lundi 4 avril 2016

Saint GAETANO CATANOSO, prêtre et fondateur

Saint Gaétan Catanoso

prêtre - fondateur de la Congrégation des Sœurs Véroniques de la Sainte Face ( 1953)

Le Pape Jean-Paul II le béatifia le 4 mai 1987 et Benoît XVI le canonisa le 23 octobre 2005.

"La Messe quotidienne et l'adoration fréquente du Sacrement de l'autel furent l'âme de son sacerdoce:  avec une charité pastorale ardente et inlassable, il se consacra à la prédication, à la catéchèse, au ministère des Confessions, aux pauvres, aux malades et à la maturation des vocations sacerdotales. Aux Sœurs Véroniques de la Sainte-Face, qu'il fonda, il transmit l'esprit de charité, d'humilité et de sacrifice, qui avait animé toute son existence." Homélie du Pape Benoît XVI

Gaetano Catanoso  (1879-1963) biographie site du Vatican. 


À Reggio en Calabre, l’an 1953, Gaétan Catanoso, prêtre, qui fonda la Congrégation des Sœurs Véroniques de la Sainte Face en faveur des pauvres et pour le service des délaissés.


Martyrologe romain

«Vous devez vous rendre dans les endroits les plus isolés et abandonnés, là où les autres congrégations refusent d'aller. Votre mission consiste à récolter les épis abandonnés par les moissonneurs» Père Gaétan


Gaetano Catanoso  (1879-1963)


Il naquit le 14 février 1879 à Chorio di San Lorenzo (archidiocèse de Reggio Calabria, Italie), dans une famille d'agriculteurs profondément chrétiens. Il entra à 10 ans au séminaire archiépiscopal de Reggio et fut ordonné prêtre le 20 septembre 1902.

Pendant deux ans, il fut Préfet d'ordre au séminaire, puis, en 1904, il fut nommé curé de Pentidattilo, un village pauvre et isolé de la Calabre. Il partagea la vie difficile des habitants, se faisant "tout à tous". Ressentant une profonde dévotion pour la Sainte Face du Seigneur, il se consacra à en diffuser le culte parmi la population, en faisant participer les prêtres et les laïcs à l'apostolat de la réparation des péchés. "La Sainte Face est ma vie", disait-il. Avec une heureuse intuition, il unit cette dévotion à la piété eucharistique.

En 1918, il devint "Missionnaire de la Sainte Face", s'inscrivant à l'archiconfrérie de Tours. L'année suivante, il institua dans son village la Pieuse Union de la Sainte Face. Il fonda l'OEuvre des Clercs pauvres pour offrir aux jeunes garçons démunis la possibilité d'accéder au sacerdoce.

De 1921 à 1940, il fut curé de l'église "Santa Maria della Purificazione" à Reggio, où il exerça une activité encore plus vaste. Il accomplit également les fonctions suivantes:  directeur spirituel du séminaire archiépiscopal (1922-49), aumônier des hôpitaux Réunis (1922-33), confesseur des Instituts religieux de la ville et de la prison (1921-50); chanoine pénitencier de la cathédrale (1940-63); Recteur de la Pieuse Union de la Sainte Face, qui fut transférée de Pendatillo à Reggio en 1950.

La célébration de la Messe et l'adoration de l'Eucharistie occupaient une place centrale dans sa vie. L'idée de donner vie à une Congrégation religieuse féminine pour diffuser la dévotion à la Sainte Face et apporter un réconfort aux prêtres ayant besoin d'aide et aux paroisses les plus perdues et les plus isolées de la Calabre, commença ensuite à se concrétiser en lui.

En 1934, encouragé par son ami Dom Orione, il fonda la Congrégation des Soeurs véroniques de la Sainte Face, qui fut canoniquement approuvée en 1953. Il projeta ensuite la construction d'un sanctuaire consacré à la Sainte Face, mais n'eut pas la possibilité de voir son projet réalisé avant sa mort, qui survint le 4 avril 1963 à Reggio.

Le Pape Jean-Paul II le béatifia le 4 mai 1987.





CHAPELLE PAPALE POUR LA CONCLUSION  DE
LA XI ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE DU SYNODE DES ÉVÊQUES,
POUR LA CLÔTURE  DE L'ANNÉE DE L'EUCHARISTIE
ET POUR LA CANONISATION DES BIENHEUREUX: 


HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI

Place Saint-Pierre
Journée mondiale des Missions
Dimanche 23 octobre 2005

Vénérés frères dans l'épiscopat et dans le sacerdoce! 

Chers frères et soeurs!


En ce XXX Dimanche du temps ordinaire, notre Célébration eucharistique s'enrichit de divers motifs d'action de grâce et de supplication à Dieu. Au même moment se concluent l'Année de l'Eucharistie et l'Assemblée ordinaire du Synode des Evêques, consacrée précisément au mystère eucharistique dans la vie et dans la mission de l'Eglise, alors que dans quelques instants seront proclamés saints cinq Bienheureux:  Mgr Józef Bilczewski, Evêque, les prêtres Gaetano Catanoso, Zygmunt Gorazdowski et Alberto Hurtado Cruchaga, et le religieux capucin Felice da Nicosia. En outre, on fête aujourd'hui la Journée mondiale des Missions, un rendez-vous annuel qui réveille dans la communauté ecclésiale l'élan pour la mission. C'est avec joie que j'adresse mes salutations à toutes les personnes présentes, en premier lieu aux Pères synodaux, puis aux pèlerins venus de diverses nations, avec leurs pasteurs, pour fêter les nouveaux saints. La liturgie d'aujourd'hui nous invite à contempler l'Eucharistie comme source de sainteté et nourriture spirituelle pour notre mission dans le monde:  ce précieux "don et mystère" nous manifeste et nous communique la plénitude de l'amour de Dieu.

La Parole du Seigneur, qui vient de retentir dans l'Evangile, nous a rappelé que dans l'amour se résume toute la loi divine. Le double commandement de l'amour de Dieu et de notre prochain contient les deux aspects d'un unique dynamisme du coeur et de la vie. Jésus conduit ainsi à son achèvement la révélation antique, sans ajouter de nouveau commandement, mais en réalisant en lui-même et dans sa propre action salvifique la synthèse vivante des deux grandes paroles de l'Ancienne Alliance:  "Tu aimeras Yahvé ton Dieu de tout ton coeur..." et "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (cf. Dt 6, 5; Lv 19, 18). Dans l'Eucharistie, nous  contemplons  le Sacrement de cette synthèse vivante de la loi:  le Christ nous remet en lui-même la pleine réalisation de l'amour pour Dieu et de l'amour pour nos frères. Et c'est cet amour qu'il nous communique lorsque nous nous nourrissons de son Corps et de son Sang. C'est alors que peut se réaliser en nous ce que saint Paul écrit aux Thessaloniciens dans la seconde Lecture d'aujourd'hui:  "Vous vous êtes tournés vers Dieu, abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et véritable" (1 Th 1, 9). Cette conversion est le principe du chemin de sainteté que le chrétien est appelé à réaliser dans sa propre existence. Le saint est celui qui est tellement fasciné par la beauté de Dieu et par sa vérité parfaite qu'il en est progressivement transformé. Pour cette beauté et cette vérité, il est prêt à renoncer à tout, même à lui-même. L'amour de Dieu lui suffit et il en fait l'expérience dans le service humble et désintéressé rendu à son prochain, en particulier aux personnes qui ne sont pas en mesure d'y répondre. Combien est providentiel, dans cette perspective, le fait qu'aujourd'hui, l'Eglise indique à tous ses membres cinq nouveaux saints qui, nourris du Christ, Pain vivant, se sont convertis à l'amour et ont orienté toute leur existence à partir de celui-ci! Dans diverses situations et à travers divers charismes, ils ont aimé le Seigneur de tout leur coeur et ils ont aimé leur prochain comme eux-mêmes et sont "ainsi devenus un modèle pour tous les croyants" (1 Th 1, 6-7).

