jeudi 14 février 2013

Saint VALENTIN de ROME (de TERNI), prêtre et martyr

Saint Valentin

Prêtre et martyr de Rome

Valentin, prêtre de Rome, fut arrêté, dit-on, sous l'empereur Claude le Gothique, qui le fit charger de chaînes et mettre dans les entraves. Deux jours après son arrestation, il fut amené au tribunal de l'empereur et confessa généreusement sa foi. Remis entre les mains du préfet Calpurnius, il fut placé sous la garde d'un officier dont la fille adoptive était aveugle. Valentin guérit la jeune fille, convertit, le père et toute la famille de l'officier. Claude, apprenant tous ces détails, ordonna que le prêtre Valentin fût, frappé à coups de bâton, puis décapité ; l'exécution eut, lieu le 14 février (vers 270), sur la voie Flaminienne.

Le corps de Valentin fut inhumé, au lieu même du supplice, par une pieuse matrone, nommée Sabinilla, qui le déposa dans sa propriété. Au IVe siècle, le pape saint Jules 1er bâtit en l'honneur de saint Valentin une église qui fut restaurée au VIIe siècle, sous Honorius Ier (auj. porta del Popolo). Ce fut pendant longtemps le lieu d'un pèlerinage très fréquenté; on l'abandonna au XIIe siècle, quand le corps de Valentin fut transféré dans l'église Sainte-Praxède. Le nom de Valentin est, célébré comme celui d'un illustre martyr dans le sacramentaire grégorien, dans les martyrologes de Bède et d'Usuard.


L'Évêque et martyr de Terni

La tradition présente ce Valentin comme ayant été sacré évêque de Terni (Interamnæ) dans l'Ombrie, dès l'année 203. Célèbre par ses vertus et ses miracles, il fut mandé à Rome par un philosophe nommé Craton, dont le fils était atteint d'une maladie incurable. Ce Craton était païen. Valentin se rendit à son invitation, mais il ne promit la guérison demandée que si Craton se convertissait avec toute sa famille. La condition fut acceptée et exécutée. Valentin se mit en prière et le jeune homme fut subitement guéri.

A la suite de ce miracle, trois jeunes gens, originaires d'Athènes, qui prenaient les leçons du philosophe se convertirent et il en fut de même du préfet de la ville, Abundius. Apprenant ces conversions, un autre préfet du nom de Placide fit décapiter Valentin. Les trois jeunes Athéniens transportèrent, secrètement à Terni le corps du martyr et, l'y ensevelirent, avec honneur (vers 273). Valentin est honoré comme le principal patron de Terni.

Au XIe siècle, le chef de saint Valentin, martyr (est-ce le prêtre de Rome ou l'évêque de Terni ? l'histoire ne le dit pas), fut apporté à l'abbaye bénédictine de Jumièges, au diocèse de Rouen; Baudry évêque de Dol vers 1020, a fait le récit de cette translation et des miracles qui l'accompagnèrent.

Identification ou distinction ?

Tillemont (Mémoires pour servir..., t. IV p. 679) est pour l'identification des deux martyrs du nom de Valentin. Le fait d'être commémorés le même jour, la ressemblance de plusieurs épisodes caractéristiques qui différent, seulement par les noms des personnages, le fait, d'avoir été victimes d'une même persécution, autorisent à conclure que les deux Valentins étaient un seul et même personnage. On aurait d'abord célébré sa fête à Rome et à Terni, plus tard on aurait cru qu'il s'agissait de deux personnages distincts.

