mercredi 6 février 2013

Sainte DOROTHÉE de CÉSARÉE, vierge et martyre

Sainte Dorothée

Vierge et Martyre

(† 304)

Le martyre de la vierge Dorothée nous offre encore une belle page de l'histoire des premiers siècles de l'Église. Elle était née à Césarée, en Cappadoce, où elle faisait l'étonnement des païens et l'édification des chrétiens par ses rares vertus.

Saisie comme chrétienne, elle parut les yeux baissés, mais avec fermeté, devant son juge:

"Quel est ton nom? lui demande-t-il.

-- Je me nomme Dorothée.

-- Je t'ai fait mander pour sacrifier à nos dieux immortels.

-- Je n'adore que le Dieu du Ciel, car il est écrit: "Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu ne serviras que Lui."

-- Écoute-moi et sacrifie, c'est le seul moyen d'éviter le chevalet.

-- Les souffrances du chevalet ne durent qu'un instant, mais elles me feront éviter des supplices éternels."

Le juge la fait étendre sur le chevalet pour l'intimider, mais elle réitère sa profession de foi:

"Pourquoi retardes-tu mon bonheur? Je suis chrétienne! Je n'aspire qu'à voir Celui pour qui j'affronte les tourments et la mort.

-- Et qui est Celui que tu désire?

-- C'est le Christ, le Fils de Dieu.

-- Ce sont là des folies, sacrifie et tu seras heureuse.

-- Non, je ne sacrifierai point aux démons, je suis l'épouse du Christ et je brûle de m'unir à Lui dans les Cieux."

Elle est alors livrée à deux malheureuses femmes qui avaient récemment apostasié; mais loin d'être ébranlée par elles, elle leur fit sentir l'énormité de leur faute, les convertit et assista bientôt à leur martyre.

Dorothée, à son tour, fut de nouveau étendue sur le chevalet. "Jamais, je n'ai été si heureuse, dit-elle au milieu des tourments, car j'ai rendu au Christ deux âmes que le démon Lui avait ravies." Et se tournant vers le juge: "Misérable, lui dit-elle, te voilà vaincu, toi et tes idoles!"

Elle fut condamnée à être frappée du glaive. "Je Vous rends grâces, s'écria-t-elle, ô céleste Amant des âmes, de ce que Vous m'appelez en Votre Paradis."

Comme on la menait à la mort, un païen, nommé Théophile, la pria, par raillerie, de lui envoyer "des fruits ou des roses du jardin de son Époux". Elle le lui promit. Avant de recevoir le coup mortel, elle se mit à genoux et pria. Aussitôt parut un enfant portant trois beaux fruits et des roses fraîches, bien qu'on fût en février, et il les porta, de la part de Dorothée, à Théophile, qui confessa Jésus-Christ et subit le martyre ce jour même en rendant grâces à Jésus-Christ.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950


Sainte Dorothée de Césarée

A Césarée de Cappadoce, déposition de Ste Dorothée pendant la persécution de Dioclétien, le 6 février 311. En Occident, elle est vénérée depuis le septième siècle. Fête au XII-XIIIèmes siècles.

Leçon des Matines avant 1960

Neuvième leçon. Dorothée, vierge de Césarée en Cappadoce, fut arrêtée par le gouverneur Apricius parce qu’elle confessait le nom du Christ, et livrée à deux sœurs, nommées Crysta et Callista, qui avaient abandonné la foi, afin qu’elles la fissent changer de résolution. Mais ce fut le contraire qui arriva, car Dorothée les ramena à la pratique de la religion chrétienne, pour laquelle elles souffrirent même le martyre. C’est pourquoi la vierge, après avoir été longtemps tourmentée sur le chevalet et accablée de soufflets, fut condamnée à avoir la tête tranchée et reçut la double palme de la virginité et du martyre.


Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Aujourd’hui encore, c’est une des plus aimables Épouses du Christ qui vient nous consoler par sa présence ; c’est Dorothée, la vierge naïve et courageuse qui sème les plus gracieux prodiges sur la route qui la conduit au martyre. Notre sainte religion nous offre seule ces admirables scènes, où l’on voit un sexe timide déployer une énergie qui surpasse quelquefois peut-être celle que nous admirons dans les plus vaillants martyrs. On sent que Dieu se plaît à voir briser la tête de son ennemi sous la faiblesse même de ce pied que Satan redoute. L’inimitié que le Seigneur a scellée entre la femme et le serpent, produit dans les annales de l’Église ces luttes sublimes dans lesquelles l’Ange rebelle succombe, avec d’autant plus de honte et de rage, que son vainqueur lui semblait moins digne d’exciter ses alarmes. Il doit savoir maintenant, après tant de rudes expériences, combien est redoutable pour lui la femme chrétienne ; et nous qui comptons tant d’héroïnes parmi les ancêtres de notre grande famille, nous devons en être fiers et chérir leur mémoire. Appuyons-nous donc sur leur constante protection ; elles sont puissantes sur le cœur de l’Époux. Entre toutes, Dorothée occupe un des premiers rangs ; glorifions sa victoire, et méritons son secours.

La Légende que lui a consacrée la Liturgie Romaine étant trop concise, nous empruntons les Leçons plus détaillées du Bréviaire des Frères-Prêcheurs.

Dorothée, vierge de Césarée en Cappadoce, fut arrêtée par ordre d’Apricius, gouverneur de cette province, parce qu’elle confessait le nom de Jésus-Christ, et on la livra à deux sœurs, nommées Crysta et Callista, qui avaient abandonné la foi, afin qu’elles la fissent changer de résolution. Mais ce fut elle au contraire qui fit revenir les deux sœurs à leur ancienne foi ; c’est pourquoi elles furent jetées dans une chaudière, où elles périrent par le feu. Le gouverneur fit étendre Dorothée sur le chevalet ; mais il n’en obtint que ces paroles : « Jamais, dans toute ma vie, je n’ai goûté un bonheur pareil à celui que j’éprouve en ce moment. » Il ordonna donc de brûler des torches ardentes, les flancs de la vierge avec puis de la frapper longtemps au visage, enfin de lui trancher la tête.

Comme on la menait au supplice, elle dit ces paroles : « Recevez mes actions de grâces, ô ami des âmes, qui avez daigné m’appeler aux délices de votre Paradis. » Un certain Théophile, officier du gouverneur, l’entendit, et se moquant de la vierge : Eh bien ! dit-il, épouse du Christ, envoie-moi du jardin de ton époux des pommes ou des roses. » Et Dorothée lui répondit : « Je le ferai certainement » Avant de recevoir le coup de la mort, ayant obtenu la permission de prier quelques instants, un enfant de la plus grande beauté apparut tout à coup devant elle, portant dans un linge trois pommes et trois roses. La sainte lui dit : « Portez, je vous prie, ceci à Théophile. » Elle eut ensuite la tête tranchée, et elle alla se réunir au Christ.

Au moment même où Théophile racontait, en se jouant, à ses compagnons la promesse que Dorothée lui avait faite, voici que l’enfant se présente devant lui portant dans le linge trois pommes des plus belles, et trois roses des plus vermeilles, et lui dit : « Selon ta demande, la très sainte vierge Dorothée t’envoie ceci du jardin de son époux. » Comme on était au mois de février, et que la gelée sévissait sur toute la nature, Théophile fut saisi d’étonnement, et, en recevant ce qu’on lui présentait, il s’écria : « Le Christ est vraiment Dieu. » Cette profession publique de la foi chrétienne l’exposait à un cruel martyre, et il le souffrit courageusement.

Parmi les pièces liturgiques que contiennent en l’honneur de sainte Dorothée les Missels et les Bréviaires du moyen âge, nous choisirons la Prose suivante qui est d’origine allemande, et convient parfaitement au Temps de la Septuagésime.

