lundi 25 décembre 2017

Saint Frère ALBERT (ADAM CHMIELOWSKI), peintre, religieux franciscain et fondateur de la Congrégation des Frères et Soeurs du Tiers-Ordre de Saint François servants et servantes des pauvres

Sant'Alberto Chmielowski


Saint Albert (Adam Chmielowski)

Religieux (+ 1916)

Adam Chmielowski de Cracovie (1845-1916), nom de religion Albert, béatifié le 22 juin 1983 et canonisé le 12 novembre 1989 par Jean-Paul II.

Karol Wojtyla, étudiant, a écrit une pièce de théâtre sur le Frère Albert, intitulée "Frère de notre Dieu".

"J'ai plaisir à rappeler la fascination spirituelle qu'a exercée dans l'histoire de ma vocation la figure du  saint  Frère  Alberto, Adam Chmielowski, - tel était son nom - qui n'était pas prêtre. Frère Alberto était un peintre de grand talent et d'une grande culture. Or, à un certain moment de sa vie, il rompit avec l'art, car il comprit que Dieu l'appelait à des devoirs bien plus importants. Il vint à Cracovie pour se faire pauvre parmi les pauvres, se donnant  lui-même  pour  servir  les déshérités. J'ai trouvé en lui un appui spirituel particulier et un exemple lorsque je me suis éloigné de la littérature et du théâtre, pour faire le choix radical de la vocation au sacerdoce. Par la suite, l'une de mes joies les plus grandes a été de l'élever aux honneurs des autels comme, auparavant, celle de lui consacrer une pièce de théâtre: 'Frère de notre Dieu'."

(source: discours du pape Jean-Paul II le 1er avril 2004) 

A lire: Lettre de l'Abbaye Saint-Joseph de Clairval à Flavigny du 25 décembre 2004.

Lorsqu'on lui demandera par la suite les raisons de son extraordinaire vocation, il répondra: «Pour sauver les misérables, il ne faut pas les accabler de remontrances, ni leur faire la morale tout en étant rassasié et bien vêtu: il faut se baisser et descendre plus bas encore, devenir encore plus misérable».

Peintre célèbre, il se voua aux pauvres, cherchant à être bon pour eux en tout et fonda la Congrégation des Frères et Sœurs du Tiers-Ordre de Saint-François servants et servantes des pauvres à Cracovie en Pologne.

Martyrologe romain

SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/10626/Saint-Albert-(Adam-Chmielowski).html

Sant'Alberto Chmielowski

Zygmunt Sokołowski (1859–1888), Studium głowy brata Alberta Chmielowskiego, 1884, Museum of Kraków


ALBERT CHMIELOWSKI

Religieux, Saint

(1845-1916)

Adam Chmielowski naquit à Igołomia, près de Varsovie le 20 août 1845. Il était l'aîné des quatre enfants de Adalbert Chmielowski et de Józefa Borzystawska, tous deux descendants d’une famille noble. La jeunessed'Adam Chmielowski se déroula dans une région située entre la République de Cracovie, jusqu'à son annexionpar l'Autriche en 1846, et le royaume de Pologne sur lequel, depuis l'échec de l'insurrection de 1830-1831, le pouvoir russe était de plus en plus pesant. En 1863,une nouvelle insurrection éclata contre la russification du pays, et Adam, qui n'avait pas encore 18 ans, et quiétudiait à l'institut agricole et forestier de Pulawy, prit part à cette insurrection. Le 1er octobre 1864, il fut griè-vement blessé à une jambe et dut être amputé, sur le champ de bataille et sans anesthésie. Malgré de gran-des souffrances, Adam cachait autant qu'il le pouvait le handicap de sa jambe de bois.

Après l'insurrection de 1863, Adam suivit les cours de l'école des Beaux-Arts à Varsovie. En 1868, il était à Cracovie où il fréquenta la famille des Siemienski. Fidèle à la foi de ses ancêtres, Monsieur  Siemienski était malheureusement très ouvert aux courants scientistes qui venaient de l'occident, et la mode s'était répandue de faire tourner les tables pour évoquer les esprits. Madame Siemienska, profondément chrétien-ne, voyant que les invités de son mari se livraient à ces pratiques spirites, prit l'avis de son confesseur, afin de persuader son époux de mettre un terme à ces amu-sements dangereux. Le prêtre lui conseilla de prendre son chapelet et de prier tranquillement, sans se mêler aux séances. Ce qui suit est assez extraordinaire, c'est pourquoi nous vous le racontons:

Adam racontait qu'un jour il était assis avec des amis autour d'une grande table en chêne, si lourde que deux hommes pouvaient à peine la mouvoir. Sous leurs doigts, totalement déchaînée, la table se mit à tourner et à bondir, en répondant à leurs questions par des coups secs et violents. Mme Siemienska, assise un peu plus loin, récitait à voix basse son chapelet. Bientôt Mme Siemienska n'y tenant plus, se leva, et lança son chapelet sur la table tournante. Il y eut alors comme une détonation de pistolet et la table s'arrêta net. Lorsque les lumières furent rallumées, tous virent la table fendue en deux; l'épaisse plaque en chêne massif avait éclaté tout le long du diamètre, malgré les crampons qui la fixaient. Depuis ce jour, jamais plus les amis de Mr Siemienski ne s'amusèrent à faire tourner des tables.  

De 1871 jusqu'au printemps de 1873, Adam séjourna avec deux amis à Paris. Il restait profondément religieux et passionné pour l'art. Cependant, bouleversé par les révolutions sociales qui affligeaient la France, il commentait: "S'ils veulent du progrès, pourquoi ne bâtissent-ils pas leur État selon l'Évangile?" Suite à l'amnistie accordée par le tsar, Adam revint en Pologne en 1873. Confronté à une profonde misère, il renonça à sa carrière, pourtant prometteuse, de peintre, pour s'occuper activement des pauvres, des malades abandonnés et des clochards.

Au début de 1879, Adam, chez un ami de Lvov, comprit qu'il devait se faire religieux. Le 24 septembre 1880, il entra donc au noviciat des Jésuites de Stara Wies. Son âme était inondée de joie, mais une épreuve terrible l'attendait, une épouvantable crise de scrupules. Il dut rentrer chez lui. Bientôt, cependant, entendant un prêtre parler de la miséricorde de Dieu, il retrouva la paix de l'âme mais ne retourna pas au noviciat des Jésuites. Il se remit à la peinture; mais un jour, découvrant la Règle du Tiers-Ordre de saint François d'Assise, il demanda à y être reçu et prit le nom de frère Albert.

Rentré à Cracovie, il continua son métier de peintre, mais de plus en plus, il voyait dans le visage des mendiants qu'il rencontrait, la Sainte Face du Seigneur. Un soir, croisant un jeune garçon livide de froid et couvert de guenilles, frère Albert lui dit: "Viens chez moi." Dans l'atelier, où il y avait un bon feu, Frère Albert prépara à manger, puis il ajouta: "Et maintenant tu vas dormir. – Où donc? – Mais, dans le lit! – Et vous? – Je m'arrangerai." Le petit vagabond n'eut même pas la force de protester, il se jeta sur le lit et dix minutes après il dormait profondément. C'est ainsi que Frère Albert découvrit sa vocation.

Il fonda un premier hospice pour héberger les mendiants de Varsovie, et institua la "Congrégation des Frères et Sœurs du Tiers-Ordre de Saint-François servants et servantes des pauvres," que l'on appela "Albertins".Bientôt Frère Albert mena une triple vie: le jour, il peignait  pour gagner sa vie; la nuit, il recevait ses compagnons dans son atelier; il visitait aussi  les meilleures familles de l'aristocratie polonaise et y plaidait la cause des misérables. Malheureusement, la présence des étranges locataires de son atelier lui causa bientôt des ennuis. Lorsqu'il était présent, tout se passait bien, mais dès qu'il s'absentait, ils faisaient un chahut tel que les voisins se plaignirent. Il fallait quitter les lieux. Où aller? Frère Albert pensait rejoindre l'asile de nuit de Kasimierz; mais l'ambiance qui y régnait était telle que les compagnons d'Albert refusèrent d'y retourner.

Après avoir consulté l'Archevêque de Cracovie qui l'admit à prononcer ses trois vœux religieux, Frère Albert se familiarisa avec les œuvres de saint Jean de la Croix et rencontra le Supérieur du couvent des Carmes, le Père Raphaël Kalinowski. La décision fut alors prise, en novembre 1888, de rejoindre l'asile de"Ogrzewalnia". Frère Albert passa une convention officielle avec la ville de Cracovie concernant l'usage des locaux, le droit de quêter dans les rues et la réinsertion sociale des plus valides. Très dévot à la Sainte Vierge, il suspendit au mur de l'asile une icône de Notre-Dame de Czestochowa. Même parmi les plus mécréants, personne n'osa jamais toucher à celle qui est considérée comme la Reine de Pologne. Une petite lampe à huile brûlait jour et nuit devant l'icône vénérable et des mains inconnues l'ornaient de fleurs. Quand l'atmosphère se faisait lourde et menaçante, un frère musicien prenait son violon et les disputes s'arrêtaient, et les visages s'adoucissaient.  

Voici qui est très important: pour restaurer la dignité de ses pauvres, avilis par la misère, frère Albert se servait du travail, conçu comme un facteur de perfectionnement moral et de progrès humain. Pour cela, Frère Albert ouvrit des ateliers où ses fils, revêtus de leur bure grossière et penchés sur leurs établis, donnaient l'exemple d'un travail assidu. Cet exemple fut contagieux: les pauvres prenaient courage et retrouvaient peu à peu le sens de leur dignité dans une vie de travail. Notons que, tous les jours, frère Albert réunissait ses fils religieux, et leur faisait une instruction spirituelle. Il leur apprenait à faire oraison et à s'occuper des pauvres par amour pour le Christ. Car, pour le frère Albert, le véritable Amour vient de Dieu; cet amour s'incarne dans le Christ, se communique par l'Eucharistie, porte des fruits de miséricorde et devient la source de tout bien, privé et public.  

Frère Albert écrivit aussi de petites pièces de théâtre qu'il faisait jouer à ses pauvres avec les moyens du bord. Le succès fut considérable; les cœurs s'ouvrirent et de vrais miracles de conversion se produisirent. Ainsi, lorsque frère Albert et ses fils récitaient des prières, à genoux au milieu de l'asile, leurs compagnons se sentaient attirés et se joignaient à eux. Pour être complets, notons que, dans son contrat passé avec la municipalité de Cracovie, frère Albert s'était engagé à prendre également en charge l'asile des femmes, qui dépassait en horreur celui des hommes. Le Seigneur lui envoya, pour cette œuvre, des femmes qui formeront la branche féminine de sa Congrégation.  

Ayant vécu comme les pauvres, le frère Albert Chmielowski mourut dans un des hospices qu'il avait fondés. Fin 1916, alors que depuis longtemps son estomac ne supportait plus aucune nourriture solide, il entra dans une longue agonie. Jusqu'au bout, il accepta la volonté de Dieu, dans la foi et la reconnaissance. Enfin, le jour même de Noël, il rendit son âme à Dieu, pendant l'Angélus de midi. Le Pape Jean-Paul II le béatifia le 22 juin 1983, à Cracovie, et le canonisa à Rome, le 12 novembre 1989. Karol Józef Wojtyła, qui deviendra le pape Jean-Paul II de 1978 à 2005, avait écrit lorsqu'il était encore étudiant, une pièce de théâtre sur le Frère Albert, intitulée "Frère de notre Dieu". Voici comment il résuma la vie de Frère Albert: "J'ai plaisir à rappeler la fascination spirituelle qu'a exercée dans l'histoire de ma vocation la figure du  saint  Frère  Alberto, Adam Chmielowski, - tel était son nom - qui n'était pas prêtre. Frère Alberto était un peintre de grand talent et d'une grande culture. Or, à un certain moment de sa vie, il rompit avec l'art, car il comprit que Dieu l'appelait à des devoirs bien plus importants. Il vint à Cracovie pour se faire pauvre parmi les pauvres, se donnant  lui-même  pour  servir  les déshérités. J'ai trouvé en lui un appui spirituel particulier et un exemple lorsque je me suis éloigné de la littérature et du théâtre, pour faire le choix radical de la vocation au sacerdoce. Par la suite, l'une de mes joies les plus grandes a été de l'élever aux honneurs des autels comme, auparavant, celle de lui consacrer une pièce de théâtre: 'Frère de notre Dieu'." Et nous, nous ajouterons: Que l'exemple de saint Frère Albert, pauvre au milieu des pauvres, qui priait et louait le Seigneur avec les pauvres de cœur, nous encourage à persévérer dans l'évangélisation de nos contemporains, ces pauvres spirituels qui ont été privés de Dieu depuis leur jeunesse, et qui ne savent plus quel sens donner à leur vie.

Paulette Leblanc

SOURCE : http://nova.evangelisation.free.fr/leblanc_albert_chmielowski.htm

Sant'Alberto Chmielowski

Kościół Przemienienia Pańskiego w Sanoku. Witraż przedstawiający Alberta Chmielowskiego - fundator Janusz Stachowicz 1994


Albert Chmielowski, saint patron de l’Europe d’après 1989

Il y a 25 ans, la joie de sa canonisation

12 NOVEMBRE 2014ANITA BOURDINÉCRITURE SAINTE, THÉOLOGIE

Frère Albert – Adam Chmielowski (1845-1916), peintre renommé devenu tertiaire franciscain, a été non seulement béatifié (le 22 juin 1983) puis canonisé (le 12 novembre 1989, peu après la chute du Mur de Berlin) par le saint pape Jean-Paul II, il y a juste vingt-cinq ans aujourd’hui, mais il a été déclaré saint patron « du difficile tournant » de la Pologne et de l’Europe, a souligné le pape François lors de l’audience générale de ce mercredi 12 novembre.

« Apprenons de lui, a dit le pape aux Polonais, à mettre en pratique l’amour miséricordieux envers les plus nécessiteux qui sont une image vivante du Christ – « Ecce Homo ». Que la devise de frère Albert – « Etre bon comme le pain » – fructifie en nous avec la sollicitude envers nos frères. Je vous bénis de tout cœur. »

Dans le récit de sa vocation – « Ma vocation, don et mystère » – Jean-Paul II a souligné l’importance pour lui de cette figure d’artiste qui renonce à son art pour servir les pauvres.

Il évoque la joie qu’il a eue à le canoniser : « Dans l’histoire de la spiritualité polonaise, le saint frère Albert occupe une place particulière. Sa figure fut déterminante pour moi, car je trouvais en lui un net soutien spirituel et un exemple pour renoncer à l’art, à la littérature et au théâtre, pour faire le choix radical de la vocation au sacerdoce. L’une des joies les plus grandes que j’aie éprouvées comme pape, ce fut d’élever ce pauvre de Cracovie en bure grise à l’honneur des autels, d’abord par la béatification à Blonie Krakowskie pendant mon voyage ne Pologne de 1983, puis par la canonisation à Rome, au mois de novembre de la mémorable année 1989 » (p. 46).

Alors qu’il était étudiant, Karol Wojtyla écrit une pièce de théâtre sur Frère Albert, intitulée « Frère de notre Dieu ». La pièce a été adaptée à l’écran par le réalisateur polonais Krystof Zanussi sous le titre : « Our God’s Brother : Adam Chmielowski » (1997). Une pièce qui a été représentée cette année par le Séminaire pontifical français de Rome : un événement spirituel autant que théâtral. Jean-Paul II évoque cette pièce en disant que c’était une façon d’honorer « la dette de gratitude contractée envers lui » (op. cit. p. 47).

Peintre renommé, Adam Chmielowski avait fini par entrer dans le tiers-ordre franciscain sous le nom de frère Albert. Il a fondé d’abord un premier hospice pour héberger les mendiants de Varsovie et il a ensuite institué deux congrégations de tertiaires franciscains, l’une pour les hommes, l’autre pour les femmes, les Frères du Tiers-Ordre de Saint François, Serviteurs des pauvres. A la fin de sa vie, il existait 21 fondations.

Il mourut dans un des hospices qu’il avait fondé, le jour de Noël. Il existe aujourd’hui 69 fondations d’Albertins, 53 en Pologne et 16 autres dans différents pays du monde, dont l’Argentine.