Saint Józef Bilczewski fut un homme de prière. La Messe, la Liturgie des Heures, la méditation, le chapelet et les autres exercices de piété rythmaient ses journées. Un temps particulièrement long était consacré à l'adoration eucharistique.

Saint Zygmunt Gorazdowski est également devenu célèbre en raison de sa dévotion fondée sur la célébration et sur l'adoration de l'Eucharistie. Vivre l'offrande du Christ l'a conduit vers les malades, les pauvres et les indigents.

La profonde connaissance de la théologie, de la foi et de la dévotion eucharistique de Józef Bilczeski ont fait de lui un exemple pour les prêtres et un témoin pour tous les fidèles.

Zygmunt Gorazdowski, en fondant l'Association des Prêtres, la Congrégation des Soeurs de Saint-Joseph, et bien d'autres institutions caritatives, s'est toujours laissé conduire par l'esprit de communion, qui se révèle pleinement dans l'Eucharistie.

"Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur... et ton prochain comme toi-même" (Mt 22, 37.39). Tel était le programme de vie de saint Alberto Hurtado, qui chercha à s'identifier au Seigneur et à aimer les pauvres avec le même amour. La formation reçue au sein de la Compagnie de Jésus, consolidée par la prière et par l'adoration de l'Eucharistie, le porta à se laisser conquérir par le Christ, devenant un véritable contemplatif dans l'action. Dans l'amour et l'abandon total à la volonté de Dieu, il trouva la force de son apostolat. Il fonda El Hogar de Cristo pour les plus pauvres et pour les sans-abris, leur offrant un milieu familial empli de chaleur humaine. Son ministère sacerdotal se distinguait par sa sensibilité et sa disponibilité envers les autres, étant la véritable image vivante du Maître, "doux et humble de coeur". A la fin de ses jours, malgré les profondes douleurs de la maladie, il eut la force de continuer à répéter:  "Je suis content, Seigneur, je suis content", exprimant ainsi la joie avec laquelle il avait toujours vécu.

Saint Gaetano Catanoso fut le promoteur et l'apôtre de la Sainte Face du Christ. "La Sainte Face - affirmait-il - est ma vie. Elle est ma force". Avec une heureuse intuition, il associa cette dévotion à la piété eucharistique. Il s'exprimait ainsi:  "Si nous voulons adorer le Visage royal de Jésus... nous le trouvons dans la divine Eucharistie, où, avec le Corps et le Sang de Jésus Christ, se cache sous le voile immaculé de l'Hostie, le Visage de Notre Seigneur". La Messe quotidienne et l'adoration fréquente du Sacrement de l'autel furent l'âme de son sacerdoce:  avec une charité pastorale ardente et inlassable, il se consacra à la prédication, à la catéchèse, au ministère des Confessions, aux pauvres, aux malades et à la maturation des vocations sacerdotales. Aux Soeurs véroniques de la Sainte-Face, qu'il fonda, il transmit l'esprit de charité, d'humilité et de sacrifice, qui avait animé toute son existence.

Saint Felice da Nicosia aimait répéter en toutes circonstances, joyeuses ou tristes:  "Ainsi soit-il pour l'amour de Dieu". Nous pouvons ainsi comprendre combien était intense et concrète en lui l'expérience de l'amour de Dieu révélé aux hommes dans le Christ. Cet humble Frère capucin, illustre fils de la terre de Sicile, austère et pénitent, fidèle aux plus authentiques expressions de la tradition franciscaine, fut progressivement modelé et transformé par l'amour de Dieu, vécu et réalisé dans l'amour du prochain. Frère Felice nous aide à découvrir la valeur des petites choses qui rendent la vie plus précieuse et nous enseigne à percevoir le sens de la famille et du service à nos frères, en nous montrant que la joie véritable et durable à laquelle aspire le coeur de tout être humain est fruit de l'amour.

Chers et vénérés Pères synodaux, pendant trois semaines, nous avons vécu ensemble un climat de ferveur eucharistique renouvelée. Je voudrais désormais, avec vous et au nom de tout l'épiscopat, envoyer un salut fraternel aux Evêques de l'Eglise qui est en Chine. C'est avec beaucoup de peine, que nous avons ressenti l'absence de leurs représentants. Je veux toutefois assurer à l'ensemble des Evêques chinois que nous sommes proches d'eux, de leurs prêtres et de leurs fidèles par la prière. Le chemin de souffrance des communautés confiées à leur soin pastoral est présent dans notre coeur:  il ne demeurera pas sans fruit parce qu'il représente une participation au Mystère pascal, à la gloire du Père. Les travaux synodaux nous ont permis d'approfondir les aspects fondamentaux de ce Mystère confié à l'Eglise depuis le début. La contemplation de l'Eucharistie doit pousser tous les membres de l'Eglise, en premier lieu les prêtres, ministres de l'Eucharistie, à raviver leur engagement de fidélité. C'est sur le mystère eucharistique, célébré et adoré, que se fonde le célibat que les prêtres ont reçu comme don précieux et signe de l'amour sans partage envers Dieu et envers le prochain. Pour les laïcs aussi, la spiritualité eucharistique doit constituer le moteur intérieur de toute activité et aucune dichotomie n'est admissible entre la foi et la vie, dans leur mission d'animation chrétienne du monde. Alors que se conclut l'Année de l'Eucharistie, comment ne pas rendre grâce à Dieu pour les nombreux dons offerts à l'Eglise au cours de ce temps? Et comment ne pas reprendre l'invitation du bien-aimé Pape Jean-Paul II à "repartir du Christ"? Comme les disciples d'Emmaüs qui, le coeur réconforté par la parole du Ressuscité et illuminés par sa présence vivante, reconnue dans la fraction du pain, revinrent en hâte à Jérusalem et devinrent des témoins de la Résurrection du Christ, nous aussi, nous reprenons notre chemin, animés par le vif désir de témoigner du mystère de cet amour qui donne l'espérance au monde.

Dans cette perspective, s'inscrit parfaitement cette Journée mondiale des Missions que nous célébrons aujourd'hui, à laquelle le vénéré Serviteur de Dieu Jean-Paul II avait donné pour thème de réflexion:  "Mission:  Pain rompu pour la vie du monde". La Communauté ecclésiale, quand elle célèbre l'Eucharistie, spécialement le Jour du Seigneur,  prend  toujours  davantage conscience du fait que le sacrifice du Christ est "pour tous" (Mt 26, 28) et que l'Eucharistie pousse le chrétien à être "pain rompu" pour les autres, à s'engager pour un monde plus juste et plus fraternel. Aujourd'hui encore, face aux foules, le Christ continue à exhorter ses disciples:  "Donnez-leur vous-mêmes à manger" (Mt 14, 16) et, en son nom, les missionnaires annoncent et témoignent de l'Evangile, parfois même au prix du sacrifice de leur vie. Chers amis, nous devons tous repartir de l'Eucharistie. Que Marie, Femme eucharistique, nous aide à l'aimer, à "demeurer" dans l'amour du Christ, pour être intimement renouvelés par Lui. Docile à l'action de l'Esprit et attentive aux nécessités des hommes, l'Eglise sera alors toujours davantage un phare de lumière, de vraie joie et d'espérance, réalisant pleinement  sa  mission de "signe et moyen de l'unité de tout le genre humain" (Lumen gentium, n. 1).


