mercredi 11 novembre 2015

Saint MENNE (MÉNA, MENNAS) d'ÉGYPTE, martyr




Saint Ména
285 - 309
Fêté le 11 novembre et 10 décembre

Saint Ména est né en Egypte dans la ville de Nikiou (aujourd’hui Menouf) en basse Egypte, pas loin de Memphis. Ses parents étaient de vrais ascètes chrétiens. Sa mère, qui n’avait pas encore d’enfant, implorait, tout en pleurs, l’icône de la Vierge lui demandant d’intercéder pour que Dieu lui accorde un fils. Elle perçut une voix lui disant Amen, ce qui en copte se dit Mena. D’où le nom qu’elle donna à son fils. 


A 14 ans, son père mourut. A 15 ans, Ména rejoignit l’armée où il reçut un haut rang à cause de la place que son père avait occupé dans le pays. Lorsque l’empereur Dioclétien édicta de nouvelles règles de persécution, Ména mit à exécution son projet caressé depuis longtemps de se retirer en ermite dans le désert. 

Après cinq années d’absence, il quitta sa retraite et entra à Cotyée un jour de grande fête où le peuple était rassemblé dans l’amphithéâtre. Il s’avança dans l’arène criant ce verset du prophète : J’ai été découvert par ceux qui ne me cherchaient pas et j’ai été manifesté à ceux qui ne me réclamaient nullement. Le préfet fit amener l’inconnu, lui fit subir un long interrogatoire et après l’avoir torturé, il le fit décapiter. 

Ses assassins essayèrent de brûler son corps pendant trois jours mais le corps ne se consuma pas. Sa sœur paya les soldats pour emmener son corps à Alexandrie. A la fin de la persécution, un ange apparut au patriarche de la ville et l’informa de mettre le corps du saint sur le dos d’un chameau, qui le conduirait au lieu de sa sépulture. A l’endroit désigné par le Seigneur, le chameau s’arrêta et le corps du saint y fut enterré. Ce lieu se situe au bout du lac Mariut, non loin d’Alexandrie. C’est à cet endroit que fut construit le monastère orthodoxe copte actuel. 

Suite à un grand nombre de miracles, il fut considéré comme un grand thaumaturge par le peuple. Après la conquête arabe, la cité fut détruite. Ce n’est qu’au début de ce siècle que des fouilles la mirent à jour avec l’église. 

Le Christ et l’Abbé Ména Baouit

Cette icône copte conservée au Louvre nous transporte quelques siècles après Saint Mena. Sur cette icône l’ Abba Ména y est appelé prieur du monastère, tandis que sur une autre on le voit représenté plus jeune, comme économe. 


Le monastère de Baouit fut fondé vers 385. Il connut son apogée au VIme siècle et la décadence commença au VIIIme siècle suite aux lourdes taxes imposées aux non musulmans. Le monastère s’ensabla ensuite peu à peu pour disparaître au XIIme siècle. Les fouilles autorisées à la fin du XXme siècle permirent de sortir le monastère des sables à partir des années 1985. Cette peinture du Christ et de l’Apa Mena y fut découverte. Elle semblerait avoir été insérée dans la paroi d’une des chapelles ou églises mises à jour sur le site. 


Composition de l’icône.


Le Christ et l’abbé Ména sont figurés en pied. Le Christ est un peu plus grand, revêtu d’une tunique et d’une ample écharpe couleur lie-de-vin qui retombe sur l’avant-bras gauche. Il tient un évangéliaire avec deux fermoirs. Nous pouvons contempler la beauté du visage du Christ. Remarquons une petite moustache et une courte barbe en contraste avec l’épaisse chevelure retombant sur les épaules. Il est auréolé d’un grand nimbe crucifère jaune cerné d’un bandeau ocre rouge. D’un geste protecteur il a passé son bras autour des épaules de l’abbé Ména. Lui aussi est habillé d’une tunique et d’une écharpe. L’abbé porte une tunique de dessous de couleur blanche. De la main droite il fait un signe de bénédiction et de la gauche il tient un rouleau. A l’arrière-fond ondulent des collines. Le visage des deux personnages se détache sur le fond rougeoyant du soleil couchant. Près du Christ nous lisons l’inscription Sauveur, et près de l’abbé Ména, débutant par le signe de la croix, Apa Ména Prieur, répétée sur le fond de la colline. Le tout exprime une grande douceur. L’emploi de fines hachures et de rehauts blancs accentue l’intensité spirituelle des visages. 