SOURCE : https://fr.zenit.org/articles/albert-chmielowski-saint-patron-de-l-europe-d-apres-1989/

Sant'Alberto Chmielowski

Statue of Albert Chmielowski in Łódź


Saint Frère Albert

Il est des hommes étonnants dont la vie ne cesse de nous interroger ; c’est le cas d’Adam Chmielowski, mieux connu sous le nom de Frère Albert.

Prenons notre machine à remonter le temps et cap sur la Pologne du XIXe siècle. Stupeur ! Notre ordinateur de bord nous indique que la Pologne n’existe pas. Après vérification dans le thésaurus, nous constatons qu’à part un sursaut de 1807 à 1814 avec la création du Duché de Varsovie par Napoléon 1er, la Pologne avait été rayée de la carte de 1795 à 1918 et que les Etats voisins (Prusse, Autriche et Russie) s’étaient appropriés son territoire. Evitons l’Insurrection de 1830 et atterrissons en zone Russe pour voir naître notre héros le 20 août 1845.

Adam appartient à la noblesse polonaise. Comme beaucoup d’autres grandes familles de l’époque, les Chmielowski se retrouvaient sans fortune. Adam perdit son père à l’âge de 7 ans et sa mère à 13 ans. C’est alors qu’il commença des études à l’Ecole Polytechnique de Puawy où il s’intéresse davantage à la conspiration contre le pouvoir Russe qu’aux études. L’insurrection éclate en 1863. Adam s’y engage à corps perdu et devint vite un héros invulnérable passant entre les balles de l’ennemi, jusqu’au jour de 1864 où il fut atteint par un boulet de canon à la jambe gauche. Prisonnier des Russes, il est amputé à vif. Sa famille réussit à le faire évader…dans un cercueil !

Réfugié pour un temps à Paris, il rentre à Varsovie achever son baccalauréat. Sa passion le poussait vers l’art mais il rencontre l’opposition de sa famille. Il se rend à Gand en Belgique et commence des études d’ingénieur industriel qu’il n’achèvera pas. Sa passion pour l’art est plus forte. Il trouve un mécène à Cracovie qui accepte de payer ses études à l’Académie des Beaux-arts de Munich. Il travaille avec acharnement, soucieux de garder son style et encourageant ses compagnons à faire de même. Adam est un homme jovial qui rassemble. Il n’hésite pas à patiner sur la glace malgré sa prothèse.

Sa foi s’exprime peu mais est bien vivante, comme il l’avait dit à l’officier ennemi qui s’étonnait de ses exploits et se demandait par quel mystère la mort ne l’avait pas emporté il répondit : “Nous avions le scapulaire de Notre Dame sur la poitrine.”

Il pense à l’art sacré mais ne se sent pas prêt : “C’est bien beau l’art sacré ! Je voudrais obtenir de Dieu la grâce d’en faire, mais par pure inspiration, ce qui n’est pas donné à tout le monde. De quels tourments et de combien de sacrifices allant jusqu’au sang, le peintre ne doit-il payer son art ? Si du moins cela en valait la peine et pouvait être utile!”

Adam est plein de générosité et n’oublie pas les plus pauvres. Lors de son deuxième séjour à Paris (1871-1873) il n’hésite pas à partager son logement avec un compatriote qui ne sait pas où aller. Il l’entraîne aussi à la messe et à l’adoration du Saint-Sacrement.

Après une année passée à Munich, il rentre à Cracovie l’été 1874, mais son art ne plaît pas : “Trop impressionniste !” Son mécène est déçu mais Adam veut rester lui-même : “J’ai beaucoup de peine que mon tableau ne vous plaise pas, mais je n’y puis rien : ma conscience ne me reproche rien, j’ai fait tout ce que j’ai pu.”

Il prend la route de Varsovie où il loge avec quatre compagnons de l’Ecole de Munich…au 7ème étage ! Son art est mieux compris dans la capitale polonaise sous domination russe. Il peint beaucoup et bien mais n’est jamais content de ses œuvres. Subitement il quitte Varsovie pour Lwów et commence à peindre des oeuvres religieuses. Dieu travaille son coeur, et son installation à Lwów est l’expression extérieure de ses tiraillements intérieurs : Dieu ou le monde ?

Après une retraite d’élection il se décide à entrer chez les jésuites. Le novice de 35 ans se met à l’oeuvre avec ardeur. Il continue à peindre et est débordant d’enthousiasme. Mais quelle est la volonté de Dieu sur lui ? Six mois plus tard, pendant les Exercices Spirituels où il médite sur le péché et la mort, Adam Chmielowski devient convaincu qu’il serait damné. Il tombe dans une espèce de démence et refuse de s’alimenter à un tel point qu’on l’envoie dans un asile psychiatrique où il reste dans un mutisme complet :

“Je souffrais un vrai martyr, une angoisse sans nom, j’étais littéralement torturé par d’effrayants scrupules.”

Son frère le conduit chez lui en Podolie où il recommence à s’alimenter mais sans parler et sans sortir, pas même pour aller à l’église. Le temps passe. Son frère imagine un stratagème, il invite le curé voisin et entame une longue conversation sur la miséricorde divine. Adam est dans la pièce voisine, il écoute, son coeur est touché. Il sort, fait seller un cheval et part à toute allure chez un saint curé des environs. Au retour il a retrouvé la joie, il vit dans la louange, la crise est finie. Adam avait retrouvé le goût pour la peinture lorsqu’il découvrit la règle du Tiers-ordre franciscain et demanda à son confesseur d’y être reçu. C’est alors qu’il prit le nom de “frère Albert“.

Une période heureuse s’ouvre pour lui : peintre itinérant, il parcourt la Podolie de paroisse en paroisse.

Hélas ! La police russe a bientôt retrouvé l’ancien insurgé et l’invite à quitter le territoire dans les 24 heures. Il se réfugie à Cracovie.

A cette même époque Léon XIII restaure le Tiers-ordre franciscain, y voyant un remède pour le bien social. Frère Albert exulte et se met à l’oeuvre, il traduira et publiera en 1887 le manuel du Tiers-ordre du P. Hilaire avec une introduction de son cru. Il obtient le soutien de l’Archevêque de Cracovie qui lui fera confiance face à toute adversité.

Plus tard il découvrira saint Jean de la Croix dont il fera son livre de chevet.

Frère Albert peint et commence à loger chez lui des sans-abris. Il vend ses toiles pour les nourrir tout en continuant à fréquenter les salons de la haute bourgeoisie cracovienne. Certains le prennent pour un fou, d’autres sont touchés et font tout pour l’aider. Frère Albert prend un confesseur chez les Lazaristes et s’inscrit à la Conférence de Saint-Vincent de Paul. De temps en temps il part faire un petit séjour chez les Camaldules voisins de Cracovie où il approfondit sa vie d’intimité avec le Christ.

Les voisins trouvent cet homme gênant avec sa dizaine de clochards, il va falloir trouver une autre maison, mais où et avec quel argent ? C’est alors que la tante de frère Albert meurt en lui léguant une somme rondelette. Il s’apprête à louer une maison lorsqu’un voleur le dépouille de tout. Confiant en la Providence, il trouve à louer quelques pièces chez les Pères Paulins et paye en peignant un crucifix qui, selon la tradition, lui aurait parlé.

Tout prêt de là existe le chauffoir municipal, lieu de refuge de toute la pègre cracovienne. Que faire pour ces malheureux ? Avec cinq membres de la Conférence de Saint-Vincent de Paul et quelques policiers il était allé visiter les lieux. Ce que vivaient ces hommes était innommable, c’était la loi du plus fort qui l’emportait. Lieu de puanteur, de maladie, de débauche… Qu’est-ce que Dieu veut ? Ne serait-ce pas une invitation à aller habiter au milieu d’eux ? Cette question torturait frère Albert. Son confesseur temporise, n’est-ce pas une tentation passagère ? Il se rend de temps en temps sur place pour préparer le terrain.

Frère Albert pense que pour rejoindre les pauvres il faut se mettre à leur portée et quitter l’habit bourgeois pour une simple bure.

C’est en cette année 1887 qu’il prend l’habit et émet ses voeux entre les mains de l’Archevêque. Enfin le jour tant attendu arriva. Il se rendit un soir au chauffoir où même la police n’osait s’aventurer. L’accueil fut froid et moqueur mais les provisions que frère Albert avait apportées mirent tout le monde d’accord. Sa jambe de bois le faisait reconnaître comme l’un des leurs. Quand vers minuit les durs rentrèrent, ils voulurent le mettre dehors mais les autres le protégèrent. Le lendemain, n’étant pas du côté des “flics”, il était adopté. Il ne faisait pas de morale et ne se scandalisait pas. De plus il se mit à ravitailler son monde et à faire de la soupe “avec du lard dedans”.

Frère Albert n’en reste pas là ; il demande à la ville de Cracovie de lui confier l’asile de nuit. Le conseil municipal se demande ce que peut bien vouloir faire ce doux cinglé dans un pareil taudis. Le ton monte et la réponse est négative lorsqu’un juif orthodoxe, membre de ce conseil, intervient en faveur de Fr Albert. Il avait compris ce qu’une telle action pouvait apporter à la ville et convint les autres membres. Le contrat fut signé le 1 novembre 1888. Il stipulait que frère Albert s’occuperait aussi du refuge des femmes.

Comment faire et avec qui ? Quelques compagnons s’étaient déjà joints à lui, mais aucune femme parmi eux. La Providence veillait sur l’oeuvre naissante : Anne Lubańska et une amie arrivèrent à Cracovie, prirent l’habit et se mirent à la tâche malgré les nombreuses difficultés. Première supérieure, elle ne tiendra pas longtemps sous le poids et se retirera en ermitage. Frère Albert implore le ciel. Une jeune fille des montagnes, Marysia Jabwoñska, arrive au noviciat en 1896. Elle s’appellera désormais “soeur Bernardine”. Après un dur combat spirituel elle accepte d’offrir toute sa vie au service des pauvres. Agée de 20 ans, elle devient Supérieure du refuge de Cracovie et à 23 ans, malgré ses larmes, Supérieure générale. Les vocations affluent. Soeur Bernardine sera malade durant toute sa vie, ce qui ne l’a pas empêchée d’avoir un rayonnement immense. Partie pour le Ciel en 1940, elle a été béatifiée par Jean-Paul II en juin 1997.

Frère Albert et de ses compagnons profitèrent de l’été qui suivit leur installation à l’asile de nuit pour tout rénover : grand nettoyage des lieux, chasse aux “petites bêtes”, peinture, installation d’une cuisine… Il ne s’agissait pas seulement de donner le gîte mais aussi le couvert. Pour cela frère Albert parcourt la ville avec une charrette pour donner à manger à son monde. Les “Albertins” naissent peu à peu. Pas de voeu, simplement un engagement dans le Tiers-ordre franciscain et la vêture. Cependant frère Albert donnait aux frères une vie spirituelle profonde car il s’agissait de tenir le choc dans un tel milieu. Les frères logeaient avec leurs pensionnaires et mangeaient, assis par terre, au milieu d’eux. Pas de chaise, pas de table, uniquement des grabats, et ce, dans toutes les maisons. Un atelier se développa pour permettre aux pauvres de vivre de leur travail. Parfois des bagarres éclataient. Pour calmer les esprits échauffés frère André prenait son violon et jouait jusqu’à ce que la paix soient revenue.

Si beaucoup de pauvres vivaient une véritable conversion (certains sont devenus “Albertins”), la plupart pensaient que l’Eglise était une affaire de riches. Pour y remédier, Frère Albert crée une chapelle afin qu’ils aient leur messe à eux. Le problème est de trouver un prêtre qui soit adapté à cette assistance…

“Tout pour nos Seigneurs les pauvres”

Tel est le mot d’ordre, mais la générosité ne suffit pas, il faut donner avec amour :

“Sans amour l’aumône est amère, le pain sans saveur, l’assistance la plus soigneuse pénible.” “Il faut être bon comme le pain et se laisser manger par le pauvre”.

Pour pouvoir tout donner il est nécessaire de faire le plein, c’est à cet effet que Fr Albert crée, à partir de 1891, des ermitages dans les montagnes, où les frères prient et travaillent comme bûcherons ou agriculteurs. Les soeurs ont elles aussi leurs ermitages où elles vivent en véritables carmélites.

Frère Albert refusera qu’on l’appelle “Fondateur”, sans cesse il répétera que la Fondatrice était Notre Dame de Częstochowa. Marie est associée à toute l’oeuvre de Fr Albert. Dans un carnet spirituel sauvé par miracle il écrit : “Très Sainte Mère, je te prends pour patronne dans tous mes soucis. Je veux travailler pour ta gloire en te donnant tout mon temps et toute mon éternité. Je me livre tout entier à ton bon plaisir : donne à ce pauvre mendiant ce qu’il te plaît, ou ne lui donne rien du tout si tu le préfères.” L’Icône de Notre Dame a été accrochée sans tarder dans le fameux refuge devant laquelle brûlait jour et nuit une veilleuse. Marie, patronne des pauvres, était bien entourée par tous ses enfants qui de temps à autre venaient la fleurir. Les frères désirent une Règle, frère Albert s’y refuse. Il leur donne la règle primitive de St François. Ce sera sœur Bernardine qui rédigera la Règle à la demande de l’Archevêque de Cracovie. Frère Albert a fréquemment des extases dont il s’excuse tout gêné. On vient de loin pour le rencontrer et beaucoup se convertissent à son contact.

Les années passent et malgré la maladie qui le ronge il continue à beaucoup voyager pour affermir les fondations. A bout de force, il rentre à Cracovie dans son cher chauffoir pour y mourir. Les frères, les soeurs et les pauvres se rassemblent à son chevet. Il les bénit tous, leur ordonne d’accepter la volonté de Dieu et de sécher leurs larmes “Quoi que Dieu donne, il faut rendre grâces pour tout et dire Magnificat“. Le lendemain, jour de Noël 1916 au son de l’angélus de midi il partait en douceur vers le ciel. Il a été canonisé par Jean-Paul II le 12 novembre 1989.

Fr Eddie sm.

SOURCE : https://www.marianistes.com/blog/un-saint-francois-des-temps-modernes-st-frere-albert/




Saint Albert Chmielowski

Also known as

Adam Chmielowski

Adam Hilary Bernard Chmielowski

Brat Albert

Brother Albert

Brother of Our Lord

Brother of Our God

Our God’s Brother

Memorial

17 June (usually celebrated on this date as his natal feast is Christmas)

25 December

Profile

Born to a wealthy aristocratic family, he initially studied agriculture in order to manage the family estate. Involved in politics from his youth, he lost a leg at age 17 when injured while fighting in an insurrection. In Krakow, he became a popular, well-known and well-liked artist. His interest in politics and art made him keenly aware of the human misery around him. A gentle and compassionate soul, he felt called to help those in need. After years of reflection, he understood that this desire was how God was calling him to service and Himself.

Franciscan tertiary, taking the name Albert. He abandoned painting, and began a life of working with and for the poorest of Krakow. In 1887 he founded the Brothers of the Third Order of Saint Francis, Servants of the Poor, known as the Albertines (named for him) or the Gray Brothers (after their rough gray habits). In 1891 he founded the women’s congregation of the Order (Gray Sisters). The Albertines organized food and shelter for the poor and homeless.

Albert preached that the great calamity of our time was that so many refused to see and voluntarily relieve the suffering of their miserable brothers and sisters. The “haves” lived away from the “have-nots” in order to ignore them and leave their care to others.

In 1949, Pope John Paul II wrote a well-received play about Albert; the work was filmed in 1997, released as Brother of Our God. Albert was the spiritual teacher of Blessed Maria Bernardina Jablonska.

