Ritratto
di it:Papa Siricio nella it:Basilica di San Paolo fuori
la Mura, Roma
Médaillon
de la frise des papes à la Basilique Saint-Paul-hors-les-MursIl
s'agit d'une mosaïque du milieu du XIXe siècle représentant Sirice,
38e pape de l'Église catholique (décembre 384-26 novembre 399). Il fait partie
de la série de médaillons voulue par Grégoire XVI destinée à remplacer ceux de
l'ancienne basilique après l'incendie de 1823.
Portait
of en:Pope Siricius in the en:Basilica of Saint Paul
Outside the Walls, Rome
Medaillon, um 1848, in der Kirche San Paolo fuori le Mura in Rom
Pape (38 ème) de 384 à 399 (+ 399)
Pape qui, par ses nombreuses lettres aux Eglises d'Afrique, d'Espagne, de Gaule
et d'Italie signifiait qu'en lui "le bienheureux Pierre de Rome portait le
fardeau de tous ceux qui ont charge d'âmes". On dit que ce fut lui qui
introduisit la prière du "communicantes" dans la liturgie
eucharistique. Peut aussi s'écrire Cirice.
À Rome, au cimetière de
Priscille sur la nouvelle voie Salarienne, en 399, saint Sirice, pape, dont
saint Ambroise a fait l’éloge comme d’un maître, parce que, portant le fardeau
de tous les évêques, il leur enseigna les décisions des Pères, qu’il sanctionna
de l’autorité apostolique.
Martyrologe romain
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/133/Saint-Sirice.html
Saint Sirice (384-399)
Né à Rome. Il fut le
premier à adopter le surnom de pape.
Il prescrit le célibat
pour les prêtres et diacres. Ce fui encore qui décida que l’ordination des
prêtres ne pourrait être célébrée que par des évêques.
Sirice fut un homme
énergique qui se fit respecter de tous et en toutes circonstances.
SOURCE : http://eglise.de.dieu.free.fr/liste_des_papes_03.htms
Saint Sirice, élu pape le 1er janvier 385, fils de Tiburce, et Romain de naissance, succéda à saint Damase. Son élection fut approuvée par Valentinien Ier, qui résidait
alors à Milan. Il avait eu pour compétiteur Ursin ou Ursicin, qui avait déjà
annoncé ses prétentions sous le pontificat précédent, mais qui fut écarté tout d'une
voix. Saint Sirice ne tarda pas à justifier la
préférence qu'on lui avait donnée, en répondant à Ilimerius, évêque de Tarragone, sur plusieurs points de doctrine qu'il avait
soumis à la décision de saint Damase, avec une pureté de foi et une
fermeté de principes qui ne laissaient rien à désirer. Cette lettre est la
première des décisions de ce genre émanées de l'autorité du souverain pontife ; elle contient des
préceptes remarquables sur l'administration des sacrements du baptême, de la pénitence et de la prêtrise. Ils ont servi de base à tout ce qui a été pratiqué
depuis.
Saint Sirice eut à combattre les hérésies qui, de
son temps, affligeaient l'Eglise catholique, telles que celles des novatiens, des donatiens
et des priscillanistes. Il contribua beaucoup, avec l'empereur Théodose, à
réprimer les manichéens. Le schisme de l'Eglise d'Antioche l'affligea vivement ; et sa prudence
autant que sa fermeté contribuèrent efficacement à l'éteindre. Saint Sirice gouverna dignement l'Eglise pendant treize ans huit mois dix-neuf jours, et mourut dans une extrême vieillesse, le 03 novembre 399.
On lui reproche néanmoins de n'avoir pas conservé auprès de lui saint Jérôme,
ainsi que l'avait fait saint Damase, et de n'avoir pas poursuivi
avec assez de rigueur les erreurs d'Origène. Baronius l'accuse aussi très injustement d'avoir
négligé les choses de la foi. Toutes ces accusations ont été pleinement
réfutées. Il assembla plusieurs synodes, un à Rome, un à Capoue et un troisième à Milan.
Plusieurs de ses épîtres ont été conservées. L'Eglise honore sa mémoire le 26 novembre. Il eut pour
successeur saint Anastase Ier. (Biographie
universelle ancienne et moderne - Tome 39 - Page 413)
Sirice (384 - 399)
38e Pape de l'Eglise Catholique
Romain de naissance.
Malgré que l'anti-pape Ursin se soit mis de nouveau en avant à la mort de
Damase, Sirice fut élu pape à l'unanimité. L'empereur Valentinien II (375-392)
confirma aussitôt l'élection coupant court à d'éventuelles intrigues.
L'empereur lui offrit
même des fonds pour l'agrandissement de la basilique Saint-Paul 'extra muros',
qui reçut alors les dimensions qu'elle a aujourd'hui. C'était un pontife
expérimenté et vigoureux; mais éclipsé en son temps par la stature d'Ambroise
évêque de Milan (374-397). Il fut le premier pape à promulguer des 'décrétales'
(decretalia), directives rédigées dans le style impériale ayant force de loi
pour l'Église.
Il fut un défenseur de la
Virginité de Marie, mère du Sauveur. En 390, il encouru la colère de Saint
Jérôme (331-420), alors établi à Bethléem pour son attitude favorable à Jean et
à Rufin, évêques respectivement de Jérusalem et d'Aquilée. Rufin (345-410) pour
sa traduction d'Origène. Il fut enterré à la basilique Saint-Sylvestre. Une
colonne de cette époque placée devant la basilique Saint-Paul commémore le fait
que ce temple fut dédicacé par lui. Son nom ne se trouve pas dans la première
édition du Martyrologe romain en raison des critiques de Saint Jérôme
et de Saint Paulin de Nole. Benoît XIV décida en 1784 d'y ajouter son nom.
Vénéré par l'Église comme
saint. Fête, le 26 novembre.
SOURCE : https://www.touteslesprieres.com/en/pape.php?id=38-sirice
Siricius
384-399
Le pape Sirice succéda à
Damase 1er, et fut ainsi le trente-huitième pape.
Son père, romain,
s’appelait Tiburtius.
Siricius avait débuté
sous le pape Libère et servi sous Damase.
Il fut occupé par
différentes questions, tant en Occident qu’en Orient, validement aidé et
conseillé par l’alors évêque de Milan, saint Ambroise.
En Occident, il adressa à
l’évêque de Tarragone un document qui commence ainsi : Nous portons le
fardeau de tous ceux qui sont chargés ; ou plutôt c’est le bienheureux apôtre
Pierre qui le porte en nous. L’expression est heureuse pour illustrer la
fonction du Primat romain.
Dans la question du
priscillianisme, Sirice se prononce contre le supplice des priscillianistes,
mais accepte leur conversion et demande aux évêques espagnols de recevoir les
pénitents.
En Orient, Sirice (et Ambroise) travaillèrent à la pacification lors du schisme de Mélèce d’Antioche ; le pape condamne ensuite l’hérésie d’un certain Bonose, évêque de Naïssus dans les Balkans, qui prétendait que Marie avait eu d’autres enfants que Jésus-Christ.
Il y eut aussi une
fameuse diatribe entre saint Jérôme et Rufin à propos d’Origène ; Sirice
prudemment ne voulut pas s’immiscer dans cette querelle exégétique : il
respecta Jérôme, mais ne condamna jamais Rufin.
Sirice ordonna
trente-deux évêques, trente-et-un prêtres et seize diacres, et procéda à la
dédicace de la basilique Saint-Paul-hors-les-murs.
Il mourut le 26 novembre
399, après un pontificat de près de quinze ans et fut inhumé au cimetière de
Priscilla, sur la via Salaria.
Son successeur fut saint
Anastase 1er.
Saint Sirice est au
Martyrologe romain depuis 1748, le 26 novembre.
SOURCE : http://www.samuelephrem.eu/article-siricius-111976303.html
Biographies des papes -
Catholic Encyclopedia 1913
St Sirice Ier
Sirice naquit vers 334;
il mourut le 26 novembre 399. Sirice était natif de Rome; le nom de son père
était Tiburtius. Sirice entra dans sa jeunesse au service de l'Eglise et, selon
le témoignage de l'inscription figurant sur sa tombe, il fut lecteur puis
diacre de l'Eglise Romaine durant le pontificat de Libère (352-366). Après la
mort de Damase, Sirice fut élu à l'unanimité pour lui succéder (en décembre
384) et consacré évêque probablement le 17 décembre. Ursinus, qui avait été un
rival de Damase, était encore vivant et maintenait ses revendications.
Cependant, l'empereur Valentinien III, dans une lettre à Pinien (23 fév. 385)
donna son consentement à l'élection qui avait eu lieu et louait par ailleurs la
piété de l'évêque nouvellement élu; par conséquent, nulle difficulté n'apparut.
Aussitôt après son élévation, Sirice eut l'occasion d'affirmer sa primauté sur
l'Eglise Universelle. Une lettre dans laquelle des questions étaient posées sur
quinze différents points concernant le baptême, la pénitence, la discipline
ecclésiastique et le célibat du clergé, vint à Rome adressée au pape Damase par
l'évêque Himerius de Tarragone, en Espagne. Sirice répondit à cette lettre le 10
février 385 et donna ses instructions concernant les sujets en question,
exerçant avec pleine conscience son pouvoir d'autorité suprême dans l'Eglise
(Coustant, Epist. Rom. Pont., 625 sq.). Cette lettre de Sirice est d'une
importance capitale parce que c'est le plus ancien décret papal entièrement
conservé (édit arrêtant d'autorité des questions de discipline et de droit). Il
est cependant certain qu'avant cela des papes avaient aussi publié de tels
décrets, car Sirice lui-même, dans sa lettre, mentionne les Décrets
généraux de Libère, que ce dernier avait envoyés aux provinces; mais ces
décrets antérieurs n'ont pas été préservés. Dans le même temps le pape
enjoignit à Himerius de faire connaître ses décrets aux provinces avoisinantes,
afin qu'ils y soient observés. Ce pape eut très à cœur le maintien de la
discipline ecclésiastique et l'observance des canons par le clergé et les
laïcs. Un synode romain du 6 janvier 386, auquel participèrent quatre-vingts
évêques, réaffirma en neuf canons les lois de l'Eglise sur divers points de
discipline (consécration des évêques, célibat, etc...). Les décisions du
concile furent communiquées par le pape aux évêques d'Afrique du Nord et
probablement de la même manière à d'autres qui n'avaient pas assisté au synode,
avec l'ordre d'agir en conformité avec ces édits. Une autre lettre qui fut
envoyée à diverses églises traitait de la validité de l'élection des évêques et
des prêtres. Une lettre synodale aux évêques gallicans est attribuée par
Coustant et d'autres auteurs à Sirice, mais attribuée au pape Innocent Ier par
d'autres historiens (P.L., XIII, 1179 sq.). Dans tous ses décrets le pape parle
avec la conscience de son autorité ecclésiastique suprême et de sa charge
pastorale sur toutes les églises.
Sirice fut aussi obligé de
prendre des mesures contre les mouvements hérétiques. Un moine Romain nommé
Jovinien se mit en avant comme opposé au jeûne, aux bonnes oeuvres et au mérite
élevé de la vie célibataire. Il trouva quelques adhérents parmi les moines et
les nonnes de Rome. Vers 390-392 le pape tint à Rome un synode, auquel Jovinien
et huit de ses adeptes furent condamnés et exclus de la communion de l'Eglise.
La décision fut envoyée à St Ambroise, le grand évêque de Milan et ami de
Sirice. Ambroise tint alors un synode des évêques d'Italie du nord qui, comme
le dit la lettre, en accord avec la décision pontificale condamna aussi les
hérétiques. D'autres hérétiques, dont l'évêque Bonose de Sardica(Sofia) (390),
qui fut par ailleurs accusé d'erreurs sur le dogme de la Trinité, soutinrent la
fausse doctrine voulant que Marie ne restât pas toujours vierge. Sirice et
Ambroise s'opposèrent à Bonose et à ses adhérents et réfutèrent leurs points de
vue erronés. Le pape laissa alors à l'évêque de Thessalonique et aux autres
évêques d'Illyrie la suite des procédures à engager contre Bonose. Comme son
prédécesseur Damase, Sirice prit aussi part à la controverse Priscillienne; il
condamna fermement les accusateurs épiscopaux de Priscillien, qui avaient porté
la question devant la cour séculière et l'avaient emporté sur l'usurpateur
Maximus pour condamner à mort et exécuter Priscillien et quelques-uns de ses
adpetes. Maximus chercha à justifier son action en envoyant au pape les minutes
de l'affaire. Sirice, cependant, excommunia l'évêque Félix de Trèves qui
soutenait Ithacois, l'accusateur de Priscillien, et dans la ville duquel
l'exécution avait eu lieu. Le pape adressa une lettre aux évêques Espagnols
dans laquelle il posait les conditions sous lesquels les priscilliens convertis
devaient être réhabilités dans la communion de l'Eglise.
D'après la vie relatée
par le Liber Pontificalis, (ed Duchesne, I,216), Sirice prit aussi de
sévères mesures contre les manichéens à Rome. Cependant, comme le remarque
Duchesne, (loc.cit.notes), on ne peut déduire des écrits du converti que fut St
Augustin, qui était manichéen lorsqu'il arriva à Rome (383), que Sirice prit
des mesures particulières contre eux, car St Augustin en aurait sûrement parlé
si tel avait été le cas. La mention du Liber Pontificalis se rapporte
au pape Léon Ier. Il n'est pas probable non plus, comme le pense Langen (Gesch.
der röm. Kirche, I, 633) que les priscilliens soient sous-entendus dans cette
mention des manichéens, bien que probablement les priscilliens fussent appelés
manichéens dans les écrits de cette époque. Les empereurs d'Occident, dont
Honorius et Valentinien III, publièrent des lois contre les manichéens, qu'ils
déclarèrent être des délinquants politiques, et prirent des mesures sévères
contre les membres de cette secte (Codex Théodosien, XVI, V, lois diverses). En
Orient, Sirice intervint pour résoudre le schisme mélétien d'Antioche. Ce
schisme avait continué malgré la mort de Meletius en 381 lors du concile de
Constantinople. Les adeptes de Meletius élurent Flavien comme successeur,
tandis que les partisans de l'évêque Paulinus, après la mort de cet évêque
(388), élurent Evagrius. Evagrius mourut en 392 et par suite des dispositions
arrêtées par Flavien aucun successeur ne lui fut élu. Par la médiation de St
Jean Chrysostome et Théophile d'Alexandrie, une ambassade, emmenée par l'évêque
Acacius de Beroea, fut envoyée à Rome pour persuader Sirice de reconnaître
Flavien et de le ré-admettre dans la communion de l'Eglise.
A Rome, le nom de Sirice
est particulièrement lié à celui de la basilique érigée sur la tombe de St Paul
sur la Via Ostensis qui fut reconstruite par l'empereur comme une basilique de
cinq ailes durant le pontificat de Sirice et fut inaugurée par le pape en 390.
Le nom de Sirice se trouve encore sur un des piliers qui ne furent pas détruits
par le feu en 1823, et qui se tient maintenant dans le vestibule de l'entrée
latérale du transept. Deux de ses contemporains décrivent le caractère de
Sirice en terme peu flatteurs: Paulinus de Nola, qui lors de sa visite à Rome
en 395 fut traité de façon réservée par le pape, parle de urbici papæ
superba discretio, la politique hautaine de l'évêque Romain (Epist.,V,14). Ce
comportement du pape est cependant expliqué par le fait qu'il y avait eu des
irrégularités dans l'élection et la consécration de Paulinus (Buse, Paulin
von Nola, I, 193). Jérôme, pour sa part, parle d'un « manque de jugement
» de Sirice (Epist., cxxvii, 9) en raison de la façon dont ce dernier
traita Rufinus d'Aquileia, à qui le pape avait donné une lettre quand Rufinus
quitta Rome en 398, qui montrait qu'il était en communion avec l'Eglise. La
raison, cependant, ne justifie pas le jugement que Jérôme exprima sur le pape;
de plus, Jérôme, dans ses écrits polémiques excède souvent les limites de la
bienséance. Tout ce que l'on sait des travaux de Sirice réfute les critiques du
caustique ermite de Bethléem. Le Liber Pontificalis donne une date
incorrecte pour sa mort; il fut enterré au coemeterium de Priscille sur la Via
Salaria. Le texte de l'inscription sur sa tombe est connu (De
Rossi, Inscriptiones christ. urbis Romæ, II, 102, 138). Sa fête est
célébrée le 26 novembre. Son nom fut inséré dans le martyrologe romain par
Benoît XIV.
Liber Pontif., ed;
DUCHESNE, I, 216-17; COUSTANT, Epist. Roman. Pont., I; JAFFÉ, Reg.
Pont. Rom., I, 2nd ed, 40-42; BABUT, La plus ancienne
Décrétale (PARlS, 1904); LANGEN, Gesch. der röm. Kirche, I (Bonn,
1881), 611 sqq.; RAUSCHEN, Jahrb. der christl. Kirche (Freiburg,
1897); GRISAR, Gesch. Roms u. der Päpste, I, passim; HEFELE, Konziliengesch.,
II, 2nd ed., 45-48, 51.
J.P. KIRSCH
Tiré de "Catholic
Encyclopedia", copyright © 1913 by the Encyclopedia Press, Inc. Traduction
française : Bertrand Blochet, Mars 2000.
SOURCE : https://www.recatho.com/bibliotheque/o/blochet-bertrand--biographie-des-papes-2000/038-sirice-1.html
Pape Saint Sirice
(384-398)
En l’an 385, dans sa
lettre à l'évêque de Tarragone, le pape saint Sirice montre aussi comment la
croyance dans l'Eglise primitive rejetait toute notion de baptême de désir.
Pape Saint
Sirice, Lettre à Himérius, 385 :
« Sans vouloir cependant
amoindrir le respect sacré qui s'attache à Pâques, Nous prescrivons
d'administrer sans délai le baptême aux enfants qui, du fait de leur âge, ne
peuvent pas encore parler, ou aux personnes qui se trouvent dans une nécessité
quelconque de recevoir l’EAU du saint baptême, de peur qu'il ne s'ensuive
un détriment pour nos âmes si, par suite de notre refus de la
fontaine du salut à ceux qui le désiraient, certains mourants venaient à perdre
le Royaume et la vie. Quiconque de même se trouve menacé d'un naufrage, d'une
invasion ennemie, ou de quelque maladie mortelle, demandent ce qui dans
leur foi est leur seul aide, qu'il soit admis, aussitôt qu'il le demande, au
bénéfice de la régénération sollicitée. L'erreur jusqu'ici dans ce domaine doit
suffire ; à présent que tous les prêtres s'en tiennent à la règle susdite,
s'ils ne veulent pas être arrachés à la solidité du roc apostolique sur lequel
le Christ a construit toute l'Eglise. » [1]
[ Note de la-foi.fr :
Même si l’édition de la version française du Denzinger d’où est tirée la
citation ci-dessus a bien traduit le mot latin ‘fonte salutari’ par ‘fontaine
du salut’ – qui indique clairement la présence d’eau, elle n’a toutefois
pas écrit le mot ‘EAU’ dans la phrase ‘recevoir l’EAU du saint baptême’ . C’est
une erreur de traduction ( ou une volonté de l’auteur de ne pas confirmer cette
vérité ? ). Car la phrase originale en latin de cette portion mal traduite ‘de
recevoir le saint baptême’ est ‘opus fuerit sacri unda baptismatis’ .
Le mot latin ‘unda’ veut dire ‘eau’. http://fr.wiktionary.org/wiki/unda ]
Cette citation du pape St
Sirice est frappante car elle montre encore clairement que l’ Église primitive
rejetait la croyance du concept du baptême de désir. Le pape commence par
affirmer que le respect du temps pascal ne devrait pas être amoindri. ( Il fait
référence au fait que les baptêmes étaient historiquement conférés durant la
période pascale ). Après avoir affirmé que cette tradition devait être
maintenue, il prévient que les nourrissons et ceux se trouvant dans n’importe
quelle nécessité ou danger devaient être immédiatement baptisés pour ne pas
perdre le Royaume et la vie pour s’être fait refusés la fontaine du salut
qu’ils désiraient. Car le latin de ce passage critique ‘si, par suite de notre
refus de la fontaine du salut à ceux qui le désiraient, certains mourants
venaient à perdre le Royaume et la vie’ est ‘... ne ad nostrarum perniciem
tendat animaram, si negato desiderantibus fonte salutari exiens
unusquisque de saeculo et regnum perdat et vitam’ [2]
En d'autres
termes, l'homme qui désire le baptême d'eau et sollicite ( supplie ) la
régénération, se verra toujours refusé le ciel s'il ne le reçoit pas !
Rien ne peut rejeter plus clairement la théorie du baptême de désir ! ( ça
prouve aussi que le retard pris pour baptiser les adultes consistait à l'instruction
et à l'essai des catéchumènes ; non pas parce qu’il était cru que ces
catéchumènes pouvaient être sauvés sans baptême ).
Ce point est réappuyé par
le pape dans la seconde moitié de la citation, où il dit que lorsque ces
personnes non-baptisées : ‘demandent ce qui dans leur foi est leur seul aide,
qu'il soit admis, aussitôt qu'il le demande, au bénéfice de la régénération
sollicitée.’ Ça signifie que recevoir le baptême d'eau est la seule aide au
salut de ces personnes qui souhaitent ardemment recevoir le baptême ! Il n'y a
aucune aide au salut de ces personnes dans leur désir ou leur martyre : c’est
seulement en recevant le sacrement du baptême !
Notes :
[1] Denzinger –
Symboles et définitions de la Foi catholique – Enchiridion Symbolorum, éditions
du Cerf, 1996, référence 184.
[2] Latin dans
Denzinger – Symboles et définitions de la Foi catholique – Enchiridion
Symbolorum, éditions du Cerf, 1996, référence 184.
Frère Peter Dimond - du
livre : Hors de l’Eglise Catholique = Absolument Pas de Salut
SOURCE : http://la-foi.fr/bapteme/st_sirice.aspx
26 novembre : Saint
Sirice
Il naquit à Rome vers
l’an 334 et entra dans le clergé durant le pontificat de Libère, vers 352.
Après la mort de saint Damase Ier, il fut élu pape le 11 décembre
384. Il est le premier pape dont on conserve des décrétales authentiques. La
première d’entre elles, Directa, datée de février 385, contenait plusieurs
dispositions relatives en particulier au baptême, à la pénitence, à la
discipline ecclésiastique et au célibat du clergé.
S’appuyant sur saint Ambroise, il lutta contre les hérésies en vogue,
notamment le manichéisme. Il réunit plusieurs conciles : un en 386 pour
fixer les conditions à la réconciliation des novatiens et donatistes, un autre
en 389 pour condamner Jovinien, qui niait la virginité mariale et rejetait le
célibat et la chasteté, et un troisième en 392 pour condamner l’évêque de
Sardique Bonose, qui niait aussi la virginité de Marie.
Sirice fit par ailleurs
bâtir des églises et consacra vers l’an 390 la basilique Saint-Paul-hors-les-murs.
On rapporte par ailleurs qu’il introduisit l’oraison Communicantes dans
le Canon de la Messe. Il mourut à Rome le 26 novembre 399 ; son nom
fut ajouté au martyrologe par le pape Benoît XIV en 1748.
SOURCE : https://reinformation.tv/26-novembre-saint-sirice-calendrier/
Calcografia
in Giovanni Battista Cavalieri, Pontificum Romanorum effigies, Roma, Basa
Domenico\Zanetti Francesco, 1580. Biblioteca comunale di Trento
38e pape ; de 384 à 399
10 février 385
Lettre Directa ad decessorem
À l'évêque Himère
Donnée à Rome le 10 février 385
Prééminence et autorité doctrinale de l’évêque
de Rome
(Introduction, §1) (…) Nous ne refusons pas à ta
demande la réponse qui convient, puisque eu égard à Notre charge, Nous n’avons
pas la liberté de pouvoir dissimuler ou taire quelque chose, puisque plus qu’à
tous Nous incombe le zèle pour la religion chrétienne. Nous portons les charges
de tous ceux qui peinent, et plus encore : les porte en Nous le bienheureux
apôtre Pierre dont Nous croyons avec confiance qu’il Nous protège et Nous garde
en toutes choses comme l’héritier de son ministère…
(Chap. XV, §20) Maintenant Nous encourageons encore et
encore le propos de ta fraternité d’observer les canons et de garder les
décrets édictés, pour que ce que Nous avons écrit en réponse à ta demande, tu
fasses en sorte que cela soit porté à la connaissance de tous nos coévêques, et
non pas de ceux-là seulement qui se trouvent dans ta province ; mais ce
qui a été déterminé par Nous selon une ordonnance salutaire doit être envoyé
aussi, accompagné de ta lettre, à tous les évêques de Carthage, de la Bétie, de
Lusitanie et de Galice. Et bien qu’aucun prêtre du Seigneur n’ait la liberté
d’ignorer les décisions du Siège apostolique ou les déterminations vénérables
des canons, il pourra être néanmoins très utile et – compte tenu de
l’ancienneté de ton sacerdoce – très glorieux pour ta Charité, que ce qui t’a
été écrit à titre spécial en termes généraux soit porté, par ton souci de l’unanimité,
à la connaissance de tous nos frères : afin que qui a été édicté par Nous,
non pas de façon inconsidérée mais de façon circonspecte, avec une grande
prudence et longue réflexion, demeure inviolé, et qu’à l’avenir soit fermée la
voie des excuses, laquelle ne pourra plus être ouverte à personne auprès
de Nous.