SÉQUENCE.

Unissons-nous dans un concert harmonieux ; avec mélodie et dans la joie de nos cœurs, faisons entendre un chant de triomphe.

Dans cette fête pleine d’allégresse, que les cœurs purs, que les voix les plus douces entonnent les louanges de Dorothée.

Servante du Christ, généreuse et sans tache, brillante lumière de ce monde, tu nous enivres d’un vin mystérieux.

Habitante du Paradis, pour le mal tu rends le bien ; à un infidèle tu envoies les dons du ciel, des roses, des fruits odorants.

Tu as mené la vie des Anges ; soumise aux liens de la chair, tu n’en as pas senti le poids ; ton amour pour le Seigneur dédaigne les noces mortelles.

Martyre du Christ, tu foules aux pieds les dieux profanes, tu rends la foi à des âmes redevenues païennes ; en elles tu restitues la pureté des mœurs.

Dans l’éclat de ta beauté, tu es semblable à la rose vermeille et odorante ; ton courage brille dans le combat, sous les menaces de Fabricius.

On te charge de chaînes, tes membres sont étendus sur le chevalet, le bourreau te frappe au visage ; mais tu demeures exempte de toute souillure.

Une troupe perverse, pleine d’espérances coupables, loin d’écouter la parole de Dieu que ta bouche lui annonce, meurtrit sans pitié les traits où brille la lumière céleste.

Dans sa fureur, elle accroît encore les tortures cruelles auxquelles elle t’a soumise ; conduites par sa main, des torches ardentes dévorent ton sein virginal.

A tes pieds, nous implorons ton secours ; sainte Martyre, donne-nous la crainte du péché, obtiens-nous le temps de faire une vraie pénitence.

Vierge pleine de tendresse, efface nos péchés, nourris nos âmes, règle notre vie ; empêche que, pour nos négligences, nous ne soyons condamnés par la loi redoutable.

Épouse du Christ, ô Dorothée, par tes mérites rends-nous le bonheur ; que nos cœurs coupables étant purifiés, nous devenions dignes de la récompense.

Apaise Dieu irrité contre nous, afin qu’il daigne, après cet exil, nous octroyer cette place que nous ambitionnons dans son sein, au plus haut des cieux.

Amen.

Vous êtes fidèle à vos promesses, ô Dorothée, et dans les jardins de votre Époux céleste, vous n’oubliez pas les habitants de la terre. Théophile l’éprouva ; mais le plus beau des présents qu’il vous plut de lui adresser, ne fut pas la corbeille de fleurs et de fruits qui dégageait votre parole ; le don de la foi, la persévérance dans le combat, furent des biens autrement précieux. O Vierge ! Envoyez-nous donc des dons pareils. Nous avons besoin de courage pour rompre avec le monde et avec nos passions ; nous avons besoin de nous convertir et de revenir à Dieu ; nous sommes appelés à partager la félicité dont vous jouissez ; mais nous ne pouvons plus y avoir accès que par la pénitence. Soutenez-nous, fortifiez-nous, afin que, au jour de la Pâque de votre Époux, nos âmes lavées dans le sang de l’Agneau soient odorantes comme les beaux fruits du ciel, vermeilles comme les roses que votre main cueillit en faveur d’un mortel.


Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

Cette sainte orientale est mentionnée aujourd’hui dans le Hiéronymien : In Cesaria Cappadocie, passio sancte Dorothae. Sa légende, avec les fleurs du paradis envoyées par la martyre à l’avocat Théophile, qui l’en avait priée au moment du supplice, est si gracieuse et si pieuse que la sainte est entrée dans le calendrier romain en plein moyen âge. On dit que ses reliques sont conservées au Transtevere dans l’église qui lui est dédiée. Ce fut près de ce temple qu’au XVIe siècle saint Gaétan de Thienne et saint Joseph Calasance inaugurèrent leurs respectives congrégations religieuses.

