Bienheureux Odoardo
Focherini
Martyr (+ 1944)
béatifié le 15 juin 2013 à Carpi (Italie)
Né en 1907 à Carpi où il grandit, il épousa Maria Marchesi en 1930 et ils eurent 7 enfants. Employé d'une société d'assurance catholique puis président de l'Action catholique diocèsaine, il organisa de nombreux rassemblements et congrès eucharistiques.
En 1939, il devient directeur du journal catholique L’Avvenire d’Italia à Bologne et en 1942 commencent ses actions en faveur des juifs. C'est en 1943 après le 8 septembre qu'avec l'approbation de son épouse il procure aux juifs persécutés de faux papiers et les emmène à la frontière suisse.
Arrêté le 11 mars 1944, il est emmené à la prison de Bologne où il reste jusqu'au 5 juillet avant d'être emmené en camp de concentration où il meurt le 27 décembre 1944 à Hersbruck. Il a laissé un grand nombre de lettres écrites à sa famille et à ses amis.
De nombreuses reconnaissances lui ont été décernées dont la médaille d'or des communautés israélites à Milan en 1955, le titre de Juste parmi les nations à Jérusalem en 1969 et la médaille d'or du mérite civil à Rome en 2007.
- Béatification d'Odoardo Focherini: un témoin héroïque de la seconde Guerre mondiale (news.va)
Son nom était déjà inscrit dans le livre des Justes parmi les Nations à Yad Vashem, au mémorial israélien de la Shoah... L’intellectuel italien Odoardo Focherini, membre et dirigeant de l’Action catholique italienne, père de sept enfants, journaliste et administrateur du quotidien Avvenire d’Italia, a été béatifié samedi 15 juin 2013.
Pour avoir pris la défense des juifs persécutés pendant l’holocauste, il fut arrêté et interné dans un camp de concentration où il mourut en héros en 1944. Grace à une organisation clandestine il avait réussi à sauver une centaine de juifs avec l’appui de la Curie épiscopale. Pendant sa détention, il adressa 166 lettres à sa famille et ses amis. Peu avant de mourir, il déclara qu’il offrait sa vie pour son diocèse et pour l’action catholique.
- Biographie en italien, anglais et allemand sur le site Odoardo Focherini,
témoin de la charité
- "La vita di Odoardo è stata un canto d'amore" homélie d'action de grâce de Mgr Cavina à Carpi le 17 juin 2013 (en italien)
- le pape François à l'Angelus du 16 juin 2013
Au terme de cette Eucharistie consacrée à l’Évangile de la Vie, je suis heureux
de rappeler qu’hier, à Carpi, Odoardo Focherini, époux et père de sept enfants,
journaliste, a été béatifié. Capturé et incarcéré en haine de sa foi
catholique, il est mort dans le camp de concentration de Hersbruck en 1944, à
37 ans. Il a sauvé de nombreux juifs de la persécution nazie. Avec l’Église qui
est à Carpi, rendons grâce à Dieu pour ce témoin de l’Évangile de la Vie!
SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/12794/Bienheureux-Odoardo-Focherini.html
Odoardo
Focherini a Mirandola 1929
Odoardo Focherini, mari,
père et martyr (1907-1944)
Laïc, époux, père de
famille et martyr
Conseil pratique
Utilisez dès aujourd'hui
votre profession ou vos contacts pour protéger une personne menacée, sans
attendre la reconnaissance publique.
Biographie
Journaliste, mari, père
de sept enfants et martyr, Odoardo Focherini a organisé un réseau qui a sauvé
plus d'une centaine de Juifs des persécutions nazies. Membre et leader de
l'Action catholique, il travaille dans la presse pour diffuser la vérité et
former les jeunes. Depuis 1942, il a obtenu des documents, des abris et des
voies d'évacuation vers la Suisse. Il fut arrêté en 1944 alors qu'il aidait une
autre personne et visita diverses prisons et camps de concentration. À
Hersbruck, il a contracté une infection sans soins médicaux et est mort en
offrant sa vie pour son diocèse, l'Église, la paix et sa famille.
SOURCE : https://santoral.encuentra.com/fr/santos/odoardo-focherini-esposo-padre-y-martir-27-diciembre
Lapide
nella città di Mirandola
Gedenktafel
für Odoardo Focherini
Bx Odoardo Focherini
Journaliste martyr du nazisme
« Juste parmi les nations »
Odoardo
Focherini naît le 6 juin 1907 à Carpi, en Émilie-Romagne. Durant sa
jeunesse, il fréquente l'école élémentaire et technique.
En 1924, il participe à un magazine pour les jeunes et en 1928, il entre dans l'Action Catholique de son diocèse.
En 1930, Odoardo épouse Maria Marchesi (1909-1989), avec qui il eut sept enfants.
En 1934, il a été embauché à l'Assurance Catholique de Vérone, puis il est devenu l'inspecteur de la compagnie d'assurance et a exercé ces fonctions à Modène, Bologne, Vérone et Pordenone.
En 1942, il a commencé ses travaux en faveur des juifs. Puis, à partir de 1943,
Odoardo a commencé à collaborer avec Dante Hall, curé de San Martino Spino
(province de Modène). Avec lui, il a réussi à créer une organisation
souterraine pour y protéger une centaine de juifs.
Le 11 mars 1944, il est arrêté à l'Hôpital de Carpi, alors qu'il y préparait l'évasion d'un juif. Il a été transféré à la prison de San Giovanni in Monte à Bologne. Pendant sa détention, il adressa 166 lettres à sa famille et ses amis.
Après plusieurs transferts dans différents camps de concentration, il a été
placé dans celui de Hersbruck, où Odoardo y est mort, le 27 décembre 1944. Peu
avant de mourir, il déclara qu’il offrait sa vie pour son diocèse et pour
l’action catholique.
En 1955, on lui a décerné la médaille d'or du Mérite de la République italienne.
En 1969, il a été inscrit dans le livre des « Juste parmi les nations » à Yad Vashem.
En 1996, la phase diocésaine du procès en béatification a été lancée, puis la
cause est passée à la phase romaine en 1998. Le 10 mai 2012 le pape Benoît XVI
l'a déclaré martyr et vénérable.
Odoardo Focherini a été béatifié le 15 juin 2013 à Carpi (dans la province de Modène) sa ville natale. La cérémonie de béatification a été présidée par le card. Angelo Amato S.D.B., préfet de la Congrégation pour la cause des saints, qui représentait le Pape François (Jorge Mario Bergoglio).
« Le bienheureux Odoardo n’a pas hésité à faire passer en premier le bien de ses frères en offrant sa propre vie », a souligné le cardinal.
Durant la seconde guerre mondiale, Odoardo Focherini, grace à une organisation
clandestine et à l’appui de la Curie épiscopale, avait réussi à sauver 105
juifs de la déportation nazie.
Sources principales : zenit.org ; wikipédia.org (« Rév. x gpm »).
©Evangelizo.org 2001-2017
Odoardo
Focherini parla alla radio
Italie : béatification du
journaliste Odoardo Focherini
Le pape rend hommage à ce
« témoin de l’Evangile de la Vie »
JUIN 16, 2013 00:00ANNE
KURIAN-MONTABONEANGÉLUS
Le pape rend hommage au
bienheureux laïc italien Odoardo Focherini, béatifié hier, samedi 15 juin 2013,
à Carpi.
Odoardo Focherini a été
un « témoin de l’Evangile de la Vie », a-t-il déclaré ce matin, lors
de l’angélus qu’il a présidé place Saint-Pierre, en conclusion de la messe pour
la Journée « Evangelium Vitae », ce 16 juin 2013.
« Au terme de cette
Eucharistie dédiée à l’Evangile de la Vie, je suis heureux de rappeler qu’hier,
à Carpi, Odoardo Focherini, époux et père de sept enfants, journaliste, a été
béatifié », a annoncé le pape.
« Capturé et
incarcéré en haine de sa foi catholique, il est mort dans le camp de
concentration de Hersbruck en 1944, à 37 ans. Il a sauvé de nombreux juifs de
la persécution nazie », a-t-il rappelé, en concluant : « Avec
l’Eglise qui est à Carpi, rendons grâce à Dieu pour ce témoin de l’Evangile de
la Vie ».
La cérémonie de
béatification a été présidée par le cardinal Angelo Amato, préfet de la
Congrégation pour la cause des saints, qui représentait le pape. « Le
bienheureux Odoardo n’a pas hésité à faire passer en premier le bien de ses
frères en offrant sa propre vie », a souligné le cardinal.
Durant la seconde guerre
mondiale, Odoardo Focherini a sauvé 105 juifs de déportation. Le 11 mars 1944,
il fut arrêté et déporté en Allemagne, dans le camp de Hersbruck, où il mourut
le 27 décembre de la même année (cf. Zenit du 7 novembre 2012).
Pour le cardinal, Odoardo
Focherini est un modèle de charité, ayant vécu la fidélité à son identité
baptismale et au « code humain et divin fondamental du Décalogue »,
jusqu’à accepter « l’humiliation et la souffrance des camps de
concentration ».
Odoardo Focherini a
été proclamé Juste parmi les Nations en 1969. Selon Radio Vatican, le président
de l’Union des communautés hébraïques italiennes était présent pour la
cérémonie de béatification.
Le cardinal a conclu en donnant le témoignage d’une femme juive de Ferrara, qui a eu la force de survivre grâce aux paroles du bienheureux : « J’aurais déjà fait mon devoir si je pensais seulement à mes sept enfants, mais je sens que je ne peux pas vous abandonner, que Dieu ne me le permet pas ».
SOURCE : https://fr.zenit.org/2013/06/16/italie-beatification-du-journaliste-odoardo-focherini/
Die
katholische Pfarrkirche Mariä Geburt in Hersbruck
Odoardo Focherini , juste
parmi les nations et martyr de la Foi
L’itinéraire de ce
Chrétien du XXe siècle, Béatifié le 15 Juin 2013, décrypté à travers quelques
paroles du Pape François.
Odoardo Focherini sera
béatifié à Carpi (Italie) ce samedi 15 Juin 2013. Cet ancien journaliste
et administrateur du journal italien « Avvenire », engagé dans
l’Action catholique, père de famille, mort en 1944 dans un camp de
concentration en Allemagne pour avoir porté secours à des Juifs, a été reconnu
en 2012 « martyr de la Foi ».
Il apparaît comme un Chrétien d’aujourd’hui, extraordinairement moderne, tel
que le Pape François en dresse, jour après jour, le
portrait-robot: un Chrétien libre de toute ambition et carriérisme, qui
s’engage dans les combats de son temps et témoigne du Christ par sa vie et par
sa mort.
Libre du carriérisme
« Etre libre de
toute ambition ou d’objectifs personnels est important. Le carriérisme est une
lèpre, une lèpre. Je vous en prie, pas de carriérisme ».( Pape
François)
Toute la vie d’Odoardo Focherini est marquée par un style de service
gratuit et désintéressé : quand il était jeune dirigeant et président de
l’Action catholique, responsable de l’organisation des Congrès eucharistiques
diocésains, conseiller délégué du journal italien Avvenire.
Toujours à l’enseigne de la gratuité et du renoncement à son intérêt personnel,
il n’hésitait pas à s’exposer personnellement, jusqu’à mettre en jeu sa brève
existence pour en sauver d’autres, à seulement 37 ans, alors qu’il était déjà père
de sept enfants.
Un extraordinaire
témoignage, donc, d’amour conjugal et d’ouverture à la vie. Focherini a
grandi et vécu en homme libre, éduqué à la liberté, obéissant à la volonté de
Dieu: «…J’offre ma vie en holocauste pour mon diocèse, pour l’Action
Catholique, pour l’Avvenire d’Italie et pour le retour de la paix dans le
monde » : ce sont les derniers mots de son testament, recueillis par
ses compagnons de détention, avant de mourir.
Aux “périphéries de l’existence”
« L’Église est
appelée à sortir d’elle-même et à aller dans les périphéries, les périphéries
géographiques mais également les périphéries de l’existence: là où réside le
mystère du péché, la douleur, l’injustice, l’ignorance ..... ».
Y a-t-il dans toute l’histoire de l’humanité une périphérie matérielle et
existentielle plus sombre et douloureuse qu’un camp de concentration ?
Focherini a sillonné sans peur ces « périphéries » de son temps,
dans lesquelles prédominaient le mensonge, les abus, la persécution, la
discrimination raciale, l’anéantissement de la dignité humaine.
Si après la libération, l’Avvenire d’Italie a pu se présenter la tête haute
sans devoir se refaire une image, c’est parce quelqu’un a su résister aux
menaces et aux provocations du pouvoir.
