dimanche 1 novembre 2015

Bienheureux CONRADIN (CORRADINO) de BRESCIA, prêtre dominicain

Bienheureux Conradin de Brescia

( 1429)

Originaire de cette région du nord de l'Italie, il devint frère prêcheur à Padoue en 1413. Il fut emprisonné deux fois en raison de sa fidélité au pape, alors que l'Eglise était divisée par le schisme.



Bx Corradino (Conradin) de Brescia (I), prêtre o.p. († 1429)

Corradino, naît à Brescia (Lombardie, Italie) vers le 1397. D’antique famille, à 17 ans son père, Virgilio Bocchi, l’envoya faire ses études de droit à Padoue, à 22 ans il revint à Brescia et reçut l’habit dominicain des mains de Matteo Bonimperti de Novara, qui fut ensuite évêque de Mantoue.

Après ses vœux, ses supérieurs lui firent étudier la théologie. En même temps il avait une intense activité de prédicateur. Il invoqua Marie dans une tentation et elle lui accorda la chasteté parfaite.
Il resta au couvent de Brescia jusqu’en 1426, puis le général de l’Ordre, Bartolomeo Texier (1426-1449), l’envoya à Bologne pour réformer le couvent Saint-Dominique, dont seuls quelques frères étaient observants.

Élu prieur, il poursuivit l’œuvre de réforme, remettant en peu de temps tout le couvent à la stricte observance. Son priorat terminé, il dut acquitter encore cet office après l’expulsion de Bologne de son successeur, Domenico Mazzacossa de Viterbe, qui, en cette époque de luttes entre les factions citadines, était partisan du pape.

Lorsque l’armée pontificale quitta le territoire de Bologne pour mater la rébellion et que Martin V (Oddone Colonna, 1417-1431) fulmina l'interdit contre la ville, Conradin - spontanément ou par obéissance, on ne sait - porta la bulle d’excommunication sur la place et la lut publiquement. Arrêté pour cela, tandis que le couvent était pillé, il échappa à la mort par l'intervention de citoyens influents et fut remis en liberté, mais peu après arrêté de nouveau pour n’avoir pas cessé son activité et la prédication en faveur du pape. Réélu prieur, il semble avoir refusé la dignité de cardinal offerte par Martin V, et peu après, le 1er novembre 1429, il mourut de la peste en soignant les malades, à l’âge de 32 ans.

Il fut un représentant de la tendance rigoriste dans les controverses qui alors travaillaient les ordres mendiants. Les contemporains lui attribuèrent des prophéties et des miracles, il fut béatifié par la voix populaire, mais en 1582 l'archevêque de Milan, St Charles Borromée, en visite pastorale à Brescia, fit enlever de l’église Saint-Dominique un autel à lui dédié. On peut lui attribuer les Sermones de tempore contenus dans un manuscrit de la Bibliothèque Pauline de Lipsia, mais l’œuvre n’a pas encore été étudiée.



Bx Corradino de Brescia

Prêtre dominicain

Corradino, naît à Brescia (Lombardie, Italie) vers le 1397. D’antique famille, à 17 ans son père, Virgilio Bocchi, l’envoya faire ses études de droit à Padoue, à 22 ans il revint à Brescia et reçut l’habit dominicain des mains de Matteo Bonimperti de Novara, qui fut ensuite évêque de Mantoue.

Après ses vœux, ses supérieurs lui firent étudier la théologie. En même temps il avait une intense activité de prédicateur. Il invoqua Marie dans une tentation et elle lui accorda la chasteté parfaite.

Il resta au couvent de Brescia jusqu’en 1426, puis le général de l’Ordre, Bartolomeo Texier (1426-1449), l’envoya à Bologne pour réformer le couvent Saint-Dominique, dont seuls quelques frères étaient observants. 

Élu prieur, il poursuivit l’œuvre de réforme, remettant en peu de temps tout le couvent à la stricte observance. Son priorat terminé, il dut acquitter encore cet office après l’expulsion de Bologne de son successeur, Domenico Mazzacossa de Viterbe, qui, en cette époque de luttes entre les factions citadines, était partisan du pape.

Lorsque l’armée pontificale quitta le territoire de Bologne pour mater la rébellion et que Martin V (Oddone Colonna, 1417-1431) fulmina l'interdit contre la ville, Conradin - spontanément ou par obéissance, on ne sait - porta la bulle d’excommunication sur la place et la lut publiquement. Arrêté pour cela, tandis que le couvent était pillé, il échappa à la mort par l'intervention de citoyens influents et fut remis en liberté, mais peu après arrêté de nouveau pour n’avoir pas cessé son activité et la prédication en faveur du pape. Réélu prieur, il semble avoir refusé la dignité de cardinal offerte par Martin V, et peu après, le 1er novembre 1429, il mourut de la peste en soignant les malades, à l’âge de 32 ans.

