Luis de Morales (1509–1586). Retrato de San Juan de Ribera (1532-1611), que fue
patriarca latino de Antioquía, arzobispo y virrey de Valencia y obispo de
Badajoz. 1566, tempera sur panneau, 40 x 28, Museo Nacional del Prado
Saint Jean de Ribera
Archevêque de Valence en
Espagne (+ 1611)
Il lutta contre les Maures, et, pour faire revenir son diocèse à l'Évangile, il obtint du roi Philippe III leur expulsion. Mais sa bonté naturelle, selon ses contemporains, adoucit la rigueur royale qui accompagnait l'exécution de cette décision.
À Valence en Espagne, l’an 1611, saint Jean de Ribera, évêque, exerçant
également les fonctions de vice-roi de Catalogne et de Naples. Il fut un dévot
de la sainte Eucharistie et un défenseur de la vérité catholique, il instruisit
son peuple par des institutions durables.
Martyrologe romain
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/5047/Saint-Jean-de-Ribera.html
Gaspar
de la Huerta, Sant Juan de Ribera entre collegials, segle XVIII, oli sobre
tela, Collegi del Corpus Christi de València.
Jean de Ribera
Patriarche d’Antioche, Archevêque de Valence
† 1611
Jésus-Christ se
plaît à sanctifier chaque jour son Église, en la comblant de grâces qui y
produisent une multitude de vertus cachées dont il est le seul témoin ; il aime
aussi a l'éclairer, à l'édifier et à la glorifier par les grands exemples que
donnent les saints personnages qu'il place dans un rang élevé et qu'il conduit
à une haute perfection. Entre ces amis de Dieu, chez qui l'éclat de la vertu a
rehaussé celui de la dignité, les annales d'Espagne comptent le B. Jean de
Ribera.
Ce pieux prélat naquit à
Séville, au mois de Mars de l'an 1532. Son père, don Pedro Paraphan de Ribera,
était duc d'Aleala, marquis de Tariffa et comte de Merallès. Il fut gouverneur
d'Andalousie, pendant quelque temps Vice-roi de Catalogne, ensuite de Naples,
et occupa d'autres postes très-importants. Il se distinguait surtout par ses
talents, sa prudence et sa loyauté. Il joignait à la capacité d'un homme d'état
consommé les sentiments d'un homme d'honneur et d'un véritable chrétien.
L'éducation de son fils devint l'objet particulier de son attention ; il mit
tous ses soins à lui inspirer la piété dès l'enfance et à lui donner dès-lors
des principes solides de probité. Sa sollicitude paternelle augmentant avec
l'âge du jeune Juan, il lui fit commencer ses études à Salamanque, l'envoya
ensuite les continuer à Séville, puis le rappela à Salamanque où son éducation
fut achevée. Don Juan reçut le bonnet de docteur dans cette célèbre université.
Le Seigneur, qui avait sur lui des desseins particuliers de miséricorde, le
préserva de deux grands dangers dans le cours de ses études, et souvent il
rendait grâce à la Providence d'y avoir échappé. Un homme très-savant, et en
apparence fort vertueux, fut recommandé à son père, comme parfaitement propre à
diriger son éducation ; cette recommandation était appuyée par les
personnages les plus distingués. Les protecteurs pressaient vivement le duc,
qui n'avait à leur opposer aucun grave motif de refus. Cependant il crut
s'apercevoir de quelque chose qui lui inspira tant de soupçons, qu'il ne voulut
pas s'engager. L'événement justifia sa conduite ; car ce précepteur
ayant été chargé d'un autre élève, ses désordres furent bientôt découverts,
mais il y avait déjà entraîné son disciple, et tous deux furent déshonores.
A une autre époque, don
Juan se lia avec des étudiants qui se distinguaient par leurs talents
littéraires et leurs manières engageantes, mais qui n'avaient ni des mœurs
bien, réglées, ni des principes sévères. Pendant quelque temps il fut
séduit : bientôt il vit le péril auquel il s'exposait ; il rompit
cette liaison et abandonna ces dangereuses sociétés.
Depuis ce moment, don
Juan de Ribera, déterminé à embrasser l'état ecclésiastique, s'y prépara par
des études sérieuses et par une prière assidue. Ayant successivement reçu le
sous-diaconat et le diaconat, il fut ordonné prêtre le 7 Mai 1557. La manière
édifiante avec laquelle il s'acquitta des fonctions du saint ministère et
l'estime générale qu'il s'attira, déterminèrent Philippe II, Roi d'Espagne, à
le nommer au siège épiscopal de Badajoz, qui était vacant. En vain son humilité
alarmée tenta-t-elle un refus : le Pape et son propre père, alors Vice-roi de
Naples, l'obligèrent d'accepter cette dignité. Il n'obéit qu'avec répugnance et
il montra par sa conduite quelle haute idée il avait conçue des devoirs
qu'impose l'épiscopat. Bientôt il fut appelé à occuper un poste plus éminent ;
avant qu'il eût été sacré et qu'il eût pris possession du siège de Badajoz, en
1568, le patriarcat d'Antioche in partibus vint à vaquer, ainsi que
l'archevêché de Valence. L'état de ce dernier diocèse exigea.it des soins
particuliers. Les Maures s'étant autrefois rendus maîtres de presque toute
l'Espagne, avaient, pendant sept cents ans, conservé la possession d'une grande
partie de ce royaume. Les princes chrétiens reconquirent peu à peu des portions
de ce vaste territoire ; et enfin, en 1492, il fut entièrement recouvré par
Ferdinand le Catholique : mais, quoique le gouvernement maure fût détruit et le
peuple subjugué, cette nation vaincue conservait sous la foi des traités ses
biens, ses mœurs, sa religion et ses coutumes, comme si elle eût été soumise à
ses propres Rois. Il y en avait surtout un grand nombre à Valence, où le
mélange des deux religions introduisait nécessairement beaucoup de relâchement
parmi les catholiques. Les Maures étaient même puissants par leur nombre, leurs
richesses et leur industrie, qui allaient toujours croissant, malgré
l'oppression. A l'époque dont nous parlons, cet état de choses inquiétait le
conseil d'Espagne ; les raisons politiques et religieuses faisaient désirer la
conversion des Maures, et l'on pensait que l'élévation de Ribera au siège de
Valence pourrait hâter l'accomplissement de ce désir. Son zèle, ses talents, sa
prudence généralement connue, le faisaient universellement aimer et respecter.
Le saint Pape Pie V, qui occupait alors la chaire de saint Pierre, entra donc
dans les vues du Roi d'Espagne; et, tandis que Philippe II nommait Ribera à
l'archevêché de Valence, le Saint-Père lui donnait le patriarcat d'Antioche. La
cérémonie de sa consécration eut lieu en 1569 : le Pape lui envoya bientôt
après le pallium, avec une lettre affectueuse; et toute l'Espagne, à
l'exception de Badajoz, applaudit au choix qu'on avait fait de lui.
Le prélat s'appliqua
aussitôt aux affaires spirituelles de son diocèse. Les historiens de sa vie et
ceux de l'Espagne, qui furent ses contemporains, s'accordent à faire une triste
peinture de l'état du diocèse de Valence à cette époque, aussi bien qu'à louer
les efforts du pieux archevêque pour abolir les désordres qui y régnaient, et y
rétablir les bonnes mœurs. Tous parlent avec éloge de ses soins pour les
pauvres et de son attention pour son clergé; ils vantent ses abondantes
aumônes, sa constante sollicitude pour le bien spirituel et temporel de tout
son troupeau, et la régularité avec laquelle il faisait ses visites
épiscopales. Ils insistent particulièrement sur les peines qu'il prit pour
procurer la conversion des Maures, sur son zèle à les instruire, sur sa douceur
à les persuader : ils rendent une égale justice à ses collaborateurs; mais ils
s'accordent aussi a déplorer le peu de succès de tant de travaux. Le nombre des
vrais convertis fut beaucoup moindre qu'on ne devait l'espérer : l'archevêque
finit par désespérer de réussir, et approuva, pressa même l'expulsion totale
des infidèles ; mesure qui depuis a été, peut-être sans raison, si fortement
blâmée par la plupart des écrivains. Philippe III avait succédé à Philippe II
son père ; il n'en avait pas les talents politiques, mais il avait hérité de
son zèle pour la religion et de son estime pour Ribera. Un des premiers actes
de son gouvernement fut l'expulsion des Maures. A différentes époques ils
avaient été chassés partiellement de diverses provinces du royaume. Le dernier
Monarque avait été pressé d'achever cette œuvre, et l'histoire a conservé une
lettre que saint Louis-Bertrand lui écrivit à ce sujet. Philippe III, peu de
temps après son avènement au trône, reçut la même supplique de la part de
Ribera, et sur son mémoire la résolution en fut prise et rigoureusement
exécutée. Nous ne prétendons pas en discuter la justice et l'équité ; nous
observerons seulement que le siège de Rome en canonisant les serviteurs de
Dieu, ne canonise pas toutes leurs actions, et que dans la bulle de
béatification de don Jean de Ribera, Pie VI garde un silence absolu sur cette
circonstance de la vie du Saint.