Baptême des hérétiques
(Chap. I, §2) (Tu as fait savoir)…que beaucoup de ceux
qui ont été baptisés par les ariens impies se hâtent vers l’Église catholique,
et que certains parmi nos frères veulent les baptiser à nouveau : cela
n’est pas permis ; car que cela se fasse, l’Apôtre l’interdit
(voir Ep 4,5 ; He 6,4), les canons s’y opposent, et les décrets
généraux envoyés aux provinces par mon prédécesseur Libère d’heureuse mémoire
après l’annulation du concile de Rimini l’interdisent aussi. Nous les recevons
dans la communauté des catholiques avec les novatiens et d’autres hérétiques,
comme cela été décidé au synode, par la seule invocation de l’Esprit septiforme
et moyennant l’imposition des mains de l’évêque – ce qui est observé également
par tout l’Orient et l’Occident ; vous aussi vous ne devez pas désormais
vous écarter de ce chemin, si vous ne voulez pas être séparés de la communauté
avec nous par une sentence synodale.
La nécessité du baptême
(Chap. II, §3) Sans vouloir cependant amoindrir le
respect sacré qui s’attache à Pâques, Nous prescrivons d’administrer sans délai
le baptême aux enfants qui, du fait de leur âge, ne peuvent pas encore parler,
ou aux personnes qui se trouvent dans une nécessité quelconque de recevoir le
saint baptême, de peur qu’il ne s’ensuive un détriment pour nos âmes si, par
suite de notre refus de la fontaine du salut à ceux qui le désiraient, certains
mourants venaient à perdre le Royaume et la vie. Quiconque de même se trouve
menacé d’un naufrage, d’une invasion ennemie, ou de quelque maladie mortelle,
qu’il soit admis, aussitôt qu’il le demande, au bénéfice de la régénération
sollicitée. L’erreur jusqu’ici dans ce domaine doit suffire ; à présent
que tous les prêtres s’en tiennent à la règle susdite, s’ils ne veulent pas
être arrachés à la solidité du roc apostolique sur lequel le Christ a construit
toute l’Église.
Le célibat des clercs
(Chap. VII, § 8). Nous avons appris en effet que
beaucoup de prêtres du Christ et de lévites, longtemps après leur consécration,
ont procréé une descendance aussi bien de leur propre mariage que d’un commerce
honteux, et qu’ils défendent leur méfait en prétextant qu’on lit dans l’Ancien
Testament que la permission d’engendrer est accordée aux prêtres et aux
ministres.
(Contre cet argument le pontife romain objecte) (§ 9)
Pourquoi a‑t-il même été enjoint aux prêtres d’habiter loin de leur maison, au
temple, l’année de leur tour de service ? Pour la raison qu’ils ne
devaient avoir de commerce charnel pas même avec leurs femmes, de manière à
briller par la pureté de leur conscience et à offrir ainsi un sacrifice
agréable à Dieu.
(§ 10) C’est pourquoi après nous avoir illuminé par sa
venue, le Seigneur Jésus atteste à son tour dans l’Évangile qu’il est venu
accomplir la Loi et non l’abolir Mt 5,17. Et pour cette raison il a voulu
que la forme de l’Église dont il est l’Époux, brille de la splendeur de la
chasteté, de manière qu’il puisse la trouver… « sans tache ni ride »
(Ep 5,27) au jour du jugement, lorsqu’il viendra à nouveau. Par la loi
indissoluble de ces dispositions nous sommes tous liés, prêtres et lévites,
pour que du jour de notre ordination nous consacrions nos cœurs et nos corps à
la sobriété et à la chasteté, de sorte que nous plaisions au Seigneur notre
Dieu dans les sacrifices que nous offrons quotidiennement.
Sirice, Pape.
Texte latin de la lettre
EPISTOLA DECRETALIUM SIRICII PAPAE AD EUMERIUM
TERRACONENSEM EPISCOPUM.
SIRICIUS, HIMERIO TERRACONENSI EPISCOPO SALUTEM.
DIRECTA AD DECESSOREM NOSTRUM sanctę recordationis
Damasum fraternitatis tuae relatione iam me in sedem ipsius constitutum, quia
sic dominus ordinavit invenit . Quam cum in conventu fratrum sollicitius
legerem, tanta invenimus quae repraehensione et correctione sint digna, quanta
optaremus laudanda cognoscere. Et quia necesse nos erat in eius labores
curasque succedere, cui per dei gratiam successimus in honorem, facto ut
oportebat primitus meae provectionis inditio, ad singula prout dominus aspirare
dignatus est consultationi tuae responsum competens non negamus. Quia officii
nostri consideratione non est nobis dissimulare, non est tacere libertas,
quibus maior cunctis christianę religionis zelus incumbit. Portamus onera
omnium qui gravantur quin immo haec portat in nobis beatus apostolus Petrus,
qui nos in omnibus ut confidimus administrationis suae protegit et tuetur
heredes.
I. DE ARRIANIS CATHOLICIS NON REBAPTIZANDIS.
Prima itaque paginę tuae fronte signasti, baptizatos
ab impiis arrianis plurimos ad fidem catholicam festinare, et quosdam de
fratribus nostris eosdem denuo baptizare velle quod non licet. Cum hoc fieri et
apostolus vetet, et canones contradicant, et post cassatum Ariminense concilium
missa ad provintias venerandae memoriae prodecessore meo Liberio generalia
decreta prohibeant. Quos nos cum Novationis aliisque hereticis sicut est in
synodo constitutum, per invocationem solam septiformis spiritus episcopalis
manus impositionem catholicorum conventui sociamus. Quod etiam totus oriens,
occidensque custodit. A quo tramite vos quoque post hac minime convenit
deviare, si non vultis a nostro collegio synodali sententia separari.
II. UT PRETER PASCHA ET PENTECOSTEN BAPTISMUM NON
CELEBRETUR.
Sequitur de diversis baptizandorum temporibus prout
unicuique libitum fuerit improbabilis et emendanda confusio, quae a nostris
consacerdotibus quod commoti dicimus non ratione auctoritatis alicuius, sed
sola temeritate praesumitur, ut passim ac libere natalitiis Christi, seu
apparitionis, necnon et apostolorum seu martyrum festivitatibus innumerae ut
asseris plebes baptismi mysterium consequantur. Cum hoc sibi previlegium et
apud nos et apud omnes ecclesias dominicum specialiter cum pentecosten suo
pascha defendat, quibus solis per annum diebus confluentibus generalia
baptismatis tradi convenit sacramenta his dumtaxat electis qui ante XL vel eo
amplius nomen dederint et exorcismis, cotidianisque orationibus atque ieiuniis fuerint
expiati, quatinus apostolica illa impleatur praeceptio ut expurgato fermento
veteri, nova incipiat esse conspersio. Sicut sacram ergo paschalem reverentiam
in nullo dicimus esse minuendam, ita infantibus qui necdum loqui potuerint per
aetatem, vel his quibus in qualibet necessitate opus fuerint sacri unda
baptismatis omni volumus celebritate succurri, ne ad nostrarum pernitiem tendat
animarum, si negato desiderantibus fonte salutari exiens unusquisque de saeculo
et regnum perdat et vitam. Quicumque etiam discrimen naufragii hostilitatis
incursum obsidionis ambiguum, vel cuiuslibet corporalis egritudinem
desperationis inciderint et sibi unico credulitatis auxilio poposcerint
subveniri, eodem quo poscunt momento temporis expetitae regenerationis premia
consequantur. Hactenus erratum in hac parte sufficiat, nunc praefatam regulam
omnes teneant sacerdotes, qui nolunt ab apostolicae petrę super quam Christus
universalem construxit ecclesiam soliditate divelli.
III. DE APOSTATIS AB ECCLESIA SEPARANDIS.
Adiectum est etiam quosdam christianos ad apostasiam
quod dici nefas est transeuntes, et idolorum cultu ac sacrificiorum
contaminatione profanatos, quos a Christi corpore et sanguine quo dudum
redempti fuerant renascendo iubemus abscidi. Et si resipiscentes forte
aliquando fuerint ad lamenta conversi his quamdiu vivunt agenda penitentia est
et in ultime fine suo reconciliationis gratia tribuenda. Quia docente
domino : Nolumus mortem peccatoris, sed ut convertatur et vivat.
IV. QUOD NON LICEAT ALTERIUS SPONSAM AD MATRIMONII
IURA SORTIRI .
De coniugali autem vetatione requisisti, si
desponsatam alii puella alter in matrimonium possit accipere. Hoc ne fiat modis
omnibus inhibemus, quia illa benedictio quam nupturae sacerdos inponit, apud
fideles cuiusdam sacrilegii instar, est, si ulla transgressione violetur.
V. DE HIS QUI ACCEPTAM PENITENTIAM MINIME SERVAVERUNT.
De his qui vero non incongrue dilectio tua apostolicam
sedem credidit consulendam, qui acta penitentia tamquam canes ac sues ad
vomitus pristinos, et ad volutabra redeuntes, et militiae cingulum, et ludicras
voluptates, et nova coniugia, et inhibitos denuo appetivere concubitus. Quorum
professam incontinentiam, generati post absolutionem filii prodiderunt. De
quibus quia iam suffragium non habent penitendi, id duximus decernendum ut sola
intra ecclesiam fidelibus oratione iungantur. Sacris mysteriorum celebritatibus
quamvis non mereantur intersint, a dominicae autem mensę convivio segregentur,
ut hac saltim districtione correpti et ipsi in se sua errata castigent, et
aliis exemplum tribuant, quatinus ab obscenis cupiditatibus retrahantur. Quibus
tamen quoniam carnali fragilitate ceciderunt viatico munere cum ad dominum
ceperint proficisci per communionis gratiam volumus subveniri, quam formam et
circa mulieres quae se post penitentiam talibus pollutionibus devinxerunt
servandam esse censemus.
VI. DE MONACHIS ET VIRGINIBUS PROPOSITUM NON
SERVANTIBUS.
Preterea monachorum quosdam atque monacharum abiecto
preposito sanctitatis, in tantam protestaris demersos esse lasciviam ut prius
clanculo velut sub monasteriorum pretextu, inlicita ac sacrilega se contagione
miscuerint. Postea vero in abruptum conscientiae desperatione producti, de
inlicitis complexibus libere filios procrearint, quod et publicę leges et
ecclesiastica iura condempnant. Has igitur inpudicas detestabilesque personas,
a monasteriorum cetu , ecclesiarumque conventibus eliminandas esse mandamus.
Quatinus retrusę in suis ergastulis, tantum facinus continua lamentatione
deflentes purificatorio possint poenitudinis igne decoqui, ut eis vel ad mortem
saltim solius misericordiae intuitu, per communionis gratiam possit indulgentia
subvenire.
VII. DE CLERICIS INCONTINENTIBUS.
Veniamus nunc ad sacratissimos ordines clericorum quos
in venerande religionis iniuriam, ita per vestras provintias calcatos atque
confusos caritate tua insinuante repperimus, ut Hieremiae nobis voce dicendum
sit : Quis dabit capiti meo aquam, aut oculis meis fontem lacrimarum, et
flebo populum hunc die ac nocte ? Si ergo beatus propheta ad lugenda
populi peccata non sibi ait, lacrimas posse sufficere, quanto nos possumus
dolore percelli, cum eorum qui in nostro sunt corpore compellimur facinora
deplorare ? Quibus praecipue secundum beatum Paulum instantia cotidiana et
sollicitudo omnium ecclesiarum indesinenter incumbit. Quis enim infirmatur et
ego non infirmor ? Qui scandalizatur et ego non uror ? Plurimos enim
sacerdotes Christi atque levitas, post longa consecrationis suae tempora tam de
coniugibus propriis, quam etiam de turpi coitu sobolem didicimus procreasse, et
crimen suum hac praescriptione defendere, qua in Veteri Testamento sacerdotibus
ac ministris generandi facultas legitur attributa. Dicat mihi nunc quisquis
ille est sectator libidinum praeceptorque vitiorum, si estimat quod in lege
Moysi passim sacris ordinibus a deo nostro laxata sunt frena luxuriae, cur eos
quibus committebantur, sancta sanctorum praemonet dicens : Sancti estote
quia et ego sanctus sum dominus deus vester ? Cur etiam procul a suis
domibus anno vicis suae in templo habitare iussi sunt sacerdotes ? Hac
videlicet ratione ne vel cum uxoribus possint carnale exercere commercium, ut
conscientiae integritate fulgentes, acceptabile deo munus offerrent. Quibus
expleto deservitionis suae tempore uxoris usus solius successionis causa fuerat
relaxatus, quia non ex alia nisi ex tribu Levi quisqua ad dei ministerium
fuerat praeceptus admitti. Unde et dominus Iesus cum nos suo inlustrasset
adventu in evangelio protestatur, quia legem venerat implere non solvere. Et
ideo ecclesiam cuius sponsus est forma castitatis voluit splendore radiare, ut
in die iudicii cum rursus advenerit sine macula et ruga eam possit sicut per
apostolum suum instituit repperire. Quarum sanctionum omnes sacerdotes atque
levitae insolubili lege constringimur, ut a die ordinationis nostrae sobrietati
ac pudicitiae, et corda nostra mancipemus et corpora. Dummodo per omnia deo
nostro in his quae cotidie offerimus sacrificiis placeamus. Qui autem in carne
sunt, dicente electionis vase, deo placere non possunt. Vos autem iam non estis
in carne sed in spiritu, si tamen spiritus dei habitat in vobis. Et ubi poterit
nisi in corporibus sicut legi sanctis dei spiritus habitare ? Et quia
aliquanti de quibus loquimur, ut tua sanctitas retulit ignoratione lapsos esse
se deflent, his hac conditione misericordiam dicimus non negandam, ut sine ullo
honoris augmento in hoc quo detecti sunt quamdiu vixerint, officio perseverent,
si tamen post hac continentes se studuerint exhibere. Hi vero qui inliciti
privilegii excusatione nituntur et sibi asserunt veteri hoc lege concessum,
noverint se ab omni ecclesiastico honore quo indigne usi sunt, apostolicę sedis
auctoritate deiectos nec umquam posse veneranda attractare mysteria, a quibus
se ipsi dum obscenis cupiditatibus inhiant privaverunt. Et quia exempla
presentia cavere nos praemonent in futurum, quilibet episcopus presbiter atque
diaconus, quod non optamus deinceps fuerit talis inventus, iam nunc sibi omne
per nos indulgentiae aditum intellegat obseratum. Quia ferro necesse est
excidantur vulnera quae fomentorum non senserint medicinam.
VIII. QUALES DEBEANT AD
CLERICATUS OFFICIUM PERVENIRE.
Didicimus etiam licenter
ac libere inexploratae vitae homines quibus etiam fuerint numerosa coniugia, ad
prefatas dignitates prout cuicumque libuerit aspirare. Quod non tantum illis
qui ad haec inmoderata ambitione perveniunt, quantum metropolitanis specialiter
pontificibus imputamus. Qui dum inhibitis ausibus conivent , dei nostri quantum
in se est praecepta contempnunt. Et ut taceamus quod altius suspicamur ubi
illud est quod deus noster data per Moysen lege constituit dicens :
Sacerdotes mei semel nubant ? Et alio loco : Sacerdos uxorem virginem
accipiat. Non viduam, non repudiatam, nec meretricem. Quod secutus apostolus,
ex persecutore praedicator, unius uxoris virum tam sacerdotem, quam diaconum
fieri debere mandavit. Quae omnia ita a vestrarum regionum despiciuntur
episcopis, quasi in contrarium magis fuerint constituta. Et quia non est nobis
de huiusmodi usurpationibus neglegendum ne nos indignantis domini vox iusta
corripiat, quae dicit : Videbas furem et currebas cum eo, et ponebas tuam
cum adulteris portionem, quid ab universis post haec ecclesiis sequendum sit
quid vitandum, generali pronuntiatione decernimus.
VIII . DE CLERICORUM CONVERSATIONE.
Quicumque itaque se
ecclesiae vovit obsequiis a sua infantia ante pubertatis annos baptizari, et
lectorum debet ministerio sociari. Qui ab accessu adulescentiae usque ad
tricesimum aetatis annum si probabiliter vixerit, una tantum et ea quam virginem
communi per sacerdotem benedictione perceperit uxore contentus, accolitus et
subdiaconus esse debebit. Postquam ad diaconii gradum si se primitus
continentia praeeunte dignum probarit accedat. Ubi si ultra quinque annos
laudabiliter vixerit et ministrarit, congrue presbiterium consequatur. Exinde
post decennium episcopalem cathedram poterit adipisci, si tamen per haec
tempora integritatis vitae ac fidei eius fuerit adprobata.
X. DE HIS QUI GRANDEVI AD
SACRAM MILIAM CONVERTUNTUR.
Qui vero iam aetate grandevus
melioris propositi conversione provocatus ex laico ad sacram militiam pervenire
festinat, desiderii sui fructum non aliter optinebit, nisi eo quod baptizatur
tempore statim lectorum aut exorcistarum numero societur. Si tamen eum unam
habuisse vel habere, et hanc virginem accepisse constet uxorem. Qui dum
initiatus fuerit expleto biennio, per quinquennium aliud accolitus et
subdiaconus fiat, et sic ad diaconatum si per haec tempora dignus iudicatus
fuerit provehatur. Exinde iam accessu temporum, presbiterio vel episcopatui si
eum cleri ac plebis evocaverit electio, non inmerito societur.
XI. QUOD CLERICUS QUI
SECUNDAM UXOREM DUXERIT DEPONATUR.
Quisquis sane clericus
aut viduam aut certe secundam coniugem duxerit, omni ecclesiasticę dignitatis
privilegio mox nudetur, laica tantum sibi communione concessa. Quam ita demum
poterit possidere, si nihil postea propter quod hanc perdat admittat.
XII. QUAE FEMINAE CUM
CLERICIS HABITENT.
Feminas vero non alias
esse patimur, in domibus clericorum, nisi eas tantum quas propter solas
necessitudinum causas habitare hisdem cum synodus Nicena permisit.
XIII. DE MONACHORUM
PROMOTIONE.
Monachos quoque quos
tamen morum gravitas et vitae ac fidei institutio sancta commendat, clericorum
officiis aggregari et optamus et volumus. Ita ut qui intra tricesimum annum
aetatis sunt digni in minoribus per gradus singulos crescente tempore
promoveantur ordinibus, et sic ad diaconatus vel presbiterii insignia naturae
aetatis consecratione perveniant. Nec per saltus ad episcopatus culmen
ascendant, nisi in his eademque singulis dignitatibus sicut superius
praefiximus tempora fuerint custodita.
XIV. QUOD PENITENS NON
FIAT CLERICUS.
Illud quoque nos par fuit
providere ut sicut penitentiam agere cuiquam non conceditur clericorum, ita et
post penitudinem ac reconciliationem nulli umquam laico liceat honorem
clericatus adipisci, quia quamvis sint omnium peccatorum contagione mundati,
nulla tamen debent gerendorum sacramentorum instrumenta suscipere, qui dudum fuerint
vasa vitiorum.
XV. UT SI PER IGNORANTIAM
PENITENS BIGAMUS SEU VIDUAE MARITUS, CLERICUS FACTUS FUERIT, NON PROMOVEATUR.
Et quia his omnibus quae
in reprehensionem veniunt sola excusatio ignorationis obtenditur, cui nos
interim solius pietatis intuitu necesse est clementer ignoscere. Quicumque
igitur penitens, quicumque bigamus, quicumque viduae maritus ad sacram militiam
indebite et incompetenter inrepsit hac sibi conditione a nobis veniam
intellegat relaxatam, ut in magno debeat computare beneficio, si adepta sibi
omni spe promotionis in hoc quo invenitur ordine perpetua stabilitate
permaneat. Scituri posthac provintiarum omnium summi antestites, quod si ultra
ad sacros ordines quemquam de talibus crediderint assumendum, et de suo et de
eorum statu quos contra canones, et interdicta nostra provexerint, congruam ab
apostolica sede promendam esse sententiam. Explicuimus ut arbitror frater
carissime universa quae digesta sunt in querelam, et ad singulas causas, de
quibus per filium nostrum Basianum presbiterum ad Romanam ecclesiam, utpote ad
caput tui corporis retulisti sufficientia quantum opinor responsa reddidimus.
Nunc fraternitatis tuae animum ad servandos canones, et tenenda decretalia
constituta magis ac magis incitamus, ut haec quae ad tua consulta rescripsimus
, in omnium coepiscoporum nostrorum perferri facias notionem. Et non solum
eorum qui in tua sunt diocesi constituti, sed etiam ad universos Cartaginienses
ac Boeticos, Lusitanos atque Gallicos, vel eos qui in vicinis tibi conliminant
hinc inde provintiis, haec quae a nobis sunt salubri ordinatione disposita, sub
litterarum tuarum prosecutione mittantur. Et quanquam statuta sedis apostolicae
vel canonum venerabilia definita nulli sacerdotum domini ignorare sit liberum,
ut illius tamen pro antiquitate sacerdotii tui dilectioni tuae esse admodum
poterit gloriosum, si ea quae ad te speciali nomine generaliter scripta sunt,
per unanimitatis tuae sollicitudinem in universorum fratrum nostrorum notitiam
perferantur. Quatenus et quae a nobis non inconsulte sed provide sub nimia
cautela et deliberatione sunt salubriter constituta intemerata permaneant, et
omnibus in posterum excusationibus aditus qui iam nulli apud nos patere poterit
obstruatur.
Data III iđ feƀ,
Archadio, et Bautone vv cc conss.
SOURCE : https://laportelatine.org/formation/magistere/lettre-directa-ad-decessorem-a-leveque-himere-385-sirice
et http://nova.evangelisation.free.fr/sirice.htm
Le texte
latin du plus ancien décret papal rejette le « baptême de désir »
En 385 A. D., le pape
saint Sirice émit un décret destiné à Himère de Tarragone. Ce document est
généralement appelé Lettre à Himère. Il s’agit néanmoins d’un décret
autoritaire dans lequel le pape saint Sirice utilise son autorité apostolique,
promulgue des lois et déclare que son décret doit être diffusé à ─ et observé
par ─ tous les évêques de l’Église catholique. Nous avons donc affaire à un
acte du Siège apostolique. Le décret du pape saint Sirice à Himère est à ce
jour le plus ancien décret papal à avoir été complètement préservé. Bien
sûr, il y eut des décrets papaux avant l’époque de saint Sirice ─ celui-ci y
fait d’ailleurs référence ─ mais son décret est le plus ancien à avoir été
entièrement préservé.
Dans le décret, le pape
saint Sirice fait des déclarations saisissantes sur la nécessité du baptême des
enfants et du baptême des adultes. Il y rejette également de façon
explicite le concept de baptême de désir (BDD). Un examen du texte en latin
démontre sans aucun doute possible que le pape saint Sirice et l’enseignement
de l’Église catholique contredisaient l’idée du baptême de désir.
Les faits ci-dessous
prouvent, à toute personne honnête, que le décret de Sirice, ainsi que l’Église
primitive, rejetaient l’idée d’un « baptême de désir. » Il y a néanmoins
plusieurs individus extrêmement malhonnêtes dans ce monde, même parmi ceux qui
prétendent être « catholiques traditionalistes. » Malheureusement, certains
d’entre eux ont un tel attachement au concept du « baptême de désir » (et
l’hérésie du salut en dehors de l’Église) qu’ils feront tout leur possible pour
nier l’existence de toute citation ou fait contredisant le « baptême de désir,
» peu importe la certitude de son existence, ou la clarté de son enseignement.
Ce-faisant, ils perdent toute crédibilité.
Quant à leur échec à ne
serait-ce que reconnaître la réalité (c.-à-d. l’existence de citations qui
contredisent leur position), ils méritent d’être comparés aux partisans de
l’homosexualité qui prétendent que la Bible ne condamne pas le comportement
homosexuel. Oui, beaucoup de gens professent être « chrétiens » et affirment en
toute conscience qu’aucun passage valable dans les saintes Écritures ne
condamne le comportement homosexuel. Ils tentent de contourner le moindre
passage biblique spécifiquement cité en la matière. Ils défendent même leur
point de vue dans des publications ! Vous diriez que c’est absurde. Eh bien,
comme le démontrent les faits ci-dessous, nier que le décret du pape saint
Sirice contredise l’idée du « baptême de désir » est tout autant absurde.
Nous invitons tous
ceux qui souhaitent la vérité ─ p. ex. ceux qui sont fidèles à, et
ont une croyance en, l’enseignement catholique et l’autorité que Christ conféra
sur saint Pierre et ses successeurs ─ de considérer ces faits avec attention.