Si tout à coup des
dizaines et des dizaines de juifs à la recherche de protection et de liberté
ont frappé à la porte de Focherini, c’est parce qu’ils ont trouvé un homme qui
a su « sortir de lui-même », sans aucun regret:
« Si tu avais vu, comme j’ai vu, dans cette prison, ce qu’ils font
souffrir aux Juifs, tu regretterais de ne pas en avoir sauvé davantage»
écrit-il de sa prison, dans une lettre à sa famille.
Et encore: « Dans sa façon d’être, de te soutenir, de t’encourager, de se
comporter, il y avait tout son ‘être’ Chrétien » témoigne un jeune
déporté, ancien compagnon de détention d’Odoardo.
Annoncer avec sa vie
« Le témoignage… la
communication de la Foi ne peut se faire que par le témoignage (...) Ne
parlez pas tellement, mais parlez par toute votre vie: la cohérence de
vie…qui est de vivre le Christianisme comme une rencontre avec Jésus qui
m’amène vers les autres ». (Pape François)
Ce qui frappe chez Odoardo Focherini, c’est la ferveur apostolique, le désir de
proposer à tout le monde la meilleure occasion d’une rencontre avec Jésus
et son Eglise: le scoutisme pour approcher les jeunes, la conférence
Saint-Vincent de Paul pour le service aux pauvres, et aussi le théâtre, le
sport, la montagne, le journalisme...
Il n’a pas fondé d’œuvres, n’a pas écrit de traités. Il a été défini comme un
chrétien « tout azimut » pour le témoignage de fidélité à l’Evangile
qu’il a su porter dans chaque domaine de sa vie ordinaire, mais avec des
résultats extraordinaires: la famille, le travail, l’engagement public dans
l’Eglise et la société.
L’Eucharistie quotidienne était la source de son inépuisable énergie ;
certains témoins se souviennent du désir irrésistible qu’il avait de cette
rencontre vitale.
De là lui venait son
regard joyeux et souriant sur la réalité, qui en faisait une icône de la
« douce et réconfortante joie d’évangéliser ».
Juste parmi les nations, Médaille d’or du mérite civil de la République
italienne, reconnu à présent comme martyr de la Foi: tel est le Bienheureux
Odoardo Focherini.
Une grâce pour l’Église qui, plutôt que de maîtres, a besoin de
véritables témoins de Foi, un don pour l’Italie qui, compte tenu de
« la gravité de l’heure », requiert des exemples d’hommes et de
femmes capables de choix courageux.
(Article de l'Agence de Presse de la conférence épiscopale italienne (SIR)
et traduit pour Aleteia par Elisabeth de Lavigne)
SOURCE : https://fr.aleteia.org/2013/06/13/odoardo-focherini-juste-parmi-les-nations-et-martyr-de-la-foi/
ODOARDO FOCHERINI/ LE
SOURIRE DISTINCTIF DE LA SAINTETÉ
Auteurs : Ilaria Vellani, Maria Peri, Francesco Manicardi
Editeur : AVE 2013
L'histoire du bienheureux
Odoardo Focherini est retracée à travers les principales étapes et les
multiples dimensions qui ont caractérisé sa vie. De la formation à l'oratoire à
l'engagement dans l'Action catholique. De son mariage avec Maria Marchesi jusqu'à
la naissance de leurs sept enfants. De son expérience de compagnon au
journalisme pour "L'Avvenire d'Italia" et "L'Osservatore
Romano", en passant par le métier d'agent d'assurance. Du sauvetage de
plus d'une centaine de Juifs jusqu'à la déportation et la mort (à seulement 37
ans) dans le camp de concentration de Hersbruck. Pour accéder à la médaille de
« Juste parmi les nations », qui lui a été décernée par l'État d'Israël, et à
la béatification avec la reconnaissance du martyre « en haine de la foi ».
La figure de Focherini
est racontée par Ilaria Vellani avec deux des petits-enfants du bienheureux,
Maria Peri et Francesco Manicardi, qui s'occupent aujourd'hui de la diffusion
de la figure de leur grand-père. L'ouvrage est enrichi d'images et de documents
d'époque, de fiches d'informations approfondies, de textes issus des écrits de
Focherini.
Focherini
and his wife at their wedding in 1930. (Images: Wikipedia)
Matrimonio
di Maria Marchesi e Odoardo Focherini, 9 luglio 1930
Also
known as
Edward Focherini
Profile
Layman
in the diocese
of Carpi,
Italy.
Married,
a father
of seven,
who worked as a journalist.
Focherini provided Jews with false documents so they could escape Nazi
death camps by emigrating
to Switzerland.
Arrested
by the Nazi authorities, he was sentenced to a concentration camp where he
later died.
Martyr.
In 1969
he was proclaimed a Righteous Gentile by Yad Vashem, the official Israeli
Holocaust memorial.
Born
6 June 1907
in Carpi,
Modena,
Italy
27
December 1944
in Hersbruck concentration camp, Nürnberger Land, Germany
from an untreated leg infection
10 May 2012
(decree of martyrdom)
beatification
recognition celebrated at the Piazza Martiri, Carpi, Modena,
Italy,
presided by Cardinal
Angelo
Amato
Additional
Information
other
sites in english
sites
en français
fonti
in italiano
Dicastero delle Cause dei Santi
nettsteder
i norsk
MLA
Citation
‘Blessed Odoardo
Focherini‘. CatholicSaints.Info. 11 July 2023. Web. 23 September 2026.
<https://catholicsaints.info/blessed-odoardo-focherini/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-odoardo-focherini/
Pietra
d'inciampo in piazza della Costituente a Mirandola
Stolperstein
für Odoardo Focherini
Blessed Odoardo
Focherini, the father of seven who saved 100 Jewish lives
As Pope Francis tweeted
Jan. 27 to observe the 70th anniversary of the liberation of Auschwitz, it is
worth remembering Bl. Odoardo Focherini, who died a martyr to rescue Jews from
Nazi persecution. Tuesday marks the anniverary of the 1945 liberation by Soviet
troops of the death camp where some 1.1 million people — the vast majority of
them Jews — were put to death by the Nazis. “Auschwitz cries out with the pain
of immense suffering and pleads for a future of respect, peace and encounter
among peoples,” Pope Francis tweeted this morning. When he was arrested over
his inolvement in the salvation of 100 Jews from a similar fate, Bl. Focherini
was 37, had been married 14 years, and had seven children. Most of his children
have only a vague memory of their father. On March 11, 1944, the day of his
arrest, his eldest daughter Olga was 13. Born in Carpi in 1907, Bl. Focherini
worked with L'Osservatore Romano and was managing director of the Catholic
newspaper L'Avvenire d'Italia. He began his work to help save Jews in 1942.
Cardinal Piero Boetto of Genoa told Raimondo Manzini, then editor of L’Avvenire
d’Italia the story of some Polish Jews who had arrived aboard of a train of
injured people. Manzini entrusted Focherini with the issue. Focherini thus
started an enduring work of assistance to Jewish refugees, and his commitment
increased after the armistice the Italian government signed Sept. 8, 1943 and
the following Nazi occupation of Italy. Bl. Focherini built a network in order
to get blank identity cards, which he eventually filled with false data and
gave to the persecuted, whom he accompanied to the border with Switzerland.
This network helped 100 Jews to escape Nazi persecution. On March 11, 1944, he
organized the salvage operation of Enrico Donati, a Jewish medical doctor who
was imprisoned in the concentration camp of Fossoli, near Carpi, in northern
Italy. Bl. Focherini took Donati out of the concentration camp with the excuse
of an urgent surgery the doctor had to perform but, once he arrived at the
hospital, Focherini was arrested. Bl. Focherini was first imprisoned in
Bologna, then transferred to the concentration camp in Fossoli, and then in the
concentration camps of Gries, near the Austrian border, then Flossemburg and
finally in Hersbruck, in Germany. He died there Dec. 27, 1944 of septicemia
after a wound in his leg became infected. The most important testimony of his
Christian life are the 166 letters he wrote to his wife Maria Marchesi. In his
testament, Focherini wrote that he died “offering his life in holocaust for his
diocese and for Catholic Action.” His heroism was soon acknowledged: Yad Vashem
gave him the title “Righteous Among the Nations” in 1969. The seventieth
anniversary of his death fell exactly one month before the seventieth
anniversary of the liberation of Auschwitz. His martyrdom was recognized by
Benedict XVI in 2012, and he beatified June 15, 2013 in Modena. On the occasion
of the beatification Mass, Bishop Francesco Cavina of Carpi said that Odoardo’s
life proved that “who rejoices in the encounter with Christ becomes more human,
more real. Odoardo worked hard in all aspects of his life; he also ran the risk
not to be understood, but he accepted being a prophet in the world, and this is
the mission of every Christian.”
Odoardo Focherini: Man,
Hero, Blessed
published on 06/21/13|
The first Italian
"Righteous Gentile" to be beatified
Saturday 15 June was an
unforgettable day for the little town of Carpi, Italy, as one of their very own
is beatified. Odoardo Focherini; the Italian Schindler. A devoted husband,
father, catholic, and friend to the persecuted Jews during the brutal Nazi regime
of WWII.
The sunlit “Piazza of the
Martyrs” could not have been a more fitting place to hold the celebration, as
more than 5000 people squeezed into the little square outside the town’s
cathedral, half destroyed by an earthquake a year previously. They had
travelled from near and far to celebrate the extraordinary life and martyrdom
of a true hero and devoted servant of God.
Among the attendees were
Odoardo’s own family, as well as the families of the Jews he saved and fellow
inmates from the Nazi prison camps.
The beatification was
celebrated by Cardinal Angelo Amato, prefect of the Congregation for the Causes
of Saints, in representation of Pope Francis. Monsignor Francesco Cavina
con-celebrated the event, and he talks to Aleteia about his experience:
“For me, Focherini’s
beatification was a motive of joy and interior peace because I touched with my
own two hands real evidence that the Lord never abandons his children, and that
he puts signs of consolation and hope on their path” remarked the Monsignor.
“It also filled me with wonder to see the attention and interest that the
figure of the blessed has aroused in the public opinion:”
A life devoted to God
Odoardo Focherini was
born in Carpi, Italy, on the 6th of June, 1907. He lost his mother when he was
2 years old; his father remarried and his adoptive mother loved him as her own
son, directing his attentions towards life in the parish where Odoardo was
formed in his faith.
He was of a sociable and
friendly character and had many interests – the theatre, journalism, songs from
the mountains, playing the harmonica, bike riding and skiing – and he had a
special love of the youth who he constantly engaged in parish life, offering
them spiritual formation.
In 1930 he married Maria
Marchesi, and between 1931 and 1943 they had 7 children.
He also became president
of the movement Azione Cattolica (Catholic Action), as well as promoter of the
Catholic scouts, of the St Vincent Confraternity (that cared for the poor) and
of Unitalsi (that worked with the sick). He also worked for the Catholic
Insurance Society and wrote for the Osservatore Romano.
As the Second World War
swept throughout Europe, and the Nazi’s brutality devoured the innocent,
instilling fear wherever they trod, Odoardo refused to surrender to their
tyranny. He saved over 100 Jews, securing them with false identity cards,
helping them to escape into Switzerland, and even hiring them to work for
him.
His love for God and
fellow man conquered all fear.
Dying in faith
In March 1944 he was
arrested by the Nazi’s and condemned without any due procedure or trial, and
sent to the prison camps, where he died on the 27th of december 1944, faithful
and joyful to the end.
Odoardo’s body was never
found, since in all likelihood he ended up in the furnaces of Hersbruck. The
official relic is his wedding ring, which he managed to keep from the clutches
of the Nazi’s, miraculously smuggling it out of prison and back to his
wife.
Family
The family of our Italian
hero were also present at the beatification, to see their own flesh and blood
step into sainthood. Along with all of Odoardo’s children there were 15
grandchildren and 21 great grandchildren at the celebration. One of his
grandchildren, Francesco Manicardi, tells Aleteia about the life and character
of this incredible man.
“Odoardo’s interior life
consisted in a constant dedication to others” remarked Manicardi, “he revealed
to the other, by way of charity, the beauty and joy of following Christ.
Obviously, the teachings of Jesus often saw some ferocious opposition, but this
didn’t phase Odoardo at all. When the ‘other’ that he always helped came in the
form of Jewish families trying to escape deportation, the ‘samaritan’ Odoardo
didn’t hesitate to open his heart to them, even in the face of immense risks.”
Manicardi also remembered
the loving devotion of his wife Maria, who was an incredible support to her
husband. He echoes the voice of this dedicated life companion who
encouraged her husband to attend to their suffering brothers and sisters: “we
and our children are safe, the Jews are not: go and help them.”
He continues: “together
with a priest, don Dante Sala, the future Blessed created a clandestine network
of organised aid to hide the Jewish runaways, to secure them false identity
cards – that Focherini himself filled out with false data – and he guided them
until they reached Switzerland.”
