vendredi 6 janvier 2017

Saint JUAN de RIBERA, évêque et vice-roi de CATALOGNE et de NAPLES

San Giovanni de Ribera

Luis de Morales (1509–1586). Retrato de San Juan de Ribera (1532-1611), que fue patriarca latino de Antioquía, arzobispo y virrey de Valencia y obispo de Badajoz. 1566, tempera sur panneau, 40 x 28, Museo Nacional del Prado


Saint Jean de Ribera

Archevêque de Valence en Espagne (+ 1611)

Il lutta contre les Maures, et, pour faire revenir son diocèse à l'Évangile, il obtint du roi Philippe III leur expulsion. Mais sa bonté naturelle, selon ses contemporains, adoucit la rigueur royale qui accompagnait l'exécution de cette décision.

À Valence en Espagne, l’an 1611, saint Jean de Ribera, évêque, exerçant également les fonctions de vice-roi de Catalogne et de Naples. Il fut un dévot de la sainte Eucharistie et un défenseur de la vérité catholique, il instruisit son peuple par des institutions durables.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/5047/Saint-Jean-de-Ribera.html

San Giovanni de Ribera

Gaspar de la Huerta, Sant Juan de Ribera entre collegials, segle XVIII, oli sobre tela, Collegi del Corpus Christi de València.


Jean de Ribera

Patriarche d’Antioche, Archevêque de Valence

† 1611

Jésus-Christ se plaît à sanctifier chaque jour son Église, en la comblant de grâces qui y produisent une multitude de vertus cachées dont il est le seul témoin ; il aime aussi a l'éclairer, à l'édifier et à la glorifier par les grands exemples que donnent les saints personnages qu'il place dans un rang élevé et qu'il conduit à une haute perfection. Entre ces amis de Dieu, chez qui l'éclat de la vertu a rehaussé celui de la dignité, les annales d'Espagne comptent le B. Jean de Ribera.

Ce pieux prélat naquit à Séville, au mois de Mars de l'an 1532. Son père, don Pedro Paraphan de Ribera, était duc d'Aleala, marquis de Tariffa et comte de Merallès. Il fut gouverneur d'Andalousie, pendant quelque temps Vice-roi de Catalogne, ensuite de Naples, et occupa d'autres postes très-importants. Il se distinguait surtout par ses talents, sa prudence et sa loyauté. Il joignait à la capacité d'un homme d'état consommé les sentiments d'un homme d'honneur et d'un véritable chrétien. L'éducation de son fils devint l'objet particulier de son attention ; il mit tous ses soins à lui inspirer la piété dès l'enfance et à lui donner dès-lors des principes solides de probité. Sa sollicitude paternelle augmentant avec l'âge du jeune Juan, il lui fit commencer ses études à Salamanque, l'envoya ensuite les continuer à Séville, puis le rappela à Salamanque où son éducation fut achevée. Don Juan reçut le bonnet de docteur dans cette célèbre université. Le Seigneur, qui avait sur lui des desseins particuliers de miséricorde, le préserva de deux grands dangers dans le cours de ses études, et souvent il rendait grâce à la Providence d'y avoir échappé. Un homme très-savant, et en apparence fort vertueux, fut recommandé à son père, comme parfaitement propre à diriger son éducation ; cette recommandation était appuyée par les personnages les plus distingués. Les protecteurs pressaient vivement le duc, qui n'avait à leur opposer aucun grave motif de refus. Cependant il crut s'apercevoir de quelque chose qui lui inspira tant de soupçons, qu'il ne voulut pas s'engager. L'événement justifia sa conduite ; car ce précepteur ayant été chargé d'un autre élève, ses désordres furent bientôt découverts, mais il y avait déjà entraîné son disciple, et tous deux furent déshonores.

A une autre époque, don Juan se lia avec des étudiants qui se distinguaient par leurs talents littéraires et leurs manières engageantes, mais qui n'avaient ni des mœurs bien, réglées, ni des principes sévères. Pendant quelque temps il fut séduit : bientôt il vit le péril auquel il s'exposait ; il rompit cette liaison et abandonna ces dangereuses sociétés.

Depuis ce moment, don Juan de Ribera, déterminé à embrasser l'état ecclésiastique, s'y prépara par des études sérieuses et par une prière assidue. Ayant successivement reçu le sous-diaconat et le diaconat, il fut ordonné prêtre le 7 Mai 1557. La manière édifiante avec laquelle il s'acquitta des fonctions du saint ministère et l'estime générale qu'il s'attira, déterminèrent Philippe II, Roi d'Espagne, à le nommer au siège épiscopal de Badajoz, qui était vacant. En vain son humilité alarmée tenta-t-elle un refus : le Pape et son propre père, alors Vice-roi de Naples, l'obligèrent d'accepter cette dignité. Il n'obéit qu'avec répugnance et il montra par sa conduite quelle haute idée il avait conçue des devoirs qu'impose l'épiscopat. Bientôt il fut appelé à occuper un poste plus éminent ; avant qu'il eût été sacré et qu'il eût pris possession du siège de Badajoz, en 1568, le patriarcat d'Antioche in partibus vint à vaquer, ainsi que l'archevêché de Valence. L'état de ce dernier diocèse exigea.it des soins particuliers. Les Maures s'étant autrefois rendus maîtres de presque toute l'Espagne, avaient, pendant sept cents ans, conservé la possession d'une grande partie de ce royaume. Les princes chrétiens reconquirent peu à peu des portions de ce vaste territoire ; et enfin, en 1492, il fut entièrement recouvré par Ferdinand le Catholique : mais, quoique le gouvernement maure fût détruit et le peuple subjugué, cette nation vaincue conservait sous la foi des traités ses biens, ses mœurs, sa religion et ses coutumes, comme si elle eût été soumise à ses propres Rois. Il y en avait surtout un grand nombre à Valence, où le mélange des deux religions introduisait nécessairement beaucoup de relâchement parmi les catholiques. Les Maures étaient même puissants par leur nombre, leurs richesses et leur industrie, qui allaient toujours croissant, malgré l'oppression. A l'époque dont nous parlons, cet état de choses inquiétait le conseil d'Espagne ; les raisons politiques et religieuses faisaient désirer la conversion des Maures, et l'on pensait que l'élévation de Ribera au siège de Valence pourrait hâter l'accomplissement de ce désir. Son zèle, ses talents, sa prudence généralement connue, le faisaient universellement aimer et respecter. Le saint Pape Pie V, qui occupait alors la chaire de saint Pierre, entra donc dans les vues du Roi d'Espagne; et, tandis que Philippe II nommait Ribera à l'archevêché de Valence, le Saint-Père lui donnait le patriarcat d'Antioche. La cérémonie de sa consécration eut lieu en 1569 : le Pape lui envoya bientôt après le pallium, avec une lettre affectueuse; et toute l'Espagne, à l'exception de Badajoz, applaudit au choix qu'on avait fait de lui.

Le prélat s'appliqua aussitôt aux affaires spirituelles de son diocèse. Les historiens de sa vie et ceux de l'Espagne, qui furent ses contemporains, s'accordent à faire une triste peinture de l'état du diocèse de Valence à cette époque, aussi bien qu'à louer les efforts du pieux archevêque pour abolir les désordres qui y régnaient, et y rétablir les bonnes mœurs. Tous parlent avec éloge de ses soins pour les pauvres et de son attention pour son clergé; ils vantent ses abondantes aumônes, sa constante sollicitude pour le bien spirituel et temporel de tout son troupeau, et la régularité avec laquelle il faisait ses visites épiscopales. Ils insistent particulièrement sur les peines qu'il prit pour procurer la conversion des Maures, sur son zèle à les instruire, sur sa douceur à les persuader : ils rendent une égale justice à ses collaborateurs; mais ils s'accordent aussi a déplorer le peu de succès de tant de travaux. Le nombre des vrais convertis fut beaucoup moindre qu'on ne devait l'espérer : l'archevêque finit par désespérer de réussir, et approuva, pressa même l'expulsion totale des infidèles ; mesure qui depuis a été, peut-être sans raison, si fortement blâmée par la plupart des écrivains. Philippe III avait succédé à Philippe II son père ; il n'en avait pas les talents politiques, mais il avait hérité de son zèle pour la religion et de son estime pour Ribera. Un des premiers actes de son gouvernement fut l'expulsion des Maures. A différentes époques ils avaient été chassés partiellement de diverses provinces du royaume. Le dernier Monarque avait été pressé d'achever cette œuvre, et l'histoire a conservé une lettre que saint Louis-Bertrand lui écrivit à ce sujet. Philippe III, peu de temps après son avènement au trône, reçut la même supplique de la part de Ribera, et sur son mémoire la résolution en fut prise et rigoureusement exécutée. Nous ne prétendons pas en discuter la justice et l'équité ; nous observerons seulement que le siège de Rome en canonisant les serviteurs de Dieu, ne canonise pas toutes leurs actions, et que dans la bulle de béatification de don Jean de Ribera, Pie VI garde un silence absolu sur cette circonstance de la vie du Saint.

