jeudi 26 novembre 2015

Saint SIRICE (SIRICIUS), Pape


Papa Siricio

Ritratto di it:Papa Siricio nella it:Basilica di San Paolo fuori la Mura, Roma

Médaillon de la frise des papes à la Basilique Saint-Paul-hors-les-MursIl s'agit d'une mosaïque du milieu du XIXe siècle représentant Sirice, 38e pape de l'Église catholique (décembre 384-26 novembre 399). Il fait partie de la série de médaillons voulue par Grégoire XVI destinée à remplacer ceux de l'ancienne basilique après l'incendie de 1823.

Portait of en:Pope Siricius in the en:Basilica of Saint Paul Outside the Walls, Rome

Medaillon, um 1848, in der Kirche San Paolo fuori le Mura in Rom



Saint Sirice

Pape (38 ème) de 384 à 399 (+ 399)

Pape qui, par ses nombreuses lettres aux Eglises d'Afrique, d'Espagne, de Gaule et d'Italie signifiait qu'en lui "le bienheureux Pierre de Rome portait le fardeau de tous ceux qui ont charge d'âmes". On dit que ce fut lui qui introduisit la prière du "communicantes" dans la liturgie eucharistique. Peut aussi s'écrire Cirice.

À Rome, au cimetière de Priscille sur la nouvelle voie Salarienne, en 399, saint Sirice, pape, dont saint Ambroise a fait l’éloge comme d’un maître, parce que, portant le fardeau de tous les évêques, il leur enseigna les décisions des Pères, qu’il sanctionna de l’autorité apostolique.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/133/Saint-Sirice.html

Saint Sirice (384-399)

Né à Rome. Il fut le premier à adopter le surnom de pape.

Il prescrit le célibat pour les prêtres et diacres. Ce fui encore qui décida que l’ordination des prêtres ne pourrait être célébrée que par des évêques.

Sirice fut un homme énergique qui se fit respecter de tous et en toutes circonstances.

SOURCE : http://eglise.de.dieu.free.fr/liste_des_papes_03.htms

Saint Sirice

Saint Sirice, élu pape le 1er janvier 385, fils de Tiburce, et Romain de naissance, succéda à saint DamaseSon élection fut approuvée par Valentinien Ier, qui résidait alors à Milan. Il avait eu pour compétiteur Ursin ou Ursicin, qui avait déjà annoncé ses prétentions sous le pontificat précédent, mais qui fut écarté tout d'une voix. Saint Sirice ne tarda pas à justifier la préférence qu'on lui avait donnée, en répondant à Ilimerius, évêque de Tarragone, sur plusieurs points de doctrine qu'il avait soumis à la décision de saint Damase, avec une pureté de foi et une fermeté de principes qui ne laissaient rien à désirer. Cette lettre est la première des décisions de ce genre émanées de l'autorité du souverain pontife ; elle contient des préceptes remarquables sur l'administration des sacrements du baptême, de la pénitence et de la prêtrise. Ils ont servi de base à tout ce qui a été pratiqué depuis.

Saint Sirice eut à combattre les hérésies qui, de son temps, affligeaient l'Eglise catholique, telles que celles des novatiens, des donatiens et des priscillanistes. Il contribua beaucoup, avec l'empereur Théodose, à réprimer les manichéens. Le schisme de l'Eglise d'Antioche l'affligea vivement ; et sa prudence autant que sa fermeté contribuèrent efficacement à l'éteindre. Saint Sirice gouverna dignement l'Eglise pendant treize ans huit mois dix-neuf jours, et mourut dans une extrême vieillesse, le 03 novembre 399. On lui reproche néanmoins de n'avoir pas conservé auprès de lui saint Jérôme, ainsi que l'avait fait saint Damase, et de n'avoir pas poursuivi avec assez de rigueur les erreurs d'Origène. Baronius l'accuse aussi très injustement d'avoir négligé les choses de la foi. Toutes ces accusations ont été pleinement réfutées. Il assembla plusieurs synodes, un à Rome, un à Capoue et un troisième à Milan. Plusieurs de ses épîtres ont été conservées. L'Eglise honore sa mémoire le 26 novembre. Il eut pour successeur saint Anastase Ier.  (Biographie universelle ancienne et moderne - Tome 39 - Page 413)

SOURCE : http://www.histoireetspiritualite.com/religions-fois-philosophie/christianisme/papes-antipapes/pape-sirice.html

Sirice (384 - 399)

38e Pape de l'Eglise Catholique

Romain de naissance. Malgré que l'anti-pape Ursin se soit mis de nouveau en avant à la mort de Damase, Sirice fut élu pape à l'unanimité. L'empereur Valentinien II (375-392) confirma aussitôt l'élection coupant court à d'éventuelles intrigues.

L'empereur lui offrit même des fonds pour l'agrandissement de la basilique Saint-Paul 'extra muros', qui reçut alors les dimensions qu'elle a aujourd'hui. C'était un pontife expérimenté et vigoureux; mais éclipsé en son temps par la stature d'Ambroise évêque de Milan (374-397). Il fut le premier pape à promulguer des 'décrétales' (decretalia), directives rédigées dans le style impériale ayant force de loi pour l'Église.

Il fut un défenseur de la Virginité de Marie, mère du Sauveur. En 390, il encouru la colère de Saint Jérôme (331-420), alors établi à Bethléem pour son attitude favorable à Jean et à Rufin, évêques respectivement de Jérusalem et d'Aquilée. Rufin (345-410) pour sa traduction d'Origène. Il fut enterré à la basilique Saint-Sylvestre. Une colonne de cette époque placée devant la basilique Saint-Paul commémore le fait que ce temple fut dédicacé par lui. Son nom ne se trouve pas dans la première édition du Martyrologe romain en raison des critiques de Saint Jérôme et de Saint Paulin de Nole. Benoît XIV décida en 1784 d'y ajouter son nom.

Vénéré par l'Église comme saint. Fête, le 26 novembre.

SOURCE : https://www.touteslesprieres.com/en/pape.php?id=38-sirice

Siricius

384-399

Le pape Sirice succéda à Damase 1er, et fut ainsi le trente-huitième pape.

Son père, romain, s’appelait Tiburtius.

Siricius avait débuté sous le pape Libère et servi sous Damase.

Il fut occupé par différentes questions, tant en Occident qu’en Orient, validement aidé et conseillé par l’alors évêque de Milan, saint Ambroise.

En Occident, il adressa à l’évêque de Tarragone un document qui commence ainsi : Nous portons le fardeau de tous ceux qui sont chargés ; ou plutôt c’est le bienheureux apôtre Pierre qui le porte en nous. L’expression est heureuse pour illustrer la fonction du Primat romain.

Dans la question du priscillianisme, Sirice se prononce contre le supplice des priscillianistes, mais accepte leur conversion et demande aux évêques espagnols de recevoir les pénitents.

En Orient, Sirice (et Ambroise) travaillèrent à la pacification lors du schisme de Mélèce d’Antioche ; le pape condamne ensuite l’hérésie d’un certain Bonose, évêque de Naïssus dans les Balkans, qui prétendait que Marie avait eu d’autres enfants que Jésus-Christ.

Il y eut aussi une fameuse diatribe entre saint Jérôme et Rufin à propos d’Origène ; Sirice prudemment ne voulut pas s’immiscer dans cette querelle exégétique : il respecta Jérôme, mais ne condamna jamais Rufin.

Sirice ordonna trente-deux évêques, trente-et-un prêtres et seize diacres, et procéda à la dédicace de la basilique Saint-Paul-hors-les-murs.

Il mourut le 26 novembre 399, après un pontificat de près de quinze ans et fut inhumé au cimetière de Priscilla, sur la via Salaria.

Son successeur fut saint Anastase 1er.

Saint Sirice est au Martyrologe romain depuis 1748, le 26 novembre.

SOURCE : http://www.samuelephrem.eu/article-siricius-111976303.html

Biographies des papes - Catholic Encyclopedia 1913

St Sirice Ier

Sirice naquit vers 334; il mourut le 26 novembre 399. Sirice était natif de Rome; le nom de son père était Tiburtius. Sirice entra dans sa jeunesse au service de l'Eglise et, selon le témoignage de l'inscription figurant sur sa tombe, il fut lecteur puis diacre de l'Eglise Romaine durant le pontificat de Libère (352-366). Après la mort de Damase, Sirice fut élu à l'unanimité pour lui succéder (en décembre 384) et consacré évêque probablement le 17 décembre. Ursinus, qui avait été un rival de Damase, était encore vivant et maintenait ses revendications. Cependant, l'empereur Valentinien III, dans une lettre à Pinien (23 fév. 385) donna son consentement à l'élection qui avait eu lieu et louait par ailleurs la piété de l'évêque nouvellement élu; par conséquent, nulle difficulté n'apparut. Aussitôt après son élévation, Sirice eut l'occasion d'affirmer sa primauté sur l'Eglise Universelle. Une lettre dans laquelle des questions étaient posées sur quinze différents points concernant le baptême, la pénitence, la discipline ecclésiastique et le célibat du clergé, vint à Rome adressée au pape Damase par l'évêque Himerius de Tarragone, en Espagne. Sirice répondit à cette lettre le 10 février 385 et donna ses instructions concernant les sujets en question, exerçant avec pleine conscience son pouvoir d'autorité suprême dans l'Eglise (Coustant, Epist. Rom. Pont., 625 sq.). Cette lettre de Sirice est d'une importance capitale parce que c'est le plus ancien décret papal entièrement conservé (édit arrêtant d'autorité des questions de discipline et de droit). Il est cependant certain qu'avant cela des papes avaient aussi publié de tels décrets, car Sirice lui-même, dans sa lettre, mentionne les Décrets généraux de Libère, que ce dernier avait envoyés aux provinces; mais ces décrets antérieurs n'ont pas été préservés. Dans le même temps le pape enjoignit à Himerius de faire connaître ses décrets aux provinces avoisinantes, afin qu'ils y soient observés. Ce pape eut très à cœur le maintien de la discipline ecclésiastique et l'observance des canons par le clergé et les laïcs. Un synode romain du 6 janvier 386, auquel participèrent quatre-vingts évêques, réaffirma en neuf canons les lois de l'Eglise sur divers points de discipline (consécration des évêques, célibat, etc...). Les décisions du concile furent communiquées par le pape aux évêques d'Afrique du Nord et probablement de la même manière à d'autres qui n'avaient pas assisté au synode, avec l'ordre d'agir en conformité avec ces édits. Une autre lettre qui fut envoyée à diverses églises traitait de la validité de l'élection des évêques et des prêtres. Une lettre synodale aux évêques gallicans est attribuée par Coustant et d'autres auteurs à Sirice, mais attribuée au pape Innocent Ier par d'autres historiens (P.L., XIII, 1179 sq.). Dans tous ses décrets le pape parle avec la conscience de son autorité ecclésiastique suprême et de sa charge pastorale sur toutes les églises.

Sirice fut aussi obligé de prendre des mesures contre les mouvements hérétiques. Un moine Romain nommé Jovinien se mit en avant comme opposé au jeûne, aux bonnes oeuvres et au mérite élevé de la vie célibataire. Il trouva quelques adhérents parmi les moines et les nonnes de Rome. Vers 390-392 le pape tint à Rome un synode, auquel Jovinien et huit de ses adeptes furent condamnés et exclus de la communion de l'Eglise. La décision fut envoyée à St Ambroise, le grand évêque de Milan et ami de Sirice. Ambroise tint alors un synode des évêques d'Italie du nord qui, comme le dit la lettre, en accord avec la décision pontificale condamna aussi les hérétiques. D'autres hérétiques, dont l'évêque Bonose de Sardica(Sofia) (390), qui fut par ailleurs accusé d'erreurs sur le dogme de la Trinité, soutinrent la fausse doctrine voulant que Marie ne restât pas toujours vierge. Sirice et Ambroise s'opposèrent à Bonose et à ses adhérents et réfutèrent leurs points de vue erronés. Le pape laissa alors à l'évêque de Thessalonique et aux autres évêques d'Illyrie la suite des procédures à engager contre Bonose. Comme son prédécesseur Damase, Sirice prit aussi part à la controverse Priscillienne; il condamna fermement les accusateurs épiscopaux de Priscillien, qui avaient porté la question devant la cour séculière et l'avaient emporté sur l'usurpateur Maximus pour condamner à mort et exécuter Priscillien et quelques-uns de ses adpetes. Maximus chercha à justifier son action en envoyant au pape les minutes de l'affaire. Sirice, cependant, excommunia l'évêque Félix de Trèves qui soutenait Ithacois, l'accusateur de Priscillien, et dans la ville duquel l'exécution avait eu lieu. Le pape adressa une lettre aux évêques Espagnols dans laquelle il posait les conditions sous lesquels les priscilliens convertis devaient être réhabilités dans la communion de l'Eglise.

D'après la vie relatée par le Liber Pontificalis, (ed Duchesne, I,216), Sirice prit aussi de sévères mesures contre les manichéens à Rome. Cependant, comme le remarque Duchesne, (loc.cit.notes), on ne peut déduire des écrits du converti que fut St Augustin, qui était manichéen lorsqu'il arriva à Rome (383), que Sirice prit des mesures particulières contre eux, car St Augustin en aurait sûrement parlé si tel avait été le cas. La mention du Liber Pontificalis se rapporte au pape Léon Ier. Il n'est pas probable non plus, comme le pense Langen (Gesch. der röm. Kirche, I, 633) que les priscilliens soient sous-entendus dans cette mention des manichéens, bien que probablement les priscilliens fussent appelés manichéens dans les écrits de cette époque. Les empereurs d'Occident, dont Honorius et Valentinien III, publièrent des lois contre les manichéens, qu'ils déclarèrent être des délinquants politiques, et prirent des mesures sévères contre les membres de cette secte (Codex Théodosien, XVI, V, lois diverses). En Orient, Sirice intervint pour résoudre le schisme mélétien d'Antioche. Ce schisme avait continué malgré la mort de Meletius en 381 lors du concile de Constantinople. Les adeptes de Meletius élurent Flavien comme successeur, tandis que les partisans de l'évêque Paulinus, après la mort de cet évêque (388), élurent Evagrius. Evagrius mourut en 392 et par suite des dispositions arrêtées par Flavien aucun successeur ne lui fut élu. Par la médiation de St Jean Chrysostome et Théophile d'Alexandrie, une ambassade, emmenée par l'évêque Acacius de Beroea, fut envoyée à Rome pour persuader Sirice de reconnaître Flavien et de le ré-admettre dans la communion de l'Eglise.

A Rome, le nom de Sirice est particulièrement lié à celui de la basilique érigée sur la tombe de St Paul sur la Via Ostensis qui fut reconstruite par l'empereur comme une basilique de cinq ailes durant le pontificat de Sirice et fut inaugurée par le pape en 390. Le nom de Sirice se trouve encore sur un des piliers qui ne furent pas détruits par le feu en 1823, et qui se tient maintenant dans le vestibule de l'entrée latérale du transept. Deux de ses contemporains décrivent le caractère de Sirice en terme peu flatteurs: Paulinus de Nola, qui lors de sa visite à Rome en 395 fut traité de façon réservée par le pape, parle de urbici papæ superba discretio, la politique hautaine de l'évêque Romain (Epist.,V,14). Ce comportement du pape est cependant expliqué par le fait qu'il y avait eu des irrégularités dans l'élection et la consécration de Paulinus (Buse, Paulin von Nola, I, 193). Jérôme, pour sa part, parle d'un « manque de jugement » de Sirice (Epist., cxxvii, 9) en raison de la façon dont ce dernier traita Rufinus d'Aquileia, à qui le pape avait donné une lettre quand Rufinus quitta Rome en 398, qui montrait qu'il était en communion avec l'Eglise. La raison, cependant, ne justifie pas le jugement que Jérôme exprima sur le pape; de plus, Jérôme, dans ses écrits polémiques excède souvent les limites de la bienséance. Tout ce que l'on sait des travaux de Sirice réfute les critiques du caustique ermite de Bethléem. Le Liber Pontificalis donne une date incorrecte pour sa mort; il fut enterré au coemeterium de Priscille sur la Via Salaria. Le texte de l'inscription sur sa tombe est connu (De Rossi, Inscriptiones christ. urbis Romæ, II, 102, 138). Sa fête est célébrée le 26 novembre. Son nom fut inséré dans le martyrologe romain par Benoît XIV.

Liber Pontif., ed; DUCHESNE, I, 216-17; COUSTANT, Epist. Roman. Pont., I; JAFFÉ, Reg. Pont. Rom., I, 2nd ed, 40-42; BABUT, La plus ancienne Décrétale (PARlS, 1904); LANGEN, Gesch. der röm. Kirche, I (Bonn, 1881), 611 sqq.; RAUSCHEN, Jahrb. der christl. Kirche (Freiburg, 1897); GRISAR, Gesch. Roms u. der Päpste, I, passim; HEFELE, Konziliengesch., II, 2nd ed., 45-48, 51.

J.P. KIRSCH

Tiré de "Catholic Encyclopedia", copyright © 1913 by the Encyclopedia Press, Inc. Traduction française : Bertrand Blochet, Mars 2000.

SOURCE : https://www.recatho.com/bibliotheque/o/blochet-bertrand--biographie-des-papes-2000/038-sirice-1.html

Pape Saint Sirice 

(384-398)

En l’an 385, dans sa lettre à l'évêque de Tarragone, le pape saint Sirice montre aussi comment la croyance dans l'Eglise primitive rejetait toute notion de baptême de désir.

Pape Saint Sirice, Lettre à Himérius, 385 :

« Sans vouloir cependant amoindrir le respect sacré qui s'attache à Pâques, Nous prescrivons d'administrer sans délai le baptême aux enfants qui, du fait de leur âge, ne peuvent pas encore parler, ou aux personnes qui se trouvent dans une nécessité quelconque de recevoir l’EAU du saint baptême, de peur qu'il ne s'ensuive un détriment pour nos âmes si, par suite de notre refus de la fontaine du salut à ceux qui le désiraient, certains mourants venaient à perdre le Royaume et la vie. Quiconque de même se trouve menacé d'un naufrage, d'une invasion ennemie, ou de quelque maladie mortelle, demandent ce qui dans leur foi est leur seul aide, qu'il soit admis, aussitôt qu'il le demande, au bénéfice de la régénération sollicitée. L'erreur jusqu'ici dans ce domaine doit suffire ; à présent que tous les prêtres s'en tiennent à la règle susdite, s'ils ne veulent pas être arrachés à la solidité du roc apostolique sur lequel le Christ a construit toute l'Eglise. » [1]

[ Note de la-foi.fr : Même si l’édition de la version française du Denzinger d’où est tirée la citation ci-dessus a bien traduit le mot latin ‘fonte salutari’ par ‘fontaine du salut’ – qui indique clairement la présence d’eau, elle n’a toutefois pas écrit le mot ‘EAU’ dans la phrase ‘recevoir l’EAU du saint baptême’ . C’est une erreur de traduction ( ou une volonté de l’auteur de ne pas confirmer cette vérité ? ). Car la phrase originale en latin de cette portion mal traduite ‘de recevoir le saint baptême’ est ‘opus fuerit sacri unda baptismatis’ . Le mot latin ‘unda’ veut dire ‘eau’. http://fr.wiktionary.org/wiki/unda ]

Cette citation du pape St Sirice est frappante car elle montre encore clairement que l’ Église primitive rejetait la croyance du concept du baptême de désir. Le pape commence par affirmer que le respect du temps pascal ne devrait pas être amoindri. ( Il fait référence au fait que les baptêmes étaient historiquement conférés durant la période pascale ). Après avoir affirmé que cette tradition devait être maintenue, il prévient que les nourrissons et ceux se trouvant dans n’importe quelle nécessité ou danger devaient être immédiatement baptisés pour ne pas perdre le Royaume et la vie pour s’être fait refusés la fontaine du salut qu’ils désiraient. Car le latin de ce passage critique ‘si, par suite de notre refus de la fontaine du salut à ceux qui le désiraient, certains mourants venaient à perdre le Royaume et la vie’ est ‘... ne ad nostrarum perniciem tendat animaram, si negato desiderantibus fonte salutari exiens unusquisque de saeculo et regnum perdat et vitam’ [2]

En d'autres termes, l'homme qui désire le baptême d'eau et sollicite ( supplie ) la régénération, se verra toujours refusé le ciel s'il ne le reçoit pas ! Rien ne peut rejeter plus clairement la théorie du baptême de désir ! ( ça prouve aussi que le retard pris pour baptiser les adultes consistait à l'instruction et à l'essai des catéchumènes ; non pas parce qu’il était cru que ces catéchumènes pouvaient être sauvés sans baptême ).

Ce point est réappuyé par le pape dans la seconde moitié de la citation, où il dit que lorsque ces personnes non-baptisées : ‘demandent ce qui dans leur foi est leur seul aide, qu'il soit admis, aussitôt qu'il le demande, au bénéfice de la régénération sollicitée.’ Ça signifie que recevoir le baptême d'eau est la seule aide au salut de ces personnes qui souhaitent ardemment recevoir le baptême ! Il n'y a aucune aide au salut de ces personnes dans leur désir ou leur martyre : c’est seulement en recevant le sacrement du baptême !

Notes :

[1] Denzinger – Symboles et définitions de la Foi catholique – Enchiridion Symbolorum, éditions du Cerf, 1996, référence 184.

[2] Latin dans Denzinger – Symboles et définitions de la Foi catholique – Enchiridion Symbolorum, éditions du Cerf, 1996, référence 184.

Frère Peter Dimond - du livre : Hors de l’Eglise Catholique = Absolument Pas de Salut 

SOURCE : http://la-foi.fr/bapteme/st_sirice.aspx

26 novembre : Saint Sirice

Il naquit à Rome vers l’an 334 et entra dans le clergé durant le pontificat de Libère, vers 352. Après la mort de saint Damase Ier, il fut élu pape le 11 décembre 384. Il est le premier pape dont on conserve des décrétales authentiques. La première d’entre elles, Directa, datée de février 385, contenait plusieurs dispositions relatives en particulier au baptême, à la pénitence, à la discipline ecclésiastique et au célibat du clergé.

S’appuyant sur saint Ambroise, il lutta contre les hérésies en vogue, notamment le manichéisme. Il réunit plusieurs conciles : un en 386 pour fixer les conditions à la réconciliation des novatiens et donatistes, un autre en 389 pour condamner Jovinien, qui niait la virginité mariale et rejetait le célibat et la chasteté, et un troisième en 392 pour condamner l’évêque de Sardique Bonose, qui niait aussi la virginité de Marie.

Sirice fit par ailleurs bâtir des églises et consacra vers l’an 390 la basilique Saint-Paul-hors-les-murs. On rapporte par ailleurs qu’il introduisit l’oraison Communicantes dans le Canon de la Messe. Il mourut à Rome le 26 novembre 399 ; son nom fut ajouté au martyrologe par le pape Benoît XIV en 1748.

SOURCE : https://reinformation.tv/26-novembre-saint-sirice-calendrier/

Papa Siricio

Calcografia in Giovanni Battista Cavalieri, Pontificum Romanorum effigies, Roma, Basa Domenico\Zanetti Francesco, 1580. Biblioteca comunale di Trento


Saint Sirice

38e pape ; de 384 à 399

10 février 385

Lettre Directa ad decessorem

À l'évêque Himère

Donnée à Rome le 10 février 385

Prééminence et autorité doctrinale de l’évêque de Rome

(Introduction, §1) (…) Nous ne refusons pas à ta demande la réponse qui convient, puisque eu égard à Notre charge, Nous n’avons pas la liberté de pouvoir dissimuler ou taire quelque chose, puisque plus qu’à tous Nous incombe le zèle pour la religion chrétienne. Nous portons les charges de tous ceux qui peinent, et plus encore : les porte en Nous le bienheureux apôtre Pierre dont Nous croyons avec confiance qu’il Nous protège et Nous garde en toutes choses comme l’héritier de son ministère…

(Chap. XV, §20) Maintenant Nous encourageons encore et encore le propos de ta fraternité d’observer les canons et de garder les décrets édictés, pour que ce que Nous avons écrit en réponse à ta demande, tu fasses en sorte que cela soit porté à la connaissance de tous nos coévêques, et non pas de ceux-là seulement qui se trouvent dans ta province ; mais ce qui a été déterminé par Nous selon une ordonnance salutaire doit être envoyé aussi, accompagné de ta lettre, à tous les évêques de Carthage, de la Bétie, de Lusitanie et de Galice. Et bien qu’aucun prêtre du Seigneur n’ait la liberté d’ignorer les décisions du Siège apostolique ou les déterminations vénérables des canons, il pourra être néanmoins très utile et – compte tenu de l’ancienneté de ton sacerdoce – très glorieux pour ta Charité, que ce qui t’a été écrit à titre spécial en termes généraux soit porté, par ton souci de l’unanimité, à la connaissance de tous nos frères : afin que qui a été édicté par Nous, non pas de façon inconsidérée mais de façon circonspecte, avec une grande prudence et longue réflexion, demeure inviolé, et qu’à l’avenir soit fermée la voie des excuses, laquelle ne pourra plus être ouverte à personne auprès de Nous.