Nous leur demandons de réfléchir sur l’importance et la gravité de ce décret
papal et des faits qui lui sont associés, en regard du sujet que nous traitons,
et de se soumettre à la position catholique que ceux-ci leur dictent.
Décret du pape saint
Sirice à Himère
La
partie clé du décret
Voilà ce que déclare le
Pape.
Pape St. Sirice, Lettre
à Himère ; 385 A. D. :Latin : « Sicut sacram ergo paschalem reverentiam in
nullo dicimus esse minuendam, ita infantibus qui necdum loqui poterunt per
aetatem vel his, quibus in qualibet necessitate opus fuerit sacri unda baptismatis,
omni volumus celeritate succurri, ne ad nostrarum perniciem tendat animarum, si
negato desiderantibus fonte salutari exiens unusquisque de saeculo et
regnum perdat et vitam. Quicumque etiam discrimen naufragii, hostilitatis
incursum, obsidionis ambiguum vel cuiuslibet corporalis aegritudinis
desperationem inciderint, et sibi unico credulitatis auxilio
poposcerint subveniri, eodem quo poscunt momento temporis expetitae
regenerationis praemia consequantur. Hactenus erratum in hac parte sufficiat;
nunc praefatam regulam omnes teneant sacerdotes, qui nolunt ab apostolicae
petrae, super quam Christus universalem construxit Ecclesiam soliditate
divelli. » [1]
Français : « Sans vouloir
cependant amoindrir le respect sacré qui s'attache à Pâques, Nous prescrivons
d'administrer sans délai le baptême aux enfants qui, du fait de leur âge, ne
peuvent pas encore parler, ou aux personnes qui se trouvent dans une nécessité
quelconque de recevoir l’eau du saint baptême, de peur qu'il ne
s'ensuive un détriment pour nos âmes si, par suite de notre refus de
la fontaine du salut à ceux qui le désiraient, chaque mourrant venait à perdre
le Royaume et la vie. Quiconque de même se trouve menacé d'un naufrage, d'une
invasion ennemie, ou de quelque maladie mortelle, demande ce qui dans sa
foi est son unique aide, qu'il soit admis, aussitôt qu'il le demande, au
bénéfice de la régénération sollicitée. L'erreur jusqu'ici dans ce domaine doit
suffire ; à présent que tous les prêtres s'en tiennent à la règle susdite,
s'ils ne veulent pas être arrachés à la solidité du roc apostolique sur lequel
le Christ a construit toute l'Église. » [2]
Les paroles du pape sont
très claires. Il rejette complètement l’idée du « baptême de désir. »
Il traite tout d’abord de
la discipline concernant la célébration du baptême, au temps pascal, des
adultes convertis. En effet, le temps pascal est la période où la Résurrection
est célébrée. Puisque le Baptême correspond à l’élévation de l’état de
condamnation à une nouvelle vie dans le Christ (voir Col. 2:12, Rom. 6:3-4,
etc.), il devint une coutume de célébrer le baptême des adultes convertis au
temps pascal, après avoir fait subir aux catéchumènes non-baptisés une période
de probation, d’instruction et de préparation à la vie chrétienne.
Comme ce décret et
d’autres le prouvent clairement, la coutume qui consistait à retarder le
baptême des adultes jusqu’au temps pascal n’était pas incompatible
avec la position et l’enseignement infaillible de l’Église, à savoir que tous
ceux qui se préparent au baptême seraient perdus s’ils mourraient avant de
l’avoir reçu. Personne ne peut être sauvé sans le Baptême, comme Notre-Seigneur
Jésus-Christ le déclare dans Jean 3:5 et comme l’Église l’enseigne
infailliblement. Dieu peut et gardera en vie toutes les âmes sincères et de
bonne volonté jusqu’au baptême. C’est Lui qui est aux commandes.
La pratique de baptiser
les adultes convertis à Pâques (et de prolonger ainsi le catéchuménat) était
d’ordre disciplinaire. Ce n’était pas une obligation de tradition apostolique comme
nous le voyons au chapitre 8 des Actes des apôtres. Nous y lisons que le diacre
Philippe baptisa immédiatement l’eunuque d’Éthiopie au terme d'une brève
discussion sur les rudiments de la foi chrétienne. Donc, tout en déclarant que
l’observance de la sainte Pâques doit être poursuivie, le pape Sirice ajoute
que si ces catéchumènes non-baptisés se trouvaient dans une quelconque
nécessité, ils devraient être baptisés avec célérité, c’est-à-dire au plus vite
ou immédiatement. Il donne ensuite la raison de son insistance sur ce point
particulier. Il explique qu’ils doivent être baptisés immédiatement s'il
survient une quelconque nécessité « de peur qu'il ne s'ensuive un
détriment pour nos âmes si, par suite de notre refus de la fontaine du
salut à ceux qui le désiraient, chaque mourant venait à perdre le Royaume
et la vie. » Bien évidemment, cette citation contredit totalement le
concept de baptême de désir. Le pape enseigne que tous ceux qui désirent le
baptême d’eau, mais meurent sans le recevoir, ne seront pas sauvés.
En
regardant de plus près le texte en latin
Pour démontrer davantage
que le décret du pape saint Sirice rejette le « baptême de désir, » regardons
de plus près ses propos.
Pape St. Sirice, Lettre à
Himère ; 385 A. D. :Latin : « Sicut sacram ergo paschalem reverentiam in nullo
dicimus esse minuendam, ita infantibus qui necdum loqui poterunt per aetatem
vel his, quibus in qualibet necessitate opus fuerit sacri unda baptismatis,
omni volumus celeritate succurri, ne ad nostrarum perniciem tendat animarum, si
negato desiderantibus fonte salutari exiens unusquisque de saeculo et
regnum perdat et vitam. Quicumque etiam discrimen naufragii, hostilitatis
incursum, obsidionis ambiguum vel cuiuslibet corporalis aegritudinis
desperationem inciderint, et sibi unico credulitatis auxilio poposcerint
subveniri, eodem quo poscunt momento temporis expetitae regenerationis praemia
consequantur. Hactenus erratum in hac parte sufficiat; nunc praefatam regulam
omnes teneant sacerdotes, qui nolunt ab apostolicae petrae, super quam Christus
universalem construxit Ecclesiam soliditate divelli. » [3]
Français : « Sans vouloir
cependant amoindrir le respect sacré qui s'attache à Pâques, Nous prescrivons
d'administrer sans délai le baptême aux enfants qui, du fait de leur âge, ne
peuvent pas encore parler, ou aux personnes qui se trouvent dans une
nécessité quelconque de recevoir l’eau du saint baptême, de peur qu'il ne
s'ensuive un détriment pour nos âmes si, par suite de notre refus de la
fontaine du salut à ceux qui le désiraient, chaque mourrant venait à perdre le
Royaume et la vie. Quiconque de même se trouve menacé d'un naufrage, d'une
invasion ennemie, ou de quelque maladie mortelle, demandent ce qui
dans leur foi est leur unique aide, qu'il soit admis, aussitôt qu'il le
demande, au bénéfice de la régénération sollicitée. L'erreur jusqu'ici dans ce
domaine doit suffire ; à présent que tous les prêtres s'en tiennent à la
règle susdite, s'ils ne veulent pas être arrachés à la solidité du roc
apostolique sur lequel le Christ a construit toute l'Église. » [4]
Dans le texte latin, nous
trouvons le mot « desiderantibus. » Il s’agit du datif du participe présent
pluriel du verbe desidero, je désire. Ici desiderantibus signifie
littéralement « à ceux désirant. » Le décret traite donc précisément des
catéchumènes non-baptisés qui désirent le baptême d’eau. Dans cette même
phrase, nous trouvons « negato... fonte salutari. » Il s’agit d’un ablatif
absolu. Cette forme très commune en latin est généralement constituée d’un nom
et d’un participe à l’ablatif. Ici le nom est fonte, qui vient de fons et
qui veut dire « source, fontaine. » Fonte fait référence à la
fontaine du Baptême. Salutari, qui signifie « salutaire, » est l’adjectif
épithète de fonte dans la phrase « Fonte salutari. » Cette
phrase signifie « avec la fontaine salutaire. » Negato est un
participe passé passif du verbe nego : nier, refuser. Ici, negato,
un participe passé passif à l’ablatif, signifie « ayant été refusé. » Donc,
l’ablatif absolu « negato fonte salutari » signifie littéralement :
« avec la fontaine salutaire ayant été refusée » ou en meilleur
français : « après s’être vu refuser la fontaine du salut. » Refusée à qui
? Le pape répond : « desiderantibus , » « à ceux la désirant. »
Donc, le décret de saint
Sirice traite directement du cas où le sacrement du Baptême est refusé à ceux
qui le désirent. En effet, dans ce paragraphe, le pape utilise d’ailleurs de
nombreux verbes pour décrire une situation dans laquelle des individus
demanderaient ou même réclameraient le baptême (p. ex., poposcerint;
expetitae). Pourtant, il enseigne qu’ils sont tous perdus s’ils ne le
reçoivent pas.
Le fait est que si quelqu’un
est de bonne volonté, Dieu maintiendra cette personne en vie jusqu’au baptême.
St. Augustin, Contre
Julien, L. 5 : « Au nombre de ces élus et de ces prédestinés nous devons ranger
ceux qui, après une vie très-coupable, sont amenés à la pénitence par la bonté
de Dieu,... Parmi ces élus aucun ne périt, à quelque âge qu'il soit frappé par
la mort. Jamais, en effet, Dieu ne permettra qu'un prédestiné à la vie
meure sans participer au sacrement du Médiateur [le Baptême]. C'est à eux que
s'adresse cette parole du Sauveur : “Telle est la volonté de mon Père qui m'a
envoyé, que je ne perde aucun de ceux qu'il m'a donnés.” » [5]
C’est un Dieu bon, juste
et tout puissant. Le décret du pape, et l’enseignement de l’Église, affirment
clairement que personne n’est sauvé sans le baptême d’eau, même ceux qui le
désirent.
De plus, je trouve
particulièrement intéressant que le décret en vienne à utiliser desiderantibus ─
une forme du participe de desidero. Comme le montrera l’étymologie, desidero est
le verbe duquel nous obtenons le verbe français « désirer ». L’on pourrait
utiliser moult verbes en latin pour exprimer le concept de quelqu’un qui a
l’intention d’avoir, voulant ou désirant quelque chose. En effet, Sirice, en
plus de desidero, a recours à plusieurs d’entre eux (c.-à-d. poposcerint ; expetitae).
Pourtant, desidero s’imbrique très précisément avec notre verbe
français « désirer. » Si nous entendons le « baptême de désir » comme « baptême
par le fait de désirer » nous voyons la connexion précise entre la
référence à desiderantibus faite par le pape, et le concept du «
baptême de désir » ─ un concept que rejette directement son décret.
En d’autres termes, ce
n’est pas une simple coïncidence que le décret de Sirice utilise un participe
de desidero. Dieu s’assura que le décret employât un mot qui s’imbrique
précisément à notre verbe français « désirer » en sorte que l’idée du « baptême
de désir » soit directement rejetée dans le plus ancien décret papal encore
préservé. (Sur ce point, voyez la section plus bas concernant l’importance de
ce décret dans les derniers jours.)
Pape Sirice
Le
décret de Sirice prouve bien sûr que l'Église primitive rejetait le BDD
Sirice était un père de
l’Église, un saint, et encore plus important pour ce qui nous intéresse ici :
c’était un pape. Il possédait l’autorité de saint Pierre et de ses successeurs
légitimes. Son décret prouve, sans ne laisser aucun doute, que l’Église des
premiers temps rejetait l’idée du baptême de désir. Malgré la limpidité de ce
décret, certains défenseurs obstinés du « baptême de désir » sont si
malhonnêtes qu’ils prétendront qu’en réalité ce décret ne contredit pas le «
baptême de désir. » Certains ont même l’audace d’affirmer qu’aucun père de
l’Église, saint ou pape n’a jamais rejeté l’idée du « baptême de désir. »
Ceci est évidemment absurde, en plus d’être un mensonge des plus grossiers
totalement démoli par les faits. Le décret de Sirice en lui-même - et il y a
bien d’autres points que nous pourrions mettre en avant - prouve que l’Église
primitive rejetait le baptême de désir. Sirice n’aurait jamais enseigné et
déclaré ce qu’il fit si le « baptême de désir » était la croyance et
l’enseignement de l’Église. La malhonnêteté scandaleuse et la déformation des
faits fréquemment pratiquées par les partisans acharnés du « baptême de désir »
est extraordinaire.
Le Pape mentionne même
des incidents, des imprévus, etc. ─ les circonstances mêmes où, selon certains,
s'appliquerait plus particulièrement un BDD ─ et il renie l'idée du BDD dans ce
contexte même
Dans ces passages, le
pape parle aussi de situations où des personnes désirant le baptême d’eau
pourraient se retrouver menacées d'un naufrage, d'une invasion ennemie, d’une
maladie mortelle ou de tout autre évènement soudain et imprévu. Saint Sirice
fait ici référence à n’importe quel genre de nécessité. Il se réfère à diverses
nécessités et toute sorte de maladie corporelle.
« Quicumque etiam
discrimen naufragii, hostilitatis incursum, obsidionis ambiguum vel cuiuslibet
corporalis aegritudinis desperationem inciderint... »
« Quiconque de même se
trouve menacé d'un naufrage, d'une invasion ennemie, ou de quelque maladie
mortelle,... »
Et que dit-il sur le sort
de ces individus qui désirent le baptême et meurent pourtant dans de telles
circonstances, sans l’avoir reçu ? Il enseigne que tous perdent le Royaume
et la vie s’ils sortent de ce monde sans le baptême d’eau.
« ...si
negato desiderantibus fonte salutari exiens unusquisque de
saeculo et regnum perdat et vitam. »
« ...si, par suite de
notre refus de la fontaine du salut à ceux qui le désiraient, chaque mourrant
venait à perdre le Royaume et la vie. »
Il utilise le terme «
unusquisque, » qui signifie « chacun d’entre eux, » soulignant ainsi le
fait qu’il n’y a aucune exception en la matière. Si vous n’arrivez pas à voir à
quel point cela réfute complètement le baptême de désir, alors vous êtes tout
simplement un menteur. Il s’agit aussi d’un décret d’un pape de l’Église
primitive et d’un saint dans lequel Sirice invoque son autorité suprême et
applique son décret à l’Église universelle.
Sirice déclare aussi que
le Baptême d'eau est l' « unico credulitatis auxilio » (l'unique aide de la
foi) : l'unique façon d'être sauvé
Dans le paragraphe qui
suit, le pape souligne que le baptême d’eau est leur unique aide, leur unique
moyen d’être sauvé, que ce soit des enfants, ou des personnes désirant le
baptême et se trouvant dans une situation périlleuse, etc.
« Quicumque etiam
discrimen naufragii, hostilitatis incursum, obsidionis ambiguum vel cuiuslibet
corporalis aegritudinis desperationem inciderint, et sibi unico
credulitatis auxilio poposcerint subveniri, eodem quo poscunt momento
temporis expetitae regenerationis praemia consequantur. Hactenus erratum in hac
parte sufficiat; nunc praefatam regulam omnes teneant sacerdotes, qui
nolunt ab apostolicae petrae, super quam Christus universalem construxit
Ecclesiam, soliditate divelli. »
« Quiconque de même se
trouve menacé d'un naufrage, d'une invasion ennemie, ou de quelque maladie
mortelle, demandent ce qui dans leur foi est leur unique
aide, qu'il soit admis, aussitôt qu'il le demande, au bénéfice de la
régénération sollicitée. L'erreur jusqu'ici dans ce domaine doit suffire ; à
présent que tous les prêtres s'en tiennent à la règle susdite, s'ils ne
veulent pas être arrachés à la solidité du roc apostolique sur lequel le Christ
a construit toute l'Église. »
Il identifie le baptême
comme l’ « unico credulitatis auxilio, » c’est-à-dire « l’unique aide de
la foi ou de la croyance. » Credulitatis est le génitif
de credulitas (foi ou croyance). Selon l’enseignement du pape, le
fait de recevoir le sacrement du baptême est l’unique aide, assistance ou
secours de la foi. Le recevoir est la première condition et le seul moyen pour
être sauvé par la foi, comme l’enseigne aussi la sainte Écriture.
Col. 2:12- « ...
ensevelis avec lui dans le baptême, vous avez été dans le même
baptême ressuscités avec lui par votre foi [διὰ τῆς πίστεως]...
»
Gal. 3:26-27 - « Car vous
êtes tous fils de Dieu par la foi [διὰ τῆς πίστεως] dans le Christ
Jésus. Vous tous, en effet, qui avez été baptisés dans le
Christ, vous avez revêtu le Christ. »
Il n’existe rien de telle
qu’une croyance ou une foi (une credulitas), qui pourrait amener une
personne au salut sans le baptême d’eau, lequel est le seul moyen pour recevoir
la véritable foi qui sauve. C’est pourquoi l’Église a aussi enseigné que seuls
ceux qui ont reçu le sacrement du baptême font partie des fidèles.
L’expression unico auxilio est à l’ablatif. Il s’agit d’un ablatif
instrumental connecté au verbe subveniri, c’est-à-dire « être secouru ».
Sirice déclare ainsi que tous ceux qui se trouvent dans une quelconque
nécessité et qui réclament le sacrement du Baptême doivent être secourus « unico
auxilio », par l’unique aide, « credulitatis » (de la foi). Recevoir le
sacrement du baptême est le seul moyen pour eux d’être sauvés.
L'unique aide exclut
d'autres voies de salut et d'autre soi-disant baptêmes
Unico, qui est une forme
d’unicus, signifie « unique, seul, incomparable, sans pareil. » Il ne peut donc
y avoir aucune alternative, aucune autre sorte de baptême. Recevoir le baptême
d’eau est l’unique, le seul moyen d’être sauvé ─ pour les enfants, pour
ceux qui le désirent, pour toute personne dans une situation délicate, malade,
en cas de nécessité, etc. C’est l’enseignement du pape saint Sirice, c’est
l’enseignement de l’Église catholique. C’est ce que nous trouvons dans chacun
des décrets dogmatiques infaillibles adressés à l’Église universelle sur ce
sujet, même si Dieu permit que des erreurs fussent enseignées à ce propos dans
des sources faillibles et par des hommes faillibles.
Pape Clément
V, Concile de Vienne ; 1311-1312 : « Pour cette raison, tous
doivent fidèlement confesser qu'un unique baptême régénère tous ceux qui sont
baptisés dans le Christ comme il n'y a “qu'un seul Dieu et une seule foi”
[Éph. 4:5], et que, célébré dans l'eau au nom du Père, du Fils et du
Saint-Esprit, Nous croyons qu'il est un remède parfait pour le salut aussi
bien pour les adultes que pour les enfants. » [6]
Pape Paul
III, Concile de Trente, S.7, ca. 5 sur le Sacrement du Baptême ;
1547: « Si quelqu’un dit que le baptême est libre, c'est-à-dire n'est pas
nécessaire pour le salut [Jean 3 :5] : qu'il soit anathème. » [7]
Pape Paul
III, Concile de Trente, S. 7, ca. 2, sur le Sacrement de Baptême
; 1547, ex cathedra : « Si quelqu'un dit que l'eau vraie et
naturelle n'est pas chose nécessaire pour le baptême et si, en
conséquence, il détourne au sens d'une métaphore les paroles de notre
Seigneur Jésus Christ : “Si l'on ne renaît pas de l'eau et
de l'Esprit Saint” [Jean 3:5] : qu'il soit anathème. » [8]
Le décret de Sirice sert aussi à réfuter complètement l'objection fréquemment avancée par les partisans du BDD, à partir :
1) du catéchisme de Trente,
2) du code de droit canonique de 1917, et
3) de leurs fausses allégations au sujet du Magistère ordinaire et
universel
En plus des nombreux autres
faits, le décret du pape saint Sirice, qui est clairement parvenu jusqu’à nos
jours par la divine providence (voir plus bas), fournit une réfutation
puissante contre trois des objections principales avancées par les partisans du
« baptême de désir. » Ces objections proviennent du catéchisme de
Trente, du Code de droit canonique de 1917, et de leurs fausses
revendications sur ce qu’enseigne le Magistère ordinaire et universel. Bien
entendu, ces arguments ont déjà été réfutés, mais le décret de Sirice les
dévaste davantage ; car son contenu se rapporte spécifiquement aux principes au
cœur de ces objections.
En bref, le décret de
Sirice (qui contredit directement le BDD comme nous l’avons montré) l’emporte
aussi bien sur l’autorité du catéchisme de Trente que celle du Code de
droit canonique de 1917. Il prouve également que le Magistère ordinaire et
universel enseigne exactement l’opposé du « baptême de désir, » lorsqu'il
déclare que le baptême d’eau est l’unique moyen d’être sauvé ! Il prouve
que nous sommes dans la vérité (et que nous sommes fidèles à l’enseignement de
l’Église catholique) sur ce sujet, ce qui n’est pas le cas des pro-BDD.
Considérons brièvement la pertinence du décret quant à chacune des trois
objections.
Le catéchisme de Trente
En ce qui concerne
l’objection depuis le catéchisme de Trente, si le sujet vous intéresse et que
vous n’avez pas lu le nouvel article ─ ou nouvelle section ─ à cet égard dans
la version mise à jour de notre livre, c’est un incontournable. Vous le
retrouverez dans cet article en anglais, Le
catéchisme de Trente et le « baptême de désir ». La nouvelle section sur le
catéchisme de Trente contient quantité de faits puissants et citations
nouvelles qui ne furent pas présents dans la version 2006 de notre livre.
Je résumerai ici l’un des points principaux, mais l’article contient beaucoup
d’autres points et faits. Ces points servent à réfuter définitivement la notion
selon laquelle l’enseignement du catéchisme de Trente fournit un soutien
magistériel au « baptême de désir. »
L’un des nombreux points
faits dans la section mise à jour concerne la distinction vitale à ce sujet :
c.-à-d. que le paragraphe du catéchisme de Trente, lequel est fréquemment
présenté par les partisans du « baptême de désir, » ne fait en réalité pas
partie de l’enseignement officiel que le catéchisme identifie comme étant le
corps doctrinal devant être communiqué aux fidèles par les pasteurs. Ce point
est crucial mais a été négligé par les pro-BDD. Ainsi que le prouve
l’article susmentionné, à l’aide d’un examen minutieux du sujet et de
nombreuses citations, SEULS CERTAINS POINTS DE DOCTRINE sont spécifiés par
le catéchisme comme des points de doctrine qui peuvent, doivent ou devraient
être communiqués aux fidèles par les pasteurs. Tout dans le catéchisme, qui
fait environ cinq-cents pages, n'a pas forcément été identifié comme faisant
partie de la doctrine devant être transmise aux fidèles.
Voici quelques citations
prouvant que tout dans le catéchisme de Trente ne faisait pas forcément partie
du corps doctrinal qui dut, doit ou devrait être communiqué aux fidèles. Je
pourrais donner des douzaines d'exemples supplémentaires.
Catéchisme de
Trente : « Le Pasteur n’oubliera pas non plus de raconter
l’histoire des souffrances de Jésus-Christ, si soigneusement décrites par les
Évangélistes. » [9]
Nous voyons ici le
catéchisme informant le pasteur qu’il ne devra pas oublier ce point
particulier. La raison en est que, au sein de la grande quantité d’information
dans le catéchisme, il y a des choses dans le catéchisme que le pasteur
pourrait oublier. Chaque ligne ou paragraphe dans le catéchisme ne doit pas
nécessairement être communiqué aux fidèles.
Catéchisme de
Trente : « Et cette raison doit suffire pour montrer au Pasteur
que ce n’est pas assez de parler de ce Commandement d’une manière
générale,... » [10]
Ici, le catéchisme
confirme qu’il y a certaines choses qui doivent être dites aux fidèles.
Certaines choses ne peuvent pas être négligées. Mais tout dans le catéchisme ne
tombe pas forcément dans cette catégorie. La phrase ci-dessus n’aurait
évidemment aucun sens si tout dans le catéchisme était automatiquement destiné
aux fidèles ou devait leur être donné.
Catéchisme de Trente :
« Les Pasteurs devront donc apprendre aux Fidèles que ces mots, la
Vie Éternelle, ne désignent pas tant l’éternité... » [11]
Là encore, il identifie
un point qui doit être communiqué aux fidèles, mais tout dans le catéchisme ne
tombe pas forcément dans cette catégorie.
Catéchisme de
Trente : « Les Pasteurs ne manqueront pas de montrer l’Ange de
Saint Pierre illuminant les ténèbres de sa prison, touchant son côté et le
secouant en quelque sorte pour l’éveiller,... » [12]
Nous voyons une fois de
plus que tout dans le catéchisme n’a pas forcément besoin d’être transmis aux
fidèles.
