samedi 30 avril 2016

Saint MAXIME d'ÉPHÈSE, martyr

Saint Maxime

Martyr ( 250)

Maxime d’Éphèse

Laïc, Martyr, Saint

† 251

L'empereur Dèce, ayant résolu d'exterminer notre sainte religion, fit publier par tout l'empire des édits qui ordonnaient aux chrétiens d'adorer les idoles. Maxime, qui était d'Asie et marchand de condition, se déclara hautement pour serviteur de Jésus-Christ. On l'arrêta aussitôt, et on le conduisit devant le proconsul Optime.

Le proconsul, après lui avoir demandé son nom, ajouta : « De quelle profession êtes-vous ? Maxime : De condition libre, mais serviteur de Jésus-Christ. Le proconsul : Quelle est votre profession? Maxime : Je suis un homme du peuple, et je vis de mon négoce. Le proconsul : Êtes-vous chrétien ? Maxime Oui, je le suis, quoique pécheur – Le proconsul : N'avez-vous pas connaissance des édits qui ont été publiés depuis peu ? Maxime : Quels édits ? et que portent-ils ? Le proconsul : Que tous les chrétiens aient à renoncer à leur superstition et à reconnaître le vrai prince à qui tout obéit, et qu'ils adorent ses dieux. Maxime : Je connais cet édit impie ; et c'est cela même qui m'a porté à confesser publiquement ma religion. Le proconsul : Puisque vous êtes informé de la teneur des édits, sacrifiez donc aux dieux. – Maxime : Je ne sacrifie qu'à un seul Dieu, et je me félicite de lui avoir sacrifié dès ma jeunesse. Le proconsul : Sacrifiez pour sauver votre vie ; car je vous déclare que si vous désobéissez, je vous ferai expirer dans les tourments. Maxime : C'est ce que j'ai toujours désiré je ne me suis fait connaître que pour avoir l'occasion de quitter promptement cette misérable vie, afin d'en posséder une qui est éternelle ».

Alors le proconsul lui fit donner plusieurs coups ; il lui disait en même temps « Sacrifiez, Maxime, sacrifiez pour vous délivrer des tourments. Maxime : Ce qu'on souffre pour le nom de Jésus-Christ n'est point un tourment, c'est une vraie consolation mais si j'avais le malheur de m'écarter de ce qui est prescrit dans l'Évangile, ce serait alors que je devrais m'attendre à des supplices éternels. Le proconsul, irrité de sa résistance, ordonna qu:il fût étendu sur le chevalet ; et pendant qu'on le tourmentait, il lui répétait souvent ces paroles : « Renonce, misérable, à cet entêtement insensé, et sacrifie enfin pour sauver ta vie. – Maxime : Je la perdrais, et c'est pour la conserver que je ne sacrifie pas. Vos bâtons, vos ongles de fer, votre feu, ne me causeront aucune douleur, parce que la grâce de Jésus-Christ est en moi ; elle me délivrera de vos mains, pour me mettre en possession du bonheur dont jouissent tant de Saints qui, dans le même combat, ont triomphé de votre cruauté ; et c'est par la vertu de leurs prières que j'obtiens cette force et ce courage que vous voyez en moi.

Le proconsul, désespérant de pouvoir vaincre le soldat de Jésus-Christ, prononça la sentence suivante « J'ordonne que Maxime, qui a refusé d'obéir aux édits, soit lapidé pour servir d'exemple aux chrétiens ». Maxime fut aussitôt enlevé par une troupe de satellites, qui le conduisirent hors de la ville, où ils l'assommèrent à coups de pierres. Son martyre arriva en 250 ou 251.

Saint Maxime est honoré par les Grecs le 14 mai, qui fut le jour de sa mort. Il est nommé sous le 30 avril dans le martyrologe romain.

SOURCE : P. Giry : Les petits Bollandistes : vies des saints. T. V. Source : http://gallica.bnf.fr/ Bibliothèque nationale de France.

SOURCE : http://nouvl.evangelisation.free.fr/maxime_dephese.htm

ACTES DE SAINT MAXIME, A ÈPHÈSE OU A LAMPSAQUE, L'AN 250.

Le martyr Maxime s'était livré lui-même ; mais on ne sait pas au juste dans quelle ville il fut mis à mort. Le proconsul d'Asie, Optimus, paraît être arrivé à Ephèse, capitale de la province, en avril 250. Presque aussitôt après, il entreprit dans sa province un voyage d'inspection, au cours duquel il visita Lampsaque; et las indications fournies par les actes ne présentent rien qui puisse trancher le litige entre l'une ou l'autre ville.

Les Actes ont une authenticité absolue.