Baptême des hérétiques

(Chap. I, §2) (Tu as fait savoir)…que beaucoup de ceux qui ont été baptisés par les ariens impies se hâtent vers l’Église catholique, et que certains parmi nos frères veulent les baptiser à nouveau : cela n’est pas permis ; car que cela se fasse, l’Apôtre l’interdit (voir Ep 4,5 ; He 6,4), les canons s’y opposent, et les décrets généraux envoyés aux provinces par mon prédécesseur Libère d’heureuse mémoire après l’annulation du concile de Rimini l’interdisent aussi. Nous les recevons dans la communauté des catholiques avec les novatiens et d’autres hérétiques, comme cela été décidé au synode, par la seule invocation de l’Esprit septiforme et moyennant l’imposition des mains de l’évêque – ce qui est observé également par tout l’Orient et l’Occident ; vous aussi vous ne devez pas désormais vous écarter de ce chemin, si vous ne voulez pas être séparés de la communauté avec nous par une sentence synodale.

La nécessité du baptême

(Chap. II, §3) Sans vouloir cependant amoindrir le respect sacré qui s’attache à Pâques, Nous prescrivons d’administrer sans délai le baptême aux enfants qui, du fait de leur âge, ne peuvent pas encore parler, ou aux personnes qui se trouvent dans une nécessité quelconque de recevoir le saint baptême, de peur qu’il ne s’ensuive un détriment pour nos âmes si, par suite de notre refus de la fontaine du salut à ceux qui le désiraient, certains mourants venaient à perdre le Royaume et la vie. Quiconque de même se trouve menacé d’un naufrage, d’une invasion ennemie, ou de quelque maladie mortelle, qu’il soit admis, aussitôt qu’il le demande, au bénéfice de la régénération sollicitée. L’erreur jusqu’ici dans ce domaine doit suffire ; à présent que tous les prêtres s’en tiennent à la règle susdite, s’ils ne veulent pas être arrachés à la solidité du roc apostolique sur lequel le Christ a construit toute l’Église.

Le célibat des clercs

(Chap. VII, § 8). Nous avons appris en effet que beaucoup de prêtres du Christ et de lévites, longtemps après leur consécration, ont procréé une descendance aussi bien de leur propre mariage que d’un commerce honteux, et qu’ils défendent leur méfait en prétextant qu’on lit dans l’Ancien Testament que la permission d’engendrer est accordée aux prêtres et aux ministres.

(Contre cet argument le pontife romain objecte) (§ 9) Pourquoi a‑t-il même été enjoint aux prêtres d’habiter loin de leur maison, au temple, l’année de leur tour de service ? Pour la raison qu’ils ne devaient avoir de commerce charnel pas même avec leurs femmes, de manière à briller par la pureté de leur conscience et à offrir ainsi un sacrifice agréable à Dieu.

(§ 10) C’est pourquoi après nous avoir illuminé par sa venue, le Seigneur Jésus atteste à son tour dans l’Évangile qu’il est venu accomplir la Loi et non l’abolir Mt 5,17. Et pour cette raison il a voulu que la forme de l’Église dont il est l’Époux, brille de la splendeur de la chasteté, de manière qu’il puisse la trouver… « sans tache ni ride » (Ep 5,27) au jour du jugement, lorsqu’il viendra à nouveau. Par la loi indissoluble de ces dispositions nous sommes tous liés, prêtres et lévites, pour que du jour de notre ordination nous consacrions nos cœurs et nos corps à la sobriété et à la chasteté, de sorte que nous plaisions au Seigneur notre Dieu dans les sacrifices que nous offrons quotidiennement.

Sirice, Pape.

Texte latin de la lettre

EPISTOLA DECRETALIUM SIRICII PAPAE AD EUMERIUM TERRACONENSEM EPISCOPUM.

SIRICIUS, HIMERIO TERRACONENSI EPISCOPO SALUTEM.

DIRECTA AD DECESSOREM NOSTRUM sanctę recordationis Damasum fraternitatis tuae relatione iam me in sedem ipsius constitutum, quia sic dominus ordinavit invenit . Quam cum in conventu fratrum sollicitius legerem, tanta invenimus quae repraehensione et correctione sint digna, quanta optaremus laudanda cognoscere. Et quia necesse nos erat in eius labores curasque succedere, cui per dei gratiam successimus in honorem, facto ut oportebat primitus meae provectionis inditio, ad singula prout dominus aspirare dignatus est consultationi tuae responsum competens non negamus. Quia officii nostri consideratione non est nobis dissimulare, non est tacere libertas, quibus maior cunctis christianę religionis zelus incumbit. Portamus onera omnium qui gravantur quin immo haec portat in nobis beatus apostolus Petrus, qui nos in omnibus ut confidimus administrationis suae protegit et tuetur heredes.

I. DE ARRIANIS CATHOLICIS NON REBAPTIZANDIS.

Prima itaque paginę tuae fronte signasti, baptizatos ab impiis arrianis plurimos ad fidem catholicam festinare, et quosdam de fratribus nostris eosdem denuo baptizare velle quod non licet. Cum hoc fieri et apostolus vetet, et canones contradicant, et post cassatum Ariminense concilium missa ad provintias venerandae memoriae prodecessore meo Liberio generalia decreta prohibeant. Quos nos cum Novationis aliisque hereticis sicut est in synodo constitutum, per invocationem solam septiformis spiritus episcopalis manus impositionem catholicorum conventui sociamus. Quod etiam totus oriens, occidensque custodit. A quo tramite vos quoque post hac minime convenit deviare, si non vultis a nostro collegio synodali sententia separari.

II. UT PRETER PASCHA ET PENTECOSTEN BAPTISMUM NON CELEBRETUR.

Sequitur de diversis baptizandorum temporibus prout unicuique libitum fuerit improbabilis et emendanda confusio, quae a nostris consacerdotibus quod commoti dicimus non ratione auctoritatis alicuius, sed sola temeritate praesumitur, ut passim ac libere natalitiis Christi, seu apparitionis, necnon et apostolorum seu martyrum festivitatibus innumerae ut asseris plebes baptismi mysterium consequantur. Cum hoc sibi previlegium et apud nos et apud omnes ecclesias dominicum specialiter cum pentecosten suo pascha defendat, quibus solis per annum diebus confluentibus generalia baptismatis tradi convenit sacramenta his dumtaxat electis qui ante XL vel eo amplius nomen dederint et exorcismis, cotidianisque orationibus atque ieiuniis fuerint expiati, quatinus apostolica illa impleatur praeceptio ut expurgato fermento veteri, nova incipiat esse conspersio. Sicut sacram ergo paschalem reverentiam in nullo dicimus esse minuendam, ita infantibus qui necdum loqui potuerint per aetatem, vel his quibus in qualibet necessitate opus fuerint sacri unda baptismatis omni volumus celebritate succurri, ne ad nostrarum pernitiem tendat animarum, si negato desiderantibus fonte salutari exiens unusquisque de saeculo et regnum perdat et vitam. Quicumque etiam discrimen naufragii hostilitatis incursum obsidionis ambiguum, vel cuiuslibet corporalis egritudinem desperationis inciderint et sibi unico credulitatis auxilio poposcerint subveniri, eodem quo poscunt momento temporis expetitae regenerationis premia consequantur. Hactenus erratum in hac parte sufficiat, nunc praefatam regulam omnes teneant sacerdotes, qui nolunt ab apostolicae petrę super quam Christus universalem construxit ecclesiam soliditate divelli.

III. DE APOSTATIS AB ECCLESIA SEPARANDIS.

Adiectum est etiam quosdam christianos ad apostasiam quod dici nefas est transeuntes, et idolorum cultu ac sacrificiorum contaminatione profanatos, quos a Christi corpore et sanguine quo dudum redempti fuerant renascendo iubemus abscidi. Et si resipiscentes forte aliquando fuerint ad lamenta conversi his quamdiu vivunt agenda penitentia est et in ultime fine suo reconciliationis gratia tribuenda. Quia docente domino : Nolumus mortem peccatoris, sed ut convertatur et vivat.

IV. QUOD NON LICEAT ALTERIUS SPONSAM AD MATRIMONII IURA SORTIRI .

De coniugali autem vetatione requisisti, si desponsatam alii puella alter in matrimonium possit accipere. Hoc ne fiat modis omnibus inhibemus, quia illa benedictio quam nupturae sacerdos inponit, apud fideles cuiusdam sacrilegii instar, est, si ulla transgressione violetur.

V. DE HIS QUI ACCEPTAM PENITENTIAM MINIME SERVAVERUNT.

De his qui vero non incongrue dilectio tua apostolicam sedem credidit consulendam, qui acta penitentia tamquam canes ac sues ad vomitus pristinos, et ad volutabra redeuntes, et militiae cingulum, et ludicras voluptates, et nova coniugia, et inhibitos denuo appetivere concubitus. Quorum professam incontinentiam, generati post absolutionem filii prodiderunt. De quibus quia iam suffragium non habent penitendi, id duximus decernendum ut sola intra ecclesiam fidelibus oratione iungantur. Sacris mysteriorum celebritatibus quamvis non mereantur intersint, a dominicae autem mensę convivio segregentur, ut hac saltim districtione correpti et ipsi in se sua errata castigent, et aliis exemplum tribuant, quatinus ab obscenis cupiditatibus retrahantur. Quibus tamen quoniam carnali fragilitate ceciderunt viatico munere cum ad dominum ceperint proficisci per communionis gratiam volumus subveniri, quam formam et circa mulieres quae se post penitentiam talibus pollutionibus devinxerunt servandam esse censemus.

VI. DE MONACHIS ET VIRGINIBUS PROPOSITUM NON SERVANTIBUS.

Preterea monachorum quosdam atque monacharum abiecto preposito sanctitatis, in tantam protestaris demersos esse lasciviam ut prius clanculo velut sub monasteriorum pretextu, inlicita ac sacrilega se contagione miscuerint. Postea vero in abruptum conscientiae desperatione producti, de inlicitis complexibus libere filios procrearint, quod et publicę leges et ecclesiastica iura condempnant. Has igitur inpudicas detestabilesque personas, a monasteriorum cetu , ecclesiarumque conventibus eliminandas esse mandamus. Quatinus retrusę in suis ergastulis, tantum facinus continua lamentatione deflentes purificatorio possint poenitudinis igne decoqui, ut eis vel ad mortem saltim solius misericordiae intuitu, per communionis gratiam possit indulgentia subvenire.

VII. DE CLERICIS INCONTINENTIBUS.

Veniamus nunc ad sacratissimos ordines clericorum quos in venerande religionis iniuriam, ita per vestras provintias calcatos atque confusos caritate tua insinuante repperimus, ut Hieremiae nobis voce dicendum sit : Quis dabit capiti meo aquam, aut oculis meis fontem lacrimarum, et flebo populum hunc die ac nocte ? Si ergo beatus propheta ad lugenda populi peccata non sibi ait, lacrimas posse sufficere, quanto nos possumus dolore percelli, cum eorum qui in nostro sunt corpore compellimur facinora deplorare ? Quibus praecipue secundum beatum Paulum instantia cotidiana et sollicitudo omnium ecclesiarum indesinenter incumbit. Quis enim infirmatur et ego non infirmor ? Qui scandalizatur et ego non uror ? Plurimos enim sacerdotes Christi atque levitas, post longa consecrationis suae tempora tam de coniugibus propriis, quam etiam de turpi coitu sobolem didicimus procreasse, et crimen suum hac praescriptione defendere, qua in Veteri Testamento sacerdotibus ac ministris generandi facultas legitur attributa. Dicat mihi nunc quisquis ille est sectator libidinum praeceptorque vitiorum, si estimat quod in lege Moysi passim sacris ordinibus a deo nostro laxata sunt frena luxuriae, cur eos quibus committebantur, sancta sanctorum praemonet dicens : Sancti estote quia et ego sanctus sum dominus deus vester ? Cur etiam procul a suis domibus anno vicis suae in templo habitare iussi sunt sacerdotes ? Hac videlicet ratione ne vel cum uxoribus possint carnale exercere commercium, ut conscientiae integritate fulgentes, acceptabile deo munus offerrent. Quibus expleto deservitionis suae tempore uxoris usus solius successionis causa fuerat relaxatus, quia non ex alia nisi ex tribu Levi quisqua ad dei ministerium fuerat praeceptus admitti. Unde et dominus Iesus cum nos suo inlustrasset adventu in evangelio protestatur, quia legem venerat implere non solvere. Et ideo ecclesiam cuius sponsus est forma castitatis voluit splendore radiare, ut in die iudicii cum rursus advenerit sine macula et ruga eam possit sicut per apostolum suum instituit repperire. Quarum sanctionum omnes sacerdotes atque levitae insolubili lege constringimur, ut a die ordinationis nostrae sobrietati ac pudicitiae, et corda nostra mancipemus et corpora. Dummodo per omnia deo nostro in his quae cotidie offerimus sacrificiis placeamus. Qui autem in carne sunt, dicente electionis vase, deo placere non possunt. Vos autem iam non estis in carne sed in spiritu, si tamen spiritus dei habitat in vobis. Et ubi poterit nisi in corporibus sicut legi sanctis dei spiritus habitare ? Et quia aliquanti de quibus loquimur, ut tua sanctitas retulit ignoratione lapsos esse se deflent, his hac conditione misericordiam dicimus non negandam, ut sine ullo honoris augmento in hoc quo detecti sunt quamdiu vixerint, officio perseverent, si tamen post hac continentes se studuerint exhibere. Hi vero qui inliciti privilegii excusatione nituntur et sibi asserunt veteri hoc lege concessum, noverint se ab omni ecclesiastico honore quo indigne usi sunt, apostolicę sedis auctoritate deiectos nec umquam posse veneranda attractare mysteria, a quibus se ipsi dum obscenis cupiditatibus inhiant privaverunt. Et quia exempla presentia cavere nos praemonent in futurum, quilibet episcopus presbiter atque diaconus, quod non optamus deinceps fuerit talis inventus, iam nunc sibi omne per nos indulgentiae aditum intellegat obseratum. Quia ferro necesse est excidantur vulnera quae fomentorum non senserint medicinam.

VIII. QUALES DEBEANT AD CLERICATUS OFFICIUM PERVENIRE.

Didicimus etiam licenter ac libere inexploratae vitae homines quibus etiam fuerint numerosa coniugia, ad prefatas dignitates prout cuicumque libuerit aspirare. Quod non tantum illis qui ad haec inmoderata ambitione perveniunt, quantum metropolitanis specialiter pontificibus imputamus. Qui dum inhibitis ausibus conivent , dei nostri quantum in se est praecepta contempnunt. Et ut taceamus quod altius suspicamur ubi illud est quod deus noster data per Moysen lege constituit dicens : Sacerdotes mei semel nubant ? Et alio loco : Sacerdos uxorem virginem accipiat. Non viduam, non repudiatam, nec meretricem. Quod secutus apostolus, ex persecutore praedicator, unius uxoris virum tam sacerdotem, quam diaconum fieri debere mandavit. Quae omnia ita a vestrarum regionum despiciuntur episcopis, quasi in contrarium magis fuerint constituta. Et quia non est nobis de huiusmodi usurpationibus neglegendum ne nos indignantis domini vox iusta corripiat, quae dicit : Videbas furem et currebas cum eo, et ponebas tuam cum adulteris portionem, quid ab universis post haec ecclesiis sequendum sit quid vitandum, generali pronuntiatione decernimus.

VIII . DE CLERICORUM CONVERSATIONE.

Quicumque itaque se ecclesiae vovit obsequiis a sua infantia ante pubertatis annos baptizari, et lectorum debet ministerio sociari. Qui ab accessu adulescentiae usque ad tricesimum aetatis annum si probabiliter vixerit, una tantum et ea quam virginem communi per sacerdotem benedictione perceperit uxore contentus, accolitus et subdiaconus esse debebit. Postquam ad diaconii gradum si se primitus continentia praeeunte dignum probarit accedat. Ubi si ultra quinque annos laudabiliter vixerit et ministrarit, congrue presbiterium consequatur. Exinde post decennium episcopalem cathedram poterit adipisci, si tamen per haec tempora integritatis vitae ac fidei eius fuerit adprobata.

X. DE HIS QUI GRANDEVI AD SACRAM MILIAM CONVERTUNTUR.

Qui vero iam aetate grandevus melioris propositi conversione provocatus ex laico ad sacram militiam pervenire festinat, desiderii sui fructum non aliter optinebit, nisi eo quod baptizatur tempore statim lectorum aut exorcistarum numero societur. Si tamen eum unam habuisse vel habere, et hanc virginem accepisse constet uxorem. Qui dum initiatus fuerit expleto biennio, per quinquennium aliud accolitus et subdiaconus fiat, et sic ad diaconatum si per haec tempora dignus iudicatus fuerit provehatur. Exinde iam accessu temporum, presbiterio vel episcopatui si eum cleri ac plebis evocaverit electio, non inmerito societur.

XI. QUOD CLERICUS QUI SECUNDAM UXOREM DUXERIT DEPONATUR.

Quisquis sane clericus aut viduam aut certe secundam coniugem duxerit, omni ecclesiasticę dignitatis privilegio mox nudetur, laica tantum sibi communione concessa. Quam ita demum poterit possidere, si nihil postea propter quod hanc perdat admittat.

XII. QUAE FEMINAE CUM CLERICIS HABITENT.

Feminas vero non alias esse patimur, in domibus clericorum, nisi eas tantum quas propter solas necessitudinum causas habitare hisdem cum synodus Nicena permisit.

XIII. DE MONACHORUM PROMOTIONE.

Monachos quoque quos tamen morum gravitas et vitae ac fidei institutio sancta commendat, clericorum officiis aggregari et optamus et volumus. Ita ut qui intra tricesimum annum aetatis sunt digni in minoribus per gradus singulos crescente tempore promoveantur ordinibus, et sic ad diaconatus vel presbiterii insignia naturae aetatis consecratione perveniant. Nec per saltus ad episcopatus culmen ascendant, nisi in his eademque singulis dignitatibus sicut superius praefiximus tempora fuerint custodita.

XIV. QUOD PENITENS NON FIAT CLERICUS.

Illud quoque nos par fuit providere ut sicut penitentiam agere cuiquam non conceditur clericorum, ita et post penitudinem ac reconciliationem nulli umquam laico liceat honorem clericatus adipisci, quia quamvis sint omnium peccatorum contagione mundati, nulla tamen debent gerendorum sacramentorum instrumenta suscipere, qui dudum fuerint vasa vitiorum.

XV. UT SI PER IGNORANTIAM PENITENS BIGAMUS SEU VIDUAE MARITUS, CLERICUS FACTUS FUERIT, NON PROMOVEATUR.

Et quia his omnibus quae in reprehensionem veniunt sola excusatio ignorationis obtenditur, cui nos interim solius pietatis intuitu necesse est clementer ignoscere. Quicumque igitur penitens, quicumque bigamus, quicumque viduae maritus ad sacram militiam indebite et incompetenter inrepsit hac sibi conditione a nobis veniam intellegat relaxatam, ut in magno debeat computare beneficio, si adepta sibi omni spe promotionis in hoc quo invenitur ordine perpetua stabilitate permaneat. Scituri posthac provintiarum omnium summi antestites, quod si ultra ad sacros ordines quemquam de talibus crediderint assumendum, et de suo et de eorum statu quos contra canones, et interdicta nostra provexerint, congruam ab apostolica sede promendam esse sententiam. Explicuimus ut arbitror frater carissime universa quae digesta sunt in querelam, et ad singulas causas, de quibus per filium nostrum Basianum presbiterum ad Romanam ecclesiam, utpote ad caput tui corporis retulisti sufficientia quantum opinor responsa reddidimus. Nunc fraternitatis tuae animum ad servandos canones, et tenenda decretalia constituta magis ac magis incitamus, ut haec quae ad tua consulta rescripsimus , in omnium coepiscoporum nostrorum perferri facias notionem. Et non solum eorum qui in tua sunt diocesi constituti, sed etiam ad universos Cartaginienses ac Boeticos, Lusitanos atque Gallicos, vel eos qui in vicinis tibi conliminant hinc inde provintiis, haec quae a nobis sunt salubri ordinatione disposita, sub litterarum tuarum prosecutione mittantur. Et quanquam statuta sedis apostolicae vel canonum venerabilia definita nulli sacerdotum domini ignorare sit liberum, ut illius tamen pro antiquitate sacerdotii tui dilectioni tuae esse admodum poterit gloriosum, si ea quae ad te speciali nomine generaliter scripta sunt, per unanimitatis tuae sollicitudinem in universorum fratrum nostrorum notitiam perferantur. Quatenus et quae a nobis non inconsulte sed provide sub nimia cautela et deliberatione sunt salubriter constituta intemerata permaneant, et omnibus in posterum excusationibus aditus qui iam nulli apud nos patere poterit obstruatur.

Data III iđ feƀ, Archadio, et Bautone vv cc conss.

SOURCE : https://laportelatine.org/formation/magistere/lettre-directa-ad-decessorem-a-leveque-himere-385-sirice et http://nova.evangelisation.free.fr/sirice.htm

Le texte latin du plus ancien décret papal rejette le « baptême de désir »

En 385 A. D., le pape saint Sirice émit un décret destiné à Himère de Tarragone. Ce document est généralement appelé Lettre à Himère. Il s’agit néanmoins d’un décret autoritaire dans lequel le pape saint Sirice utilise son autorité apostolique, promulgue des lois et déclare que son décret doit être diffusé à ─ et observé par ─ tous les évêques de l’Église catholique. Nous avons donc affaire à un acte du Siège apostolique. Le décret du pape saint Sirice à Himère est à ce jour le plus ancien décret papal à avoir été complètement préservé. Bien sûr, il y eut des décrets papaux avant l’époque de saint Sirice ─ celui-ci y fait d’ailleurs référence ─ mais son décret est le plus ancien à avoir été entièrement préservé.

Dans le décret, le pape saint Sirice fait des déclarations saisissantes sur la nécessité du baptême des enfants et du baptême des adultes. Il y rejette également de façon explicite le concept de baptême de désir (BDD). Un examen du texte en latin démontre sans aucun doute possible que le pape saint Sirice et l’enseignement de l’Église catholique contredisaient l’idée du baptême de désir.

Les faits ci-dessous prouvent, à toute personne honnête, que le décret de Sirice, ainsi que l’Église primitive, rejetaient l’idée d’un « baptême de désir. » Il y a néanmoins plusieurs individus extrêmement malhonnêtes dans ce monde, même parmi ceux qui prétendent être « catholiques traditionalistes. » Malheureusement, certains d’entre eux ont un tel attachement au concept du « baptême de désir » (et l’hérésie du salut en dehors de l’Église) qu’ils feront tout leur possible pour nier l’existence de toute citation ou fait contredisant le « baptême de désir, » peu importe la certitude de son existence, ou la clarté de son enseignement. Ce-faisant, ils perdent toute crédibilité.

Quant à leur échec à ne serait-ce que reconnaître la réalité (c.-à-d. l’existence de citations qui contredisent leur position), ils méritent d’être comparés aux partisans de l’homosexualité qui prétendent que la Bible ne condamne pas le comportement homosexuel. Oui, beaucoup de gens professent être « chrétiens » et affirment en toute conscience qu’aucun passage valable dans les saintes Écritures ne condamne le comportement homosexuel. Ils tentent de contourner le moindre passage biblique spécifiquement cité en la matière. Ils défendent même leur point de vue dans des publications ! Vous diriez que c’est absurde. Eh bien, comme le démontrent les faits ci-dessous, nier que le décret du pape saint Sirice contredise l’idée du « baptême de désir » est tout autant absurde.

