jeudi 19 janvier 2017

Saint BERNARDO da CORLEONE (FILIPPO LATINO) , religieux de l'Ordre des Mineurs Capucins


Saint Bernard de Corleone

Frère lai capucin ( 1667)

Dans l'imaginaire collectif, la figure de Bernard de Corleone est celle d'un bagarreur de foire à la manière de Ludovico, le ferrailleur du roman de Manzoni. Mais cette image déformée, issue d'une vieille et banale biographie ne correspond pas à la personnalité de Filippo Latino ainsi que s'appelait Bernard avant de devenir capucin.

Lire la suite sur le site du Vatican.

À Palerme en Sicile, l’an 1667, saint Bernard de Corleone, religieux de l’Ordre des Mineurs Capucins. Querelleur et violent dans sa jeunesse, une fois converti, il se fit remarquer par son admirable charité et sa pénitence.

Martyrologe romain

Fr. Antonino da Partanna, un confrère qui lui était très proche, l'a vu en esprit, tout entouré de lumière et proclamant dans une joie ineffable:

"Le paradis! Le paradis! Le paradis! Bénies soient les disciplines! Bénies soient les veilles! Bénis les pénitences, les renoncements à la volonté propre et les gestes d'obéissance! Bénis les jeûnes! Béni le désir de pratiquer une vie religieuse parfaite!"

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/419/Saint-Bernard-de-Corleone.html

Bx Bernard de Corléone, Capucin, le saint des artisans de paix

CITÉ DU VATICAN, Vendredi 8 juin 2001 (ZENIT.org) – Le Bienheureux Bernard de Corléone, religieux de l´Ordre des Frères Mineurs Capucins, vécut toute sa vie dans sa Sicile natale, à Palerme, entre 1605 et 1667, en accomplissant d´humbles travaux au sein du couvent. Il peut être considéré comme un saint patron pour la culture de la paix parce qu´il a été un artisan de paix et de justice dans un contexte historique marqué par la haine et les rivalités.

8 JUIN 2001REDACTIONÉcriture Sainte, théologie

Déjà, à Corleone, on appelait la maison de Filippo la « maison des saints »! Parce que son père, Leonardo, cordonnier, se montrait miséricordieux avec les pauvres jusqu´à les ramener chez lui, pour les vêtir et les nourrir. Avec une telle école, ses frères et sœurs n´étaient pas moins vertueux. Une école de la charité fondée sur la dévotion au Christ crucifié et à la Vierge Marie. Il traitait bien ses employés, et il n´hésitait pas, l´hiver, à demander l´aumône pour les prisonniers.

Mais il n´avait qu´un défaut, disaient les braves gens: il savait manier l´épée, comme ce jour où il avait blessé à la main un provocateur, qui devait perdre son bras. C´était en 1624, il avait 19 ans. On le considérait comme la meilleure lame de Sicile! Mais il resta profondément marqué de l´incident.

C´est vers l´âge de 27 ans, en 1631, qu´il opta pour la vie religieuse, revêtant l´habit des Capucins, à Caltanissetta, et Filippo prit le nom de frère Bernard. Sa vie se déroula dans différents couvents de la province: Bisacquino, Bivona, Castelvetrano, Burgio, Partinico, Agrigento, Chiusa, Caltabellotta, Polizzi, peut-être même Salemi et Monreale. Il revint passer ses 15 dernières années à Palerme où il mourut en 1667.

Mais déjà de son vivant, sa prière obtenait des guérisons spectaculaires. Les malades, les infirmes et les pauvres étaient en effet comme la prunelle de ses yeux.

SOURCE : https://fr.zenit.org/2001/06/08/bx-bernard-de-corleone-capucin-le-saint-des-artisans-de-paix/


Mur de la cellule de saint Bernard au couvent de Bivona

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0119.shtml

BERNARD DE CORLEONE 

(1605 - 1667)
  
  
Dans l'imaginaire collectif, la figure de Bernard de Corleone est celle d'un bagarreur de foire à la manière de Ludovico, le ferrailleur du roman de Manzoni. Mais cette image déformée, issue d'une vieille et banale biographie ne correspond pas à la personnalité de Filippo Latino ainsi que s'appelait Bernard avant de devenir capucin.