Cependant pour les Bollandistes, l'identification ne paraît guère vraisemblable, et nous sommes en face de deux martyrs du nom de Valentin. Valentin de Rome était simple prêtre, Valentin de Terni était évêque. Le corps du second a toujours reposé à Terni, celui du premier n'a jamais quitté Rome. Pour la coïncidence des dates, on peut, l'expliquer en disant que la date du martyre de Valentin de Terni ayant été oubliée, on a uni son souvenir à celui de son homonyme de Rome au 14 février. Cette distinction, que favorise d'ailleurs le témoignage des anciens martyrologes, est établie aussi par l'étude du cimetière et de 1a Basilique de Saint-Valentin à Terni. Les usages chrétiens aux premiers temps, autorisent à conclure que Valentin a donné soit nom à la basilique parce que son corps y a été déposé. Le lieu de la sépulture devint bientôt un cimetière que M. de Rossi a décrit (bullettino di archeologia, 1871); cet auteur estime que lecimetière remontait à l'époque de la persécution. Or on peut constater qu'il existait en même temps à Rome un cimetière et une basilique de Saint-Valentin, prêtre et martyr ou se trouvait son corps.

Son culte au Moyen-Age

A cette date du 14 février, on a noté encore la mention d'un troisième Valentin, martyr d'Afrique, sur lequel on manque de détails. Or au Moyen Age, une opinion s'accrédita spécialement en Angleterre et en France qu'à cette date du 14 février les oiseaux commençaient à s'accoupler; il fut dit que chaque Valentin choisissait sa Valentine. Dès lors, saint Valentin fut revendiqué comme patron des amoureux, fiancés, jeunes gens et jeunes filles à marier. Les uns adressaient aux autres des lettres tendres et moqueuses (et cela particulièrement en Angleterre). La coutume semble tombée en désuétude.


SAINT VALENTIN*

Valentin vient de valorem tenens, c'est-à-dire; qui persévère dans la sainteté. Ou bien de valens tiro, soldat vaillant qu'il fut de J.-C. On appelle un soldat vaillant celui qui n'a jamais succombé, qui frappe avec force, qui se défend avec valeur, qui remporte de grandes victoires. Valentin ne succomba pas en fuyant le martyre, il frappa l’idolâtrie. en l’anéantissant, il défendit la foi en la confessant, et il vainquit en souffrant.

Valentin fut un prêtre vénérable que l’empereur Claude se fit amener et auquel il adressa cette question : « Qu'est ceci, Valentin ? pourquoi ne gagnes-tu pas notre affection en adorant nos dieux et en rejetant tes vaines superstitions ? » Valentin lui répondit : « Si tu connaissais la grâce de Dieu, tu ne parlerais jamais ainsi, mais tu renoncerais aux idoles pour adorer Dieu qui est, au ciel. »Alors un de ceux qui accompagnaient Claude dit : « Qu'as-tu à dire, Valentin, de la sainteté de nos dieux? » Valentin lui répondit : « Je n'ai rien à dire, sinon qu'ils ont été des hommes misérables et souillés en toute manière. » Claude s'adressa à lui : « Si le Christ est le vrai Dieu, pourquoi ne me le dis-tu pas ? » Valentin lui dit : « Oui, J.-C. est le seul Dieu; si tu crois en lui, ton âme sera sauvée, l’Etat s'agrandira, et tu remporteras la victoire sur tous les ennemis. » Alors, Claude, s'adressant à ceux qui étaient présents : « Romains, leur dit-il, écoutez comme cet homme parle avec sagesse et droiture. ». Le préfet dit : « L'empereur s'est laissé séduire comment abandonnerons-nous ce à quoi nous tenons depuis notre enfance ? » Et aussitôt le cœur de Claude fut changé. Or, Valentin fut confié à un des officiers pour être mis sous bonne garde. Quand le saint fut entré dans la maison de cet homme, il dit : « Seigneur J.-C., qui êtes la véritable lumière, éclairez cette maison, afin que vous y soyez reconnu comme le vrai Dieu. » Le préfet lui dit : « Je suis étonné de t'entendre dire que le Christ est la lumière : certes, si ma fille, qui est aveugle depuis longtemps, recouvré la vue, je ferai tout ce que tu me commanderas. » Alors Valentin, par une prière, rendit la vue à sa fille et convertit tous ceux de la maison: Après quoi, l’empereur fit décapiter Valentin, vers l’an du Seigneur 280.