Philippe III conféra à
Ribera la vice-royauté de la province de Valence, charge importante dont il
s'acquitta dignement. Il fonda dans sa ville archiépiscopale le collège de Corpus
Christi, le dota richement et le pourvut de professeurs habiles. Il
favorisait toutes les pratiques de piété, mais il inspirait particulièrement la
dévotion au saint Sacrement de l'autel, recommandait la fréquente communion et
protégeait plusieurs associations qui en encourageaient l'usage. Sa confiance
en Dieu, son zèle pour sa gloire et pour le bien du prochain ne se ralentirent
jamais. Il désira si vivement la propagation de la foi, qu'il déclarait souvent
qu'il donnerait tout son sang pour la conversion des protestants. Il montrait
en toute occasion sa dévotion pour la Mère de Dieu, qu'il tâchait également de
faire honorer dans son diocèse. Sa douceur, sa patience et son humilité
édifiaient tout le monde. Sa prière n'était interrompue que par l'accomplissement
des devoirs indispensables de sa dignité, et même alors il en conservait
l'esprit au fond de son cœur en le ranimant sans cesse par de pieuses
aspirations. L'on cite plusieurs miracles qu'il opéra ; on rapporte aussi
les prédictions qu'il fit sur plusieurs événements, et entre autres celle sur
la perte de la grande armée navale que Philippe II envoya contre l'Angleterre
en 1588.
Ainsi aimé de Dieu et des
hommes, il parvint au bout de sa carrière. Sa dernière maladie, longue et
douloureuse, lui donna une nouvelle occasion de montrer toutes ses vertus. On
admira surtout à ses derniers moments ses sentiments de componction et sa ferme
espérance en la miséricorde divine. Il rendit son âme à Dieu le 6 Janvier 1611,
dans la quatre-vingtième année de son âge. La ville de Valence honora sa
mémoire par de magnifiques funérailles, où accourut une multitude de pauvres
qui bénissaient son nom en proclamant ses bienfaits et en priant Dieu pour le
repos de son âme. Il fut béatifié par Pie VI, le 30 Août 1796. « Jean de
Ribera, dit ce pontife dans le décret de béatification, craignait Dieu dès son
enfance et observa ses commandements, aussi bien à l'université de Salamanque
que dans la maison de son père. Élevé à la dignité archiépiscopale, il y fit briller
toutes les vertus que saint Paul exige d'un évêque. »
SOURCE : Alban
Butler : Vie des Pères, Martyrs et autres principaux Saints… – Traduction :
Jean-François Godes-card.
SOURCE : http://nouvl.evangelisation.free.fr/jean_de_ribera.htm
Luis
de Morales (1562-1568), Tríptico de la Casa de Oñate. óleo sobre tabla
de roble. Tabla central con Ecce Homo, representado como Varón de dolores, en las laterales, Dolorosa y
San Juan Evangelista con San
Juan de Ribera.
Saint Jean de RIBERA
Nom: RIBERA
Prénom: Jean de (Juan de)
Pays: Espagne
Naissance: 1532 à Séville
Mort: 06.01.1611 à Valence
Etat: Evêque
Note: Evêque de Badajoz (?). Archevêque de Valence en
1569.
Béatification: 1796 à Rome par Pie VI
Canonisation: 12.06.1960 à Rome par Jean
XXIII
Fête: 6 janvier
Réf. dans l’Osservatore Romano:
Réf. dans la Documentation Catholique: 1960
col.867-869 (+col.472)
Notice
Né à Séville en 1532 d'une famille haut placée, Juan
de Ribera reçoit une pieuse éducation et fréquente avec succès l'université de
Salamanque. Ordonné prêtre, il est nommé évêque de Badajoz, puis peu après,
archevêque (et même vice-roi) de Valence. Il entretient amitié et
correspondance avec S. Charles Borromée. S. Pie V lui-même le tient en haute
estime. D'abord découragé devant l'état de son diocèse, il s'emploie à mettre
en pratique le Concile de Trente. C'est un évêque modèle, doué de hautes
qualités humaines, intellectuelles, morales. Prédicateur inlassable auprès du
peuple, il favorise le culte eucharistique. Son œuvre est durable et il laisse
après lui un séminaire florissant. Il meurt le 6 janvier 1611, après avoir
occupé le siège de Valence pendant quarante-deux ans. Il est l'un des plus
illustres représentants du "siècle d'or" de l'Espagne.
SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0115.htm
Monumento
a San Juan de Ribera en la plaza de su nombre en Burjasot.
Also known as
Juan of Ribera
Juan of Rivera
14 January on
some calendars
Profile
Son of Peter de Ribera, a devout Christian who
was also the Duke of Alcalá, Spain,
and viceroy of Naples, Italy. Educated at
the University of
Salamanca. Ordained in 1557. Professor of theology at
the University of
Salamanca. Highly regarded by Pope Pius
V and King Philip
II of Spain.
Reluctant bishop of Badajoz, Spain on 27 May 1562.
Reluctant archbishop of Valencia, Spain on 3 December 1568,
serving for over 40 years. Ordered the deportation of all Moors from
his see in 1609.
Made viceroy of Valencia by King Philip
III. Founded the College of Corpus Christi at Valencia.
Friend of Saint Nicholas
Factor, and his testimony was used in Nicholas‘ beatification investigation.
Born
20 March 1532 at Seville, Spain
6 January 1611 at
the College of Corpus Christi, Valencia, Spain following
a long illness
8 December 1759 by Pope Clement
XIII (decree of heroic
virtues)
18
September 1796 by Pope Pius VI
12 June 1960 by Pope John
XXIII
Additional Information
Saints
of the Day, by Katherine Rabenstein
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
other sites in english
images
webseiten auf deutsch
sitios en español
Martirologio Romano, 2001 edición
sites en français
fonti in italiano
Dicastero delle Cause dei Santi
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MLA Citation
“Saint Juan de Ribera“. CatholicSaints.Info. 27
June 2023. Web. 24 August 2026.
<https://catholicsaints.info/saint-juan-de-ribera/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-juan-de-ribera/
Gregorio Ferro (1742–1812), Beato
Juan de Ribera, 1796, 210 x 138, University of Salamanca
St. John de Ribera
Feastday: January 6
Birth: 1532
Death: 1611
Archbishop and Vice-roy
of Valencia, Spain. He was the son of the duke of Alcala, and was born in
Seville, Spain. Ordained a priest in
1557, he became archbishop in
1568, serving for more than four decades until he died on January 6, in
Valencia. John ordered
the Moors deported from his see. He was revered by Pope Pius V and King Philip II of
Spain. Pope John XXIII canonized
him in 1959.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=3974
Catedral
de San Juan Bautista, Badajoz
John of Ribera (Rivera) B
(AC)
Born in Seville, Spain,
in 1532; died in Valencia, Spain, on January 6, 1611; beatified in 1796;
canonized in 1960.
John was the son of Peter
de Ribera, the duke of Alcalá (one of the highest grandees in Spain), and
viceroy of Naples, Italy. More importantly, Duke Peter was a devout Christian
and raised his son in Christian values. John was educated at the university of
Salamanca and ordained to the priesthood in 1557. He remained at Salamanca
as professor of theology.
His gifts became widely
known and gained him the esteem of Pope Pius V and Philip II of Spain. Much to
his dismay, John was appointed bishop of Badajoz in 1562. For six years he
discharged his duties admirably and with such zeal that he was then transferred
to the archbishopric of Valencia, again against his wishes. A few months later,
filled with consternation at the languid faith and relaxed morals of the
province, which was the stronghold of the Moriscos, he wrote begging to be
allowed to resign, but the pope would not consent. For the next 42 years until
his death, the archbishop struggled to support cheerfully a load of
responsibility that almost crushed him. In his old age, that burden was
increased with the added dignity of viceroy of that province imposed upon him
by Philip III.
Archbishop John viewed
with intense alarm what he regarded as the dangerous activities of the
Moriscos. He was one of the advisers who were mainly responsible for the edict
of 1609 which enforced their deportation from Valencia. He died after a log
illness, patiently borne, at the College of Corpus Christi, which he himself
had founded and endowed. Many miracles were attributed to his intercession.
Although not everyone
regards him as an enlightened statesman, each should admire his conscientious
devotion to duty and his heroic patience in bearing the responsibilities of his
office. It was these qualities that were recalled in the decree of
beatification. It pronounced upon him the personal virtues and miracles of a
servant of God; however, it does not constitute an approbation of all his
public acts or of his political views (Benedictines, Walsh).
SOURCE : https://catholicsaints.info/saints-of-the-day-john-of-ribera-rivera/
Saint of the Day – 6
January – Saint Juan de Ribera (1532-1611)
Saint of the Day – 6
January – Saint Juan de Ribera (1532-1611) Archbishop and Viceroy of Valencia,
Latin Patriarchate of Antioch, Commander in Chief, President of the Audiencia
and Chancellor of the University of Valencia.
Juan de Ribera’s father
was Pedro Afán de Ribera, Viceroy of Naples and Duke of Alcala. His mother died
when he was very young.