Il est né à Corleone, le 6 février 1605. Sa maison, au dire des gens, était une "maison de saints". C'est que le père, Leonardo, habile cordonnier et artisan du cuir, se dépensait en bonté envers les miséreux jusqu'à les amener chez lui pour les layer, les habiller de neuf et les restaurer avec une exquise charité. Les frères et les sœurs de Filippo aussi étaient gens de grande vertu. Il était donc à bonne école pour apprendre jeune à pratiquer la charité et à prier le Christ et la Vierge. Gérant d'une boutique de cordonnier, il savait bien traiter ses employés et il ne lui rebutait pas de solliciter les aumônes "par la ville, durant l'hiver, au profit des pauvres prisonniers".

Il n'avait qu'un seul défaut évident, au dire de deux des témoins de son procès de béatification: "certe promptitude à prendre l'épée en main à la moindre provocation" . Sa "promptitude" ne manquait pas d'effrayer ses parents. Spécialement après un incident au cours duquel Filippo avait blessé à la main un provocateur arrogant. C'était en 1624, alors que Filippo avait 19 ans. La scène avait eu beaucoup de témoins et avait fait grand bruit. Ce tueur à gages y avait laissé le bras mais Filippo, promu "meilleure lame de Sicile" en était resté profondément ébranlé, jusqu'à demander le pardon du blessé qui deviendra ensuite son ami. Cela contribua certainement à mûrir sa vocation. À 27 ans, le 13 décembre 1631, au noviciat de Caltanissetta, il reçut l'habit des capucins, les frères les plus intimement liés aux classes populaires. Désormais, il s'appellerait frère Bernard.

Il a mené une vie simple, passée dans les divers couvents de la province: Bisacquino, Bivona, Castelvetrano, Burgio, Partinico, Agrigento, Chiusa, Caltabellotta, Polizzi et aussi, peut-être, Salemi et Monreale. Il n'est pourtant pas possible d'en établir la chronologie exacte. On sait qu'il a passé les 15 dernières années de sa vie à Palerme où il accueillit "sœur la mort" le 12 janvier 1667. Son emploi a toujours été celui de cuisinier ou d'aide-cuisinier. À cela, cependant, il ajoutait le soin des malades et une foule de tâches supplémentaires qui lui donnaient la satisfaction d'être utile à tout le monde, aux confrères surchargés de travail et aux prêtres dont il lavait les habits. Avec le temps, il était devenu le buandier de presque tous ses confrères. Son impressionnante physionomie spirituelle ressort d'un mosaique de faits et de dits assaisonnés de pénitences et de mortifications héroïques, pour ne pas dire incroyables.

Les témoignages des procès qui ont conduit à sa canonisation forment un splendide recueil de traits de sa personnalité à la fois douce et forte, comme sa patrie sicilienne. "Il nous exhortait toujours à aimer Dieu et à faire penitence pour nos péchés". "Il était constamment absorbé dans la prière... Pour lui, aller à l'église, c'était participer à un copieux festin dans l'oraison et l'union à Dieu". En ces moments, le temps s'arrêtait, il vivait en extase. Il venait volontiers à l'église durant la nuit et s'en expliquait disant "qu'il n'est pas bon de laisser le Saint Sacrement tout seul et qu'il lui tiendrait compagnie en attendant l'arrivée des autres frères". Il trouvait le temps d'aider le sacristain puisque cela lui permettait de rester tout près du tabernacle. À l'encontre de la coutume de son époque, il recevait la communion chaque jour. À tel point que durant les dernières années de sa vie, ses supérieurs qui le voyaient accablé par ses pénitences constantes, ne lui confièrent plus d'autre emploi que le service de l'autel.

Sa solidarité avec ses confrères s'ouvrait aussi sur une dimension sociale. À Palerme, en temps de calamité naturelle, tremblements de terres ou ouragans, il se faisait médiateur devant le tabernacle et combattait comme Moïse: "Doucement, Seigneur, doucement! Use envers nous de ta misériconde! Je veux certe grâce, Seigneur, je la veux!". Et le fléau cessait, la catastrophe s'atténuait.

