mercredi 26 avril 2017

Bienheureux WŁADYSŁAW GORAL, évêque et martyr



Bienheureux Ladislas Goral

Évêque martyr polonais (+1945)

Né le 1er mai 1898 à Stoczek, Władisław Goral fit ses études à Lublin et à Rome où il fut ordonné en 1920.

Professeur au séminaire de Lublin, attentif à appliquer la doctrine sociale de l'Eglise dans une époque d'affrontements sociaux et de montée des périls en Europe. Il faisait également partie de la Conférence de saint Vincent de Paul et venait en aide aux vieillards et aux orphelins.

Evêque auxiliaire de Lublin en 1938, la guerre le surprit à Varsovie. Il retourna dans Lublin occupée où il demeurait au séminaire et fut arrêté par la Gestapo en novembre 1939 avec d'autres prêtres et des professeurs du séminaire. Il s'était préparé spirituellement. 

Envoyé au camp de travail de Sachsenhausen en 1940, il mourut en avril 1945 lors de l'évacuation des nazis. 

Il fut béatifié en 1999 par Jean-Paul II, parmi les cent-huit martyrs polonais de l’époque nazie dont le bienheureux Stanislas Kubista dont on fait aussi mémoire le 26 avril - homélie de Jean-Paul II -

En polonais:

- anniversaire de la mort du bienheureux évêque Wladyslaw Goral, avril 2015, Archidiecezjia Lubelska 'archidiocèse de Lublin'

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/13109/Bienheureux-Ladislas-Goral.html

Bienheureux Ladislas Goral

Ladislas ( Wladyslaw ) Goral naquit le 1er mai 1898 à Stoczek . Il fit ses études à Lublin et à Rome où il fut ordonné en 1920 à la basilique saint Jean de Latran. Il continua ses études théologiques à l' Université grégorienne de Rome et à Fribourg en Suisse. Pendant ses vacances il prêchait pour les communautés polonaises de Suisse et de France.

En 1926 il retourna en Pologne et devint professeur à 28 ans au séminaire de Lublin. Erudit et pédagogue, il avait l' estime de ses élèves. Parallèlement il publiait des articles de théologie et de pastorale. il organisait aussi des colonies de vacances pour les enfants de familles ouvrières et mit en place des cours d' éducation pour les travailleurs. Il faisait partie de la Conférence de saint Vincent de Paul et venait en aide aux vieillards et aux orphelins. Il fut à l' origine de l' établissement des Filles de la Charité à Kreznica.

Il était donc un prêtre de son temps attentif à appliquer la doctrine sociale de l' Eglise dans une époque d' affrontements sociaux et de montée des périls en Europe.

Il devint évêque auxiliaire de Lublin en 1938. La guerre le surprit à Varsovie pendant les bombardements alors qu' il dirigeait une récollection après un pélerinage à Czestochowa. Il retourna dans Lublin occupée où il demeurait au séminaire et fut arrêté par la Gestapo en novembre 1939 avec d' autres prêtres et des professeurs du séminaire. Il s' était préparé spirituellement.  

Il fut envoyé au camp de travail de Sachsenhausen en 1940 où il mourut en avril 1945 lors de l' évacuation des nazis. 

Il fut béatifié en 1999 par Jean-Paul II.

SOURCE : http://ut-pupillam-oculi.over-blog.com/article-6494834.html

Władisław Goral

1898-1945

Né le 1er mai 1898 à Stoczek, Władisław (Ladislas) fit ses études à Nasutów, passa son baccalauréat à Lubartów, et entra en 1916 au séminaire de Lublin pour les études de philosophie ; en  1920 il vint à Rome, où il fut ordonné prêtre la même année, et continua d’autres études à l’Université Grégorienne de Rome et à Fribourg.

En 1926, il retourna en Pologne où il fut nommé professeur au séminaire de Lublin.

Il publiait des articles, il animait des colonies de vacances, organisait des cours pour les ouvriers, assistait les vieillards et les orphelins dans le cadre des Conférences Saint-Vincent-de-Paul : c’est lui qui fit venir les Filles de la Charité à Kreznica.

En 1938, il fut nommé évêque auxiliaire à Lublin. Il créa à Lublin une maison pour les prêtres âgés, et travailla beaucoup à la formation chrétienne des ouvriers et des étudiants.

Au déclenchement de la guerre, il se trouva à Varsovie bombardée, alors qu’il dirigeait une récollection après un pèlerinage à Czestochowa. De retour à Lublin, il fut arrêté par la Gestapo en novembre 1939 avec d’autres prêtres et séminaristes.

Tous furent condamnés à mort, le 27 novembre, et leur peine commuée en réclusion à perpétuité.

Interné le 4 décembre à Sachsenhausen, il y fut enfermé en cellule d’isolement, avec le numéro 5605. A partir de 1943, il eut le numéro 13981, avec impossibilité totale de communiquer avec d’autres prisonniers, donc de recevoir les sacrements. il y mourut le 26 avril 1945, au moment où les nazis évacuèrent le camp devant l’avancée des Alliés.

Mgr Władisław Goral fut béatifié en 1999, parmi les cent-huit Martyrs polonais de l’époque nazie.

SOURCE : http://www.samuelephrem.eu/article-04-26-116073817.html

BÉATIFICATION DE REGINA PROTMANN, EDMUND BOJANOWSKI 

ET 108 MARTYRS DE LA FOI

HOMÉLIE DU PAPE JEAN PAUL II

Dimanche 13 juin 1999, Varsovie


 «Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde» (Mt 5, 7).

Très chers frères et sœurs!

1. En reprenant les paroles de cette béatitude du Christ, je m'arrête sur mon parcours de pèlerin parmi vous, peuple fidèle de Varsovie. Je salue cordialement ceux qui sont ici réunis, les prêtres, les religieux, les religieuses et les fidèles laïcs. J'adresse un salut fraternel aux évêques, en particulier au Cardinal-Primat et à ses collaborateurs, les Evêques auxiliaires de l'archidiocèse de Varsovie. Je salue le Président de la République, le Premier ministre, le Pré- sident du Sénat et le Président de la Diète, les représentants des Autorités de l'Etat, des Autorités locales et les per- sonnes qui ont été invitées.

Je rends grâce à la Divine Providen- ce, car il m'est à nouveau donné de me trouver ici, où il y a vingt ans, en la mémorable veillée de Pentecôte, nous avons vécu de façon spéciale le mystère du Cénacle. Avec le Primat du millénai- re, le Cardinal Stefan Wyszyñski, avec les évêques et le peuple de Dieu de la capitale, présent en grand nombre, nous avons alors invoqué avec ferveur le don de l'Esprit Saint. A cette époque difficile, nous avons supplié sa puissan- ce de se déverser dans les cœurs des hommes et d'éveiller en eux l'espéran- ce. Il s'agissait d'un cri qui naisssait de la foi que Dieu suscite et qui, avec la puissance de l'Esprit Saint, renouvelle et sanctifie chaque chose. Il s'agissait d'une imploration pour le renouvelle- ment du visage de la terre, de cette ter- re. Que ton Esprit descende et qu'Il re- nouvelle le visage de la terre, de cette terre! Comment ne pas rendre au- jourd'hui grâce à Dieu, Un et Trine, pour tout ce ce que, au cours des vingt dernières annés, nous interprétons comme une réponse à ce cri! Tout ce qui s'est accompli durant cette période en Europe et dans le monde, à com- mencer par notre patrie, n'est-il pas la réponse de Dieu? Sous nos yeux ont eu lieu les changements des systèmes poli- tiques, sociaux et économiques, grâce auxquels les individus et les nations ont à nouveau vu resplendir leur digni- té. La vérité et la justice sont en train de réacquérir leur valeur, devenant un défi pressant pour tous ceux qui savent apprécier le don de la liberté. C'est pourquoi nous rendons grâce à Dieu, en considérant l'avenir avec confiance.

Nous lui rendons en particulier gloi- re pour ce que ces vingt années ont ap- porté dans la vie de l'Eglise. En rendant grâce, nous nous unissons donc, parmi les peuples qui nous sont proches, aux Eglises de la tradition occidentale et orientale, qui sont sorties des catacom- bes et qui accomplissent ouvertement leur mission. Leur vitalité est un ma- gnifique témoignage de la puissance de la grâce du Christ, qui fait que les hommes faibles deviennent capables d'héroïsme, qui va souvent jusqu'au martyre. N'est-ce pas là le fruit de l'ac- tion de l'Esprit de Dieu? N'est-ce pas grâce à ce souffle, dans l'histoire très récente, que nous avons aujourd'hui l'occasion unique de faire l'expérience de l'universalité de l'Eglise et de notre responsabilité de témoigner le Christ et d'annoncer son Evangile «jusqu'aux ex- trémités de la terre»?

A la lumière de l'Esprit Saint, l'Eglise qui est en Pologne relit les signes des temps et assume ses devoirs, libérée des limitations extérieures et des pressions, dont elle a fait encore récemment l'ex- périence. Comment ne pas rendre grâce aujourd'hui à Dieu, car dans l'esprit du respect et de l'amour réciproque, l'Eglise peut mener un dialogue créatif avec le monde de la culture et de la science! Comment ne pas rendre grâce du fait que les croyants peuvent s'ap- procher sans obstacle des Sacrements et écouter la parole de Dieu, pour pou- voir ensuite témoigner ouvertement de leur propre foi! Comment ne pas rendre gloire à Dieu pour cette multitude d'églises construites dernièrement dans notre pays! Comment ne pas rendre grâce, car les enfants et les jeunes peu- vent sans inquiétude connaître le Christ à l'école, où la présence du prêtre, de la religieuse ou du catéchiste est consi- dérée comme une aide précieuse dans le travail d'éducation des jeunes géné- rations! Comment ne pas louer Dieu, qui à travers son Esprit anime les com- munautés, les associations et les mou- vements ecclésiaux, et fait en sorte que la mission de l'évangélisation soit en- treprise par un cercle de laïcs toujours plus vaste!

Lorsqu'au cours de mon premier pèlerinage dans ma patrie, je me trouvais en ce lieu, la prière du Psalmiste me venait avec insistance à l'esprit:

«Souviens-toi de moi, Yahvé, 

par amour de ton peuple, 

visite-moi par ton salut, 

que je vois le bonheur de tes élus, 

joyeux de la joie de ton peuple, 

glorieux avec ton héritage» (105 [106], 4-5).

Aujourd'hui, alors que nous tournons le regard vers ces vingt dernières années de notre siècle, l'exhortation du même Psaume nous vient à l'Esprit:

«Rendez grâce à Yahvé, car il est bon, 

car éternel est son amour! 

Qui dira les prouesses de Yahvé, 

fera retentir sa louange? 

Béni soit Yahvé [...] 

depuis toujours jusqu'à toujours» (105 [106], 1-2. 48).

2. «Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde» (Mt 5, 7). La liturgie du dimanche d'aujourd'hui confère un caractère particulier à notre action de grâce. Elle permet en effet de voir tout ce qui se produit dans l'his- toire de cette génération, dans la perspective de la miséricorde éternelle de Dieu, qui s'est révélée plus pleinement dans l'œuvre salvifique du Christ. Jésus fut «livré pour nos fautes et ressuscité pour notre justification» (Rm 4, 25). Le mystère pascal de la mort et de la résurrection du Fils de Dieu a conféré un nouveau cours à l'histoire humaine. Si nous y observons les signes douloureux de l'action du mal, nous avons la certitude qu'en définitive, il ne peut pas dominer le destin du monde et de l'homme, il ne peut pas vaincre. Cette certitude naît de la foi dans la miséricorde du Père «qui a tant aimé le monde qu'il nous a donné son Fils unique, pour que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle» (Jn 3, 16). C'est pourquoi, aujourd'hui, alors que saint Paul indique la foi d'Abraham, qui «appuyé sur la promesse de Dieu, sans hésitation ni incrédulité, mais avec une foi puissante, rendit gloire à Dieu» (Rm 4, 20), il nous est donné d'apercevoir la source de cette force, grâce à laquelle même les épreuves les plus dures n'étaient pas en mesure de nous détourner de l'amour de Dieu.

Grâce à la foi dans la miséricorde divine, l'espérance est demeurée en nous. Elle ne concernait pas seulement la renaissance sociale et la restitution à l'homme de la dignité dans le cadre de ce monde. Notre espérance va beaucoup plus loin: en effet, elle se dirige vers les promesses divines qui dépassent de beaucoup le domaine temporel. Son objet définitif est la participation aux fruits de l'œuvre salvifique du Christ. Elle peut nous être comptée comme justice, si «nous croyons en celui qui ressuscita d'entre les morts Jésus notre Seigneur» (Rm 4, 24). Seule l'espérance qui naît de la foi dans la résurrection peut nous pousser à donner, dans la vie quotidienne, une réponse digne à l'amour infini de Dieu. Ce n'est qu'avec une telle espérance que nous pouvons aller chez ceux qui sont «les malades» (Mt 9, 12) et être des apôtres de l'amour de Dieu qui guérit. Si je disais, il a vingt ans, que «la Pologne est devenue, de nos jours, la terre d'un témoignage particulièrement responsable» (Homélie sur la Place de la Victoire, 2.6.1979), il faut aujourd'hui ajouter qu'il doit s'agir d'un témoignage de miséricorde active, édifiée sur la foi dans la résurrection. Seul un témoignage de ce genre est un signe d'espérance pour l'homme d'aujourd'hui, en particulier pour les jeunes générations; et si pour certains, il est également un «signe de contradiction», cette contradiction ne doit jamais nous détourner de la fidélité au Christ crucifié et ressuscité.

3. «Omnipotens aeterne Deus, qui per glorificationem Sanctorum novissima dilectionis tuae nobis argumenta largiris, concede propitius, ut, ad Unigenitum tuum fideliter imitandum, et ipsorum intercessione commendemur, et incitemur exemplo»: c'est ainsi que l'Eglise prie, en rappelant les saints et les saintes dans l'Eucharistie: Ô Dieu, notre Père, qui dans le témoignage glorieux des saints donnes à ton Eglise des signes toujours nouveaux de ton amour miéricordieux, fais que nous sentions à nos côtés la présence réconfortante de ces frères, afin d'être encouragés à imiter le Christ ton Fils» (Comune sanctorum et sanctarum, Collecte). Aujourd'hui également, nous élevons cette invocation alors que nous admirons le témoignage qui nous est donné par les bienheureux qui viennent d'être élevés à la gloire des autels. Une foi vive, une espérance inébranlable et un amour généreux leur ont été attribués à juste titre, car ils étaient profondément enracinés dans le mystère pascal du Christ. C'est donc à raison que nous invitons à suivre fidèlement le Christ, selon leur exemple.