Regards sur l’icône

La force de leur présence est intensifiée par leur position avancée

La relation intime entre les deux personnages est renforcée par le bras du Christ, Ami de l’homme, posé sur les épaules de Abba Ménas. Amitié par laquelle il partage et confie une mission dans un geste protecteur et fraternel, ce qui accentue ce sentiment d’humanité.

Chacun ne peut-il pas, en se laissant habiter par cette icône, découvrir en sa propre vie la proximité aimante de son Seigneur, le Frère et l’Ami, qui l’accompagne ? 

Valère De Pryck

Sources : Marie-Hélène Rutschowscaya, Le Christ et l’Abbé Ména, Collection Solo (11), Louvre, 1998
Dr Mounir Shoucri, Le Pèlerinage de Saint Ménas, Monde Copte,  n° 4, 1978

SOURCE : http://orthodoxie.centerblog.net/560236-Saint-Mena

Saint Ménas

Martyr en Egypte ( 303)

Menne ou Mena. 

Soldat égyptien qui, pendant les persécutions de l'empereur Dioclétien, se déclara chrétien et fut éprouvé pour cette raison d'effroyables tortures avant d'être décapité. Il fut longtemps le saint patron de l'importante colonie égyptienne de Rome. 

Un synaxaire grec contemporain rapporte ce fait que les soldats grecs qui étaient dans l'armée des Alliés, lors de la bataille d'El-Alamaeïn, le prièrent: la nuit venue, saint Ménas apparut au milieu du camp allemand à la tête d'une caravane de chameaux strictement de la même manière qu'il était jadis représenté sur une des fresques de l'église décrivant les miracles du saint. Cette apparition jeta la stupeur puis la panique parmi les troupes allemandes et atteignit si fort leur moral que les Alliés remportèrent la victoire. En reconnaissance, on restaura l'église du saint Menne, à Alamaeïn. L'Eglise grecque conserve pieusement ce souvenir.

Un internaute nous envoie la photo d'un vitrail de l'église Saint-Mene à Veyre-Monton - 63960 et un texte trouvé dans cette église: "Saint Menne était égyptien, soldat de métier et même officier. Il fut décapité pour sa foi en le Christ durant la persécution de l'empereur Dioclétien en l'an 300 à Alexandrie. Sa tombe et le sanctuaire élevé en son honneur, se trouvent à Bumma (près d'Alexandrie, Egypte). On a retrouvé aussi loin en Asie Mineure, qu'en Italie, en France et en Afrique, quantité d'"ampoules de Saint-Menne", petits vases en terre cuite portant l'effigie du saint et dans lesquels les pèlerins emportaient de l'huile des lampes du sanctuaire. En 1943, le patriarche orthodoxe d'Alexandrie attribua à Saint-Menne le fait que l'Egypte ait été préservée de l'invasion allemande."

Sur les bords du lac Maréotis en Égypte, au IIIe ou IVe siècle, saint Ménas, martyr.

Martyrologe romain

St Menne (Ménas, Minas, Mennas), martyr

Au sud d’Alexandrie, déposition de St Menne (St Ménas), martyr. Patron des chameliers et des conducteurs de caravanes, il était extrêmement populaire dans toute l’Égypte et l’on se rendait en foule en pèlerinage dans sa basilique érigée par l’empereur Arcadius (+408). Les Alexandrins de Rome lui élevèrent un sanctuaire. Fête au VIème siècle, plus ancienne que celle de St Martin de Tours, elle entraîna la célébration de l’évêque des Gaules au lendemain, avant que la fête de St Martin Ier soit fixée elle aussi au 12 novembre.

