dimanche 15 janvier 2017

Bienheureux PIERRE de CASTELNAU, prêtre, moine cistercien, archidiacre et martyr



Bienheureux Pierre de Castelnau

Archidiacre de Maguelonne et martyr (+ 1208)

Originaire de la région de Montpellier, il fut archidiacre de Maguelonne. C'est là qu'il eut à lutter contre l'hérésie naissante des Albigeois. Légat du Siège apostolique, il parcourt la province de Toulouse, connaît des relations orageuses avec le comte Raymond de Toulouse et se désole des piètres résultats qu'il obtient. Non loin de Saint-Gilles du Gard, il sera assassiné d'un coup de lance. 

D'abord archidiacre de Maguelone, ensuite moine cistercien à Fontfroide, au diocèse de Narbonne, Pierre de Castelnau fut choisi par le pape Innocent III comme légat dans l'affaire des Albigeois, en 1204. Son zèle pour la répression de l'hérésie lui valut l'animosité du comte de Toulouse, Raymond VI. Un des hommes de ce comte attaqua Pierre de Castelnau au moment où il allait traverser le Rhône et le perça de sa lance. Une lettre d'Innocent III relate cette mort. Le corps de Pierre de Castelnau fut enseveli près du tombeau de Saint Gilles. (source: Les Saints du diocèse de Nîmes au 14 janvier)

Près de Saint-Gilles en Provence, l’an 1208, le bienheureux Pierre de Castelnau, prêtre et martyr. Entré au monastère cistercien de Fontfroide, il fut chargé par la pape Innocent III d’établir la paix et d’affermir la foi en Provence et tomba percé d’un coup de lance par un hérétique.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/5200/Bienheureux-Pierre-de-Castelnau.html

Bienheureux Pierre de Castelnau (v.1170-1208)

Archidiacre de Maguelonne - Cistercien – Légat du pape 

Compagnon de saint Dominique - Martyr 

Né vers 1170 près de Montpellier

Assassiné le 15 janvier 1208 à Trinquetaille près d’Arles

Près de Saint-Gilles en Provence, l’an 1208, le bienheureux Pierre de Castelnau, prêtre et martyr. Entré au monastère cistercien de Fontfroide, il fut chargé par la pape Innocent III d’établir la paix et d’affermir la foi en Provence et tomba percé d’un coup de lance par un hérétique. Martyrologe romain

Déclaré martyr par Innocent IV, puis béatifié, il est célébré le 15 janvier dans les diocèses de Carcassonne et Nîmes

Fête locale le 15 janvier

SOURCE : http://saintsdefrance.canalblog.com/archives/2013/02/02/26307814.html

Pierre de Castelnau 

Pierre de Castelnau est un religieux de Cîteaux qui fut légat du pape Innocent III, né dans le diocèse de Montpellier (peut-être à Castelnau-le-Lez), mort assassiné le 15 janvier 1208. 

On le trouve en 1197 candidat à la dignité de chanoine dans l'église de Maguelonne. En 1199, Innocent III adjoignit P. de C. « archidiacre de Maguelonne », aux légats qu'il avait nommés en Languedoc pour la recherche des hérésies. Pierre, vers 1202, entra comme moine dans l'abbaye cistercienne de Fontfroide, au diocèse de Narbonne. C'est là que le pape alla le chercher une seconde fois pour lui conférer, ainsi qu'à un autre moine de la même abbaye, le titre de légat apostolique (fin 1203). Pierre, dont le zèle pour l'orthodoxie était extrême et hautain, se rendit d'abord à Toulouse où il fit prêter, dit-on, aux consuls et aux premiers habitants un serment de fidélité à la foi catholique. Il s'attaqua ensuite aux membres suspects de l'épiscopat languedocien : Bérenger, archevêque de Narbonne, l'évêque de Béziers, l'évêque de Toulouse. La lettre d'appel au pape écrite par Bérenger de Narbonne le 27 décembre 1204 montre avec quelle rigidité Pierre et son collègue ne craignaient pas d'agir : 

« Vous m'avez fait défendre, sous peine d'anathème et de privations de bénéfice et d'office, de sortir de mon diocèse, comme si j'étais le dernier des clercs, etc. » 

Les légats, en présence de l'appel de l'archevêque de Narbonne, remirent leurs démissions à Innocent III qui les refusa, maintint au contraire leurs commissions jusqu'à l'extirpation totale de l'hérésie (janvier 1205). Alors commencèrent pour le légat de nouveaux travaux; en 1205, on le voit déposer à Toulouse l'évêque R. de Rabastens, réformer l'église de Viviers dans son chef et dans ses membres. De Viviers, Pierre se rendit, avec ses colégats , à Montpellier ou il résida quelque temps. Là se trouvaient de passage l'évêque espagnol d'Osma et son clerc saint Dominique

Les légats étaient découragés, surtout à cause de la corruption du clergé qui servait aux hérétiques d'invincible argument contre l'Eglise. L'évêque d'Osma et son compagnon leur conseillèrent de prêcher d'exemple, d'aller pieds nus, comme les apôtres, sans or et sans argent. Ils partirent, en effet, de Montpellier en très simple équipage, et, sur leur route, prirent part à plusieurs conférences organisées par des docteurs hérétiques, à Verfeil, à Caraman de Lauraguais, à Béziers. Pierre, toutefois, se savait tellement détesté à Béziers qu'il n'osa pas y entrer, de crainte d'être frappé. Sur l'avis de l'évêque d'Osma, il retourna seul à Montpellier où il eut occasion, en octobre 1206, d'être choisi comme arbitre entre les habitants de cette ville et le roi d'Aragon. 

L'année 1207 fut employée par lui à mener dans la vallée du Rhône, en Provence, une campagne énergique en faveur du comte des Baux, en guerre avec le comte Raymond de Toulouse, qui avait promis de tourner ses forces contre les hérétiques de Languedoc, dès qu'il serait en paix avec Raymond. Le comte de Toulouse, malgré l'intervention de Pierre, refusa de suspendre les hostilités en Provence. Il fut aussitôt excommunié; ses terres furent frappées d'interdit. Cependant, une lettre violente d'Innocent, approuvant pleinement la conduite de son légat, décida bientôt le comte à se soumettre aux volontés de Pierre; mais il s'y soumit de mauvaise grâce et fut, de ce chef, excommunié une seconde fois. Il céda encore et invita le légat à venir le trouver en sa cour de Saint-Gilles. 

