dimanche 24 décembre 2017

Sainte RACHEL, matriarche, épouse de JACOB, patriarche


Mausoleo di Giulio II 1505/1545, "Rachele o la vita contemplativa" di Michelangelo Buonarroti, completata da Raffaele Sinibaldi detto Raffaello da Montelupo


Sainte Rachel

Femme de Jacob, Ancien Testament (17ème s. av. J.C.)

Elle est la deuxième femme de Jacob et la mère de Joseph et Benjamin.

Au pays de ses ancêtres, Jacob rencontre Rachel, la fille de son oncle Laban. Il s'éprend de la jeune fille, mais Laban consent seulement à lui donner en mariage sa fille aînée, Léa. Jacob obtiendra néanmoins Rachel. De ses deux femmes et de leurs servantes, naissent à Jacob une fille et douze fils, les ancêtres des douze tribus d'Israël. Les plus célèbres sont Juda, fils de Léa, et Joseph et Benjamin, les deux fils de Rachel.

(Genèse 29 - Bible de la liturgie)

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/438/Sainte-Rachel.html

Rachele

Sebastiano Ricci (1659–1734), Rachel au puits


Sainte Rachel, femme de Jacob

Rachel est une femme de la Genèse, dans l’Ancien Testament. Elle est la sœur de Léa et la seconde femme de Jacob, un des pères fondateurs du peuples juifs, aussi appelés patriarches. Considérée comme sainte grâce à nombreux miracles obtenus (notamment des miracles de maternité) par son intercession, sainte Rachel est fêtée le 15 janvier. Elle est particulièrement priée par les femmes en espérance d’enfants ou par des mères souhaitant lui confier leurs enfants.

Qui est Rachel dans la Bible ?

On ne connaît pas l’année de naissance de Rachel. Les sources sont trop floues et placent sa naissance entre 1870 avant Jésus-Christ et 1590 avant Jésus-Christ.

Elle est la seconde fille de Laban et Adinah, l’aînée étant Léa. 

Jacob rencontre Rachel près d’un puits, à son arrivée à Harran (ville de la Turquie actuelle). Il aide la jeune femme à abreuver son troupeau. Il lui explique qu’il est le neveu de Laban, fils de Rebecca. Alors, Rachel court annoncer la venue de Jacob à son père. Ce dernier fait venir son neveu dans sa maison. 

Dès le lendemain, Jacod demande à Laban la main de Rachel, lui proposant de devenir son serviteur pendant sept ans afin de l'obtenir. 

Après les sept années, Jacob renouvelle sa demande auprès de Laban. Le père de famille consent à lui donner une de ses filles, mais ce n’est pas Rachel, c’est Léa. 

Jacob finit par épouser Rachel, promettant de travailler sept années supplémentaires au service de Laban. Toutefois, le Lévitique interdit d’épouser deux sœurs. 

Malheureusement, Rachel est stérile. Cela fera naître une grande jalousie en elle, constatant la fécondité de Léa. Elle demande alors à sa servante Bilha de séduire son mari pour avoir des enfants de cette manière. Bilha donne à Jacob, et à Rachel, deux fils : Dan et Nephtali. 

Le Seigneur finit tout de même par exaucer les prières de Rachel car elle attend enfin un fils, qu’elle appelle Joseph. Elle en a un second, nommé, par Jacob, Benjamin. Elle meurt en lui donnant la vie. Rachel a été enterrée sur la route d'Ephrata, près de Bethléem. Son tombeau est devenu un lieu de pèlerinage, notamment pour les femmes stériles, espérant un miracle. 

Versets bibliques parlant de sainte Rachel

Rencontre de Jacob et Rachel

“Jacob parlait encore avec eux quand Rachel arriva avec le petit bétail qui appartenait à son père ; en effet, elle était bergère.

Dès que Jacob vit Rachel, fille de Laban, le frère de sa mère, et le petit bétail de Laban, il s’avança, roula la pierre posée sur l’orifice du puits et abreuva le petit bétail de Laban.

Alors Jacob embrassa Rachel, et il éclata en sanglots.

Jacob apprit à Rachel qu’il était un parent de son père et le fils de Rébecca. Elle courut en informer son père.”

(Genèse 29, 9-12)

Jacob obtient la main de Rachel 

“Or Laban avait deux filles : l’aînée s’appelait Léa et la cadette, Rachel.

Les yeux de Léa étaient délicats, tandis que Rachel avait belle allure et beau visage.

Et Jacob se mit à aimer Rachel. Il dit : « Je te servirai sept ans pour Rachel, ta fille cadette. »

Laban répondit : « Je préfère te la donner à toi plutôt qu’à un autre ; reste donc chez moi. »

Jacob travailla sept ans pour Rachel – sept ans qui lui semblèrent quelques jours, tellement il l’aimait. [...]

Au matin, voilà que c’était Léa et non Rachel ! Et Jacob dit à Laban : « Que m’as-tu fait là ? N’est-ce pas pour Rachel que je t’ai servi ? Pourquoi m’as-tu trompé ? »

Laban répondit : « Cela ne se fait pas chez nous de marier la cadette avant l’aînée !

Achève la semaine de noces de celle-ci et nous te donnerons aussi celle-là pour le service que tu feras encore chez nous pendant sept autres années. »

Jacob agit ainsi : la semaine achevée, Laban lui donna sa fille Rachel pour qu’elle devienne sa femme.

Laban mit au service de sa fille Rachel une de ses servantes nommée Bilha.

Jacob s’unit aussi à Rachel et il aimait Rachel plus que Léa. Il servit donc Laban pendant sept autres années encore.

Le Seigneur vit que Léa n’était pas aimée et il la rendit féconde tandis que Rachel était stérile.”

(Genèse 29, 16-31)

Descendance de Rachel

“Dieu se souvint de Rachel, il l’exauça et la rendit féconde. 

Elle devint enceinte et enfanta un fils. Elle dit : « Dieu a enlevé ma honte. » 

Elle appela l’enfant Joseph, en disant : « Que le Seigneur m’ajoute un autre fils ! »” 

(Genèse 30, 22-24)

“Ils levèrent le camp et quittèrent Béthel. Il restait à parcourir une certaine distance pour arriver à Éphrata, quand Rachel accoucha. Et ses couches furent pénibles. 

Au cours de cet accouchement difficile, la sage-femme lui dit : « N’aie pas peur ! Tu as encore un fils ! » 

Dans son dernier souffle, au moment de mourir, Rachel l’appela Ben-Oni (c’est-à-dire : Fils-du-deuil) ; mais son père l’appela Benjamin (c’est-à-dire : Fils-de-la-droite).