Born

20 August 1845 at Igoalomia (Aigolonija), Poland as Adam Hilary Bernard Chmielowski

Died

25 December 1916 at Krakow, Poland, of natural causes

Venerated

20 January 1977 by Pope Paul VI

Beatified

22 June 1983 by Pope John Paul II at Krakow, Poland

Canonized

12 November 1989 by Pope John Paul II at Saint Peter’s Square, Rome

Patronage

Albertine Brothers

Albertine Sisters

Additional Information

books

John Paul II’s Book of Saints, by Matthew Bunson and Margaret Bunson

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

other sites in english

America Needs Fatima

Catholic News Agency

Catholic Online

Daily Prayers

Franciscan Media

Saints Resource

Wikipedia

images

Santi e Beati

Wikimedia Commons

video

YouTube PlayList

webseiten auf deutsch

Ökumenisches Heiligenlexikon

sitios en español

Martirologio Romano, 2001 edición

sites en français

La fête des prénoms

fonti in italiano

Cathopedia

Dicastero delle Cause dei Santi

Ora et Labora

Santi e Beati

nettsteder i norsk

Den katolske kirke

strony w jezyku polskim

Popularnej Encyklopedii Powszechnej

MLA Citation

“Saint Albert Chmielowski“. CatholicSaints.Info. 6 April 2024. Web. 23 September 2026. <http://catholicsaints.info/saint-albert-chmielowski/>

SOURCE : http://catholicsaints.info/saint-albert-chmielowski/

Sant'Alberto Chmielowski

Baranów Sandomierski. Kościół Ścięcia Świętego Jana Chrzciciela – rzymskokatolicki kościół parafialny należący do dekanatu Baranów Sandomierski diecezji tarnobrzeskiej.


St. Albert Chmielowski

Feastday: June 17

Birth: 1845

Death: 1916

Beatified: June 22, 1983 by Pope John Paul II

Canonized: November 12, 1989, in Saint Peter's Square by Pope John Paul II

Albert Chmielowski was a Polish religious brother and founder of the Albertines. He is a saint of the Catholic Church. Albert is also known as Brat Albert (Brother Albert); in recognition of his holiness, he has also been called the "Brother of Our Lord", "Brother of Our God", and "Our God's Brother".

SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=7021

Sant'Alberto Chmielowski

Tablica upamiętniająca św. Brata Alberta, Adama Chmielowskiego na elewacji kamienicy przy ulicy Basztowej 4 w Krakowie.


Saint Albert Chmielowski

Jul 06, 2015 / Written by: America Needs Fatima

Feast June 17

Patron Saint of Painters, Soldiers and Volunteers. Founder of the Brothers of the Third Order of Saint Francis, Servants of the Poor, known as the Albertines or the Gray Brothers.

Born on August 20, 1845, Albert belonged to a wealthy, aristocratic Polish family.

Involved in politics from a young age, at eighteen he lost his leg during an uprising against Czar Alexander III of Russia.

Albert had a great talent for painting, and eventually became a well-know and rather popular artist. But he soon became aware of the suffering of the poor of the city, and felt compelled to help those in need. He abandoned his art and became a Secular Franciscan to dedicate his life to helping those in need.

In 1887, he founded the Brothers of the Third Order of Saint Francis, Servants of the Poor, known as the Albertines or the Gray Brothers.

Then, in 1891, he founded a community of Albertine sisters, known as the Gray Sisters. The Albertines organized food and shelter for the poor and homeless of any age or religion, dedicating their good works to God.

Albert died on Christmas Day, 1916. He was canonized on November 12, 1989 by Pope John Paul II.

SOURCE : https://americaneedsfatima.org/articles/saint-albert-chmielowski

Sant'Alberto Chmielowski

Albert Chmielowski (1846–1916), Ecce Homo, 1879, 146 x 96.5

Ecce Homo, eines der bedeutendsten Bilder von Albert Chmielowski


ST. ALBERT CHMIELOWSKI

Founder of the Albertine Brothers and Sisters, and one of the saints who inspired the vocation of the young Karol Wojtyla, the future Pope John Paul II.

Saint Albert was born on August 20, 1845 in Igolomia, Poland (near Kraków) as Adam Hilary Bernard Chmielowski.  Born into a wealthy and aristocratic family, Adam was the oldest of four children.

Actively involved in politics from his youth, Adam lost a leg fighting in an insurrection against Czar Alexander III at age 18.  In Krakow, he became a popular artist and his talent in the subject led him to study in Warsaw, Munich, and Paris.

A kind and compassionate person, Adam was always deeply aware of human suffering, and felt called to help those in need.  Realizing that God was calling Him to a life of service, he returned to Krakow in 1874, determined to dedicate his talents to the glory of God.  Instead of continuing his work as an artist, he decided to care for the poor and became a Secular Franciscan, taking the name Albert.

In 1887, Albert founded the Brothers of the Third Order of Saint Francis, Servants of the Poor, known as the Albertines or the Gray Brothers.  Then, in 1891, he founded a community of Albertine sisters, known as the Gray Sisters.

The Albertines organized food and shelter for the poor and homeless of any age or religion.  Albert preached on the great crisis that results from a refusal to see and aid the suffering individuals in society.

In 1949, Pope John Paul II, who was at the time Father Karol Wojtyla, wrote a well-received play about Albert called Our God’s Brother.  John Paul II later said that he found great spiritual support for his own vocation in the life of St. Albert, whom he saw as an example of leaving behind a world of art, literature, and theater to make a radical choice for the priesthood.

Brother Albert died on Christmas Day, 1916.  He was canonized on November 12, 1989 by Pope John Paul II.  The Church celebrates St. Albert’s feast day on June 17.

SOURCE : https://www.catholicnewsagency.com/saint.php?n=498

Sant'Alberto Chmielowski

Immaculate Conception Church, St. Albert Chmielowski reliquary, 18 Rakowicka street, Kraków, Poland

Kościół Niepokalanego Poczęcia NMP, relikwiarz św. Adama Chmielowskiego, ul. Rakowicka 18, Kraków


St. Albert Chmielowski: The Painter Who Became an Advocate for the Poor

The 19th-century Polish saint who was influenced by St. Francis of Assisi later influenced Pope St. John Paul II.

FILIP MAZURCZAK

In July, Pope Francis will travel to Krakow, Poland, to celebrate World Youth Day. In light of this visit, it is worth recalling St. Albert Chmielowski, whose feast day is June 17. The Krakow native’s experience of the Church was remarkably similar to that of Francis. He strove to emulate the example of St. Francis of Assisi, after whom Pope Francis took his papal name, and was the living embodiment of the Church of the poor Francis has spoken so much about.

Adam Chmielowski was born into an aristocratic family in Igołomia, a village outside of Krakow, in 1845. Then, Poland formally didn’t exist: The once-mighty Polish state was partitioned between Austria, Prussia and Russia in 1772, 1773 and 1795. Yet the Polish people refused to accept this, and many rebelled against the oppressors.

One such upheaval was the January Insurrection of 1863-1864, directed against the Russian Empire, in which the Poles fought bravely yet were brutally suppressed. Not yet 18, Adam took part. During one battle, a Russian grenade killed Adam’s horse and badly damaged his leg, which was amputated. Adam, however, didn’t take pity on himself; he stoically taught himself to function with a wooden limb and offered up the dismemberment to God for the cause of Polish independence.

After the uprising, Adam decided to pursue a career in painting and was accepted at the prestigious Academy of Fine Arts in Munich, where he studied with many famous Polish painters. Upon returning to Poland, Adam worked as a painter 1870-1885. In total, he produced 61 paintings. He quickly became one of the most feted Polish artists, living briefly in Warsaw and then in artsy, intellectual Krakow. Adam’s social circle consisted of the best-known Polish artists, actors and writers.

Yet Adam Chmielowski wasn’t happy with this glitzy life of celebrity. At one point, he was even hospitalized for depression. Adam remained a devout Catholic, and his paintings — including his masterpiece, the unfinished Ecce Homo, which depicts the mocked Christ — often dealt with religious themes.

He knew that he needed to grow closer to God. Adam briefly thought of becoming a Jesuit, but his enthusiasm fizzled after entering the novitiate. He kept asking God what he wanted of him.

Nineteenth-century Krakow was a city of social inequality. In Adam’s day, more than a fifth of its population consisted of the unemployed, who were frequently homeless. The filthy, lice-infested city homeless shelter had terrible sanitary conditions. The Church in Krakow, especially the Vincentians and other orders, aided the poor. However, this was insufficient.

At this time, Adam became increasingly attracted to St. Francis of Assisi. This medieval champion of the poor’s ministry resonated with Krakow’s socioeconomic problems. Eventually, Adam welcomed the homeless into his own apartment. In 1887, Adam Chmielowski became a Third Order Franciscan and took vows at the hands of Krakow Archbishop Cardinal Albin Dunajewski. He began to call himself “Brother Albert” and wore a gray habit.

The following year, Brother Albert realized that to bring Krakow’s poor lasting change, the city’s homeless shelter would need reform. He negotiated an agreement with the city government, making him the institution’s caretaker. To finance the improvements, Brother Albert auctioned off his paintings. In addition to improving the material conditions, he banned alcohol in the shelter. He asked the poor to work (making exceptions for the elderly and those with disabilities), teaching them practical skills, and lectured on the Catechism and the Gospels.

Eventually, Brother Albert founded two religious orders, the Albertine Brothers and Sisters, devoted to the poor. They set up homes for the poor, sick and elderly in 20 Polish cities. Brother Albert worked to help as many poor persons as possible until his death in 1916, amidst World War I. During that bloody conflict, he sent Albertine Brothers and Sisters to the trenches to aid war invalids. After his death, thousands of Kracovians visited his tomb, convinced that he died a saint.

Today, the Albertines run homes for the poor and sick all over the world. Visitors to Krakow can make a pilgrimage to the Albertine-run Ecce Homo Shrine, which features a museum devoted to St. Albert and the famous titular painting.

St. Albert Chmielowski greatly inspired St. John Paul II. In 1938, when Karol Wojtyła started his studies in Polish literature at the Jagiellonian University, he was a young, promising actor, playwright and poet. Yet his calling to serve God and the Church was stronger than his love for the arts. In this, he found inspiration in his fellow artist St. Albert Chmielowski.

In 1949, the young Father Karol Wojtyła wrote a play about him titled Our God’s Brother. A Kracovian urban legend had it that Brother Albert met Vladimir Lenin (who lived in Krakow after being expelled from Russia) and debated him on how to best alleviate poverty. The play features imagined dialogues between the saint and the communist revolutionary (called “the Stranger”), powerfully showing the difference between the Christian and Marxist approach: The former argues that poverty can be overcome by seeing God’s image in the individual, while the latter reduces all to class struggle and argues that the rich must be violently overthrown. After his election as pope, John Paul beatified St. Albert in 1983 and canonized him in 1989.

From his installation of showers for homeless Romans at the Vatican to his spontaneous meetings with the poor, Pope Francis has beautifully shown that the Church has a “preferential option for the poor,” to quote one of the Latin- American bishops’ documents. The life and work of St. Albert Chmielowski, likewise, reminds us that a particular vocation of the Christian is to love the poor, marginalized, weak and those with disabilities. In today’s self-centered age, when professional success is seen as the greatest good, St. Albert Chmielowski — who gave up the life of a celebrity painter to serve Christ by helping the poor — challenges us to ask if we focus too much on worldly goals and ignore life’s true meaning.

Filip Mazurczak writes from Washington.

SOURCE : http://www.ncregister.com/daily-news/st.-albert-chmielowski-the-painter-who-became-an-advocate-for-the-poor

Sant'Alberto Chmielowski

: Pomnik Świętego Alberta Chmielowskiego, pomnik wykonany przez rzeźbiarza Janusza Krauze. Pomnik zlokalizowany w pobliżu kościoła św. Filipa i Jakuba w Sękowej.


Saint of the day: Albert Chmielowski

St. Albert Chmielowski was born in Igolomia, Poland, on August 20, 1845, as Adam Hilary Bernard. His family was wealthy and aristocratic, and Adam was the oldest of their four children. 

At the age of 18, Adam lost his leg fighting an insurrection against Czar Alexander III. He then became a popular artist in Krakow, which led him to study in Warsaw, Munich, and Paris. 

Adam felt God’s call to a life of service, and returned to Krakow in 1874. He became a Secular Franciscan, taking the name Albert, and dedicating himself to the care of the poor. In 1887, he founded the Brothers of the Third Order of St. Francis, Servants of the Poor, also known as the Albertines or the Gray Brothers. A few years later, he founded a community of Albertine sisters, the Gray Sisters. 

The Albertines organized food and shelter for the homeless and poor. Albert preached consistently on the importance of giving aid to suffering individuals, and the great crisis that resulted from ignoring their plight. 

St. Albert died on Christmas day in 1916. He was canonized on November 12, 1989, by Pope John Paul II. 

In 1949, Pope John Paul II, then Father Karol Wojtyla, wrote a well-received play about Albert, called “Our God’s Brother.” The pope later said that he was inspired in his own vocation by the life of St. Albert, who left a world of literature, art, and theater to make a radical choice for the priesthood. 

SOURCE : https://web.archive.org/web/20200127182114/https://angelusnews.com/faith/saint-of-the-day-albert-chmielowski/

Sant'Alberto Chmielowski

Wrocław, archikatedra św. Jana Chrzciciela we Wrocławiu


Saint Brother Albert Chmielowski

In Igołomia, on the outskirts of Cracow (Poland), the noble family of Adalbert Chmielowski and Josephine Borzysławska announced on August 20, 1845, the birth of their son Adam (Brother Albert). Mr Chmielowski together with his wife, raised their children in an atmosphere of patriotic ideals, strong faith in God and a Christian love for the poor. Orphaned at an early age, Adam and his two brothers and a sister were raised by relatives who also provided them with an excellent education.

At the age of eighteen, while Adam was a student at the Polytechnical Institute at Puławy, he lost his leg while taking part in the 1863 uprising. Because of the political repression following the uprising, he left Poland. In Gand (Belgium) Adam studied engineering; however, having discovered his artistic ability, he devoted his time and studies to the arts, especially painting, in Paris and Munich, Germany.

In 1874 he returned to Poland as an accomplished artist. Slowly, with the desire "to dedicate his thoughts and talents to the glory of God", Adam began to paint subjects with a religious theme. One of his most famous artistic works was "Ecce Homo", the result of his recognition of God's love for man, which led Chmielowski to a spiritual metamorphose.

In Cracow's public dormitories Adam saw the material and moral misery of the homeless and the derelicts, and for the love of Christ, whose countenance he recognised in their foresaken manhood, he decided to abandon his career, to live among the poor and needy and to accept a beggar's life and lifestyle.

On August 25, 1887 Adam clothed himself in a grey habit and assumed a new name, Brother Albert. The following year he professed religious vows and founded the Congregation of the Brothers of the Third Order of St Francis Servants of the Poor, (Albertine Brothers). In 1891 he founded a similar Congregation of Albertine Sisters whose aim was to provide assistance to poor and needy women and children.Brother Albert organized shelters and homes for the crippled and incurables, soup kitchens for the poor, nurseries and institutions for homeless children and youth. He sent sisters to work in military hospitals and lazarets. In the shelters, the hungry received bread, the homeless found a place to live, the naked were clothed and work was available to the unemployed. A helping hand was extended to everyone, regardless of one's religion or nationality. While trying to meet the basic needs of the poor, Brother Albert with a fatherly love concerned himself with the spiritual welfare of those to whom he ministered. He instilled within them a proper respect for one's dignity and brought them to reconciliation with God. Brother Albert drew his strength to fulfill these acts of charity from his love for the Eucharist and for Jesus on the Cross.

Brother Albert died on Christmas day 1916, in Cracow, in the shelter founded by him, poor among the poor. The legacy he bequeathed to his spiritual brothers and sisters was the complete gift of himself to God in the service of the poor and needy, a life of evangelical poverty according to the example of St. Francis of Assisi, unconditional trust in the Providence of God, prayer and union with God in the work of every day. "You must be as good as bread, which for everyone rests on the table and from which everyone, if hungry, may cut himself a piece for nourishment" is the lesson Brother Albert's unselfish life teaches us.

The spiritual heritage of Brother Albert was joyfully accepted by the members of his Congregations, who today continue his mission to the poor and needy in Poland as well as other countries of the world.

Recognizing the sanctity of Brother Albert, his contemporaries referred to him as "the greatest person of his time". Seen as the twentieth century Polish St. Francis, Brother Albert was beatified by Pope John Paul II on June 22, 1983 in Cracow.

In proclaiming him among the saints on November 12, 1989 in Rome, the Church presents Brother Albert to a world in need of this witness of God's mercy by one who opened himself to the needs of others, in the spirit of evangelical goodness.