The Jewish people that
knew him in that period, “whether man, woman or child – remembered him as
always smiling, serene, faithful in Providence and convicted in the work of the
Good” recounts his grandson.
Focherini did not submit
to the orders of the Fascist Regime and to the impositions of the Nazi
occupants. “He actually took on Jewish journalists” says Manicardi, “as well as
anti-Fascists, among which was the future famous journalist Enzo Biagi.”
“Odoardo died at only 37
years of age” he continues, “confirming his fidelity to his wife and offering
his life in the holocaust for the Church and for the return of peace to the
world.”
“Righteous Gentile”
Manicardi, as one of the
family, describes his experience of the beatification: “for the children of
Odoardo it was a moment of great emotion, a moment long awaited and one that
also gave credit to Odoardo’s wife, Maria Marchesi, a woman comparable to her
husband in faith and generosity.”
However he explained that
this day was one that united all of the people touched by Odoardo in some way.
“There were not only immediate family…but representatives from all the spheres
of life that Odoardo had come across and breathed life into” he says, “they
were all grateful, like us, for the gift of Odoardo, as were the
representatives of the Italian Jewish Community that, through their president
Gattegna, expressed ‘respect and deep feeling’ for the beatification of
Focherini, who for Israel, was a ‘Righteous Gentile’.”
“To be able to live
together the emotions of the day of the beatification, with the children and
grandchildren of the hundred people that he saved, brought together by the
vital sacrifice of Odoardo, it made me think of Jesus and of the profundity and
beauty of his words when he affirms: “unless a kernel of wheat falls to the
ground and dies, it remains only a single seed. But if it dies, it produces
many seeds.” (John 12, 24)
An example for all
Manicardi continues: “he
showed us, through his very existence, works and words – through his articles
and above all the letters that he wrote to his wife and friends from prison –
that the only way to live your life fully is in joyful service and attentiveness
to others, without any distinction in creed or political bearing, and without
fearing the consequences of your good actions.”
“Odoardo was not a
“armchair christian” but a christian of the street, that walked with others,
keeping step with the littlest and the last.”
Monsignor Cavina too,
spoke to Aleteia about what a great role model Odoardo is for all of us.
“Focherini was a clear example for everyone because he was a free man and his
freedom was the fruit of his adhesion to the Truth. This truth, in the
Christian vision, before being a fruit of intellectual research, is the Person
of Christ. He put himself at the service of the Truth not in arrogance or
presumption, but in humility, simplicity and charity, that derived from his
being a true disciple of Christ.”
He continues: “precisely
for this reason he incarnated a profound human vision of Christianity in his
life. In a dramatic moment in the history of Italy and Europe, dominated by the
vicious and dehumanising ideologies, he defended the dignity of the person, the
inviolability of the conscience and the rights of freedom of thought and
religion.”
On a personal note, the
Monsignor adds “Odoardo reminds me that I am a unique gift, I am unrepeatable
and I can’t be monopolized. He is a witness to me that the Lord has entrusted
me with a mission; that I do not exist for nothing; that I have good to carry
out for the Glory of God and the progress of Humanity.”
Inspiration
Finally, Odoardo’s
grandson calls on us to be inspired by the Blessed’s words written from the
torment of the prison camp to his beloved wife Maria: “so you say that the Lord
wants or even permits such prolongation or aggravation? Fiat voluntas Dei my
dearest Mary; and with an immovable certainty that we must give everything in
generosity, we can accept the cross, even if it becomes heavier, with the
serenest of souls, and carry on.”
SOURCE : https://aleteia.org/2013/06/21/odoardo-focherini-man-hero-blessed/
פוקריני עם ילדיו במירנדולה, 1935
Odoardo Focherini con la famiglia a Mirandola 1935. Archivio della memoria di
Odoardo Focherini
Blessed Odoardo Focherini
and holy dads
He created an underground
network in Bologna to provide identity cards to Jews, helping 100 Jews reach
freedom. He died on December 27, 1944, in the Hersbruck concentration camp.
Odoardo Focherini was a
dad. Since June 15, 2013, the Catholic Church has called him Blessed Odoardo
Focherini.
What does it take for a
husband and a father to earn the title of blessed?
The most obvious holy man
who is also a father is the foster-father of our Lord. Celebrating Christmas
always reminds us that Saint Joseph was more than a prop to fill out a nativity
scene, more than just a carpenter or a breadwinner. He may not speak a word in
the Gospels, but he certainly spoke through his actions. Joseph trusted in God
during an inexplicable pregnancy, a miraculous birth, poverty and obscurity,
and threats of death. Like all good fathers, he was a rock of strength for his
family in difficult times.
Many of the greatest
events described in the Old Testament also involved fathers, but most of those
stories include problematic parenting decisions. The Patriarch Jacob’s sons
might not have tried to kill their brother Joseph if Jacob hadn’t made it so
clear that Joseph was his favorite. King David might not have almost lost his
crown if he hadn’t overindulged his scheming son, Absalom. While Abraham’s
willingness to sacrifice his son at God’s command shows his obedience to God,
it probably didn’t feel warm and paternal to Isaac at the time.
Over the centuries, the
holy example of monastic life has inspired some fathers to leave the world, their
wives, and their children to enter religious life. Saint Peter Orseolo
(928-987) was the ruler of Venice, Italy, when God called him to leave his
family and become a Benedictine monk, though there is debate about whether
Peter did so to atone for being complicit in the assassination of his
predecessor. On the other hand, it is more common for devout fathers to decide
to become priests or monks after their wives have died and their children are
grown, as did Saint Francis de Borgia (1510-1572).
But some men have
developed a reputation for holiness in ordinary family life. For example,
Blessed Luigi Beltrame Quattrocchi (1880-1951) was a lawyer, and he and his
wife, Maria (who is also a blessed), married young and had four children. Luigi
eventually held several important positions in the banking industry. But it was
his devotion to his kids, not his job titles, that was most remarkable about
Luigi. He and Maria became scout parents. They did more than volunteer to lead
troop meetings for boys and girls. They founded the entire scouting
organization in Italy. They also were leaders in Catholic Action, a Catholic
lay association, in their country. And they created an organization to help the
sick travel to Lourdes on pilgrimages. During World War II, they even hid Jews
in their home to protect them from arrest. But it was the way Luigi and Maria
lived out their faith as a family—through family prayer, participating in the
sacraments together, and serving the poor as a family—which inspired their
children. One of their sons became a priest; one son became a monk; one
daughter became a nun; and their last child, while never marrying, is being
considered for canonization.
Blessed Frederic Ozanam
(1813-1853) was one of the founders of the Society of Saint Vincent de Paul, an
organization that has now spread all over the globe to care for the poor. Yet
he was also a writer, a scholar, and a dad. Saint Leopold III (1073-1136) was
the military ruler of Austria, but he was also the devoted father of eighteen
children. Blessed Charles I of Austria (1887-1922) became the emperor of
Austria and king of Hungary following the assassination of Archduke Franz
Ferdinand. He was also a good and loving father to his eight children and
tried, unsuccessfully, to bring a peaceful end to World War I.
When war, injustice, and
Catholic persecution threaten their families and their countries, some men
stand up for peace, justice, and the truth, risking their very lives. While
some of those men earn awards from their countries for their brave service as
soldiers, others earn the crown of martyrdom. Catholic fathers from China,
England, Germany, Guatemala, Italy, Madagascar, Papua New Guinea, Poland,
Spain, Turkey, Vietnam, and Wales have been beatified and canonized as martyrs.
Perhaps the most dramatic
example of such martyrs occurred in Italy in 1480. Muslim Turks attacked the
coastal city of Otranto as part of their plan to conquer Europe. Eight hundred
and thirteen men of the city were captured, lined up, and ordered to convert to
Islam or die. All 813 men refused and were executed. The relics of these
martyrs are the gruesome but moving centerpiece of an altar in the cathedral
of Otranto, reminding us the faith and courage of these ordinary family
men.
Blessed Odoardo Focherini
(1907-1944) was born in Carpi, Italy, into a Catholic family. He met his future
wife, Maria Marchesi, when he was eighteen years old. Five years later, they married.
In short order, they became the happy parents of a large and growing family.
To support his family, he
worked at a Catholic insurance company, and later he became an inspector. In
1939, he became the managing director of a Catholic newspaper. He also served
as the president of Catholic Action, organized diocesan events, and led
eucharistic congresses.
Italy’s Prime Minister
Benito Mussolini and his fascist party led Italy into joining World War II on
the Nazi side in 1940. Mussolini also implemented anti-Semitic laws in Italy.
He insinuated that he did so primarily to placate Hitler, but he made some
anti-Semitic remarks of his own.
In 1942, during the
middle of the war, a cardinal from Genoa told the editor of Odoardo’s newspaper
that a train of injured people had arrived in the city. Jewish refugees were
also on that train. The editor trusted Odoardo and asked him to do what he
could to protect those Jews from arrest. Odoardo quietly did so.
In 1942, most of the
world did not know what a hell on earth the Nazis had created in their
concentration camps. It wasn’t until the end of the war that Allied forces
discovered the crematoria, the emaciated survivors, and the rooms full of gold
teeth and other valuables that the Nazis had looted from their millions of dead
victims. But everyone knew how much Hitler and the Nazis hated the Jewish
people, and even during the war, people were certain that those who were
deported to Nazi concentration camps were facing a dangerous and probably
deadly outcome.
After talking it over in
private with his wife, Odoardo made his own dangerous decision. He created an
underground network in Bologna to provide identity cards to Jews. He somehow
obtained blank identity cards, filled them with false names, and secretly gave
them to Jewish refugees, whom he accompanied to the Swiss border. In this way,
he helped 100 Jews reach freedom. Those who worked with him later stated that,
despite the constant danger of being arrested, Odoardo was always calm and
encouraged them to continue this selfless work.
His illegal efforts to
save Jews continued until March 11, 1944. That’s the day that he went to a
concentration camp near the city of Carpi and convinced them to release Enrico
Donati, a Jewish medical doctor, on the pretense that he was needed for an urgent
surgery. When Odoardo later arrived at the hospital, he was arrested.
Odoardo was imprisoned
and then sent to various concentration camps in Italy and Germany. He died of
an infected leg wound on December 27, 1944, in the Hersbruck concentration
camp.
In Luke 15:11-32, Jesus
told a parable that is often called the parable of the prodigal son, but some
people prefer to call it the parable of the forgiving father. The father in
that parable loves his children, wants only what is best for them, is constantly
looking for ways to help them when they are in need, and is prodigal—lavishly
extravagant—in bestowing forgiveness and mercy upon them, whether they deserve
it or not.
Those are the hallmarks
of our Heavenly Father. And that is the image of profound fatherly charity and
concern that men like Blessed Odoardo Focherini and the other saintly fathers
have left behind for all God’s children.
SOURCE : https://www.catholicworldreport.com/2023/12/27/blessed-odoardo-focherini-and-holy-dads/
Italian journalist to be
beatified for helping Jews escape persecution
Focherini died at a Nazi
concentration camp from an infection on December 27, 1944 Photo: PA
Odoardo Focherini will be
the first Italian beatified for assisting the Jewish people
An Italian journalist and
father of seven, who helped hundreds of Jews to escape Nazi persecution, will
be beatified on June 15 in the Italian city of Carpri.
Odoardo Focherini who
died aged 37 in the Hersbrueck Nazi concentration camp will be beatified in
recognition of the lives he saved and the people he helped.
Organisers of his
beatification Mass are expecting 4,000 people and approximately 20 bishops to
attend the Mass which will place Focherini on the path to canonisation.
Odoardo Focherini will be
the first Italian beatified for helping Jewish people during the Holocaust.
Focherini helped Jews
escape Nazi death camps by providing them with false documents so that they could
cross the Swiss border to safety. He was eventually arrested and died in the
camp of Hersbruck from an infected leg
Beato Odoardo Focherini
Padre di famiglia, martire
Festa: 27 dicembre
Carpi, Modena, 6 giugno
1907 – Hersbruck, Germania, 27 dicembre 1944
Odoardo Focherini, nato a
Carpi da genitori trentini, si formò all’apostolato tramite l’adesione
all’Azione Cattolica, nella quale ricoprì molti incarichi, ultimo quello di
presidente diocesano. Sposo di Maria Marchesi, che gli diede sette figli,
lavorava come assicuratore, ma in parallelo collaborava con varie testate
d’ispirazione cattolica, come il quotidiano «L’Avvenire d’Italia». Con
l’ingresso dell’Italia nella seconda guerra mondiale, mise in piedi una rete di
sostegno per far sfuggire alla persecuzione oltre cento ebrei. Dopo aver
salvato l’ultimo, fu arrestato dalla polizia nazifascista e internato nei campi
di concentramento di Fossoli, Gries, Flossenburg e Hersbruck. Morì in quest’ultimo
luogo, a 37 anni, il 27 dicembre 1944. È stato beatificato a Carpi il 15 giugno
2013, sotto il pontificato di papa Francesco. La sua memoria liturgica, per le
regioni ecclesiastiche dell’Emilia Romagna e del Trentino, è stata stabilita al
6 giugno, giorno del suo compleanno.