L'entrevue fut orageuse, Pierre de Castelnau y mit fin par un brusque départ et s'en alla coucher dans une hôtellerie sur le bord du Rhône, en face du bac. Il y fut assassiné, le 15 janvier 1208, par un écuyer du comte de Toulouse. Il n'est pas probable que Raymond eût prémédité ce meurtre, si contraire à ses intérêts; il faut l'attribuer aux haines que l'orgueil agressif du légat semait sur son passage ou au zèle intempestif d'un subalterne. Innocent III lui-même n'accusa pas formellement le comte de Toulouse; il se borna à le considérer comme valde suspectus. Quoi qu'il en soit, le meurtre de Pierre de Castelnau fut le signal de la croisade des Albigeois

Le culte public du bienheureux P. de Castelnau a été introduit au XIXe s. dans les diocèses de Montpellier Nîmes et Carcassonne. (Ch.-V. Langlois).

SOURCE : http://www.cosmovisions.com/Castelnau.htm

Bulle du Pape Innocent III contre les assassins de Pierre de Castelnau (1208)

« Innocent, évêque, serviteur des serviteurs de Dieu à nos fils bien-aimés les nobles hommes, comtes et barons et à tous les habitants des provinces de Narbonne, Embrun, Aix et Vienne, salut et bénédiction apostolique.

Nous venons d’apprendre un événement cruel qui va mettre en deuil l’Eglise tout entière: frère Pierre de Castelnau, de sainte mémoire, moine et prêtre, qui parmi les hommes vertueux se faisait remarquer par sa conduite, son savoir et sa bonne réputation, avait été envoyé par nous avec d’autres dans le midi de la France pour y prêcher la paix et affermir la foi. Dans la tâche qui lui était confiée, il avait réussi d’une façon digne d’éloges et ne cessait d’y réussir. En vérité, c’est à l’école du Christ qu’il avait appris tout ce qu’il prêchait: il était capable d’exhorter le fidèle selon la sainte doctrine et de réfuter les contradicteurs: il était toujours prêt à rendre raison à quiconque l’interrogeait car c’était un homme de foi catholique, de science juridique et de parole éloquente.

Mais le Diable suscita contre lui son ministre … le Comte de Toulouse. Celui-ci, à cause des grands et nombreux excès qu’il avait commis contre Dieu et contre l’Eglise avait souvent encouru la censure ecclésiastique et souvent il s’était fait absoudre après un simulacre de repentir en homme qu’il était rempli de souplesse astucieuse et d’insaisissable inconstance. Comme il était incapable de réfréner la haine qu’il avait conçu contre frère Pierre dont la bouche ne gardait point enfermée la parole de Dieu pour exercer la vengeance sur les nations et répandre les châtiments sur les peuples, poussé en outre par une rage d’autant plus vive qu’il méritait d’être plus fortement réprimandé pour ses crimes, il convoqua à Saint-Gilles le dit frère Pierre et son collègue, légats du siège apostolique, promettant de donner sur tous les points qui lui étaient reprochés un entière satisfaction. Les légats une fois arrivés dans cette ville, le Comte de Toulouse se montra à leur égard tantôt docile et sincère dans ses promesses d’exécuter les ordres qui lui étaient donnés pour son bien, tantôt fourbe et obstiné dans son refus de s’y soumettre. Lorsque les légats décidèrent de se retirer, il les menaça publiquement de mort: il déclara que leur départ, qu’il se fit par terre ou par eau, serait par lui avec soin épié, et aussitôt passant des paroles aux actes, il dressa un guet-apens et y envoya ses complices.

Sourd aux prières de l’Abbé de Saint-Gilles, et aux instances des consuls et des bourgeois qui essayaient vainement de calmer sa fureur, il les vit d’un mauvais oeil conduire malgré lui les légats avec une escorte armée jusqu’au bord du Rhône. A la nuit tombante, les légats s’arrêtèrent pour se reposer sans s’apercevoir que des satellites du comte se tenaient auprès d’eux, et comme la suite l’a prouvé, cherchaient à répandre leur sang. Le lendemain, quand le jour fut levé et la messe célébrée comme de coutume, les vertueux chevaliers du Christ se disposaient à traverser le fleuve quand l’un des susdits satellites de Satan, brandissant sa lance, blessa par derrière entre les côtes ledit Pierre, lequel appuyé fortement sur le Christ comme sur un roc inébranlable, ne s’attendait pas à une pareille trahison. Il regarda pieusement son impie agresseur et, suivant l’exemple de son Maître Jésus-Christ et du bienheureux Etienne, il dit: « Que Dieu te pardonne comme moi je t’ai pardonné »: il redit à plusieurs reprises ces paroles pieuses et résignées, puis l’espoir du ciel lui fit oublier la douleur de la blessure qui le traversait: il continua, pendant que s’approchait le moment de son précieux trépas à régler avec ses compagnons les mesures destinées à promouvoir la paix et la foi et, par plusieurs reprises, il finit par s’endormir bienheureusement dans le Seigneur.

La Paix et la Foi ! C’est la plus noble cause pour souffrir le martyre: c’est pour elle que frère Pierre a versé son sang. Aussi d’éclatants miracles auraient déjà glorifié sa mort, nous en sommes convaincus, sans la présence de ces incrédules, pareils à ceux dont parle l’Evangile: « Jésus ne fit pas beaucoup de miracles en ce lieu à cause de leur incrédulité ». Quoique le miracle des langues fut destiné aux incrédules et non aux croyants, cependant quand notre Sauveur parut devant Hérode (qui au témoignage de Saint-Luc éprouva à sa vue une grande joie parce qu’il espérait lui voir opérer quelque prodige), il ne daigna ni faire de miracle ni répondre à celui qui l’interrogeait, sachant qu’en fait de prodige Hérode cherchait à satisfaire, non le besoin de croire mais la recherche de sa vanité. Si donc cette génération dépravée et perverse n’est pas digne de recevoir de si tôt, comme peut-être elle le cherche, de cet homme qu’elle a fait son martyr le signe qu’elle attend, quant à nous, nous estimons utile qu’un seul soit mort pour l’empêcher de périr tout entière, elle que la contagion de l’hérésie avait contaminée et qui pourra être ramenée de son erreur, mieux par l’appel du sang que par les discours de sa victime. Tel est l’antique artifice de Jésus-Christ, le merveilleux stratagème employé par notre Sauveur: quand on le croit vaincu dans la personne des siens, c’est alors qu’il remporte sur eux sa plus forte victoire, et en vertu de ce même pouvoir par lequel en mourant il a vaincu la mort, il l’emporte en la personne de ses serviteurs sur ceux qui croyaient l’avoir emporté sur eux. Si le grain de blé qui tombe dans le sillon ne meurt pas, il reste seul: mais si au contraire il meurt,il porte beaucoup de fruit. De la mort de ce grain très fécond, nous avons le ferme espoir de voir sortir une riche moisson pour l’Eglise du Christ, car celui-là serait obstinément cruel et cruellement obstiné dont l’âme ne serait pas traversé par un tel glaive.

