dimanche 26 février 2017

Bienheureuse PIEDAD de la CRUZ ORTIZ REAL, vierge religieuse et fondatrice de la Congrégation des Soeurs Salésiennes du Sacré-Coeur de Jésus (Hermanas Salesianas del Sagrado Corazón de Jesús)

Bienheureuse Piedad de la Cruz Ortíz Real

Fondatrice des Salésiennes du Sacré-Cœur à Alcantarilla (Murcia) (+ 1916)

Née à Bocairente (Valence, Espagne) le 12 novembre 1842. Béatifiée le 21 mars 2004.

"Le 8 septembre 1890, naissait la Congrégation des Sœurs salésiennes du Sacré-Cœur de Jésus, à travers laquelle Piedad de la Cruz servit son prochain avec ferveur, jusqu'à sa mort, le 26 février 1916, considérée comme une sainte par la population."

Piedad de la Cruz Ortiz Real (1842-1916)

"La Mère Piedad de la Cruz Ortíz Real est un merveilleux exemple de la réconciliation que nous propose saint Paul dans la deuxième lecture:  "Car c'était Dieu qui dans le Christ se réconciliait le monde" (2 Co 5, 19). Mais Dieu demande la collaboration des hommes pour mener à bien son œuvre de réconciliation (cf. vv. 19-20). La Mère Piedad réunit plusieurs jeunes filles désireuses de montrer aux humbles et aux pauvres l'amour du Père providentiel manifesté dans le Cœur de Jésus, donnant ainsi vie à une nouvelle famille religieuse. Modèle de vertus chrétiennes et religieuses, pleine d'amour pour le Christ, la Vierge Marie et les pauvres, elle nous laisse un exemple d'austérité, de prière et de charité envers tous les indigents."

Homélie du Pape Jean-Paul II

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/12409/Bienheureuse-Piedad-de-la-Cruz-Ortiz-Real.html

CHAPELLE PAPALE POUR LA BÉATIFICATION DE 4 SERVITEURS DE DIEU

HOMÉLIE DU PAPE JEAN-PAUL II

IV Dimanche de Carême, 21 mars 2004


1. "Si donc quelqu'un est dans le Christ, c'est une création nouvelle" (2 Co 5, 17).

Nous pouvons résumer par ces paroles de l'Apôtre Paul le message de la liturgie de béatification d'aujourd'hui, qui s'insère harmonieusement, en ce milieu du chemin quadragésimal, dans le Dimanche appelé "Laetare".

La deuxième Lecture et l'Evangile forment comme un hymne à deux voix, en louange pour l'amour de Dieu, Père miséricordieux (Lc 15, 11-32), qui nous a réconciliés dans le Christ (2 Co 5, 17-21). Un hymne qui se transforme en appel pressant:  "Laissez-vous réconcilier avec Dieu " (2 Co 5, 20).

Cette invitation repose sur la certitude que le Seigneur nous aime. Il a fait preuve de son amour pour les Israélites en les faisant entrer dans la terre de Canaan, après la longue marche de l'Exode, comme nous l'avons entendu dans la première Lecture, imprégnée d'une poignante nostalgie. La Pâque qu'ils célébrèrent "le soir, dans la plaine de Jéricho" (Jos 5, 10) et les premiers mois qu'ils passèrent dans la terre promise deviennent pour nous un symbole éloquent de la fidélité divine, qui fait don de sa paix au peuple élu, après la triste expérience de l'esclavage.

2. Les quatre nouveaux bienheureux que l'Eglise nous présente aujourd'hui, sont des témoins singuliers de la Providence divine pleine d'amour qui accompagne le chemin de l'humanité:  Luigi Talamoni, Matilde del Sagrado Corazón Télles Robles, Piedad de la Cruz Ortíz Real et Maria Candida dell’Eucaristia.

Soutenus par une confiance inébranlable dans le Père céleste, ils ont affronté les difficultés et les épreuves du pèlerinage terrestre. Le Christ a toujours été leur soutien et leur réconfort face aux événements difficiles de l'existence. Ils ont ainsi ressenti en eux-mêmes combien il est vrai que vivre en Lui signifie devenir des créatures nouvelles (cf. 2 Co 5, 17).

3. Le prêtre Luigi Talamoni est un fidèle reflet de la miséricorde de Dieu. Le plus illustre de ses élèves au séminaire-lycée de Monza, Achille Ratti, ensuite devenu le Pape Pie XI, le définit par les qualités suivantes:  "Sainteté de vie, lumière de science, grandeur de coeur, compétence de magistère, ardeur d'apostolat, bienfaiteur civique qui fut l'honneur de Monza, joyau du clergé ambrosien, guide et père d'âmes innombrables". Le nouveau bienheureux fut assidu dans le ministère du confessionnal et dans le service aux pauvres, aux détenus et en particulier aux malades indigents. Quel exemple lumineux représente-t-il pour tous! J'exhorte en particulier les prêtres et la Congrégation des Soeurs de la Miséricorde à se tourner vers lui.

4. "Si donc quelqu'un est dans le Christ, c'est une création nouvelle" (2 Co 5, 17). Les paroles de saint Paul peuvent parfaitement s'appliquer à la Mère Matilde Téllez Robles. Remplie d'amour pour le Christ, elle se donna à Lui comme une véritable disciple qui incarne cette nouveauté. Cette femme infatigable et pieuse se consacra, à partir  d'une  intense vie de prière, à la transformation de la société de son temps, à travers l'accueil des petites filles orphelines, l'assistance à domicile des malades, la promotion de la femme au travail et la collaboration dans les activités ecclésiales.

Manifestant une profonde dévotion à l'égard de l'Eucharistie, la contemplation de Jésus dans le Sacrement de l'Autel la conduisit à vouloir être comme le pain qui est partagé et distribué entre tous. C'est également ce qu'elle enseigna à ses religieuses, les Filles de Marie Mère de l'Eglise. Son témoignage lumineux est un appel à vivre dans l'adoration de Dieu et en servant ses frères, deux piliers fondamentaux de l'engagement chrétien.

5. La Mère Piedad de la Cruz Ortíz Real, née à Bocairente et fondatrice des Salésiennes du Sacré-Coeur à Alcantarilla (Murcia), est un merveilleux exemple de la réconciliation que nous propose saint Paul dans la deuxième lecture:  "Car c'était Dieu qui dans le Christ se réconciliait le monde" (2 Co 5, 19). Mais Dieu demande la collaboration des hommes pour mener à bien son oeuvre de réconciliation (cf. vv. 19-20). La Mère Piedad réunit plusieurs jeunes filles désireuses de montrer aux humbles et aux pauvres l'amour du Père providentiel manifesté dans le Coeur de Jésus, donnant ainsi vie à une nouvelle famille religieuse. Modèle de vertus chrétiennes et religieuses, pleine d'amour pour le Christ, la Vierge Marie et les pauvres, elle nous laisse un exemple d'austérité, de prière et de charité envers tous les indigents.

6. C'est une "créature nouvelle" que devint Maria Barba, qui offrit toute sa vie à Dieu au Carmel, où elle reçut le nom de Maria Candida dell’Eucaristia. Elle fut une authentique mystique de l'Eucharistie; elle en fit le centre unificateur de toute son existence, suivant la tradition carmélite, en particulier l'exemple de sainte Thérèse de Jésus et de saint Jean de la Croix.

Elle aima à tel point Jésus-Eucharistie qu'elle éprouva le désir constant et ardent d'être l'apôtre inlassable de l'Eucharistie. Je suis certain que, du Ciel, la bienheureuse Maria Candida continue à aider l'Eglise, afin qu'elle se développe dans l'émerveillement et dans l'amour à l'égard de ce Mystère suprême de notre foi.

7. "Laetare, Ierusalem - Réjouis-toi, Jérusalem" (Antienne d'entrée).

L'invitation à la joie, qui caractérise la liturgie d'aujourd'hui, s'amplifie grâce au don des bienheureux Luigi Talamoni, Matilde del Sagrado Corazón Téllez Robles, Piedad de la Cruz Ortíz Real et Maria Candida dell'Eucaristia. Ils nous font goûter, nous qui sommes pèlerins sur la terre, la joie du Paradis et sont pour chaque croyant les témoins d'une espérance réconfortante.

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Copyright © Dicastère pour la Communication

Le Saint-Siège

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/homilies/2004/documents/hf_jp-ii_hom_20040321_beatifications.html

Piedad de la Cruz Ortiz Real (1842-1916)

Piedad de la Cruz Ortíz Real naquit à Bocairente (Valence, Espagne) le 12 novembre 1842 et fut baptisée le jour suivant. Elle était la cinquième de huit enfants.

Elle se distingua à l'école par sa grande piété.

A dix ans, elle fit sa première communion et cette rencontre avec Jésus Eucharistie la marqua pour toujours.

Elle compléta sa formation au Collège des Religieuses de la Sainte Famille de Burdeos, à Valence. Lorsqu'elle demanda à entrer au noviciat de cette maison, son père, considérant la situation politique de l'époque, l'obligea à revenir à Bocairente.

Cette période de sa vie fut caractérisée par l'esprit de piété et de prière, son dévouement pour les enfants pauvres, les malades et les personnes âgées. Elle pensa alors réaliser le rêve de sa vie en entrant dans un couvent de Carmélites de clôture à Valence. Mais une maladie l'obligea à quitter le noviciat à plusieurs reprises. Elle comprit que Dieu ne voulait pas qu'elle emprunte cette voie.

Elle se rendit alors à Barcelone, où elle vécut une profonde expérience mystique, le Coeur de Jésus lui montrant son côté ensanglanté et lui suggérant de donner vie à sa propre Congrégation.

A partir de ce moment, elle comprit le dessein de Dieu à son égard. L'Évêque, Mgr Jaime Catalá, lui suggéra d'ouvrir son coeur à son confesseur et de faire ce qu'il lui indiquait. Elle orienta alors son choix vers la Murcia, où les inondations de 1884 avaient tout détruit et chassé les quelques Congrégations religieuses présentes. Avec trois postulantes, elle se rendit à Puebla de Soto, à un kilomètre d'Alcantarilla, où elle fonda avec l'autorisation de l'Évêque de Cartagena-Murcia, la première Communauté des Tertiaires de la Vierge du Carmel.

La zone étant encore sinistrée, elle fonda un petit hôpital où elle assista les malades et les orphelins. La communauté se développa, et elle dut acheter une maison à Alcantarilla, puis ouvrit une communauté à Caudete.

Mais des conflits eurent lieu au sein des communautés et elle se retrouva seule. Après cette épreuve, l'Evêque Bryan y Livermore l'envoya au Couvent de la Visitation des Salésiennes royales à Orihuela pour projeter une nouvelle fondation, sous la protection de saint François de Sales.

Le 8 septembre 1890, naissait la Congrégation des Soeurs salésiennes du Sacré-Coeur de Jésus, à travers laquelle Piedad de la Cruz servit son prochain avec ferveur, jusqu'à sa mort, le 26 février 1916, considérée comme une sainte par la population.