Ha impiegato più la Chiesa ad accertare che la sua morte è avvenuta “in odium fidei” ed a riconoscerlo martire, che non le Comunità Israelitiche italiane a concedergli la Medaglia d’Oro (nel 1955) o la Commissione dello Yad vaShem a conferirgli il titolo di “Giusto tra le nazioni” (nel 1969).
Infatti, la causa di beatificazione di Odoardo Focherini è stata avviata solo nel 1996, anche se poi è proceduta speditamente, tanto da poter arrivare il 10 maggio 2012 al riconoscimento del martirio, che il 15 giugno 2013 lo ha portato sugli altari. Così l’Azione Cattolica, che nello stesso anno ha visto la beatificazione di Giuseppe Toniolo, è stata di nuovo in festa per un altro suo beato, perché Focherini ne è stato anche presidente per la diocesi di Carpi.
Di famiglia originaria del Trentino, ma per adozione modenese a tutti gli effetti, Odo (come familiarmente chiamato) è una splendida figura di laico, marito e padre, che paga con la vita la sua coerenza cristiana.
Per vivere fa l’assicuratore, per apostolato è giornalista (collabora con «L’Osservatore Romano» e con «L’Avvenire d’Italia», di cui diviene anche segretario amministrativo), a tempo pieno è marito affettuoso e padre premuroso di sette figli; sempre, in ogni condizione e stato di vita, è cristiano esemplare.
A 17 anni è già responsabile dell’oratorio che prima aveva frequentato, promotore del giornale per ragazzi «L’Aspirante» e responsabile di Azione Cattolica. Ha un direttore spirituale stabile e si forma a ideali grandi, capaci di dare senso alla vita.
A 18 anni si fidanza con Maria Marchesi e la sposa a 23: lei gli regalerà sette figli che saranno il suo orgoglio e lo scopo della sua vita. Comunque, non al punto da fargli dimenticare i suoi impegni di apostolato attivo, in primo luogo in parrocchia e poi con la carta stampata, che cerca in qualche modo di conciliare con i suoi impegni di agente della Società Cattolica di Assicurazione.
In tempo di guerra, insieme alla moglie, organizza una postazione “casalinga” della rete creata dalla Croce Rossa in collaborazione col Vaticano per aiutare le persone a mantenere i contatti con i soldati al fronte, ma eroe lo diventa per caso, o meglio ancora per conseguenza, solo nel 1942.
Un giorno si vede affidare un gruppetto di ebrei polacchi dal direttore de «L’Avvenire d’Italia», che li ha avuti a sua volta in consegna dal vescovo di Genova, con il preciso incarico di provvedere al loro espatrio, in modo da evitare la loro deportazione.
Riesce a procurare documenti contraffatti ed a far varcare loro il confine col sud d’Italia. Da quel giorno si perfeziona nella falsificazione di documenti, riuscendo così a salvare la vita ad almeno 105 ebrei con l’aiuto di don Dante Sala e una rete di collaboratori.
All’ultimo, Enrico Donati, porta i documenti in ospedale, a Carpi, ma all’uscita viene prelevato dal segretario del Fascio e accompagnato in questura, a Modena, l’11 marzo 1944. Non ne uscirà più, se non per essere rinchiuso in carcere. Viene interrogato una sola volta: il 5 luglio è inviato nel campo di concentramento di Fossoli, successivamente in quello di Gries, vicino Bolzano.
Di questo periodo restano ben 166 lettere indirizzate al giornale, alla moglie ed ai genitori che riesce a far passare sotto il naso dei tedeschi, facendole arrivare a destinazione evitando la censura. In esse nessun cedimento, nessuna recriminazione per la sua attività clandestina che ha determinato il suo arresto, piuttosto una constatazione riferita al cognato : «Se tu avessi visto, come ho visto io in questo carcere, cosa fanno patire agli Ebrei, non rimpiangeresti se non di non averne salvati in numero maggiore».
Sereno sempre, anche se provato nel fisico dalle fatiche, aiuta come può i compagni di prigionia e sono in molti ad affermare di aver avuto salva la vita grazie a lui. Lo trasferiscono prima a Flossenburg, nella Baviera Orientale, poi nel sottocampo di Hersbruck, dove muore a 37 anni, il 27 dicembre 1944.
Ad assisterlo nei momenti estremi Teresio Olivelli (Venerabile dal 2015), che
Odo aveva salvato da morte certa, sfamandolo di nascosto. Prima di morire a sua
volta nello stesso campo, avrà il tempo di trasmettere le ultime parole
dell’amico: «Dichiaro di morire nella più pura fede cattolica apostolica romana
e nella piena sottomissione alla volontà di Dio, offrendo la mia vita in
olocausto per la mia Diocesi, per l’Azione Cattolica, per il Papa e per il
ritorno della pace nel mondo».
Autore: Gianpiero Pettiti
Celentino
(Peio, Trentino) - Targa a Odoardo Focherini
Celentino
(Peio, Trentino, Italy) - Plaque to Odoardo Focherini
I martiri sotto il nazismo
Alla grande strage programmata dai tedeschi di Hitler contro il popolo ebraico va unito il sacrificio di tante figure di sacerdoti, religiosi e laici, che spesero la loro vita nell’aiuto concreto ai perseguitati di quel triste periodo della storia d’Europa.
Alcuni sono già stati elevati agli onori degli altari, ma tanti altri sono
avviati al riconoscimento ufficiale del loro martirio e della loro santità
nello stesso contesto storico. È il caso, ad esempio, di Odoardo Focherini,
laico e padre di famiglia italiano.
La famiglia d’origine
Odoardo nacque il 6 giugno 1907 a Carpi, nell’omonima diocesi (provincia di Modena). Ebbe in tutto tre fratelli, frutto dei due matrimoni del padre, Tobia Focherini: il primo con Maria Bertacchini, che aveva dato alla luce anche Odoardo, ma morì nel 1909; il secondo con Teresa Merighi, che gli fece da mamma.
Il padre era originario del Trentino, precisamente di Cellentino in Val di
Peio: la famiglia era emigrata nella Pianura Padana, dopo la chiusura delle
miniere di Fucine in Val di Sole. A Carpi il padre aprì un negozio di
ferramenta, nel quale collaborò anche Odoardo dopo le scuole elementari e
tecniche.
La formazione
Odoardo frequentò come tanti ragazzi carpigiani la vita dell’oratorio, dove fece due incontri importanti. Il primo fu con don Armando Benatti, apostolo della gioventù, che si occupò della sua formazione religiosa. In seguito strinse un intenso legame con Zeno Saltini, poi sacerdote e fondatore di Nomadelfia, che gli trasmise l’interesse per l’impegno socio-politico.
Nel 1924, non ancora ventenne, fu tra i fondatori de «L’Aspirante», il primo
giornale cattolico per ragazzi, che divenne mezzo di collegamento nazionale per
i ragazzi di Azione Cattolica in Italia.
Il matrimonio, il lavoro, l’apostolato
Durante una vacanza in Val di Non, vicino alla valle di origine del padre, Odoardo conobbe Maria Marchesi, della quale si innamorò. Uniti dalla stessa visione cristiana della vita, si sposarono il 9 luglio 1930; dal loro matrimonio nacquero sette figli desiderati ed amati.
Odoardo iniziò a lavorare nella Società Cattolica di Assicurazioni di Verona il
1° gennaio 1934, con il ruolo di ispettore per le zone di Carpi, Ferrara, Udine
e Pordenone. Il suo poco tempo libero era dedicato ad attività apostoliche,
come conferenze sociali e religiose e i congressi eucaristici diocesani; fu
anche membro fondatore della sezione locale dell’Unitalsi e impegnato nella
Società di San Vincenzo de Paoli. Curava anche una compagnia filodrammatica ed
era membro di una società ciclistica. Allo stesso tempo, promosse il movimento
degli scout a Carpi.
L’impegno in Azione Cattolica e ne «L’Avvenire d’Italia»
Continuò senza interruzione il suo impegno nell’Azione Cattolica: nel 1928
divenne presidente della Federazione Giovanile Maschile e membro della Giunta
Diocesana di A. C.; nel 1934 fu eletto presidente della Sezione Uomini. Infine,
nel 1936, passò all’incarico più alto: presidente dell’Azione Cattolica
diocesana. Per i suoi meriti ecclesiali, nel 1937, papa Pio XI gli concesse la
croce di Cavaliere di San Silvestro.
L’apostolato della stampa lo coinvolse pienamente: fu cronista attento e
scrupoloso per la diocesi di Carpi presso «L’Avvenire d’Italia» e altre
testate. Nel 1939 Odoardo ricevette un altro incarico importante:
amministratore de «L’Avvenire d’Italia» nell’allora sede di Bologna.
Salvatore di molti ebrei
Con l’ingresso dell’Italia nella seconda guerra mondiale, nel giugno 1940, Odoardo organizzò un ufficio di contatto con i soldati al fronte. L’ufficio aveva due sedi: la Curia vescovile di Carpi e la sua abitazione di Mirandola.
Nel 1942, il direttore de «L’Avvenire d’Italia», Raimondo Manzini, gli affidò l’incarico di mettere al sicuro alcuni ebrei polacchi, giunti in Italia con un treno della Croce Rossa Internazionale e inviati a Bologna dal cardinale Pietro Boetto, arcivescovo di Genova.
Con l’inizio dell’intensificazione delle deportazioni razziali, dopo l’8
settembre 1943, creò una rete per l’espatrio verso la Svizzera, che salvò la
vita a più di cento ebrei in collaborazione col sacerdote Dante Sala.
L’arresto e la prigionia
L’11 marzo 1944, Odoardo si recò all’ospedale Ramazzini di Carpi, sotto il pretesto di andare a trovare l’ebreo Enrico Donati: in realtà, doveva organizzarne la fuga verso la Svizzera. Fece in tempo a metterlo in salvo, ma all’uscita fu atteso dal reggente del Fascio di Carpi, che lo invitò a seguirlo con urgenza dal questore di Modena.
Giunto in Questura, gli venne comunicato che era in arresto: dopo 48 ore fu trasferito in auto al comando delle SS di Bologna. Lì fu interrogato, quindi venne rinchiuso nelle carceri di San Giovanni in Monte. Solo dal 17 marzo, tramite un amico giornalista a cui aveva scritto, riuscì a far pervenire delle lettere alla sua famiglia a Mirandola ed ai genitori a Carpi.
Le sue 166 lettere (di cui la maggior parte clandestine), che coprono il
periodo dalla sua prigionia fino alla morte, costituiscono un prezioso
documento storico e di conoscenza del suo animo profondamente cristiano e del
suo legame con la famiglia.
La deportazione
Il 5 luglio 1944 fu trasferito al campo di concentramento di Fossoli presso Carpi: vi rimase un mese, riuscendo ad avere un facile contatto con i familiari perché si fece assegnare all’ufficio di posta.
Il 5 agosto seguente fu deportato nel campo di Gries, vicino Bolzano. Anche lì come a Fossoli riuscì a farsi assegnare alla posta, quindi riuscì con mille stratagemmi a far pervenire lettere e biglietti; incontrò di nuovo a Gries l’amico Teresio Olivelli (Venerabile dal 2015).
Il 5 settembre 1944 subì un ulteriore trasferimento a Flossenburg nella Baviera
Orientale, in uno dei più vasti campi di lavoro e di sterminio realizzati dai
nazisti. Dopo circa un mese, fu inviato a Hersbruck, uno dei 74 sottocampi di
Flossenburg, vicino Norimberga. Qui dettò a Teresio Olivelli, anche lui internato
nello stesso campo, le ultime due lettere alla famiglia.
La morte
A causa di una ferita alla gamba, che gli procurò una grave setticemia, Odoardo fu ricoverato in infermeria e fu assistito dall’amico Teresio, che raccolse le sue ultime parole. Si spense in un giorno impreciso tra il 24 e il 27 dicembre 1944. Olivelli morì una ventina di giorni dopo di lui, nello stesso campo, in seguito alle percosse ricevute a difesa di un compagno.
La conferma della sua morte giunse ai familiari e al vescovo di Carpi solo il 4 giugno 1945, con la testimonianza di due sopravvissuti, un sacerdote e il maggiore dei Carabinieri Salvatore Becciu.
