni familiari, persino il suo papà. La figura di Rolando apparve ai miei occhi in tutta la sua bellezza e il suo fascino singolare.


Un uomo appassionato



Seppi che il suo papà si chiamava Roberto Rivi ed era nato a S. Valentino di Castellarano (Reggio Emilia), il 30 ottobre 1903, primo di numerosi fratelli. Crebbe, alla scuola di mamma Anna, una donna di fede ardente, a pregare ogni giorno la Madonna con il Rosario e a incontrare tutte le domeniche Gesù nella S. Messa e Comunione. La sua guida era il parroco don Jemmi.

Dopo le elementari, Roberto rimase a casa a lavorare la campagna e a testimoniare la fede cristiana tra la sua gente. A 20 anni, prestò servizio militare, passando anche alcuni mesi a Zara, nell’Istria, assai lontano da casa, vivendo in ambienti difficili, sempre in fedeltà a Gesù, a costo di qualsiasi sacrificio.

A metà degli anni ’20, era rientrato in famiglia a S. Valentino, proprio nel periodo in cui la Chiesa, guidata da Papa Pio XI, organizzava la gioventù nell’Azione Cattolica: anche Roberto fece parte di quei giovani appassionati. Ogni giorno, con la mamma Anna, partecipava alla Messa con la Comunione. Lo farà sino all’ultimo giorno della sua vita, preparandosi alla Comunione quotidiana con la Confessione settimanale e la preghiera personale.

Ventiquattrenne, Roberto aveva incontrato Albertina e la sposò, deciso a farsi una famiglia, che avesse come centro Gesù, Luce, Amore e Guida.

Quindi erano venuti i figli che furono la sua più grande gioia.



Il piccolo chiamato



Il 7 gennaio 1931, gli nacque Rolando che si dimostrò subito un figlio speciale. A 5 anni, il piccolo già serviva la Messa al parroco don Olinto Marzocchini, e si vedeva che gli piaceva proprio stare in chiesa a pregare e a cantare le lodi del Signore.

Nella festa del Corpus Domini, 16 giugno 1938, Rolandino ricevette la I Comunione e fu davvero per lui festa umile e solenne: Gesù diventava il suo intimo Amico. A scuola, guidato dalla maestra Clotilde Selmi, giovane donne dalla Comunione quotidiana, preparata e tutta dedita alla sua missione di educatrice cristiana, seppe dare buoni risultati: sostenuto da una vivace intelligenza, imparava con facilità e aiutava volentieri i compagni.

Era generosissimo con i poveri di passaggio ai quali donava con larghezza, dicendo: “La carità non rende povero nessuno. Ogni povero per me è Gesù”. Il 24 giugno 1940, dal Vescovo diocesano di Reggio Emilia, Mons. Edoardo Brettoni, Rolando ricevette la Cresima. Si sentì ancora più obbligato con il Signore Gesù, “un soldato di Cristo”, come allora si diceva, e prese forti impegni con Lui: la Messa e Comunione quotidiana, la Confessione settimanale, il Rosario alla Madonna ogni giorno, da solo e in famiglia.

I suoi piccoli amici del borgo, Rolando cercava di portarli in chiesa, al catechismo, davanti al Tabernacolo, per crescere nella fede e nell’amore al Signore. Papà Roberto si chiedeva: “Chi mai sarà questo bambino?”. Rolando finì le elementari in modo brillante. La maestra ricorderà sempre “i suoi occhi vivi, espressivi al massimo, cui non sfuggiva nulla, la sua intuizione immediata, la logica serrata dei suoi ragionamenti, la sua ottima memoria”.

A lui, però, ciò che più importava, era il rapporto, intenso, sempre più intenso con Gesù. Il sacerdote all’altare – don Narzocchini, sua guida e modello di vita – quando consacrava il Pane e il Vino nella Messa, gli appariva grande da toccare il Cielo: “Perché – si domandava – non avrebbe potuto essere come lui?”.

S. Pio X, il papa dell’Eucaristia ai bambini in giovanissima età, un giorno previde: “Ci saranno tanti ragazzi santi e tanti chiamati al sacerdozio, grazie a Gesù Eucaristico adorato e santamente ricevuto da loro”.

Per tutta la prima metà del secolo XX – e oltre – grazie a una pedagogia davvero eucaristica da parte delle parrocchie e dell’Azione Cattolica, la “profezia” di S. Pio X si è avverata largamente: lo scrivente, ricercatore di “santità giovane”, lo può ampiamente documentare, appoggiandosi anche sulla testimonianza scientifica e teologica di illustri Maestri della psicologia, del dogma e dell’ascetica cristiana, quali P. Agostino Gemelli, P. Garrigou-Lagrange, il Card. Pietro Palazzini (si veda il testo di L. Castano, Santità giovanile, LDC, Torino, 1989).

Ebbene, proprio nell’ambito della profezia di S. Pio XII, Rolando Rivi, decenne, a contatto di Gesù vivo nel Tabernacolo e del suo parroco don Marzocchini, vero “sacerdos propter Eucaristiam”, sentì la voce di Gesù che lo chiamava alla santità e al sacerdozio. A 11 anni, decise: “Voglio farmi prete. Papà, mamma, vado in Seminario”.