Rachel mourut et on l’enterra sur la route d’Éphrata, c’est-à-dire Bethléem.

Jacob érigea une stèle sur sa tombe. Aujourd’hui encore, c’est la stèle de la tombe de Rachel.” 

(Genèse 35, 16-20)

Rachel subtilise les idoles de son père

“Laban entra dans la tente de Jacob, la tente de Léa et celle des deux servantes. Il ne trouva rien. Il sortit de la tente de Léa et entra dans la tente de Rachel.

Or, Rachel avait pris les idoles, les avait mises dans le sac dont on charge le chameau et s’était assise dessus. Laban fouilla toute la tente mais il ne trouva rien.

Rachel dit à son père : « Que les yeux de mon seigneur ne s’enflamment pas de colère ! En effet, je ne peux pas me lever devant toi car j’ai ce qui arrive aux femmes. » Il chercha partout mais ne trouva pas les idoles.”

(Genèse 31, 33-35)

Neuvaine à saint Raphaël — 9 jours de prière

Guérison, mariage, protection : confiez-lui vos intentions.

Prière à sainte Rachel inspirée de sa vie

"Sainte Rachel,

toi qui as persévéré dans la prière et la foi malgré les épreuves,

intercède pour nous auprès du Seigneur.

Aide-nous à garder espoir dans les moments de difficulté

et à trouver la paix dans le plan divin pour nos vies.

Protège les mères et leurs enfants,

et veille sur les familles en détresse.

Amen."

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SOURCE : https://hozana.org/saints/sainte-rachel

Rachele

Jacopo Palma il Vecchio (1480–1528), Rachele e Giacobbe, circa 1520, 146,5 x 250,5, Gemäldegalerie Alte Meister, Dresda 


Rachel

Sur la route avec Rachel

L’histoire de Rachel gagne à être connue. Elle contient des thèmes, d’amour, d’aventure, de rivalité et de maternité. Rachel est devenue l’image idéale de mère donnant sa vie pour ses enfants. Prenons la route avec elle pour découvrir une vie remplie de joie et de tristesse. 

L’histoire de Rachel

L’histoire de Rachel contenue dans le livre de la Genèse peut être divisée en cinq parties : un prologue, trois actes et un épilogue.

Prologue (Gn 29,1-12) : Rachel, jeune et vulnérable est en chemin pour faire paitre ses brebis quand elle rencontre Jacob au puits. Elle risque la rencontre de cet étranger. Dès cette première rencontre, l’amour était au rendez-vous. Ils s’embrassent et pleurent, puis, Rachel l’accueille chez son père Laban. 

Acte I (Gn 29,13-30) : Rachel, en route vers le mariage, doit attendre patiemment pendant que Jacob travaille sept ans chez son père pour pouvoir l’épouser. Ce délai écoulé, Jacob demanda à Laban la main de sa fille Rachel. Selon la coutume, la fiancée demeurait voilée et Laban substitua à Rachel sa fille aînée Léa, qui s’unit à Jacob. C’est la déception pour Rachel qui est piégée par son propre père et devient la rivale de sa sœur ainée.
 
Acte 2 (Gn 29,31-30,24) : Jacob accepte de travailler sept autres années pour marier Rachel. Maintenant mariée, Rachel est en chemin vers la maternité. Malheureusement, elle était stérile, ce qui la rendit très envieuse de la fécondité de sa sœur ainée qui a eu six fils et une fille avec Jacob, leur mari. Elle demanda alors à sa servante de concevoir des enfants (Dan et Nephtalli) avec Jacob. Selon cette coutume, les enfants de cette union étaient considérés comme ceux de Rachel. Pourtant, elle désire ardemment être mère, elle crie vers le Seigneur : « Donne-moi des enfants, ou je vais mourir! » Finalement, Dieu se souvint de Rachel et la rendit féconde. Elle enfanta Joseph. Par la suite, elle s’adresse de nouveau à Dieu : « Que le Seigneur me donne un autre fils! »

Acte 3 (Gn 30,25-35,20) : Enceinte, Rachel part sur la route vers Canaan, la terre de Jacob. Plusieurs difficultés marquent leur voyage : la rencontre avec Ésaü, le passage de Yabboq où Jacob lutta contre le Seigneur (Gn 32,23-33) et les violences à Sichem (Gn 34). Sur cette route, Rachel enfanta dans la douleur. Elle meurt en donnant la vie. Dans son dernier souffle, elle nomma son fils Ben-Oni ce qui veut dire fils du deuil. Plus tard, son père l’appellera Benjamin. Rachel est alors enterrée sur le bord du chemin par Jacob qui érige une stèle sur sa tombe. 

Épilogue : Au chapitre 48, Jacob résume la vie de Rachel en mettant l’emphase sur sa mort et son enterrement sur la route. Son histoire se poursuit avec ses enfants envoyés en chemin vers l’Égypte (Gn 39-47). Son fils Joseph sera vendu par ses frères, mais il deviendra le conseiller du Pharaon d’Égypte et permettra l’accueil de la famille devant s’exiler pour survivre à la famine.

Les pleurs de Rachel

L’histoire de Rachel ne se termine pas là. Elle inspire le prophète Jérémie lorsqu’il cherche des mots pour décrire la souffrance incroyable de la destruction de Jérusalem et de l’exil à Babylone. De sa tombe, Rachel pleure le sort de ses enfants qui partent sur la route de l’Exil et ceux qui sont morts dans la destruction de Jérusalem.

« Dans Rama, on entend une voix plaintive, des pleurs amers : Rachel pleure sur ses enfants, elle refuse tout réconfort, car ses enfants ont disparu. » (Jr 31,15) Étonnamment, ces pleurs sont évoqués alors que le prophète décrit le retour de l’Exil. Le Seigneur a entendu la voix de Rachel, il permet un avenir d’espérance. Quel message extraordinaire! Rachel devient alors un modèle de foi et d’espérance lorsqu’il n’y a plus rien à espérer. 

L’évangile de Matthieu fera de même lorsqu’il raconte le massacre des enfants de moins de deux ans de Bethléem par Hérode (Mt 2,16-18). Devant cette souffrance injuste, il cite Jérémie 31,15 qui évoque les pleurs de Rachel pour ses enfants. 