Quest’ultimo poté trasmettere alla famiglia di Odoardo i suoi estremi pensieri:
«Dichiaro di morire nella più pura fede cattolica apostolica romana e nella
piena sottomissione alla volontà di Dio, offrendo la mia vita in olocausto per
la mia Diocesi, per l’Azione Cattolica, per il Papa e per il ritorno della pace
nel mondo».
I riconoscimenti civili
La disinteressata e pericolosa attività di Odoardo in favore degli ebrei
perseguitati, gli ha meritato svariati riconoscimenti. Anzitutto, la Medaglia
d’Oro alla memoria, concessa dall’Unione delle Comunità Israelitiche d’Italia
nel 1955, seguita, nel 1969, dal titolo di “Giusto delle Nazioni”, conferito
dallo Stato d’Israele. Nel 2007 ha ottenuto la Medaglia d’oro al Merito civile.
Inoltre, negli ultimi anni è stato ricordato anche in diversi Giardini dei
Giusti in Italia.
La causa di beatificazione
Il 12 febbraio 1996 la Santa Sede ha dato il nulla osta per il processo diocesano, allo scopo d’indagare se la morte di Odoardo Focherini fosse da considerarsi martirio. L’inchiesta, aperta nella diocesi di Carpi il 30 marzo 1996, si è conclusa il 5 giugno 1998 ed è stata convalidata col decreto del 28 maggio 1999.
La sua “Positio super martyrio” è stata consegnata nel 2003 ed è stata in
seguito esaminata dai consultori teologi, il 16 ottobre 2007, e dai cardinali e
vescovi membri della Congregazione delle Cause dei Santi, il 3 aprile 2012.
Infine il 10 maggio 2012, è stato promulgato il decreto che lo riconosceva come
martire in odio alla fede.
La beatificazione e il culto
Odoardo Focherini è stato beatificato a Carpi il 15 giugno 2013, nella celebrazione presieduta dal cardinale Angelo Amato, Prefetto della Congregazione delle Cause dei Santi, come inviato del Santo Padre. È il primo giornalista italiano elevato agli onori degli altari.
Il giorno della sua nascita al Cielo è stato fissato ufficialmente al 27 dicembre, ma la sua memoria liturgica è stata stabilita al 6 giugno, data del suo compleanno. È inclusa nel calendario della regione ecclesiastica Emilia Romagna, in cui ricade anche la diocesi di Carpi, dove il Beato visse, e in quello della regione ecclesiastica del Trentino, da dove provenivano i suoi genitori e sua moglie.
Autore: Antonio Borrelli ed Emilia Flocchini
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/92228
Celentino
(Peio, Trentino), chiesa di Sant'Agostino - Reliquie di Odoardo Focherini
Celentino
(Peio, Trentino, Italy), Saint Augustine church - Relics of Odoardo Focherini
Messaggio di Benedetto XVI per il centenario di Odoardo Focherini, il giovane giornalista italiano che salvò moltissimi ebrei dalla Shoah
“Un’indimenticabile figura di sposo cristiano, il cui virtuoso esempio continua
a parlare alla Chiesa di oggi”. Sono le parole dedicate da Benedetto XVI al
ricordo dell’italiano Odoardo Focherini, uno dei tanti eroi antinazisti che
durante la Seconda Guerra mondiale spesero la vita, e in molti casi la
sacrificarono, per salvare gli ebrei dall’Olocausto. Il Messaggio del Papa, a
firma del cardinale Bertone, indirizzato alla diocesi modenese di Carpi, ha
voluto celebrare i cento anni dalla nascita di Focherini, per il quale è in
corso la Causa di Beatificazione. Il servizio di Alessandro De Carolis:
Marito, padre di sette figli, giornalista. Ma soprattutto un uomo coraggioso in
un tempo in cui osare in nome di un ideale poteva portare alla morte. E’ il
marzo del 1944 quando Odoardo Focherini si reca all’ospedale “Ramazzini” di
Carpi per una delle sue delicate missioni clandestine. Nell’ospedale è
ricoverato un ebreo e bisogna organizzarne la fuga. Sono già un paio d’anni che
Focherini, amministratore del quotidiano “L’Avvenire d’Italia” e Cavaliere di
San Silvestro nel 1937 per volontà di Pio XI, organizza gli espatri di ebrei
verso la Svizzera e i contatti con i soldati al fronte o dispersi, con
l’appoggio della Curia vescovile di Modena e Carpi ma anche della sua stessa
casa di Mirandola, nel modenese. Ma quel giorno, all’ospedale di Carpi,
qualcosa non va per il verso giusto. Focherini è scoperto e arrestato. Dopo
aver messo in salvo più di 100 ebrei dalle maglie naziste è lui a doverne
subire la disumana crudeltà. Il 5 luglio 1944 venne trasferito al campo di
concentramento di Fossoli, nei pressi di Carpi, poi spostato al campo di Gries
vicino Bolzano e infine al campo di concentramento di Hersbruck, uno dei 74
sottocampi di Flossenburg, nella Baviera orientale. Focherini vi muore il
giorno della vigilia di Natale del 1944. Ha solo 37 anni. Nel ricordarne i
cento anni dalla nascita, avvenuta il 6 giugno 1907, Benedetto XVI ha auspicato
che questa “significativa ricorrenza contribuisca a richiamare il luminoso
messaggio e l’intrepida testimonianza evangelica di un laico così generoso che
ad imitazione di Cristo si prodigò incessantemente per la salvezza dei
fratelli”. Nel 1998, si è concluso il processo diocesano per la Causa di
Beatificazione e gli atti sono ora al vaglio della Congregazione per le Cause
dei Santi. Nel 1969, era stato riconosciuto “Giusto tra le Nazioni” dallo Stato
d’Israele”. E domani, Focherini sarà ricordato nella sua Carpi durante una
Messa alla presenza del cardinale Francis Arinze, prefetto della Congregazione
per il Culto Divino e la Disciplina dei Sacramenti.
פוקריני
בבולונ1942
Odoardo
Focherini a Bologna nel 1942. Archivio
della memoria di Odoardo Focherini
Beatificazione del
Venerabile Servo di Dio Odoardo Focherini
Omelia del card. Angelo
Amato
(Carpi, Italia, 15 giugno 2013)
1. La vostra antica e
gloriosa diocesi, fondata nell’anno 751 d.C. dal re longobardo Astolfo,
annovera tra i suoi santi principali, San Bernardino da Siena, patrono
principale della città, il vescovo San Possidonio e il gesuita carpense San Bernardino
Realino (1530-1616), il quale esercitò il suo ministero di evangelizzazione dei
poveri e dei ricchi, soprattutto nel meridione d’Italia, a Napoli e a Lecce,
dove morì nel 1616 all’età di 86 anni.
Tra questi santi chierici
la Chiesa, madre dei santi, celebra con gioia oggi la figura del martire
Odoardo Focherini, anch’egli nativo di Carpi, laico, padre di famiglia, primo
giornalista italiano a diventare beato. Nella sua Lettera Apostolica Papa
Francesco lo chiama «esemplare testimone del Vangelo». Il Beato Odoardo,
infatti, «non esitò ad anteporre il bene dei fratelli all’offerta della propria
vita». Sono parole essenziali, che fotografano bene la sua figura.
2. Abbiamo ascoltato poco
fa un suo breve profilo biografico. Odoardo Focherini, nato a Carpi (Modena) il
6 giugno 1907, nel gennaio del 1924 fonda il periodico L’Aspirante, primo
giornale cattolico per ragazzi, che poi diventerà a carattere nazionale e sul
quale il nostro Beato pubblica i suoi primi articoli. Molto efficiente nelle
attività delle associazioni parrocchiali e diocesane, organizza e partecipa a
vari congressi eucaristici diocesani. Dal suo matrimonio con Maria Marchesi
nascono sette figli. Dopo aver lavorato nel negozio paterno, viene assunto
nell’agenzia di Modena della Società Cattolica di Assicurazioni. Il 7 giugno
1934 ottiene il diploma di ragioniere, presso una scuola di Lucerna (Svizzera).
Nominato presidente della sezione Uomini dell’Azione Cattolica Diocesana, viene
chiamato a far parte del Consiglio di Amministrazione dell’Avvenire d’Italia.
Nell’agosto del 1942
mette in salvo alcuni ebrei polacchi, giunti in Italia in divisa da soldati e
da crocerossine, e inviati dall’Arcivescovo di Genova a Raimondo Manzini a
Bologna. Nell’ottobre-novembre 1944 si adopera per aiutare altre famiglie
ebree, permettendo loro di riparare in Svizzera.
Per questa sua attività
umanitaria i nazisti lo arrestarono (11 marzo 1944) e lo trasferirono prima
nelle carceri di San Giovanni in Monte presso Bologna, poi nel campo di
concentramento di Fossoli, in provincia di Modena, e successivamente nei campi
di Gries (sobborgo di Bolzano), di Flossenburg e di Hersbruck, in Germania,
dove morì, il 27 dicembre 1944, per setticemia nell’infermeria del campo. Ex
aerumnis carceris et exilii, dice la lingua canonica della Chiesa: la causa
della sua morte furono l’esilio forzato e le torture e i tormenti subiti in
carcere. Fece, cioè, la morte di un martire.
La difesa generosa degli
ebrei perseguitati operata dal Focherini, rischiando la propria vita, si
inserisce in quella rete umanitaria, che circondò i nostri fratelli ebrei in
quel periodo tragico. Per la scrittrice Hannah Arend la sensibilità umana
dimostrata dagli italiani nei confronti degli ebrei «fu il prodotto della
generale, spontanea umanità di un popolo di antica civiltà». E aggiunge:
«L’umanità italiana resisté inoltre alla prove del terrore, che si abbatté
nella nazione nell’ultimo anno e mezzo di guerra».
La cristiana umanità del
Focherini nei confronti della sovrana disumanità dei persecutori gli meritarono
nel 1969 la proclamazione di Giusto tra le Nazioni. In occasione della sua
beatificazione, il Presidente dell’Unione delle Comunità Ebraiche Italiane,
Renzo Gattegna, il 4 giugno scorso ha dichiarato: «Artefice del salvataggio di
oltre un centinaio di perseguitati, in prima linea per la dignità dell’uomo in
un’epoca segnata dal buio della ragione, Odoardo Focherini fu persona di grandi
valori e principi. Un impegno straordinario, pagato a prezzo della vita, cui
rendiamo nuovamente omaggio con deferenza e commozione. Il suo coraggio, i suoi
ideali, il suo amore per la vita non sono stati dimenticati. La sua memoria
continuerà ad essere fonte di ispirazione anche per le future generazioni».
3. Quali sono le lezioni
che il Focherini ci lascia col suo martirio? La prima lezione è quella della
carità. L’impegno nel mettere in salvo dalla persecuzione nazista famiglie
perseguitate, l’operosità nell’Azione Cattolica, l’attività giornalistica
presso l’Avvenire d’Italia, la fedeltà alla sua identità battesimale,
l’adesione piena alla volontà divina fino ad accettare l’umiliazione e la
sofferenza dei campi di concentramento sono i tratti eroici della carità di
questo trentasettenne laico cattolico, sposo devoto e padre di sette figli.
Il suo martirio fu la
conclusione tragica di una vita virtuosa, fondata sul trinomio preghiera,
sacrificio, azione, che erano i cardini della spiritualità laicale dell’Azione
Cattolica.
Le testimonianze
concordano nel sottolineare il suo spirito di preghiera in famiglia e in
chiesa: serviva la Messa, faceva la comunione quotidiana, collaborava alla
celebrazione dei congressi eucaristici, accettò con fortezza cristiana la
persecuzione e la morte. La nascita di sette figli dimostra la sua incrollabile
fiducia nel Padre celeste, provvidente e misericordioso.
Il nostro Martire amava
Dio e amava il 263 prossimo fino all’olocausto della sua vita. Faceva il
possibile per venire incontro a chi era in difficoltà, a suo rischio assumeva
per lavoro persone politicamente perseguitate, aiutò i feriti dopo il
bombardamento di Bologna, veniva incontro a don Zeno Saltini per i suoi
ragazzi. Aveva scelto di indossare l’abito della carità verso tutti e non si
risparmiava. Un testimone lo chiama un eroe umile, che non compariva, ma che
agiva e beneficava chi era nel bisogno. Anche nei campi di prigionia diffondeva
ottimismo e speranza. Quando gli perveniva del cibo lo divideva con gli altri.
Una signora ebrea di Ferrara, che aveva perduto quattordici parenti, confessa
di aver avuto la forza di sopravvivere, per le parole che le disse un giorno il
nostro Beato: «Avrei già fatto il mio dovere se pensassi solo ai miei sette
figlioli, ma sento che non posso abbandonarvi, che Dio non me lo permette».