Textes de la Messe

eodem die 11 novembris
S. Mennæ
Martyris
Commemoratio

Missa Lætábitur, de Communi unius Martyris 4 loco, cum orationibus ut infra :

Oratio.
Præsta, quǽsumus, omnípotens Deus : ut, qui beáti Mennæ Mártyris tui natalícia cólimus, intercessióne eius, in tui nóminis amóre roborémur. Per Dóminum.

Secreta
Munéribus nostris, quǽsumus, Dómine, precibúsque suscéptis : et cæléstibus nos munda mystériis, et cleménter exáudi. Per Dóminum nostrum.

Postcommunio
Da, quǽsumus, Dómine, Deus noster : ut, sicut tuórum commemoratióne Sanctórum temporáli gratulámur offício ; ita perpétuo lætámur aspéctu. Per Dóminum nostrum.


ce même 11 novembre
St Menne
Martyr
Commémoraison

Messe Lætábitur, du Commun d’un Martyr 4, avec les oraisons ci-dessous :

Collecte
Accordez, Dieu tout-puissant, à nous qui célébrons la naissance au ciel du bienheureux Menne, votre Martyr, la grâce d’être, par son intercession, fortifiés dans l’amour de votre nom.

Secrète
Ayant accueilli nos dons et nos prières, nous vous en supplions, Seigneur, purifiez-nous par ces célestes mystères, et exaucez-nous dans votre clémence.

Postcommunion
Faites, s’il vous plaît, Seigneur notre Dieu, que comme nous nous réjouissons d’honorer dans le temps, en cet office, la mémoire de vos Saints, nous puissions aussi nous réjouir de les voir dans l’éternité.

Office

Leçon des Matines avant 1960
Neuvième leçon. Pendant il la persécution des empereurs Dioclétien et Maximien, l’Égyptien Menne, soldat chrétien, s’était retiré dans le désert pour se livrer à la pénitence. Le jour de la naissance des empereurs, que le peuple célébrait par des spectacles, il entra tout à coup dans le théâtre et s’éleva hardiment contre les superstitions païennes. Il fut pris, lié et conduit à Cotyée, métropole de la Phrygie, gouvernée alors par le préfet Pyrrhus. Après l’avoir cruellement flagellé avec des lanières de cuir, on le tourmenta sur le chevalet ; on lui brûla les flancs avec des torches, on frotta ses plaies avec un rude cilice, on le traîna pieds et mains liés sur des claies hérissées de pointes de fer, on le meurtrit en le frappant avec des fouets plombés, enfin on le tua d’un coup d’épée et on le jeta dans le feu. Son corps, retiré du feu et inhumé par les Chrétiens, fut dans la suite, transféré à Constantinople.

Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Originaire d’Égypte, le soldat Mennas devint, après son martyre, le protecteur d’Alexandrie. Il n’est pas rare de rencontrer, encore aujourd’hui, des ampoules rapportées autrefois par les pèlerins qui les remplissaient de l’huile brûlant à son tombeau. Disons avec l’Église : Accordez à notre prière, Dieu tout-puissant, que nous, qui célébrons la naissance au ciel du bienheureux Mennas votre Martyr, soyons par son intercession fortifiés dans l’amour de votre nom. Par Jésus-Christ.

Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Station à Saint-Mennas, sur la voie d’Ostie.