Così all’inizio dell’ottobre 1942, entrò in Seminario, a Marola (Reggio Emilia), vestendo subito l’abito talare, come allora si usava. Studiava con serietà e, con la sua bella voce, faceva parte del coro. Stava assai volentieri davanti all’Eucaristia, appassionato sempre di più della sua vocazione, sentendosi un prediletto di Dio.


A casa, in vacanza, durante l’estate, continuava a vivere da seminarista, con fedeltà ai suoi impegni, la Messa e la Comunione quotidiana, la meditazione al mattino, la visita al SS.mo Sacramento e il Rosario alla Madonna, ogni sera, in una vita di studio e di purezza, e facendo apostolato tra i compagni. Portava sempre con orgoglio l’abito religioso, spiegando: “È il segno che io sono di Gesù”.

Suonava in chiesa l’harmonium e accompagnava i cantori, tra i quali il suo ottimo papà, Roberto Rivi, fiero di cantare con il suo “tesoro” che si preparava, più convinto che mai, a diventare “un altro-Gesù” nel sacerdozio. Lo si vedeva spesso circondato da piccoli amici, con i quali il discorso era caldo di luce e di amore: voleva raccoglierli tutti attorno a Gesù, insegnare loro ad amarlo come Lui solo merita di essere amato.


Giovanissimo martire



Ha testimoniato di lui un suo compagno di Seminario, ora prete e parroco: “Rolando era vivace e svelto in tutti i giochi, a pallone a pallavolo. Il campione della classe, della sua camerata. Attentissimo a scuola, molto studioso, esemplare, innamoratissimo di Gesù. Tutto in lui era superlativo. Si stava volentieri con lui: contagiava gioia e ottimismo. Era l’immagine perfetta del ragazzo santo, ricco di ogni virtù, portata nella vita quotidiana all’eroismo”.

Papà Roberto era orgoglioso che il buon Dio gli avesse dato un figlio così e già pregustava la gioia di vederlo sacerdote. Ma nel 1944, il Seminario, a causa della guerra, fu chiuso. Rolando, rientrato in famiglia a S. Valentino, viveva, nonostante le difficoltà, la sua stessa vita ardente e luminosa, intessuta di preghiera e di studio, di amore intenso a Gesù Eucaristico, di pietà mariana.

Il momento era difficilissmo, per le scorribande di tedeschi, fascisti e partigiani; l’odio alla Chiesa e ai preti diffuso e rabbioso. Venne a sostituire il parroco, un givoane curato, don Alberto Camellini. Rolando con i suoi amici seminaristi di S. Valentino, diceva spesso: “Preghiamo per tornare al più presto in Seminario. Quando sarò prete, partirò come missionario a portare Gesù a quelli che non lo conoscono”.


Non temeva né derisione né minacce – che non gli mancavano – segnato a dito, come “il pretino”. A chi gli chiedeva di vestire come gli altri ragazzi, rispondeva: “Non posso lasciare la mia veste: è il segno che io appartengo al Signore”.

Il 10 aprile 1945, finì in mano a un gruppo di partigiani comunisti a Monchio (Modena). Lo portarono nella loro base e lo processarono come un colpevole (colpevole della sequela Christi!). Poi emisero la sentenza: “Uccidiamolo, avremo un prete in meno”. In un bosco, presso Piane di Monchio, dopo averlo percosso e malmenato senza pietà, gli scavarono la fossa… Mentre Rolando, inginocchiatosi, pregava il suo Gesù per sé, per i suoi genitori, forse per gli stessi aguzzini, questi lo presero a calci, poi, con due colpi di rivoltella al cuore e alla fronte, lo finirono barbaramente.

Era il 13 aprile 1945, un venerdì, quando Rolando Rivi, a 14 anni appena, fu freddato nel clima di odio contro la Chiesa e i sacerdoti.

L’indomani, papà Roberto e don Camellini ritrovarono il suo corpo martoriato. Sepolto provvisoriamente a Monchio, un mese dopo, tornava a S. Valentino tra la sua gente in lacrime che guardava a lui, come a un piccolo angelo, della razza dei martiri, uccisi dai senza-Dio, dai primi secoli cristiani a quelli contemporanei della Russia, del Messico e della Spagna. Sulla sua tomba, papà Roberto fece scrivere le parole da lui composte: “Tu che dalle tenebre e dall’odio fosti spento, vivi nella luce e pace di Cristo”.


Al di là dell’odio



Su quell’immane tragedia, papà Roberto disse soltanto: “Perdono”. Era straziato, ma con la sua fede grandissima riprese a vivere infondendo coraggio ai suoi e illuminando il dolore con la preghiera incessante, sentendosi quasi chiamato a compiere il bene al posto di Rolando.

Il martirio del figlio seminarista lo spinse a fondo, a impegnarsi in prima persona, negli anni del dopoguerra affinché l’Italia non cadesse sotto un’altra dittatura, e a costruire una società cristiana. Nel tempo del conflitto, gli erano morti al fronte, lontanissimo da casa, i due fratelli Rino e Adolfo, e in casa, la sorella Lina. Negli anni che verranno, altri lutti e dolori proveranno la sua forte tempra e la sua fede invincibile.

Stupiva chi lo avvicinava, persino i sacerdoti che lo stimavano e ne amavano la compagnia, e la sorella suora. “Con tutto quanto ha patito, come piò essere così forte e sereno?”. La sua risposta era la Croce di Cristo. Così papà Roberto portava la sua fede davanti a chiunque, sempre “uno con Gesù”: nella famiglia, nel lavoro, nei rapporti sociali, nel modo di intendere le cose e le scelte quotidiane. Una vera mentalità di fede, la sua, tradotta nelle opere, in semplicità e letizia.