La bienheureuse Regina Protmann, Fondatrice de la Congrégation des Sœurs de Sainte-Catherine, originaire de Braniewo, se consacra de tout son cœur à l'œuvre de renouveau de l'Eglise entre le XVI e et le XVII e siècle. Son activité, qui naissait de l'amour pour le Christ par-dessus toute chose, se déroula après le Concile de Trente. Elle s'inséra activement dans la réforme post-conciliaire de l'Eglise, accomplissant avec une grande générosité une humble œuvre de miséricorde; elle fonda une Congrégation, qui unissait la contemplation des mystères de Dieu avec le soin des malades dans leur maison et l'instruction des enfants et de la jeunesse féminine. Elle consacra une attention particulière à la pastorale des femmes. Ne pensant qu'aux autres, la bienheureuse comprenait avec un regard clairvoyant les nécessités du peuple et de l'Eglise. Les paroles: «Comme Dieu le veut», devinrent la devise de sa vie. Un amour ardent l'invitait à accomplir la volonté du Père céleste, sur l'exemple du fils de Dieu. Elle ne craignait pas d'accepter la croix du service quotidien, en témoignant du Christ ressuscité.

L'apostolat de la miséricorde remplit également la vie du bienheureux Edmund Bojanowski. Ce propriétaire terrien de Wielkopolski, doté par Dieu de nombreux talents et d'une profondeur de vie spirituelle particulière, bien que de santé délicate, avec persévérance, prudence et générosité de cœur, accomplit et inspira une vaste activité en faveur de la population rurale. Guidé par un discernement empli de sensibilité envers les besoins des autres, il donna naissance à de nombreuses œuvres éducatives, caritatives, culturelles et religieuses, pour soutenir matériellement et moralement les familles rurales. Tout en restant laïc, il fonda la Congrégation des Servantes de la Bienheureuse Vierge Immaculée, bien connue en Pologne. Chacune de ses initiatives était inspirée par le désir que tous puissent participer à la rédemption. Il s'est inscrit dans l'histoire humaine comme «un homme cordialement bon», qui par amour de Dieu et des hommes, savait réunir efficacement les divers milieux autour du bien. Sa riche activité précéda de beaucoup ce que le Concile Vatican II a formulé sur le thème de l'apostolat des laïcs. Il donna un exemple exceptionnel de travail généreux et sage pour l'homme, pour la patrie et pour l'Eglise. L'œuvre du bienheureux Edmund Bojanowski est poursuivie par les Servantes de la Bienheureuse Vierge Immaculée, que je salue de tout cœur et que je remercie pour leur service silencieux et empli d'esprit de sacrifice en faveur de l'homme et de l'Eglise.

4. «Munire digneris me, Domine Jesu Christe [...], signo sanctissimae Crucis tuae: ac concedere digneris mihi [...] ut, sicut hanc Crucem, Sanctorum tuorum reliquiis refertam, ante pectus memu teneo, sic semper mente retineam et memoriam passionis, et sanctorum victorias Martyrum: voici la prière que l'Evêque récite en endossant la croix perctorale. Aujourd'hui, je fais de cette invocation la prière de toute l'Eglise qui est en Pologne qui, portant depuis mille ans le signe de la passion du Christ, se régénère toujours par la semence du sang des martyrs et vit de la mémoire de la victoire qu'ils ont remportée sur cette terre.

Aujourd'hui précisément, nous célébrons la victoire de ceux qui, à notre époque, donnèrent leur vie temporelle pour le Christ, afin de la posséder pour les siècles des siècles dans sa gloire. Il s'agit d'une victoire particulière, car elle est partagée par des représentants du clergé et des laïcs, des jeunes et des personnes âgées, des personnes de différents milieux et conditions. Parmi elles se trouve l'Archevêque Antoni Julian Nowowiejski, pasteur du diocèse de Plock, torturé à mort à Dzialdowo; l'Evêque Wladislaw Goral de Lublin, torturé avec une haine particulière, uniquement parce qu'il était un Evêque catholique. Il y a des prêtres diocésains et religieux, qui moururent parce qu'ils ne voulurent pas abandonner leur ministère et ceux qui moururent en servant leurs compagnons prisonniers, malades du typhus; il y a également ceux qui furent torturés à mort pour avoir défendu des juifs. Dans le groupe des bienheureux, il y a des frères religieux et des sœurs, qui persévérèrent dans le service de la charité et dans l'offrande de leurs souffrances pour le prochain. Parmi ces bienheureux martyrs se trouvent également des laïcs. Il y a cinq jeunes formés au patronage salésien; un membre actif de l'Action catholique; un catéchiste laïc, torturé à mort pour son service; et une femme héroïque qui donna librement sa vie en échange de celle de sa belle-fille qui attendait un enfant. Ces bienheureux martyrs sont aujourd'hui inscrits dans l'histoire de la sainteté du peuple de Dieu en pèlerinage depuis plus de mille ans à travers la terre polonaise.

Si nous nous réjouissons aujourd'hui pour la béatification de cent-huit martyrs clercs et laïcs, nous le faisons tout d'abord parce qu'ils sont le témoignage de la victoire du Christ, le don qui restitue l'espérance. Alors que nous accomplissons cet acte solennel, dans un certain sens se ravive en nous la certitude que, indépendamment des circonstances, nous pouvons remporter la pleine victoire sur chaque chose, grâce à celui qui nous a aimés (cf. Rm 8, 37). Les bienheureux martyrs disent à nos cœurs: Croyez que Dieu est amour! Croyez dans le bien et dans le mal! Eveillez l'espérance en vous! Puisse-t-elle produire en vous le fruit de la fidélité à Dieu face à chaque épreuve!

5. Réjouis-toi, Pologne, pour les nouveaux bienheureux: Regina Protmann, Edmund Bojanowski et les cent-huit martyrs. Il a plu à Dieu «de démontrer l'extraordinaire richesse de sa grâce, par la bonté» de ses fils et de ses filles en Jésus-Christ (cf. Ep 2, 7). Voilà «la richesse de sa grâce», voilà le fondement de notre confiance inébranlable dans la présence salvifique de Dieu sur les routes de l'homme au cours du troisième millénaire! Rendons-lui gloire pour les siècles des siècles. Amen!

© Copyright - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/homilies/1999/documents/hf_jp-ii_hom_19990613_beatification.html


Blessed Wladyslaw Goral

Also known as

Ladislao Goral

Memorial

26 April

12 June as one of the 108 Martyrs of World War II

Profile

Ordained on 18 December 1920. Auxiliary bishop of Lublin, Poland and titular bishop of Meloë in Isauria on 10 August 1938. He was a man known for his devotion to the Church, and for his ascetic life in a modern setting. During the Nazi invasion in World War II, he was arrested by the Gestapo in November 1939 and sentenced to death for being a priest; the Vatican intervened and the sentence was commuted to life imprisonment. Father Wladyslaw was sent to the Sachsenhausen concentration camp and kept in an isolated bunker, away from other prisoners, neglected and abuse for years until he died shortly before the camp was liberated. Martyr.

Born

1 May 1898 in Stoczek, Lubelskie, Poland

Died

April 1945 in Sachsenhausen-Oranienburg, Oberhavel, Germany of unspecified diseases following years of neglect

Venerated

26 March 1999 by Pope John Paul II (decree of martyrdom)

Beatified

13 June 1999 by Pope John Paul II

Additional Information

other sites in english

Catholic-Hierarchy.Org

HagiograFaith

Hagiography Circle

images

Wikimedia Commons

sitios en español

Martirologio Romano, 2001 edición

fonti in italiano

Martirologio Romano, 2005 edition

Santi e Beati

nettsteder i norsk

Den katolske kirke

strony w jezyku polskim

Grzegorz Polak

Readings

Great goals and profound changes in the world require great sacrifices. – Blessed Wladyslaw to some brother priests when he received his death sentence

MLA Citation

‘Blessed Wladyslaw Goral‘. CatholicSaints.Info. 25 April 2024. Web. 10 September 2026. <https://catholicsaints.info/blessed-wladyslaw-goral/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-wladyslaw-goral/

APOSTOLIC JOURNEY TO POLAND

EUCHARISTIC CELEBRATION

HOMILY OH HIS HOLINESS JOHN PAUL II

Warsaw

Sunday, 13 June 1999


“Blessed are the merciful, for they shall obtain mercy” (Mt 5:7)

Dear Brothers and Sisters,

1. I stop to reflect on the words of this beatitude of Christ as I continue my pilgrim journey among you, faithful people of Warsaw. I warmly greet all gathered here, the priests, men and women religious and lay faithful. I extend fraternal greetings to the Bishops, especially to the Cardinal Primate and the auxiliary Bishops of the Archdiocese of Warsaw. I greet the President of the Republic, the Prime Minister, the President of the Senate and the President of the Diet, the representatives of State and local Authorities and invited guests.

I give thinks to Divine Providence that I am able to be present here again, where twenty years ago, at the memorable Pentecost Vigil, we experienced in a special way the mystery of the Upper Room. Together with the Primate of the Millennium, Cardinal Stefan Wyszynski, with the Bishops and the People of God of the capital present in great numbers, we made an ardent invocation on that occasion for the gift of the Holy Spirit. In those difficult times, we asked that his power might be poured into the hearts of men and women, and that hope might be stirred in them. It was a cry which arose from the faith that God is active and that, with the power of the Holy Spirit, he renews and sanctifies all things. It was a supplication for a renewal of the face of the earth, of this land. How can we fail to thank the Triune God today for all that in the course of the last twenty years we see as his response to that cry! Is not all that happened at that time in Europe and the world, beginning with our own homeland, God’s response? Before our eyes, changes of political, social and economic systems have taken place, enabling individuals and nations to see anew the splendour of their own dignity. Truth and justice are recovering their proper value, becoming a challenge for all those who are able to appreciate the gift of freedom. For this we give thanks to God, looking towards the future with confidence.

We especially give glory to him for what has happened in the life of the Church during these twenty years. In thanksgiving, therefore, we join with the Churches of the Western and Eastern tradition, with our neighbouring peoples who have emerged from the catacombs and are openly carrying out their mission. Their vitality is a magnificent witness to the power of Christ’s grace which enables weak men to become capable of heroism, frequently to the point of martyrdom. Is this not the fruit of the activity of the Holy Spirit? Is it not thanks to this breath of the Spirit in our most recent history that today we have the unique opportunity to experience the universality of the Church and our responsibility to bear witness to Christ and to proclaim his Gospel “to the ends of the earth”?

In the light of the Holy Spirit the Church in Poland rereads the signs of the times and takes up her duties free from the external limitations and pressures which were experienced up to a short time ago. How can we not give thanks to God today for the fact that the Church is now able to engage in a creative dialogue with the world of culture and knowledge in a spirit of mutual respect and love! How can we not give thanks for the fact that the faithful can approach the sacraments unhindered and can listen to the word of God in order to be able to bear witness openly to their faith! How can we not give glory to God for the many churches recently built in our country! How can we not give thanks that children and young people can come to know Christ in the tranquility of school, where the presence of a priest, a nun or a catechist is seen as a precious help in the work of educating the younger generation! How can we not give praise to God, who with his Spirit enlivens church communities, associations and movements, inspiring ever wider groups of laity to embark on the mission of evangelization!

During my first pilgrimage to our homeland, when I was in this place, I became intensely mindful of the prayer of the Psalmist:

“O Lord, remember me out of the love you have for your people.
Come to me, Lord, with your help
that I may see the joy of your chosen ones
and may rejoice in the gladness of your nation
and share the glory of your people” (106:4-5).

Today, as I look back over the last twenty years of this century, I am reminded of the exhortation of the same Psalm:

“O give thanks to the Lord for he is good;
for his love endures for ever.
Who can tell the Lord’s mighty deeds?
Who can recount all his praises?
Blessed be the Lord . . .
For ever, from age to age” (106:1-2, 48).

2. “Blessed are the merciful, for they shall obtain mercy” (Mt 5:7). This Sunday’s liturgy gives our thanksgiving a particular aspect. It enables us to see all that is going on in the history of this generation from the perspective of God’s eternal mercy, which was revealed more fully in the saving work of Christ. Christ “was put to death for our trespasses and raised for our justification” (Rom 4:25). The Paschal mystery of the Death and Resurrection of the Son of God has given a new direction to human history. Though we see in this history the painful signs of the action of evil, we are certain that in the end evil will not prevail over the fate of man and the world. This certainty arises from faith in the mercy of the Father “who has so loved the world that he gave his only Son, that whoever believes in him should not perish but have eternal life” (Jn 3:16). Hence today, as Saint Paul points to the faith of Abraham: “No distrust made him waver concerning the promise of God, but he grew strong in his faith as he gave glory to God” (Rom 4:20), we are able to discern the source of this strength, thanks to which not even the most difficult trials were able to separate us from the love of God.

Faith in divine mercy made it possible for hope to endure in us. This hope did not concern social rebirth alone, or merely the restoration of dignity to man in the different world contexts. Our hope penetrates far deeper: it is directed in fact to the divine promises which go far beyond temporal realities. Its definitive object is the sharing in the fruits of the saving work of Christ. This can be reckoned to us as justice, if we “believe in him that raised from the dead Jesus our Lord” (Rom 4:24). Only the hope which comes from faith in the Resurrection can inspire us to give a worthy response in our daily lives to God’s infinite love. Only with such hope can we go out to the “sick” (Mt 9:12) and be apostles of God’s healing love. Twenty years ago I said that “Poland has become in our time a land of particularly responsible witness” (Homily in Victory Square, 2 June 1979). Today, it must be added that this should be a witness of active mercy built on faith in the Resurrection. Only this kind of witness is a sign of hope for contemporary man, especially for the younger generations; and if for some it is also a “sign of contradiction”, this contradiction never distracts us from fidelity to the Crucified and Risen Christ.

3. “Omnipotens aeterne Deus, qui per glorificationem Sanctorum novissima dilectionis tuae nobis argumenta largiris, concede propitius, ut, ad Unigenitum tuum fideliter imitandum, et ipsorum intercessione commendemur, et incitemur exemplo”. This is the Church’s prayer as she remembers the Saints in the Eucharist: “Ever-living God, the signs of your love are manifest in the honour you give your Saints. May their prayers and their example encourage us to follow your Son more faithfully” (Common of Holy Men and Women, Opening Prayer). We raise this invocation also today, as we admire the testimony given by the Blessed who have just been raised to the glory of the altars. The living faith, unshakeable hope and generous love are reckoned to them as justice, because they were profoundly rooted in the Paschal mystery of Christ. Rightly, then, we ask to follow Christ faithfully, according to their example.

Blessed Regina Protmann, Foundress of the Congregation of the Sisters of Saint Catherine, a native of Braniewo, dedicated herself with all her heart to the work of renewal of the Church at the end of the sixteenth and beginning of the seventeenth centuries. She engaged in this activity, which arose from her love for Christ above all things, after the Council of Trent. She took an active part in the post-conciliar reform of the Church, carrying out a humble work of mercy with great generosity. She founded a Congregation, which united contemplation of the mysteries of God with the care of the sick in their homes and the instruction of young children and older girls. She gave particular attention to the pastoral care of women. With no thought of herself, Blessed Regina looked to the needs of the people and the Church, meeting them with foresight. The words “As God wills” became the motto of her life. Ardent love urged her to fulfil the Heavenly Father’s will, following the example of the Son of God. She did not shrink from the cross of daily service in giving witness to the Risen Christ.