Sur son lit de mort, recevant avec joie une dernière bénédiction avant d'expirer, il répétait: "Allons-y, allons-y"! C'était le mercredi 12 janvier 1667, à 14 heures. Fr. Antonino da Partanna, un confrère qui lui était très proche, l'a vu en esprit, tout entouré de lumière et proclamant dans une joie ineffable: "Le paradis! Le paradis! Le paradis! Bénies soient les disciplines! Bénies soient les veilles! Bénis les pénitences, les renoncements à la volonté propre et les gestes d'obéissance! Bénis les jeûnes! Béni le désir de pratiquer une vie religieuse parfaite! ".
SOURCE : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20010610_ber-da-corleone_fr.html

Blessed Bernard of Corleone, OFM Cap. (AC)
(also known as Blessed Philip Latini)

Born in Corleone, Sicily, 1605; died in Palermo, 1667; beatified in 1768. A shoemaker by trade, Philip Latini was considered "the best swordsman of Sicily." After mortally wounding another man, he fled from the police and took sanctuary in the church of the Capuchin friars at Palermo, Sicily. There he experienced a conversion. He joined them as a lay-brother in 1632 and henceforth became "a prodigy of austerity" until his death. He had the unusual gift of healing animals by prayer (Attwater2, Benedictines). 

SOURCE : https://web.archive.org/web/20191223225707/http://www.saintpatrickdc.org/ss/0119.shtml


St Bernard of Corleone, or St Bernard de Corleone

January 12

St Bernard of Corleone was born on the island of Sicily in the year 1605. His father was a shoemaker and taught his son the ways of the trade. But it was difficult for the lively youth to interest himself in this work. Upon the death of his father, he immediately left the shop and, led by the love of adventure, he took up fencing. It was not long before he became quite adept at wielding the sword. His unusual corporal vigor qualified him to challenge any comer to a contest.

From then on St Bernard of Corleone spent the greater part of his time in training and eagerly seized every opportunity to match swords with his hot tempered countrymen.

Although this manner of life led him far away from God, nevertheless many noble characteristics were perceptible in Bernard. In taking up any quarrel he liked to defend old people and other helpless and defenseless persons against violence. He frequently made devout visits to a crucifix that was highly honored by the people, and provided that a lamp be kept burning before it. Moreover, he cherished great devotion towards St. Francis. God and St. Francis soon led him to realize what a disorderly course he was pursuing.

Bernard had been challenged to a sinful duel, in the course of which he wounded his opponent mortally. In order to escape from his avengers, he sought refuge in flight. In this extremity, as so frequently happens, grace knocked at his heart. Bernard heeded the call. He acknowledged his godless and dangerous conduct for what it was, bewailed it bitterly, and resolved upon a complete change of sentiments.

In order to atone for his sins, St Bernard of Corleone begged for admission among the Capuchins as a lay brother, and on December 13, 1632, he was invested with the holy habit. If in the past Bernard had yielded his bodily members to wayward purposes, he now used them as an atoning sacrifice unto salvation. Seven times a day he scourged himself to the blood. His sleep was limited to three hours on a narrow board, with a block of wood under his head. He fasted for the most part on bread and water. If anything delicious was placed before him, he would carry the food to his mouth so as to whet his appetite, and then lay it down without having tasted it. In spite of his austere life, he still undertook the most unpleasant and annoying tasks as being his due.

Almighty God showed how agreeable to Him was the penitential life Bernard was leading; he favored him with extraordinary graces, particularly with ardent devotion at prayer. Bernard cherished special love for our Blessed Lady, and encouraged others to do the same. Often our Lady appeared to him and placed the Divine Child in his arms. Moreover, she gave him knowledge of the day of his death four months in advance. He died at Palermo on January 12, 1667.

Attracted by the fame of his sanctity, there gathered for his burial so many people who raised their voices in praise of the deceased, that it was less a funeral cortege than a triumphal procession. Numerous miracles occurring at his grave promoted the cause of his beatification by Pope Clement XIII in the year 1767.

from: The Franciscan Book of Saints, ed. by Marion Habig, ofm.