© Copyright 2005 - Libreria Editrice Vaticana


SOURCE : http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/homilies/2005/documents/hf_ben-xvi_hom_20051023_canonizations.html




Saint Gaétan CATANOSO

Nom: CATANOSO
Prénom: Gaétan (Gaetano)
Pays: Italie

Naissance: 14.02.1879  à  Chorio de San Lorenzo (Calabre)
Mort: 04.04.1963

Etat: Prêtre - Fondateur
Note: 1902 Prêtre. 1921 Curé de Santa Maria della Candelora, à Reggio Calabria. Fonde la Congrégation des Filles de Sainte Véronique, Missionnaires de la Sainte Face. Construit un sanctuaire consacré à la Sainte Face.

Béatification: 04.05.1997  à Rome  par Jean Paul II
Canonisation: 23.10.2005  à Rome  par Benoît XVI

Fête: 4 avril

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1997 n.18 p.2-3 - n.21 p.4  - 2005 n.43 p.1-3.24
Réf. dans la Documentation Catholique: 1997 n.12 p.599

Notice

Au terme du synode des évêques sur l’Eucharistie, clôturant l’Année eucharistique voulue par Jean Paul II, le Pape Benoît XVI, son successeur, canonise le Dimanche 23 octobre 2005 (Dimanche des Missions) cinq Bienheureux qui se sont distingués par leur dévotion eucharistique, notamment Saint Gaétan Catanoso.

Gaetano (Gaétan) Catanoso naît à Chorio de San Lorenzo (Arcidiocèse de Reggio di Calabria - Calabre) en 1879. Ordonné prêtre en 1902, il est nommé en 1904 curé de Pontidattilo, petit village de montagne très pauvre, puis de Sainte Marie de la Purification (Candelora) à Reggio en 1921, où il restera de longues années. Il a une spiritualité orientée vers la Sainte Face et la Réparation, et il s’inscrit à l’Archiconfrérie de Tours (France). Il répand cette dévotion dans la Péninsule au moyen d’une revue. Il répète souvent qu'il voudrait être le Cyrénéen pour aider le Christ à porter sa croix dont la lourdeur est due plus à nos péchés qu'au poids physique du bois. Dans le visage de chaque homme qui souffre, il voit "le Visage ensanglanté et défiguré du Christ". En bon pasteur, il se prodigue pour le bien de son troupeau (catéchisme, dévotion eucharistique et mariale), il assiste orphelins et malades, et soutient spirituellement les séminaristes et les jeunes prêtres.

En 1934, encouragé par son ami don Orione 2, il fonde les "Sœurs de la Sainte Face", destinées à essuyer le visage du Christ, blessé et souffrant, chez tous les "crucifiés" du monde actuel. Une première maison est ouverte en 1935 à Riparo en Calabre. En plus de leur prière réparatrice, elles assurent un service de catéchèse et de charité dans les endroits les plus pauvres et les plus isolés. Il leur répète souvent : « Vous devez aller dans les centres les plus délaissés, là où les autres congrégations refusent d’aller ; votre place est de recueillir les épis échappés aux moissonneurs. » En l’honneur de la Sainte Face, il entreprend la construction d'un sanctuaire, c'est son dernier grand ouvrage. Il meurt en 1963 et le sanctuaire est inauguré en 1972.

Sa vie "constitue pour tous une invitation pressante à rechercher dans les valeurs éternelles de la foi et de la tradition chrétienne les bases pour édifier le progrès authentique de la société" (Jean Paul II).


Saint Gaétan Catanoso

Prêtre et fondateur des :
« Sœurs Véroniques de la Sainte Face »

Gaetano Catanoso, troisième de huit enfants, naît à Chorio di San Lorenzo (archidiocèse de Reggio de Calabre, Italie) le 14 février 1879, de Antonio et Antonina Tripodi, agriculteurs profondément chrétiens. Il est baptisé le même jour et en 1882 reçoit le Sacrement de la Confirmation.

Il entra à 10 ans au séminaire archiépiscopal de Reggio de Calabre et fut ordonné prêtre le 20 septembre 1902.

Pendant deux ans, il fut Préfet d'ordre au séminaire, puis, en 1904, il fut nommé curé de Pentidattilo, un village pauvre et isolé de la Calabre. Il partagea la vie difficile des habitants, se faisant « tout à tous ». Ressentant une profonde dévotion pour la Sainte Face du Seigneur, il se consacra à en diffuser le culte parmi la population, en faisant participer les prêtres et les laïcs à l'apostolat de la réparation des péchés. « La Sainte Face est ma vie », disait-il. Avec une heureuse intuition, il unit cette dévotion à la piété eucharistique.

En 1918, il devint « Missionnaire de la Sainte Face », s'inscrivant à l'archiconfrérie de Tours. L'année suivante, il institua dans son village la Pieuse Union de la Sainte Face. Il fonda l'Œuvre des Clercs pauvres pour offrir aux jeunes garçons démunis la possibilité d'accéder au sacerdoce.

De 1921 à 1940, il fut curé de l'église Santa Maria della Purificazione à Reggio, où il exerça une activité encore plus vaste. Il accomplit également les fonctions suivantes : directeur spirituel du séminaire archiépiscopal (1922-49), aumônier des hôpitaux Réunis (1922-33), confesseur des Instituts religieux de la ville et de la prison (1921-50) ; chanoine pénitencier de la cathédrale (1940-63) ; Recteur de la Pieuse Union de la Sainte Face, qui fut transférée de Pendatillo à Reggio en 1950.

La célébration de la Messe et l'adoration de l'Eucharistie occupaient une place centrale dans sa vie. L'idée de donner vie à une Congrégation religieuse féminine pour diffuser la dévotion à la Sainte Face et apporter un réconfort aux prêtres ayant besoin d'aide et aux paroisses les plus perdues et les plus isolées de la Calabre, commença ensuite à se concrétiser en lui.

En 1934, encouragé par son ami don Orione (St Luigi Orione, prêtre et fondateur), il fonda la  Congrégation des « Sœurs Véroniques de la Sainte Face », qui fut canoniquement approuvée en 1953. Il projeta ensuite la construction d'un sanctuaire consacré à la Sainte Face, mais n'eut pas la possibilité de voir son projet réalisé avant sa mort, qui survint le 4 avril 1963 à Reggio de Calabre.

Gaetano Catanoso à été béatifié, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), le 4 mai 1997 et inscrit dans le livre des saints, le 23 octobre 2005, par le Pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013) lors de sa première cérémonie de canonisation.


Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »). ©Evangelizo.org 2001-2016




Gaetano Catanoso  (1879-1963)

Gaetano Catanoso was born on 14 February 1879 in Chorio di San Lorenzo, Reggio Calabria, Italy. His parents were wealthy landowners and exemplary Christians.

Gaetano was ordained a priest in 1902, and from 1904 to 1921 he served in the rural parish of Pentidattilo.

Fr Catanoso had a great devotion to The Holy Face of Jesus, and began "The Holy Face" Bulletin and established the "Confraternity of the Holy Face" in 1920. He once wrote:  "The Holy Face is my life. He is my strength".

Versatility, openness to God's will

On 2 February 1921, he was transferred to the large parish of Santa Maria de la Candelaria, where he remained until 1940. He was very versatile and his ability to peacefully and diligently serve in such contradictory parish realities earned him the reputation of holiness.

Because he was not conditioned by exterior factors, positive or negative, Fr Gaetano worked well in all situations and settings, striving always to deepen his union with Christ and to do God's will for the good of those entrusted to his pastoral care. He desired nothing more than to serve at the country parish of Pentidattilo, and his appointment to Candelaria did not make him "puffed up".

As parish priest of Candelaria, he drew people to Christ by reviving Eucharistic and Marian devotions. He opened institutions, promoted catechetical instruction and crusaded against blasphemy and the profanation of feast days.

Fr Gaetano felt it his duty as a priest to help children and youth who lacked role models and risked being corrupted, as well as abandoned older persons and priests who were isolated and without support. He even helped restore churches and Tabernacles left to decay.

In short, he saw the Face of Christ in all who suffered and would say: "Let us all work to defend and save the orphans, those who are abandoned. There are too many dangers and there is too much misery. With Jesus let us turn our gaze to the abandoned children and youth:  today, humanity is more morally sick than ever".

Fr Catanoso often spent hours or entire days in prayer before the Tabernacle, and in the parish and beyond he promoted Eucharistic Adoration. He also set up so-called "flying-squads", teams of priests willing to cooperate in the parishes by giving homilies and hearing confession on these occasions.
Spiritual assistance, Founder

From 1921 to 1950 he served as confessor at religious institutes and in the Reggio Calabria prison. He was also hospital chaplain and spiritual director of the Archiepiscopal Seminary.

In 1934, Fr Catanoso founded the "Congregation of the Daughters of St Veronica, Missionaries of the Holy Face"; its mission: constant prayer of reparation, humble service in worship, 

catechesis, assistance to children, youth, priests and the elderly. The first convent was opened in Riparo, Reggio Calabria.

When the Archbishop curtailed the activities of the Congregation, Fr Catanoso showed great docility in accepting this decision.

Finally, however, on 25 March 1958, the Constitutions he had written received diocesan approval. 

Fr Catanoso died on 4 April 1963, after an exemplary life. He was beatified by Pope John Paul II on 4 May 1997.



CONCLUSION OF THE 11th ORDINARY GENERAL ASSEMBLY
OF THE SYNOD OF BISHOPS AND YEAR OF THE EUCHARIST
CANONIZATION OF THE BLESSEDS:


HOMILY OF HIS HOLINESS BENEDICT XVI

Saint Peter's Square
World Mission Sunday, 23 October 2005



Venerable Brothers in the Episcopate and in the Priesthood,
Dear Brothers and Sisters,


On this 30th Sunday of Ordinary Time, our Eucharistic celebration is enriched for various reasons that impel us to give thanks to God.

The Year of the Eucharist and the Ordinary General Assembly of the Synod of Bishops, dedicated precisely to the mystery of the Eucharist in the life and mission of the Church, have concurrently come to an end. And in a short while, five Blesseds will be canonized: Archbishop Jozef Bilczewski; Gaetano Catanoso, Zygmunt Gorazdowski and Alberto Hurtado Cruchaga, priests; and Felix of Nicosia, a Religious Capuchin Friar.

Furthermore, today is "World Mission Sunday", a yearly appointment that reawakens missionary ardour in the Ecclesial Community.

With joy I greet all who are present; first, the Synod Fathers, and then, the pilgrims who have come from various nations, together with their Pastors, to celebrate the new Saints.

Today's liturgy invites us to contemplate the Eucharist as the source of holiness and spiritual nourishment for our mission in the world: this supreme "gift and mystery" manifests and communicates to us the fullness of God's love.

The Word of the Lord, just proclaimed in the Gospel, has reminded us that all of divine law is summed up in love. The dual commandment to love God and neighbour contains the two aspects of a single dynamism of the heart and of life. Jesus thus brings to completion the ancient revelation, not by adding an unheard-of commandment, but by realizing in himself and in his work of salvation the living synthesis of the two great commands of the Old Covenant: "You shall love the Lord your God with your whole heart..." and "You shall love your neighbour as yourself" (cf. Dt 6: 5; Lv 19: 18).

In the Eucharist we contemplate the Sacrament of this living synthesis of the law: Christ offers to us, in himself, the complete fulfilment of love for God and love for our brothers and sisters. He communicates his love to us when we are nourished by his Body and Blood.

In this way, St Paul's words to the Thessalonians in today's Second Reading are brought to completion in us: "You turned to God from idols, to serve him who is the living and true God" (I Thes 1: 9). This conversion is the beginning of the walk of holiness that the Christian is called to achieve in his own life.

The saint is the person who is so fascinated by the beauty of God and by his perfect truth as to be progressively transformed by it. Because of this beauty and truth, he is ready to renounce everything, even himself. Love of God is enough for him, experienced in humble and disinterested service to one's neighbour, especially towards those who cannot give back in return.

In this perspective, how providential it is today that the Church points out to all her members five new saints who, nourished by Christ, the Living Bread, were converted to love; this marked their entire life!

In different situations and with different charisms, they loved the Lord with all their heart and their neighbour as themselves, so as to become "a model for all believers" (I Thes 1: 6-7).

St Jozef Bilczewski was a man of prayer. The Holy Mass, the Liturgy of the Hours, meditation, the Rosary and other pious practices formed part of his daily life. A particularly long time was dedicated to Eucharistic adoration.

St Zygmunt Gorazdowski also became famous for his devotion founded on the celebration and adoration of the Eucharist. Living Christ's offering urged him toward the sick, the poor and the needy.
The deep knowledge of theology, faith and Eucharistic devotion of Jozef Bilczewski made him an example for priests and a witness for all the faithful.

In founding the Association of Priests, the Congregation of the Sisters of St Joseph and many other charitable institutions, Zygmunt Gorazdowski always allowed himself to be guided by the spirit of communion, fully revealed in the Eucharist.

"You shall love the Lord your God with your whole heart.... You shall love your neighbour as yourself" (Mt 22: 37, 39). This was the programme of life of St Alberto Hurtado, who wished to identify himself with the Lord and to love the poor with this same love. The formation received in the Society of Jesus, strengthened by prayer and adoration of the Eucharist, allowed him to be won over by Christ, being a true contemplative in action. In love and in the total gift of self to God's will, he found strength for the apostolate.

He founded El Hogar de Cristo for the most needy and the homeless, offering them a family atmosphere full of human warmth. In his priestly ministry he was distinguished for his simplicity and availability towards others, being a living image of the Teacher, "meek and humble of heart". In his last days, amid the strong pains caused by illness, he still had the strength to repeat: "I am content, Lord", thus expressing the joy with which he always lived.