Le 6 février 1982 fut ouvert le procès en béatification; le 1 juillet 2000 fut promulgué le Décret sur ses vertus héroïques et le 12 avril 2003, le Décret sur un miracle.

SOURCE : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20040321_real_fr.html

Bienheureuse Piedad de la Croix ORTIZ REAL

Nom: ORTIZ REAL

Prénom: Tomasa

Nom de religion: Piedad de la Croix (Piedad de la Cruz

Pays: Espagne

Naissance: 1842  à Bocairente

Mort: 26.02.1916  à Alcantarilla

Etat: Religieuse - Fondatrice

Note: Fonde en 1890 la Congrégation des Sœurs Salésiennes du Sacré-Cœur de Jésus pour les orphelines, les jeunes ouvrières, les malades, les personnes âgées abandonnées.

Béatification: 21.03.2004  à Rome  par Jean Paul II

Canonisation:

Fête: 26 février

Réf. dans l’Osservatore Romano: 2004 n.12 p.1.8.12

Réf. dans la Documentation Catholique: 2004 n.9 p.403-404

Notice

Tomasa Ortiz Real naît en 1842 à Bocairente (Valence). Dès sa première communion, elle décide de se consacrer à Dieu. Elle complète sa formation au collège des religieuses de la Sainte Famille de Valence. Puis elle projette d’entrer dans cette congrégation comme religieuse, mais son père, vu la situation politique de l’époque, l’oblige à revenir à la maison. Elle y mène une vie de piété et de charité. Elle fait ensuite un nouvel essai chez les Carmélites de Valence, mais elle tombe malade à plusieurs reprises et elle comprend que là n’est pas sa voie. Elle se rend alors à Barcelone où, dans une expérience mystique, Jésus lui montre son côté, lui demandant de l’aider à porter sa croix et il lui suggère de fonder elle-même une Congrégation. Elle s’en ouvre à son évêque puis à son directeur de conscience, lequel l’oriente vers la région de La Murcia où les inondations de 1884 ont tout détruit et contraint les religieuses du lieu à partir. C’est là – précisément à Puebla de Soto près d’Alcantarilla – qu’elle fonde une “Communauté des Tertiaires de la Vierge du Carmel”. Elle prend le nom de Piedad de la Cruz. Les Sœurs se dévouent aux sinistrés qui ont été frappés ensuite par le choléra. La fondation se développe par une nouvelle implantation. Mais des conflits surgissent au sein des communautés, et Tomasa se retrouve seule. L’évêque du lieu la dirige alors vers les Salésiennes Visitandines d’Orihuela pour y préparer une fondation sous les auspices de saint François de Sales. Elle réunit “plusieurs jeunes filles désireuses de montrer aux humbles et aux pauvres l’amour du Père providentiel manifesté dans le Cœur de Jésus” (Jean-Paul II). Et le 8 septembre 1890, en la fête de la Nativité de la sainte Vierge, elle fonde la “Congrégation des Sœurs salésiennes du Sacré-cœur”, dont le charisme est d’aimer et de servir le Cœur de Jésus auprès des orphelines, des jeunes ouvrières, des malades et des personne âgées abandonnées. La fondatrice nous donne “un exemple d’austérité, de prière et de charité envers tous les indigents”(Id.). Elle meurt en 1916 à Alcantarilla,

SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/hagiographie/fiches/f0687.htm

Bse Piedad de la Cruz

Vierge et fondatrice des « Hermanas Salesianas del Sagrado Corazón de Jesús »

(Sœurs salésiennes du Sacré-Cœur de Jésus)

Piedad de la Cruz (dans le siècle Tomasa Ortíz Real), naît à Bocairente (Valence, Espagne) le 12 novembre 1842 et fut baptisée le jour suivant. Elle était la cinquième de huit enfants. Elle se distingua à l'école par sa grande piété.

A dix ans, elle fit sa première communion et cette rencontre avec Jésus Eucharistie la marqua pour toujours. Elle compléta sa formation au Collège des Religieuses de la Sainte Famille de Burdeos, à Valence. Lorsqu'elle demanda à entrer au noviciat de cette maison, son père, considérant la situation politique de l'époque, l'obligea à revenir à Bocairente. Cette période de sa vie fut caractérisée par l'esprit de piété et de prière, son dévouement pour les enfants pauvres, les malades et les personnes âgées.

Elle pensa alors réaliser le rêve de sa vie en entrant dans un couvent de Carmélites de clôture à Valence. Mais une maladie l'obligea à quitter le noviciat à plusieurs reprises. Elle comprit que Dieu ne voulait pas qu'elle emprunte cette voie.

Elle se rendit alors à Barcelone, où elle vécut une profonde expérience mystique, le Cœur de Jésus lui montrant son côté ensanglanté et lui suggérant de donner vie à sa propre Congrégation. A partir de ce moment, elle comprit le dessein de Dieu à son égard.

L'Évêque, Mgr Jaime Catalá, lui suggéra d'ouvrir son cœur à son confesseur et de faire ce qu'il lui indiquait. Elle orienta alors son choix vers la Murcia, où les inondations de 1884 avaient tout détruit et chassé les quelques Congrégations religieuses présentes. Avec trois postulantes, elle se rendit à Puebla de Soto, à un kilomètre d'Alcantarilla, où elle fonda avec l'autorisation de l'Évêque de Cartagena-Murcia, la première Communauté des Tertiaires de la Vierge du Carmel.

La zone étant encore sinistrée, elle fonda un petit hôpital où elle assista les malades et les orphelins. La communauté se développa, et elle dut acheter une maison à Alcantarilla, puis ouvrit une communauté à Caudete.

Mais des conflits eurent lieu au sein des communautés et elle se retrouva seule. Après cette épreuve, l'Évêque Bryan y Livermore l'envoya au Couvent de la Visitation des Salésiennes royales à Orihuela pour projeter une nouvelle fondation, sous la protection de saint François de Sales.

Le 8 septembre 1890, naissait la Congrégation des « Sœurs salésiennes du Sacré-Cœur de Jésus », à travers laquelle Piedad de la Cruz servit son prochain avec ferveur, jusqu'à sa mort, le 26 février 1916, considérée comme une sainte par la population.

Le 6 février 1982 fut ouvert le procès en béatification ; le 1 juillet 2000 fut promulgué le Décret sur ses vertus héroïques et le 12 avril 2003, le Décret sur un miracle.

Piedad de la Cruz Ortíz Real a été béatifiée le 21 mars 2004, dans la Chapelle Papale à Rome, avec trois autres serviteurs de Dieu (Luigi Talamoni, Matilde del Sagrado Corazón Télles Robles et Maria Candida dell’Eucaristia), par saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) 

>>> Homélie du pape saint Jean-Paul II.

Source principale : vatican.va (« Rév. x gpm »).

©Evangelizo.org 2001-2017

SOURCE : http://levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20170226&id=14688&fd=0

Blessed Piedad de la Cruz Ortiz Real

Also known as

Tomasa Ortiz Real

Pietà della Croce Ortiz Real

Memorial

26 February

Profile

The fifth of eight children born to José and Tomasa Ortiz, making her First Communion awakened a call to religious life in ten-year-old Tomasa. The family moved to Canales, Spain in 1866 when her mother died. Tomasa was educated at Loreto College, and she wanted to enter religious life, but her father insisted that he needed her at home. She tried to enter a Carmelite convent in Valencia, Spain, but contracted cholera and was forced to return home where he became a textile worker and helped care for the family.

Finally on her own, Tomasa moved to Barcelona, Spain. There she had a vision of the Sacred Heart, and of Jesus who showed her the wound in his side. She withdrew to live under the Carmelite rule in Puebla de Soto, and took the name Piedad of the Cross. There she began caring for sick and orphaned children in the local hospital. She founded the Congregation of Salesian Sisters of the Sacred Heart of Jesus on 8 September 1890 with a mission to care for the sick, the elderly, the orphaned and abandoned. The Congregation continues its good work today in Argentina and Bolivia.

Born

12 November 1842 in Bocairente, Valencia, Spain as Tomasa Ortiz Real

Died

26 February 1916 in Alcantrarilla, Murcia, Spain of natural causes

she died sitting in a chair with a crucifix on her lips

Venerated

1 July 2000 by Pope John Paul II (decree of heroic virtues)

Beatified

21 March 2004 by Pope John Paul II

Patronage

Salesian Sisters of the Sacred Heart of Jesus

Additional Information

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

other sites in english

Black Cordelias

Hagiography Circle

Vatican

Wikipedia

sitios en español

Vatican

Wikipedia

fonti in italiano

Cathopedia

Dicastero delle Cause dei Santi

Santi e Beati

Vatican

Wikipedia

MLA Citation

“Blessed Piedad de la Cruz Ortiz Real“. CatholicSaints.Info. 7 July 2023. Web. 5 September 2026. <https://catholicsaints.info/blessed-piedad-de-la-cruz-ortiz-real/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-piedad-de-la-cruz-ortiz-real/

BEATIFICATION OF FOUR SERVANTS OF GOD

HOMILY OF JOHN PAUL II

St Peter's Square
Fourth Sunday of Lent, 21 March 2004

1. "If anyone is in Christ, he is a new creation" (II Cor 5: 17).

With these words spoken by the Apostle Paul, we can sum up the message of today's Beatification Liturgy, which is very fitting for this so-called "Laetare Sunday" in the middle of our Lenten journey.

The Second Reading and the Gospel form as it were a duet in praise of the love of God, our Merciful Father (Lk 15: 11-32), who has reconciled us in Christ (II Cor 5: 17-21). It is a hymn that makes a heartfelt appeal to "be reconciled to God" (II Cor 5: 20).

This invitation is based on the certainty that the Lord loves us. He loved the Israelites and led them into the land of Canaan after the long journey of the Exodus that is full of heartfelt longing, as we heard in the First Reading. The Passover that they celebrated "in the evening in the plains of Jericho" (Jos 5: 10) and the first months that they spent in the Promised Land became for them an eloquent symbol of divine fidelity, a gift of God's peace to his Chosen People after the sorrowful experience of slavery.

2. The four new Blesseds whom the Church presents to us today are special witnesses of God's loving Providence that accompanies humanity on its way: Luigi Talamoni, Matilde of the Sacred Heart, Piety of the Cross and Maria Candida of the Eucharist.

They faced the labours and trials of their earthly pilgrimage sustained by indomitable trust in the Heavenly Father. In the difficult events of life, their support and comfort was always Christ. Thus, they experienced in themselves how true it is that by living in him we become "new creatures" (cf. II Cor 5: 17).

