mercredi 7 octobre 2015

Sainte JUSTINE de PADOUE, vierge et martyre


Bartolomeo Montagna (1450–1523). Sainte Justine de Padoue, 1490,
 huile sur panneau, Metropolitan Museum of Art


SAINTE JUSTINE DE PADOUE, vierge et martyre

SAINTE JUSTINE était née à Padoue au 1er siècle de l'Église ; ses parents, fort honorés dans la ville, s'étaient convertis à la prédication d'un envoyé de saint Pierre et avaient obtenu du ciel, après un mariage longtemps stérile, cette fille qui devait être si célèbre par son martyre.

Justine, dès son enfance, fit le charme de ses parents; obéissante, réfléchie, sérieuse, elle unissait la maturité à l'ingénuité; la prière avait beaucoup plus d'attraits pour elle que les jeux de son âge; elle grandissait chaque jour dans le mépris du monde et dans l'amour de Dieu, et fit le vœu de virginité perpétuelle.

Justine avait seize ans environ, quand éclata la persécution de Néron. De nombreux chrétiens furent arrêtés, déchirés avec des ongles de fer, jetés dans des chaudières d'huile bouillante, écrasés sous de lourds pressoirs ou soumis à d'autres supplices non moins horribles.

La jeune vierge fut loin d'être intimidée; elle n'avait qu'un désir et ne demandait qu'une seule grâce, mourir pour Jésus-Christ. Elle pénétrait dans les prisons pour encourager les martyrs, les soigner, leur distribuer des secours. Un jour, elle revenait de la campagne où elle était allée visiter quelques fidèles qui s'y étaient retirés, quand elle tomba entre les mains des soldats qui la cherchaient.

Elle comprit que l'heure du grand combat était arrivée pour elle. Sans perdre son calme, elle demanda un instant pour prier; ils lui accordèrent quelques instants. Justine en profita pour s'agenouiller sur une pierre, et demanda à l'Époux de son âme de soutenir son courage et de la rendre fidèle jusqu'à la mort. A ce moment, la pierre où elle priait s'amollit comme de la cire, et conserva très visible l'empreinte de ses genoux.

Comprenant à ce signe qu'elle est exaucée, Justine se lève et marche avec courage. Le préfet, à la vue de cette jeune vierge dont la candeur rehaussait la beauté, se sentit épris d'amour pour elle et lui fit les plus flatteuses promesses : «Je me suis consacrée à Jésus-Christ, répondit-elle; jamais un mortel ne partagera mon cœur avec lui.»

Le juge lui fit alors percer le cœur d'un coup d'épée. C'était le 7 octobre 63.

Pratique: Dans les circonstances difficiles, mettez-vous à genoux, priez avec ferveur.




Andrea Mantegna (1431–1506), Sainte Justine de Padoue
tempera sur bois, 97 X 37, panneau du retable polyptyque de Saint-Luc

Sainte Justine


martyre à Padoue (1er s.)

Elle aurait été baptisée à Padoue par un disciple de saint Pierre. Si vive était sa foi, qu'elle demeura fermement attachée à Jésus-Christ et pour cela fut percée d'un coup d'épée.

(Voir tableau le martyre de Ste Justine par Véronèse au Musée de Padoue.) 

À Padoue en Vénétie, sainte Justine, vierge et martyre.

Martyrologe romain



Véronèse, Le Martyre de sainte Justine, v. 1573,
 huile sur toile, 103 X 113, Musée des Offices, Florence

SAINTE JUSTINE DE PADOUE, VIERGE ET MARTYRE

Santus     mardi, 09:07

7 octobre SAINTE JUSTINE DE PADOUE, VIERGE ET MARTYRE, Sainte Justine naquit en Italie, dans la ville de Padoue, vers le milieu du Ier siècle. Ses parents vécurent dans les superstitions du paganisme, jusqu'à ce qu'éclairés des lumières de l'Evangile, par la prédication et les miracles de saint Prosdocime, que le Prince des Apôtres envoya à Padoue, ils renoncèrent à l'idolâtrie et reçurent le sacrement de la foi, qui les soumit entièrement à Jésus-Christ. Ils obtinrent ensuite dans leur stérilité la sainte Justine qui a été la première martyre de l'Eglise naissante dans l'Italie. Elle s'éloignait de tous les petits divertissements qui font l'occupation de cet âge.

Elle priait Dieu avec une attention et une modestie qui surpassaient tout ce que l'on voit dans les autres enfants. Ses parents appliquèrent tous leurs soins à l'élever dans la crainte du Seigneur et à la faire instruire des plus pures maximes de notre religion. Saint Prosdocime fut son maître, et il lui inspira un si parfait mépris du monde, que des qu'elle fut maîtresse d'elle-même, elle se donna tout entière à Jésus-Christ par le voeu d'une perpétuelle virginité. Néron excita pour lors la première persécution contre l'Eglise naissante.