À la fin de cet évangile, on comprend que les pleurs de mère Rachel anticipent ceux de Marie, au pied de la croix recueillant le corps de son fils décédé. Jésus, comme Rachel, est mort en dehors de la ville sur le chemin. Heureusement, l’histoire ne se termine pas là. Les pleurs des femmes au tombeau sont transformés en grande joie (Mt 28,6).

Elle pleure encore aujourd’hui

Enterré sur le chemin de Bethléem, le lieu traditionnel de la tombe de Rachel reste accessible à tous. Chrétiens, musulmans et Juifs vivant des difficultés s’y sont recueillis jusqu’à aujourd’hui. 

À travers l’histoire, Rachel est restée l’inspiration de tous ceux qui ont vécu des douleurs inconsolables. Lors de la Deuxième Guerre mondiale, Rachel avait six millions d’enfants qui sont décédés. Elle les a pleurés et, avec elle, Dieu aussi. Parce qu’il aime ses enfants et ne les oublie pas.

Je crois que Rachel continue de pleurer aujourd’hui pour plusieurs de ses enfants. Que dire lorsque 20 enfants de l’école Sandy Hook à Newtown ont été tués en décembre 2012? Rachel était avec les pleurs de parents et d’enfants dévastés. On l’évoque encore lorsque les paroles ne peuvent rendre compte des souffrances injustes. Écoutons la souffrance des innocents et pleurons avec eux.

Je laisse les dernières paroles au Rabbi Shimon ben Yohai pour qui la foi de Rachel est si importante dans l’histoire biblique qu’il dit : « Tout dépendait de Rachel » .

Nom et signification : Rachel : brebis

Lieu de naissance : Harrân en Mésopotamie

Qualités : Belle

Mari : Jacob

Enfants : (Dan et Nephtalli par adoption)
Joseph et Benjamin

Son plus grand problème : La stérilité

Pires erreurs : Faire confiance à son père pour arranger son mariage. -    Partir enceinte en voyage

Sébastien Doane

Première parution : Revue Notre-Dame du Cap

SOURCE ` https://www.exegese-biblique.ftsr.ulaval.ca/articles/portraits-bibliques/rachel

Rachele

Guido Cagnacci (1601–1663), Jacob Peeling the Rods, circa 1655, 148,8  x 186,5 , Royal Collection, Palazzo di Buckingham


L'amour de Jacob pour Rachel préfigure celui du Christ pour l'Église

Homélie sur Notre Seigneur et Jacob, sur l'Église et Rachel 

par saint Jacques de Saroug (449-521)

« Serais-tu plus grand que notre père Jacob ? »

Jacob se leva, il vit les troupeaux assoiffés, mais il n'avait pas assez de force pour soulever la pierre qui fermait le puits et leur donner à boire. Tandis qu'il était là, Rachel vint vers les brebis ; dès qu'il la vit, Jacob retourna la pierre pour que boive le bétail. (...)

La vue de la beauté de Rachel le rendit en quelque manière plus fort : il put soulever l'énorme pierre et abreuver le troupeau. Sur le visage de Rachel, la figure de l'Église brillait comme pierres précieuses ; et le juste Jacob, son époux, s'élança vers ce visage. (...)

Il frémit (...) dès qu'il vit l'épouse mystérieuse, plus belle que ses compagnes. Tout le bétail put boire l'eau du puits grâce à Rachel, grâce à sa beauté, à son amour et à son charme.

Ne pense pas, mon fils, qu'il y eut en Jacob passion charnelle, car, même en embrassant Rachel, il pleura en grande affliction. S'il avait éprouvé passion des sens, il n'aurait pas versé de larmes, puisque la passion, par sa flamme, engendre l'allégresse. Mais les pleurs résultent de souffrances et de peines, et là où il y a pleurs, il n'y a point passion charnelle. Ce n'est donc pas de passion que brûlait Jacob, mais la souffrance des mystères du Fils de Dieu le tourmentait. (...)

En Rachel qu'il épousait, il voyait le symbole de l'Église. Aussi fallait-il qu'en l'embrassant il pleurât et souffrît, afin de préfigurer par son mariage les souffrances du Fils. (...)

Mais combien plus sublime encore la route du Fils que celle de ses hérauts ! Et combien plus belles les noces de l'Époux royal que celles de ses ambassadeurs ! Jacob pleura pour Rachel en l'épousant ; Notre Seigneur, de son sang couvrit l'Église en la sauvant. Les larmes sont le symbole du sang, car ce n'est pas sans douleur qu'elles jaillissent des prunelles. Les pleurs du juste Jacob sont la figure de la grande souffrance du Fils, par laquelle fut sauvée l'Église des nations.

Viens, contemple notre Maître : il est venu de chez son Père dans le monde, il s'est anéanti pour accomplir sa route dans l'humilité. (...)

Il a vu les nations comme des troupeaux tout assoiffés, et la source de vie formée par le péché comme par une pierre ; il a vu l'Église semblable à Rachel : alors il s'élança vers elle, renversa le péché lourd comme un rocher. Il ouvrit pour son épouse le baptistère pour qu'elle s'y baignât ; il y puisa, il donna à boire aux nations de la terre, comme à ses troupeaux. De sa toute-puissance, il souleva le lourd poids des péchés ; pour le monde entier il mit à découvert la source d'eau douce. (...)

Oui, pour l'Église, Notre Seigneur se donna une grande peine. Par amour, le Fils de Dieu vendit ses souffrances, afin d'épouser, au prix de ses plaies, l'Église abandonnée. Pour elle qui adorait les idoles, il souffrit sur la croix. Pour elle, il voulut se livrer, afin qu'elle fût à lui, tout immaculée (2). Il consentit à mener paître le troupeau entier des hommes, avec le grand bâton de la croix ; il ne refusa pas de souffrir. Races, nations, tribus, foules et peuples, il accepta de les conduire tous, pour avoir à lui, en retour, l'Église, son Unique.

