lundi 4 février 2013

Saint ANDRÉ CORSINI, religieux carme et évêque

Saint André Corsini

Évêque de Fiésole

(1302-1373)

Issu de l'illustre famille des Corsini, ce Saint naquit à Florence, en 1302, le jour de saint André, dont il reçut le nom. La veille de sa naissance, sa mère eut un songe, dans lequel il lui semblait mettre au monde un louveteau qui, entré dans l'église des Carmes, s'y transforma aussitôt en un agneau d'éclatante blancheur. Aussi cette pieuse mère eut-elle soin de vouer son enfant à la Très Sainte Vierge et de lui inspirer l'amour de la piété et de la vertu.

Malgré les exemples édifiants de ses parents et les sages instructions de ses précepteurs, André, entraîné par les mauvaises compagnies dans toute espèce de désordres, ne tarda pas à vérifier la première partie du songe maternel. Nouvelle Monique, la pauvre mère n'avait d'autres ressources que ses larmes et ses prières.

Or un jour, André, mû par un reste de tendresse, demanda à sa mère pourquoi elle pleurait ainsi: "Ah! mon fils, répondit-elle, je pleure sur le louveteau que j'ai mis au monde. Quand donc se changera-t-il en agneau? Souviens-toi que tu appartiens à la Vierge Marie et que tu dois La servir."

Ces paroles, comme une flèche divine, pénétrèrent le coeur d'André. Le lendemain il entra dans l'église des Carmes et, se prosternant devant l'image de Notre-Dame du Peuple: "Glorieuse Vierge Marie, dit-il, voici le loup dévorant qui Vous prie de le rendre désormais un agneau docile; il veut Vous servir dans l'Ordre du Carmel." Aussitôt, il alla prier le supérieur du monastère de l'admettre dans son couvent. Il avait alors seize ans.

Dès le début de son noviciat, sa ferveur étonna les plus parfaits: l'esprit de la pénitence lui faisait accepter avec joie les offices les plus humbles. Ses passions un instant se révoltèrent, mais avec son énergie, l'amour de la prière et de la mortification, il les dompta si bien qu'il en demeura pour jamais vainqueur. Il fut un modèle d'obéissance, de ferveur et d'humilité.

Ordonné prêtre en 1328, il offrir à Dieu les prémices de son sacerdoce dans un petit couvent où il était inconnu et y célébra sa première Messe avec un recueillement et une dévotion extraordinaires. Aussitôt après la communion, la Très Sainte Vierge lui apparut, disant: "Tu es Mon serviteur, Je t'ai choisi, et Je serai glorifiée par toi." Dans la suite André ne voulut plus d'autre titre que celui de serviteur de Marie.

Dieu donna à ses paroles une onction et une force merveilleuse pour convertir les pécheurs et le favorisa du don des miracles. Un de ses parents fut guéri par lui d'un mal de jambe qui lui rongeait les chairs, et il rendit la vue à un aveugle dans la ville d'Avignon où il terminait ses études près du cardinal Corsini, son oncle.

De retour dans sa patrie, élu prieur du couvent de Florence, il devint comme le second apôtre du pays. Dans son admiration pour André, la ville de Fiésole le choisit pour évêque. A cette nouvelle il prend la fuite et va se cacher dans un couvent de Chartreux; mais un enfant dévoile sa retraite.

Son élévation lui fit redoubler ses austérités. Au cilice il joignit une ceinture de fer. Il couchait sur des sarments de vigne étendus à terre. Chaque jour il récitait les sept psaumes de la pénitence et les Litanies des Saints, et se donnait une rude discipline. Sa charité pour les pauvres et surtout pour les pauvres honteux était inépuisable; Dieu lui accorda un jour de multiplier le pain qu'il distribuait aux indigents.

Pris d'un mal subit le jour de Noël, il pressentit avec joie son dernier moment. Il mourut dans la soixante-douzième année de son âge et la treizième de son épiscopat. Ses reliques sont conservées à Florence dans l'église des Carmes.

Frères des Écoles Chrétiennes, Vie des Saints, p. 53-54



Religieux Carme, élu évêque de Fiesole en 1349. Mort à Florence en 1373. Canonisé en 1622, Fête en 1697.