The apostolate of mercy also filled the life of Blessed Edmund Bojanowski. Despite delicate health, this landowner from Wielkopolska, endowed with many talents and a particular depth of religious life by God, undertook and inspired a vast activity on behalf of the rural population, with perseverance, prudence and generosity of heart. Guided by a discernment that was very sensitive to people’s needs, he launched numerous educational, charitable, cultural and religious works aimed at the material and moral support of the rural family. He remained in the lay state and founded the Congregation of the Handmaids of the Holy and Immaculate Virgin, which is well-known in Poland. He was inspired in every initiative by the desire that everyone should have a share in the Redemption. He is remembered as a good man with a big heart, who for love of God and neighbour was able to bring different sectors together, effectively rallying them around a common good. In his many-faceted activity, he anticipated much of what the Second Vatican Council said about the apostolate of the laity. His was an exceptional example of generous and industrious work for man, the homeland and the Church. The work of Blessed Edmund Bojanowski is continued by the Handmaids, whom I warmly greet and thank for their silent service, filled with the spirit of sacrifice on behalf of their neighbour and the Church.

4. “Munire digneris me, Domine Iesu Christe . . ., signo sacratissimae Crucis tuae: ac concedere digneris mihi . . . ut, sicut hanc Crucem, Sanctorum tuorum reliquiis refertam, ante pectus meum teneo, sic semper mente retineam et memoriam passionis, et sanctorum victorias Martyrum: this is the prayer recited by the Bishop as he puts on the pectoral cross. Today I make of this invocation the prayer of the entire Church in Poland which, bearing for a thousand years the marks of the Passion of Christ, is constantly regenerated by the seed of the blood of the martyrs and draws life from the memory of their victory on earth.

Today we are celebrating the victory of those who, in our time, gave their lives for Christ, in order to possess life forever in his glory. This victory has a special character, since it was shared by clergy and laity alike, by young people and old, by people from different classes and states. Among them are Archbishop Antoni Julian Nowowiejski, Pastor of the Diocese of Plock, tortured to death at Dzialdowo; Bishop Wladyslaw Goral of Lublin, tortured with particular hatred simply because he was a Catholic Bishop. There are diocesan and religious priests who died because they chose not to abandon their ministry and because they continued to serve their fellow prisoners who were sick with typhus; some were tortured to death because they defended Jews. In the group of Blessed there are religious brothers and sisters who persevered in the service of charity and in offering their torments for their neighbour. Among the blessed martyrs there are also lay people. There are five young people formed in the Salesian oratory; a zealous activist of Catholic Action, a lay catechist tortured to death for his service and an heroic woman, who give up her own life in exchange for that of her daughter-in-law who was with child. These blessed martyrs are today inscribed in the history of holiness of the People of God on pilgrimage for over a thousand years in the land of Poland.

If we rejoice today for the beatification of one hundred and eight martyrs, clergy and lay people, we do so above all because they bear witness to the victory of Christ, the gift which restores hope. As we carry out this solemn act, there is in a way rekindled in us the certainty that, independently of the circumstances, we can achieve complete victory in all things through the One who has loved us (cf. Rom 8:37). The blessed martyrs cry to our hearts: Believe in God who is love! Believe in him in good times and bad! Awaken hope! May it produce in you the fruit of fidelity to God in every trial!

5. Rejoice, Poland, for the new Blessed: Regina Protmann, Edmund Bojanowski and the 108 Martyrs. It pleased God “to show the immeasurable riches of his grace in kindness” towards your sons and daughters in Jesus Christ (cf. Eph 2:7). This is “the richness of his grace”, this is the foundation of our unshakeable confidence in the saving presence of God along the paths of man in the Third Millennium! To him be the glory for ever and ever.

Amen!

Copyright © Dicastery for Communication

The Holy See

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/en/homilies/1999/documents/hf_jp-ii_hom_19990613_beatification.html

Tablica autorstwa Zbigniewa Kotyłły - Krypta biskupow archikatedra lubelska 2012


Beato Ladislao (Wladyslaw) Goral Vescovo e martire

26 aprile

>>> Visualizza la Scheda del Gruppo cui appartiene

Stoczek, Polonia, 1° maggio 1898 – Sachsenhausen, Germania, aprile 1945

Wladyslaw Goral, vescovo ausiliare di Lublin, cadde vittima dei nazisti in odio alla sua fede cristiana. Papa Giovanni Paolo II il 13 giugno 1999 lo elevò agli onori degli altari con ben altre 107 vittime della medesima persecuzione.

Martirologio Romano: Nel campo di prigionia di Sachsenhausen in Germania, beato Stanislao Kubista, sacerdote della Società del Verbo Divino e martire, che, durante l’occupazione militare della Polonia in tempo di guerra da parte di un regime nemico di Dio, in questo carcere esalò il suo spirito tra atroci torture. Insieme a lui si commemora il beato Ladislao Goral, vescovo ausiliare di Lublino, che nello stesso luogo e durante la medesima persecuzione difese con coraggio la dignità umana e della fede, morendo in prigione di malattia in un giorno sconosciuto.

Il beato Wladyslaw Goral nacque il giorno 1 maggio 1898, a Stoczek in Polonia. Dopo aver frequentato le scuole elementari a Nasutów, ha proseguito gli studi a Lubiano e Lublino.
Nel 1916 è entrato nel seminario di Lublino; successivamente ha perfezionato i suoi studi di filosofia a Roma.

Nella capitale italiana, Wladyslaw Goral è stato ordinato sacerdote il 18 dicembre 1920.

Nel 1926 ritorna a Lublino, ed è nominato professore in seminario.

Il 10 agosto 1938 viene nominato vescovo ausiliare di Lublino e titolare di Meloe. Wladyslaw Goral sarà consacrato vescovo il 9 ottobre 1938. Con la sua azione pastorale chi lo ricorda, lo definisce quale “pastore dalla straordinaria dedizione alla Chiesa”.

Wladyslaw Goral fu attivo in molte organizzazioni sociali.

La sua passione era il lavoro pastorale e il lavoro intrapreso a beneficio dei lavoratori. Al fine di formare questi circoli nello spirito della tradizione cattolica, ha creato un certo numero di organizzazioni cristiane come l'Unione cristiana dei lavoratori della Repubblica di Polonia, la Christian Workers 'University o la Lublin Charitable Society.

Su sua iniziativa nella diocesi fu fondata anche la casa per i sacerdoti in pensione.

Ladislao Wladyslaw Goral è stato arrestato il17 novembre 1939, dalla Gestapo durante l'occupazione nazista della Polonia. Con lui vennero arrestati il cancelliere, alcuni esponenti della curia e alcuni professori del seminario. L'intero gruppo di13 sacerdoti è stato portato nella prigione della Gestapo, per essere giudicati dal tribunale il 27 novembre. Tutti vennero condannati a morte.

Ma la condanna, per Ladislao Wladyslaw Goral venne commutata in ergastolo.

Il 4 dicembre 1940, fu trasferito nel campo di concentramento di Sachsenhausen e rinchiuso in isolamento nel bunker di cemento del sottocampo di Zellenbau.

Condannato alla più completa solitudine, privato della compagnia di altri prigionieri e della possibilità di ricevere i sacramenti, poteva leggere solo i giornali nazisti.

Wladyslaw Goral, maltrattato in continuazione e logorato dalla condizione carceraria, morì di stenti e malattia in un giorno imprecisato nel mese di aprile 1945.

Il 16 aprile 1949, su richiesta del Consiglio centrale dell'Unione polacca degli ex prigionieri politici dei prigionieri e dei campi di concentramento nazisti, "per meriti avuti nel campo del movimento di resistenza nei campi gli fu conferito postumo il riconoscimento della Stella dell’Ordine della Polonia Restituita.

Wladyslaw Goral è stato beatificato il 13 giugno 1999 a Varsavia, da Papa Giovanni Paolo II che ha voluto innalzare alla gloria degli altari ben 108 beati martiri degli anni della seconda guerra mondiale. Il 19 aprile 2004 gli venne dedicata una  nuova parrocchia a Lublino.
Autore: Mauro Bonato

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/93114

VIAGGIO APOSTOLICO IN POLONIA (5-17 GIUGNO 1999)

BEATIFICAZIONE DI SUOR REGINA PROTMANN, EDMUND BOJANOWSKI
E 108 MARTIRI DELLA SECONDA GUERRA MONDIALE

OMELIA DI GIOVANNI PAOLO II

Piazza Jósef Piłsudski (Warszawa)

Domenica, 13 giugno 1999


«Beati i misericordiosi, perché troveranno misericordia» (Mt 5, 7)

Carissimi Fratelli e Sorelle!

1. Con le parole di questa beatitudine di Cristo, faccio una sosta nel mio percorso di pellegrino tra voi, popolo fedele di Warszawa. Saluto cordialmente quanti sono qui riuniti, i presbiteri, i religiosi e le religiose e i fedeli laici. Rivolgo un saluto fraterno ai Vescovi, specialmente al Cardinale Primate e ai suoi collaboratori, i Vescovi ausiliari dell'Arcidiocesi di Warszawa. Saluto il Signor Presidente della Repubblica, il Signor Primo Ministro, il Presidente del Senato e il Signor Presidente della Dieta, i Rappresentanti delle Autorità dello Stato e quelle locali e gli Ospiti invitati.

Rendo grazie alla divina Provvidenza, perché di nuovo mi viene dato di trovarmi qui, dove vent'anni fa, nella memorabile vigilia di Pentecoste, abbiamo vissuto in modo speciale il mistero del Cenacolo. Insieme col Primate del millennio, il Cardinale Stefan Wyszynski, con i Vescovi e con il Popolo di Dio della capitale, presente in gran numero, abbiamo invocato allora con ardore il dono dello Spirito Santo. In quei tempi difficili supplicavamo la sua potenza di riversarsi nei cuori degli uomini e di destare in essi la speranza. Era un grido che scaturiva dalla fede che Dio opera e che, con la potenza dello Spirito Santo, rinnova e santifica ogni cosa. Era un'implorazione per il rinnovamento del volto della terra, di questa terra. Scenda il tuo Spirito e rinnovi il volto della terra, di questa terra! Come non ringraziare oggi Dio, Uno e Trino, per tutto ciò che nell'arco degli ultimi vent'anni leggiamo come sua risposta a quel grido! Non è la risposta di Dio quanto si è compiuto in questo tempo in Europa e nel mondo, a cominciare dalla nostra Patria? Davanti ai nostri occhi sono avvenuti i cambiamenti dei sistemi politici, sociali ed economici, grazie ai quali le singole persone e le nazioni hanno visto nuovamente lo splendore della propria dignità. La verità e la giustizia stanno riacquistando il loro valore, divenendo una sfida impellente per tutti coloro che sanno apprezzare il dono della libertà. Per questo rendiamo grazie a Dio, guardando con fiducia verso il futuro.

Soprattutto gli rendiamo gloria per quanto questo ventennio ha portato nella vita della Chiesa. Nel rendimento di grazie, dunque, ci uniamo con le Chiese della tradizione occidentale e orientale, tra i popoli a noi vicini, uscite dalle catacombe e che svolgono apertamente la propria missione. La loro vitalità è una magnifica testimonianza della potenza della grazia di Cristo, che fa sì che gli uomini deboli diventino capaci di un eroismo, non di rado fino al martirio. Non è, questo, frutto dell'azione dello Spirito di Dio? Non è grazie a tale soffio dello Spirito nella storia recentissima, che oggi abbiamo la irripetibile occasione di sperimentare l'universalità della Chiesa e la nostra responsabilità per la testimonianza a Cristo e per l'annuncio del suo Vangelo «fino agli estremi confini della terra»?

Alla luce dello Spirito Santo la Chiesa in Polonia rilegge i segni dei tempi e si assume i suoi compiti, libera da limitazioni esterne e da pressioni, che sperimentava fino a poco tempo fa. Come non ringraziare oggi Dio perché nello spirito del reciproco rispetto e dell'amore, la Chiesa può condurre un dialogo creativo con il mondo della cultura e della scienza! Come non rendere grazie, per il fatto che i credenti possono senza ostacoli accostarsi ai sacramenti e ascoltare la parola di Dio, per poter poi testimoniare apertamente la propria fede! Come non rendere gloria a Dio per questa moltitudine di chiese costruite ultimamente nel nostro Paese! Come non rendere grazie perché i bambini e i giovani possono con tranquillità conoscere Cristo a scuola, dove la presenza del sacerdote, della religiosa o del catechista viene vista come un prezioso aiuto nel lavoro di educazione delle giovani generazioni! Come non lodare Dio, che con il suo Spirito anima le comunità, le associazioni e i movimenti ecclesiali, e fa sì che la missione dell'evangelizzazione venga intrapresa da sempre più ampie cerchie di laici!

Quando, durante il mio primo pellegrinaggio in Patria, mi trovavo in questo luogo, mi veniva insistentemente in mente la preghiera del Salmista:

«Ricordati di noi, Signore, per amore del tuo popolo,
visitaci con la tua salvezza,
perché vediamo la felicità dei tuoi eletti,
godiamo della gioia del tuo popolo,
ci gloriamo con la tua eredità» (105[106], 4-5).

Oggi, mentre volgiamo lo sguardo a quest'ultimo ventennio del nostro secolo, mi viene in mente l'esortazione dello stesso Salmo:

«Celebrate il Signore perché è buono,
perché eterna è la sua misericordia.
Chi può narrare i prodigi del Signore,
far risuonare tutta la sua lode?
Benedetto il Signore (. . .)
da sempre, per sempre» (105[106], 1-2. 48).

2. «Beati i misericordiosi, perché troveranno misericordia» (Mt 5, 7). La liturgia dell'odierna domenica conferisce un carattere particolare al nostro rendimento di grazie. Permette infatti di vedere tutto ciò che avviene nella storia di questa generazione, nella prospettiva dell'eterna misericordia di Dio, la quale si è rivelata più pienamente nell'opera salvifica di Cristo. Gesù «è stato messo a morte per i nostri peccati ed è stato risuscitato per la nostra giustificazione» (Rm 4, 25). Il mistero pasquale della morte e della risurrezione del Figlio di Dio ha conferito un nuovo corso alla storia umana. Se osserviamo in essa i segni dolorosi dell'azione del male, abbiamo la certezza che in definitiva esso non può dominare le sorti del mondo e dell'uomo, non può vincere. Tale certezza scaturisce dalla fede nella misericordia del Padre che «ha tanto amato il mondo da dare il suo Figlio unigenito, perché chiunque crede in lui non muoia, ma abbia la vita eterna» (Gv 3, 16). Perciò oggi, mentre San Paolo indica la fede di Abramo, che «per la promessa di Dio non esitò con incredulità, ma si rafforzò nella fede» (Rm 4, 20), ci è dato di scorgere la fonte di questa forza, grazie alla quale perfino le più dure prove non erano in grado di distoglierci dall'amore di Dio.

