Mausoleo
di Giulio II 1505/1545, "Rachele o la vita contemplativa" di
Michelangelo Buonarroti, completata da Raffaele Sinibaldi detto Raffaello da
Montelupo
Sainte Rachel
Femme de Jacob, Ancien
Testament (17ème s. av. J.C.)
Elle est la deuxième femme de Jacob et la mère de Joseph et Benjamin.
Au pays de ses ancêtres, Jacob rencontre Rachel, la fille de son oncle Laban.
Il s'éprend de la jeune fille, mais Laban consent seulement à lui donner en
mariage sa fille aînée, Léa. Jacob obtiendra néanmoins Rachel. De ses deux
femmes et de leurs servantes, naissent à Jacob une fille et douze fils, les
ancêtres des douze tribus d'Israël. Les plus célèbres sont Juda, fils de Léa,
et Joseph et Benjamin, les deux fils de Rachel.
(Genèse 29 - Bible
de la liturgie)
SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/438/Sainte-Rachel.html
Sebastiano Ricci (1659–1734), Rachel au puits
Sainte Rachel, femme de
Jacob
Rachel est une femme de la
Genèse, dans l’Ancien Testament. Elle est la sœur de Léa
et la seconde femme de Jacob, un des pères fondateurs du
peuples juifs, aussi appelés patriarches. Considérée comme sainte grâce à
nombreux miracles obtenus (notamment des miracles de maternité) par son
intercession, sainte Rachel est fêtée le 15
janvier. Elle est particulièrement priée par les femmes en
espérance d’enfants ou par des mères souhaitant lui confier leurs enfants.
Qui est Rachel dans la
Bible ?
On ne connaît pas l’année
de naissance de Rachel. Les sources sont trop floues et placent sa naissance
entre 1870 avant Jésus-Christ et 1590 avant Jésus-Christ.
Elle est la seconde fille
de Laban et Adinah, l’aînée étant Léa.
Jacob rencontre Rachel
près d’un puits, à son arrivée à Harran (ville de la Turquie actuelle). Il aide
la jeune femme à abreuver son troupeau. Il lui explique qu’il est le neveu
de Laban, fils de Rebecca. Alors, Rachel court annoncer la venue de Jacob
à son père. Ce dernier fait venir son neveu dans sa maison.
Dès le lendemain, Jacod
demande à Laban la main de Rachel, lui proposant de devenir son serviteur
pendant sept ans afin de l'obtenir.
Après les sept années,
Jacob renouvelle sa demande auprès de Laban. Le père de famille consent à lui
donner une de ses filles, mais ce n’est pas Rachel, c’est Léa.
Jacob finit par épouser
Rachel, promettant de travailler sept années supplémentaires au service de
Laban. Toutefois, le Lévitique interdit d’épouser deux sœurs.
Malheureusement, Rachel
est stérile. Cela fera naître une grande jalousie en elle, constatant la
fécondité de Léa. Elle demande alors à sa servante Bilha de séduire son mari
pour avoir des enfants de cette manière. Bilha donne à Jacob, et à Rachel, deux
fils : Dan et Nephtali.
Le Seigneur finit tout de
même par exaucer les prières de Rachel car elle attend enfin un fils,
qu’elle appelle Joseph. Elle en a un second, nommé, par Jacob, Benjamin. Elle
meurt en lui donnant la vie. Rachel a été enterrée sur la route d'Ephrata, près
de Bethléem. Son tombeau est devenu un lieu de pèlerinage,
notamment pour les femmes stériles, espérant un miracle.
Versets bibliques parlant
de sainte Rachel
Rencontre de Jacob et
Rachel
“Jacob parlait encore
avec eux quand Rachel arriva avec le petit bétail qui appartenait à son père ;
en effet, elle était bergère.
Dès que Jacob vit Rachel,
fille de Laban, le frère de sa mère, et le petit bétail de Laban, il s’avança,
roula la pierre posée sur l’orifice du puits et abreuva le petit bétail de
Laban.
Alors Jacob embrassa
Rachel, et il éclata en sanglots.
Jacob apprit à Rachel
qu’il était un parent de son père et le fils de Rébecca. Elle courut en
informer son père.”
(Genèse
29, 9-12)
Jacob obtient la main de
Rachel
“Or Laban avait deux
filles : l’aînée s’appelait Léa et la cadette, Rachel.
Les yeux de Léa étaient
délicats, tandis que Rachel avait belle allure et beau visage.
Et Jacob se mit à aimer
Rachel. Il dit : « Je te servirai sept ans pour Rachel, ta fille
cadette. »
Laban répondit : « Je
préfère te la donner à toi plutôt qu’à un autre ; reste donc chez moi. »
Jacob travailla sept ans
pour Rachel – sept ans qui lui semblèrent quelques jours, tellement il
l’aimait. [...]
Au matin, voilà que
c’était Léa et non Rachel ! Et Jacob dit à Laban : « Que m’as-tu fait là ?
N’est-ce pas pour Rachel que je t’ai servi ? Pourquoi m’as-tu trompé ? »
Laban répondit : « Cela
ne se fait pas chez nous de marier la cadette avant l’aînée !
Achève la semaine de
noces de celle-ci et nous te donnerons aussi celle-là pour le service que tu
feras encore chez nous pendant sept autres années. »
Jacob agit ainsi : la
semaine achevée, Laban lui donna sa fille Rachel pour qu’elle devienne sa
femme.
Laban mit au service de
sa fille Rachel une de ses servantes nommée Bilha.
Jacob s’unit aussi à
Rachel et il aimait Rachel plus que Léa. Il servit donc Laban pendant sept
autres années encore.
Le Seigneur vit que Léa
n’était pas aimée et il la rendit féconde tandis que Rachel était stérile.”
(Genèse 29, 16-31)
Descendance de Rachel
“Dieu se souvint de
Rachel, il l’exauça et la rendit féconde.
Elle devint enceinte et
enfanta un fils. Elle dit : « Dieu a enlevé ma honte. »
Elle appela l’enfant
Joseph, en disant : « Que le Seigneur m’ajoute un autre fils ! »”
(Genèse 30, 22-24)
“Ils levèrent le camp et
quittèrent Béthel. Il restait à parcourir une certaine distance pour arriver à
Éphrata, quand Rachel accoucha. Et ses couches furent pénibles.
Au cours de cet
accouchement difficile, la sage-femme lui dit : « N’aie pas peur ! Tu as encore
un fils ! »
Dans son dernier souffle,
au moment de mourir, Rachel l’appela Ben-Oni (c’est-à-dire : Fils-du-deuil) ;
mais son père l’appela Benjamin (c’est-à-dire : Fils-de-la-droite).