4. Una seconda lezione
impartita dal nostro Beato è quella della sua coerenza alla fede battesimale e
al fondamentale codice umano-divino del decalogo. Le letture dell’odierna
liturgia della Parola sono illuminanti al riguardo. La prima lettura celebra il
coraggio dello scriba Eleàzaro, che i Padri della Chiesa chiamavano
protomartire dell’antica alleanza. Si tratta di episodio raccontato nell’Antico
Testamento, nel secondo libro dei Maccabei. Eleàzaro, costretto dai persecutori
a ingoiare carne suina, sputando il boccone immondo si avviò al supplizio,
dicendo: «Abbandonando ora da forte questa vita, mi mostrerò degno della mia
età e lascerò ai giovani un nobile esempio, perché sappiano affrontare la morte
prontamente e nobilmente per le sante e venerande leggi» (2Mc 6,27-28). E la
sua morte fu esempio di nobiltà e ricordo di virtù non solo ai giovani, ma
anche alla grande maggioranza della nazione.
Oggi si ha bisogno di
questi esempi di nobile e inerme fortezza umana e cristiana. In un’intervista
del 31 marzo 2013 al Corriere della Sera, il maestro Riccardo Muti ricordava
l’Italia della sua giovinezza, che era un paese semplice, coraggioso, sereno,
aperto con speranza all’avvenire, molto diverso dall’odierna Italia che sembra
non sappia più soffrire, non sappia più sorridere, non sappia più sperare,
avendo smarrito non solo il senso degli enormi sacrifici dei padri, ma anche la
loro sana gioia di vivere.
La nostra patria, nel
confuso stradario contemporaneo, ha bisogno di ritrovare la via retta del
vivere fraterno, operoso, solidale. È da san Paolo che ci proviene questo
invito a ritrovare i giusti atteggiamenti, che hanno guidato l’esistenza del
Beato Focherini.
Scrive l’apostolo:
«Fuggite il male con orrore, attaccatevi al bene; amatevi gli uni gli altri con
affetto fraterno, gareggiate nello stimarvi a vicenda. Non siate pigri nello
zelo; siate invece ferventi nello spirito, servite il Signore. Siate lieti
nella speranza, forti nella tribolazione, perseveranti nella preghiera,
solleciti per le necessità dei fratelli, premurosi nell’ospitalità. Benedite
coloro che vi perseguitano, benedite e non maledite. Rallegratevi con quelli
che sono nella gioia, piangete con quelli che sono nel pianto. Abbiate i
medesimi sentimenti gli uni verso gli altri; non aspirate a cose troppo alte,
piegatevi invece a quelle umili. Non fatevi un’idea troppo alta di voi stessi.
Non rendete a nessuno male per male. Cercate di compiere il bene davanti a
tutti gli uomini» (Rm 12,9-17).
E di fronte alla
paradossale ricompensa che spesso il bene riceve dai persecutori e dai malvagi,
il Signore Gesù ci ricorda sia il comandamento della carità fraterna – «Questo
vi comando: che vi amiate gli uni gli altri» – sia la beatitudine della
persecuzione che fa parte dell’identità del cristiano autentico: «Se il mondo
vi odia, sappiate che prima di voi ha odiato me. Se foste del mondo, il mondo
amerebbe ciò che è suo; poiché invece non siete del mondo, ma io vi ho scelti
dal mondo, per questo il mondo vi odia. Ricordatevi della parola che vi ho
detto: Un servo non è più grande del suo padrone. Se hanno perseguitato me,
perseguiteranno anche voi; se hanno osservato la mia parola, osserveranno anche
la vostra» (Gv 15,18-20).
Cari fratelli, queste
parole che a noi sembrano lontane nel tempo, in realtà sono di straordinaria
attualità. I cristiani, anche oggi, soffrono persecuzione, non solo culturale,
ma anche fisica. In alcune nazioni europee spesso vivono in un clima di
intolleranza, subendo insulti, minacce, discriminazioni sul lavoro e nei luoghi
pubblici. È quanto rivela l’Osservatorio europeo di Vienna sull’intolleranza e
la discriminazione verso i cristiani.
È del 4 giugno scorso la
notizia sconvolgente di un cristiano indiano, che, rifiutandosi di convertirsi
all’induismo, è stato attirato in una trappola e decapitato dal suocero. Il suo
nome era Tapas Bin e il fatto di sangue è avvenuto nel villaggio di Teliamura
(West Tripura), nella zona nordorientale dell’India.
In un rapporto dal titolo
«Di’ a mia madre che mi manca» (Tell my mother I miss her), commissionato
dall’Associazione Internazionale della Solidarietà Cristiana, con base in
Svizzera, si afferma che in Egitto le giovani e le donne cristiane copte sono
ingannevolmente attirate o rapite per diventare spose di uomini musulmani.
Vengono così costrette a rinunciare forzatamente alla propria fede e a
convertirsi all’islam.
Ancora oggi, in
moltissime regioni del mondo i cristiani non solo non sono protetti ma mancano
di libertà religiosa, di libertà di coscienza e spesso vengono costretti con la
forza a rinnegare la propria fede.
Queste poche indicazioni
ci fanno comprendere meglio il valore della testimonianza cristiana del nostro
Beato, difensore dei fratelli perseguitati e quindi difensore della vera
umanità, che ha nel suo codice genetico di creatura di Dio l’amore alla verità,
alla bontà e alla fraternità. Marco Tarquini, direttore di Avvenire, ha detto
al riguardo: «Questa sua radicale obiezione di cristiano di fronte una
terribile volontà di discriminazione e di sterminio è ancora oggi la sola risposta
in coscienza possibile alla disumanità, comunque essa si manifesti».
In questo anno della
fede, la Chiesa ha glorificato alcuni di questi testimoni generosi e fedeli al
loro battesimo. Agli ottocento Martiri d’Otranto, uccisi in odio alla fede nel 1480
perché non vollero rinnegare il loro battesimo e canonizzati da Papa Francesco
il 12 maggio scorso, ha fatto seguito la beatificazione, dopo alcuni giorni (26
maggio 2013), di Don Pino Puglisi, sacerdote anch’egli ucciso per difendere il
suo apostolato di educazione dei giovani alla vita buona del Vangelo. Il
prossimo ottobre vedrà la beatificazione di un gruppo di martiri spagnoli,
uccisi durante la persecuzione religiosa degli anni ‘30 del secolo scorso.
Ancora in ottobre ci sarà la beatificazione, a Modena del giovanissimo
seminarista Rolando Rivi, di quattordici anni, ucciso in modo brutale solo
perché voleva diventare sacerdote e apostolo del Vangelo. Con la loro bontà, i
martiri cristiani sono il più efficace antidoto alla metastasi del male.
5. Ma c’è un’ultima e
forse più importante lezione che il Beato Odoardo Focherini vuole oggi
lasciarci. Il suo martirio, infatti, ricorda che la nostra esistenza terrena è
solo un pellegrinaggio verso la patria eterna. Costretto, per la cattiveria
umana a lasciare la sposa e i suoi sette figli, il nostro Beato ci invita ad
alzare gli occhi verso l’alto, verso il paradiso, che non è una realtà vuota,
arida e triste, ma la patria della felicità e della gioia divina dei beati.
Abbandonando questa terra piena di desolazione e di odio fraterno, Odoardo ha
avuto la nostalgia del cielo, dove abitano in eterno verità, giustizia, bontà e
gioia senza fine.
Forgiato dalla parola di
Dio, egli sapeva che, dalla prima all’ultima pagina, la Bibbia contiene il
canto a più voci dei beati. Le corde del Salterio non si stancano di innalzare
inni di lode al Signore. La parola di Dio si conclude con la rivelazione della
Gerusalemme celeste, il cielo e la terra nuova, dove confessori e martiri
cantano a Dio l’inno della gioia eterna. «Il Paradiso – dice Santa Gertrude – è
quella città così sacra e così amata da Dio che vi si odono soltanto melodie e
lodi a Dio stesso e i santi cantano quelle lodi in modo diverso, secondo la
diversità delle loro virtù».
Il nostro Beato ci invita
a passare dalla desolazione della terra alla consolazione del cielo, alla
convinzione che la nostra fede, il nostro credo non è il ricordo di un
naufragio, ma la buona notizia di un approdo nella vita del mondo che verrà:
«Il paradiso – avverte il convertito Fabrice Hadjadj – è un orizzonte di
fecondità traboccante, e non un sogno sterilizzatore».8 Oggi, osserva ancora lo
scrittore francese, gli articoli di fede li recitiamo come fossero commi di un
codice penale. In realtà il credo è una sintesi di un avvenimento dell’amore di
Dio verso la sua creazione, e quindi da cantare con gioia, sempre, insieme.
Il paradiso è il
riscontro più adeguato al nostro quotidiano buon giorno. Il buon giorno da
saluto spesso banale, può diventare la porta della vita nuova, la soglia dell’eternità
ritrovata, l’annuncio del paradiso, dove il giorno sarà sempre buono. Il nostro
buon giorno fa così risuonare l’augurio del sacerdote: la pace sia con voi. A
ogni notte fa seguito l’alba della luce, della vita, della speranza di ogni
bene.
L’acqua benedetta con la
quale il celebrante ha asperso l’assemblea è il simbolo del nostro battesimo,
che altro non è che la porta del paradiso, già spalancata qui su questa nostra
terra e che ci immette tra le braccia di Dio Trinità. Il Beato Focherini, da
laico ispirato e santo, ci consegna questo essenziale insegnamento umano e
cristiano. Facciamone tesoro.
Beato Odoardo Focherini,
prega per noi.
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/odoardo-focherini.html
Odoardo
Focherini, 6 luglio 1930
Duomo di Carpi
Omelia nel decimo
anniversario della beatificazione di Odoardo Focherini
6 giugno 2023
Ricambiare l’amore con
l’odio è ingratitudine e violenza: e troppe volte succede nel mondo. Ricambiare
l’amore con l’amore è giustizia e tante volte, grazie a Dio, anche questo
succede, perché ci sono tante relazioni nella famiglia, tra gli amici, nelle
quali circola l’amore reciproco. Ma ricambiare l’odio con l’amore è qualità di
Dio, non è alla portata degli uomini. Per ricambiare l’amore con l’odio basta
un istinto malato, per ricambiare l’amore con l’amore basta la ragione, ma per
ricambiare l’odio con l’amore ci vuole la grazia. E la grazia il Signore la
dona a tutti, ma entra solo nei cuori umili. La porta attraverso la quale entra
la grazia, ce lo dice il Signore stesso, è il nostro cuore umile, una porta
alla quale lui bussa continuamente. La porta dell’umiltà apre alla grazia
di Dio, va oltre il senso della giustizia e diventa un contraccambio gratuito.
Odoardo è esempio di un
uomo che ha ricambiato l’odio con l’amore; ha continuato, cioè, ad amare
pericolosamente le persone che erano odiate, che erano lasciate ai margini, che
erano perseguitate. E nonostante sapesse bene – per i tanti segnali che aveva
avuto e per come stava andando la realtà – che rischiava la vita, ha
continuato. Era un cristiano normale, Odoardo, ma di quella normalità dei Santi
che il Signore semina in mezzo a noi e tante volte nessuno se ne accorge. Papa
Francesco li chiama “i santi della porta accanto”. Alcune volte salgono sugli
altari non perché siano gli unici santi, ma perché sono riconosciuti esemplari,
per aiutare tutti a camminare verso la santità.
Odoardo è un uomo a tutto
tondo, prima di tutto. Un uomo che ha fatto proprio il senso di una giustizia
evangelica, una giustizia che non è “occhio per occhio, dente per dente”, non è
una bilancia, ma è sovrabbondanza di amore, è tentativo di colmare le
ingiustizie umane. È quel di più, quella gratuità che inserisce nelle vene del
mondo, spesso malate di egoismo, l’altruismo evangelico, frutto della grazia.
Odoardo è un cristiano a tutto tondo. Ha preso sul serio il proprio battesimo.
Ha vissuto la sua fede mostrandola con le opere, si è impegnato nelle varie
comunità nelle quali si è inserito, nell’Azione Cattolica, nella sua diocesi di
Carpi, anche attraverso il proprio lavoro di assicuratore e di giornalista.
Odoardo è uno sposo e padre che ha trovato la propria vocazione nel matrimonio
e nella famiglia, vivendola con grande affetto, con grande passione, come
dimostrano le lettere alla sposa e ai figli. Odoardo infine è martire, cioè uno
che è andato fino in fondo nella testimonianza della fede. Non ha cercato la
morte – nessuno che sia sano di mente cerca la morte e neanche Gesù ha cercato
la morte -, ha solo cercato l’amore e ha trovato la morte, perché tante volte
chi ama fino in fondo subisce le violenze e le ingiustizie rivolte a coloro che
lui stesso ama. E Odoardo ha amato anche coloro che all’epoca erano ritenuti
“altro” rispetto agli italiani, rispetto ai cristiani: ha aiutato i fratelli
ebrei. Abbiamo sentito richiamare la testimonianza molto toccante di Giacomo
Lampronti, l’amico ebreo che ha definito Odoardo “mio fratello”.