3. The priest Luigi Talamoni was a faithful reflection of God's mercy. Achille Ratti, subsequently Pope Pius XI, the most famous of the Blessed's high school students at the Seminary of Monza, described him as a "gem of the Ambrosian [Milanese] clergy and a spiritual director and father for countless souls because of his holy life, enlightened knowledge, great heartedness, Magisterial expertise, apostolic zeal and praiseworthy civic services in Monza". The new Blessed was diligent in the ministry of the confessional and in his service to the poor, to prisoners and especially to the poverty-stricken sick. What a shining example he is to us all! I urge especially priests and the Congregation of the Misericordine Sisters to keep their gaze on him.

4. "If anyone is in Christ, he is a new creation" (II Cor 5: 17). St Paul's words can be applied perfectly to Mother Matilde of the Sacred Heart. In love with Christ, she gave herself to him as a true disciple who embodied this newness. This tireless, religious woman devoted herself through an intense prayer life to transforming the society of her time by welcoming young orphan girls, nursing the sick at home, advancing the working woman and collaborating in ecclesial activities.

Her deep devotion to the Eucharist and contemplation of Jesus in the Sacrament of the Altar gave rise to her desire to be like the bread that is broken and given to all to share. This is what she also taught her Religious, the Daughters of Mary, Mother of the Church. Her luminous witness is a call to live in adoration to God and in service to our brethren, two fundamental pillars of Christian commitment.

5. Mother Piety of the Cross was born in Bocairente, Spain, and founded the Congregation of the Salesian Sisters of the Sacred Heart of Jesus in Alcantarilla, Murcia. She is a marvellous example of the reconciliation that St Paul suggests to us in the Second Reading: "God was in Christ reconciling the world to himself" (II Cor 5: 19). But God asks us to collaborate with him to achieve his work of reconciliation (cf. vv. 19-20). Mother Piety gathered various young women who were eager to show the lowly and the poor the love of the provident Father as it is expressed in the Heart of Jesus, thereby giving life to a new religious family. A model of Christian and religious virtues and in love with Christ, the Blessed Virgin and the poor, she leaves us the example of austerity, prayer and charity to all the needy.

6. Maria Barba became a "new creature" who offered her entire life to God in Carmel, where she received the name Maria Candida of the Eucharist. She was an authentic mystic of the Eucharist; she made it the unifying centre of her entire life, following the Carmelite tradition and particularly the examples of St Teresa of Jesus and of St John of the Cross.

She fell so deeply in love with the Eucharistic Jesus that she felt a constant, burning desire to be a tireless apostle of the Eucharist. I am sure that Bl. Maria Candida is continuing to help the Church from Heaven, to assure the growth of her sense of wonder at and love for this supreme Mystery of our faith.

7. "Laetare, Jerusalem! - Rejoice Jerusalem! (Entrance Antiphon).

The invitation to rejoice that marks today's liturgy is broadened by the gift of the Blesseds Luigi Talamoni, Matilde of the Sacred Heart, Piety of the Cross and Maria Candida of the Eucharist. They give to us, pilgrims on earth, a taste of heavenly joy, and are witnesses for every believer of comforting hope.

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Copyright © Dicastery for Communication

The Holy See

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/en/homilies/2004/documents/hf_jp-ii_hom_20040321_beatifications.html

Piedad de la Cruz Ortiz Real (1842-1916)

Tomasa Ortiz Real was born on 12 November 1842 in Bocairente, Valencia, Spain, the fifth of eight children to José and Tomasa Ortiz. As a child, she was known for her piety as well as her musical and acting talents.

When she made her First Holy Communion at 10 years of age, she received the grace to understand that Jesus was calling her to Religious life. This desire remained with her over the years, and after she completed her studies at Loreto College with the order of the Religious of the Holy Family of Burdeos, she asked to enter their novitiate.

Her father, however, considering Tomasa's young age and the political situation of the time, forced her to remain at home.

The "Grace' of First Communion

Tomasa continued to grow spiritually and humanly, dedicating much of her time to prayer and to helping poor children, the sick and the elderly. She was earnestly searching out God's will and kept alive in her heart the grace she received on the day of her First Communion:  to belong completely to God.

Although Tomasa tried on two occasions to enter the cloistered community of Carmelite nuns in Valencia, her health would not permit her to remain. She took this as a sign that God was not directing her to monastic life, and continued to pray for the light to understand his will. 

It was after a mystical experience of the Sacred Heart of Jesus during prayer that Tomasa realized God wanted her to begin a new congregation, and to do this she sought guidance from her confessor, Fr Gualtero de Castro.

Third Order Carmelite

In March 1884, with the authorization of the Bishop, Tomasa and three of her companions began living together as the "Community of the Third Order of Our Lady of Mt Carmel", establishing their residence near Alcantarilla. Tomasa took the name "Piety of the Cross" and together with her Sisters, she began to assist the sick and orphaned children in a small, nearby hospital.

With the entry to the Community of other young women, the living quarters became too small and Sr Piety of the Cross decided it was necessary to open another community in Caudete.

Man cannot destroy God's work

It was not long, however, before a certain "tension" grew between the two communities of Alcantarilla and Caudete, and in August, the Sisters in Caudete went to "claim" those of Alcantarilla in order to begin their own institute, leaving Sr Piety alone with one other resident, Sr Alfonsa. This was an extremely dark moment for Sr Piety, but she lived it in prayer and faith, saying that "if this is God's work, man can do nothing to destroy it".

In this time of trial and desolation, Sr Piety sought light and discernment from Bishop Bryan y Livermore, who suggested that she and Sr Alfonsa participate in a month-long spiritual retreat at the Salesian Convent of the Visitation in Orihuela, and during it to consider a new foundation. This retreat helped Sr Piety understand much more fully the charism God had given her, and also inspired the name of the new congregation that she was to found, under the protection of St Francis de Sales.

Foundress of Salesian Order

On 8 September 1890, the "Congregation of the Salesian Sisters of the Sacred Heart of Jesus" was born, with the mandate to help orphaned children, the sick and the elderly and thus "making known to men and women, especially the poor, the Father's Providential Love as it is manifested in the merciful Heart of Jesus on the Cross".

Mother Piety invited her "daughters" to "give good example, to teach the "Our Father' to those who are unfamiliar with this prayer, to stretch out their hands to those who have fallen and to have charity for the entire world".

The Salesian Congregation grew rapidly, and Mother Piety, who did not attribute this foundation or her work to her "poor" efforts but to God alone, would often say:  "I am poor and when I have nothing to give to the poor I give them my soul, my heart and my love, since love is worth much more than money offerings".

Mother Piety of the Cross died on 26 February 1916.

SOURCE : http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20040321_real_en.html

Blessed Piedad della Croce Ortiz Real, February 26

Bocairente, Valencia, Spain, November 12 ,1842 – February 26, 1916

The Spanish founder of the Congregation of the Salesian Sisters of the Sacred Heart of Jesus Their charism is to love and serve the Heart of Jesus in the orphan girls, the younger workers, the sick, the abandoned elderly.

Roman Martyrology: At Alcantarilla near Murcia in Spain, blessed Piedad of the Cross (Tommasina) Ortiz Real, virgin, who for love of God zealously devoted herself to the education and catechesis of the poor and founded the Congregation of the Salesian Sisters of the Sacred Heart of Jesus.

Piedad de la Cruz Ortiz Real, daughter of José and Tomasa, was born in Bocairente (Valencia) Spain, November 12, 1842, and was baptized the following day with the name of Tomasa. She was the fifth of eight siblings.

At school was distinguished for piety, constancy and talent in music, embroidery and in acting.

At Ten she had her First Communion. Looking back as she herself narrates her feelings: “When I received for the first time the Holy Communion, I was annihilated, and as I experienced Jesus calling me to religious life.” This encounter with Christ in the Eucharist marked her forever. Tomasa desired the Lord and lived for him.

She completed her human and spiritual formation in the College of the Loreto Sisters of the Holy Family of Burdeos in Valencia. When she asked to enter the novitiate of the Institute, her father, considering the political situation at the time and the young age of Tomasa, the forced her to return home.

Three aspects characterized this stage of her life in Bocairente: the spirit of piety and adoration, her dedication to doing good to poor children, the elderly and the sick and her commitment in giving a response to what she felt in her heart the day of her First Communion.

In the end, Tomasa, thought she would be unable to realize the dream of her life: to consecrate to the Lord in a convent of Carmelite nuns in Valencia. Infirmity forced her to leave the novitiate and return to her family home. Once ristabilitasi, tried again to enter a cloistered convent and still did the same.

From these events, Tomasa discovered that God never wanted her to do so. She asked him to show her clearly what was his will, and her prayer was this: “Yours, my Jesus, I want you to be, but tell me where.”

With the certainty of being called to a life of special consecration, but with the question of where God wanted her, Tomasa headed to Barcelona. There, after many difficulties, the Lord said to search for vocations Tomasa then had a profound mystical experience in which the Heart of Jesus, showing his bloodied left side, said: “Look how I have the men with their ingratitude , you will help me carry this cross? “. Tomasa said: “Lord, if you need a victim and I want, I am here, Lord.” Then, the Redeemer said: “Fonda, my daughter, that you and your congregation always stretch mercy.”

This experience was decisive for Tomasa, those such certainty that it never removed from her mind and her heart. From this moment, she understood that God asked her to create a new institute.

The question now was where to base it, where giving a positive response to the call of Christ to carry the cross of the poorest, those who have the least in this world. Bishop D. Jaime Catalá was the one who suggested to open their hearts to his confessor and to do what he meant. With this gesture, Tomasa, was submitted by the faith of the Church hierarchy to do the will of God

The flooding of the river Segura in 1884 that destroyed the fields of Murcia and the few religious congregations in this area, geared towards these places of greatest need.

In March, Tomasa, accompanied by three postulants, departed from Barcelona, to Puebla de Soto, one kilometer from Alcantarilla, to found there, with the permission of the Bishop of Cartagena-Murcia, the first Community of Tertiaries of the Virgin of Carmen.

The inhabitants of the areas of Murcia still had not recovered from the tragedy of the floods of 1884, when the cholera came. Tomasa – that in the meantime had taken the name of Piedad de la Cruz – and her daughters, were multiplying in assisting and orphan girls in a small hospital which she called “Providence.”

Other young people came, attracted by the way of life for those first Carmelites Tertiaries. The house became too small, they had to buy Alcantarilla. They also opened a new Community in Caudete … Everyone was thinking that, eventually, Tomasa had found the place to carry out her vocation.

Nevertheless … again the cross. It was a sign that she had requested to see that everything was God: “To base in tribulation” and the Heart of Jesus abundantly granted.

Although the Virgin Mary occupied a very important place in the hearts and lives of Tomasa, her charisma was centered in the Heart of Christ. And … God’s plans! There began to be tension between the Community of Alcantarilla Caudete and because the congregation had not yet diocesan approval.

In August, the Sisters of Caudete went to Alcantarilla and took the novices, leaving Mother Piedad alone with Sister Alphonsa. They were days of intense pain. The Founder, as always, took refuge in prayer, prostrating before the Christ of the Council and there were hours and hours nailed to his feet. Suffering, however, did not break her, because the boat of her life was well anchored in the Lord.