Rachel mourut et on
l’enterra sur la route d’Éphrata, c’est-à-dire Bethléem.
Jacob érigea une stèle
sur sa tombe. Aujourd’hui encore, c’est la stèle de la tombe de Rachel.”
(Genèse 35, 16-20)
Rachel subtilise les
idoles de son père
“Laban entra dans la
tente de Jacob, la tente de Léa et celle des deux servantes. Il ne trouva rien.
Il sortit de la tente de Léa et entra dans la tente de Rachel.
Or, Rachel avait pris les
idoles, les avait mises dans le sac dont on charge le chameau et s’était assise
dessus. Laban fouilla toute la tente mais il ne trouva rien.
Rachel dit à son père : «
Que les yeux de mon seigneur ne s’enflamment pas de colère ! En effet, je ne
peux pas me lever devant toi car j’ai ce qui arrive aux femmes. » Il chercha
partout mais ne trouva pas les idoles.”
(Genèse 31, 33-35)
Neuvaine à saint Raphaël
— 9 jours de prière
Guérison, mariage,
protection : confiez-lui vos intentions.
Prière à sainte Rachel
inspirée de sa vie
"Sainte Rachel,
toi qui as persévéré dans
la prière et la foi malgré les épreuves,
intercède pour nous
auprès du Seigneur.
Aide-nous à garder espoir
dans les moments de difficulté
et à trouver la paix dans
le plan divin pour nos vies.
Protège les mères et
leurs enfants,
et veille sur les
familles en détresse.
Amen."
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SOURCE : https://hozana.org/saints/sainte-rachel
Jacopo Palma il Vecchio (1480–1528), Rachele e Giacobbe, circa 1520, 146,5 x 250,5, Gemäldegalerie Alte Meister, Dresda
Rachel
Sur la route avec Rachel
L’histoire de Rachel
gagne à être connue. Elle contient des thèmes, d’amour, d’aventure, de rivalité
et de maternité. Rachel est devenue l’image idéale de mère donnant sa vie pour
ses enfants. Prenons la route avec elle pour découvrir une vie remplie de joie
et de tristesse.
L’histoire de Rachel
L’histoire de Rachel
contenue dans le livre de la Genèse peut être divisée en cinq parties : un
prologue, trois actes et un épilogue.
Prologue (Gn 29,1-12) :
Rachel, jeune et vulnérable est en chemin pour faire paitre ses brebis quand
elle rencontre Jacob au puits. Elle risque la rencontre de cet étranger. Dès
cette première rencontre, l’amour était au rendez-vous. Ils s’embrassent et
pleurent, puis, Rachel l’accueille chez son père Laban.
Acte I (Gn 29,13-30) :
Rachel, en route vers le mariage, doit attendre patiemment pendant que Jacob
travaille sept ans chez son père pour pouvoir l’épouser. Ce délai écoulé, Jacob
demanda à Laban la main de sa fille Rachel. Selon la coutume, la fiancée
demeurait voilée et Laban substitua à Rachel sa fille aînée Léa, qui s’unit à
Jacob. C’est la déception pour Rachel qui est piégée par son propre père et
devient la rivale de sa sœur ainée.
Acte 2 (Gn 29,31-30,24) : Jacob accepte de travailler sept autres années pour
marier Rachel. Maintenant mariée, Rachel est en chemin vers la maternité.
Malheureusement, elle était stérile, ce qui la rendit très envieuse de la
fécondité de sa sœur ainée qui a eu six fils et une fille avec Jacob, leur
mari. Elle demanda alors à sa servante de concevoir des enfants (Dan et
Nephtalli) avec Jacob. Selon cette coutume, les enfants de cette union étaient
considérés comme ceux de Rachel. Pourtant, elle désire ardemment être mère,
elle crie vers le Seigneur : « Donne-moi des enfants, ou je vais mourir! »
Finalement, Dieu se souvint de Rachel et la rendit féconde. Elle enfanta
Joseph. Par la suite, elle s’adresse de nouveau à Dieu : « Que le Seigneur me
donne un autre fils! »
Acte 3 (Gn 30,25-35,20) :
Enceinte, Rachel part sur la route vers Canaan, la terre de Jacob.
Plusieurs difficultés marquent leur voyage : la rencontre avec Ésaü, le passage
de Yabboq où Jacob lutta contre le Seigneur (Gn 32,23-33) et les violences à
Sichem (Gn 34). Sur cette route, Rachel enfanta dans la douleur. Elle meurt en
donnant la vie. Dans son dernier souffle, elle nomma son fils Ben-Oni ce qui
veut dire fils du deuil. Plus tard, son père l’appellera Benjamin. Rachel est alors
enterrée sur le bord du chemin par Jacob qui érige une stèle sur sa
tombe.
Épilogue : Au chapitre
48, Jacob résume la vie de Rachel en mettant l’emphase sur sa mort et son
enterrement sur la route. Son histoire se poursuit avec ses enfants envoyés en
chemin vers l’Égypte (Gn 39-47). Son fils Joseph sera vendu par ses frères,
mais il deviendra le conseiller du Pharaon d’Égypte et permettra l’accueil de
la famille devant s’exiler pour survivre à la famine.
Les pleurs de Rachel
L’histoire de Rachel ne
se termine pas là. Elle inspire le prophète Jérémie lorsqu’il cherche des mots
pour décrire la souffrance incroyable de la destruction de Jérusalem et de
l’exil à Babylone. De sa tombe, Rachel pleure le sort de ses enfants qui
partent sur la route de l’Exil et ceux qui sont morts dans la destruction de
Jérusalem.
« Dans Rama, on entend
une voix plaintive, des pleurs amers : Rachel pleure sur ses enfants, elle
refuse tout réconfort, car ses enfants ont disparu. » (Jr 31,15) Étonnamment,
ces pleurs sont évoqués alors que le prophète décrit le retour de l’Exil. Le
Seigneur a entendu la voix de Rachel, il permet un avenir d’espérance. Quel
message extraordinaire! Rachel devient alors un modèle de foi et d’espérance
lorsqu’il n’y a plus rien à espérer.
L’évangile de Matthieu
fera de même lorsqu’il raconte le massacre des enfants de moins de deux ans de
Bethléem par Hérode (Mt 2,16-18). Devant cette souffrance injuste, il cite
Jérémie 31,15 qui évoque les pleurs de Rachel pour ses enfants.
À la fin de cet évangile,
on comprend que les pleurs de mère Rachel anticipent ceux de Marie, au pied de
la croix recueillant le corps de son fils décédé. Jésus, comme Rachel, est mort
en dehors de la ville sur le chemin. Heureusement, l’histoire ne se termine pas
là. Les pleurs des femmes au tombeau sont transformés en grande joie (Mt 28,6).