Saint Jacques de Saroug

Source : "Lire la Bible avec les Pères" par Sœur Isabelle de la Source Ed. Médiaspaul 1988 pp.98-99

Notes

(1) cf. Genèse chapitre XXIX, versets 1 à 14 : Jacob se mit en marche, et s'en alla au pays des fils de l'Orient. Il regarda. Et voici, il y avait un puits dans les champs ; et voici, il y avait à côté trois troupeaux de brebis qui se reposaient, car c'était à ce puits qu'on abreuvait les troupeaux. Et la pierre sur l'ouverture du puits était grande. Tous les troupeaux se rassemblaient là ; on roulait la pierre de dessus l'ouverture du puits, on abreuvait les troupeaux, et l'on remettait la pierre à sa place sur l'ouverture du puits. Jacob dit aux bergers : Mes frères, d'où êtes-vous ? Ils répondirent : Nous sommes de Charan. Il leur dit : Connaissez-vous Laban, fils de Nachor ? Ils répondirent : Nous le connaissons. Il leur dit : Est-il en bonne santé ? Ils répondirent : Il est en bonne santé ; et voici Rachel, sa fille, qui vient avec le troupeau. Il dit : Voici, il est encore grand jour, et il n'est pas temps de rassembler les troupeaux ; abreuvez les brebis, puis allez, et faites-les paître. Ils répondirent : Nous ne le pouvons pas, jusqu'à ce que tous les troupeaux soient rassemblés ; c'est alors qu'on roule la pierre de dessus l'ouverture du puits, et qu'on abreuve les brebis. Comme il leur parlait encore, survint Rachel avec le troupeau de son père ; car elle était bergère. Lorsque Jacob vit Rachel, fille de Laban, frère de sa mère, et le troupeau de Laban, frère de sa mère, il s'approcha, roula la pierre de dessus l'ouverture du puits, et abreuva le troupeau de Laban, frère de sa mère. Et Jacob baisa Rachel, il éleva la voix et pleura. Jacob apprit à Rachel qu'il était parent de son père, qu'il était fils de Rebecca. Et elle courut l'annoncer à son père. Dès que Laban eut entendu parler de Jacob, fils de sa sœur, il courut au-devant de lui, il l'embrassa et le baisa, et il le fit venir dans sa maison. Jacob raconta à Laban toutes ces choses. Et Laban lui dit : Certainement, tu es mon os et ma chair. Jacob demeura un mois chez Laban.

(2) cf. Lettre de saint Paul aux Éphésiens chapitre V versets 25 à 27 : Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau, afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible.

SAINT JACQUES DE SAROUG (449-521)

Né vers 449 à Kourtan sur l'Euphrate en Mésopotamie, mort en 521.

Moine, prêtre, puis en 519 évêque de Batna, [ville appelée Saroug après la conquête musulmane], Jacques est un écrivain de langue syriaque, qui a fait ses études à l'école d'Edesse.

Il se tient à l'écart des querelles doctrinales qui déchirent l'Église à la suite du concile de Chalcédoine (451), pour se consacrer entièrement à la formation de son peuple, moines et gens simples.

On a de lui un grand nombre d'homélies en vers qui étaient utilisées dans la liturgie.

SOURCE : http://www.crypte.fr/homelies/jacob-rachel-saroug

Rachele

Плачот на Рахела, фреска од Марков Манастир

Rachel weeping for her children, 14th-century fresco from Marko's Monastery

Les Pleurs de Rachel, fresque du monastère de Marko


Sainte Rachel

Fête le 15 janvier ou le 23 novembre (Rachilde)

Son nom signifie « brebis ».

Jacob la rencontra à Haran alors qu'elle était assise sur la margelle d'un puits. Il l'aima aussitôt.

Elle l'introduit chez son père qui engage Jacob à son service en lui promettant de lui donner Rachel en mariage au bout de 7 ans.

Elle était fille de Laban, frère de Rebecca. Elle fut mère de Joseph et de Benjamin.

Le soir des noces, Laban substitua Rachel. Léa, la soeur aînée (qui avait la vue faible) prit sa place dans le lit de Jacob.

Jacob épousa ensuite Rachel en échange de 7 autres années de service.

Des deux épouses, seule Léa (vache) donnait des enfants à Jacob.

Pourtant, Rachel était la préférée de Jacob. Celle-ci obtint pourtant deux enfants de Jacob par l'intermédiaire de sa servante Bilha.

Léa, négligée, dut marchander avec Rachel le droit de dormir dans le lit de Jacob, en échange de quelques mandragores qui avaient un pouvoir aphrodisiaque et prolifique.

Enfin, Dieu se souvint de Rachel qui enfanta alors Joseph.

Lorsque Jacob quitta Laban avec ses femmes, Rachel déroba les téraphim (amulettes magiques et idoles domestiques).

Laban s'en aperçut, se mit en colère et rattrapa la petite troupe. Jacob clamait son innocence. Rachel avait caché les térapim dans le bât du chameau et s'était assise dessus. Puis, sans vergogne, prétextant un malaise, elle ne quitta pas sa place pour dire bonjour à son père.

Elle donna naissance à un second fils : Ben Oni « fils de ma douleur » que Jacob changea en Benjamin « fils de ma droite ». Mais elle mourut en couche.

Elle fut enterrée sur la route d'Ephrata où l'on voit encore sa tombe et où les femmes viennent pleurer un enfant disparu.

Rachel est donnée en exemple de sainte femme avec Léa, Sara, (princesse) la femme d'Abraham, et Rebecca, (génisse) la femme d'Isaac.

(Voir Genèse 29 à 35)

SOURCE : https://carmina-carmina.com/carmina/Mytholosaintes/rachel.htm

Luca Giordano (–1705. Jacob et Rachel au puits, circa 1690, huile sur toile, 102 x 128, collection privée


JACOB chez LABAN et ses filles RACHEL ET LEA

La scène se passe effectivement au moment où la jeune Rachel arrive au puits avec son petit bétail, Jacob lui ouvre le puits, puis il « embrassa Rachel et se mit à sangloter »  

En remplaçant le baiser par les mains jointes, le peintre veut d’une part rester dans la bienséance mais aussi montrer que cette rencontre se terminera par un mariage.

Mais derrière eux dans l’ombre, se tient un personnage qui n’existe pas dans le récit biblique, de même qu’il n’y est pas fait mention de chameaux. En fait une autre scène  s’introduit dans celle-ci.

Auparavant Rebecca est devenue  la femme d’Isaac, or il s’agit maintenant de donner la nièce de Rebecca comme épouse à Jacob, et tout se passe comme si la même scène se renouvelait, Eliezer et ses chameaux sont dans l’ombre, tel un souvenir, alors que Jacob, Rachel et les moutons bien actuels, sont en pleine lumière. Mais cette fois c’est Jacob qui est actif, qui donne à boire aux animaux de Rachel et c’est lui qui tombe directement sous le charme de Rachel. 

SOURCE : http://artbiblique.over-blog.com/article-jacob-chez-laban-et-ses-filles-rachel-et-lea-121886918.html


Rachele

Dante Gabriel Rossetti (1828–1882),  Dante's Vision of Rachel and Leah / La Vision de Dante de Rachel et Léa, 1855, acquerello su carta, 31.5 x 35.5, Tate Britain. A scene from Canto XXVII, Purgatorio, Divina Commedia.