* Philippe de Harvenq, c. XL.

La Légende dorée de Jacques de Voragine nouvellement traduite en français avec introduction, notices, notes et recherches sur les sources par l'abbé J.-B. M. Roze, chanoine honoraire de la Cathédrale d'Amiens, Édouard Rouveyre, éditeur, 76, rue de Seine, 76, Paris mdccccii



Saint Valentin, prêtre et martyr

Une basilique en son honneur fut consacrée à Rome dès 350. Son culte apparaît dans tous les livres romains sans exception depuis, sauf dans le Missel de Paul VI qui l’a supprimé.


Dom Guéranger, l’Année Liturgique

L’Église honore aujourd’hui la mémoire de ce saint prêtre de Rome, qui souffrit le martyre vers le milieu du troisième siècle. L’injure du temps nous a privés de la plupart des circonstances de sa vie et de ses souffrances ; à peine quelques traits en sont venus jusqu’à nous. C’est la raison pour laquelle la Liturgie romaine ne contient pas de Légende en son honneur. Le culte de saint Valentin n’en est pas moins célèbre dans l’Église, et nous devons le regarder comme l’un de nos protecteurs en la saison liturgique où son nom et ses mérites viennent se joindre à ceux de tant d’autres martyrs, pour nous animer à chercher Dieu, au prix de tous les sacrifices qui peuvent nous faire rentrer en grâce avec lui.

Priez donc, ô saint Martyr, pour les fidèles qui, après tant de siècles, conservent encore votre mémoire. Au jour du jugement, nos yeux vous reconnaîtront dans l’éclat de la gloire que vos combats vous ont acquise ; obtenez par votre suffrage que nous soyons placés à la droite et associés à votre triomphe.



Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

La fête de ce martyr de la persécution de Claude II, tout différent du Valentin de Terni, se trouve déjà dans le Gélasien. Sa basilique cimitérale sur la voie Flaminienne, érigée par le pape Jules (337-352) et restaurée par Honorius Ier, était la première que rencontraient les pèlerins, quand, avides de visiter les sépulcres des anciens héros de la Foi, ils approchaient de la Ville éternelle. Le culte de saint Valentin prit un développement intense, spécialement dans la Sabine et dans le Latium, où lui furent dédiées un très grand nombre d’églises. A Rome on en comptait quatre ; mais dès le temps de Paschal Ier, son corps fut transporté à Sainte-Praxède, pour que, hors de l’enceinte de la Ville, il ne risquât pas d’être profané par les Sarrasins.

La messe est celle du Commun des martyrs In virtúte, sauf les collectes propres.

La première prière est la suivante : « Dieu tout-puissant, accordez-nous par l’intercession de votre bienheureux martyr Valentin, dont nous célébrons le natale, d’être délivrés de tous les périls qui nous menacent. »

Au lieu de la lecture de l’Évangile de saint Matthieu prescrite aujourd’hui par le Missel romain (X, 34-42), la liste de Würzbourg en assigne une empruntée à saint Luc (IX, 23-27) [1]. Le glaive qui est venu séparer l’homme, non seulement de sa patrie et de sa famille, mais encore de lui-même, c’est la parole de Dieu qui immole les amis du Christ comme des holocaustes vivants et ne leur permet de vivre que d’une vie divine. C’est en ce sens que saint Paul disait : « Je vis, et ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi. »

La secrète, selon la récente correction du Missel, est la suivante : « Recevez, Seigneur, ces oblations qui vous sont pieusement offertes, et, par les mérites de votre bienheureux martyr Valentin, faites qu’elles profitent à notre salut. » Le Missel assignait précédemment cette autre prière, identique à la formule du Sacramentaire Grégorien : « Soyez propice, Seigneur, à l’oblation que nous vous présentons, et, par l’intercession de votre bienheureux martyr Valentin, délivrez-nous de tout péril. »

