Philemon
et Apphia
Il
martirio di Filemone e di sua moglie Appia
Святой
апостол Филимон и его супруга Апфия. Копия миниатюры XI века. Константинополь.
(учащихся Иконописной школы). ГИМ. Москва.
Saint Philémon de
Colosses
Disciple de saint Paul
Fête le 22 novembre
+ Colosses, Phrygie, v.
70
Groupe « Philémon et
Appia »
Philémon de Colosse
(Colossæ en Phrygie) et Appia, sa femme, sont vénérés par les Églises d’Orient
comme martyrs. Chrétien de Colosses à qui saint Paul adressa une courte épître,
ce riche citoyen de Colosse fut converti au christianisme par son ami saint
Paul. Appia était vraisemblablement sa femme, et il en est question dans
l’Épître de saint Paul à Philémon. Ils auraient été martyrisés tous deux et
lapidés à mort dans leur maison de Colosses.
Saints Philémon et Apphia
Chrétiens de Colosses
chez qui se réunit la communauté de la ville (Ier siècle)
Un citoyen de Colosses
qui possédait parmi ses esclaves un jeune converti, Onésime, qui s'enfuit de
chez son maître et pour lequel saint Paul intervint en
écrivant son admirable "Epître à Philémon", louant "sa charité
et sa foi à l'égard du Seigneur Jésus et de tous les fidèles." Les Eglises
d'Orient unissent à cette célébration son épouse Apphia, son fils Archippe et
son esclave Onésime.
Commémoraison de saint
Philémon de Colosses, dont la foi et la charité dans le Christ Jésus ont fait
la joie de l'Apôtre saint Paul, et qui est vénéré en même temps que sainte
Apphia, son épouse.
Martyrologe romain
SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/119/Saints-Philemon-et-Apphia.html
Papiro 87,
Frammento della Lettera a Filemone (fine II - inizio III secolo)
Lettre de saint Paul
Apôtre à Philémon
01 PAUL, EN PRISON
pour le Christ Jésus, et Timothée notre frère, à toi, Philémon, notre
collaborateur bien-aimé,
02 ainsi qu’à notre
sœur, Aphia, à notre compagnon de combat, Archippe, et à l’Église qui se
rassemble dans ta maison.
03 À vous, la grâce
et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ.
04 À tout moment je
rends grâce à mon Dieu, en faisant mémoire de toi dans mes prières,
05 car j’entends
parler de ton amour et de la foi que tu as pour le Seigneur Jésus et à l’égard
de tous les fidèles.
06 Je prie pour que
ta communion dans la foi devienne efficace par la pleine connaissance de tout le
bien qui est en nous, pour le Christ.
07 En effet, ta
charité m’a déjà apporté beaucoup de joie et de réconfort, car grâce à toi,
frère, les cœurs des fidèles ont trouvé du repos.
08 Certes, j’ai dans
le Christ toute liberté de parole pour te prescrire ce qu’il faut faire,
09 mais je préfère
t’adresser une demande au nom de la charité : moi, Paul, tel que je suis,
un vieil homme et, qui plus est, prisonnier maintenant à cause du Christ Jésus,
10 j’ai quelque
chose à te demander pour Onésime, mon enfant à qui, en prison, j’ai donné la
vie dans le Christ.
11 Cet Onésime (dont
le nom signifie « avantageux ») a été, pour toi, inutile à un certain
moment, mais il est maintenant bien utile pour toi comme pour moi.
12 Je te le renvoie,
lui qui est comme mon cœur.
13 Je l’aurais
volontiers gardé auprès de moi, pour qu’il me rende des services en ton nom, à
moi qui suis en prison à cause de l’Évangile.
14 Mais je n’ai rien
voulu faire sans ton accord, pour que tu accomplisses ce qui est bien, non par
contrainte mais volontiers.
15 S’il a été
éloigné de toi pendant quelque temps, c’est peut-être pour que tu le retrouves
définitivement,
16 non plus comme un
esclave, mais, mieux qu’un esclave, comme un frère bien-aimé : il l’est
vraiment pour moi, combien plus le sera-t-il pour toi, aussi bien humainement
que dans le Seigneur.
17 Si donc tu
estimes que je suis en communion avec toi, accueille-le comme si c’était moi.
18 S’il t’a fait du
tort ou s’il te doit quelque chose, mets cela sur mon compte.
19 Moi, Paul,
j’écris ces mots de ma propre main : c’est moi qui te rembourserai. Je
n’ajouterai pas que toi aussi, tu as une dette envers moi, et cette dette,
c’est toi-même.
20 Oui, frère,
donne-moi cette satisfaction dans le Seigneur, fais que mon cœur trouve du
repos dans le Christ.
21 Confiant dans ton
obéissance, je t’écris en sachant que tu feras plus encore que je ne dis.
22 En même temps,
prévois aussi mon logement, car j’espère que, grâce à vos prières, je vous
serai rendu.
23 Épaphras, mon
compagnon de captivité dans le Christ Jésus, te salue,
24 ainsi que Marc,
Aristarque, Démas et Luc, mes collaborateurs.
25 Que la grâce du
Seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit.
SOURCE : https://www.aelf.org/bible/Phm/1
чудо Архистратига Михаила, бывшего в
Хонех
Miracle of the Archangel Michael at
Colossae (Chonae), 985
Константинополь. 985 г. Миниатюра
Минология Василия II. Ватиканская библиотека. Рим.
Profile
First century Christian convert at
Colossae, Phrygia, brought to the faith by Saint Paul
the Apostle. Married to Saint Apphia.
Subject of Paul‘s
canonical Epistle to Philemon in which he asks Philemon to accept
back the runaway slave Saint Onesimus,
receiving him as a brother Christian;
tradition says that he freed the slave. Martyred with Saint Apphia.
stoned to
death in the 1st century at
Colossae, Phrygia
Additional
Information
Book
of Saints, by the Monks of
Ramsgate
Catholic
Encyclopedia: Philemon
Catholic
Encyclopedia: Letter to Philemon
Lives
of the Saints, by Father Alban
Butler
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
other
sites in english
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
fonti
in italiano
MLA
Citation
“Saint Philemon“. CatholicSaints.Info.
27 May 2022. Web. 25 August 2025. <https://catholicsaints.info/saint-philemon/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-philemon/
Book of Saints
– Philemon and Apphias
Article
(Saints) Martyrs (November
22) (1st
century) Saint Philemon
is the Christian of
Colosse, master of the slave, Onesimus, to whom Saint Paul
addressed his canonical Epistle. Apphias was also a disciple of Saint Paul.