SOURCE : http://www.roman-catholic-saints.com/st-bernard-of-corleone.html

Saint Bernard of Corleone

Also known as
  • Bernardo de Corleone
  • Filippo Latino
  • Philipi Latini
Memorial
Profile

Shoemaker by trade, and considered the greatest swordsman and duelist in Sicily in his day. After mortally wounding a man named Canino in a duel, he sought sanctuary from the law in the church of the Capuchin Friars Minor in Palermo. While hiding there, he had a true conversion, and became a Capuchin lay-brother in 1632, changing his name to Brother Bernardo.

Noted for his extreme austerity and self-imposed penances in an attempt to atone for his earlier life. Had the gift of healing animals by prayer.

Born


St. Bernard of Corleone

(1605-1667 A.D.)

Philip was his baptismal name. He was third of the six children of Leonardo and Francesca Latini of Corleone, Sicily. Leonardo owned a small vineyard, but little more. Philip received no formal education. He did, however, learn the cobbler’s trade; and when his father died, he plied that trade to support his mother as well as himself.

When young Latini was growing up, his hometown was garrisoned by mercenary troops hired by Spain, which then ruled Sicily. From these swashbucklers, the young citizen learned a more dubious skill – immensely popular in the 17th century – swordsmanship. Indeed, he acquired the reputation of being the best blade in Sicily. This talent, however, he used only defensively: on behalf, for example, of the women and poor peasants often abused by the local soldiery. “Christian causes” he called them.

Swordplay was nevertheless not the safest nor most Christian of skills. One of the military in Corleone was always trying to provoke Philip to duel. On one occasion, when he did cross swords, he wounded this enemy badly. To escape prosecution, he invoked the right of sanctuary, fleeing to the local church for shelter until the coast was clear. He stayed inside the church for a week. During that period of forced inactivity, he had a chance to ask himself whither his combative lifestyle was leading him. Was he not risking his soul?

By the time he emerged and vindicated his innocence, Philip had decided to make amends by entering the religious life. At the age of 27, he entered the Capuchin Franciscan order at Caltanisetta, Sicily, as a lay brother, receiving the religious name of Bernard. This was in 1632.

The way in which Brother Bernard strove particularly to make amends for his violence towards others was in directing his violence against himself. For even slight faults of uncharity in the religious community, he treated his own flesh unmercifully. But along with this stern self-discipline, he advanced by giant steps in his prayer life. Many spiritual gifts were reported of him as time passed: prophecies, wonders, miracles.

Among the more genial graces bestowed on Fra Bemardo was the ability to heal animals. In a truly Franciscan spirit, he felt loving kinship with all lesser animals. He was sad to see them in pain, for, as he said, they could not speak in order to tell human beings of their illnesses, and there were (at that time) no doctors to prescribe for them or medicines to cure them.

Because of the reputation Bernard acquired of curing animals, owners of all sorts of lesser creatures brought them to this “supernatural veterinary”. He would usually say the Our Father over them, and then lead them three times around the cross that stood in front of the Capuchin church. “He cured them all,” says his biographer. Still more remarkably, he is reported, while on his deathbed, to have “bequeathed” this special grace of healing upon another Franciscan who had been his associate and admirer.

Bernard of Corleone was a “modern” saint. Yet every now and then, even in contemporary sophisticated times, God sometimes raises up people that seem to be “throw-backs” to the remarkable saints of earlier Christianity. Their savage means of self-discipline remind us of those practiced by the hermit saints of the fourth century. Their sense of kinship with lesser animals reminds us of the crystalline sense of communion with all creation that characterized St. Francis of Assisi. Now, Satan detests self-discipline and discourages any true love of creation, so people like Saint Bernard of Corleone are his most dangerous enemies, and those whom they inspire are already beyond his seductions.

Brother Bernard Latini of Corleone died at Palermo, Sicily, on January 12, 1667, at the age of 62. This uneducated cobbler and swordsman, who had gone on to triumph in the duel against himself, was declared “blessed” on April 29, 1768, by Pope Clement XIII, and was canonized by Pope John Paul II on June 10, 2001.