On lit avec plaisir la description des solennelles fêtes liturgiques que le Pape célébrait à Rome au moyen âge ; mais il ne faut pas oublier que les splendeurs de ces triomphes religieux furent méritées durant trois siècles par une longue série de papes, de prêtres et de diacres romains qui, affrontant intrépides la cruauté des Césars, gouvernèrent et administrèrent saintement l’héritage de saint Pierre et de saint Paul, jusqu’à ce que le martyre vînt les enlever de ce monde. Être alors élevé aux dignités de la hiérarchie sacrée équivalait à se trouver à la veille de donner son sang pour le Christ ; aussi aujourd’hui encore, quand, dans le rit grec, l’on ordonne les diacres, on chante, sans plus, l’hymne des martyrs, comme pour les déclarer aptes à l’honneur de la confession sanglante de la foi chrétienne.

[1] DIE XIII MEN. FEB. NT. SCI. VALENTINI lec. sci. eu. sec. Luc. K. XCVI Dicebat Ihs. discip. suis si quis uult post me uenire abneget *** gustabunt mortem donec uideant regnum dei.


Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

La couronne du martyr.

Saint Valentin. — Jour de mort (d’après le martyrologe) : 14 : février 269. Tombeau : à Rome dans sa basilique. Image : On le représente en prêtre, avec un glaive (instrument de son supplice). Sa vie : Ce saint prêtre (par exception, le missel l’appelle prêtre) souffrit le martyre sous l’empereur Claude II. Le martyrologe relate : « A Rome, sur la voie flandrienne, le jour de naissance céleste du saint prêtre et martyr Valentin qui, après de nombreuses guérisons miraculeuses et beaucoup de preuves de sa sagesse, fut battu de verges et décapité sous l’empereur Claude. » L’église de son tombeau s’élevait déjà au 5e siècle et était la première que les pèlerins de Rome visitaient, à leur entrée dans la ville éternelle (Il ne faut pas confondre ce saint avec l’évêque de Terni du même nom).

La messe (In virtúte). — Dans la première messe d’un martyr non pontife règne la joie au sujet de sa passion glorieuse. Dès l’Introït, nous voyons (d’une certaine manière dans la personne du célébrant qui fait son entrée) le saint (justi), dans sa gloire et son bonheur. Il se réjouit dans la force de Dieu, il tressaille de joie au sujet de son salut, ses désirs sont comblés, il apparaît comme vainqueur avec la couronne (tout le psaume 20 convient très bien ici, il suffit de remplacer le mot : Roi par celui de saint). L’Oraison demande que le saint « nous préserve des maux menaçants ». Dans la Leçon, l’Église décrit la vie de notre saint, comment « le Seigneur l’a conduit par des voies droites et lui a montré le royaume de Dieu », comment « il l’a guidé à travers tous les combats ; il ne l’a pas abandonné dans le besoin, il est descendu avec lui dans la fosse du cachot, il a été auprès de lui dans ses chaînes et puis il lui a donné « le sceptre du royaume » et « la gloire éternelle » (Ce passage a trait originairement au patriarche Joseph : la Leçon devient plus plastique si nous nous représentons les souffrances de Joseph vendu par ses frères et la gloire qu’il eut ensuite). Le chant psalmodiques qui suit est un véritable morceau choral où la communauté fait écho à la Leçon. Heureux l’homme qui craint Dieu, puissants sont ses descendants sur la terre. Nous sommes les descendants du saint, nous qui nous unissons à lui dans le Saint-Sacrifice. A l’Évangile, Notre-Seigneur nous parle de la nécessité de le suivre à la Croix. Ceci nous apprend à comprendre le sens du martyre et à en pénétrer notre vie. Le Christ nous dit ces austères paroles : « Je ne suis pas venu apporter la paix mais le glaive. » La vie chrétienne n’est pas une vie d’idylle, mais une vie de combat. Il faut d’abord livrer la guerre à la chair et au sang, il faut surtout « prendre notre croix et suivre le Christ. Le Christ nous montre avec insistance le saint martyr qui a suivi ces prescriptions à la lettre. Nous mêmes qui n’aurons sans doute pas à livrer d’aussi grands combats que notre saint martyr, nous pouvons cependant participer à l’honneur du « témoignage » rendu au Christ, en confessant le Christ dans les petites choses, quand ce ne serait qu’en donnant un verre d’eau en son nom à ses serviteurs. A l’Offertoire nous voyons encore le martyr s’avancer vers l’autel, le front orné de la couronne de victoire. A la Communion. nous ne chantons pas comme à l’ordinaire un chant de gloire pour le saint et pour nous, mais nous répétons une parole sérieuse du Christ : « Que celui qui veut me suivre prenne sur lui sa croix... » Pourquoi ce chant au moment de la Communion ? Peut-être la pensée de l’Église est-elle celle-ci : Après le Saint-Sacrifice, commencera votre chemin de Croix et la source de votre force est dans ce banquet sacré.