In the time of the Emperor Nero, the building used as a Chapel or
Oratory by the Christians of
Colosse was broken into by the Pagans. The rest of the congregation fled in
time, but Philemon and Apphias were seized and stoned to death.
MLA
Citation
Monks of Ramsgate.
“Philemon and Apphias”. Book of Saints, 1921. CatholicSaints.Info.
1 November 2016. Web. 25 August 2025.
<https://catholicsaints.info/book-of-saints-philemon-and-apphias/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-philemon-and-apphias/
St. Philemon
Feastday: November 22
Death: 1st century
Martyr with Apphia.
A Christian in
the city of Colossae, Phrygia, and he was the master of the runaway slave
Onesimus mentioned in St. Paul’s Letter to the Colossians. According to tradition, Philemon and his
wife Apphia were stoned to death at Colossae by an anti-Christian mob.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=5424
Philemon and Apphia
(Appia) MM (RM)
Died c. 70; feast day in
the East is February 14 or July 6. Saint Philemon, a wealthy citizen of
Colossae, Phrygia, was converted either by Saint Paul when he preached at
Ephesus, or by Paul's disciple Saint Epaphras, who evangelized Colossae. He was
the recipient of the Epistle to Philemon, a private personal letter in which
Paul tells him that he is sending back to him his runaway slave Onesimus so
that he could have him back "not as a slave anymore, but . . . [as] a dear
brother." According to tradition, Philemon freed Onesimus and was later
stoned to death with his wife Apphia, whom Paul called "my dear
sister," at Colossae for their Christianity (Benedictines, Coulson,
Delaney, Encyclopedia, Farmer, Husenbeth).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/1122.shtml
Philemon
A citizen
of Colossæ, to whom St.
Paul addressed a private letter,
unique in the New
Testament, which bears his name. As appears from this epistle, Philemon
was his dear and intimate friend (verses 1, 13, 17, 22), and had been converted most
probably by him (verse 19) during his long residence at Ephesus (Acts
19:26; cf. 18:19),
as St.
Paul himself had not visited Colossæ (Colossians
2:1). Rich and noble, he possessed slaves; his house was a
place of meeting and worship for
the Colossian converts (verse 2); he was kind, helpful, and charitable (verses
5,7), providing hospitality for his fellow Christians (verse
22). St. Paul calls him his fellow labourer (synergos, verse 1), so
that he must have been earnest in his work for the Gospel, perhaps first
at Ephesus and afterwards at Colossæ.
It is not plain whether he was ordained or
not. Tradition represents him as Bishop of Colossæ (Const. Apost.,
VI, 46), and the Menaia of
22 November speak of him as a holy apostle who, in company with
Appia, Archippus, and Onesimus had been martyred at Colossæ during
the first general persecution in
the reign of Nero.
In the address of the letter two other Christian converts,
Appia and Archippus (Colossians
4:17) are mentioned; it is generally believed that Appia
was Philemon's wife and Archippus their son. St. Paul, dealing
exclusively in his letter with the domestic matter of a
fugitive slave, Onesimus, regarded them both as deeply interested.
Archippus, according to Colossians
4:17, was a minister in the Lord, and held
a sacred office in the Church of Colossæ or
in the neighbouring Church of Laodicaea.
The Epistle to Philemon
Authenticity
External testimony to the
Pauline authorship is considerable and evident, although the brevity and
private character of the Epistle did not favour its use and
public recognition. The heretic Marcion accepted
it in his "Apostolicon" (Tertullian,
"Adv. Marcion", V, xxi); Origen quotes
it expressly as Pauline ("Hom.", XIX; "In Jerem.", II, 1;
"Comment in Matt.", Tract. 33, 34); and it is named in the Muratorian
Fragment as well as contained in the Syriac and
old Latin Versions. Eusebius includes Philemon
among the homologoumena, or books universally undisputed and received
as sacred. St.
Chrysostom and St.
Jerome, in the prefaces to their commentaries on
the Epistle, defend it against some objections which have
neither historical nor critical value. The vocabulary (epignosis,
paraklesis tacha), the phraseology, and the style are unmistakably and
thoroughly Pauline, and the whole Epistle claims to have been written
by St. Paul. It has been objected, however, that it contains some words
nowhere else used by Paul (anapempein, apotinein, achrmstos,
epitassein, xenia, oninasthai, prosopheilein). But
every epistle of St. Paul contains a number of apax
legomena employed nowhere else, and the vocabulary of all authors changes
more or less with time, place, and especially subject matter. Are we not
allowed to expect the same from St. Paul, an author of
exceptional spiritual vitality and mental vigour?
Renan voiced the common opinion of the critics when he wrote:
"St. Paul alone, it would seem, could have written this little
masterpiece" (St. Paul, p. xi).
Date and place of writing
It is one of the
four Captivity Epistles composed by St. Paul during
his first imprisonment in Rome (see COLOSSIANS; EPHESIANS; EPISTLE
TO THE PHILIPPIANS; Philem., 9, 23). Colossians, Ephesians,
and Philippians are closely connected, so that the general opinion is
that they were written and despatched at the same time, between A.D. 61-63.
Some scholars assign the composition to Caesarea (Acts
23-26:
A.D. 59-60), but both tradition and internal evidence are in favour
of Rome.
Occasion and purpose
Onesimus, most likely
only one of many slaves of Philemon, fled away and, apparently
before his flight, defrauded his master, and ran away to Rome,
finding his way to the hired lodging where Paul was suffered to dwell
by himself and to receive all that came to him (Acts
28:16, 30). It is very possible he may have seen Paul, when he
accompanied his master to Ephesus. Onesimus became
the spiritual son of St. Paul (verses 9, 10), who would
have retained him with himself, that in the new and higher sphere of Christian service
he should render the service which his master could not personally perform.
But Philemon had a prior claim; Onesimus, as a Christian,
was obliged to
make restitution. According to the law,
the master of a runaway slave might treat him exactly as he pleased.
When retaken, the slave was usually branded on the forehead, maimed,
or forced to fight with wild beasts. Paul asks pardon for the
offender, and with a rare tact and utmost delicacy requests his master to
receive him kindly as himself. He does not ask expressly that Philemon
should emancipate his slave-brother, but "the word emancipation seems to
be trembling on his lips, and yet he does not once utter it" (Lightfoot,
"Colossians and Philemon", London, 1892, 389). We do not know the
result of St.
Paul's request, but that it was granted seems to be implied in
subsequent ecclesiastical
tradition, which represents Onesimus as Bishop of Beraea (Constit. Apost.,
VII, 46).
Argument
This short letter,
written to an individual friend, has the same divisions as the longer
letters: (a) the introduction (verses 1-7); (b) the body of
the Epistle or the request (verses 8-22); (c) the epilogue (verses
23-25).