Plus de preuves que
seules certaines choses dans le catéchisme furent spécifiées comme des points
devant être enseignés aux fidèles ; d'autres choses peuvent êtres omises
Catéchisme de
Trente : « On enseignera donc que les Prêtres seuls ont reçu le
pouvoir de consacrer l’Eucharistie, et de la distribuer aux Fidèles. » [13]
Catéchisme de
Trente : « Il ne paraît pas nécessaire ici de rappeler aux
Fidèles les maux dont ils souffrent, les ennuis qui les dévorent, les
calamités qui les accablent,... » [14]
Catéchisme de
Trente : « Le devoir du Pasteur sera donc d’enseigner ici que
non seulement on trouve la Rémission des péchés dans l’Église Catholique...
» [15]
Catéchisme de
Trente : « Les Pasteurs ne doivent pas omettre ici l’exhortation
si salutaire de Saint Augustin. » [16]
Catéchisme de
Trente : « Mais que le Pasteur montre bien que l’on a eu les plus
sages raisons d’omettre dans le Symbole les autres attributs de Dieu, et
de ne proposer à notre Foi que celui de sa toute-Puissance. » [17]
Catéchisme de
Trente : « Voilà pourquoi les Pasteurs seront forcés de s’attacher à
une ou deux considérations principales qui suffiront pour montrer
l’étendue et l’abondance des fruits salutaires contenus dans ce sacré Mystère.
» [18]
Ceci montre clairement
que seules certaines choses dans le catéchisme seront transmises aux fidèles.
Catéchisme de
Trente : « Que le Pasteur s’applique donc à bien expliquer aux
Fidèles ... D’autre part il ne faut pas oublier que ce péché et
son châtiment ne se sont point arrêtés en Adam, mais qu’il a été, lui, comme la
source et le principe qui les a fait passer justement à toute sa postérité.
» [19]
Catéchisme de
Trente : « ...le Pasteur aura soin d’enseigner aux Fidèles qu’ils
doivent retenir scrupuleusement les mots d’Essence et de Personne,
consacrés en quelque sorte à l’expression propre de ce Mystère, et ne
point oublier que l’unité est dans l’Essence et la distinction dans les
Personnes. » [20]
Catéchisme de
Trente : « Il ne faut pas laisser ignorer aux Fidèles quelle est la portée
de cette demande. Sans entrer dans toutes les explications que les
Docteurs scolastiques ont données sur cette question avec autant d’utilité que
d’abondance, disons que la Volonté de Dieu dont il s’agit ici, est celle
que l’on appelle communément la volonté de signe, c’est-à-dire ce que Dieu
nous a ordonné ou conseillé de faire ou d’éviter. » [21]
Les faits ci-dessus
établissent sans aucun doute possible qu’au sein des cinq-cent pages
d’informations du catéchisme de Trente, seuls certains points de doctrine sont
identifiés par le catéchisme comme faisant partie du corps doctrinal qui peut,
doit ou devrait être communiqué aux fidèles. C’est ainsi qu’est écrit et
organisé le catéchisme. Bien d’autres exemples pourraient être donnés pour
prouver davantage le point. Le catéchisme dit aux pasteurs « vous devez leur
dire ceci ; vous n’oublierez pas cela ; vous ne devrez pas omettre cela ; mais
aussi : « sans entrer dans toutes les explications ; » etc. » Il fait
ces déclarations tout au long du catéchisme car tout dans le catéchisme
n’est pas forcément pour les fidèles. C’est de l’information donnée au prêtre
paroissial. Seules certaines portions de cette information sont identifiées
comme ce qui doit ou devrait être inculqué par les pasteurs.
Le paragraphe du
catéchisme fréquemment cité par les partisans du « baptême de désir
» n’est pas l’un de ces points identifiés comme une doctrine devant
être transmise aux fidèles. Mais devinez ce que c’est ? L’enseignement
répété que personne ne peut être sauvé sans le sacrement du Baptême et que
l’Église toute entière a enseigné cette vérité ! Pour prouver le point, voici
quelques citations :
Catéchisme du concile de
Trente : « Mais les Pasteurs, traitant le même
sujet, enseigneront avant tout aux Fidèles que ce Sacrement
étant absolument nécessaire à tous sans aucune exception, pour obtenir la Vie
éternelle, rien n’était plus indiqué ni plus convenable, pour en devenir la
matière, que l’eau, qui se trouve partout et que l’on peut se procurer si
facilement. » [22]
Selon le catéchisme, ce
qui doit être enseigné avant tout aux fidèles par les pasteurs, est que le
sacrement du Baptême est nécessaire à tous pour le salut. Il insiste même que
personne ne peut être sauvé sans le baptême d’eau, en déclarant: « l’eau, qui
se trouve partout et que l’on peut se procurer si facilement. » Cela
contredit le « baptême de désir. » Le « baptême de désir » n’est
pas un sacrement, comme l’admettent ses partisans.
Catéchisme du concile de
Trente, Nécessité du Baptême : « Ce que nous avons dit jusqu’ici de ce
Sacrement est très utile à connaître pour les Fidèles. Mais ce qu’il est
absolument nécessaire de ne pas leur laisser ignorer, c’est que NOTRE-SEIGNEUR
A FAIT À TOUS LES HOMMES UNE LOI DE SE FAIRE BAPTISER, LOI SI RIGOUREUSE que
ceux qui ne seraient pas régénérés en Dieu par la grâce de ce Sacrement, ne
viendraient au monde que pour leur malheur et leur perte éternelle, que leurs
parents d’ailleurs fussent chrétiens ou païens. C’est pourquoi les Pasteurs ne
sauraient expliquer trop souvent ces paroles de l’Évangile. Si
quelqu’un n’est pas régénéré par l’eau et par l’Esprit, il ne peut entrer dans
le Royaume des cieux (Jean 3 :5). » [23]
Notez les références « il
est absolument nécessaire de ne pas leur laisser ignorer, » et « les Pasteurs
ne sauraient expliquer trop souvent... » Là encore, nous voyons
que ceci est la doctrine que les pasteurs doivent enseigner. Ce n’est
pas le cas du « baptême de désir, » comme le prouve cet article.
Catéchisme du Concile de
Trente, le Baptême rendue obligatoire après la Résurrection du Christ :
« Les Auteurs ecclésiastiques conviennent que lorsque notre Seigneur,
après sa Résurrection, dit à ses Apôtres : Allez, enseignez toutes les
nations, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, au même
moment, l’obligation de recevoir le Baptême fut imposée à tous les hommes
qui voudraient se sauver. ... de sorte que ces paroles de Jésus-Christ
: Celui qui ne renaîtra point de l’eau et de l’esprit, ne pourra entrer
dans le Royaume de Dieu, s’appliquent évidemment au temps qui devait suivre sa
Passion. Si les Pasteurs ont soin de traiter ce sujet comme il
convient, il est impossible que les Fidèles ne reconnaissent point l’excellence
et la dignité du Baptême,... » [24]
Ici le catéchisme déclare
que les auteurs ecclésiastiques conviennent qu’après la
Résurrection, la loi du Baptême devint obligatoire pour tous; et que, à partir
de ce moment, personne ne put entrer au Ciel sans renaître de l’eau et de l’Esprit,
comme l’enseigna Jésus dans Jean 3 :5. Ceci réfute complètement l’argument des
partisans du « baptême de désir » fondé sur l’autorité présumée d’un consensus
parmi les théologiens ; car il déclare que tous les théologiens (même ceux qui
ne demeurèrent pas cohérents avec eux-mêmes sur ce thème) articulaient une
position qui contredit le « baptême de désir » : c.-à-d., que personne ne peut
entrer au Ciel sans le baptême d’eau, basé sur Jean 3 :5. Ceci est la position
qu’enseignaient à l’unanimité les auteurs ecclésiastiques.
Selon le catéchisme, la
doctrine devant être communiquée aux fidèles par les pasteurs est la position
qui veut qu’après la Résurrection, personne n’entre au Ciel sans renaître d’eau
et du Saint-Esprit. Il est absolument vrai que l'enseignement officiel du
catéchisme de Trente, devant être communiqués aux fidèles, n’est pas le «
baptême de désir », mais son contraire.
Ce fait, cette
distinction, réfute la prémisse majeure de l’argument fabriqué par certains
depuis le catéchisme de Trente, à savoir que le « baptême de désir » fait
partie de l’enseignement officiel du catéchisme qui doit être transmis par les
pasteurs. Il n’en fait pas partie.
Cependant, le décret du
pape Sirice porte un coup supplémentaire à l’argument du catéchisme de
Trente. La raison en est que, bien qu’il soit plus autoritaire que le
catéchisme, le décret de Sirice traite en réalité du sujet même qui
est mentionné dans le paragraphe non-autoritaire du catéchisme : le « délai » à
baptiser les adultes convertis. Comme nous l’avons vu, dans un décret
autoritaire obligatoire pour toutes les églises et tous les prêtres, Sirice
mentionne le délai à baptiser les adultes convertis et enseigne que même si
cesdits adultes catéchumènes désirant le Baptême mourraient avant de l’avoir
reçu, ils seraient tous perdus. L’enseignement officiel de l’Église catholique,
dès lors, rejette directement le « baptême de désir » dans le contexte de
discuter le sujet même adressé par le paragraphe faillible et défectueux du
catéchisme de Trente !
Le décret de saint Sirice
prouve que l’explication du catéchisme de Trente pour le délai à baptiser les
adultes convertis est erronée, tout simplement. Le paragraphe du catéchisme sur
ce point ne faisait pas partie de l’enseignement officiel dont le catéchisme affirme
qu'il doit être communiqué aux fidèles.
Le décret de Sirice sur
ce sujet est plus autoritaire, et son enseignement essentiel fut même répété
dans de nombreuses citations papales (voir plus bas). Le décret de Sirice,
parmi maints autres faits dans notre section mise à jour sur le catéchisme de
Trente, sert à dévaster l’argument avancé par les pro-BDD depuis le catéchisme
de Trente.
Le
décret de Sirice réfute aussi l'objection quant au Code de 1917
Comme traité dans notre
matériel, le Code de droit canonique de 1917 fut un acte
disciplinaire pour l’Église latine, non pas pour l’Église universelle. Le canon
1 du Code de 1917 décline (rejette) une applicabilité universelle. Par
conséquent, il manque au Code l’infaillibilité promise pour les enseignements et
lois de l’Église catholique universellement obligatoires. L’Église est
infaillible dans les lois et conseils évangéliques « qu'elle impose à
tous » (Pie XII, Mystici Corporis).
Pape Pie
XII, Mystici Corporis Christi ; 29 juin 1943 : « Assurément
notre pieuse Mère brille d'un éclat sans tache dans les sacrements où elle
engendre ses fils et les nourrit; dans la foi qu'elle garde toujours à l'abri
de toute atteinte ; dans les lois très saintes qu'elle impose à
tous et les conseils évangéliques qu'à tous elle propose ; enfin, dans les
grâces célestes et les charismes surnaturels par lesquels elle engendre avec
une inlassable fécondité des troupes innombrables de martyrs, de confesseurs et
de vierges. » [25]
Cela fut déjà traité
antérieurement. Il est également intéressant qu’un partisan proéminent du «
baptême de désir » ait admis que les canons du Code de 1917 ne bénéficient pas
tous de l’infaillibilité.
Mais quoique tentera de
dire un pro-BDD à propos du Code de 1917, le décret de Sirice
l’emportera. Car Sirice déclare que « tous les prêtres s'en tiennent »
(omnes teneant sacerdotes) à cette règle, « s'ils ne veulent pas être arrachés
à la solidité du roc apostolique sur lequel le Christ a construit toute
l'Église » (qui nolunt ab apostolicae petrae, super quam Christus universalem
construxit Ecclesiam, soliditate divelli). En effet, il fait cette déclaration
dans le paragraphe même qui rejette le « baptême de désir » !
Le pape saint Sirice
déclara également que son décret s’applique à tous les évêques : « ... pour que
ce que Nous avons écrit en réponse à ta demande, tu fasses en sorte que cela
soit porté à la connaissance de tous nos coévêques,... » [26] (Ut
haec quae ad tua consulta rescripsimus, in omnium coepiscoporum nostrorum
perferri facias notionem). [27]
Son décret est un décret
de la plus haute autorité qu’un pape puisse émettre en matière de droit
ecclésiastique.
Tout au moins, chaque
partisan du « baptême de désir » devrait concéder que le décret de Sirice
annule l’argument du Code de droit canonique de 1917 pour le «
baptême de désir. » Si le Code de 1917 prouvait de quelque façon que ce soit le
concept du « baptême de désir, » comme ils le prétendent (à tort), alors le
décret de Sirice prouverait tout autant l’idée contraire. Mais ce décret est en
réalité plus autoritaire. Bien que le droit purement disciplinaire puisse être
changé, le décret de Sirice l’emporte sur le Code de droit canonique de
1917, en ce qui concerne le sujet doctrinal en discussion, pour diverses
raisons.
En premier lieu, le pape
déclare, selon une forme spécifique, que son décret (qui contient la
déclaration doctrinale contredisant le BDD) doit être observé par tous les
prêtres et évêques sous peine de séparation de l’Église, tandis que le Code de
1917 décline spécifiquement une applicabilité universellement obligatoire.
Deuxièmement, la nature universellement obligatoire du décret de Sirice se
trouve dans le paragraphe même qui rejette le « baptême de désir. »
Troisièmement, comme il sera montré ci-après, la vérité doctrinale et de
principe au cœur du décret de Sirice, lequel déclare que recevoir le baptême
d’eau est l’unique voie de salut des catéchumènes non-baptisés, en
dangers, etc., fut répétée dans maintes déclarations papales ultérieures à
Sirice. C’était, par conséquent, l’enseignement cohérent du Siège
apostolique en la matière. L’Église a enseigné officiellement et à répétitions
que le baptême d’eau est l’UNIQUE VOIE de salut pour quiconque. Cette vérité ne
peut pas être rejetée sans que l’on rejette la foi de l’Église.
Le
décret de Sirice prouve que le Magistère ordinaire et universel contredit aussi
le BDD et prouve notre position
Le décret de saint Sirice
prouve en outre un point important à propos de l’enseignement du Magistère
ordinaire et universel. Le Magistère extraordinaire, exercé par exemple dans
les décrets dogmatiques des conciles universels, a déclaré que personne ne peut
être sauvé sans recevoir le sacrement du Baptême. Il a déclaré que Jean 3:5
doit être compris « selon ce qui est écrit » ; qu’il n’y a qu’un unique baptême
d’eau ; que seuls les fidèles [les baptisés d’eau] font partie de l’Église ;
que seuls les baptisés d’eau sont soumis à l’Église ; que l’homme doit être
régénéré pour être justifié (ce qui contredit le BDD); que la sanctification et
l’application du sang du Christ sur une âme sont inséparables du baptême d’eau;
etc. Il est certain que l’enseignement du Magistère extraordinaire réfute
l’idée du « baptême de désir. » (Voir p. ex. les points de l’Appendice de cet
article.) Le Magistère ordinaire et universel, étant également infaillible, ne
peut bien évidemment pas contredire le Magistère extraordinaire.
Le décret du pape saint
Sirice, prouve que le Magistère ordinaire et universel rejetait le « baptême de
désir » et affirme la vérité que personne ne peut être sauvé sans le sacrement
du baptême, car son décret, qui rejette le « baptême de désir », fut publié
avec pour ordre d’être enseigné et répété par tous les évêques de l’Église
(omnium coepiscoporum nostrorum). Ceci signifie que toute l’Église
et tous les évêques dans leur diocèse, suivant et mettant en œuvre ce
décret, enseigneraient ce qui suit, à savoir que :
si par « refus de la
fontaine du salut à ceux qui le désiraient, » « le moindre d’entre eux
[unusquisque] qui viendrait à mourir perdrait le Royaume et la vie » ;
le baptême d’eau est «
l’unique aide dans la foi », même pour ceux qui sont menacés « d'un naufrage,
d'une invasion ennemie, ou de quelque maladie mortelle» ;
« tous les prêtres »
« s'en tiennent à la règle susdite, s'ils ne veulent pas « être arrachés à la
solidité du roc apostolique sur lequel le Christ a construit toute l'Église. »
Continuer à promouvoir le
« baptême de désir, » en présence de ces faits et de ce décret (en plus des
autres faits traités dans notre matériel), revient simplement à résister et
rejeter l'enseignement le plus élevé de l’Église catholique. Cela revient à
contredire et renier la foi véritable de l’Église.
L'essence
du décret de Sirice, qui contredisait le BDD, fut répétée dans maintes déclarations
papales
Comme mentionné
ci-dessus, il importe de noter que le décret de Sirice à cet égard fut
essentiellement répété par le pape saint Léon le Grand dans de nombreuses
déclarations. Le noyau de vérité de ce que déclara Sirice contre l’idée du baptême
de désir et tout salut sans baptême d’eau, dans une loi pour l’Église
universelle, fut l’enseignement répété de papes et du Siège apostolique à ce
sujet.
Dans les deux
déclarations qui suivent, le pape saint Léon le Grand répéta, dans un langage
très similaire, le même enseignement que nous trouvons dans le décret de saint
Sirice. Il réfute également, par conséquent, le « baptême de désir. »
Pape St. Léon le
Grand, Lettre Frequenter quidem (166) ; 24 oct. 458, n° 1 : « Par
l'information donnée par certains frères nous avons appris que certains
captifs revenant libres à leurs domiciles ─ et qui étaient tombés en
captivité à un âge où ils ne pouvaient avoir une connaissance sûre de rien
─ demandent le remède du baptême, mais ne peuvent pas se souvenir, du
fait de l'ignorance due au bas âge, s'ils ont reçu le mystère de ce
baptême et les sacrements, et que pour cette raison, du fait de ce souvenir
occulté, leurs âmes sont mises en danger parce que, sous couvert de précaution,
la grâce leur est refusée ─ celle-ci ne leur étant pas accordée parce qu'on
pense qu'elle a déjà été accordée. Puisque pour cette raison la crainte de
certains frères, non sans raison, a hésité à accorder à de telles personnes les
sacrements du mystère du Seigneur, nous avons reçu, comme nous l'avons dit,
cette requête formelle... Tout d'abord nous devons pour cela veiller à ne pas
causer, en nous attachant à l'apparence de la précaution, un dommage aux
âmes qui doivent être régénérées. Qui en effet sera à ce point attaché à ses
suppositions qu'il affirme comme vrai ce qui ─ puisqu'il n'est plus de preuve ─
n'est supposé qu'en raison d'une opinion douteuse ? C'est pourquoi si celui qui
désire la régénération ne se souvient pas avoir été baptisé et qu'un autre ne
peut pas non plus témoigner à ce sujet, parce qu'il ne sait pas s'il a été
sanctifié, il n'y a rien qui permette au péché de s'insinuer, car sur ce point
de sa conscience n'est coupable ni celui qui est sanctifié, ni celui qui
sanctifie. » Et donc lorsqu'un tel cas intervient, passez-le au crible par une
enquête minutieuse, et passez un temps considérable, sauf si sa fin est proche,
à demander s'il n'y a absolument personne qui puisse, par son témoignage,
assister l'ignorance du prochain. Et lorsqu'il est établit que l'homme qui
demande le sacrement du baptême, en est empêché par un simple soupçon, qu'il
vienne avec courage obtenir la grâce, dont il a conscience de n’avoir en lui
aucune trace. Ni ne devons-nous craindre, dès lors, d'ouvrir la porte du
salut, laquelle n’a pas été démontrée comme ayant été franchie jusqu’à présent.
» [28]
Notez que, dans ce
passage, il enseigne que les gens qui doivent être régénérés (les catéchumènes
non-baptisés), qui « demandent le remède du baptême » même, perdront leur
âme s’ils ne reçoivent pas le baptême d’eau. Il n’y a pas de « baptême de
désir. » Recevoir le sacrement du Baptême est la seule voie pour être sauvé.
Voici l’enseignement du Siège apostolique. La citation ci-dessous articule la même
position.
Pape St. Léon le
Grand, Lettre 16 ; 21 oct. 447, n°6 : « C’est pourquoi, puisqu’il est
assez clair que ces deux saisons [Pâques et Pentecôte] dont nous parlâmes
sont les légitimes pour baptiser les élus dans l’Église, nous t’admonestons,
bien-aimé, de ne point ajouter d'autres jours à cette observance. Car, bien
qu’il y ait d’autres festivals dans lesquels moult révérence est aussi due à
l’honneur de Dieu, nous devons cependant, garder rationnellement comme profond
mystère, ce principe et ce sacrement le plus grand et ne faisant pas partie de
la routine ordinaire : non pas, cependant, interdire la licence de
secourir ceux qui sont en danger en leur administrant le baptême à tout moment.
Car tandis que nous retardons les vœux de ceux qui ne sont pas pressés par la
mauvaise santé et vivent en sécurité paisible dans ces deux festivals
étroitement liés et apparenté, nous ne leur refusons à aucun moment ce qui
est l’unique sauvegarde du salut véritable à quiconque en danger de mort, dans
la crise d’un siège, dans la détresse d’une persécution, dans la terreur d’un
naufrage. » [29]
Dans ce passage, notez
son enseignement explicite que pour les catéchumènes non-baptisés « en danger,
» recevoir le baptême d’eau est l’unique moyen d’être sauvé. C’est « l’unique
sauvegarde du salut véritable » ! Il n’y a pas de « baptême de désir; » il
n’existe pas. Voilà l’enseignement de l’Église catholique. Considérez aussi à
quel point son langage est similaire au décret de Sirice ─ qui rejetait le «
baptême de désir » ─ quant à « la crise d’un siège,... la détresse d’une
persécution, ... la terreur d’un naufrage. » Ainsi que l’enseigne l’Église
catholique dans chaque document de foi et morale applicable à l’Église
universelle, la seule façon pour que quiconque soit sauvé est de recevoir le
baptême d’eau. Ceux qui renient obstinément cela sont des hérétiques. Ceux qui
ont non seulement l’audace de renier cette vérité, mais même de proclamer hérétique
ladite vérité, ou comme péché mortel d’y adhérer (ce qui, de nos jours, est la
position de presque tous les prêtres « traditionalistes »), attirent sur
eux-mêmes une damnation plus grande encore.
L'autorité
spéciale du décret de Sirice et son importance pour nous en ces derniers jours
L’autorité du décret du
pape saint Sirice doit être soulignée. Comme nous l’avons vu, il fut délivré à
l’Église catholique dans la plénitude de l’autorité de Sirice. Dans ce décret,
le pape, à plusieurs reprises, fait référence à sa fonction apostolique suprême
et invoque son autorité. Il dit clairement que ce qu’il déclare est
obligatoire. Il dit que son décret doit être envoyé à, et observé par, toutes
les églises, tous les évêques et prêtres. Son décret est un décret de la plus
haute autorité en matière de droit ecclésiastique qu’un pape puisse émettre.
Incorporé dans sa loi et son décret, se trouve l’enseignement que tous ceux qui
désirent le baptême d’eau et qui meurent sans l’avoir reçu, sont perdus ; et
que recevoir la fontaine salvifique du baptême d’eau est l’unique moyen pour
que les gens puissent être sauvés, que ce soit des enfants, ceux qui désirent
le baptême, ou ceux qui se trouvent dans quelque situation de nécessité.
Ce
n'est pas simplement une coïncidence que le plus ancien décret papal rejette
explicitement l'idée du BDD ; Dieu s'est assuré qu'il en serait ainsi
Ce n’est pas une simple
coïncidence que ce décret papal en particulier, qui réfute complètement l’idée
du baptême de désir en employant le verbe desidero, et affirme la vérité
de l’absolue nécessité du baptême d’eau pour le salut en déclarant qu'il est
l'unique aide pour ceux qui sont en danger, soit le plus ancien décret papal
entièrement préservé ayant survécu jusqu’à nos jours. En effet, ce qui
caractérise la grande apostasie de la fin des temps dont nous sommes les
témoins, est le rejet de la nécessité du baptême, ainsi que le rejet de la
nécessité d’être incorporé en Jésus-Christ et l’Église catholique pour être
sauvé. C’est un fait que, de nos jours, la fausse doctrine du baptême de désir
est au cœur de ce rejet. Dieu a donc arrangé les choses afin que le décret
du pape saint Sirice, qui réfute la fausse théorie du baptême de désir, se
distingue précisément comme le plus ancien décret papal nous étant parvenu
parfaitement conservé jusque dans les derniers jours.
Dans Sa providence, Dieu
a décidé que dans notre époque, caractérisée par la fausse doctrine du baptême
de désir et le rejet de la nécessité de l’incorporation dans l’Église, le plus
vénérable décret papal dans l’histoire, du point de vue de l’ancienneté, soit
un décret qui contienne une réfutation claire de la fausse doctrine du baptême
de désir et une affirmation de la vérité de Jésus-Christ, à savoir que personne
ne peut être sauvé sans renaître de l’eau et de l’Esprit dans le sacrement du
Baptême (Jean 3 :5).