He studied at the
University of Salamanca and was ordained as Priest in 1557, Pope Pius IV
appointed him Bishop of Badajoz on 27 May 1562 at the age of 30. There he
dedicated himself to teaching the Catechism to Roman Catholics and
counteracting Protestantism.
He was appointed as the
Archbishop of Valencia on 3 December 1568. In 1599 he consecrated Alfonso
Coloma as Bishop of Barcelona. King Philip III of Spain later appointed him
Viceroy of Valencia in 1602 and thus he became both the religious and the civil
authority. In this role he founded the Museum of the Patriarch, known among
Valencians as the College of Saint John, entrusted to the formation of Priests
according to the spirit and the dispositions of the Council of Trent.
As Archbishop, Ribera
dealt with the issue of Valencia’s large Morisco population, descendants of
Muslims who converted to Christianity at threat of exile. The Moriscos had been
kept separate from the main population by a variety of decrees that prohibited
them from holding public office, entering the Priesthood, or taking certain
other positions; as a result, the Moriscos had maintained their own culture
rather than assimilated. Some of them did, in fact, still practice forms of
crypto-Islam. He finally ordered the deportation of all Moors from his See in
1609.
Efforts to Canonise
Ribera, who himself had been active in attempting the cause of St Ignatius of
Loyola and his testimony was used in the cause of St Nicholas Factor, began
shortly after his death. Various admiring biographies of Ribera were published.
He was Beatified on 18 September in 1796 by Pope Pius VII and Canonised on 12
June 1960, by Pope John XXIII.
Author: AnaStpaul
Passionate Catholic.
Being a Catholic is a way of life - a love affair "Religion must be like
the air we breathe..."- St John Bosco Prayer is what the world needs
combined with the example of our lives which testify to the Light of Christ.
This site, which is now using the Traditional Calendar, will mainly concentrate
on Daily Prayers, Novenas and the Memorials and Feast Days of our friends in
Heaven, the Saints who went before us and the great blessings the Church
provides in our Catholic Monthly Devotions. This Site is placed under the
Patronage of my many favourite Saints and especially, St Paul. "For the
Saints are sent to us by God as so many sermons. We do not use them, it is they
who move us and lead us, to where we had not expected to go.” Charles Cardinal
Journet (1891-1975) This site adheres to the pre-Vatican II Catholic Church and
all her teachings. . PLEASE ADVISE ME OF ANY GLARING TYPOS etc - In June 2021 I
lost 100% sight in my left eye and sometimes miss errors. Thank you and I pray
all those who visit here will be abundantly blessed. Pax et bonum! View All Posts
SOURCE : https://anastpaul.com/2021/01/06/saint-of-the-day-6-january-saint-juan-de-ribera-1532-1611/
Estatua
sedente de San Juan de Ribera (1896), obra de Mariano Benlliure. Claustro del
Real Colegio del Corpus Christi (Colegio del Patriarca) de Valencia.
Monument
to Juan de Ribera (cloister of the Reial Col·legi del Corpus Christi)
San Giovanni de Ribera
Siviglia, 27 dicembre
1532 - 6 gennaio 1611
Martirologio Romano: A
Valencia in Spagna, san Giovanni de Ribera, vescovo, che svolse anche la
funziona di viceré e, devoto della santissima Eucaristia e difensore della
verità cattolica, educò il popolo con solidi insegnamenti.
In un periodo confuso e
drammatico della storia della Chiesa, come fu quello della Riforma Protestante,
lo Spirito Santo suscitò una straordinaria fioritura di santi, artefici della
rinascita spirituale sancita dal Concilio di Trento: San Giovanni de Ribera fu,
per la Spagna, uno di questi.
Nacque a Siviglia il 27
dicembre 1532 da illustre e importante famiglia, il padre Pedro era Duca di
Alcalà, Vice Re di Catalogna e, per quattordici anni, Vice Re di Napoli; i
Ribera si distinguevano per la generosità verso i poveri. Destinato alla carriera
ecclesiastica, Giovanni ricevette all’età di dodici anni la tonsura. Dopo gli
studi umanistici, si iscrisse all’Università di Salamanca e, alla cattedra di
illustri prelati, conseguì la laurea in teologia. Ordinato sacerdote nel 1557,
per cinque anni fu insegnante: era in pieno svolgimento il Concilio di Trento.
Nel 1562, con dispensa papale perché aveva solo trent’anni, grazie alla
posizione del padre e su interessamento del Re Filippo II, Papa Pio IV lo
nominò Vescovo di Badajoz. Ebbe iniziò così un’instancabile attività pastorale
che durerà tutta la vita. Visitò le varie parrocchie della diocesi e convocò un
sinodo, secondo l’energico programma del Concilio. Le sue attenzioni erano
anche rivolte ai poveri, destinando in elemosine parte del proprio patrimonio.
Suoi consiglieri erano S. Giovanni d’Avila e Padre Luigi de Granata. Tanto zelo
spinse S. Pio V, nel concistoro del 30 aprile 1568, a promuovere Giovanni de
Ribera Patriarca di Antiochia e, due mesi dopo, Arcivescovo della grande
diocesi di Valencia, dove era ancora vivo il ricordo di S. Tommaso da
Villanova. Il neo-arcivescovo aveva solo trentasei anni.
Valencia, per un lungo
periodo in mano araba, fu riconquistata definitivamente dai cristiani nel XIII
secolo. Era però la roccaforte dei moriscos, i discendenti degli arabi solo
nominalmente cristiani. Questi erano mal visti anche perché, essendo loro
vietati gli impieghi pubblici, si erano notevolmente arricchiti con le attività
commerciali legate alla scoperta del nuovo mondo. Giovanni trovò dunque una
situazione complessa. Dopo qualche mese fu sul punto di ritirarsi, ma il Papa
lo esortò a continuare: guiderà la diocesi per quarantadue anni e i frutti
saranno grandi, soprattutto dopo la sua morte. Nessun ambito ecclesiale venne
trascurato. Conobbe personalmente tutti i sacerdoti della diocesi, puntando
molto sulla loro elevazione teologica e morale, a quei tempi estremamente
necessaria. A tale scopo organizzò sette sinodi e scrisse molte lettere
pastorali. Fece undici volte la visita completa di tutte le parrocchie, di cui
duecentonovanta rurali, adattandosi alle situazioni più disagiate. Fu esigente
con se stesso imponendosi, di nascosto, molte discipline. Il suo collaboratore
testimoniò che molte volte non riposava neppure di notte. Uomo di intensa
preghiera, era molto devoto dell’Eucaristia e, in suo onore, costruì una
bellissima chiesa-monumento, affiancandovi un seminario. Aprì un collegio per i
nobili, dove studiarono i più importanti uomini del tempo, ma era spesso visto
catechizzare i bambini nella pubblica piazza. Provvide ai poveri ma, vista la
sua indole modesta, senza alcuna ostentazione. Ottimo esegeta e studioso della
Sacra Scrittura, meritò da Padre De Granata l’appellativo di “perfetta immagine
del predicatore evangelico”. Amante delle arti, commissionò alcuni dipinti a El
Greco.
Dal 1602 al 1604 venne
nominato Vice Re di Valencia e Capitano Generale della Città per contrastare la
piaga del brigantaggio. In quegli anni si cercava di uniformare la società
composta da cristiani, giudei e mussulmani, imponendo a questi ultimi la conversione.
Il De Ribera si adoperò a tale scopo, senza però alcun risultato e Filippo III,
nel 1609, ne decretò l’espulsione. Fu un errore anche politico ed economico, da
valutare, però, con la mentalità di quei tempi. San Giovanni favorì
costantemente le congregazione religiose, il cui ruolo considerava molto
importante: sorsero in diocesi ben trentatre conventi. Ebbe rapporti con molti
santi suoi contemporanei: S. Carlo Borromeo, S. Francesco Borgia, S. Lorenzo da
Brindisi, S. Pasquale Baylon, S. Luigi Bertran, S. Teresa di Gesù, S. Pietro
d’Alcantara, S. Salvatore da Horta, S. Alfonso Rodriguez, S. Roberto
Bellarmino, B. Gaspare de Bono, B. Nicolas Factor, B. Andrean Hibernon, oltre
che S. Pio V e S. Giovanni d’Avila.
Morì il 6 gennaio 1611,
all’età di settantanove anni, nel Collegio Corpus Christi, e fu seppellito
nell’adiacente chiesa monumentale. Immediata fu la fama di santità. Iniziò il
processo per la sua glorificazione che lo vide dichiarato beato nel 1796 e poi
canonizzato, dal Beato Giovanni XXIII, il 12 giugno 1960.
PREGHIERA
O Signore,
che hai reso mirabile San
Giovanni de Ribera,
Vescovo e
Confessore,
per il suo zelo
pastorale
e per il suo amore al
Divin Sacramento del Tuo Corpo
e del Tuo Sangue fa, Te
ne preghiamo,
che per sua intercessione
siamo sempre partecipi
dei frutti della Tua
redenzione.
Tu che vivi e regni con
Dio Padre,
nell’unità dello Spirito
Santo,
per i secoli dei
secoli.
Amen.