1. Introduction (1-7)
The introduction contains
(1) the salutation or address: Paul, "prisoner of Christ
Jesus, and Timothy" greets Philemon (verse 1), Appia,
Archippus, and the Church in
their house (verse 2), wishing them grace and peace from God
our Father and the Lord
Jesus Christ (verse 3); (2) the thanksgiving for Philemon's faith and love (verses
4-6), which gives great joy and
consolation to the Apostle (verse 7).
2. Body of the Epistle
The request
and appeal on behalf of the slave Onesimus. Though he could
enjoin Philemon to do with Onesimus that which is convenient (verse 8),
for Christian
love's sake, Paul "an aged man and now also
a prisoner of Jesus
Christ" (verse 9) beseeches him for his son Onesimus whom he had
begotten in his bonds (verse 10). Once he was not what his name implies
(helpful); now, however, he is profitable to both (verse
11). Paul sends him again and asks Philemon to receive him as
his own heart (verse 12). He was desirous of retaining Onesimus with himself
that he might minister to him in his imprisonment,
as Philemon himself would gladly have done (verse 13), but he was
unwilling to do anything without Philemon's decision, desiring that his
kindness should not be as it were "of necessity but voluntary"
(verse 14). Perhaps, in the purpose of Providence, he was separated from
thee for a time that thou mightest have him for ever (verse 15), no longer as
a slave but more than a slave, as a better servant and a
beloved Christian brother
(verse 16). If, therefore, thou regardest me as a partner in faith,
receive him as myself (verse 17). If he has wronged thee in any way, or is in
they debt,
place that to my account (verse 18). I have signed this promise of repayment
with my own hand, not to say to thee that besides (thy remitting the debt)
thou owest me thine own self (verse 19). Yea, brother, let me have profit from
thee (sou onaimen) in the Lord, refresh my heart in
the Lord (verse 20). Having confidence in thine obedience, I
have written to thee, knowing that thou wilt do more than I say
(verse 21). But at the same time, receive me also and prepare a lodging for me:
for I hope that through your prayers I
shall be given to you (verse 22).
3. Epilogue (23-25)
The epilogue contains (1)
salutations from all persons named
in Colossians
4 (verses 23-24), and (2) a final benediction (verse 25).
This short, tender, graceful, and kindly Epistle has often been
compared to a beautiful letter of the Younger Pliny (Ep. IX, 21) asking his
friend Sabinian to forgive an offending freedman. As Lightfoot
(Colossians and Philemon, 383 sq.) says: "If purity of diction be
excepted, there will hardly be any difference of opinion in awarding
the palm to the Christian
apostle".
Attitude of St. Paul
towards slavery
Slavery
was universal in all ancient nations and the very economic basis
of the old civilization. Slaves were employed not only in all
the forms of manual and industrial labour, but also in many functions
which required artistic skill, intelligence, and culture; such as
especially the case in both the Greek and the Roman society.
Their number was much greater than that of the free citizens. In
the Greek civilization the slave was in
better conditions than in the Roman; but even according
to Greek law and usage, the slave was in a complete
subjection to the will of his master, possessing no rights,
even that of marriage. (See Wallon,
"Hist. de l'Esclavage dans l'Antiquité", Paris, 1845,
1879; SLAVERY.) St. Paul, as a Jew,
had little of pagan conception
of slavery; the Bible and
the Jewish civilization led him already into a happier and
more humane world. The bible mitigated slavery and enacted
a humanitarian legislation respecting the manumission of slaves; but
the Christian conscience of
the Apostle alone explains his attitude towards Onesimus
and slavery. One the one hand, St.
Paul accepted slavery as an established fact,
a deeply-rooted social institution which he did not attempt to
abolish all at once and suddenly; moreover, if the Christian
religion should have attempted violently to
destroy pagan slavery,
the assault would have exposed the Roman empire to a servile
insurrection, the Church to
the hostility of the imperial power, and the slaves to awful
reprisals. On the other hand, if St. Paul does
not denounce the abstract and inherent wrong of
complete slavery (if that question presented itself to his mind,
he did not express it), he knew and
appreciated its actual abuses and evil possibilities
and he addressed himself to the regulations and the betterment
of existing conditions. He inculcated forbearance
to slaves as well as obedience to masters (Ephesians
6:5-9; Colossians
3:22; 4:1; Philemon
8-12, 15, 17; 1
Timothy 6:1; Titus
2:9). He taught that the Christian slave is
the Lord's freedman (1
Corinthians 7:22), and vigorously proclaimed the complete spiritual equality
of slave and freeman, the universal, fatherly love of God,
and the Christian brotherhood
of men:
For you are all the
children of God by faith in Christ
Jesus. For as many of you as have been baptized in
Christ, have put on Christ. There is neither Jew nor
Greek, there is neither bond nor free: there is neither male nor female.
For you are all one in Christ
Jesus.
(Galatians
3:26-28; cf. Colossians
3:10-11)
These fundamental Christian principles
were the leaven which slowly and steadily spread throughout the whole empire.
They curtailed the abuses of slavery and finally destroyed it
(Vincent, "Philippians and Philemon", Cambridge, 1902, 167).
Sources
In addition to works
referred to, consult Introductions to the New Testament. CATHOLIC:
TOUSSAINT in VIGOUROUX, Dict. de la Bible, s. vv. Philemon; Philemon,
Epitre à; VAN STEENKISTE, Commentarius in Epistolas S. Pauli, XI (Bruges,
1896); ALLARD, Les esclaves chrétiens (Paris, 1900); PRAT, La
Théologie de S. Paul (Paris, 1908), 384 sq.; NON-CATHOLIC:
OLTRAMARE, Commentaire sur les Épitres de S. Paul aux Colossiens, aux
Ephesiens et a Philémon (Paris, 1891); VON SODEN, Die Briefe an die
Kolosser, Epheser, Philemon in Hand-Commentar zum N.T., ed. HOLTZMANN
(Freiburg, 1893); SHAW, The Pauline Epistles (Edinburgh, 1904);
WOULE, The Epistles to the Colossians and to Philemon (Cambridge,
1902).
Camerlynck, Achille.
"Philemon." The Catholic Encyclopedia. Vol. 11. New York: Robert
Appleton Company, 1911. 22 Nov. 2015
<http://www.newadvent.org/cathen/11797b.htm>.
Transcription. This
article was transcribed for New Advent by Thomas M. Barrett. Dedicated to
the memory of slaves who were slain.
Ecclesiastical approbation. Nihil
Obstat. February 1, 1911. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John
Cardinal Farley, Archbishop of New York.
Copyright © 2020 by Kevin
Knight. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.