Philippe III conféra à Ribera la vice-royauté de la province de Valence, charge importante dont il s'acquitta dignement. Il fonda dans sa ville archiépiscopale le collège de Corpus Christi, le dota richement et le pourvut de professeurs habiles. Il favorisait toutes les pratiques de piété, mais il inspirait particulièrement la dévotion au saint Sacrement de l'autel, recommandait la fréquente communion et protégeait plusieurs associations qui en encourageaient l'usage. Sa confiance en Dieu, son zèle pour sa gloire et pour le bien du prochain ne se ralentirent jamais. Il désira si vivement la propagation de la foi, qu'il déclarait souvent qu'il donnerait tout son sang pour la conversion des protestants. Il montrait en toute occasion sa dévotion pour la Mère de Dieu, qu'il tâchait également de faire honorer dans son diocèse. Sa douceur, sa patience et son humilité édifiaient tout le monde. Sa prière n'était interrompue que par l'accomplissement des devoirs indispensables de sa dignité, et même alors il en conservait l'esprit au fond de son cœur en le ranimant sans cesse par de pieuses aspirations. L'on cite plusieurs miracles qu'il opéra ; on rapporte aussi les prédictions qu'il fit sur plusieurs événements, et entre autres celle sur la perte de la grande armée navale que Philippe II envoya contre l'Angleterre en 1588.

Ainsi aimé de Dieu et des hommes, il parvint au bout de sa carrière. Sa dernière maladie, longue et douloureuse, lui donna une nouvelle occasion de montrer toutes ses vertus. On admira surtout à ses derniers moments ses sentiments de componction et sa ferme espérance en la miséricorde divine. Il rendit son âme à Dieu le 6 Janvier 1611, dans la quatre-vingtième année de son âge. La ville de Valence honora sa mémoire par de magnifiques funérailles, où accourut une multitude de pauvres qui bénissaient son nom en proclamant ses bienfaits et en priant Dieu pour le repos de son âme. Il fut béatifié par Pie VI, le 30 Août 1796. « Jean de Ribera, dit ce pontife dans le décret de béatification, craignait Dieu dès son enfance et observa ses commandements, aussi bien à l'université de Salamanque que dans la maison de son père. Élevé à la dignité archiépiscopale, il y fit briller toutes les vertus que saint Paul exige d'un évêque. »

SOURCE : Alban Butler : Vie des Pères, Martyrs et autres principaux Saints… – Traduction : Jean-François Godes-card.

SOURCE : http://nouvl.evangelisation.free.fr/jean_de_ribera.htm

San Giovanni de Ribera

Luis de Morales (1562-1568), Tríptico de la Casa de Oñate. óleo sobre tabla de roble. Tabla central con Ecce Homo, representado como Varón de dolores, en las laterales, Dolorosa y San Juan Evangelista con San Juan de Ribera.


Saint Jean de RIBERA

Nom: RIBERA

Prénom: Jean de (Juan de)

Pays: Espagne

Naissance: 1532  à Séville

Mort: 06.01.1611  à Valence

Etat: Evêque

Note: Evêque de Badajoz (?). Archevêque de Valence en 1569.

Béatification: 1796  à Rome  par Pie VI

Canonisation: 12.06.1960  à Rome  par Jean XXIII

Fête: 6 janvier

Réf. dans l’Osservatore Romano:

Réf. dans la Documentation Catholique: 1960 col.867-869 (+col.472)

Notice

Né à Séville en 1532 d'une famille haut placée, Juan de Ribera reçoit une pieuse éducation et fréquente avec succès l'université de Salamanque. Ordonné prêtre, il est nommé évêque de Badajoz, puis peu après, archevêque (et même vice-roi) de Valence. Il entretient amitié et correspondance avec S. Charles Borromée. S. Pie V lui-même le tient en haute estime. D'abord découragé devant l'état de son diocèse, il s'emploie à mettre en pratique le Concile de Trente. C'est un évêque modèle, doué de hautes qualités humaines, intellectuelles, morales. Prédicateur inlassable auprès du peuple, il favorise le culte eucharistique. Son œuvre est durable et il laisse après lui un séminaire florissant. Il meurt le 6 janvier 1611, après avoir occupé le siège de Valence pendant quarante-deux ans. Il est l'un des plus illustres représentants du "siècle d'or" de l'Espagne.

SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0115.htm

San Giovanni de Ribera

Monumento a San Juan de Ribera en la plaza de su nombre en Burjasot.


Saint Juan de Ribera

Also known as

Juan of Ribera

Juan of Rivera

Memorial

6 January

14 January on some calendars

Profile

Son of Peter de Ribera, a devout Christian who was also the Duke of Alcalá, Spain, and viceroy of Naples, Italy. Educated at the University of Salamanca. Ordained in 1557. Professor of theology at the University of Salamanca. Highly regarded by Pope Pius V and King Philip II of Spain. Reluctant bishop of Badajoz, Spain on 27 May 1562. Reluctant archbishop of Valencia, Spain on 3 December 1568, serving for over 40 years. Ordered the deportation of all Moors from his see in 1609. Made viceroy of Valencia by King Philip III. Founded the College of Corpus Christi at Valencia. Friend of Saint Nicholas Factor, and his testimony was used in Nicholasbeatification investigation.

Born

20 March 1532 at Seville, Spain

Died

6 January 1611 at the College of Corpus Christi, Valencia, Spain following a long illness

Venerated

8 December 1759 by Pope Clement XIII (decree of heroic virtues)

Beatified

18 September 1796 by Pope Pius VI

Canonized

12 June 1960 by Pope John XXIII

Additional Information

Saints of the Day, by Katherine Rabenstein

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

other sites in english

Catholic Online

Hagiography Circle

Wikipedia

images

Wikimedia Commons

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Ökumenisches Heiligenlexikon

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“Saint Juan de Ribera“. CatholicSaints.Info. 27 June 2023. Web. 24 August 2026. <https://catholicsaints.info/saint-juan-de-ribera/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-juan-de-ribera/

San Giovanni de Ribera

Gregorio Ferro (1742–1812), Beato Juan de Ribera, 1796, 210 x 138, University of Salamanca


St. John de Ribera

Feastday: January 6

Birth: 1532

Death: 1611

Archbishop and Vice-roy of Valencia, Spain. He was the son of the duke of Alcala, and was born in Seville, Spain. Ordained a priest in 1557, he became archbishop in 1568, serving for more than four decades until he died on January 6, in Valencia. John ordered the Moors deported from his see. He was revered by Pope Pius V and King Philip II of Spain. Pope John XXIII canonized him in 1959.

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=3974

San Giovanni de Ribera

Catedral de San Juan Bautista, Badajoz


John of Ribera (Rivera) B (AC)

Born in Seville, Spain, in 1532; died in Valencia, Spain, on January 6, 1611; beatified in 1796; canonized in 1960.

John was the son of Peter de Ribera, the duke of Alcalá (one of the highest grandees in Spain), and viceroy of Naples, Italy. More importantly, Duke Peter was a devout Christian and raised his son in Christian values. John was educated at the university of Salamanca and ordained to the priesthood in 1557. He remained at Salamanca as professor of theology.

His gifts became widely known and gained him the esteem of Pope Pius V and Philip II of Spain. Much to his dismay, John was appointed bishop of Badajoz in 1562. For six years he discharged his duties admirably and with such zeal that he was then transferred to the archbishopric of Valencia, again against his wishes. A few months later, filled with consternation at the languid faith and relaxed morals of the province, which was the stronghold of the Moriscos, he wrote begging to be allowed to resign, but the pope would not consent. For the next 42 years until his death, the archbishop struggled to support cheerfully a load of responsibility that almost crushed him. In his old age, that burden was increased with the added dignity of viceroy of that province imposed upon him by Philip III.

Archbishop John viewed with intense alarm what he regarded as the dangerous activities of the Moriscos. He was one of the advisers who were mainly responsible for the edict of 1609 which enforced their deportation from Valencia. He died after a log illness, patiently borne, at the College of Corpus Christi, which he himself had founded and endowed. Many miracles were attributed to his intercession.

Although not everyone regards him as an enlightened statesman, each should admire his conscientious devotion to duty and his heroic patience in bearing the responsibilities of his office. It was these qualities that were recalled in the decree of beatification. It pronounced upon him the personal virtues and miracles of a servant of God; however, it does not constitute an approbation of all his public acts or of his political views (Benedictines, Walsh). 

SOURCE : https://catholicsaints.info/saints-of-the-day-john-of-ribera-rivera/

San Giovanni de Ribera


Saint of the Day – 6 January – Saint Juan de Ribera (1532-1611)

Saint of the Day – 6 January – Saint Juan de Ribera (1532-1611) Archbishop and Viceroy of Valencia, Latin Patriarchate of Antioch, Commander in Chief, President of the Audiencia and Chancellor of the University of Valencia.

Juan de Ribera’s father was Pedro Afán de Ribera, Viceroy of Naples and Duke of Alcala. His mother died when he was very young.

He studied at the University of Salamanca and was ordained as Priest in 1557, Pope Pius IV appointed him Bishop of Badajoz on 27 May 1562 at the age of 30. There he dedicated himself to teaching the Catechism to Roman Catholics and counteracting Protestantism.