BOLL. Act. SS. 31/III, Mart. III, 903-9055. — RUINART, Act. sinc., p. 143 et suiv. — BARONIUS, ad. ann. 254, n. 24 et suiv. — « Les actes de saint Maxime disent seulement qu'il souffrit apud Asiam, mais indiquent le 14 mai comme la date de son martyre. Or, à la même date, les saints Pierre, André et Denise fuient mis à mort à Lampsaque. (RUINART, p. 149.) A moins de sup. poser une erreur, soit dans la Passion de ces derniers martyrs soit dans celle de saint Maxime, il faut admettre que celui-ci souffrit dans la même ville. Cependant plusieurs anciens martyrologes mettent au 30 avril la fête de saint Maxime. Si cette date est celle de son martyre, il peut avoir eu lieu quand le proconsul était encore à Ephèse. » P. ALLARD, Hist. des perséc., t. II, p. 393 et suiv. — KRÜGER, Gesch. der Altchr. Litteratur, dans Grundriss der Theologischen Wissenschaften, IX» partie, p. 242, propose Ephèse.

LES ACTES DE SAINT MAXIME.

L'empereur Dèce résolut d'opprimer et d'écraser la loi chrétienne. Il décréta que, dans l'univers entier, tous les chrétiens abandonneraient le Dieu vivant et véritable et sacrifieraient aux démons ; ceux qui s'y refuseraient seraient torturés. A cette époque, un serviteur de Dieu, d'une vraie sainteté, nommé Maxime, vint se livrer lui-même. C'était un homme du peuple qui gérait un commerce. Il fut donc arrêté et traduit devant le proconsul d'Asie.

— « Comment t'appelles-tu ?

— Maxime.

— Quelle est ta condition ?

— Né libre, mais esclave du Christ.

— Quelle est ta profession ?

— Homme du peuple, vivant de mon négoce.

— Tu es chrétien ?

— Oui, quoique pécheur.

— N'as-tu pas connu les décrets récents des invincibles empereurs ?

— Lesquels ?

— Ceux qui ordonnent à tous les chrétiens d'abandonner leur vaine superstition, de reconnaître le vrai prince à qui tout est soumis, et d'adorer ses dieux.

— J'ai connu l'ordonnance impie portée par le roi de ce siècle, c'est pourquoi je me suis livré.

— Sacrifie aux dieux.

— Je ne sacrifie qu'à un seul Dieu, à qui je suis heureux d'avoir sacrifié dès l'enfance.

— Sacrifie, et tu seras sauvé ; si tu refuses, je te ferai périr dans les tourments.

— Je l'ai toujours désiré : c'est pourquoi je me suis livré afin d'échanger cette vie misérable et courte contre la vie éternelle. »

Le proconsul le fit battre de verges.

Pendant ce supplice, il dit : « Sacrifie, Maxime, et tu seras délivré de ces tortures.

— Ce qu'on souffre pour le nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ n'est pas torture mais plaisir. Si je m'éloignais des préceptes de mon Seigneur, que j'ai appris dans son évangile, je n'éviterais pas des tortures, véritables celles-là, et perpétuelles. »

Le proconsul le fit suspendre au chevalet.

Pendant ce supplice, il dit : « Reviens, malheureux, de ta folie, et sacrifie afin de sauver ta vie.

— Je me sauve la vie si je ne sacrifie pas; si je sacrifie, je la perds. Ni les verges, ni les ongles de fer, ni le feu, ne me font souffrir parce que la grâce de Dieu,qui sera môn salut éternel, demeure en moi ; et cela grâce à l'intercession de tous les saints qui, combattant un pareil combat, ont triomphé de vos inepties, et nous ont laissé les exemples des vertus. »

Le proconsul dit alors : « Puisque Maxime a refusé d'obéir aux lois et de sacrifier à la grande Diane, la divine clémence a ordonné qu'il serait lapidé, afin de servir d'exemple aux autres chrétiens ».

Les valets de Satan s'emparèrent de l'athlète du Christ, tandis qu'il rendait grâces au Dieu et Père par son Fils Jésus-Christ, qui l'avait jugé digne de vaincre le diable. On le conduisit hors de la ville, et il rendit l'âme, tué à coups de pierres.

Maxime, serviteur de Dieu, a été martyrisé dans la province d'Asie, le deuxième des ides de mai, sous le règne de l'empereur Dèce et le proconsulat d'Optimus Notre-Seigneur Jésus-Christ règne ; à Lui soit la gloire dans les siècles des siècles. Amen.

LES MARTYRS, TOME II. LE TROISIÈME SIÈCLE. DIOCLÉTIEN. Recueil de pièces authentiques sur les martre depuis les origines du christianisme jusqu'au XXe siècle. Traduites et publiées Par le B. P. DOM H. LECLERCQ, Moine bénédictin de Saint-Michel de Farnborough. Imprimi potest FR. FERDINANDUS CABROL, Abbas Sancti Michaelis Farnborough. Die 15 Martii 1903. Imprimatur. Pictavii, die 24 Martii 1903. + HENRICUS, Ep. Pictaviensis.


Maximus of Ephesus M (RM)

Died May 14, c. 251. Maximus, a citizen of Ephesus, was a merchant by profession. On the publication of the edict of Decius against the Christians in 250, he presented himself to Proconsul Optimus as a Christian and was martyred. His proconsular Acta are still state that when Optimus asked his name and state in life, Maximus responded: "I am born free, but am the slave of Jesus Christ."


Optimus: "What is your profession?"

Maximus: "I am a plebeian, and live by my dealings."

Optimus: "Are you a Christian?"