Elle pleure encore
aujourd’hui
Enterré sur le chemin de
Bethléem, le lieu traditionnel de la tombe de Rachel reste accessible à tous.
Chrétiens, musulmans et Juifs vivant des difficultés s’y sont recueillis
jusqu’à aujourd’hui.
À travers l’histoire,
Rachel est restée l’inspiration de tous ceux qui ont vécu des douleurs
inconsolables. Lors de la Deuxième Guerre mondiale, Rachel avait six millions
d’enfants qui sont décédés. Elle les a pleurés et, avec elle, Dieu aussi. Parce
qu’il aime ses enfants et ne les oublie pas.
Je crois que Rachel
continue de pleurer aujourd’hui pour plusieurs de ses enfants. Que dire lorsque
20 enfants de l’école Sandy Hook à Newtown ont été tués en décembre 2012?
Rachel était avec les pleurs de parents et d’enfants dévastés. On l’évoque
encore lorsque les paroles ne peuvent rendre compte des souffrances injustes.
Écoutons la souffrance des innocents et pleurons avec eux.
Je laisse les dernières
paroles au Rabbi Shimon ben Yohai pour qui la foi de Rachel est si importante
dans l’histoire biblique qu’il dit : « Tout dépendait de Rachel » .
Nom et signification :
Rachel : brebis
Lieu de naissance : Harrân
en Mésopotamie
Qualités : Belle
Mari : Jacob
Enfants : (Dan et
Nephtalli par adoption)
Joseph et Benjamin
Son plus grand problème :
La stérilité
Pires erreurs : Faire
confiance à son père pour arranger son mariage. - Partir enceinte en voyage
Sébastien Doane
Première parution : Revue
Notre-Dame du Cap
SOURCE ` https://www.exegese-biblique.ftsr.ulaval.ca/articles/portraits-bibliques/rachel
Guido Cagnacci (1601–1663), Jacob Peeling the
Rods, circa 1655, 148,8 x 186,5 , Royal Collection, Palazzo di Buckingham
L'amour de Jacob pour
Rachel préfigure celui du Christ pour l'Église
Homélie sur Notre
Seigneur et Jacob, sur l'Église et Rachel
par saint Jacques de
Saroug (449-521)
« Serais-tu plus
grand que notre père Jacob ? »
Jacob se leva, il vit les
troupeaux assoiffés, mais il n'avait pas assez de force pour soulever la pierre
qui fermait le puits et leur donner à boire. Tandis qu'il était là, Rachel vint
vers les brebis ; dès qu'il la vit, Jacob retourna la pierre pour que
boive le bétail. (...)
La vue de la beauté de
Rachel le rendit en quelque manière plus fort : il put soulever l'énorme
pierre et abreuver le troupeau. Sur le visage de Rachel, la figure de l'Église
brillait comme pierres précieuses ; et le juste Jacob, son époux, s'élança
vers ce visage. (...)
Il frémit (...) dès qu'il
vit l'épouse mystérieuse, plus belle que ses compagnes. Tout le bétail put
boire l'eau du puits grâce à Rachel, grâce à sa beauté, à son amour et à son
charme.
Ne pense pas, mon fils,
qu'il y eut en Jacob passion charnelle, car, même en embrassant Rachel, il
pleura en grande affliction. S'il avait éprouvé passion des sens, il n'aurait
pas versé de larmes, puisque la passion, par sa flamme, engendre l'allégresse.
Mais les pleurs résultent de souffrances et de peines, et là où il y a pleurs,
il n'y a point passion charnelle. Ce n'est donc pas de passion que brûlait
Jacob, mais la souffrance des mystères du Fils de Dieu le tourmentait. (...)
En Rachel qu'il épousait,
il voyait le symbole de l'Église. Aussi fallait-il qu'en l'embrassant il
pleurât et souffrît, afin de préfigurer par son mariage les souffrances du
Fils. (...)
Mais combien plus sublime
encore la route du Fils que celle de ses hérauts ! Et combien plus belles
les noces de l'Époux royal que celles de ses ambassadeurs ! Jacob pleura
pour Rachel en l'épousant ; Notre Seigneur, de son sang couvrit l'Église
en la sauvant. Les larmes sont le symbole du sang, car ce n'est pas sans
douleur qu'elles jaillissent des prunelles. Les pleurs du juste Jacob sont la
figure de la grande souffrance du Fils, par laquelle fut sauvée l'Église des
nations.
Viens, contemple notre
Maître : il est venu de chez son Père dans le monde, il s'est anéanti pour
accomplir sa route dans l'humilité. (...)
Il a vu les nations comme
des troupeaux tout assoiffés, et la source de vie formée par le péché comme par
une pierre ; il a vu l'Église semblable à Rachel : alors il s'élança
vers elle, renversa le péché lourd comme un rocher. Il ouvrit pour son épouse
le baptistère pour qu'elle s'y baignât ; il y puisa, il donna à boire aux
nations de la terre, comme à ses troupeaux. De sa toute-puissance, il souleva
le lourd poids des péchés ; pour le monde entier il mit à découvert la
source d'eau douce. (...)
Oui, pour l'Église, Notre
Seigneur se donna une grande peine. Par amour, le Fils de Dieu vendit ses
souffrances, afin d'épouser, au prix de ses plaies, l'Église abandonnée. Pour
elle qui adorait les idoles, il souffrit sur la croix. Pour elle, il voulut se
livrer, afin qu'elle fût à lui, tout immaculée (2). Il consentit à mener paître
le troupeau entier des hommes, avec le grand bâton de la croix ; il ne
refusa pas de souffrir. Races, nations, tribus, foules et peuples, il accepta de
les conduire tous, pour avoir à lui, en retour, l'Église, son Unique.
