dimanche 24 février 2013

Saint ROBERT D'ARBRISSELLE, abbé bénédictin et fondateur

Robert d'Arbrissel, prêcheur et ermite breton du XIIe siècle. 
Détail de la fresque à la cire intitulée "La procession des saints du diocèse de Rennes dans la cathédrale de Rennes", d'Alphonse Le Hénaff, peinte dans la cathédrale Saint-Pierre de Rennes entre 1871 et 1876. 
Sous la fresque est indiqué S. ROBTUS ARBRISSELLENSIS

Saint Robert d'Arbrissel

Né à Arbrissel, en Bretagne, dans le diocèse de Rennes, vers la moitié du XIè siècle, Robert étudie à Paris puis, de retour dans son diocèse, choisit la radicalité de l’évangile, vivant en ermite et prédicateur itinérant (il parcourt la Bretagne, le Maine et l'Anjou). Son éloquence et l’austérité de son mode de vie attirèrent autour de lui une foule bigarrée de disciples qu'il regroupa d'abord dans la forêt de Craon. Il essaya de mettre en ordre ce mouvement incontrôlé et incontrôlable aux yeux de beaucoup avec la fondation de l'abbaye de Fontevrault dans le Val de Loire, répartissant la nouvelle communauté en quatre groupes : les femmes, les moines, les pénitents et les lépreux. L’ordre mixte qui en résulta fut à prédominance féminin : les hommes avaient charge de veiller à la protection des femmes, mais c’est à ces dernières qu’était confiée la direction des communautés. Il plaça son Ordre monastique sous le vocable de Notre-Dame du Calvaire. A sa mort, en 1116, l'Ordre comptait une cinquantaine de maisons.

SOURCE : http://www.paroisse-saint-aygulf.fr/index.php/prieres-et-liturgie/saints-par-mois/icalrepeat.detail/2015/02/25/13001/-/saint-robert-d-arbrissel

Bx Robert d'Arbrisselle

Fondateur d'Ordre

(1045-1117)

Robert d'Arbrisselle, né à Arbrisselle, aujourd'hui Arbressec, près de Rennes, est une des figures les plus remarquables de la fin du XIe siècle et du commencement du XIIe siècle. La puissance merveilleuse de sa parole, les innombrables conversions qu'il opéra dans toutes les classes de la société, le nouvel institut monastique dont il fut le père, son influence étonnante et les persécutions qu'il eut à subir, en font un des Saints dont l'action s'est fait le plus sentir dans l'Église.

Dès sa jeunesse, Robert parut un enfant prédestiné, car jamais on ne vit en lui rien de léger ni de puéril, mais la prudence et la maturité d'un autre âge. Ses fortes études, la réputation de ses vertus, l'élevèrent aux dignités ecclésiastiques; mais il lui fallait le désert, la vie cachée, les austérités; les hommes de sa trempe ne font rien à demi. Jean dans le désert, Paul, Antoine, Hilarion et tant d'autres anachorètes peuvent nous donner une idée de ses effrayantes mortifications.

L'esprit de Dieu entraîne tout à Sa suite: Robert vit sa solitude envahie par de nombreux disciples, et on a pu dire de son vivant que sa maison était à la fois "la plus pauvre et la plus sainte de tout le royaume de France". Fontevrault lui doit son origine. Mais là s'arrête la vocation du moine.

Ayant consolidé son oeuvre, il devint, revêtu de pouvoirs spéciaux par le Pape Urbain II, missionnaire apostolique pour toutes les parties du monde, et désormais, le bâton à la main, n'ayant pour richesse que la pauvreté, il parcourt spécialement la France, et renouvelle les merveilles des plus grands apôtres chrétiens dans la plupart de nos provinces.