Nous invitons tous ceux qui souhaitent la vérité ─ p. ex. ceux qui sont fidèles à, et ont une croyance en, l’enseignement catholique et l’autorité que Christ conféra sur saint Pierre et ses successeurs ─ de considérer ces faits avec attention. Nous leur demandons de réfléchir sur l’importance et la gravité de ce décret papal et des faits qui lui sont associés, en regard du sujet que nous traitons, et de se soumettre à la position catholique que ceux-ci leur dictent.

Décret du pape saint Sirice à Himère

La partie clé du décret

Voilà ce que déclare le Pape.

Pape St. Sirice, Lettre à Himère ; 385 A. D. :Latin : « Sicut sacram ergo paschalem reverentiam in nullo dicimus esse minuendam, ita infantibus qui necdum loqui poterunt per aetatem vel his, quibus in qualibet necessitate opus fuerit sacri unda baptismatis, omni volumus celeritate succurri, ne ad nostrarum perniciem tendat animarum, si negato desiderantibus fonte salutari exiens unusquisque de saeculo et regnum perdat et vitam. Quicumque etiam discrimen naufragii, hostilitatis incursum, obsidionis ambiguum vel cuiuslibet corporalis aegritudinis desperationem inciderint, et sibi unico credulitatis auxilio poposcerint subveniri, eodem quo poscunt momento temporis expetitae regenerationis praemia consequantur. Hactenus erratum in hac parte sufficiat; nunc praefatam regulam omnes teneant sacerdotes, qui nolunt ab apostolicae petrae, super quam Christus universalem construxit Ecclesiam soliditate divelli. » [1]

Français : « Sans vouloir cependant amoindrir le respect sacré qui s'attache à Pâques, Nous prescrivons d'administrer sans délai le baptême aux enfants qui, du fait de leur âge, ne peuvent pas encore parler, ou aux personnes qui se trouvent dans une nécessité quelconque de recevoir l’eau du saint baptême, de peur qu'il ne s'ensuive un détriment pour nos âmes si, par suite de notre refus de la fontaine du salut à ceux qui le désiraient, chaque mourrant venait à perdre le Royaume et la vie. Quiconque de même se trouve menacé d'un naufrage, d'une invasion ennemie, ou de quelque maladie mortelle, demande ce qui dans sa foi est son unique aide, qu'il soit admis, aussitôt qu'il le demande, au bénéfice de la régénération sollicitée. L'erreur jusqu'ici dans ce domaine doit suffire ; à présent que tous les prêtres s'en tiennent à la règle susdite, s'ils ne veulent pas être arrachés à la solidité du roc apostolique sur lequel le Christ a construit toute l'Église. » [2]

Les paroles du pape sont très claires. Il rejette complètement l’idée du « baptême de désir. »

Il traite tout d’abord de la discipline concernant la célébration du baptême, au temps pascal, des adultes convertis. En effet, le temps pascal est la période où la Résurrection est célébrée. Puisque le Baptême correspond à l’élévation de l’état de condamnation à une nouvelle vie dans le Christ (voir Col. 2:12, Rom. 6:3-4, etc.), il devint une coutume de célébrer le baptême des adultes convertis au temps pascal, après avoir fait subir aux catéchumènes non-baptisés une période de probation, d’instruction et de préparation à la vie chrétienne.

Comme ce décret et d’autres le prouvent clairement, la coutume qui consistait à retarder le baptême des adultes jusqu’au temps pascal n’était pas incompatible avec la position et l’enseignement infaillible de l’Église, à savoir que tous ceux qui se préparent au baptême seraient perdus s’ils mourraient avant de l’avoir reçu. Personne ne peut être sauvé sans le Baptême, comme Notre-Seigneur Jésus-Christ le déclare dans Jean 3:5 et comme l’Église l’enseigne infailliblement. Dieu peut et gardera en vie toutes les âmes sincères et de bonne volonté jusqu’au baptême. C’est Lui qui est aux commandes.

La pratique de baptiser les adultes convertis à Pâques (et de prolonger ainsi le catéchuménat) était d’ordre disciplinaire. Ce n’était pas une obligation de tradition apostolique comme nous le voyons au chapitre 8 des Actes des apôtres. Nous y lisons que le diacre Philippe baptisa immédiatement l’eunuque d’Éthiopie au terme d'une brève discussion sur les rudiments de la foi chrétienne. Donc, tout en déclarant que l’observance de la sainte Pâques doit être poursuivie, le pape Sirice ajoute que si ces catéchumènes non-baptisés se trouvaient dans une quelconque nécessité, ils devraient être baptisés avec célérité, c’est-à-dire au plus vite ou immédiatement. Il donne ensuite la raison de son insistance sur ce point particulier. Il explique qu’ils doivent être baptisés immédiatement s'il survient une quelconque nécessité « de peur qu'il ne s'ensuive un détriment pour nos âmes si, par suite de notre refus de la fontaine du salut à ceux qui le désiraient, chaque mourant venait à perdre le Royaume et la vie. » Bien évidemment, cette citation contredit totalement le concept de baptême de désir. Le pape enseigne que tous ceux qui désirent le baptême d’eau, mais meurent sans le recevoir, ne seront pas sauvés.

En regardant de plus près le texte en latin

Pour démontrer davantage que le décret du pape saint Sirice rejette le « baptême de désir, » regardons de plus près ses propos.

Pape St. Sirice, Lettre à Himère ; 385 A. D. :Latin : « Sicut sacram ergo paschalem reverentiam in nullo dicimus esse minuendam, ita infantibus qui necdum loqui poterunt per aetatem vel his, quibus in qualibet necessitate opus fuerit sacri unda baptismatis, omni volumus celeritate succurri, ne ad nostrarum perniciem tendat animarum, si negato desiderantibus fonte salutari exiens unusquisque de saeculo et regnum perdat et vitam. Quicumque etiam discrimen naufragii, hostilitatis incursum, obsidionis ambiguum vel cuiuslibet corporalis aegritudinis desperationem inciderint, et sibi unico credulitatis auxilio poposcerint subveniri, eodem quo poscunt momento temporis expetitae regenerationis praemia consequantur. Hactenus erratum in hac parte sufficiat; nunc praefatam regulam omnes teneant sacerdotes, qui nolunt ab apostolicae petrae, super quam Christus universalem construxit Ecclesiam soliditate divelli. » [3]

Français : « Sans vouloir cependant amoindrir le respect sacré qui s'attache à Pâques, Nous prescrivons d'administrer sans délai le baptême aux enfants qui, du fait de leur âge, ne peuvent pas encore parler, ou aux personnes qui se trouvent dans une nécessité quelconque de recevoir l’eau du saint baptême, de peur qu'il ne s'ensuive un détriment pour nos âmes si, par suite de notre refus de la fontaine du salut à ceux qui le désiraient, chaque mourrant venait à perdre le Royaume et la vie. Quiconque de même se trouve menacé d'un naufrage, d'une invasion ennemie, ou de quelque maladie mortelle, demandent ce qui dans leur foi est leur unique aide, qu'il soit admis, aussitôt qu'il le demande, au bénéfice de la régénération sollicitée. L'erreur jusqu'ici dans ce domaine doit suffire ; à présent que tous les prêtres s'en tiennent à la règle susdite, s'ils ne veulent pas être arrachés à la solidité du roc apostolique sur lequel le Christ a construit toute l'Église. » [4]

Dans le texte latin, nous trouvons le mot « desiderantibus. » Il s’agit du datif du participe présent pluriel du verbe desidero, je désire. Ici desiderantibus signifie littéralement « à ceux désirant. » Le décret traite donc précisément des catéchumènes non-baptisés qui désirent le baptême d’eau. Dans cette même phrase, nous trouvons « negato... fonte salutari. » Il s’agit d’un ablatif absolu. Cette forme très commune en latin est généralement constituée d’un nom et d’un participe à l’ablatif. Ici le nom est fonte, qui vient de fons et qui veut dire « source, fontaine. » Fonte fait référence à la fontaine du Baptême. Salutari, qui signifie « salutaire, » est l’adjectif épithète de fonte dans la phrase « Fonte salutari. » Cette phrase signifie « avec la fontaine salutaire. » Negato est un participe passé passif du verbe nego : nier, refuser. Ici, negato, un participe passé passif à l’ablatif, signifie « ayant été refusé. » Donc, l’ablatif absolu « negato fonte salutari » signifie littéralement : « avec la fontaine salutaire ayant été refusée » ou en meilleur français : « après s’être vu refuser la fontaine du salut. » Refusée à qui ? Le pape répond : « desiderantibus , » « à ceux la désirant. »

Donc, le décret de saint Sirice traite directement du cas où le sacrement du Baptême est refusé à ceux qui le désirent. En effet, dans ce paragraphe, le pape utilise d’ailleurs de nombreux verbes pour décrire une situation dans laquelle des individus demanderaient ou même réclameraient le baptême (p. ex., poposcerint; expetitae). Pourtant, il enseigne qu’ils sont tous perdus s’ils ne le reçoivent pas.

Le fait est que si quelqu’un est de bonne volonté, Dieu maintiendra cette personne en vie jusqu’au baptême.

St. Augustin, Contre Julien, L. 5 : « Au nombre de ces élus et de ces prédestinés nous devons ranger ceux qui, après une vie très-coupable, sont amenés à la pénitence par la bonté de Dieu,... Parmi ces élus aucun ne périt, à quelque âge qu'il soit frappé par la mort. Jamais, en effet, Dieu ne permettra qu'un prédestiné à la vie meure sans participer au sacrement du Médiateur [le Baptême]. C'est à eux que s'adresse cette parole du Sauveur : “Telle est la volonté de mon Père qui m'a envoyé, que je ne perde aucun de ceux qu'il m'a donnés.” » [5]

C’est un Dieu bon, juste et tout puissant. Le décret du pape, et l’enseignement de l’Église, affirment clairement que personne n’est sauvé sans le baptême d’eau, même ceux qui le désirent.

De plus, je trouve particulièrement intéressant que le décret en vienne à utiliser desiderantibus ─ une forme du participe de desidero. Comme le montrera l’étymologie, desidero est le verbe duquel nous obtenons le verbe français « désirer ». L’on pourrait utiliser moult verbes en latin pour exprimer le concept de quelqu’un qui a l’intention d’avoir, voulant ou désirant quelque chose. En effet, Sirice, en plus de desidero, a recours à plusieurs d’entre eux (c.-à-d. poposcerint ; expetitae). Pourtant, desidero s’imbrique très précisément avec notre verbe français « désirer. » Si nous entendons le « baptême de désir » comme « baptême par le fait de désirer » nous voyons la connexion précise entre la référence à desiderantibus faite par le pape, et le concept du « baptême de désir » ─ un concept que rejette directement son décret.

En d’autres termes, ce n’est pas une simple coïncidence que le décret de Sirice utilise un participe de desidero. Dieu s’assura que le décret employât un mot qui s’imbrique précisément à notre verbe français « désirer » en sorte que l’idée du « baptême de désir » soit directement rejetée dans le plus ancien décret papal encore préservé. (Sur ce point, voyez la section plus bas concernant l’importance de ce décret dans les derniers jours.)

Pape Sirice

Le décret de Sirice prouve bien sûr que l'Église primitive rejetait le BDD

Sirice était un père de l’Église, un saint, et encore plus important pour ce qui nous intéresse ici : c’était un pape. Il possédait l’autorité de saint Pierre et de ses successeurs légitimes. Son décret prouve, sans ne laisser aucun doute, que l’Église des premiers temps rejetait l’idée du baptême de désir. Malgré la limpidité de ce décret, certains défenseurs obstinés du « baptême de désir » sont si malhonnêtes qu’ils prétendront qu’en réalité ce décret ne contredit pas le « baptême de désir. » Certains ont même l’audace d’affirmer qu’aucun père de l’Église, saint ou pape n’a jamais rejeté l’idée du « baptême de désir. » Ceci est évidemment absurde, en plus d’être un mensonge des plus grossiers totalement démoli par les faits. Le décret de Sirice en lui-même - et il y a bien d’autres points que nous pourrions mettre en avant - prouve que l’Église primitive rejetait le baptême de désir. Sirice n’aurait jamais enseigné et déclaré ce qu’il fit si le « baptême de désir » était la croyance et l’enseignement de l’Église. La malhonnêteté scandaleuse et la déformation des faits fréquemment pratiquées par les partisans acharnés du « baptême de désir » est extraordinaire.

Le Pape mentionne même des incidents, des imprévus, etc. ─ les circonstances mêmes où, selon certains, s'appliquerait plus particulièrement un BDD ─ et il renie l'idée du BDD dans ce contexte même

Dans ces passages, le pape parle aussi de situations où des personnes désirant le baptême d’eau pourraient se retrouver menacées d'un naufrage, d'une invasion ennemie, d’une maladie mortelle ou de tout autre évènement soudain et imprévu. Saint Sirice fait ici référence à n’importe quel genre de nécessité. Il se réfère à diverses nécessités et toute sorte de maladie corporelle.

« Quicumque etiam discrimen naufragii, hostilitatis incursum, obsidionis ambiguum vel cuiuslibet corporalis aegritudinis desperationem inciderint... »

« Quiconque de même se trouve menacé d'un naufrage, d'une invasion ennemie, ou de quelque maladie mortelle,... »

Et que dit-il sur le sort de ces individus qui désirent le baptême et meurent pourtant dans de telles circonstances, sans l’avoir reçu ? Il enseigne que tous perdent le Royaume et la vie s’ils sortent de ce monde sans le baptême d’eau.

« ...si negato desiderantibus fonte salutari exiens unusquisque de saeculo et regnum perdat et vitam. »

« ...si, par suite de notre refus de la fontaine du salut à ceux qui le désiraient, chaque mourrant venait à perdre le Royaume et la vie. »

Il utilise le terme « unusquisque, » qui signifie « chacun d’entre eux, » soulignant ainsi le fait qu’il n’y a aucune exception en la matière. Si vous n’arrivez pas à voir à quel point cela réfute complètement le baptême de désir, alors vous êtes tout simplement un menteur. Il s’agit aussi d’un décret d’un pape de l’Église primitive et d’un saint dans lequel Sirice invoque son autorité suprême et applique son décret à l’Église universelle.

Sirice déclare aussi que le Baptême d'eau est l' « unico credulitatis auxilio » (l'unique aide de la foi) : l'unique façon d'être sauvé

Dans le paragraphe qui suit, le pape souligne que le baptême d’eau est leur unique aide, leur unique moyen d’être sauvé, que ce soit des enfants, ou des personnes désirant le baptême et se trouvant dans une situation périlleuse, etc.

« Quicumque etiam discrimen naufragii, hostilitatis incursum, obsidionis ambiguum vel cuiuslibet corporalis aegritudinis desperationem inciderint, et sibi unico credulitatis auxilio poposcerint subveniri, eodem quo poscunt momento temporis expetitae regenerationis praemia consequantur. Hactenus erratum in hac parte sufficiat; nunc praefatam regulam omnes teneant sacerdotes, qui nolunt ab apostolicae petrae, super quam Christus universalem construxit Ecclesiam, soliditate divelli. »

« Quiconque de même se trouve menacé d'un naufrage, d'une invasion ennemie, ou de quelque maladie mortelle, demandent ce qui dans leur foi est leur unique aide, qu'il soit admis, aussitôt qu'il le demande, au bénéfice de la régénération sollicitée. L'erreur jusqu'ici dans ce domaine doit suffire ; à présent que tous les prêtres s'en tiennent à la règle susdite, s'ils ne veulent pas être arrachés à la solidité du roc apostolique sur lequel le Christ a construit toute l'Église. »

Il identifie le baptême comme l’ « unico credulitatis auxilio, » c’est-à-dire « l’unique aide de la foi ou de la croyance. » Credulitatis est le génitif de credulitas (foi ou croyance). Selon l’enseignement du pape, le fait de recevoir le sacrement du baptême est l’unique aide, assistance ou secours de la foi. Le recevoir est la première condition et le seul moyen pour être sauvé par la foi, comme l’enseigne aussi la sainte Écriture.

Col. 2:12- « ... ensevelis avec lui dans le baptême, vous avez été dans le même baptême ressuscités avec lui par votre foi [διὰ τῆς πίστεως]... »

Gal. 3:26-27 - « Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi [διὰ τῆς πίστεως] dans le Christ Jésus. Vous tous, en effet, qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ. »

Il n’existe rien de telle qu’une croyance ou une foi (une credulitas), qui pourrait amener une personne au salut sans le baptême d’eau, lequel est le seul moyen pour recevoir la véritable foi qui sauve. C’est pourquoi l’Église a aussi enseigné que seuls ceux qui ont reçu le sacrement du baptême font partie des fidèles. L’expression unico auxilio est à l’ablatif. Il s’agit d’un ablatif instrumental connecté au verbe subveniri, c’est-à-dire « être secouru ». Sirice déclare ainsi que tous ceux qui se trouvent dans une quelconque nécessité et qui réclament le sacrement du Baptême doivent être secourus « unico auxilio », par l’unique aide, « credulitatis » (de la foi). Recevoir le sacrement du baptême est le seul moyen pour eux d’être sauvés.

L'unique aide exclut d'autres voies de salut et d'autre soi-disant baptêmes

Unico, qui est une forme d’unicus, signifie « unique, seul, incomparable, sans pareil. » Il ne peut donc y avoir aucune alternative, aucune autre sorte de baptême. Recevoir le baptême d’eau est l’unique, le seul moyen d’être sauvé ─ pour les enfants, pour ceux qui le désirent, pour toute personne dans une situation délicate, malade, en cas de nécessité, etc. C’est l’enseignement du pape saint Sirice, c’est l’enseignement de l’Église catholique. C’est ce que nous trouvons dans chacun des décrets dogmatiques infaillibles adressés à l’Église universelle sur ce sujet, même si Dieu permit que des erreurs fussent enseignées à ce propos dans des sources faillibles et par des hommes faillibles.

Pape Clément V, Concile de Vienne ; 1311-1312 : « Pour cette raison, tous doivent fidèlement confesser qu'un unique baptême régénère tous ceux qui sont baptisés dans le Christ comme il n'y a “qu'un seul Dieu et une seule foi” [Éph. 4:5], et que, célébré dans l'eau au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Nous croyons qu'il est un remède parfait pour le salut aussi bien pour les adultes que pour les enfants. » [6]

Pape Paul III, Concile de Trente, S.7, ca. 5 sur le Sacrement du Baptême ; 1547: « Si quelqu’un dit que le baptême est libre, c'est-à-dire n'est pas nécessaire pour le salut [Jean 3 :5] : qu'il soit anathème. » [7]

Pape Paul III, Concile de Trente, S. 7, ca. 2, sur le Sacrement de Baptême ; 1547, ex cathedra : « Si quelqu'un dit que l'eau vraie et naturelle n'est pas chose nécessaire pour le baptême et si, en conséquence, il détourne au sens d'une métaphore les paroles de notre Seigneur Jésus Christ : “Si l'on ne renaît pas de l'eau et de l'Esprit Saint” [Jean 3:5] : qu'il soit anathème. » [8]

Le décret de Sirice sert aussi à réfuter complètement l'objection fréquemment avancée par les partisans du BDD, à partir :

 1) du catéchisme de Trente, 

2) du code de droit canonique de 1917, et 

3) de leurs fausses allégations au sujet du Magistère ordinaire et universel

En plus des nombreux autres faits, le décret du pape saint Sirice, qui est clairement parvenu jusqu’à nos jours par la divine providence (voir plus bas), fournit une réfutation puissante contre trois des objections principales avancées par les partisans du « baptême de désir. » Ces objections proviennent du catéchisme de Trente, du Code de droit canonique de 1917, et de leurs fausses revendications sur ce qu’enseigne le Magistère ordinaire et universel. Bien entendu, ces arguments ont déjà été réfutés, mais le décret de Sirice les dévaste davantage ; car son contenu se rapporte spécifiquement aux principes au cœur de ces objections.

En bref, le décret de Sirice (qui contredit directement le BDD comme nous l’avons montré) l’emporte aussi bien sur l’autorité du catéchisme de Trente que celle du Code de droit canonique de 1917. Il prouve également que le Magistère ordinaire et universel enseigne exactement l’opposé du « baptême de désir, » lorsqu'il déclare que le baptême d’eau est l’unique moyen d’être sauvé ! Il prouve que nous sommes dans la vérité (et que nous sommes fidèles à l’enseignement de l’Église catholique) sur ce sujet, ce qui n’est pas le cas des pro-BDD. Considérons brièvement la pertinence du décret quant à chacune des trois objections.

Le catéchisme de Trente

En ce qui concerne l’objection depuis le catéchisme de Trente, si le sujet vous intéresse et que vous n’avez pas lu le nouvel article ─ ou nouvelle section ─ à cet égard dans la version mise à jour de notre livre, c’est un incontournable. Vous le retrouverez dans cet article en anglais, Le catéchisme de Trente et le « baptême de désir ». La nouvelle section sur le catéchisme de Trente contient quantité de faits puissants et citations nouvelles qui ne furent pas présents dans la version 2006 de notre livre. Je résumerai ici l’un des points principaux, mais l’article contient beaucoup d’autres points et faits. Ces points servent à réfuter définitivement la notion selon laquelle l’enseignement du catéchisme de Trente fournit un soutien magistériel au « baptême de désir. »

L’un des nombreux points faits dans la section mise à jour concerne la distinction vitale à ce sujet : c.-à-d. que le paragraphe du catéchisme de Trente, lequel est fréquemment présenté par les partisans du « baptême de désir, » ne fait en réalité pas partie de l’enseignement officiel que le catéchisme identifie comme étant le corps doctrinal devant être communiqué aux fidèles par les pasteurs. Ce point est crucial mais a été négligé par les pro-BDD. Ainsi que le prouve l’article susmentionné, à l’aide d’un examen minutieux du sujet et de nombreuses citations, SEULS CERTAINS POINTS DE DOCTRINE sont spécifiés par le catéchisme comme des points de doctrine qui peuvent, doivent ou devraient être communiqués aux fidèles par les pasteurs. Tout dans le catéchisme, qui fait environ cinq-cents pages, n'a pas forcément été identifié comme faisant partie de la doctrine devant être transmise aux fidèles.

Voici quelques citations prouvant que tout dans le catéchisme de Trente ne faisait pas forcément partie du corps doctrinal qui dut, doit ou devrait être communiqué aux fidèles. Je pourrais donner des douzaines d'exemples supplémentaires.

Catéchisme de Trente : « Le Pasteur n’oubliera pas non plus de raconter l’histoire des souffrances de Jésus-Christ, si soigneusement décrites par les Évangélistes. » [9]

Nous voyons ici le catéchisme informant le pasteur qu’il ne devra pas oublier ce point particulier. La raison en est que, au sein de la grande quantité d’information dans le catéchisme, il y a des choses dans le catéchisme que le pasteur pourrait oublier. Chaque ligne ou paragraphe dans le catéchisme ne doit pas nécessairement être communiqué aux fidèles.

Catéchisme de Trente : « Et cette raison doit suffire pour montrer au Pasteur que ce n’est pas assez de parler de ce Commandement d’une manière générale,... » [10]

Ici, le catéchisme confirme qu’il y a certaines choses qui doivent être dites aux fidèles. Certaines choses ne peuvent pas être négligées. Mais tout dans le catéchisme ne tombe pas forcément dans cette catégorie. La phrase ci-dessus n’aurait évidemment aucun sens si tout dans le catéchisme était automatiquement destiné aux fidèles ou devait leur être donné.

Catéchisme de Trente : « Les Pasteurs devront donc apprendre aux Fidèles que ces mots, la Vie Éternelle, ne désignent pas tant l’éternité... » [11]

Là encore, il identifie un point qui doit être communiqué aux fidèles, mais tout dans le catéchisme ne tombe pas forcément dans cette catégorie.

Catéchisme de Trente : « Les Pasteurs ne manqueront pas de montrer l’Ange de Saint Pierre illuminant les ténèbres de sa prison, touchant son côté et le secouant en quelque sorte pour l’éveiller,... » [12]

Nous voyons une fois de plus que tout dans le catéchisme n’a pas forcément besoin d’être transmis aux fidèles.