SOURCE : http://www.albertyni.opoka.org.pl/english.html

Sant'Alberto Chmielowski


Sant' Alberto Chmielowski Religioso, Fondatore

Festa: 25 dicembre

Aigolonija, Polonia, 20 agosto 1845 - Cracovia, 25 dicembre 1916

Etimologia: Alberto = di illustre nobiltà, dal tedesco

Martirologio Romano: A Cracovia in Polonia, sant’Alberto (Adamo) Chmielowski, religioso, che, illustre pittore, si consacrò ai poveri, proponendosi di essere disponibile in tutto verso di loro, e fondò le Congregazioni dei Frati e delle Suore del Terz’Ordine di San Francesco al servizio dei bisognosi.

Fratel Alberto, al secolo Adamo Chmielowski, nacque a Igolomia, presso Cracovia (Polonia), il 20 agosto del 1845, primo di quattro figli, da Adalbert e Józefa Borzystawska, discendenti da una famiglia nobile. Adamo trascorse l'infanzia a Varsavia. Sin dai primi anni era molto caritatevole verso i poveri e divideva con loro quel che aveva.

Mandato a Pietroburgo, nella scuola dei cadetti, dopo un anno la madre lo fece ritornare in famiglia, preoccupata dell'influsso che aveva sul figlio l'educazione russa, e lo inviò a frequentare il ginnasio di Varsavia. Rimasto orfano dei genitori, fu affidato alle cure della zia paterna Petronela.

Nel 1863 scoppiò in Polonia l'insurrezione contro l'oppressione zarista. Adamo, allora studente dell'Istituto di Agricoltura a Pulawy, vi aderì con entusiasmo e, durante un combattimento, il 30 settembre 1863, presso Melchów, rimase gravemente ferito; fatto prigioniero, gli fu amputata, senza anestesia, la gamba sinistra, dimostrando un eccezionale coraggio.

Grazie all'interessamento dei parenti, fuggì dalla prigionia e fu costretto a lasciare la propria Patria. Fu a Parigi per studiare pittura; passò poi a Gand (Belgio) ove frequentò la facoltà d'ingegneria, quindi riprese gli studi di pittura all'Accademia di Belle Arti a Monaco di Baviera.

In ogni ambiente emergeva la sua personalità cristiana che, tradotta in coerenza di vita e di impegno professionale, influenzava quanti lo frequentavano.

Nel 1874, Chmielowski tornò in Patria. Alla ricerca di un nuovo ideale di vita, si pose la domanda: " Servendo l'arte si può servire anche Dio? ". la sua produzione artistica, che comprendeva per lo più soggetti profani, fu continuata poi con soggetti sacri. Uno dei migliori suoi quadri religiosi, l'" Ecce Homo ", fu il risultato di una profonda esperienza sull'amore misericordioso di Cristo verso l'uomo e condusse Chmielowski ad una metamorfosi spirituale.

Convinto che per servire Dio " bisogna dedicare a lui l'arte ed il talento ", nel 1880 entrò nella Compagnia di Gesù come fratello laico. Dopo sei mesi dovette lasciare il noviziato a cagione della cattiva salute.

Superata una profonda crisi spirituale, cominciò una nuova vita, dedicata tutta a Dio ed ai fratelli. Abitando dai parenti in Podolia (parte della Polonia assoggettata alla Russia), conobbe il III Ordine di S. Francesco, cominciò a visitare le parrocchie della zona, restaurando quadri e diffondendo tra la gente rurale lo spirito terziario. Costretto a lasciare la Podolia, si recò a Cracovia, dove si stabilì presso i Padri Cappuccini. Lì continuò la sua attività di pittore e si dedicò contemporaneamente all'assistenza dei poveri, destinando a loro il ricavato dei suoi quadri.

Per caso venne a conoscenza della tragica situazione dei poveri, ammassati nei cosiddetti posti di riscaldamento o dormitori pubblici di Cracovia e decise di venire loro in aiuto.

Per amore verso Dio e verso il prossimo, Chmielowski rinunciò al successo dell'arte, al benessere materiale, agli ambienti aristocratici e decise di vivere tra quei poveri, per sollevarli dalle loro miserie morali e materiali. Nella loro dignità calpestata scoprì il Volto oltraggiato di Cristo e volle in essi rinnovarlo.

Il 25 agosto 1887 vestì un saio grigio, prese il nome di Fratel Alberto e un anno dopo, con il consenso del Cardinale Dunajewski, pronunciò i voti di terziario francescano, dando inizio alla Congregazione dei Frati del III Ordine di S. Francesco, Servi dei Poveri (1888), i quali presero cura del dormitorio maschile. In seguito Fratel Alberto assunse l'assistenza delle donne del dormitorio pubblico femminile; le sue collaboratrici dettero origine anche al ramo femminile della Congregazione (1891), che affidò alla Serva di Dio Suor Bernardyna Jabkonska.

Insieme con le sue Congregazioni si dedicò, con piena disponibilità, al servizio dei più poveri, dei diseredati, degli abbandonati, degli emarginati e dei vagabondi. Per loro organizzò i ricoveri come case di assistenza materiale e morale, che offrivano lavoro volontario, di natura artigianale, assieme ai frati e alle suore nella stessa dimora, permettendo loro di guadagnare per il proprio sostentamento.

Nonostante l'invalidità e la protesi rudimentale alla gamba, viaggiava molto per fondare i nuovi asili in altre città della Polonia e per visitare le case religiose. Queste case erano aperte a tutti, senza distinzione dinazionalità o di religione. Oltre agli asili, fondò anche nidi e orfanatrofi per bambini e giovani, case per anziani e incurabili e cucine per il popolo. Mandò le suore a lavorare negli ospedali militari e nei lazzaretti durante la prima guerra mondiale.

Nel corso della sua vita sorsero in tutto 21 case religiose, nelle quali prestavano la loro opera 40 frati e 120 suore.

Con l'esempio della sua vita insegnò che "bisogna essere buoni come il pane ... che ognuno può prendere per soddisfare la propria fame". Osservò lui stesso e raccomandò ai suoi religiosi la massima povertà evangelica sull'esempio di S. Francesco d'Assisi. la sua opera caritativa la affidò con fiducia totale alla Provvidenza divina. La forza per svolgere la sua attività l'attinse dalla preghiera, dall'Eucaristia e dall'amore per il Mistero della Croce.

Colpito da cancro allo stomaco, mori a Cracovia il giorno di Natale del 1916, nel ricovero per i poveri. Prima di morire, indicando l'immagine della Madonna di Czestochowa, disse ai fratelli e alle suore: " Questa Madonna è la vostra Fondatrice, ricordatevi questo ". E ancora: " Prima di tutto osservate la povertà ".

In quanti lo avevano avvicinato e conosciuto, lasciò un meravigliosa testimonianza di fede e di carità.

A Cracovia e in tutta la Polonia ,è conosciuto come i Padre dei poveri e, per la sua povertà evangelica, è chiamati il "S. Francesco polacco del XX secolo".

Fratel Alberto lasciò nella storia della Chiesa una tracci; incisiva. Egli non soltanto interpretò in modo giusto il Var gelo sulla misericordia del Cristo e lo accettò, ma soprat tutto lo introdusse nella propria vitareligiosa.

Oggi i Fratelli Albertini e le Suore Albertine realizzano i carisma del Fondatore prestando il loro servizio in Polonia le suore sono diffuse anche in Italia, USA e America Latina.

Il 22 giugno 1983 Papa Giovanni Paolo II beatificò Frate Alberto a Cracovia, durante il suo secondo viaggio apostolico: in Polonia. Proclamandolo Santo il 12 novembre 1989 a Roma la Chiesa lo addita come un modello, per i nostri tempi di testimonianza dell'amore verso Dio, che si manifesta nel l'amore cristiano verso il prossimo, nello spirito della bontà evangelica.

Fonte: Santa Sede

Sant'Alberto Chmielowski

Immaculate Conception Church, January Uprising commemorative plaque, 18 Rakowicka street, Kraków, Poland

Kościół Niepokalanego Poczęcia NMP, tablica upamiętniająca powstanie styczniowe, ul. Rakowicka 18, Kraków


Il “San Francesco polacco del XX secolo” viene proclamato santo il 12 novembre 1989 dal suo conterraneo San Giovanni Paolo II, papa Karol Wojtyla. Fratel Alberto, affermato pittore, dalle origini nobili, rinuncia al successo, alla ricchezza e al mondo aristocratico per vivere povero assieme ai poveri: si dimentica di se stesso per ricordarsi solo degli altri. Adamo Chmielowski nasce nel 1845 a Igolomia (Polonia). Perde il padre quando ha solo otto anni. La madre, donna religiosa, educa il figlio, primo di quattro fratelli, ai valori cristiani. Adamo è un bimbo generoso che aiuta i bisognosi. Diventato orfano anche di madre, assieme ai fratelli viene accolto amorevolmente dalla zia paterna.

Studente diciottenne, con entusiasmo patriottico, partecipa alle insurrezioni contro il dominio dello Zar sulla Polonia. Ferito in battaglia, subisce l’amputazione di una gamba. Si rifugia a Parigi dove scopre di avere talento per la pittura. Frequenta l’Accademia di Belle Arti nella capitale francese e a Monaco di Baviera. Artista destinato al successo, Adamo torna in Polonia, ma per il giovane pittore subentra un periodo di crisi. Triste e confuso viene ricoverato in un ospedale psichiatrico. Sente che la propria arte deve essere messa al servizio di Dio per aiutare i più poveri, sul volto dei quali il pittore vede quello sofferente di Gesù. È proprio questo il soggetto del quadro più famoso di Chmielowski: l’Ecce Homo, il Cristo flagellato. Adamo comincia a dipingere solo soggetti religiosi il cui ricavato va ai poveri.

Superata la crisi, diventa terziario francescano, ovvero fratel Alberto. Indossa un saio e, come San Francesco, si spoglia di ogni avere: per conquistare la fiducia dei poveri deve diventare come loro. Senza una gamba e con l’ausilio di una protesi, Adamo prega e confida nella “Divina Provvidenza”. Apre ricoveri per senza tetto, malati e mutilati, orfanotrofi, ospizi, mense per distribuire cibo e vestiario. Ai disoccupati offre lavoro artigianale. Consola e fa riavvicinare a Dio i delusi e i disperati. Fonda i “Fratelli e le Sorelle del Terz’Ordine di San Francesco per il servizio dei poveri” che oggi prestano la loro opera in Polonia, Italia, USA e America Latina. Ancora oggi, vicino a noi, c’è chi soffre per mancanza di cibo, casa, lavoro. E per solitudine. L’insegnamento lasciato da fratel Alberto, morto a Cracovia nel 1916, è che «bisogna essere buoni come il pane… che ognuno può prendere per soddisfare la propria fame».

Autore: Mariella Lentini

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/57775

Sant'Alberto Chmielowski

Kościół Matki Bożej Nieustającej Pomocy w Tarnobrzegu-Serbinowie


SOLENNE BEATIFICAZIONE DI PADRE RAFFAELE KALINOWSKI
E DI FRATEL ALBERTO CHMIELOWSKI

OMELIA DI GIOVANNI PAOLO II

Cracovia, 22 giugno 1983


“Il Signore è il mio pastore . . .” (Sal 23, 1).

1. Miei diletti connazionali! Desidero oggi, insieme con voi, rendere gloria al Signore, che è il nostro Pastore: è il Buon Pastore del suo gregge. L’ha detto lui stesso di sé nel Vangelo. Ce lo dice anche il Salmo dell’odierna liturgia.

Desidero dunque oggi, nel giorno conclusivo del mio pellegrinaggio in Patria, professare insieme con voi la verità sul Buon Pastore sullo sfondo del Giubileo di Jasna Gora. I sei secoli della mirabile presenza della Genitrice di Dio in quest’Effigie che tutti ci unisce e lega spiritualmente, non sono opera del Buon Pastore? Sappiamo infatti che lui si adopera soprattutto per conservare l’unione del suo gregge. Si dà da fare, affinché nessuno perisca, ed egli stesso cerca la pecora smarrita.

Diamo testimonianza a ciò mediante l’Anno della Redenzione in tutta la Chiesa. E in terra polacca, dove continua ancora il Giubileo di Jasna Gora, poniamo la domanda: non compie Cristo, il Buon Pastore, tutta la sua opera per una particolare mediazione della sua Madre? Della nostra Signora di Jasna Gora?

Il salmista dice del Buon Pastore: “. . . mi fa riposare, / ad acque tranquille mi conduce: / mi rinfranca . . .” (Sal 23, 2-3).

Non è a Jasna Gora per noi un tale posto, dove possiamo riposare? dove le nostre anime si rinfrancano? Non è esso simile alla sorgente d’acqua viva, dalla quale attingiamo da generazioni? Attingiamo dalle inesauribili risorse della Redenzione di Cristo, alla quale ci avvicina Maria!

2. Nel giorno conclusivo del mio pellegrinaggio, unito con il Giubileo di Jasna Gora, desidero qui, a Cracovia, insieme con voi, miei cari connazionali, esprimere il mirabile mistero della presenza del Buon Pastore in mezzo a tutte le generazioni, che sono passate attraverso la terra polacca e qui, a Cracovia, hanno lasciato una particolare espressione della loro identità polacca e cristiana.

Proprio per questo è così cara e preziosa questa Cracovia. E c’è tanto bisogno di impegnarsi perché non se ne sciupi la sostanza storica, nella quale la nostra Nazione legge, in misura rilevante, non solo il proprio passato, ma semplicemente la propria identità. Di ciò ho parlato quattro anni fa, quando abbiamo celebrato a Cracovia i nove secoli di san Stanislao. Oggi desidero ritornare a questa “cresima della storia”, che perdura e si sviluppa di generazione in generazione. A questa “cresima” che possiede un particolare significato per i polacchi dell’anno 1983, per voi, amati fratelli e sorelle, miei connazionali!

3. Vi do il benvenuto e vi saluto di tutto cuore nello stesso Blonia (Krakowskie), come quattro anni fa, nella prospettiva di Wawel e di Skalka, nella prospettiva di “Kopiec Kosciuszki”, e dall’altra parte delle torri della Chiesa mariana e del municipio e dell’Università. La mia Cracovia . . .

Saluto il mio successore, Metropolita di Cracovia, il Cardinale Franciszek, i miei fratelli nell’Episcopato: Julian, Jan, Stanislaw, Albin, con i quali mi hanno unito gli anni del comune servizio nell’arcidiocesi di Cracovia. Do il benvenuto e saluto cordialmente i Vescovi della Metropoli di Cracovia, di Czestochowa, da Katowice, da Kielce, da Tarnów. Do il benvenuto al Cardinale Primate della Polonia, al Cardinale Wladislaw Rubin, a tutti i presenti rappresentanti dell’Episcopato della Polonia.

Saluto di tutto cuore i nostri ospiti dal di là della Polonia: il Cardinale Krol di Filadelfia, il Cardinale Ballestrero da Torino, il Cardinale Meisner da Berlino, e anche il Cardinale Casaroli, Segretario di Stato, che mi accompagna in questo viaggio, e tutti i Vescovi provenienti da fuori la Polonia.

Saluto cordialmente tutti i nostri ospiti dalla Polonia e dall’estero: il Cardinale Ballestrero, il Cardinale Lustiger e altri.

Saluto il Capitolo metropolitano e tutto il clero dell’arcidiocesi: i miei fratelli nel sacerdozio, ai quali appartengo con gli ordini e col cuore, conservando e approfondendo in me consapevolmente i legami di questa appartenenza. Sono legato con questo Seminario ecclesiastico, nel quale mi sono preparato al sacerdozio, come pure con questa Facoltà di teologia, nella quale ho studiato, parzialmente durante la clandestinità del periodo dell’occupazione. Oggi saluto con particolare cordialità la Pontificia accademia di teologia, che porta in sé l’eredità dell’Ateneo, legato al grande nome della beata regina Edvige.

Oltre al clero dell’arcidiocesi di Cracovia do il benvenuto e saluto anche tutti i sacerdoti sia della provincia ecclesiale di Cracovia, sia di tutta la Polonia.

Con i rappresentanti delle Famiglie religiose, maschili e femminili, mi congratulo in modo particolare per questo giorno.

4. Ecco, infatti, mi è dato di compiere oggi un servizio particolare: l’elevazione agli altari di Servi di Dio mediante la beatificazione.