Dante,  Canto XXVII,  Purgatorio

Je pense que c’était à l’heure où d’Orient 

rayonne tout d’abord sur le mont Cythérée

qu’embrase chaque fois le même feu d’amour,

lorsqu’une dame belle et jeune m’apparut

en songe, qui semblait aller parmi les prés

en y cueillant des fleurs, et disait en chantant :

« Que quiconque voudrait savoir quel est mon nom,

apprenne que je suis Lia, qui de mes mains

travaille sans arrêt à faire une guirlande

 Pour me plaire au miroir, je m’en pare ici même ;

pourtant, ma sœur Rachel n’abandonne jamais sa place,

où tous les jours elle demeure assise,

heureuse seulement d’y contempler ses yeux,

qui sont beaux, comme moi de me parer moi-même :

sa joie est de se voir, et la mienne d’agir. »

Les 2 femmes sont assises à la fontaine, rappel de la rencontre avec Jacob. Léa, rousse, habillée de vert, couleur de la vie, s’active avec du chèvrefeuille et porte une rose , 2 fleurs qui sont sexuellement attractive pour Rossetti, Rachel vêtue de pourpre , couleur de l’inactivité ou de la mort. (Ophélie)

SOURCE : https://artbiblique.over-blog.com/article-jacob-chez-laban-et-ses-filles-rachel-et-lea-121886918.html

Rachele

Ontmoeting van Jakob en Rachel bij de put. Bijbelse scènes (serietitel). Historia del Testamento Vecchio / Dipinta in Roma nel Vaticano da Raffaelle di Urbino (...) (serietitel), 1607


Rachel the Matriarch

Memorial

1 November

Profile

Old Testament Jewish Matriarch. Wife of the Patriach Jacob. She spent a lengthy marriage in shame over her sterility, considered a sign of God’s disfavor. However, late in life she had two sons, Joseph, he of the many-coloured coat, and Benjamin.

Born

17th-18th century BC

Died

17th-18th century BC in childbirth

buried in Bethlehem

Name Meaning

the lamb

Canonized

Pre-Congregation

Additional Information

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

fonti in italiano

Cathopedia

Santi e Beati

Wikipedia

Readings

While he [Jacob] was still talking with them, Rachel arrived with her father’s sheep; she was the one who tended them. As soon as Jacob saw Rachel, the daughter of his uncle Laban, with the sheep of his uncle Laban, he went up, rolled the stone away from the mouth of the well, and watered his uncle’s sheep. Then Jacob kissed Rachel and burst into tears. He told her that he was her father’s relative, Rebekah’s son, and she ran to tell her father.

When Laban heard the news about his sister’s son Jacob, he hurried out to meet him. After embracing and kissing him, he brought him to his house. Jacob then recounted to Laban all that had happened, and Laban said to him, “You are indeed my flesh and blood.”

After Jacob had stayed with him a full month, Laban said to him: “Should you serve me for nothing just because you are a relative of mine? Tell me what your wages should be.”

Now Laban had two daughters; the older was called Leah, the younger Rachel. Leah had lovely eyes, but Rachel was well formed and beautiful. Since Jacob had fallen in love with Rachel, he answered Laban, “I will serve you seven years for your younger daughter Rachel.”

Laban replied, “I prefer to give her to you rather than to an outsider. Stay with me.”

So Jacob served seven years for Rachel, yet they seemed to him but a few days because of his love for her. Then Jacob said to Laban, “Give me my wife, that I may consummate my marriage with her, for my term is now completed.”

So Laban invited all the local inhabitants and gave a feast. At nightfall he took his daughter Leah and brought her to Jacob, and Jacob consummated the marriage with her. (Laban assigned his slave girl Zilpah to his daughter Leah as her maidservant.) In the morning Jacob was amazed: it was Leah! So he cried out to Laban: “How could you do this to me! Was it not for Rachel that I served you? Why did you dupe me?”

“It is not the custom in our country,” Laban replied, “to marry off a younger daughter before an older one. Finish the bridal week for this one, and then I will give you the other too, in return for another seven years of service with me.”

Jacob agreed. He finished the bridal week for Leah, and then Laban gave him his daughter Rachel in marriage. (Laban assigned his slave girl Bilhah to his daughter Rachel as her maidservant.) Jacob then consummated his marriage with Rachel also, and he loved her more than Leah. Thus he remained in Laban’s service another seven years.

When the LORD saw that Leah was unloved, he made her fruitful, while Rachel remained barren. Leah conceived and bore a son, and she named him Reuben; for she said, “It means, ‘The LORD saw my misery; now my husband will love me.'” She conceived again and bore a son, and said, “It means, ‘The LORD heard that I was unloved,’ and therefore he has given me this one also”; so she named him Simeon. Again she conceived and bore a son, and she said, “Now at last my husband will become attached to me, since I have now borne him three sons”; that is why she named him Levi. Once more she conceived and bore a son, and she said, “This time I will give grateful praise to the LORD”; therefore she named him Judah. Then she stopped bearing children.

When Rachel saw that she failed to bear children to Jacob, she became envious of her sister. She said to Jacob, “Give me children or I shall die!”

In anger Jacob retorted, “Can I take the place of God, who has denied you the fruit of the womb?”

She replied, “Here is my maidservant Bilhah. Have intercourse with her, and let her give birth on my knees, so that I too may have offspring, at least through her.” So she gave him her maidservant Bilhah as a consort, and Jacob had intercourse with her.

When Bilhah conceived and bore a son, Rachel said, “God has vindicated me; indeed he has heeded my plea and given me a son.” Therefore she named him Dan.

Rachel’s maidservant Bilhah conceived again and bore a second son, and Rachel said, “I engaged in a fateful struggle with my sister, and I prevailed.” So she named him Naphtali.

When Leah saw that she had ceased to bear children, she gave her maidservant Zilpah to Jacob as a consort. So Jacob had intercourse with Zilpah, and she conceived and bore a son. Leah then said, “What good luck!” So she named him Gad.

Then Leah’s maidservant Zilpah bore a second son to Jacob; and Leah said, “What good fortune!” – meaning, “Women call me fortunate.” So she named him Asher.

One day, during the wheat harvest, when Reuben was out in the field, he came upon some mandrakes which he brought home to his mother Leah. Rachel asked Leah, “Please let me have some of your son’s mandrakes.”