St Gaetano Catanoso was a lover and apostle of the Holy Face of Jesus. "The Holy Face", he affirmed, "is my life. He is my strength". With joyful intuition he joined this devotion to Eucharistic piety.

He would say: "If we wish to adore the real Face of Jesus..., we can find it in the divine Eucharist, where with the Body and Blood of Jesus Christ, the Face of Our Lord is hidden under the white veil of the Host".

Daily Mass and frequent adoration of the Sacrament of the Altar were the soul of his priesthood: with ardent and untiring pastoral charity he dedicated himself to preaching, catechesis, the ministry of confession, and to the poor, the sick and the care of priestly vocations. To the Congregation of the Daughters of St Veronica, Missionaries of the Holy Face, which he founded, he transmitted the spirit of charity, humility and sacrifice which enlivened his entire life.

St Felix of Nicosia loved to repeat in all situations, joyful or sad: "So be it, for the love of God". In this way we can well understand how intense and concrete his experience was of the love of God, revealed to humankind in Christ.

This humble Capuchin Friar, illustrious son of the land of Sicily, austere and penitent, faithful to the most genuine expressions of the Franciscan tradition, was gradually shaped and transformed by God's love, lived and carried out in love of neighbour.

Bro. Felix helps us to discover the value of the little things that make our lives more precious, and teaches us to understand the meaning of family and of service to our brothers and sisters, showing us that true and lasting joy, for which every human heart yearns, is the fruit of love.

Dear and venerable Synod Fathers, for three weeks we have lived together an atmosphere of renewed Eucharistic fervour. Now I would like, with you and in the name of the entire Episcopacy, to extend a fraternal greeting to the Bishops of the Church in China.

With deep sorrow we felt the absence of their representatives. Nevertheless, I want to assure all of the Chinese Bishops that, in prayer, we are close to them and to their priests and faithful. The painful journey of the communities entrusted to their pastoral care is present in our heart: it does not remain fruitless, because it is a participation in the Paschal Mystery, to the glory of the Father.

The work of the Synod enabled us to deepen the important aspects of this mystery, given to the Church from the beginning. Contemplation of the Eucharist must urge all the members of the Church, priests in the first place, ministers of the Eucharist, to revive their commitment of faithfulness. The celibacy that priests have received as a precious gift and the sign of undivided love towards God and neighbour is founded upon the mystery of the Eucharist, celebrated and adored.

For lay persons too, Eucharistic spirituality must be the interior motor of every activity, and no dichotomy is acceptable between faith and life in their mission of spreading the spirit of Christianity in the world.
With the closing of the Year of the Eucharist, how can we not give thanks to God for the many gifts granted to the Church during this time? And how can we not take up once again the invitation of our beloved Pope John Paul II to "start afresh from Christ"?

Like the disciples of Emmaus, whose hearts were kindled by the words of the Risen One and enlightened by his living presence recognized in the breaking of the bread, who hurriedly returned to Jerusalem and became messengers of Christ's Resurrection, we too must take up the path again, enlivened by the fervent desire to witness to the mystery of this love that gives hope to the world.

It is in this Eucharistic perspective that today's World Mission Sunday is well situated, to which the venerated Servant of God John Paul II gave as the theme for reflection: Mission: bread broken for the life of the world.

When the Ecclesial Community celebrates the Eucharist, especially on Sunday, the Day of the Lord, it better understands that Christ's sacrifice is "for all" (Mt 26: 28), and that the Eucharist urges Christians to be "bread broken" for others, to commit themselves to a more just and fraternal world.
Even today, faced with the crowds, Christ continues to exhort his disciples: "Give them something to eat yourselves" (Mt 14: 16), and in his Name, missionaries proclaim and witness to the Gospel, sometimes with the sacrifice of their lives.

Dear friends, we must all start afresh from the Eucharist. Mary, Woman of the Eucharist, will help us to "fall in love" with it, she will help us to "remain" in Christ's love, to be deeply renewed by him.

Docile to the Spirit's action and attentive to the needs of others, the Church will be evermore a beacon of light, of true joy and hope, fully achieving its mission as "sign and instrument... of unity among all men" (Lumen Gentium, n. 1).

© Copyright 2005 - Libreria Editrice Vaticana


Blessed Gaetano Catanoso (AC)

(also known as Cajetan)

Born at Chorio di San Lorenzo, Reggio Calabria, Italy, February 14, 1879; died April 4, 1958; beatified May 4, 1998. Gaetano was the son of wealthy, pious Christian parents. After his ordination in 1902, he gained a reputation for holiness while serving as a parish priest. His sensitivity to sin and desire to make reparation for them caused him to establish a confraternity of the Holy Face in his parish, which spread through a newsletter launched in 1920. In addition to this lay association, Gaetano founded the Poor Clerics to encourage priestly vocations.


In 1921, he was transferred to Santa Maria de la Candelaria in Reggio Calabria, where he revived Marian and Eucharistic devotions, intensified catechetical instruction, and crusaded for observance of liturgical feasts. He also encouraged cooperation among parish priests to provide missions, especially during Lent and May, by going to different parishes than their own to preach and hear confessions.

For 29 years Father Catanoso served as spiritual director to various religious institutes, the local prison, a hospital, and the archepiscopal seminary. In 1929, he offered himself as "a victim of love" to the Sacred Heart of Jesus. In 1935 in Ripario, Reggio Calabria, he founded the Congregation of the Daughters of Saint Veronica (Missionaries of the Holy Face) to offer continual prayers of reparation, catechesis, and other service to poor children, priests, and the elderly. His holiness was exhibited in his docility in obeying his archbishop's request that he curtail the activities of the congregation. Nevertheless, the constitutions of the institute, which he had written, were approved by the diocese March 25, 1958 (L'Observattore Romano) 


Born to a wealthy, pious family. Ordained on 20 September 1902, he served as a parish priest. Established a Confraternity of the Holy Face in his parish, which spread through a newsletter launched in 1920. Founded the Poor Clerics to encourage priestly vocations. Transferred to Santa Maria de la Candelaria parish in Reggio Calabria, Italy in 1921. There he revived Marian and Eucharistic devotions, improved catechesis, and worked for observance of liturgical feasts. Worked for cooperation among local priests to provide missions by preaching and hearing confessions in each others parishes. Spiritual director for several religious institutions, a prison, hospital and seminary for decades. Founded the Congregation of the Daughters of Saint Veronica (Missionaries of the Holy Face) in 1935 to teach, offer perpetual prayers, and work with the poor; they received diocesan approval in 1958.

Born



Saint Gaetano Catanoso


Antiphon: Lord, when was it that we saw Thee hungry and fed Thee,
or thirsty and gave Thee drink?
When was it that we saw Thee a stranger,
and brought Thee home,
sick or in prison and came to Thee?
And the King will answer them:
Believe me, when you did it to one of the least of my brethren here,
you did it to me.
V. Pray for us, Saint Gaetano.


R. That we may be made worthy of the promises of Christ.
Let us pray.

Stir up, O Lord, in our hearts
the spirit of adoration and reparation
that filled Saint Gaetano, Your priest,
that we, having our eyes fixed, like his,
on the Eucharistic Face of Jesus,
may live in ceaseless prayer
and in the humble service of those
most in need of compassion.
Through our Lord Jesus Christ, Your Son,
who lives and reigns with You in the unity of the Holy Spirit,
God, forever and ever.