Aujourd’hui la station était sur la voie d’Ostie où, entre le premier et le deuxième mille, les nombreux fidèles originaires d’Alexandrie fixés à Rome avaient érigé un sanctuaire à leur martyr national saint Mennas. Le tombeau de ce Saint, gloire de la Libye, se trouvait à neuf milles d’Alexandrie, et, en raison des miracles qui s’y opéraient, il donna naissance à tout un village bâti pour le service des pèlerins, comme il est advenu à Lourdes de nos jours. Il existe des recueils entiers de récits de prodiges qui s’y seraient accomplis ; mais même à défaut de cette curieuse collection, attribuée au patriarche Timothée, nous aurions une idée des foules énormes de fidèles qui accouraient de tous les points du monde au tombeau de saint Mennas, par les nombreuses ampoules ou eulogies de saint Mennas, que nous trouvons actuellement disséminées dans tous les musées d’Europe. Sur ces flacons de terre cuite on voit régulièrement l’image du Saint entre deux chameaux accroupis et cette inscription :

Quoique les diverses légendes fassent de Mennas un martyr phrygien de Cotyée, il était certainement Égyptien et il fut mis à mort sous Dioclétien. D’Alexandrie, son culte se répandit un peu partout, mais eut un centre très important surtout en Phrygie. On trouvait d’autres basiliques dédiées à saint Mennas, spécialement à Jérusalem, à Constantinople, en Dalmatie, à Rome, et peut-être même en Afrique, où ses reliques semblent avoir été assez souvent déposées dans les autels.

L’importance de la fête de saint Mennas à Rome vient aussi de ce que, malgré l’éloignement de l’église qui lui était dédiée sur la voie d’Ostie, saint Grégoire le Grand s’y transporta pour y célébrer l’anniversaire du martyr. Le Pontife commença d’ailleurs son homélie en assurant le peuple qu’en raison de cet éloignement de la Ville, il prêcherait ce jour-là moins longuement qu’à l’ordinaire [1] ! Au VIIe siècle, saint Mennas avait pris le pas à Rome sur saint Martin lui-même, si bien que, grâce au martyr égyptien, la fête du thaumaturge de Tours fut renvoyée au lendemain.

La messe Laetábitur est du commun, mais les collectes sont empruntées à la messe In virtúte.

La liste de lectures de Würzbourg indique, pour la station de ce jour, le passage évangélique de saint Luc IX, 23-27, qui a totalement disparu aujourd’hui de l’usage liturgique [2].

Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Saint Mennas était un soldat chrétien d’Égypte. Il renonça, pendant la persécution de Dioclétien et de Maximien, au métier des armes et se retira dans la solitude pour faire pénitence. Au jour anniversaire de l’empereur que le peuple fêtait par des jeux publics, il se rendit au théâtre et y attaqua ouvertement les superstitions païennes. Aussitôt arrêté, il fut cruellement flagellé à cause de sa foi par les ordres du gouverneur Pyrrhus, à Cotyée, en Phrygie. On l’étendit ensuite sur un chevalet, on lui brûla tout le corps avec des torches, on le roula dans des épines, on le frappa de lanières plombées, enfin on le décapita d’un coup de sabre et on jeta son corps dans le feu. Les chrétiens sauvèrent ses restes et leur donnèrent une sépulture honorable. Plus tard, ceux-ci furent transportés à Constantinople. Le saint était très honoré dans l’antiquité chrétienne. Pratique : A coup sûr, Dieu ne nous demande pas un pareil héroïsme. Les saints agissent sous l’impulsion du Saint-Esprit ; nous ne pouvons pas toujours les imiter, mais nous pouvons les admirer et trouver dans leurs exemples la force d’aimer Dieu et de lui obéir.

[1] Hom. XXXV. P. L., LXXVI, col. 1259.