–Father Robert F. McNamara

SOURCE : http://www.kateriirondequoit.org/resources/saints-alive/baptismal-saints-bruno-the-carthusian/st-bernard-of-corleone/

Fortunat Bergant  (1721–1769). Zamaknjenje blaženega Bernarda Korleonskega, vers 1769. 210 X 135, National Gallery of Slovenia



San Bernardo da Corleone Religioso


Corleone, Palermo, 16 febbraio 1605 - Palermo, 12 gennaio 1667

Membro della milizia cittadina e Terziario francescano si dedicò alle opere di misericordia a favore dei poveri, degli ammalati, e degli oppressi. In seguito chiese di essere ammesso tra i Minori Cappuccini, distinguendosi subito per l’impegno e il fervore religioso. Osservantissimo della vita regolare, si preoccupò unicamente di uniformarsi sempre più a Cristo crocifisso con una vita di fervida carità e austera penitenza. Fu beatificato da Clemente XII il 15 maggio 1768. È stato canonizzato da Papa Giovanni Paolo II, il 10 giugno 2001.

Etimologia: Bernardo = ardito come orso, dal tedesco

Martirologio Romano: A Palermo, san Bernardo da Corleone, dell’Ordine dei Frati Minori Cappuccini, insigne per la mirabile carità e lo spirito di penitenza.

Forse esagerano un po’ i contemporanei a definirlo “la prima spada di Sicilia”, ma certo è che chiunque viene a duello con lui ne esce irrimediabilmente sconfitto. O anche peggio, come quel tal Vito Canino, che resta ferito ad un braccio e sarà permanentemente invalido. Non è, però, un attaccabrighe e un litigioso; semplicemente, un po’ troppo spesso viene presso dalla “caldizza”, cioè gli ribolle il sangue davanti a ingiustizie e soprusi e così mette mano un po’ troppo facilmente alla spada. Viene da un paese, Corleone, che per noi oggi è più famoso per l’ex primula rossa mafiosa ora assicurata alla giustizia che per aver dato i natali a lui nel 1605. La sua casa viene comunemente definita “casa di santi” per la bontà dei suoi fratelli e soprattutto per la carità di papà, calzolaio e bravo artigiano in pelletteria, che è abituato a portarsi a casa gli straccioni e i poveracci incontrati per strada, per ripulirli, rivestirli e sfamarli. L’unica “testa calda” è lui, giovanottone dalla costituzione forte ed imponente, che impara a fare il ciabattino nella bottega di papà fino al giorno famoso in cui ferisce quel tal Canino che lo aveva sfidato a duello. La vista del sangue e, soprattutto, il timore della vendetta e delle conseguenze di quel gesto, lo consigliano di cercare rifugio nel convento dei cappuccini, dove pian piano matura la sua vocazione religiosa. Ha appena 19 anni e i superiori fanno fare anticamera alla “prima spada di Sicilia”, tanto che solo a 27 anni può indossare il saio nel convento di Caltanissetta. I suoi bollenti spiriti si stemperano lentamente con l’esercizio continuo della preghiera, della penitenza e della meditazione, e alla fine viene fuori un uomo nuovo. Analfabeta e pertanto destinato ad essere un frate laico, svolge in convento i lavori più umili, in cucina e in lavanderia. Superiori e confratelli sembrano esercitarsi a farlo bersaglio di incomprensioni, malignità e umiliazioni attraverso le quali lui, adesso, passa imperturbato. Anche il demonio non lo lascia tranquillo, apparendogli sotto forma di animale e bastonandolo così rumorosamente da impaurire tutto il convento, ed egli lo tiene a bada soltanto con la preghiera, perchè, dice, “l’orazione è il flagello del demonio ed egli teme più l’orazione che i flagelli e i digiuni”. Anche se lui non fa economia né di questi né di quelli, sottoponendosi a penitenze che hanno dell’incredibile, soprattutto per un uomo della sua stazza e dall’appetito robusto, che si accontenta di qualche tozzo di pane duro ed a volte si priva anche di quello. Da stupirsi che, come dice la gente, attorno a questo frate fioriscano cose prodigiose che fanno gridare al miracolo? Consumato dalle penitenze e dalla fatica, trova il suo posto accanto al tabernacolo, dove prega in continuazione, e qui si ammala il giorno dell’Epifania del 1667. Muore il 12 gennaio, ad appena 62 anni e prima di seppellirlo devono cambiare per ben 9 volte la sua tonaca, perché tutte erano state fatte a pezzettini dai fedeli che volevano avere una reliquia. Beatificato nel 1768 e proclamato santo nel 2001, Bernardo da Corleone, dopo 400 anni, diventa oggi un simbolo per la sua città, che vuole riscattarsi dalla fama di coppole e padrini che fanno ormai parte dell’immaginario collettivo. Per questo hanno realizzato un musical per raccontare di quel giovane, che ad un certo punto della sua vita ha ripudiato le armi per scegliere la legalità. Più chiaro di così! 