Le sang de la victime aura, nous n’en doutons pas, une efficacité telle que l’oeuvre de la sainte prédication qu’il avait inauguré dans le midi de la France et pour laquelle il est descendu dans la corruption recevra de Dieu le développement désiré. C’est pourquoi nous estimons devoir avertir et exhorter avec soin nos vénérables frères les archevêques de Narbonne, d’Arles, d’Ambrun, d’Aix et de Vienne ainsi que leur suffragants, et nous leur ordonnons fermement de par le Saint-Esprit et en vertu de l’obéissance qu’ils nous doivent d’arroser et faire germer par leurs prédications la parole de paix et de foi semée par le défunt. Qu’ils travaillent avec un zèle infatigable à combattre la dépravation hérétique et à fortifier la foi catholique, à déraciner les vices et à planter les vertus. Qu’au nom de Dieu le Père tout Puissant et du Fils et du Saint-Esprit, par l’autorité des Saints-Apôtres Pierre et Paul et par la notre, dans tous les diocèses, ils déclarent excommuniés et anathèmes le meurtrier du serviteur de Dieu et tous ceux qui ont conseillé, favorisé et aidé son crime. Qu’ils aillent en personne jeter l’interdit sur tous les lieux où se réfugieront les coupables. Que cette condamnation soit solennellement renouvelée les dimanches et jours de fête au son de cloches et à la lueur des cierges, jusqu’à ce que le meurtrier et ses complices se présentent au Siège Apostolique et méritent par une satisfaction convenable d’obtenir l’absolution.

A tous ceux par contre qui, animés par le zèle de la foi catholique pour venger le sang du juste qui élève de la terre au ciel un appel incessant jusqu’à ce que le Dieu des vengeances descende du ciel sur la terre pour la confusion des corrupteurs et des corrompus, à tous ceux donc qui prendront vaillament les armes contre ces pestiférés, ennemis de la vraie foi tout ensemble et de la paix, que les susdits archevêques et évêques garantissent l’indulgence accordée par Dieu et son Vicaire pour la rémission de leurs péchés, et qu’une pareille entreprise suffise à tenir lieu de satisfaction pour les fautes, celles du moins dont une réelle contribution de coeur et une sincère confession de bouche seront offertes au Dieu de Vérité. Ces pestiférés, en effet, ne se contentent plus de viser à la destruction de nos biens, ils cherchent à machiner la perte de nos personnes: non seulement ils aiguisent leurs langues, pour ruiner les âmes, mais ils étendent leurs mains pour prendre les corps; ils pervertissent les âmes et détruisent les corps.

Quant au Comte de Toulouse, déjà frappé d’anathème pour des fautes graves et nombreuses qu’il serait trop long d’énumérer, sa responsabilité dans le meurtre du saint homme ressort d’indices certains: non seulement il l’a publiquement menacé de mort et a dressé un guet-apens contre lui, mais encore il a, dit-on, reçu dans son intimité le meurtrier et lui a donné une forte récompense, sans parler d’autres présomptions qui nous sont clairement apparues. Qu’il soit donc publiquement déclaré anathème pour ce nouveau motif également par les susdits archevêques et évêques. Et, comme selon les canons des saints pères, on ne doit plus garder la fidélité envers celui qui n’a pas gardé sa fidélité envers Dieu et qui est isolé de la communion des fidèles comme un homme à éviter plutôt qu’à fréquenter, que tous ceux qui sont liés audit comte par un serment de fidélité, d’association ou d’alliance soient déclarés par notre autorité apostolique relevés de ce serment. Qu’il soit permis à tout catholique, sous réserve des droits du seigneur principal, non seulement de combattre le comte en personne, mais encore d’occuper et de conserver ses biens , afin que la sagesse d’un nouveau possesseur purge cette terre de l’hérésie dont par la faute du comte elle a été jusqu’ici honteusement souillée: il convient, en effet, que toutes les mains se lèvent contre celui dont la main s’est levée contre tous, et si ce tourment ne lui donne pas l’intelligence, nous aurons soin d’appesantir davantage nos mains sur lui. Par contre, s’il s’engage à donner satisfaction, il conviendra indubitablement qu’il fournisse d’abord les gages suivants de son repentir: qu’il consacre toutes ses forces à expulser les hérétiques et qu’il se hâte d’adhérer à une paix universelle: c’est surtout, en effet, parce que sa culpabilité a été établie sur ces deux points que la censure ecclésiastique a été prononcée contre lui. Et pourtant, si le Seigneur voulait tenir compte de toutes ses iniquités, il ne pourrait guère donner de satisfaction suffisante, non seulement pour lui-même, mais encore pour la foule des autres qu’il a entraînés dans le piège de la damnation.

Selon la parole de vérité, il ne faut pas craindre ceux qui tuent le corps, mais bien celui qui peut envoyer le corps et l’âme en enfer. Aussi nous mettons notre confiance et notre espoir dans celui qui ressuscita le troisième jour afin de libérer ses fidèles de la crainte de la mort pour que la mort du susdit serviteur de Dieu, loin d’effrayer notre vénérable frère l’évêque de Couserans ou notre aimé fils, l’Abbé de Citeaux, légats du Siège Apostolique, et les autres fidèles catholiques, excite au contraire leur ardeur: qu’ils suivent l’exemple de celui qui a eu le bonheur de gagner la vie éternelle au prix d’une mort temporelle: qu’ils ne craignent pas d’exposer au besoin dans un si glorieux combat leur vie pour le Christ. C’est pourquoi nous estimons devoir conseiller et commander aux archevêques et évêques susdits, corroborant nos prières par nos ordres et nos ordres par nos prières, de tenir scrupuleusement compte des avis et commandements salutaires de nos légats et de collaborer avec eux comme de vaillants frères d’armes dans tout ce que ceux-ci leur enjoindront. Nous ordonnons, sachez-le, de respecter et d’exécuter inviolablement toute sentence que nos légats prononceraient contre les rebelles ou même contre des nonchalants.