Gli anni passavano e la sua esistenza si faceva sempre più traboccante di preghiera: la Messa e la Comunione quotidiana, in un colloquio prolungato con Gesù, per la Chiesa, per i sacerdoti, per la conversione del mondo, fino al punto di riconoscere, con il suo amico don Ugolini: “Io starei sempre davanti al Signore del Tabernacolo”.

La via Crucis diventò la sua preghiera prediletta: la ripeteva anche sette volte al giorno, tenendo la foto di Rolando tra le mani, ricordando al divino Sofferente i suoi familiari, gli amici, i sacerdoti e… coloro che gli avevano fatto del male.

Il 22 ottobre 1992, a 89 anni, papà Roberto rivedeva il suo Rolando e i suoi cari che lo avevano preceduto in Paradiso. Chi lo ha conosciuto di persona o semplicemente lo ha sentito qualche volta per telefono è rimasto incantato dalla sua fede granitica e dolce: anche lui, la sua vita, come Rolando, l’aveva consumata per Gesù, nostro Re e Signore.



“Un angelo della terra”



Raccolte numerose testimonianze su Rolando, abbiamo pubblicato la sua biografia: “Un ragazzo per Gesù” (Ediz. Del Noce, Camposampiero – PD – 1997).

Il volumetto si è diffuso per ogni dove e continua a diffondersi.

Il 29 giugno 1997, solennità dei SS. Pietro e Paolo, Apostoli e i più grandi Martiri della Fede cattolica, dal cimitero, la salma di Rolando è stata traslata nella chiesa di S. Valentino, dove era stato battezzato ed era sbocciata la sua vocazione al sacerdozio. Da quel giorno, la sua tomba è diventata meta di pellegrinaggio da ogni parte d’Italia e da più lontano, e luogo di preghiera.

Nell’aprile del 2001, i giornali hanno parlato a lungo di un bambino inglese di tre anni, James Blacknel, guarito dalla leucemia per l’intercessione di Rolando. Da allora sono assai frequenti le testimonianze di grazie, guarigioni e celesti favori ottenuti da chi lo prega. Si tratta di umile gente, ma anche di uomini di cultura che si rivolgono a lui, certi di essere esauditi (Gente, 31 maggio 2001, pp. 113-115; Famiglia Cristiana, 17 giugno 2001, pp. 72-73; Il giornale, 13 aprile 2002, p. 31, oltre le pubblicazioni locali dell’Emilia e della Toscana).

Nel settembre 2002 e nel settembre 2003, si sono svolti a S. Valentino due convegni per ricordarlo e approfondire la conoscenza della sua nobile figura che emerge sempre più luminosa e affascinante nello splendore del martirio. Anche l’Osservatore Romano ha scritto più volte di lui (12 aprile 2000; 16 gennaio 2004). Il 7 maggio 2000, nella solenne celebrazione dei martiri del XX secolo, voluta a Roma da papa Giovanni Paolo II, anche Rolando Rivi è stato ricordato.

È diffusa ormai di lui una larga “fama sanctitatis”, in Italia e all’estero, fino al lontano Brasile. Il 1 Dicembre 2003, il Card. José Saraiwa Martins, Prefetto della Congregazione della Cause dei Santi, letta la piccola biografia di Rolando, or ora citata, in una lettera allo scrivente lo ha definito “splendida figura di seminarista e vero angelo della terra”, augurando che si possa al più presto iniziare la sua causa di beatificazione. Il suo esempio verrebbe a indicare l’unica via davvero affascinante per educare i ragazzi alla fede e all’amore a Cristo e far sbocciare autentiche vocazioni al sacerdozio in un vero cammino di santità.

È proprio di questo che abbiamo oggi immensamente bisogno.

Rolandi Rivi, a 14 anni, ha proclamato a fronte alta davanti al mondo che continua a perseguitare gli amici di Gesù: “Vitam et sanguinem pro Christo nostro Rege”. Solo ragazzi e giovani come lui saranno capaci anche oggi di una nuova rivoluzione cristiana davanti a cui nessuno potrà chiudere gli occhi e tanto meno chiudere il cuore.


Autore: Paolo Risso




Il ruolo e la sofferenza della Chiesa durante la II Guerra Mondiale

Dalla grande tragedia che fu la Seconda Guerra Mondiale, con tutto il suo strascico di orrori contro l’umanità, emergono ormai sempre più chiaramente, tante belle figure di sacerdoti, religiosi, seminaristi, laici d’Azione Cattolica, che testimoniarono la loro fede cattolica e l’amore per i fratelli sofferenti in quella situazione, a qualunque parte i belligeranti appartenessero.

Oltre gli eroi, che giustamente sono stati riconosciuti e onorati dalle Nazioni in guerra, vi furono anche eroi più silenziosi, nascosti o rimasti a lungo trascurati nel ricordo ufficiale, ma che pur diedero la loro vita per la salvezza di altri, in virtù dell’amore totale verso Dio e di riflesso verso i fratelli nell’umanità; in molti casi pagarono con la vita, la loro fedeltà a Cristo ed alla Chiesa, denunciando e lottando contro la barbarie ideologica imperante. 