Autore: Gianpiero Pettiti

Leggendo di lui si pensa subito al personaggio creato dal Manzoni nei Promessi sposi: fra Cristoforo, che prima era l’arrogante spadaccino Ludovico, sempre pronto alla lite anche mortale. Bernardo di Corleone è invece un personaggio reale, battezzato alla nascita con i nomi di Filippo Latino, quinto figlio di un calzolaio che forse è anche conciatore di pelli. Una famiglia molto religiosa la sua, con un fratello sacerdote. E lui, invece, che perde i giorni e la testa a osservare le esercitazioni di scherma tra ufficiali e soldati del locale presidio spagnolo. Infine si scopre “una delle migliori lame”, come si dice nell’ambiente. Non è esattamente quello che vorrebbero i suoi; ma le ragioni a favore della spada – in quest’epoca – hanno pure qualche peso. Per dirla in breve, al buon spadaccino si porta rispetto, anche se è figlio di un calzolaio. 

Poi arriva a sfidarlo il palermitano Vito Canino, temibilissimo con l’arma in mano. Semplice sfida per il primato o regolamento di qualche conto? La causa non è certa, ma l’effetto sì: nello scontro il palermitano si trova con un braccio in meno. Ed ecco Filippo in convento. Per sfuggire alla giustizia? La prima motivazione sarà pure stata questa, dopo un certo periodo di latitanza. 

Ma nel 1631 lo troviamo nel noviziato cappuccino di Caltanissetta, dove a 26 anni indossa il saio con il nome di frate Bernardo. Sono passati sette anni dal duello sciagurato con don Vito Canino. Lui è un altro uomo, ma il cambiamento non è stato gratuito o facile. E nemmeno rapido. Ha chiesto tempo e sacrificio, e qui è venuto fuori per gradi l’uomo nuovo, con la mitezza e con le penitenze durissime. Ordinari rimedi sono poi la preghiera e il lavoro continuo, il servizio ai confratelli, specialmente se ammalati. 

C’è un racconto bellissimo di questa sua generosità. Trovandosi con i frati di Bivona durante un’epidemia, si prodiga a curarli in ogni necessità, perché l’unico rimasto sano in comunità è lui. Ma poi viene colto anch’egli dal male: allora, prende da una chiesa una statuetta di san Francesco e se l’infila in una manica dicendo: "Adesso tu rimani lì dentro finché non mi fai guarire, perché possa aiutare i confratelli". 

La sua opera di infermiere si estende anche agli animali, in un tempo in cui la morte di un mulo o di un bovino può significare rovina per una famiglia. Si fa a suo modo esortatore e predicatore con certi suoi mini-sermoni in rima, ancora ricordati, come: "Momentaneo è il patire / sempre eterno è il partire". 

Frate Bernardo “parte” da questa vita all’età di 62 anni, accompagnato subito dalla fama di santità, che sarà suggellata con la sua beatificazione nel 1768 e la canonizzazione nel 2001.

Autore: Domenico Agasso

BERNARDO DA CORLEONE 

(1605 - 1667)  

religioso dell'Ordine dei Frati Minori Cappuccini

È rimasta nell'immaginario comune, diffusa da una vecchia biografia di maniera, la figura deformata di Bernardo da Corleone come di un attaccabrighe di piazza, simile allo spadaccino Lodovico del romanzo manzoniano. Ma Filippo Latino, come si chiamava prima di farsi frate, non era così.