SOURCE : https://www.newadvent.org/cathen/11797b.htm
November 22
SS. Philemon and Appia
PHILEMON, a
citizen of Colossæ in Phrygia, a man of quality and very rich, had been
converted either by St. Paul, when he preached at Ephesus, or by his disciple
Epaphras, who first announced the gospel at Colossæ. So great was the progress
he had made in virtue in a short time, that his house was become like a church,
by the devotion and piety of those who composed it, and the religious exercises
which were constantly performed in it: the assemblies of the faithful seem also
to have been kept there. Onesimus, a slave, far from profiting by the good
example before his eyes, became even the more wicked. He robbed his master, and
fled to Rome, where God permitted him to find out St. Paul, who was then
prisoner the first time in that city, in the year 62. That apostle, who was all
to all to gain the whole world to Jesus Christ, received this slave with the
tenderness of a father, showing so much the greater compassion as his wounds
were the deeper. Habits of theft are most difficult to be cured: Onesimus was
probably engaged in other evil courses, such crimes seldom go alone. Perhaps
only distress had brought him to St. Paul; yet the spirit of sincere charity
and piety, with which the apostle treated him, wrought an entire change of his
heart, so that its whole frame was renewed, and the stream of all his appetites
so turned, that of a passionate, false, self-interested man, he was now humble,
meek, patient, devout, and full of charity. True conversions are very rare,
because nothing under a total and thorough change will suffice. Neither tears,
nor good desires, nor intentions, nor the relinquishment of some sins, nor the
performance of some good works will avail anything, but a new creature; a word
that comprehends more in it than words can express, and which can only be understood
by those who feel it within themselves. Such was the conversion of Onesimus,
when he was instructed in the faith, and baptized by St. Paul. The apostle
desired to detain him that he might do him those services which the convert
could have wished himself to have rendered to his spiritual master. But he
would not do it without the consent of him to whom he belonged; nor deprive
Philemon of the merit of a good work, to which he was persuaded it would be his
great pleasure to concur: in justice the slave owed a satisfaction and
restitution to his master. St. Paul, therefore, sent Onesimus back with an
excellent epistle to Philemon, in which he writes with an inimitable tenderness
and power of persuasion, yet with authority and dignity. He styles himself
prisoner of Jesus Christ, the more feelingly to touch the heart of Philemon,
and to move him to regard his prayer. He joins Timothy, well known to Philemon,
with himself, and calls Philemon his beloved, and his assistant, who shared
with him the fruit and labour of the apostleship, to which the other
contributed all the succours in his power. Appia, his pious and worthy wife,
the apostle calls his dear sister, on the account of her faith and virtue. He
would also interest in his petition the whole church of Colossæ; Archippus, who
governed it for Epaphras, then in chains at Rome, and the domestic church or
faithful house of Philemon. He wishes them grace and peace. This was his
ordinary salutation. And what could he ask of God greater for them than grace, which
is the source and principle of Christian virtue, and peace, which is its fruit
and recompense? To praise a man to his face is a most delicate and difficult
task: this he does by thanking God for Philemon, which is the only manner of
praising another worthy of a Christian, who knows that all good is the gift of
God. Thus the apostle commends his faith, charity, and liberality to all as a
member of Christ, and declares his own affection by the strongest token, that
of always remembering him, and commending him to God in all his prayers; than
which no one can give a more certain mark of his sincere friendship. He uses
the tender epithet of brother; and says, that the saints have found comfort by
him in the assistance he afforded to all the afflicted brethren, whose
interests were common among them. At last he comes to the point, but proposes
it with authority, modestly putting Philemon in mind that, as an apostle, he
could command him in Christ; but is content to pray him, mentioning whatever
could render his entreaties more tender; as his name, which expressed a great
deal, his age and his chains: he intercedes for one whom he calls his own
bowels, and his son begotten in his chains: he speaks of his theft and flight
in soft terms, and mentions how serviceable he had himself found him. He
entreats and begs for his own sake, and prays that the obligations which
Philemon had to him, for the eternal salvation of his own soul, and his all,
might acquit Onesimus of his debt and injustice. He concludes, conjuring him by
their strict union and brotherhood in Christ. Philemon, upon such a
recommendation, with joy granted Onesimus his liberty, forgave him his crimes,
and all satisfaction, and shortly after sent him back to St. Paul, to serve him
at Rome; but the apostle wanted not his corporal services, and made him a
worthy fellow-labourer in the gospel. Both Latins and Greeks honour SS.
Philemon and Appia on this or the following day. Some Greeks say Philemon died
a martyr.
Rev. Alban Butler
(1711–73). Volume XI: November. The Lives of the Saints. 1866.
SOURCE : https://www.bartleby.com/lit-hub/lives-of-the-saints/volume-xi-november/ss-philemon-and-appia
Église-Saint-Philémon,
Québec, Canada
Santi Filemone ed Appia Sposi
e martiri, discepoli di San Paolo
Sec. I
Nella lettera a lui
destinata, l'Apostolo delle Genti elogia la sua Fede e il suo amore a Cristo.
Emblema: Palma
Martirologio
Romano: Commemorazione di san Filemone di Colossi, della cui carità per
Cristo Gesù si rallegrò san Paolo Apostolo; è venerato insieme a sua moglie
santa Affia.
Filemone di Colosse in
Frigia, fu discepolo di s. Paolo. A lui l'Apostolo scrisse la più breve delle
sue epistole, una delle quattro che spedì dalla prigionia romana (Eph., Phil,
Col, Philem.).
Il suo nome era diffuso
nell'Asia Minore (per es. il commediografo greco Filemone, cilicio, 361-262
a.C.) e soprattutto nella Frigia, come attestano, con molte iscrizioni,
Aristofane (Aves, 762) e Ovidio (Metamorph., VIII, 631: il bel mito di Filemone
e Bauci). Era un facoltoso colossese, proprietario di fabbricati e schiavi.
Poiché s. Paolo non era stato a Colossc, Filemone deve averlo conosciuto ad
Efeso (cf. Act. 19, 10-11), oppure durante un giro attraverso l'interno della
provincia d'Asia (Act. 19, 26; I Cor. 16, 19). Fu convertito e battezzato da
Paolo insieme ai suoi (Philem. 19: « devi a me anche te stesso »),
probabilmente durante il suo lungo ministero efesino tra il 54 e il 57.
Filemone si distingueva per la sua generosità nel soccorrere e nell'ospitare «
i santi » (ibid. 5-7, 22) e la « chiesa » o comunità colossese, si radunava
nella sua « casa » (ibid. 2). Aveva almeno cinquant'anni quando (nel 63) Paolo
gli scrisse da Roma, presentandoglisi come « vecchio » (ibid. 9) ; se Archippo,
che doveva averne almeno trenta poiché godeva di autorità nella chiesa
colossese (Col. 4, 17), era suo figlio, Filemone era più giovane di s. Paolo di
dieci o quindici anni, non più.