Plus de preuves que seules certaines choses dans le catéchisme furent spécifiées comme des points devant être enseignés aux fidèles ; d'autres choses peuvent êtres omises

Catéchisme de Trente : « On enseignera donc que les Prêtres seuls ont reçu le pouvoir de consacrer l’Eucharistie, et de la distribuer aux Fidèles. » [13]

Catéchisme de Trente : « Il ne paraît pas nécessaire ici de rappeler aux Fidèles les maux dont ils souffrent, les ennuis qui les dévorent, les calamités qui les accablent,... » [14]

Catéchisme de Trente : « Le devoir du Pasteur sera donc d’enseigner ici que non seulement on trouve la Rémission des péchés dans l’Église Catholique... » [15]

Catéchisme de Trente : « Les Pasteurs ne doivent pas omettre ici l’exhortation si salutaire de Saint Augustin. » [16]

Catéchisme de Trente : « Mais que le Pasteur montre bien que l’on a eu les plus sages raisons d’omettre dans le Symbole les autres attributs de Dieu, et de ne proposer à notre Foi que celui de sa toute-Puissance. » [17]

Catéchisme de Trente : « Voilà pourquoi les Pasteurs seront forcés de s’attacher à une ou deux considérations principales qui suffiront pour montrer l’étendue et l’abondance des fruits salutaires contenus dans ce sacré Mystère. » [18]

Ceci montre clairement que seules certaines choses dans le catéchisme seront transmises aux fidèles.

Catéchisme de Trente : « Que le Pasteur s’applique donc à bien expliquer aux Fidèles ... D’autre part il ne faut pas oublier que ce péché et son châtiment ne se sont point arrêtés en Adam, mais qu’il a été, lui, comme la source et le principe qui les a fait passer justement à toute sa postérité. » [19]

Catéchisme de Trente : « ...le Pasteur aura soin d’enseigner aux Fidèles qu’ils doivent retenir scrupuleusement les mots d’Essence et de Personne, consacrés en quelque sorte à l’expression propre de ce Mystère, et ne point oublier que l’unité est dans l’Essence et la distinction dans les Personnes. » [20]

Catéchisme de Trente : « Il ne faut pas laisser ignorer aux Fidèles quelle est la portée de cette demande. Sans entrer dans toutes les explications que les Docteurs scolastiques ont données sur cette question avec autant d’utilité que d’abondance, disons que la Volonté de Dieu dont il s’agit ici, est celle que l’on appelle communément la volonté de signe, c’est-à-dire ce que Dieu nous a ordonné ou conseillé de faire ou d’éviter. » [21]

Les faits ci-dessus établissent sans aucun doute possible qu’au sein des cinq-cent pages d’informations du catéchisme de Trente, seuls certains points de doctrine sont identifiés par le catéchisme comme faisant partie du corps doctrinal qui peut, doit ou devrait être communiqué aux fidèles. C’est ainsi qu’est écrit et organisé le catéchisme. Bien d’autres exemples pourraient être donnés pour prouver davantage le point. Le catéchisme dit aux pasteurs « vous devez leur dire ceci ; vous n’oublierez pas cela ; vous ne devrez pas omettre cela ; mais aussi : « sans entrer dans toutes les explications ; » etc. » Il fait ces déclarations tout au long du catéchisme car tout dans le catéchisme n’est pas forcément pour les fidèles. C’est de l’information donnée au prêtre paroissial. Seules certaines portions de cette information sont identifiées comme ce qui doit ou devrait être inculqué par les pasteurs.

Le paragraphe du catéchisme fréquemment cité par les partisans du « baptême de désir » n’est pas l’un de ces points identifiés comme une doctrine devant être transmise aux fidèles. Mais devinez ce que c’est ? L’enseignement répété que personne ne peut être sauvé sans le sacrement du Baptême et que l’Église toute entière a enseigné cette vérité ! Pour prouver le point, voici quelques citations :

Catéchisme du concile de Trente : « Mais les Pasteurs, traitant le même sujet, enseigneront avant tout aux Fidèles que ce Sacrement étant absolument nécessaire à tous sans aucune exception, pour obtenir la Vie éternelle, rien n’était plus indiqué ni plus convenable, pour en devenir la matière, que l’eau, qui se trouve partout et que l’on peut se procurer si facilement. » [22]

Selon le catéchisme, ce qui doit être enseigné avant tout aux fidèles par les pasteurs, est que le sacrement du Baptême est nécessaire à tous pour le salut. Il insiste même que personne ne peut être sauvé sans le baptême d’eau, en déclarant: « l’eau, qui se trouve partout et que l’on peut se procurer si facilement. » Cela contredit le « baptême de désir. » Le « baptême de désir » n’est pas un sacrement, comme l’admettent ses partisans.

Catéchisme du concile de Trente, Nécessité du Baptême : « Ce que nous avons dit jusqu’ici de ce Sacrement est très utile à connaître pour les Fidèles. Mais ce qu’il est absolument nécessaire de ne pas leur laisser ignorer, c’est que NOTRE-SEIGNEUR A FAIT À TOUS LES HOMMES UNE LOI DE SE FAIRE BAPTISER, LOI SI RIGOUREUSE que ceux qui ne seraient pas régénérés en Dieu par la grâce de ce Sacrement, ne viendraient au monde que pour leur malheur et leur perte éternelle, que leurs parents d’ailleurs fussent chrétiens ou païens. C’est pourquoi les Pasteurs ne sauraient expliquer trop souvent ces paroles de l’Évangile. Si quelqu’un n’est pas régénéré par l’eau et par l’Esprit, il ne peut entrer dans le Royaume des cieux (Jean 3 :5). » [23]

Notez les références « il est absolument nécessaire de ne pas leur laisser ignorer, » et « les Pasteurs ne sauraient expliquer trop souvent... » Là encore, nous voyons que ceci est la doctrine que les pasteurs doivent enseigner. Ce n’est pas le cas du « baptême de désir, » comme le prouve cet article.

Catéchisme du Concile de Trente, le Baptême rendue obligatoire après la Résurrection du Christ : « Les Auteurs ecclésiastiques conviennent que lorsque notre Seigneur, après sa Résurrection, dit à ses Apôtres : Allez, enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, au même moment, l’obligation de recevoir le Baptême fut imposée à tous les hommes qui voudraient se sauver. ... de sorte que ces paroles de Jésus-Christ : Celui qui ne renaîtra point de l’eau et de l’esprit, ne pourra entrer dans le Royaume de Dieu, s’appliquent évidemment au temps qui devait suivre sa Passion. Si les Pasteurs ont soin de traiter ce sujet comme il convient, il est impossible que les Fidèles ne reconnaissent point l’excellence et la dignité du Baptême,... » [24]

Ici le catéchisme déclare que les auteurs ecclésiastiques conviennent qu’après la Résurrection, la loi du Baptême devint obligatoire pour tous; et que, à partir de ce moment, personne ne put entrer au Ciel sans renaître de l’eau et de l’Esprit, comme l’enseigna Jésus dans Jean 3 :5. Ceci réfute complètement l’argument des partisans du « baptême de désir » fondé sur l’autorité présumée d’un consensus parmi les théologiens ; car il déclare que tous les théologiens (même ceux qui ne demeurèrent pas cohérents avec eux-mêmes sur ce thème) articulaient une position qui contredit le « baptême de désir » : c.-à-d., que personne ne peut entrer au Ciel sans le baptême d’eau, basé sur Jean 3 :5. Ceci est la position qu’enseignaient à l’unanimité les auteurs ecclésiastiques.

Selon le catéchisme, la doctrine devant être communiquée aux fidèles par les pasteurs est la position qui veut qu’après la Résurrection, personne n’entre au Ciel sans renaître d’eau et du Saint-Esprit. Il est absolument vrai que l'enseignement officiel du catéchisme de Trente, devant être communiqués aux fidèles, n’est pas le « baptême de désir », mais son contraire.

Ce fait, cette distinction, réfute la prémisse majeure de l’argument fabriqué par certains depuis le catéchisme de Trente, à savoir que le « baptême de désir » fait partie de l’enseignement officiel du catéchisme qui doit être transmis par les pasteurs. Il n’en fait pas partie.

Cependant, le décret du pape Sirice porte un coup supplémentaire à l’argument du catéchisme de Trente. La raison en est que, bien qu’il soit plus autoritaire que le catéchisme, le décret de Sirice traite en réalité du sujet même qui est mentionné dans le paragraphe non-autoritaire du catéchisme : le « délai » à baptiser les adultes convertis. Comme nous l’avons vu, dans un décret autoritaire obligatoire pour toutes les églises et tous les prêtres, Sirice mentionne le délai à baptiser les adultes convertis et enseigne que même si cesdits adultes catéchumènes désirant le Baptême mourraient avant de l’avoir reçu, ils seraient tous perdus. L’enseignement officiel de l’Église catholique, dès lors, rejette directement le « baptême de désir » dans le contexte de discuter le sujet même adressé par le paragraphe faillible et défectueux du catéchisme de Trente !

Le décret de saint Sirice prouve que l’explication du catéchisme de Trente pour le délai à baptiser les adultes convertis est erronée, tout simplement. Le paragraphe du catéchisme sur ce point ne faisait pas partie de l’enseignement officiel dont le catéchisme affirme qu'il doit être communiqué aux fidèles.

Le décret de Sirice sur ce sujet est plus autoritaire, et son enseignement essentiel fut même répété dans de nombreuses citations papales (voir plus bas). Le décret de Sirice, parmi maints autres faits dans notre section mise à jour sur le catéchisme de Trente, sert à dévaster l’argument avancé par les pro-BDD depuis le catéchisme de Trente.

Le décret de Sirice réfute aussi l'objection quant au Code de 1917

Comme traité dans notre matériel, le Code de droit canonique de 1917 fut un acte disciplinaire pour l’Église latine, non pas pour l’Église universelle. Le canon 1 du Code de 1917 décline (rejette) une applicabilité universelle. Par conséquent, il manque au Code l’infaillibilité promise pour les enseignements et lois de l’Église catholique universellement obligatoires. L’Église est infaillible dans les lois et conseils évangéliques « qu'elle impose à tous » (Pie XII, Mystici Corporis).

Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi ; 29 juin 1943 : « Assurément notre pieuse Mère brille d'un éclat sans tache dans les sacrements où elle engendre ses fils et les nourrit; dans la foi qu'elle garde toujours à l'abri de toute atteinte ; dans les lois très saintes qu'elle impose à tous et les conseils évangéliques qu'à tous elle propose ; enfin, dans les grâces célestes et les charismes surnaturels par lesquels elle engendre avec une inlassable fécondité des troupes innombrables de martyrs, de confesseurs et de vierges. » [25]

Cela fut déjà traité antérieurement. Il est également intéressant qu’un partisan proéminent du « baptême de désir » ait admis que les canons du Code de 1917 ne bénéficient pas tous de l’infaillibilité.

Mais quoique tentera de dire un pro-BDD à propos du Code de 1917, le décret de Sirice l’emportera. Car Sirice déclare que « tous les prêtres s'en tiennent » (omnes teneant sacerdotes) à cette règle, « s'ils ne veulent pas être arrachés à la solidité du roc apostolique sur lequel le Christ a construit toute l'Église » (qui nolunt ab apostolicae petrae, super quam Christus universalem construxit Ecclesiam, soliditate divelli). En effet, il fait cette déclaration dans le paragraphe même qui rejette le « baptême de désir » !

Le pape saint Sirice déclara également que son décret s’applique à tous les évêques : « ... pour que ce que Nous avons écrit en réponse à ta demande, tu fasses en sorte que cela soit porté à la connaissance de tous nos coévêques,... » [26] (Ut haec quae ad tua consulta rescripsimus, in omnium coepiscoporum nostrorum perferri facias notionem). [27]

Son décret est un décret de la plus haute autorité qu’un pape puisse émettre en matière de droit ecclésiastique.

Tout au moins, chaque partisan du « baptême de désir » devrait concéder que le décret de Sirice annule l’argument du Code de droit canonique de 1917 pour le « baptême de désir. » Si le Code de 1917 prouvait de quelque façon que ce soit le concept du « baptême de désir, » comme ils le prétendent (à tort), alors le décret de Sirice prouverait tout autant l’idée contraire. Mais ce décret est en réalité plus autoritaire. Bien que le droit purement disciplinaire puisse être changé, le décret de Sirice l’emporte sur le Code de droit canonique de 1917, en ce qui concerne le sujet doctrinal en discussion, pour diverses raisons.

En premier lieu, le pape déclare, selon une forme spécifique, que son décret (qui contient la déclaration doctrinale contredisant le BDD) doit être observé par tous les prêtres et évêques sous peine de séparation de l’Église, tandis que le Code de 1917 décline spécifiquement une applicabilité universellement obligatoire. Deuxièmement, la nature universellement obligatoire du décret de Sirice se trouve dans le paragraphe même qui rejette le « baptême de désir. » Troisièmement, comme il sera montré ci-après, la vérité doctrinale et de principe au cœur du décret de Sirice, lequel déclare que recevoir le baptême d’eau est l’unique voie de salut des catéchumènes non-baptisés, en dangers, etc., fut répétée dans maintes déclarations papales ultérieures à Sirice. C’était, par conséquent, l’enseignement cohérent du Siège apostolique en la matière. L’Église a enseigné officiellement et à répétitions que le baptême d’eau est l’UNIQUE VOIE de salut pour quiconque. Cette vérité ne peut pas être rejetée sans que l’on rejette la foi de l’Église.

Le décret de Sirice prouve que le Magistère ordinaire et universel contredit aussi le BDD et prouve notre position

Le décret de saint Sirice prouve en outre un point important à propos de l’enseignement du Magistère ordinaire et universel. Le Magistère extraordinaire, exercé par exemple dans les décrets dogmatiques des conciles universels, a déclaré que personne ne peut être sauvé sans recevoir le sacrement du Baptême. Il a déclaré que Jean 3:5 doit être compris « selon ce qui est écrit » ; qu’il n’y a qu’un unique baptême d’eau ; que seuls les fidèles [les baptisés d’eau] font partie de l’Église ; que seuls les baptisés d’eau sont soumis à l’Église ; que l’homme doit être régénéré pour être justifié (ce qui contredit le BDD); que la sanctification et l’application du sang du Christ sur une âme sont inséparables du baptême d’eau; etc. Il est certain que l’enseignement du Magistère extraordinaire réfute l’idée du « baptême de désir. » (Voir p. ex. les points de l’Appendice de cet article.) Le Magistère ordinaire et universel, étant également infaillible, ne peut bien évidemment pas contredire le Magistère extraordinaire.

Le décret du pape saint Sirice, prouve que le Magistère ordinaire et universel rejetait le « baptême de désir » et affirme la vérité que personne ne peut être sauvé sans le sacrement du baptême, car son décret, qui rejette le « baptême de désir », fut publié avec pour ordre d’être enseigné et répété par tous les évêques de l’Église (omnium coepiscoporum nostrorum). Ceci signifie que toute l’Église et tous les évêques dans leur diocèse, suivant et mettant en œuvre ce décret, enseigneraient ce qui suit, à savoir que :

si par « refus de la fontaine du salut à ceux qui le désiraient, » « le moindre d’entre eux [unusquisque] qui viendrait à mourir perdrait le Royaume et la vie » ;

le baptême d’eau est « l’unique aide dans la foi », même pour ceux qui sont menacés « d'un naufrage, d'une invasion ennemie, ou de quelque maladie mortelle» ;

« tous les prêtres » « s'en tiennent à la règle susdite, s'ils ne veulent pas « être arrachés à la solidité du roc apostolique sur lequel le Christ a construit toute l'Église. »

Continuer à promouvoir le « baptême de désir, » en présence de ces faits et de ce décret (en plus des autres faits traités dans notre matériel), revient simplement à résister et rejeter l'enseignement le plus élevé de l’Église catholique. Cela revient à contredire et renier la foi véritable de l’Église.

L'essence du décret de Sirice, qui contredisait le BDD, fut répétée dans maintes déclarations papales

Comme mentionné ci-dessus, il importe de noter que le décret de Sirice à cet égard fut essentiellement répété par le pape saint Léon le Grand dans de nombreuses déclarations. Le noyau de vérité de ce que déclara Sirice contre l’idée du baptême de désir et tout salut sans baptême d’eau, dans une loi pour l’Église universelle, fut l’enseignement répété de papes et du Siège apostolique à ce sujet.

Dans les deux déclarations qui suivent, le pape saint Léon le Grand répéta, dans un langage très similaire, le même enseignement que nous trouvons dans le décret de saint Sirice. Il réfute également, par conséquent, le « baptême de désir. »

Pape St. Léon le Grand, Lettre Frequenter quidem (166) ; 24 oct. 458, n° 1 : « Par l'information donnée par certains frères nous avons appris que certains captifs revenant libres à leurs domiciles ─ et qui étaient tombés en captivité à un âge où ils ne pouvaient avoir une connaissance sûre de rien ─ demandent le remède du baptême, mais ne peuvent pas se souvenir, du fait de l'ignorance due au bas âge, s'ils ont reçu le mystère de ce baptême et les sacrements, et que pour cette raison, du fait de ce souvenir occulté, leurs âmes sont mises en danger parce que, sous couvert de précaution, la grâce leur est refusée ─ celle-ci ne leur étant pas accordée parce qu'on pense qu'elle a déjà été accordée. Puisque pour cette raison la crainte de certains frères, non sans raison, a hésité à accorder à de telles personnes les sacrements du mystère du Seigneur, nous avons reçu, comme nous l'avons dit, cette requête formelle... Tout d'abord nous devons pour cela veiller à ne pas causer, en nous attachant à l'apparence de la précaution, un dommage aux âmes qui doivent être régénérées. Qui en effet sera à ce point attaché à ses suppositions qu'il affirme comme vrai ce qui ─ puisqu'il n'est plus de preuve ─ n'est supposé qu'en raison d'une opinion douteuse ? C'est pourquoi si celui qui désire la régénération ne se souvient pas avoir été baptisé et qu'un autre ne peut pas non plus témoigner à ce sujet, parce qu'il ne sait pas s'il a été sanctifié, il n'y a rien qui permette au péché de s'insinuer, car sur ce point de sa conscience n'est coupable ni celui qui est sanctifié, ni celui qui sanctifie. » Et donc lorsqu'un tel cas intervient, passez-le au crible par une enquête minutieuse, et passez un temps considérable, sauf si sa fin est proche, à demander s'il n'y a absolument personne qui puisse, par son témoignage, assister l'ignorance du prochain. Et lorsqu'il est établit que l'homme qui demande le sacrement du baptême, en est empêché par un simple soupçon, qu'il vienne avec courage obtenir la grâce, dont il a conscience de n’avoir en lui aucune trace. Ni ne devons-nous craindre, dès lors, d'ouvrir la porte du salut, laquelle n’a pas été démontrée comme ayant été franchie jusqu’à présent. » [28]

Notez que, dans ce passage, il enseigne que les gens qui doivent être régénérés (les catéchumènes non-baptisés), qui « demandent le remède du baptême » même, perdront leur âme s’ils ne reçoivent pas le baptême d’eau. Il n’y a pas de « baptême de désir. » Recevoir le sacrement du Baptême est la seule voie pour être sauvé. Voici l’enseignement du Siège apostolique. La citation ci-dessous articule la même position.

Pape St. Léon le Grand, Lettre 16 ; 21 oct. 447, n°6 : « C’est pourquoi, puisqu’il est assez clair que ces deux saisons [Pâques et Pentecôte] dont nous parlâmes sont les légitimes pour baptiser les élus dans l’Église, nous t’admonestons, bien-aimé, de ne point ajouter d'autres jours à cette observance. Car, bien qu’il y ait d’autres festivals dans lesquels moult révérence est aussi due à l’honneur de Dieu, nous devons cependant, garder rationnellement comme profond mystère, ce principe et ce sacrement le plus grand et ne faisant pas partie de la routine ordinaire : non pas, cependant, interdire la licence de secourir ceux qui sont en danger en leur administrant le baptême à tout moment. Car tandis que nous retardons les vœux de ceux qui ne sont pas pressés par la mauvaise santé et vivent en sécurité paisible dans ces deux festivals étroitement liés et apparenté, nous ne leur refusons à aucun moment ce qui est l’unique sauvegarde du salut véritable à quiconque en danger de mort, dans la crise d’un siège, dans la détresse d’une persécution, dans la terreur d’un naufrage. » [29]

Dans ce passage, notez son enseignement explicite que pour les catéchumènes non-baptisés « en danger, » recevoir le baptême d’eau est l’unique moyen d’être sauvé. C’est « l’unique sauvegarde du salut véritable » ! Il n’y a pas de « baptême de désir; » il n’existe pas. Voilà l’enseignement de l’Église catholique. Considérez aussi à quel point son langage est similaire au décret de Sirice ─ qui rejetait le « baptême de désir » ─ quant à « la crise d’un siège,... la détresse d’une persécution, ... la terreur d’un naufrage. » Ainsi que l’enseigne l’Église catholique dans chaque document de foi et morale applicable à l’Église universelle, la seule façon pour que quiconque soit sauvé est de recevoir le baptême d’eau. Ceux qui renient obstinément cela sont des hérétiques. Ceux qui ont non seulement l’audace de renier cette vérité, mais même de proclamer hérétique ladite vérité, ou comme péché mortel d’y adhérer (ce qui, de nos jours, est la position de presque tous les prêtres « traditionalistes »), attirent sur eux-mêmes une damnation plus grande encore.

L'autorité spéciale du décret de Sirice et son importance pour nous en ces derniers jours

L’autorité du décret du pape saint Sirice doit être soulignée. Comme nous l’avons vu, il fut délivré à l’Église catholique dans la plénitude de l’autorité de Sirice. Dans ce décret, le pape, à plusieurs reprises, fait référence à sa fonction apostolique suprême et invoque son autorité. Il dit clairement que ce qu’il déclare est obligatoire. Il dit que son décret doit être envoyé à, et observé par, toutes les églises, tous les évêques et prêtres. Son décret est un décret de la plus haute autorité en matière de droit ecclésiastique qu’un pape puisse émettre. Incorporé dans sa loi et son décret, se trouve l’enseignement que tous ceux qui désirent le baptême d’eau et qui meurent sans l’avoir reçu, sont perdus ; et que recevoir la fontaine salvifique du baptême d’eau est l’unique moyen pour que les gens puissent être sauvés, que ce soit des enfants, ceux qui désirent le baptême, ou ceux qui se trouvent dans quelque situation de nécessité.

Ce n'est pas simplement une coïncidence que le plus ancien décret papal rejette explicitement l'idée du BDD ; Dieu s'est assuré qu'il en serait ainsi

Ce n’est pas une simple coïncidence que ce décret papal en particulier, qui réfute complètement l’idée du baptême de désir en employant le verbe desidero, et affirme la vérité de l’absolue nécessité du baptême d’eau pour le salut en déclarant qu'il est l'unique aide pour ceux qui sont en danger, soit le plus ancien décret papal entièrement préservé ayant survécu jusqu’à nos jours. En effet, ce qui caractérise la grande apostasie de la fin des temps dont nous sommes les témoins, est le rejet de la nécessité du baptême, ainsi que le rejet de la nécessité d’être incorporé en Jésus-Christ et l’Église catholique pour être sauvé. C’est un fait que, de nos jours, la fausse doctrine du baptême de désir est au cœur de ce rejet. Dieu a donc arrangé les choses afin que le décret du pape saint Sirice, qui réfute la fausse théorie du baptême de désir, se distingue précisément comme le plus ancien décret papal nous étant parvenu parfaitement conservé jusque dans les derniers jours.

Dans Sa providence, Dieu a décidé que dans notre époque, caractérisée par la fausse doctrine du baptême de désir et le rejet de la nécessité de l’incorporation dans l’Église, le plus vénérable décret papal dans l’histoire, du point de vue de l’ancienneté, soit un décret qui contienne une réfutation claire de la fausse doctrine du baptême de désir et une affirmation de la vérité de Jésus-Christ, à savoir que personne ne peut être sauvé sans renaître de l’eau et de l’Esprit dans le sacrement du Baptême (Jean 3 :5).