En avant, chevaliers du Christ ! En avant, courageuses recrues de l’armée chrétienne ! Que l’universel cri de douleur de la sainte Eglise vous entraîne ! Qu’un zèle pieux vous enflamme pour venger une si grande offense faite à votre Dieu ! Souvenez-vous que votre Créateur n’avait nul besoin de vous quand il vous créa. Mais, bien qu’il puisse se passer de votre concours, néanmoins, comme si votre aide lui permettait d’agir avec plus d’efficacité, comme si votre carence affaiblissait sa Toute-Puissance, il vous donne aujourd’hui l’occasion de le servir d’une manière qui soit digne de lui. Depuis le meurtre de ce juste, l’Eglise de ce pays reste sans consolateur, assise dans la tristesse et dans les larmes. La foi, dit-on, s’en est allée, la paix est morte, la peste hérétique et la rage guerrière ont pris des forces nouvelles: la barque de l’Eglise est exposée à un naufrage total si dans cette tempête inouïe on ne lui apporte un puissant secours. C’est pourquoi nous vous prions de bien entendre nos avertissements, nous vous exhortons avec bienveillance, nous vous enjoignons avec confiance au nom du Christ, devant un tel péril nous vous promettons la rémission de vos péchés afin que sans tarder vous portiez remède à de si grands dangers. Efforcez-vous de pacifier ces populations au nom du Dieu de paix et d’amour. Appliquez-vous à détruire l’hérésie par tous les moyens que Dieu vous inspirera. Avec plus d’assurance encore que les Sarrasins car ils sont plus dangereux, combattez les hérétiques d’une main puissante et d’un bras étendu. Pour ce qui est du comte de Toulouse qui semble avoir fait un pacte avec la mort et ne pas songer à la sienne, si par hasard le tourment lui donne l’intelligence et si son visage, couvert d’ignominie commence à demander le nom de Dieu, continuer à faire peser sur lui la menace jusqu’à ce qu’il nous donne satisfaction, à nous, à l’Eglise et à Dieu. Chassez-le, lui et ses complices, des tentes du Seigneur. Dépouillez-les de leurs terres afin que les habitants catholiques y soient substitués aux hérétiques éliminés et, conformément à la discipline de la foi orthodoxe qui est la votre, servent en présence de Dieu dans la sainteté et dans la justice.

Donné au Latran, le six des Ides de Mars, l’an II de notre pontificat. »

P. Guébin, H. Maisonneuve, Histoire Albigeoise, nouvelle traduction de l’Historia Albigensis de Pierre des Vaux-de-Cernay, Librairie Philosophique J. Vrin, Paris, 1951, p. 25-32.

SOURCE : http://sourcesmedievales.unblog.fr/2008/11/23/bulle-dinnocent-iii-contre-les-assassins-de-pierre-de-castelnau-1208/

Pierre de Castelnau

Posté le 19 mai 2015 par ponsot

Originaire de la région de Montpellier,  il fut archidiacre de Maguelonne. Entré à l’abbaye cistercienne de Fontfroide, c’est comme tel qu’il est amené à lutter contre l’hérésie déjà bien implantée des ‘‘Albigeois’’, autrement dénommés ‘‘cathares’’.

Légat du pape Innocent III, qui le charge de lutter contre l’hérésie cathare, avec l’Abbé de Citeaux et un autre moine de Fontfroide, Raoul, il rencontre, en 1206,  l’évêque d’Osma, Diègue, ainsi que son compagnon, Dominique, à Castelnau, selon une tradition locale.

Il parcourt la province de Toulouse, connaît des relations orageuses avec le comte Raymond de Toulouse et se désole des piètres résultats qu’il obtient. Non loin de Saint-Gilles du Gard, il est assassiné d’un coup de lance par un écuyer de Raimond VI de Toulouse le 15 janvier 1208.

Cet assassinat détermine le pape à lancer la croisade contre les albigeois

SOURCE : https://dominicainsmontpellier.fr/pierre-de-castelnau/

Le VIII° Centenaire de l’assassinat de Pierre de Castelnau

Posté le 15 mai 2014 par ponsot

Conclusion du Colloque de S Gilles

Le 15 janvier 1208, vers 6h du matin, Pierre de Castelnau, après avoir célébré la messe, se prépare à traverser le petit Rhône quand il est assassiné de dos par un écuyer du Comte Raymond VI de Toulouse identifié comme venant de Beaucaire.

La veille, le Comte de Toulouse qui a fait de Saint-Gilles au bord du Rhône, une sorte de Capitale, ville sainte de pèlerinage et grande foire aux échanges et aux affaires florissantes, a convoqué Pierre de Castelnau, légat du Pape Innocent III. Rencontre difficile, houleuse où le Comte veut justifier devant le légat son refus de signer l’accord de paix que le pape Innocent III veut établir à l’intérieur de la Chrétienté sous la houlette de son pouvoir spirituel. Ce refus a entrainé l’excommunication du Comte Raymond VI. Si cette affaire reste complexe puisque le droit médiéval – et nous sommes dans un monde régi par le droit où personne ne peut en faire qu’à sa tête – n’envisage pas cette allégeance au pouvoir spirituel du Pape, Raymond VI ne peut justifier les actes répétés et délibérés de violence qu’il vient d’effectuer en terre d’empire. Ne vient-il pas de brûler des civils non armés, femmes et enfants dans l’église de Carpentras ? Ne cherche-t-il pas avec des bandes de routiers armés, soudards mercenaires payés par l’argent des péages de Saint-Gilles à répandre la terreur et imposer son pouvoir ?
Le Pape Innocent III, à l’apogée de son pouvoir, cherche à instaurer durablement la paix à l’intérieur de la Chrétienté pour mieux reconquérir Jérusalem et asseoir le pouvoir militaire et économique des Latins en Terre Sainte. Faire ou mieux  imposer la paix va de pair avec la purification de la foi chrétienne, débarrassée de toutes les déviances, divergences ou dissidences. Pour ce faire le Pape veut faire valoir la suprématie du pouvoir spirituel sur le pouvoir temporel, de la Cité de Dieu sur la Cité des hommes. Vicaire du Christ, il exerce la plenitudo potestatisqui n’est pas un pouvoir tout puissant mais un pouvoir supérieur ou suprême: le pouvoir spirituel établi au dessus de toutes les autres formes de pouvoir que le droit romain et coutumier régulait au Moyen Age. Seul ce pouvoir spirituel pouvait exiger des Princes une conduite morale exemplaire et l’instauration de la paix, le règlement pacifique des conflits et des tensions politiques.