Saint Valentin

Prêtre et Martyr

(† 268)

La vertu de saint Valentin, prêtre, était si éclatante, qu'il fut arrêté par l'empereur Claude II. Après deux jours de prison, l'empereur le fit comparaître à son tribunal:

"Pourquoi, Valentin, voulez-vous ainsi être l'ami de nos ennemis et rejetez-vous notre amitié?

-- Seigneur, dit le prêtre chrétien, si vous saviez le don de Dieu, vous seriez heureux, et votre empire aussi; vous rejetteriez le culte de vos idoles, et vous adoreriez le vrai Dieu et Son Fils Jésus-Christ."

Un des juges, prenant la parole, demanda au martyr ce qu'il pensait de Jupiter et de Mercure:

"Qu'ils ont été des misérables, répliqua Valentin, et qu'ils ont passé toute leur vie dans la débauche et le crime."

Le juge, furieux de cette réponse, s'écria:

"Il a blasphémé contre les dieux et contre l'empire!"

L'empereur continua ses questions avec curiosité, heureux de cette occasion de savoir ce que pensaient les chrétiens; Valentin, de son côté, avait le courage d'exhorter le prince à faire pénitence pour le sang des chrétiens qu'il avait répandu:

"Croyez en Jésus-Christ, lui disait-il, faites-vous baptiser, vous serez sauvé, et dès cette vie vous assurerez la gloire de votre empire et le triomphe de vos armes."

Claude commençait à se laisser persuader, et dit à ceux qui l'entouraient:

"Écoutez la belle doctrine que cet homme nous apprend."

Mais le préfet, mécontent, s'écria:

"Voyez-vous comment ce chrétien séduit notre prince!"

Le faible Claude, craignant des troubles, abandonna le martyr, qui eut à subir un autre interrogatoire devant un nouveau juge:

"Comment, lui dit celui-ci, peux-tu dire que Jésus-Christ est la vraie lumière?

-- Il n'est pas seulement la vraie lumière, mais l'unique lumière, dit Valentin.

-- S'il en est ainsi, rends la vue à ma petite fille adoptive, aveugle depuis deux ans; je croirai en Jésus-Christ, et je ferai tout ce que tu voudras."

L'enfant fut amenée; le prêtre, lui mettant la main sur les yeux, fit cette prière:

"O Jésus-Christ, qui êtes la vraie lumière, éclairez cette aveugle."

A ces paroles, l'aveugle voit; le juge Astérius, avec toute sa famille, confesse Jésus-Christ et reçoit bientôt le baptême. L'empereur, averti de ces merveilles, aurait bien voulu fermer les yeux sur les conversions nouvelles; mais la crainte lui fit trahir sa conscience et le sentiment de la justice; Valentin et les autres chrétiens furent livrés aux supplices et allèrent recevoir au Ciel la récompense de leur courage, en l'année 268.