Ce cruel, attribuant aux chrétiens l'incendie de Rome dont lui-même était l'auteur, les fit tourmenter par des supplices honteux et inhumains, sans aucune distinction d'âge ni de qualité. Après avoir rempli Rome de meurtres, il voulut porter sa cruauté plus loin. Pour cet effet, il envoya ordre aux gouverneurs des provinces de se saisir de tous ceux qui croyaient au Crucifié, d'employer toutes sortes de moyens pour les attirer au culte des dieux, et, en cas de refus, de procéder contre eux avec une rigueur impitoyable. Maximien, qui avait succédé à Vitalien dans le gouvernement de Padoue, n'eut pas plus tôt reçu ce mandat de l'empereur, qu'il exerça sur les chrétiens des cruautés que les Buzire et les Mézence avaient ignorées.

Les uns furent déchirés avec des peignes de fer, les autres jetés dans des chaudières d'huile bouillante ; ceux-ci furent écrasés sous des pressoirs comme la vendange, et ceux-là s'enfermèrent volontairement dans des cavernes et des fosses pour n'être point exposés à des tourments si insupportables. Justine se trouva enveloppée dans cette sanglante persécution; comme elle s'appliquait continuellement aux exercices de la charité chrétienne, entrant dans les prisons pour y adoucir par ses aumônes les nécessités de ceux qui y gémissaient et pour les encourager à souffrir les supplices qu'on leur préparait, Maximien donna ordre de l'arrêter, résolu de lui enlever ses biens et de corrompre, s'il pouvait, sa pureté et sa foi. Cet ordre ne fut pas longtemps sans être exécuté, car, peu de jours après, elle revenait d'une maison de campagne où elle avait séjourné pour la consolation des fidèles qui s'y étaient retirés ; Elle tomba entre les mains des soldats qui la cherchaient. Ils lui accordèrent quelques moments pour implorer le secours du ciel dans les combats qu'on lui préparait, et elle le fit avec tant de ferveur et de succès, que le marbre où elle s'était agenouillée dépouilla la dureté qui lui est naturelle et s'amollit comme la cire sous ses genoux, de sorte qu'il s'y fit deux creux que l'on voit à Venise dans l'église appelée Sainte-Justine.

Ce miracle n'empêcha pas qu'elle ne fût menée à Maximien pour être punie comme chrétienne ; mais ce tyran ne l'eut pas plus tôt aperçue qu'il fut charmé de sa beauté. D'abord, il la flatta, lui promit des honneurs, lui offrit des présents et, espérant en faire sa conquête, il employa contre elle tous les artifices propres à ébranler sa constance. Mais Justine, animée de cet esprit qui fait les forts, ne succomba point ; elle rejeta les présents de ce séducteur, et ne fut touchée ni de ses flatteries ni de ses promesses. Elle lui dit généreusement qu'ayant voué sa virginité au Fils de Dieu, le plus accompli de tous les époux, lui seul pouvait posséder ses inclinations, et que nul homme mortel ne partagerait jamais son cœur avec lui.

Une réponse si peu attendue changea l'amour de Maximien en fureur. Il s'emporta contre Justine, la traita d'impie, de rebelle et d'opiniâtre, et la menaça des plus cruels supplices ; mais ni ses injures ni ses menaces ne firent aucune impression sur son esprit. C'était une jeune fille de seize ans, dont le courage était au-dessus de son âge et de son sexe. Elle confessa Jésus-Christ sans crainte, et témoigna avec une force incroyable qu'elle était prête à être la victime de Celui dont elle avait l'honneur d'être l'épouse.

Le tyran, irrité de ses discours, la condamna sur-le champ à la mort, et elle la reçut avec joie par un coup d'épée qui, lui perçant le cœur, la tira de son exil et la fit monter au ciel pour y régner éternellement avec son Bien-Aimé. La Sainte fit connaître son mérite par les miracles qu'elle opéra ; car elle rendit la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds, le. mouvement aux paralytiques, la santé à toutes sortes de malades, et elle continua de faire les mêmes grâces et de plus grandes à ceux qui imploraient son secours avec foi.