Grazie alla fede nella divina misericordia, è perdurata in noi la speranza. Essa non riguardava soltanto la rinascita sociale e la restituzione all'uomo della dignità nelle dimensioni di questo mondo. La nostra speranza arriva molto più in fondo: si dirige, infatti, verso le divine promesse che sorpassano di molto la temporalità. Il suo definitivo oggetto è la partecipazione ai frutti dell'opera salvifica di Cristo. Ci può essere contata come giustizia, se «crediamo in colui che ha risuscitato dai morti Gesù nostro Signore» (Rm 4, 24). Soltanto la speranza che scaturisce dalla fede nella risurrezione ci può spingere a dare nella vita quotidiana una degna risposta all'infinito amore di Dio. Solo con una tale speranza possiamo andare da coloro che sono «i malati» (Mt 9, 12) ed essere apostoli dell'amore di Dio che guarisce. Se vent'anni fa dicevo che «la Polonia è diventata nei nostri tempi, terra di una testimonianza particolarmente responsabile» (Omelia in Piazza della Vittoria, 2.6.1979), oggi bisogna aggiungere che questa deve essere una testimonianza di operosa misericordia, edificata sulla fede nella risurrezione. Soltanto una testimonianza di questo genere è segno di speranza per l'uomo di oggi, specialmente per le giovani generazioni; e se per alcuni essa è anche un «segno di contraddizione», tale contraddizione non ci distolga mai dalla fedeltà a Cristo crocifisso e risorto.

3. «Omnipotens aeterne Deus, qui per glorificationem Sanctorum novissima dilectionis tuae nobis argumenta largiris, concede propitius, ut, ad Unigenitum tuum fideliter imitandum, et ipsorum intercessione commendemur, et incitemur exemplo»: così prega la Chiesa, ricordando nell'Eucaristia santi e sante: «O Dio, nostro Padre, che nella testimonianza gloriosa dei Santi doni alla tua Chiesa segni sempre nuovi del tuo amore misericordioso, fa' che sentiamo accanto a noi la presenza confortatrice di questi nostri fratelli, per essere stimolati all'imitazione del Cristo tuo Figlio» (Comune sanctorum et sanctarum, Collecta). Tale invocazione innalziamo anche oggi, mentre ammiriamo la testimonianza che ci viene dai beati appena elevati alla gloria degli altari. La viva fede, l'incrollabile speranza e il generoso amore sono stati attribuiti a loro come giustizia, perché erano radicati profondamente nel mistero pasquale di Cristo. A ragione dunque domandiamo di seguire fedelmente Cristo, sul loro esempio.

La beata Regina Protmann, Fondatrice della Congregazione delle Suore di Santa Caterina, proveniente di Braniewo, si dedicò con tutto il cuore all'opera del rinnovamento della Chiesa a cavallo tra il XVI e il XVII secolo. La sua attività, che scaturiva dall'amore di Cristo sopra ogni cosa, si svolse dopo il Concilio di Trento. Ella si inserì attivamente nella riforma postconciliare della Chiesa, compiendo con grande generosità un'umile opera di misericordia. Fondò una Congregazione, che univa la contemplazione dei misteri di Dio con la cura degli infermi nelle loro case e con l'istruzione dei bambini e della gioventù femminile. Particolare attenzione dedicò alla pastorale delle donne. Dimentica di sé, la beata Regina abbracciava con lo sguardo lungimirante le necessità del popolo e della Chiesa. Le parole: «Come Dio vuole» divennero il motto della sua vita. L'ardente amore la sollecitava a compiere la volontà del Padre celeste, sull'esempio del Figlio di Dio. Non temeva di accettare la croce del servizio quotidiano, testimoniando il Cristo risorto.

L'apostolato della misericordia riempì la vita anche del beato Edmund Bojanowski. Questo proprietario terriero di Wielkopolska, dotato da Dio di numerosi talenti e di una particolare profondità di vita spirituale, nonostante fosse di salute cagionevole, con perseveranza, con prudenza e con generosità di cuore svolse e ispirò una vasta attività a favore del popolo rurale. Guidato da un discernimento pieno di sensibilità verso le necessità, diede inizio a numerose opere educative, caritative, culturali e religiose, di sostegno materiale e morale della famiglia rurale. Rimanendo laico, fondò la Congregazione delle Ancelle della Beata Vergine Immacolata, ben conosciuta in Polonia. A guidarlo in ogni iniziativa era il desiderio che tutti diventassero partecipi della redenzione. Si è iscritto nel ricordo umano come «un uomo cordialmente buono», che per amore di Dio e degli uomini sapeva efficacemente unire i vari ambienti intorno al bene. Nella sua ricca attività precedette di molto ciò che il Concilio Vaticano II ha detto sul tema dell'apostolato dei laici. Diede un esempio eccezionale di generoso e sapiente lavoro per l'uomo, per la patria e per la Chiesa. L'opera del beato Edmund Bojanowski viene continuata dalle Suore Ancelle, che saluto di tutto cuore e che ringrazio per il servizio silenzioso e colmo di spirito di sacrificio a favore dell'uomo e della Chiesa.

4. «Munire digneris me, Domine Jesu Christe (. . .), signo sanctissimae Crucis tuae: ac concedere digneris mihi (. . .) ut, sicut hanc Crucem, Sanctorum tuorum reliquiis refertam, ante pectus memum teneo, sic semper mente retineam et memoriam passionis, et sanctorum victorias Martyrum: ecco la preghiera che il Vescovo recita indossando la croce pettorale. Oggi di questa invocazione faccio la preghiera di tutta la Chiesa in Polonia che, portando da mille anni il segno della passione di Cristo, sempre si rigenera dalla semina del sangue dei martiri e vive della memoria della vittoria, da essi riportata su questa terra.

Proprio oggi stiamo celebrando la vittoria di coloro che, nei nostri tempi, diedero la vita per Cristo diedero la vita temporale, per possederla per i secoli nella sua gloria. È una vittoria particolare, perché condivisa dai rappresentanti del clero e dei laici, giovani e anziani, persone di vario ceto e stato. Tra di essi c'è l'Arcivescovo Antoni Julian Nowowiejski, Pastore della diocesi di Plock, torturato a morte a Dzialdowo; c’è il Vescovo Wladyslaw Goral di Lublin, torturato con particolare odio solo perché Vescovo cattolico. Ci sono sacerdoti diocesani e religiosi, che morirono perché non vollero abbandonare il loro ministero e coloro che morirono servendo i compagni prigionieri, malati di tifo; ci sono dei torturati a morte per la difesa degli Ebrei. Nel gruppo dei beati ci sono fratelli religiosi e suore, che perseverarono nel servizio della carità e nell'offrire i loro tormenti per il prossimo. Tra questi beati martiri ci sono anche dei laici. Ci sono cinque giovani formati all'oratorio salesiano; c'è un attivista zelante dell'Azione Cattolica, c'è un catechista laico, torturato a morte per il suo servizio ed una donna eroica, che diede liberamente la propria vita in cambio di quella di sua nuora in attesa di un figlio. Questi beati martiri vengono oggi iscritti nella storia della santità del Popolo di Dio peregrinante da oltre mille anni attraverso la terra polacca.

Se oggi ci rallegriamo per la beatificazione di cento e otto martiri chierici e laici, lo facciamo anzitutto perché sono la testimonianza della vittoria di Cristo, il dono che restituisce la speranza. Mentre compiamo questo atto solenne, in un certo senso si ravviva in noi la certezza che, indipendentemente dalle circostanze, possiamo riportare la piena vittoria in ogni cosa, grazie a colui che ci ha amati (cfr Rm 8, 37). I beati martiri gridano ai nostri cuori: Credete che Dio è amore! Credetelo nel bene e nel male! Destate in voi la speranza! Che essa produca in voi il frutto della fedeltà a Dio in ogni prova!

5. Gioisci, Polonia, per i nuovi beati: Regina Protmann, Edmund Bojanowski ed i 108 Martiri. È piaciuto a Dio «di mostrare la straordinaria ricchezza della sua grazia mediante la bontà» dei tuoi figli e delle tue figlie in Cristo Gesù (cfr Ef 2, 7). Ecco «la ricchezza della sua grazia», ecco il fondamento della nostra incrollabile fiducia nella presenza salvifica di Dio sulle strade dell'uomo nel terzo millennio! A lui sia gloria per i secoli dei secoli.

Amen!

Copyright © Dicastero per la Comunicazione

La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/it/homilies/1999/documents/hf_jp-ii_hom_19990613_beatification.html

Den salige Ladislas Goral (1898-1945)

Minnedag:

12. juni

Den salige Ladislas Goral (pl: Wladyslaw) ble født i 1898 og var sekularprest. Han var hjelpebiskop i Lublin, og han var en hyrde som var en stor tjener av Kirken, en mann av askese og med en dyp fromhet, noen ganger kalt «en engel av fred og godhet». Han ble arrestert av det politiske politi i november 1939 og dømt til døden, men dommen ble forandret til livsvarig fengsel etter den Apostoliske Stols intervensjon.

Ved lidelsene sa han til prestene: «Store forandringer og dype mål i verden krever også store offer». Etter hans omplassering til konsentrasjonsleiren Sachsenhausen ble han plassert i en spesiell celle, slik at han var isolert fra de andre fangene. Utslitt på grunn av mishandling og sykdom døde han i april 1945 i konsentrasjonsleiren Sachsenhausen-Oranienburg i Tyskland, like før leiren ble befridd.

Han ble saligkåret den 13. juni 1999 av pave Johannes Paul II (1978-2005) i Warszawa som en av de 108 polske martyrer for nazismen. Gruppen har offisielt navnet «De salige Antonius Julian Nowowiejski, Henrik Kaczorowski, Anicetus Koplinski og Maria Anna Biernacka og deres 104 ledsagere». Han er nr 27 på listen. Han har ingen individuell minnedag siden dødsdagen er ukjent, mens hele gruppens minnedag er 12. juni.

Kilder: Index99, AAS 1999, Patron Saints SQPN, KAI - Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden - Sist oppdatert: 2005-07-08 22:42

SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/vgoral

APOSTOLISCHE REISE NACH POLEN (5. -17. JUNI 1999)

SELIGSPRECHUNG VON SCHWESTER REGINA PROTMANN, EDMUND VON BOJANOWSKI
UND 108 MÄRTYRERN DES ZWEITEN WELTKRIEGES

PREDIGT VON JOHANNES PAUL II.

Warschau, Jósef Piłsudski-Platz

Sonntag, 13. Juni 1999

»Selig die Barmherzigen; denn sie werden Erbarmen finden« (Mt 5,7).

Liebe Brüder und Schwestern!

1. Mit den Worten dieser Seligpreisung Christi mache ich auf meinem Pilgerweg Halt bei euch, gläubiges Volk von Warschau. Herzlich grüße ich alle, die hier versammelt sind: die Priester, die Ordensmänner und Ordensfrauen, die Laiengläubigen. Mein brüderlicher Gruß gilt den Bischöfen, besonders dem Kardinalprimas und seinen Mitarbeitern, den Weihbischöfen der Erzdiözese Warschau. Ich grüße den Herrn Präsidenten der Republik, den Herrn Ministerpräsidenten, die Frau Präsidentin des Senats und den Herrn Präsidenten des Sejm, die Vertreter der staatlichen und lokalen Behörden sowie die geladenen Gäste.

Der göttlichen Vorsehung danke ich, daß es mir erneut gegeben ist, mich hier aufzuhalten, wo wir vor zwanzig Jahren bei der denkwürdigen Pfingstvigil in besonderer Weise das Geheimnis des Abendmahlssaals erlebt haben. Gemeinsam mit dem Primas des Millenniums [der Taufe Polens], Stefan Kardinal Wyszynski, mit den Bischöfen und dem in großer Zahl anwesenden Volk Gottes der Hauptstadt haben wir inständig um das Geschenk des Heiligen Geistes gebetet. In jenen schwierigen Zeiten riefen wir seine Kraft an, die sich in die Herzen der Menschen ergießen und Hoffnung in ihnen wecken kann. Es war ein Schrei, der dem Glauben entsprang, daß Gott wirkt und mit der Kraft des Heiligen Geistes alles erneuert und heiligt. Es war eine flehentliche Bitte um Erneuerung des Angesichts der Erde, der Erde hier an diesem Ort. Möge Dein Geist herabkommen und das Angesicht der Erde, dieser Erde, erneuern! Wie sollten wir nicht heute dem dreieinigen Gott danken für alles, was uns im Zeitraum dieser letzten zwanzig Jahre wie seine Antwort auf jenen Schrei erscheint! Ist nicht Antwort Gottes alles, was in dieser Zeit in Europa und der Welt geschehen ist, angefangen bei unserer Heimat? Vor unseren Augen ist es zur Änderung der politischen, der Gesellschafts- und Wirtschaftssysteme gekommen, wodurch die Einzelpersonen und die Nationen den Glanz ihrer Würde neu gesehen haben. Die Wahrheit und die Gerechtigkeit gewinnen ihren Wert zurück und werden zur dringlichen Herausforderung für alle, die das Geschenk der Freiheit zu schätzen wissen. Dafür danken wir Gott, wenn wir mit Zuversicht in die Zukunft blicken.

Vor allem erweisen wir ihm Ehre für das, was diese zwanzig Jahre im Leben der Kirche gebracht haben. Im Danksagen vereinen wir uns daher mit den Kirchen westlicher und östlicher Tradition unter den uns nahen Völkern, den aus den Katakomben hervorgekommenen Kirchen, die öffentlich ihre Sendung erfüllen. Ihre Lebendigkeit ist ein großartiges Zeugnis der Macht der Gnade Christi. Sie bewirkt, daß schwache Menschen zu einem Heroismus befähigt werden, der nicht selten bis zum Martyrium reicht. Ist das nicht Frucht des Wirkens des Geistes Gottes? Haben wir nicht durch dieses Wehen des Geistes in der jüngsten Geschichte heute die unwiederholbare Gelegenheit, die Universalität der Kirche und unsere Verantwortung für das Zeugnis Christi und die Verkündigung seines Evangeliums »bis an die äußersten Grenzen der Erde« zu erfahren?

Im Licht des Heiligen Geistes deutet die Kirche in Polen die Zeichen der Zeit neu und übernimmt ihre Aufgaben, frei von äußeren Einschränkungen und Druck, wie sie diese noch bis vor kurzem erfuhr. Wie sollte man Gott heute nicht danken, daß die Kirche im Geist der Liebe und der gegenseitigen Achtung einen kreativen Dialog mit der Welt der Kultur und der Wissenschaft führen kann! Wie sollte man nicht Dank sagen für die Tatsache, daß die Gläubigen ohne Behinderungen die Sakramente empfangen und das Wort Gottes hören können, um dann öffentlich ihren Glauben zu bezeugen! Wie sollte man Gott nicht Ehre erweisen für die große Zahl von Kirchen, die in letzter Zeit in unserem Land gebaut wurden! Wie sollte man nicht Dank sagen, daß die Kinder und Jugendlichen Christus in der Schule in Frieden kennenlernen können, wo die Präsenz des Priesters, der Ordensschwester oder des Katecheten als eine wertvolle Hilfe bei der Erziehung der jungen Generation gesehen wird! Wie sollte man Gott nicht lobpreisen, weil er mit seinem Geist die Gemeinden und die kirchlichen Vereine und Bewegungen belebt und bewirkt, daß die Aufgabe der Evangelisierung von immer breiteren Kreisen von Laien übernommen wird!