Maximus: "Yes, I am, though a sinner."

Optimus: "Have not you been informed of the edicts that are lately arrived?"

Maximus: "What edicts, and what are their contents?"

Optimus: "That all the Christians forsake their superstition, acknowledge the true prince whom all obey, and adore his gods."

Maximus: "I have been told of that impious edict, and it is the occasion of my appearing abroad."

Optimus: "As then you are apprised of the edicts, sacrifice to the gods."

Maximus: "I sacrifice to none but that God to whom alone I have sacrificed from my youth, the remembrance of which affords me great comfort."

Optimus: "Sacrifice as you value your life: if you refuse to obey, you shall expire in torments."

Maximus: "This has ever been the object of my desires: it was on this very account that I appeared in public, to have an opportunity offered me of being speedily delivered out of this miserable life, to possess that which is eternal."

Then the proconsul commanded him to be beaten, and in the meantime said to him, "Sacrifice, Maximus, and you shall be no longer tormented."

Maximus: "Sufferings for the name of Christ are not torments, but comfortable unctions; but if I depart from his precepts contained in the Gospel, then real and eternal torments would be my portion."

Next, Optimus ordered him to be stretched on the rack, and while he was tortured, said to him, "Renounce, wretch, your obstinate folly, and sacrifice to save your life."

Maximus: "I shall save it if I do not sacrifice; I shall lose it if I do. Neither your clubs, nor your our iron hooks, nor your fire, give me any pain, because the grace of Jesus Christ dwells in me, which will deliver me out of your hands to put me in possession of the happiness of the saints, who have already, in this same conflict, triumphed over your cruelty. It is by their prayers I obtain this courage and strength which you see in me."

Optimus: "I command that Maximus, for refusing to obey the sacred edicts, be stoned to death, to serve for an example of error to all Christians."

Saint Maximus was immediately seized by the executioners and carried outside the city walls, where they stoned him to death. The Greeks honor him on May 14; the Roman Martyrology today (Benedictines, Husenbeth).


April 30

St. Maximus, Martyr

From his original acts in Surius, Baronius, Henschenius, Ruinart, Fleury, Tillemont, &c

A.D. 251

MAXIMUS was an inhabitant of Asia, and a merchant by profession. Decius having formed an impious but vain design of extirpating the Christian religion, published edicts over the whole empire to enforce idolatry, commanding all to adore idols. Maximus having openly declared himself a Christian, he was immediately apprehended, and brought before Optimus, the proconsul of Asia, who, after asking him his name, inquired also after his condition. He replied:—“I am born free, but am the slave of Jesus Christ.” Proconsul.—“What is your profession?” Maximus.—“I am a plebeian, and live by my dealings.” Proconsul.—“Are you a Christian?” Maximus.—“Yes, I am, though a sinner.” Proconsul.—“Have not you been informed of the edicts that are lately arrived?” Maximus.—“What edicts? and what are their contents?” Proconsul.—“That all the Christians forsake their superstition, acknowledge the true prince whom all obey, and adore his gods.” Maximus.—“I have been told of that impious edict, and it is the occasion of my appearing abroad.” Proconsul.—“As then you are apprised of the edicts, sacrifice to the gods.” Maximus.—“I sacrifice to none but that God to whom alone I have sacrificed from my youth, the remembrance of which affords me great comfort.” Proconsul.—“Sacrifice as you value your life: if you refuse to obey you shall expire in torments.” Maximus.—“This has ever been the object of my desires: it was on this very account that I appeared in public, to have an opportunity offered me of being speedily delivered out of this miserable life, to possess that which is eternal.” Then the proconsul commanded him to be bastinadoed, and in the mean time said to him, “Sacrifice, Maximus, and thou shalt be no longer tormented.” Maximus.—“Sufferings for the name of Christ are not torments, but comfortable unctions: 1 but if I depart from his precepts contained in the gospel, then real and eternal torments would be my portion.” The proconsul then ordered him to be stretched on the rack, and while he was tortured said to him: “Renounce, wretch, thy obstinate folly, and sacrifice to save thy life.” Maximus.—“I shall save it if I do not sacrifice; I shall lose it if I do. Neither your clubs, nor your iron hooks, nor your fire give me any pain, because the grace of Jesus Christ dwelleth in me, which will deliver me out of your hands to put me in possession of the happiness of the saints, who have already in this same conflict triumphed over your cruelty. 2 It is by their prayers I obtain this courage and strength which you see in me.” The proconsul then pronounced this sentence on him: “I command that Maximus, for refusing to obey the sacred edicts, be stoned to death, to serve for an example of terror to all Christians.” St. Maximus was immediately seized by the executioners and carried without the city walls, where they stoned him on the 14th of May. Thus his acts. The Greeks honour him on the day of his death: the Roman Martyrology on the 30th of April. He suffered in 250 or 251.

Note 1. Hæc non sunt tormenta, sed sunt unctiones. [back]

Note 2. Omnium sanctorum orationibus qui in hac colluctatione certantes, vestras superaverunt insanias, nobisque virtutum exempla reliquerunt. Ruin, p. 145. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume IV: April. The Lives of the Saints.  1866.