E la Chiesa Cattolica, fu come sempre in prima fila, per la sua posizione di ricercatrice di pace, di avvocata dei deboli, di soccorritrice in ogni sofferenza, persecuzione, ingiustizia, si trovò sempre fra le opposte ideologie totalitarie e in senso pratico fra i contendenti, sia essi invasori ed oppressori, sia perdenti ed oppressi, anche quando i ruoli si invertirono, a seguito del capovolgersi delle situazioni di guerra e delle mutate condizioni politiche. 

E da ambo le parti, i suoi figli e figlie consacrati e i fedeli impegnati in ogni campo dell’apostolato, subirono alternativamente persecuzioni, arresti, torture e morte violenta. 


I martiri del tempo

La Chiesa, passata la disastrosa bufera e mettendo insieme notizie, testimonianze, scritti, verificando ed approvando virtù e miracoli ottenuti per la loro intercessione, ha provveduto ad elevare alla gloria degli altari o avviando le cause per la beatificazione, molti di questi suoi figli, martiri per la fede, uccisi con le armi o lasciati morire nei famigerati campi di sterminio. 

Si citano alcuni: S. Massimiliano Maria Kolbe (1894-1941), frate conventuale francescano polacco; beato Giuseppe Kowalsky († 4 luglio 1942), salesiano polacco; santa Edith Stein (1891-1942), carmelitana olandese di origine ebrea; beato Tito Brandsma (1881-1942), carmelitano olandese; beato Marcello Callo (1921-1945), laico cattolico francese; beato Secondo Pollo (1908-1941), sacerdote italiano, cappellano degli Alpini; servo di Dio Salvo D’Acquisto (1920-1943), brigadiere dei carabinieri; servi di Dio Flavio Corrà (1917-1945) e Gedeone Corrà (1920-1945), fratelli veronesi, giovani d’Azione Cattolica; servo di Dio Gino Pistoni (1924-1944), partigiano d’Ivrea, giovane d’Azione Cattolica; servo di Dio Giuseppe Rossi (1912-1945), parroco di Castiglione d’Ossola; ecc. 



La situazione in Italia
L’Italia fu particolarmente colpita dalle tragiche vicende, prima con l’affermarsi del regime fascista, con le leggi razziali, con la sciagurata alleanza col nazismo hitleriano, poi con la partecipazione alla II Guerra Mondiale, che tante vittime e distruzioni apportò al popolo italiano e infine con la perdita della guerra, il dissolvimento dell’esercito, l’invasione alleata con centinaia di bombardamenti, il ritiro delle truppe tedesche con stragi e rappresaglie sulla popolazione, la Repubblica di Salò nell’Alta Italia, il movimento della Resistenza, gli scontri sanguinosi tra fascisti, tedeschi e partigiani, la caduta definitiva del Fascismo, le vendette finali con migliaia di esecuzioni-omicidi. 
È impossibile in questa limitata scheda, annoverare le vittime cattoliche innocenti o ritenute colpevoli da una delle parti contendenti, perché espletavano la carità di Cristo anche con gli appartenenti all’altra parte, oppure alzavano la voce in difesa di quanti subivano vendette, violenza e soprusi. 



Il martirio della Chiesa Italiana

Ci furono vittime dei nazi-fascisti, come don Giuseppe Morosini (1913-1944), fucilato a Roma e don Pietro Pappagallo, ucciso alle Fosse Ardeatine († 24-3-1944), come i tanti parroci uccisi dai tedeschi insieme ai loro fedeli, a S. Anna di Stazzena, Boves, Marzabotto, ecc. e i tanti sacerdoti e parroci uccisi dei partigiani e militanti comunisti, anche oltre il 25 aprile 1945, come don Umberto Pessina, parroco di San Martino di Correggio († 18 giugno 1946). 

In Emilia Romagna e soprattutto nel famigerato “Triangolo della morte” (Bologna, Modena, Reggio Emilia), perirono di morte violenta, vittime da ambo le parti, ben 93 sacerdoti e religiosi; la maggior parte a seguito delle vendette dei ‘rossi’ contro le ex ‘camicie nere’, fra i quali inclusero spesso anche le tonache nere, cioè i preti, a volte accusati di aver collaborato con il regime, oppure di aver aiutato qualche fascista fuggitivo.E in questo clima di strisciante Guerra Civile, bagnato dal sangue di migliaia di vittime delle vendette, s’inquadra la vicenda terrena e il martirio del quattordicenne seminarista Rolando Rivi, colpevole solo di indossare la veste talare in quel periodo di odio scatenato contro il clero, che alzava la voce a condannare in nome di Dio gli eccidi dell’immediato dopoguerra. 



Rolando Rivi; le origini, la vocazione al sacerdozio

Rolando Rivi nacque il 7 gennaio 1931 a San Valentino, villaggio del Comune di Castellarano (Reggio Emilia), borgo campagnolo, posto a 300 metri d’altitudine sulle prime alture dell’Appennino, tra il torrente Tresinaro e il fiume Secchia. 

Secondo dei tre figli di Roberto Rivi e di Albertina Canovi, al battesimo, amministrato dal parroco don Luigi Lemmi, gli fu imposto il nome di Rolando Maria. 

Il giovane papà di 28 anni, Roberto, era figlio di Alfonso Rivi e di Anna Ferrari, che dall’inizio del Novecento, provenienti da Levizzano-Baiso, si erano trasferiti a San Valentino a lavorare la terra, e verso gli anni Venti si erano spostati nell’ampio casolare di campagna del “Poggiolo” con i loro nove figli, dei quali Roberto era il primogenito, nato nel 1903 anche lui a San Valentino. 