Il existe encore, à Rome, une catacombe de Saint-Valentin, témoin de la vénération dont fut, de tout temps, entouré cet illustre martyr.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950


Saint VALENTIN

(Valere : vigueur, réussir)


Il fut prêtre à Rome vers 268.

Bien que les anglo-saxons nous aient légué la coutume de Valentin comme patron des amoureux, il est aussi invoqué pour nous délivrer des ravages causés par les rats des champs. (Comme sainte Gertrude de Nivelles au 17 mars, représentée avec des rats)

De plus on le prie contre la peste ou contre l’épilepsie. L’épilepsie était appelée soit le mal saint Jean ou le mal saint Valentin ou encore la mal caduc. En Allemagne où Valentin était prononcé Falentin, on l’associait à “Fallen”: tomber. En flamand : “valt heen” : il tombe.

En ce qui concerne les rats et les mulots, il s’agirait plutôt d’un autre Valentin fêté aujourd’hui, (273) évêque de Terni en Ombrie. La presqu’île de Jumièges était infesté de mulots. Les gens invoquèrent saint Valentin de Terni qui jeta les mulots à la Seine. On voit encore le chemin parcouru par les mulots.

C’est le jour où les oiseaux commencent à s’accoupler.

Valentin était un tel baratineur qu’il convertit les juges qui lui reprochaient son état de chrétien. L’empereur Claude II mit fin à cette influence en le faisant décapiter.

C’est peut-être en raison de ses capacités de persuasion qu’il est patron des amoureux ? Mais peut-être aussi est-ce parce qu’il a guérit une jeune fille aveugle.

Le père Cahier l’associe au anciens mots Galantins, galants, de l’ancien français “galer” : faire la noce.

Il fut souvent représenté avec un soleil dans la main ou avec un gaufrier. Un soleil parce qu’il représente le soleil qui commence sérieusement à reprendre des forces à la mi-février; un gaufrier car il annonce les réjouissances de carnaval.

La Saint Valentin clos une période de 12 jours (Celtes) centrés sur la fécondité. De la Chandeleur-Purification-Imbolgh - avec sainte Brigitte au 1 février - au 14 février, la plupart des saints évoquent des thèmes de fécondité. Le printemps s'annonce !


SOURCE : http://carmina-carmina.com/carmina/Mytholosaints/valentin.htm

St. Valentine

At least three different Saint Valentines, all of them martyrs, are mentioned in the early martyrologies underdate of 14 February. One is described as a priest at Rome, another as bishop of Interamna (modern Terni), and these two seem both to have suffered in the second half of the third century and to have been buried on the Flaminian Way, but at different distances from the city. In William of Malmesbury's time what was known to the ancients as the Flaminian Gate of Rome and is now the Porta del Popolo, was called the Gate of St. Valentine. The name seems to have been taken from a small church dedicated to the saint which was in the immediate neighborhood. Of both these St. Valentines some sort of Acta are preserved but they are of relatively late date and of no historical value. Of the third Saint Valentine, who suffered in Africa with a number of companions, nothing further is known.

Saint Valentine's Day

The popular customs associated with Saint Valentine's Day undoubtedly had their origin in a conventionalbelief generally received in England and France during the Middle Ages, that on 14 February, i.e. half way through the second month of the year, the birds began to pair. Thus in Chaucer's Parliament of Foules we read:

For this was sent on Seynt Valentyne's day 
Whan every foul cometh ther to choose his mate.