Als ich bei meiner ersten Pilgerreise in die Heimat an diesem Ort weilte, kam mir beharrlich das Gebet des Psalmisten in den Sinn:

»Denk an mich, Herr, aus Liebe zu deinem Volk,
such mich auf und bring mir Hilfe!
Laß mich das Glück deiner Erwählten schauen,
an der Freude deines Volkes mich freuen,
damit ich gemeinsam mit deinem Erbe mich rühmen kann« (Ps 106,4–5).

Wenn wir heute den Blick auf diese letzten zwanzig Jahre unseres Jahrhunderts richten, kommt mir die Auf forderung desselben Psalmes in den Sinn:

»Danket dem Herrn; denn er ist gütig,
 denn seine Huld währt ewig.
Wer kann die großen Taten des Herrn erzählen,
all seinen Ruhm verkünden?
Gepriesen sei der Herr […]
vom Anfang bis ans Ende der Zeiten« (Ps 106,1–2.48).

2. »Selig die Barmherzigen; denn sie werden Erbarmen finden« (Mt 5,7). Die Liturgie des heutigen Sonntags verleiht unserem Danksagen einen besonderen Charakter. Sie erlaubt es nämlich, alles, was in der Geschichte dieser Generation geschieht, in der Perspektive des ewigen Erbarmens Gottes zu sehen, welches sich in vollkommenster Weise im Heilswirken Christi offenbart hat. Jesus wurde »wegen unserer Verfehlungen […] hingegeben, wegen unserer Gerechtmachung wurde er auferweckt« (Röm 4,25). Das Pascha-Mysterium des Todes und der Auferstehung des Gottessohnes hat der Menschheitsgeschichte einen neuen Verlauf gegeben. Wenn wir in ihr die schmerzlichen Zeichen der Tätigkeit des Bösen beobachten, haben wir die Gewißheit, daß es das Schicksal der Welt und des Menschen letztlich nicht beherrschen kann, es kann nicht siegen. Diese Gewißheit entspringt dem Glauben an das Erbarmen des Vaters, der »die Welt so sehr geliebt [hat], daß er seinen einzigen Sohn hingab, damit jeder, der an ihn glaubt, nicht zugrunde geht, sondern das ewige Leben hat« (Joh 3,16). Während der hl. Paulus uns den Glauben Abrahams vorhält, der »nicht im Unglauben an der Verheißung Gottes [zweifelte], sondern [stark wurde] im Glauben« (Röm 4,20), ist es uns daher heute gegeben, die Quelle dieser Kraft zu entdecken, aufgrund derer selbst die härtesten Prüfungen nicht in der Lage waren, uns von der Liebe Gottes abzuwenden.

Durch den Glauben an die göttliche Barmherzigkeit hat die Hoffnung in uns überdauert. Sie betraf nicht nur die gesellschaftliche Erneuerung und die Wiedererstattung der Menschenwürde in den Dimensionen dieser Welt. Unsere Hoffnung geht sehr viel tiefer: Sie ist in der Tat auf die göttlichen Verheißungen gerichtet, welche die Zeitlichkeit bei weitem übersteigen. Ihr endgültiges Ziel ist die Teilhabe an den Früchten des Heilswerkes Christi. Sie kann uns als Gerechtigkeit angerechnet werden, wenn »wir an den glauben, der Jesus, unseren Herrn, von den Toten auferweckt hat« (Röm 4,24). Einzig die Hoffnung, die dem Glauben an die Auferstehung entspringt, kann uns dazu veranlassen, im täglichen Leben eine würdige Antwort auf die grenzenlose Liebe Gottes zu geben. Nur mit einer solchen Hoffnung können wir zu denen gehen, welche »die Kranken« (Mt 9,12) sind, und Apostel der heilenden Liebe Gottes sein. Wenn ich vor zwanzig Jahren sagte, daß »Polen in unserer Zeit das Land eines besonders verantwortungsvollen Zeugnisses wurde« (Predigt auf dem Siegesplatz in Warschau, 2.6.1979; O.R.dt., Nr. 23, 8.6.1979, S. 1), so ist dem heute hinzuzufügen, daß es ein Zeugnis tatkräftiger Barmherzigkeit, begründet auf dem Glauben an die Auferstehung, sein muß. Allein ein Zeugnis dieser Art ist Zeichen der Hoffnung für den Menschen von heute, zumal für die junge Generation; und wenn es für einige auch ein »Zeichen des Widerspruchs« ist, so möge dieser Widerspruch uns niemals von der Treue zum gekreuzigten und auferstandenen Christus abbringen.

3. »Omnipotens aeterne Deus, qui per glorificationem Sanctorum novissima dilectionis tuae nobis argumenta largiris, concede propitius, ut, ad Unigenitum tuum fideliter imitandum, et ipsorum intercessione commendemur, et incitemur exemplo«, so betet die Kirche, wenn sie bei der Eucharistiefeier heiliger Männer und heiliger Frauen gedenkt: »Allmächtiger, ewiger Gott, du offenbarst deine Herrlichkeit in den Heiligen und gibst uns in ihnen immer neue Zeichen deiner Liebe. Gib, daß ihr Beispiel und ihre Fürsprache uns helfen, deinem Sohn in Treue nachzufolgen« (Commune-Texte für heilige Männer und heilige Frauen, Tagesgebet). Das ist heute auch unsere Bitte, da wir bewundernd auf das Zeugnis blicken, das wir von den soeben zur Ehre der Altäre erhobenen Seligen empfangen. Lebendiger Glaube, unerschütterliche Hoffnung und großherzige Liebe wurden ihnen als Gerechtigkeit angerechnet, weil sie tief im Pascha-Mysterium Christi verwurzelt waren. Zu Recht bitten wir also darum, Christus nach ihrem Beispiel in Treue nachzufolgen.

Die sel. Regina Protmann, Gründerin der Kongregation der Schwestern von der hl. Jungfrau und Martyrin Katharina, die aus Braunsberg [Braniewo] stammte, widmete sich mit ganzem Herzen dem Werk der Erneuerung der Kirche an der Wende vom 16. zum 17. Jahrhundert. Ihr Wirken, das der Liebe zu Christus über alles andere entsprang, geschah nach dem Konzil von Trient. Sie beteiligte sich aktiv an der nachkonziliaren Reform der Kirche, indem sie mit großer Selbstlosigkeit ein demütiges Werk der Barmherzigkeit vollbrachte. Sie gründete eine Kongregation, die die Kontemplation der Geheimnisse Gottes mit der Sorge für Kranke in deren Häusern sowie mit der Erziehung der Kinder und der weiblichen Jugend verband. Besonderes Augenmerk widmete sie der Pastoral der Frauen. Selbstvergessen erfaßte die sel. Regina mit Weitblick die Nöte des Volkes und der Kirche. Die Worte »wie Gott will« wurden zum Motto ihres Lebens. Brennende Liebe trieb sie dazu, den Willen des himmlischen Vaters nach dem Beispiel des Gottessohnes zu erfüllen. Sie fürchtete nicht, das Kreuz des täglichen Dienstes auf sich zu nehmen, und gab damit Zeugnis für den auferstandenen Christus.

Das Apostolat der Barmherzigkeit erfüllte auch das Leben des sel. Edmund von Bojanowski. Dieser Gutsbesitzer aus Großpolen, von Gott mit zahlreichen Talenten und einer besonderen Tiefe geistlichen Lebens ausgestattet, vollbrachte und förderte trotz seiner anfälligen Gesundheit ein umfassendes Werk zugunsten der Landbevölkerung mit Ausdauer, Umsicht und Weite des Herzens. Geleitet von einem Unterscheidungsvermögen voller Feingefühl für die Nöte, gab er Anstoß zu zahlreichen Werken im Bereich von Erziehung, Caritas, Kultur und Religion zur materiellen und moralischen Unterstützung der Landfamilie. Als Laie gründete er die in Polen wohlbekannte Kongregation der Mägde Mariens von der Unbefleckten Empfängnis. Leitprinzip bei jeder seiner Initiativen war der Wunsch, daß alle der Erlösung teilhaftig werden sollten. In die Erinnerung der Menschen ging er als »ein herzensguter Mensch« ein, der es aus Liebe zu Gott und den Menschen verstand, die verschiedenen Bereiche wirksam zum Guten zu verbinden. In seiner reichhaltigen Tätigkeit ging er dem, was das II. Vatikanische Konzil zum Thema des Laienapostolats gesagt hat, um vieles voraus. Er gab ein herausragendes Beispiel hochherziger und umsichtiger Arbeit für den Menschen, das Vaterland und die Kirche. Das Werk des sel. Edmund von Bojanowski wird von den Schwestern Mägde Mariens weitergeführt, die ich von ganzem Herzen grüße und denen ich für den stillen und von Opfergeist zum Wohl des Menschen und der Kirche erfüllten Dienst danke.

4. »Munire digneris me, Domine Jesu Christe[…], signo sanctissimae Crucis tuae: ac concedere digneris mihi […] ut, sicut hanc Crucem, Sanctorum tuorum reliquiis refertam, ante pectus meum teneo, sic semper mente retineam et memoriam passionis, et sanctorum victorias Martyrum« [Stärke mich, Herr, durch das Zeichen deines hochheiligen Kreuzes: gewähre mir auch, daß ich, wie ich dieses Kreuz, das Reliquien deiner Heiligen birgt, auf meiner Brust trage, so immer auch das Gedenken des Leidens und die Siege deiner Blitzeugen im Geist vor mir habe.] Dieses Gebet spricht der Bischof beim Anlegen des Brustkreuzes. Heute mache ich diese Bitte zum Gebet der ganzen Kirche in Polen, die, seit tausend Jahren das Zeichen des Leidens Christi tragend, immer wieder neues Leben aus dem Samen des Blutes der Märtyrer empfängt und vom Gedenken des Sieges lebt, den sie über diese Welt davongetragen haben.

Gerade heute feiern wir den Sieg derer, die in unserem Jahrhundert für Christus das Leben, das irdische Leben, gegeben haben, um es in Ewigkeit in seiner Herrlichkeit zu besitzen. Es ist ein besonderer Sieg, denn er wird geteilt von Vertretern des Klerus und der Laien, jungen und alten Leuten, Menschen unterschiedlicher Schichten und Stände. Unter ihnen ist Erzbischof Antoni Julian Nowowiejski, Hirt der Diözese Plock, zu Tode gefoltert in Dzialdo wo; da ist Bischof Wladyslaw Goral von Lublin, gefoltert mit besonderem Haß, nur weil er katholischer Bischof war. Da sind Diözesan- und Ordenspriester, die starben, weil sie ihren Dienst nicht aufgeben wollten, und die, welche im Dienst an ihren typhuskranken Mitgefangenen starben; da sind wegen Verteidigung von Juden zu Tode Gefolterte. In der Gruppe der Seligen gibt es Ordensbrüder und Schwestern, die im Dienst der Liebe und dem Aufopfern ihrer Qualen für den Nächsten ausgeharrt haben. Unter diesen seligen Märtyrern sind auch Laien. Da sind fünf Jugendliche, die im Oratorium der Salesianer ausgebildet wurden; da ist ein eifriger Aktivist der Katholischen Aktion; da sind ein Laienkatechet, der seines Dienstes wegen zu Tode gefoltert wurde, und eine heroische Frau, die freiwillig ihr Leben hingab im Tausch für das ihrer Schwiegertochter, die ein Kind erwartete. Diese seligen Märtyrer werden heute in die Geschichte der Heiligkeit des Volkes Gottes geschrieben, das seit mehr als tausend Jahren auf polnischer Erde pilgert.

Wenn wir uns heute über die Seligsprechung der 108 Märtyrer, Kleriker und Laien, freuen, tun wir es vor allem, weil sie das Zeugnis des Sieges Christi sind, die Gabe, welche die Hoffnung wiederherstellt. Während wir diesen feierlichen Akt vollziehen, wird in uns gewissermaßen die Sicherheit neu bestärkt, daß wir unabhängig von den Umständen in allem den vollen Sieg davontragen können durch den, der uns geliebt hat (vgl. Röm 8,37). Die seligen Märtyrer rufen unseren Herzen zu: Glaubt, daß Gott die Liebe ist! Glaubt es in Gutem und Bösem! Erweckt in euch die Hoffnung! Sie bringe in euch die Frucht der Treue zu Gott in jeder Prüfung hervor!

5. Freue dich, Polen, über die neuen Seligen: Regina Protmann, Edmund von Bojanowski und die 108 Märtyrer. Gott hat es gefallen, »den überfließenden Reichtum seiner Gnade durch die Güte« deiner Söhne und Töchter in Christus Jesus zu zeigen (vgl. Eph 2,7). Hier haben wir den »Reichtum seiner Gnade«, hier haben wir die Grundlage unserer unerschütterlichen Hoffnung auf die heilsmächtige Gegenwart Gottes auf den Wegen des Menschen im dritten Jahrtausend! Ihm sei Ehre von Ewigkeit zu Ewigkeit.

Amen!

Copyright © Dikasterium für Kommunikation

Der Heilige Stuhl

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/de/homilies/1999/documents/hf_jp-ii_hom_19990613_beatification.html


(5-17 DE JUNIO DE 1999)

SANTA MISA Y RITO DE BEATIFICACIÓN

HOMILÍA DEL SANTO PADRE JUAN PABLO II

Varsovia, domingo 13 de junio 1999


1. «Bienaventurados los misericordiosos, porque ellos alcanzarán misericordia» (Mt 5, 7).

Amadísimos hermanos y hermanas: con las palabras de esta bienaventuranza de Cristo, saludo al pueblo fiel de Varsovia, en esta etapa de mi peregrinación. Saludo cordialmente a todos los presentes: sacerdotes, religiosos, religiosas y fieles laicos. Dirijo un saludo fraterno a los obispos, especialmente al cardenal primado y a sus colaboradores, los obispos auxiliares de la archidiócesis de Varsovia. Saludo al señor presidente de la República, al señor primer ministro, al presidente del Senado y al señor presidente de la Dieta, a los representantes de las autoridades estatales y locales, y a los huéspedes invitados.

Doy gracias a la divina Providencia porque me ha concedido poder encontrarme nuevamente aquí, donde hace veinte años, en la memorable vigilia de Pentecostés, vivimos de modo especial el misterio del cenáculo. Juntamente con el cardenal Stefan Wyszynski, el Primado del milenio, con los obispos y el pueblo de Dios de la capital, presente en gran número, invocamos entonces con fervor el don del Espíritu Santo. En esos tiempos difíciles le pedimos que derramara su fuerza en el corazón de los hombres y que despertara en ellos la esperanza. Esa plegaria brotaba de la fe que Dios suscita y que, con la potencia del Espíritu, lo renueva y santifica todo. Le suplicamos que renovara la faz de la tierra, de esta tierra: «Envía tu Espíritu y renueva la faz de la tierra, de esta tierra». ¡Cómo no dar hoy gracias a Dios, uno y trino, por todo lo que a lo largo de los últimos veinte años vemos como respuesta suya a esa oración! ¿No es respuesta de Dios lo que ha tenido lugar a lo largo de este tiempo en Europa y en el mundo, comenzando por nuestra patria? Ante nuestros ojos se han producido los cambios de los sistemas políticos, sociales y económicos, gracias a los cuales las personas y las naciones han visto de nuevo el esplendor de su dignidad. La verdad y la justicia están recuperando su valor, se están convirtiendo en un desafío urgente para todos los que saben apreciar el don de la libertad. Por eso, damos gracias a Dios, mirando con confianza al futuro.