Leçons des Matines avant 1960

Au deuxième nocturne.

Quatrième leçon. André naquit à Florence de la noble famille des Corsini ; ses parents, qui l’avaient obtenu de Dieu par leurs prières, le consacrèrent, à la bienheureuse Vierge. Un présage divin montra, dès avant sa naissance, ce qu’il devait être un jour : pendant que sa mère était enceinte, il lui sembla, durant son sommeil, qu’elle avait mis au monde un loup qui, se dirigeant vers l’église des Carmes, fut soudain changé en agneau, dans le vestibule même du temple. André reçut dans sa jeunesse, une éducation pieuse et conforme à son rang ; et comme il se laissait aller peu à peu au vice, il fut souvent repris par sa mère. Mais dès qu’il sut qu’il avait été consacré à la Vierge Mère de Dieu par un vœu de ses parents, l’amour de Dieu s’alluma dans son cœur, et, averti de la vision de sa mère, il embrassa l’Institut des Carmes, dans lequel il eut à souffrir diverses tentations de la part du démon, mais rien ne put jamais le détourner de son dessein d’être religieux. Envoyé bientôt à Paris, il y suivit le cours des études et y obtint le grade de docteur, puis, rappelé dans sa patrie, il fut préposé au gouvernement de son Ordre en Toscane.

Cinquième leçon. Sur ces entrefaites, l’Église de Fiesole, devenue veuve de son pasteur, le choisit pour son Évêque. André, s’estimant indigne de cette charge, s’enfuit et demeura longtemps caché. Le lieu de sa retraite ayant été miraculeusement révélé par la voix d’un enfant, il fut trouvé hors de la ville, et reçut la consécration épiscopale de crainte de s’opposer à la volonté divine. Revêtu de cette dignité, il s’appliqua avec plus de soin que jamais à la pratique de l’humilité, vertu qu’il avait toujours cultivée, et unit à la sollicitude pastorale la miséricorde envers les pauvres, ta libéralité, l’assiduité à l’oraison, les veilles, et les autres vertus ; il fut encore illustre par l’esprit de prophétie : de telle sorte que tous célébraient sa sainteté.

Sixième leçon. Les mérites d’André poussèrent Urbain V à l’envoyer à Bologne, en qualité de légat, pour apaiser des troubles. Le Saint eut beaucoup à souffrir dans l’accomplissement de cette mission, et il éteignit par sa grande prudence les inimitiés ardentes qui avaient armé les citoyens les uns contre les autres ; la tranquillité rétablie, il revint vers les siens. Bientôt, épuisé par les travaux assidus et par les macérations volontaires de la chair, et après avoir reçu de la bienheureuse Vierge l’annonce de sa mort, il partit pour le royaume céleste, l’an du Seigneur mil trois cent soixante-treize, en la soixante et onzième année de son âge. André étant devenu illustre Dar de nombreux et éclatants miracles, Urbain VIII l’inscrivit au nombre des Saints, Son corps repose à Florence dans l’église de son Ordre, et il y est honoré avec la plus grande vénération par les habitants, qui ressentirent plus d’une fois sa protection dans de pressants périls.


Dom Guéranger, l’Année Liturgique

Aujourd’hui, c’est un saint Évêque qui, par sa vie austère et son zèle ardent pour le salut des âmes, vient nous inviter à songer sérieusement à notre réconciliation avec Dieu. Moins célèbre dans l’Église que beaucoup d’autres saints Confesseurs, il doit à Clément XII, membre de l’illustre famille Corsini, l’honneur de briller avec plus d’éclat au Cycle de la sainte Église. Mais le Pontife n’était que l’instrument de la divine Providence. Le saint Évêque de la petite ville de Fiesole a toujours cherché l’obscurité durant sa vie, et Dieu a voulu le glorifier dans toute l’Église, en inspirant au Pasteur suprême la pensée de le placer sur le Calendrier universel. Au reste, André fut pécheur avant de devenir un saint ; son exemple nous encouragera à revenir sincèrement à Dieu.