Normalmente questo tipo di servizio viene compiuto a Roma. Tuttavia, già in tempi lontani, esso veniva compiuto anche fuori Roma. Sappiamo, per esempio, che san Stanislao fu canonizzato ad Assisi. A me stesso è stato già dato di compiere beatificazioni a Manila, durante la visita pastorale nelle Filippine, e in Spagna, a Siviglia, nel novembre dello scorso anno.

Ho tanto desiderato che il mio pellegrinaggio in Patria, in relazione col Giubileo di Jasna Gora, diventasse anche particolare occasione per elevare sugli altari dei Servi di Dio, la cui via alla Santità è legata a questa terra e a questa Nazione, nella quale regna la Signora di Jasna Gora. La loro beatificazione è una speciale festa della Chiesa in Polonia: dell’intero Popolo di Dio, che costituisce questa Chiesa. La Chiesa, infatti, come ha ricordato il Concilio Vaticano II, deve rammentare costantemente a tutti la vocazione alla santità e deve anche condurre a questa santità i suoi figli e le sue figlie.

Quando questa santità viene affermata in modo solenne mediante la beatificazione, e specialmente la canonizzazione, la Chiesa giubila di una gioia speciale. Questa è in un certo qual senso la massima gioia, che essa possa provare nella sua peregrinazione terrena.

Oggi dunque la Chiesa in terra polacca gioisce, lodando l’Eterno Pastore per l’opera di santità, che ha compiuto mediante lo Spirito Santo nei Servi di Dio: Padre Raffaele Kalinowski, e Fra Alberto (Adam) Chmielowski.

Alla letizia dell’odierna beatificazione prende parte l’intera Chiesa di Polonia. In modo particolare questa è la gioia della famiglia carmelitana, non soltanto in Polonia, alla quale apparteneva il Padre Raffaele, e della Famiglia francescana, specialmente di quella albertina, della quale Fra Alberto è stato il fondatore.

Desidero aggiungere che questa è anche una mia gioia particolare, perché ambedue queste meravigliose figure mi sono sempre state molto vicine spiritualmente. Mi hanno sempre indicato la via a quella santità, che è la vocazione di ognuno in Gesù Cristo.

5. Dice il Signore Gesù: “Come il Padre ha amato me, così anch’io ho amato voi. Rimanete nel mio amore” (Gv 15, 9).

Ecco due discepoli del Divino Maestro, che hanno scoperto pienamente, sulle strade del loro pellegrinaggio terreno, l’amore di Cristo, e che hanno perseverato in questo amore!

La santità infatti consiste nell’amore. Si basa sul comandamento dell’amore. Dice Cristo: “Questo è il mio comandamento: che vi amiate gli uni gli altri, come io vi ho amati” (Gv 15, 12). E dice ancora: “Se osserverete i miei comandamenti rimarrete nel mio amore, come io ho osservato i comandamenti del Padre mio e rimango nel suo amore” (Gv 15, 10).

La santità è dunque una particolare somiglianza a Cristo. È una somiglianza mediante l’amore. Mediante l’amore rimaniamo in Cristo, così come lui stesso mediante l’amore rimane nel Padre. La santità è la somiglianza a Cristo che raggiunge il mistero della sua unione con il Padre nello Spirito Santo: la sua unione con il Padre mediante l’amore.

L’amore è il primo ed eterno contenuto del comandamento, che proviene dal Padre. Cristo dice che lui stesso “osserva” questo comandamento. È anche lui a darci questo comandamento, in cui è racchiuso tutto il contenuto essenziale della nostra somiglianza a Dio in Cristo.

Il Padre Raffaele e Fra Alberto hanno raggiunto nella loro vita quelle vette della santità, che la Chiesa oggi conferma, sulla via dell’amore. Non vi è un’altra strada che conduca a queste vette. Oggi Cristo dice loro: “Voi siete miei amici”; (Gv 15, 14) “Vi ho chiamati amici, perché tutto ciò che ho udito dal Padre l’ho fatto conoscere a voi” (Gv 15, 15).

Questo “tutto ciò” si riassume nel comandamento dell’amore.

6. “Nessuno ha un amore più grande di questo: dare la vita per i propri amici” (Gv 15, 13). Padre Raffaele e Fra Alberto, sin dai primi anni della loro vita, capirono questa verità: che l’amore consiste nel dare l’anima; che amando bisogna dare se stessi, anzi, bisogna “dare la vita”, così come dice Cristo agli Apostoli.

Questo dare la vita per i propri amici, per i connazionali, si è manifestato anche nel 1863 mediante la loro partecipazione all’insurrezione. Józef Kalinowski aveva allora 28 anni, era ingegnere e aveva il grado di ufficiale nell’esercito dello zar. Adam Chmielowski contava allora 17 anni, era studente dell’istituto agrario e forestale a Pulawy. Ambedue erano spinti da un eroico amore per la Patria. Per avere partecipato all’insurrezione, Kalinowski pagò con la deportazione in Siberia: la pena di morte gli fu commutata in “Siberia”; Chmielowski pagò con la mutilazione.

Abbiamo ricordato ambedue queste figure nel 1963, nel centenario dell’insurrezione di gennaio, radunandoci davanti alla chiesa dei Padri Carmelitani Scalzi, come testimonia la lapide li posta. L’insurrezione di gennaio fu per Józef Kalinowski e Adam Chmielowski una tappa sulla via verso la santità, che è l’eroismo di tutta la vita.

7. La Provvidenza Divina condusse ciascuno di loro sulla propria strada. Józef Kalinowski, prima di entrare nel noviziato dei Carmelitani, dopo il ritorno dalla Siberia, fu professore di August Czartoryski, uno dei primi salesiani, il quale è anche lui candidato agli altari. Adam Chmielowski studiò pittura e per diversi anni si dedicò all’attività artistica, prima di incamminarsi sulla via della vocazione che, dopo i primi tentativi nella Compagnia di Gesù, lo condusse nelle file del Terz’Ordine Francescano, da dove prese il suo inizio la vocazione albertina.

Ognuno di loro, sulla propria strada, continuò a realizzare queste parole del Redentore e Maestro: “Nessuno ha un amore più grande di questo: dare la vita . . .”. Padre Raffaele ha dato questa vita in un severo convento carmelitano, servendo fino alla fine, in modo particolare nel confessionale, e i suoi contemporanei lo hanno chiamato “martire del confessionale”. Fra Alberto la donò nel servizio dei più poveri e dei socialmente diseredati. L’uno e l’altro hanno dato fino in fondo la propria vita a Cristo.

L’uno e l’altro hanno ritrovato in lui la pienezza della conoscenza, dell’amore e del servizio. L’uno e l’altro hanno potuto ripetere, con san Paolo: “Tutto ormai io reputo una perdita di fronte alla sublimità della conoscenza di Cristo Gesù, mio Signore, per il quale ho lasciato perdere tutte queste cose . . .” (Fil 3, 8).

Padre Raffaele e Fra Alberto danno testimonianza di questo mirabile mistero evangelico della “kenosi”, del distacco, della spogliazione, che apre la porta alla pienezza dell’amore. Egli Raffaele scrisse alla sua sorella: “Dio si è dato tutto per noi, come noi dobbiamo sacrificarci a Dio” (P. Raffaele Kalinowski, Lettera del 1° luglio 1866 alla famiglia).

E Fra Alberto confessò: “Guardo Gesù nella sua Eucaristia, il suo amore ha potuto provvedere qualche cosa di più bello? Se egli è pane anche noi diventiamo pane . . . doniamo noi stessi” (W. Kluz, Adam Chmielowski, p. 199).

In questo modo ciascuno di loro ha guadagnato Cristo e ha trovato in lui . . . giustizia che deriva da Dio . . . “Con la speranza che, diventandogli conforme nella morte, giungerà alla Risurrezione dai morti (cf. Fil 3, 8. 9. 10-11).

Con questa speranza Padre Raffaele chiuse la sua vita tra le mura del convento carmelitano a Wadowice, mia città natale, nel 1907; Fra Alberto nel suo “ricovero di mendicità” a Cracovia nel 1916.

Alla soglia del nostro secolo, alla vigilia dell’indipendenza riacquistata dalla Polonia, hanno concluso la propria vita questi due grandi figli della terra polacca, ai quali fu dato di tracciare le vie della santità ai loro contemporanei e, insieme, alle generazioni future.

8. Il Giubileo di Jasna Gora nella nostra Patria è coinciso con l’Anno della Redenzione e in esso si è fuso sin dal 25 marzo di quest’anno.

Il Giubileo straordinario della Redenzione indirizza tutti noi verso quel primo amore, con il quale Dio Padre “ha tanto amato il mondo da dare il suo Figlio unigenito, perché chiunque crede in lui non muoia, ma abbia la vita eterna” (Gv 3, 16). Di quest’amore Cristo dice nell’odierno Vangelo: “Come il Padre ha amato me, così anch’io ho amato voi. Rimanete nel mio amore”.

L’Anno della Redenzione ha per scopo di ravvivare specialmente questo “rimanere nell’amore” del Redentore. Per attingere da questo amore e, in questo modo, per approfondire e rinnovare il proprio amore cercando le vie della conversione e della riconciliazione con Dio in Gesù Cristo.

Questo particolare lavoro della Chiesa nell’Anno della Redenzione è unito alla realtà della Comunione dei Santi. Nei Santi, infatti, si è dimostrata e costantemente si dimostra l’inesauribile forza della Redenzione di Cristo. È per la forza della Redenzione che essi hanno raggiunto questa particolare partecipazione alla santità di Dio, che è la meta e la gioia della Chiesa. A loro volta, i Santi ci aiutano ad avvicinarci alla Redenzione di Cristo, in un certo qual modo condividono con noi la loro beata partecipazione a questa forza salvifica.

Un Anno Santo è sempre, nella vita della Chiesa, una particolare occasione per ravvivare la mediazione dei Santi. Prima di tutto della Santissima Madre di Cristo, e di tutti i Santi.

Perciò ringrazio in modo speciale la Trinità Santissima perché mi è stato dato durante il mio pellegrinaggio in Polonia, in occasione del Giubileo di Jasna Gora, di ampliare in un certo senso in modo visibile questa nostra cerchia patria della Comunione dei Santi:

- san Massimiliano Maria Kolbe;

- beato Raffaele Kalinowski;

- beato Alberto Chmielowski (Fra Alberto);

- beata Orsola Ledóchowska.

9. “Venimus. Vidimus. Deus vicit” (Siamo giunti. Abbiamo visto. Dio ha vinto)! Qui a Cracovia, a Wawel, riposa il re che pronunciò queste parole: Giovanni III Sobieski. Le ho ricordate all’inizio del mio pellegrinaggio, a Varsavia. Oggi, ancora una volta, vi ritorno sopra. E vi torno perché sono i Santi e i Beati a mostrarci la via alla vittoria, che Dio riporta nella storia dell’uomo.

Desidero, pertanto, ancora una volta, ripetere (come ho già detto a Varsavia), che in Gesù Cristo l’uomo è chiamato alla vittoria: a quella vittoria che riportarono il Padre Massimiliano e Fra Alberto, il Padre Raffaele e la Madre Orsola, in grado eroico.

Tuttavia, a una tale vittoria è chiamato ogni uomo. Ed è chiamato ogni polacco che fissa lo sguardo negli esempi dei suoi Santi e Beati. La loro elevazione agli altari in terra natale è il segno di questa forza, che è più potente di ogni debolezza umana e di ogni situazione, anche la più difficile, non esclusa la prepotenza. Vi chiedo di chiamare per nome queste debolezze, questi peccati, questi vizi, queste situazioni. Di combatterle costantemente. Di non permettere di essere ingoiati dall’onda di immoralità e di indifferenza e di non cadere nella prostrazione spirituale. Perciò guardate continuamente negli occhi del Buon Pastore: “Se dovessi camminare in una valle oscura, / non temerei alcun male, perché tu sei con me” (Sal 23, 4). Così afferma il Salmo responsoriale dell’odierna liturgia.

10. Quattro anni fa qui, nello stesso “Blonia Krakowskie”, ricordai quella “cresima della storia” legata alla tradizione di san Stanislao, patrono della Polonia.

Desidero ripetere oggi le parole che pronunciai allora: “Dovete essere forti di quella forza che scaturisce dalla fede! Dovete essere forti della forza della fede! Dovete essere fedeli! Oggi più che in qualsiasi altra epoca avete bisogno di questa forza. Dovete essere forti della forza della speranza che porta la perfetta gioia di vivere e non permette di rattristare lo Spirito Santo! Dovete essere forti dell’amore, che è più forte della morte . . . tutto crede, tutto spera, tutto sopporta, quell’amore che non avrà mai fine (1 Cor 13, 4-8)”.

Di questa fede, speranza e carità furono forti Massimiliano, Raffaele, Orsola e Alberto, figli di questa Nazione. Essi pure sono stati dati a questa Nazione come segno di vittoria. La Nazione infatti, come una particolare comunità di uomini, è anche chiamata alla vittoria, con la forza della fede, della speranza e della carità, con la forza della verità, della libertà e della giustizia.

Gesù Cristo! Pastore degli uomini e dei popoli! Nel nome della tua Santissima Madre, per il suo Giubileo di Jasna Gora, ti chiedo una tale vittoria!

Gesù Cristo! Buon Pastore! Ti raccomando il difficile “oggi e il domani” della mia Nazione: ti raccomando il suo futuro!

11. “Se dovessi camminare in una valle oscura, / non temerei alcun male, perché tu sei con me”. Tu, per mezzo della tua Madre. Amen.

Il Signore è il mio pastore . . . Il Signore è il nostro pastore!

Amen.

Prima della benedizione, il Papa si è ancora rivolto ai fedeli:

Alla fine del mio pellegrinaggio per il Giubileo di Jasna Gora, pellegrinaggio che per volontà della Provvidenza si svolge nell’Anno Santo della Redenzione, mi è stato dato, per la seconda volta, di decorare con il diadema regale la statua della Madonna dolorosa, celebre Pietà di Limanowa, della diocesi di Tarnow.

Con particolare commozione guardo oggi questa statua, celebre per le sue grazie, tanto conosciuta e venerata nei Beskidi Wyspowe, in tutta la diocesi di Tarnów e molto oltre i confini. E io pongo queste corone sul capo del Redentore del mondo e su quello di sua Madre nel momento del suo più grande dolore e contemporaneamente della sua più piena collaborazione e partecipazione nell’opera redentrice di suo Figlio, nel momento in cui ella regge sul suo grembo materno le spoglie di Cristo poco dopo che nella persona di san Giovanni tutti le sono stati affidati come figli e figlie ed ella è stata data loro come Madre. Ci uniamo nella nostra gioia con tutta la Chiesa di Tarnów, con il suo pastore, Vescovo Jerzy, con i suoi collaboratori nell’Episcopato, con tutti i pellegrini e con tutta la comunità diocesana.

Alla Madre incoronata diciamo: “Sotto questo segno difenderemo la fede dei nostri padri”, ma in più la preghiamo di salvaguardare la nostra fede e quella delle nuove generazioni affinché noi, trasferiti al Regno dell’amatissimo Figlio, vi accediamo e rimaniamo e riceviamo la Redenzione e la remissione dei peccati, affinché niente riesca a spegnere in noi questa fede.

Chiediamo al Pastore della Chiesa di Tarnów e a tutti i pellegrini di questa diocesi di diffondere il nostro saluto e l’unione eucaristica nel Cristo in questa solenne adunanza eucaristica sul Blonia di Cracovia, il giorno in cui il Beato Padre Raffaele e il Beato Fra Alberto hanno ricevuto la gloria.

Cari fratelli e sorelle! L’Eucaristia non ha frontiere, e noi celebrandola oggi qui, sui Blonia di Cracovia, in questa forma solenne, la celebriamo in unione con tutta la Chiesa. Tutti i segni di questa unione, così come li ho elencati alla fine, nella dimensione geografica, sono per noi particolarmente eloquenti e cari. L’Eucaristia non ha frontiere.

Abbraccia l’uomo in tutte le dimensioni della sua esistenza e della sua vocazione. Questa è l’Eucaristia, la specie del pane, un pezzetto di pane che accogliamo nella nostra bocca, nel nostro organismo, nel nostro cuore. In questo cuore si incontrano la piccolezza dell’Eucaristia, l’umiltà dell’Eucaristia, il marchio della distruzione di Cristo con la sua non limitabile grandezza.