S. Paolo chiama Filemone
(ibid. 1) suo « collaboratore »; egli aveva infatti impiantato e diffuso
l'Evangelo a Colosse, insieme ad Archippo il quale è considerato da Paolo suo «
commilitone » (ibid. 2) e in Col. 4, 17 è menzionato come investito
d'importante ministero nella chiesa colossese; perciò parecchi ritennero fosse
vescovo di Colosse, forse sotto l'alto controllo e la direzione di Filemone
(preposto alle varie chiese della valle del Lieo, Laodicea compresa?). Il
termine greco con cui Paolo qualifica Archippo, è classico (Senofonte, Platone,
Aristotele), ma infrequente nei papiri (5-6 volte) e raro nel sec. I : solo
un'altra volta nel N. T. (Phil. 2, 25) e una volta in Flavio Giuseppe al
femminile (Bell. Iud. VI, 9, 1).
Non sorprende quindi se
le Constitutiones Apostolicae (sec. IV), VII, 46, 12 (ed. Funck, Paderborn
1905, pp. 454 sg.) dicono Filemone vescovo di Colosse e Archippo vescovo di
Laodicea (l'assegnazione di quest'ultimo a Laodicea è dovuta al fatto che in
Col. 4, 17 sembra incluso nella « chiesa » di Laodicea). Che Filemone fosse
capo della Chiesa di Colossepuò dedursi anche dalla sua forte e operosa
amicizia con s. Paolo (Philem. 13, 17, 22), che lo pone alla pari degli altri
suoi noti « collaboratori »; per mezzo suo l'Apostolo si rivolge alla « chiesa
» colossese (ibid. 2, 25), le cui assemblee dovevano essere presiedute da lui «
nella casa » sua.
Per uno strano equivoco,
il colossese Filemone venne creduto di Rodi da vari bizantini (Suida, G.
Ce-dreno, ecc.) che identificavano i Colossesi con i Rodioti, la cui isola era
caratterizzata dal famosissimo « colosso ». Questa curiosa opinione riappare
ancora in s. Francesco di Sales (Traité de l'Amour de Dieu, 1. VII, c. 6).
Se, come è probabile,
Filemone era capo della comunità colossese, è da ritenersi uno « spirituale »
eccezionalmente « perfetto » (cf. I Cor. 2, 6, 10-16), poiché l'Apostolo gli
inviò, insieme alla breve lettera a lui intestata, la sublime sintesi
dell'Epistola ai Colossesi. Al tempo di Teodoreto (sec. V) si mostrava
ancora in Colosse la casa di Filemone (In epist. ad Philem., Prooem., in PG,
XXVI, col. 601).
Appia, o meglio Affia o Apphia, fin dall'inizio della lettera, è posta da s.
Paolo a fianco di Filemone « fratello diletto » e salutata come « sorella
diletla » (questo aggettivo manca nella maggioranza dei codd. e nelle edizioni
critiche, ma si ha nella Volgata, nella Peshitta e in parecchi codd. dal sec.
VIII in poi). S. Giovanni Crisostomo, Teodoreto, ed altri al loro seguito,
hanno ritenuto, con buon fondamento, che essa fosse la moglie di Filemone.
Apparteneva, comunque, certamente alla sua famiglia, come del resto Archippo,
nominato per ultimo fra i tre destinatari della lettera (ibid. 1-2) i quali
formavano un gruppo familiare assai caro a Paolo; Archippo doveva essere il
figlio di Filemone ed Appia. La loro casa amica era a disposizione
dell'Apostolo (ibid. 22). I tre, insieme al loro schiavo convertito Onesimo,
che è oggetto, e (con Tichico), latore dell'Epistola a Filemone, sono commemorati
nei martirologi latini, al seguito dei menologi greci, il 22 nov. ; tutti e
quattro sarebbero stati martirizzati insieme a Colosse.
Tra Filemone e s. Paolo
intercorrevano rapporti di figlio a padre, una solidarietà (ibid. 17) di beni,
di opere e di responsabilità che indusse l'Apostolo ad intervenire « più
esortando che comandano » (ibid. 8-9) per risolvere il delicato caso di
Onesimo, schiavo di Filemone, che era fuggito. Filemone aveva acquistato un
giovane schiavo, svelto e capace, che chiamò Onesimo (« utile »), nome greco
che ricorre già in Tucidide. Dopo aver derubato il padrone, Onesimo
scappò; giunse a Roma, ove confluivano avventurieri da ogni nazione, mentre
Paolo vi era prigioniero (61-63). Gli schiavi fuggitivi erano fuori legge e,
unendosi ai loro pari, si abbandonavano spesso alla delinquenza. Esaurito il
danaro, braccato forse dalla polizia posta da Filemone sulle sue tracce,
Onesimo, che in casa dell'antico padrone doveva aver sentito parlare di Paolo,
andò a trovarlo nell'alloggio che l'Apostolo aveva affittato e ove riceveva
liberamente le visite di molti (Act. 28, 30-31).
Paolo insegnò a Onesimo
qual'è la vera, d'unica libertà : la vita interiore « nascosta con Cristo in
Dio » (Col. 3, 3). Gesù Cristo, il più potente e libero tra gli esseri,
sacrificò la sua sovranità e la sua libertà assumendo la veste di schiavo, e
volle subire la crocifissione degli schiavi (Phil. 2, 7-8), per riscattare
tutti dalla quadruplice schiavitù dell'errore, della carne con i suoi desideri,
del mondo, del peccato (I Cor. 7, 23; Rom. 6, 16-22), di fronte alla quale le
oppressioni esteriori sono cosa insignificante. Paolo stesso era vissuto nella
schiavitù della lettera della Legge, la quale non affrancava dalla carne e dal
peccato; ma convertitosi allo Spirito di Cristo Signore, aveva trovato l'unica
vera libertà (II Cor. 3, 17). Perciò la fede che unisce a Gesù e il Battesimo
che immerge nel suo mistero di morte e di vita elevano il rigenerato sopra le
transitorie vicende umane e annullano le abnormi distanze sociali prodotte
dalle prepotenze egoistiche di pochi fortunati. « Hai ricevuto la vocazione
cristiana essendo schiavo? Ciò non ti deve angustiare. Ma, anche se puoi
diventare libero, metti a profitto la tua condizione di schiavo. Infatti, colui
che è chiamato nel Signore essendo schiavo, è il liberto del Signore.