Il papà di Rolando era cresciuto educato alla fede genuina e forte della sua mamma Anna Ferrari, e nei tempi eroici dell’Azione Cattolica degli anni Venti, aveva fatto parte dei giovani iscritti della sua parrocchia; prima di andare a lavorare nei campi, ogni mattina assisteva alla celebrazione della Messa e si accostava alla Comunione. 

In questa atmosfera di forte religiosità e fede concreta, crebbe Rolando, insieme al fratello maggiore Guido e alla sorella minore Rosanna. 

Sano di salute ed esuberante nel carattere, con la sua vivacità procurava spesso ansia ai genitori, ma la nonna Anna aveva intuito il suo temperamento e diceva: “Rolando o diventerà un mascalzone o un santo! Non può percorrere una via di mezzo”. 

A sei anni nel 1937, iniziò a frequentare le scuole elementari e nel contempo la parrocchia; sia la maestra Clotilde Selmi, sia la catechista Antonietta Maffei, profusero nella giovane anima di Rolando l’amore per la vita, per la famiglia, per Gesù, per i fratelli, completando ed integrando l’educazione che riceveva dai suoi familiari. 

Fu ammesso a ricevere l’Eucaristia quasi subito, perché era tra i fanciulli che si erano preparati meglio ed in fretta; fece la Prima Comunione il 16 giugno 1938 festa del Corpus Domini; dopo quel giorno Rolando cambiò, pur rimanendo vivace divenne più maturo e responsabile, cambiamento che si accentuò dopo aver ricevuto la Cresima il 24 giugno 1940. 

Intanto il suo parroco don Olinto Marzocchini, che dal marzo 1934 aveva preso il posto del defunto parroco Lemmi, divenne il suo maestro e modello di vita, indirizzando da padre spirituale, la sua giovane e innocente anima verso la scoperta di Cristo. 

Rolando si accostava ogni settimana al Sacramento della Penitenza e ogni mattina si alzava presto per servire la Messa e ricevere la Comunione. 

Aveva quasi 11 anni, quando non potendo più contenere dentro di sé la voce di Gesù che lo chiamava, disse ai genitori e nonni: “Voglio farmi prete, per salvare tante anime: Poi partirò missionario per far conoscere Gesù, lontano, lontano”. 

I suoi pii genitori non si opposero, e Rolando completato il ciclo delle elementari, all’inizio dell’ottobre 1942 entrò nel Seminario di Marola (Carpineti, Reggio Emilia) per le medie-ginnasio; come allora si usava, vestì subito la tonaca talare e Rolando ne fu orgoglioso, portandola con dignità e amore. 

L’avvertiva come segno della sua appartenenza a Cristo e alla Chiesa e ne era fiero, e proprio l’amore che portava all’abito talare, sarà la causa della sua prematura fine. 



In Seminario; la guerra entra nella sua vita; il ritorno forzato a casa

Si distinse subito per lo studio, per la bontà verso tutti, per la sua gioia verso Gesù, per le preghiere prolungate davanti al Tabernacolo; divideva con i compagni, cibo, frutta, dolci, che spesso erano portati dai suoi genitori in visita. 

Amante della musica, entrò a far parte della corale e cominciò a suonare l’armonium e l’organo per rendere più solenni le cerimonie liturgiche; quando tornava a casa, aiutava i genitori nei lavori di campagna e suonando l’armonium accompagnava il coro parrocchiale, dove cantava anche il padre Roberto; organizzava i ragazzi nei giochi, partecipò ai pellegrinaggi mariani che don Marzocchini organizzava. 

Intanto la guerra infuriava e anche il tranquillo villaggio di San Valentino ne era scosso; dopo l’8 settembre 1943 con la caduta di Benito Mussolini e l’occupazione della Penisola da parte dei tedeschi, si erano aggregate, specie nelle province emiliano-romagnole, formazioni partigiane, che a parte gruppi minoritari di cattolici democratici, erano in maggioranza composte da comunisti, socialisti, aderenti al Partito d’Azione, tutti accomunati oltre che dall’odio verso i fascisti, anche da una forte connotazione anticattolica. 

La frangia più estrema, quella dei comunisti, non si limitava a combattere i tedeschi; vedendo nel clero un pericoloso argine al proprio progetto rivoluzionario, l’anticlericalismo diventò violento e man mano sempre più minaccioso. 

Nel giugno 1944, quando Rolando finì la II Media, i tedeschi occuparono il Seminario di Marola e i seminaristi furono mandati a casa. 

Anche Rolando dovette tornare a San Valentino, portando con sé i libri per poter continuare a studiare a casa e per non perdere l’anno scolastico. 

Continuò a sentirsi seminarista, la chiesa e la casa parrocchiale furono i luoghi prediletti per il trascorrere del suo tempo: la Messa quotidiana con la Comunione, la meditazione, la visita pomeridiana a Gesù nel Tabernacolo, il rosario alla Madonna, suonava con letizia l’armonium; simpatico a tutti, riprese i contatti con i bambini, con i coetanei, insegnando loro a fare i chierichetti, a sera in casa, guidava vicino alla nonna, la recita del rosario. 