Sobre todo le damos gracias por lo que estas dos décadas han traído a la vida de la Iglesia. Así pues, en la acción de gracias nos unimos a las Iglesias de los pueblos vecinos, tanto de tradición occidental como oriental, que han salido de las catacumbas y cumplen sin obstáculos su misión. Su vitalidad es un testimonio magnífico del poder de la gracia de Cristo, que a hombres débiles hace capaces de heroísmo, a veces hasta el martirio. ¿No es esto fruto de la acción del Espíritu de Dios? ¿No se debe a ese impulso del Espíritu en la historia más reciente el hecho de que hoy tengamos la irrepetible ocasión de experimentar la universalidad de la Iglesia y nuestra responsabilidad de dar testimonio de Cristo y anunciar su Evangelio «hasta los confines de la tierra»? (Hch 1, 8).

A la luz del Espíritu Santo la Iglesia en Polonia relee los signos de los tiempos y asume sus tareas sin las limitaciones externas y sin las presiones que sufría hasta hace poco tiempo. ¡Cómo no dar hoy gracias a Dios porque, con espíritu de respeto y amor recíproco, la Iglesia puede entablar un diálogo creativo con el mundo de la cultura y de la ciencia! ¡Cómo no dar gracias a Dios por el hecho de que los creyentes pueden acercarse libremente a los sacramentos y escuchar la palabra de Dios, para poder luego testimoniar abiertamente su fe! ¡Cómo no dar gloria a Dios por la multitud de iglesias construidas últimamente en nuestro país! ¡Cómo no darle gracias porque los niños y los jóvenes pueden con tranquilidad conocer a Cristo en la escuela, donde la presencia del sacerdote, de la religiosa o del catequista es considerada una gran ayuda en la labor de educar a las generaciones jóvenes! ¡Cómo no alabar a Dios porque, con su Espíritu, anima a las comunidades, las asociaciones y los movimientos eclesiales, y hace que la misión de la evangelización sea llevada a cabo por un círculo cada vez más amplio de laicos!

Cuando, durante mi primera peregrinación a la patria, me encontré en este lugar, me vino insistentemente a la mente la oración del salmista: «Acuérdate de mí Señor por amor a tu pueblo. Visítame con tu salvación: para que vea la dicha de tus escogidos, y me alegre con la alegría de tu pueblo, y me gloríe con tu heredad» (Sal 106, 4-5).

Hoy, mientras dirigimos la mirada a estos últimos veinte años de nuestro siglo, me viene a la mente la exhortación del mismo salmo: «Dad gracias al Señor porque es bueno, porque es eterna su misericordia. ¿Quién podrá contar las hazañas de Dios, pregonar toda su alabanza? (...) Bendito sea el Señor (...) desde siempre y por siempre» (Sal 106, 1-2. 48).

2. «Bienaventurados los misericordiosos, porque ellos alcanzarán misericordia» (Mt 5, 7). La liturgia de este domingo confiere un carácter particular a nuestra acción de gracias, pues permite ver todo lo que acontece en la historia de esta generación en la perspectiva de la eterna misericordia de Dios, que se reveló de la forma más plena en la obra salvífica de Cristo. Jesús «fue entregado por nuestros pecados y fue resucitado para nuestra justificación» (Rm 4, 25). El misterio pascual de la muerte y la resurrección del Hijo de Dios dio un nuevo curso a la historia humana. Aunque observamos en ella los signos dolorosos de la acción del mal, tenemos la certeza de que, en definitiva, el mal no puede regir el destino del mundo y del hombre, no puede vencer. Esa certeza brota de la fe en la misericordia del Padre, que «tanto amó al mundo que le dio a su Hijo único, para que todo el que crea en él no perezca, sino que tenga vida eterna» (Jn 3, 16). Por eso, hoy, mientras san Pablo nos habla de la fe de Abraham, que «ante la promesa divina, no cedió a la duda con incredulidad; más bien, fortalecido en su fe, dio gloria a Dios» (Rm 4, 20), podemos descubrir la fuente de la fuerza, gracias a la cual incluso las más duras pruebas fueron incapaces de separarnos del amor de Dios.

Gracias a la fe en la misericordia divina hemos mantenido la esperanza, no sólo en un renacimiento social y en la restitución al hombre de la dignidad en las dimensiones de este mundo. Nuestra esperanza va mucho más a fondo, pues tiene como objeto las promesas divinas, que superan con mucho lo temporal. Su objeto definitivo es la participación en los frutos de la obra salvífica de Cristo. Si «creemos en Aquel que resucitó de entre los muertos a Jesús Señor nuestro» (Rm 4, 24), se nos reputará como justicia. Sólo la esperanza que nace de la fe en la resurrección nos puede impulsar a dar en la vida diaria una respuesta digna al amor infinito de Dios. Sólo con esa esperanza podemos asistir a «los enfermos» (cf. Mt 9, 12) y ser apóstoles del amor de Dios que cura. Si hace veinte años dije que «Polonia ha llegado a ser, en nuestros tiempos, tierra de un testimonio especialmente responsable» (Homilía en la plaza de la Victoria, 2 de junio de 1979, n. 1: L'Osservatore Romano, edición en lengua española, 10 de junio de 1979, p. 6), hoy es preciso añadir que debe tratarse de un testimonio de misericordia operante, construida sobre la fe en la resurrección. Sólo este tipo de testimonio es signo de esperanza para el hombre de hoy, especialmente para las generaciones jóvenes; y, aunque para algunos sea también «signo de contradicción», esa contradicción nunca nos ha de apartar de la fidelidad a Cristo crucificado y resucitado.

3. «Dios todopoderoso y eterno, tú has querido darnos una prueba suprema de tu amor en la glorificación de tus santos; concédenos ahora que su intercesión nos ayude y su ejemplo nos mueva a imitar fielmente a tu Hijo Jesucristo»: así reza la Iglesia, recordando en la eucaristía a los santos y santas (Común de santos y santas, Oración colecta). Esa invocación la hacemos también hoy, mientras admiramos el testimonio que nos dan los beatos que acabamos de elevar a la gloria de los altares. Su fe viva, su esperanza inquebrantable y su amor generoso les fueron reputados como justicia, porque estaban profundamente arraigados en el misterio pascual de Cristo. Así pues, con razón pedimos a Dios que nos conceda seguir fielmente a Cristo, como ellos.

La beata Regina Protmann, fundadora de la congregación de las Hermanas de Santa Catalina, procedente de Braniewo, se dedicó con toda su alma a la obra de renovación de la Iglesia a fines del siglo XVI y principios del XVII. Su actividad, que brotaba de su amor a Cristo sobre todas las cosas, se desarrolló después del concilio de Trento. Se insertó activamente en la reforma posconciliar de la Iglesia, realizando con gran generosidad una labor humilde de misericordia. Fundó una congregación que unía la contemplación de los misterios de Dios con la atención a los enfermos en sus casas y con la instrucción de los niños y de las muchachas. Dedicó especial atención a la pastoral de la mujer. La beata Regina, olvidándose de sí misma, abarcaba, con una mirada clarividente, las necesidades del pueblo y de la Iglesia. Las palabras «como Dios quiera» se convirtieron en lema de su vida. Su ardiente amor la impulsaba a cumplir la voluntad del Padre celestial, a ejemplo del Hijo de Dios. No temía aceptar la cruz del servicio diario, dando testimonio de Cristo resucitado.

El apostolado de la misericordia colmó también la vida del beato Edmundo Bojanowski. Este propietario de tierras en Wielkopolska, a quien Dios concedió numerosos talentos y una vida espiritual muy profunda, a pesar de tener una salud bastante débil, con perseverancia, prudencia y generosidad de corazón, realizó e inspiró una vasta actividad en favor de la gente del campo. Mostrando una gran sensibilidad hacia sus necesidades, puso en marcha numerosas obras educativas, caritativas, culturales y religiosas, para ayuda material y moral de las familias del campo. Sin dejar de ser laico, fundó la congregación de las Esclavas de la Inmaculada Concepción de la Virgen María, muy conocida en Polonia. En las diversas iniciativas lo impulsaba el deseo de que todos llegaran a ser partícipes de la Redención. Se le recuerda como «un hombre cordialmente bueno», que por amor a Dios y al prójimo sabía llevar eficazmente a todas las personas al bien. En su variada actividad se anticipó con mucha anterioridad a la doctrina del concilio Vaticano II sobre el apostolado de los laicos. Dio un ejemplo excepcional de generoso y sabio trabajo en favor del hombre, de la patria y de la Iglesia. La obra del beato Edmundo Bojanowski ha sido continuada por las Esclavas, a las que cordialmente saludo y agradezco el servicio silencioso y sacrificado que prestan en favor del hombre y de la Iglesia.

4. «Fortaléceme, Señor Jesucristo (...), con el signo de tu santísima cruz, y concédeme (...) que así como llevo sobre mi pecho esta cruz, que encierra reliquias de tus santos, de la misma manera siempre tenga presente en mi mente el recuerdo de tu pasión y las victorias de tus santos mártires»: ésta es la oración que reza el obispo al ponerse la cruz pectoral. Esta invocación ha de ser hoy la oración de toda la Iglesia en Polonia que, al llevar desde hace mil años el signo de la pasión de Cristo, siempre se regenera con la semilla de la sangre de los mártires y vive del recuerdo de la victoria que lograron en esta tierra.

Precisamente hoy estamos celebrando la victoria de los que, en nuestros tiempos, dieron la vida por Cristo; dieron la vida temporal, para poseerla por los siglos en su gloria. Es una victoria particular, porque la han conseguido representantes del clero y laicos, jóvenes y ancianos, personas de todas las clases y estados. Entre ellos podemos recordar al arzobispo Antoni Julián Nowowiejski, pastor de la diócesis de Plokc, torturado hasta la muerte en Dzialdowo, y a monseñor Wladyslaw Goral, de Lublin, torturado con especial odio sólo porque era obispo católico. Hubo también sacerdotes diocesanos y religiosos, que prefirieron morir con tal de no abandonar su ministerio, y otros que murieron atendiendo a sus compañeros de prisión enfermos de tifus; algunos fueron torturados hasta la muerte por defender a los judíos. En ese grupo de beatos había religiosos no sacerdotes y religiosas, que perseveraron en el servicio de la caridad, ofreciendo sus tormentos por el prójimo. Entre estos beatos mártires había también laicos. Había cinco jóvenes formados en el oratorio salesiano; un activista celoso de la Acción católica, un catequista laico, torturado hasta la muerte por su servicio, y una mujer heroica, que dio libremente su vida en cambio de la de su nuera, que esperaba un hijo. Estos beatos mártires son inscritos hoy en la historia de la santidad del pueblo de Dios que peregrina desde hace mil años en Polonia.

Si hoy nos alegramos por la beatificación de 108 mártires, clérigos y laicos, lo hacemos ante todo porque son un testimonio de la victoria de Cristo, el don que devuelve la esperanza. En cierto sentido, mientras realizamos este acto solemne se reaviva en nosotros la certeza de que, independientemente de las circunstancias, podemos obtener una plena victoria en todo, gracias a aquel que nos ha amado (cf. Rm 8, 37). Los beatos mártires nos dicen en nuestro corazón: Creed que Dios es amor. Creedlo en el bien y en el mal. Tened esperanza. Que la esperanza produzca como fruto en vosotros la fidelidad a Dios en cualquier prueba.

5. Alégrate, Polonia, por los nuevos beatos: Regina Protmann, Edmundo Bojanowski y los 108 mártires. A Dios ha complacido «mostrar la extraordinaria riqueza de su gracia mediante la bondad» de tus hijos e hijas en Cristo Jesús (cf. Ef 2, 7). Ésa es «la riqueza de su gracia»; ése es el fundamento de nuestra confianza inquebrantable en la presencia salvífica de Dios a lo largo de las sendas del hombre en el tercer milenio. A él la gloria por los siglos de los siglos. Amén.

Copyright © Dicasterio para la Comunicación

La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/es/homilies/1999/documents/hf_jp-ii_hom_19990613_beatification.html

VIAGEM APOSTÓLICA DO PAPA JOÃO PAULO II À POLÓNIA
(5-17 DE JUNHO DE 1999)

BEATIFICAÇÃO DOS SERVOS DE DEUS REGINA PROTMANN, EDMUND BOJANOWSKI
E 108 MÁRTIRES DA SEGUNDA GUERRA MUNDIAL

HOMILIA DO PAPA JOÃO PAULO II

Varsóvia, 13 de Junho de 1999    

 «Felizes os que são misericordiosos, porque encontrarão misericórdia» (Mt 5, 7).

Caríssimos Irmãos e Irmãs!

1. Com as palavras desta bem-aventurança de Cristo, faço uma paragem no meu percurso de peregrino no meio de vós, povo fiel de Varsóvia. Saúdo cordialmente quantos estão aqui reunidos, os presbíteros, os religiosos, as religiosas e os fiéis leigos. Dirijo uma fraterna saudação aos Bispos, especialmente ao Cardeal Primaz e aos seus colaboradores, os Bispos Auxiliares da Arquidiocese de Varsóvia. Saúdo o Senhor Presidente da República, o Senhor Primeiro-Ministro, o Presidente do Senado e o Senhor Presidente da Dieta, os Representantes das Autoridades do Estado e locais, e os Hóspedes convidados.

Dou graças à divina Providência, porque de novo me é concedido encontrar-me aqui onde, há vinte anos, na memorável vigília de Pentecostes, vivemos de modo especial o mistério do Cenáculo. Juntamente com o Primaz do milénio, Cardeal Stefan Wyszynski, os Bispos e o Povo de Deus da capital, presente em grande número, invocámos então com ardor o dom do Espírito Santo.

Naqueles tempos difíceis, suplicávamos o seu poder de se derramar nos corações dos homens e de despertar neles a esperança. Era um brado que brotava da fé que Deus actua e, com a força do Espírito Santo, renova e santifica todas as coisas. Era uma imploração para a renovação da face da terra, desta terra. Desça o teu espírito e renove a face da terra, desta terra! Hoje, como deixar de agradecer a Deus, Uno e Trino, tudo o que no arco dos últimos vinte anos interpretamos como a sua resposta àquele brado? Não é porventura a resposta de Deus àquilo que se realizou neste tempo na Europa e no mundo, a começar pela nossa Pátria? Diante dos nossos olhos aconteceram as mudanças dos sistemas políticos, sociais e económicos, graças aos quais cada uma das pessoas e as nações viram novamente o esplendor da própria dignidade. A verdade e a justiça estão a readquirir o seu valor, tornando-se um desafio impelente para todos aqueles que sabem apreciar o dom da liberdade. Por isso damos graças a Deus, olhando com confiança para o futuro.