Ce beau projet de paix se heurte concrètement à une multitude de problèmes liés à la réforme de l’Eglise. Mais aussi à de nombreux problèmes personnels ou moraux, économiques ou militaires. En voici un seul exemple mais de taille: la 4ème Croisade que le Pape a rassemblé en 1203, n’a pas abouti au tombeau du Christ mais au sac de Constantinople  pour satisfaire les banquiers italiens qui finançaient la Croisade.

Pourtant, malgré cet échec cuisant où la spiritualité de la croisade- assurer le salut des soldats  et des pèlerins qui se rendent sur le tombeau du Christ- est largement dévoyée par le pouvoir économique, Innocent III n’abandonne pas son projet de reconquête de la Terre Sainte au prix même d’une croisade d’un nouveau genre que sera, en partie, la croisade contre les Albigeois ou contre des hérétiques du Midi, autrement dit les dissidents plus connus aujourd’hui sous le nom de« Cathares ».Au lieu d’être tournée vers l’extérieur, la croisade vient épurer l’intérieur même de la Chrétienté. La coercition est requise pour rétablir la vraie foi.

Pour étendre et accomplir la réforme Grégorienne dans l’Eglise, Innocent III aura recours à de nombreux Légats qu’il envoie en mission par dessus même les pouvoirs ecclésiastiques ou politiques locaux. Missions ponctuelles, circonscrites, régies par des lettres précisant exactement la nature ou la portée de l’action du Légat. Le Pape finit même à partir de 1204 par choisir des légats dans le vivier des Cisterciens, fer de lance de l’Eglise du XII° siècle et bons connaisseurs des langues et des coutumes locales.

Ainsi, Pierre originaire de Castelnau, la banlieue de Montpellier, ancien archidiacre du diocèse de Maguelone et donc au courant de tous les problèmes juridiques et économiques du diocèse, devenu moine cistercien de Frontfroide. Ne l’idéalisons pas: en 1206 il se fait haïr en prêchant à Béziers. Ses compagnons le font partir pour le protéger. Manifestement sa manière hautaine et autoritaire de s’adresser aux gens empêche la « Sainte Prédication »  naissante de réussir sa première campagne de rencontres et de prédications. Homme de caractère, rigoureux et inflexible, plus rigide que diplomate et incapable de contacts chaleureux. Surtout avec l’hérétique qu’il ne sait que menacer pour qu’il revienne – par peur ? – à la vraie foi.

La rencontre de Saint-Gilles met donc en présence un Légat inflexible et un prince versatile, à la colère proverbiale. On pense même que ses excès trahissent une démence. Le Comte menace publiquement le Légat de mort. Or le Légat est plus qu’un représentant du Pape, il est comme sa présence physique auprès de ceux à qui il est envoyé. L’espoir de paix fait place au pur rapport de forces et le Comte a entre ses mains le pouvoir de la violence.

Si cet assassinat du Légat porte en lui-même beaucoup d’éléments d’interprétation, il reste à en apprécier les conséquences incalculables.

Dans sa lettre du 12 mars 1208, le Pape Innocent III manifeste à toutes les institutions politiques et religieuses de la Chrétienté l’excellente connaissance des circonstances de l’assassinat. Il connait par ailleurs toutes les procédures juridiques du droit canon et du monde médiéval. Pourtant il en vient à confondre volontairement le plan de la responsabilité personnelle d’un criminel et l’éradication de la « pestilence » qu’est l’hérésie ou la dissidence. Raymond VI est certes un personnage complexe- est-il coupable de l’assassinat perpétré par « l’écuyer de Beaucaire » qu’il a fait entrer dans sa familiarité ?-  mais il n’est pas hérétique.

Peu à peu l’idée de la croisade pour contraindre l’hérétique se met en place. La question devient : est possible et souhaitable de contraindre à la vraie foi ?

La responsabilité de l’Eglise est alors engagée sur deux fronts :

1- Comment se fait-il que les rapports de terrain,  par exemple ceux des Légats, vont réussir à majorer la dissidence en Languedoc et à diaboliser l’hérésie au point qu’une seule solution s’impose : l’éradication totale ? Sinon toute la Chrétienté en sera empoisonnée ! Or l’analyse de la dissidence en Languedoc montre qu’elle est loin d’occuper tout le territoire. Saint-Gilles ou Montpellier ne connaissent  pas de « Cathares ».Elle a son apogée de Béziers vers Montauban et la dissidence des « bons hommes et des bonnes femmes » fera entre 10 et 15 % de la société de ce « territoire ». Ensuite  ses doctrines et ses rituels sont peu et mal connus faute de documents. L’immense majorité des textes et des documents sur l’hérésie vient des Catholiques. Or la diabolisation de l’autre différent conduit à décider la solution violente : il vaut mieux éliminer ce danger d’autant plus qu’il est, pour une bonne part, imaginaire au sens où la figure de l’hérétique sort des bibliothèques de certains monastères plus que de la connaissance de terrain. Ce qui ne veut pas dire que la dissidence n’est rien, bien au contraire mais elle n’est qu’une dissidence à plusieurs courants. Au-delà de la sociologie des dissidences, il faut apprécier surtout la nouveauté qu’elles représentent à la fin du XII ème siècle et ainsi examiner l’attitude de l’Eglise et de la société face à cette nouveauté même.

2- Comment organiser la coercition pour obliger à la conversion ? L’Eglise a besoin de bras séculiers, et du coup va en dépendre. Mais surtout, au delà des aspects tactiques, qu’en est-il de la foi qui est l’adhésion libre à l’appel de Dieu? Il faut se garder de tout anachronisme: les XII° et XIII° siècles sont bien différents de nous. La foi se présente plus comme l’appartenance à un groupe qu’une décision personnelle à cette époque. Mais l’Evangile que l’on impose n’est plus l’Evangile!

Dès lors, les historiens nous aident grandement à camper les circonstances d’un vrai débat : coercition ou prédication ? Prédication ou croisade ? Le débat reste ouvert mais il a le mérite d’aborder les vraies questions.

S’il a préparé plusieurs croisades, le Pape Innocent III a aussi encouragé la prédication pour revenir à la foi. Mais quelle prédication ? Une prédication créant la peur pour pousser à la foi ? Une prédication comme dernière chance avant la coercition ? Une prédication finalement impuissante à empêcher le recours à la force ?