Leah replied, “Was it not enough for you to take away my husband, that you must now take my son’s mandrakes too?”

“Very well, then!” Rachel answered. “In exchange for your son’s mandrakes, Jacob may lie with you tonight.”

That evening, when Jacob came home from the fields, Leah went out to meet him. “You are now to come in with me,” she told him, “because I have paid for you with my son’s mandrakes.” So that night he slept with her, and God heard her prayer; she conceived and bore a fifth son to Jacob.

Leah then said, “God has given me my reward for having let my husband have my maidservant”; so she named him Issachar.

Leah conceived again and bore a sixth son to Jacob; and she said, “God has brought me a precious gift. This time my husband will offer me presents, now that I have borne him six sons”; so she named him Zebulun.

Finally, she gave birth to a daughter, and she named her Dinah.

Then God remembered Rachel; he heard her prayer and made her fruitful. She conceived and bore a son, and she said, “God has removed my disgrace.” So she named him Joseph, meaning, “May the LORD add another son to this one for me!” – Genesis 29.9-30.23

MLA Citation

“Rachel the Matriarch“. CatholicSaints.Info. 23 September 2022. Web. 21 September 2026. <https://catholicsaints.info/rachel-the-matriarch/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/rachel-the-matriarch/

James Tissot, Jacob et Rachel au puits, musée juif (New York).

James Tissot (1836–1902), Jacob and Rachel at the Well, circa 1896-1902, gouache on board, 26.4 x 21, Jewish Museum, New York


My Bible History, OT 17 – Jacob and Rachel

Jacob answered, ‘I will serve you seven years without wages, if you will let me marry your daughter Rachel’On the way to Haran, Jacob came to a well near which flocks of sheep were lying. There was a large stone over the well. When all the flocks were there, the shepherds used to roll away the stone, let the sheep drink. and then put back the stone over the well.

Jacob went up to the shepherds of the flocks, and asked them if they knew Laban. Some of the shepherds replied. “Yes, we know him.”

As they spoke, a young girl was seen coming. driving her sheep towards the well. The shepherds said to Jacob, “Here comes Rachel, Laban’s daughter, with her father’s flocks.”

When Jacob saw Rachel, be rolled away the stone that covered the well’s mouth, so that her sheep might drink. “I am Jacob, son of Rebecca, your father’s sister,” he said to her.

Rachel received Jacob gladly. She ran to tell her father the news.

Upon hearing of the arrival of Jacob, Laban hastened to make him welcome.

Jacob told Laban why he had come to Haran. He asked to be allowed to stay and work for him.

After a month, Laban asked. “What wages do you want for your labor?”

Jacob answered, “I will serve you seven years without wages, if you will let me marry your daughter Rachel.”

Laban agreed, saying, “It is better that I should give her to you than to a stranger. Let it be as you wish.”

From that time Jacob served Laban faithfully. He loved Rachel, and was glad to work for her.

At last Laban gave him Rachel for his wife. In this way Jacob found Rachel his wife in the land of his mother’s people.

Even after his marriage, Jacob stayed with Laban and worked for him. God blessed Jacob and gave him many riches. In time he owned large flocks. He became so rich that at last Laban became envious, and even tried to cheat Jacob.

– from My Bible History in Pictures, by Bishop Louis LaRavoire Morrow, D.D., 1934; it has the Imprimatur of Archbishop Michael J O’Doherty of Manila, Philippines

SOURCE : https://catholicsaints.info/my-bible-history-ot-17-jacob-and-rachel/

Rachele

Maurycy Gottlieb, Rachel, circa 1850


Rachel

Rachel ("a ewe"), daughter of Laban and younger sister of Lia. The journey of Jacob to the "east country" (Mesopotamia) in quest of a bride of his own kin, and his providential meeting with Rachel at the well in the open country followed by his introduction into the household of Laban are told with idyllic charm in the twenty-ninth chapter of Genesis. Jacob, being in love with Rachel, agreed to serve her father for her seven years. Laban accepted the proposal, and the seven years seemed to Jacob "but a few days, because of the greatness of his love". He was deceived, however, by Laban, who at the end of the term of service gave him to wife, not Rachel, who "was well favoured, and of a beautiful countenance", but her elder sister Lia, who was "blear-eyed", and Jacob received the younger daughter to wife only on condition of serving seven years more. Rachel, being for a time without offspring and envious of her sister, to whom four children were born, gave to Jacob as a secondary wife her handmaid Bala, whose issue, according to a custom of the times, would be reckoned as her own. From this union were born Dan and Nephtali. In the quarrel which arose between Jacob and Laban, Rachel as well as Lia sided with the former, and when departing from her father's home she carried away with her the teraphim or household gods, believing in their protecting influence over herself and her husband (Genesis 31:19). Among the sons of Rachel after the "Lord remembered" her were Joseph and Benjamin, in giving birth to the latter of whom Rachel died. At the point of death "she called the name of her son Benomi, that is, The son of my pain: but his father called him Benjamin, that is, the Son of the right hand". Rachel was buried "in the highway that leadeth to Ephrata, this is Bethlehem. And Jacob erected a pillar over her sepulchre: this is the pillar of Rachel's monument, to this day" (Genesis 35:18-20). The exact location of the grave of Rachel is a disputed point. A passage in Jeremias (xxxi, 15) would seem to indicate that it was on the northern border of Benjamin towards Ephraim, about ten miles north of Jerusalem. Tradition, however, has from at least the fourth century fixed the spot four miles south of Jerusalem and one mile north of Bethlehem.

Sources

VIGOUROUX, Dict. de la Bible, s.v. ; VON HUMMELAUER, Comment. in Gen., ch. xxix-xxxv.

Driscoll, James F. "Rachel." The Catholic Encyclopedia. Vol. 12. New York: Robert Appleton Company, 1911. 24 Dec. 2017 <http://www.newadvent.org/cathen/12630a.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by Sean Hyland.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. June 1, 1911. Remy Lafort, S.T.D., Censor. Imprimatur. +John Cardinal Farley, Archbishop of New York.

Copyright © 2026 by New Advent LLC. Dedicated to the Immaculate Heart of Mary.

SOURCE : http://www.newadvent.org/cathen/12630a.htm

Rachele

Giambattista Tiepolo, Rachele nasconde gli idoli (1718), affresco; Udine, Museo Diocesano e Gallerie del Tiepolo


Santa Rachele Seconda moglie di Giacobbe

24 dicembre e 30 settembre

Paddam-Aram (Mesopotamia) – Efrata (Betlemme, Palestina)

Rachele il cui nome in ebraico significa ‘pecorella’, compare nella Bibbia nel Libro della Genesi al capitolo 29.