Écoutez, saint Pontife, la prière des pécheurs qui désirent apprendre de vous la voie qui ramène à Dieu. Vous avez fait l’épreuve de ses miséricordes ; c’est à vous de les obtenir pour nous. Soyez donc propice au peuple chrétien, en ces jours où la grâce de la pénitence est offerte à tous ; par vos prières, faites descendre sur nous l’esprit de componction. Nous avons péché, et nous sollicitons le pardon ; fléchissez en notre faveur le cœur de Dieu. De loups rendez-nous agneaux ; fortifiez-nous contre nos ennemis ; faites-nous croître dans la vertu d’humilité qui brilla en vous avec tant d’éclat, et demandez au Seigneur que la persévérance couronne nos efforts, comme elle a couronné les vôtres, afin que nous chantions avec vous et comme vous les miséricordes de notre commun Rédempteur.


Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum

La fête de cet insigne évêque de Fiesole (+ 1373) fut d’abord introduite dans le Missel romain par Alexandre VII sous le rite semi-double ; puis Clément XII, qui était de la famille Corsini, l’éleva au rite double, et il érigea à son parent une splendide chapelle dans la basilique du Latran.

La messe est celle du Commun des confesseurs pontifes, Státuit.

La première collecte est la suivante : « O Dieu qui suscitez toujours dans votre Église des exemples de vertu, faites que votre peuple, suivant les traces du bienheureux André, votre confesseur et pontife, en puisse aussi obtenir la récompense. Par notre Seigneur, etc. »

La première lecture est prise, ça et là, des chapitres XLIV et XLV de l’Ecclésiastique. Elle exalte les fonctions épiscopales, qui sont essentiellement un ministère de réconciliation et de paix entre Dieu et les hommes, entre l’homme et son semblable. La grâce du Seigneur prépare le prêtre à cette double mission, car c’est avec .raison que saint Bernard a dît au sujet du ministre de Dieu : si non placet, non plaçât. La charge pastorale exige donc, non pas une bonté quelconque, mais un éminent état de sainteté et de donation entière et absolue du prêtre à Dieu, afin qu’il soit réellement ce que la sainte Écriture entend par ces mots : SacerdotesDomini... sancti Deo suo. Le répons-graduel et le verset alléluiatique sont communs à la fête de saint Pierre Chrysologue le 4 décembre. Après la Septuagésime, le psaume-trait est identique à celui de la messe de saint Pierre Nolasque le 31 janvier.

La lecture évangélique est la même que pour la fête de saint Nicolas, le 6 décembre ; l’antienne de l’offertoire est semblable à celle de la fête de saint Damase.

La collecte sur les oblations a un caractère général : « Que vos, élus, Seigneur, nous assistent en toute circonstance ; en sorte que, quand nous vénérons leurs mérites, nous puissions ressentir l’efficace de leur patronage. »

Comme l’on voit, ces messes du Commun sont des arrangements tardifs, dans lesquels les règles classiques de la liturgie sont quelque peu oubliées. Dans le cas présent, il est étrange que la prière sur les oblations ne nomme même pas celles-ci !

L’antienne pour la communion est semblable à celle du jour de saint Sabbas, le 5 décembre.

La collecte d’action de grâces exprime ce souhait, que l’intercession du saint dont on célèbre le natale, et les sentiments d’humble gratitude que répand dans notre cœur la divine Eucharistie, servent à nous rendre de plus en plus dignes de la grâce céleste.


Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique

Pour la conversion des âmes gravement égarées.

1. Saint André. — Jour de mort : 6 janvier 1373. Tombeau : à Florence, dans le couvent des Carmes. Image : on le représente en évêque, avec un loup et un agneau à ses pieds. Sa vie : Saint André Corsini vécut de 1302-1376. Comme sa mère le portait encore dans son sein, elle eut un songe : il lui sembla qu’elle avait enfanté un loup qui courait vers le couvent des Carmes et qui, arrivé à la porte de l’église, se changeait immédiatement en agneau. L’enfant fut élevé par ses parents dans la piété et la crainte de Dieu, mais il s’adonna peu à peu aux joies du monde, ce qui lui attira souvent des reproches de sa mère. Mais ayant appris que, par un vœu de ses parents, il avait été consacré à la Sainte Vierge, il rentra en lui-même et, à l’âge de 17 ans, se fit admettre dans l’Ordre des Carmes. Là, il eut à souffrir beaucoup d’attaques et de tentations de l’Esprit mauvais, mais rien ne put le détourner de sa résolution d’entrer dans cet Ordre. Ce fut un homme d’une pénitence austère, il jeûnait sans relâche, ne quittait jamais son cilice et récitait chaque jour les psaumes de la pénitence. Il eut le don particulier de ramener à Dieu les âmes gravement égarées. En 1360, il fut nommé, malgré ses efforts pour se dérober à cet honneur, évêque de Fiesole.