Il parroco l’osservava compiaciuto del suo fervore, che non veniva meno fuori dell’ambiente specifico del seminario, d’altra parte Rolando Rivi non smise di portare la tonaca, pur restando a casa, in attesa di poter ritornare nel Seminario. 

I genitori, spaventati da quanto succedeva nei dintorni, con le scorribande di tedeschi, fascisti e partigiani, accompagnate anche da furti, razzie e violenze, insistevano col figlio di togliersi quella benedetta veste nera, perché i tempi non erano buoni per il momento; ma Rolando rispondeva: “Ma perché? Che male faccio a portarla? Non ho voglia di togliermela”; “Io studio da prete e la veste è il segno che io sono di Gesù”. 


La situazione in paese precipita

Intanto a San Valentino anche don Olinto Marzocchini era stato aggredito una notte, e giacché già altri preti (Donatelli, Ilariucci, Corsi, Manfredi), erano stati uccisi dai partigiani comunisti (nella sola provincia di Reggio Emilia si conteranno alla fine 15 sacerdoti uccisi), fu opportunamente trasferito in luogo più sicuro e al suo posto fu inviato un giovane sacerdote, don Alberto Camellini. 

Rolando si trovò ancora più spaesato, venendo meno la sua guida spirituale, ma soprattutto era addolorato per la violenza che don Olinto aveva subito; comunque prese a collaborare col nuovo vice curato, con la consueta disponibilità ed entusiasmo. 

In paese scoppiavano spesso discussioni politiche, alle quali non era facile rispondere, meglio tacere, ma in un’occasione in cui era presente l’adolescente seminarista, alcuni attaccarono ingiustamente la Chiesa e l’attività dei sacerdoti e Rolando con impulsività, ne prese le difese davanti a tutti senza alcuna paura. Così a quanti già l’ammiravano in paese, si alternarono taluni che lo presero a malvedere. 

Trascorse così l’inverno a San Valentino, allietando e solennizzando le funzioni religiose dell’Immacolata, del Natale, dell’Epifania, con le armoniose note dell’organo da lui suonato. 

Il 1° aprile 1945, Pasqua di Resurrezione, ritornò in parrocchia don Marzocchini e al suo fianco rimase il giovane curato don Capellini, e come previsto, Rolando partecipò alle solenni funzioni della Settimana Santa, alternandosi al servizio dell’altare e al suono dell’organo; il parroco insistendo, volle dargli un piccolo dono in denaro, per ricompensarlo di tutti servizi fatti in quell’intenso periodo di celebrazioni. 



Il martirio del giovane seminarista

C’era ancora la guerra, ma nell’aria si avvertiva che stava finalmente avviandosi alla fine; Rolando nei giorni successivi, non mancò mai alla Messa e alla Comunione e dopo con i libri sottobraccio, nel fiorire della primavera, si spostava in un vicino boschetto a studiare. 

E anche martedì 10 aprile al mattino presto, era già in chiesa per la Messa cantata in onore di s. Vincenzo Ferreri, che non si era potuta celebrare il 5 aprile, perché cadeva nell’Ottava di Pasqua, suonò e accompagnò all’organo i cantori, fra i quali suo padre; ricevette come al solito la Comunione e al termine della celebrazione, dopo aver preso accordi con i cantori per la Messa dell’indomani, ritornò a casa. 

Mentre i genitori si recavano a lavorare nei campi, Rolando prese i libri e si allontanò come al solito a studiare nel boschetto, indossando sempre la sua veste nera. 

A mezzogiorno, i genitori l’attendevano per il pranzo e non vedendolo si recarono nel vicino boschetto a cercarlo; trovarono a terra i libri e un biglietto: ”Non cercatelo; viene un momento con noi partigiani”. 

I partigiani comunisti che l’avevano sequestrato, lo portarono nella loro ‘base’; il padre e il cappellano don Camellini, angosciati presero a cercarlo dovunque nei dintorni, intanto Rolando era stato spogliato della veste nera, che li irritava particolarmente, percosso con la cinghia sulle gambe e schiaffeggiato. 

Rimase tre giorni prigioniero dei partigiani, subendo offese e violenze; davanti a quel poco più di un ragazzino piangente, qualcuno di loro mosso a pietà, propose di lasciarlo andare, perché in effetti era soltanto un ragazzo; ma altri si rifiutarono e lo condannarono a morte, per avere “un prete futuro in meno”. 

Lo portarono in un bosco presso Piane di Monchio (Modena); scavata lì una fossa, Rolando fu fatto inginocchiare sul bordo e quando lui, avendo ormai compreso, singhiozzando implorò di risparmiarlo, ebbe come risposta dei calci e mentre pregava per sé e per i suoi cari, due scariche di rivoltella, una al cuore e una alla fronte, lo fecero stramazzare colpito a morte nella fossa. 

Fu ricoperto con pochi centimetri di terra e foglie secche; era venerdì 13 aprile 1945 e Rolando aveva solo 14 anni e 3 mesi: la sua veste da seminarista fu arrotolata come un pallone da calciare e dopo appesa come un trofeo di guerra, sotto il porticato di una casa vicina. 

Solo il giorno dopo, su indicazione di uno dei partigiani, il padre Roberto e il cappellano ritrovarono il corpo, la salma ricomposta, fu posta in una bara improvvisata e portata nella chiesa parrocchiale di Monchio per la funzione liturgica, e poi sepolta nel locale cimitero parrocchiale. 