Il fut un représentant de la tendance rigoriste dans les controverses qui alors travaillaient les ordres mendiants. Les contemporains lui attribuèrent des prophéties et des miracles, il fut béatifié par la voix populaire, mais en 1582 l'archevêque de Milan,
St Charles Borromée, en visite pastorale à Brescia, fit enlever de l’église Saint-Dominique un autel à lui dédié. On peut lui attribuer les Sermones de tempore contenus dans un manuscrit de la Bibliothèque Pauline de Lipsia, mais l’œuvre n’a pas encore été étudiée.

Source principale : cite-catholique.org/ (« Rév. x gpm »).

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SOURCE : http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20151101&id=17193&fd=0

Blessed Conradin of Brescia, OP (PC)

Born at Bornato (near Brescia), Italy; died 1429. During the time of the Western Schism, Conradin was born to staunch Catholics of nobility and wealth. His parents provided their children with a thoroughly Catholic education and upbringing, which paid dividends in the lives of their offspring. Conradin studied civil and canon law at the University of Padua, where he became acquainted with the Dominicans. He was professed a Dominican in 1413, finished his studies, was ordained, and became a model friar just as he was formerly a model student of purity and charity.


After being chosen prior of his friary in Brescia at a young age, he was appointed prior of the larger house at Bologna, sent there to restore primitive observance of the Rule of Saint Dominic. It was a difficult task because plague and schism had infected the order, the country, and the Church. Few were entering religious life, so even the most idealistic felt it might be good to rewrite the rule to relax the discipline and shorten the training period to keep the novitiate alive. Conradin held the line and continued to enforce the primitive form of the rule.

Twice Conradin was imprisoned for defending the pope. Plague had stricken Bologna forcefully during Conradin's abbacy. The situation was especially bleak for Bologna, which was under a published papal interdict because the populace had rebelled against papal authority. The interdict was ignored by most. Conradin tried to sway the people to repentance before it was too late, hoping that the interdict might be lifted. The Bolognese refused to listen, even as they were dying of the plague. Tired of his hounding, Conradin was captured, badly beaten, and imprisoned. Later, the prior prevailed and the city submitted to the pope.

In recognition of his work as mediator, Pope Martin V intended to name Conradin a cardinal, but the prior refused. In 1429, when a fresh outbreak of the plague called all the friars once more to the streets to assist the dying, Conradin also fell victim to the disease (Benedictines, Dorcy).

SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1101.shtml

Conradin of Bornada

(Or CONRADIN OF BRESCIA)


Dominican preacher, b. in the latter part of the fourteenth century; d. at Bologna, 1 November, 1429. His parents, noble and wealthy Brescians, were devoted adherents of the Church in a time of many ills, including the great Western Schism. They gave their son a careful education and sent him, at the age of sixteen, to study civil and canon law at the University of Padua. There for five years amid the perils of the unbridled licence and moral disorders of the times, the youth was conspicuous for both talent and virtue, winning the esteem of his masters and compelling the respect of his fellow-students. He entered the Dominican Order at Padua in 1419, and was speedily found to be a model of religious observance. After his ordination his zeal found fruitful expression in his eloquent preaching. He was made prior of Brescia and shortly afterwards, by appointment of the master general, prior of the convent of St. Dominic at Bologna, where he was to restore strict observance. During a visitation of the black plague he displayed heroic zeal and intrepidity in ministering to the stricken people. Amid political upheavals, when Bologna under the influence of the Bentivogli had revolted against papal authority, Conradin took a firm stand against the conduct of the misguided populace. For publishing the papal interdict, which they had incurred but which they had disregarded, he was twice seized and imprisoned, suffering many indignities and cruelties. His courageous bearing and constant mediation finally prevailed, however, and peace was restored. Pope Martin V, in recognition of his services, sought to create him a cardinal, but the humble servant of God resolutely declined the honour. The plague breaking out anew, Conradin fell a victim to his charity and died in the midst of his heroic ministrations. His early biographers generally refer to him as Blessed.

Volz, John. "Conradin of Bornada." The Catholic Encyclopedia. Vol. 4. New York: Robert Appleton Company, 1908. 1 Nov. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/04258b.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Gerald M. Knight.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.


SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/04258b.htm