Ha aiutato senza guardare
in faccia al colore – bianco, rosso, verde – di coloro che aiutava e proprio
per questo ha condiviso la sorte che Gesù aveva preannunciato nel Vangelo,
quando ha detto “se hanno perseguitato me, perseguiteranno anche voi”. Ma colui
che apparentemente perde, se ama fino in fondo, in realtà vince. Ed è per
questo che oggi Odoardo continua ad offrirci il servizio della testimonianza.
Ci fa capire come la fede possa essere spesa dando senso alla vita propria e
degli altri.
Chi vive solo per se
stesso fatica di meno, soffre di meno, ma alla fine ha una vita che quasi gli
si sgonfia nelle mani. Chi vive per gli altri, fatica di più, soffre di più, a
volte deve anche dare la sua vita al modo di Odoardo, ma vive una vita piena e
continua a vivere nella memoria e nella fede.
+ Erio Castellucci
SOURCE : https://diocesicarpi.it/decimo-anniversario-della-beatificazione-di-odoardo-focherini/
Il
primo congresso eucaristico della diocesi
di Carpi di cui Focherini fu segretario
Eucaristic
congress Carpi (Italy), 1929
Io sono il cibo dei forti
Solennità del Santissimo
Corpo e Sangue di Cristo
Decennale della beatificazione di Odoardo Focherini
Venerdì scorso, nella
memoria del beato Odoardo Focherini, il nostro quotidiano «Avvenire»,
ricordando pure la sua collaborazione ad alcuni giornali cattolici come
«L’Avvenire d’Italia», metteva in luce la profezia che scaturisce dalla sua
vita: «Non guarda in faccia nessuno chi è testimone della carità di Dio, non
chiede documenti chi fa del Vangelo il proprio sentiero quotidiano, non indaga
sulle origini dei bisognosi chi segue il Risorto nella propria vita». Alludeva
all’opera di salvataggio a favore degli ebrei e vedeva in qualche modo
manifestata tale profezia nelle parole che egli scrisse alla moglie il 3 agosto
1944 dal campo di concentramento in cui si trovava: «In ogni ora nella
preghiera ci ritroveremo anche davanti a Dio per pregarlo di aiutarci, di
proteggerci di darci luce e forza, coraggio e fede, di santificare e
fruttificare a nostro vantaggio e per i nostri bimbi il nostro dolore».
Oggi celebriamo in Italia
la solennità del Santissimo Corpo e Sangue di Cristo. Il Martirologio Romano ne
fa questo «elogio»: «con il suo sacro nutrimento egli offre rimedio di
immortalità e pegno di risurrezione». In questa luce noi possiamo considerare
pure la figura del nostro Beato. È singolare che nei soli 12 anni (dal 1930 al
1942) che Odoardo Focherini visse, da cristiano attivo, nella Diocesi di Carpi
ci furono cinque avvenimenti che ne scandirono il cammino: i Congressi
Eucaristici. Il primo di questi fu dal 25 al 28 aprile 1929 e fu il primo a
essere celebrato in Italia, dopo i Patti Lateranensi. Fu voluto dal vescovo
diocesano Mons. Giovanni Battista Pranzini il quale affidò a Focherini tutta la
propaganda e l’ufficio stampa... In breve, egli fu pure il segretario del
congresso. Il suo impegno è così ricordato: «Lo prepara e lo vive, con quella intima
pietà che lo trasfigurava. Poiché se nella vita quotidiana e nei quotidiani
rapporti di lavoro e di amicizia egli era l’uomo che mai dimenticava di essere
cristiano, nei suoi intimi rapporti con Dio egli era il cristiano che anelava
alla santità» (Positio super Martyrio, Biographia Documentata, p. 64). Gli
altri Congressi furono nel 1933 a Concordia sulla Secchia, poi nel 1937 a
Mirandola, quindi nel 1938 a Fossa di Concordia .
L’ultimo fu nel 1942 e lo
stesso Focherini vi prese la parola invitando i giovani a vivere e a far vivere
la Messa «assistendovi liturgicamente – disse; imparando bene ed eseguendo il
canto della messa; accostandosi frequentemente e fervorosamente alla Santa
Comunione». Così concludeva: «Mostriamo alle folle, con la nostra partecipazione
attiva alla Messa e col nostro canto, il ponte che solo può far vincere la
voragine, additiamo l’arcobaleno che sta ad indicare salvezza. Facciamo nostro
il motto: “Vivere la Chiesa”. Siamo certi che una nuova epoca si aprirà per la
società. Soltanto quando attorno ad ogni altare ove Cristo si immola per l’uomo
vi saranno folle genuflesse in preghiera, l’Agnello avrà misericordia dì noi,
il Padre darà ai figli ogni suo bene. Soltanto quando Cristo sarà amato e
quando sarà conosciuto nel mistero sublime dell’umano amore, l’uomo potrà
aspirare a fare della terra un vivaio di bene, un giardino di generosità.
Giovani, bisogna cominciare da noi. Noi daremo quello che avremo ricevuto.
Viviamo per Cristo e con Cristo. Per portarlo agli altri e far della terra un
altare» (Ivi, p. 64).
Queste parole così
incoraggianti ci introducono bene alla meditazione sulla Parola del Signore,
che abbiamo da poco ascoltato: «La mia carne è vero cibo e il mio sangue vera
bevanda» (Gv 6,55). Riflettiamo, sorelle e fratelli carissimi, su questa parola
di Gesù e cominciamo col fare un confronto. Gesù chiama carne il suo corpo ed è
lo stesso termine che troviamo al principio del Vangelo secondo Giovanni, dove
è scritto che «il Verbo si fece carne e venne ad abitare in mezzo a noi» (Gv
1,14).
A che scopo questo
paragone? Per dire che pure il pane e la bevanda che fra poco saranno posti
sull’altare, una volta trasformati dalla potenza creatrice dello Spirito nel
corpo e nel sangue del Signore saranno il luogo spirituale della sua dimora in
mezzo a noi. Nella santa Eucaristia Gesù stesso, in persona, convive con noi.
Si dirà di più, giacché abbiamo pure ascoltato: «chi mangia la mia carne e beve
il mio sangue rimane in me e io in lui». Allora, non è soltanto una co-abitazione,
bensì una in-abitazione. Dall’apostolo Paolo abbiamo ascoltato: «il calice
della benedizione che noi benediciamo, non è forse comunione con il sangue di
Cristo? E il pane che noi spezziamo, non è forse comunione con il corpo di
Cristo?». Questo, appunto, fa il pane eucaristico: comunione. «Siamo, benché
molti un solo corpo», conclude l’Apostolo e così si realizza in modo inedito e
inaudito la profondità del comandamento di Dio: «I due saranno un’unica carne»
(Gen 2,24).
Un tale linguaggio, di
mutua dimora e di reciproca immanenza, è ai limiti non solo del dicibile, ma
pure dell’immaginabile. Non tendono, forse, gli amanti, proprio a questa mutua
inabitazione attraverso i gesti del loro affetto e del loro amore? Non sono
gesti che quasi vorrebbero che gli amanti siano l’uno nell’altra?
Nell’Eucaristia questa tensione è ancora più vera. È compiuta ed è una fonte
inesauribile da cui può attingere ogni amore. Non solo l’amore coniugale, ma
ogni amore, incluso quello mostrato dal nostro beato quando aprì una porta di salvezza
a decine e decine di ebrei perseguitati dal nazifascismo. Per questo egli fu
arrestato e internato nei campi di concentramento di Fossoli, Gries,
Flossenburg e Hersbruck.
Anche Sant’Agostino parla
della reciproca inabitazione di cui abbiamo sentito dal Vangelo e lo fa
lasciandoci una bella descrizione della Eucaristia. La chiama cibo dei forti.
Questa immagine voglia applicarla senz’altro al nostro beato, mentre ricordiamo
il decennale della sua beatificazione. Ricordando, dunque, il suo incontro con
Cristo, Sant’Agostino ripete le parole che egli sentiva risuonare nel suo
intimo: «Io sono il cibo dei forti. Cresci e mi avrai. Tu non trasformerai me
in te, come il cibo del corpo, ma sarai tu ad essere trasformato in me» (Conf.
VII, 10, 16: PL 31,743). Ricordiamola anche noi, questa promessa di Gesù,
nonostante le nostre debolezze e difficoltà: «Io sono il cibo dei forti. Cresci
e mi avrai». Amen.
Cattedrale di Carpi, 10
giugno 2023
Marcello card. Semeraro
The
memory of Focherini on the Avvenire in 1945 (Photo of the ARCHIVE OF MEMORY OF
ODOARDO FOCHERINI).
Odoardo Focherini
(1907-1944)
Beatificazione:
- 15 giugno 2013
- Papa Francesco
Memoria Liturgica:
- 27 dicembre
Decennale della beatificazione
Approfondimento Radio Vaticana
Laico, padre di
famiglia, primo giornalista italiano a diventare beato e martire: ucciso
in odium fidei nel campo di concentramento tedesco di Hersbruck nel 1944
all'età di soli 37 anni. Salvò numerosi ebrei dalla persecuzione nazista
Dichiaro di morire nella
più pura fede cattolica apostolica romana e nella piena sottomissione alla
volontà di Dio, offrendo la mia vita in olocausto per la mia Diocesi, per
l’Azione Cattolica, per il Papa e per il ritorno della pace nel mondo"
Odardo Focherini nacque a
Carpi il 6 giugno 1907. Ricevette il battesimo il 9 giugno successivo e la
Cresima l’11 maggio 1913.
Fin dagli anni giovanili
frequentò con assiduità i Sacramenti e militò tra le file dell’Azione Cattolica
Italiana, in cui svolse compiti di responsabilità, dapprima come educatore e
poi come Presidente Diocesano.
Partecipò all’Opera
Realina di Carpi a scopo educativo-caritativo e fu segretario del 1° Congresso
Eucaristico diocesano del 1931.
Il 9 luglio 1930 sposò
Maria Marchesi da cui ebbe sette figli, tutti accolti con grande gioia e
cresciuti con spirito di dedizione. Stabilì una profonda intesa familiare
fondata sul rispetto reciproco, sul vero amore cristiano e vivificata dalla
grazia del sacramento del matrimonio. Padre premuroso e solerte provvide ai
bisogni della sua numerosa famiglia esercitando il lavoro di agente
assicurativo.
Per la diffusione ed il
sostegno del pensiero cristiano contribuì alla fondazione del giornale
cattolico per ragazzi l’Aspirante che si diffuse in tutta Italia. Fu
corrispondente de L’Osservatore Romano, e diede grande impulso a L’Avvenire
d’Italia, divenendone amministratore nel 1939.
Allo zelo per la causa
della verità e della diffusione del Regno di Cristo mediante la stampa, Odoardo
Focherini unì un eroico spirito di carità per il prossimo. A partire dal 1942
262 infatti, e grazie a un’efficace organizzazione da lui ideata, riuscì a
metter in salvo oltre cento fratelli ebrei colpiti dalla persecuzione razziale.
Per la sua luminosa fede, che si esprimeva nell’apostolato cattolico e
giornalistico e che animava le coscienze a professare la verità e la giustizia,
l’11 marzo 1944 fu fermato a Carpi, su ordine delle SS, e condotto in stato di
arresto al carcere di S. Giovanni in Monte di Bologna, da dove fu avviato al
campo di concentramento di Fossoli.
La sua via crucis,
attraverso il campo di smistamento di Gries e il campo di concentramento di
Flossenbürg, lo condusse alla destinazione definitiva di Hersbruck, dove giunse
il 29 settembre 1944. Qui il Servo di Dio acquisì la consapevolezza che Dio gli
chiedeva l’estremo sacrificio della vita a suggello della sua fedeltà al
Vangelo.
I documenti coevi
mostrano che la volontà persecutoria nei suoi confronti fu motivata unicamente
da odio verso la fede, e provano, da parte del Servo di Dio, l’accettazione
della sofferenza, la fedeltà alla preghiera, la consolazione offertagli dalla
fede, l’impegno costante nel rafforzare la fede degli altri, il perdono nei
confronti del persecutore. Le piaghe ad una gamba e al piede, nella negazione
assoluta di ogni possibile soccorso medico, sfociarono in una grave setticemia
che nel progressivo strazio del fisico lo condusse alla morte il 27 dicembre
1944. «Muoio con la più pura fede cristiana; credo sommamente, come sempre ho
creduto, nella religione cattolica, nella Chiesa e nel Papa».