Pour le dire autrement,
si quelqu’un voulait connaître ce qu’un pape et la papauté, exerçant l’autorité
donnée par Jésus-Christ à saint Pierre et ses successeurs, a enseigné historiquement
et autoritairement à propos de la nécessité du baptême d’eau et l’idée du
baptême de désir, le plus ancien décret papal en existence serait un bon choix
pour débuter l’enquête. Et dans celui-ci on trouve un rejet cinglant de la
fausse doctrine du « baptême de désir. »
D’ailleurs, il convient
de noter que la fameuse épître de saint Clément aux Corinthiens, datée
approximativement de l’année 95, était bien sûr plus ancienne que le décret de
saint Sirice. Celle-ci est un bon exemple de la primauté et de l’autorité
papale dans l’Église primitive, comme d’autres documents le sont également.
Dans cette épître aux Corinthiens, l’église de Rome, dirigée par Clément,
utilise son autorité pour commander l’église de Corinthe de différentes façons.
Il s’agit d’un exemple de la manière dont Rome exerça son autorité sur d’autres
églises lors d’une des périodes les plus anciennes de l’histoire de l’Église.
Cependant, l’épître de saint Clément n’était pas un décret sur des points de la
loi ecclésiastique dans le sens strict du terme. C’est le nom de « décrétale »
qui vint par la suite à être appliqué à ce genre spécifique de documents
papaux. Parmi ces décrétales, celle du pape saint Sirice est la plus ancienne à
avoir été entièrement préservée.
Jésus-Christ
est le premier et le dernier : à la fin, nous pouvons voir le commencement
Jésus-Christ est l’alpha
et l’oméga (Apo. 22 :13), le premier et le dernier, le principe et la fin. La
foi qu’il a révélée ne change pas. Il a promis de rester avec son Église
jusqu’à la consommation du monde (Mat 28 :20). En cette fin des temps, alors
que l’Église est confrontée à des multitudes qui ont abandonné le dogme
catholique sur la nécessité de l’Église pour le salut, en général avec l’excuse
du « baptême de désir », nous pouvons porter nos regards vers les premiers
temps, sur le texte du plus ancien décret papal préservé, et y trouver une
réfutation spécifique de la fausse doctrine du baptême de désir.
Comme le montrent ces
faits, la vraie Église professe seulement un unique baptême d’eau. Elle
professe que Jean 3:5 doit être compris « selon ce qui est écrit. » Elle
professe que le baptême d’eau est l’unique aide au salut. Voilà ce que
professent le vrai restant et les vrais fidèles d’aujourd’hui. Ceux qui ne
prennent pas cette position, et ne s’alignent pas sur cet enseignement lorsque
ces faits leur sont présentés, ne font pas partie de l’Église véritable. Ils
n’ont pas la vraie foi.
Jésus-Christ, l'alpha et
l'oméga, le premier et le dernier, le principe et la fin
Appendice
- d'autres décrets magistériels/dogmatiques et faits sur l'enseignement de
l'Église à propos du Baptême
L'Église catholique
professe seulement un unique baptême d'eau (non pas « trois baptêmes »)
Pape Clément
V, Concile de Vienne ; 1311-1312: « Pour cette raison, tous
doivent fidèlement confesser qu'un unique baptême régénère tous ceux qui sont
baptisés dans le Christ comme il n'y a “qu'un seul Dieu et une seule foi”
[Éph. 4,5], et que, célébré dans l'eau au nom du Père, du Fils et du
Saint-Esprit, Nous croyons qu'il est un remède parfait pour le salut aussi
bien pour les adultes que pour les enfants. » [30]
Pape Clément
V, Concile de Vienne, D. 30 ; 1311-1312 : « À la vérité, parce qu’il n’y a
qu’une seule Église universelle des réguliers et des prélats séculiers et
de ceux qui dépendent d’eux, exempts et non exempts, en dehors de laquelle
[absolument (omnino)] personne (nullus) n’est sauvée (salvatur), et que pour
tous il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi et un seul
baptême... » [31]
L'Église catholique
professe que l'on doit renaître d'eau et d'esprit pour être sauvé (ceci contredit
le BDD)
Pape Eugène
IV, Concile de Florence, «Exultate Deo ; » 22 nov. 1439 : « La première
place de tous les sacrements est tenue par le saint baptême, qui est la porte
de la vie spirituelle ; par lui nous devenons membres du Christ et du corps de
l'Église. Et comme par le premier homme la mort est entrée en tous (Rom.
5:12 ), si nous ne renaissons pas par l'eau et l'esprit nous ne pouvons,
comme dit la Vérité, entrer dans le Royaume des cieux (Jean 3:5). La matière de
ce sacrement est l'eau vraie et naturelle... » [32]
Pape Paul
III, Concile de Trente, S.7, ca. 5 sur le Sacrement du Baptême ;
1547: « Si quelqu’un dit que le baptême est libre, c'est-à-dire n'est pas
nécessaire pour le salut [Jean 3 :5] : qu'il soit anathème. » [33]
Pape Paul
III, Concile de Trente, S. 7, ca. 2, sur le Sacrement de Baptême
; 1547, ex cathedra : « Si quelqu'un dit que l'eau vraie et
naturelle n'est pas chose nécessaire pour le baptême et si, en
conséquence, il détourne au sens d'une métaphore les paroles de notre
Seigneur Jésus Christ : “Si l'on ne renaît pas de l'eau et
de l'Esprit Saint” [Jean 3:5] : qu'il soit anathème. » [34]
L'Église catholique
professe que recevoir le baptême d'eau est le seul moyen pour être sauvé,
incluant les adultes qui désirent le baptême d'eau et sont en danger, subissent
des accidents, etc. (ceci contredit le BDD)
Pape St.
Sirice, Décret à Himère ; 385 A. D. : « Sans vouloir cependant
amoindrir le respect sacré qui s'attache à Pâques, Nous prescrivons
d'administrer sans délai le baptême aux enfants qui, du fait de leur âge, ne
peuvent pas encore parler, ou aux personnes qui se trouvent dans une
nécessité quelconque de recevoir l’eau du saint baptême, de peur qu'il ne
s'ensuive un détriment pour nos âmes si, par suite de notre refus de la
fontaine du salut à ceux qui le désiraient, chaque mourrant venait à perdre le
Royaume et la vie. Quiconque de même se trouve menacé d'un naufrage, d'une
invasion ennemie, ou de quelque maladie mortelle, demandent ce qui
dans leur foi est leur unique aide, qu'il soit admis, aussitôt qu'il le
demande, au bénéfice de la régénération sollicitée. L'erreur jusqu'ici dans ce
domaine doit suffire ; à présent que tous les prêtres s'en tiennent à la
règle susdite, s'ils ne veulent pas être arrachés à la solidité du roc
apostolique sur lequel le Christ a construit toute l'Église. » [35]
que ces deux saisons
[Pâques et Pentecôte] dont nous parlâmes sont les légitimes pour
baptiser les élus dans l’Église, nous t’admonestons, bien-aimé, de ne
point ajouter d'autres jours à cette observance. Car, bien qu’il y ait d’autres
festivals dans lesquels moult révérence est aussi due à l’honneur de Dieu, nous
devons cependant, garder rationnellement comme profond mystère, ce principe et
ce sacrement le plus grand et ne faisant pas partie de la routine ordinaire
: non pas, cependant, interdire la licence de secourir ceux qui sont en
danger en leur administrant le baptême à tout moment. Car tandis que nous
retardons les vœux de ceux qui ne sont pas pressés par la mauvaise santé et
vivent en sécurité paisible dans ces deux festivals étroitement liés et
apparenté, nous ne leur refusons à aucun moment ce qui est l’unique
sauvegarde du salut véritable à quiconque en danger de mort, dans la crise d’un
siège, dans la détresse d’une persécution, dans la terreur d’un naufrage.
» [36]
L'enseignement
magistériel de toutes les encycliques papales sur ce sujet est que personne
n'est sauvé, ou dans l'Église du Christ, sans recevoir le sacrement du baptême
(ceci contredit le BDD)
Pape Pie XI, Quas
primas ; 11 déc. 1925, adressé à l’Église universelle concernant l’entrée
dans le royaume de Dieu : « Dans ce royaume, tel que nous le dépeignent les
Évangiles, les hommes se préparent à entrer en faisant pénitence. Personne
ne peut y entrer sans la foi et sans le baptême ; mais le baptême, tout en
étant un rite extérieur, figure et réalise une régénération intime. » [37]
Pape Pie XII, Mediator
Dei ; 20 nov. 1947, adressé à l’Église universelle en se référant au
sacrement du Baptême : « En effet, de même que le bain baptismal distingue
tous les chrétiens [christianos omnes] et les sépare de ceux que l'eau
sainte n'a point purifiés et qui ne sont point membres du Christ, de même le
sacrement de l'ordre range les prêtres à part des autres fidèles du Christ qui
n'ont point reçu ce don. » [38]
Pape Pie XII, Mystici
Corporis ; 29 juin 1943, adressé à l’Église universelle : « Mais
seuls font réellement partie des membres de l'Église ceux qui ont reçu le
baptême de régénération et professent la vraie foi. » [39]
L'Église enseigne
dogmatiquement que l'on ne peut pas recevoir la Justification/Sanctification
sans le baptême d'eau (ceci contredit le BDD)
Pape St. Léon le
Grand, Concile de Chalcédoine, Lettre dogmatique à Flavien ; 451 : « Qu'il
entende le bienheureux apôtre Pierre proclamant que la sanctification de
l’esprit se fait par l'aspersion du sang du Christ [1 Pierre 1:2], et qu’il ne
lise pas trop vite ces mots du même apôtre : Sachant que ce n'est pas par
rien de corruptible, argent ou or, que vous avez été rachetés de la vaine
conduite héritée de vos pères, mais par un sang précieux, comme celui d’un
agneau sans reproche et sans tâche, Jésus-Christ. [1 Pierre 18-19]. Qu'il ne
résiste pas non plus au témoignage du bienheureux apôtre Jean disant : Le
Sang de Jésus, Fils de Dieu, nous purifie de tout péché, [1 Jean 1:7], et
encore : Voici la victoire qui a triomphé du monde, notre foi. Quel est le
vainqueur du monde, si ce n’est celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ?
C'est lui qui est venu par l'eau et par le sang, Jésus-Christ, non avec l'eau
seulement, mais avec l'eau et avec le sang, et c'est l'Esprit qui rend
témoignage, parce que l'Esprit est la vérité ; car il y en a trois à
témoigner, l'Esprit, l'eau et le sang, et ces trois sont un [1 Jean
5-4;8], C’EST-À-DIRE L’ESPRIT DE LA SANCTIFICATION, LE SANG DE LA
RÉDEMPTION ET L'EAU DU BAPTÊME, CES TROIS QUI SONT UN ET DEMEURENT INDIVIS, ET
AUCUN D’EUX NE SE DÉTACHE DE CE QUI LE RELIE... » [40]
L’ÉGLISE ENSEIGNE
DOGMATIQUEMENT QUE SEULS LES FIDÈLES SONT SAUVÉS ; QUE L’HOMME DOIT ÊTRE
RÉGÉNÉRÉS POUR ÊTRE JUSTIFIÉS ; QUE SEULS CEUX QUI SONT SOUMIS AU PONTIFE
ROMAIN SONT SAUVÉS ; ET QUE L’ON NE PEUT PAS FAIRE PARTIE DES FIDÈLES OU ÊTRE
SOUMIS AU PONTIFE ROMAIN SANS LE BAPTÊME D’EAU. TOUS CES FAITS, PARMI D’AUTRES,
RÉFUTENT LA FAUSSE IDÉE DU « BAPTÊME DE DÉSIR. » VOUS RETROUVEREZ LES CITATIONS
SUR CES SUJETS DANS NOTRE MATÉRIEL.
Notes :
[1] Latin
dans Peter Hünermann, Heinrich Denzinger, Enchiridion Symbolorum, Symboles
et définitions de la Foi catholique, 38e éd., Éd. française, Éditions du
Cerf, Paris, 2010, n° 184.
[2] Denzinger,
Éd. du Cerf, n° 184.
P. Jacques Dupuis, S.J.,
P. Josef Neuner, S.J., The Christian Faith, 6e éd. révisée et élargie,
Alba House, Staten Island, NY, 1996, p. 540.
N.d.T. : Même si
l'édition de la version française du Denzinger d'où est tirée la citation
ci-dessus a bien traduit les termes latins « fonte salutari » par « fontaine de
salut » - qui indique clairement la présence d'eau - elle a toutefois traduit
les termes « opus fuerit sacri unda baptismatis » par « de recevoir le saint
Baptême » au lieu de « de recevoir l'eau du saint Baptême. » La traduction du
mot latin « unda » est « eau. »
De plus, la traduction du
latin « et sibi unico credulitatis auxilio poposcerint subveniri » a été omise.
La traduction est « demande ce qui dans sa foi est son unique aide. » Nous
avons bien entendu corrigé cette mauvaise traduction pour lui rendre son sens
véritable.
Nous avons corrigé « certains
mourrants venaient » par « chaque mourrant venait » (une autre traduction
serait : « le moindre d'entre eux qui viendrait à mourir »), car le mot latin
est unusquisque.
[3] Latin
dans Denzinger, Éd. du Cerf, n° 184.
[4] Denzinger,
Éd. du Cerf, n° 184.
[5] Internet,
St. Augustin, Œuvres complètes, Contre Julien, L. 5, n° 199, trad. M.
l'abbé Burleraux, Bar-le-Duc, 1864-1872, num. Abbaye Saint Benoît de
Port-Valais.
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/augustin/polemiques/pelage/julien/julien5.htm
[6] Denzinger,
Éd. du Cerf, n° 903.
Pape St. Léon le
Grand, Lettre 16 ; 21 oct. 447, n°6: « C’est pourquoi, puisqu’il est
assez clair
[7] G.
Alberigo, Les Conciles Œcuméniques, Les Décrets, Éd. française, Éditions
du Cerf, Paris, 1994, T. II-2 (de Trente à Vatican II), p. 1395.
[8] Denzinger,
Éd. du Cerf, n° 1615.
[9] Catéchisme
du Concile de Trente, Éditions Saint-Rémi, Cadillac, 2004, p. 58.
[10] Catéchisme du Concile de Trente, p. 430.
[11] Catéchisme du Concile de Trente, p. 149.
[12] Catéchisme du Concile de Trente, p. 571.
[13] Catéchisme du Concile de Trente, p. 284.
[14] Catéchisme du Concile de Trente, p. 661.
[15] Catéchisme du Concile de Trente, p. 129.
[16] Catéchisme du Concile de Trente, p. 393.
[17] Catéchisme du Concile de Trente, p. 27.
[18] Catéchisme
du Concile de Trente, p. 271.
[19] Catéchisme
du Concile de Trente, p. 34.
[20] Catéchisme
du Concile de Trente, p. 25.
[21] Catéchisme
du Concile de Trente, p. 607.
[22] Catéchisme
du Concile de Trente, p. 188.
[23] Catéchisme
du Concile de Trente, p. 201.
[24] Catéchisme
du Concile de Trente, pp. 193-194.
[25] Pie
XII, Lettre encyclique Mystici Corporis Christi, Le Corps Mystique de
Jésus-Christ, Bonne Presse, 1943, p. 36.
[26] Denzinger,
Éd. du Cerf, n° 182.
[27] Latin
dans Denzinger, Éd. du Cerf, n° 182.
[28] Denzinger,
Éd. du Cerf, n° 319.
[29] Internet, Writings
of Leo the Great. Letters and Sermons, Rev. Charles Lett Feltoe, M.A.,
Christian Literature Publishing Co., New York, 1886, Lettre XVI, n° 6.
http://mb-soft.com/believe/txud/leo28.htm
[30] Denzinger,
Éd. du Cerf, n° 903.
[31] G.
Alberigo, Les Conciles Œcuméniques, Les Décrets, Éd. française, Éditions
du Cerf, Paris, 1994, T. II-1 (de Nicée à Latran V), p. 799.
[32] Les
Conciles Œcuméniques, Les Décrets, T. II-1, p. 1111.
[33] Les
Conciles Œcuméniques, Les Décrets, T. II-2, p. 1395.
[34] Denzinger,
Éd. du Cerf, n° 1615.
[35] Denzinger,
Éd. du Cerf, n° 184.
[36] Internet, Writings
of Leo the Great, Lettre XVI, n° 6.
[37] Pie
XI, Lettre encyclique Quas primas, Pierre Téqui éditeur, Paris, 1987, p.
11.
[38] Pie
XII, Encyclique Mediator Dei sur la sainte Liturgie, Éditions de l’Homme
Nouveau, Paris, 2007, p. 83.
[39] Denzinger,
Éd. du Cerf, n° 3802.
[40] Les
Conciles Œcuméniques, Les Décrets, T. II-1, p. 189.
SOURCE : https://www.vaticancatholique.com/pope-sirice-lettre-a-himere/
Mestre do Retábulo de Santa Auta, O Retábulo
de Santa Auta é um políptico de
cinco pinturas
a óleo sobre madeira de carvalho de cerca de 1520-1525, obra
proveniente do Convento da Madre de Deus, em Xabregas, e
cujos três painéis, dois deles pintados de ambos os lados, estão actualmente no Museu Nacional de Arte Antiga de
Lisboa.
Le Retable de Sainte Auta est un polyptyque composé de cinq peintures à l'huile sur panneaux de chêne, datant d'environ 1520-1525, et réalisé par un artiste portugais de la Renaissance connu, faute d'identification précise, sous le nom de Maître du Retable de Sainte Auta. L'œuvre provient du couvent Madre de Deus de Xabregas, et trois de ses panneaux, dont deux sont peints sur les deux faces, sont actuellement conservés au Musée national d'art ancien de Lisbonne.
Mestre do Retábulo de Santa Auta, O Retábulo
de Santa, circa 1520-1525. Obra proveniente do Convento da Madre de Deus, em Xabregas, estão
actualmente no Museu Nacional de Arte Antiga de
Lisboa
Ambito
portoghese, Papa Siricio benedicente (part.
dalla Pala di Sant'Orsola), 1520 - 1525 ca., olio
su tavola; Lisbona (Portogallo),
Museo Nazionale d'Arte Antica
Detail
of the Saint Auta Reredos in the Museu Nacional de Arte Antiga, Lisbon,
Portugal. Pope Cyriacus blesses Saint Auta and Prince Conan.
Mestre do Retábulo de Santa Auta, O Retábulo
de Santa, circa 1520-1525. Obra proveniente do Convento da Madre de Deus, em Xabregas, estão
actualmente no Museu Nacional de Arte Antiga de
Lisboa
Ambito
portoghese, Papa Siricio benedicente (part.
dalla Pala di Sant'Orsola), 1520 - 1525 ca., olio
su tavola; Lisbona (Portogallo),
Museo Nazionale d'Arte Antica
Detail
of the Saint Auta Reredos in the Museu Nacional de Arte Antiga, Lisbon,
Portugal. Pope Cyriacus blesses Saint Auta and Prince Conan.
Profile
Son of Tiburtius. Lector. Deacon.
Friend of Saint Ambrose
of Milan. Unanimously elected 38th pope in 384.
He was opposed by the anti-pope Ursinus,
but the pretender could not get any support, and nothing came of it.
Expanded papal power
and authority, decreeing that any papal documents
should receive widespread distribution. Held a synod at Rome, Italy on 6 January 386 which
re-affirmed a variety of canon laws and
disciplines for both clergy and laity.
A separate synod in 390 to 392 re-affirmed
the merits of fasting, good works, and the need for celibate life
among the religious and clergy.
Opposed the Manicheans.
Settled the Meletian schism at Antioch.
Born
Papal Ascension
December 384
26 November 399 of
natural causes
buried in
the cemetery of Priscilla on the Via Salaria, Rome, Italy
by Pope Benedict
XIV
Additional
Information
Book
of Saints, by the Monks of
Ramsgate
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
other
sites in english
Popes of the Year
video
webseiten
auf deutsch
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
fonti
in italiano
websites
in nederlandse
nettsteder
i norsk
MLA
Citation
‘Pope Saint
Siricius‘. CatholicSaints.Info. 27 September 2022. Web. 8 May 2026. <https://catholicsaints.info/pope-saint-siricius/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/pope-saint-siricius/
Article
(Saint) Pope (November
26) (4th
century) A Roman by birth who succeeded Saint Damasus
as Pope (A.D. 384).
He is chiefly remarkable for the many reforms he introduced into Church
discipline. Several of his Decretals are still extant. He died A.D. 398.
MLA
Citation
Monks of Ramsgate.
“Siricius”. Book of Saints, 1921. CatholicSaints.Info.
19 November 2016. Web. 8 May 2026. <https://catholicsaints.info/book-of-saints-siricius/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-siricius/
New
Catholic Dictionary – Pope Saint Siricius
Article
Reigned from 384 to 26
November 399.
Born in Rome, Italy, c.334;
died there on 26
November 399.
His letter to Bishop Himerius of Spain, in which he exercised his supreme
ecclesiastical authority on fifteen points of Catholic dogma, is the oldest and
most completely preserved papal decretal. He condemned the heretics Jovinian
and Bonosus, but at the same time he rebuked the over-zealous accusers of the
heretic Priscillian. By recognizing Flavian as head of the See of Antioch he
healed the Meletian schism. Feast, Roman Calendar, 26
November.
MLA
Citation
“Pope Saint
Siricius”. New Catholic Dictionary. CatholicSaints.Info. 26
November 2012.
Web. 8 May 2026.
<http://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-pope-saint-siricius/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-pope-saint-siricius/
Siricius
Feastday: November 26
Death: 399
A deacon under Popes Liberius and
Damasus I, Pope/St. Siricius was
born in Rome c.
334 and was elected to the papacy in 384. Opposed briefly by Ursinus, he was
the first pope to issue decretals, directives written in the style of edicts
and carrying the force of law. In 386, he issued a decretal calling for
clerical celibacy and threatening sanctions against the unchaste. Siricius presided
at the synod that
excommunicated Jovinian in 392/93 for saying that the Theotokos lost her virginity when
she bore Jesus. Siricius also
condemned Bonosus of
Niassus for saying that the Theotokos and St. Joseph had children together
after the birth of Jesus. Siricius died
in 399, and his tomb was
a popular pilgrim's destination in the VII Century.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=914
Siricius, Pope (RM)
Born in Rome, Italy; died
there, November 26, 399; added to the Roman Martyrology by Pope Benedict XIV.
Son of Tiburtius, Siricius became a deacon, known for his learning and piety.
He was elected pope in December 384, succeeding Pope Saint Damasus. Siricius's
pontificate was marked by his denunciation of the monk Jovinian who denied the
perpetual virginity of Mary and for a decretal Siricius sent to Bishop Himerius
of Tarragona (Spain) requiring married priests to desist from cohabitation with
their wives; this is the earliest insistence on clerical celibacy and also the
earliest papal decree that has survived in its entirety. He supported Saint
Martin of Tours by excommunicating Felix of Trier for his role in bringing
about the execution of Priscillian by the emperor (Attwater, Benedictines,
Coulson, Delaney, Encyclopedia)
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1126.shtml
Pope St. Siricius
(384-99).
Born about 334; died 26
November, 399, Siricius was a native of Rome;
his father's name
was Tiburtius. Siricius entered the service of the Church at
an early age and, according to the testimony of the inscription on
his grave,
was lector and
then deacon of
the Roman
Church during the pontificate of Liberius (352-66).
After the death of Damasus, Siricius was
unanimously elected his successor (December, 384) and consecrated bishop probably
on 17 December. Ursinus, who had been a rival to Damasus (366), was
alive and still maintained his claims. However, the Emperor
Valentinian III, in a letter to Pinian (23 Feb., 385), gave
his consent to the election that had been held and praised
the piety of
the newly-elected bishop;
consequently no difficulties arose. Immediately upon his elevation Siricius
had occasion to assert his primacy over
the universal Church. A letter, in which questions were asked on
fifteen different points concerning baptism, penance, church discipline,
and the celibacy
of the clergy, came to Rome addressed
to Pope
Damasus by Bishop Himerius of Tarragona, Spain. Siricius
answered this letter on 10 February, 385, and gave the decisions as to the
matters in question, exercising with full consciousness his supreme
power of authority in the Church (Coustant,
"Epist. Rom. Pont.", 625 sq.). This letter of Siricius
is of special importance because it is the oldest completely preserved papal decretal (edict
for the authoritative decision of questions
of discipline and canon law). It is,
however, certain that before this earlier popes had
also issued such decretals,
for Siricius himself in his letter mentions
"general decrees" of Liberius that
the latter had sent to the provinces; but these earlier ones have not been
preserved. At the same time the pope directed Himerius to
make known his decrees to the neighbouring provinces, so that they
should also be observed there. This pope had
very much at heart the maintenance of Church discipline and the
observance of canons by the clergy and laity.
A Roman synod of 6 January, 386, at which eighty bishops were
present, reaffirmed in nine canons the laws of
the Church on
various points of discipline (consecration of bishops, celibacy,
etc.). The decisions of the council were communicated by the pope to
the bishops of
North Africa and probably in the same manner to others who had not
attended the synod, with the command to act in accordance with
them. Another letter which was sent to various churches dealt with
the election of worthy bishops and priests.