Autore: Daniele
Bolognini
SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/92333
Retrato
de Juan de Rivera. Libro «Retratos de Españoles ilustres» publicado por la Real
Imprenta de Madrid. Según la información brindada en el prólogo, las imágenes
contenidas y los textos fueron realizados por distintos autores. 1791
Giovanni de Ribera
(1532-1611)
Beatificazione:
- 18 settembre 1796
- Papa Pio VI
Canonizzazione:
- 12 giugno 1960
- Papa Giovanni
XXIII
- Basilica Vaticana
Memoria Liturgica:
- 6 gennaio
Per 42 anni Arcivescovo
di Valencia, svolse anche la funziona di viceré e, devoto della santissima
Eucaristia e difensore della verità cattolica, educò il popolo con solidi insegnamenti
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0106.shtml
"Per una legge
naturale dello spirito, chi possiede la santità raccoglie molto spesso la
fiducia di tutti"
Juan de Ribera nacque
a Siviglia nel 1532, figlio di Pedro Enríquez y Afán de Ribera, duca di Alcalá
e marchese di Tarifa, compì gli studi canonici, di arte e teologia,
nell'università di Salamanca, dove ebbe come professori i grandi maestri del
tempo: Domingo de Cuevas, Pedro de Sotomayor, Domingo de Soto e Melchor Cano.
Ordinato sacerdote e conseguita la laurea in teologia, mantenne una stretta amicizia
con i domenicani e i gesuiti e un rapporto epistolare con san Juan de Avila.
Il padre fu nominato
viceré di Napoli e mantenne sempre rapporti cordiali con Pio iv. Fu proprio
questo Papa a nominare Juan vescovo di Badajoz nel 1562, a meno di trent'anni,
con una dispensa dall'età canonica per ricevere la consacrazione episcopale.
Entrò prestissimo in contatto con fra Luis de Granada, che lo mise a sua volta
in contatto con san Carlo Borromeo, con il quale ebbe uno scambio di lettere
sul comune impegno ad applicare la riforma del concilio di Trento. San Pio v
ebbe in grande considerazione il giovane vescovo di Badajoz e nel concistoro
del 30 aprile 1568 gli concesse il titolo di patriarca di Antiochia. Due mesi
dopo lo nominò arcivescovo di Valencia.
La riforma del clero fu
il tema fondamentale del ministero di Juan de Ribera. Nella sua azione favorì
gli ordini religiosi contribuendo alla fondazione delle agostiniane scalze e
della provincia cappuccina di Sangre de Cristo. Filippo III nel 1602 lo nominò viceré
e capitano generale di Valencia, incarico che seppe svolgere con maestria,
reprimendo il banditismo e la corruzione. Il rapporto di Juan de Ribera con i
mori racchiude vari e controversi aspetti, essendo la «questione moresca» uno
dei temi più appassionanti della storia della Spagna e uno dei più studiati.
Per il culto solenne al
Santissimo Sacramento fondò il Real Colegio Seminario de Corpus Christi (detto
Collegio del Patriarca), uno dei monumenti più importanti dal punto di vista
artistico e culturale della città di Valencia. Il patriarca per il suo Collegio
volle imitare il Palazzo della Cancelleria di Roma e cercò di riprodurne la
forma architettonica, con la chiesa incorporata nello stesso edificio, come
quella di San Lorenzo in Damaso.
Questo Real Colegio e il
culto sontuoso della sua cappella, tanto elogiati da Baltasar Gracián, hanno
perpetuato fino ai nostri giorni la memoria del patriarca, al quale fra Luis de
Granada dedicò la Vida del maestro Ávila.
Morì a Valencia il 6
gennaio 1611.
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/giovanni-de-ribera.html
Imatge
de Sant Joan de la Ribera a l'església de Sant Miquel de Burjassot.
Imagen
de San Juan de Ribera en la iglesia de San Miguel de Burjasot.
Venerabili Fratelli e
diletti figli!
L'odierna circostanza,
per diversi motivi, merita di essere sottolineata in modo particolare. Infatti
due Cause di Beatificazione e Canonizzazione ricevono oggi il suggello felice
di un lungo periodo di studi e di processi.
L'una, del Beato Giovanni
de Ribera, Arcivescovo di Valenza, giunge ad un lietissimo traguardo; e la
lettura del Decreto sui miracoli, attribuiti alla sua intercessione, apre
definitivamente la via alla sua Canonizzazione. L'altra, del Servo di Dio
Francesco de Montmorency-Laval, primo Vescovo di Québec, ottiene a sua volta il
fausto coronamento di pazienti e scrupolose ricerche : ed infatti il Decreto su
l'eroicità delle virtù del Servo di Dio fa bene sperare circa il proseguimento
della Causa medesima.
Dunque, due tappe
importanti su la lunga via che la Chiesa segue, talora anche per secoli interi,
prima di proporre gli esempi di santità di suoi figli insigni.
Ma quello che rende
ancora più cara al Nostro cuore l'odierna circostanza è il fatto — certo non
voluto, ma tanto più significativo — che si tratta di due Vescovi, di due
Pastori, per i quali le parole ispirate di Pietro e di Paolo si sono tradotte
in realtà viva, e vissuta, e sofferta: pascite qui in vobis est gregem
Dei, providentes non coacte sed spontanee secundum Deum: neque turpis lucri
gratia, sed voluntarie: neque ut dominantes in cleris, sed forma facti gregis
ex animo [1]; attendite vobis, et universo
gregi, in quo vos Spiritus Sanctus posuit episcopos regere Ecclesiam Dei, quam
acquisivit sanguine suo [2].
Queste due figure,
vissute ad un secolo di distanza l'una dall'altra, ma accomunate oggi nel
fulgore della loro vita esemplare in un rito denso di significato, e di
preannunzi faustissimi, hanno un alto insegnamento da dare.
Guardate il Beato
Giovanni de Ribera: a trent'anni nel vigore della giovinezza, maturata in un
esercizio continuo di carità e di ministero, è eletto Vescovo di Badajoz, e sei
anni dopo promosso Patriarca di Antiochia e Arcivescovo di Valenza. Nel
benefico irradiamento del Concilio di Trento, terminato giusto in quegli anni,
il novello Vescovo si dedica instancabilmente, e senza riserve, alla sua
missione pastorale. L'applicazione dei Decreti Conciliari è il fermo programma
del suo episcopato, e in questa luce si colloca la sua meravigliosa attività:
celebra ben sette Sinodi, edifica Chiese materiali, ma più ancora quelle
spirituali, le anime; e, pensando alla cura del Clero — prima preoccupazione
dei Padri del Concilio perchè in essa sta il segreto della trasformazione etica
e religiosa del popolo cristiano — ne fa oggetto di cure gelose, culminanti
nella fondazione del Collegio « Corpus Christi », da lui dotato, con gusto da
mecenate, di manoscritti e di libri rari.
Il suo zelo fece brillare
la sua luce davanti agli uomini [3]: e per tale efficacia di lavoro
pastorale è lecito accostare la sua figura a quella del suo grande
contemporaneo, ed amico, si può dire, S. Carlo Borromeo. Quale intima
soddisfazione proviamo nel ricordare questi nomi, nel rievocare tali eventi,
che per tanti aspetti richiamano popolo cristiano — ne fa oggetto di cure
gelose, culminanti nella fondazione del Collegio « Corpus Christi », da lui
dotato, con gusto da mecenate, di manoscritti e di libri rari.
Quale intima soddisfazione
proviamo nel ricordare questi nomi, nel rievocare tali eventi, che per tanti
aspetti richiamano i tempi nostri: e con quale speranza Ci rivolgiamo al Beato
Giovanni, affinché, pregando con Noi per l'applicazione del Sinodo Romano e la
preparazione del Concilio, Ci ottenga da Dio la grazia di una novella fioritura
di santità, nella Nostra Roma e nella Chiesa universale!
Considerate, poi, il
Servo di Dio Francesco di Montmorency-Laval. Appartiene a una nobile famiglia
di Francia, ha davanti a sè un avvenire promettente di soddisfazioni umane. A
25 anni è grande Arcidiacono della diocesi di Evreux, e potrebbe aspirare a
qualcuno dei maggiori Vescovadi della sua terra. Ma la vocazione sacerdotale,
da lui seguita con ogni fermezza e con pietà profonda fin dal suo primo
sbocciare, significava per lui dedizione completa a Dio e alle anime. A
distanza di un secolo, il Concilio Tridentino continuava ad incidere
profondamente nelle anime sacerdotali, suscitando nella Francia del sec. XVII
frutti meravigliosi e fecondi. Montmorency-Laval aspira a qualcosa di grande,
ma nel senso del Vangelo, non della affermazione dell'umana e familiare
ambizione: le nuove terre, aperte alla evangelizzazione, lo attirano, le
Missioni lo incantano. A trentasei anni approda in Canada: Vicario Apostolico
dapprima, Vescovo di Québec di poi, lavora strenuamente per un trentennio, come
buon soldato di Gesù Cristo [4]. È un animatore instancabile di opere:
anch'egli dedica le sue prime sollecitudini all'educazione del Clero, fondando
quel Seminario di Québec, che, affiliato al Seminario delle Missioni Estere di
Parigi, operò in profondità nella vita religiosa e culturale del paese, dando
poi origine alla celebre Università, che da Laval prende il nome. Organizza il
ministero tra i bianchi, e la missione tra gli indiani, di cui difese con
energia i diritti in varie circostanze, anche resistendo ed opponendosi
lealmente all'autorità civile; e fu fermo difensore dei diritti della Sede
Apostolica.