Parimenti, colui che è stato chiamato essendo libero è lo schiavo di Cristo.
Siete stati comprati in contanti (dal Redentore); non diventate schiavi degli
uomini!» (I Cor. 7, 21-23). Il più meschino schiavo di Cristo è il più libero
degli uomini; invece la libertà conclamata dagli uomini abbandonati a se stessi
è la più obbrobriosa delle degenerazioni oppressive (Rom. 1, 21-26). Solo chi è
morto all'uomo vecchio crocifiggendosi con Gesù al mondo e alle sue nefandezze
per risorgere con lui alla nuova vita, eterna (Col. 3, 6-10; Eph. 4, 20-24;
Gal. 3, 27; 6, 14-15), possiede la libertà autentica: «voi siete stati chiamati
per la libertà, fratelli; soltanto che non dovete fare della libertà un
pretesto per la carne, ma, mediante la carità, dovete servirvi a vicenda »
(Gal. 5, 13). Dalla vera ed unica libertà che si identifica con l'amore divino
in Gesù Cristo, « né i ceppi, né le oppressioni, né le sofferenze del tempo
attuale » ci potranno mai separare (Rom. 8, 18, 35-39). Perciò come non esiste
più distanza tra il giudeo e il pagano, non vi è più differenza tra lo schiavo
e il libero (Col. 3, 11; Gal. 3, 28; I Cor. 12, 13) : sono una sola e stessa
cosa in Cristo.
Ignoriamo quante volte
Onesimo sia stato istruito da Paolo, il quale, alla fine, lo battezzò. Stretto
in catene, l'Apostolo libera lo schiavo di Filemone, che poteva ripetere ciò
che Diogene diceva del suo maestro Andatene : « Mi ha reso libero nell'anima, e
così ho cessato di essere schiavo ».
Paolo avrebbe voluto
trattenere Onesimo, ormai cristiano e quindi libero, con sé, perché l'aiutasse
mentre era prigioniero (Philem. 13). Ma legalmente il neofito era ancora
schiavo di Filemone e, poiché Tichico partiva per d'Asia (Col. 4, 7-9), Paolo
invia entrambi alla chiesa di Colosse con una sua lettera per Filemone. Questa
è la più breve — come si è detto — dell'epistolario paolino (25 versetti);
eccezionalmente sembra essere stata scritta interamente di mano dell'Apostolo
(Philem. 19) e verte intorno allo schiavo redento per il quale Paolo chiede il
perdono, il condono, e delicatamente suggerisce, infine, l'affrancamento (ibid.
21). Non si tratta di un affare puramente privato : è connesso
indissolubilmente alla fede e alla morale cristiana. Onesimo era ormai un «
fratello carissimo e fedele » di Paolo e, in quanto tale e come uno « dei loro
», interessava la Chiesa colossese (Col. 4, 9). L'Apostolo mediante questa
lettera pone le premesse dell'affrancamento dello schiavo convertito. La
manumissio (cf. I Cor. 7, 22), nelle province greche, era attuata in forme non
solenni che venivano progressivamente accolte nel diritto romano; la più
semplice e spontanea era la manumissio inter amicos; il padrone dichiarava in
presenza di amici di liberare lo schiavo (U. E. Paoli). Paolo che, nel diritto
nuovo e più profondo della nuova vita in Cristo, era padrone di Onesimo assai
più di Filemone, inizia ora, con la liberazione dello schiavo rigenerato,
l'abolizione della schiavitù.
« Incatenato per Cristo
Gesù », Paolo si unisce come intestatario della lettera « il fratello Timoteo
». Gli sono in quel momento vicini Epafra « mio concaptivo in Cristo Gesù » e i
« collaboratori » Marco, Aristarco, Dcmas, Luca (Philem. 23-24). Questi nomi
sono gli stessi che compaiono nell'Epistola ai Colossesi (Col. 4, 10-14), ove è
menzionato in più Gesù il Giusto. Varie analogie di concetto e di forma fra la
fine dell'Epistola ai Colossesi e la lettera a F. (Philetn. 2 = Col. 4,
17; Philem. 1, 9, 13 = Col. 4, 18; Philetn. 8 = Col.3, 18; Philem. 10 = Col. 4,
9; Philem. 16 = Col.4, 7; Philem. 23 = Co/. 4, 10; ecc.). Molti accenni a
identiche persone e circostanze, permettono di affermare che Philem. fu scritta
subito dopo Col., al termine della biennale prigionia romana, cioè nella primavera
del 63. Le due lettere, infatti, dovevano essere recate a Colossc da Tichico
con One-simo (Col. 4, 7-9).
Come le grandi epistole,
Philem. è divisa in prologo, corpo della trattazione, epilogo e, come le altre,
fin dal prologo irradia la luce e la vita dell'Evangelo. L'Apostolo sa che F.
leggerà la sua lettera durante la sinassi liturgica in casa sua : perciò
saluta, con Filemone e Archippo che la ospitano e dirigono, « la chiesa che si
riunisce in casa tua » (Philem. 2), cui ritorna nella chiusa (ibid. 25) augurandole
« la grazia di N. S. G. C. » (« con lo spirito vostro »). Ciò spiega il facile
passaggio della seconda persona dal singolare al plurale (vv. 3-6, 22-25).
Il prologo (vv. 1-7) è
costituito dal saluto unito all'indirizzo ai tre della famiglia (Filemone,
Appia ed Archippo) ed alla « chiesa » (1-3) : l'augurio (« grazia e pace ») è
letteralmente identico a quello di tutte le epistole paoline (eccetto Col. 1, 2
nel testo critico!). Segue il ringraziamento a Dio (vv. 4-7), in cui loda « la
carità e la fede che (tu, Filemone) hai per il Signore Gesù e verso tutti i
santi, onde la partecipazione della tua fede diventi operosa nella conoscenza
di tutto il bene che è in voi, per Cristo » (v. 6) ; si congratula molto a
motivo della « tua carità, perché le viscere dei santi si sono ristorate
(secondo la promessa di Gesù: Mt. 11, 28) per causa tua, fratello » (v. 7).
Dopo l'insinuante
esordio, Paolo introduce la sua richiesta (che — osserva — potrebbe essere «
comando », in virtù dell'autorità apostolica e della paternità spirituale) in
forma di amorevole raccomandazione (« preferisco esortarti a motivo della
carità » v. 9) in favore di Onesimo, Io schiavo fuggitivo, pentito e redento in
Cristo (vv. 8-21). La domanda si svolge poi nel quadro dell'eùayysXtov paolino,
e procede dalla commossa rievocazione della presente situazione dell'Apostolo
all'argomentazione dogmatica che sfocia nella vita in Cristo, unica e
sovraterrestre per tutti i credenti senza distinzione. « Io, Paolo, ormai
vecchio, ed ora anche incatenato per Cristo Gesù, intercedo per il mio
figliuolo, che ho generato (cf. I Cor. 4, 15) nei ceppi » (v. 10). Fino al v.