He was appointed as the Archbishop of Valencia on 3 December 1568. In 1599 he consecrated Alfonso Coloma as Bishop of Barcelona. King Philip III of Spain later appointed him Viceroy of Valencia in 1602 and thus he became both the religious and the civil authority. In this role he founded the Museum of the Patriarch, known among Valencians as the College of Saint John, entrusted to the formation of Priests according to the spirit and the dispositions of the Council of Trent.

As Archbishop, Ribera dealt with the issue of Valencia’s large Morisco population, descendants of Muslims who converted to Christianity at threat of exile. The Moriscos had been kept separate from the main population by a variety of decrees that prohibited them from holding public office, entering the Priesthood, or taking certain other positions; as a result, the Moriscos had maintained their own culture rather than assimilated. Some of them did, in fact, still practice forms of crypto-Islam. He finally ordered the deportation of all Moors from his See in 1609.

Efforts to Canonise Ribera, who himself had been active in attempting the cause of St Ignatius of Loyola and his testimony was used in the cause of St Nicholas Factor, began shortly after his death. Various admiring biographies of Ribera were published. He was Beatified on 18 September in 1796 by Pope Pius VII and Canonised on 12 June 1960, by Pope John XXIII.

Author: AnaStpaul

Passionate Catholic. Being a Catholic is a way of life - a love affair "Religion must be like the air we breathe..."- St John Bosco Prayer is what the world needs combined with the example of our lives which testify to the Light of Christ. This site, which is now using the Traditional Calendar, will mainly concentrate on Daily Prayers, Novenas and the Memorials and Feast Days of our friends in Heaven, the Saints who went before us and the great blessings the Church provides in our Catholic Monthly Devotions. This Site is placed under the Patronage of my many favourite Saints and especially, St Paul. "For the Saints are sent to us by God as so many sermons. We do not use them, it is they who move us and lead us, to where we had not expected to go.” Charles Cardinal Journet (1891-1975) This site adheres to the pre-Vatican II Catholic Church and all her teachings. . PLEASE ADVISE ME OF ANY GLARING TYPOS etc - In June 2021 I lost 100% sight in my left eye and sometimes miss errors. Thank you and I pray all those who visit here will be abundantly blessed. Pax et bonum! View All Posts

SOURCE : https://anastpaul.com/2021/01/06/saint-of-the-day-6-january-saint-juan-de-ribera-1532-1611/

San Giovanni de Ribera

Estatua sedente de San Juan de Ribera (1896), obra de Mariano Benlliure. Claustro del Real Colegio del Corpus Christi (Colegio del Patriarca) de Valencia.

Monument to Juan de Ribera (cloister of the Reial Col·legi del Corpus Christi)


San Giovanni de Ribera

6 gennaio

Siviglia, 27 dicembre 1532 - 6 gennaio 1611

Martirologio Romano: A Valencia in Spagna, san Giovanni de Ribera, vescovo, che svolse anche la funziona di viceré e, devoto della santissima Eucaristia e difensore della verità cattolica, educò il popolo con solidi insegnamenti.

In un periodo confuso e drammatico della storia della Chiesa, come fu quello della Riforma Protestante, lo Spirito Santo suscitò una straordinaria fioritura di santi, artefici della rinascita spirituale sancita dal Concilio di Trento: San Giovanni de Ribera fu, per la Spagna, uno di questi. 

Nacque a Siviglia il 27 dicembre 1532 da illustre e importante famiglia, il padre Pedro era Duca di Alcalà, Vice Re di Catalogna e, per quattordici anni, Vice Re di Napoli; i Ribera si distinguevano per la generosità verso i poveri. Destinato alla carriera ecclesiastica, Giovanni ricevette all’età di dodici anni la tonsura. Dopo gli studi umanistici, si iscrisse all’Università di Salamanca e, alla cattedra di illustri prelati, conseguì la laurea in teologia. Ordinato sacerdote nel 1557, per cinque anni fu insegnante: era in pieno svolgimento il Concilio di Trento. Nel 1562, con dispensa papale perché aveva solo trent’anni, grazie alla posizione del padre e su interessamento del Re Filippo II, Papa Pio IV lo nominò Vescovo di Badajoz. Ebbe iniziò così un’instancabile attività pastorale che durerà tutta la vita. Visitò le varie parrocchie della diocesi e convocò un sinodo, secondo l’energico programma del Concilio. Le sue attenzioni erano anche rivolte ai poveri, destinando in elemosine parte del proprio patrimonio. Suoi consiglieri erano S. Giovanni d’Avila e Padre Luigi de Granata. Tanto zelo spinse S. Pio V, nel concistoro del 30 aprile 1568, a promuovere Giovanni de Ribera Patriarca di Antiochia e, due mesi dopo, Arcivescovo della grande diocesi di Valencia, dove era ancora vivo il ricordo di S. Tommaso da Villanova. Il neo-arcivescovo aveva solo trentasei anni.

Valencia, per un lungo periodo in mano araba, fu riconquistata definitivamente dai cristiani nel XIII secolo. Era però la roccaforte dei moriscos, i discendenti degli arabi solo nominalmente cristiani. Questi erano mal visti anche perché, essendo loro vietati gli impieghi pubblici, si erano notevolmente arricchiti con le attività commerciali legate alla scoperta del nuovo mondo. Giovanni trovò dunque una situazione complessa. Dopo qualche mese fu sul punto di ritirarsi, ma il Papa lo esortò a continuare: guiderà la diocesi per quarantadue anni e i frutti saranno grandi, soprattutto dopo la sua morte. Nessun ambito ecclesiale venne trascurato. Conobbe personalmente tutti i sacerdoti della diocesi, puntando molto sulla loro elevazione teologica e morale, a quei tempi estremamente necessaria. A tale scopo organizzò sette sinodi e scrisse molte lettere pastorali. Fece undici volte la visita completa di tutte le parrocchie, di cui duecentonovanta rurali, adattandosi alle situazioni più disagiate. Fu esigente con se stesso imponendosi, di nascosto, molte discipline. Il suo collaboratore testimoniò che molte volte non riposava neppure di notte. Uomo di intensa preghiera, era molto devoto dell’Eucaristia e, in suo onore, costruì una bellissima chiesa-monumento, affiancandovi un seminario. Aprì un collegio per i nobili, dove studiarono i più importanti uomini del tempo, ma era spesso visto catechizzare i bambini nella pubblica piazza. Provvide ai poveri ma, vista la sua indole modesta, senza alcuna ostentazione. Ottimo esegeta e studioso della Sacra Scrittura, meritò da Padre De Granata l’appellativo di “perfetta immagine del predicatore evangelico”. Amante delle arti, commissionò alcuni dipinti a El Greco.

Dal 1602 al 1604 venne nominato Vice Re di Valencia e Capitano Generale della Città per contrastare la piaga del brigantaggio. In quegli anni si cercava di uniformare la società composta da cristiani, giudei e mussulmani, imponendo a questi ultimi la conversione. Il De Ribera si adoperò a tale scopo, senza però alcun risultato e Filippo III, nel 1609, ne decretò l’espulsione. Fu un errore anche politico ed economico, da valutare, però, con la mentalità di quei tempi. San Giovanni favorì costantemente le congregazione religiose, il cui ruolo considerava molto importante: sorsero in diocesi ben trentatre conventi. Ebbe rapporti con molti santi suoi contemporanei: S. Carlo Borromeo, S. Francesco Borgia, S. Lorenzo da Brindisi, S. Pasquale Baylon, S. Luigi Bertran, S. Teresa di Gesù, S. Pietro d’Alcantara, S. Salvatore da Horta, S. Alfonso Rodriguez, S. Roberto Bellarmino, B. Gaspare de Bono, B. Nicolas Factor, B. Andrean Hibernon, oltre che S. Pio V e S. Giovanni d’Avila. 

Morì il 6 gennaio 1611, all’età di settantanove anni, nel Collegio Corpus Christi, e fu seppellito nell’adiacente chiesa monumentale. Immediata fu la fama di santità. Iniziò il processo per la sua glorificazione che lo vide dichiarato beato nel 1796 e poi canonizzato, dal Beato Giovanni XXIII, il 12 giugno 1960. 

PREGHIERA

O Signore, 

che hai reso mirabile San Giovanni de Ribera, 

Vescovo e Confessore, 

per il suo zelo pastorale 

e per il suo amore al Divin Sacramento del Tuo Corpo 

e del Tuo Sangue fa, Te ne preghiamo, 

che per sua intercessione siamo sempre partecipi 

dei frutti della Tua redenzione. 

Tu che vivi e regni con Dio Padre, 

nell’unità dello Spirito Santo, 

per i secoli dei secoli. 

Amen.