Giacobbe dopo aver messo in atto l’inganno di presentarsi al posto di suo fratello maggiore Esaù, al loro padre Isacco, per carpirgli la benedizione del patriarca, che sarebbe toccata al suo fratello primogenito, suscitò così l’ira di questi, per cui per salvarlo fu mandato dai genitori Isacco e Rebecca, nella terra di Paddan-Aram, nella casa di Betel, padre di Rebecca e di Labano suo fratello.

Non era solo per allontanarlo finché la situazione non si fosse calmata, ma anche per fargli trovare una moglie tra i parenti della terra d’origine di sua madre, perché gli era proibito prendere in sposa una donna di Canaan, onde evitare un matrimonio misto fra il suo clan e il popolo indigeno o hittita.

Così Giacobbe partì con la benedizione di Isacco, verso Carrar città d’origine di Abramo, Isacco e Rebecca, posta nella fertile e pianeggiante regione di Paddan-Aram.

In una tappa notturna, mentre dormiva ebbe il famoso sogno della scala che congiungeva la terra al cielo e percorsa da angeli.

Giunse poi alla sua meta e si fermò ad un pozzo nella steppa, dove vi erano adunate attorno ad esso tre greggi di pecore per abbeverarsi, ma i pastori erano in attesa di altri uomini, affinché tutti insieme potessero far rotolare la pesante pietra dalla bocca del pozzo.

Mentre Giacobbe chiedeva informazioni sui parenti che doveva raggiungere, ecco avvicinarsi la figlia di suo zio Labano, la giovane Rachele che conduceva le pecore all’abbeveratoio; al vedere quella che i pastori presenti indicarono come sua cugina Rachele, egli ne fu subito conquistato per la sua bellezza.

Fortificato da ciò, con grande sforzo spostò lui la pietra che otturava il pozzo e così le pecore di suo zio e dei presenti poterono abbeverarsi. Seguì il riconoscimento reciproco dei due cugini, lo scambio di un bacio, lo sgorgare di una lacrima, poi Rachele scappò a casa da suo padre Labano e riferirgli dell’incontro.

Labano saputo dell’arrivo di suo nipote Giacobbe, figlio di sua sorella Rebecca, gli andò incontro, l’abbracciò e lo condusse a casa sua, dove dimorò per un mese.

A questo punto bisogna fare una riflessione; quanto detto finora di Giacobbe, sembra ricalcare episodio per episodio, la storia di suo padre Isacco, per il quale fu mandato da Abramo nella casa di Betel, un servo fidato per trovargli moglie, anche qui l’incontro con la giovane Rebecca, avvenne presso un pozzo, luogo privilegiato per il raduno, gli incontri e i contratti di matrimonio.

Ritornando a Giacobbe, suo zio Labano offrendogli un lavoro presso di sé, stipulò con lui un regolare contratto di lavoro, le cui condizioni furono dettate dallo stesso Giacobbe.

Egli attratto dalle virtù di Rachele, seconda figlia di Labano, la chiese in sposa e secondo la prassi orientale, che considerava la donna un bene di famiglia, offrì il suo lavoro per sette anni per ‘riscattarla dalla famiglia’ di appartenenza, facendola diventare così “sua”.

L’amore che Giacobbe nutriva per Rachele, fece sembrare quel lungo periodo come pochi giorni; al termine dei sette anni egli chiese a Labano di potersi unire a Rachele e fu organizzato un banchetto.

A sera ci fu il colpo di scena inatteso; secondo l’uso la sposa veniva condotta dallo sposo nella tenda nuziale, completamente velata nell’oscurità della notte e così fu in quell’occasione.

La mattina dopo Giacobbe si accorse che la sposa non era Rachele, ma sua sorella maggiore Lia non della stessa bellezza, datagli da Labano con un inganno; alle rimostranze di Giacobbe, il padre delle ragazze cercò di giustificarsi, evocando un’usanza locale, cioè quella di sposare per prima la figlia maggiore, appunto Lia.

Con questo episodio, Giacobbe fu ripagato allo stesso modo, come aveva ingannato Isacco per ottenere la benedizione della primogenitura al posto di suo fratello Esaù, così fu vittima anche lui di un raggiro, operato proprio da un parente più furbo di lui.

Labano gli disse allora: “Finisci la settimana nuziale di costei, poi ti darò anche quest’altra, per il servizio che tu presterai presso di me per altri sette anni”.

In effetti l’uso della poligamia era ampiamente praticato nell’antico Vicino Oriente; a Giacobbe non restò che accettare, quindi nuova settimana nuziale e il suo lungo sogno si poté avverare “si accostò a Rachele e l’amò più di Lia”.

Iniziò così una relazione a tre con le inevitabili tensioni; lo scrittore del sacro testo si è preoccupato che la giustizia fosse assicurata, Lia trascurata era però feconda, Rachele amata era però sterile.

Lia partorì quattro figli Ruben, Simeone, Levi, Giuda, le cui tribù divennero celebri. Era normale che Rachele diventasse gelosa della sorella Lia per i figli che dava a Giacobbe, mentre lei non poteva e afflitta gridò al marito la sua disperazione: “Dammi dei figli se no muoio”, a ciò Giacobbe reagì duramente, ricordandole che la vita è un dono divino.

L’afflizione esagerata di Rachele, si spiega considerando che a quei tempi, la donna era vista soprattutto come generatrice di figli e quindi di braccia per i duri lavori dei campi e dell’allevamento di mandrie e greggi.

Poi Rachele ricorse alla possibilità di generare per interposta persona secondo l’uso orientale, quindi offrì a Giacobbe la propria schiava Bila, cosicché potesse avere un figlio tramite di lei, questo diciamo stratagemma, era già accaduto con Sara moglie sterile di Abramo e la schiava Agar, dalla quale nacque Ismaele, generato dalla schiava ma considerato figlio della moglie Sara.

Dalla schiava Bila, ricevé così due figli prima Dan e poi Neftali; a questo punto il racconto biblico assume un tono abbastanza ironico per la nostra mentalità, le due mogli di Giacobbe furono in piena gara a dare dei figli al futuro patriarca che orami era in età matura.

Lia, visto che Giacobbe non si accostava più a lei perché non l’amava, prese la sua schiava Zilpa e allo stesso modo di Rachele, l’offrì al marito per avere altri figli; in questo modo la schiava Zilpa generò Gad e poi Aser.