2. La messe (Státuit) est la première du commun des confesseurs pontifes. L’Évêque est l’« administrateur » fidèle des sources de vie divine dans l’Église : la parole de Dieu et les sacrements ; en lui aussi le sacerdoce du Christ s’exerce dans toute son étendue. Le prêtre à l’autel est son représentant et son symbole. Sans cesse, le texte de la messe voit, dans les actions et les mouvements du prêtre, le saint lui-même et, dans le saint, le divin Pontife. Quand le prêtre s’avance vers l’autel, l’Église célèbre la grâce de son élection : « Le Seigneur lui a confié l’alliance de la paix » (ce sont les trésors de l’Église), il est un prince du royaume de Dieu (Intr.). Alors l’Église chante le Ps. 131. Ce psaume est un serment réciproque : David jure de bâtir une maison au Seigneur et le Seigneur promet, par serment, à David, un trône éternel. David est le symbole de notre saint évêque qui a eu pour l’Église un soin si fidèle et qui reçoit en retour la récompense éternelle et des grâces pour l’Église. La Leçon célèbre, de nouveau, la grâce de l’élection du saint évêque : « Voici devant vous, (dans la personne du prêtre célébrant) le grand prêtre (le saint mais aussi le Christ) qui, dans ses jours, a plu à Dieu. » Il a été porteur et médiateur de la Rédemption ; des paroles enthousiastes célèbrent son élévation : « Il lui donna la couronne de gloire, il conclut avec lui une éternelle alliance... Il voulut qu’il soit prêtre et qu’il loue son nom et qu’il lui offre un encens digne, pour faire un parfum d’agréable odeur. » Le Graduel est un écho, il se contente de répéter avec admiration les paroles de la Leçon. A l’Alléluia, le divin Pontife, qui veut offrir le sacrifice « selon l’ordre de Melchisédech », montre sur l’ambon : Le Seigneur qui revient demande compte des talents confiés. Ces talents sont les grâces du sacerdoce. Aujourd’hui, au jour de sa mort, notre saint évêque « entre dans la joie de son Seigneur » (Évang.) Nous n’avons pas reçu autant de talents, cependant nous devons administrer fidèlement ! les deux que nous avons reçus. Maintenant commence le Sacrifice. Le saint évêque se tient à l’autel « David oint de l’huile sainte », il se tient là, au nom du Christ, « le bras » du divin Pontife le soutient (Off) ; à l’Offrande, nous déposons sur l’autel tous les talents gagnés pendant notre vie ; au Saint-Sacrifice, « le Maître de ces serviteurs est venu pour leur demander leurs comptes, mais aussi pour leur donner la grande récompense. » Le gage de cette grande récompense est la sainte Eucharistie que le saint évêque nous distribue aujourd’hui à la table sainte « comme le fidèle serviteur que le Seigneur a établi sur sa famille et qui nous donne maintenant la mesure convenable du divin froment » (Comm.).



St. Andrew Corsini

Of the illustrious Corsini family; born in Florence, in 1302; died 1373. Wild and dissolute in youth, he was startled by the words of his mother about what had happened to her before his birth, and, becoming a Carmelite monk in his native city, began a life of great mortification. He studied at Paris and Avignon, and, on his return, became the Apostle of Florence. He was regarded as a prophet and a thaumaturgus. Called to the See of Fiesole, he fled, but was discovered by a child, and compelled to accept the honour. He redoubled his austerities as a bishop, was lavish in his care of the poor, and was sought for everywhere as a peacemaker, notably at Bologna, whither he was sent as papal legate to heal the breach between the nobility and the people. After twelve years in theepiscopacy, he died at the age of seventy-one, and miracles were so multiplied at his death that Eugenius IVpermitted a public cult immediately; but it was only in 1629 that Urban VIII canonized him. His feast is kept on 4 February.