Once again, she appealed to the ecclesiastical hierarchy in search of guidance and light. It would be the Bishop Bryan y Livermore that would send Tomasa and her faithful companion, Sister Alphonsa, to the Convent of the Visitation of the Royal Salesiane Orihuela to a month of spiritual exercises and to design a new foundation, taking as a patron Saint Bishop. It was here that the Holy Spirit warmly lit Mother Piedadt, and filled the power of prophecy, and showed her charisma and the name of her congregation, which would be under the patronage of St. Francis de Sales.

And … came the hour of God was on September 8, 1890. Into the Church was born, after many difficulties and tribulations, the Congregation of the Salesian Sisters of the Sacred Heart of Jesus, a congregation where the Heart of Jesus wants to be loved, served and satisfied by injuries received by man. To love, serve and repair, see the face of the Lord in the orphan girls, the young workers in the sick, the elderly abandoned … and help to carry the cross.

He left his Charisma: Making sensitive before men, especially the poor, the provident Father’s love, manifested in the merciful Heart of Jesus between the open arms of the Cross.

Although the life of Mother Piedad has been surrendered to the world, she had not “fled” from the world, but was doing good and fighting evil. Witness to this were the many broken marriages or marriages about to break, so many young people that she went to look for in factories to form in Sunday school, children without a family who loved svisceratamente, people living alone, sick …

She lived poor and died poor, sitting on a chair, because “He – she said, indicating the Crucifix – died on the cross and I do not have to die on the bed, but on the floor.” She died with the crucifix between her lips and the peace of God on Saturday February 26, 1916.

People simply exclaimed with deep feeling: “She died a saint! Our mother is dead.”

On February 6, 1982 in the Diocese of Cartagena-Murcia the process of beatification and canonization of the Servant of God was opened.

On May 7, 1983 the process was moved to Rome, she obtained validation on February 3, 1984.

After an exhaustive study on the virtues practiced by Mother Piedad, July 1, 2000, at the Vatican, in the presence of His Holiness John Paul II, promulgated the decree on his heroic virtues and April 12, 2003 the decree on a miracle, giving the way for her beatification in Rome on March 21, 2004.

Source: Holy See

SOURCE : https://theblackcordelias.wordpress.com/2009/02/26/blessed-piedad-della-croce-ortiz-real-february-26/

Beata Pietà della Croce (Tommasina) Órtiz Real Vergine e fondatrice

Festa: 26 febbraio

Bocairente, Valencia, Spagna, 12 novembre 1842 - Alcantarilla, Spagna, 26 febbraio 1916

Spagnola, è la fondatrice della Congregazione delle Suore Salesiane del Sacro Cuore di Gesù. Il loro carisma è amare e servire il Cuore di Gesù nelle bambine orfane, nelle giovani operaie, negli infermi, negli anziani abbandonati.

Martirologio Romano: Ad Alcantarilla vicino a Murcia in Spagna, beata Pietà della Croce (Tommasina) Órtiz Real, vergine, che per amore di Dio si dedicò con zelo alla educazione e alla catechesi dei poveri e fondò la Congregazione delle Suore Salesiane del Sacro Cuore di Gesù.

Piedad de la Cruz Ortiz Real, figlia di José e di Tomasa, nacque a Bocairente (Valencia) Spagna, il 12 novembre 1842, e fu battezzata il giorno seguente con il nome di Tomasa. Era la quinta di otto fratelli.

A scuola si distinse per la pietà, la costanza ed il talento nella musica, nel ricamo e nella recitazione.
A dieci anni fece la Prima Comunione. Con sguardo retrospettivo ella stessa narra così i suoi sentimenti: "Quando ricevetti per la prima volta la Sacra Comunione, rimasi come annichilita e sperimentai come Gesù mi chiamasse alla Vita Religiosa". Questo incontro con Cristo nella Eucaristia la segnò per sempre. Tomasa desiderò essere del Signore e vivere per lui.

Completò la sua formazione umana e spirituale nel Collegio di Loreto che le Religiose della Sacra Famiglia di Burdeos avevano a Valencia. Quando chiese di entrare nel noviziato di questo Istituto, suo padre, considerando la situazione politica dell’epoca e la giovane età di Tomasa, la obbligò a ritornare a casa.

Tre aspetti caratterizzarono questa tappa della sua vita a Bocairente: lo spirito di pietà e d’orazione, la sua dedizione a fare del bene ai bambini poveri, agli anziani e agli infermi e l’impegno nel dare una risposta a quello che sentì nel suo intimo il giorno della Prima Comunione.

Alla fine, Tomasa, pensò di poter realizzare il sogno della sua vita: consacrarsi al Signore in un convento di Carmelitane di clausura a Valencia. Però un’infermità la obbligò ad abbandonare il noviziato e ritornare alla casa paterna. Una volta ristabilitasi, tentò di nuovo di entrare in un convento di clausura ed ancora accadde lo stesso.

Da questi avvenimenti, Tomasa scoprì che Dio non la voleva per questa strada. Ella gli chiese di vedere chiaramente quale fosse la sua volontà, e la sua preghiera era questa: "Tua, Gesù mio, tua desidero essere, però dimmi dove".

Con la certezza di sentirsi chiamata ad una vita di speciale consacrazione, ma con il dubbio di dove la volesse Dio, Tomasa si diresse a Barcellona. Lì, dopo molte difficoltà, il Signore rispose alla ricerca vocazionale di Tomasa facendole vivere una profonda esperienza mistica, nella quale il Cuore di Gesù, mostrandole il suo costato sinistro insanguinato, le disse: "Guarda come mi hanno messo gli uomini con la loro ingratitudine, vuoi tu aiutarmi a portare questa croce?". Tomasa rispose: "Signore, se hai bisogno di una vittima e mi vuoi, sono qui, Signore". Allora, il Redentore le disse: "Fonda, figlia mia, che su di te e sulla tua Congregazione sempre stenderò misericordia".

Questa esperienza fu determinante per Tomasa, le dette una tale certezza che mai si cancellò dalla sua mente e dal suo cuore. Da questo momento, comprese che Dio le chiedeva di dar vita ad un nuovo Istituto.

La domanda ora, era dove fondare, dove dare una risposta positiva all’invito di Cristo a portare la croce dei più poveri, di coloro che meno contano in questo mondo. Il Vescovo D. Jaime Catalá fu colui che le suggerì di aprire il cuore al suo confessore e di fare ciò che egli le indicava. Con questo gesto, Tomasa, si sottomise con fede alla gerarchia della Chiesa per fare la volontà di Dio.

Le inondazioni del fiume Segura che nel 1884 distrussero i campi della Murcia e le poche Congregazioni religiose in questa zona, la orientarono verso questi luoghi di maggior necessità.

Nel mese di marzo, Tomasa, accompagnata da tre postulanti, partì da Barcellona, verso Puebla de Soto, ad un chilometro da Alcantarilla, per fondare lì, con l’autorizzazione del Vescovo di Cartagena-Murcia, la prima Comunità delle Terziarie della Vergine del Carmen.

Gli abitanti dei campi della Murcia ancora non si erano ripresi dalla tragedia delle inondazioni del 1884, quando sopraggiunse il colera. Tomasa — che nel frattempo aveva preso il nome di Piedad de la Cruz — e le sue Figlie, si moltiplicavano nell’assistere gli infer-mi e le bambine orfane in un piccolo ospedale che chiamò "La Provvidenza".

Giungevano altre giovani, attratte dal modo di vivere di quelle prime Terziarie Carmelitane. La Casa divenne piccola, si dovette comprare quella di Alcantarilla. Si aprì anche una nuova Comunità a Caudete ... Tutto faceva pensare che, alla fine, Tomasa avesse trovato il luogo dove portare a compimento la sua vocazione.

Nonostante ciò ... di nuovo la croce. Era il segno che ella aveva chiesto per sapere che tutto quello fosse di Dio: "Fondare nella tribolazione" e il Cuore di Gesù lo concesse abbondantemente.

Sebbene la Vergine Maria occupasse un posto molto importante nel cuore e nella vita di Tomasa, il suo Carisma era centrato nel Cuore di Cristo. E ... disegni di Dio! Cominciarono alcune tensioni tra le Comunità di Alcantarilla e Caudete, giacché la Congregazione non aveva ancora l’approvazione diocesana.

Nel mese di agosto, le Suore di Caudete si recarono ad Alcantarilla e si presero le novizie, lasciando Madre Piedad sola con Suor Alfonsa. Furono giorni di intenso dolore. La Fondatrice, come sempre, si rifugiò nella preghiera, si prostrò dinanzi al Cristo del Consiglio e lì rimase ore ed ore inchiodata ai suoi piedi. Soffre, però non si spezza, perché la barchetta della sua vita era ben ancorata nel Signore.

Una volta ancora ricorse alla gerarchia ecclesiastica in cerca di orientamento e di luce. Sarà il Vescovo Bryan y Livermore che invierà Tomasa e la sua fedele compagna, Suor Alfonsa, al Convento della Visitazione delle Salesiane Reali a Orihuela per far un mese di esercizi spirituali e per progettare una nuova fondazione, prendendo come protettore un Santo Vescovo. È qui che lo Spirito Santo illuminò vivamente Madre Piedad, mentre la colmava di forza profetica, le mostrava il suo Carisma ed il nome della sua Congregazione, che sarà sotto il patrocinio di San Francesco di Sales.

E giunse l’ora di Dio. Era l’8 settembre 1890. Nasceva nella Chiesa, dopo molte difficoltà e tribolazioni, la Congregazione delle Suore Salesiane del Sacro Cuore di Gesù, una Congregazione dove il Cuore di Gesù desidera essere amato, servito e risarcito dalle offese ricevute dagli uomini. Amare, servire e riparare, vedere il volto del Signore nelle bambine orfane, nella giovani operaie, negli infermi, negli anziani abbandonati ... e aiutarli a portare la croce.

Ci ha lasciato il suo Carisma: Rendere sensibile davanti agli uomini, specialmente i poveri, l’amore del Padre provvidente, manifestato nel Cuore misericordioso di Gesù aperto tra le braccia della Croce.

Sebbene tutta la vita di Madre Piedad sia stata una rinuncia al mondo, non per questo era "fuggita" dal mondo, ma rimase in esso facendo il bene e lottando contro il male. Testimone di ciò furono i tanti matrimoni rotti o sul punto di rompersi, tante giovani che ella andava a cercare nelle fabbriche per formarle nella scuola domenicale, bambine senza famiglia che amò svisceratamente, anziani soli, infermi ...

Visse povera e morì povera, seduta su di una sedia, perché "Quello — diceva indicando il Crocifisso — morì in croce e io non devo morire sul letto, bensì sul pavimento". Spirò con il crocifisso tra le labbra e la santa pace di Dio. Era sabato 26 febbraio 1916.

La gente semplice esclamava con profondo sentimento: "È morta una santa! È morta nostra madre!".
Il 6 febbraio 1982 fu aperto nella Diocesi di Cartagena-Murcia il Processo di Beatificazione e Canonizzazione della Serva di Dio.