Sobretudo, glorificamo-l'O por quanto estes vinte anos trouxeram à vida da Igreja. Portanto, na acção de graças unimo-nos com as Igrejas das Tradições ocidental e oriental entre os povos que nos são vizinhos, as quais saíram das catacumbas e desempenham abertamente a própria missão. A sua vitalidade constitui um magnífico testemunho do poder da graça de Cristo, que faz com que os homens frágeis se tornem capazes de um heroísmo, não raro até ao martírio. Não é este o fruto da acção do Espírito de Deus? Não é graças a este sopro do Espírito na história recentíssima, que hoje temos a irrepetível ocasião de experimentar a universalidade da Igreja e a nossa responsabilidade pelo testemunho de Cristo e pelo anúncio do seu Evangelho, «até aos extremos confins da terra»?

À luz do Espírito Santo, a Igreja na Polónia relê os sinais dos tempos e assume as suas tarefas, livre de limitações externas e de pressões, que até há pouco tempo experimentava. Como deixar de agradecer hoje a Deus porque, no espírito de respeito mútuo e do amor, a Igreja pode entretecer um diálogo criativo com o mundo da cultura e da ciência! Como não dar graças pelo facto de que os crentes podem frequentar os sacramentos sem obstáculos e escutar a palavra de Deus, para poderem testemunhar abertamente a própria fé! Como não dar graças a Deus por este grande número de igrejas edificadas nos últimos tempos no nosso País! Como deixar de dar graças porque as crianças e os jovens podem tranquilamente conhecer Cristo na escola, onde a presença do sacerdote, da religiosa ou do catequista é vista como um precioso auxílio no trabalho de educação das jovens gerações! Como não louvar a Deus, que com o seu Espírito anima as comunidades, as associações e os movimentos eclesiais, e faz com que a missão da evangelização seja empreendida por grupos de leigos cada vez mais numerosos!

Quando, durante a minha primeira peregrinação na Pátria, me encontrava neste lugar, vinha-me insistentemente à mente a oração do Salmista:

«Lembra-te de mim, Javé,
por amor do teu povo,
visita-me com a tua salvação,
para que eu experimente a felicidade
dos teus eleitos,
me alegre com a alegria do teu povo
e me glorie com a tua herança» (105[106], 4-5).

Ao dirigirmos o olhar para estes últimos vinte anos do nosso século, hoje vem-me à mente a exortação do mesmo Salmo:

«Agradecei a Javé,
porque Ele é bom,
porque o seu amor é para sempre!
Quem poderá contar
as proezas de Javé
e proclamar todo o seu louvor?
Seja bendito Javé,
desde agora e para sempre!» (105[106], 1-2.48).

2. «Felizes os que são misericordiosos, porque encontrarão misericórdia» (Mt 5, 7). A Liturgia deste domingo confere uma dimensão particular à nossa acção de graças. Com efeito, permite ver tudo aquilo que acontece na história desta geração, na perspectiva da eterna misericórdia de Deus, que se revelou mais plenamente na obra salvífica de Cristo. Jesus, «foi entregue à morte pelos nossos pecados e ressuscitado para nos tornar justos» (Rm 4, 25). O mistério pascal da morte e da ressurreição do Filho de Deus conferiu um novo curso à história humana. Se observarmos nela os sinais dolorosos da acção do mal, temos a certeza de que em última análise este não pode dominar a sorte do mundo e do homem, não pode vencer. Esta certeza brota da fé na misericórdia do Pai, que «amou de tal forma o mundo que entregou o seu Filho único, para que todo o que n'Ele acreditar não morra, mas tenha a vida eterna» (Jo 3, 16). Por isso hoje, enquanto São Paulo indica a fé de Abraão, que «diante da promessa divina não duvidou mas foi fortalecido na fé» (Rm 4, 20), nos é dado entrever a fonte desta força, graças àqual até mesmo as mais duras provas não eram capazes de os distrair do amor de Deus.

Graças à fé na divina misericórdia, a esperança perdurou em nós. Ela não dizia respeito apenas ao renascimento social e à restituição ao homem da dignidade nas dimensões deste mundo. A nossa esperança vai muito além: de facto, tem em vista as promessas divinas que ultrapassam amplamente a temporalidade. O seu objecto definitivo é a participação nos frutos da obra salvífica de Cristo. Ela pode ser-nos concedida como justiça, se «acreditamos n'Aquele que ressuscitou dos mortos, Jesus nosso Senhor» (Rm 4, 24). Somente a esperança que nasce da fé na ressurreição nos pode impelir a dar na vida quotidiana uma resposta digna ao amor infinito de Deus. Somente com esta esperança podemos ir ao encontro dos «doentes» (Mt 9, 12) e ser apóstolos do amor de Deus que cura. Se há vinte anos eu dizia que «a Polónia se tornou, nos nossos tempos, uma terra de testemunho particularmente responsável» (Homilia na Praça da Vitória, 2 de Junho de 1979, ed. port. de L'Osservatore Romano de 10.6.79, pág. 6), hoje é necessário acrescentar que esta deve ser um testemunho de misericórdia laboriosa, edificada sobre a fé na ressurreição. Somente um testemunho deste género é sinal de esperança para o homem de hoje, de modo especial para as jovens gerações; e se para alguns ela é também um «sinal de contradição», oxalá tal contradição jamais nos distraia da fidelidade a Cristo crucificado e ressuscitado.

3. «Omnipotens aeterne Deus, qui per glorificationem Sanctorum novissima dilectionis tuae nobis argumenta largiris, concede propitius ut, ad Unigenitum tuum fidelitur imitandum, et ipsorum intercessione commendemur et incitemur exemplo»: assim reza a Igreja, recordando na Eucaristia os Santos e as Santas: «ó Deus, nosso Pai, que no testemunho glorioso dos Santos dais à vossa Igreja sinais sempre novos do vosso amor misericordioso, fazei com que sintamos ao nosso lado a presença confortadora destes nossos irmãos, para sermos estimulados à imitação de Cristo, vosso Filho» (Comune sanctorum et sanctarum, Collecta). Elevemos esta invocação também hoje, enquanto admiramos o testemunho que nos provém dos Beatos que acabam de ser elevados à glória dos altares. A fé viva, a esperança inabalável e a caridade generosa foram-lhes atribuídas como justiça, porque eles estavam profundamente arraigados no mistério pascal de Cristo. Assim, é com razão que exortamos ao seguimento de Cristo na fidelidade, a exemplo deles.

A Beata Regina Protmann, Fundadora da Congregação das Irmãs de Santa Catarina, proveniente de Braniewo, dedicou-se com todo o seu coração à obra de renovação da Igreja entre os séculos XVI e XVII. A sua actividade, que brotava do amor a Cristo acima de tudo, desenvolveu-se depois do Concílio de Trento. Ela inseriu-se activamente na reforma pós-conciliar da Igreja, realizando com grande generosidade uma humilde obra de misericórdia. Fundou uma Congregação que unia a contemplação dos mistérios de Deus ao cuidado dos enfermos nas suas casas e com a educação das crianças e da juventude feminina. Dedicou uma atenção particular à pastoral das mulheres. Com abnegação, a Beata Regina abraçava com o olhar clarividente as necessidades do povo e da Igreja. As palavras: «Como Deus quiser» tornaram-se o mote da sua vida. O amor ardente levava-a a cumprir a vontade do Pai celeste, a exemplo do Filho de Deus. Ela não temia aceitar a cruz do serviço quotidiano, dando testemunho de Cristo ressuscitado.

O apostolado da misericórdia colmou a vida também do Beato Edmundo Bojanowski. Este proprietário de terras de Wielkopolska, dotado por Deus de numerosos talentos e de uma particular profundidade de vida espiritual, não obstante tivesse uma saúde frágil, realizou e inspirou com perseverança, prudência e generosidade de coração uma vasta actividade em benefício da população rural. Orientado por um discernimento repleto de sensibilidade às necessidades, deu início a numerosas obras educativas, caritativas, culturais e religiosas, de apoio material e moral à família rural. Permanecendo leigo, fundou a Congregação das Servas da Bem-Aventurada Virgem Imaculada, muito conhecida na Polónia. A guiá-lo em cada uma das suas iniciativas era o desejo de que todos se tornassem partícipes da redenção. Inscreveu-se na memória humana como «um homem cordialmente bom» que, por amor a Deus e aos homens, sabia unir com eficácia os vários ambientes à volta do bem. Na sua rica actividade, precedeu de muito aquilo que o Concílio Vaticano II disse acerca do tema do apostolado dos leigos. Deu um excepcional exemplo de trabalho generoso e sapiente em prol do homem, da Pátria e da Igreja. A obra do Beato Edmundo Bojanowski foi continuada pelas Irmãs Servas, a quem saúdo de todo o coração e agradeço o serviço silencioso e repleto de espírito de sacrifício a favor do homem e da Igreja.

4. «Munire digneris me, Domine Iesu Christe (...) signo sanctissimae Crucis tuae: ac concedere digneris mihi (...) ut, sicut hanc Crucem, Sanctorum tuorum reliquiis refertam, ante pectus memum teneo, sic semper mente retineam et memoriam passionis, et sanctorum victorias Martyrum»: eis a oração que o Bispo recita ao revestir-se da cruz peitoral. Hoje, desta invocação faço a prece de toda a Igreja na Polónia que, trazendo desde há mil anos o sinal da paixão de Cristo, sempre se regenera a partir do derramamento do sangue dos mártires e vive da memória da vitória, por eles trazida sobre esta terra.

Precisamente hoje estamos a celebrar a vitória daqueles que, no nosso tempo, deram a vida por Cristo, deram a vida temporal para a possuir pelos séculos na sua glória. Trata-se de uma vitória particular, porque é compartilhada pelos representantes do clero e dos leigos, jovens e idosos, pessoas de várias classes e posições. Entre eles estão D. Antoni Julian Nowowiejski, Pastor da Diocese de Plock, torturado até à morte em Dzialdowo; e D. Wladyslaw Goral de Lublim, torturado com particular ódio somente porque era Bispo católico. Há sacerdotes diocesanos e religiosos, que morreram porque não quiseram abandonar o seu ministério, e aqueles que morreram servindo os companheiros de prisão, doentes de tifo; há pessoas que foram torturadas até à morte pela defesa dos judeus. No grupo dos Beatos existem irmãos religiosos e irmãs, que perseveraram no serviço da caridade e na oferta dos seus tormentos pelo próximo. Entre estes Beatos mártires contam-se também leigos. Há cinco leigos jovens, formados no oratório salesiano; um activista zeloso da Acção Católica, um catequista leigo, torturado até à morte pelo seu serviço, e uma mulher heróica que deu livremente a sua vida em permuta daquela da sua nora, que esperava um filho. Hoje estes Beatos mártires são inscritos na história da santidade do Povo de Deus, peregrinante em terra polaca há mais de mil anos.

Se hoje nos alegramos pela beatificação de 108 Mártires clérigos e leigos, fazemo-lo antes de mais porque eles são o testemunho da vitória de Cristo, o dom que restitui a esperança. Enquanto realizamos este acto solene, num certo sentido revive em nós a certeza de que, independentemente das circunstâncias, podemos obter a vitória plena em tudo, graças Àquele que nos amou (cf. Rm 8, 37). Os Beatos mártires bradam aos nossos corações: crede que Deus é amor! Acreditai n'Ele, no bem e no mal! Despertai a esperança em vós! Que esta dê em vós o fruto da fidelidade a Deus em cada provação!

5. Alegra-te, Polónia, pelos novos Beatos: a Regina Protmann, Edmundo Bojanowski e os 108 Mártires. Aprouve a Deus «mostrar a extraordinária riqueza da sua graça mediante a bondade» dos teus filhos e filhas em Cristo Jesus (cf. Ef 2, 7). Eis a «riqueza da sua graça», eis o fundamento da nossa inabalável confiança na presença salvífica de Deus ao longo dos caminhos do homem no terceiro milénio! A Ele seja dada glória pelos séculos dos séculos.

Amém!

 Copyright © Dicastério para a Comunicação

A Santa Sé

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/pt/homilies/1999/documents/hf_jp-ii_hom_19990613_beatification.html

VIAGGIO APOSTOLICO IN POLONIA (5-17 GIUGNO 1999)

BEATIFICAZIONE DI SUOR REGINA PROTMANN, EDMUND BOJANOWSKI
E 108 MARTIRI DELLA SECONDA GUERRA MONDIALE

OMELIA DI GIOVANNI PAOLO II

Piazza Jósef Piłsudski (Warszawa)

 Domenica, 13 giugno 1999

 

1. « Błogosławieni miłosierni, albowiem oni miłosierdzia dostąpią » (Mt 5, 7).

Umiłowani Bracia i Siostry!

Ze słowami tego Chrystusowego błogosławieństwa zatrzymuję się na moim pielgrzymim szlaku pośród was Ludu Bożego Warszawy. Serdecznie pozdrawiam wszystkich tutaj zgromadzonych kapłanów, zakonników, siostry zakonne oraz wiernych świeckich. Słowa braterskiego pozdrowienia kieruję do księży biskupów, zwłaszcza do Księdza Prymasa i współpracujących z nim biskupów archidiecezji warszawskiej. Pozdrawiam Pana Prezydenta Rzeczypospolitej, Pana Premiera, Pana Marszałka Sejmu, Panią Marszałek Senatu, przedstawicieli władz państwowych i samorządowych oraz wszystkich zaproszonych gości.

Dziękuję Opatrzności Bożej, iż dane mi jest ponownie stanąć na tym miejscu, na którym przed dwudziestu laty, w pamiętną wigilię Zesłania Ducha Świętego, w sposób szczególny przeżywaliśmy tajemnicę wieczernika. Wraz z Prymasem Tysiąclecia, kard. Stefanem Wyszyńskim, z biskupami i licznie zgromadzonym Ludem Bożym stolicy zanosiliśmy wtedy gorące wołanie o dar Ducha Świętego. W tamtych trudnych czasach przyzywaliśmy Jego mocy, aby rozlała się w sercach ludzi i obudziła w nich nadzieję. Było to wołanie płynące z wiary, z wiary, że Bóg działa i mocą Ducha Świętego odnawia i uświęca wszystko. Było to wołanie o odnowę oblicza ziemi. Tej ziemi. Niech zstąpi Duch Twój i odnowi oblicze ziemi, tej ziemi! Jakże dziś nie dziękować Bogu w Trójcy Jedynemu za to wszystko, co na przestrzeni ostatnich dwudziestu lat odczytujemy jako Jego odpowiedź na tamto nasze wołanie!

Czyż nie jest odpowiedzią Boga to, co w tym czasie dokonało się w Europie i w świecie, poczynając od naszej Ojczyzny? Na naszych oczach następowały przemiany systemów politycznych, społecznych i gospodarczych. dzięki którym poszczególne osoby i narody na nowo ujrzały blask swojej godności. Prawda i sprawiedliwość odzyskują swoją wartość, stając się palą-cym wyzwaniem dla wszystkich, którzy doceniają dar swej wolności. Za to dziękujemy Bogu, patrząc z nadzieją w przyszłość.