Autore: Daniele Bolognini

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/92333

San Giovanni de Ribera

Retrato de Juan de Rivera. Libro «Retratos de Españoles ilustres» publicado por la Real Imprenta de Madrid. Según la información brindada en el prólogo, las imágenes contenidas y los textos fueron realizados por distintos autores. 1791


Giovanni de Ribera

(1532-1611)

Beatificazione:

- 18 settembre 1796

- Papa  Pio VI

 Celebrazione

Canonizzazione:
- 12 giugno 1960

- Papa  Giovanni XXIII

- Basilica Vaticana

 Celebrazione

Memoria Liturgica:
- 6 gennaio

Per 42 anni Arcivescovo di Valencia, svolse anche la funziona di viceré e, devoto della santissima Eucaristia e difensore della verità cattolica, educò il popolo con solidi insegnamenti

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0106.shtml

"Per una legge naturale dello spirito, chi possiede la santità raccoglie molto spesso la fiducia di tutti"

Juan de Ribera nacque a Siviglia nel 1532, figlio di Pedro Enríquez y Afán de Ribera, duca di Alcalá e marchese di Tarifa, compì gli studi canonici, di arte e teologia, nell'università di Salamanca, dove ebbe come professori i grandi maestri del tempo: Domingo de Cuevas, Pedro de Sotomayor, Domingo de Soto e Melchor Cano. Ordinato sacerdote e conseguita la laurea in teologia, mantenne una stretta amicizia con i domenicani e i gesuiti e un rapporto epistolare con san Juan de Avila.

Il padre fu nominato viceré di Napoli e mantenne sempre rapporti cordiali con Pio iv. Fu proprio questo Papa a nominare Juan vescovo di Badajoz nel 1562, a meno di trent'anni, con una dispensa dall'età canonica per ricevere la consacrazione episcopale. Entrò prestissimo in contatto con fra Luis de Granada, che lo mise a sua volta in contatto con san Carlo Borromeo, con il quale ebbe uno scambio di lettere sul comune impegno ad applicare la riforma del concilio di Trento. San Pio v ebbe in grande considerazione il giovane vescovo di Badajoz e nel concistoro del 30 aprile 1568 gli concesse il titolo di patriarca di Antiochia. Due mesi dopo lo nominò arcivescovo di Valencia.

La riforma del clero fu il tema fondamentale del ministero di Juan de Ribera. Nella sua azione favorì gli ordini religiosi contribuendo alla fondazione delle agostiniane scalze e della provincia cappuccina di Sangre de Cristo. Filippo III nel 1602 lo nominò viceré e capitano generale di Valencia, incarico che seppe svolgere con maestria, reprimendo il banditismo e la corruzione. Il rapporto di Juan de Ribera con i mori racchiude vari e controversi aspetti, essendo la «questione moresca» uno dei temi più appassionanti della storia della Spagna e uno dei più studiati.

Per il culto solenne al Santissimo Sacramento fondò il Real Colegio Seminario de Corpus Christi (detto Collegio del Patriarca), uno dei monumenti più importanti dal punto di vista artistico e culturale della città di Valencia. Il patriarca per il suo Collegio volle imitare il Palazzo della Cancelleria di Roma e cercò di riprodurne la forma architettonica, con la chiesa incorporata nello stesso edificio, come quella di San Lorenzo in Damaso.

Questo Real Colegio e il culto sontuoso della sua cappella, tanto elogiati da Baltasar Gracián, hanno perpetuato fino ai nostri giorni la memoria del patriarca, al quale fra Luis de Granada dedicò la Vida del maestro Ávila.

Morì a Valencia il 6 gennaio 1611.

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/giovanni-de-ribera.html

San Giovanni de Ribera

Imatge de Sant Joan de la Ribera a l'església de Sant Miquel de Burjassot.

Imagen de San Juan de Ribera en la iglesia de San Miguel de Burjasot.


DISCORSO DEL SANTO PADRE GIOVANNI XXIII
AL TERMINE DELLA LETTURA
DEI DECRETI CHE APPROVANO
I MIRACOLI DEL BEATO JUAN DE RIBERA
E LA EROICITÀ DELLE VIRTÙ
DEL SERVO DI DIO
FRANÇOIS-XAVIER DE MONTMORENCY-LAVAL

Sala del Concistoro

Domenica, 28 febbraio 1960

Venerabili Fratelli e diletti figli!

L'odierna circostanza, per diversi motivi, merita di essere sottolineata in modo particolare. Infatti due Cause di Beatificazione e Canonizzazione ricevono oggi il suggello felice di un lungo periodo di studi e di processi.

L'una, del Beato Giovanni de Ribera, Arcivescovo di Valenza, giunge ad un lietissimo traguardo; e la lettura del Decreto sui miracoli, attribuiti alla sua intercessione, apre definitivamente la via alla sua Canonizzazione. L'altra, del Servo di Dio Francesco de Montmorency-Laval, primo Vescovo di Québec, ottiene a sua volta il fausto coronamento di pazienti e scrupolose ricerche : ed infatti il Decreto su l'eroicità delle virtù del Servo di Dio fa bene sperare circa il proseguimento della Causa medesima.

Dunque, due tappe importanti su la lunga via che la Chiesa segue, talora anche per secoli interi, prima di proporre gli esempi di santità di suoi figli insigni.

Ma quello che rende ancora più cara al Nostro cuore l'odierna circostanza è il fatto — certo non voluto, ma tanto più significativo — che si tratta di due Vescovi, di due Pastori, per i quali le parole ispirate di Pietro e di Paolo si sono tradotte in realtà viva, e vissuta, e sofferta: pascite qui in vobis est gregem Dei, providentes non coacte sed spontanee secundum Deum: neque turpis lucri gratia, sed voluntarie: neque ut dominantes in cleris, sed forma facti gregis ex animo [1]; attendite vobis, et universo gregi, in quo vos Spiritus Sanctus posuit episcopos regere Ecclesiam Dei, quam acquisivit sanguine suo [2].

Queste due figure, vissute ad un secolo di distanza l'una dall'altra, ma accomunate oggi nel fulgore della loro vita esemplare in un rito denso di significato, e di preannunzi faustissimi, hanno un alto insegnamento da dare.

Guardate il Beato Giovanni de Ribera: a trent'anni nel vigore della giovinezza, maturata in un esercizio continuo di carità e di ministero, è eletto Vescovo di Badajoz, e sei anni dopo promosso Patriarca di Antiochia e Arcivescovo di Valenza. Nel benefico irradiamento del Concilio di Trento, terminato giusto in quegli anni, il novello Vescovo si dedica instancabilmente, e senza riserve, alla sua missione pastorale. L'applicazione dei Decreti Conciliari è il fermo programma del suo episcopato, e in questa luce si colloca la sua meravigliosa attività: celebra ben sette Sinodi, edifica Chiese materiali, ma più ancora quelle spirituali, le anime; e, pensando alla cura del Clero — prima preoccupazione dei Padri del Concilio perchè in essa sta il segreto della trasformazione etica e religiosa del popolo cristiano — ne fa oggetto di cure gelose, culminanti nella fondazione del Collegio « Corpus Christi », da lui dotato, con gusto da mecenate, di manoscritti e di libri rari.

Il suo zelo fece brillare la sua luce davanti agli uomini [3]: e per tale efficacia di lavoro pastorale è lecito accostare la sua figura a quella del suo grande contemporaneo, ed amico, si può dire, S. Carlo Borromeo. Quale intima soddisfazione proviamo nel ricordare questi nomi, nel rievocare tali eventi, che per tanti aspetti richiamano popolo cristiano — ne fa oggetto di cure gelose, culminanti nella fondazione del Collegio « Corpus Christi », da lui dotato, con gusto da mecenate, di manoscritti e di libri rari.

Quale intima soddisfazione proviamo nel ricordare questi nomi, nel rievocare tali eventi, che per tanti aspetti richiamano i tempi nostri: e con quale speranza Ci rivolgiamo al Beato Giovanni, affinché, pregando con Noi per l'applicazione del Sinodo Romano e la preparazione del Concilio, Ci ottenga da Dio la grazia di una novella fioritura di santità, nella Nostra Roma e nella Chiesa universale!

Considerate, poi, il Servo di Dio Francesco di Montmorency-Laval. Appartiene a una nobile famiglia di Francia, ha davanti a sè un avvenire promettente di soddisfazioni umane. A 25 anni è grande Arcidiacono della diocesi di Evreux, e potrebbe aspirare a qualcuno dei maggiori Vescovadi della sua terra. Ma la vocazione sacerdotale, da lui seguita con ogni fermezza e con pietà profonda fin dal suo primo sbocciare, significava per lui dedizione completa a Dio e alle anime. A distanza di un secolo, il Concilio Tridentino continuava ad incidere profondamente nelle anime sacerdotali, suscitando nella Francia del sec. XVII frutti meravigliosi e fecondi. Montmorency-Laval aspira a qualcosa di grande, ma nel senso del Vangelo, non della affermazione dell'umana e familiare ambizione: le nuove terre, aperte alla evangelizzazione, lo attirano, le Missioni lo incantano. A trentasei anni approda in Canada: Vicario Apostolico dapprima, Vescovo di Québec di poi, lavora strenuamente per un trentennio, come buon soldato di Gesù Cristo [4]. È un animatore instancabile di opere: anch'egli dedica le sue prime sollecitudini all'educazione del Clero, fondando quel Seminario di Québec, che, affiliato al Seminario delle Missioni Estere di Parigi, operò in profondità nella vita religiosa e culturale del paese, dando poi origine alla celebre Università, che da Laval prende il nome. Organizza il ministero tra i bianchi, e la missione tra gli indiani, di cui difese con energia i diritti in varie circostanze, anche resistendo ed opponendosi lealmente all'autorità civile; e fu fermo difensore dei diritti della Sede Apostolica.