Moretto da Brescia (1498–1554). Sainte Justine et la licorne, v. 1530,
 huile sur panneau, 200 X 139, Kunsthistorisches Museum


Saint Justina of Padua, VM (RM)

October 7


This virgin martyr was greatly revered at Padua, Italy, where a church was built in her honor in the 6th century. But the document which states that she was baptized by a disciple of Saint Peter and was martyred under Nero is a forgery of the middle ages (Attwater). Another source states that she was martyred under Diocletian about 300, but the date of her life is unknown. In art, she is depicted as a maiden with a palm, book, and a sword in her breast. In particular instances she is shown (1) with a unicorn (symbolizes virginity) and palm; (2) setting a cross on the head of the devil while holding a lily in her hand; (3) with Saint Prosdocimus, bishop; or (4) with Saint Scholastica (Roeder).

She is the patroness of Padua and venerated also in Venice, Italy.

Roeder remarks in the introduction to her book (p. xii) that a curious confusion exists between Saint Scholastica (sister of Saint Benedict) and Saint Justina, who never was a nun, and who appears with a sword, a unicorn, or her confessor Saint Prosdocimus. It may be because Saint Benedict founded his order at Monte Cassino, and Scholastica became patroness of all Cassinese congregations.

One of the most powerful Cassinese congregations of the Renaissance was at the convent of Saint Justina at Padua. The result is that paintings and woodcuts as far north as Germany show the two together, sometimes in the company of their spiritual directors. This is just another way that the stories of the saints become confused. Saint Prosdocimus was a bishop, though sometimes shown in a monks habit, and Saint Justina was never a nun. In the pictures showing Justina and Scholastica, both may be wearing habits but the veiled figure is always Scholastica (Attwater, Encyclopedia, Roeder).



St. Justina of Padua, Virgin and Martyr

SHE suffered at Padua in the persecution of Dioclesian, about the year 304, or, according to some, in that of Nero. Fortunatus ranks her among the most illustrious holy virgins, whose sanctity and triumph have adorned and edified the church, saying that her name makes Padua illustrious, as Euphemia Chalcedon, and Eulalia the city Emerita. And in his poem on the life of St. Martin, he bids those who visit Padua, there to kiss the sacred sepulchre of the blessed Justina, on the walls of which they will see the actions of St. Martin represented in figures or paintings. 1 A church was built at Padua, in her honour, about the middle of the fifth age, by Opilio, prefect of the prætorium, who was consul in 453. 2 Her precious remains, concealed in the irruption of Attila, who destroyed Aquileia and Padua in the middle of the fifth century, were found in 1177, and are kept with great veneration in the famous church which bears her name. It was most elegantly and sumptuously rebuilt in 1501, and, with the adjoining Benedictin monastery, (to which it belongs,) is one of the most finished models of building of that nature in the world. A reformation of the Benedictin Order was settled in this house in 1417, which was propagated in many parts of Italy under the name of the Congregation of St. Justina of Padua. The great monastery of Mount Cassino, head of the whole Order of St. Bennet, having acceded to this reformed Congregation, it was made the chief house thereof by Pope Julius II., and the jurisdiction of president or general, was transferred by him from St. Justina’s to the abbot of Mount Cassino; from which time this is called the Congregation of Mount Cassino, and is divided into seven provinces. The great monastery of St. Justina may be said to be the second in rank. St. Justina is, after St. Mark, the second patroness of the commonwealth of Venice, and her image is stamped on the coin. Near the tomb of St. Justina, in the cemetery, were found the relics of several other martyrs, who are said in her acts and those of St. Prosdecimus, first bishop of Padua, and other such monuments, to have suffered with her. The relics of St. Justina were placed in a shrine or chest under the high altar of the new church, in 1502. When the new choir was built these were translated with the utmost solemnity into a sumptuous vault under the new high altar, in 1627. Another famous church of St. Justina stands in the city of Venice, formerly collegiate, now in the hands of nuns. The senate makes to it the most solemn procession on the 7th of October, in thanksgiving for the victory of Lepante, gained over the Turks on that day, which is her festival. See Tillemont, Hist. de la Persec. de Diocles. art. 55. t. 5. p. 140. Helyot, &c.

Note 1. Fortunatus Carm. 4, l. 8, et l. 4, de vita S. Martini, sub finem. [back]

Note 2. Ughelli, t. 5, p. 398. Cavacius, l. 1, de Cœnobio Patavino S. Justinæ. Sertorius Ursatus de Rebus Patavinis. Muratori, &c. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume X: October. The Lives of the Saints.  1866.

Profile

Young woman who took private vows of chastity and devotion to God. Martyr in the persecutions of Diocletian. Some mideaval documents describe her as a disciple of Saint Peter the Apostle, but that’s impossible. She is sometimes depicted in art as a nun, but never was, and some artists may have confused her with Saint Scholastica.

Died