Vorrei che quelli che non hanno potuto partecipare alla nostra grande adunanza di beatificazione ricevessero i frutti di questa Eucaristia in modo particolare. Mi riferisco ai malati, alle persone prive di libertà, a tutti gli assenti che sono chiamati dal nostro amore e che tramite il nostro amore sono particolarmente presenti, poiché l’Eucaristia non ha frontiere. Cristo segue l’uomo dovunque egli vada, in tutti i posti dove egli è condotto.

Cristo segue l’uomo poiché è un Buon Pastore. Ancora una volta affido a questo Pastore, Pastore Eterno, Pastore Buono, la nostra comunità sul Blonie di Cracovia. Gli affido la Chiesa di Cracovia, la Chiesa nella Patria, la mia Patria, gli affido la Chiesa di tutte le parti del mondo. Affido al Buon Pastore la Chiesa nella mia Patria tramite la Madre e la Regina di Jasna Gora.

Cari fratelli e sorelle, vi ringrazio per la vostra partecipazione, per le profonde preghiere. Vi ringrazio per l’unione con Cristo e per aver permesso a me, vostro fratello, di essere ministro di questa unione con Cristo, in cui c’è la nostra speranza! Accogliete adesso la benedizione.

Copyright © Dicastero per la Comunicazione

La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/it/homilies/1983/documents/hf_jp-ii_hom_19830622_beatificazione-kalinowski-chmielowski.html

Sant'Alberto Chmielowski

Konstancin-Jeziorna, kościół p.w. św. Józefa

Konstancin-Jeziorna, Église Saint-Joseph


CANONIZZAZIONE DI AGNESE DI BOEMIA E DI ALBERTO ADAMO CHMIELOWSKI

OMELIA DI GIOVANNI PAOLO II

Basilica Vaticana - Domenica, 12 novembre 1989

1. “Imparate da me” (Mt 11, 29).

Oggi, domenica 12 novembre 1989, noi qui riuniti abbiamo ascoltato queste parole di Gesù nostro maestro e Signore, contenute nel Vangelo di Matteo:

“Imparate da me, che sono mite e umile di cuore”.

“Imparate da me . . . il mio giogo infatti è dolce e il mio carico leggero”.

“Prendete il mio giogo sopra di voi e imparate da me” (Mt 11, 29).

Meditando su queste parole, la Chiesa guarda oggi verso due persone che, con tutta la loro vita, hanno accolto questo invito del Maestro divino: la beata Agnese di Boemia e il beato fratel Albert Chmielowski di Cracovia. Molti secoli li separano l’una dall’altra: dal XIII al XX secolo. Li unisce però una particolare affinità spirituale: l’eredità di san Francesco d’Assisi e di santa Chiara: come pure la vicinanza delle nazioni da cui provengono: la Boemia e la Polonia.

2. Oggi li unisce la comune canonizzazione, con la quale la Chiesa iscrive nell’albo dei suoi santi questa figlia del popolo boemo e questo figlio del popolo polacco.

E ciò accade nel mese di novembre, quando nei nostri cuori risuonano ancora con viva eco le parole dell’Apocalisse di san Giovanni: “Vidi . . . una moltitudine immensa, che nessuno poteva contare, di ogni nazione, razza, popolo e lingua. Tutti stavano in piedi davanti al trono . . . e gridavano a gran voce . . . Amen! Lode, gloria, sapienza, azione di grazia, onore, potenza e forza al nostro Dio nei secoli dei secoli” (Ap 7, 9-12).

Ecco, “essi sono coloro che sono passati attraverso la grande tribolazione e hanno lavato le loro vesti rendendole candide col sangue dell’Agnello” (Ap 7, 14).

La verità della loro vita è stata questa: essi “hanno imparato” da Cristo, il quale è “mite e umile di cuore”; essi “hanno preso il suo giogo sopra di sé”. Ed ecco, hanno trovato un ristoro per le loro anime: la santità, e cioè la perfezione eterna in Dio.

3. La beata Agnese di Boemia, pur essendo vissuta in un periodo tanto lontano dal nostro, rimane anche oggi un fulgido esempio di fede cristiana e di carità eroica, che invita alla riflessione ed alla imitazione.

Ben si addicono alla sua vita ed alla sua spiritualità le parole della prima lettera di Pietro: “Siate moderati e sobri, per dedicarvi alla preghiera”. Così scriveva il capo degli apostoli ai cristiani del suo tempo; e soggiungeva: “Soprattutto conservate tra voi una grande carità . . . Praticate l’ospitalità gli uni verso gli altri, senza mormorare” (1 Pt 4, 7-9). Proprio questo è stato il programma di vita di sant’Agnese: fin dalla più tenera età ella orientò la propria esistenza alla ricerca dei beni celesti. Rifiutate alcune proposte di matrimonio, decise di dedicarsi totalmente a Dio, perché nella sua vita egli venisse glorificato per mezzo di Gesù Cristo (cf. 1 Pt 4, 11).

Essendo venuta a conoscere dai Frati Minori, allora giunti a Praga, l’esperienza spirituale di Chiara di Assisi, volle seguirne l’esempio di francescana povertà: con i propri beni dinastici fondò a Praga l’ospedale di san Francesco e un monastero per le “Sorelle Povere” o “Damianite”, dove lei stessa fece il suo ingresso il giorno di Pentecoste del 1234, professando i voti solenni di castità, povertà e obbedienza.

Sono rimaste famose le lettere che santa Chiara d’Assisi le indirizzò per esortarla a proseguire nel cammino intrapreso. Sorse così un’amicizia spirituale, che durò per quasi vent’anni, senza che le due sante donne si incontrassero mai.

4. “Praticate l’ospitalità gli uni verso gli altri, senza mormorare” (1 Pt 4, 9). Fu la norma a cui santa Angnese ispirò costantemente la propria azione, accettando sempre con piena fiducia gli avvenimenti che la Provvidenza permetteva, nella certezza che tutto passa, ma la Verità rimane in eterno!

È, questo, l’insegnamento che la nuova santa dona anche a voi, cari suoi connazionali, e dona a tutti. La storia umana è in continuo movimento; i tempi cambiano con le varie generazioni e con le scoperte scientifiche; nuove tecniche ma anche nuovi affanni si affacciano all’orizzonte dell’umanità, sempre in cammino: ma la verità di Cristo, che illumina e salva, perdura nel mutare degli eventi. Tutto ciò che avviene sulla terra è voluto o permesso dall’Altissimo perché gli uomini sentano la sete o la nostalgia della Verità, tendano ad essa, la ricerchino e la raggiungano!

“Ciascuno viva secondo la grazia ricevuta, mettendola a servizio degli altri”, così scriveva ancora san Pietro, e concludeva: “Chi esercita un ufficio, lo compia con l’energia ricevuta da Dio, perché in tutto venga glorificato Dio per mezzo di Gesù Cristo” (1 Pt 4, 10-11). Nella sua lunga vita, travagliata anche da malattie e sofferenze, sant’Agnese ha davvero compiuto con energia il suo servizio di carità, per amore di Dio, contemplando come in uno specchio Gesù Cristo, come le aveva suggerito santa Chiara: “In questo specchio rifulgono la beata povertà, la santa umiltà e l’ineffabile carità” (Lettera IV: “Fonti Francescane”, ed. 1986, n. 2903).

E così Agnese di Boemia, che oggi abbiamo la gioia di invocare “Santa”, pur vissuta in secoli tanto lontani da noi, ha avuto un notevole ruolo nello sviluppo civile e culturale della sua Nazione e resta nostra contemporanea per la sua fede cristiana e per la sua carità: è esempio di coraggio ed è aiuto spirituale per le giovani che generosamente si consacrano alla vita religiosa; e ideale di santità per tutti coloro che seguono Cristo; è stimolo alla carità, esercitata con totale dedizione verso tutti, superando ogni barriera di razza, di popolo e di mentalità; e celeste protettrice del nostro faticoso cammino quotidiano. A lei possiamo dunque rivolgerci con grande fiducia e speranza.

5. Ed ecco fratel Alberto: è un personaggio che ha lasciato un’orma profonda nella storia di Cracovia e del popolo polacco, come nella storia della salvezza. Bisogna “dare l’anima”): sembra questo il filo conduttore della vita di Adam Chmielowski, fin dai suoi giovani anni. Come studente diciassettenne della scuola di agricoltura partecipò alla lotta insurrezionale per la libertà della sua Patria dal giogo straniero – e in essa riportò la mutilazione di una gamba. Cercò il significato della sua vocazione attraverso l’attività artistica, lasciando opere che ancora oggi impressionano per una loro particolare capacità espressiva.

Mentre si dedicava sempre più intensamente alla pittura, Cristo gli fece sentire la chiamata per un’altra vocazione e lo invitò a cercare sempre più oltre: “Impara da me . . . che sono mite e umile di cuore . . . Impara”.

Adam Chmielowski fu discepolo pronto a ogni chiamata del suo maestro e Signore.

6. Di questa chiamata decisiva, che tracciò la sua strada verso la santità in Cristo, parla il testo della prima lettura della liturgia della odierna canonizzazione, tratto dal profeta Isaia: “. . . sciogliere le catene inique, togliere i legami del giogo, rimandare liberi gli oppressi e spezzare ogni giogo” (Is 58, 6). È questa la teologia della liberazione messianica, che contiene quella che oggi siamo abituati a definire “opzione per i poveri”: “dividere il pane con l’affamato, introdurre in casa i miseri, i senza tetto, vestire chi è nudo, senza distogliere gli occhi dalla tua gente” (Is 58, 7).

Proprio così fece fratel Alberto. In questo instancabile, eroico servizio a favore dei diseredati egli trovò finalmente il suo cammino. Trovò Cristo. Prese su di sé il suo giogo e il suo carico; e non fu soltanto “uno che fa la carità”, ma divenne fratello di coloro che egli serviva. Il loro fratello. Il “fratello grigio”, come era chiamato.

Altri lo seguirono: i “Fratelli grigi” e le “Sorelle grigie”, per i quali oggi è una grande festa comune. Ecco, infatti: si sono compiute le ulteriori parole della profezia di Isaia: “Davanti a te camminerà la tua giustizia, la gloria del Signore ti seguirà. Allora lo invocherai e il Signore ti risponderà: implorerai aiuto ed egli dirà: Eccomi!” (Is 58, 8-9).

7. “Eccomi”.

Nel Vangelo che abbiamo ora ascoltato Cristo dice: “Tutto mi è stato dato dal Padre mio; nessuno conosce il Figlio se non il Padre, e nessuno conosce il Padre se non il Figlio” (Mt 11, 27).

“Eccomi”: soltanto il Figlio! e “colui al quale il Figlio lo voglia rivelare” (Mt 11, 27).

E a chi il Figlio rivela? A chi si rivela il Padre nel Figlio?

“Ti benedico, o Padre . . . perché hai tenuto nascoste queste cose ai sapienti e agli intelligenti e le hai rivelati ai piccoli. Sì, o Padre, perché così è piaciuto a te” (Mt 11, 25-26).

Ti benedico, o Padre, perché / hai rivelato il mistero del tuo amore / a suor Agnese di Boemia e a fratel Alberto di Cracovia / “Perché così è piaciuto a te”. / Per questo ti rendiamo grazie.

Ti benediciamo, o Padre, insieme con il Figlio e con lo Spirito Santo. Benediciamo te, che sei l’amore.

© Copyright 1989 - Libreria Editrice Vaticana

Copyright © Dicastero per la Comunicazione

La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/it/homilies/1989/documents/hf_jp-ii_hom_19891112_due-canonizzazioni.html

Sant'Alberto Chmielowski

Świebodzice, figura św. Brata Alberta Chmielewskiego przed wejściem do kościoła posd Jego wezwaniem.

Sant'Alberto Chmielowski

Świebodzice, figura św. Brata Alberta Chmielewskiego przed wejściem do kościoła posd Jego wezwaniem.


Alberto Adamo Chmielowski

(1845-1916)

Beatificazione:

- 22 giugno 1983

- Papa  Giovanni Paolo II

Celebrazione

Canonizzazione:

- 12 novembre 1989

- Papa  Giovanni Paolo II

- Basilica Vaticana

Celebrazione

Memoria Liturgica:
- 17 giugno

Religioso, che, illustre pittore, si consacrò ai poveri, proponendosi di essere disponibile in tutto verso di loro, e fondò le Congregazioni dei Frati e delle Suore del Terz’Ordine di San Francesco al servizio dei bisognosi

"Bisogna dare l’anima"

Fratel Alberto, al secolo Adam Hilary Bernard Chmielowski, nacque a Igolomia, presso Cracovia (Polonia), il 20 agosto del 1845, primo di quattro figli, da Adalbert e Józefa Borzystawska, discendenti da una famiglia nobile. Adamo trascorse l'infanzia a Varsavia. Sin dai primi anni era molto caritatevole verso i poveri e divideva con loro quel che aveva.

Mandato a Pietroburgo, nella scuola dei cadetti, dopo un anno la madre lo fece ritornare in famiglia, preoccupata dell'influsso che aveva sul figlio l'educazione russa, e lo inviò a frequentare il ginnasio di Varsavia. Rimasto orfano dei genitori, fu affidato alle cure della zia paterna Petronela.

Nel 1863 scoppiò in Polonia l'insurrezione contro l'oppressione zarista. Adamo, allora studente dell'Istituto di Agricoltura a Pulawy, vi aderì con entusiasmo e, durante un combattimento, il 30 settembre 1863, presso Melchów, rimase gravemente ferito; fatto prigioniero, gli fu amputata, senza anestesia, la gamba sinistra, dimostrando un eccezionale coraggio.

Grazie all'interessamento dei parenti, fuggì dalla prigionia e fu costretto a lasciare la propria Patria. Fu a Parigi per studiare pittura; passò poi a Gand (Belgio) ove frequentò la facoltà d'ingegneria, quindi riprese gli studi di pittura all'Accademia di Belle Arti a Monaco di Baviera.

In ogni ambiente emergeva la sua personalità cristiana che, tradotta in coerenza di vita e di impegno professionale, influenzava quanti lo frequentavano.

Nel 1874, Chmielowski tornò in Patria. Alla ricerca di un nuovo ideale di vita, si pose la domanda: " Servendo l'arte si può servire anche Dio? ". la sua produzione artistica, che comprendeva per lo più soggetti profani, fu continuata poi con soggetti sacri. Uno dei migliori suoi quadri religiosi, l'" Ecce Homo ", fu il risultato di una profonda esperienza sull'amore misericordioso di Cristo verso l'uomo e condusse Chmielowski ad una metamorfosi spirituale.

Convinto che per servire Dio " bisogna dedicare a lui l'arte ed il talento ", nel 1880 entrò nella Compagnia di Gesù come fratello laico. Dopo sei mesi dovette lasciare il noviziato a cagione della cattiva salute.

Superata una profonda crisi spirituale, cominciò una nuova vita, dedicata tutta a Dio ed ai fratelli. Abitando dai parenti in Podolia (parte della Polonia assoggettata alla Russia), conobbe il III Ordine di S. Francesco, cominciò a visitare le parrocchie della zona, restaurando quadri e diffondendo tra la gente rurale lo spirito terziario. Costretto a lasciare la Podolia, si recò a Cracovia, dove si stabilì presso i Padri Cappuccini. Lì continuò la sua attività di pittore e si dedicò contemporaneamente all'assistenza dei poveri, destinando a loro il ricavato dei suoi quadri.

Per caso venne a conoscenza della tragica situazione dei poveri, ammassati nei cosiddetti posti di riscaldamento o dormitori pubblici di Cracovia e decise di venire loro in aiuto.

Per amore verso Dio e verso il prossimo, Chmielowski rinunciò al successo dell'arte, al benessere materiale, agli ambienti aristocratici e decise di vivere tra quei poveri, per sollevarli dalle loro miserie morali e materiali. Nella loro dignità calpestata scoprì il Volto oltraggiato di Cristo e volle in essi rinnovarlo.

Il 25 agosto 1887 vestì un saio grigio, prese il nome di Fratel Alberto e un anno dopo, con il consenso del Cardinale Dunajewski, pronunciò i voti di terziario francescano, dando inizio alla Congregazione dei Frati del III Ordine di S. Francesco, Servi dei Poveri (1888), i quali presero cura del dormitorio maschile. In seguito Fratel Alberto assunse l'assistenza delle donne del dormitorio pubblico femminile; le sue collaboratrici dettero origine anche al ramo femminile della Congregazione (1891), che affidò alla Serva di Dio Suor Bernardyna Jabkonska.