A synodal letter to the Gallican bishops,
ascribed by Coustant and
others to Siricius, is assigned to Pope
Innocent I by other historians (P.L., XIII, 1179 sq.). In
all his decrees the pope speaks
with the consciousness of his supreme ecclesiastical authority
and of his pastoral care over all the churches.
Siricius was also obliged to
take a stand against heretical movements.
A Roman monk Jovinian came
forward as an opponent of fasts, good works,
and the higher merit of celibate life.
He found some adherents among the monks and nuns of Rome.
About 390-392 the pope held
a synod at Rome,
at which Jovinian and
eight of his followers were condemned and excluded
from communion with the Church.
The decision was sent to St.
Ambrose, the great Bishop of Milan and
a friend of Siricius. Ambrose now held a synod of
the bishops of
upper Italy which,
as the letter says, in agreement with his decision also condemned the heretics.
Other heretics including Bishop Bonosus of Sardica (390),
who was also accused of errors in
the dogma of
the Trinity, maintained the false
doctrine that Mary was not always a virgin. Siricius
and Ambrose opposed Bonosus and his adherents and refuted
their false views.
The pope then
left further proceedings against Bonosus to the Bishop of Thessalonica and
the other Illyrian bishops.
Like his predecessor Damasus, Siricius also took part in
the Priscillian controversy; he sharply condemned
the episcopal accusers of Priscillian, who had brought
the matter before the secular court and had prevailed upon
the usurper Maximus to condemn to death
and execute Priscillian and some of his
followers. Maximus sought to justify his action by
sending to the pope the
proceedings in the case. Siricius, however, excommunicated Bishop Felix of Trier who
supported Ithacius, the accuser of Priscillian, and in whose city
the execution had taken place. The pope addressed
a letter to the Spanish bishops in
which he stated the conditions under which
the converted Priscillians were to be restored
to communion with the Church.
According to
the life in the "Liber
Pontificalis" (ed. Duchesne, I, 216), Siricius also took
severe measures against the Manichæans at Rome.
However, as Duchesne remarks (loc. cit., notes) it cannot be assumed from
the writings of the converted Augustine, who was a Manichæan when
he went to Rome (383),
that Siricius took any particular steps against them,
yet Augustine would certainly have commented on
this if such had been the case. The mention in the "Liber
Pontificalis" belongs properly to the life of Pope
Leo I. Neither is it probable, as Langen thinks (Gesch. der röm.
Kirche, I, 633), that Priscillians are to be understood by this
mention of Manichæans,
although probably Priscillians were at times called Manichæans in
the writings of that age. The western emperors,
including Honorius and Valentinian
III, issued laws against
the Manichæans,
whom they declared to be political offenders, and took
severe action against the members of this sect (Codex Theodosian,
XVI, V, various laws).
In the East Siricius interposed to settle the Meletian schism at Antioch;
this schism had
continued notwithstanding the death in 381 of Meletius at
the Council of Constantinople. The followers of Meletius elected Flavian
as his successor, while the adherents of Bishop Paulinus, after
the death of this bishop (388), elected Evagrius.
Evagrius died in 392 and through Flavian's management
no successor was elected. By the mediation of St.
John Chrysostom and Theophilus of Alexandria an
embassy, led by Bishop Acacius
of Beroea, was sent to Rome to
persuade Siricius to recognize Flavian and to readmit him
to communion with the Church.
At Rome the
name of Siricius is particularly connected with the basilica over
the grave of St.
Paul on the Via Ostiensis which was rebuilt by the emperor as a basilica of
five aisles during
the pontificate of Siricius and was dedicated by the pope in
390. The name of Siricius is still to be found on one of the pillars that
was not destroyed in the fire of 1823, and which now stands in the vestibule of
the side entrance to the transept.
Two of his contemporaries describe the character of Siricius
disparagingly. Paulinus
of Nola, who on his visit to Rome in
395 was treated in a guarded manner by the pope,
speaks of the urbici papæ superba discretio, the haughty policy
of the Roman bishop (Epist.,
V, 14). This action of the pope is,
however, explained by the fact that there had been irregularities in
the election and consecration of Paulinus (Buse,
"Paulin von Nola", I, 193). Jerome,
for his part, speaks of the "lack of judgment" of Siricius
(Epist., cxxvii, 9) on account of the latter's treatment
of Rufinus of Aquileia,
to whom the pope had
given a letter when Rufinus left Rome in
398, which showed that he was in communion with the Church.
The reason, however, does
not justify the judgment which Jerome expressed
against the pope;
moreover, Jerome in his polemical writings often exceeds the limits
of propriety. All that is known of the labours of Siricius
refutes the criticism of the caustic hermit of Bethlehem.
The "Liber
Pontificalis" gives an incorrect date for his death; he
was buried in the cæmeterium of Priscilla on the
Via Salaria. The text of the inscription on his grave is known (De
Rossi, "Inscriptiones christ. urbis Romæ", II, 102, 138).
His feast is
celebrated on 26 November. His name was inserted in
the Roman Martyrology by Benedict
XIV.
Sources
Liber Pontif., ed;
DUCHESNE, I, 216-17; COUSTANT, Epist. Roman. Pont., I; JAFFÉ, Reg.
Pont. Rom., I, 2nd ed, 40-42; BABUT, La plus ancienne Décrétale (PARIS,
1904); LANGEN, Gesch. der röm. Kirche, I (Bonn, 1881), 611 sqq.;
RAUSCHEN, Jahrb. der christl. Kirche (Freiburg, 1897); GRISAR, Gesch.
Roms u. der Päpste, I, passim; HEFELE, Konziliengesch., II, 2nd ed.,
45-48, 51.
Kirsch, Johann Peter.
"Pope St. Siricius." The Catholic Encyclopedia. Vol. 14. New York:
Robert Appleton Company, 1912. 26 Nov. 2015
<http://www.newadvent.org/cathen/14026a.htm>.
Transcription. This
article was transcribed for New Advent by Kenneth M. Caldwell. Dedicated
to the memory of Jun Ho Park.
Ecclesiastical
approbation. Nihil Obstat. July 1, 1912. Remy Lafort, S.T.D.,
Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.
Copyright © 2026 by New Advent LLC.
Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.
SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/14026a.htm
SIRICIUS, POPE, ST.
Pontificate: Dec. 15 or
22 or 29, 384 to Nov. 26, 399. Siricius, a Roman by birth, was ordained a
lector, then deacon by Pope liberius. On the death of Damasus (December 11,
384) he was elected pope despite the candidacy of Ursinus, who during the
election of Damasus 18 years earlier, had incited bloody strife, and that of
(St.) jerome, who had enjoyed the favor of Damasus and seemed to cherish the
hope of being raised to the Roman See (Epist. 45.3).
Letters. The papacy
of Siricius is not well documented, nor does it appear to have been
particularly distinguished. In 390 the Pope consecrated the newly reconstructed
basilica of St.
Paul on the Ostian Way, and several of his letters contain "the
first papal decrees" that are listed as pontifical documents in canonical
collections. On February 10, 385, Siricius wrote to Himerius of Tarragona, who
had referred several points of discipline to Damasus (Epist. 1; P.
Jaffé Regesta pontificum romanorum ab condita ecclesia ad annum post
Christum natum 1198, 255). On January 6, 386, he wrote to the bishops of
Africa on the decisions of a council that had met in Rome "above the
relics of St. Peter." This is the first known "council of the
Vatican" (Epist. 5; P. Jaffé258). In 386 he wrote to Anysius of
Thessalonica on the subject of episcopal ordination in Illyricum (Epist. 4;
P. Jaffé 259). About 390, in an address to "the orthodox in the
provinces," apparently the Italian bishops, he points out certain abuses
that had been creeping into the rite of ordination (Epist. 6; P.
Jaffé 263). In 390 (St.) Ambrose replied (Epist. 42) to a circular,
addressed to the Church of Milan, that forwarded the decision of a Roman
council condemning Jovinian and the others who denied the perpetual virginity
of Mary (Epist. 7; P. Jaffé 260). Letter 9 in this collection,
dealing with the case of Bonosus, belongs to Ambrose, and Letter 10, ad
Gallos, was written by Damasus.
These letters are of
importance in the history of ecclesiastical discipline. They settle pastoral
problems, stating, for example, that heretics, both Arians and Novatians, are not
to be rebaptized, but should be reconciled by the laying on of hands
(Epist. 1.1.2). Except in cases of necessity or for infants, Baptism is to
be bestowed at Easter or Pentecost, not on Christmas (Epist. 1.2.3).
Episcopal consecration may not be bestowed by a single bishop; there must be
several consecrators (Epist. 5.2.1). A bishop should not ordain a cleric
of another church, nor accept one deposed by another church (Epist. 5.2.6,
7). Very precise regulations concern the age of those being ordained (Epist. 1.8)
and, especially, the continence of clergymen: priests and deacons are bound
"by the everlasting law of continence" (Epist. 1.6, 7–7.8, 9);
severe punishments are set for the guilty, as also for monks and nuns who fall
into incontinence. Clerics should not live with women except in circumstances
mentioned by the Council of Nicaea (Epist. 1.10). Other regulations
concern the discipline of Penance, which remained harsh (Epist. 1.4, 12).
A baptized man who embraced the "cingulum militiae saecularis "
(civil office as well as more explicit military service) could not be admitted
to the clerical state (Epist. 5.2.3).
Papal
Authority. More important than their content is the testimony of these
decrees regarding the growing authority of the Apostolic See, particularly in
the West. Siricius is the first pope to claim that the Apostle Peter spoke
through him: "We bear within us the burdens of all who are weighed down,
but it is rather the Blessed Apostle Peter who bears these burdens in us,
since, as we trust, he protects us in all the matters
of his administration and guides us as his heirs"
(Epist. 1.1). References to the double foundation of Rome (Peter and Paul)
fade away as only the Petrine foundation is seen to be important. The bishops
should address the Roman Church as head of their body (Epist. 1.15.20).
The pope replies to their queries: rescripsimus (a technical term of
the imperial chancellory) with complete authority; i.e., we command, we decree
(jubemus, decernimus ). His decisions are the Statuta Sedis
Apostolicae and have the same authority as those of the revered councils
(Epist. 1.15.20); bishops who do not obey them separate themselves from
the solidity of the apostolic rock, on which Christ built the universal Church
(Epist. 1.2.3).
This authority was
imposed at first upon the bishops of rural Italy over whom Siricius had
immediate supervision: no episcopal election could be accomplished
"without the knowledge of the Apostolic See" (Epist. 5.2.1).
Beyond that area, Siricius forwarded the decisions of the Roman council to the
Church of Milan and addressed the bishops of Gaul, Spain, and Africa with full
authority, but the Gauls had reservation and the Africans typically accepted
only what they agreed with. He intervened likewise in the problems over
priscillianism and sided with the bishops who had refused communion with
Ithacus and Idacius after they had persuaded the usurper Maximus that it was
legitimate to put Priscillian to death (P. Jaffé 262; Mansi 3:1005). He
made Anysius of Thessalonica his vicar in Illyricum to protect the province
from the influence of Constantinople. No episcopal ordination could take place
there without the consent of Anysius (Epist. 4). At the request of Ambrose
(Epist. 56.7) Siricius attempted to solve the schism of Antioch but
failed.
Siricius was a strong
personality but not a thinker. He distrusted the new breed of ascetic
intellectuals. He acquiesced in the expulsion of Jerome from the city of Rome,
and he distanced himself from Paulinus of Nola. His approach to theological
questions was to cite Roman tradition and authority. Yet this firmness often
placed him in good stead. Siricius played an important part in the promotion of
the authority of the Apostolic See. He was buried in the basilica of St.
Silvester in the cemetery of Priscilla, where pilgrims were still venerating
his tomb in the seventh century (Martyrologium Romanum 547).
Feast: November 26.
Bibliography: Siricius, Patrologia
Latina, ed. J. P. Migne (Paris 1878–90) 13:1131–1202. É. Amann, Dictionnaire de théologie catholique, ed. A. Vacant et al., 15
v. (Paris 1903–50 ; Tables générales 1951–) 14.2:2171–74. P. Jaffé Regesta
pontificum romanorum ab condita ecclesia ad annum post Christum natum
1198, ed. S. Löwenfeld et al., 2 v. (2d ed. Leipzig 1881–88, repr. Graz
1956) 1:40–42. A. Diberardino, Patrology (Westminster, Md.1986)
4:580–581. E. Ferguson, ed., Encyclopedia of Early Christianity (New
York 1997) 2:1064. H. Jedin, History of the Church (New
York 1980) 2:254–256. J. N. D. Kelly, Oxford Dictionary of
Popes (New York 1986) 35–36. C. Pietri, Roma Christiana (Rome
1976) 468–474, 888–909. J. Curran, "Jerome and the Sham Christians of
Rome," The Journal of Ecclesiastical History 48: 213–29. R. Giuliani, "Un'interessante novità epigrafica della catacomba della ex
vigna Chiaraviglio sulla via Appia Antica. Ancora sull'attività dei
presbiteri Proclino e Urso a S. Sebastiano," in 'Domum Tuam Dilexi'.
Miscellanea in onore di Aldo Nestori (Vatican
City 1998) 375–97. P. Laurence, "Rome et Jérôme: des amours
contrariées," Revue Bénédictine 107: 227–49.
[P. T. Camelot]
New Catholic Encyclopedia
SOURCE : https://www.encyclopedia.com/religion/encyclopedias-almanacs-transcripts-and-maps/siricius-pope-st
Pope Saint Siricius,
Protector Of Church Discipline
10/15/2016
The pontificate of
Siricius was in no way as violent or disturbing as that of his predecessor,
Pope Damasus. A native of Rome, Siricius had been active in the Church since he
was a young man. He started as a lector, was ordained a deacon during the
pontificate of Liberius, and served in some capacity under Damasus. After that
pope's death, Siricius was unanimously elected by the clergy and laity of Rome
in December, 384, to replace the fallen pope. The only bad part was that
Ursinus, the rival of Damasus, who had been banned to Milan, tried to maintain
his claims. The emperor, Valentinian III, quickly wrote a letter to Rome,
consenting to the election and praising Siricius' piety. The man's reputation
preceeded him.
Siricius held the office
of Bishop of Rome until November 26, 399. His reign was full of challenges,
battling heresies and building the Church.
His first challenge was
addressed to Bishop Himerius of Tarragona, Spain, who had written the newly
elected pope fifteen questions on baptism, penance, church discipline, etc. His
perception of his responsibilities, Siricius addressed thus to Bishop Himerius:
"And since it is necessary for us to succeed to the labors and
responsibilities of him whom, through the grace of God, we succeeded in honor …
For in view of our office there is no freedom for us, on whom a zeal for the
Christian religion is incumbent greater than all others, to dissimulate or be
silent. We bear the burdens of all who are oppressed, or rather the blessed
apostle Peter, who in all things protects and preserves us, the heirs, as we
trust, of his administration, bears them in us.” He then proceeded to explain
Church canons, including his command for priestly celibacy. His letter to
Bishop Himerius is the first extant decretal we have. A decretal is a legally
binding instruction on Church practice and discipline.
He followed up with a
synod in 386 which reaffirmed Church discipline in nine canons. After that, he
sent letters to all non attending bishops to inform them of the disciplines
established and instructed them to act in accordance with the canons. Then he sent
letters to various churches detailing the need to elect worthy bishops and
priests. At all times, Siricius showed his awareness of his position and the
duty to pastoral care.
There were several
heresies that Siricius had to deal with during his almost 15 year pontificate.
One was the heresy preached by the Roman monk Jovinian who preached that Mary
and Joseph went on to have more children, that fasting and good works were not
necessary and that celibacy was not highly merited. A synod in 390-392 condemned
Jovinian and his followers. And just to make sure it was well understood, St.
Ambrose, friend of Siricius and Bishop of Milan, held a second synod which came
to the same conclusion.
The second heresy was
that of Bishop Bonosus or Sardica (now Sophia, Bulgaria). He preached that Mary
was not always a virgin, similar to Jovinian's view. Siricius left the final
decision to the Bishop of Thessalonica, which was a wise choice. The pope did
not look like he was controlling all, and the bishop straightened it all.
The Priscillian heresy,
which was primarily in Spain, was similar to the gnostics in that they thought
some people could attain bodily, spiritual and mental perfection. Those of
"wisdom and light" could get there. They practiced receiving the Eucharist
and consuming it later, or fasting on Sunday or meditating at home rather than
attending church. These practices were contrary to Christianity as practiced by
most. Priscillian was condemned and executed but his teachings lived on.
Siricius was not in favor of the execution, but he was not yet pope at the
time. He pitied the mislead and sent letters to the Spanish bishops to explain
the circumstances under which the heretics could be brought back to communion
with the Church.
It is said that Siricius
wrote against the Manicheans in Rome, but he did not take any action against
them.
Aside from handling all
these challenges, Siricius had the Church of St. Paul Outside the Walls built.
The church burned in the 1820s, but there is one column from the first church
which was saved. It has an inscription with Siricius' dedication on it.
Siricius died at the age
of 65 and was buried in the cemetary of Priscilla on the Via Salaria.
About the Author
Debra Booton McCoy is a
cradle Catholic and is a native of central New York. She works in the health
care field and spends her spare time writing and enjoying her family, two grown
children, and husband Bob. Growing up through the Vatican II era, she remembers
the traditional teaching of the Church and was witness to the changes. For many
years Debra was a Catholic on the sidelines, going to Mass every week, but not
living the Faith. When she decided to homeschool her son, she found that she
had to teach herself what she had forgotten or never learned. That is when she
realized her role.
Debra is a published
author, having written a column for a women’s monthly newspaper in the
mid-1990s. Debra started a Catholic publishing company in 2013, Lanternarius
Press. With that, she published her first book in 2014, an edited version of a
French book from the 1800s, “A Catholic Mother Speaks to Her Children” by
Marie, Countess de Flavigny. This is an advice book for children. She has also
edited and published an advice book for young men, "Conferences for
Boys" by Fr. Reynauld Kuenhel. For those who like stories of
popes, Debra is writing a series, using many of the articles on this site. The
first book is History of the Popes, 34AD - 499AD.
You can visit her website
at http://lanternariuspress.net or
visit Lanternarius Press on Facebook.
SOURCE : https://www.catholic365.com/article/5308/pope-saint-siricius-protector-of-church-discipline.html
Cromolitografia
in L. Tripepi, Ritratti e biografie dei romani pontefici: da S. Pietro a Leone
13, Roma, Vaglimigli Davide, 1879. Biblioteca comunale di Trento
San Siricio Papa
Festa: 26 novembre
IV sec.
(Papa dal 12/384 al 26/11/399)
Romano, è considerato il primo Papa ad affermare il primato e l'autorità del
maggior Pietro' su tutta la Chiesa. Promosse la ricostruzione della basilica di
San Paolo.
Martirologio
Romano: A Roma nel cimitero di Priscilla sulla via Salaria nuova, san
Siricio, papa, che sant’Ambrogio loda come vero maestro, in quanto, portando il
fardello di tutti coloro che sono gravati della responsabilità episcopale, li
istruì negli insegnamenti dei Padri, che confermò anche con la sua autorità
apostolica.
La figura di San Siricio Papa, venne a lungo offuscata dal giudizio negativo che, sul suo conto, emerge dalle opere del grande San Girolamo, cioè di un personaggio per molti versi eccezionale soprattutto per la sua prodigiosa cultura ma facile ai giudizi avventati, ispirati a personale simpatia o antipatia, come ben sa chi ne abbia letto le vivacissime Lettere.
Si può dire che la scarsa simpatia del grande studioso sul conto del Papa Siricio abbia pesato su questo personaggio per quasi quattordici secoli, perché soltanto nel 1748 San Siricio fu accolto nel Martirologio Romano dal Papa Benedetto XIV. Questi era abbastanza ferrato, come storico e come canonista, da poter dissentire dalle secolari prevenzioni di San Girolamo!
Siricio fu successore di San Damaso, e resse il pontificato dal 383 al 399.Damaso era stato il grande protettore di San Girolamo, ma Siricio ebbe anch'egli un fortissimo campione al quale appoggiarsi, e la sua scelta fu quanto mai saggia, perché cadde su Sant'Ambrogio, Vescovo di Milano.
Milano era ormai la capitale dell'Impero di Occidente, e il Vescovo Ambrogio vi aveva raggiunto un'autorità senza precedenti. Un Papa più meschinamente geloso avrebbe esitato a rafforzare il prestigio di quel personaggio dinanzi al quale il Vescovo di Roma rischiava di passare in seconda linea.
Invece, il romano Siricio, desideroso soprattutto del bene della Chiesa, affidò ad Ambrogio buona parte della direzione degli affari ecclesiastici, facendone quasi un socio nel governo della Chiesa. Da parte sua, Ambrogio non approfittò di tale posizione e restò sempre in deferente atteggiamento nei confronti del Vescovo di Roma.
San Siricio, da parte sua, fu il Pontefice della moderazione e dell'equilibrio. Si sentiva veramente padre - o meglio servo - di tutti i fedeli, e rifuggiva dai particolarismi che spesso dividevano le varie Chiese. " Noi - diceva con bellissima espressione - portiamo il fardello di tutti coloro che sono gravati; o piuttosto è il beato Apostolo Pietro che lo porta in noi ".
Il focoso San Girolamo, che si lanciava come una catapulta contro gli avversari veri o supposti, non poteva andar d'accordo con quel Papa nemico degli estremismi e dell'intemperanze. Si allontanò infatti da Roma per ritirarsi, asceta macerato e studioso insonne, in una grotta presso Betlemme, dove a buon conto ebbe per compagno, simbolico animale!, un ringhioso leone.
Eppure anche Girolamo, nel suo giostrare di infaticabile polemista, si trovava al fianco, di quando in quando, proprio il Papa Siricio, moderato e moderatore, ma non per questo tardo a difendere la verità e la giustizia.
Questo Papa non ambizioso né invidioso che sentiva veramente, sulle sue vecchie
spalle, il fardello della universale comunità dei credenti, l'eredità gravosa di
Pietro, di colui cioè che scioglie, ma è legato; che apre, ma è prigioniero.