Saint Jacques de Saroug
Source : "Lire la
Bible avec les Pères" par Sœur Isabelle de la Source Ed. Médiaspaul 1988
pp.98-99
Notes
(1) cf. Genèse
chapitre XXIX, versets 1 à 14 : Jacob se mit en marche, et s'en
alla au pays des fils de l'Orient. Il regarda. Et voici, il y avait un puits
dans les champs ; et voici, il y avait à côté trois troupeaux de brebis
qui se reposaient, car c'était à ce puits qu'on abreuvait les troupeaux. Et la
pierre sur l'ouverture du puits était grande. Tous les troupeaux se
rassemblaient là ; on roulait la pierre de dessus l'ouverture du puits, on
abreuvait les troupeaux, et l'on remettait la pierre à sa place sur l'ouverture
du puits. Jacob dit aux bergers : Mes frères, d'où êtes-vous ? Ils
répondirent : Nous sommes de Charan. Il leur dit : Connaissez-vous
Laban, fils de Nachor ? Ils répondirent : Nous le connaissons. Il
leur dit : Est-il en bonne santé ? Ils répondirent : Il est en
bonne santé ; et voici Rachel, sa fille, qui vient avec le troupeau. Il
dit : Voici, il est encore grand jour, et il n'est pas temps de rassembler
les troupeaux ; abreuvez les brebis, puis allez, et faites-les paître. Ils
répondirent : Nous ne le pouvons pas, jusqu'à ce que tous les troupeaux
soient rassemblés ; c'est alors qu'on roule la pierre de dessus
l'ouverture du puits, et qu'on abreuve les brebis. Comme il leur parlait
encore, survint Rachel avec le troupeau de son père ; car elle était
bergère. Lorsque Jacob vit Rachel, fille de Laban, frère de sa mère, et le
troupeau de Laban, frère de sa mère, il s'approcha, roula la pierre de dessus
l'ouverture du puits, et abreuva le troupeau de Laban, frère de sa mère. Et
Jacob baisa Rachel, il éleva la voix et pleura. Jacob apprit à Rachel qu'il
était parent de son père, qu'il était fils de Rebecca. Et elle courut
l'annoncer à son père. Dès que Laban eut entendu parler de Jacob, fils de sa
sœur, il courut au-devant de lui, il l'embrassa et le baisa, et il le fit venir
dans sa maison. Jacob raconta à Laban toutes ces choses. Et Laban lui
dit : Certainement, tu es mon os et ma chair. Jacob demeura un mois chez
Laban.
(2) cf. Lettre de saint
Paul aux Éphésiens chapitre V versets 25 à 27 : Maris, aimez vos
femmes, comme Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle, afin
de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau,
afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride,
ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible.
SAINT JACQUES DE SAROUG
(449-521)
Né vers 449 à Kourtan sur
l'Euphrate en Mésopotamie, mort en 521.
Moine, prêtre, puis en
519 évêque de Batna, [ville appelée Saroug après la conquête musulmane],
Jacques est un écrivain de langue syriaque, qui a fait ses études à l'école
d'Edesse.
Il se tient à l'écart des
querelles doctrinales qui déchirent l'Église à la suite du concile de
Chalcédoine (451), pour se consacrer entièrement à la formation de son peuple,
moines et gens simples.
On a de lui un grand
nombre d'homélies en vers qui étaient utilisées dans la liturgie.
SOURCE : http://www.crypte.fr/homelies/jacob-rachel-saroug
Плачот
на Рахела, фреска од Марков Манастир
Rachel weeping for her children, 14th-century fresco from Marko's Monastery
Les Pleurs de Rachel, fresque du monastère de Marko
Sainte Rachel
Fête le 15 janvier ou le 23 novembre (Rachilde)
Son nom signifie « brebis ».
Jacob la rencontra à Haran alors qu'elle était assise sur la margelle d'un puits. Il l'aima aussitôt.
Elle l'introduit chez son père qui engage Jacob à son service en lui promettant de lui donner Rachel en mariage au bout de 7 ans.
Elle était fille de Laban, frère de Rebecca. Elle fut mère de Joseph et de Benjamin.
Le soir des noces, Laban substitua Rachel. Léa, la soeur aînée (qui avait la vue faible) prit sa place dans le lit de Jacob.
Jacob épousa ensuite Rachel en échange de 7 autres années de service.
Des deux épouses, seule Léa (vache) donnait des enfants à Jacob.
Pourtant, Rachel était la préférée de Jacob. Celle-ci obtint pourtant deux enfants de Jacob par l'intermédiaire de sa servante Bilha.
Léa, négligée, dut marchander avec Rachel le droit de dormir dans le lit de Jacob, en échange de quelques mandragores qui avaient un pouvoir aphrodisiaque et prolifique.
Enfin, Dieu se souvint de Rachel qui enfanta alors Joseph.
Lorsque Jacob quitta Laban avec ses femmes, Rachel déroba les téraphim
(amulettes magiques et idoles domestiques).
Laban s'en aperçut, se mit en colère et rattrapa la petite troupe. Jacob clamait son innocence. Rachel avait caché les térapim dans le bât du chameau et s'était assise dessus. Puis, sans vergogne, prétextant un malaise, elle ne quitta pas sa place pour dire bonjour à son père.
Elle donna naissance à un second fils : Ben Oni « fils de ma douleur » que Jacob changea en Benjamin « fils de ma droite ». Mais elle mourut en couche.
Elle fut enterrée sur la route d'Ephrata où l'on voit encore sa tombe et où les femmes viennent pleurer un enfant disparu.
Rachel est donnée en exemple de sainte femme avec Léa, Sara, (princesse) la
femme d'Abraham, et Rebecca, (génisse) la femme d'Isaac.
(Voir Genèse 29 à 35)
SOURCE : https://carmina-carmina.com/carmina/Mytholosaintes/rachel.htm
Luca
Giordano (–1705. Jacob et Rachel au puits, circa 1690, huile
sur toile, 102 x 128, collection privée
JACOB chez LABAN et ses filles RACHEL ET LEA
La scène se passe
effectivement au moment où la jeune Rachel arrive au puits avec son petit
bétail, Jacob lui ouvre le puits, puis il « embrassa Rachel et se mit à
sangloter »
En remplaçant le baiser
par les mains jointes, le peintre veut d’une part rester dans la bienséance
mais aussi montrer que cette rencontre se terminera par un mariage.
Mais derrière eux dans
l’ombre, se tient un personnage qui n’existe pas dans le récit biblique, de
même qu’il n’y est pas fait mention de chameaux. En fait une autre scène
s’introduit dans celle-ci.
Auparavant Rebecca est devenue
la femme d’Isaac, or il s’agit maintenant de donner la nièce de Rebecca
comme épouse à Jacob, et tout se passe comme si la même scène se renouvelait,
Eliezer et ses chameaux sont dans l’ombre, tel un souvenir, alors que Jacob,
Rachel et les moutons bien actuels, sont en pleine lumière. Mais cette fois
c’est Jacob qui est actif, qui donne à boire aux animaux de Rachel et c’est lui
qui tombe directement sous le charme de Rachel.