Insieme con le sue Congregazioni si dedicò, con piena disponibilità, al servizio dei più poveri, dei diseredati, degli abbandonati, degli emarginati e dei vagabondi. Per loro organizzò i ricoveri come case di assistenza materiale e morale, che offrivano lavoro volontario, di natura artigianale, assieme ai frati e alle suore nella stessa dimora, permettendo loro di guadagnare per il proprio sostentamento.

Nonostante l'invalidità e la protesi rudimentale alla gamba, viaggiava molto per fondare i nuovi asili in altre città della Polonia e per visitare le case religiose. Queste case erano aperte a tutti, senza distinzione di nazionalità o di religione. Oltre agli asili, fondò anche nidi e orfanatrofi per bambini e giovani, case per anziani e incurabili e cucine per il popolo. Mandò le suore a lavorare negli ospedali militari e nei lazzaretti durante la prima guerra mondiale.

Nel corso della sua vita sorsero in tutto 21 case religiose, nelle quali prestavano la loro opera 40 frati e 120 suore.

Con l'esempio della sua vita insegnò che "bisogna essere buoni come il pane ... che ognuno può prendere per soddisfare la propria fame". Osservò lui stesso e raccomandò ai suoi religiosi la massima povertà evangelica sull'esempio di S. Francesco d'Assisi. la sua opera caritativa la affidò con fiducia totale alla Provvidenza divina. La forza per svolgere la sua attività l'attinse dalla preghiera, dall'Eucaristia e dall'amore per il Mistero della Croce.

Colpito da cancro allo stomaco, mori a Cracovia il giorno di Natale del 1916, nel ricovero per i poveri. Prima di morire, indicando l'immagine della Madonna di Czestochowa, disse ai fratelli e alle suore: " Questa Madonna è la vostra Fondatrice, ricordatevi questo ". E ancora: " Prima di tutto osservate la povertà ".

In quanti lo avevano avvicinato e conosciuto, lasciò un meravigliosa testimonianza di fede e di carità.

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/alberto-adamo-chmielowski.html


IL PADRE DEI POVERI

A Cracovia e in tutta la Polonia ,è conosciuto come il Padre dei poveri e, per la sua povertà evangelica, è chiamati il "S. Francesco polacco del XX secolo".
Fratel Alberto lasciò nella storia della Chiesa una tracci; incisiva. Egli non soltanto interpretò in modo giusto il Var gelo sulla misericordia del Cristo e lo accettò, ma soprat tutto lo introdusse nella propria vita religiosa.

Oggi i Fratelli Albertini e le Suore Albertine realizzano i carisma del Fondatore prestando il loro servizio in Polonia le suore sono diffuse anche in Italia, USA e America Latina.

Il 22 giugno 1983 Papa Giovanni Paolo II beatificò Frate Alberto a Cracovia, durante il suo secondo viaggio apostolico: in Polonia. Proclamandolo Santo il 12 novembre 1989 a Roma la Chiesa lo addita come un modello, per i nostri tempi di testimonianza dell'amore verso Dio, che si manifesta nel l'amore cristiano verso il prossimo, nello spirito della bontà evangelica.

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/alberto-adamo-chmielowski.html

Tombe de Saint Albert (Adam) Chmielowski, cimetière de Rakowice, 26 Rakowicka, Krakow, Pologne


Sant’Alberto Chmielowski

Terz’Ordine di san Francesco: A Cracovia, in Polonia, nel 1916 , sant’Alberto, al secolo Adamo Chmielowski, fondatore dei Fratelli e delle Sorelle del Terz’Ordine di san Francesco per il servizio dei poveri. Volle dimenticare sé stesso, in mezzo a un’assoluta indigenza volontaria, con la totale disponibilità verso gli altri. Fu un degno figlio di san Francesco. Dal Papa Giovanni Paolo II, annoverato tra i santi. Festa il 17 giugno o il 25 dicembre.

SOURCE : https://ora-et-labora.net/albertosantiebeati.htm#_Toc105147450

Sant'Alberto Chmielowski

Plaque au 6 rue Książęca à Varsovie.

Tablica upamiętniająca Alberta Chmielowskiego na fasadzie budynku przy ul. Książęcej 6 w Warszawie


Den hellige Albert Chmielowski (1845-1916)

Minnedag:

17. juni

Han ble sendt til kadettskolen i St. Petersburg. Men han hadde åpenbart ingen sympati med de russiske militærstyrkene som da okkuperte hans hjemland, så etter et år vendte han tilbake til Polen for å studere jordbruksfag for å kunne forvalte familiens eiendommer. Deretter gikk han på skole i Pulawy ved Lublin. I 1863 deltok han i likhet med mange patriotiske unge polakker i folkeoppstanden mot den russiske undertrykkelsen, som imidlertid mislyktes. I et slag ved Melchów den 30. september 1863 ble han såret og tatt til fange. Han måtte amputere det venstre beinet, noe som reddet ham fra henrettelse.

Han rømte fra fengselet med hjelp av noen slektninger, og i 1865 ble han tvunget til å forlate landet. Etter maler- og ingeniørstudier i Paris, Gent og München dro han tilbake til Polen etter amnestiet i 1874 og begynte på Kunstakademiet i Kraków. Nå lærte han nøden blant de fattigste i byen å kjenne. Han begynte å arbeide som maler, og hadde betydelig suksess. Men nøyaktig ti år etter at han først hadde stilt ut et bilde ga han i 1880 plutselig opp kunsten.

I 1880 sluttet han seg til jesuittordenen i Stara-Wies, men dette livet passet ham ikke. Etter seks måneder fikk han et nervøst sammenbrudd og forlot Jesu Selskap. I stedet tok han opp malingen igjen og vendte seg mot fransiskanertertiarene, siden deres idealer alltid hadde begeistret ham, og han ble medlem i 1888. Han arbeidet først på landsbygda i det polske Podolia (nå i Ukraina), men fra 1884 var han igjen i Kraków. Selv om han fortsatte å male litt, ga han gradvis opp kunsten og begynte å hjelpe de fattige. Han åpnet sitt atelier for de hjemløse og sørget for varme rom og mat til dem, deretter opprettet han herberger og åpnet til og med verksteder.

Inspirert av en annen frihetskjemper, den hellige Rafael Kalinowski, som ble karmelittmunk, tok han den 25. august 1887 navnet Albert og ikledde seg en slags enkel drakt. I 1888 avla de hjemløses sjelesørger løfter om kyskhet og fattigdom sammen med flere ledsagere for erkebiskopen av Kraków, kardinal Albin Dunajewski, som også hadde deltatt i opprøret i 1863. Det var fødselsøyeblikket for kongregasjonen «Brødre av den hellige Frans' tredjeorden, de fattiges tjenere» (Zgromadzenie Braci III Zakonu Sw. Franciszka z Asyzu Poslugujacych Ubogim), som kalles albertinerbrødre, som tre år senere (1891) ble fulgt av «Søstre av den hellige Frans' tredjeorden, de fattiges tjenerinner» (Zgromadzenie Sióstr III Zakonu Sw. Franciszka z Asyzu Poslugujacych Ubogim - SAPU) eller albertinersøstre (Siostry Albertynki), under ledelse av den salige Maria Bernardina Jablonska. Medlemmene i disse to kongregasjonene arbeider fortsatt for de hjemløse og nødlidende i Polen. De arbeider også i Italia, USA og Argentina.

Albert grunnla i alt 21 hus over hele Polen, og han hjalp alle, uavhengig av nasjonalitet, alder eller religion. Hans liv var en kombinasjon av polsk patriotisme og kjærlighetsfullt selvoppofrelse for de marginaliserte på den tiden, de hjemløse og de lutfattige. Både på grunn av sitt hellige liv og sin vennlige karakter fikk han mange tilhengere.

Han levde selv som en landstryker og døde av magekreft på fattigsykehuset i Kraków på juledag, den 25. desember 1916. Ved hans begravelse var både borgermesteren og biskopen av Kraków, men også store masser med vanlige mennesker. I 1938 ble han posthumt tildelt Storbåndet av ordenen «Polen Restituta» av landets president, den høyeste heder han kunne tildele. Han ble saligkåret den 22. juni 1983 i Kraków sammen med Rafael Kalinowski og helligkåret den 12. november 1989 av pave Johannes Paul II i Peterskirken i Roma. Hans minnedag er noen steder dødsdagen 25. desember, men fordi dette er juledag, feires hans minnedag oftest 17. juni.

I Kirkens historie har det vært skrevet skuespill om mange hellige menn og kvinner, men Albert er garantert den eneste som har fått et stykke skrevet av mannen som helligkåret ham. Karol Wojtyla skrev teaterstykket «Vår Guds bror» om Albert i 1949, men det ble ikke oppført før etter at han hadde blitt pave Johannes Paul II. Stykket ble filmatisert i 1997 av den kjente polske regissøren Krzysztof Zanussi.

Se en side med bilder

Kilder: Attwater/Cumming, Butler, Butler (XII), Schauber/Schindler, Gorys, Dammer/Adam, Holböck (1), Holböck (3), Index99, Patron Saints SQPN, Heiligenlexikon, vatican.va, Abbaye Saint-Benoît, catholic.net - Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden - Sist oppdatert: 2003-06-12 00:38

SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/achmielo

Sant'Alberto Chmielowski


Albert Chmielowski

Taufname: Adam Hilarius

Gedenktag katholisch: 25. Dezember

gebotener Gedenktag in Polen, Hochfest im Bistum Sosnowiec (als Hauptpatron der Diözese): 17. Juni

Name bedeutet: durch Adel glänzend (althochdt.)

Ordensmann, Ordensgründer

* 20. August 1845 in Igolomia bei Krakau in Polen

† 25. Dezember 1916 in Kraków / Krakau in Polen

Adam Chmielowski wurde als Sohn adeliger Eltern geboren. Im Alter von elf Jahren wurde er Waise und wurde zusammen mit seinen drei Geschwistern von Verwandten erzogen. 1863 nahm er am Volksaufstand der Polen gegen die Russen teil. Er geriet in Gefangenschaft; dank einer schweren Verwundung, nach der ein Bein amputiert wurde, blieb ihm die Hinrichtung erspart. Der missglückte Widerstand gegen die zaristischen Unterdrücker zwang Adam, ins Ausland zu fliehen. In Gent in Belgien begann er ein Ingenieurstudium, aber bald entdeckte er seine Vorliebe zur Kunst und entschied sich, an der damaligen Akademie der Bildenden Künste in München Kunst zu studieren.

1874 kehrte Chmielowski als Künstler nach Polen zurück. Er beabsichtigte nun, seine Gedanken und Talente ganz dem Ruhm Gottes zu widmen und begann, vorwiegend religiöse Motive zu malen. 1880 trat er dem Jesuitenorden bei, den er bald schon ob seiner Gesundheit wieder verlassen musste. Immer mehr wandte er sich den Armen zu und wohnte sogar mit ihnen in einer öffentlichen Schlafstätte. 1887 schloss er sich mit dem Ordensnamen Albert dem Dritten Orden der Franziskaner an und arbeitete an dessen Verbreitung in Polen und im damaligen polnisch-russischen Gebiet der heutigen Ukraine; 1888 legte er die Ordensgelübde ab.

In Krakau kümmerte Albert Chmielowski sich um Obdachlose und Bettler, gründete Notquartiere und Werkstätten, Suppenküchen für die Armen, Kindergärten und Häuser für Kinder und jugendliche Obdachlose. Für diese Arbeit gründete er 1888 bzw. 1891 die Kongregationen der Brüder und der Schwestern Diener der Armen im Dritten Orden des Heiligen Franziskus, die Albertiner und ab 1897 zusammen mit Bernhardina Maria Jabłońska den weiblichen Zweig.

Kanonisation: Albert Chmielowski wurde vom ehemaligen Bischof von Krakau, Papst Johannes Paul II., am 22. Juni 1983 selig- und am 12. November 1989 von demselben Papst heiliggesprochen.

Seite zum Ausdruck optimiertUnser Reise-Blog:
 
Reisen zu den Orten, an denen die
Heiligen lebten und verehrt werden.


Empfehlung an Freunde senden

Artikel kommentieren / Fehler melden

Fragen? - unsere FAQs antworten!

Im Heiligenlexikon suchen

Impressum - Datenschutzerklärung

Schauen Sie sich zufällige Biografien an:

Pion
Julius I
Alexander

Autor: Joachim Schäfer - zuletzt aktualisiert am 13.02.2026

Quellen:

• Ferdinand Holböck: Die neuen Heiligen der katholischen Kirche, Band 3. Christiana, Stein am Rhein, 1994

• https://www.bratalbert.org/strona-duchowa/sw-brat-albert - abgerufen am 13.02.2026

• Lexikon für Theologie und Kirche, begr. von Michael Buchberger. Hrsg. von Walter Kasper, 3., völlig neu bearb. Aufl., Bd. 1. Herder, Freiburg im Breisgau 1993

korrekt zitieren: Joachim Schäfer: Artikel Albert Chmielowski, aus dem Ökumenischen Heiligenlexikon - https://www.heiligenlexikon.de/BiographienA/Albert_Chmielowski.htm, abgerufen am 23. 9. 2026

Die Deutsche Nationalbibliothek verzeichnet das Ökumenische Heiligenlexikon in der Deutschen Nationalbibliografie; detaillierte bibliografische Daten sind im Internet über https://d-nb.info/1175439177 und https://d-nb.info/969828497 abrufbar.

SOURCE : https://www.heiligenlexikon.de/BiographienA/Albert_Chmielowski.htm

Sant'Alberto Chmielowski


(16-23 DE JUNHO DE 1983)

CONCELEBRAÇÃO EUCARÍSTICA
COM A BEATIFICAÇÃO DE DOIS SERVOS DE DEUS:
PADRE RAFAEL KALINOWSKI
E IRMÃO ALBERTO (ADAM) CHMIELOWSKI

HOMILIA DO SANTO PADRE

Parque de Cracóvia

Quarta-feira, 22 de Junho de 1983

1. "O Senhor é o meu pastor..." (Sl. 22/23, 1).

Meus dilectos Compatriotas!

Desejo hoje, juntamente convosco, dar glória ao Senhor, que é o nosso Pastor: Ele é o Bom Pastor do seu rebanho. Disse-o de Si mesmo no Evangelho. É o que nos diz também o Salmo da liturgia de hoje.

Desejo então, neste dia conclusivo da minha peregrinação na Pátria, professar juntamente convosco a verdade sobre o Bom Pastor no contexto do jubileu de Jasna Góra. Os seis séculos da admirável presença da Mãe de Deus nesta Efígie que a todos nos congrega e une espiritualmente, não são obra do Bom Pastor? Sabemos, de facto, que Ele cuida sobretudo de conservar a união do seu rebanho. Grande é a sua solicitude, a fim de que ninguém pereça, e Ele próprio procura a ovelha tresmalhada.

Damos testemunho disto mediante o Ano da Redenção na Igreja Inteira. E na terra polaca, onde continua ainda o jubileu de Jasna Góra, fazemos a pergunta: Cristo, o Bom Pastor, não realiza todas as suas obras por uma particular mediação da sua Mãe De Nossa Senhora de Jasna Góra?

A respeito do Bom Pastor, diz o Salmista:

"... me faz descansar, / conduz-me às águas refrescantes: / reconforta a minha alma..." (ibid. vv. 2, 3).

Jasna Góra não é para nós um tal lugar, onde podemos descansar? onde as nossas almas se reconfortam? Não é ele semelhante à fonte de água viva, da qual bebemos há tantas gerações? Bebemos dos inexauríveis recursos da Redenção de Cristo, da qual Maria nos aproxima!

2. No dia conclusivo da minha peregrinação, unida ao jubileu de Jasna Góra, desejo aqui, em Cracóvia, juntamente convosco, meus caros Compatriotas, exprimir o admirável mistério da presença do Bom Pastor no meio de todas as gerações, que passaram pela terra polaca e aqui, em Cracóvia, deixaram uma particular expressão da sua identidade polaca e cristã.