Quale statura di uomo e di Vescovo! Ben degna dell'odierno riconoscimento, che a lui viene dopo più di due secoli e mezzo dalla morte!

Venerabili Fratelli e diletti figli! Voi comprendete la Nostra soddisfazione, che si esprime in sentimenti di gratitudine per averCela preparata col vostro lavoro. La tappa di oggi, oltre ad essere lietamente auspicale per le due Cause, è di fausta promessa e di incoraggiamento per la Chiesa di Dio : perchè il porre solennemente sul candelabro queste due lampade ardenti avrà per effetto di produrre sempre più generosi propositi di santità nel Clero e nel popolo cristiano.

E per intercessione del Beato Giovanni e del Servo di Dio Francesco, Noi eleviamo al Signore una fervida preghiera: ut Ecclesiam tuam sanctam regere et conservare digneris; ut nosmetipsos in tuo sancto servitio confortare et conservare digneris; ut cuncto populo christiano pacem et unitatem largiri digneris. Te rogamus, audi nos!

In pegno delle celesti predilezioni su di voi e su quanti vi sono cari per legami di sacro ministero, di carità e di famiglia, Ci è gradito porre di gran cuore il suggello della Nostra paterna Apostolica Benedizione.

[1] 1 Petr. 5, 2-3.

[2] Act. 20, 28.

[3] Cfr. Matth. 5, 16.

[4] 2 Tim. 2, 3

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La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-xxiii/it/speeches/1960/documents/hf_j-xxiii_spe_19600228_ribera-laval.html

San Giovanni de Ribera

Salvador Martínez Cubells (1845–1914), San Juan de Ribera, 1865, 50 x 40, Museo del Prado. Depositado en el Institute of Spain.  Retrato de San Juan de Ribera (1532-1611), que fue patriarca latino de Antioquía, arzobispo y virrey de Valencia y obispo de Badajoz. Esta obra del Museo del Prado es una copia decimonónica ejecutada por Salvador Martinez Cubells del retraro original que Juan de Sariñena pintó de San Juan de Ribera en el año 1611 y que aún se conserva en la catedral de Valencia.


SU DI LUI

Pio VI lo beatificò il 18 settembre 1796. Giovanni XXIII, che lo canonizzò, commentò così nel suo diario: «12 giugno (1960). SS.ma Trinità. Canonizzazione di San Giovanni de Ribera, Arcivescovo di Valencia. La cerimonia in San Pietro è riuscita solennissima. Io pronunciai l'omelia in latino sul testo preparato dal nuovo Segretario Mons. Amleto Tondini. Buon latino, però con tutti i verbi in fine di periodo. Nel pomeriggio vibrante ritrovo dei pellegrini spagnoli nell'Aula delle Benedizioni. Io lessi poche parole in lingua spagnola. Un finimondo di letizia e di entusiasmo religioso. Veramente edificanti. Poi ricevetti nella mia Biblioteca tutti i Cardinali, Arcivescovi e Vescovi spagnoli. Grande e nobile incontro con onore, con affetto, con vivo entusiasmo. Che il nuovo Santo mi protegga. Ho unito stamane il suo ritratto coi Santi Pastori di anime, S. Carlo (Borromeo) e S. Gregorio (Barbarico), che mi sono familiari. Faustissima dies » ( Pater amabilis. Agende del pontificato , 1958-1963 , Bologna 2007, p. 126).

In un'altra pagina del suo diario, Giovanni XXIII annotò la frase di Juan de Ribera: «Per una legge naturale dello spirito, chi possiede la santità raccoglie molto spesso la fiducia di tutti» ( ibidem, p. 62). Sappiamo inoltre che il Papa aveva a sua disposizione gli scritti del nuovo santo, preparati dalla Postulazione della Causa, e che in seguito ricorse alla biografia critica scritta da Ramón Robres, professore di storia ecclesiastica del Seminario metropolitano di Valencia ( San Juan de Ribera, un obispo según el ideal de Trento  Barcellona, 1960). Questa opera fu consegnata personalmente al Papa dall'autore durante la cerimonia di canonizzazione.

Nel discorso rivolto ai pellegrini spagnoli il beato Giovanni XXIII disse: «San Juan de Ribera è parte integrante della magnifica costellazione di santi della feconda terra ispana» ( Discorsi, messaggi, colloqui del Santo Padre Giovanni XXIII , ii, p. 412) poiché mantenne rapporti con molti del suo tempo: Luis Bertrán, Francisco de Borja, Pedro de Alcántara, Pascual Bailón, Alonso Rodríguez, Teresa de Jesús, Roberto Bellarmino e Lorenzo da Brindisi. Il Papa sottolineò «l'intimità epistolare del nuovo santo con san Carlo Borromeo, la cui figura ci è tanto familiare perché celebrò sinodi, edificò chiese e si dedicò alla vera riforma della Chiesa. Dai modelli di questi due santi, diceva Padre Luis de Granada, dovrebbero farsi guidare tutti i prelati della Cristianità», e chiese la loro intercessione «per celebrare con frutto il Concilio Vaticano II, al quale abbiamo consacrato quello che il Signore ci concederà di vita» ( ibidem , p. 413).

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/giovanni-de-ribera.html


Den hellige Johannes de Ribera (~1532-1611)

Minnedag:

6. januar

Den hellige Johannes de Ribera [Rivera] (sp: Juan) ble født omkring desember 1532 (den 20. mars 1533?) i Sevilla i Spania. Han kom fra en adelig familie, og hans far Pedro Afan de Ribera var en av de fremste grandes i Spania. Han ble gjort til hertug av Alcalá, men han hadde allerede mange andre titler og viktige embeter. For eksempel regjerte han Napoli i fjorten år som visekonge. Men fremfor alt var han en høyst rettskaffen og from kristen.

Johannes ble derfor beundringsverdig oppdratt, og han studerte filosofi, teologi og kirkerett ved universitetet i Salamanca. I 1557 ble han presteviet som 24-åring. Deretter ble han professor i teologi i Salamanca. Hans dyktighet ble snart kjent og det gjorde at både den hellige pave Pius V (1566-72) og kong Filip II av Spania (1556-98) ble oppmerksomme på ham. I 1562 ble han til sin forferdelse utnevnt av paven til biskop av Badajoz i det sørvestlige Spania nær grensen til Portugal. Hans plikter som biskop ble utført samvittighetsfullt og med glød, og seks år senere ble han i 1568, etter ønske fra både kongen og paven, motvillig tvunget til å akseptere verdigheten som erkebiskop av Valencia og titular-patriark av Antiokia.

Dette var et vanskelig og ansvarsfullt embete. Valencia hadde vært en av de store mauriske kongedømmene i Spania, midlertidig gjenvunnet til kristenheten på 1000-tallet av El Cid, men tapt igjen og endelig vunnet tilbake på 1200-tallet. Da Johannes ble utnevnt til erkebiskop, var det gått rundt 70 år etter gjenerobringen av det siste mauriske kongedømmet, Granada, og etableringen av Inkvisisjonen i Spania. Sevilla var støttepunktet for de såkalte moriscos, som var de tvangsomvendte og nominelt kristne etterkommerne etter maurerne.

Før 1492 hadde Spania vært et rasemessig blandet samfunn med tre religioner: kristendom, islam og jødedom. Etter 1492 ble det gjort et forsøk på å tvinge gjennom uniformering ved å utvise jøder og muslimer som ikke aksepterte å bli døpt. Men de som ble døpt, ble Nuevos cristianos, «nye kristne» og kunne mistenkes for kjetteri ned til fjerde generasjon etter deres angivelige omvendelse. Frie yrker og offentlige embeter var lukket for dem, og de var annenklasses innbyggere. Dette fikk de «gamle kristne» til å prise ære og rent blod over alle ting og lot jødene og moriscos i praksis gjøre alt arbeidet, noe som i sin tur gjorde dem rike, noe som utløste bitterhet og fiendskap.

Erkebiskopen så med sterk uro på det han betraktet som moriscos' farlige aktiviteter. Deres mangel på ekte tro og deres fremmede moralkode, så annerledes enn den Johannes hadde kjent i det gamle kristne Castilla, forferdet og deprimerte ham så mye at han bare seks måneder etter sin utnevnelse skrev til paven og tryglet om å få trekke seg fra embetet, men pave Pius V gikk ikke med på det.

I 42 år, helt til sin død i 1611, kjempet Johannes for trøstig å bære byrdene av ansvaret som nesten knekket ham. På hans gamle dager ble byrden økt med embetet som visekonge av provinsen Valencia, som ble påtvunget ham av kong Filip III (1598-1621). Han avholdt mellom 1578 og 1599 seks synoder for å gjennomføre beslutningene fra konsilet i Trient (Trento). Han bygde en rekke kirker, og i tillegg grunnla han kollegiet Corpus Christi i Valencia for utdannelse av sekularprester. I 1605 vigslet han kollegiets kirke. Han utstyrte kollegiet med et bibliotek, hvor det befinner seg verdifulle manuskripter.