La messe est celle du Commun des vierges martyres, comme le jour de sainte Émérentienne. La fête de sainte Dorothée, grâce à l’influence des Byzantins à Rome, était jadis en si grande vénération que c’était sur la porte de son temple qu’on avait coutume d’afficher les tablettes portant les noms de ceux qui n’avaient pas satisfait au précepte annuel de la communion pascale ; cette fête est passée aujourd’hui au second plan, depuis l’institution de celle de saint Tite.



Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Sainte Dorothée (le « Don de Dieu »), vierge et martyre de Césarée de Cappadoce, souffrit pour la foi vers 311 ; ses reliques sont vénérées à Rome dans l’église du Transtevere qui porte son nom. (C’est aux portes de sainte Dorothée qu’on affichait le nom de ceux qui n’avaient pas fait leur communion pascale). Au nom de sainte Dorothée se rattache une légende charmante. Au moment où Dorothée, à cause de sa foi au Christ, était menée à la mort, elle pria ainsi : « Je te remercie, ô Ami des âmes, de ce que tu m’as appelée dans ton Paradis ». Un certain Théophile, employé du gouverneur, lui dit en se moquant : « Adieu, Dorothée, envoie-moi du jardin des délices de ton Époux des pommes et des roses. » « Je le ferai », répondit Dorothée. Ayant obtenu la permission, avant de recevoir le coup mortel, de faire une courte prière, elle vit soudain devant elle un jeune enfant d’une grande beauté qui avait dans un petit linge trois pommes et trois roses. « Je te conjure », lui dit-elle, « de porter cela à Théophile. » Peu de temps après, elle fut décapitée par le glaive et s’envola vers le Christ. Comme ensuite Théophile racontait en riant, à ses amis, la promesse de Dorothée, il vit soudain devant lui un jeune enfant qui portait dans un petit linge trois pommes et trois roses magnifiques. « Voici que le vierge Dorothée t’envoie ceci du Jardin de son Époux comme elle l’a promis. » Étonné au plus haut point — on était en février et toute la campagne était glacée — Théophile prit les présents et s’écria : « En vérité, le Christ est Dieu ». Il confessa ouvertement sa foi au Christ et mourut lui aussi martyr.


St. Dorothea

Virgin and martyr, suffered during the persecution of Diocletian, 6 February, 311, at Caesarea in Cappadocia. She was brought before the prefect Sapricius, tried, tortured, and sentenced to death. On her way to the place ofexecution the pagan lawyer Theophilus said to her in mockery: "Bride of Christ, send me some fruits from your bridegroom's garden." Before she was executed, she sent him, by a six-year-old boy, her headdress which was found to be filled with a heavenly fragrance of roses and fruits. Theophilus at once confessed himself a Christian, was put on the rack, and suffered death. This is the oldest version of the legend, which was later variously enlarged. Dorothea is represented with an angel and a wreath of flowers. She is regarded as the patroness of gardeners. On her feast trees are blessed in some places. In the West she has been venerated since the seventh century.


Meier, Gabriel. "St. Dorothea." The Catholic Encyclopedia. Vol. 5. New York: Robert Appleton Company, 1909. 6 Feb. 2016<http://www.newadvent.org/cathen/05135d.htm>.



THE STORY OF ST. DOROTHY

St. Dorothy was a young, beautiful girl, who lived in the city of Caesarea, in Cappadocia, in Asia Minor. Theophilus, a rich and handsome young pagan, fell in love with Dorothy and wished to marry her, but she refused, saying, "Theophilus, I cannot marry you, because you are a pagan. If you will first learn about Jesus Christ and become a Christian, then I will marry you, if it is God's Holy will."