Quale statura di uomo e
di Vescovo! Ben degna dell'odierno riconoscimento, che a lui viene dopo più di
due secoli e mezzo dalla morte!
Venerabili Fratelli e diletti
figli! Voi comprendete la Nostra soddisfazione, che si esprime in sentimenti di
gratitudine per averCela preparata col vostro lavoro. La tappa di oggi, oltre
ad essere lietamente auspicale per le due Cause, è di fausta promessa e di
incoraggiamento per la Chiesa di Dio : perchè il porre solennemente sul
candelabro queste due lampade ardenti avrà per effetto di produrre sempre più
generosi propositi di santità nel Clero e nel popolo cristiano.
E per intercessione del
Beato Giovanni e del Servo di Dio Francesco, Noi eleviamo al Signore una
fervida preghiera: ut Ecclesiam tuam sanctam regere et conservare
digneris; ut nosmetipsos in tuo sancto servitio confortare et conservare
digneris; ut cuncto populo christiano pacem et unitatem largiri digneris. Te rogamus,
audi nos!
In pegno delle celesti
predilezioni su di voi e su quanti vi sono cari per legami di sacro ministero,
di carità e di famiglia, Ci è gradito porre di gran cuore il suggello della
Nostra paterna Apostolica Benedizione.
[1] 1 Petr. 5, 2-3.
[2] Act. 20, 28.
[3] Cfr. Matth. 5, 16.
[4] 2 Tim. 2, 3
Copyright © Dicastero per
la Comunicazione
Salvador Martínez Cubells (1845–1914),
San
Juan de Ribera, 1865, 50 x 40, Museo del Prado. Depositado en el Institute of Spain. Retrato de San
Juan de Ribera (1532-1611), que fue patriarca latino de Antioquía,
arzobispo y virrey de Valencia y obispo de Badajoz. Esta obra del Museo del
Prado es una copia decimonónica ejecutada por Salvador Martinez Cubells del
retraro original que Juan de Sariñena pintó de San Juan de
Ribera en el año 1611 y que aún se conserva en la catedral de Valencia.
SU DI LUI
Pio VI lo beatificò il 18
settembre 1796. Giovanni XXIII, che lo canonizzò, commentò così nel suo diario:
«12 giugno (1960). SS.ma Trinità. Canonizzazione di San Giovanni de Ribera,
Arcivescovo di Valencia. La cerimonia in San Pietro è riuscita solennissima. Io
pronunciai l'omelia in latino sul testo preparato dal nuovo Segretario Mons.
Amleto Tondini. Buon latino, però con tutti i verbi in fine di periodo. Nel
pomeriggio vibrante ritrovo dei pellegrini spagnoli nell'Aula delle Benedizioni.
Io lessi poche parole in lingua spagnola. Un finimondo di letizia e di
entusiasmo religioso. Veramente edificanti. Poi ricevetti nella mia Biblioteca
tutti i Cardinali, Arcivescovi e Vescovi spagnoli. Grande e nobile incontro con
onore, con affetto, con vivo entusiasmo. Che il nuovo Santo mi protegga. Ho
unito stamane il suo ritratto coi Santi Pastori di anime, S. Carlo (Borromeo) e
S. Gregorio (Barbarico), che mi sono familiari. Faustissima dies »
( Pater amabilis. Agende del pontificato , 1958-1963 , Bologna
2007, p. 126).
In un'altra pagina del
suo diario, Giovanni XXIII annotò la frase di Juan de Ribera: «Per una legge
naturale dello spirito, chi possiede la santità raccoglie molto spesso la
fiducia di tutti» ( ibidem, p. 62). Sappiamo inoltre che il Papa
aveva a sua disposizione gli scritti del nuovo santo, preparati dalla
Postulazione della Causa, e che in seguito ricorse alla biografia critica
scritta da Ramón Robres, professore di storia ecclesiastica del Seminario
metropolitano di Valencia ( San Juan de Ribera, un obispo según el ideal
de Trento Barcellona, 1960). Questa opera fu consegnata
personalmente al Papa dall'autore durante la cerimonia di canonizzazione.
Nel discorso rivolto ai
pellegrini spagnoli il beato Giovanni XXIII disse: «San Juan de Ribera è parte
integrante della magnifica costellazione di santi della feconda terra ispana»
( Discorsi, messaggi, colloqui del Santo Padre Giovanni XXIII , ii,
p. 412) poiché mantenne rapporti con molti del suo tempo: Luis Bertrán,
Francisco de Borja, Pedro de Alcántara, Pascual Bailón, Alonso Rodríguez,
Teresa de Jesús, Roberto Bellarmino e Lorenzo da Brindisi. Il Papa sottolineò
«l'intimità epistolare del nuovo santo con san Carlo Borromeo, la cui figura ci
è tanto familiare perché celebrò sinodi, edificò chiese e si dedicò alla vera
riforma della Chiesa. Dai modelli di questi due santi, diceva Padre Luis de
Granada, dovrebbero farsi guidare tutti i prelati della Cristianità», e chiese
la loro intercessione «per celebrare con frutto il Concilio Vaticano II, al
quale abbiamo consacrato quello che il Signore ci concederà di vita» ( ibidem ,
p. 413).
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/giovanni-de-ribera.html
Den hellige Johannes de
Ribera (~1532-1611)
Minnedag:
6. januar
Den hellige Johannes de
Ribera [Rivera] (sp: Juan) ble født omkring desember 1532 (den 20. mars 1533?)
i Sevilla i Spania. Han kom fra en adelig familie, og hans far Pedro Afan de
Ribera var en av de fremste grandes i Spania. Han ble gjort til
hertug av Alcalá, men han hadde allerede mange andre titler og viktige embeter.
For eksempel regjerte han Napoli i fjorten år som visekonge. Men fremfor alt
var han en høyst rettskaffen og from kristen.
Johannes ble derfor
beundringsverdig oppdratt, og han studerte filosofi, teologi og kirkerett ved
universitetet i Salamanca. I 1557 ble han presteviet som 24-åring. Deretter ble
han professor i teologi i Salamanca. Hans dyktighet ble snart kjent og det
gjorde at både den hellige pave Pius V (1566-72)
og kong Filip II av Spania (1556-98) ble oppmerksomme på ham. I 1562 ble han
til sin forferdelse utnevnt av paven til biskop av Badajoz i det sørvestlige
Spania nær grensen til Portugal. Hans plikter som biskop ble utført
samvittighetsfullt og med glød, og seks år senere ble han i 1568, etter ønske
fra både kongen og paven, motvillig tvunget til å akseptere verdigheten som
erkebiskop av Valencia og titular-patriark av Antiokia.
Dette var et vanskelig og
ansvarsfullt embete. Valencia hadde vært en av de store mauriske kongedømmene i
Spania, midlertidig gjenvunnet til kristenheten på 1000-tallet av El Cid, men
tapt igjen og endelig vunnet tilbake på 1200-tallet. Da Johannes ble utnevnt
til erkebiskop, var det gått rundt 70 år etter gjenerobringen av det siste
mauriske kongedømmet, Granada, og etableringen av Inkvisisjonen i Spania.
Sevilla var støttepunktet for de såkalte moriscos, som var de
tvangsomvendte og nominelt kristne etterkommerne etter maurerne.
Før 1492 hadde Spania
vært et rasemessig blandet samfunn med tre religioner: kristendom, islam og
jødedom. Etter 1492 ble det gjort et forsøk på å tvinge gjennom uniformering
ved å utvise jøder og muslimer som ikke aksepterte å bli døpt. Men de som ble
døpt, ble Nuevos cristianos, «nye kristne» og kunne mistenkes for kjetteri
ned til fjerde generasjon etter deres angivelige omvendelse. Frie yrker og
offentlige embeter var lukket for dem, og de var annenklasses innbyggere. Dette
fikk de «gamle kristne» til å prise ære og rent blod over alle ting og lot
jødene og moriscos i praksis gjøre alt arbeidet, noe som i sin tur
gjorde dem rike, noe som utløste bitterhet og fiendskap.
Erkebiskopen så med sterk
uro på det han betraktet som moriscos' farlige aktiviteter. Deres
mangel på ekte tro og deres fremmede moralkode, så annerledes enn den Johannes
hadde kjent i det gamle kristne Castilla, forferdet og deprimerte ham så mye at
han bare seks måneder etter sin utnevnelse skrev til paven og tryglet om å få
trekke seg fra embetet, men pave Pius V gikk ikke med på det.
I 42 år, helt til sin død
i 1611, kjempet Johannes for trøstig å bære byrdene av ansvaret som nesten
knekket ham. På hans gamle dager ble byrden økt med embetet som visekonge av
provinsen Valencia, som ble påtvunget ham av kong Filip III (1598-1621). Han
avholdt mellom 1578 og 1599 seks synoder for å gjennomføre beslutningene fra
konsilet i Trient (Trento). Han bygde en rekke kirker, og i tillegg grunnla han
kollegiet Corpus Christi i Valencia for utdannelse av sekularprester. I 1605
vigslet han kollegiets kirke. Han utstyrte kollegiet med et bibliotek, hvor det
befinner seg verdifulle manuskripter.