[2] DIE XI MEN. NOVEM. NT. SCI. MENÆ lec. sci. eu. sec. Luc. k. XCVI. Si quis uult post me uenire usq. donec uideant regnum dei : « Il disait aussi à tous : Si quelqu’un veut venir après Moi, qu’il renonce à lui-même, et qu’il porte sa croix tous les jours, et qu’il Me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de Moi la sauvera. Et quel avantage aurait un homme à gagner le monde entier, s’il se perd lui-même et cause sa ruine ? Car si quelqu’un rougit de Moi et de Mes paroles, le Fils de l’homme rougira de lui lorsqu’Il viendra dans Sa gloire, et dans celle du Père et des saints Anges. Je vous le dis, en vérité, il en est quelques-uns, ici présents, qui ne goûteront pas la mort avant d’avoir vu le royaume de Dieu. »



Menna of Egypt M (RM)

(also known as Menas, Mennas)

Died c. 295 or 303? Mennas was probably born in Egypt and martyred there. All the earliest representations of him agree in showing him accompanied by two camels, so he may well have been a camel- driver before he enlisted in the Roman army. He was also a Christian. When his legion reached Phrygia the persecutions under Diocletian began. Mennas deserted his post in order to escape death and hid in a mountain cave.


But as more and more Christians were put to death under Diocletian's edicts, Mennas decided he too ought to make a public profession of his faith. He carefully chose his time. During the annual games in the arena at Cotyaeum in Phrygia, Mennas suddenly appeared before the spectators and announced that he was a Christian. He was tortured and beaten, but would not recant, and so he was put to death by beheading. After his death Saint Mennas's body was taken back to Egypt for burial.

This basic story has been expanded and embellished with preposterous marvels and the fame of the hero as one of the so- called soldier-saints grew in proportion: the little terracotta bottles (ampullae) for water from his shrine, brought away by pilgrims, have been found in all countries bordering the Mediterranean.

That shrine was at Karm Abu Mina, southwest of Alexandria and Lake Mareotis, on the edge of the Libyan desert, where the ruins of the church and ancillary buildings have been laid bare, and many tokens of the cultus of Saint Mennas found. He has been popularly looked on as one of the great saints of Egypt down to today (Attwater, Benedictines, Bentley, Encyclopedia).

Saint Mennas is portrayed as a young knight with a halberd. A 6th century ivory includes two camels in the piece. Sometimes he is shown with his hands cut off and eyes plucked out. He was greatly venerated in the Middle Ages. Patron of wandering peddlers and those falsely accused (Roeder).


St. Menas

Martyr under Diocletian, about 295. According to the Greek Acts published with Latin translation in "Analecta Bollandiana", III 258 (Surlus XI 241), Menas, a Christian and an Egyptian by birth, served in the Roman army under the tribune Firmilian. When the army came to Cotyaeus in Phrygia, Menas hearing of the impious edicts issued against the Christians by the Emperors Diocletian and Maximian left the army, retired to a solitude in the mountains and served God by fasting vigils and prayer. During the celebration of a great festival Menas appeared in the midst of the populace in the circus, and fearlessly professed bis faith. He was led before the prefect Pyrrhus, cruelly scourged, put to torture and finally beheaded. His body was brought to Egypt and the martyr was soon invoked in many needs and afflictions. The fame of the miracles wrought, spread far and wide and thousands of pilgrims came to the grave in the desert of Mareotis between Alexandria and the valley of Natron. For centuries Bumma (Karm-Abum-Abu Mina) was a national sanctuary and grew into a large city with costly temples a holy well, and baths. A beautiful basilica was erected by the Emperor Arcadius. The cult was spread into other countries, perhaps by travelling merchants who honoured him as their patron. As a result of various vicissitudes the doctrinal disputes and the conquest of Egypt by the Arabians under Omar in 641 the sanctuary was neglected and ultimately forgotten. During 1905 Mgr C.M. Kaufmann of Frankfort led an expedition into Egypt which made excavations at Bumma. He found in a vast field of ruins, the grave, the well and thermae, the basilica, the monastery, numerous inscriptions on the walls imploring aid through the intercession of the saint, and thousands of little water pitchers and oil lamps. The rich finds are partly in the Museum of Alexandria and Cairo, and partly in Frankfort and Berlin. The monsignor published an official report of his expedition in 1908, "La découverte des Sanctuaires de Menas dans le désert de Mareotis". His feast is celebrated on 11 November.