Il 7 maggio 1983 fu chiuso detto Processo che, trasferito a Roma, ottenne la validità il 3 febbraio 1984.

Dopo uno studio esaustivo sulle virtù praticate da Madre Piedad, il 1° luglio 2000, in Vaticano, alla presenza di Sua Santità Giovanni Paolo II, fu promulgato il Decreto sulle sue Virtù Eroiche ed il 12 aprile 2003 il Decreto su un miracolo, dando così il via alla Beatificazione in Roma il 21 marzo 2004.

Fonte: Santa Sede

Che cosa significa essere poveri e in un attimo perdere tutto, anche il poco necessario per sopravvivere? Perdere il lavoro e la misera capanna, fatta di fango e paglia, in affitto; ritrovarsi sulla strada, senza un tetto sopra la testa, né cibo, coperte, medicine? Accade oggi nelle zone più disagiate del mondo. Accade anche nei Paesi occidentali. Ormai le cronache ci rimandano quasi quotidianamente eventi disastrosi: inondazioni, uragani, terremoti, incendi, esplosioni di centrali nucleari.

Questa è l’esperienza vissuta da Tommasina Ortiz Real, nata in Spagna a Bocairente (Valencia) nel 1842. La sua famiglia è numerosa e Tommasina cresce allegra e serena. Studia e dimostra talento nella musica e nella recitazione. A dieci anni fa la Prima Comunione e, durante questa sacra cerimonia, Tommasina sente che Gesù la chiama alla vita religiosa. Convinta che la sua strada sia quella della clausura, entra nel Convento carmelitano di Valencia. Ma Tommasina si ammala e così comprende che per lei Gesù ha altri programmi. La suora prega e chiede con insistenza al Signore di indicarle la strada da intraprendere. Gesù appare a Tommasina e le dice di fondare una congregazione per aiutare gli ultimi, i più poveri, gli emarginati.

Tommasina capisce finalmente qual è la sua missione, ma non sa ancora come e dove fondare la congregazione. Nel 1884 una spaventosa alluvione si abbatte sulla Spagna. Il fiume Segura straripa distruggendo campi, raccolti, stalle e case della Murcia. La popolazione si ritrova sulla strada e sul lastrico. Non c’è un attimo da perdere. Madre “Piedad de la cruz” (“Pietà della croce”), questo è il nuovo nome di Tommasina, si reca a Puebla de Soto, nei territori alluvionati, e, in un piccolo ospedale che chiama “La Provvidenza”, comincia a raccogliere malati, vecchi, bambini orfani. Assiste tutti senza risparmiarsi anche quando, dopo l’inondazione, arriva un altro flagello, il colera.

Madre “Pietà della croce” fonda così, ad Alcantarilla, nella Murcia, la Congregazione delle Suore Salesiane del Sacro Cuore di Gesù che si diffonde rapidamente. La beata vive poveramente come coloro che assiste e, come aveva predetto, si spegne nel 1916, ad Alcantarilla. 

Autore: Mariella Lentini

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/92003

CAPPELLA PAPALE PER LA BEATIFICAZIONE DI 4 SERVI DI DIO

OMELIA DI GIOVANNI PAOLO II

IV Domenica di Quaresima, 21 marzo 2004


1. "Se uno è in Cristo, è una creatura nuova" (2 Cor 5,17).

Possiamo riassumere con queste parole dell’apostolo Paolo il messaggio dell’odierna liturgia di beatificazione, che si inserisce bene, a metà del cammino quaresimale, nella Domenica detta "Laetare".

La seconda Lettura e il Vangelo formano come un inno a due voci, a lode dell’amore di Dio, Padre misericordioso (Lc 15,11-32), che ci ha riconciliati in Cristo (2 Cor 5,17-21). Un inno che si fa appello accorato: "Lasciatevi riconciliare con Dio" (2 Cor 5,20).

Quest’invito poggia sulla certezza che il Signore ci ama. Egli ha amato gli Israeliti facendoli entrare nella terra di Canaan, dopo il lungo cammino dell’Esodo, come abbiamo ascoltato nella prima Lettura, carica di struggente nostalgia. La Pasqua che essi celebrarono "alla sera, nella steppa di Gerico" (Gs 5,10) e i primi mesi che trascorsero nella terra promessa diventano per noi un simbolo eloquente della fedeltà divina, che fa dono della sua pace al popolo eletto, dopo la triste esperienza della schiavitù.

2. Singolari testimoni dell’amorevole Provvidenza divina, che accompagna il cammino dell’umanità, sono i quattro nuovi Beati che la Chiesa pone oggi dinanzi a noi: Luigi Talamoni, Matilde del Sagrado Corazón Télles Robles, Piedad de la Cruz Ortíz Real e Maria Candida dell’Eucaristia.

Sorretti da indomita fiducia nel Padre celeste, essi hanno affrontato le fatiche e le prove del pellegrinaggio terreno. Loro sostegno e conforto nelle difficili vicende dell’esistenza è stato sempre Cristo. Hanno così sperimentato in se stessi quanto sia vero che vivere in Lui significa diventare "creature nuove" (cfr 2 Cor 5,17).

3. Fedele riflesso della misericordia di Dio è il sacerdote Luigi Talamoni. Il più illustre dei suoi alunni al Collegio San Carlo di Milano, Achille Ratti, poi Papa Pio XI, ebbe a definirlo "per santità di vita, luce di scienza, grandezza di cuore, perizia di magistero, ardore di apostolato, per civiche benemerenze onore di Monza, gemma del clero ambrosiano, guida e padre di anime senza numero". Il nuovo Beato fu assiduo nel ministero del confessionale e nel servizio ai poveri, ai carcerati e specialmente ai malati indigenti. Quale fulgido esempio egli è per tutti! Esorto a guardare a lui soprattutto i sacerdoti e la Congregazione delle Suore Misericordine.

4. "El que es de Cristo es una criatura nueva" (2 Co 5,17). Las palabras de San Pablo pueden aplicarse perfectamente a la Madre Matilde Télles Robles. Enamorada de Cristo, se entregó a Él como verdadera discípula que encarna esa novedad. Esta mujer incansable y religiosa se consagró, desde una intensa vida de oración, a la transformación de la sociedad de su tiempo mediante la acogida de niñas huérfanas, la atención domiciliaria a enfermos, la promoción de la mujer trabajadora y la colaboración en las actividades eclesiales.

Profundamente devota de la Eucaristía, la contemplación de Jesús en el Sacramento del Altar la llevó a desear ser como el pan que se parte y reparte para todos. Esto es lo que enseñó también a sus Religiosas, las Hijas de María Madre de la Iglesia. Su luminoso testimonio es una llamada a vivir en adoración a Dios y servicio a los hermanos, dos pilares fundamentales del compromiso cristiano.

5. La Madre Piedad de la Cruz Ortíz, nacida en Bocairente y fundadora de las Salesianas del Sagrado Corazón en Alcantarilla (Murcia), es un maravilloso ejemplo de la reconciliación que nos propone San Pablo en la segunda lectura: "Dios mismo estaba en Cristo reconciliando al mundo consigo" (2 Co 5,19). Pero Dios pide la colaboración de los hombres para llevar a cabo su obra de reconciliación (cfr vv. 19-20). La Madre Piedad reunió a diversas jóvenes deseosas de mostrar a los humildes y a los pobres el amor del Padre providente manifestado en el Corazón de Jesús, dando así vida a una nueva familia religiosa. Modelo de virtudes cristianas y religiosas, enamorada de Cristo, de la Virgen María y de los pobres, nos deja el ejemplo de austeridad, oración y caridad hacia todos los necesitados.

Traduzione italiana dell'omelia pronunciata in lingua spagnola:

4. "Se uno è in Cristo, è una creatura nuova" (2 Cor 5, 17).

Le parole di San Paolo possono applicarsi perfettamente a Madre Matilde Télles Robles. Innamorata di Cristo, si è consegnata a Lui come autentica discepola che incarna tale novità. Questa donna instancabile e religiosa si consacrò, a partire da un'intensa vita di preghiera, alla trasformazione della società del suo tempo mediante l'accoglienza delle bambine orfane, la cura domiciliare dei malati, la promozione della donna lavoratrice e la collaborazione nelle attività ecclesiali.

Profondamente devota all'Eucaristia, la contemplazione di Gesù nel Sacramento dell'Altare la portò a voler essere come il pane che si spezza e si divide tra tutti. Questo è quanto ella ha insegnato anche alle sue Religiose, le Figlie di Maria Madre della Chiesa.

La sua luminosa testimonianza è una chiamata a vivere in adorazione di Dio e al servizio dei fratelli, due pilastri fondamentali dell'impegno cristiano.

5. Madre Piedad de la Cruz Ortíz, nata a Bocairente, Fondatrice delle Salesiane del Sacro Cuore ad Alcantarilla (Murcia), è un meraviglioso esempio della riconciliazione che ci propone San Paolo nella seconda lettura: "È stato Dio infatti a riconciliare a sé il mondo in Cristo" (2 Cor 5, 19). Ma Dio chiede la collaborazione degli uomini per portare a termine la sua opera di riconciliazione (cfr v. 19-20). Madre Pietà riunì diverse giovani desiderose di mostrare agli umili e ai poveri l'amore del Padre provvidente manifestato nel Cuore di Gesù, dando così vita alla nuova famiglia religiosa.

Modello di virtù cristiane e religiose, innamorata di Cristo, della Vergine Maria e dei poveri, ci lascia l'esempio di austerità, di preghiera e di carità verso tutti i bisognosi.

6. "Creatura nuova" divenne Maria Barba, che offrì tutta la sua vita a Dio nel Carmelo, dove ricevette il nome di Maria Candida dell’Eucaristia. Dell’Eucaristia fu autentica mistica; ne fece il centro unificante dell’intera esistenza, seguendo la tradizione carmelitana, in particolare l’esempio di santa Teresa di Gesù e di san Giovanni della Croce.

S’innamorò a tal punto di Gesù eucaristico da avvertire un costante e ardente desiderio di essere apostola infaticabile dell’Eucaristia. Sono certo che dal Cielo la beata Maria Candida continua ad aiutare la Chiesa, perché cresca nello stupore e nell’amore verso questo sommo Mistero della nostra fede.

7. "Laetare, Ierusalem - Rallegrati, Gerusalemme" (Antifona d’ingresso).

L’invito alla gioia, che caratterizza l’odierna liturgia, si amplifica per il dono dei Beati Luigi Talamoni, Matilde del Sagrado Corazón Télles Robles, Piedad de la Cruz Ortíz Real e Maria Candida dell’Eucaristia. Essi fanno assaporare a noi, pellegrini sulla terra, il gaudio del Paradiso e sono per ogni credente testimoni di consolante speranza.