For this reason the day was looked upon as specially consecrated to lovers and as a proper occasion for writinglove letters and sending lovers' tokens. Both the French and English literatures of the fourteenth and fifteenth centuries contain allusions to the practice. Perhaps the earliest to be found is in the 34th and 35th Ballades of the bilingual poet, John Gower, written in French; but Lydgate and Clauvowe supply other examples. Those who chose each other under these circumstances seem to have been called by each other their Valentines. In the Paston Letters, Dame Elizabeth Brews writes thus about a match she hopes to make for her daughter (we modernize the spelling), addressing the favoured suitor:

And, cousin mine, upon Monday is Saint Valentine's Day and every bird chooses himself a mate, and if it like you to come on Thursday night, and make provision that you may abide till then, I trust toGod that ye shall speak to my husband and I shall pray that we may bring the matter to a conclusion.


Shortly after the young lady herself wrote a letter to the same man addressing it "Unto my rightwell belovedValentine, John Paston Esquire". The custom of choosing and sending valentines has of late years fallen into comparative desuetude.


Thurston, Herbert. "St. Valentine." The Catholic Encyclopedia. Vol. 15. New York: Robert Appleton Company, 1912. 13 Feb. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/15254a.htm>.



ST. VALENTINE, PRIEST AND MARTYR.

FEAST DAY: FEBRUARY 14TH

VALENTINE was a holy priest in Rome, who, with St Marius and his family, assisted the martyrs in the persecution under Claudius II. He was apprehended, and sent by emperor to the prefect of Rome, who, on finding all his promises to make him renounce his faith ineffectual, commanded him be beaten with clubs, and afterward to be beheaded, which was executed on the 14th of February, about the year 270. Pope Julius is said to have built a church near Ponte Mole to his memory, which for a long time gave name to the gate, now called Porta del Popolo, formerly Porta Valentini. The greatest part of his relics now in the church of St. Praxedes. To abolish the heathen's lewd superstitious custom of boys drawing the names of girls, in honor of their goddess Februata Juno, on the 15th of this month, several zealous pastors substituted the names of Saints in billets given on this day.

REFLECTION.—In the cause of justice and truth, prudence should not be held in account; otherwise prudence is mere human respect. St. Paul says: "The wisdom of the flesh is death."


St. Valentine

St. Valentine was a holy priest in Rome, who, with St. Marius and his family, assisted the martyrs in the persecution under Claudius II. Since he was caught marrying Christian couples and aiding any Christians who were being persecuted under Emperor Claudius in Rome [when helping them was considered a crime], Valentinus was arrested and imprisoned.

When he refused to renounce his faith he was beaten with clubs, and afterwards, beheaded on February 14, about the year 270.

One legend says, while awaiting his execution, Valentinus restored the sight of his jailer’s blind daughter. Another legend says, on the eve of his death, he penned a farewell note to the jailer’s daughter, signing it, “From your Valentine.”

To abolish the heathens lewd superstitious custom of boys drawing the names of girls, in honor of their goddess Februata Juno, on the fifteenth of this month, several zealous pastors substituted the names of saints in billets given on this day. He is the Patron Saint of affianced couples, bee keepers, engaged couples, epilepsy, fainting, greetings, happy marriages, love, lovers, plague, travellers, young people. He is represented in pictures with birds and roses.




Valentine of Terni BM (RM)

Died c. 269. Valentine of Terni (Interamna) and of Rome are probably the same martyr according to the Bollandists.



The origin of Saint Valentine's Day is obscure, as is the custom of sending valentines. It was supposed, according to the rural tradition (dating in England at least to the time of Chaucer), to be the time of the mating of birds, and among young people the practice grew of choosing on this day, by lot or otherwise, a friend or lover for the ensuing year. It was a light-hearted custom. A folded paper would bear the name of one's secret friend, or through the post would go a card of sentimental verse and fanciful emblems.

Elia tells a story about an artist, who, living across from a young girl whom he did not know, but whose daily passing gave him pleasure, resolved to send her, unknown, a valentine, for she was all happiness and innocence and just the right age to enjoy receiving one. He painted a picture for her one fine, gilt paper, then posted it. From his window the next day he saw his precious gift delivered. He watched her open it with delight, and saw her wonder as she unfolded it, and as she danced and clapped her hands; for she had no lover, and took it as a fairy gift, a God-send, as they used to say when the benefactor was unknown. "It would do her no harm," says Elia, "it would do her good for ever after. It is good to love the unknown." So God sends His gifts to us from His own secret store. "Every good and perfect gift is from above, and comes down from the Father."