The Priest of the Holy Face of Jesus

Gaetano Catanoso was born on 14 February 1879 in Chorio di San Lorenzo, Reggio Calabria, Italy. His parents, prosperous landowners, were exemplary Christians. Gaetano was ordained a priest in 1902, and from 1904 to 1921 he served in the rural parish of Pentidattilo.

Adorer of the Eucharistic Face

The Holy Face of Jesus illumined Father Catanoso's life. He venerated the Holy Face as depicted in the image of Veronica's Veil diffused by the Carmel of Tours in France. He began "The Holy Face" Bulletin and established a local chapter of the "Archconfraternity of the Holy Face" in 1920. "The Holy Face," he wrote, "is my life." Saint Gaetano directed anyone seeking the Face of Christ to the Most Holy Eucharist, saying, "If we wish to adore the real Face of Jesus, we can find it in the divine Eucharist where, with the Body and Blood of Jesus Christ, the Face of our Lord is hidden under the white veil of the Host."

A Eucharistic Parish Priest

On 2 February 1921, Father Catanoso was transferred to the large parish of Santa Maria de la Candelaria. He served there until 1940. The daily celebration of Holy Mass and Eucharistic adoration were the soul of his priesthood and the sustenance of his apostolate.

As the parish priest of Candelaria, Saint Gaetano drew people to Christ in the Sacrament of the Altar and renewed devotion to the Madonna. The plight of orphans moved him to undertake a number of charitable initiatives. He played an active role in the catechetical instruction of children and young people. Deeply moved by the message of the Blessed Virgin Mary at La Salette, Father Gaetano preached against blasphemy and taught the faithful to sanctify Sundays and the feasts of the Church.
Father Catanoso was compelled to reach out to orphans and to children suffering from neglect and abuse. He sought to provide youth with Christian role models. His charity extended to the forsaken elderly and to priests who found themselves isolated and without support. In all who suffered Father Gaetano saw the Face of Christ. His ardent love for the Most Holy Eucharist found expression in the restoration of churches and abandoned tabernacles.

Servant of Priests

"The Missionary of the Holy Face" spent hours or entire days in prayer before the Tabernacle. In his parish and beyond it he promoted Eucharistic Adoration in the spirit of reparation. He set up "flying-squads" of priests willing to assist other priests by preaching and hearing confessions on special occasions. In 1915 Saint Gaetano published for the first time a "Eucharistic Holy Hour" for priests. Saint Gaetano never let a single day pass without speaking of the Holy Face of Jesus.

Victim Priest

Father Gaetano patiently accepted sickness and, in the last stage of his life, blindness, desiring to unite himself to the saving Passion of Christ. In 1929 he offered himself as a victim priest to the Heart of Jesus.

La Madonna

Saint Gaetano's devotion to the Madonna was tender and childlike. He began praying the rosary daily as a little boy and remained faithful to the practice until his death. The rosary never left his hands, becoming for him a ceaseless prayer of the heart. To all who approached him for spiritual counsel he communicated his love of the Mother of God and his confidence in her intercession.

Spiritual Father and Founder

From 1921 to 1950 Saint Gaetano served as confessor to various religious communities and in the Reggio Calabria prison. He served as spiritual director of the Archdiocesan Seminary. Everyone called him "Father," a title not normally given parish priests in Italy. He was, in fact, a beloved spiritual father generating holiness of life in countless priests and consecrated women. Father Gaetano's simple and ardent preaching attracted sinners to the contemplation of the Holy Face of Jesus and inspired souls to imitate his life of adoration and reparation.

In 1934, Father Catanoso founded in Riparo, Reggio Calabria, the Congregation of the Sisters Veronicas of the Holy Face of Jesus. The Sisters devote themselves to Eucharistic adoration and reparation to the Holy Face, catechesis, assistance to children, youth, priests and the elderly.
Canonized Three Years Ago

Father Gaetano Catanoso died on the Thursday of Passion Week, April 4, 1963. Pope John Paul II beatified him on May 4, 1997. Pope Benedict XVI canonized him on October 23, 2005. The liturgical memorial of Saint Gaetano Catanoso was fixed on September 20, the date of his ordination to the holy priesthood.

An American Cousin


Saint Gaetano's American cousin, Justin Catanoso, wrote a book recounting his experience of having a saint in the family. Visit Justin's website here.

San Gaetano Catanoso Fondatore


Chorio di San Lorenzo, Reggio Calabria, 14 febbraio 1879 - Reggio Calabria, 4 aprile 1963

Gaetano Catanoso nacque a Chorio di San Lorenzo, Archidiocesi di Reggio Calabria, il 14 febbraio 1879. Ordinato sacerdote il 20 settembre 1902, fu parroco di Pentedattilo e della Candelora in Reggio Calabria, dove realizzò un centro irradiante di vita eucaristica, divulgando la devozione al Volto Santo. Guida illuminata delle anime, da essere definito "il Confessore della Chiesa reggina", fu anche Cappellano delle carceri e dell'ospedale, Padre spirituale del Seminario diocesano, Canonico Penitenziere della Cattedrale. Promosse e sostenne iniziative di sostentamento per le vocazioni ecclesiastiche e fondò la "Congregazione delle Suore Veroniche del Volto Santo". 

Morì il 4 aprile 1963, fu beatificato da Papa Giovanni Paolo II il 4 maggio 1997 e canonizzato nel 2005.

Martirologio Romano: A Reggio Calabria, beato Gaetano Catanoso, sacerdote, che fondò la Congregazione delle Suore Veroniche dal Volto Santo per l’assistenza ai poveri e agli emarginati.
La strada da Chorio a Reggio Calabria, nel 1889, era lunga e accidentata. Papà Antonio era partito presto da casa per accompagnare il figlioletto Gaetano, di 10 anni, in Seminario, ma a un certo punto il ragazzino non ce la faceva più. Lo mise nella gerla e lo caricò sull’asino. Verso sera arrivarono alla meta.

Gaetano disse: "Sono venuto per farmi prete". È per Gesù solo che si possono vivere avventure così: fragile di salute, ma ardente di cuore per il suo ideale, prese a impegnarsi con serietà, a crescere nell’amore di Dio e del prossimo. Di tanto in tanto, ritornava in famiglia per ristabilirsi in salute, ma gli era impossibile scoraggiarsi.

"Chi te lo fa fare, una vita così?" – potremmo dire noi. Risposta: "Gesù solo". Solo Gesù e nessun altro.

A 16 anni, già vestito l’abito talare, tenne la prima predica alla gente del suo paese natio, meravigliando tutti per il fervore con cui parlò di Gesù presente nel SS.mo Sacramento dell’altare e della Madonna, sua e nostra Madre. "È stato un episodio molto bello – dirà un giorno – un anticipo della mia futura missione sacerdotale".

Parroco, padre, riparatore


Era nato, Gaetano Catanoso, a Chorio di S. Lorenzo (RC), il 14 febbraio 1879. I suoi genitori erano proprietari terrieri con coloni a lavorare nelle loro terre. Il ragazzo crebbe in una famiglia ricca di fede e di figli. In Seminario, i superiori temono però che non arrivi all’altare, ma lui, stupendo tutti, cresce in modo brillate così che dirà di se stesso: "Anche l’asinello ce l’ha fatta".