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La Santa Sede

SOURE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/it/homilies/2004/documents/hf_jp-ii_hom_20040321_beatifications.html

Piedad de la Cruz Ortiz Real

(1842-1916)

Beatificazione:

- 21 marzo 2004

- Papa  Giovanni Paolo II

 Celebrazione

Memoria Liturgica:
- 26 febbraio

Vergine, che per amore di Dio si dedicò con zelo alla educazione e alla catechesi dei poveri e fondò la Congregazione delle Suore Salesiane del Sacro Cuore di Gesù

"Signore, se hai bisogno di una vittima e mi vuoi, sono qui, Signore"

Tomasa Ortiz Real, figlia di José e di Tomasa, nacque a Bocairente (Valencia) Spagna, il 12 novembre 1842, e fu battezzata il giorno seguente. Era la quinta di otto fratelli. 

A scuola si distinse per la pietà, la costanza ed il talento nella musica, nel ricamo e nella recitazione.  A dieci anni fece la Prima Comunione. Con sguardo retrospettivo ella stessa narra così i suoi sentimenti: «Quando ricevetti per la prima volta la Sacra Comunione, rimasi come annichilita e sperimentai come Gesù mi chiamasse alla Vita Religiosa». Questo incontro con Cristo nella Eucaristia la segnò per sempre. Tomasa desiderò essere del Signore e vivere per lui. 

Completò la sua formazione umana e spirituale nel Collegio di Loreto che le Religiose della Sacra Famiglia di Burdeos avevano a Valencia. Quando chiese di entrare nel noviziato di questo Istituto, suo padre, considerando la situazione politica dell’epoca e la giovane età di Tomasa, la obbligò a ritornare a casa. 

Tre aspetti caratterizzarono questa tappa della sua vita a Bocairente: lo spirito di pietà e d’orazione, la sua dedizione a fare del bene ai bambini poveri, agli anziani e agli infermi e l’impegno nel dare una risposta a quello che sentì nel suo intimo il giorno della Prima Comunione. 

Alla fine, Tomasa, pensò di poter realizzare il sogno della sua vita: consacrarsi al Signore in un convento di Carmelitane di clausura a Valencia. Però un’infermità la obbligò ad abbandonare il noviziato e ritornare alla casa paterna. Una volta ristabilitasi, tentò di nuovo di entrare in un convento di clausura ed ancora accadde lo stesso.

Da questi avvenimenti, Tomasa scoprì che Dio non la voleva per questa strada. Ella gli chiese di vedere chiaramente quale fosse la sua volontà, e la sua preghiera era questa: «Tua, Gesù mio, tua desidero essere, però dimmi dove». 

Con la certezza di sentirsi chiamata ad una vita di speciale consacrazione, ma con il dubbio di dove la volesse Dio, Tomasa si diresse a Barcellona. Lì, dopo molte difficoltà, il Signore rispose alla ricerca vocazionale di Tomasa facendole vivere una profonda esperienza mistica, nella quale il Cuore di Gesù, mostrandole il suo costato sinistro insanguinato, le disse: «Guarda come mi hanno messo gli uomini con la loro ingratitudine, vuoi tu aiutarmi a portare questa croce?». Tomasa rispose: «Signore, se hai bisogno di una vittima e mi vuoi, sono qui, Signore». Allora, il Redentore le disse: «Fonda, figlia mia, che su di te e sulla tua Congregazione sempre stenderò misericordia». 

Questa esperienza fu determinante per Tomasa, le dette una tale certezza che mai si cancellò dalla sua mente e dal suo cuore. Da questo momento, comprese che Dio le chiedeva di dar vita ad un nuovo Istituto. 

La domanda ora, era dove fondare, dove dare una risposta positiva all’invito di Cristo a portare la croce dei più poveri, di coloro che meno contano in questo mondo. Il Vescovo D. Jaime Catalá fu colui che le suggerì di aprire il cuore al suo confessore e di fare ciò che egli le indicava. Con questo gesto, Tomasa, si sottomise con fede alla gerarchia della Chiesa per fare la volontà di Dio.

Le inondazioni del fiume Segura che nel 1884 distrussero i campi della Murcia e le poche Congregazioni religiose in questa zona, la orientarono verso questi luoghi di maggior necessità. 

Nel mese di marzo, Tomasa, accompagnata da tre postulanti, partì da Barcellona, verso Puebla de Soto, ad un chilometro da Alcantarilla, per fondare lì, con l’autorizzazione del Vescovo di Cartagena-Murcia, la prima Comunità delle Terziarie della Vergine del Carmen. 

Gli abitanti dei campi della Murcia ancora non si erano ripresi dalla tragedia delle inondazioni del 1884, quando sopraggiunse il colera. Tomasa — che nel frattempo aveva preso il nome di Piedad de la Cruz — e le sue Figlie, si moltiplicavano nell’assistere gli infer-mi e le bambine orfane in un piccolo ospedale che chiamò «La Provvidenza».

Giungevano altre giovani, attratte dal modo di vivere di quelle prime Terziarie Carmelitane. La Casa divenne piccola, si dovette comprare quella di Alcantarilla. Si aprì anche una nuova Comunità a Caudete ... Tutto faceva pensare che, alla fine, Tomasa avesse trovato il luogo dove portare a compimento la sua vocazione. 

Nonostante ciò ... di nuovo la croce. Era il segno che ella aveva chiesto per sapere che tutto quello fosse di Dio: «Fondare nella tribolazione» e il Cuore di Gesù lo concesse abbondantemente. 

Sebbene la Vergine Maria occupasse un posto molto importante nel cuore e nella vita di Tomasa, il suo Carisma era centrato nel Cuore di Cristo. E ... disegni di Dio! Cominciarono alcune tensioni tra le Comunità di Alcantarilla e Caudete, giacché la Congregazione non aveva ancora l’approvazione diocesana. 

Nel mese di agosto, le Suore di Caudete si recarono ad Alcantarilla e si presero le novizie, lasciando Madre Piedad sola con Suor Alfonsa. Furono giorni di intenso dolore. La Fondatrice, come sempre, si rifugiò nella preghiera, si prostrò dinanzi al Cristo del Consiglio e lì rimase ore ed ore inchiodata ai suoi piedi. Soffre, però non si spezza, perché la barchetta della sua vita era ben ancorata nel Signore. 

Una volta ancora ricorse alla gerarchia ecclesiastica in cerca di orientamento e di luce. Sarà il Vescovo Bryan y Livermore che invierà Tomasa e la sua fedele compagna, Suor Alfonsa, al Convento della Visitazione delle Salesiane Reali a Orihuela per far un mese di esercizi spirituali e per progettare una nuova fondazione, prendendo come protettore un Santo Vescovo. È qui che lo Spirito Santo illuminò vivamente Madre Piedad, mentre la colmava di forza profetica, le mostrava il suo Carisma ed il nome della sua Congregazione, che sarà sotto il patrocinio di San Francesco di Sales.  

E ... giunse l’ora di Dio. Era l’8 settembre 1890. Nasceva nella Chiesa, dopo molte difficoltà e tribolazioni, la Congregazione delle Suore Salesiane del Sacro Cuore di Gesù, una Congregazione dove il Cuore di Gesù desidera essere amato, servito e risarcito dalle offese ricevute dagli uomini. Amare, servire e riparare, vedere il volto del Signore nelle bambine orfane, nella giovani operaie, negli infermi, negli anziani abbandonati ... e aiutarli a portare la croce. 

Ci ha lasciato il suo Carisma: Rendere sensibile davanti agli uomini, specialmente i poveri, l’amore del Padre provvidente, manifestato nel Cuore misericordioso di Gesù aperto tra le braccia della Croce. 

Sebbene tutta la vita di Madre Piedad sia stata una rinuncia al mondo, non per questo era «fuggita» dal mondo, ma rimase in esso facendo il bene e lottando contro il male. Testimone di ciò furono i tanti matrimoni rotti o sul punto di rompersi, tante giovani che ella andava a cercare nelle fabbriche per formarle nella scuola domenicale, bambine senza famiglia che amò svisceratamente, anziani soli, infermi ... 

Visse povera e morì povera, seduta su di una sedia, perché «Quello — diceva indicando il Crocifisso — morì in croce e io non devo morire sul letto, bensì sul pavimento». Spirò con il crocifisso tra le labbra e la santa pace di Dio. Era sabato 26 febbraio 1916.

La gente semplice esclamava con profondo sentimento: «È morta una santa! È morta nostra madre!». 

Il 6 febbraio 1982 fu aperto nella Diocesi di Cartagena-Murcia il Processo di Beatificazione e Canonizzazione della Serva di Dio. 

Il 7 maggio 1983 fu chiuso detto Processo che, trasferito a Roma, ottenne la validità il 3 febbraio 1984. 

Dopo uno studio esaustivo sulle virtù praticate da Madre Piedad, il 1° luglio 2000, in Vaticano, alla presenza di Sua Santità Giovanni Paolo II, fu promulgato il Decreto sulle sue Virtù Eroiche ed il 12 aprile 2003 il Decreto su un miracolo, dando così il via alla Beatificazione in Roma il 21 marzo 2004. 

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/piedad-de-la-cruz-ortiz-real.html

GOTTESDIENST MIT SELIGSPRECHUNGEN

PREDIGT VON JOHANNES PAUL II.

IV. Fastensonntag, 21. März 2004

1. »Wenn also jemand in Christus ist, dann ist er eine neue Schöpfung« (2 Kor 5,17).

Mit diesen Worten des Apostels Paulus läßt sich sehr treffend die Botschaft des heutigen Gottesdienstes mit Seligsprechungen zusammenfassen. Sie paßt gut zum sogenannten Sonntag »Laetare«, der auf halber Strecke des Weges der Fastenzeit liegt.

Die Zweite Lesung und das Evangelium bilden gleichsam eine zweistimmige Lobeshymne auf die Liebe Gottes, des barmherzigen Vaters (vgl. Lk 15,11–32), der uns in Christus versöhnt hat (vgl. 2 Kor 5,17–21). Eine Hymne, die zum eindringlichen Aufruf wird: »Laßt euch mit Gott versöhnen!« (2 Kor 5,20).

Diese Aufforderung gründet in der Gewißheit, daß der Herr uns liebt. Weil er die Israeliten liebte, führte er sie nach dem langen Weg des Exodus ins Land Kanaan. Davon haben wir in der Ersten Lesung gehört, die von tiefer Sehnsucht erfüllt ist. Das Pascha, das sie »am Abend […] in den Steppen von Jericho« feierten (Jos 5,10), und die ersten drei Monate, die sie im Gelobten Land verbrachten, werden für uns zum aussagekräftigen Symbol der Treue Gottes, der dem auserwählten Volk nach der traurigen Erfahrung der Sklaverei seinen Frieden schenkt.

2. Einzigartige Zeugen der liebevollen Göttlichen Vorsehung, die den Menschen auf seinem Weg begleitet, sind die vier neuen Seligen, die uns die Kirche heute vorstellt: Luigi Talamoni, Matilde del Sagrado Corazón Télles Robles, Piedad de la Cruz Ortíz Real und Maria Candida dell’Eucaristia.