Pour le dire autrement, si quelqu’un voulait connaître ce qu’un pape et la papauté, exerçant l’autorité donnée par Jésus-Christ à saint Pierre et ses successeurs, a enseigné historiquement et autoritairement à propos de la nécessité du baptême d’eau et l’idée du baptême de désir, le plus ancien décret papal en existence serait un bon choix pour débuter l’enquête. Et dans celui-ci on trouve un rejet cinglant de la fausse doctrine du « baptême de désir. »

D’ailleurs, il convient de noter que la fameuse épître de saint Clément aux Corinthiens, datée approximativement de l’année 95, était bien sûr plus ancienne que le décret de saint Sirice. Celle-ci est un bon exemple de la primauté et de l’autorité papale dans l’Église primitive, comme d’autres documents le sont également. Dans cette épître aux Corinthiens, l’église de Rome, dirigée par Clément, utilise son autorité pour commander l’église de Corinthe de différentes façons. Il s’agit d’un exemple de la manière dont Rome exerça son autorité sur d’autres églises lors d’une des périodes les plus anciennes de l’histoire de l’Église. Cependant, l’épître de saint Clément n’était pas un décret sur des points de la loi ecclésiastique dans le sens strict du terme. C’est le nom de « décrétale » qui vint par la suite à être appliqué à ce genre spécifique de documents papaux. Parmi ces décrétales, celle du pape saint Sirice est la plus ancienne à avoir été entièrement préservée.

Jésus-Christ est le premier et le dernier : à la fin, nous pouvons voir le commencement

Jésus-Christ est l’alpha et l’oméga (Apo. 22 :13), le premier et le dernier, le principe et la fin. La foi qu’il a révélée ne change pas. Il a promis de rester avec son Église jusqu’à la consommation du monde (Mat 28 :20). En cette fin des temps, alors que l’Église est confrontée à des multitudes qui ont abandonné le dogme catholique sur la nécessité de l’Église pour le salut, en général avec l’excuse du « baptême de désir », nous pouvons porter nos regards vers les premiers temps, sur le texte du plus ancien décret papal préservé, et y trouver une réfutation spécifique de la fausse doctrine du baptême de désir.

Comme le montrent ces faits, la vraie Église professe seulement un unique baptême d’eau. Elle professe que Jean 3:5 doit être compris « selon ce qui est écrit. » Elle professe que le baptême d’eau est l’unique aide au salut. Voilà ce que professent le vrai restant et les vrais fidèles d’aujourd’hui. Ceux qui ne prennent pas cette position, et ne s’alignent pas sur cet enseignement lorsque ces faits leur sont présentés, ne font pas partie de l’Église véritable. Ils n’ont pas la vraie foi.

Jésus-Christ, l'alpha et l'oméga, le premier et le dernier, le principe et la fin

Appendice - d'autres décrets magistériels/dogmatiques et faits sur l'enseignement de l'Église à propos du Baptême

L'Église catholique professe seulement un unique baptême d'eau (non pas « trois baptêmes »)

Pape Clément V, Concile de Vienne ; 1311-1312: « Pour cette raison, tous doivent fidèlement confesser qu'un unique baptême régénère tous ceux qui sont baptisés dans le Christ comme il n'y a “qu'un seul Dieu et une seule foi” [Éph. 4,5], et que, célébré dans l'eau au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Nous croyons qu'il est un remède parfait pour le salut aussi bien pour les adultes que pour les enfants. » [30]

Pape Clément V, Concile de Vienne, D. 30 ; 1311-1312 : « À la vérité, parce qu’il n’y a qu’une seule Église universelle des réguliers et des prélats séculiers et de ceux qui dépendent d’eux, exempts et non exempts, en dehors de laquelle [absolument (omnino)] personne (nullus) n’est sauvée (salvatur), et que pour tous il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi et un seul baptême... » [31]

L'Église catholique professe que l'on doit renaître d'eau et d'esprit pour être sauvé (ceci contredit le BDD)

Pape Eugène IV, Concile de Florence, «Exultate Deo ; » 22 nov. 1439 : « La première place de tous les sacrements est tenue par le saint baptême, qui est la porte de la vie spirituelle ; par lui nous devenons membres du Christ et du corps de l'Église. Et comme par le premier homme la mort est entrée en tous (Rom. 5:12 ), si nous ne renaissons pas par l'eau et l'esprit nous ne pouvons, comme dit la Vérité, entrer dans le Royaume des cieux (Jean 3:5). La matière de ce sacrement est l'eau vraie et naturelle... » [32]

Pape Paul III, Concile de Trente, S.7, ca. 5 sur le Sacrement du Baptême ; 1547: « Si quelqu’un dit que le baptême est libre, c'est-à-dire n'est pas nécessaire pour le salut [Jean 3 :5] : qu'il soit anathème. » [33]

Pape Paul III, Concile de Trente, S. 7, ca. 2, sur le Sacrement de Baptême ; 1547, ex cathedra : « Si quelqu'un dit que l'eau vraie et naturelle n'est pas chose nécessaire pour le baptême et si, en conséquence, il détourne au sens d'une métaphore les paroles de notre Seigneur Jésus Christ : “Si l'on ne renaît pas de l'eau et de l'Esprit Saint” [Jean 3:5] : qu'il soit anathème. » [34]

L'Église catholique professe que recevoir le baptême d'eau est le seul moyen pour être sauvé, incluant les adultes qui désirent le baptême d'eau et sont en danger, subissent des accidents, etc. (ceci contredit le BDD)

Pape St. Sirice, Décret à Himère ; 385 A. D. : « Sans vouloir cependant amoindrir le respect sacré qui s'attache à Pâques, Nous prescrivons d'administrer sans délai le baptême aux enfants qui, du fait de leur âge, ne peuvent pas encore parler, ou aux personnes qui se trouvent dans une nécessité quelconque de recevoir l’eau du saint baptême, de peur qu'il ne s'ensuive un détriment pour nos âmes si, par suite de notre refus de la fontaine du salut à ceux qui le désiraient, chaque mourrant venait à perdre le Royaume et la vie. Quiconque de même se trouve menacé d'un naufrage, d'une invasion ennemie, ou de quelque maladie mortelle, demandent ce qui dans leur foi est leur unique aide, qu'il soit admis, aussitôt qu'il le demande, au bénéfice de la régénération sollicitée. L'erreur jusqu'ici dans ce domaine doit suffire ; à présent que tous les prêtres s'en tiennent à la règle susdite, s'ils ne veulent pas être arrachés à la solidité du roc apostolique sur lequel le Christ a construit toute l'Église. » [35]

que ces deux saisons [Pâques et Pentecôte] dont nous parlâmes sont les légitimes pour baptiser les élus dans l’Église, nous t’admonestons, bien-aimé, de ne point ajouter d'autres jours à cette observance. Car, bien qu’il y ait d’autres festivals dans lesquels moult révérence est aussi due à l’honneur de Dieu, nous devons cependant, garder rationnellement comme profond mystère, ce principe et ce sacrement le plus grand et ne faisant pas partie de la routine ordinaire : non pas, cependant, interdire la licence de secourir ceux qui sont en danger en leur administrant le baptême à tout moment. Car tandis que nous retardons les vœux de ceux qui ne sont pas pressés par la mauvaise santé et vivent en sécurité paisible dans ces deux festivals étroitement liés et apparenté, nous ne leur refusons à aucun moment ce qui est l’unique sauvegarde du salut véritable à quiconque en danger de mort, dans la crise d’un siège, dans la détresse d’une persécution, dans la terreur d’un naufrage. » [36]

L'enseignement magistériel de toutes les encycliques papales sur ce sujet est que personne n'est sauvé, ou dans l'Église du Christ, sans recevoir le sacrement du baptême (ceci contredit le BDD)

Pape Pie XI, Quas primas ; 11 déc. 1925, adressé à l’Église universelle concernant l’entrée dans le royaume de Dieu : « Dans ce royaume, tel que nous le dépeignent les Évangiles, les hommes se préparent à entrer en faisant pénitence. Personne ne peut y entrer sans la foi et sans le baptême ; mais le baptême, tout en étant un rite extérieur, figure et réalise une régénération intime. » [37]

Pape Pie XII, Mediator Dei ; 20 nov. 1947, adressé à l’Église universelle en se référant au sacrement du Baptême : « En effet, de même que le bain baptismal distingue tous les chrétiens [christianos omnes] et les sépare de ceux que l'eau sainte n'a point purifiés et qui ne sont point membres du Christ, de même le sacrement de l'ordre range les prêtres à part des autres fidèles du Christ qui n'ont point reçu ce don. » [38]

Pape Pie XII, Mystici Corporis ; 29 juin 1943, adressé à l’Église universelle : « Mais seuls font réellement partie des membres de l'Église ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi. » [39]

L'Église enseigne dogmatiquement que l'on ne peut pas recevoir la Justification/Sanctification sans le baptême d'eau (ceci contredit le BDD)

Pape St. Léon le Grand, Concile de Chalcédoine, Lettre dogmatique à Flavien ; 451 : « Qu'il entende le bienheureux apôtre Pierre proclamant que la sanctification de l’esprit se fait par l'aspersion du sang du Christ [1 Pierre 1:2], et qu’il ne lise pas trop vite ces mots du même apôtre : Sachant que ce n'est pas par rien de corruptible, argent ou or, que vous avez été rachetés de la vaine conduite héritée de vos pères, mais par un sang précieux, comme celui d’un agneau sans reproche et sans tâche, Jésus-Christ. [1 Pierre 18-19]. Qu'il ne résiste pas non plus au témoignage du bienheureux apôtre Jean disant : Le Sang de Jésus, Fils de Dieu, nous purifie de tout péché, [1 Jean 1:7], et encore : Voici la victoire qui a triomphé du monde, notre foi. Quel est le vainqueur du monde, si ce n’est celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? C'est lui qui est venu par l'eau et par le sang, Jésus-Christ, non avec l'eau seulement, mais avec l'eau et avec le sang, et c'est l'Esprit qui rend témoignage, parce que l'Esprit est la vérité ; car il y en a trois à témoigner, l'Esprit, l'eau et le sang, et ces trois sont un [1 Jean 5-4;8], C’EST-À-DIRE L’ESPRIT DE LA SANCTIFICATION, LE SANG DE LA RÉDEMPTION ET L'EAU DU BAPTÊME, CES TROIS QUI SONT UN ET DEMEURENT INDIVIS, ET AUCUN D’EUX NE SE DÉTACHE DE CE QUI LE RELIE... » [40]

L’ÉGLISE ENSEIGNE DOGMATIQUEMENT QUE SEULS LES FIDÈLES SONT SAUVÉS ; QUE L’HOMME DOIT ÊTRE RÉGÉNÉRÉS POUR ÊTRE JUSTIFIÉS ; QUE SEULS CEUX QUI SONT SOUMIS AU PONTIFE ROMAIN SONT SAUVÉS ; ET QUE L’ON NE PEUT PAS FAIRE PARTIE DES FIDÈLES OU ÊTRE SOUMIS AU PONTIFE ROMAIN SANS LE BAPTÊME D’EAU. TOUS CES FAITS, PARMI D’AUTRES, RÉFUTENT LA FAUSSE IDÉE DU « BAPTÊME DE DÉSIR. » VOUS RETROUVEREZ LES CITATIONS SUR CES SUJETS DANS NOTRE MATÉRIEL.

Notes :

[1] Latin dans Peter Hünermann, Heinrich Denzinger, Enchiridion Symbolorum, Symboles et définitions de la Foi catholique, 38e éd., Éd. française, Éditions du Cerf, Paris, 2010, n° 184.

[2] Denzinger, Éd. du Cerf, n° 184.

P. Jacques Dupuis, S.J., P. Josef Neuner, S.J., The Christian Faith, 6e éd. révisée et élargie, Alba House, Staten Island, NY, 1996, p. 540.

N.d.T. : Même si l'édition de la version française du Denzinger d'où est tirée la citation ci-dessus a bien traduit les termes latins « fonte salutari » par « fontaine de salut » - qui indique clairement la présence d'eau - elle a toutefois traduit les termes « opus fuerit sacri unda baptismatis » par « de recevoir le saint Baptême » au lieu de « de recevoir l'eau du saint Baptême. » La traduction du mot latin « unda » est « eau. »

De plus, la traduction du latin « et sibi unico credulitatis auxilio poposcerint subveniri » a été omise. La traduction est « demande ce qui dans sa foi est son unique aide. » Nous avons bien entendu corrigé cette mauvaise traduction pour lui rendre son sens véritable.

Nous avons corrigé « certains mourrants venaient » par « chaque mourrant venait » (une autre traduction serait : « le moindre d'entre eux qui viendrait à mourir »), car le mot latin est unusquisque.

[3] Latin dans Denzinger, Éd. du Cerf, n° 184.

[4] Denzinger, Éd. du Cerf, n° 184.

[5] Internet, St. Augustin, Œuvres complètes, Contre Julien, L. 5, n° 199, trad. M. l'abbé Burleraux, Bar-le-Duc, 1864-1872, num. Abbaye Saint Benoît de Port-Valais.

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/augustin/polemiques/pelage/julien/julien5.htm

[6] Denzinger, Éd. du Cerf, n° 903.

Pape St. Léon le Grand, Lettre 16 ; 21 oct. 447, n°6: « C’est pourquoi, puisqu’il est assez clair

[7] G. Alberigo, Les Conciles Œcuméniques, Les Décrets, Éd. française, Éditions du Cerf, Paris, 1994, T. II-2 (de Trente à Vatican II), p. 1395.

[8] Denzinger, Éd. du Cerf, n° 1615.

[9] Catéchisme du Concile de Trente, Éditions Saint-Rémi, Cadillac, 2004, p. 58.

[10] Catéchisme du Concile de Trente, p. 430.

[11] Catéchisme du Concile de Trente, p. 149.

[12] Catéchisme du Concile de Trente, p. 571.

[13] Catéchisme du Concile de Trente, p. 284.

[14] Catéchisme du Concile de Trente, p. 661.

[15] Catéchisme du Concile de Trente, p. 129.

[16] Catéchisme du Concile de Trente, p. 393.

[17] Catéchisme du Concile de Trente, p. 27.

[18] Catéchisme du Concile de Trente, p. 271.

[19] Catéchisme du Concile de Trente, p. 34.

[20] Catéchisme du Concile de Trente, p. 25.

[21] Catéchisme du Concile de Trente, p. 607.

[22] Catéchisme du Concile de Trente, p. 188.

[23] Catéchisme du Concile de Trente, p. 201.

[24] Catéchisme du Concile de Trente, pp. 193-194.

[25] Pie XII, Lettre encyclique Mystici Corporis Christi, Le Corps Mystique de Jésus-Christ, Bonne Presse, 1943, p. 36.

[26] Denzinger, Éd. du Cerf, n° 182.

[27] Latin dans Denzinger, Éd. du Cerf, n° 182.

[28] Denzinger, Éd. du Cerf, n° 319.

[29] Internet, Writings of Leo the Great. Letters and Sermons, Rev. Charles Lett Feltoe, M.A., Christian Literature Publishing Co., New York, 1886, Lettre XVI, n° 6.

http://mb-soft.com/believe/txud/leo28.htm

[30] Denzinger, Éd. du Cerf, n° 903.

[31] G. Alberigo, Les Conciles Œcuméniques, Les Décrets, Éd. française, Éditions du Cerf, Paris, 1994, T. II-1 (de Nicée à Latran V), p. 799.

[32] Les Conciles Œcuméniques, Les Décrets, T. II-1, p. 1111.

[33] Les Conciles Œcuméniques, Les Décrets, T. II-2, p. 1395.

[34] Denzinger, Éd. du Cerf, n° 1615.

[35] Denzinger, Éd. du Cerf, n° 184.

[36] Internet, Writings of Leo the Great, Lettre XVI, n° 6.

[37] Pie XI, Lettre encyclique Quas primas, Pierre Téqui éditeur, Paris, 1987, p. 11.

[38] Pie XII, Encyclique Mediator Dei sur la sainte Liturgie, Éditions de l’Homme Nouveau, Paris, 2007, p. 83.

[39] Denzinger, Éd. du Cerf, n° 3802.

[40] Les Conciles Œcuméniques, Les Décrets, T. II-1, p. 189.

SOURCE : https://www.vaticancatholique.com/pope-sirice-lettre-a-himere/

Mestre do Retábulo de Santa Auta, O Retábulo de Santa Auta é um políptico de cinco pinturas a óleo sobre madeira de carvalho de cerca de 1520-1525, obra proveniente do Convento da Madre de Deus, em Xabregas, e cujos três painéis, dois deles pintados de ambos os lados, estão actualmente no Museu Nacional de Arte Antiga de Lisboa. Retábulo de Santa Auta 3 painéis, na exposição "Museu das Descobertas" (31 de Maio a 29 de Setembro de 2019), no MNAA, em Lisboa

Le Retable de Sainte Auta est un polyptyque composé de cinq peintures à l'huile sur panneaux de chêne, datant d'environ 1520-1525, et réalisé par un artiste portugais de la Renaissance connu, faute d'identification précise, sous le nom de Maître du Retable de Sainte Auta. L'œuvre provient du couvent Madre de Deus de Xabregas, et trois de ses panneaux, dont deux sont peints sur les deux faces, sont actuellement conservés au Musée national d'art ancien de Lisbonne.

Mestre do Retábulo de Santa Auta, O Retábulo de Santa, circa 1520-1525. Obra proveniente do Convento da Madre de Deus, em Xabregas, estão actualmente no Museu Nacional de Arte Antiga de Lisboa

Ambito portoghese, Papa Siricio benedicente (part. dalla Pala di Sant'Orsola), 1520 - 1525 ca., olio su tavola; Lisbona (Portogallo), Museo Nazionale d'Arte Antica

Detail of the Saint Auta Reredos in the Museu Nacional de Arte Antiga, Lisbon, Portugal. Pope Cyriacus blesses Saint Auta and Prince Conan.

Mestre do Retábulo de Santa Auta, O Retábulo de Santa, circa 1520-1525. Obra proveniente do Convento da Madre de Deus, em Xabregas, estão actualmente no Museu Nacional de Arte Antiga de Lisboa

Ambito portoghese, Papa Siricio benedicente (part. dalla Pala di Sant'Orsola), 1520 - 1525 ca., olio su tavola; Lisbona (Portogallo), Museo Nazionale d'Arte Antica

Detail of the Saint Auta Reredos in the Museu Nacional de Arte Antiga, Lisbon, Portugal. Pope Cyriacus blesses Saint Auta and Prince Conan.


Pope Saint Siricius

Memorial

26 November

Profile

Son of Tiburtius. LectorDeacon. Friend of Saint Ambrose of Milan. Unanimously elected 38th pope in 384. He was opposed by the anti-pope Ursinus, but the pretender could not get any support, and nothing came of it. Expanded papal power and authority, decreeing that any papal documents should receive widespread distribution. Held a synod at RomeItaly on 6 January 386 which re-affirmed a variety of canon laws and disciplines for both clergy and laity. A separate synod in 390 to 392 re-affirmed the merits of fasting, good works, and the need for celibate life among the religious and clergy. Opposed the Manicheans. Settled the Meletian schism at Antioch.

Born

c.334 at RomeItaly

Papal Ascension

December 384

Died

26 November 399 of natural causes

buried in the cemetery of Priscilla on the Via Salaria, RomeItaly

Canonized

by Pope Benedict XIV

Additional Information

Book of Saints, by the Monks of Ramsgate

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Den katolske kirke

MLA Citation

‘Pope Saint Siricius‘. CatholicSaints.Info. 27 September 2022. Web. 8 May 2026. <https://catholicsaints.info/pope-saint-siricius/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/pope-saint-siricius/

Book of Saints – Siricius

Article

(SaintPope (November 26) (4th century) A Roman by birth who succeeded Saint Damasus as Pope (A.D. 384). He is chiefly remarkable for the many reforms he introduced into Church discipline. Several of his Decretals are still extant. He died A.D. 398.

MLA Citation

Monks of Ramsgate. “Siricius”. Book of Saints1921. CatholicSaints.Info. 19 November 2016. Web. 8 May 2026. <https://catholicsaints.info/book-of-saints-siricius/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-siricius/

New Catholic Dictionary – Pope Saint Siricius

Article

Reigned from 384 to 26 November 399. Born in Rome, Italy, c.334; died there on 26 November 399. His letter to Bishop Himerius of Spain, in which he exercised his supreme ecclesiastical authority on fifteen points of Catholic dogma, is the oldest and most completely preserved papal decretal. He condemned the heretics Jovinian and Bonosus, but at the same time he rebuked the over-zealous accusers of the heretic Priscillian. By recognizing Flavian as head of the See of Antioch he healed the Meletian schism. Feast, Roman Calendar, 26 November.

MLA Citation

“Pope Saint Siricius”. New Catholic Dictionary. CatholicSaints.Info. 26 November 2012. Web. 8 May 2026. <http://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-pope-saint-siricius/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/new-catholic-dictionary-pope-saint-siricius/

Siricius

Feastday: November 26

Death: 399

A deacon under Popes Liberius and Damasus I, Pope/St. Siricius was born in Rome c. 334 and was elected to the papacy in 384. Opposed briefly by Ursinus, he was the first pope to issue decretals, directives written in the style of edicts and carrying the force of law. In 386, he issued a decretal calling for clerical celibacy and threatening sanctions against the unchaste. Siricius presided at the synod that excommunicated Jovinian in 392/93 for saying that the Theotokos lost her virginity when she bore Jesus. Siricius also condemned Bonosus of Niassus for saying that the Theotokos and St. Joseph had children together after the birth of Jesus. Siricius died in 399, and his tomb was a popular pilgrim's destination in the VII Century.

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=914

Siricius, Pope (RM)

Born in Rome, Italy; died there, November 26, 399; added to the Roman Martyrology by Pope Benedict XIV. Son of Tiburtius, Siricius became a deacon, known for his learning and piety. He was elected pope in December 384, succeeding Pope Saint Damasus. Siricius's pontificate was marked by his denunciation of the monk Jovinian who denied the perpetual virginity of Mary and for a decretal Siricius sent to Bishop Himerius of Tarragona (Spain) requiring married priests to desist from cohabitation with their wives; this is the earliest insistence on clerical celibacy and also the earliest papal decree that has survived in its entirety. He supported Saint Martin of Tours by excommunicating Felix of Trier for his role in bringing about the execution of Priscillian by the emperor (Attwater, Benedictines, Coulson, Delaney, Encyclopedia)

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1126.shtml

Pope St. Siricius

(384-99).

Born about 334; died 26 November, 399, Siricius was a native of Rome; his father's name was Tiburtius. Siricius entered the service of the Church at an early age and, according to the testimony of the inscription on his grave, was lector and then deacon of the Roman Church during the pontificate of Liberius (352-66). After the death of Damasus, Siricius was unanimously elected his successor (December, 384) and consecrated bishop probably on 17 December. Ursinus, who had been a rival to Damasus (366), was alive and still maintained his claims. However, the Emperor Valentinian III, in a letter to Pinian (23 Feb., 385), gave his consent to the election that had been held and praised the piety of the newly-elected bishop; consequently no difficulties arose. Immediately upon his elevation Siricius had occasion to assert his primacy over the universal Church. A letter, in which questions were asked on fifteen different points concerning baptism, penance, church discipline, and the celibacy of the clergy, came to Rome addressed to Pope Damasus by Bishop Himerius of TarragonaSpain. Siricius answered this letter on 10 February, 385, and gave the decisions as to the matters in question, exercising with full consciousness his supreme power of authority in the Church (Coustant, "Epist. Rom. Pont.", 625 sq.). This letter of Siricius is of special importance because it is the oldest completely preserved papal decretal (edict for the authoritative decision of questions of discipline and canon law). It is, however, certain that before this earlier popes had also issued such decretals, for Siricius himself in his letter mentions "general decrees" of Liberius that the latter had sent to the provinces; but these earlier ones have not been preserved. At the same time the pope directed Himerius to make known his decrees to the neighbouring provinces, so that they should also be observed there. This pope had very much at heart the maintenance of Church discipline and the observance of canons by the clergy and laity. A Roman synod of 6 January, 386, at which eighty bishops were present, reaffirmed in nine canons the laws of the Church on various points of discipline (consecration of bishopscelibacy, etc.). The decisions of the council were communicated by the pope to the bishops of North Africa and probably in the same manner to others who had not attended the synod, with the command to act in accordance with them. Another letter which was sent to various churches dealt with the election of worthy bishops and priests. A synodal letter to the Gallican bishops, ascribed by Coustant and others to Siricius, is assigned to Pope Innocent I by other historians (P.L., XIII, 1179 sq.). In all his decrees the pope speaks with the consciousness of his supreme ecclesiastical authority and of his pastoral care over all the churches.