This angered Theophilus very much and he thought, "I will get back at Dorothy for not wanting to marry me. I will tell Fabritius, the Governor of Caesarea that she will not marry me or sacrifice to the idols, because she is a Christian!"

Before long, The Governor's guards were at Dorothy's house. They seized her and almost dragged her, so rude were they, and they threw her into a dirty old dungeon. One guard said, "Stay here and suffer for a while. Tomorrow you will stand before the Governor – maybe you will change your mind by then? Ha! Ha! Ha!" and he laughed his way out the door.

Poor Dorothy sat there on the dungeon floor. A rat scurried across the floor and she jumped, as it brushed by her foot. Then she knelt and prayed, "My Jesus, my beloved, I put all my hopes and trust in Thee. Please help me to be faithful to martyrdom, if such be they Holy Will, and please dear Holy Ghost, enlighten me as to what I must say when I stand before the Governor."

The next day, Dorothy was brought before the Governor, and he asked her, "Who are you?"

To this the young girl replied, "I am Dorothy, a virgin and a servant of Jesus Christ."

"You must serve our gods or die," cried Fabritius.

Dorothy answered meekly, "Be it so; then the sooner I shall stand in the presence of Him, whom I most desire to behold."

"What do you mean?" questioned the Governor.

She replied, "I mean the Son of God, Jesus Christ, my spouse! His dwelling is in Paradise. By His side are eternal joys, and in His garden grow celestial fruits and roses that never fade!"

Fabritius was much surprised at Dorothy's answer and instead of killing her; he had her taken back to the dungeon. Then, in order to make her give up her Catholic Faith, he sent her two women, named, Calista and Christeta, who were sisters, and who had once been Christians, but who had given up the Catholic Faith. They had been threatened with terrible torments and were afraid, and that is why they had given up their Catholic Faith. But they should not have done so – they should have trusted in Jesus who would give them strength to bear all their trials and pains. The Governor had promised them a large reward if they would persuade Dorothy to deny her Catholic Faith, as they had done.

The two sisters boldly entered the dungeon where Dorothy was, and Calista said, "Dorothy, you really don't believe all that Catholic foolishness, do you? Come now, be an intelligent girl and follow us, and all will be fine!"

Then Dorothy retorted, "You mean – follow you to Hell!"

"There's no such place as Hell – it's only a story to scare people!" put in Christeta.

Dorothy prayed. She knew that she would need the help of Jesus and Mary to convert these two women. As she talked, she found out that these two women were Catholics at one time. So Dorothy encouraged them, "Do you think that I would not do the same as you if I did not trust in Jesus? God is so powerful. It is for reasons so weak that you have both given up the Catholic Faith. But come now, if you pray with me, I believe that Jesus will grant you the gift of Faith again, and then you can go to Heaven too."

Calista and Christeta resisted and argued at first, but Dorothy was kind and patient and she asked the Guardian Angels of the two women to help them come back to the Faith. Before long, the two women were weeping and begging God to forgive them for leaving the Faith. They realized what a terrible mistake they had made and cried, "O blessed Dorothy, pray for us that our cowardly sin may be forgiven by God and that He will accept our penance."

"That, I will most certainly do!" Dorothy answered. "And be sure that my prayers are with you, so that you may go straight to Heaven!"

Then the two sisters left the dungeon and cried, "We are Christians! We belong to Jesus Christ the true God, and we will follow Him to our death!"

The Governor was furious! "Calista and Christeta – you dare to go against me and the gods," he screamed. "For this you will burn. I command you guards to burn these two women and I also command you to bring Dorothy, to watch them burn – maybe then, she will change her mind!"

Dorothy was dragged out of the dungeon and thrown before Fabritius. "Do you see what will become of you? I will burn you like these two women."

Dorothy could see the fire burning the women and the smoke going up their noses, "O my friends, fear not! Suffer bravely to the end! These short pains will be followed by eternal joys! Heaven will soon be yours!" Thus encouraged, the women died and Dorothy was sentenced, "You will be cruelly tortured and then have your head chopped off!" the Governor cried.