È ordinato sacerdote a Reggio Calabria il 20 settembre 1902. E’ così contento quel giorno che esclama: "O parenti, e amici chiamati a prender parte alla mia festa, pregate il Cuore di Gesù che mi renda santo". Giura di non commettere mai alcun peccato né mortale né veniale deliberato e di stare alla presenza di Dio ogni istante della sua vita.

Nel 1904, a soli 25 anni, va parroco a Pentadattilo, un piccolo borgo sull’Aspromonte, dove rimarrà fino al 1921. E’ innamorato di Dio e trascorre gran parte del suo tempo in chiesa, in adorazione a Gesù Eucaristico, dopo aver celebrato la S. Messa, centro della sua giornata e della sua vita, come farebbe, se potesse, un angelo. Confessa a lungo, ogni giorno, e presto si rivela un ottimo direttore spirituale: non vengono soltanto i parrocchiani al suo confessionale, ma molti dei dintorni e poi da lontano, anche molti confratelli sacerdoti.

Si dedica con amore di padre alla sua gente, ai bambini e ai ragazzi, agli anziani e ai malati, ai più poveri. Istruisce i giovani con una scuola serale gratuita, chiama i fedeli a prender parte alla S. Messa, in modo consapevole e fervoroso. E’ inviato a predicare missioni e a confessare in altre parrocchie della diocesi e fuori diocesi. Diventa la guida di tanti sacerdoti, di religiosi e di suore, di anime consacrate.

Nel silenzio della sua chiesa, don Gaetano matura una grande missione. Nel 1915, quando già gode fama di santità, per i consacrati, ma senza escludere nessuno, inizia a stampare un periodico: "L’ora eucaristica sacerdotale". Nel 1918, incontra don Luigi Orione, che nel 1908 si era distinto per la sua carità durante il terremoto di Messina e Reggio Calabria, e si infiamma di nuovo zelo apostolico.

Si avvicina la sua "ora". Nell’agosto 1843, Papa Gregario XVI a Roma aveva istituito la Confraternita del Volto Santo di Gesù, al fine di riparare le offese contro di Lui, soprattutto la bestemmia. Nel medesimo mese, al Carmelo di Tours, in Francia, Gesù si rivelava all’umile portinaia, suor Maria: "Il mio Cuore è bestemmiato ovunque: i fanciulli stessi bestemmiano. Con la bestemmia, il peccatore mi maledice in faccia, mi investe apertamente e pronuncia lui stesso il mio giudizio e la sua condanna. Io cerco delle Veroniche per asciugare il mio divin Volto, poiché esso ha pochi adoratori". Così il 27 ottobre 1845, nasceva a Tours il movimento della riparazione al Volto Santo di Gesù.

Don Gaetano ne viene a conoscenza e nel 1918 si iscrive al sodalizio dei Missionari del Santo Volto di Tours. L’anno seguente erige nella sua parrocchia la Confraternita del Santo Volto: "Uniamoci nella devozione al Volto Santo, per riparare i nostri peccati, in primo luogo la bestemmia e la profanazione della festa, per la conversione dei peccatori. Vogliamo diventare anime riparatrici, contribuire al trionfo della Chiesa, partecipare alle sublimi ricompense promesse da Nostro Signore".

Come Veronica per Gesù

Dal 1921 è parroco di S. Maria della Purificazione a Reggio Calabria. Nella sua parrocchia realizza un centro irradiante di vita eucaristica, divulgando con ogni mezzo l’amore al Volto Santo di Gesù, adorato nella SS.ma Eucaristia, sua presenza reale e Sacrificio al Padre, servito nei fratelli più poveri. Continua la sua itineranza di predicatore per la diocesi e per la Calabria.

Attorno a lui nasce un vasto sodalizio di anime. È cappellano delle carceri e dell’ospedale di Reggio, direttore spirituale del Seminario diocesano, poi canonico penitenziere in cattedrale. Nelle sue predicazioni attraverso l’Aspromonte, incontra numerosi ragazzi che non possono realizzare la loro vocazione sacerdotale per mancanza di mezzi: don Gaetano, dal 1921 fa nascere l’Opera vocazione per i chierici poveri e ne conduce diversi al sacerdozio. Nel medesimo tempo, progetta un’altra grande opera.

Nel 1934, benché già minato nella salute, ma indomabile per il suo amore a Dio e per il suo zelo per la salvezza delle anime, fonda una Famiglia religiosa votata alla preghiera riparatrice, all’evangelizzazione e all’assistenza della gioventù, a cominciare dall’infanzia, degli anziani, raggiungendo paesi sperduti di montagna, privi di strade e abbandonati sotto ogni aspetto.

Nascono così le Suore Veroniche del Santo Volto di Gesù, perché "come la Veronica asciugò il Volto piagato di Gesù sulla via del Calvario, esse lo adorino, e lo amino perdutamente nell’Eucaristia e gli asciughino le lacrime e le piaghe nei più poveri e nei più soli".

Tutti ormai lo chiamano "padre": è davvero il Padre delle anime, dei sacerdoti, dei consacrati e anche dei peccatori. Lo leggono con attenzione sul suo bollettino Il Volto Santo da cui imparano la sua spiritualità e il suo stile di vita. Lo ascoltano nella sua predicazione semplice e ardente. Trovano consolazione e coraggio dalla sua affezione alla Madonna, da lui amata e seguita soprattutto nel messaggio da Lei rivelato a La Salette, nel 1846, con l’invito forte alla conversione dal peccato, alla riparazione dei peccati dell’umanità, al ritorno continuo a Dio.

Anche i suoi Arcivescovi, da quello che lo ha ordinato a Mons. Giovanni Ferro giunto in diocesi nel 1950, lo guardano con ammirazione e venerazione, come a guida e Padre spirituale amabile e autorevolissimo: sarà Mons. Ferro ad approvare il 25 marzo 1958, le Suore Veroniche e ad accogliere l’ultimo progetto di don Gaetano: la costruzione del Santuario del Volto Santo che dovrà diventare, secondo le sue parole, "il centro dell’adorazione perpetua e della riparazione contro la bestemmia e la profanazione della festa".

Tabernacolo vivente


La sua predicazione, i suoi scritti sono un mare di luce e di amore più splendente del mare che circonda la sua terra. "Se vogliamo adorare il Volto Santo di Gesù e non solo la sua immagine, questo Volto noi lo troviamo nella divina Eucaristia, dove con il Corpo e il Sangue di Gesù, si nasconde sotto il bianco velo dell’Ostia santa, il Volto di Nostro Signore".

"Non lasciate passare un giorno senza aver parlato del Volto Santo. Fate comprendere il dovere della riparazione e la vostra parola sia come il lievito che fermenta la farina".

"Amate Gesù Sacramentato. Non lo dimenticate mai. Non lo lasciate solo nel Tabernacolo, andate a visitarlo. Non è l’immagine di Nostro Signore come è l’immagine di un santo, ma è la realtà: Gesù vivo in Corpo, Sangue, Anima e Divinità. Andate, parlate con Gesù, discorrete con Gesù, vivete di Gesù, consolate Gesù, fate tutto con Gesù, allora porterete Gesù alle anime".