Johannes' beslutninger og synspunkter var ikke alle preget av det samme nivå av opplysning som preget hans personlige dyder, og vi må huske at saligkåringsdekretet uttaler seg bare om de personlige dydene og miraklene til den Guds tjener som blir æret, og består ikke i noen godkjennelse av alle hans offentlige gjerninger og politiske synspunkter. Men det er uansett muligens talende at han ble saligkåret og helligkåret under de senere periodene med katolsk integralisme i Spania.

Johannes betraktet arvingene etter maurernes ypperlige jordbrukssystem i den fruktbare regionen Valencia som «svamper som sugde opp alle de kristnes rikdommer». Han var ikke alene om en slik hard og økonomisk feilaktig dom, men som erkebiskop og visekonge var han i en stilling til å gjøre noe med det. Han var en av rådgiverne som hadde hovedansvaret for ediktet av 1609 som deporterte moriscos fra Valencia, et tiltak som førte til umiddelbar brutalitet i en massiv skala og en langvarig økonomisk nedgang.

Erkebiskopen levde ikke lenge etter den tragiske deportasjonen. Etter en lang sykdom som ble båret med den største tålmodighet, døde han den 6. januar 1611 i kollegiet Corpus Christi i Valencia, som han selv hadde grunnlagt og utrustet. Mange mirakler ble tilskrevet hans forbønn. Han ble saligkåret den 18. september 1796 (dokumentet (Breve) var datert den 30. august) av pave Pius VI (1775-99) og helligkåret den 12. juni 1960 av den hellige pave Johannes XXIII (1958-63). Hans minnedag er dødsdagen 6. januar, men 14. januar nevnes også.

Kilder: Attwater/Cumming, Butler, Butler (I), Benedictines, Bunson, Schauber/Schindler, Index99, KIR, CSO, Patron Saints SQPN, Infocatho, Bautz, Heiligenlexikon - Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden - Opprettet: 2000-05-07 22:57 - Sist oppdatert: 2006-01-05 23:23

SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/jribera

San Giovanni de Ribera

Briefmarken der spanischen Post zur Heiligsprechung 1960


Johannes de Ribera

spanischer Name: Juan

Gedenktag katholisch: 6. Januar

gebotener Gedenktag im Bistum Segorbe und im Erzbistum Sevilla: 7. Januar

nicht gebotener Gedenktag im Trinitarierorden

Fest im Erzbistum Valencia: 14. Januar

gebotener Gedenktag im Bistum Orihuela-Alicante: 14. Januar

gebotener Gedenktag im Bistum Salamanca und im Bistum Mérida-Badajoz: 19. Januar

Name bedeutet: Gott ist gnädig (hebr.)

Erzbischof von Valencia, Patriarch von Antiochia

* 20. März 1533 (?) in Sevilla in Spanien

† 1611 in Valencia in Spanien

Johannes de Ribera, Sohn des Herzogs von Alcalá de los Gazules und späteren Vizeköngs von Katalonien und Neapel, verlor schon als Kleinkind seine Mutter. Er studierte in Salamanca. 1557 wurde er zum Priester geweiht, 1562 zum Bischof von Badajoz ernannt. Dort widmete er sich mit ganzer Kraft, die neue Bewegung des Protestantismus zu bekämpfen und den katholischen Glauben zu fördern. 1568 wurde er zum (Titular-)Patriarchen von Antiochia und Erzbischof von Valencia ernannt; hier war er besonders mit dem Kampf gegen die Morisken - die formal zum Christentum übergetretenen Muslimen, die aber insgeheim an ihrem Glauben festhielten - beschäftigt und an der Förderung der katholischen Gemeinde. Er absolvierte in seiner Amtszeit 2715 Visitationsbesuche in seiner Diözese und hielt mehrere Synoden ab, um die Beschlüsse des Konzils von Trient durchzusetzen und so reformatorische Bestrebungen zu unterbinden.

1602 ernannte König Philipp III. Johannes zum Vizekönig von Valencia; somit war er nun sowohl der religiöse als auch weltliche Führer und dann wesentlich beteiligt am Beschluss des Königs von 1609 zur Ausweisung der letzten Morisken. Noch verbliebene Moscheen in seiner Diözese ließ er in Kirchen umwandeln, um die nicht zum Christentum übergetretenen Mauren endgültig zu vertreiben und den zum Christentum Konvertierten eine geistliche Heimat zu geben, so 1609 die Kirche in Xeraco.

Johannes hinterließ 91 von ihm verfasste Bücher mit einem Gesamtumfang von 91.000 Seiten. In Valencia gründete er ab 1586 das Priesterseminar, zudem war er ein Förderer der Kunst. Seine gegenreformatorischen Bestrebungen machten ihn zu einer der einflussreichsten Personen seiner Zeit. Papst Pius V. nannte ihn das Licht für ganz Spanien.

Kanonisation: Johannes de Ribera wurde am 18. September 1796 durch Papst Pius VI. selig- und am 12. Juni 1960 durch Papst Johannes XXIII. heiliggesprochen.

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Autor: Joachim Schäfer - zuletzt aktualisiert am 04.02.2024

Quellen:
• Vera Schauber, Hanns Michael Schindler: Heilige und Patrone im Jahreslauf. Pattloch, München 2001

• http://es.wikipedia.org/wiki/San_Juan - abgerufen am 20.07.2023

• https://es.wikipedia.org/wiki/Jaraco - abgerufen am 20.07.2023

• https://es.wikipedia.org/wiki/Juan_de_Ribera - abgerufen am 20.07.2023

korrekt zitieren: Joachim Schäfer: Artikel Johannes de Ribera, aus dem Ökumenischen Heiligenlexikon - https://www.heiligenlexikon.de/BiographienJ/Johannes_de_Ribera.htm, abgerufen am 24. 8. 2026

Die Deutsche Nationalbibliothek verzeichnet das Ökumenische Heiligenlexikon in der Deutschen Nationalbibliografie; detaillierte bibliografische Daten sind im Internet über https://d-nb.info/1175439177 und https://d-nb.info/969828497 abrufbar.

SOURCE : https://www.heiligenlexikon.de/BiographienJ/Johannes_de_Ribera.htm

San Giovanni de Ribera

Statue im Innenhof der alten Dominikanerkirche in Valencia


DISCURSO DE SU SANTIDAD JUAN XXIII
TRAS LA PROMULGACIÓN DE LOS DECRETOS SOBRE LOS MILAGROS
DEL BEATO JUAN DE RIBERA Y LA HEROICIDAD DE VIRTUDES
DE FRANCISCO DE MONTMORENCY LAVAL*

Domingo 28 de febrero de 1960

¡Venerables hermanos y queridos hijos!

La circunstancia de hoy merece ser destacada de manera particular por diversos motivos. Pues dos causas de Beatificación y de Canonización reciben hoy el refrendo feliz de un largo período de estudios y de procesos.

La primera, del Beato Juan de Ribera, Arzobispo de Valencia, alcanza una meta felicísima, y la lectura del Decreto sobre los milagros atribuidos a su intercesión abre definitivamente el camino a su Canonización. La segunda, del siervo de Dios Francisco de Montmorency Lava!, primer Obispo de Québec alcanza a su vez el fausto coronamiento de pacientes y minuciosas investigaciones; y, sin, duda, el Decreto sobre la heroicidad de las virtudes del Siervo de Dios hace esperar la continuación de dicha causa.

Dos etapas importantes, pues, en el largo camino que la Iglesia sigue, a veces durante siglos enteros, antes de proponer los ejemplos de santidad de sus hijos insignes.

Pero lo que hace aún más querida a nuestro corazón la circunstancia de hoy es el hecho —sin duda no buscado, pero tanto más significativo— de que se trata de dos Obispos, de dos Pastores, para quienes las palabras inspiradas de Pedro y de Pablo se han convertido en realidad viva, vivida y sufrida: «Apacentad el rebaño de Dios que os ha sido confiado, no por fuerza, sino con blandura, según Dios; ni por sórdido. lucro, sino con prontitud de ánimo; no como dominadores sobre la heredad, sino sirviendo de ejemplo al rebaño» (1P 5,2-3); «mirad por vosotros y por todo el rebaño, sobre el cual el Espíritu Santo os ha constituido Obispos, para apacentar la Iglesia de Dios, que Él adquirió con su sangre» (Hch 20,28).

Estas dos figuras, que vivieron a un siglo de distancia una de otra, pero unidas hoy en el fulgor de su vida ejemplar en un rito denso de significado y de felicísimos presagios, tienen una sublime lección que darnos.