Solo dopo, il padre e il cappellano ritornarono a San Valentino a portare la notizia alla desolata madre e al villaggio; la notizia suscitò uno sgomento generale di fronte a tanta barbarie. 

A guerra ultimata, il 29 maggio 1945, la salma del giovane martire fu riportata nel suo villaggio, posta in una bara bianca e fra le lacrime di tutta la popolazione, fu tumulata in località Montadella. 

I suoi genitori scrissero sulla sua tomba: “Tu che dalle tenebre e dall’odio fosti spento, vivi nella luce e nella pace di Cristo”. 

Rolando Rivi fu, ed è, una delle tante stelle luminose del firmamento affollato dei martiri, specie del XX secolo, che passando dalla Rivoluzione Messicana, alla Guerra Civile Spagnola, alla Rivoluzione e persecuzione in Russia o vittime delle due Guerre Mondiali, hanno testimoniato con il loro sangue innocente, la fede in Cristo seguendolo lungo il Calvario. 

Dopo 60 anni, il 7 gennaio 2006, l’arcivescovo di Modena mons. Benito Cocchi, ottenuto il nulla osta dalla Santa Sede il 30 settembre 2005, ha dato inizio, nella chiesa modenese di Sant’Agostino, al processo diocesano per la beatificazione del seminarista Rolando Rivi, martire innocente, caduto sotto l’odio anticlericale e anticristiano del tempo, per aver voluto testimoniare, indossando l’abito talare fino all’ultimo, la sua appartenenza a Cristo.

E' stato beatificato a Modena il 5 ottobre 2013.

La ricorrenza liturgica per le diocesi di Reggio Emilia-Guastalla e di Modena-Nonantola è stata fissata al 29 maggio.



Autore: Antonio Borrelli



Presto beato il seminarista ucciso dai partigiani
Papa Francesco ha promulgato il decreto per la beatificazione del quattordicenne Rolando Rivi, morto nel «triangolo rosso» alla fine della guerra


C'è anche il suo nome tra quelli che il nuovo Papa Francesco ha deciso di inserire nell'albo dei beati: Rolando Rivi, seminarista quattordicenne, assassinato il 13 aprile 1945 da una pattuglia di partigiani rossi. 



Rivi era nato il 7 gennaio 1931 a San Valentino, un paese di campagna all’inizio dell’Apennino, nel comune di Castellarano e in diocesi di Reggio Emilia. Figlio di contadini, era cresciuto in un ambienta familiare imbevuto di cristianesimo. Il piccolo vedeva che il papà, anche quando tornava la sera dai campi molto stanco, pregava la Madonna con il rosario tra le mani. 



E la mattina presto, prima di andare a lavorare, andava spesso in chiesa a «cantare Messa» perché faceva parte del coro parrocchiale. Rolando «cresceva aperto e sereno, anzi felice – scrive Paolo Risso, autore di una piccola biografia intitolata Rolando Rivi, un ragazzo per Gesù – e si scatenava di frequente in corse sfrenate e in giochi anche spericolati, rispondendo “a tono” a chi si permetteva commenti su di lui o lo interrogava. Combinava birichinate allegrissime e stargli insieme era uno spasso». Insomma, era un bambino vivacissimo e pieno di allegria. 



Nel 1934, in paese arriva un nuovo parroco, don Olinto Marzocchini, un prete il cui esempio sarà decisivo per la vocazione di Rolando. A sei anni, in prima elementare, sapeva già ripetere a memoria poesie o brani delle prediche di don Olinto. A Natale lo videro presentarsi con un sacchetto davanti al Gesù Bambino del presepio, e lo sentirono dire: «Questi sono i miei peccati, sono cento, li ho contati. Ma ti prometto, o buon Gesù, che un altr’anno ti porterò un sacchetto di virtù!». Vista la sua preparazione e la sua fede, viene ammesso in anticipo alla Prima Comunione. 



Ai genitori e alla nonna promette: «Adesso sarò buono, come voi desiderate, come Gesù vuole». Da quel giorno, il 16 giugno 1938, festa del Corpus Domini, i familiari notano in lui l’inizio di una trasformazione: rimaneva vivacissimo, ma cominciava a dominarsi. «Quando cominciava a fare qualche capriccio – ricorda il papà, Roberto Rivi – bastava dirgli: “Gesù così non è più contento di te”, perché il ragazzo cambiasse subito atteggiamento. Sentiva per Gesù un’attrattiva sempre più intensa». 



Imparava a suonare, a cantare, serviva Messa, era diventato uno dei collaboratori più assidui e preparati del parroco. Ormai ripeteva spesso davanti al tabernacolo: «Vorrei farmi prete…». Un giorno della primavera del 1942, quando è in quinta elementare, Rolando avverte ancora più chiara la voce di Gesù che dice: «Vieni e seguimi». Lui lo confida prima al parroco don Olinto: «Ho deciso, voglio farmi prete».



I genitori sono entusiasti della bella notizia, che arriva in un periodo difficile per la famiglia: uno zio è appena stato ucciso sul fronte di guerra in Africa, un altro morirà sul fronte russo l’anno successivo, mentre una giovane zia si spegnerà stroncata dal dolore per questi lutti. In autunno Rolando entra nel seminario minore di Marola e veste per la prima volta l’abito talare, la lunga tonaca nera dei sacerdoti, che oggi quasi nessuno porta più, ma che allora era d’obbligo indossare. Viene subito notato per la sua fede profonda e per l’esempio che lui, appena undicenne, sa dare ai suoi compagni. 