Siricius was also obliged to take a stand against heretical movements. A Roman monk Jovinian came forward as an opponent of fastsgood works, and the higher merit of celibate life. He found some adherents among the monks and nuns of Rome. About 390-392 the pope held a synod at Rome, at which Jovinian and eight of his followers were condemned and excluded from communion with the Church. The decision was sent to St. Ambrose, the great Bishop of Milan and a friend of Siricius. Ambrose now held a synod of the bishops of upper Italy which, as the letter says, in agreement with his decision also condemned the heretics. Other heretics including Bishop Bonosus of Sardica (390), who was also accused of errors in the dogma of the Trinity, maintained the false doctrine that Mary was not always a virgin. Siricius and Ambrose opposed Bonosus and his adherents and refuted their false views. The pope then left further proceedings against Bonosus to the Bishop of Thessalonica and the other Illyrian bishops. Like his predecessor Damasus, Siricius also took part in the Priscillian controversy; he sharply condemned the episcopal accusers of Priscillian, who had brought the matter before the secular court and had prevailed upon the usurper Maximus to condemn to death and execute Priscillian and some of his followers. Maximus sought to justify his action by sending to the pope the proceedings in the case. Siricius, however, excommunicated Bishop Felix of Trier who supported Ithacius, the accuser of Priscillian, and in whose city the execution had taken place. The pope addressed a letter to the Spanish bishops in which he stated the conditions under which the converted Priscillians were to be restored to communion with the Church.

According to the life in the "Liber Pontificalis" (ed. Duchesne, I, 216), Siricius also took severe measures against the Manichæans at Rome. However, as Duchesne remarks (loc. cit., notes) it cannot be assumed from the writings of the converted Augustine, who was a Manichæan when he went to Rome (383), that Siricius took any particular steps against them, yet Augustine would certainly have commented on this if such had been the case. The mention in the "Liber Pontificalis" belongs properly to the life of Pope Leo I. Neither is it probable, as Langen thinks (Gesch. der röm. Kirche, I, 633), that Priscillians are to be understood by this mention of Manichæans, although probably Priscillians were at times called Manichæans in the writings of that age. The western emperors, including Honorius and Valentinian III, issued laws against the Manichæans, whom they declared to be political offenders, and took severe action against the members of this sect (Codex Theodosian, XVI, V, various laws). In the East Siricius interposed to settle the Meletian schism at Antioch; this schism had continued notwithstanding the death in 381 of Meletius at the Council of Constantinople. The followers of Meletius elected Flavian as his successor, while the adherents of Bishop Paulinus, after the death of this bishop (388), elected Evagrius. Evagrius died in 392 and through Flavian's management no successor was elected. By the mediation of St. John Chrysostom and Theophilus of Alexandria an embassy, led by Bishop Acacius of Beroea, was sent to Rome to persuade Siricius to recognize Flavian and to readmit him to communion with the Church.

At Rome the name of Siricius is particularly connected with the basilica over the grave of St. Paul on the Via Ostiensis which was rebuilt by the emperor as a basilica of five aisles during the pontificate of Siricius and was dedicated by the pope in 390. The name of Siricius is still to be found on one of the pillars that was not destroyed in the fire of 1823, and which now stands in the vestibule of the side entrance to the transept. Two of his contemporaries describe the character of Siricius disparagingly. Paulinus of Nola, who on his visit to Rome in 395 was treated in a guarded manner by the pope, speaks of the urbici papæ superba discretio, the haughty policy of the Roman bishop (Epist., V, 14). This action of the pope is, however, explained by the fact that there had been irregularities in the election and consecration of Paulinus (Buse, "Paulin von Nola", I, 193). Jerome, for his part, speaks of the "lack of judgment" of Siricius (Epist., cxxvii, 9) on account of the latter's treatment of Rufinus of Aquileia, to whom the pope had given a letter when Rufinus left Rome in 398, which showed that he was in communion with the Church. The reason, however, does not justify the judgment which Jerome expressed against the pope; moreover, Jerome in his polemical writings often exceeds the limits of propriety. All that is known of the labours of Siricius refutes the criticism of the caustic hermit of Bethlehem. The "Liber Pontificalis" gives an incorrect date for his death; he was buried in the cæmeterium of Priscilla on the Via Salaria. The text of the inscription on his grave is known (De Rossi, "Inscriptiones christ. urbis Romæ", II, 102, 138). His feast is celebrated on 26 November. His name was inserted in the Roman Martyrology by Benedict XIV.

Sources

Liber Pontif., ed; DUCHESNE, I, 216-17; COUSTANT, Epist. Roman. Pont., I; JAFFÉ, Reg. Pont. Rom., I, 2nd ed, 40-42; BABUT, La plus ancienne Décrétale (PARIS, 1904); LANGEN, Gesch. der röm. Kirche, I (Bonn, 1881), 611 sqq.; RAUSCHEN, Jahrb. der christl. Kirche (Freiburg, 1897); GRISAR, Gesch. Roms u. der Päpste, I, passim; HEFELE, Konziliengesch., II, 2nd ed., 45-48, 51.

Kirsch, Johann Peter. "Pope St. Siricius." The Catholic Encyclopedia. Vol. 14. New York: Robert Appleton Company, 1912. 26 Nov. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/14026a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Kenneth M. Caldwell. Dedicated to the memory of Jun Ho Park.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. July 1, 1912. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

Copyright © 2026 by New Advent LLC. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/14026a.htm

SIRICIUS, POPE, ST.

Pontificate: Dec. 15 or 22 or 29, 384 to Nov. 26, 399. Siricius, a Roman by birth, was ordained a lector, then deacon by Pope liberius. On the death of Damasus (December 11, 384) he was elected pope despite the candidacy of Ursinus, who during the election of Damasus 18 years earlier, had incited bloody strife, and that of (St.) jerome, who had enjoyed the favor of Damasus and seemed to cherish the hope of being raised to the Roman See (Epist. 45.3).

Letters. The papacy of Siricius is not well documented, nor does it appear to have been particularly distinguished. In 390 the Pope consecrated the newly reconstructed basilica of St. Paul on the Ostian Way, and several of his letters contain "the first papal decrees" that are listed as pontifical documents in canonical collections. On February 10, 385, Siricius wrote to Himerius of Tarragona, who had referred several points of discipline to Damasus (Epist. 1; P. Jaffé Regesta pontificum romanorum ab condita ecclesia ad annum post Christum natum 1198, 255). On January 6, 386, he wrote to the bishops of Africa on the decisions of a council that had met in Rome "above the relics of St. Peter." This is the first known "council of the Vatican" (Epist. 5; P. Jaffé258). In 386 he wrote to Anysius of Thessalonica on the subject of episcopal ordination in Illyricum (Epist. 4; P. Jaffé 259). About 390, in an address to "the orthodox in the provinces," apparently the Italian bishops, he points out certain abuses that had been creeping into the rite of ordination (Epist. 6; P. Jaffé 263). In 390 (St.) Ambrose replied (Epist. 42) to a circular, addressed to the Church of Milan, that forwarded the decision of a Roman council condemning Jovinian and the others who denied the perpetual virginity of Mary (Epist. 7; P. Jaffé 260). Letter 9 in this collection, dealing with the case of Bonosus, belongs to Ambrose, and Letter 10, ad Gallos, was written by Damasus.

These letters are of importance in the history of ecclesiastical discipline. They settle pastoral problems, stating, for example, that heretics, both Arians and Novatians, are not to be rebaptized, but should be reconciled by the laying on of hands (Epist. 1.1.2). Except in cases of necessity or for infants, Baptism is to be bestowed at Easter or Pentecost, not on Christmas (Epist. 1.2.3). Episcopal consecration may not be bestowed by a single bishop; there must be several consecrators (Epist. 5.2.1). A bishop should not ordain a cleric of another church, nor accept one deposed by another church (Epist. 5.2.6, 7). Very precise regulations concern the age of those being ordained (Epist. 1.8) and, especially, the continence of clergymen: priests and deacons are bound "by the everlasting law of continence" (Epist. 1.6, 7–7.8, 9); severe punishments are set for the guilty, as also for monks and nuns who fall into incontinence. Clerics should not live with women except in circumstances mentioned by the Council of Nicaea (Epist. 1.10). Other regulations concern the discipline of Penance, which remained harsh (Epist. 1.4, 12). A baptized man who embraced the "cingulum militiae saecularis " (civil office as well as more explicit military service) could not be admitted to the clerical state (Epist. 5.2.3).

Papal Authority. More important than their content is the testimony of these decrees regarding the growing authority of the Apostolic See, particularly in the West. Siricius is the first pope to claim that the Apostle Peter spoke through him: "We bear within us the burdens of all who are weighed down, but it is rather the Blessed Apostle Peter who bears these burdens in us, since, as we trust, he protects us in all the matters of his administration and guides us as his heirs" (Epist. 1.1). References to the double foundation of Rome (Peter and Paul) fade away as only the Petrine foundation is seen to be important. The bishops should address the Roman Church as head of their body (Epist. 1.15.20). The pope replies to their queries: rescripsimus (a technical term of the imperial chancellory) with complete authority; i.e., we command, we decree (jubemus, decernimus ). His decisions are the Statuta Sedis Apostolicae and have the same authority as those of the revered councils (Epist. 1.15.20); bishops who do not obey them separate themselves from the solidity of the apostolic rock, on which Christ built the universal Church (Epist. 1.2.3).

This authority was imposed at first upon the bishops of rural Italy over whom Siricius had immediate supervision: no episcopal election could be accomplished "without the knowledge of the Apostolic See" (Epist. 5.2.1). Beyond that area, Siricius forwarded the decisions of the Roman council to the Church of Milan and addressed the bishops of Gaul, Spain, and Africa with full authority, but the Gauls had reservation and the Africans typically accepted only what they agreed with. He intervened likewise in the problems over priscillianism and sided with the bishops who had refused communion with Ithacus and Idacius after they had persuaded the usurper Maximus that it was legitimate to put Priscillian to death (P. Jaffé 262; Mansi 3:1005). He made Anysius of Thessalonica his vicar in Illyricum to protect the province from the influence of Constantinople. No episcopal ordination could take place there without the consent of Anysius (Epist. 4). At the request of Ambrose (Epist. 56.7) Siricius attempted to solve the schism of Antioch but failed.

Siricius was a strong personality but not a thinker. He distrusted the new breed of ascetic intellectuals. He acquiesced in the expulsion of Jerome from the city of Rome, and he distanced himself from Paulinus of Nola. His approach to theological questions was to cite Roman tradition and authority. Yet this firmness often placed him in good stead. Siricius played an important part in the promotion of the authority of the Apostolic See. He was buried in the basilica of St. Silvester in the cemetery of Priscilla, where pilgrims were still venerating his tomb in the seventh century (Martyrologium Romanum 547).

Feast: November 26.

Bibliography: Siricius, Patrologia Latina, ed. J. P. Migne (Paris 1878–90) 13:1131–1202. É. Amann, Dictionnaire de théologie catholique, ed. A. Vacant et al., 15 v. (Paris 1903–50 ; Tables générales 1951–) 14.2:2171–74. P. Jaffé Regesta pontificum romanorum ab condita ecclesia ad annum post Christum natum 1198, ed. S. Löwenfeld et al., 2 v. (2d ed. Leipzig 1881–88, repr. Graz 1956) 1:40–42. A. Diberardino, Patrology (Westminster, Md.1986) 4:580–581. E. Ferguson, ed., Encyclopedia of Early Christianity (New York 1997) 2:1064. H. Jedin, History of the Church (New York 1980) 2:254–256. J. N. D. Kelly, Oxford Dictionary of Popes (New York 1986) 35–36. C. Pietri, Roma Christiana (Rome 1976) 468–474, 888–909. J. Curran, "Jerome and the Sham Christians of Rome," The Journal of Ecclesiastical History 48: 213–29. R. Giuliani, "Un'interessante novità epigrafica della catacomba della ex vigna Chiaraviglio sulla via Appia Antica. Ancora sull'attività dei presbiteri Proclino e Urso a S. Sebastiano," in 'Domum Tuam Dilexi'. Miscellanea in onore di Aldo Nestori (Vatican City 1998) 375–97. P. Laurence, "Rome et Jérôme: des amours contrariées," Revue Bénédictine 107: 227–49.

[P. T. Camelot]

New Catholic Encyclopedia

SOURCE : https://www.encyclopedia.com/religion/encyclopedias-almanacs-transcripts-and-maps/siricius-pope-st

Pope Saint Siricius, Protector Of Church Discipline

By Debra Booton McCoy

10/15/2016 

The pontificate of Siricius was in no way as violent or disturbing as that of his predecessor, Pope Damasus. A native of Rome, Siricius had been active in the Church since he was a young man. He started as a lector, was ordained a deacon during the pontificate of Liberius, and served in some capacity under Damasus. After that pope's death, Siricius was unanimously elected by the clergy and laity of Rome in December, 384, to replace the fallen pope. The only bad part was that Ursinus, the rival of Damasus, who had been banned to Milan, tried to maintain his claims. The emperor, Valentinian III, quickly wrote a letter to Rome, consenting to the election and praising Siricius' piety. The man's reputation preceeded him.

Siricius held the office of Bishop of Rome until November 26, 399. His reign was full of challenges, battling heresies and building the Church.

His first challenge was addressed to Bishop Himerius of Tarragona, Spain, who had written the newly elected pope fifteen questions on baptism, penance, church discipline, etc. His perception of his responsibilities, Siricius addressed thus to Bishop Himerius: "And since it is necessary for us to succeed to the labors and responsibilities of him whom, through the grace of God, we succeeded in honor … For in view of our office there is no freedom for us, on whom a zeal for the Christian religion is incumbent greater than all others, to dissimulate or be silent. We bear the burdens of all who are oppressed, or rather the blessed apostle Peter, who in all things protects and preserves us, the heirs, as we trust, of his administration, bears them in us.” He then proceeded to explain Church canons, including his command for priestly celibacy. His letter to Bishop Himerius is the first extant decretal we have. A decretal is a legally binding instruction on Church practice and discipline.

He followed up with a synod in 386 which reaffirmed Church discipline in nine canons. After that, he sent letters to all non attending bishops to inform them of the disciplines established and instructed them to act in accordance with the canons. Then he sent letters to various churches detailing the need to elect worthy bishops and priests. At all times, Siricius showed his awareness of his position and the duty to pastoral care.

There were several heresies that Siricius had to deal with during his almost 15 year pontificate. One was the heresy preached by the Roman monk Jovinian who preached that Mary and Joseph went on to have more children, that fasting and good works were not necessary and that celibacy was not highly merited. A synod in 390-392 condemned Jovinian and his followers. And just to make sure it was well understood, St. Ambrose, friend of Siricius and Bishop of Milan, held a second synod which came to the same conclusion.

The second heresy was that of Bishop Bonosus or Sardica (now Sophia, Bulgaria). He preached that Mary was not always a virgin, similar to Jovinian's view. Siricius left the final decision to the Bishop of Thessalonica, which was a wise choice. The pope did not look like he was controlling all, and the bishop straightened it all.

The Priscillian heresy, which was primarily in Spain, was similar to the gnostics in that they thought some people could attain bodily, spiritual and mental perfection. Those of "wisdom and light" could get there. They practiced receiving the Eucharist and consuming it later, or fasting on Sunday or meditating at home rather than attending church. These practices were contrary to Christianity as practiced by most. Priscillian was condemned and executed but his teachings lived on. Siricius was not in favor of the execution, but he was not yet pope at the time. He pitied the mislead and sent letters to the Spanish bishops to explain the circumstances under which the heretics could be brought back to communion with the Church.

It is said that Siricius wrote against the Manicheans in Rome, but he did not take any action against them.

Aside from handling all these challenges, Siricius had the Church of St. Paul Outside the Walls built. The church burned in the 1820s, but there is one column from the first church which was saved. It has an inscription with Siricius' dedication on it.

Siricius died at the age of 65 and was buried in the cemetary of Priscilla on the Via Salaria.

About the Author

Debra Booton McCoy

Debra Booton McCoy is a cradle Catholic and is a native of central New York. She works in the health care field and spends her spare time writing and enjoying her family, two grown children, and husband Bob. Growing up through the Vatican II era, she remembers the traditional teaching of the Church and was witness to the changes. For many years Debra was a Catholic on the sidelines, going to Mass every week, but not living the Faith. When she decided to homeschool her son, she found that she had to teach herself what she had forgotten or never learned. That is when she realized her role.

Debra is a published author, having written a column for a women’s monthly newspaper in the mid-1990s. Debra started a Catholic publishing company in 2013, Lanternarius Press. With that, she published her first book in 2014, an edited version of a French book from the 1800s, “A Catholic Mother Speaks to Her Children” by Marie, Countess de Flavigny. This is an advice book for children. She has also edited and published an advice book for young men, "Conferences for Boys" by Fr. Reynauld Kuenhel.  For those who like stories of popes, Debra is writing a series, using many of the articles on this site. The first book is History of the Popes, 34AD - 499AD.

You can visit her website at  http://lanternariuspress.net  or visit Lanternarius Press on Facebook.

SOURCE : https://www.catholic365.com/article/5308/pope-saint-siricius-protector-of-church-discipline.html

Papa Siricio

Cromolitografia in L. Tripepi, Ritratti e biografie dei romani pontefici: da S. Pietro a Leone 13, Roma, Vaglimigli Davide, 1879. Biblioteca comunale di Trento


San Siricio Papa

Festa: 26 novembre

IV sec.

(Papa dal 12/384 al 26/11/399)

Romano, è considerato il primo Papa ad affermare il primato e l'autorità del maggior Pietro' su tutta la Chiesa. Promosse la ricostruzione della basilica di San Paolo.

Martirologio Romano: A Roma nel cimitero di Priscilla sulla via Salaria nuova, san Siricio, papa, che sant’Ambrogio loda come vero maestro, in quanto, portando il fardello di tutti coloro che sono gravati della responsabilità episcopale, li istruì negli insegnamenti dei Padri, che confermò anche con la sua autorità apostolica.

La figura di San Siricio Papa, venne a lungo offuscata dal giudizio negativo che, sul suo conto, emerge dalle opere del grande San Girolamo, cioè di un personaggio per molti versi eccezionale soprattutto per la sua prodigiosa cultura ma facile ai giudizi avventati, ispirati a personale simpatia o antipatia, come ben sa chi ne abbia letto le vivacissime Lettere.

Si può dire che la scarsa simpatia del grande studioso sul conto del Papa Siricio abbia pesato su questo personaggio per quasi quattordici secoli, perché soltanto nel 1748 San Siricio fu accolto nel Martirologio Romano dal Papa Benedetto XIV. Questi era abbastanza ferrato, come storico e come canonista, da poter dissentire dalle secolari prevenzioni di San Girolamo!

Siricio fu successore di San Damaso, e resse il pontificato dal 383 al 399.Damaso era stato il grande protettore di San Girolamo, ma Siricio ebbe anch'egli un fortissimo campione al quale appoggiarsi, e la sua scelta fu quanto mai saggia, perché cadde su Sant'Ambrogio, Vescovo di Milano.

Milano era ormai la capitale dell'Impero di Occidente, e il Vescovo Ambrogio vi aveva raggiunto un'autorità senza precedenti. Un Papa più meschinamente geloso avrebbe esitato a rafforzare il prestigio di quel personaggio dinanzi al quale il Vescovo di Roma rischiava di passare in seconda linea.

Invece, il romano Siricio, desideroso soprattutto del bene della Chiesa, affidò ad Ambrogio buona parte della direzione degli affari ecclesiastici, facendone quasi un socio nel governo della Chiesa. Da parte sua, Ambrogio non approfittò di tale posizione e restò sempre in deferente atteggiamento nei confronti del Vescovo di Roma.

San Siricio, da parte sua, fu il Pontefice della moderazione e dell'equilibrio. Si sentiva veramente padre - o meglio servo - di tutti i fedeli, e rifuggiva dai particolarismi che spesso dividevano le varie Chiese. " Noi - diceva con bellissima espressione - portiamo il fardello di tutti coloro che sono gravati; o piuttosto è il beato Apostolo Pietro che lo porta in noi ".

Il focoso San Girolamo, che si lanciava come una catapulta contro gli avversari veri o supposti, non poteva andar d'accordo con quel Papa nemico degli estremismi e dell'intemperanze. Si allontanò infatti da Roma per ritirarsi, asceta macerato e studioso insonne, in una grotta presso Betlemme, dove a buon conto ebbe per compagno, simbolico animale!, un ringhioso leone.

Eppure anche Girolamo, nel suo giostrare di infaticabile polemista, si trovava al fianco, di quando in quando, proprio il Papa Siricio, moderato e moderatore, ma non per questo tardo a difendere la verità e la giustizia.

Questo Papa non ambizioso né invidioso che sentiva veramente, sulle sue vecchie spalle, il fardello della universale comunità dei credenti, l'eredità gravosa di Pietro, di colui cioè che scioglie, ma è legato; che apre, ma è prigioniero.