Nato il 6 febbraio 1605 a Corleone, la sua casa era, a detta di popolo,"casa di santi", poiché il padre, Leonardo, un bravo calzolaio e artigiano in pelletteria, era misericordioso coi miserabili fino a portarseli a casa, lavarli, rivestirli e rifocillarli con squisita carità. Molto virtuosi erano anche i fratelli e le sorelle. Su questo terreno così fertile il giovane Filippo imparò presto ad esercitare la carità e ad essere devoto del Crocifisso e della Vergine. Gestendo una bottega di calzolaio, sapeva trattare bene i suoi dipendenti e non si vergognava di cercare elemosina "per la città in tempo d'inverno per li poveri carcerati".

Un solo difetto, al dire di due testimoni durante i processi, lo caratterizzava: "la caldizza ch'avia in mettiri manu a la spata quandu era provocatu". Questa "caldizza" metteva in ansia i suoi genitori, specie dopo che Filippo aveva ferito alla mano un superbo provocatore. Il fatto era avvenuto sotto gli occhi di molti nel 1624, quando Filippo aveva 19 anni, e fece grande rumore. Quel sicario prezzolato ci lasciò un braccio e Filippo, considerato la "prima spada di Sicilia", ne restò scosso nel profondo, chiese perdono al ferito, col quale diventerà in seguito amico, e maturò la sua vocazione religiosa finché, a circa 27 anni, il 13 dicembre 1631, vestì nel noviziato di Caltanissetta la tonaca dei cappuccini, i frati più inseriti nelle classi popolari, e volle chiamarsi frate Bernardo.

La sua vita è semplice. Egli passa nei diversi conventi della provincia, a Bisacquino, Bivona, Castelvetrano, Burgio, Partinico Agrigento, Chiusa, Caltabellotta, Polizzi e forse a Salemi e Monreale, ma è difficile delineare un quadro cronologicamente esatto. Si sa che trascorse gli ultimi quindici anni di vita a Palermo, dove incontrò sorella morte il 12 gennaio 1667. Il suo ufficio quasi esclusivo fu quello di cuciniere o di aiutante cuciniere. Ma egli sapeva aggiungere la cura degli ammalati e una quantità di lavori supplementari per essere utile a tutti, ai confratelli sovraccarichi di lavoro e ai sacerdoti lavando loro i panni. Era diventato il lavandaio di quasi tutti i suoi confratelli. Un intarsio di fatti e di detti, profumato da eroiche, per non dire incredibili, penitenze e mortificazioni formano la trama oggettiva e rilevante della sua fisionomia spirituale.

Le testimonianze dei processi diventano un racconto splendido di caratterizzazioni particolari della sua personalità dolce e forte come la sua patria: "Sempre ci esortava ad amare Dio e a fare penitenza dei nostri peccati" ."Sempre stava intento nell'orazione... Quando andava alla chiesa, banchettava lautamente nell'orazione e unione divina". Allora il tempo spariva e spesso rimaneva astratto ed estatico. Si fermava volentieri di notte in chiesa perché - come egli spiegava - "non era bene lasciare il Santissimo Sacramento solo; egli li teneva compagnia finché fossero venuti altri frati". Trovava tempo per aiutare il sacrestano, per restare piú vicino possibile al tabernacolo. Contro il costume del tempo egli usava fare la comunione quotidiana. Tanto che i superiori negli ultimi anni di vita, prostrato per le continue penitenze, gli affidarono il compito di stare solo a servizio dell'altare.

La solidarietà con i suoi confratelli si apriva ad assumere una dimensione sociale. A Palermo, in circostanze di calamità naturali, come terremoti e uragani, si fece mediatore davanti al tabernacolo, lottando come Mosè: "Piano, Signore, piano! Usateci misericordia! Signore, la voglio questa grazia, la voglio!". Il flagello cessò, la catastrofe fu alleviata.

Sul letto di morte, ricevuta l'ultima benedizione, con gioia ripetè: "Andiamo, andiamo", e spirò. Erano le ore 14 di mercoledí 12 gennaio 1667. Un suo intimo confratello, fra Antonino da Partanna, lo vide in spirito tutto luminoso che ripeteva con ineffabile gioia: "Paradiso! Paradiso! Paradiso! Benedette le discipline! Benedette le veglie! Benedette le penitenze! Benedette le rinnegazioni della volontà! Benedetti gli atti di ubbidienza! Benedetti i digiuni! Benedetto l'esercizio di tutte le perfezioni religiose!".

SOURCE : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20010610_ber-da-corleone_it.html