SOURCE : http://artbiblique.over-blog.com/article-jacob-chez-laban-et-ses-filles-rachel-et-lea-121886918.html
Dante Gabriel Rossetti (1828–1882), Dante's Vision of Rachel and Leah / La Vision de Dante de Rachel et Léa, 1855, acquerello su carta, 31.5 x 35.5, Tate Britain. A scene from Canto XXVII, Purgatorio, Divina Commedia.
Dante, Canto XXVII, Purgatorio
Je pense que c’était à l’heure où
d’Orient
rayonne tout d’abord sur
le mont Cythérée
qu’embrase chaque fois le
même feu d’amour,
lorsqu’une dame belle et
jeune m’apparut
en songe, qui semblait
aller parmi les prés
en y cueillant des
fleurs, et disait en chantant :
« Que quiconque voudrait
savoir quel est mon nom,
apprenne que je suis Lia,
qui de mes mains
travaille sans arrêt à
faire une guirlande
Pour me plaire au
miroir, je m’en pare ici même ;
pourtant, ma sœur Rachel
n’abandonne jamais sa place,
où tous les jours elle
demeure assise,
heureuse seulement d’y
contempler ses yeux,
qui sont beaux, comme moi
de me parer moi-même :
sa joie est de se voir,
et la mienne d’agir. »
Les 2 femmes sont assises
à la fontaine, rappel de la rencontre avec Jacob. Léa, rousse, habillée de
vert, couleur de la vie, s’active avec du chèvrefeuille et porte une rose , 2
fleurs qui sont sexuellement attractive pour Rossetti, Rachel vêtue de pourpre
, couleur de l’inactivité ou de la mort. (Ophélie)
Ontmoeting
van Jakob en Rachel bij de put. Bijbelse scènes (serietitel). Historia del
Testamento Vecchio / Dipinta in Roma nel Vaticano da Raffaelle di Urbino (...)
(serietitel), 1607
Profile
Old Testament Jewish
Matriarch. Wife of the Patriach Jacob. She spent a lengthy marriage
in shame over her sterility, considered a sign of God’s disfavor. However, late
in life she had two sons, Joseph, he of the many-coloured coat, and Benjamin.
Born
17th-18th century BC
17th-18th century BC in
childbirth
buried
in Bethlehem
Name
Meaning
the lamb
Additional
Information
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
fonti
in italiano
Readings
While he [Jacob] was
still talking with them, Rachel arrived with her father’s sheep; she was the
one who tended them. As soon as Jacob saw Rachel, the daughter of his uncle
Laban, with the sheep of his uncle Laban, he went up, rolled the stone away
from the mouth of the well, and watered his uncle’s sheep. Then Jacob kissed
Rachel and burst into tears. He told her that he was her father’s relative,
Rebekah’s son, and she ran to tell her father.
When Laban heard the news
about his sister’s son Jacob, he hurried out to meet him. After embracing and
kissing him, he brought him to his house. Jacob then recounted to Laban all
that had happened, and Laban said to him, “You are indeed my flesh and blood.”
After Jacob had stayed
with him a full month, Laban said to him: “Should you serve me for nothing just
because you are a relative of mine? Tell me what your wages should be.”
Now Laban had two
daughters; the older was called Leah, the younger Rachel. Leah had lovely eyes,
but Rachel was well formed and beautiful. Since Jacob had fallen in love with
Rachel, he answered Laban, “I will serve you seven years for your younger
daughter Rachel.”
Laban replied, “I prefer
to give her to you rather than to an outsider. Stay with me.”
So Jacob served seven
years for Rachel, yet they seemed to him but a few days because of his love for
her. Then Jacob said to Laban, “Give me my wife, that I may consummate my
marriage with her, for my term is now completed.”
So Laban invited all the
local inhabitants and gave a feast. At nightfall he took his daughter Leah and
brought her to Jacob, and Jacob consummated the marriage with her. (Laban
assigned his slave girl Zilpah to his daughter Leah as her maidservant.) In the
morning Jacob was amazed: it was Leah! So he cried out to Laban: “How could you
do this to me! Was it not for Rachel that I served you? Why did you dupe me?”
“It is not the custom in
our country,” Laban replied, “to marry off a younger daughter before an older
one. Finish the bridal week for this one, and then I will give you the other
too, in return for another seven years of service with me.”
Jacob agreed. He finished
the bridal week for Leah, and then Laban gave him his daughter Rachel in
marriage. (Laban assigned his slave girl Bilhah to his daughter Rachel as her
maidservant.) Jacob then consummated his marriage with Rachel also, and he
loved her more than Leah. Thus he remained in Laban’s service another seven
years.
When the LORD saw that
Leah was unloved, he made her fruitful, while Rachel remained barren. Leah
conceived and bore a son, and she named him Reuben; for she said, “It means,
‘The LORD saw my misery; now my husband will love me.'” She conceived again and
bore a son, and said, “It means, ‘The LORD heard that I was unloved,’ and
therefore he has given me this one also”; so she named him Simeon. Again she
conceived and bore a son, and she said, “Now at last my husband will become
attached to me, since I have now borne him three sons”; that is why she named
him Levi. Once more she conceived and bore a son, and she said, “This time I
will give grateful praise to the LORD”; therefore she named him Judah. Then she
stopped bearing children.
When Rachel saw that she
failed to bear children to Jacob, she became envious of her sister. She said to
Jacob, “Give me children or I shall die!”
In anger Jacob retorted,
“Can I take the place of God, who has denied you the fruit of the womb?”
She replied, “Here is my
maidservant Bilhah. Have intercourse with her, and let her give birth on my
knees, so that I too may have offspring, at least through her.” So she gave him
her maidservant Bilhah as a consort, and Jacob had intercourse with her.
When Bilhah conceived and
bore a son, Rachel said, “God has vindicated me; indeed he has heeded my plea
and given me a son.” Therefore she named him Dan.
Rachel’s maidservant
Bilhah conceived again and bore a second son, and Rachel said, “I engaged in a
fateful struggle with my sister, and I prevailed.” So she named him Naphtali.
When Leah saw that she
had ceased to bear children, she gave her maidservant Zilpah to Jacob as a
consort. So Jacob had intercourse with Zilpah, and she conceived and bore a
son. Leah then said, “What good luck!” So she named him Gad.
Then Leah’s maidservant
Zilpah bore a second son to Jacob; and Leah said, “What good fortune!” –
meaning, “Women call me fortunate.” So she named him Asher.
One day, during the wheat
harvest, when Reuben was out in the field, he came upon some mandrakes which he
brought home to his mother Leah. Rachel asked Leah, “Please let me have some of
your son’s mandrakes.”
Leah replied, “Was it not
enough for you to take away my husband, that you must now take my son’s
mandrakes too?”