Precisamente por isto é tão cara e preciosa esta Cracóvia. E torna-se muito necessário empenhar-se por que não se deteriorize a sua essência histórica, na qual a nossa Nação lê, com um particular relevo, não só o próprio passado, mas simplesmente a própria identidade. Disto falei há quatro anos, quando celebrámos em Cracóvia os nove séculos de Santo Estanislau. Desejo de novo falar hoje desta "confirmação da história", que perdura e se desenvolve de geração em geração. Desta "confirmação" que possui um particular significado para os Polacos do ano de 1983, para vós, amados Irmãos e Irmãs, meus Compatriotas!

3. Dou-vos as boas-vindas e saúdo-vos de todo o coração no mesmo Blonia (Krakowskie), como há quatro anos, na perspectiva de "Kopiec Kosiuszki" e, por outro lado, na perspectiva das torres da Igreja dedicada à Virgem, do edifício da Administração municipal e da Universidade. A minha Cracóvia...

Saúdo o meu sucessor, Metropolita de Cracóvia, o Cardeal Franciszek, os meus Irmãos no Episcopado: Julian, Jan, Stanislaw e Albin, com os quais me uniram os anos do comum serviço na Arquidiocese de Cracóvia. Dou as boas-vindas e saúdo cordialmente os Bispos das Metrópoles de Cracóvia, de Czestochowa, de Katowice, de Kielce, de Tarnow. Dou as boas-vindas ao Cardeal Primaz da Polónia, ao Cardeal Wladislaw Rubin, a todos os presentes.

Saúdo de todo o coração todos os nossos Convidados vindos de fora da Polónia: o Cardeal Krol de Filadélfia, o Cardeal Ballestrero de Turim, o Cardeal Lustiger de Paris, o Cardeal Meisner de Berlim, e também o Cardeal Casaroli, Secretário de Estado, que me acompanha nesta viagem, e todos os Bispos provenientes de fora da Polónia.

Saúdo o Cabido Metropolitano de Cracóvia e todo o Clero da Arquidiocese: os meus irmãos no sacerdócio, aos quais pertenço com as ordens sagradas e com o coração, conservando e aprofundando conscientemente em mim os vínculos desta pertença. Estou ligado a este Seminário eclesiástico, no qual me preparei para o sacerdócio, como também a esta Faculdade de Teologia, na qual estudei, em parte durante a clandestinidade do período da ocupação. Hoje, com particular cordialidade, saúdo a Pontifícia Academia de Teologia, que traz em si a herança do Ateneu, ligado ao grande nome da bem-aventurada rainha Hedviges.

Saúdo também, além do clero da Arquidiocese de Cracóvia, e dou as boas-vindas a todos os sacerdotes tanto da província eclesiástica de Cracóvia como de toda a Polónia.

Com os representantes das Famílias religiosas, masculinas e femininas, congratulo-me de modo particular por este dia.

4. De facto, hoje é-me dado realizar um serviço particular: a elevação de Servos de Deus às honras dos altares mediante a beatificação.

Normalmente, este tipo de serviço é realizado em Roma. Todavia, já em tempos remotos, ele era realizado também fora de Roma. Sabemos, por exemplo, que Santo Estanislau foi canonizado em Assis. Eu mesmo tive oportunidade de realizar beatificações em Manila, durante a visita pastoral nas Filipinas, e na Espanha, em Sevilha, em Novembro do ano passado.

Desejei muito que a minha peregrinação na Pátria, em relação com o jubileu de Jasna Góra, se tornasse também particular ocasião para elevar às honras dos altares Servos de Deus, cuja via para a santidade está ligada a esta terra e a esta Nação, na qual reina a Senhora de Jasna Góra.

A beatificação deles é uma especial festa da Igreja na Polónia: do inteiro Povo de Deus, que constitui esta Igreja. A Igreja, com efeito, como recordou o Concílio Vaticano II, deve recordar constantemente a todos a vocação à santidade e deve também conduzir a esta santidade os seus filhos e as suas filhas.

Quando esta santidade é afirmada de modo solene mediante a beatificação, e especialmente a canonização, a Igreja rejubila de uma alegria especial. Constitui isto, num certo sentido, a máxima alegria que ela pode ter no seu peregrinar terreno.

Hoje, portanto, a Igreja na terra polaca alegra-se, louvando o Eterno Pastor pela obra de santidade realizada mediante o Espírito Santo nos Servos de Deus: Padre Rafael Kalinowski e Irmão Alberto (Adam) Chmielowski.

É toda a Igreja na Polónia que participa da alegria da beatificação de hoje. De modo particular esta é a alegria da família carmelitana, não só na Polónia, à qual pertencia o Padre Rafael, e da família franciscana, sobretudo a "albertina", da qual o Irmão Alberto foi o Fundador.

Desejo acrescentar que esta é também uma alegria particular para mim, porque estas duas maravilhosas figuras sempre me estiveram muito próximas espiritualmente. Sempre me indicaram o caminho para aquela santidade, que é a vocação de cada um em Jesus Cristo.

5. Diz o Senhor Jesus: "Como o Pai Me amou, assim também Eu vos amei. Permanecei no Meu amor" (Jo. 15, 9).

Eis dois discípulos do Divino Mestre, que descobriram plenamente nos caminhos da sua peregrinação terrena o amor de Cristo, e perseveraram neste amor!

A santidade, de facto, consiste no amor. Baseia-se no mandamento do amor. Cristo diz: "Este é o meu mandamento: Amai-vos uns aos outros, como Eu vos amo" (ibid. v. 12)." E diz ainda: "Se guardardes os Meus mandamentos, permanecereis no Meu amor, como também Eu guardei os mandamentos do Meu Pai e permaneço no Seu amor" (ibid. v. 10).

A santidade é, por conseguinte, uma particular semelhança a Cristo. É uma semelhança mediante o amor. Por meio do amor permanecemos em Cristo, tal como Ele mesmo mediante o amor permanece no Pai. A santidade é a semelhança a Cristo que atinge o mistério da sua união com o Pai no Espírito Santo: a sua união com o Pai mediante o amor.

O amor é o primeiro e eterno conteúdo do mandamento, que provém do Pai. Cristo diz que Ele mesmo "observa" este mandamento. E é também Ele que nos dá este mandamento, no qual está encerrado todo o conteúdo essencial da nossa semelhança a Deus em Cristo.

O Padre Rafael e o Irmão Alberto alcançaram na própria vida aquele auge de santidade, que a Igreja hoje confirma, no caminho do amor. Outro não é o caminho que leva a este auge. Hoje Cristo diz-lhes: "Vós sois os meus amigos" (ibid. v. 14), "chamei-vos amigos, pois vos ensinei tudo quanto ouvi de Meu Pai" (ibid. v. 15).

Este "tudo quanto" resume-se no mandamento do amor.

6. "Ninguém tem maior amor do que aquele que dá a sua vida pelos seus amigos" (ibid. v. 13).

O Padre Rafael e o Irmão Alberto, desde os primeiros anos da própria vida, entenderam esta verdade: que o amor consiste em dar a alma; que amando é preciso doar-se, ou melhor, é preciso "dar a vida", tal como Cristo diz aos apóstolos.

Este dar a vida pelos próprios amigos, pelos Compatriotas, manifestou-se também em 1863 mediante a participação deles na insurreição. Józef Kalinowski tinha então 28 anos, era engenheiro e tinha o grau de oficial no exército do czar. Adam Chmielowski tinha apenas 17 anos, era estudante do instituto agrário e florestal em Pulawy. Ambos eram impelidos por um heróico amor pela Pátria. Por terem participado na insurreição, Kalinowski pagou com o exílio na Sibéria: a pena de morte foi-lhe comutada na "Sibéria": para Chmielowski, o preço foi a mutilação.

Recordámos estas duas figuras em 1963, no centenário da insurreição de Janeiro, reunindo-nos diante da Igreja dos Padres Carmelitas Descalços, como atesta a lápide ali colocada.

A insurreição de Janeiro foi para Józef Kalinowski e Adam Chmielowski uma etapa do caminho para a santidade, que é o heroísmo de toda a vida.

7. A Providência Divina conduziu cada um deles pelo próprio caminho. Józef Kalinowski, antes de entrar no noviciado dos Carmelitas, após o retorno da Sibéria, foi professor, de August Czartoryski, um dos primeiros salesianos, também ele candidato às honras dos altares. Adam Chmielowski estudou pintura e por diversos anos dedicou-se à actividade artística, antes de se encaminhar pela via da vocação que, depois das primeiras tentativas na Companhia de Jesus, o conduziu para as fileiras da Terceira Ordem Franciscana, da qual tomou o seu início a vocação albertina.

Cada um deles, no próprio caminho, continuou a realizar estas palavras do Redentor e Mestre: "Ninguém tem maior amor do que aquele que dá a vida". O Padre Rafael deu esta vida num austero convento carmelita, servindo até ao fim, de modo particular no confessionário, e os seus contemporâneos chamaram-lhe "mártir do confessionário". O Irmão Alberto deu-a no serviço dos mais pobres e dos deserdados socialmente. Ambos deram até ao fim a própria vida a Cristo. Ambos encontraram n'Ele a plenitude do conhecimento, do amor e do serviço.

Ambos puderam repetir, com São Paulo: "em tudo isso só vejo dano, comparado com o supremo conhecimento de Jesus Cristo, meu Senhor. Por Ele tudo desprezei..." (Flp. 3, 8).

O Padre Rafael e o Irmão Alberto dão testemunho deste admirável mistério evangélico da "kenosi", do desprendimento, do despojamento, que abrem a porta à plenitude do amor.

O Padre Rafael escreveu, à sua irmã: "Deus entregou-se inteiramente por nós, como devemos sacrificar-nos a Deus" (Carta de 1 de Julho de 1866 à família).

E o irmão Alberto confessou:

"Contemplo Jesus na sua Eucaristia, o seu amor pôde realizar algo de mais belo? Se Ele se fez pão, também nós devemos tornar-nos pão...» doemo-nos" (W. Kluz, Adam Chmielowski, p. 199).

Deste modo cada um deles foi "conquistado por Jesus Cristo" (Flp. 3, 12).

Deste modo cada um deles ganhou Cristo e n'Ele encontrou... a justiça que provém de Deus...". Com a esperança, assemelhando-me a Ele, na morte, de poder chegar à ressurreição dentre os mortos" (cf. ibid. vv. 8,91041).

Com esta esperança, o Padre Rafael terminou a sua vida entre as paredes do convento carmelita, em Wadowice, minha cidade natal, em 1907; o Irmão Alberto, no seu "asilo de mendigos" em Cracóvia, em 1916.

No limiar do nosso século, na vigília da independência reconquistada pela Polónia, terminaram a própria vida estes dois grandes filhos da terra polaca, aos quais, foi dado traçar os caminhos da santidade, para os seus contemporâneos e, ao mesmo tempo, para as gerações futuras.

8. O jubileu de Jasnà Góra na nossa Pátria coincidiu com o Ano da Redenção e nele fundiu-se desde o dia 25 de Março deste no.

O Jubileu extraordinário da Redenção encaminha todos nós para aquele primeiro amor, com o qual Deus Pai "amou tanto o mundo que deu o Seu Filho unigénito, para que todo aquele que n'Ele crê não pereça, mas tenha a vida eterna" (Jo. 3, 16).

Deste amor Cristo diz no Evangelho de hoje: "Como o Pai Me amou, assim também Eu vos amei. Permanecei no meu amor".

O Ano da Redenção tem por objectivo reavivar especialmente este "permanecer no amor"'do Redentor. Para haurir deste amor e, deste modo, para aprofundar e renovar o próprio amor procurando os caminhos da conversão e da reconciliação com Deus em Jesus Cristo.

Este particular trabalho da Igreja no Ano da Redenção, está unido à realidade da Comunhão dos Santos.

Nos Santos, de facto, manifestou-se e manifesta-se constantemente a inexaurível força da Redenção de Cristo. É pela força da Redenção que eles conseguiram esta particular participação na santidade de Deus, que é a meta e a alegria da Igreja. Por sua vez, os Santos ajudam-nos a aproximar-nos da Redenção de Cristo e, num certo modo, compartilham connosco a sua feliz participação nesta força salvífica.

Um Ano Santo é sempre, na vida da Igreja, uma particular ocasião para reavivar a mediação dos Santos. Em primeiro lugar da Santíssima Mãe de Cristo, e de todos os Santos.

Por isso, de modo particular, agradeço à Santíssima Trindade porque me foi dado, durante a minha peregrinação na Polónia, por ocasião do Jubileu de Jasna Góra, ampliar num certo sentido, de maneira visível, este nosso círculo pátrio da Comunhão dos Santos:

— São Maximiliano Maria Kolbe

— Beato Rafael Kalinowski

— Beato Alberto Chmielowski (Irmão Alberto)

— Beata Úrsula Ledóchowska.

9. "Venimus - Vidimus - Deus vicit" Viemos, vimos, Deus venceu! O rei que pronunciou estas palavras está sepultado aqui em Cracóvia, em Wawel: João III Sobieski. Recordei-as no inicio da minha peregrinação, em Varsóvia. Hoje, uma vez mais, volto a repeti-las.

E repito-as porque são os Santos e os Beatos que nos mostram o caminho para a vitória, que Deus traz à história do homem.

Desejo, portanto, uma vez mais repetir, como já disse em Varsóvia, que em Jesus Cristo o homem é chamado à vitória: àquela vitória que alcançaram o Padre Maximiliano e o Irmão Alberto, o Padre Rafael e a Madre Úrsula, em grau heróico.

Todavia, a uma tal vitória é chamado cada homem. E é chamado cada Polaco que fixa o olhar nos exemplos dos seus Santos e Beatos. A elevação deles às honras dos altares na terra natal, é o sinal desta força que é mais forte do que toda a fraqueza humana e do que todas as situações, mesmo as mais difíceis, sem excluir a prepotência. Peço-vos que chameis pelo nome estas fraquezas, estes pecados, estes vícios, estas situações. Que os combateis constantemente. Que não permitais ser envolvidos pela onda de imoralidade e de indiferença e que não tombeis na prostração espiritual. Por isso, conservai sempre os olhos fixos no Bom Pastor: "Mesmo que atravesse os vales sombrios, / nenhum mal temerei, porque estais, comigo" (Sl. 22/23, 4).

Assim afirma o Salmo responsorial desta liturgia.

10. Há quatro anos, neste mesmo "Blonia Krakowskie", recordei àquela "confirmação da história" ligada à tradição de Santo Estanislau, Padroeiro da Polónia.

Desejo repetir hoje as palavras que pronunciei então: "Deveis ser fortes daquela força que brota na fé! Deveis ser fortes da força da fé! Deveis ser fiéis! Hoje, mais do que em qualquer outra época, tendes necessidade desta força. Deveis ser fortes da força da esperança que traz a perfeita alegria de viver e não permite entristecer o Espírito Santo!

Deveis ser fortes do amor, que é mais forte do que a morte... Tudo crê, tudo espera, tudo suporta aquele amor que não acabará nunca (1 Cor. 13, 4-8)".

Desta fé, esperança e caridade foram fortes Maximiliano, Rafael, Úrsula e Alberto, filhos desta Nação.

Eles também foram dados a esta Nação como sinal de vitória. A Nação de facto, como uma particular comunidade de homens, é também chamada à vitória, com a força da fé, da esperança e da caridade, com a força da verdade, da liberdade é da justiça.

Jesus Cristo! Pastor dos homens e dos Povos! No nome da vossa Mãe Santíssima, por ocasião do seu jubileu de Jasna Góra, peço-Vos uma tal vitória.

Jesus Cristo! Bom Pastor! Recomendo-Vos o difícil "hoje e o amanhã" da minha Nação: Recomendo-Vos o seu futuro!

11. "Mesmo que atravesse os vales sombrios, nenhum mal temerei, porque estais comigo".

Vós, por meio da Vossa Mãe. Amém.

O Senhor é o meu pastor...

O Senhor é o nosso pastor! Amém.

Copyright © Dicastério para a Comunicação

A Santa Sé

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/pt/homilies/1983/documents/hf_jp-ii_hom_19830622_beatificazione-kalinowski-chmielowski.html

Saint Albert Chmielowski, franciscain, 1845-1916 : http://voiemystique.free.fr/albert_chmielowski.htm

Saint Albert Adam Chmielowski (1845-1916), Brother of Our God : https://www.manresa-sj.org/stamps/1_Chmielowski.htm