Von unerschütterlichem Vertrauen in den himmlischen Vater gestützt, haben sie die Mühen und Prüfungen ihrer irdischen Pilgerreise auf sich genommen. Ihr Halt und Trost in den schwierigen Situationen des Lebens war stets Christus. Aus eigener Erfahrung wußten sie, wie wahr es ist, daß wir zu einer »neuen Schöpfung« werden, wenn wir in Ihm leben (vgl. 2 Kor 5,17).

3. Ein getreues Abbild der Barmherzigkeit Gottes ist der Priester Luigi Talamoni. Der berühmteste seiner Schüler am Gymnasialkonvikt in Monza, Achille Ratti, der spätere Papst Pius XI., bezeichnete ihn »aufgrund seines heiligmäßigen Lebens, seines brillanten Wissens, seines weiten Herzens, seines weitsichtigen Lehramts, seines eifrigen Apostolats und seiner staatsbürgerlichen Verdienste [als] Ehre für Monza, Edelstein des Mailänder Klerus, Führer und Vater zahlloser Seelen«. Der neue Selige widmete sich unablässig seiner Tätigkeit als Beichtvater und seinem Dienst an den Armen, den Häftlingen und besonders den mittellosen Kranken. Welch leuchtendes Beispiel ist er doch für alle Menschen! Ich lade vor allem die Priester und die Kongregation der Schwestern der Barmherzigkeit ein, auf ihn zu schauen. [Dann fuhr der Papst auf spanisch fort:]

4. »Wenn also jemand in Christus ist, dann ist er eine neue Schöpfung« (2 Kor 5,17). Die Worte des hl. Paulus treffen sehr gut auf Mutter Matilde Téllez Robles zu. In tiefer Liebe zu Christus hat sie sich Ihm hingegeben als wahre Jüngerin, in der das »Neue« Gestalt annehmen konnte. Diese unermüdliche, tief religiöse Frau weihte sich, getragen von einem intensiven Gebetsleben, der Umgestaltung der damaligen Gesellschaft durch die Aufnahme verwaister Mädchen, die Heimpflege von Kranken, die Unterstützung von werktätigen Frauen und die Mitarbeit bei kirchlichen Initiativen.

Da sie die Eucharistie tief verehrte, wurde sie durch die Betrachtung Jesu im Altarsakrament dazu veranlaßt, wie das Brot sein zu wollen, das gebrochen und an alle verteilt wird. Dies vermittelte sie auch den Mitgliedern ihrer Kongregation, den »Hijas de María Madre de la Iglesia«. Ihr eindrucksvolles Zeugnis spornt uns an, in der Anbetung Gottes und im Dienst an den Brüdern und Schwestern zu leben, denn dies sind die zwei Eckpfeiler des christlichen Einsatzes.

5. Die in Bocairente geborene Mutter Piedad de la Cruz Ortiz, Gründerin der Salesianerinnen vom Heiligen Herzen in Alcantarilla (Murcia), ist ein herausragendes Beispiel der Versöhnung, die der hl. Paulus in der Zweiten Lesung beschreibt: »Gott war es, der in Christus die Welt mit sich versöhnt hat« (2 Kor 5,19). Gott fordert jedoch die Mitarbeit der Menschen, um sein Werk der Versöhnung zu vollenden (vgl. V. 19–20). Mutter Piedad versammelte einige junge Frauen, die den Wunsch hatten, den Demütigen und Armen die Liebe des fürsorglichen Vaters zu zeigen, die im Herzen Jesu offenbar wurde. Auf diese Weise gründete sie eine neue religiöse Familie.

Als Modell christlicher und religiöser Tugenden – erfüllt von der Liebe zu Christus, zur Jungfrau Maria und zu den Armen – hinterläßt sie uns ihr Beispiel der Schlichtheit, des Gebets und der Liebe zu allen Bedürftigen. [Johannes Paul II. sprach auf italienisch weiter:]

6. Zu einer »neuen Schöpfung« wurde auch Maria Barba. Ihr ganzes Leben weihte sie Gott im Karmel, wo sie den Namen Maria Candida dell’Eucaristia erhielt. Sie war eine wahre Mystikerin der Eucharistie und machte sie zum einenden Mittelpunkt ihrer gesamten Existenz. Damit folgte sie der Tradition der Karmeliter, insbesondere der hl. Teresa von Jesus und des hl. Johannes vom Kreuz.

So sehr war sie in den eucharistischen Christus verliebt, daß sie den ständigen, leidenschaftlichen Wunsch empfand, eine unermüdliche Künderin der Eucharistie zu sein. Ich bin sicher, daß die sel. Maria Candida auch vom Himmel aus der Kirche hilft, in ihrem Staunen und in ihrer Liebe zu diesem höchsten Geheimnis unseres Glaubens zu wachsen.

7. »Laetare, Ierusalem – Freu dich, Stadt Jerusalem!« (Eröffnungsvers).

Diese Einladung zur Freude, von der die heutige Liturgie geprägt ist, wird noch verstärkt durch das Geschenk der Seligen Luigi Talamoni, Matilde del Sagrado Corazón Télles Robles, Piedad de la Cruz Ortíz Real und Maria Candida dell’Eucaristia. Sie lassen uns Pilger auf Erden bereits jetzt die Freude des Paradieses verspüren und sind für jeden Gläubigen Zeugen tröstlicher Hoffnung.

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Der Heilige Stuhl

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Piedad de la Cruz Ortiz Real (1842-1916)

Piedad de la Cruz Ortiz Real, hija de José y de Tomasa, nació en Bocairente, (Valencia) —España—, el 12 de noviembre de 1842, siendo bautizada al día siguiente con el nombre de Tomasa. Ocupaba el quinto lugar entre ocho hermanos. 

En la escuela se distinguió por la piedad, la constancia y el talento en la música, en el bordado y en la recitación. 

A los diez años hizo su primera Comunión. Con mirada retrospectiva ella misma narra así sus sentimientos: «Cuando recibí por primera vez la Sagrada Comunión, quedé como anonadada y experimenté que Jesús me llamaba a la Vida Religiosa». Este encuentro con Cristo en la Eucaristía la marcó para siempre. Tomasa querrá ser del Señor y vivir para Él. 

Completó su formación humana y espiritual en el Colegio de Loreto que las Religiosas de la Sagrada Familia de Burdeos tenían en Valencia. Cuando pidió ingresar en el noviciado de ese Instituto, su padre, considerando la situación política de la época y la juventud de Tomasa, la obligó a volver a casa. 

Tres aspectos caracterizaron esta etapa de su vida en Bocairente: el espíritu de piedad y oración, su dedicación a hacer el bien a los niños pobres, los ancianos y enfermos y el tesón en dar una respuesta a aquello que sintió en su interior el día de la primera Comunión. 

Por fin, Tomasa, parece que podría realizar el sueño de su vida: Consagrarse al Señor en un convento de Carmelitas de clausura en Valencia, pero una enfermedad, la obligó a abandonar el noviciado y volver a la casa paterna. Una vez recuperada, hizo un nuevo intento de ingresar en un convento de clausura y otra vez ocurrió lo mismo. 

A través de estos acontecimientos, Tomasa descubrió que Dios no la quería por ese camino. Ella le pedía ver claro cuál era su voluntad, y su oración era ésta: «Tuya, Jesús mío, tuya quiero ser, pero díme dónde». 

Con la certeza de sentirse llamada a una vida de especial Consagración, pero con la duda de dónde la quería Dios, Tomasa se dirigió a Barcelona. Allí, después de muchas dificultades, el Señor respondió a la búsqueda vocacional de Tomasa haciéndola vivir una profunda experiencia mística, en la que el Corazón de Jesús, mostrándole su hombro izquierdo ensangrentado, le dijo: «Mira cómo me han puesto los hombres con sus ingratitudes, ¿quieres tú ayudarme a llevar esta cruz?». A lo que Tomasa respondió: «Señor, si necesitas una víctima y me quieres a mí, aquí estoy, Señor». Entonces, el Redentor le dijo: «Funda, hija mía, que de ti y de tu Congregación siempre tendré misericordia». 

Esta Experiencia fue crucial para Tomasa, le dio tal certeza, que jamás se borraría de su mente y de su corazón. Desde ese momento, comprendió que Dios le pedía dar vida a un nuevo Instituto. 

El interrogante ahora era dónde fundar, dónde dar respuesta positiva a la invitación de Cristo a llevar la cruz de los más pobres, de los que menos cuentan para este mundo. El Obispo D. Jaime Catalá fue quien le indicó que le abriera el corazón a su confesor y que hiciera lo que él le indicaba. Con este gesto, Tomasa, se sometió en fe a la Jerarquía de la Iglesia para hacer la voluntad de Dios.

Las inundaciones del río Segura que en 1884 habían destrozado la huerta murciana y la escasez de Congregaciones religiosas en esta zona, hizo que la orientara hacia esos lugares de mayor necesidad. 

En el mes de marzo, Tomasa, acompañada de tres postulantes, salió de Barcelona camino de Puebla de Soto, a 1 km. de Alcantarilla, para fundar allí, con la autorización del Obispo de Cartagena-Murcia, la primera Comunidad de Terciarias de la Virgen del Carmen. 

Los habitantes de la huerta murciana aún no se habían repuesto de la tragedia de las inundaciones de 1884, cuando apareció el cólera. Tomasa, —que por entonces había tomado el nombre de Piedad de la Cruz— y sus Hijas se multiplicaban en el cuidado a los enfermos y a las niñas huérfanas en un hospitalillo que ella llamó de «La Providencia». 

Iban llegando otras jóvenes, atraídas por el modo de vivir de aquellas primeras Terciarias Carmelitas. La Casa se quedó pequeña, hubo que comprar la de Alcantarilla. También se estableció una nueva Comunidad en Caudete... Todo hacía pensar que al fin, Tomasa había encontrado el lugar donde llevar a cabo su vocación. 

Sin embargo... de nuevo la cruz. Era el signo que ella había pedido para saber que todo aquello era de Dios: «Fundar en tribulación» y el Corazón de Jesús se lo concedió con creces. 

Aunque la Virgen María ocupó un lugar muy importante en el corazón y en la vida de Tomasa, su Carisma estaba centrado en el Corazón de Cristo. Y... ¡designios de Dios! Aparecieron algunas tensiones entre las Comunidades de Alcantarilla y Caudete, ya que la Congregación no tenía aún la aprobación diocesana. 

En el mes de agosto, las Hermanas de Caudete se dirigeron a Alcantarilla y se llevaron las novicias, dejando a Madre Piedad sola con Sor Alfonsa. Fueron días de mucho dolor. La Fundadora, como siempre, se refugió en la oración, se postró ante el Cristo del Consuelo y allí permaneció horas y horas clavada a sus pies. Sufre, pero no se rompe, porque la barquilla de su vida estaba bien anclada en el Señor. 