Or depuis la rencontre de Montpellier en 1206, dont nous venons de célébrer le VIII° centenaire et dont les Actes viennent d’être publiés, une alternative se fait jour : la Sainte Prédication : prédication nouvelle, itinérante à la rencontre de l’autre dissident, mendiante, sans accompagnement de soldats ou de domestiques, à pied et non plus avec le prestige des chevaux…

Alors que les Légats, dont Pierre de Castelnau, veulent démissionner devant l’échec de leur mission, Diègue, évêque d’Osma en Castille, accompagné de son Socius, Dominique de Calaruega provoquent une rupture révolutionnaire pour ne plus donner prise aux accusations des hérétiques du midi : renvoyer les bagages, les serviteurs et les soldats qui accompagnent les missions de prédication des évêques et des Légats. La nouveauté de la Sainte prédication répond à la nouveauté des dissidences.

Diègue et Dominique joignent le geste à la parole. Ils coupent peu à peu l’herbe sous les pieds de cet anticléricarisme qui conduit à entrer peu à peu en dissidence devant la richesse et le pouvoir ostentatoire des Clercs confinant au mépris des Laïcs. Ils rétablissent la relation entre les Prêcheurs et le peuple de Dieu après le divorce des clercs « cultivés » priant en latin et le peuple « inculte » parlant en langues vernaculaires.

Grâce au choix de la pauvreté mendiante et de la simplicité de l’Evangile, la Sainte Prédication permet la rencontre de l’hérétique, les réunions publiques de confrontation arbitrées par des jurys composés de laïcs. En dépit de la croisade des Albigeois et malgré le bruit, la fureur et la rémanence de la « culture de coercition », la prédication à la fois nouvelle et traditionnelle aura des résultats probants.

Ainsi la Prédication nouvelle s’inscrit dans la vision « classique » initiée par les Légats en Languedoc : mettre fin à l’hérésie qui déchire l’Eglise et divise la société. Mais elle apporte une nouveauté convaincante : l’alliance de la parole et l’exemple.

Dieu n’est plus le Tout puissant inspirant la crainte comme celle qu’inspirent les souverains de la Terre. Révélé exactement par l’incarnation de son Fils Bien Aimé dans l’Evangile, Dieu se laisse discerner comme Pèrede Jésus-Christ et  notre frèreen Jésus-Christ.

Cette fraternité dans l’Eglise et pour le monde est l’alternative crédible à la prédication de coercition.

Prédication ou Croisade? Le choix devient celui d’une prédication fraternelle de la Vérité de l’Evangile.
Pourtant dès 1209, la croisade contre les Albigeois se réunit devant Béziers, terrible choc initial qui marque encore notre mémoire collective même au prix d’une distorsion des faits qu’il nous faudra examiner scientifiquement. Cette guerre durera une vingtaine d’années et le traité de Paris y mettra fin en 1229. Le Comte Raimond VII de Toulouse s’engagera à poursuivre et punir les hérétiques. Un autre chapitre d’histoire commence.

Pendant ce temps, l’hiver 1206-1207, la première communauté dominicaine est fondée à Prouilhe en Lauragais, un monastère de « bonnes femmes » converties ou revenues dans l’Eglise par la prédication de ce lui qui deviendra saint Dominique. Une autre histoire parallèle à celle de la guerre commence elle aussi.
Frère Gilles Danroc o.p.

SOURCE : https://dominicainsmontpellier.fr/le-viii-centenaire-de-lassassinat-de-pierre-de-castelnau/


Blessed Peter of Castelnau

Memorial

15 January

Profile

Known in lay and religious life for his intelligence, piety, and devotion. Archdeacon of Maguelone in 1199. Cistercian monk at Fontfroide c.1202. Papal legate and inquisitor in 1203 under Pope Innocent III. Assigned to work with the heretic Albigensians, to bring them back to the church. He embarked on a great evangelization campaign through southern France; Saint Dominic de Guzman worked in this effort. Martyred by Albigensians, probably with the support of Count Raymond VI of Toulouse who hoped to use the Albigensian crisis to increase his political power. Peter’s murder sparked the Albigensian Crusade against the heretics in southern France.

Born

near Montpellier, France

Died

stabbed with a lance in 1208 near Saint Gilles Abbey by Albigensian heretics

Additional Information

Book of Saints, by the Monks of Ramsgate

Catholic Encyclopedia

Saints of the Day, by Katherine Rabenstein

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

other sites in english

Catholic Online

New Catholic Encyclopedia

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Santi e Beati

sitios en español

Martirologio Romano, 2001 edición

fonti in italiano

Martirologio Romano, 2005 edition

Santi e Beati

nettsteder i norsk

Den katolske kirke

Readings

May God forgive thee, brother, as I fully forgive thee. -Blessed Peter’s dying words

MLA Citation

‘Blessed Peter of Castelnau‘. CatholicSaints.Info. 21 April 2022. Web. 26 August 2026. <https://catholicsaints.info/blessed-peter-of-castelnau/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-peter-of-castelnau/

Book of Saints – Peter of Castelnau

Article

(Blessed) Martyr (March 5) (13th century) A Cistercian Saint, born of a noble family in the South of France, and the friend of Saint Dominic. He was admirable in his zeal for the conversion of the Albigensian heretics. They murdered him A.D. 1209.

MLA Citation

Monks of Ramsgate. “Peter of Castelnau”. Book of Saints, 1921. CatholicSaints.Info. 17 October 2016. Web. 26 August 2026. <https://catholicsaints.info/book-of-saints-peter-of-castelnau/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-peter-of-castelnau/

Bl. Peter of Castelnau

Feastday: January 15

Death: 1208

Martyred Cistercian papal legate and inquisitor. Peter was born near Montpellier and served as archdeacon of Maguelone before entering the Cistercians at Fontfroide, circa 1202. Known for his devout nature and his intelligence, in 1203he was appointed by Pope Innocent III to the post of papal legate and inquisitor with the task of returning the heretic Albigensians to the Church. Among those who took part in his campaign was St. Dominic. The Albigensians were ill disposed to heed his call, and a group of overzealous heretics murdered Peter near Saint Gilles Abbey, probably at the connivance of Raymond VI, count of Toulouse, who harbored political ambitions and hoped to manipulate the crisis of the Albigensians to advantage. According to tradition, Peter’s dying words were: “May God forgive thee, brother, as I fully forgive thee.” His murder was the spark that launched the Albigensian Crusade against the heretics in Southern France.