Others claim that the custom of St. Valentine's Day records the survival of elements of the pagan Roman Lupercalia festival, which took place on the Ides of February. To abolish the heathen's lewd superstitious custom of boys drawing the names of girls, in honor of their goddess February Juno, several zealous pastors substituted the names of saints in billets given on this day.

But this day really celebrates sadder memories--and more glorious-- for it marks the martyrdom of the faithful. The Roman Martyrology celebrates the bishop of Interamna (Terni) about 60 miles from Rome, who was scourged, imprisoned, then beheaded there by order of Placidius, prefect of Interamna.

Many scholars believe that Valentine of Rome is identical with Valentine of Terni. It is suggested that the bishop of Interamna had been a Roman priest who became bishop, was sentenced in his diocese, and brought to Rome for his execution. After his death his relics were translated to Terni. The stories of the two bishop martyrs, however, are remarkably similar.

There is no other record of Valentine. Though far removed from the saccharine customs and fancies that now surround his name, his memory shines in the darkest age of persecution as one who helped the followers of Jesus, as one who proclaimed the Good News. Out of the night would come a secret message or through the darkness an unknown hand, bringing hope and comfort. We can imagine what it would mean to some imprisoned or tormented spirit, and the thrill it would bring, that someone loved and cared. Valentine was that unknown benefactor, the secret friend of the martyrs, who gloried in the work of their rescue.

It is interesting to note that, since 1835, the Carmelite church in Dublin has claimed his relics (Benedictines, Delaney, Encyclopedia, Farmer, Gill, White).

In art, Saint Valentine is portrayed as a bishop with a crippled or epileptic child at his feet. At times (1) there may be a cock near him, (2) he may be shown refusing to adore an idol, or (3) his martyrdom by beheading may be depicted (Roeder).

Valentine is the patron of beekeepers, engaged couples, travellers, and young people. He is invoked against epilepsy, fainting, plague, and for a happy marriage (Roeder).



Valentine of Rome M (RM)

Died in Rome c. 269. The acta of Saint Valentine seem to derive from those of the Persians SS. Marius and Martha, who with their sons Saints Audifax and Abachum were martyred in Rome and buried on the Via Cornelia. It is likely that this Valentine is the bishop of Terni, which is about sixty miles from Rome.



Saint Valentine was a priest in Rome and a physician who was put in chains for assisting the martyrs. He was arrested by Calpurnius, the prefect of the city, and placed in the custody of Asterius, his chief officer. But Valentine preached to the guard in charge of him, and, like Saint Paul, converted his jailer. God did this through Valentine by restoring the sight of Asterius's adopted daughter. The jailer and his entire household, like that of Saint Cornelius, were baptized. Unfortunately, this led to Valentine's further punishment, for it roused the anger of Emperor Claudius the Goth, who condemned him to be beaten with clubs, then beheaded. Asterius and his entire family are also said to have been martyred.

A little after Valentine's execution, a pious matron named Sabinilla claimed his body and buried on her property on the Via Flaminia, where a basilica was erected in 350. The basilica was destroyed in the 7th century by Honorius I. Today the church is in ruins near a catacomb that presents the double originality of preserving in the vestibule of the entrance one of the most ancient paintings of the crucifixion, dating to the 7th century, and having its galleries in the bedrock of the hill, completely recut by a wine merchant who made it his wine cellar. His relics were translated to the Church of Saint Praxedes. He is probably the same person as Valentine of Terni (Attwater, Benedictines, Delaney, Encyclopedia, Farmer, Gill, White).

In art Valentine is portrayed as a priest bearing a sword; or holding a sun; or giving sight to a blind girl (White). He is the patron of lovers (White).