Fonte : Archivio Parrochia

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/90423

SIRICIO, santo

di Elena Cavalcanti

Enciclopedia dei Papi (2000)

Nacque a Roma; il padre si chiamava Tiburzio. S. successe a Damaso poco dopo la morte di questi avvenuta l'11 dicembre 384, e il suo pontificato durò quindici anni. Fonte importante della sua biografia è l'epitaffio per la sua sepoltura, che permette di aggiungere qualche notizia relativa agli anni precedenti il pontificato: "Liberium lector mox et levita secutus, / post Damasum, clarus totos quos vixit annos, / fonte sacro magnus meruit sedere sacerdos, / cunctus ut populus pacem tunc soli clamaret. / Hic pius, hic iustus felicia tempora fecit; / defensor magnus, multos ut nobiles ausus / regi subtraheret ecclesiae aula defendens; / misericors, largus, meruit per saecula nomen. / Ter quinos populum qui rexit in annos amore. / Nunc requiem sentit, caelestia regna potitus" (Inscriptiones Christianae urbis Romae septimo saeculo antiquiores, a cura di G.B. de Rossi, II, Romae 1888, p. 102). Da questo testo si apprende che S. era stato lettore e diacono sotto il pontificato di Liberio. Il quarto verso dell'epitaffio, con il riferimento al desiderio di pace da parte della popolazione di Roma, sembra alludere a riflussi di turbamenti, al momento della vacanza dopo la morte di Damaso, da parte dei seguaci di Ursino. Questi, dopo la morte di papa Liberio, era stato eletto da un gruppo di presbiteri e diaconi, mentre altri avevano eletto Damaso. Lo scisma si era consumato tra lotte sanguinose delle opposte fazioni, a cui aveva posto fine l'intervento delle forze pubbliche e l'esilio di Ursino e dei suoi seguaci. Durante il pontificato di Damaso, tuttavia, il problema degli ursiniani era riemerso a più riprese e non era del tutto sopito al momento dell'elezione di Siricio. Dello svolgimento dei fatti in questa occasione è conservato il rapporto del prefetto della città, il cristiano Piniano, a Valentiniano II e la risposta dell'imperatore (Collectio Avellana 4, a cura di O. Guenther, Pragae-Vindobonae-Lipsiae 1895 [Corpus Scriptorum Ecclesiasticorum Latinorum, 35, 1], p. 47); da tali documenti si ricava che l'elezione del nuovo papa avvenne all'unanimità ma che in realtà vi fu un certo movimento a favore di Ursino, ma di scarsa entità dal momento che non fu necessario l'intervento del prefetto. Un'espressione di Girolamo ("Omnium paene iudicio dignus summo sacerdotio decernebar", ep. 45, 3) lascia intendere che egli considerava auspicata da molti una propria candidatura; ma tali parole sono l'unico riferimento a una tale eventualità. Egli presto lasciò Roma per il suo ritiro a Betlemme e non si ha testimonianza di alcun suo successivo rapporto con Siricio. Più tardi, tra il 397 e il 398, quando si consumò la rottura tra Girolamo e Rufino e questi rientrò in Italia dalla Palestina, S. evitò di entrare nella disputa che divideva i due personaggi e gli ambienti ascetici romani: la controversia origenista esplose negli anni seguenti, sotto il pontificato di Anastasio. Nel dicembre del 384, Imerio vescovo di Tarragona si era rivolto a papa Damaso, ignorandone la morte. La lettera del vescovo spagnolo non è conservata; la risposta, da parte del nuovo papa, è datata 2 febbraio 385 ed è un documento importante per il carattere ad esso conferito da S., di disposizioni da applicare in tutte le Chiese. Questa lettera infatti è entrata a far parte delle raccolte canoniche, e viene considerata del genere delle decretali, intendendo con tale termine le lettere papali con valore di normativa per la Chiesa universale o per le Chiese di vasti territori. La lettera a Imerio (P.L., XIII, coll. 1131-47) espone direttive su quindici argomenti di carattere disciplinare: la reiterazione del battesimo agli eretici; i giorni in cui amministrare il battesimo; la separazione degli apostati; la disciplina del matrimonio; la riconciliazione dei penitenti; i provvedimenti nei riguardi di monaci e monache inosservanti; le regole da osservare riguardo alla continenza dei chierici; le norme per l'ammissione agli ordini sacri; l'età per l'ammissione al sacerdozio; l'ordinazione di uomini di età avanzata; il divieto delle seconde nozze per i chierici; le norme per l'abitazione di donne in casa dei chierici; l'ordinazione di monaci; la non sottomissione dei chierici alla disciplina penitenziale; le situazioni che precludono l'ordinazione. Le questioni affrontate nella risposta del papa al vescovo di Tarragona lasciano intravedere difficoltà più o meno recenti nelle Chiese della penisola iberica. Alcuni problemi possono essere posti in relazione a pratiche dei circoli legati a Priscilliano, all'indomani della fine cruenta del deposto vescovo di Avila (384 o 385): a tali ambienti possono riferirsi in particolare le disposizioni che riguardano la disciplina della vita monastica e alcune specifiche norme per la vita dei chierici; ma per altre preoccupazioni presumibilmente esposte dal vescovo spagnolo bisogna risalire a questioni riconducibili a eresie precedenti. La prima risposta di S. riguarda il problema se la riammissione degli eretici di matrice ariana debba avvenire mediante la reiterazione del battesimo, ed è decisamente negativa sulla base di Efesini 4, 5 e dei canoni del concilio di Nicea. È stato supposto che in Spagna l'intransigenza a tale riguardo potesse essere rappresentata da gruppi oltranzisti antiariani (Gregorio di Elvira morì dopo il 392). L'intransigenza riguardo alla riammissione, mediante la penitenza, di apostati e peccatori di fornicazione, va ricondotta ad ambienti in cui persisteva il rigorismo dei discepoli di Novaziano, probabilmente rinfocolato dall'intransigenza, anche riguardo alla penitenza, di Lucifero di Cagliari e di Gregorio di Elvira. Di tali ambienti fornisce attestazione Paciano di Barcellona intorno al 377 (ep. 3, Contra Tractatus Novatianorum, in P.L., XIII, coll. 1063-82). Più in generale, le preoccupazioni del vescovo Imerio dimostravano la difficoltà a trovare una linea unitaria da parte dei vescovi iberici nei riguardi della disciplina penitenziale, nel regolare la vita monastica e dei chierici, nel porre ordine nella liturgia. Il medesimo ambiente era quello da cui erano emerse le aspirazioni, da parte di Priscilliano, di porsi come restauratore e riformatore, e probabilmente la sua fine aveva rinfocolato le polemiche accentuando la confusione tanto da spingere Imerio a rivolgersi a Roma. La risposta di S., oltre a richiamare il canone 8 del concilio di Nicea, si rifà alle disposizioni di papa Liberio ed espone la disciplina romana che, sin dai tempi di papa Stefano, praticava la riammissione degli eretici e degli scismatici non reiterando il battesimo, ma per mezzo dell'assoluzione mediante l'imposizione delle mani (cfr. ep. 1, 2, ibid., col. 1133B). Anche riguardo a coloro che rinnegano la fede (apostati) e tornano agli idoli, l'indicazione di S. è conforme alla prassi romana: essi vanno sì separati dal corpo ecclesiale (concilio di Elvira, canone 1), ma se si pentono devono rimanere nella condizione di penitenti durante tutto il tempo della loro vita, per essere riconciliati alla fine della vita perché il Signore non vuole la morte del peccatore ma la sua conversione (cfr. Ezechiele 18, 23; ep. 1, 3, in P.L., XIII, col. 1136A). È da notare che la citazione del profeta Ezechiele era divenuta tradizionale a Roma nelle argomentazioni contro l'intransigenza dei novaziani. Molta importanza è attribuita da S. ai tempi in cui amministrare il battesimo, che vengono fissati, secondo la tradizione più antica, a Pasqua e a Pentecoste considerando invece grave disordine e confusione la scelta di altri giorni, quali il Natale, l'Epifania o varie feste di martiri. A tale proposito S. richiama con forza l'autorità della sede petrina "sulla quale Cristo costruì la Chiesa universale" (ep. 1, 2, in P.L., XIII, coll. 1155B-56A). La prassi suggerita da S. è tuttavia molto severa nei confronti di coloro che, sottoposti a penitenza per gravi peccati, incorrono nuovamente negli stessi, "tam canes et sues ad vomitus pristinos". Questi peccatori recidivi dovranno rimanere nella condizione di penitenti per tutta la vita e solo in punto di morte potranno ricevere il viatico (ep. 1, 5, ibid., col. 1137B). Altrettanto severa è la normativa per monaci e monache che vengono meno ai loro obblighi: S. ricorda che anche le leggi dello Stato li condannano, alludendo forse alla disposizione del codice teodosiano contro il matrimonio delle vergini consacrate (Codex Theodosianus IX, 25, 2), e prescrive la reclusione a vita nelle loro celle, concedendo la comunione solo in punto di morte (ep. 1, 6, in P.L., XIII, col. 1137C). Particolarmente ampia è la trattazione sull'obbligo della continenza per i chierici (ep. 1, 7, ibid., coll. 1138A-41A) che si pone in continuità con la linea damasiana e sembra inoltre riflettere dibattiti romani dell'epoca, in cui da parte di chi si opponeva a quest'obbligo si faceva ricorso all'esempio dei patriarchi veterotestamentari. La disciplina enunciata da S. prevede che, solo in caso di infrazione della regola a causa di ignoranza, coloro che hanno mancato possono rimanere nel loro stato, ma non sarà loro concesso di avanzare negli ordini e nei relativi privilegi; chi incorrerà in abusi non osservando questa limitazione sarà espulso senza mezzi termini. A partire da queste disposizioni, la lettera di S. sembra cogliere l'occasione per stabilire una normativa organica riguardo al conferimento degli ordini (ep. 1, 8-10, ibid., coll. 1141-43): non possono essere ordinati presbiteri o diaconi coloro che hanno contratto matrimonio più di una volta; l'aspirante chierico che sia sposato una sola volta e con una donna al suo primo matrimonio, fino all'età di trent'anni può divenire solo accolito e suddiacono; se accetta dall'inizio la norma della continenza, può essere ordinato presbitero dopo cinque anni e vescovo dopo dieci. Per chi aspira agli ordini in età alquanto tardiva, dovranno essere trascorsi due anni dal battesimo per iniziare il percorso clericale con le funzioni di lettore o di esorcista; in seguito dovranno trascorrere cinque anni per accedere all'ordine degli accoliti e dei suddiaconi e quindi, se giudicato degno, al diaconato. Se col passare del tempo apparirà integerrimo al clero e al popolo, potrà essere ordinato presbitero e vescovo (ep. 1, 10, ibid., coll. 1143A-B). Di seguito la lettera enuncia: un ulteriore divieto per le seconde nozze dei chierici e per coabitazioni di donne nelle case dei chierici, se non in casi di necessità (ep. 1, 11-12, ibid., col. 1144A); indicazioni sull'accesso agli ordini sacri da parte dei monaci; il divieto di accettare i penitenti nel clero e di sottoporre i chierici alla penitenza (ep. 1, 13-14, ibid., coll. 1144-45). L'epilogo è di grande solennità: ricapitola i punti essenziali degli impedimenti all'accesso al sacerdozio e ne estende l'obbligo dell'osservanza ai vescovi di tutte le province: coloro che procederanno in modo contrario "ai canoni e agli interdetti" prospettati nella lettera dovranno attendersi una congrua sentenza da parte della Sede apostolica (ep. 1, 15, ibid., coll. 1145B-46A). A Imerio viene affidato l'incarico di informare la sua diocesi e i vescovi limitrofi, e inoltre quelli delle province cartaginese, betica, lusitana, galiziana (ibid., coll. 1146A-B). La lettera si chiude con un sigillo di autorità: "quatenus et quae a nobis non inconsulte, sed provide sub nimia cautela et deliberatione sunt salubriter constituta, intemerata permaneant, et omnibus in posterum excusationibus aditus, qui iam nulli apud nos patere poterit, obstruatur" (ibid., coll. 1146B-47A). È stato osservato come la composizione, lo stile e la terminologia della lettera a Imerio sostengano il livello di autorità che essa intende esprimere: il proemio non è dissimile nell'impianto da quello di un rescritto imperiale; ogni questione viene rapportata alla necessità di una normativa e riceve un giudizio e una sentenza; alla fine vengono proclamate, come in un editto, le formule di promulgazione e di applicazione. Tutto però è posto sotto il principio di autorità dichiarato all'inizio: il successore di Pietro porta il carico di tutti coloro che hanno problemi ("portamus onera omnium qui gravantur"), anzi è lo stesso apostolo Pietro che, nella persona del suo successore, protegge e difende la sua eredità (ep. 1, proemio, ibid., col. 1133A). Il documento si impose anche per la sua sapiente composizione: costituiva un agile e comodo compendio di norme e come tale entrò in gran numero di collezioni canoniche, a cominciare dalla più antica raccolta romana, la Prisca, che lo pone dopo i decreti di Nicea (cfr. F. Maassen, Geschichte der Quellen, p. 528). Un altro importante documento di S., di carattere normativo, è l'epistola 5 (in Concilia Africae a. 345-a. 525, a cura di Ch. Munier, Turnholti 1974 [Corpus Christianorum, Series Latina, 149], pp. 59-63; P.L., XIII, coll. 1156-62). La lettera è conservata nelle raccolte africane, tra gli atti del concilio tenuto a Telepta il 24 febbraio 418, dove fu letta dai legati della sede di Cartagine (cfr. Concilia Africae, p. 54). Ma alla sua origine la lettera è principalmente diretta alle Chiese d'Italia e fa riferimento a un sinodo riunitosi a Roma il 6 gennaio 386. S. dice nella lettera che l'assemblea era composta di ben ottanta vescovi, e sottolinea l'importanza dell'evento che venne celebrato solennemente in S. Pietro. Le difficoltà del momento storico spiegano il significato di questo sinodo. A Milano, l'imperatrice Giustina, madre di Valentiniano II, appoggiava il riemergere di alcuni fermenti ariani; Ambrogio opponeva la sua resistenza, coinvolgendo la popolazione: è della primavera 385 l'occupazione della basilica Porziana. L'episcopato italiano si poneva certamente interrogativi riguardo alla piega che avrebbe preso la politica religiosa imperiale. Alcuni giorni dopo il sinodo romano, il 23 gennaio 386, venne promulgata una legge favorevole a coloro che si rifacevano alla professione di fede omea (il Figlio è solo simile al Padre) di Rimini (360); nei mesi precedenti si era venuto a sapere della preparazione di questa legge e le preoccupazioni si erano accentuate. In tale contesto è da collocare il sinodo di Roma, delle cui disposizioni l'epistola 5 di S. costituisce la promulgazione. La normativa è di carattere disciplinare ed è preceduta da un solenne proemio in cui il papa ne sottolinea l'importanza per l'unità della Chiesa che, sulla base di Efesini 5, 27, deve essere "senza macchia né ruga" e porsi in fedele continuità con la tradizione (cfr. 2 Tessalonicesi 2, 15). La normativa è espressa poi in otto formule stringate riguardanti le ordinazioni dei vescovi e dei chierici, cui fa seguito una parte più ampia e articolata sulla continenza dei membri del clero. Due sono i principi che reggono questa scarna sintesi di norme che mira alla compattezza dell'organizzazione gerarchica della Chiesa: l'uno afferma il principio di autorità secondo cui nessun vescovo deve essere ordinato all'insaputa del papa ("Primum, ut extra conscientiam sedis apostolicae, nemo audeat ordinare": P.L., XIII, col. 1157A); l'altro esprime la convinzione che una disciplina saldamente organizzata e osservata è garanzia contro l'emergere di eresie e scismi. L'enunciazione di questo fondamento, espresso nella conclusione della lettera, assume i toni della parenesi: "Se queste cose, fratelli, saranno osservate da tutti con piena vigilanza, avrà fine l'ambizione, si placherà la discordia, non emergeranno eresie e scismi, il demonio non avrà spazio per le sue trame, persisterà la concordia, sarà superata e calpestata l'iniquità, la carità sarà infiammata di fervore spirituale, la pace predicata con le labbra concorderà con la volontà. Dovunque sarà la pace del nostro Dio, che a noi è stato comandato di conservare dal Salvatore in persona, prima della sua passione" (cfr. Giovanni 14, 27; ep. 5, 4, in P.L., XIII, col. 1161B). La lettera successiva (ep. 6, in P.L., XIII, coll. 1164-66), conservata solo nelle raccolte ispaniche, è probabilmente un'espressione diversificata delle norme del sinodo del 386, ed è destinata ai vescovi delle province italiane. Si apre con una formula lapidaria che giustifica l'intervento del papa: "Siricio ecclesiarum omnium cura", ed è strutturata in modo analogo alla precedente: un lungo solenne esordio ricco di citazioni scritturistiche; il corpo della lettera in cui vengono riprese le norme riguardanti principalmente i criteri per l'ordinazione del clero; la conclusione che caratterizza la natura del documento come un monito, ed esorta alla concordia e all'unione nella tradizione; una breve professione di fede trinitaria conclude l'esortazione. L'elemento peculiare della normativa espressa in questo documento è l'insistenza sulla prescrizione che non si proceda all'ordinazione di neofiti o laici, cioè di persone che non si siano prima dedicate per un certo tempo al servizio della Chiesa (ep. 6, 5, 3, ibid., col. 1166A). È da osservare che, se il papa rivendicava a sé perlomeno la conoscenza previa delle nomine episcopali, in quegli anni sulla fisionomia dell'episcopato in molte regioni influì ampiamente il prestigio di Ambrogio di Milano. Furono legati in diversi modi ad Ambrogio, Vigilio di Trento, Felice di Como, Gaudenzio di Brescia, Profuturo di Pavia; numerose Chiese, da Aquileia fino a Bologna, e verso Occidente fino alle province alpine, richiesero il supporto o l'intervento del vescovo di Milano o ricevettero personaggi che lo rappresentavano. All'avvento di S. al pontificato, alla fine del 384, la Gallia era sottoposta da alcuni mesi all'uccisore dell'imperatore Graziano, Massimo, che aveva posto la capitale a Treviri e che, nei primi anni del suo impero, intese porsi come difensore dell'ortodossia con il processo a Priscilliano, seguito dalla condanna e dall'esecuzione del vescovo spagnolo. Questi fatti furono accompagnati e seguiti da giudizi e persecuzioni nei confronti dei priscillianisti, che ebbero luogo sia da parte di vescovi che da parte di funzionari imperiali, senza segni di rapporti con Roma. Tra la fine del 386 e l'inizio del 387, tuttavia, in data non lontana dall'esecuzione di Priscilliano, si può dedurre che il papa scrisse all'imperatore, dal momento che si conserva la risposta di quest'ultimo (Collectio Avellana, pp. 90-1; P.L., XIII, coll. 591-92), che insiste sulla regolarità del processo a Priscilliano, cerca di delegare ai vescovi la soluzione del caso di una ordinazione irregolare e, in linea generale, si pone come difensore degli interessi della Chiesa. L'esatto tenore della lettera del papa non può essere desunto; essa va tuttavia registrata come un intervento che chiede conto di una così autonoma gestione di affari ecclesiastici. Negli anni successivi fu ancora il prestigio di Ambrogio di Milano a indirizzare le Chiese della Gallia prima e dopo la fine di Massimo nel 388. L'influsso del vescovo di Milano si estese fino a Grenoble, Marsiglia, Orange, Lione: i vescovi di queste ultime tre Chiese, Procolo, Costanzo e Giusto, avevano partecipato al concilio di Aquileia del 381; Costanzo di Orange fu presente anche al concilio di Milano del 391; Procolo di Marsiglia a quello di Torino. Quest'ultimo concilio fu convocato nel 398 da Simpliciano, successore di Ambrogio, su richiesta dell'episcopato della Gallia, e affrontò diverse situazioni di contrasto tra quei vescovi non ancora solidamente stabiliti in una organizzazione metropolitana; inoltre, richiamandosi alle prese di posizione di Ambrogio a proposito del procedimento contro Priscilliano (cfr. Ambrogio, ep. 24, 12), il concilio di Torino scomunicò Felice, il vescovo di Treviri che aveva fiancheggiato l'imperatore Massimo nella vicenda. Il canone 6 del concilio di Torino (Concilia Africae, pp. 54-60) fa anche riferimento a uno scritto di S. che avrebbe pronunciato la scomunica per Felice. All'epoca di S., la situazione amministrativa dell'Illirico, soprattutto quella delle diocesi della Macedonia e della Dacia, oscillava tra la dipendenza da Milano e quella da Costantinopoli. Nel 387, probabilmente, l'Illirico costituiva una prefettura distinta dall'Occidente e legata all'Oriente; nel 386 invece, apparteneva alla prefettura d'Italia. Queste oscillazioni sono legate alle vicende politiche occidentali di quegli anni, ma anche nei momenti di prevalenza dell'influsso orientale il contatto dell'Occidente con l'Illirico non venne mai meno: nel 387, Valentiniano II, dopo la discesa di Massimo in Italia, si stabilì a Tessalonica. Quando Teodosio, l'anno successivo, vinto Massimo riunificò l'Impero, la questione della suddivisione delle diocesi divenne meno importante. Alla sua morte, nel 395, le diocesi di Dacia e Macedonia restarono praticamente sotto l'influsso dell'Oriente, ma l'Occidente non rinunciò a far valere i suoi diritti: Stilicone, nello stesso anno, invase la Pannonia e la Dalmazia, successivamente la Macedonia e la Tessaglia, e minacciò la Tracia. Ma furono vittorie che ben presto cedettero il passo alle trattative con l'Oriente che riottenne il controllo sull'Illirico orientale. Durante questi anni, il vescovo di Roma non ebbe la possibilità di sviluppare da parte sua la politica iniziata dal predecessore Damaso nei confronti di quelle regioni. È conservata una breve lettera di S. al vescovo Anicio di Tessalonica (ep. 4, in P.L., XIII, coll. 1148-49), la quale parla di un'altra lettera inviata precedentemente e che non ha avuto risposta. S. mostra di essere stato informato di non pochi contrasti tra i vescovi di quella regione riguardo alle ordinazioni di nuovi vescovi, e indica la prassi secondo cui al vescovo di Tessalonica è affidato il compito della decisione ultima su ciascun candidato all'episcopato. Questa lettera deve essere stata scritta dopo il 386, dal momento che in quell'anno S., facendo riferimento alla celebrazione del sinodo romano, aveva promulgato e diffuso le disposizioni riguardo alle ordinazioni (cfr. epp. 5-6, sopra esaminate): le preoccupazioni per l'Illirico sembrano aver sollecitato un reiterato intervento. La lettera ad Anicio non è indicativa del conferimento di quello che sarà più tardi il vicariato del vescovo di Tessalonica, quanto piuttosto è nello spirito espresso nella lettera 5, sopra esaminata, dove, come prima affermazione di principio, viene indicato il criterio che deve guidare le ordinazioni episcopali, e cioè che nessuno osi procedere a un'ordinazione "extra conscientiam sedis apostolicae" (ep. 5, 2, 1, in Concilia Africae, p. 61; P.L., XIII, col. 1157A). La lettera di S. al vescovo di Tessalonica rappresenta comunque l'affermazione di una nuova autorità ecclesiastica in Macedonia, e più tardi sarà evocata da Leone Magno (ep. 6, 2, in P.L., LIV, col. 617) come un precedente del vicariato apostolico. Da parte del vescovo di Tessalonica non si conosce risposta. Alcuni eventi, qualche anno dopo la lettera di S., mostrano come in quel lasso di tempo sia piuttosto Ambrogio il vescovo a cui dall'Illirico si fa ricorso per richiesta di sostegno e di consiglio. Del caso di Bonoso, vescovo di Serdica, si è principalmente informati da un'altra lettera conservata sotto il nome di S., diretta ad Anicio di Tessalonica e agli altri vescovi dell'Illirico (ep. 9, ibid., XIII, coll. 1176-78). Ma la lettera figura come epistola 56/a dell'epistolario di Ambrogio, ed è da attribuire al vescovo di Milano. Bonoso era stato accusato di negare la verginità perpetua di Maria, forse in relazione a una cristologia di stampo adozionista. Tra la fine del 391 e l'inizio del 392, venne convocato un sinodo, con l'assenso dell'imperatore Teodosio, a Capua, dove la dottrina di Bonoso venne condannata e dove il ruolo principale venne svolto da Ambrogio (cfr. epp. 56-56/a). Quanto al caso personale, i padri sinodali preferirono rimettere la questione ai vescovi limitrofi della diocesi di Bonoso, e cioè quelli della Macedonia, che erano stati anche i suoi accusatori e che vennero ritenuti meglio informati sulla situazione locale. In particolare, la lettera insiste sul ruolo che spetta in questo giudizio ad Anicio, il vescovo di Tessalonica, a cui viene assegnata una sorta di vicaria del sinodo ("vicem synodi recepistis": P.L., XIII, col. 1177A). Bonoso si appellò ad Ambrogio, una volta che i suoi colleghi decretarono per lui l'allontanamento dalla sua Chiesa; e anche i vescovi macedoni chiesero consiglio a Milano. La risposta fu estremamente prudente: Ambrogio da una parte ricusò la sua competenza nella questione, dall'altra invitò Bonoso all'esercizio della pazienza con l'accettazione dei provvedimenti nei suoi riguardi. Proprio questo tono della risposta, insieme ad osservazioni sullo stile, fanno inclinare ad attribuire la lettera ad Ambrogio il quale, con la prudente risposta, sembra astenersi dall'assumere un ruolo d'autorità che spettava al vescovo di Roma. L'epistola 7 di S. (ibid., coll. 1168-72) affronta il problema di Gioviniano. Diretta "ad diversos episcopos", la lettera ha lo scopo di comunicare la condanna dell'eretico, descritto a fosche tinte ("pudicitiae adversarius, luxuriae magister"), e dei suoi seguaci. La lettera è conservata nell'epistolario di Ambrogio (ep. 41/a) insieme alla risposta del vescovo di Milano (ep. 42). Essa, quindi, fu inviata a Milano e per tale destinazione S. l'affidò a tre presbiteri in essa nominati: Crescente, Leopardo e Alessandro. Dalla risposta di Ambrogio si ricava che Gioviniano si era rifugiato a Milano cercando probabilmente appoggi negli ambienti di corte. Ambrogio, nella risposta, mostra ogni genere di rispetto per il vescovo di Roma e assoluto accordo nello smascherare l'eretico che egli assimila ai manichei. La Chiesa di Roma è la depositaria e la custode del Credo apostolico; il suo giudizio viene accolto e condiviso (Ambrogio, ep. 42, 1, 14). A Milano è stato anche convocato un sinodo dei vescovi più facilmente raggiungibili: gli errori di Gioviniano sono stati accuratamente esaminati e, nella risposta a S., Ambrogio li espone con i dettagli scritturistici e dottrinali da opporvi. Tutto ciò è da collocare prima della morte di Valentiniano II, avvenuta il 15 maggio 392; fino alla sua morte, avvenuta nel 397, Ambrogio fu vigilante nei confronti dei simpatizzanti di Gioviniano, di cui si conoscono due nomi, i monaci Sarmazio e Barbaziano, attivi a Vercelli nel 396 (cfr. Ambrogio, ep. 63). Intorno al 394, papa S. venne interpellato riguardo a una delicata questione che riguardava la Chiesa di Bostra, in Siria. Il vescovo di quella città durante un'assenza era stato deposto e sostituito da Agapio, eletto e consacrato in modo alquanto irregolare. Dopo numerosi contrasti, i due avversari vennero a Roma alla ricerca del giudizio decisivo da parte del papa. Ma S. demandò la spinosa questione al patriarca di Alessandria, Teofilo. La notizia è nota dalla menzione che ne fa papa Pelagio nella sua opera Pro defensione trium capitulorum (P.L., Supplementum, IV, coll. 1313-69; cap. 2, ibid., coll. 1313-14), ed ha un certo interesse perché può essere collegata con le contemporanee vicende della Chiesa di Antiochia, anche a proposito delle quali papa S. sembra avere sostenuto il ruolo del patriarca di Alessandria (cfr. Severo di Antiochia, ep. 2, 3, in E.W. Brooks, The Sixth Book of the Select Letters of Severus Patriarch of Antioch, II, London 1969², p. 223). Tale ruolo venne riconosciuto in definitiva anche da Ambrogio (ep. 56, 2-5). Teofilo riconobbe come vescovo legittimo di Antiochia Flaviano, che era stato eletto alla morte di Melezio nel 381, nel contesto del concilio di Costantinopoli, e ciò rappresentò un avvio alla conclusione dello scisma di Antiochia. Al tempo di papa S. a Roma vennero ampiamente portati avanti i lavori per le basiliche di S. Pudenziana e di S. Clemente. Quanto alla prima, si colloca al tempo di S. la sistemazione dell'interno; sono piuttosto controverse la data d'inizio del rimaneggiamento della costruzione anteriore e quella del completamento definitivo della decorazione, che oscillano tuttavia tra il pontificato di Damaso e quello d'Innocenzo. La basilica utilizza lo spazio di una grande sala termale che venne riadattata e completata con la struttura dell'abside e dell'entrata monumentale verso est. I lavori principali per l'interno della basilica si collocano sotto il pontificato di S., tra la fine degli anni Ottanta e gli anni Novanta. Nel quindicennio successivo, a spese del presbitero Leopardo, fu portata a termine la decorazione dell'abside con il mosaico le cui rappresentazioni figurate sono le più antiche sopravvissute a Roma e presumibilmente tra le prime concepite per una chiesa di Roma. La figurazione esprime un'ecclesiologia ampiamente strutturata: al centro è raffigurato Cristo in trono, con manto in oro; ai fianchi sono gli apostoli togati come senatori romani; alle spalle di Pietro e Paolo, l'uno a destra di chi guarda, l'altro a sinistra, vi sono due figure femminili che rappresentano la "ecclesia ex circumcisione" e la "ecclesia ex gentibus" cioè i cristiani provenienti dal giudaismo e quelli d'origine pagana; lo sfondo rappresenta il grandioso scenario architettonico di un palazzo imperiale, alle cui spalle si intravede la città monumentale. Su tutto trionfa, su modulazioni ispirate al libro dell'Apocalisse, la grande croce gemmata che si staglia nel cielo dove aleggiano i simboli degli evangelisti. La basilica di S. Clemente si impianta sul primo piano di una grande "insula", e la sua abside su un edificio che ospitava un luogo di culto mitraico. Anche per questa basilica i lavori di riadattamento delle strutture anteriori cominciarono probabilmente all'epoca di Damaso. I frammenti di un'iscrizione integrata dal de Rossi fanno riferimento alla dedicazione della basilica a s. Clemente martire, voluta da un presbitero di cui non resta il nome, durante il pontificato di Siricio. L'edificio su cui si innesta la basilica risaliva alla seconda metà del III secolo. Nulla rimane della sistemazione che venne data originariamente all'ingresso e alla facciata; così pure non si conosce la primitiva strutturazione dell'interno, dal momento che la struttura sopravvissuta, in quella che attualmente è la chiesa inferiore, rappresenta un rifacimento posteriore al IV secolo. Anche nell'ambito dei cimiteri si registrano interventi del tempo di papa S. in continuità con le opere iniziate sotto Damaso, in particolare nell'area tra l'Ardeatina e l'Ostiense. La piccola cappella fatta edificare da Damaso in memoria dei ss. Nereo e Achilleo venne trasformata in una chiesa sotterranea, di struttura basilicale a tre navate, con abside. All'ingresso si accedeva per mezzo di una larga scala. La struttura originaria richiese restauri all'epoca di papa Giovanni I, probabilmente senza alterare in modo decisivo la basilica primitiva. Documenti epigrafici attestano che l'area cimiteriale circostante era ancora utilizzata all'inizio del V secolo. Nelle catacombe di Commodilla, dove Damaso aveva valorizzato la memoria dei ss. Felice e Adautto, un'iscrizione (Inscriptiones Christianae urbis Romae. Nova series, II, a cura di G.B. de Rossi-A. Silvagni, Romae-In Civitate Vaticana 1935, nr. 6017, p. 313) attesta lavori nella cripta al tempo di Siricio. Quanto alle catacombe di Priscilla, si ha notizia dal Liber pontificalis che S. vi predispose la sua tomba, la cui localizzazione è però incerta. Il nome di S. è attestato anche per alcuni lavori di restauro, nelle stesse catacombe, riguardanti "moenia sanctorum" (Inscriptiones Christianae urbis Romae septimo saeculo antiquiores, nr. 39, p. 104). S. morì il 26 novembre (giorno in cui se ne celebra la memoria liturgica) del 399. Fonti e Bibl.: S. Siricii papae Epistulae et Decreta, in P.L., XIII, coll. 1131-78 (che riproduce l'edizione di P. Coustant del 1721). Per le raccolte di cui entrarono a far parte le lettere di S., la tradizione testuale e le edizioni parziali, cfr. Clavis Patrum Latinorum, a cura di E. Dekkers, Steenbrugis 1995³, pp. 527-28. Per l'attestazione dell'epistola 6 nella raccolta Hispana, cfr. F. Maassen, Der Primat des Bischofs von Rom und die alten Patriarchalkirchen, Bonn 1853, pp. 241, 690. Per questioni di autenticità, cfr. F. Di Capua, Il ritmo prosaico nelle lettere dei papi e nei documenti della cancelleria romana dal IV al XIV sec., II, Roma 1939, pp. 161-79. Le Liber pontificalis, a cura di L. Duchesne, I, Paris 1955², pp. CXL, 216-17. F. Maassen, Geschichte der Quellen und Literatur des canonischen Rechts, I, Graz 1956², p. 528. Studi di carattere generale: M. Schanz, Geschichte der römischen Literatur, IV, 1, München 1914², pp. 365, 366; E. Caspar, Geschichte des Papsttums, I, Tübingen 1930, pp. 256-85; G. Bardy, in Storia della Chiesa, a cura di A. Fliche-V. Martin, IV, Torino 1961, §§ 345-47. Dictionnaire de théologie catholique, XIV, 2, Paris 1939, s.v., coll. 2171-74; V. Monachino, Siricio, in B.S., XI, coll. 1234-37; B. Studer, Siricio, in Patrologia, III, a cura di A. Di Berardino, Torino 1978, pp. 548-49; Dizionario patristico e di antichità cristiane, II, Casale Monferrato 1984, s.v., col. 3239; Dizionario storico del Papato, a cura di Ph. Levillain, II, Milano 1996, s.v., pp. 1393-94. Studi su aspetti specifici: i vari aspetti del pontificato di S., in relazione al contesto storico, sono ampiamente trattati da Ch. Pietri, Roma Christiana. Recherches sur l'Église de Rome, son organisation, sa politique, son idéologie de Miltiade à Sixte III (311-440), I-II, Roma 1976; cfr. in partic., per i caratteri del pontificato: II, pp. 888-909, 967-71, 1045-62, 1070-83, 1282-88; per le costruzioni urbane e le aree cimiteriali: I, pp. 468-74, 546-51. Sulla presenza di gruppi di opposizione a Roma al tempo dell'elezione di S.: B. Kötting, Christentum und heidnische Opposition in Rom am Ende des 4. Jahrhunderts, Münster 1961. Per la disciplina penitenziale e la normativa sulla vita del clero: P.H. Lafontaine, Remarques sur le prétendu rigorisme pénitentiel du pape Sirice, "Revue de l'Université d'Ottawa", 28, 1958, pp. 31-48; Id., Les conditions positives de l'accession aux ordres dans la première législation ecclésiastique (300-492), Ottawa 1963; É. Griffe, À propos du canon 33 du Concile d'Elvire, "Bulletin de Littérature Ecclésiastique", 74, 1973, pp. 142-45; D. Callam, Clerical Continence in the Fourth Century, "Theological Studies", 41, 1980, pp. 3-50. Per gli edifici di culto: oltre alle sintesi di Ch. Pietri, citate sopra, cfr. R. Krautheimer-S. Corbett-W. Frankl, Corpus basilicarum christianarum Romae. Le basiliche paleocristiane di Roma (Sec. IV-IX), III, Città del Vaticano 1971, pp. 280-305 (basilica di S. Pudenziana); R. Krautheimer, Roma. Profilo di una città, 312-1308, Roma 1981, pp. 46-7, 56-7; G. Matthiae, Pittura romana del Medioevo. Secoli IV-X, a cura di M.Andaloro, ivi 1987, pp. 38-42, 217-30.