Now Theophilus had been standing in the courtroom while the Governor had been questioning Dorothy. And when Theophilus saw Dorothy being lead to the torture chamber; he sneered, "Ha, fair maiden! So now you're going to meet Jesus, your bridegroom! Send me some of the apples and roses from His garden!"

"I will send you the apples and roses and I will wait for you in the garden from which they came," Dorothy said, and before long she was beheaded. Then after her death, an angel appeared with a basket in which were three apples and three roses. Theophilus ate the apples and was converted. Then he too, died as a martyr, and went to meet St. Dorothy in the Heavenly garden.

SOURCE : http://www.sspx.ca/EucharisticCrusade/2006_November/St_Dorothy.htm



Dorothy of Caesarea VM (RM)

(also known as Dora, Dorothea)

Born in Caesarea, Cappadocia (now Armenia); died there, c. 300. The story of Saint Dorothy as it has come to us is legendary. When the young maiden, Dorothy, was imprisoned as a Christian during the persecutions of Diocletian, she converted two apostate women warders sent to seduce her. This enraged Fabricius, the governor of Caesarea, who sentenced her to death.


On the way to execution, Dorothy was cruelly baited by a lawyer named Theophilus for refusing to marry or to worship idols. He mockingly asked her to send him back some fruit and flowers from the garden she had joyously announced she would soon be in. As she knelt for her beheading and prayed, a child (or an angel) miraculously appeared with a basket of golden apples and roses. She took a napkin and placed in it three roses and three apples. Then she begged a child to take them to Theophilus and tell him she would meet him in the garden. When he saw these gifts he himself was converted to Christianity and later he, too, suffered martyrdom. Before being killed, Dorothy was stretched on a rack. It is recorded that she was then still smiling, as she remembered the warders she had converted.

Although the early martyrologies, such as that of Saint Jerome place her death in Cappadocia during the persecution of Diocletian, Saint Dorothy's name is unknown in Eastern calendars. There was another holy virgin, whom Rufinus calls Dorothy, a rich and noble lady of the city of Alexandria, who suffered torments and a voluntary banishment, to preserve her faith and chastity against the brutish lust and tyranny of the emperor Maximinus, in the year 308, as is recorded by Eusebius and Rufinus; but many believe this latter, whose name is not mentioned by Eusebius, to be the famous Saint Catharine of Alexandria.

The center of her cultus was Italy and Germany; although she is also represented in 15th-century stained glass and screen paintings in England. Her legend was known by Saint Aldhelm (died 709) and later formed the basis for the play The Virgin Martyr (1622) by John Massinger and Thomas Dekker, as well as poems by Swithburne and Gerard Manley Hopkins. Dorothy's relics are believed to lie at her church in Rome (Attwater, Benedictines, Bentley, Delaney, Encyclopedia, Farmer, Husenbeth).

In art, Saint Dorothy is a maiden carrying a basket of fruit and flowers, especially roses, which are her special attribute. At times that angel attendant may carry the basket (Tabor). Sometimes she may be shown (1) leading the Christ-child by the hand; (2) with a basket of fruit and the Christ-child riding a hobby horse; (3) in an orchard with the Christ-child in an apple tree; (4) crowned with flowers and surrounded by stars as she kneels before the executioner; (5) crowned, carrying a flower basket; (6) crowned with palm and flower basket, surrounded by stars; (7) veiled, holding apples from heaven on a branch; (8) veiled with flowers in her lap. She is often confused with Saint Elizabeth of Hungary, who usually has the poor near her. On certain English roodscreens Saint Cecelia seems to have the attributes of Dorothy (Roeder).

Saint Dorothy is the patroness of brewers, brides, florists, gardeners, midwives, and newly-wedded couples (Roeder).


Voir aussi : http://www.aug.edu/augusta/iconography/dorothy.html