Fonte : Archivio
Parrochia
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/90423
SIRICIO, santo
di Elena Cavalcanti
Enciclopedia dei Papi
(2000)
Nacque a Roma; il padre
si chiamava Tiburzio. S. successe a Damaso poco dopo la morte di questi
avvenuta l'11 dicembre 384, e il suo pontificato durò quindici anni. Fonte
importante della sua biografia è l'epitaffio per la sua sepoltura, che permette
di aggiungere qualche notizia relativa agli anni precedenti il pontificato:
"Liberium lector mox et levita secutus, / post Damasum, clarus totos quos
vixit annos, / fonte sacro magnus meruit sedere sacerdos, / cunctus ut populus
pacem tunc soli clamaret. / Hic pius, hic iustus felicia tempora fecit; /
defensor magnus, multos ut nobiles ausus / regi subtraheret ecclesiae aula
defendens; / misericors, largus, meruit per saecula nomen. / Ter quinos populum
qui rexit in annos amore. / Nunc requiem sentit, caelestia regna potitus"
(Inscriptiones Christianae urbis Romae septimo saeculo antiquiores, a cura di
G.B. de Rossi, II, Romae 1888, p. 102). Da questo testo si apprende che S. era
stato lettore e diacono sotto il pontificato di Liberio. Il quarto verso
dell'epitaffio, con il riferimento al desiderio di pace da parte della
popolazione di Roma, sembra alludere a riflussi di turbamenti, al momento della
vacanza dopo la morte di Damaso, da parte dei seguaci di Ursino. Questi, dopo
la morte di papa Liberio, era stato eletto da un gruppo di presbiteri e
diaconi, mentre altri avevano eletto Damaso. Lo scisma si era consumato tra
lotte sanguinose delle opposte fazioni, a cui aveva posto fine l'intervento
delle forze pubbliche e l'esilio di Ursino e dei suoi seguaci. Durante il
pontificato di Damaso, tuttavia, il problema degli ursiniani era riemerso a più
riprese e non era del tutto sopito al momento dell'elezione di Siricio. Dello
svolgimento dei fatti in questa occasione è conservato il rapporto del prefetto
della città, il cristiano Piniano, a Valentiniano II e la risposta
dell'imperatore (Collectio Avellana 4, a cura di O. Guenther,
Pragae-Vindobonae-Lipsiae 1895 [Corpus Scriptorum Ecclesiasticorum Latinorum,
35, 1], p. 47); da tali documenti si ricava che l'elezione del nuovo papa
avvenne all'unanimità ma che in realtà vi fu un certo movimento a favore di Ursino,
ma di scarsa entità dal momento che non fu necessario l'intervento del
prefetto. Un'espressione di Girolamo ("Omnium paene iudicio dignus summo
sacerdotio decernebar", ep. 45, 3) lascia intendere che egli considerava
auspicata da molti una propria candidatura; ma tali parole sono l'unico
riferimento a una tale eventualità. Egli presto lasciò Roma per il suo ritiro a
Betlemme e non si ha testimonianza di alcun suo successivo rapporto con
Siricio. Più tardi, tra il 397 e il 398, quando si consumò la rottura tra
Girolamo e Rufino e questi rientrò in Italia dalla Palestina, S. evitò di
entrare nella disputa che divideva i due personaggi e gli ambienti ascetici
romani: la controversia origenista esplose negli anni seguenti, sotto il
pontificato di Anastasio. Nel dicembre del 384, Imerio vescovo di Tarragona si
era rivolto a papa Damaso, ignorandone la morte. La lettera del vescovo
spagnolo non è conservata; la risposta, da parte del nuovo papa, è datata 2
febbraio 385 ed è un documento importante per il carattere ad esso conferito da
S., di disposizioni da applicare in tutte le Chiese. Questa lettera infatti è
entrata a far parte delle raccolte canoniche, e viene considerata del genere
delle decretali, intendendo con tale termine le lettere papali con valore di
normativa per la Chiesa universale o per le Chiese di vasti territori. La
lettera a Imerio (P.L., XIII, coll. 1131-47) espone direttive su quindici
argomenti di carattere disciplinare: la reiterazione del battesimo agli
eretici; i giorni in cui amministrare il battesimo; la separazione degli
apostati; la disciplina del matrimonio; la riconciliazione dei penitenti; i
provvedimenti nei riguardi di monaci e monache inosservanti; le regole da
osservare riguardo alla continenza dei chierici; le norme per l'ammissione agli
ordini sacri; l'età per l'ammissione al sacerdozio; l'ordinazione di uomini di
età avanzata; il divieto delle seconde nozze per i chierici; le norme per
l'abitazione di donne in casa dei chierici; l'ordinazione di monaci; la non
sottomissione dei chierici alla disciplina penitenziale; le situazioni che
precludono l'ordinazione. Le questioni affrontate nella risposta del papa al
vescovo di Tarragona lasciano intravedere difficoltà più o meno recenti nelle
Chiese della penisola iberica. Alcuni problemi possono essere posti in
relazione a pratiche dei circoli legati a Priscilliano, all'indomani della fine
cruenta del deposto vescovo di Avila (384 o 385): a tali ambienti possono
riferirsi in particolare le disposizioni che riguardano la disciplina della
vita monastica e alcune specifiche norme per la vita dei chierici; ma per altre
preoccupazioni presumibilmente esposte dal vescovo spagnolo bisogna risalire a
questioni riconducibili a eresie precedenti. La prima risposta di S. riguarda
il problema se la riammissione degli eretici di matrice ariana debba avvenire
mediante la reiterazione del battesimo, ed è decisamente negativa sulla base di
Efesini 4, 5 e dei canoni del concilio di Nicea. È stato supposto che in Spagna
l'intransigenza a tale riguardo potesse essere rappresentata da gruppi
oltranzisti antiariani (Gregorio di Elvira morì dopo il 392). L'intransigenza
riguardo alla riammissione, mediante la penitenza, di apostati e peccatori di
fornicazione, va ricondotta ad ambienti in cui persisteva il rigorismo dei
discepoli di Novaziano, probabilmente rinfocolato dall'intransigenza, anche
riguardo alla penitenza, di Lucifero di Cagliari e di Gregorio di Elvira. Di
tali ambienti fornisce attestazione Paciano di Barcellona intorno al 377 (ep.
3, Contra Tractatus Novatianorum, in P.L., XIII, coll. 1063-82). Più in
generale, le preoccupazioni del vescovo Imerio dimostravano la difficoltà a
trovare una linea unitaria da parte dei vescovi iberici nei riguardi della
disciplina penitenziale, nel regolare la vita monastica e dei chierici, nel
porre ordine nella liturgia. Il medesimo ambiente era quello da cui erano
emerse le aspirazioni, da parte di Priscilliano, di porsi come restauratore e
riformatore, e probabilmente la sua fine aveva rinfocolato le polemiche
accentuando la confusione tanto da spingere Imerio a rivolgersi a Roma. La
risposta di S., oltre a richiamare il canone 8 del concilio di Nicea, si rifà
alle disposizioni di papa Liberio ed espone la disciplina romana che, sin dai
tempi di papa Stefano, praticava la riammissione degli eretici e degli
scismatici non reiterando il battesimo, ma per mezzo dell'assoluzione mediante
l'imposizione delle mani (cfr. ep. 1, 2, ibid., col. 1133B). Anche riguardo a
coloro che rinnegano la fede (apostati) e tornano agli idoli, l'indicazione di
S. è conforme alla prassi romana: essi vanno sì separati dal corpo ecclesiale
(concilio di Elvira, canone 1), ma se si pentono devono rimanere nella
condizione di penitenti durante tutto il tempo della loro vita, per essere riconciliati
alla fine della vita perché il Signore non vuole la morte del peccatore ma la
sua conversione (cfr. Ezechiele 18, 23; ep. 1, 3, in P.L., XIII, col. 1136A). È
da notare che la citazione del profeta Ezechiele era divenuta tradizionale a
Roma nelle argomentazioni contro l'intransigenza dei novaziani. Molta
importanza è attribuita da S. ai tempi in cui amministrare il battesimo, che
vengono fissati, secondo la tradizione più antica, a Pasqua e a Pentecoste
considerando invece grave disordine e confusione la scelta di altri giorni,
quali il Natale, l'Epifania o varie feste di martiri. A tale proposito S.
richiama con forza l'autorità della sede petrina "sulla quale Cristo
costruì la Chiesa universale" (ep. 1, 2, in P.L., XIII, coll. 1155B-56A).
La prassi suggerita da S. è tuttavia molto severa nei confronti di coloro che,
sottoposti a penitenza per gravi peccati, incorrono nuovamente negli stessi,
"tam canes et sues ad vomitus pristinos". Questi peccatori recidivi
dovranno rimanere nella condizione di penitenti per tutta la vita e solo in
punto di morte potranno ricevere il viatico (ep. 1, 5, ibid., col. 1137B).
Altrettanto severa è la normativa per monaci e monache che vengono meno ai loro
obblighi: S. ricorda che anche le leggi dello Stato li condannano, alludendo
forse alla disposizione del codice teodosiano contro il matrimonio delle
vergini consacrate (Codex Theodosianus IX, 25, 2), e prescrive la reclusione a
vita nelle loro celle, concedendo la comunione solo in punto di morte (ep. 1,
6, in P.L., XIII, col. 1137C). Particolarmente ampia è la trattazione
sull'obbligo della continenza per i chierici (ep. 1, 7, ibid., coll. 1138A-41A)
che si pone in continuità con la linea damasiana e sembra inoltre riflettere
dibattiti romani dell'epoca, in cui da parte di chi si opponeva a quest'obbligo
si faceva ricorso all'esempio dei patriarchi veterotestamentari. La disciplina
enunciata da S. prevede che, solo in caso di infrazione della regola a causa di
ignoranza, coloro che hanno mancato possono rimanere nel loro stato, ma non
sarà loro concesso di avanzare negli ordini e nei relativi privilegi; chi
incorrerà in abusi non osservando questa limitazione sarà espulso senza mezzi
termini. A partire da queste disposizioni, la lettera di S. sembra cogliere
l'occasione per stabilire una normativa organica riguardo al conferimento degli
ordini (ep. 1, 8-10, ibid., coll. 1141-43): non possono essere ordinati
presbiteri o diaconi coloro che hanno contratto matrimonio più di una volta;
l'aspirante chierico che sia sposato una sola volta e con una donna al suo
primo matrimonio, fino all'età di trent'anni può divenire solo accolito e
suddiacono; se accetta dall'inizio la norma della continenza, può essere
ordinato presbitero dopo cinque anni e vescovo dopo dieci. Per chi aspira agli
ordini in età alquanto tardiva, dovranno essere trascorsi due anni dal
battesimo per iniziare il percorso clericale con le funzioni di lettore o di
esorcista; in seguito dovranno trascorrere cinque anni per accedere all'ordine
degli accoliti e dei suddiaconi e quindi, se giudicato degno, al diaconato. Se
col passare del tempo apparirà integerrimo al clero e al popolo, potrà essere
ordinato presbitero e vescovo (ep. 1, 10, ibid., coll. 1143A-B). Di seguito la
lettera enuncia: un ulteriore divieto per le seconde nozze dei chierici e per
coabitazioni di donne nelle case dei chierici, se non in casi di necessità (ep.
1, 11-12, ibid., col. 1144A); indicazioni sull'accesso agli ordini sacri da
parte dei monaci; il divieto di accettare i penitenti nel clero e di sottoporre
i chierici alla penitenza (ep. 1, 13-14, ibid., coll. 1144-45). L'epilogo è di
grande solennità: ricapitola i punti essenziali degli impedimenti all'accesso
al sacerdozio e ne estende l'obbligo dell'osservanza ai vescovi di tutte le
province: coloro che procederanno in modo contrario "ai canoni e agli
interdetti" prospettati nella lettera dovranno attendersi una congrua
sentenza da parte della Sede apostolica (ep. 1, 15, ibid., coll. 1145B-46A). A
Imerio viene affidato l'incarico di informare la sua diocesi e i vescovi
limitrofi, e inoltre quelli delle province cartaginese, betica, lusitana,
galiziana (ibid., coll. 1146A-B). La lettera si chiude con un sigillo di
autorità: "quatenus et quae a nobis non inconsulte, sed provide sub nimia cautela
et deliberatione sunt salubriter constituta, intemerata permaneant, et omnibus
in posterum excusationibus aditus, qui iam nulli apud nos patere poterit,
obstruatur" (ibid., coll. 1146B-47A). È stato osservato come la
composizione, lo stile e la terminologia della lettera a Imerio sostengano il
livello di autorità che essa intende esprimere: il proemio non è dissimile
nell'impianto da quello di un rescritto imperiale; ogni questione viene
rapportata alla necessità di una normativa e riceve un giudizio e una sentenza;
alla fine vengono proclamate, come in un editto, le formule di promulgazione e
di applicazione. Tutto però è posto sotto il principio di autorità dichiarato
all'inizio: il successore di Pietro porta il carico di tutti coloro che hanno
problemi ("portamus onera omnium qui gravantur"), anzi è lo stesso
apostolo Pietro che, nella persona del suo successore, protegge e difende la
sua eredità (ep. 1, proemio, ibid., col. 1133A). Il documento si impose anche
per la sua sapiente composizione: costituiva un agile e comodo compendio di
norme e come tale entrò in gran numero di collezioni canoniche, a cominciare
dalla più antica raccolta romana, la Prisca, che lo pone dopo i decreti di
Nicea (cfr. F. Maassen, Geschichte der Quellen, p. 528). Un altro importante
documento di S., di carattere normativo, è l'epistola 5 (in Concilia Africae a.
345-a. 525, a cura di Ch. Munier, Turnholti 1974 [Corpus Christianorum, Series
Latina, 149], pp. 59-63; P.L., XIII, coll. 1156-62). La lettera è conservata
nelle raccolte africane, tra gli atti del concilio tenuto a Telepta il 24
febbraio 418, dove fu letta dai legati della sede di Cartagine (cfr. Concilia
Africae, p. 54). Ma alla sua origine la lettera è principalmente diretta alle
Chiese d'Italia e fa riferimento a un sinodo riunitosi a Roma il 6 gennaio 386.
S. dice nella lettera che l'assemblea era composta di ben ottanta vescovi, e
sottolinea l'importanza dell'evento che venne celebrato solennemente in S.
Pietro. Le difficoltà del momento storico spiegano il significato di questo
sinodo. A Milano, l'imperatrice Giustina, madre di Valentiniano II, appoggiava
il riemergere di alcuni fermenti ariani; Ambrogio opponeva la sua resistenza,
coinvolgendo la popolazione: è della primavera 385 l'occupazione della basilica
Porziana. L'episcopato italiano si poneva certamente interrogativi riguardo
alla piega che avrebbe preso la politica religiosa imperiale. Alcuni giorni
dopo il sinodo romano, il 23 gennaio 386, venne promulgata una legge favorevole
a coloro che si rifacevano alla professione di fede omea (il Figlio è solo
simile al Padre) di Rimini (360); nei mesi precedenti si era venuto a sapere
della preparazione di questa legge e le preoccupazioni si erano accentuate. In
tale contesto è da collocare il sinodo di Roma, delle cui disposizioni
l'epistola 5 di S. costituisce la promulgazione. La normativa è di carattere
disciplinare ed è preceduta da un solenne proemio in cui il papa ne sottolinea
l'importanza per l'unità della Chiesa che, sulla base di Efesini 5, 27, deve
essere "senza macchia né ruga" e porsi in fedele continuità con la
tradizione (cfr. 2 Tessalonicesi 2, 15). La normativa è espressa poi in otto
formule stringate riguardanti le ordinazioni dei vescovi e dei chierici, cui fa
seguito una parte più ampia e articolata sulla continenza dei membri del clero.
Due sono i principi che reggono questa scarna sintesi di norme che mira alla
compattezza dell'organizzazione gerarchica della Chiesa: l'uno afferma il
principio di autorità secondo cui nessun vescovo deve essere ordinato
all'insaputa del papa ("Primum, ut extra conscientiam sedis apostolicae,
nemo audeat ordinare": P.L., XIII, col. 1157A); l'altro esprime la
convinzione che una disciplina saldamente organizzata e osservata è garanzia
contro l'emergere di eresie e scismi. L'enunciazione di questo fondamento,
espresso nella conclusione della lettera, assume i toni della parenesi:
"Se queste cose, fratelli, saranno osservate da tutti con piena vigilanza,
avrà fine l'ambizione, si placherà la discordia, non emergeranno eresie e
scismi, il demonio non avrà spazio per le sue trame, persisterà la concordia,
sarà superata e calpestata l'iniquità, la carità sarà infiammata di fervore
spirituale, la pace predicata con le labbra concorderà con la volontà. Dovunque
sarà la pace del nostro Dio, che a noi è stato comandato di conservare dal
Salvatore in persona, prima della sua passione" (cfr. Giovanni 14, 27; ep.
5, 4, in P.L., XIII, col. 1161B). La lettera successiva (ep. 6, in P.L., XIII,
coll. 1164-66), conservata solo nelle raccolte ispaniche, è probabilmente
un'espressione diversificata delle norme del sinodo del 386, ed è destinata ai
vescovi delle province italiane. Si apre con una formula lapidaria che
giustifica l'intervento del papa: "Siricio ecclesiarum omnium cura",
ed è strutturata in modo analogo alla precedente: un lungo solenne esordio
ricco di citazioni scritturistiche; il corpo della lettera in cui vengono
riprese le norme riguardanti principalmente i criteri per l'ordinazione del
clero; la conclusione che caratterizza la natura del documento come un monito,
ed esorta alla concordia e all'unione nella tradizione; una breve professione
di fede trinitaria conclude l'esortazione. L'elemento peculiare della normativa
espressa in questo documento è l'insistenza sulla prescrizione che non si
proceda all'ordinazione di neofiti o laici, cioè di persone che non si siano
prima dedicate per un certo tempo al servizio della Chiesa (ep. 6, 5, 3, ibid.,
col. 1166A). È da osservare che, se il papa rivendicava a sé perlomeno la
conoscenza previa delle nomine episcopali, in quegli anni sulla fisionomia
dell'episcopato in molte regioni influì ampiamente il prestigio di Ambrogio di
Milano. Furono legati in diversi modi ad Ambrogio, Vigilio di Trento, Felice di
Como, Gaudenzio di Brescia, Profuturo di Pavia; numerose Chiese, da Aquileia
fino a Bologna, e verso Occidente fino alle province alpine, richiesero il
supporto o l'intervento del vescovo di Milano o ricevettero personaggi che lo
rappresentavano. All'avvento di S. al pontificato, alla fine del 384, la Gallia
era sottoposta da alcuni mesi all'uccisore dell'imperatore Graziano, Massimo,
che aveva posto la capitale a Treviri e che, nei primi anni del suo impero,
intese porsi come difensore dell'ortodossia con il processo a Priscilliano, seguito
dalla condanna e dall'esecuzione del vescovo spagnolo. Questi fatti furono
accompagnati e seguiti da giudizi e persecuzioni nei confronti dei
priscillianisti, che ebbero luogo sia da parte di vescovi che da parte di
funzionari imperiali, senza segni di rapporti con Roma. Tra la fine del 386 e
l'inizio del 387, tuttavia, in data non lontana dall'esecuzione di
Priscilliano, si può dedurre che il papa scrisse all'imperatore, dal momento
che si conserva la risposta di quest'ultimo (Collectio Avellana, pp. 90-1;
P.L., XIII, coll. 591-92), che insiste sulla regolarità del processo a
Priscilliano, cerca di delegare ai vescovi la soluzione del caso di una
ordinazione irregolare e, in linea generale, si pone come difensore degli
interessi della Chiesa. L'esatto tenore della lettera del papa non può essere
desunto; essa va tuttavia registrata come un intervento che chiede conto di una
così autonoma gestione di affari ecclesiastici. Negli anni successivi fu ancora
il prestigio di Ambrogio di Milano a indirizzare le Chiese della Gallia prima e
dopo la fine di Massimo nel 388. L'influsso del vescovo di Milano si estese
fino a Grenoble, Marsiglia, Orange, Lione: i vescovi di queste ultime tre
Chiese, Procolo, Costanzo e Giusto, avevano partecipato al concilio di Aquileia
del 381; Costanzo di Orange fu presente anche al concilio di Milano del 391;
Procolo di Marsiglia a quello di Torino. Quest'ultimo concilio fu convocato nel
398 da Simpliciano, successore di Ambrogio, su richiesta dell'episcopato della
Gallia, e affrontò diverse situazioni di contrasto tra quei vescovi non ancora
solidamente stabiliti in una organizzazione metropolitana; inoltre,
richiamandosi alle prese di posizione di Ambrogio a proposito del procedimento
contro Priscilliano (cfr. Ambrogio, ep. 24, 12), il concilio di Torino
scomunicò Felice, il vescovo di Treviri che aveva fiancheggiato l'imperatore
Massimo nella vicenda. Il canone 6 del concilio di Torino (Concilia Africae,
pp. 54-60) fa anche riferimento a uno scritto di S. che avrebbe pronunciato la
scomunica per Felice. All'epoca di S., la situazione amministrativa
dell'Illirico, soprattutto quella delle diocesi della Macedonia e della Dacia,
oscillava tra la dipendenza da Milano e quella da Costantinopoli. Nel 387,
probabilmente, l'Illirico costituiva una prefettura distinta dall'Occidente e
legata all'Oriente; nel 386 invece, apparteneva alla prefettura d'Italia.
Queste oscillazioni sono legate alle vicende politiche occidentali di quegli
anni, ma anche nei momenti di prevalenza dell'influsso orientale il contatto
dell'Occidente con l'Illirico non venne mai meno: nel 387, Valentiniano II,
dopo la discesa di Massimo in Italia, si stabilì a Tessalonica. Quando
Teodosio, l'anno successivo, vinto Massimo riunificò l'Impero, la questione
della suddivisione delle diocesi divenne meno importante. Alla sua morte, nel
395, le diocesi di Dacia e Macedonia restarono praticamente sotto l'influsso
dell'Oriente, ma l'Occidente non rinunciò a far valere i suoi diritti:
Stilicone, nello stesso anno, invase la Pannonia e la Dalmazia, successivamente
la Macedonia e la Tessaglia, e minacciò la Tracia. Ma furono vittorie che ben
presto cedettero il passo alle trattative con l'Oriente che riottenne il
controllo sull'Illirico orientale. Durante questi anni, il vescovo di Roma non
ebbe la possibilità di sviluppare da parte sua la politica iniziata dal
predecessore Damaso nei confronti di quelle regioni. È conservata una breve
lettera di S. al vescovo Anicio di Tessalonica (ep. 4, in P.L., XIII, coll.
1148-49), la quale parla di un'altra lettera inviata precedentemente e che non
ha avuto risposta. S. mostra di essere stato informato di non pochi contrasti
tra i vescovi di quella regione riguardo alle ordinazioni di nuovi vescovi, e
indica la prassi secondo cui al vescovo di Tessalonica è affidato il compito
della decisione ultima su ciascun candidato all'episcopato. Questa lettera deve
essere stata scritta dopo il 386, dal momento che in quell'anno S., facendo
riferimento alla celebrazione del sinodo romano, aveva promulgato e diffuso le
disposizioni riguardo alle ordinazioni (cfr. epp. 5-6, sopra esaminate): le
preoccupazioni per l'Illirico sembrano aver sollecitato un reiterato
intervento. La lettera ad Anicio non è indicativa del conferimento di quello
che sarà più tardi il vicariato del vescovo di Tessalonica, quanto piuttosto è
nello spirito espresso nella lettera 5, sopra esaminata, dove, come prima
affermazione di principio, viene indicato il criterio che deve guidare le
ordinazioni episcopali, e cioè che nessuno osi procedere a un'ordinazione
"extra conscientiam sedis apostolicae" (ep. 5, 2, 1, in Concilia
Africae, p. 61; P.L., XIII, col. 1157A). La lettera di S. al vescovo di
Tessalonica rappresenta comunque l'affermazione di una nuova autorità
ecclesiastica in Macedonia, e più tardi sarà evocata da Leone Magno (ep. 6, 2,
in P.L., LIV, col. 617) come un precedente del vicariato apostolico. Da parte
del vescovo di Tessalonica non si conosce risposta. Alcuni eventi, qualche anno
dopo la lettera di S., mostrano come in quel lasso di tempo sia piuttosto
Ambrogio il vescovo a cui dall'Illirico si fa ricorso per richiesta di sostegno
e di consiglio. Del caso di Bonoso, vescovo di Serdica, si è principalmente
informati da un'altra lettera conservata sotto il nome di S., diretta ad Anicio
di Tessalonica e agli altri vescovi dell'Illirico (ep. 9, ibid., XIII, coll.
1176-78). Ma la lettera figura come epistola 56/a dell'epistolario di Ambrogio,
ed è da attribuire al vescovo di Milano. Bonoso era stato accusato di negare la
verginità perpetua di Maria, forse in relazione a una cristologia di stampo
adozionista. Tra la fine del 391 e l'inizio del 392, venne convocato un sinodo,
con l'assenso dell'imperatore Teodosio, a Capua, dove la dottrina di Bonoso
venne condannata e dove il ruolo principale venne svolto da Ambrogio (cfr. epp.
56-56/a). Quanto al caso personale, i padri sinodali preferirono rimettere la
questione ai vescovi limitrofi della diocesi di Bonoso, e cioè quelli della
Macedonia, che erano stati anche i suoi accusatori e che vennero ritenuti
meglio informati sulla situazione locale. In particolare, la lettera insiste
sul ruolo che spetta in questo giudizio ad Anicio, il vescovo di Tessalonica, a
cui viene assegnata una sorta di vicaria del sinodo ("vicem synodi recepistis":
P.L., XIII, col. 1177A). Bonoso si appellò ad Ambrogio, una volta che i suoi
colleghi decretarono per lui l'allontanamento dalla sua Chiesa; e anche i
vescovi macedoni chiesero consiglio a Milano. La risposta fu estremamente
prudente: Ambrogio da una parte ricusò la sua competenza nella questione,
dall'altra invitò Bonoso all'esercizio della pazienza con l'accettazione dei
provvedimenti nei suoi riguardi. Proprio questo tono della risposta, insieme ad
osservazioni sullo stile, fanno inclinare ad attribuire la lettera ad Ambrogio
il quale, con la prudente risposta, sembra astenersi dall'assumere un ruolo
d'autorità che spettava al vescovo di Roma. L'epistola 7 di S. (ibid., coll.
1168-72) affronta il problema di Gioviniano. Diretta "ad diversos episcopos",
la lettera ha lo scopo di comunicare la condanna dell'eretico, descritto a
fosche tinte ("pudicitiae adversarius, luxuriae magister"), e dei
suoi seguaci. La lettera è conservata nell'epistolario di Ambrogio (ep. 41/a)
insieme alla risposta del vescovo di Milano (ep. 42). Essa, quindi, fu inviata
a Milano e per tale destinazione S. l'affidò a tre presbiteri in essa nominati:
Crescente, Leopardo e Alessandro. Dalla risposta di Ambrogio si ricava che
Gioviniano si era rifugiato a Milano cercando probabilmente appoggi negli
ambienti di corte. Ambrogio, nella risposta, mostra ogni genere di rispetto per
il vescovo di Roma e assoluto accordo nello smascherare l'eretico che egli
assimila ai manichei. La Chiesa di Roma è la depositaria e la custode del Credo
apostolico; il suo giudizio viene accolto e condiviso (Ambrogio, ep. 42, 1,
14). A Milano è stato anche convocato un sinodo dei vescovi più facilmente
raggiungibili: gli errori di Gioviniano sono stati accuratamente esaminati e,
nella risposta a S., Ambrogio li espone con i dettagli scritturistici e
dottrinali da opporvi. Tutto ciò è da collocare prima della morte di
Valentiniano II, avvenuta il 15 maggio 392; fino alla sua morte, avvenuta nel
397, Ambrogio fu vigilante nei confronti dei simpatizzanti di Gioviniano, di
cui si conoscono due nomi, i monaci Sarmazio e Barbaziano, attivi a Vercelli
nel 396 (cfr. Ambrogio, ep. 63). Intorno al 394, papa S. venne interpellato
riguardo a una delicata questione che riguardava la Chiesa di Bostra, in Siria.