Johannes' beslutninger og
synspunkter var ikke alle preget av det samme nivå av opplysning som preget
hans personlige dyder, og vi må huske at saligkåringsdekretet uttaler seg bare
om de personlige dydene og miraklene til den Guds tjener som blir æret, og
består ikke i noen godkjennelse av alle hans offentlige gjerninger og politiske
synspunkter. Men det er uansett muligens talende at han ble saligkåret og
helligkåret under de senere periodene med katolsk integralisme i Spania.
Johannes betraktet
arvingene etter maurernes ypperlige jordbrukssystem i den fruktbare regionen
Valencia som «svamper som sugde opp alle de kristnes rikdommer». Han var ikke
alene om en slik hard og økonomisk feilaktig dom, men som erkebiskop og
visekonge var han i en stilling til å gjøre noe med det. Han var en av
rådgiverne som hadde hovedansvaret for ediktet av 1609 som deporterte moriscos fra
Valencia, et tiltak som førte til umiddelbar brutalitet i en massiv skala og en
langvarig økonomisk nedgang.
Erkebiskopen levde ikke
lenge etter den tragiske deportasjonen. Etter en lang sykdom som ble båret med
den største tålmodighet, døde han den 6. januar 1611 i kollegiet Corpus Christi
i Valencia, som han selv hadde grunnlagt og utrustet. Mange mirakler ble
tilskrevet hans forbønn. Han ble saligkåret den 18. september 1796 (dokumentet
(Breve) var datert den 30. august) av pave Pius VI (1775-99) og helligkåret den
12. juni 1960 av den hellige pave Johannes XXIII (1958-63).
Hans minnedag er dødsdagen 6. januar, men 14. januar nevnes også.
Kilder:
Attwater/Cumming, Butler, Butler (I), Benedictines, Bunson, Schauber/Schindler,
Index99, KIR, CSO, Patron Saints SQPN, Infocatho, Bautz, Heiligenlexikon -
Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden -
Opprettet: 2000-05-07 22:57 - Sist oppdatert: 2006-01-05 23:23
SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/jribera
Briefmarken
der spanischen Post zur Heiligsprechung 1960
Johannes de Ribera
spanischer Name: Juan
Gedenktag katholisch: 6. Januar
gebotener Gedenktag im Bistum Segorbe und im Erzbistum Sevilla: 7. Januar
nicht gebotener Gedenktag im Trinitarierorden
Fest im Erzbistum Valencia: 14. Januar
gebotener Gedenktag im Bistum Orihuela-Alicante: 14. Januar
gebotener Gedenktag im Bistum Salamanca und im Bistum Mérida-Badajoz: 19.
Januar
Name bedeutet: Gott
ist gnädig (hebr.)
Erzbischof von Valencia, Patriarch von Antiochia
* 20. März 1533 (?) in Sevilla in Spanien
† 1611 in Valencia in
Spanien
Johannes de Ribera, Sohn
des Herzogs von Alcalá
de los Gazules und späteren Vizeköngs von Katalonien und Neapel,
verlor schon als Kleinkind seine Mutter. Er studierte in Salamanca.
1557 wurde er zum Priester geweiht, 1562 zum Bischof von Badajoz ernannt.
Dort widmete er sich mit ganzer Kraft, die neue Bewegung des Protestantismus zu
bekämpfen und den katholischen Glauben zu fördern. 1568 wurde er zum
(Titular-)Patriarchen von Antiochia und
Erzbischof von Valencia ernannt;
hier war er besonders mit dem Kampf gegen die Morisken - die formal zum
Christentum übergetretenen Muslimen, die aber insgeheim an ihrem Glauben
festhielten - beschäftigt und an der Förderung der katholischen Gemeinde. Er
absolvierte in seiner Amtszeit 2715 Visitationsbesuche in seiner Diözese und hielt
mehrere Synoden ab,
um die Beschlüsse des Konzils
von Trient durchzusetzen und so reformatorische Bestrebungen zu
unterbinden.
1602 ernannte König
Philipp III. Johannes zum Vizekönig von Valencia;
somit war er nun sowohl der religiöse als auch weltliche Führer und dann
wesentlich beteiligt am Beschluss des Königs von 1609 zur Ausweisung der
letzten Morisken. Noch verbliebene Moscheen in seiner Diözese ließ er in
Kirchen umwandeln, um die nicht zum Christentum übergetretenen Mauren endgültig
zu vertreiben und den zum Christentum Konvertierten eine geistliche Heimat zu
geben, so 1609 die Kirche in
Xeraco.
Johannes hinterließ 91
von ihm verfasste Bücher mit einem Gesamtumfang von 91.000 Seiten. In Valencia
gründete er ab 1586 das Priesterseminar,
zudem war er ein Förderer der Kunst. Seine gegenreformatorischen Bestrebungen
machten ihn zu einer der einflussreichsten Personen seiner Zeit. Papst Pius V. nannte
ihn das Licht für ganz Spanien.
Kanonisation: Johannes
de Ribera wurde am 18. September 1796 durch Papst Pius VI. selig- und
am 12. Juni 1960 durch Papst Johannes
XXIII. heiliggesprochen.
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zum Ausdruck optimiertUnser Reise-Blog:
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Schäfer - zuletzt aktualisiert am 04.02.2024
Quellen:
• Vera Schauber, Hanns Michael Schindler: Heilige und Patrone im Jahreslauf.
Pattloch, München 2001
• http://es.wikipedia.org/wiki/San_Juan - abgerufen am 20.07.2023
• https://es.wikipedia.org/wiki/Jaraco - abgerufen am 20.07.2023
• https://es.wikipedia.org/wiki/Juan_de_Ribera - abgerufen am 20.07.2023
korrekt zitieren: Joachim Schäfer: Artikel Johannes de Ribera, aus dem Ökumenischen Heiligenlexikon - https://www.heiligenlexikon.de/BiographienJ/Johannes_de_Ribera.htm, abgerufen am 24. 8. 2026
Die Deutsche Nationalbibliothek verzeichnet das Ökumenische
Heiligenlexikon in der Deutschen Nationalbibliografie; detaillierte
bibliografische Daten sind im Internet über https://d-nb.info/1175439177 und https://d-nb.info/969828497 abrufbar.
SOURCE : https://www.heiligenlexikon.de/BiographienJ/Johannes_de_Ribera.htm
Statue
im Innenhof der alten Dominikanerkirche in
Valencia
¡Venerables hermanos y
queridos hijos!
La circunstancia de hoy
merece ser destacada de manera particular por diversos motivos. Pues dos causas
de Beatificación y de Canonización reciben hoy el refrendo feliz de un largo
período de estudios y de procesos.
La primera, del Beato
Juan de Ribera, Arzobispo de Valencia, alcanza una meta felicísima, y la
lectura del Decreto sobre los milagros atribuidos a su intercesión abre
definitivamente el camino a su Canonización. La segunda, del siervo de Dios
Francisco de Montmorency Lava!, primer Obispo de Québec alcanza a su vez el
fausto coronamiento de pacientes y minuciosas investigaciones; y, sin, duda, el
Decreto sobre la heroicidad de las virtudes del Siervo de Dios hace esperar la
continuación de dicha causa.
Dos etapas importantes,
pues, en el largo camino que la Iglesia sigue, a veces durante siglos enteros,
antes de proponer los ejemplos de santidad de sus hijos insignes.
Pero lo que hace aún más
querida a nuestro corazón la circunstancia de hoy es el hecho —sin duda no
buscado, pero tanto más significativo— de que se trata de dos Obispos, de dos
Pastores, para quienes las palabras inspiradas de Pedro y de Pablo se han
convertido en realidad viva, vivida y sufrida: «Apacentad el rebaño de Dios que
os ha sido confiado, no por fuerza, sino con blandura, según Dios; ni por
sórdido. lucro, sino con prontitud de ánimo; no como dominadores sobre la
heredad, sino sirviendo de ejemplo al rebaño» (1P 5,2-3); «mirad por
vosotros y por todo el rebaño, sobre el cual el Espíritu Santo os ha
constituido Obispos, para apacentar la Iglesia de Dios, que Él adquirió con su
sangre» (Hch 20,28).
Estas dos figuras, que
vivieron a un siglo de distancia una de otra, pero unidas hoy en el fulgor de
su vida ejemplar en un rito denso de significado y de felicísimos presagios,
tienen una sublime lección que darnos.
Beato Juan de Ribera
Mirad al Beato Juan de
Ribera: a los treinta años, en la fuerza de la juventud, madurada en una
práctica constante de caridad y de ministerio, es elegido Obispo de Badajoz, y
seis años después promovido Patriarca de Antioquía y Arzobispo de Valencia.