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SOURCE : https://www.treccani.it/enciclopedia/santo-siricio_(Enciclopedia-dei-Papi)/

Papa Siricio

Zimm Medaille des Siricius mit Lebensdaten auf der Rv.

Papa Siricio

Vatikan 384-398 Siricius Medaille Zinn


Den hellige pave Siricius ( -399)

Minnedag:

26. november

Den hellige Siricius var i følge LP romer og sønn av Tiburtius. Han gikk i den romerske kirkes tjeneste som ung, senest under Liberius' pontifikat, først som lektor og senere som diakon. Han var også diakon under Damasus.

Selv om motpave Ursinus igjen stilte seg opp som kandidat, ble Siricius i desember 384 (den 15?) enstemmig valgt til Damasus' etterfølger. Valget ble stadfestet med åpenbar tilfredshet av keiser Valentinian II (375-92) i en forordning av 25. februar 385, sannsynligvis mest for å avskjære eventuelle intriger i den ursinianske leiren.

Keiseren ga ytterligere bevis på sin godkjennelse ved å stille midler til rådighet for restaurering av Paulusbasilikaen, S. Paolo fuori le Mura, og utvidelse av den til omtrent dagens størrelse. Paven konsekrerte den i 390. En moderne søyle utenfor nordre søylehall minner om hans vigsling av basilikaen.

Kirkefaderen Hieronymus hadde et berettiget håp om selv å bli pave Damasus' etterfølger, men han ble forvist fra Roma i en aksjon Siricius i det minste må ha medvirket til. Den skuffede Hieronymus beskriver paven som et enfoldig menneske, troskyldig og lettlurt, mens Paulinus av Nola klagde over hans hovmodige utilnærmelighet. I virkeligheten var han en erfaren og kraftfull pave, og selv om han var like bevisst som Damasus på Romas primatstatus og sin egen rolle som Peters etterfølger, måtte han uunngåelig bli overskygget av den samtidige Ambrosius, biskop av Milano (374-97).

Siricius var nok ikke den første pave som utstedte dekretaler, men hans er de eldste som er bevart. Et dekretale er et direktiv eller en autorativ avgjørelse i disiplinære spørsmål. De var ikke lenger i en broderlig formanende tone, men holdt i den samme autorative kansellistilen som keiserlige edikter, og i likhet med dem hadde de samme rettskraft som lover.

De eldste bevarte dekretalene er fra 11. februar 385 og adressert til Himerius, biskop av Tarragona i Spania, som hadde kommet med femten spørsmål om kirkelig disiplin til Damasus I. De åpner med kravet om at paven, eller heller apostelen Peter nærværende i paven, bærer den tunge byrde det innebærer å gi kategoriske regler i spørsmål om kirkelig disiplin og liturgiske forordninger.

Siricius bekreftet at arianere som ble gjenopptatt i den katolske kirken, ikke skulle døpes på nytt, samt at dåp bare i unntakstilfeller fikk foretas annen tid enn påske og pinse, noe som likevel tidligere hadde vært gammel skikk. Videre ga han regler for alder og kvalifikasjoner før ordinasjon, insisterte på klerikal avholdenhet og sølibat, samt ga regler for botsdisiplinen. Siricius krevde at disse allmenne dekretalene (decretalia generalia), som skulle være like bindende som vedtak (canones) fra synoder, skulle meddeles videre til naboprovinsene i Afrika, Spania og Gallia.

Den 6. januar 386 ble det holdt en synode i Roma «ved apostelen Peters relikvier», hvor det deltok 80 biskoper. Det ble tatt en rekke disiplinære avgjørelser, og paven sendte ni canones som ble vedtatt på synoden, til Afrika og andre kirker. De bestemte inter alia at ingen biskop skulle konsekreres uten «den apostoliske stols viten» eller av bare en enkelt konsekrator. På samme måte svarte Siricius med en serie canones til forespørsler fra biskopene i Gallia.

Siricius var den første pave som forbeholdt seg eneretten til å bruke tittelen pave (papa, fra gresk = far). Ordet kan også ses som et anagram laget av forbokstavene i ordene Petri Apostoli Potestatem Accipens («Den som har mottatt makten av apostelen Peter»).

Det er bevart bare små glimt av Siricius' generelle virksomhet. For å bevare romersk innflytelse i det østlige Illyria (den sørøstlige Balkanhalvøya), som nå var en del av det østlige imperiet, tildelte han biskopen av Thessaloniki i 385 det hittil ukjente privilegium å godkjenne alle bispeutnevnelser i regionen. Slik la han grunnen for det senere pavelige vikariatet.

Selv om Siricius mislikte priscillianismen, irettesatte han i 386 i skarpe ordelag usurpatoren Maximus (383-88) for å ha henrettet heretikeren Priscillian, og han nektet kirkefellesskap med biskopene som var ansvarlige for denne tragiske nye skikken med å dømme heretikere til døden. I 397 sluttet han seg til Ambrosius i å anbefale en mild behandling av botferdige priscillianere.

Siricius var ingen motstander av askese, som det noen ganger misvisende er hevdet. Men rundt 388 kom munken Jovinian, som hadde hatt stort ry for sitt strenge liv, til Roma. Nå begynte han å hevde at når alt kom til alt, var et strengt liv bortkastet, og at løfter, kyskhet, faste og gode gjerninger var av liten nytte. I tillegg hevdet han at Jomfru Maria hadde mistet sin jomfruelighet da hun fødte Frelseren.

Som en konsekvens av sitt syn ga han selv opp sitt asketiske liv og begynte å overtale mange munker og nonner til å gi opp askesen og bli gift. Sjokkerte legfolk ba paven om å gripe inn. Siricius holdt da en synode i 392/93 som fordømte Jovinians teorier og ekskommuniserte ham og hans fremste tilhengere. Paven sendte tre prester til Milano for å fortelle den hellige Ambrosius om synoden. Ambrosius selv holdt en synode som priste paven for hans aktpågivenhet og gjentok fordømmelsen av Jovinian.

Senere fordømte paven synet til Bonosus, biskop av Naissus (Nis), om at Maria hadde født Josefs barn etter Herrens fødsel, mens han overlot til biskopen av Illyria å dømme mannen selv.

Paven mottok også en delegasjon fra øst som ba ham om å få en slutt på det langvarige skismaet om bispestolen i Antiokia. I årevis hadde to biskoper og deres etterfølgere kranglet om bispesetet. Siricius godkjente deres bønn om å anerkjenne den sist overlevende, Flavian, som sann biskop og gjenopptok ham i kommunion. På pavens råd anerkjente et konsil i Caesarea i Palestina at Flavian, og ikke Evagrius, var den rettmessige biskop.

På midten av 390-tallet pådro Siricius seg Hieronymus' vrede. Hieronymus, som nå hadde slått seg ned i Betlehem, og hans venner i Roma var rasende på grunn av pavens positive holdning til biskop Johannes av Jerusalem (død 417) og til Rufinus av Aquileia (død 410), som begge på denne tiden var i Hieronymus' dypeste unåde.

Under Siricius' pontifikat ble Augustin biskop av Hippo og skrev sine Bekjennelser.

Østkeiseren Theodosius I, som var meget troende, kom under sterk innflytelse av Ambrosius. I 384 utstedte han forbud mot hedenske fester og i 391 ble hedenske ofringer forbudt. Overtredelse av forbudet ble erklært for crimen maiestatis, landsforræderi. Det førte til et hedensk opprør anført av Roma. Men Theodosius knuste opprørshæren i et slag ved Aquileia i 384, og deretter ble alle Romas templer stengt og alle senatorene tvangsdøpt. Kristendommen var for alvor blitt statsreligion.

For kristendommen er 392 et merkeår. Da kunngjorde keiser Theodosius at han bare ville tåle én religion i sitt vidstrakte rike. Både kristent kjetteri og hedensk gudsdyrkelse ble forbudt.

Siricius døde den 26. november 399 og ble gravlagt i basilikaen S. Silvestro nær Priscilla-katakomben.

Selv om han ble æret som helgen i de tidligste århundrene, var han ikke med i første utgave (1584) av Det romerske Martyrologium, på grunn av kritikken fra Hieronymus og Paulinus av Nola. Hans navn ble tilføyd i 1748 av pave Benedikt XIV, som skrev en avhandling for å bevise hans hellighet.

Paverekken - Kildehenvisninger - Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden - Sist oppdatert: 1998-02-13 15:17

SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/siricius

Papa Siricio

Geschichte Roms und der Päpste im Mittelalter : mit besonderer Berücksichtigung von Cultur und Kunst nach den Quellen. Bd. 1, Rom beim Ausgang der antiken Welt : nach den schriftlichen Quellen und den Monumenten

Adres wydawniczy: Freiburg im Breisgau : Herder, 1898
Opis fizyczny: [10], X, XX, 855 s., [1] k. tabl. : il. ; 27 cm


Siricius

Gedenktag katholisch: 26. November

Gedenktag orthodox: 26. November

Name bedeutet: aus der Stadt Siris stammend (griech. - latein.)

Bischof von Rom

* in Rom

† 26. November 399 daselbst

Siricius stand seit der Zeit von Liberius im Dienst der römischen Kirche. 384 wurde er als Nachfolger von Damasus I. einmütig zum Bischof von Rom gewählt und 385 zur Unterstützung gegen den Gegenpapst Ursinus von Kaiser Valentinian II. formell bestätigt.

Siricius wird von Hieronymus als einfältig geschildert und er stand sicher im Schatten des Mailänder Bischofs Ambrosius. Dennoch betonte er - mehr als Damasus I. - mit Nachdruck die Vorrangstellung des römischen vor anderen Bischöfen. Deren Schreiben waren zuvor seelsorgerliche Belehrung oder Ermahnung, Siricius schrieb im Stil der kaiserlichen Erlasse, mit Befehlen und Verboten und ohne juristische Begründung. Aus der Sorge für alle Kirchen verbreitete er Erlasse zur Liturgie und Disziplin in der Kirche, die dieselbe Rechtskraft wie Synodenbeschlüsse haben sollten. 385 verbot er die nochmalige Taufe von Anhängern des Arianismus, die wieder zur katholischen Kirche zurückkehrten, setzte allein Ostern und Pfingsten als Tag der Taufe von Erwachsenen fest, erließ Weisungen über Keuschheit und Zölibat der Kleriker und Mönche; dieser Brief an Bischof Himerius von Tarragona, eigentlich Antwort auf von diesem noch an Damasus I. gestellte Fragen, musste allen Bischöfen in Spanien mitgeteilt werden und ist so das erste offizielle päpstliche Dekret.

386 beschloss die Synode in Rom das Verbot einer Bischofsweihe ohne Zustimmung des Papstes; Siricius verbreitete die Beschlüsse bis nach Afrika. Als erster der Bischöfe von Rom ließ er sich Papa nennen. Den Bischof von Thessaloniki beauftragte er 385 mit der Aufsicht über die Bischöfe im Osten, um so den Einfluss von Rom im Osten zu sichern. Als 385 der Spanier Priscillian zusammen mit zwölf Gefährten in Trier wegen Häresie hingerichtet wurde - wohl das erste Mal, dass Christen von anderen Christen um ihres Glaubens willen getötet wurden - verurteilte dies auch Siricius und setzte sich für die Rückkehr von dessen Anhängern in die Kirche ein. 390 weihte er die neu gebaute Basilika San Paolo fuori le Mura in Rom; nach neueren Studien entstand unter ihm auch die Kirche Santa Pudenziana.

Martyrologium Romanum Flori-Legium

Stadlers Vollständiges Heiligenlexikon

Catholic Encyclopedia

 Briefe von Siricius und seine Lebensgeschichte gibt es online zu lesen in den Documenta Catholica Omnia.

Die Kirche San Paolo fuori le Mura in Rom ist täglich von 7 Uhr bis 18.30 Uhr geöffnet; der Eintritt in den Kreuzgang und das Museum beträgt 4 €. (2017)

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Autor: Joachim Schäfer - zuletzt aktualisiert am 10.12.2022

Quellen:

• Chronik für Windows 5.11 - http://www.chronik.ch

• Adolf v. Harnack: Die Mission und Ausbreitung des Christentums. J. C. Hinrich, Leipzig 1924

• Charlotte Bretscher-Gisinger, Thomas Meier (Hg.): Lexikon des Mittelalters. CD-ROM-Ausgabe. J.B. Metzler, Stuttgart / Weimar 2000

• Lexikon für Theologie und Kirche, begr. von Michael Buchberger. Hrsg. von Walter Kasper, 3., völlig neu bearb. Aufl., Bd. 9. Herder, Freiburg im Breisgau 2000

korrekt zitieren: Joachim Schäfer: Artikel Siricius, aus dem Ökumenischen Heiligenlexikon - https://www.heiligenlexikon.de/BiographienS/Siricius.html, abgerufen am 9. 5. 2026

Die Deutsche Nationalbibliothek verzeichnet das Ökumenische Heiligenlexikon in der Deutschen Nationalbibliografie; detaillierte bibliografische Daten sind im Internet über https://d-nb.info/1175439177 und https://d-nb.info/969828497 abrufbar.

SOURCE : https://www.heiligenlexikon.de/BiographienS/Siricius.html

Siricius, paus, Rome, Italië; † 399.

Feest 26 november.

Hij was een Romein van afkomst en volgde paus Damasus († 384; feest 11 december) op als paus. Volgens Sint Hiëronymus († 420; feest 30 september) die op dat moment in Rome woonde, was hij een man van grote eenvoud. Door zijn organisatorische kwaliteiten is hij van grote invloed geweest op het gezag van de paus voor de (toenmalige) wereldkerk. Reeds twee jaar na zijn aantreden (386) riep hij in Rome een bischoppensynode bijeen. Daarin verordonneerde hij dat er geen bisschoppen meer konden worden benoemd zonder uitdrukkelijke goedkeuring van de bisschop van Rome (de paus). Hij stuurde de decreten vaan deze synode ook naar de bisschoppen van Afrika, ‘ter kennisname’. Bovendien vond hij dat pauselijke decreten met betrekking tot de liturgie en de discipline van de geestelijkheid kracht van wet moesten hebben. Zo is hij de eerste paus die het celibaat verplicht heeft willen stellen voor de geestelijkheid; vooralsnog tevergeefs.

Hij werd opgevolgd door Anastasius I († 401; feest 27 april).

Bronnen

[Küh.1965; Rgf.1991; Sta.1983; Dries van den Akker s.j./2007.11.14]

© A. van den Akker s.j. / A.W. Gerritsen

SOURCE : https://www.heiligen-3s.nl/heiligen/11/26/11-26-0399-siricius.php

Lettres 37 à 49 de la Correspondance d'Ambroise de Milan : introduction, traduction, commentaire Mémoire Maîtrise en études anciennes - avec mémoire Charlotte Janser : https://corpus.ulaval.ca/server/api/core/bitstreams/26c2f410-9878-44d6-8162-f80242adb97d/content