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=5303

Blessed Peter of Castelnau, OSB Cist. M (AC)

Born near Montpelier, France; died 1208. Blessed Peter became archdeacon of Maguelonne in 1199 and a Cistercian monk at Fontfroide around 1202. The following year Pope Innocent III appointed him apostolic legate and inquisitor for the Albigensians to lead the famous expedition of evangelization in which Saint Dominic participated. While engaged in that work he was run through by a lance at the hands of one of the Albigensians. As he died, he said: "May God forgive you, brother, as fully as I forgive you" (Benedictines).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0115.shtml

Blessed Pierre de Castelnau

Born in the Diocese of Montpellier, Languedoc, now Department of Hérault, France; died 15 Jan., 1208. He embraced the ecclesiastical state, and was appointed Archdeacon of Maguelonne (now Montpellier). Pope Innocent III sent him (1199) with two Cistercians as his legate into the middle of France, for the conversion of the Albigenses. Some time later, about 1202, he received the Cistercian habit at Fontfroide, near Narbonne. He was again confirmed as Apostolic legate and first inquisitor. He gave himself untiringly to his work, strengthening those not yet infected with error, reclaiming with tenderness those who had fallen but manifested good will, and pronouncing ecclesiastical censures against the obdurate. Whilst endeavouring to reconcile Raymond, Count of Toulouse, he was, by order of the latter, transpierced with a lance, crying as he fell, "May God forgive you as I do." His feast is celebrated in the Cistercian order, by one part on 5 March, and by the other on 14 March. He is also honoured as a martyr in the Dioceses of Carcassonne and Treves. His relics are interred in the church of the ancient Abbey of St-Gilles.

Sources

Breviarium cisterciense (5 March); CHALEMOT, Series sanctorum et Beatorum s.o.c. (Paris, 1670); Annus cisterciensis (Wettingen, 1682); HENRIQUEZ, Menologium cisterciense (Antwerp, 1630); CAUVET, Étude historique sur Fontfroide (Montpellier, 1875); CARETTO, Santorale cisterciense, II (Turin, 1708).

Obrecht, Edmond. "Blessed Pierre de Castelnau." The Catholic Encyclopedia. Vol. 12. New York: Robert Appleton Company, 1911. 15 Jan. 2017 <http://www.newadvent.org/cathen/12079d.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Ann M. Bourgeois. In thanksgiving to Almighty God for Rita and Ken Caretti and their endeavors for the Church.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. June 1, 1911. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

Copyright © 2026 by New Advent LLC. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.
SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/12079d.htm

PETER OF CASTELNAU, BL.

Legate, martyr; b. Château-Neuf, Montpellier, France; d. near Saint-Gilles, Belgium, Jan. 14, 1208. While Peter was archdeacon of Maguelonne (Montpellier), innocent iii made him papal legate to Languedoc to deal with the albigenses (1199). Peter gained the recantation of Raymond VI of Toulouse whose domains were rife with heresy. In 1202 Peter joined the cistercians at fontfroide abbey. In 1207 Innocent III again made him legate to cope with Raymond, who had lapsed. With the support of the nobles of Provence and Languedoc, Peter issued a bull of excommunication and placed Raymond's domains under interdict, thus bringing him to submission. On January 15, a henchman of Raymond assassinated Peter. This led to the Albigensian Crusade led by Simon de Montfort l'Amaury. Peter is honored as a martyr in the Midi dioceses.

Feast: Jan. 15 (formerly March 5); Diocese of Nîmes, March 15.

Bibliography: Acta Sanctorum March 1:409–415. A. Fliche and V. Martin, eds., Histoire de l'église depuis les origines Jusqu’á nos jours. (Paris 1935–) 10. S. Lenssen, Hagiologium cisterciense (Tilburg 1948–49) L. B. Griesser, "Rainer v. Fossanova," Cistercienser-Chronik (1953) 151–167. K. Spahr, Lexikon für Theologie und Kirche, ed. J. Hofer and K. Rahner (Freiberg 1957–65) 8:354–355.

[M. A. Mulholland]

New Catholic Encyclopedia

SOURCE : https://www.encyclopedia.com/religion/encyclopedias-almanacs-transcripts-and-maps/peter-castelnau-bl


Beato Pietro di Castelnau Sacerdote cistercense, martire

Festa: 15 gennaio

† Saint-Gilles-les-Boucheries, Francia, 15 gennaio 1208

Arcidiacono della chiesa di Maguelonne, Pietro fece professione nel monastero cistercense di Fontfroide, vicino a Narbonne. Nel 1203 venne designato dal papa Innocenzo III come suo legato nella crociata contro gli albigesi. Le difficoltà straordinarie dell'impresa, tra le folle ribelli, la nobiltà piena di diffidenze e i tiepidi prelati, sembrarono esaurire le energie di Pietro, che pregò il papa di permettergli di ritirarsi nella solitudine di Fontfroide. Ma questo permesso non gli venne concesso: " Rimanga dov'è, gli scrisse Innocenzo, in questo momento l'azione è migliore della contemplazione". Tuttavia quest'opera richiese presto degli aiuti efficaci e il sommo pontefice chiese a Diego, vescovo di Osma, e ad un suo giovane canonico, Domenico di Guzman (il futuro fondatore dell'Ordine dei predicatori) di collaborare con i cistercensi. Il 15 gennaio 1208, Pietro venne assassinato con un colpo di giavellotto, mentre si preparava ad attraversare il Rodano. L'opinione pubblica attribuì la responsabilità di questo delitto a Raimondo VI, conte di Tolosa, principale promotore della causa degli albigesi, con il quale Pietro aveva avuto un tumultuoso colloquio il giorno precedente. Fissando in volto l'assassino, Pietro disse: "Che Dio ti perdoni come ti perdono io" e, dopo aver lungamente pregato, morì. Pochi giorni dopo la sua morte, Innocenzo III lo dichiarò vero martire di Cristo. I suoi resti mortali furono bruciati dagli Ugonotti nel 1562.

Martirologio Romano: A Saint-Gilles-les-Boucheries nella Provenza, in Francia, beato Pietro da Chateau-Neuf, sacerdote e martire: entrato nel monastero cistercense di Fontfroide, fu incaricato da papa Innocenzo III di predicare la pace e di insegnare la fede cristiana in Provenza; morì trafitto con la lancia da alcuni eretici.

Pietro nacque nei pressi di Montpellier, nel sud della Francia, allora importante centro regionale della Linguadoca con una nascente università specializzata in medicina. Si ha notizia della sua appartenenza al clero dal 1199, anno in cui figurava arcidiacono a Maguelone. Un anno o due più tardi divenne monaco nell’abbazia cistercense di Fontfroide.