On cite le trait suivant, qui montre à la fois quelle était sa réputation et quelle charité animait son grand coeur. Dans un de ses voyages, son petit bagage fut pillé par des voleurs qui le maltraitèrent lui-même indignement: "Malheureux, dit le compagnon du Saint, c'est ainsi que vous traitez Robert d'Arbrisselle!" A ce nom célèbre, les voleurs épouvantés se jettent aux pieds de l'Apôtre et lui promettent de se convertir. Robert leur pardonne, les embrasse et leur promet participation aux prières et aux bonnes oeuvres de ses religieux.

Il mourut à l'âge de soixante-douze ans.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950


Bx Robert d'Arbrissel

Fondateur de l'ordre de Fontevrault

(v. 1047-1117)

Robert d'Arbrissel naquit en Bretagne vers 1047. Docteur de l'université de Paris, il remplit les fonctions d'archidiacre du diocèse de Rennes, son pays d'origine

Son zèle pour la réforme du clergé souleva contre lui des haines implacables, qui le contraignirent à se retirer. Il séjourna quelques temps auprès des écoles d'Angers ; puis il s'enfonça dans la forêt de Craon. Des compagnons le suivirent, ce qui lui permit de fonder l'abbaye de Roë. Ils y menèrent la vie des Chanoines réguliers.

Le Bx Urbain II (Ottone di Lagery, 1088-1099), lors de son séjour à Angers (1096), le fit prêcher en sa présence et lui donna plein pouvoirs d'annoncer en tous lieux la parole divine. Deux de ses compagnons de solitude, Bernard de Ponthieu et Vital de Martain, le suivirent dans ses courses apostoliques avant d'aller fonder, l'un le monastère de Tiron au diocèse de Chartre, l'autre, celui de Savigny au diocèse d'Avranches, destinés à devenir des chefs de congrégation.

Robert parcourut d'abord l'Anjou, la Touraine et le Poitou. Sa prédication soulevait l'enthousiasme des foules ; parmi ceux qui l'avait entendu, beaucoup abandonnaient leurs familles et s'attachaient à ses pas. Ce cortège se composait d'homme et de femmes ; on y voyait un grand nombre de pénitents et de pénitentes. Cette foule menait une sorte de vie religieuse, dont les conditions étaient prescrites au jour le jour par Robert. Cette communauté nomade finit bientôt par éprouver le besoin de se fixer. Aussi, vers 1099, Bernard et Vital emmenèrent les hommes avec eux. Robert établit les femmes à Fontevrault. Elles étaient fort nombreuses. Quelques frères se fixèrent auprès d'elles et se chargèrent de leur service temporel et religieux.

Robert interrompait de temps en temps ses prédications pour revenir à Fontevrault et pour fonder de nouveaux monastères, qu'il peuplait de ses religieuses. Ces fondations recevaient le titre de prieurés et restaient sous l'entière dépendance de Fontevrault, ne formant avec lui qu'une seule congrégation, dont l'abbesse était le chef unique. Partout une communauté d'hommes s'attachait au service des moniales. Il y en eut dans les diocèses de Poitiers, de Bourges, d'Orléans, de Limoges et de Chartres.

Robert d'Arbrissel mourut, le 24 ou le 25 février 1116 ou 1117.

SOURCE :


Comme Fontevraud, Relay, fut fondé par Robert d'Arbrissel, un réformateur religieux et prédicateur itinérant, né vers 1047 à Arbrissel, petit village de Bretagne. Particulièrement doué pour les sermons, il s'est très vite retrouvé à la tête d'une communauté d'une centaine de personnes, principalement constituée de femmes. Il sillonna l'Anjou, le Maine et la Normandie, où il a même convaincu, à Rouen, des prostituées de venir le rejoindre. Très vite, il a obtenu le soutien du Pape Urbain II.

Voyant augmenter la foule de ceux qui le suivait, Robert d'Arbrissel, avec l'aide de Pierre II, évêque de Poitiers, décida de trouver un lieu pouvant accueillir sa communauté, afin d’éviter de nouveaux scandales. En effet, Suite à quelques scandales tels que commerce libertin, accouchements clandestins, etc., l’évêque de Rennes, Marbode, adressa à Robert , vers 1100, une longue et sévère lettre de reproches remettant en doute la justesse de ses pratiques. Un concile réuni à Poitiers en 1100 somma Robert de soumettre son « troupeau » à une règle et de se fixer.