Several saints of the name Menas were highly honoured in the ancient Church about whose identity or diversity much dispute is raised. Delahaye (Anal. Boll., XXIX, 117) comes to the conclusion that Menas of Mareotis, Menas of Cotyaes, and Menas of Constantinople, surnamed Kallikelados, are one and the same person, that he was an Egyptian and suffered martyrdom in his native place, that a basilica was built over his grave which became one of the great sanctuaries of Christendom, that churches were built in his honour at Cotyaeus and Constantinople, and gave rise to local legends.

Mershman, Francis. "St. Menas." The Catholic Encyclopedia. Vol. 10. New York: Robert Appleton Company, 1911. 11 Nov. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/10178d.htm>.


November 11

St. Mennas, Martyr

THE EDICTS of Dioclesian were rigorously executed in the East, when Mennas or Menas, an Egyptian by birth, a soldier in the Roman troops, then quartered at Cotyæus in Phrygia, was apprehended, and, boldly confessing his faith, cruelly scourged, then tormented in the most inhuman manner on the rack, and at length beheaded, by the command of Pyrrhus, the president, probably about the year 304. His name has been always very famous in the calendars of the church, especially in the East. See the first acts of this martyr, translated in Surius, who borrowed them from Metaphrastes. They begin, [Greek], and are warmly defended and extolled by Falconius, p. 30. The second acts in Surius, ascribed to Timothy, patriarch of Alexandria, in 380, deserve little credit. (See Tillem. t. 5. in Peter of Alex. n. 4.) Lambecius mentions other acts of this saint, t. 8. p. 269. See Fabricius Bibl. Gr. t. 6. p. 548.

Another ST. MENNAS, martyr in Lybia, under Maximian, is named in the Eastern and Western Martyrologies on the 10th of December. Procopius (l. 1. de ædif. Justin.) mentions a church built at Constantinople by Justinian, in honour of St. Mennas, whose body was translated thither. This Baronius understands of the Lybian; Jos. Assemani of Mennas, the soldier under Dioclesian. (t. 5. p. 461.) The acts of Mennas the Lybian, in Surius, are of no authority.

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume XI: November. The Lives of the Saints.  1866.



Saint Menna

Also known as
  • Manna
Profile

Relative of Saint Eucherius and Saint Elaptius. Nun.

Born

Saint Menas

Menas (d. ca. 300) martyr. Menas was Egyptian by birth and served as a soldier in the Roman army. He was martyred under the Roman emperor Diocletian when he publically declared his Christian faith. According to a popular episode from the Life and Miracles of St. Menas, the camels bearing his dead body on its way back to Egypt miraculously stopped at Lake Mareotis near Alexandria, thus marking the site chosen by the saint for his entombment. Menas is the patron saint of merchants and desert caravans, and is usually depicted between a pair of camels.

Excerpt from the Ethiopic Synaxarium

Now the governor had commanded them to cast the body of the holy man [the martyred Menas] into the fire, but [certain] believing men took the body of the holy man out of the fire, which had neither touched it nor harmed it, and no injury whatsoever had come upon it. And they laid it up in a certain place until the end of the days of persecution.

And in those days the men of the region of Maryt (Mareotis) wished to collect a troop of men from the Five Cities, and they took the body of Saint [Menas] with them that it might be unto them a help, and might protect them on the way. And as they were sitting in the ship, the body of Saint [Menas] being with them, beasts came up out of the sea, and their faces were like unto the faces of serpents, and their necks like unto those of camels. And they stretched out their necks to the body of the holy man, and licked it; and the men were afraid with a great fear. And there went forth fire from the body of the holy man and consumed the faces of the beasts.

And when they had come to the city of Alexandria, and had finished their business, they wanted to return to their country, and to take the body of Saint [Menas] with them. And when they had set his body upon a camel that camel would not rise up; and though they beat the camel with a severe beating he would not move at all. And they knew that this was the will of God, and they built a shrine over the saint, and buried him therein, and departed.