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/odoardo-focherini.html
Frase
di Focherini al Museo Monumento al
Deportato politico e razziale.
Carpi
- Il Presidente della Repubblica Sergio Mattarella visita il Museo Monumento al
deportato politico e razziale, oggi 25 aprile 2017.(Foto di Paolo Giandotti -
Ufficio per la Stampa e la Comunicazione della Presidenza della Repubblica)
Odoardo Focherini
Nato a Carpi (Modena) il
6 giugno 1907, morto nel lager di Hersbruck il 27 dicembre 1944, ragioniere,
Medaglia d'oro al merito civile alla memoria.
Attivo sin da ragazzo
nell'Azione Cattolica Italiana, appena conseguito il diploma di ragioniere fu
assunto dalla Società Cattolica di Assicurazioni. Nel 1923 fu segretario del
Circolo interparrocchiale di Carpi e l'anno seguente della Federazione Giovanile
diocesana. Nel 1926 fondò lo scoutismo a Carpi e ne divenne responsabile a
livello diocesano. Assunse anche, all'interno dell'Azione Cattolica, la carica
di presidente diocesano nel 1934. Padre di sette figli, durante la seconda
guerra mondiale fu amministratore del quotidiano cattolico L'Avvenire d'Italia.
S'impegnò nella difesa del giornale, e non mancò occasione per dimostrare la
sua contrarietà al regime fascista e alle leggi razziali. Dopo l'armistizio del
'43 procurò a molti perseguitati documenti falsi, soldi, collegamenti utili
all'espatrio verso la Svizzera. Arrestato nel marzo 1944 a Bologna e rinchiuso
nelle carceri di San Giovanni in Monte, il 5 luglio fu internato prima nel
campo di Fossoli e poi, il 5 agosto, in quello di Bolzano-Gries. Di qui, il 5
settembre del '44, fu deportato nel lager di Flossenbürg, dove gli fu assegnata
la matricola n. 21518. Trasferito nel sottocampo di Hersbruck, vi morì pochi
mesi dopo. Alla sua memoria, l'Unione delle Comunità ebraiche ha conferito, nel
1955, una medaglia d'oro. L'Istituto commemorativo dei martiri e degli eroi Yad
Vashem di Gerusalemme gli ha assegnato la "Medaglia dei giusti"
nell'agosto '69; infine, una lapide con il nome di Odoardo Focherini è stata
posta nel "viale dei Giusti". La Chiesa cattolica ha avviato per lui
il processo di beatificazione. Il 25 aprile 2007, in una solenne cerimonia
all'Altare della Patria, il Presidente della Repubblica Giorgio Napolitano ha
consegnato la Medaglia d'oro al valor militare alla città di Foggia. Nella
stessa occasione, Medaglie d'oro al merito civile sono state consegnate ai
Comuni di Campagna (SA), Carrara (MS), Novara (frazione Lumellogno), Pescantina
(VR), San Michele al Tagliamento (VE), Troina (EN), all'Associazione Nazionale
Perseguitati Politici Antifascisti e alla memoria di Odoardo Focherini, Mons. Giuseppe
Maria Palatucci, Don Emanuele Toso.
SOURCE : https://www.anpi.it/biografia/odoardo-focherini
Den salige Odoardus
Focherini (1907-1944)
Minnedag:
27. desember
Foreldrene var fra Val di
Sole i Trentino, men flyttet til Po-dalen etter nedleggelsen av gruvene i
Forges. I Carpi åpnet faren en jernvarehandel, som også Odoardus arbeidet i
etter grunnskolen og teknisk skole. Han deltok som så mange gutter i Carpi i livet
til Oratoriet, hvor han møtte Don Armando Benatti, apostel for ungdom og
grunnlegger av Opera Realina, som tok ansvaret for hans studier og hans
religiøse formasjon, og deretter overtok Don Zeno Saltini (1900-81), advokat og
prest, grunnlegger av Nomadelfia, som innpodet i ham interessen for det
offentlige og sosiale liv.
I 1924, bare sytten år
gammel, var han under veiledning av Zeno Saltini, som ennå ikke var blitt
prest, blant grunnleggerne av l’Aspirante, den første katolske avisen for
tenåringer, som ble et middel for å knytte guttene til den nasjonale Katolsk
Aksjon i Italia.
Under en ferie i Val di
Non i Trento, nær dalen hvor hans foreldre kom fra, møtte Odoardus Maria
Marchesi (1909-89) som han ble forelsket i. De to unge menneskene som i tillegg
til kjærligheten også var forent av det kristne syn på livet, ble gift den 9.
juli 1930, 23 og 21 år gamle, og i det lykkelige ekteskapet ble det født syv
barn mellom 1931 og 1943.
Focherini ble den 1.
januar 1934 ansatt i Società Cattolica di Assicurazioni di Verona (Det katolske
forsikringsselskapet i Verona) som inspektør for områdene Carpi, Ferrara, Udine
og Pordenone. Hans knappe fritid ble viet til apostoliske aktiviteter, for
eksempel sosiale og religiøse konferanser, kongresser og eukaristiske kongresser
i bispedømmet, men også amatørteater og trening av et sykkellag.
Samtidig fremmet han i
disse årene speiderbevegelsen i Carpi. Han var en forsiktig og pliktoppfyllende
reporter for bispedømmet Carpis avis L’Avvenire d’Italia («Italias fremtid») og
andre blader, og han fortsatte uten avbrudd sitt engasjement for Katolsk
Aksjon, som var delt i fire grener: katolsk ungdom, kvinnelig ungdom,
kvinneunionen og mannsunionen. I 1928 ble han president i Federazione Giovanile
Maschile (foreningen for unge gutter), medlem av styret for bispedømmes Katolsk
Aksjon, i 1934 ble han president for Sezione Uomini (mannsavdelingen) og i 1936
ble han president for bispedømmets Katolsk aksjon.
Ved utbruddet av Andre
verdenskrig og med Italias inntreden i konflikten i juni 1940, organiserte
Odoardus Focherini sammen med andre i de biskoppelige kuriene i Modena og Carpi
og i sitt hjem i Mirandola, et kontor for kontakt med soldatene som var ved
fronten eller var savnet.
I 1942 begynte Odoardus
sitt arbeid for jødene. Kardinalerkebiskop Pietro Boetto av Genova, som
allerede arbeidet med å gi bistand til flyktninger i tett samarbeid med det
jødiske byrået Delasem, gjorde direktør Raimondo Manzini oppmerksom på saken
til noen polske jøder som kom til Genova med et tog fra Det internasjonale Røde
Kors med sårede. Toget ble sendt til Bologna av kardinal Boetto, Som Manzini
ofte gjorde i de mest delikate anliggender, betrodde i sin tur oppgaven til
Focherini. Dermed begynte Focherini en intens aktivitet til fordel for jødene.
Da Italia den 8.
september 1943 inngikk våpenhvile med vestmaktene og tyskerne okkuperte landet,
ble de rasemessige deportasjonene intensivert, og Focherinis engasjement for
jødene ble mer intenst og risikabelt. Med samtykke fra hustruen Maria begynte
han å knytte kontakter med folk han stolte på, og å bygge opp et nett av
organisatoriske hjelpemidler. Dette ble brukt til å skaffe blanke
identitetskort, fylle dem med falske data og bringe de forfulgte jødene til
grensen til det nøytrale Sveits, hvor de var i sikkerhet for Holocaust.
Odoardus fant en betrodd venn og kompanjong i Don Dante Sala, sogneprest av San
Martino Spino nær Mirandola. Sammen klarte de å sette opp en effektiv
underjordisk organisasjon som var i stand til å berge over hundre jøder som var
betrodd dem. De første papirene Odoardus skaffet, var til sin venn Giacomo
Lampronti, hans hustru og to sønner. Lampronti utga i 1948 boken Mio fratello
Odoardo («Min bror Odoardus»).
I perioden fra
fengslingen til sin til død skrev han 166 brev til sin hustru, sin mor og sine
venner, og disse er verdifulle historiske dokumenter og vitnesbyrd om hans dype
kristne ånd og hans bånd til familien. De ble utgitt i 1994. I Bologna ble han
avhørt bare én gang, og han sier i et brev at han sa at «han ikke var interessert
i jødene for profitt, men av ren kristen nestekjærlighet». Den 5. juli 1944 ble
han overført til konsentrasjonsleiren ved Fossoli i Carpi, hvor han bodde en
måned med en enkelt kontakt med familiemedlemmer. Den 4. august ble han
deportert til leiren i Gries i Bolzano. Der som i Fossoli klarte han få tilgang
til post, slik at han kunne skrive og sende noen brev som ikke var gjenstand
for sensur. I Gries møtte han sin gode venn, Guds tjener Teresio Olivelli
(1916-45).
Focherini fryktet å bli
sendt til Tyskland, og dessverre gikk dette i oppfyllelse, for den 5. september
1944 ble han overført til Flossenbürg i Øst-Bayern, en av nazistenes største
arbeids- og utryddelsesleirer. Etter rundt en måned ble han sendt til Hersbruck
i Mittelfranken i Bayern, i nærheten av Nürnberg, en av Flossenbürgs 74
underleirer. Der dikterte han til sin venn og medfange Teresio Olivelli de to
siste brevene som familien mottok. På grunn av et sår i ryggen som skyldtes en
alvorlig blodforgiftning, ble han innlagt på sykestuen. Der døde Odoardus
Focherini den 27. desember 1944. Hos ham i hans siste stund var hans venn
Olivelli, som noterte ned hans siste ord, som han deretter refererte til en
annen fange, politimannen Salvatore Becciu, som kunne sende dem til familien,
ettersom Teresio Olivelli døde tyve dager etter sin venn i samme leir, etter å
ha blitt banket opp av en vakt.
Den første anerkjennelsen
for sin uselviske og farlig innsats fra 1942 til 1944 fikk Focherini i 1955, da
han ble tildelt en gullmedalje post mortem av L’Unione delle Comunità
Israelitiche d’Italia («Unionen av jødiske samfunn i Italia»). I 1969 ble
Odoardus Focherini innskrevet som «rettferdig blant folkene» i Yad Vashem av
staten Israel sammen med sin venn, Don Dante Salo. I 2007 tildelte den
italienske republikk ham gullmedaljen for sivil fortjeneste post mortem.
I det store blodbadet mot
de europeiske jødene som var planlagt av Hitlers Tyskland, står det frem en
rekke kristne martyrer og representanter for en ekstrem kristen
nestekjærlighet, mange fremragende prester, ordensfolk og legfolk, som viet
sine liv til konkret hjelp til de forfulgte i denne triste perioden i Europas
historie. Noen har allerede blitt hellig- og saligkåret av Kirken, slik som den
hellige fransiskaneren Maximilian Maria
Kolbe, den hellige karmelitten Edith Stein, den
salige sekularpresten Bernard Lichtenberg
osv. Men for mange andre er også prosessen for en formell anerkjennelse av
deres martyrium startet.
Den 12. februar 1996 ga
Den hellige stol grønt lys til bispedømmet Carpi for å åpne en
saligkåringsprosess på bispedømmenivå for legmannen og familiefaren Odoardus
Focherini, og den ble avsluttet den 5. juni 1998. Deretter ble dokumentene
oversendt til Helligkåringskongregasjonen i Roma.
Den 10. mai 2012
undertegnet pave Benedikt
XVI dekretet fra Helligkåringskongregasjonen som anerkjente hans død som et
martyrium in odium fidei – «av hat til troen», og han fikk dermed tittelen Venerabilis,
«Ærverdig». Han ble saligkåret den 15. juni 2013 i Carpi i Modena i Italia av
pave Frans.
Som vanlig under dette pontifikatet ble seremonien ikke ledet av paven selv,
men av hans personlige utsending, i dette tilfelle kardinal Angelo Amato SDB,
prefekt for Helligkåringskongregasjonen i Vatikanet. Hans minnedag er dødsdagen
27. desember.
Kilder:
santiebeati.it, it.wikipedia.org, odoardofocherini.it, azionecattolica.it,
accarpi.it, upi.com, gariwo.net - Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden
Opprettet: 14. juni 2013
SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/ofocherin
Odoardo Focherini di
Elio Guerriero : https://web.archive.org/web/20080129122531/http://www.testimonideltempo.it/Testimoni/Focherini.htm
Odoardo Focherini (rel.
Barzi Francesca) : https://web.archive.org/web/20221220222840/https://www.diocesitv.it/irc/wp-content/uploads/sites/13/2018/09/focherini_odoardo.pdf
Italian righteous gentile
is first to be beatified. Odoardo Focherini, who was honored for sacrificing
his life to save Jews during Nazi era, is sent on road to sainthood : https://www.jpost.com/jewish-world/jewish-features/italian-righteous-gentile-is-first-to-be-beatified-316669