16 espone i motivi connessi alla persona del suo neofito.
« Onesimo (" utile
", donde una delicata paronomasia) ti fu già disutile; ma ora è utile e a
te e a me. Te l'ho mandato, e tu accoglilo come le mie stesse viscere»
(vv. 11-12). Dopo la sua conversione o « nuova creazione », che ha liquidato
tutto il passato (cf. II Cor. 5, 17), spiega l'Apostolo, « avrei voluto
trattenerlo presso di me, affinché in vece tua mi servisse mentre sono nei
ceppi dell'Evangelo ». Ma, rispettoso dei diritti (legali, convenzionali) del
padrone, « non ho voluto fare nulla senza il tuo permesso, né che tu compissi
un'opera buona perché costretto, bensì per tua volontà» (vv. 13-14). Ed assurge
ai principi supremi dell'economia salvifica (vv. 15-16) : « Forse infatti a tal
fine si è separato temporaneamente da te, perché tu lo ricuperi in eterno, e
non più quale schiavo ma ben più che schiavo quale fratello diletto; se è tale
per me, tanto più per te per ragioni naturali e soprannaturali ». E Paolo,
incalzando, conclude (vv. 17-20): «Se dunque mi consideri in comunione con te
(per la fede e carità, cf. v. 6), accoglilo come me stesso. Se poi in qualche
cosa ti ha danneggiato o ti è debitore, imputalo a me stesso ». E come il
debitore che s'impegna legalmente, aggiunge : « Io, Paolo, ho scritto di mia
mano : restituirò. Per non dirti che, a tua volta, tu mi devi te stesso. Sì,
fratello, fa che io abbia da te questo favore nel Signore. Ristora le mie
viscere (cf. v. 7) in Cristo ». E termina con una frase che suggerisce
discretamente a Filemone una generosità più piena : « Ti ho scritto persuaso
della tua obbedienza (la domanda dell'Apostolo equivale quindi a un " comando
", v. 8 : poiché si basa su motivi irrecusabili), sapendo anzi che farai
anche più di quanto dico » (v. 21), concederai cioè addirittura l'affrancamento
al tuo schiavo rigenerato in Cristo, divenuto quindi tuo « fratello diletto »
(v. 16).
Nell'epilogo,
contraccambiando Filemone con una consolante prospettiva, Paolo annunzia come
probabile la sua venuta in casa di Filemone, poco dopo che vi sarà rientrato
Onesimo. « Contemporaneamente prepara anche a me ospitalità; spero infatti che,
mediante le vostre preghiere, vi sarò concesso » (v. 22). Le norme di
ospitalità ricorrono nella Didaché 11, 3-6 (cf. J.-P. Audet).
Questo accenno
dell'Apostolo al suo prossimo proscioglimento induce a supporre che la lettera
a F. per porre termine all'avventura di Onesimo fu scritta al termine del
biennio della prigionia romana 61-63. Ignoriamo però se il progetto di
raggiungere fra breve la casa di F. a Colosse, potè realizzarsi.
John Knox, dal 1935,
propugna una nuova ipotesi. Il vero padrone di Onesimo non sarebbe Filemone
nominato per primo, bensì Archippo. Volendo ottenere l'affrancamento dello
schiavo per associarselo nel ministero evangelico, Paolo ne perora la causa
presso Archippo; ma siccome non lo conosce, indirizza la lettera a Filemone suo
amico, che sembra preposto alle chiese della valle del Lico. Non fidandosi
troppo di Archippo, l'Apostolo incaricherebbe di condurre a termine la pendenza
Filemone e l'intera comunità (v. 2). Vuole che i fedeli di Colosse leggano la «
lettera ai Laodicesi » (Col. 4, 16); Knox identifica questa con la lettera a
Filemone, la cui residenza episcopale sarebbe stata Laodicea. Vuole che, dopo
averla letta, insistano presso Archippo perché disimpegni il «servizio»
richiestogli (ibid. 4, 17) di cedergli Onesimo. J. Knox ritiene di avere con
tali precisazioni chiarito molti punti oscuri (pp. 30-34, 51-57); ma la sua
elaborata, troppo ingegnosa, ricostruzione critico-storica ha riscosso poche
adesioni : suscita più difficoltà di quante non ne risolva. Anche
psicologicamente appare forzata, giacché trasforma in simulazione diplomatica
uno scritto che si distingue a prima vista per spontaneo abbandono e limpida
semplicità di cordiale effusione.
Il merito della
conservazione di questa breve lettera paolina risale anzitutto a Filemone e
alla sua famiglia. Menzionata dal canone Muratoriano (sec. II) che la pone con
le tre lettere pastorali, la lettera a Filemone è rivendicata come autentica,
contro i pochi critici radicali che la rigettarono, dai « liberali » E. Renan,
A. Sabatier, H. J. Holtzmann, C. Olemen, A. Deissmann, A. Jùlicher, ecc. Lo
stile, molto ammirato da H. von Soden, è squisitamente paolino. Dopo Erasmo (In
Philem., 20), che sfida lo stesso Cicerone davanti alla penetrante suasività di
questo rapido biglietto confidenziale, tutti ne rilevano oggi l'insuperabile
grazia e suggestività.
Già F. W. Farrar istituì
un diligente paragone (1892) con le due lettere di Plinio il Giovane a
Sabiniano su analogo argomento, prima e dopo l'affrancamento (Epistolae, 1. IX,
21, 24), concludendo per l'inconfondibile originalità e per la totale
superiorità, morale e letteraria, dello scritto paolino a Filemone.
Rinviando Onesimo al suo
padrone, Paolo non intendeva certo consacrare l'istituto della schiavitù allora
diffusa. Ma si astiene, sull'esempio di Gesù Cristo, da pose demagogiche e
rivoluzionarie. Lascia sopravvivere i potenti che soggiogano i debali e
sfruttano i poveri; ma orienta gli animi dei padroni e degli schiavi ai supremi
valori immutabili, all'apprezzamento della vera inamissibile libertà, che è
interiore e non subordinata alle contingenti sopraffazioni dell'homo homini
lupus; afferma la completa eguaglianza di tutti alla luce di Dio in
Cristo. In Col. 3, 22-41 (brano contemporaneo a Philem.), Paolo espone
come l'obbedienza dello schiavo in Christo è assai più nobile della potenza del
padrone spocchioso. Pur obbedendo, il credente « non cerca di piacere agli
uomini, ma lavora per il Signore e non per gli uomini » ; sa che presso Dio «
non vi è accezione di persone », che tutti sono uguali davanti al Giudice de!
bene e del male, e che l'unico padrone tollerabile è quello che riconosce di
essere anch'egli servo del « Padrone in cielo ». In tal modo lo schiavo
conculcato diventa superiore all'ottuso e truce suo capo. Queste stesse norme di
Col. 3, 22-41 che debbono reggere i rapporti tra i cristiani sono ribadite
nella Didaché 4, 9-11 (J. P. Audet, p. 338-43).