Il vescovo di quella città durante un'assenza era stato deposto e sostituito da
Agapio, eletto e consacrato in modo alquanto irregolare. Dopo numerosi
contrasti, i due avversari vennero a Roma alla ricerca del giudizio decisivo da
parte del papa. Ma S. demandò la spinosa questione al patriarca di Alessandria,
Teofilo. La notizia è nota dalla menzione che ne fa papa Pelagio nella sua
opera Pro defensione trium capitulorum (P.L., Supplementum, IV, coll. 1313-69;
cap. 2, ibid., coll. 1313-14), ed ha un certo interesse perché può essere
collegata con le contemporanee vicende della Chiesa di Antiochia, anche a
proposito delle quali papa S. sembra avere sostenuto il ruolo del patriarca di
Alessandria (cfr. Severo di Antiochia, ep. 2, 3, in E.W. Brooks, The Sixth Book
of the Select Letters of Severus Patriarch of Antioch, II, London 1969², p.
223). Tale ruolo venne riconosciuto in definitiva anche da Ambrogio (ep. 56,
2-5). Teofilo riconobbe come vescovo legittimo di Antiochia Flaviano, che era
stato eletto alla morte di Melezio nel 381, nel contesto del concilio di
Costantinopoli, e ciò rappresentò un avvio alla conclusione dello scisma di
Antiochia. Al tempo di papa S. a Roma vennero ampiamente portati avanti i
lavori per le basiliche di S. Pudenziana e di S. Clemente. Quanto alla prima,
si colloca al tempo di S. la sistemazione dell'interno; sono piuttosto
controverse la data d'inizio del rimaneggiamento della costruzione anteriore e
quella del completamento definitivo della decorazione, che oscillano tuttavia
tra il pontificato di Damaso e quello d'Innocenzo. La basilica utilizza lo
spazio di una grande sala termale che venne riadattata e completata con la
struttura dell'abside e dell'entrata monumentale verso est. I lavori principali
per l'interno della basilica si collocano sotto il pontificato di S., tra la
fine degli anni Ottanta e gli anni Novanta. Nel quindicennio successivo, a
spese del presbitero Leopardo, fu portata a termine la decorazione dell'abside
con il mosaico le cui rappresentazioni figurate sono le più antiche sopravvissute
a Roma e presumibilmente tra le prime concepite per una chiesa di Roma. La
figurazione esprime un'ecclesiologia ampiamente strutturata: al centro è
raffigurato Cristo in trono, con manto in oro; ai fianchi sono gli apostoli
togati come senatori romani; alle spalle di Pietro e Paolo, l'uno a destra di
chi guarda, l'altro a sinistra, vi sono due figure femminili che rappresentano
la "ecclesia ex circumcisione" e la "ecclesia ex gentibus"
cioè i cristiani provenienti dal giudaismo e quelli d'origine pagana; lo sfondo
rappresenta il grandioso scenario architettonico di un palazzo imperiale, alle
cui spalle si intravede la città monumentale. Su tutto trionfa, su modulazioni
ispirate al libro dell'Apocalisse, la grande croce gemmata che si staglia nel
cielo dove aleggiano i simboli degli evangelisti. La basilica di S. Clemente si
impianta sul primo piano di una grande "insula", e la sua abside su
un edificio che ospitava un luogo di culto mitraico. Anche per questa basilica
i lavori di riadattamento delle strutture anteriori cominciarono probabilmente
all'epoca di Damaso. I frammenti di un'iscrizione integrata dal de Rossi fanno
riferimento alla dedicazione della basilica a s. Clemente martire, voluta da un
presbitero di cui non resta il nome, durante il pontificato di Siricio.
L'edificio su cui si innesta la basilica risaliva alla seconda metà del III
secolo. Nulla rimane della sistemazione che venne data originariamente
all'ingresso e alla facciata; così pure non si conosce la primitiva
strutturazione dell'interno, dal momento che la struttura sopravvissuta, in
quella che attualmente è la chiesa inferiore, rappresenta un rifacimento
posteriore al IV secolo. Anche nell'ambito dei cimiteri si registrano
interventi del tempo di papa S. in continuità con le opere iniziate sotto
Damaso, in particolare nell'area tra l'Ardeatina e l'Ostiense. La piccola
cappella fatta edificare da Damaso in memoria dei ss. Nereo e Achilleo venne
trasformata in una chiesa sotterranea, di struttura basilicale a tre navate,
con abside. All'ingresso si accedeva per mezzo di una larga scala. La struttura
originaria richiese restauri all'epoca di papa Giovanni I, probabilmente senza
alterare in modo decisivo la basilica primitiva. Documenti epigrafici attestano
che l'area cimiteriale circostante era ancora utilizzata all'inizio del V
secolo. Nelle catacombe di Commodilla, dove Damaso aveva valorizzato la memoria
dei ss. Felice e Adautto, un'iscrizione (Inscriptiones Christianae urbis Romae.
Nova series, II, a cura di G.B. de Rossi-A. Silvagni, Romae-In Civitate
Vaticana 1935, nr. 6017, p. 313) attesta lavori nella cripta al tempo di
Siricio. Quanto alle catacombe di Priscilla, si ha notizia dal Liber
pontificalis che S. vi predispose la sua tomba, la cui localizzazione è però
incerta. Il nome di S. è attestato anche per alcuni lavori di restauro, nelle
stesse catacombe, riguardanti "moenia sanctorum" (Inscriptiones
Christianae urbis Romae septimo saeculo antiquiores, nr. 39, p. 104). S. morì
il 26 novembre (giorno in cui se ne celebra la memoria liturgica) del 399.
Fonti e Bibl.: S. Siricii papae Epistulae et Decreta, in P.L., XIII, coll.
1131-78 (che riproduce l'edizione di P. Coustant del 1721). Per le raccolte di
cui entrarono a far parte le lettere di S., la tradizione testuale e le edizioni
parziali, cfr. Clavis Patrum Latinorum, a cura di E. Dekkers, Steenbrugis
1995³, pp. 527-28. Per l'attestazione dell'epistola 6 nella raccolta Hispana,
cfr. F. Maassen, Der Primat des Bischofs von Rom und die alten
Patriarchalkirchen, Bonn 1853, pp. 241, 690. Per questioni di autenticità, cfr.
F. Di Capua, Il ritmo prosaico nelle lettere dei papi e nei documenti della
cancelleria romana dal IV al XIV sec., II, Roma 1939, pp. 161-79. Le Liber
pontificalis, a cura di L. Duchesne, I, Paris 1955², pp. CXL, 216-17. F.
Maassen, Geschichte der Quellen und Literatur des canonischen Rechts, I, Graz
1956², p. 528. Studi di carattere generale: M. Schanz, Geschichte der römischen
Literatur, IV, 1, München 1914², pp. 365, 366; E. Caspar, Geschichte des
Papsttums, I, Tübingen 1930, pp. 256-85; G. Bardy, in Storia della Chiesa, a
cura di A. Fliche-V. Martin, IV, Torino 1961, §§ 345-47. Dictionnaire de
théologie catholique, XIV, 2, Paris 1939, s.v., coll. 2171-74; V. Monachino,
Siricio, in B.S., XI, coll. 1234-37; B. Studer, Siricio, in Patrologia, III, a
cura di A. Di Berardino, Torino 1978, pp. 548-49; Dizionario patristico e di
antichità cristiane, II, Casale Monferrato 1984, s.v., col. 3239; Dizionario
storico del Papato, a cura di Ph. Levillain, II, Milano 1996, s.v., pp.
1393-94. Studi su aspetti specifici: i vari aspetti del pontificato di S., in
relazione al contesto storico, sono ampiamente trattati da Ch. Pietri, Roma
Christiana. Recherches sur l'Église de Rome, son organisation, sa politique,
son idéologie de Miltiade à Sixte III (311-440), I-II, Roma 1976; cfr. in
partic., per i caratteri del pontificato: II, pp. 888-909, 967-71, 1045-62,
1070-83, 1282-88; per le costruzioni urbane e le aree cimiteriali: I, pp.
468-74, 546-51. Sulla presenza di gruppi di opposizione a Roma al tempo
dell'elezione di S.: B. Kötting, Christentum und heidnische Opposition in Rom
am Ende des 4. Jahrhunderts, Münster 1961. Per la disciplina penitenziale e la
normativa sulla vita del clero: P.H. Lafontaine, Remarques sur le prétendu rigorisme
pénitentiel du pape Sirice, "Revue de l'Université d'Ottawa", 28,
1958, pp. 31-48; Id., Les conditions positives de l'accession aux ordres dans
la première législation ecclésiastique (300-492), Ottawa 1963; É. Griffe, À
propos du canon 33 du Concile d'Elvire, "Bulletin de Littérature
Ecclésiastique", 74, 1973, pp. 142-45; D. Callam, Clerical Continence in
the Fourth Century, "Theological Studies", 41, 1980, pp. 3-50. Per
gli edifici di culto: oltre alle sintesi di Ch. Pietri, citate sopra, cfr. R.
Krautheimer-S. Corbett-W. Frankl, Corpus basilicarum christianarum Romae. Le
basiliche paleocristiane di Roma (Sec. IV-IX), III, Città del Vaticano 1971,
pp. 280-305 (basilica di S. Pudenziana); R. Krautheimer, Roma. Profilo di una
città, 312-1308, Roma 1981, pp. 46-7, 56-7; G. Matthiae, Pittura romana del
Medioevo. Secoli IV-X, a cura di M.Andaloro, ivi 1987, pp. 38-42, 217-30.
© Istituto della
Enciclopedia Italiana fondata da Giovanni Treccani - Riproduzione riservata
SOURCE : https://www.treccani.it/enciclopedia/santo-siricio_(Enciclopedia-dei-Papi)/
Zimm
Medaille des Siricius mit Lebensdaten auf der Rv.
Vatikan
384-398 Siricius Medaille Zinn
Den hellige pave Siricius
( -399)
Minnedag:
26. november
Den hellige Siricius var
i følge LP romer
og sønn av Tiburtius. Han gikk i den romerske kirkes tjeneste som ung, senest
under Liberius'
pontifikat, først som lektor og senere som diakon. Han var også diakon
under Damasus.
Selv om motpave Ursinus
igjen stilte seg opp som kandidat, ble Siricius i desember 384 (den 15?)
enstemmig valgt til Damasus' etterfølger. Valget ble stadfestet med åpenbar
tilfredshet av keiser Valentinian II (375-92) i en forordning av 25. februar
385, sannsynligvis mest for å avskjære eventuelle intriger i den ursinianske
leiren.
Keiseren ga ytterligere
bevis på sin godkjennelse ved å stille midler til rådighet for restaurering av
Paulusbasilikaen, S. Paolo fuori le Mura, og utvidelse av den til omtrent
dagens størrelse. Paven konsekrerte den i 390. En moderne søyle utenfor nordre
søylehall minner om hans vigsling av basilikaen.
Kirkefaderen Hieronymus hadde
et berettiget håp om selv å bli pave Damasus' etterfølger, men han ble forvist
fra Roma i en aksjon Siricius i det minste må ha medvirket til. Den skuffede
Hieronymus beskriver paven som et enfoldig menneske, troskyldig og lettlurt,
mens Paulinus
av Nola klagde over hans hovmodige utilnærmelighet. I virkeligheten
var han en erfaren og kraftfull pave, og selv om han var like bevisst som
Damasus på Romas primatstatus og sin egen rolle som Peters
etterfølger, måtte han uunngåelig bli overskygget av den samtidige Ambrosius,
biskop av Milano (374-97).
Siricius var nok ikke den
første pave som utstedte dekretaler, men hans er de eldste som er bevart. Et
dekretale er et direktiv eller en autorativ avgjørelse i disiplinære spørsmål.
De var ikke lenger i en broderlig formanende tone, men holdt i den samme
autorative kansellistilen som keiserlige edikter, og i likhet med dem hadde de
samme rettskraft som lover.
De eldste bevarte
dekretalene er fra 11. februar 385 og adressert til Himerius, biskop av
Tarragona i Spania, som hadde kommet med femten spørsmål om kirkelig disiplin
til Damasus I. De åpner med kravet om at paven, eller heller apostelen Peter
nærværende i paven, bærer den tunge byrde det innebærer å gi kategoriske regler
i spørsmål om kirkelig disiplin og liturgiske forordninger.
Siricius bekreftet at
arianere som ble gjenopptatt i den katolske kirken, ikke skulle døpes på nytt,
samt at dåp bare i unntakstilfeller fikk foretas annen tid enn påske og pinse,
noe som likevel tidligere hadde vært gammel skikk. Videre ga han regler for
alder og kvalifikasjoner før ordinasjon, insisterte på klerikal avholdenhet og
sølibat, samt ga regler for botsdisiplinen. Siricius krevde at disse allmenne
dekretalene (decretalia generalia), som skulle være like bindende som
vedtak (canones) fra synoder, skulle meddeles videre til
naboprovinsene i Afrika, Spania og Gallia.
Den 6. januar 386 ble det
holdt en synode i Roma «ved apostelen Peters relikvier», hvor det deltok 80
biskoper. Det ble tatt en rekke disiplinære avgjørelser, og paven sendte
ni canones som ble vedtatt på synoden, til Afrika og andre kirker. De
bestemte inter alia at ingen biskop skulle konsekreres uten «den
apostoliske stols viten» eller av bare en enkelt konsekrator. På samme måte
svarte Siricius med en serie canones til forespørsler fra biskopene i
Gallia.
Siricius var den første
pave som forbeholdt seg eneretten til å bruke tittelen pave (papa, fra gresk =
far). Ordet kan også ses som et anagram laget av forbokstavene i
ordene Petri Apostoli Potestatem Accipens («Den som har mottatt
makten av apostelen Peter»).
Det er bevart bare små
glimt av Siricius' generelle virksomhet. For å bevare romersk innflytelse i det
østlige Illyria (den sørøstlige Balkanhalvøya), som nå var en del av det
østlige imperiet, tildelte han biskopen av Thessaloniki i 385 det hittil
ukjente privilegium å godkjenne alle bispeutnevnelser i regionen. Slik la han
grunnen for det senere pavelige vikariatet.
Selv om Siricius mislikte
priscillianismen, irettesatte han i 386 i skarpe ordelag usurpatoren Maximus
(383-88) for å ha henrettet heretikeren Priscillian, og han nektet
kirkefellesskap med biskopene som var ansvarlige for denne tragiske nye skikken
med å dømme heretikere til døden. I 397 sluttet han seg til Ambrosius i å
anbefale en mild behandling av botferdige priscillianere.
Siricius var ingen
motstander av askese, som det noen ganger misvisende er hevdet. Men rundt 388
kom munken Jovinian, som hadde hatt stort ry for sitt strenge liv, til Roma. Nå
begynte han å hevde at når alt kom til alt, var et strengt liv bortkastet, og
at løfter, kyskhet, faste og gode gjerninger var av liten nytte. I tillegg
hevdet han at Jomfru Maria hadde mistet sin jomfruelighet da hun fødte
Frelseren.
Som en konsekvens av sitt
syn ga han selv opp sitt asketiske liv og begynte å overtale mange munker og
nonner til å gi opp askesen og bli gift. Sjokkerte legfolk ba paven om å gripe
inn. Siricius holdt da en synode i 392/93 som fordømte Jovinians teorier og
ekskommuniserte ham og hans fremste tilhengere. Paven sendte tre prester til
Milano for å fortelle den hellige Ambrosius om synoden. Ambrosius selv holdt en
synode som priste paven for hans aktpågivenhet og gjentok fordømmelsen av
Jovinian.
Senere fordømte paven
synet til Bonosus, biskop av Naissus (Nis), om at Maria hadde født Josefs barn
etter Herrens fødsel, mens han overlot til biskopen av Illyria å dømme mannen
selv.
Paven mottok også en
delegasjon fra øst som ba ham om å få en slutt på det langvarige skismaet om
bispestolen i Antiokia. I årevis hadde to biskoper og deres etterfølgere
kranglet om bispesetet. Siricius godkjente deres bønn om å anerkjenne den sist
overlevende, Flavian, som sann biskop og gjenopptok ham i kommunion. På pavens
råd anerkjente et konsil i Caesarea i Palestina at Flavian, og ikke Evagrius,
var den rettmessige biskop.
På midten av 390-tallet
pådro Siricius seg Hieronymus' vrede. Hieronymus, som nå hadde slått seg ned i
Betlehem, og hans venner i Roma var rasende på grunn av pavens positive
holdning til biskop Johannes av Jerusalem (død 417) og til Rufinus av Aquileia
(død 410), som begge på denne tiden var i Hieronymus' dypeste unåde.
Under Siricius'
pontifikat ble Augustin biskop
av Hippo og skrev sine Bekjennelser.
Østkeiseren Theodosius I,
som var meget troende, kom under sterk innflytelse av Ambrosius. I 384 utstedte
han forbud mot hedenske fester og i 391 ble hedenske ofringer forbudt.
Overtredelse av forbudet ble erklært for crimen maiestatis,
landsforræderi. Det førte til et hedensk opprør anført av Roma. Men Theodosius
knuste opprørshæren i et slag ved Aquileia i 384, og deretter ble alle Romas
templer stengt og alle senatorene tvangsdøpt. Kristendommen var for alvor blitt
statsreligion.
For kristendommen er 392
et merkeår. Da kunngjorde keiser Theodosius at han bare ville tåle én religion
i sitt vidstrakte rike. Både kristent kjetteri og hedensk gudsdyrkelse ble
forbudt.
Siricius døde den 26.
november 399 og ble gravlagt i basilikaen S. Silvestro nær
Priscilla-katakomben.
Selv om han ble æret som
helgen i de tidligste århundrene, var han ikke med i første utgave (1584) av
Det romerske Martyrologium, på grunn av kritikken fra Hieronymus og Paulinus av
Nola. Hans navn ble tilføyd i 1748 av pave Benedikt XIV, som skrev en
avhandling for å bevise hans hellighet.
Paverekken - Kildehenvisninger -
Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden -
Sist oppdatert: 1998-02-13 15:17
SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/siricius
Geschichte
Roms und der Päpste im Mittelalter : mit besonderer Berücksichtigung von
Cultur und Kunst nach den Quellen. Bd. 1, Rom beim Ausgang der antiken
Welt : nach den schriftlichen Quellen und den Monumenten
Adres
wydawniczy: Freiburg im Breisgau : Herder, 1898
Opis fizyczny: [10], X, XX, 855 s., [1] k. tabl. : il. ; 27 cm
Siricius
Gedenktag katholisch: 26.
November
Gedenktag orthodox: 26.
November
Name bedeutet: aus
der Stadt Siris stammend (griech. - latein.)
Bischof von Rom
* in Rom
† 26. November 399 daselbst
Siricius stand seit der
Zeit von Liberius im
Dienst der römischen Kirche.
384 wurde er als Nachfolger von Damasus I. einmütig
zum Bischof von Rom gewählt und 385 zur Unterstützung gegen den Gegenpapst
Ursinus von Kaiser Valentinian II. formell bestätigt.
Siricius wird von Hieronymus als
einfältig geschildert und er stand sicher im Schatten des Mailänder
Bischofs Ambrosius.
Dennoch betonte er - mehr als Damasus I. -
mit Nachdruck die Vorrangstellung des römischen vor anderen Bischöfen. Deren
Schreiben waren zuvor seelsorgerliche Belehrung oder Ermahnung, Siricius
schrieb im Stil der kaiserlichen Erlasse, mit Befehlen und Verboten und ohne
juristische Begründung. Aus der Sorge für alle Kirchen verbreitete er
Erlasse zur Liturgie und Disziplin in der Kirche, die dieselbe Rechtskraft
wie Synodenbeschlüsse
haben sollten. 385 verbot er die nochmalige Taufe von Anhängern des Arianismus,
die wieder zur katholischen Kirche zurückkehrten, setzte allein Ostern und Pfingsten als
Tag der Taufe von Erwachsenen fest, erließ Weisungen über Keuschheit und Zölibat der Kleriker und
Mönche; dieser Brief an Bischof Himerius von Tarragona,
eigentlich Antwort auf von diesem noch an Damasus I. gestellte Fragen, musste
allen Bischöfen in Spanien mitgeteilt werden und ist so das erste offizielle
päpstliche Dekret.
386 beschloss die Synode in Rom das
Verbot einer Bischofsweihe ohne Zustimmung des Papstes; Siricius verbreitete
die Beschlüsse bis nach Afrika. Als erster der Bischöfe von Rom ließ er
sich Papa nennen. Den Bischof von Thessaloniki beauftragte
er 385 mit der Aufsicht über die Bischöfe im Osten, um so den Einfluss von Rom
im Osten zu sichern. Als 385 der Spanier Priscillian zusammen mit zwölf
Gefährten in Trier wegen
Häresie hingerichtet wurde - wohl das erste Mal, dass Christen von anderen
Christen um ihres Glaubens willen getötet wurden - verurteilte dies auch
Siricius und setzte sich für die Rückkehr von dessen Anhängern in die Kirche
ein. 390 weihte er die neu gebaute Basilika San
Paolo fuori le Mura in Rom; nach neueren Studien entstand unter ihm
auch die Kirche Santa
Pudenziana.
Martyrologium
Romanum Flori-Legium
Stadlers
Vollständiges Heiligenlexikon
Briefe
von Siricius und seine Lebensgeschichte gibt es online zu lesen in den
Documenta Catholica Omnia.
Die Kirche San
Paolo fuori le Mura in Rom ist täglich von 7 Uhr bis 18.30 Uhr
geöffnet; der Eintritt in den Kreuzgang und das Museum beträgt 4 €. (2017)
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Quellen:
• Chronik für Windows 5.11 - http://www.chronik.ch
• Adolf v. Harnack: Die Mission und Ausbreitung des Christentums. J. C. Hinrich, Leipzig 1924
• Charlotte Bretscher-Gisinger, Thomas Meier (Hg.): Lexikon des Mittelalters. CD-ROM-Ausgabe. J.B. Metzler, Stuttgart / Weimar 2000
• Lexikon für Theologie und Kirche, begr. von Michael Buchberger. Hrsg. von
Walter Kasper, 3., völlig neu bearb. Aufl., Bd. 9. Herder, Freiburg im Breisgau
2000
korrekt zitieren: Joachim Schäfer: Artikel Siricius, aus dem Ökumenischen Heiligenlexikon - https://www.heiligenlexikon.de/BiographienS/Siricius.html, abgerufen am 9. 5. 2026
Die Deutsche Nationalbibliothek verzeichnet das Ökumenische
Heiligenlexikon in der Deutschen Nationalbibliografie; detaillierte
bibliografische Daten sind im Internet über https://d-nb.info/1175439177 und https://d-nb.info/969828497 abrufbar.
SOURCE : https://www.heiligenlexikon.de/BiographienS/Siricius.html
Siricius, paus, Rome,
Italië; † 399.
Feest 26 november.
Hij was een Romein van
afkomst en volgde paus Damasus († 384; feest 11 december) op als paus. Volgens
Sint Hiëronymus († 420; feest 30 september) die op dat moment in Rome woonde,
was hij een man van grote eenvoud. Door zijn organisatorische kwaliteiten is
hij van grote invloed geweest op het gezag van de paus voor de (toenmalige)
wereldkerk. Reeds twee jaar na zijn aantreden (386) riep hij in Rome een
bischoppensynode bijeen. Daarin verordonneerde hij dat er geen bisschoppen meer
konden worden benoemd zonder uitdrukkelijke goedkeuring van de bisschop van
Rome (de paus). Hij stuurde de decreten vaan deze synode ook naar de
bisschoppen van Afrika, ‘ter kennisname’. Bovendien vond hij dat pauselijke
decreten met betrekking tot de liturgie en de discipline van de geestelijkheid
kracht van wet moesten hebben. Zo is hij de eerste paus die het celibaat
verplicht heeft willen stellen voor de geestelijkheid; vooralsnog tevergeefs.
Hij werd opgevolgd door
Anastasius I († 401; feest 27 april).
[Küh.1965; Rgf.1991; Sta.1983; Dries van den Akker s.j./2007.11.14]
© A. van den Akker
s.j. / A.W. Gerritsen
SOURCE : https://www.heiligen-3s.nl/heiligen/11/26/11-26-0399-siricius.php
Lettres 37 à 49 de la
Correspondance d'Ambroise de Milan : introduction, traduction, commentaire
Mémoire Maîtrise en études anciennes - avec mémoire Charlotte Janser : https://corpus.ulaval.ca/server/api/core/bitstreams/26c2f410-9878-44d6-8162-f80242adb97d/content
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