“Very well, then!” Rachel
answered. “In exchange for your son’s mandrakes, Jacob may lie with you
tonight.”
That evening, when Jacob
came home from the fields, Leah went out to meet him. “You are now to come in
with me,” she told him, “because I have paid for you with my son’s mandrakes.”
So that night he slept with her, and God heard her prayer; she conceived and
bore a fifth son to Jacob.
Leah then said, “God has
given me my reward for having let my husband have my maidservant”; so she named
him Issachar.
Leah conceived again and
bore a sixth son to Jacob; and she said, “God has brought me a precious gift.
This time my husband will offer me presents, now that I have borne him six
sons”; so she named him Zebulun.
Finally, she gave birth
to a daughter, and she named her Dinah.
Then God remembered
Rachel; he heard her prayer and made her fruitful. She conceived and bore a
son, and she said, “God has removed my disgrace.” So she named him Joseph, meaning,
“May the LORD add another son to this one for me!” – Genesis 29.9-30.23
MLA
Citation
“Rachel the Matriarch“.
CatholicSaints.Info. 23 September 2022. Web. 21 September 2026.
<https://catholicsaints.info/rachel-the-matriarch/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/rachel-the-matriarch/
James
Tissot, Jacob
et Rachel au puits, musée juif (New York).
James
Tissot (1836–1902), Jacob and Rachel at the Well, circa 1896-1902, gouache
on board, 26.4 x 21, Jewish Museum, New York
My Bible
History, OT 17 – Jacob and Rachel
Jacob answered, ‘I will
serve you seven years without wages, if you will let me marry your daughter
Rachel’On the way to Haran, Jacob came to a well near which flocks of sheep
were lying. There was a large stone over the well. When all the flocks were
there, the shepherds used to roll away the stone, let the sheep drink. and then
put back the stone over the well.
Jacob went up to the
shepherds of the flocks, and asked them if they knew Laban. Some of the
shepherds replied. “Yes, we know him.”
As they spoke, a young
girl was seen coming. driving her sheep towards the well. The shepherds said to
Jacob, “Here comes Rachel, Laban’s daughter, with her father’s flocks.”
When Jacob saw Rachel, be
rolled away the stone that covered the well’s mouth, so that her sheep might
drink. “I am Jacob, son of Rebecca, your father’s sister,” he said to her.
Rachel received Jacob
gladly. She ran to tell her father the news.
Upon hearing of the
arrival of Jacob, Laban hastened to make him welcome.
Jacob told Laban why he
had come to Haran. He asked to be allowed to stay and work for him.
After a month, Laban
asked. “What wages do you want for your labor?”
Jacob answered, “I will
serve you seven years without wages, if you will let me marry your daughter
Rachel.”
Laban agreed, saying, “It
is better that I should give her to you than to a stranger. Let it be as you
wish.”
From that time Jacob
served Laban faithfully. He loved Rachel, and was glad to work for her.
At last Laban gave him
Rachel for his wife. In this way Jacob found Rachel his wife in the land of his
mother’s people.
Even after his marriage,
Jacob stayed with Laban and worked for him. God blessed Jacob and gave him many
riches. In time he owned large flocks. He became so rich that at last Laban
became envious, and even tried to cheat Jacob.
– from My Bible History
in Pictures, by Bishop Louis LaRavoire Morrow, D.D., 1934; it has the
Imprimatur of Archbishop Michael J O’Doherty of Manila, Philippines
SOURCE : https://catholicsaints.info/my-bible-history-ot-17-jacob-and-rachel/
Maurycy Gottlieb, Rachel, circa 1850
Rachel
Rachel ("a
ewe"), daughter of Laban and
younger sister of Lia. The journey of Jacob to the "east country"
(Mesopotamia) in quest of a bride of his own kin, and his providential meeting
with Rachel at the well in the open country followed by his introduction into
the household of Laban are
told with idyllic charm in the twenty-ninth chapter of Genesis. Jacob, being
in love with
Rachel, agreed to serve her father for her seven years. Laban accepted
the proposal, and the seven years seemed to Jacob "but a few days, because
of the greatness of his love".
He was deceived, however, by Laban,
who at the end of the term of service gave him to wife, not Rachel, who
"was well favoured, and of a beautiful countenance", but her elder
sister Lia, who was "blear-eyed", and Jacob received the younger
daughter to wife only on condition of serving seven years more. Rachel, being
for a time without offspring and envious of
her sister, to whom four children were born, gave to Jacob as a secondary wife
her handmaid Bala, whose issue, according to a custom of the times, would be
reckoned as her own. From this union were born Dan and Nephtali.
In the quarrel which arose between Jacob and Laban,
Rachel as well as Lia sided with the former, and when departing from her
father's home she carried away with her the teraphim or household
gods, believing in
their protecting influence over herself and her husband (Genesis
31:19). Among the sons of Rachel after the "Lord remembered" her
were Joseph and Benjamin, in giving birth to the latter of whom Rachel died. At
the point of death "she called the name of her son Benomi, that is, The
son of my pain: but his father called
him Benjamin, that is, the Son of the right hand". Rachel was buried
"in the highway that leadeth to Ephrata, this is Bethlehem. And Jacob
erected a pillar over her sepulchre: this is the pillar of Rachel's monument,
to this day" (Genesis
35:18-20). The exact location of the grave of Rachel is a disputed point. A
passage in Jeremias (xxxi, 15) would seem to indicate that it was on the
northern border of Benjamin towards Ephraim, about ten miles north of Jerusalem.
Tradition, however, has from at least the fourth century fixed the spot four
miles south of Jerusalem and
one mile north of Bethlehem.
Sources
VIGOUROUX, Dict. de
la Bible, s.v. ; VON HUMMELAUER, Comment. in Gen., ch. xxix-xxxv.
Driscoll, James
F. "Rachel." The Catholic Encyclopedia. Vol.
12. New York: Robert Appleton Company, 1911. 24 Dec.
2017 <http://www.newadvent.org/cathen/12630a.htm>.
Transcription. This
article was transcribed for New Advent by Sean Hyland.
Ecclesiastical approbation. Nihil
Obstat. June 1, 1911. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John
Cardinal Farley, Archbishop of New York.
Copyright © 2026 by New Advent LLC.
Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.
SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/12630a.htm
Giambattista Tiepolo, Rachele
nasconde gli idoli (1718),
affresco; Udine, Museo Diocesano e Gallerie
del Tiepolo
Santa Rachele Seconda
moglie di Giacobbe
Paddam-Aram (Mesopotamia)
– Efrata (Betlemme, Palestina)
Rachele il cui nome in
ebraico significa ‘pecorella’, compare nella Bibbia nel Libro della Genesi al
capitolo 29.