Son désir premier était de mettre en place un ordre où hommes et femmes pouvaient vivre en communauté. En 1101, Robert d'Arbrissel installa sa communauté à Fontevraud, un lieu désertique, idéal pour y établir ce nouvel ordre. La présence de femmes parmi les hommes a rapidement fait scandale. Robert d’Arbrissel fonda alors une abbaye double (lieu monacal où hommes et femmes sont strictement séparés par la clôture). Il dut commencer à organiser la vie communautaire et la fondation du monastère débuta aussitôt. Quand la communauté se trouva suffisamment installée, Robert d'Arbrissel refusa le titre de prieur et repris sa route et ses prédications après avoir nommé une femme à la tête de l'abbaye : Hersende de Montsoreau.

Peu de temps avant sa mort et ayant consulté d'éminents religieux, Robert d’Arbrissel décida, en 1115, de sa succession. Convaincu que « les hommes trouveront le salut de leur âme dans la soumission aux femmes », il confia les rênes de Fontevraud à Pétronille de Chemillé le 28 octobre 1115 et fit d’elle la première abbesse de Fontevraud. Il laissa ainsi les moines très secoués par une décision hors du commun et Fontevraud devint alors une abbaye dirigée par des femmes. C’est ainsi que naquit l’Ordre de Fontevraud, plus ascétique que les bénédictins, qui devint rapidement l'un des ordres monastiques doubles les plus puissants de France. Sous la seule obédience du pape et nantie de nombreuses faveurs, l'abbesse de Fontevraud détient tout pouvoir spirituel et temporel sur les moniales et les moines.


Robert of Arbrissel

Itinerant preacher, founder of Fontevrault, b. c. 1047 at Arbrissel (now Arbressec) near Rhétiers, Brittany; d. at Orsan, probably 1117. Robert studied in Paris during the pontificate of Gregory VII, perhaps under Anselm of Laon and later displayed considerable theological knowledge. The date and place of his ordination are unknown. In 1089 he was recalled to his native Diocese of Rennes by Bishop Sylvester de la Guerche, who desired to reform his flock. As archpriest, Robert devoted himself to the suppression of simony, lay investiture, clerical concubinage, irregular marriages, and to the healing of feuds. This reforming zeal aroused such enmity that upon Sylvester's death in 1093, Robert was compelled to leave the diocese. He went to Angers and there commenced ascetic practices which he continued throughout his life. In 1095 he became a hermit in the forest of Craon (s.w. of Laval), living a life of severest penance in the company of Bernard, afterwards founder of the Congregation of Tiron, Vitalis, founder of Savigny, and others of considerable note. His piety, eloquence, and strong personality attracted many followers, for whom in 1096 he founded the monastery of Canons Regular of La Roé, becoming himself the first abbot. In the same year Urban II summoned him to Angers and appointed him a "preacher (seminiverbus, cf. Acts 17, 18) second only to himself with orders to travel everywhere in the performance of this duty" (Vita Baldrici).

There is no evidence that Robert assisted Urban to preach the Crusade, for his theme was the abandonment of the world and especially poverty. Living in the utmost destitution, he addressed himself to the poor and would have his followers known only as the "poor of Christ", while the ideal he put forward was "In nakedness to follow Christ naked upon the Cross". His eloquence, heightened by his strikingly ascetic appearance, drew crowds everywhere. Those who desired to embrace the monastic state under his leadership he sent to La Roé, but the Canons objected to the number and diversity of the postulants, and between 1097 and 1100 Robert formally resigned his abbacy, and founded Fontevrault. His disciples were of every age and condition, including even lepers and converted prostitutes. Robert continued his missionary journeys over the whole of Western France till the end of his life, but little is known of this period. At the Council of Poitiers, Nov., 1100, he supported the papal legates in excommunicating Philip of France on account of his lawless union with Bertrade de Montfort; in 1110 he attended the Council of Nantes. Knowledge of his approaching death caused him to take steps to ensure the permanence of his foundation at Fontevrault. He imposed a vow of stability on his monks and summoned a Chapter (September, 1116) to settle the form of government. From Hautebruyère a priory founded by the penitent Bertrade, he went to Orsan, another priory of Fontevrault, where he died. The "Vita Andreæ" gives a detailed account of his last year of life.