Durante la benéfica irradiación del Concilio de Trento, terminado justamente en
aquellos años, el nuevo Obispo se entrega incansablemente y sin reserva a su
misión pastoral. La aplicación de los Decretos Conciliares es el firme programa
de su episcopado, y en esta luz se sitúa su maravillosa actividad: celebra
siete Sínodos, edifica iglesias materiales, pero más todavía espirituales, las
almas; y pensando en el cuidado del Clero —primera preocupación de los Padres
del Concilio porque en ella está el secreto de la transformación ética y
religiosa del pueblo cristiano— le hace objeto de sus celosas preocupaciones
que culminan en la fundación del Colegio «Corpus Christi», dotado por él, con
gusto de Mecenas, de manuscritos y libros raros.
Su celo hizo brillar la
luz ante los hombres (cf. Mt 5,16); y, por la eficacia de su trabajo
pastoral, se puede comparar su figura con la de su gran contemporáneo San
Carlos Borromeo.
Qué íntima satisfacción
sentimos al recordar estos nombres, al evocar tales acontecimientos, que, en
tantos aspectos, recuerdan nuestros tiempos; y con qué esperanza Nos dirigimos
al Beato Juan a fin de que rogando con Nos por la aplicación del Sínodo Romano
y preparación del Concilio, Nos alcance de Dios la gracia de reflorecimiento de
santidad en nuestra Roma y en la Iglesia universal.
Siervo de Dios Francisco
Montmorency Laval.
Considerad, después, al
Siervo de Dios Francisco de Montmorency Laval. Pertenece a una noble familia de
Francia, tiene ante sí un porvenir que le promete satisfacciones humanas. A los
veinticinco años es Arcediano de la diócesis de Evreux, y habría podido aspirar
a alguno de los más grandes Obispados de su tierra. Pero la vocación
sacerdotal, que siguió con toda firmeza y profunda piedad desde su primer
brote, significaba para él dedicación completa a Dios y a las almas. A un siglo
de distancia el Concilio de Trento seguía ejerciendo una influencia profunda en
las almas sacerdotales suscitando en la Francia del siglo XVII frutos
maravillosos y fecundos. Montmorency Laval aspira a algo grande, pero en el
sentido del Evangelio, no de la afirmación de la humana y familiar ambición;
las nuevas tierras abiertas a la evangelización le atraen, las Misiones le
encantan. A los treinta y seis años arriba a Canadá. Primero, Vicario
Apostólico, después, Obispo de Québec, trabaja denodadamente durante un
trienio, como buen soldado de Jesucristo (2Tm 2,3). Es un animador
incansable de obras: también él dedica sus primeras solicitudes a la educación
del Clero, fundando aquel seminario de Québec, que, asociado al Seminario de
las Misiones Extranjeras de París, influyó profundamente en la vida religiosa y
cultural del país, dando origen, después, a la célebre Universidad que toma el
nombre de Laval. Organiza el ministerio entre los blancos y la misión entre los
indios, cuyos derechos defendió con energía en diferentes circunstancias,
incluso resistiendo y oponiéndose lealmente a la autoridad civil, y fue firme
defensor de los derechos de la Sede Apostólica.
¡Qué talla de hombre y de
Obispo muy digna del reconocimiento de hoy, que le llega después de más de dos
siglos y medio de su muerte!
¡Venerables hermanos y
queridos hijos!
Vosotros comprendéis
nuestra satisfacción que se manifiesta con sentimientos de gratitud, por
habérnosla proporcionado con vuestro trabajo. La etapa de hoy, además de ser un
alegre presagio para las dos Causas, es una fausta promesa y aliciente para la
Iglesia de Dios; puesto que, al colocar solemnemente sobre el candelabro estas
dos lámparas ardientes tendrá por resultado suscitar cada vez más generosos
propósitos de santidad en el Clero y en el pueblo cristiano.
Y por intercesión del
Beato Juan y del Siervo de Dios Francisco elevamos al Señor una ferviente
súplica: Ut Ecclesiam tuam sanctam regere et conservare digneris; ut
nosmetipsos in tuo sancto servitio confortare et conservare digneris; ut cuncto
populo christiano pacem et unitatem largiri digneris. Te rogamus, audi nos! (Te
rogamos, Señor, que te dignes gobernar y guardar a tu Santa Iglesia; que te
dignes confortarnos y conservarnos en tu santo servicio; que te dignes conceder
la paz y la unidad a todo pueblo cristiano.)
En prenda de las
celestiales predilecciones sobre vosotros y sobre cuantos os son queridos por
vínculos del sagrado ministerio, de caridad y de familia, Nos es grato poner de
todo corazón el sello de nuestra paternal Bendición Apostólica.
* Discorsi,
Messaggi, Colloqui, vol. II, págs. 234-237.
Copyright © Dicasterio
para la Comunicación
Francisco Domingo Marqués (1842–1920),
Blessed Juan de Ribera in the expulsion of the Moors, circa 1875, , 146 x 189, Museu de Belles Arts de València.
La obra representa al prelado español San Juan de Ribera (1532-1611),
interviniendo en la expulsión de los moriscos, que fueron
expulsados de España en 1609, durante el reinado de Felipe III de España
Francisco
Domingo Marqués: Johannes de Ribera bei der Ausweisung der Reformierten, 1864,
im Museo
de Bellas Artes in Valencia
CANONIZACIÓN DEL BEATO
JUAN DE RIBERA
HOMILÍA DE SU SANTIDAD
JUAN XXIII*
El profundo misterio de
la Santísima Trinidad, que con santas solemnidades celebra hoy la Iglesia
Católica en todo el mundo, es, sin duda, el más grande de todos los que
veneramos, pues creemos firmemente que es a la vez origen y fundamento de los
otros, fuente de todas las gracias y como la síntesis de nuestra fe cristiana.
Además, nuestra alma ya desde ahora se alimenta de esta dulcísima verdad con
cuya contemplación seremos un día eternamente felices en el cielo; y habiendo
Dios decretado que «esta comunión nuestra sea con el Padre y con su Hijo
Jesucristo» (1Jn 1, 3), es natural que, mientras vivamos en este mundo,
imitemos al mismo Dios a cuya imagen hemos sido creados (Gn 1, 27), en
cuanto es posible a nuestra naturaleza mortal.
Por todo ello creímos
oportuno elevar al honor de los altares a un hijo de la Iglesia en tan gran
solemnidad. Porque, ¿quién no ve, por una parte, que este santo es obra acabada
de la Trinidad y, por otra, modelo de devoción a la misma Trinidad para todos
los hombres? En efecto, todos los que dieron su nombre a Cristo tienen por
santo a este varón, ya que, movido por una fe tan firme, honró a su Creador con
una vida intachable y con el homenaje de su adoración.
Pues bien, nadie duda de
que Juan de Ribera, a quien acabamos de ceñir con la aureola de los santos,
está enriquecido y adornado de estas virtudes. Su fe no sólo fue el germen de
su santidad, sino también el principio de su apremiante y diligente solicitud por
la salvación del prójimo.
Nació en Sevilla, de
padres ilustres no sólo por su fe cristiana, sino también por la nobleza de su
linaje, y desde sus más tiernos años dio muestras de singular amor a Dios, que
crecía cada día más, ya elevando a Dios oraciones con asiduidad y diligencia,
ya contemplando las verdades eternas. Conforme avanzaba en edad se despertaba
en él con mayor vehemencia el deseo de conocer la fe. Así, se entregó con todo
afán al estudio del Derecho canónico en la Universidad de Salamanca, tan
célebre en todo el mundo, además de estudiar humanidades y artes. Pero lo que
siempre procuró más fue profundizar en todo lo referente a nuestra santa
religión, y cuanto más brillaban estas verdades en su inteligencia, tanto más
se alegraba su corazón y mayor era su entrega a Dios.
Mientras cursaba estos
estudios no faltaron quienes pusieron asechanzas, tanto a su inocencia como a
su fe cristiana. En cuanto a su inocencia de vida pronto desenmascaró y venció
tales insidias con tesón, ya apartándose de sus condiscípulos arrastrados por
el incentivo de los placeres, ya elevando su mente con más ahínco hacia las
cosas divinas. En lo tocante a las asechanzas contra la fe, precisamente en una
época en que los seguidores de Lutero sembraban la agitación con altanería,
lleno de una profunda aversión, como si fuesen ladrones de un preciosísimo
tesoro, no toleró ni por un momento a su lado a quienes propalaban con audacia
o malicia teorías deletéreas sobre las verdades religiosas.
Quien considere
atentamente todo esto no se extrañará, por cierto, de que un hombre, insigne
por tantas dotes de inteligencia y virtud, fuese llamado a ocupar cargos tan
importantes, y menos aún sí extrañará que los desempeñase con tan ubérrimos
frutos.
Así, pues, una vez
terminados los estudios sagrados en la Universidad salmantina, habiéndole
confiado el gobierno de la diócesis de Badajoz, primero, y de Valencia,
después, rigió a ambas con admirable prudencia, aunque en Valencia brillaron
más su santidad y prudencia precisamente porque allí encontró mayores
dificultades. En estas diócesis estudiaba todas las posibilidades que hubiese
para inducir al clero y pueblo a mayor austeridad de vida en plena conformidad
con la fe cristiana.