"Pregate la Madonna. Quando la Madonna si volle manifestare afflitta e amareggiata, comparve con il Rosario in mano. Non dimenticate Lourdes, La Salette, Fatima. La Madonna parla anche di grandi castighi e chiede preghiere e penitenza. Consoliamo il Cuore della Mamma. Amate la Madonna e nella vostra vita, sarete felici".

Nella sua lunga vita, le difficoltà e le umiliazioni non gli erano mai mancate, ma lo sostiene una fede eroica nel Signore Gesù, ogni giorno più amato e vissuto fino all’identificazione con Lui: "Non scoraggiatevi, il Signore ci vuole tanto bene, le sofferenze passano, il premio per il Cielo rimane. Coraggio e avanti nel Signore".

P. Gaetano Catanoso va incontro a Dio al sorgere del 4 aprile 1963, giovedì della Passione del Signore. Chi lo conosce, lo definisce una luce che brillava, la bontà in persona, un tabernacolo vivente di Dio. "Lo trovavo sempre con il Rosario in mano", dirà di lui il suo Arcivescovo Mons. Ferro.

La sua fama di santità dilaga, confermata da una prodigiosa guarigione gravissima malattia di una Suora, avvenuta il giorno stesso della sua morte. Nel 1997, il Papa Giovanni Paolo II lo iscriveva tra i beati, e il Papa Benedetto XVI recentemente lo ha proclamato santo. Il bambino partito sull’asino per farsi prete, è giunto alla gloria degli altari e a una straordinaria irradiazione di Verità e di luce sul nostro tempo: anche oggi, più che mai, siamo assetati di Dio e cerchiamo il Volto Santo di Gesù, il Figlio suo, nostro Salvatore: unico Salvatore.
Autore: Paolo Risso




Diceva in una sua lettera pastorale in preparazione alla beatificazione di padre Catanoso, l’arcivescovo di Reggio Calabria Vittorio Mondello, “diventa beato uno dei nostri preti, di quelli che vivono a contatto con la gente, nell’esperienza quotidiana della vita parrocchiale, nell’impatto con il complesso mondo dei problemi, delle fatiche e dei disagi di ogni giorno. Diventa beato un prete di questo estremo lembo d’Italia, di questa terra che è il sud del Sud”.

E la beatificazione del sacerdote Gaetano Catanoso ebbe anche due aspetti straordinari, uno che essendo morto solo 34 anni prima, egli era conosciuto da tanti suoi contemporanei ancora viventi e poi che nella storia bimillenaria della Chiesa reggina, egli era il primo prete diocesano a diventare beato.

Gaetano Catanoso, terzogenito di otto figli, nacque a Chorio di S. Lorenzo (Reggio Calabria) il 14 febbraio 1879; a 10 anni nell’ottobre 1889 entrò nel Seminario Arcivescovile di Reggio Calabria e per motivi di salute fu costretto a vari ritorni temporanei in famiglia e proprio in uno di questi ritorni, aveva solo 15 anni, s’improvvisò predicatore nella chiesa di Chorio, attirando l’attenzione degli ascoltatori; presagio della sua futura missione sacerdotale.

Fu ordinato sacerdote il 20 settembre 1902 dal cardinale Gennaro Portanova, arcivescovo di Reggio. Per due anni rimase nel Seminario come prefetto d’ordine, fino al marzo 1904, quando venne nominato parroco a Pentidattilo, piccolo paese montano dell’Aspromonte sul versante ionico, isolato e poverissimo.

Qui il giovane parroco condivise con i suoi fedeli una vita fatta di stenti e privazioni, sperimentando ogni giorno il peso di un sottosviluppo che favoriva l’inerzia, l’emigrazione all’estero, la rassegnazione.

Promosse la devozione al “Volto Santo”, di cui nel 1918 divenne missionario aderendo all’Arciconfraternita di Tours in Francia e nel 1919 ottenne di erigere nella sua parrocchia di Pentidattilo, una “Confraternita del Volto Santo”; nel 1920 diede vita allo stampato “Il Volto Santo” che si diffuse in tutta la penisola.

Pur essendo costretto ad essere pastore di una piccola località sui monti, ebbe la volontà di conoscere, divenire amico, condividere le opere sociali ed assistenziali, di due futuri beati: Luigi Orione e Annibale Maria Di Francia, appoggiandone lo sviluppo anche in terra calabrese.

Nel 1921 fu nominato parroco nella chiesa di S. Maria della Candelora o della Purificazione, nella città di Reggio Calabria; qui fu parroco fino al 1940; la sua opera pastorale ebbe uno spazio più vasto, ravvivò nel popolo la devozione eucaristica e mariana, promosse l’istruzione catechistica e la crociata contro la bestemmia; indisse Missioni per il popolo, sia in Quaresima, sia nel mese di maggio, coordinando le cosiddette “Squadre Volanti”, ossia sacerdoti ben disposti ad aiutare i parroci in queste Missioni, sia per le confessioni, sia per le predicazioni.

Nel 1930 divenne canonico del Capitolo della Cattedrale; sempre ricco del carisma di diffondere la riparazione delle offese e la devozione al Volto Santo del Signore sofferente, continuò ad esserne un zelante missionario e nel dicembre 1934 s’impegnò con tutte le sue energie a fondare la Congregazione delle “Suore Veroniche del Volto Santo”, con lo scopo specifico di erigere asili e scuole di formazione catechistica nei posti più sperduti, lontani e disagiati.

Nel luglio 1935 vi fu la vestizione delle prime suore e a dicembre l’apertura della prima Casa a Riparo, nella periferia di Reggio Calabria; nel 1956 ne stese le Costituzioni e nel 1957 iniziò la costruzione della Casa Madre; l’Istituzione delle Suore Veroniche ebbe l’approvazione diocesana il 25 marzo 1958.

Ormai sessantenne, pur continuando a stimolare e guidare spiritualmente le sue suore, si dedicò con grande abnegazione alle confessioni, diventando di fatto “il confessore della Chiesa reggina”, e direttore spirituale di vari Istituti religiosi.

Ebbe la consolazione verso il termine della sua vita, di vedere realizzato l’altro grande sogno, di un santuario dedicato al Volto Santo, eretto presso la Casa-madre delle Suore Veroniche.

Alle suore ripeteva spesso “Voi dovete andare nei centri più abbandonati, là dove altre Congregazioni rifiutano di andare; il vostro posto è quello di raccogliere le spighe sfuggite ai mietitori”. E sempre parlando delle sue suore, Gaetano Catanoso diceva: “Le suore che io volevo non dovevano avere né casa, né mobili, né giardino, dovevano essere ricche di povertà e senza pretese, accontentandosi di tutto, come dono del Signore. Le presi dal popolo, anime semplici e le mandai così, come gli Apostoli di Nostro Signore, senza nulla, nei paesi che più avevano bisogno”.

Morì a Reggio Calabria il 4 aprile 1963 e la sua santa morte e la sua eroica vita, indusse la Chiesa di Reggio Calabria e le Suore Veroniche a richiedere il processo per la sua beatificazione; la causa iniziò il 15 dicembre 1981, fu proclamato venerabile il 3 aprile 1990 e beato il 4 maggio 1997 in Piazza S. Pietro, da papa Giovanni Paolo II.

Papa Benedetto XVI, nella sua prima cerimonia di canonizzazione, lo ha proclamato santo il 23 ottobre 2005 in piazza San Pietro.

Autore:
Antonio Borrelli