Beato Juan de Ribera

Mirad al Beato Juan de Ribera: a los treinta años, en la fuerza de la juventud, madurada en una práctica constante de caridad y de ministerio, es elegido Obispo de Badajoz, y seis años después promovido Patriarca de Antioquía y Arzobispo de Valencia. Durante la benéfica irradiación del Concilio de Trento, terminado justamente en aquellos años, el nuevo Obispo se entrega incansablemente y sin reserva a su misión pastoral. La aplicación de los Decretos Conciliares es el firme programa de su episcopado, y en esta luz se sitúa su maravillosa actividad: celebra siete Sínodos, edifica iglesias materiales, pero más todavía espirituales, las almas; y pensando en el cuidado del Clero —primera preocupación de los Padres del Concilio porque en ella está el secreto de la transformación ética y religiosa del pueblo cristiano— le hace objeto de sus celosas preocupaciones que culminan en la fundación del Colegio «Corpus Christi», dotado por él, con gusto de Mecenas, de manuscritos y libros raros.

Su celo hizo brillar la luz ante los hombres (cf. Mt 5,16); y, por la eficacia de su trabajo pastoral, se puede comparar su figura con la de su gran contemporáneo San Carlos Borromeo.

Qué íntima satisfacción sentimos al recordar estos nombres, al evocar tales acontecimientos, que, en tantos aspectos, recuerdan nuestros tiempos; y con qué esperanza Nos dirigimos al Beato Juan a fin de que rogando con Nos por la aplicación del Sínodo Romano y preparación del Concilio, Nos alcance de Dios la gracia de reflorecimiento de santidad en nuestra Roma y en la Iglesia universal.

Siervo de Dios Francisco Montmorency Laval.

Considerad, después, al Siervo de Dios Francisco de Montmorency Laval. Pertenece a una noble familia de Francia, tiene ante sí un porvenir que le promete satisfacciones humanas. A los veinticinco años es Arcediano de la diócesis de Evreux, y habría podido aspirar a alguno de los más grandes Obispados de su tierra. Pero la vocación sacerdotal, que siguió con toda firmeza y profunda piedad desde su primer brote, significaba para él dedicación completa a Dios y a las almas. A un siglo de distancia el Concilio de Trento seguía ejerciendo una influencia profunda en las almas sacerdotales suscitando en la Francia del siglo XVII frutos maravillosos y fecundos. Montmorency Laval aspira a algo grande, pero en el sentido del Evangelio, no de la afirmación de la humana y familiar ambición; las nuevas tierras abiertas a la evangelización le atraen, las Misiones le encantan. A los treinta y seis años arriba a Canadá. Primero, Vicario Apostólico, después, Obispo de Québec, trabaja denodadamente durante un trienio, como buen soldado de Jesucristo (2Tm 2,3). Es un animador incansable de obras: también él dedica sus primeras solicitudes a la educación del Clero, fundando aquel seminario de Québec, que, asociado al Seminario de las Misiones Extranjeras de París, influyó profundamente en la vida religiosa y cultural del país, dando origen, después, a la célebre Universidad que toma el nombre de Laval. Organiza el ministerio entre los blancos y la misión entre los indios, cuyos derechos defendió con energía en diferentes circunstancias, incluso resistiendo y oponiéndose lealmente a la autoridad civil, y fue firme defensor de los derechos de la Sede Apostólica.

¡Qué talla de hombre y de Obispo muy digna del reconocimiento de hoy, que le llega después de más de dos siglos y medio de su muerte!

¡Venerables hermanos y queridos hijos!

Vosotros comprendéis nuestra satisfacción que se manifiesta con sentimientos de gratitud, por habérnosla proporcionado con vuestro trabajo. La etapa de hoy, además de ser un alegre presagio para las dos Causas, es una fausta promesa y aliciente para la Iglesia de Dios; puesto que, al colocar solemnemente sobre el candelabro estas dos lámparas ardientes tendrá por resultado suscitar cada vez más generosos propósitos de santidad en el Clero y en el pueblo cristiano.

Y por intercesión del Beato Juan y del Siervo de Dios Francisco elevamos al Señor una ferviente súplica: Ut Ecclesiam tuam sanctam regere et conservare digneris; ut nosmetipsos in tuo sancto servitio confortare et conservare digneris; ut cuncto populo christiano pacem et unitatem largiri digneris. Te rogamus, audi nos! (Te rogamos, Señor, que te dignes gobernar y guardar a tu Santa Iglesia; que te dignes confortarnos y conservarnos en tu santo servicio; que te dignes conceder la paz y la unidad a todo pueblo cristiano.)

En prenda de las celestiales predilecciones sobre vosotros y sobre cuantos os son queridos por vínculos del sagrado ministerio, de caridad y de familia, Nos es grato poner de todo corazón el sello de nuestra paternal Bendición Apostólica.

* Discorsi, Messaggi, Colloqui, vol. II, págs. 234-237.

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La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-xxiii/es/speeches/1960/documents/hf_j-xxiii_spe_19600228_ribera-laval.html

San Giovanni de Ribera

Francisco Domingo Marqués (1842–1920), Blessed Juan de Ribera in the expulsion of the Moors, circa 1875, , 146 x 189, Museu de Belles Arts de València.  La obra representa al prelado español San Juan de Ribera (1532-1611), interviniendo en la expulsión de los moriscos, que fueron expulsados de España en 1609, durante el reinado de Felipe III de España

Francisco Domingo Marqués: Johannes de Ribera bei der Ausweisung der Reformierten, 1864, im Museo de Bellas Artes in Valencia


CANONIZACIÓN DEL BEATO JUAN DE RIBERA

HOMILÍA DE SU SANTIDAD JUAN XXIII*

Basílica Vaticana

Solemnidad de la Santísima Trinidad

Domingo 12 de junio de 1960

El profundo misterio de la Santísima Trinidad, que con santas solemnidades celebra hoy la Iglesia Católica en todo el mundo, es, sin duda, el más grande de todos los que veneramos, pues creemos firmemente que es a la vez origen y fundamento de los otros, fuente de todas las gracias y como la síntesis de nuestra fe cristiana. Además, nuestra alma ya desde ahora se alimenta de esta dulcísima verdad con cuya contemplación seremos un día eternamente felices en el cielo; y habiendo Dios decretado que «esta comunión nuestra sea con el Padre y con su Hijo Jesucristo» (1Jn 1, 3), es natural que, mientras vivamos en este mundo, imitemos al mismo Dios a cuya imagen hemos sido creados (Gn 1, 27), en cuanto es posible a nuestra naturaleza mortal.

Por todo ello creímos oportuno elevar al honor de los altares a un hijo de la Iglesia en tan gran solemnidad. Porque, ¿quién no ve, por una parte, que este santo es obra acabada de la Trinidad y, por otra, modelo de devoción a la misma Trinidad para todos los hombres? En efecto, todos los que dieron su nombre a Cristo tienen por santo a este varón, ya que, movido por una fe tan firme, honró a su Creador con una vida intachable y con el homenaje de su adoración.

Pues bien, nadie duda de que Juan de Ribera, a quien acabamos de ceñir con la aureola de los santos, está enriquecido y adornado de estas virtudes. Su fe no sólo fue el germen de su santidad, sino también el principio de su apremiante y diligente solicitud por la salvación del prójimo.

Nació en Sevilla, de padres ilustres no sólo por su fe cristiana, sino también por la nobleza de su linaje, y desde sus más tiernos años dio muestras de singular amor a Dios, que crecía cada día más, ya elevando a Dios oraciones con asiduidad y diligencia, ya contemplando las verdades eternas. Conforme avanzaba en edad se despertaba en él con mayor vehemencia el deseo de conocer la fe. Así, se entregó con todo afán al estudio del Derecho canónico en la Universidad de Salamanca, tan célebre en todo el mundo, además de estudiar humanidades y artes. Pero lo que siempre procuró más fue profundizar en todo lo referente a nuestra santa religión, y cuanto más brillaban estas verdades en su inteligencia, tanto más se alegraba su corazón y mayor era su entrega a Dios.

Mientras cursaba estos estudios no faltaron quienes pusieron asechanzas, tanto a su inocencia como a su fe cristiana. En cuanto a su inocencia de vida pronto desenmascaró y venció tales insidias con tesón, ya apartándose de sus condiscípulos arrastrados por el incentivo de los placeres, ya elevando su mente con más ahínco hacia las cosas divinas. En lo tocante a las asechanzas contra la fe, precisamente en una época en que los seguidores de Lutero sembraban la agitación con altanería, lleno de una profunda aversión, como si fuesen ladrones de un preciosísimo tesoro, no toleró ni por un momento a su lado a quienes propalaban con audacia o malicia teorías deletéreas sobre las verdades religiosas.

Quien considere atentamente todo esto no se extrañará, por cierto, de que un hombre, insigne por tantas dotes de inteligencia y virtud, fuese llamado a ocupar cargos tan importantes, y menos aún sí extrañará que los desempeñase con tan ubérrimos frutos.

Así, pues, una vez terminados los estudios sagrados en la Universidad salmantina, habiéndole confiado el gobierno de la diócesis de Badajoz, primero, y de Valencia, después, rigió a ambas con admirable prudencia, aunque en Valencia brillaron más su santidad y prudencia precisamente porque allí encontró mayores dificultades. En estas diócesis estudiaba todas las posibilidades que hubiese para inducir al clero y pueblo a mayor austeridad de vida en plena conformidad con la fe cristiana.