Campbell, Thomas. "St. Andrew Corsini." The Catholic Encyclopedia. Vol. 1. New York: Robert Appleton Company, 1907. 16 Dec. 2015 <http://www.newadvent.org/cathen/01472d.htm>.



Andrew Corsini, OC B (RM)


Born in Florence, Italy, 1301; died January 6, 1373; canonized 1629 by Pope Urban VI.


The devout, Florentine Corsini family gave life to a wayward, bad- tempered youth, Andrew, though he was the fruit of his parents' prayers and was consecrated by vow to God before his birth. He spent his money on vice and carousing with evil friends.

One day his grieving mother, Peregrina, told Andrew of her deepest fears. Just before his birth, she had dreamed that she was giving birth to a wolf and Andrew realized that he was indeed living like a wild animal. She also revealed that he was dedicated to God's service under the protection of the Blessed Virgin while he was still in her womb. He hurried to a church to pray--and became a new man while praying at Our Lady's altar. He was so touched by God that he resolved never to return to his father's house but rather to embrace the religious life.

Andrew decided to join the Carmelites of Fiesole near Florence in 1318. He became utterly devoted to his new life and never departed from the first fervor of his conversion. He strenuously labored to subdue his passions by extreme humiliations, obedience to even the last person in the house, by silence and prayer. His superiors employed him in the meanest offices, often in washing the dishes in the scullery.

The progress he made in his studies, particularly in the holy scriptures and in theology, was great. In 1328 he was ordained a priest; but to prevent the music and feast, which his family had prepared according to custom, for the day on which he was to say his first Mass, he privately withdrew to a little hermitage seven miles away, where he secretly offered his first fruits to God with wonderful recollection and devotion.

After preaching and ministering for a time in Florence, he studied at Paris for three years and completed his studies under the direction of his uncle, a cardinal, at Avignon. In 1332, Father Corsini was chosen prior of his own monastery in Florence, whose church, situated in the artisan area of the town, was subsequently enriched by the Masaccio's paintings of the life of Saint Peter. God honored his extraordinary virtue with the gifts of prophecy and miracles, including the conversion of his cousin, John Corsini, an infamous gambler, by the cure of an ulcer in his neck.

The former ruffian was elected bishop of Fiesole in 1349. Believing himself unworthy of this office, Corsini ran away and hid in the charterhouse of Enna, but he was discovered by a child about the time they were ready to give up and elect another. He was forced to accept the bishopric to which he was consecrated in 1360.

As bishop he demonstrated a special talent for reconciling opponents. For this reason Pope Urban V sent him to Bologna, where the nobility and the common people were quarrelling violently. Although both sides initially insulted Corsini, in the end he won them over and restored peace. As a Corsini, he was linked with the nobility; while his life of poverty as a friar made him acceptable to the common folk.

As bishop he added to his extraordinary penances and set the example of a prelate of a most noble house living according to the austerity of the religious rule he had professed. To his hair shirt he added an iron girdle. Daily he prayed the seven penitential Psalms and the litany of the saints while using the discipline upon himself. His bed was vine-branches strewn on the floor.

Additionally, he was a father of the poor. His tenderness with the poor was incredible, and he had a particular regard for the bashful among them--those who were ashamed to make their needs known. These he sought out diligently and assisted them with all possible secrecy. He kept a list of the poor and furnished them all with allowances.

Because Andrew had been born into a rich family, he felt that it was a good practice to wash the feet of poor men every Thursday in memory of Our Lord's action at the Last Supper. When one man tried to excuse himself because his feet were covered with ulcers, the saint insisted upon washing them anyway and they were immediately healed.

Andrew became ill with a high fever while singing the high Mass on Christmas Eve in 1372. A few days later the 71-year-old died and was immediately declared a saint by the people of Florence. His tomb in the Franciscan friars' church in Florence was the site of miracles. In 1737 a chapel was built in his honor in Saint John Lateran at Rome by Pope Clement XII, who was a member of the Corsini family (Attwater, Benedictines, Bentley, Encyclopedia, Farmer, Husenbeth).