Ormai l'unica gerarchia è
quella dello Spirito di Cristo, fonte di libertà (II Cor. 3, 17). Di questa
unica libertà ed eguaglianza, per cui occorre rassegnarsi alle temporanee
ingiustizie terrene, l'Apostolo era costante assertore (I Cor. 7, 21-22).
Chiunque è battezzato è « fratello diletto » d'ogni altro cristiano, sia pur
ricco e potente (Philem. 16) : sono infatti parimenti rigenerati quali figli di
Dio (Col. 1, 12-14; Gal. 3, 26; 4, 7), ed in Cristo scompare ogni differenza
tra lo schiavo e il libero, il capo e il suddito (Col. 3, 11; Gal. 3, 28; I
Cor. 12, 13). Questa visione cristiana, aperta anzitutto ai poveri, ai
sopraffatti dai « grandi », agli umiliati ed offesi, spezzerà in breve le
esteriori catene legali; è l'unica infatti che ha liberato l'uomo dalla
schiavitù del mondo con i suoi privilegi e privilegiati, dall'oppressione del
potere e della sua pompa con le conseguenti insaziabili cupidigie,
dall'assoggettamento alla carne, al peccato e alla morte (Rom. 6,
20). Cristo ci ha tutti egualmente riscattati a caro prezzo (Col. 1, 14; I
Cor. 7, 23). Ma, purtroppo, la schiavitù individuale e « di massa »
continua ad imperversare illegalmente, anzi si aggrava, perché « lo Spirito del
Signore, che è libertà », è soffocato dagli scaltri potenti, arricchiti dal
lavoro dei pazientissimi asserviti.
SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/90445
Filemone
1 Paolo, prigioniero
di Cristo Gesù, e il fratello Timòteo al nostro caro collaboratore
Filèmone,
2 alla sorella
Appia, ad Archippo nostro compagno d'armi e alla comunità che si raduna nella
tua casa:
3 grazia a voi e
pace da Dio nostro Padre e dal Signore Gesù Cristo.
4 Rendo sempre
grazie a Dio ricordandomi di te nelle mie preghiere,
5 perché sento
parlare della tua carità per gli altri e della fede che hai nel Signore Gesù e
verso tutti i santi.
6 La tua
partecipazione alla fede diventi efficace per la conoscenza di tutto il bene
che si fa tra voi per Cristo.
7 La tua carità è
stata per me motivo di grande gioia e consolazione, fratello, poiché il cuore
dei credenti è stato confortato per opera tua.
8 Per questo, pur
avendo in Cristo piena libertà di comandarti ciò che devi fare,
9 preferisco
pregarti in nome della carità, così qual io sono, Paolo, vecchio, e ora anche
prigioniero per Cristo Gesù;
10 ti prego dunque
per il mio figlio, che ho generato in catene,
11 Onesimo, quello
che un giorno ti fu inutile, ma ora è utile a te e a me.
12 Te l'ho
rimandato, lui, il mio cuore.
13 Avrei voluto
trattenerlo presso di me perché mi servisse in vece tua nelle catene che porto
per il vangelo.
14 Ma non ho voluto
far nulla senza il tuo parere, perché il bene che farai non sapesse di
costrizione, ma fosse spontaneo.
15 Forse per questo
è stato separato da te per un momento perché tu lo riavessi per sempre;
16 non più però come
schiavo, ma molto più che schiavo, come un fratello carissimo in primo luogo a
me, ma quanto più a te, sia come uomo, sia come fratello nel Signore.
17 Se dunque tu mi
consideri come amico, accoglilo come me stesso.
18 E se in qualche
cosa ti ha offeso o ti è debitore, metti tutto sul mio conto.
19 Lo scrivo di mio
pugno, io, Paolo: pagherò io stesso. Per non dirti che anche tu mi sei debitore
e proprio di te stesso!
20 Sì, fratello! Che
io possa ottenere da te questo favore nel Signore; da' questo sollievo al mio
cuore in Cristo!
21 Ti scrivo
fiducioso nella tua docilità, sapendo che farai anche più di quanto ti chiedo.
22 Al tempo stesso
preparami un alloggio, perché spero, grazie alle vostre preghiere, di esservi
restituito.
23 Ti saluta Epafra,
mio compagno di prigionia per Cristo Gesù,
24 con Marco,
Aristarco, Dema e Luca, miei collaboratori.
25 La grazia del
Signore Gesù Cristo sia con il vostro spirito.
SOURCE : https://www.laparola.net/wiki.php?riferimento=Fm&versioni[]=C.E.I.
Filèmone
Enciclopedia on line
Ricco cittadino di
Colosse, convertito da s. Paolo e destinatario della più breve (25 versetti;
perciò designata talvolta come "biglietto") delle lettere
dell'apostolo (la lettera a F.), scritta da lui "vecchio e ora
prigioniero di Cristo Gesù" (perciò da Cesarea, o da Efeso, o, come
ritengono ancora i più, da Roma) a F., nonché ad Appia e ad Archippo. S. Paolo
prega F. di accogliere con amore e "non come schiavo, ma più che schiavo
fratello diletto" Onesimo, che fuggito
dal padrone (Filemone stesso) e rifugiatosi, non si sa come, presso l'apostolo,
era stato da lui convertito al cristianesimo. Paolo lo rimandò invece con
questa commendatizia all'amico. La lettera, della cui autenticità dubitarono
alcuni antichi secondo s. Girolamo (ma è riconosciuta già dal Canone
muratoriano, da Tertulliano e da Origene) e pochissimi tra i moderni, è spesso
citata a proposito dell'atteggiamento del cristianesimo primitivo verso la
schiavitù: s. Paolo non ne annuncia l'abolizione, né d'altra parte si limita a
propugnare un trattamento benevolo, ma proclama, nella differenza dei rapporti
sociali, l'annullamento di essa sul piano spirituale della fratellanza
cristiana; suggerendo quindi a F., tra le righe, che farebbe bene a liberare
Onesimo spontaneamente.
© Istituto della
Enciclopedia Italiana fondata da Giovanni Treccani - Riproduzione riservata