Nade wszystko jednak oddajemy Mu chwałę za wszystko, co to dwudziestolecie wniosło w życie Kościoła. Jednoczymy się zatem w dziękczynieniu z Kościołami tradycji zachodniej i wschodniej pośród ludów nam bliskich, które wyszły z katakumb i otwarcie pełnią swą misję. Ich żywotność jest wspaniałym świadectwem mocy Chrystusowej łaski. która uzdalnia słabych ludzi do heroizmu posuniętego nierzadko aż do męczeństwa. Czy nie jest to owoc działania Bożego Ducha? Czy nie dzięki temu tchnieniu Ducha w najnowszej historii mamy dziś niepowtarzalną sposobność doświadczania powszechności Kościoła i naszej odpowiedzialności za świadectwo o Chrystusie i za głoszenie Jego Ewangelii « aż po krańce ziemi »? (Dz 1, 8)

W świetle Ducha Świętego Kościół w Polsce odczytuje na nowo znaki czasu i podejmuje swoje zadania, wolny od zewnętrznych ograniczeń i nacisków, jakich doznawał jeszcze nie tak dawno. Jak tu nie dziękować Bogu za to, że w duchu wzajemnego szacunku i miłości Kościół może prowadzić twórczy dialog ze światem kultury i nauki! Jak nie dziękować za to, że ludzie wierzący mogą bez przeszkód przystępować do sakramentów, słuchać słowa Bożego, aby potem otwarcie dawać świadectwo swej wiary! Jak nie oddawać chwały Bogu za tę mnogość świątyń wybudowanych ostatnio w naszym kraju! Jak nie dziękować za to, że dzieci i młodzież mogą ze spokojem poznawać Chrystusa w szkole. w której obecność kapłana, siostry zakonnej czy katechety lub katechetki jest postrzegana jako cenna pomoc w pracy nad wychowywaniem młodego pokolenia! Jak nie chwalić Boga, który swoim Duchem ożywia wspólnoty, stowarzyszenia i ruchy kościelne, i sprawia, że misja ewangelizacji jest podejmowana przez coraz szersze kręgi ludzi świeckich!

Kiedy podczas pierwszej mej pielgrzymki do Ojczyzny stałem na tym samym miejscu, cisnęła się na myśl modlitwa Psalmisty:

«Pamiętaj o nas, Panie, gdyż masz upodobanie w swym ludzie. / Przyjdź nam z pomocą, / abyśmy ujrzeli szczęście Twych wybranych, / radowali się radością Twojego ludu, / chlubili się razem z Twoim dziedzictwem ».

Dziś, gdy patrzymy dwadzieścia lat wstecz przypomina się wezwanie z tego samego psalmu:

« Chwalcie Pana, bo dobry, / bo na wieki Jego łaskawość. / Któż opowie dzieła potęgi Pana, / ogłosi wszystkie Jego pochwały? / Błogosławiony Pan (. . .) / od wieków na wieki! » (Tamże 1-2.48).

2. Błogosławieni miłosierni, albowiem oni miłosierdzia dostąpią » (Mt 5, 7). Liturgia dzisiejszej niedzieli nadaje naszemu dziękczynieniu szczególny charakter. Pozwala bowiem zobaczyć wszystko, co dokonuje się w historii tego pokolenia, w perspektywie odwiecznego Bożego miłosierdzia, które najpełniej objawiło się w zbawczym dziele Chrystusa. « On to został wydany za nasze grzechy i wskrzeszony z martwych dla naszego usprawiedliwienia » (Rz 4, 25). Paschalne misterium śmierci i zmartwychwstania Syna Bożego nadało ludzkiej historii nowy bieg. Jeżeli obserwujemy w niej bolesne znaki działania zła, to mamy pewność, że ostatecznie nie może ono zapanować nad losami świata i człowieka. Nie może ono zwyciężyć. Ta pewność płynie z wiary w miłosierdzie Ojca, który « tak umiłował świat, iż Syna swego Jednorodzonego dał, aby każdy, kto w niego wierzy, nie zginął, ale miał życie wieczne » (J 3, 16). Dlatego dziś, kiedy św. Paweł wskazuje na wiarę Abrahama, «który nie okazał wahania ani niedowierzania co do obietnicy Bożej, ale się wzmocnił w wierze » (Rz 4, 20), pozwala nam dostrzec źródło tej siły, dzięki której nawet najcięższe doświadczenia nie były w stanie oderwać nas od miłości Boga.

Dzięki wierze w Boże miłosierdzie trwała w nas nadzieja. Nie odnosiła się ona jedynie do społecznego odrodzenia i przywrócenia godności człowiekowi w wymiarach doczesności. Nasza nadzieja sięga o wiele głębiej, kieruje się ku Bożym obietnicom, które wykraczają daleko poza doczesność. Jej ostatecznym przedmiotem jest udział w owocach zbawczego dzieła Chrystusa. Może nam być poczytana za sprawiedliwość, jeżeli « wierzymy w Tego, co wskrzesił z martwych Jezusa, Pana naszego » (Tamże 4, 24). Tylko bowiem nadzieja płynąca z wiary w zmartwychwstanie może nas pobudzić do dawania w codziennym życiu godnej odpowiedzi na niezmierzoną miłość Boga. Jedynie z tą nadzieją możemy iść do tych, « którzy się źle mają » (Mt 9, 12) i być apostołami Bożej. uzdrawiającej miłości. Jeżeli przed dwudziestu laty mówiłem, iż a Polska stała się w naszych czasach ziemią szczególnie odpowiedzialnego świadectwa » (Homilia na placu Zwycięstwa, 2 czerwca 1979 r.), to dziś trzeba dodać, że musi to być świadectwo czynnego miłosierdzia, zbudowane na wierze w zmartwychwstanie. Tylko takie świadectwo jest znakiem nadziei dla współczesnego człowieka, zwłaszcza dla młodego pokolenia; a jeśli dla niektórych jest ono również e znakiem sprzeciwu », to niech ten sprzeciw nigdy nas nie odwiedzie od wierności Chrystusowi ukrzyżowanemu i zmartwychwstałemu.

3. Omnipotens aeterne Deus, qui per glorificationem Sanctorum novissima dilectionis tuae nobis argumenta largiris, concede propitius, ut, ad Unigenitum tuzem fideliter imitandum, et ipsorum intercessione commendemur, et incitemur exemplo tak modli się Kościół wspominając w Eucharystii świętych i święte: e Wszechmogący, wieczny Boże, Ty dajesz nam nowe dowody swojej miłości, gdy pozwalasz Świętym uczestniczyć w Twojej chwale, spraw, aby ich modlitwa i przykłady pobudzały nas do wiernego naśladowania Twojego Syna » (Commune sanctorum et sanctarum, Collecta). Takie też wołanie zanosimy dzisiaj, gdy podziwiamy przykład świadectwa, jakie dają nam wy-niesieni przed chwilą do chwały ołtarza błogosławieni. Żywa wiara, niezachwiana nadzieja, ofiarna miłość zostały im poczytane za sprawiedliwość, bo głęboko tkwili w paschalnym misterium Chrystusa. Słusznie zatem prosimy, abyśmy za ich przykładem wiernie podążali za Chrystusem.

Bł. Regina Protmann, pochodząca z Braniewa założycielka Zgromadzenia Sióstr św. Katarzyny, oddała się całym sercem dziełu odnowy Kościoła na przełomie XVI i XVII w. Jej działalność, płynąca z umiłowania Pana Jezusa ponad wszystko, przypadła na czasy po Soborze Trydenckim. Czyn-nie włączyła się w posoborową reformę Kościoła, wielkodusznie pełniąc pokorne dzieło miłosierdzia. Założyła zgromadzenie, które łączyło kontemplację Bożych tajemnic z opieką nad chorymi w ich domach oraz z nauczaniem dzieci i młodzieży żeńskiej. Szczególnie wiele uwagi poświęciła duszpasterstwu kobiet. Zapominając o sobie, bł. Regina dalekowzrocznym spojrzeniem obejmowała potrzeby ludu i Kościoła. Hasłem jej życia stały się słowa: e Jak Bóg chce ». Żarliwa miłość przynaglała ją do pełnienia woli Ojca, na wzór Syna Bożego. Nie lękała się podejmować krzyża codziennej służby, dając świadectwo Chrystusowi zmartwychwstałemu.

Apostolstwo miłosierdzia wypełniło również życie bł. Edmunda Bojanowskiego. Ten wielkopolski ziemianin, obdarowany przez Boga licznymi talentami i szczególną głębią życia duchowego, mimo wątłego zdrowia, z wytrwałością, roztropnością i hojnością serca prowadził i inspirował szeroką działalność na rzecz ludu wiejskiego. Wiedziony pełnym wrażliwości rozeznaniem potrzeb, dał początek licznym dziełom wychowawczym, charytatywnym, kulturalnym i religijnym, które wspierały materialnie i moralnie rodzinę wiejską. Pozostając świeckim człowiekiem, założył dobrze w Polsce znane Zgromadzenie Sióstr Służebniczek Bogarodzicy Dziewicy Niepokalanie Poczętej. We wszelkich działaniach kierował się pragnieniem, by wszyscy ludzie stali się uczestnikami odkupienia. Zapisał się w pamięci ludzkiej jako e serdecznie dobry człowiek », który z miłości do Boga i do człowieka umiał skutecznie jednoczyć różne środowiska wokół dobra. W swej bogatej działalności daleko wyprzedzał to, co na temat apostolstwa świeckich powiedział Sobór Watykański II. Dał wyjątkowy przykład ofiarnej i mądrej pracy dla człowieka, ojczyzny i Kościoła. Dzieło bł. Edmunda Bojanowskiego kontynuują siostry służebniczki, które z całego serca pozdrawiam i dziękuję im za cichą i ofiarną służbę. Dochodzimy do naszych męczenników.

4. Munire digneris me, Domine Jesu Christe (...), signo sanctissimae Crucis tuae: ac concedere digneris miki (...) ut, sicut hanc Crucem, Sanctorum tuorum reliquiis refertam, ante pectus meum teneo, sic semper mente retineam et memoriam passionis, et sanctorum victorias Martyrum oto modlitwa, jaką odmawia biskup zakładając krzyż pektoralny: e Racz mnie umocnić, Panie, znakiem Twego krzyża i spraw, abym tak, jak ten krzyż z relikwiami świętych noszę na swojej piersi, tak zawsze miał myśl i pamięć męki Twojej i zwycięstwo, jakie odnieśli Twoi męczennicy ». Dzisiaj czynię to wezwanie modlitwą całego Kościoła w Polsce, który niosąc od tysiąca lat znak męki Chrystusa wciąż odradza się z posiewu krwi męczenników i żyje pamięcią zwycięstwa, jakie oni odnieśli na tej ziemi.

Dziś właśnie świętujemy to zwycięstwo, świętujemy zwycięstwo tych. którzy w naszym stuleciu oddali życie dla Chrystusa, oddali życie doczesne, by posiąść je na wieki w Jego chwale. Jest to zwycięstwo szczególne, bo dzielą je duchowni i świeccy, młodzi i starzy, ludzie różnego pochodzenia i stanu. Pośród nich jest abp Antoni Julian Nowowiejski, pasterz diecezji płockiej, zamęczony w Działdowie; jest bp Władysław Goral z Lublina, torturowany ze szczególną nienawiścią tylko dlatego, że był biskupem katolickim. Są kapłani diecezjalni i zakonni, którzy ginęli, gdyż nie chcieli odstąpić od swojej posługi, i ci, którzy umierali, posługując współwięźniom chorym na tyfus; są umęczeni za obronę Żydów. Są w gronie błogosławionych bracia i siostry zakonne, którzy wytrwali w posłudze miłości i w ofiarowaniu udręk za bliźnich. Są wśród tych błogosławionych męczenników również ludzie świeccy. Jest pięciu młodych mężczyzn ukształtowanych w salezjańskim oratorium; jest gorliwy działacz Akcji Katolickiej, jest świecki katecheta zamęczony za swą posługę i bohaterska kobieta, która dobrowolnie oddała życie w zamian za swą brzemienną synową. Ci błogosławieni męczennicy i męczennice wpisują się w dzieje świętości Ludu Bożego pielgrzymującego od ponad tysiąca lat po polskiej ziemi.

Jeśli dzisiaj radujemy się z beatyfikacji stu ośmiu męczenników duchownych i świeckich, to przede wszystkim dlatego, że są oni świadectwem zwycięstwa Chrystusa darem przywracającym nadzieję. Gdy bowiem dokonujemy tego uroczystego aktu, niejako odżywa w nas wiara, iż bez względu na okoliczności, we wszystkim możemy odnieść pełne zwycięstwo dzięki Temu, który nas umiłował (por. Rz 8, 37). Błogosławieni męczennicy wołają do naszych serc: Uwierzcie, że Bóg « jest miłością! » Uwierzcie na dobre i na złe! Obudźcie w sobie nadzieję! Niech ta nadzieja wyda w was owoc wierności Bogu we wszelkiej próbie!

5. Raduj się, Polsko, z nowych błogosławionych: Reginy, Edmunda i 108 męczenników. Spodobało się Bogu «wykazać przemożne bogactwo Jego łaski na przykładzie dobroci » twoich synów i córek w Chrystusie Jezusie (por. Ef 2, 7). Oto « bogactwo Jego łaski », oto fundament naszej niewzruszonej ufności w zbawczą obecność Boga na drogach człowieka w trzecim tysiącleciu! Jemu niech będzie chwała na wieki wieków. Amen.

 Copyright © Dykasteria ds. Komunikacji

Stolica Apostolska

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/pl/homilies/1999/documents/hf_jp-ii_hom_19990613_beatification.html

LUBLIN

23. Bp Władysław Goral (1898-1945)

Biskup pomocniczy diecezji lubelskiej, pasterz o niezwykłym oddaniu Kościołowi, człowiek ascezy i głębokiej pobożności, nazywany niekiedy „aniołem pokoju i dobroci”. Został aresztowany przez policję polityczną w listopadzie 1939 r. i skazany na karę śmierci, którą zamieniono po interwencjach Stolicy Apostolskiej na dożywocie. Wobec cierpień mówił do kapłanów: „Wielkie cele i głębokie zmiany w świecie wymagają wielkich ofiar”. Po przewiezieniu go do obozu koncentracyjnego w Sachsenhausen, został umieszczony w specjalnym bunkrze, w całkowitej izolacji od innych więźniów. Wyniszczony przez maltretowanie i choroby zakończył życie w kwietniu 1945 r., na krótko przed wyzwoleniem obozu.

Słudzy i Służebnice Boże objęci procesem beatyfikacyjnym

Biogramy 108 męczenników

SOURCE : https://web.archive.org/web/20090723165046/http://www.mateusz.pl/jp99/108m.htm

~ Martyrs Killed in Odium Fidei by the Nazis [1] ~(†1939-45) ` http://newsaints.faithweb.com/martyrs/Nazis1.htm