Robert was never canonized. The accusation made against him by Geoffrey of Vendôme of extreme indiscretion in his choice of exceptional ascetic practices (see P.L., CLVII, 182) was the source of much controversy during the seventeenth and eighteenth centuries. Other evidence of eccentric actions on Robert's part and scandals among his mixed followers may have helped to give rise to these rumors. The Fontevrists did everything in their power to discredit the attacks on their founder. The accusatory letters of Marbodius of Rennes and Geoffrey of Vendôme were without sufficient cause declared to be forgeries and the manuscript Letter of Peter of Saumur was made away with, probably at the instigation of Jeanne Baptiste de Bourbon, Abbess of Fontevrault. This natural daughter of Henry IV applied to Innocent X for the beatification of Robert, her request being supported by Louis XIV and Henrietta of England. Both this attempt and one made about the middle of the nineteenth century failed, but Robert is usually given the title of "Blessed". The original recension of the Rule of Fontevrault no longer exists; the only surviving writing of Robert is his letter of exhortation to Ermengarde of Brittany (ed. Petigny in "Bib. de l'école des Chartes", 1854, V, iii

Sources

Acta SS., Feb., III, 593 sqq., contains two ancient lives by BALDRIC of Dol and the monk ANDREW; PETIGNY, Robert d'Arbissel et Geoffroi de Vendôme in Bib. de l' école des Chartes; WALTER, Ersten Wanderprediger Frankreichs, I (Leipzig, 1903), a modern scientific book; IDEM, Excurs, II (1906); BOEHMER in Theologische Literaturzeitung, XXIX, col. 330, 396, a hostile review.

Webster, Douglas Raymund. "Robert of Arbrissel." The Catholic Encyclopedia. Vol. 13. New York: Robert Appleton Company, 1912. 24 Feb. 2016 <http://www.newadvent.org/cathen/13096a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Catharine Lamb. Dedicated to the memory of Robert Lee Hansen.


Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. February 1, 1912. Remy Lafort, D.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/13096a.htm

Blessed Robert of Arbrissel, OSB Abbot (PC)
(also known as Robert of Arbressec)


Born in Arbrissel (Arbressec), Brittany, France, c. 1047; died at Orsan on February 25, 1117. Robert studied at Paris, became chancellor of the University of Paris, was ordained, and then became archpriest (vicar general) at Rennes c. 1089 at the invitation of Bishop Sylvester of Gerche, who invited him to assist him in reforming that see.



Robert was forced to flee the enemies he made with his reforms when the bishop died, and he became a hermit in the Craon Forest in 1095. The following year he founded the monastery of La Roe for the many disciples he had attracted by his holiness. He was appointed 'preacher' by Pope Urban II the same year, attracted huge crowds, and in 1099 founded the double Benedictine monastery of Fontevrault under the direction of an abbess for the many postulants La Roe could not accommodate.
He attended the Council of Poitiers in 1100, where he favored the excommunication of King Philip I of France, and the Council of Nantes in 1110. Robert called a chapter to establish a permanent organization of his monks in 1116, and died the following year at Orsan. He has never been formally beatified (Benedictines, Delaney, Encyclopedia, Roeder).

Blessed Robert is generally painted as a Benedictine abbot enjoying a vision of the crucified Christ, Virgin Mary, and Saint John. At times he may be shown wearing a coat of mail next to his skin (Roeder). He is venerated in Fontevrault, Paris, and Rennes (Roeder).


SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0224.shtml