Al principio, para atender a la multitud de fíeles les predicaba de tiempo en tiempo sobre las cosas de Dios con sencillas y adecuadas palabras; enseñaba en la calle a los niños los rudimentos de la doctrina cristiana; escuchaba pacientemente las confesiones en la iglesia y solía llevar él mismo el Santo Viático a lo moribundos. Luego, con toda diligencia y solicitud procuró mover a los sacerdotes para que de una vide más ordinaria se entregasen a una vida más santa, unas veces en las pláticas que con tanta condescenciencia tenía con ellos, otras en las pastorales que les dirigía y en las que los incitaba con sus consejos, razones y argumentos a la asiduidad en la oración, a soportar las adversidades, a la concordia; más aún: para echar buenos fundamentos, fundó un Colegio, al que dio sapientísimas normas. Y para atender más fácilmente a las necesidades religiosas del clero y pueblo empleó métodos valederos para todos los tiempos y muchas veces tuvo que enfrentarse, por deber, a sus Curias diocesanas y convocó siete Sínodos diocesanos, en los que trató de los principales puntos doctrinales y disciplinares en íntima conexión con la salvación de las almas.

Teniendo muy en cuenta los afanes y solicitudes de este tan esforzado y santo prelado, fácilmente se comprenderá cómo prosperarían las diócesis de Badajoz y de Valencia con este guía y maestro.

Hasta los sufrimientos que soportó con paciencia, precisamente por dicho motivo, redundaron en beneficio del pueblo confiado a él, y esto porque le edificaba con su santidad, que manifestó en primer lugar por su ardentísimo amor a Dios, especialmente al Santísimo Sacramento de la Eucaristía, después por sus virtudes probadas con preclaras obras, y, sobre todo, por su deseo de humillaciones, de pureza y su singular amor a la pobreza.

Por lo demás, su misma muerte reveló como en un espejo el ardor de su fe y amor durante todo el transcurso de su vida, pues al ver llegar el Santísimo Cuerpo de Cristo como Viático, aun hallándose sin fuerzas, se arrojó del lecho y, puesto de hinojos, hizo ardiente profesión de fe católica.

Este es, por tanto, el sublime ejemplo que nos da este hombre de Dios, que hoy —se diría— la Santísima Trinidad nos propone desde lo alto del cielo como una de sus más perfectas obras; éste es el ejemplo de este varón que se distinguió en todas las virtudes, y exhortamos a todo el pueblo cristiano, así como a los sagrados pastores, a seguir sus huellas.

Por consiguiente, a ejemplo suyo, lodos los que se han comprometido por el Sacramento del Bautismo, no sólo deben apreciar sobre todas las cosas el don de la fe y amarle más que a las niñas de sus ojos, sino que también tienen que estar dispuestos a perderlo todo, hasta la propia vida, antes que perder esta prenda de salvación eterna.

Todos se dan cuenta de que en estos tiempos muchos peligros amenazan a la fe católica; insidias de todas clases, pero especialmente de las falsas teorías propagadas en. discursos y publicaciones sobre la religión, así como la corrupción general de costumbres, que se propaga sin freno alguno y que, al mismo tiempo que la doctrina de vida espiritual, apartan sobre todo a los más jóvenes de sus buenos propósitos. Otros peligros vienen, desgraciadamente, del empleo de la violencia en más de un lugar.

Al pensar en ello no podemos impedir que nuestro pensamiento se dirija a esos afligidos países, tan queridos de Nos, donde los que tienen la autoridad, declarando abiertamente la guerra contra Dios como el peor de los enemigos, tratan de arrancar de raíz la fe de las almas de los que se entregaron al servicio de Cristo, con malos tratos unas veces, minando sus energías otras, ya con engaños, ya con amenazas, ya con castigos. ¡Qué amor y solicitud sentimos por vosotros, «porque os ha sido otorgado no sólo creer en Cristo, sino también padecer por Él!» (Flp 1, 29).

A pesar de lodo, os pedimos, queridos hijos, que no perdáis la esperanza en esta guerra tan impía. Dios, el más bondadoso de los padres, os asiste en este admirable combate que sostenéis; os asiste la Iglesia, vuestra Madre amantísima; Nos y todos vuestros hermanos elevamos a Dios nuestras plegarias y súplicas, para que podáis abrigar la esperanza de que se cumplirán en vosotros estas palabras de San Gregorio Nacianceno: «Pues no somos más débiles que aquellos jóvenes que se sintieron aliviados entre las llamas y vencieron a las fieras por la fe, hicieron frente a los peligros con prontitud de ánimo junto con su esforzada madre y más esforzado sacerdote y demostraron, a las claras que la fe es una de las cosas que ninguna fuerza humana puede vencer» (S. Greg. Nac., Oratio V contra Iulianum II, PG 35, col. 715).

Con todo, dondequiera que se os permita vivir, queridísimos hijos, imitando el ejemplo de San Juan de Ribera, tenéis que honrar vuestra fe más que con palabras con vuestros actos, porque «si deseamos tener una fe honda, es preciso llevar una vida pura, que guarde el Espíritu Santo, del que, naturalmente, proviene toda la fuerza de la fe. Es imposible mantenerse firme en la fe sin una vida pura» (S. Juan Crisóstomo, De verbis Apostoli... PG 51, col. 280).

Con estas palabras nuestro pensamiento vuelve ahora espontáneamente al dogma de la Santísima Trinidad, cuya solemnidad ilumina el día de hoy, y suplicamos con toda la Iglesia a la misma Beatísima Trinidad, en la que únicamente se apoya nuestra fe y de la que únicamente depende nuestra salvación. «¡Oh Dios todopoderoso y eterno, que con la luz de la verdadera fe diste a conocer a tus siervos la gloria de la Trinidad eterna, y adorar la unidad en el poder de tu majestad; te suplicamos nos concedas, por la firmeza de esa misma fe; que nos veamos siempre libres de toda adversidad!» (Oratio et Missa SS. Trinitatis). Amén

*  Discorsi, messaggi, colloqui, vol. II, págs. 406-410.

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La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-xxiii/es/homilies/1960/documents/hf_j-xxiii_hom_19600612.html

San Giovanni de Ribera


San Juan de Ribera

Pedro de Ribera, el padre de don Juan, fue uno de los más encumbrados grandes de España. Cuando fue elevado a duque de Alcalá, poseía ya otros muchos títulos y cargos de importancia. Durante catorce años fue virrey de Nápoles, pero sobre todo, fue un excelente y devoto cristiano. Gracias a ello, su hijo recibió una educación esmerada. La Divina Providencia parece haberse empeñado en proteger su virtud de todos los peligros, durante sus brillantes estudios en la Universidad de Salamanca. Cayendo en la cuenta de los riesgos a los que se hallaba expuesto, el santo se entregó a la penitencia y a la oración, cuando se preparaba a recibir las órdenes sagradas. En 1557, a los veinticinco años de edad, don Juan fue ordenado sacerdote. Después de unos años de impartir la enseñanza de la teología en Salamanca, fue nombrado por san Pío V, muy contra su voluntad, obispo de Badajoz, en 1562. Cumplió con gran celo y escrupulosa fidelidad sus deberes de obispo y, seis años más tarde, por voluntad de Felipe II y del mismo Sumo Pontífice, fue promovido a la dignidad de arzobispo de Valencia. Pocos meses después, desalentado por la falta de fe y las costumbres relajadas de su provincia, que era el principal reducto de los moros, escribió al Papa rogándole que aceptara su renuncia, pero el Pontífice se rehusó. Durante cuarenta y dos años, hasta su muerte, acontecida en 1611, se esforzó por soportar gozosamente el peso de una responsabilidad que le abrumaba. En sus últimos años el peso aumentó todavía más con el cargo de virrey de Valencia, que le impuso Felipe III.

El arzobispo veía con gran alarma las peligrosas actividades de los moros y judíos, cuya prosperidad material envidiaban todos. Debido a la universal ignorancia de los principios de economía política que reinaba en aquella época, Ribera consideraba a los moros como «esponjas que absorbían toda la riqueza de los cristianos». Hay que hacer notar, sin embargo, que en esto no hacía sino compartir la opinión de la época, profesada igualmente por un hombre de la talla intelectual de Cervantes. En todo caso, está fuera de duda que san Juan de Ribera fue uno de los consejeros responsables del edicto de 1609, que desterró de Valencia a los moros. Recordemos por nuestra parte, que el decreto de beatificación versa únicamente sobre las virtudes y milagros del siervo de Dios, y que no constituye una aprobación de sus actos públicos, ni de sus opiniones políticas. El arzobispo murió poco después de la tragedia de la deportación. Recluido en el colegio de Corpus Christi, que él había fundado y dotado, terminó sus días el 6 de febrero de 1611, tras una larga enfermedad soportada con gran paciencia. A su intercesión se atribuyen muchos milagros. Fue beatificado en 1796 y canonizado por S.S. Juan XXIII el 12 de junio de 1960.

SOURCE : https://archidiocesisgranada.es/noticias/san-juan-de-ribera/