Al principio, para
atender a la multitud de fíeles les predicaba de tiempo en tiempo sobre las
cosas de Dios con sencillas y adecuadas palabras; enseñaba en la calle a los
niños los rudimentos de la doctrina cristiana; escuchaba pacientemente las
confesiones en la iglesia y solía llevar él mismo el Santo Viático a lo
moribundos. Luego, con toda diligencia y solicitud procuró mover a los
sacerdotes para que de una vide más ordinaria se entregasen a una vida más
santa, unas veces en las pláticas que con tanta condescenciencia tenía con
ellos, otras en las pastorales que les dirigía y en las que los incitaba con
sus consejos, razones y argumentos a la asiduidad en la oración, a soportar las
adversidades, a la concordia; más aún: para echar buenos fundamentos, fundó un
Colegio, al que dio sapientísimas normas. Y para atender más fácilmente a las
necesidades religiosas del clero y pueblo empleó métodos valederos para todos
los tiempos y muchas veces tuvo que enfrentarse, por deber, a sus Curias
diocesanas y convocó siete Sínodos diocesanos, en los que trató de los principales
puntos doctrinales y disciplinares en íntima conexión con la salvación de las
almas.
Teniendo muy en cuenta
los afanes y solicitudes de este tan esforzado y santo prelado, fácilmente se
comprenderá cómo prosperarían las diócesis de Badajoz y de Valencia con este
guía y maestro.
Hasta los sufrimientos
que soportó con paciencia, precisamente por dicho motivo, redundaron en
beneficio del pueblo confiado a él, y esto porque le edificaba con su santidad,
que manifestó en primer lugar por su ardentísimo amor a Dios, especialmente al
Santísimo Sacramento de la Eucaristía, después por sus virtudes probadas con
preclaras obras, y, sobre todo, por su deseo de humillaciones, de pureza y su
singular amor a la pobreza.
Por lo demás, su misma
muerte reveló como en un espejo el ardor de su fe y amor durante todo el
transcurso de su vida, pues al ver llegar el Santísimo Cuerpo de Cristo como
Viático, aun hallándose sin fuerzas, se arrojó del lecho y, puesto de hinojos,
hizo ardiente profesión de fe católica.
Este es, por tanto, el
sublime ejemplo que nos da este hombre de Dios, que hoy —se diría— la Santísima
Trinidad nos propone desde lo alto del cielo como una de sus más perfectas
obras; éste es el ejemplo de este varón que se distinguió en todas las
virtudes, y exhortamos a todo el pueblo cristiano, así como a los sagrados
pastores, a seguir sus huellas.
Por consiguiente, a
ejemplo suyo, lodos los que se han comprometido por el Sacramento del Bautismo,
no sólo deben apreciar sobre todas las cosas el don de la fe y amarle más que a
las niñas de sus ojos, sino que también tienen que estar dispuestos a perderlo
todo, hasta la propia vida, antes que perder esta prenda de salvación eterna.
Todos se dan cuenta de
que en estos tiempos muchos peligros amenazan a la fe católica; insidias de
todas clases, pero especialmente de las falsas teorías propagadas en. discursos
y publicaciones sobre la religión, así como la corrupción general de
costumbres, que se propaga sin freno alguno y que, al mismo tiempo que la
doctrina de vida espiritual, apartan sobre todo a los más jóvenes de sus buenos
propósitos. Otros peligros vienen, desgraciadamente, del empleo de la violencia
en más de un lugar.
Al pensar en ello no
podemos impedir que nuestro pensamiento se dirija a esos afligidos países, tan
queridos de Nos, donde los que tienen la autoridad, declarando abiertamente la
guerra contra Dios como el peor de los enemigos, tratan de arrancar de raíz la
fe de las almas de los que se entregaron al servicio de Cristo, con malos
tratos unas veces, minando sus energías otras, ya con engaños, ya con amenazas,
ya con castigos. ¡Qué amor y solicitud sentimos por vosotros, «porque os ha
sido otorgado no sólo creer en Cristo, sino también padecer por Él!» (Flp 1,
29).
A pesar de lodo, os
pedimos, queridos hijos, que no perdáis la esperanza en esta guerra tan impía.
Dios, el más bondadoso de los padres, os asiste en este admirable combate que
sostenéis; os asiste la Iglesia, vuestra Madre amantísima; Nos y todos vuestros
hermanos elevamos a Dios nuestras plegarias y súplicas, para que podáis abrigar
la esperanza de que se cumplirán en vosotros estas palabras de San Gregorio
Nacianceno: «Pues no somos más débiles que aquellos jóvenes que se sintieron
aliviados entre las llamas y vencieron a las fieras por la fe, hicieron frente
a los peligros con prontitud de ánimo junto con su esforzada madre y más
esforzado sacerdote y demostraron, a las claras que la fe es una de las cosas
que ninguna fuerza humana puede vencer» (S. Greg. Nac., Oratio V contra
Iulianum II, PG 35, col. 715).
Con todo, dondequiera que
se os permita vivir, queridísimos hijos, imitando el ejemplo de San Juan de
Ribera, tenéis que honrar vuestra fe más que con palabras con vuestros actos,
porque «si deseamos tener una fe honda, es preciso llevar una vida pura, que
guarde el Espíritu Santo, del que, naturalmente, proviene toda la fuerza de la
fe. Es imposible mantenerse firme en la fe sin una vida pura» (S. Juan
Crisóstomo, De verbis Apostoli... PG 51, col. 280).
Con estas palabras
nuestro pensamiento vuelve ahora espontáneamente al dogma de la Santísima
Trinidad, cuya solemnidad ilumina el día de hoy, y suplicamos con toda la
Iglesia a la misma Beatísima Trinidad, en la que únicamente se apoya nuestra fe
y de la que únicamente depende nuestra salvación. «¡Oh Dios todopoderoso y
eterno, que con la luz de la verdadera fe diste a conocer a tus siervos la
gloria de la Trinidad eterna, y adorar la unidad en el poder de tu majestad; te
suplicamos nos concedas, por la firmeza de esa misma fe; que nos veamos siempre
libres de toda adversidad!» (Oratio et Missa SS. Trinitatis). Amén
* Discorsi,
messaggi, colloqui, vol. II, págs. 406-410.
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para la Comunicación
SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-xxiii/es/homilies/1960/documents/hf_j-xxiii_hom_19600612.html
San Juan de Ribera
Pedro de Ribera, el padre
de don Juan, fue uno de los más encumbrados grandes de España. Cuando fue
elevado a duque de Alcalá, poseía ya otros muchos títulos y cargos de
importancia. Durante catorce años fue virrey de Nápoles, pero sobre todo, fue
un excelente y devoto cristiano. Gracias a ello, su hijo recibió una educación
esmerada. La Divina Providencia parece haberse empeñado en proteger su virtud
de todos los peligros, durante sus brillantes estudios en la Universidad de
Salamanca. Cayendo en la cuenta de los riesgos a los que se hallaba expuesto,
el santo se entregó a la penitencia y a la oración, cuando se preparaba a
recibir las órdenes sagradas. En 1557, a los veinticinco años de edad, don Juan
fue ordenado sacerdote. Después de unos años de impartir la enseñanza de la
teología en Salamanca, fue nombrado por san Pío V, muy contra su voluntad,
obispo de Badajoz, en 1562. Cumplió con gran celo y escrupulosa fidelidad sus
deberes de obispo y, seis años más tarde, por voluntad de Felipe II y del mismo
Sumo Pontífice, fue promovido a la dignidad de arzobispo de Valencia. Pocos
meses después, desalentado por la falta de fe y las costumbres relajadas de su
provincia, que era el principal reducto de los moros, escribió al Papa
rogándole que aceptara su renuncia, pero el Pontífice se rehusó. Durante
cuarenta y dos años, hasta su muerte, acontecida en 1611, se esforzó por
soportar gozosamente el peso de una responsabilidad que le abrumaba. En sus
últimos años el peso aumentó todavía más con el cargo de virrey de Valencia,
que le impuso Felipe III.
El arzobispo veía con
gran alarma las peligrosas actividades de los moros y judíos, cuya prosperidad
material envidiaban todos. Debido a la universal ignorancia de los principios
de economía política que reinaba en aquella época, Ribera consideraba a los moros
como «esponjas que absorbían toda la riqueza de los cristianos». Hay que hacer
notar, sin embargo, que en esto no hacía sino compartir la opinión de la época,
profesada igualmente por un hombre de la talla intelectual de Cervantes. En
todo caso, está fuera de duda que san Juan de Ribera fue uno de los consejeros
responsables del edicto de 1609, que desterró de Valencia a los moros.
Recordemos por nuestra parte, que el decreto de beatificación versa únicamente
sobre las virtudes y milagros del siervo de Dios, y que no constituye una
aprobación de sus actos públicos, ni de sus opiniones políticas. El arzobispo
murió poco después de la tragedia de la deportación. Recluido en el colegio de
Corpus Christi, que él había fundado y dotado, terminó sus días el 6 de febrero
de 1611, tras una larga enfermedad soportada con gran paciencia. A su
intercesión se atribuyen muchos milagros. Fue beatificado en 1796 y canonizado
por S.S. Juan XXIII el 12 de junio de 1960.
SOURCE : https://archidiocesisgranada.es/noticias/san-juan-de-ribera/