Venne il tempo della mietitura del grano, e Ruben figlio primogenito di Lia, trovò delle mandragore (pianta velenosa a cui erano attribuite proprietà guaritrici della sterilità) e le portò alla madre.

Rachele saputo ciò, indusse Lia sua sorella, a cedergliele e in cambio concesse che Giacobbe trascorresse un’altra notte con lei.

Questo Giacobbe sballottato da una donna all’altra, ci fa sorridere considerando che i suoi atti d’amore, dovevano essere utilizzati per soddisfare esigenze generazionali delle due mogli, anche attraverso le due schiave; sembra quasi un sultano nel suo harem, ma qui egli non sceglie, ma gli viene imposta una donna di volta in volta.

A Lia quindi nacque un quinto figlio, Issacar e poi ancora un sesto Zabulon e inoltre una figlia, Dina.

Dice la Bibbia che a questo punto Dio “si ricordò” di Rachele, la esaudì e la rese feconda; essa concepì e partorì un figlio e lo chiamò Giuseppe.

Conclusasi la storia delle madri e dei loro figli, ritorna nel racconto biblico della Genesi, la figura di Labano, padre di Lia e Rachele, presso il quale Giacobbe era stato ormai per una ventina d’anni, lavorando sodo per lui; poi subentrò il desiderio di tornarsene con la famiglia a Canaan, nella sua terra d’origine.

Ora avvennero altri episodi che non riguardano Rachele e perciò tralasciamo, soffermandoci solo su quelli in cui ormai sporadicamente compare.

Deciso a lasciare la casa di Betel e Labano, Giacobbe convocò le due mogli ed espose il suo progetto di lasciare quelle terre di Mesopotamia e ritornare a Canaan, anche perché i rapporti con Labano loro padre, erano cambiati e diventati più difficili.

Rachele e Lia risposero acconsentendo, giacché il loro padre l’aveva trattate come straniere, vendendole e mangiandosi la loro dote. Prima di partire di nascosto, Rachele volle prendere gli idoletti che appartenevano al padre (sorta di statuette forse indicanti le divinità familiari, oppure il possesso di esse sanciva un diritto all’eredità; non è stato chiarito), per portarseli con sé nella terra sconosciuta dove stava recandosi, come segno di protezione o di memoria del suo passato.

Ancora s’incontra Rachele al capitolo 31, quando avendo Labano raggiunto la carovana di Giacobbe, partito a sua insaputa, dopo aver rimproverato il genero di portar via da lui le figlie e i nipoti, lo accusò di aver rubato i “terafini” dalla sua casa.

L’ignaro Giacobbe lo invitò a guardare nelle tende per assicurarsi che non c’erano, giunto alla tenda di Rachele, questa l’aveva nascosti nella sella del cammello e vi si era seduta sopra.

All’entrata del padre, lei si scusò di non potersi alzare perché indisposta, “come avviene regolarmente alle donne”; così Labano si ritirò non trovando niente.

Rachele, Lia, le schiave e i loro figli furono poi presenti all’incontro riconciliatore di Giacobbe con Esaù suo fratello, dal quale si era allontanato per sfuggire alla sua ira, tanti anni prima.

Infine nel capitolo 35 della Genesi, si narra del percorso itinerante per trovare un luogo adatto per stabilirsi; la tribù di Giacobbe arrivò in prossimità di Efrata e qui a Rachele incinta per la seconda volta, si presentò un parto difficile e nonostante tutti gli sforzi e pur avendo salvato il bambino, Rachele morì, qualche minuto prima diede il nome a suo figlio, Ben-Oni che Giacobbe muterà in Beniamino.

Fu sepolta lungo la strada verso Efrata, identificata con Betlemme e sulla sua tomba Giacobbe eresse una stele; ancora oggi all’ingresso di Betlemme, esiste un piccolo mausoleo dedicato a Rachele e la sua tomba è meta di pellegrinaggio degli ebrei.

Poi Giacobbe raggiunse suo padre Isacco, che visse fino all’età di 180 anni e fu sepolto dai due figli Esaù e Giacobbe.

I figli maschi del patriarca Giacobbe furono dodici: I figli di Lia, Ruben il primogenito, Simeone, Levi, Giuda, Issacar e Zebulon; i figli di Rachele, Giuseppe e Beniamino; i figli della schiava Bila, Dan e Neftali; i figli della schiava Zilpa, Gad ed Aser; inoltre è menzionata la figlia Dina avuta da Lia.

I figli di Rachele e della sua schiava Bila iniziarono l’allevamento degli ovini, mentre i figli di Lia e della sua schiava Zilpa diedero origine agli allevamenti di bovini.

La continuità del lungo percorso del ‘popolo della salvezza’, passerà poi alla discendenza di Giuseppe, figlio di Rachele, il quale non era certamente il primogenito fra i figli del patriarca; quindi ancora una volta Dio è presente nella storia d’Israele, che conduce con il suo imperscrutabile disegno; disegno tanto più evidente se si pensa che le ultime tre donne, Sara, Rebecca, Rachele, madri, mogli e nonne di patriarchi, erano tutte sterili e poi per volere di Dio, concepirono nella vecchiaia un figlio divenuto erede della discendenza.

Quindi anche Rachele fa parte del grande programma di Dio e come tale anch’essa è considerata persona santa e oggi con tutti gli antenati di Gesù, uomini e donne, giusti e fedeli alla legge divina, viene ricordata con loro il 24 dicembre; per antica tradizione era venerata da sola il 30 settembre.

È patrona delle madri che hanno perso un figlio; il nome è molto diffuso fra gli ebrei ma anche fra gli inglesi (Rachel), in Russia è Raissa, in Italia portò tale nome la moglie di Benito Mussolini.

Autore: Antonio Borrelli

SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/92477

Oratoire du Louvre : Jacob aimait Rachel plus que Léa : https://oratoiredulouvre.epudf.org/notes-bibliques-et-predications/predications/jacob-aimait-rachel-plus-que-lea-2848/

Rachel, “modèle d’espérance dans les larmes“ affirme le pape : https://cath.ch/newsf/rachel-modele-desperance-larmes-affirme-pape

Who Was Rachel in the Bible? Mary as the New Rachel : https://catholicproductions.com/blogs/blog/mary-and-rachel-biblical-women-in-travail?srsltid=AU7gw4UOT-1yoiq3S3OAU7K22Go_Ap6ub2NCqPgAklzD7tKjTEbWmiiz