Giacobbe dopo aver messo
in atto l’inganno di presentarsi al posto di suo fratello maggiore Esaù, al
loro padre Isacco, per carpirgli la benedizione del patriarca, che sarebbe
toccata al suo fratello primogenito, suscitò così l’ira di questi, per cui per
salvarlo fu mandato dai genitori Isacco e Rebecca, nella terra di Paddan-Aram,
nella casa di Betel, padre di Rebecca e di Labano suo fratello.
Non era solo per
allontanarlo finché la situazione non si fosse calmata, ma anche per fargli
trovare una moglie tra i parenti della terra d’origine di sua madre, perché gli
era proibito prendere in sposa una donna di Canaan, onde evitare un matrimonio
misto fra il suo clan e il popolo indigeno o hittita.
Così Giacobbe partì con
la benedizione di Isacco, verso Carrar città d’origine di Abramo, Isacco e
Rebecca, posta nella fertile e pianeggiante regione di Paddan-Aram.
In una tappa notturna,
mentre dormiva ebbe il famoso sogno della scala che congiungeva la terra al
cielo e percorsa da angeli.
Giunse poi alla sua meta
e si fermò ad un pozzo nella steppa, dove vi erano adunate attorno ad esso tre
greggi di pecore per abbeverarsi, ma i pastori erano in attesa di altri uomini,
affinché tutti insieme potessero far rotolare la pesante pietra dalla bocca del
pozzo.
Mentre Giacobbe chiedeva
informazioni sui parenti che doveva raggiungere, ecco avvicinarsi la figlia di
suo zio Labano, la giovane Rachele che conduceva le pecore all’abbeveratoio; al
vedere quella che i pastori presenti indicarono come sua cugina Rachele, egli
ne fu subito conquistato per la sua bellezza.
Fortificato da ciò, con
grande sforzo spostò lui la pietra che otturava il pozzo e così le pecore di
suo zio e dei presenti poterono abbeverarsi. Seguì il riconoscimento reciproco
dei due cugini, lo scambio di un bacio, lo sgorgare di una lacrima, poi Rachele
scappò a casa da suo padre Labano e riferirgli dell’incontro.
Labano saputo dell’arrivo
di suo nipote Giacobbe, figlio di sua sorella Rebecca, gli andò incontro,
l’abbracciò e lo condusse a casa sua, dove dimorò per un mese.
A questo punto bisogna
fare una riflessione; quanto detto finora di Giacobbe, sembra ricalcare
episodio per episodio, la storia di suo padre Isacco, per il quale fu mandato
da Abramo nella casa di Betel, un servo fidato per trovargli moglie, anche qui
l’incontro con la giovane Rebecca, avvenne presso un pozzo, luogo privilegiato
per il raduno, gli incontri e i contratti di matrimonio.
Ritornando a Giacobbe,
suo zio Labano offrendogli un lavoro presso di sé, stipulò con lui un regolare
contratto di lavoro, le cui condizioni furono dettate dallo stesso Giacobbe.
Egli attratto dalle virtù
di Rachele, seconda figlia di Labano, la chiese in sposa e secondo la prassi
orientale, che considerava la donna un bene di famiglia, offrì il suo lavoro
per sette anni per ‘riscattarla dalla famiglia’ di appartenenza, facendola
diventare così “sua”.
L’amore che Giacobbe
nutriva per Rachele, fece sembrare quel lungo periodo come pochi giorni; al
termine dei sette anni egli chiese a Labano di potersi unire a Rachele e fu
organizzato un banchetto.
A sera ci fu il colpo di
scena inatteso; secondo l’uso la sposa veniva condotta dallo sposo nella tenda
nuziale, completamente velata nell’oscurità della notte e così fu in quell’occasione.
La mattina dopo Giacobbe
si accorse che la sposa non era Rachele, ma sua sorella maggiore Lia non della
stessa bellezza, datagli da Labano con un inganno; alle rimostranze di
Giacobbe, il padre delle ragazze cercò di giustificarsi, evocando un’usanza
locale, cioè quella di sposare per prima la figlia maggiore, appunto Lia.
Con questo episodio,
Giacobbe fu ripagato allo stesso modo, come aveva ingannato Isacco per ottenere
la benedizione della primogenitura al posto di suo fratello Esaù, così fu
vittima anche lui di un raggiro, operato proprio da un parente più furbo di
lui.
Labano gli disse allora:
“Finisci la settimana nuziale di costei, poi ti darò anche quest’altra, per il
servizio che tu presterai presso di me per altri sette anni”.
In effetti l’uso della
poligamia era ampiamente praticato nell’antico Vicino Oriente; a Giacobbe non
restò che accettare, quindi nuova settimana nuziale e il suo lungo sogno si
poté avverare “si accostò a Rachele e l’amò più di Lia”.
Iniziò così una relazione
a tre con le inevitabili tensioni; lo scrittore del sacro testo si è
preoccupato che la giustizia fosse assicurata, Lia trascurata era però feconda,
Rachele amata era però sterile.
Lia partorì quattro figli
Ruben, Simeone, Levi, Giuda, le cui tribù divennero celebri. Era normale che
Rachele diventasse gelosa della sorella Lia per i figli che dava a Giacobbe,
mentre lei non poteva e afflitta gridò al marito la sua disperazione: “Dammi
dei figli se no muoio”, a ciò Giacobbe reagì duramente, ricordandole che la
vita è un dono divino.
L’afflizione esagerata di
Rachele, si spiega considerando che a quei tempi, la donna era vista
soprattutto come generatrice di figli e quindi di braccia per i duri lavori dei
campi e dell’allevamento di mandrie e greggi.
Poi Rachele ricorse alla
possibilità di generare per interposta persona secondo l’uso orientale, quindi
offrì a Giacobbe la propria schiava Bila, cosicché potesse avere un figlio
tramite di lei, questo diciamo stratagemma, era già accaduto con Sara moglie
sterile di Abramo e la schiava Agar, dalla quale nacque Ismaele, generato dalla
schiava ma considerato figlio della moglie Sara.
Dalla schiava Bila,
ricevé così due figli prima Dan e poi Neftali; a questo punto il racconto
biblico assume un tono abbastanza ironico per la nostra mentalità, le due mogli
di Giacobbe furono in piena gara a dare dei figli al futuro patriarca che orami
era in età matura.
Lia, visto che Giacobbe
non si accostava più a lei perché non l’amava, prese la sua schiava Zilpa e
allo stesso modo di Rachele, l’offrì al marito per avere altri figli; in questo
modo la schiava Zilpa generò Gad e poi Aser.