Diventa anche un piccolo campione di calcio, durante le partite della ricreazione, la sua vivacità e la sua esuberanza s’impongono nei momenti di svago. «Il giocatore di pallone, il campione della camerata – racconta uno dei compagni di seminario – in ginocchio, ai piedi del tabernacolo, sembrava diventato un altro. Era il ragazzo migliore. Non aveva malizia, un puro di cuore. Un vero agnello». C’è una vecchia e ormai sbiadita foto che ritrae Rolando con la talare nera e il cappello a tesa larga da prete: ha gli occhi nerissimi e penetranti, il volto sereno. È fiero dell’abito che porta, desidera ardentemente con tutto il suo essere di poter celebrare Messa sull’altare.



Al termine della seconda ginnasio, nel giugno 1944, il seminario viene occupato dai tedeschi e gli studenti sono costretti a ritornare a casa. Rolando torna al paese, portando con sé i libri di latino, italiano e matematica, per poter continuare a studiare. Si dedica all’apostolato tra i bambini in parrocchia. Chi lo avvicina in quei giorni, dice: «Questo ragazzo riuscirà a diventare prete e sarà un prete esemplare». 



Nel settembre di quell’anno iniziano le scorribande dei tedeschi, dei fascisti e dei partigiani. Molti sacerdoti inermi finiscono purtroppo nel mirino di tutti. Rolando, che non voleva mai distaccarsi dalla sua tonaca nera, anche se più di un amico gli aveva consigliato di farlo per prudenza. I genitori lo supplicano: «Togliti la veste nera, non portarla ora…». «Ma perché? Che male faccio a portarla? Non ho motivo di togliermela». Non voleva distaccarsi da quel segno: «Io amo Gesù e ho la passione di servirlo nel sacerdozio. Io per Lui sono nel mondo, ma non del mondo». 



Un giorno viene deriso dai partigiani comunisti che scorrazzano per le colline attorno a San Valentino. Il parroco don Olinto è costretto a fuggire e a nascondersi. In quel periodo le simpatie del ragazzo seminarista andavano per gli uomini delle «Fiamme Verdi» della brigata «Italia», una formazione partigiana di ispirazione cattolica organizzata da don Domenico Orlandini, che aveva il nome di battaglia «Carlo».



Il 7 gennaio 1945, Rolando compie quattordici anni. La nonna Anna lo guarda piena di speranza, dice: «Chissà se ti vedrò salire l’altare…». «Oh, sì, nonna! – rispondeva lui – Canterò la Messa a San Valentino… Lo pensi che bello, nonna?». Arriva la Pasqua, e il Venerdì Santo Rivi si china a baciare il crocifisso ripetendo l’offerta al suo grande amico: «Tutta la mia vita per Te, o Gesù, per amarti e farti amare». 



Il 10 aprile, martedì, al mattino presto Rolando va in chiesa, assiste alla celebrazione, prega, suona l’organo accompagnando i cantori, tra i quali c’è suo papà Roberto. Quindi torna a casa e mentre i suoi genitori vanno a lavorare i campi lui prende i libri sottobraccio e si reca come al solito a studiare nel boschetto a pochi passi da casa. Indossa come sempre la talare nera. A mezzogiorno, non vedendolo tornare il padre il parroco vanno a cercarlo. Trovano un biglietto: «Non cercatelo, viene un momento con noi partigiani». Alcuni partigiani comunisti lo hanno portato nella loro base, lo hanno spogliato della tonaca, lo sbeffeggiano. 



Lui dice: «Sono un ragazzo, sì, un seminarista… e non ho fatto nulla di male». Viene percosso a cinghiate. Rolando piange, prega, chiede pietà. È soltanto un ragazzo. Qualcuno dei partigiani si commuove e propone di lasciarlo andare, ma gli altri si rifiutano. Decidono di ucciderlo. Lo portano in un bosco presso Piane di Monchio, in provincia di Modena. Rivi si ritrova davanti alla fossa già scavata, implora di avere salva la vita. Gli rispondono con un calcio. Allora si inginocchia e dice: «Voglio pregare per la mia mamma e il mio papà». Forse prega per i suoi stessi uccisori. Due scariche di rivoltella lo fanno rotolare a terra in una pozza di sangue. I partigiani lo coprono con qualche palata di terra e di foglie secche. La veste da prete diventa prima un pallone con cui giocare, poi viene appesa come trofeo di guerra sotto il porticato di una chiesa vicina. È il 13 aprile 1945.



Papà Roberto e il giovane curato di San Valentino, vanno a cercarlo nei boschi e per i paesi. Mentre camminano, incrociano un capo partigiano. Gli domandano: «Dov’è il seminarista Rivi?». Quello risponde: «È stato ucciso qui, l’ho ucciso io, ma sono perfettamente tranquillo». 



La scena del ritrovamento è straziante. Il padre abbraccia l’esile corpo del figlio tutto sporco di terra e di sangue, con addosso solo una maglietta e un paio di pantaloni rattoppati, legati al ginocchio. Il volto è coperto di lividi. Sarà Roberto a dettare l’epigrafe per la pietra tombale: «Vivi nella luce e nella pace di Cristo, tu che dalle tenebre e dall’odio fosti spento».


Andrea Tornielli



Voir aussi : http://www.pievesanvalentino.it/it/biography-of-blessed-rolando-rivi/