In quel tempo la Linguadoca era finita in preda all’eresia catara, detta anche albigese dal nome della città di Albi, situata una novantina  di chilometri ad ovest da Montpellier. Il catarismo esercitava una forte attrazione, forse attribuibile alla dottrina morale che predicava: “per il puro ogni cosa è pura”. Semplice in apparenza, la sua dottrina era in realtà assai più insidiosa: poggiando le basi nel dualismo manicheo, che già un tempo aveva sedotto Sant’Agostino, rappresentava almeno in parte la risposta all’esigenza di una vita più pura di quella condotta dai ricchi e dai potenti, tanto nella Chiesa quanto nello stato. Verso la fine del XII secolo questa era ormai divenuta la religione prevalente nella Linguadoca, nella Provenza e nell’Italia settentrionale. La repressione che si innescò verso questo fenomeno diede origine all’Inquisizione. Quest’ultima fu inizialmente gestita dai vescovi, soliti consegnare “al braccio secolare” quegli ecclesiastici e quei monaci sospettati di eresia. Il pontefice Innocenzo III (1198-1216) scelse di affidare ai legati pontifici il potere giudiziario e l’autorità di condannare all’esilio ed alla confisca dei beni.

Nel 1204 il Papa nominò suoi legati nella Francia meridionale Pietro di Castelnau, suo fratello Raul, monaco, e l’abate di Citeaux, Arnaud-Amaury. Non ebbe un gran successo la loro prima predicazione, volta a porre l’accento sull’autorità papale e sul potere ecclesiastico. Due anni dopo San Domenico, fondatore dell’Ordine dei Predicatori, presentò al Papa proposte concrete per una più efficace campagna, tra cui l’utilizzo dei mezzi stessi che gli eretici impiegavano con non pochi frutti, quali ad esempio una predicazione colta ed uno stile di vita prettamente evangelico.

Sempre nel 1206 San Domenico incontrò a Montpellier con i fratelli Pietro e Raul, persuadendoli a rinunciare allo sfarzo di cui si erano circondati e ad essere modelli di vita semplice ed evangelica. Questa loro trasformazione ebbe effetti immediati e decisivi. Raimondo VI, conte di Tolosa, non smise tuttavia di opporsi all’azione avversa agli eretici, tanto da ordinare l’uccisione di Pietro. L’eccidio si consumò il 15 gennaio 1208 presso Saint-Gilles sul Rodano. Un colpo di lancia trafisse il suo corpo.

Quanto accaduto suscitò un’indignazione tale in tutta il mondo occidentale cristiano da spingere il Papa a fare ricorso a mezzi militari ed indire una crociata contro gli albigesi. Terribili furono le conseguenze e gli spargimenti di sangue si protrassero per l’intero secolo XIII. Pietro ben presto fu venerato come martire ed i suoi resti vennero posti in un reliquiario, collocato nell’abbazia di Saint-Gilles. Il resoconto del suo martirio si trova negli Acta Sanctorum.

Il Martirologio Romano, nella sua ultima edizione promulgata da Giovanni Paolo II all’alba del terzo millennio, così ricorda questo Beato nell’anniversario delal sua nascita al Cielo: “A Saint-Gilles-les-Boucheries nella Provenza, in Francia, beato Pietro da Chateau-Neuf, sacerdote e martire: entrato nel monastero cistercense di Fontfroide, fu incaricato da papa Innocenzo III di predicare la pace e di insegnare la fede cristiana in Provenza; morì trafitto con la lancia da alcuni eretici”.

L’esempio del Beato Pietro di Castelnau risplende più che mai attuale in un tempo in cui la confusione sembra prevalere sulla retta Fede e si unisce agli altri inquisitori già anch’essi innalzati alla gloria degli altari, quali il grande San Pietro da Verona ed i tre beati domenicani piemontesi uccisi dai Valdesi.

Autore: Don Fabio Arduino

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/37840


Den salige Peter av Castelnau ( -1208)

Minnedag:

15. januar

Den salige Peter av Castelnau ble født i nærheten av Montpellier i Languedoc i Sør-Frankrike. Dette var et viktig regionalt senter med et nylig grunnlagt universitet som spesialiserte seg i medisin. Han ble erkediakon av Maguelonne i 1199 og ca 1202 cisterciensermunk i klosteret Fontfroide.

Languedoc var på denne tiden i albigensernes grep. Dette var en kjettersk bevegelse av katarer med navn etter byen Albi ca 10 mil vest for Montpellier. Rundt 1140 hadde den hellige Bernhard av Clairvaux og cistercienserne gjort et mislykket forsøk på en misjon mot kjetterne i Sør-Frankrike. På slutten av mai 1204 utnevnte pave Innocent III tre pontifikale legater og inkvisitorer for en ny prekenmisjon mot albigenserne under abbed Arnaud-Amaury av Cîteaux. De to andre var cistercienserne Peter og Raoul av Fontfroide. Dette betydde at Peter i praksis var en av lederne for den berømte ekspedisjonen hvor den hellige Dominikus deltok for å omvende disse kjetterne. Siden kjetteri var en forbrytelse, skulle legatene ikke bare preke, men også overlevere kjetterne til de sivile myndighetene for forvisning og beslagleggelse av eiendom. Peter av Castelnau tok denne delen av oppgaven så alvorlig at han var fryktet og hatet i sør.

Dominikus overtalte dem imidlertid til heller å ta i bruk kjetternes metoder, som var langt mer effektive. Ved å gi avkall på all pomp og prakt som hittil hadde omgitt dem og heller være et eksempel på evangelisk fattigdom, oppnådde de straks langt større resultater.

Men den 15. januar 1208 ble den pavelige legaten Peter de Castelnau drept i Saint-Gilles ved Rhône av en tjener av den albigensiske grev Raimund av Toulouse på grevens ordre. Den rasende pave Innocent III beordret militær makt satt inn mot albigenserne og deres fører, grev Raimund, og erklærte i juli 1209 hellig krig eller kjetterkorstog mot dem etter å ha erklært katarene som satanister. Paven ga oppdraget til sin legat Arnaldus Amalrici og den beryktede hærføreren grev Simon IV av Montfort, de iure jarl av Leicester. Deres fanatisme gjorde korstoget i sin blodige brutalitet til et av de dystreste kapitler i den vestlige kirkehistorien.

Peter ble gjennomboret av en lanse. Hans siste ord var: "Måtte Gud tilgi deg, bror, som jeg fullt og helt tilgir deg". Han ble snart æret som martyr og hans levninger ble skrinlagt i klosteret i Saint-Gilles.

Hans minnedag er 15. januar.

Kilder: Attwater/Cumming, Butler (I), Benedictines, Dominikus' biografi - Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden - Sist oppdatert: 1999-05-10 00:17

SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/pcasteln