Venne il tempo della
mietitura del grano, e Ruben figlio primogenito di Lia, trovò delle mandragore
(pianta velenosa a cui erano attribuite proprietà guaritrici della sterilità) e
le portò alla madre.
Rachele saputo ciò,
indusse Lia sua sorella, a cedergliele e in cambio concesse che Giacobbe
trascorresse un’altra notte con lei.
Questo Giacobbe
sballottato da una donna all’altra, ci fa sorridere considerando che i suoi
atti d’amore, dovevano essere utilizzati per soddisfare esigenze generazionali
delle due mogli, anche attraverso le due schiave; sembra quasi un sultano nel
suo harem, ma qui egli non sceglie, ma gli viene imposta una donna di volta in
volta.
A Lia quindi nacque un
quinto figlio, Issacar e poi ancora un sesto Zabulon e inoltre una figlia,
Dina.
Dice la Bibbia che a
questo punto Dio “si ricordò” di Rachele, la esaudì e la rese feconda; essa
concepì e partorì un figlio e lo chiamò Giuseppe.
Conclusasi la storia
delle madri e dei loro figli, ritorna nel racconto biblico della Genesi, la
figura di Labano, padre di Lia e Rachele, presso il quale Giacobbe era stato
ormai per una ventina d’anni, lavorando sodo per lui; poi subentrò il desiderio
di tornarsene con la famiglia a Canaan, nella sua terra d’origine.
Ora avvennero altri
episodi che non riguardano Rachele e perciò tralasciamo, soffermandoci solo su
quelli in cui ormai sporadicamente compare.
Deciso a lasciare la casa
di Betel e Labano, Giacobbe convocò le due mogli ed espose il suo progetto di
lasciare quelle terre di Mesopotamia e ritornare a Canaan, anche perché i
rapporti con Labano loro padre, erano cambiati e diventati più difficili.
Rachele e Lia risposero
acconsentendo, giacché il loro padre l’aveva trattate come straniere,
vendendole e mangiandosi la loro dote. Prima di partire di nascosto, Rachele
volle prendere gli idoletti che appartenevano al padre (sorta di statuette
forse indicanti le divinità familiari, oppure il possesso di esse sanciva un
diritto all’eredità; non è stato chiarito), per portarseli con sé nella terra
sconosciuta dove stava recandosi, come segno di protezione o di memoria del suo
passato.
Ancora s’incontra Rachele
al capitolo 31, quando avendo Labano raggiunto la carovana di Giacobbe, partito
a sua insaputa, dopo aver rimproverato il genero di portar via da lui le figlie
e i nipoti, lo accusò di aver rubato i “terafini” dalla sua casa.
L’ignaro Giacobbe lo
invitò a guardare nelle tende per assicurarsi che non c’erano, giunto alla
tenda di Rachele, questa l’aveva nascosti nella sella del cammello e vi si era
seduta sopra.
All’entrata del padre,
lei si scusò di non potersi alzare perché indisposta, “come avviene
regolarmente alle donne”; così Labano si ritirò non trovando niente.
Rachele, Lia, le schiave
e i loro figli furono poi presenti all’incontro riconciliatore di Giacobbe con
Esaù suo fratello, dal quale si era allontanato per sfuggire alla sua ira,
tanti anni prima.
Infine nel capitolo 35
della Genesi, si narra del percorso itinerante per trovare un luogo adatto per
stabilirsi; la tribù di Giacobbe arrivò in prossimità di Efrata e qui a Rachele
incinta per la seconda volta, si presentò un parto difficile e nonostante tutti
gli sforzi e pur avendo salvato il bambino, Rachele morì, qualche minuto prima
diede il nome a suo figlio, Ben-Oni che Giacobbe muterà in Beniamino.
Fu sepolta lungo la
strada verso Efrata, identificata con Betlemme e sulla sua tomba Giacobbe
eresse una stele; ancora oggi all’ingresso di Betlemme, esiste un piccolo
mausoleo dedicato a Rachele e la sua tomba è meta di pellegrinaggio degli
ebrei.
Poi Giacobbe raggiunse
suo padre Isacco, che visse fino all’età di 180 anni e fu sepolto dai due figli
Esaù e Giacobbe.
I figli maschi del
patriarca Giacobbe furono dodici: I figli di Lia, Ruben il primogenito,
Simeone, Levi, Giuda, Issacar e Zebulon; i figli di Rachele, Giuseppe e
Beniamino; i figli della schiava Bila, Dan e Neftali; i figli della schiava
Zilpa, Gad ed Aser; inoltre è menzionata la figlia Dina avuta da Lia.
I figli di Rachele e
della sua schiava Bila iniziarono l’allevamento degli ovini, mentre i figli di
Lia e della sua schiava Zilpa diedero origine agli allevamenti di bovini.
La continuità del lungo
percorso del ‘popolo della salvezza’, passerà poi alla discendenza di Giuseppe,
figlio di Rachele, il quale non era certamente il primogenito fra i figli del
patriarca; quindi ancora una volta Dio è presente nella storia d’Israele, che
conduce con il suo imperscrutabile disegno; disegno tanto più evidente se si
pensa che le ultime tre donne, Sara, Rebecca, Rachele, madri, mogli e nonne di
patriarchi, erano tutte sterili e poi per volere di Dio, concepirono nella
vecchiaia un figlio divenuto erede della discendenza.
Quindi anche Rachele fa
parte del grande programma di Dio e come tale anch’essa è considerata persona
santa e oggi con tutti gli antenati di Gesù, uomini e donne, giusti e fedeli
alla legge divina, viene ricordata con loro il 24 dicembre; per antica
tradizione era venerata da sola il 30 settembre.
È patrona delle madri che
hanno perso un figlio; il nome è molto diffuso fra gli ebrei ma anche fra gli
inglesi (Rachel), in Russia è Raissa, in Italia portò tale nome la moglie di
Benito Mussolini.
Autore: Antonio
Borrelli
SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/92477
Oratoire du Louvre :
Jacob aimait Rachel plus que Léa : https://oratoiredulouvre.epudf.org/notes-bibliques-et-predications/predications/jacob-aimait-rachel-plus-que-lea-2848/
Rachel, “modèle
d’espérance dans les larmes“ affirme le pape : https://cath.ch/newsf/rachel-modele-desperance-larmes-affirme-pape
Who Was Rachel in the Bible? Mary as the New Rachel : https://catholicproductions.com/blogs/blog/mary-and-rachel-biblical-women-in-travail?srsltid=AU7gw4UOT-1yoiq3S3OAU7K22Go_Ap6ub2NCqPgAklzD7tKjTEbWmiiz