Una vez más acudió a la Jerarquía eclesiástica en busca de orientación y de luz. Será el Obispo Bryan y Livermore quien envíe a Tomasa y a su fiel compañera, Sor Alfonsa, al Convento de la Visitación de las Salesas Reales en Orihuela para hacer un mes de ejercicios espirituales y para proyectar una nueva Fundación, tomando como protector a un Santo Obispo. Es aquí, donde el Espíritu Santo iluminó vivamente a M. Piedad, al tiempo que la llenaba de fuerza profética, le mostraba su verdadero Carisma, y el título de su Congregación, que estaría bajo el patrocinio de S. Francisco de Sales. 

Y... llegó la hora de Dios. Era el 8 de septiembre de 1890. Nacía en la Iglesia, después de muchas dificultades y tribulaciones, la Congregación de Hermanas Salesianas del Sagrado Corazón de Jesús, una Congregación donde el Corazón de Cristo quiere ser amado, servido y desagraviado de las ofensas que recibe de los hombres. Y al amar, servir y desagraviar, ver el rostro del Señor en las niñas huérfanas, en las jóvenes obreras, en los enfermos, en los ancianos abandonados... y ayudarles a llevar la cruz. 

Nos legó su propio Carisma: Hacer sensible ante los hombres, especialmente pobres, el amor del Padre Providente, manifestado en el Corazón misericordioso de Jesús abierto en brazos de la Cruz. 

Aunque toda la vida de Madre Piedad fue una renuncia al mundo, no por eso había «huido» del mundo, sino que seguía en él haciendo el bien y luchando contra el mal. Testigos de ello fueron tantos matrimonios rotos o a punto de romperse, tantas jóvenes a las que iba a buscar a las fábricas para formarlas en la escuela dominical, niñas sin hogar a las que amó entrañablemente, ancianos solos, enfermos ... 

Vivió pobre y murió pobre, sentada en un sillón, porque «Aquel —decía señalando el Crucifijo— murió en la cruz y yo no debo morir en la cama, sino en el suelo». Expiró con el crucifijo en los labios y en la santa paz de Dios. Era el sábado, 26 de febrero de 1916. 

La gente sencilla exclamaba con profundo sentimiento: ¡Ha muerto una santa! ¡Ha muerto nuestra madre! 

El día 6 de febrero de 1982 tuvo lugar en la Diócesis de Cartagena-Murcia la apertura del Proceso de Beatificación y Canonización de la Sierva de Dios. 

El día 7 de mayo de 1983 fue clausurado dicho Proceso, pasando a Roma, que aprueba la validez del mismo el 3 de febrero de 1984. 

Después de un estudio exhaustivo sobre las virtudes practicadas por Madre Piedad, el 1 de julio de 2000, en el Vaticano, en presencia de S.S. Juan Pablo II, se dio lectura al Decreto de reconocimiento de Virtudes Heroicas, y el 12 de abril de 2003 al Decreto sobre el milagro, dando paso así a la Beatificación en Roma el 21 de marzo de 2004.

SOURCE : https://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20040321_real_sp.html

MISA DE BEATIFICACIÓN DE CUATRO SIERVOS DE DIOS

HOMILÍA DE SU SANTIDAD JUAN PABLO II

Plaza de San Pedro

Domingo 21 de marzo de 2004

1. "El que es de Cristo es una criatura nueva" (2 Co 5, 17). 

Con estas palabras del apóstol san Pablo podemos resumir el mensaje de la liturgia de beatificación de hoy, que se inserta bien, a mitad del itinerario cuaresmal, en el domingo llamado "Laetare".

La segunda lectura y el evangelio forman como un himno a dos voces, en alabanza del amor de Dios, Padre misericordioso (cf. Lc 15, 11-32), que nos ha reconciliado en Cristo (cf. 2 Co 5, 17-21). Un himno que se hace llamamiento apremiante:  "Reconciliaos con Dios" (2 Co 5, 20).

Esta invitación se apoya en la certeza de que el Señor nos ama. Amó a los israelitas, haciéndolos entrar en la tierra de Canaán, después del largo camino del Éxodo, como hemos escuchado en la primera lectura, impregnada de profunda nostalgia. La Pascua que celebraron "al atardecer, en la estepa de Jericó" (Jos 5, 10) y los primeros meses que pasaron en la tierra prometida son para nosotros un símbolo elocuente de la fidelidad divina, que dona su paz al pueblo elegido, después de la triste experiencia de la esclavitud.

2. Testigos singulares de la amorosa Providencia divina, que acompaña el camino de la humanidad, son los cuatro nuevos beatos que la Iglesia pone hoy ante nosotros:  Luis Talamoni, Matilde del Sagrado Corazón Téllez Robles, Piedad de la Cruz Ortiz Real y María Cándida de la Eucaristía.

Sostenidos por una inquebrantable confianza en el Padre celestial, afrontaron las dificultades y las pruebas de la peregrinación terrena. Cristo fue siempre su apoyo y su consuelo en las circunstancias difíciles de la existencia. Así, experimentaron en sí mismos la gran verdad de que vivir en él significa convertirse en "criaturas nuevas" (cf. 2 Co 5, 17).

3. El sacerdote Luis Talamoni es fiel reflejo de la misericordia de Dios. El más ilustre de sus alumnos en el seminario de enseñanza secundaria de Monza, Achille Ratti, después Papa Pío XI, lo definió "por santidad de vida, luz de ciencia, grandeza de corazón, pericia de magisterio, ardor de apostolado y méritos civiles, honor de Monza, figura ilustre del clero ambrosiano, guía y padre de innumerables almas". El nuevo beato fue asiduo en el ministerio del confesonario y en el servicio a los pobres, a los presos y especialmente a los enfermos indigentes. Para todos es un ejemplo resplandeciente. Exhorto a contemplarlo sobre todo a los sacerdotes y a la congregación de las Religiosas de la Misericordia.

4. "El que  es  de  Cristo es una criatura nueva" (2 Co 5, 17). Las palabras de san Pablo pueden aplicarse perfectamente a la madre Matilde Téllez Robles. Enamorada de Cristo, se entregó a él como verdadera discípula que encarna esa novedad. Esta mujer incansable y religiosa se consagró, desde una intensa vida de oración, a la transformación de la sociedad de su tiempo mediante la acogida de niñas huérfanas, la atención domiciliaria a enfermos, la promoción de la mujer trabajadora y la colaboración en las actividades eclesiales.

Profundamente devota de la Eucaristía, la contemplación de Jesús en el sacramento del altar la llevó a desear ser como el pan que se parte y reparte para todos. Esto es lo que enseñó también a sus religiosas, las Hijas de María Madre de la Iglesia. Su luminoso testimonio es una llamada a vivir en adoración a Dios y servicio a los hermanos, dos pilares fundamentales del compromiso cristiano.

5. La madre Piedad de la Cruz Ortiz, nacida en Bocairente y fundadora de las Salesianas del Sagrado Corazón en Alcantarilla (Murcia), es un maravilloso ejemplo de la reconciliación que nos propone san Pablo en la segunda lectura:  "Dios mismo estaba en Cristo reconciliando al mundo consigo" (2 Co 5, 19). Pero Dios pide la colaboración de los hombres para llevar a cabo su obra de reconciliación (cf. 2 Co 5, 19-20). La madre Piedad reunió a diversas jóvenes deseosas de mostrar a los humildes y a los pobres el amor del Padre providente manifestado en el Corazón de Jesús, dando así vida a una nueva familia religiosa. Modelo de virtudes cristianas y religiosas, enamorada de Cristo, de la Virgen María y de los pobres, nos deja el ejemplo de austeridad, oración y caridad hacia todos los necesitados.

6. "Criatura nueva" fue María Barba, que entregó toda su vida a Dios en el Carmelo, donde recibió el nombre de María Cándida de la Eucaristía. Fue auténtica mística de la Eucaristía; hizo de ella el centro unificador de toda su existencia, siguiendo la tradición carmelitana, en particular el ejemplo de santa Teresa de Jesús y de san Juan de la Cruz.

Hasta tal punto se enamoró de Jesús Eucaristía, que sentía un constante y ardiente deseo de ser apóstol infatigable de la Eucaristía. Estoy seguro de que, desde el cielo, la beata María Cándida sigue ayudando a la Iglesia, para que crezca en el asombro y en el amor a este supremo misterio de nuestra fe.

7. "Laetare, Ierusalem", "Alégrate, Jerusalén" (Antífona de entrada).

La invitación a la alegría, que caracteriza esta liturgia, se amplifica gracias al don de los beatos Luis Talamoni, Matilde del Sagrado Corazón Téllez Robles, Piedad de la Cruz Ortiz Real y María Cándida de la Eucaristía. Ellos nos hacen saborear a nosotros, peregrinos en la tierra, el gozo del paraíso, y son para cada creyente testigos de consoladora esperanza.

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La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/john-paul-ii/es/homilies/2004/documents/hf_jp-ii_hom_20040321_beatifications.html

Beata Piedad de la Cruz

Ortiz Real, Tomasa. Beata Piedad de la Cruz. Bocairente (Valencia), 12.XI.1842 – Alcantarilla (Murcia), 26.II.1916. Religiosa fundadora de las Salesianas del Sagrado Corazón de Jesús, beata.

Beato, taFundador, ra de orden o congregación religiosaReligioso, saSalesiana del Sagrado Corazón de Jesús

Biografía

Sus padres se llamaban José Ortiz Belda y Tomasa Real López. El 14 de noviembre de 1842, en la parroquia de Bocairente se le administró el sacramento del bautismo, en el que recibió el nombre de Tomasa, que cambió por el de Piedad de la Cruz al iniciar la vida religiosa.

En mayo de 1852, hizo la primera comunión y el 29 de noviembre, el arzobispo de Valencia, Pablo García Abellá, le confirió el sacramento de la confirmación.

Pretendió, en vano, ingresar en varios institutos religiosos, en gran parte por las dificultades que presentaba la política antieclesiástica imperante en aquellos años. En 1878 ingresó en las Terciarias Carmelitas Misioneras en Barcelona, que abandonó tres años después por indicación de su director espiritual, Gualtero de Castro.

De 1881 a 1884, mientras discernía sobre el camino que tenía que tomar en su vida religiosa, residió en las Mercedarias de San Gervasio de Barcelona, aunque ya pensaba en fundar una Congregación religiosa.

Con la bendición del obispo de Barcelona, Jaime Catalá Alborsa (1835-1899), se dirigió a la huerta murciana, muy necesitada de atención religiosa. Se estableció, junto con tres compañeras, en Puebla de Soto, pequeño pueblo aledaño a Murcia, iniciando la vida como terciarias carmelitas, dedicándose a la educación de las niñas pobres y al cuidado de los obreros enfermos, tomando en esta ocasión el nombre de Piedad de la Cruz. En 1886 se abrió una nueva fundación en Caudete (Albacete) y un año después se estableció el noviciado y el gobierno de la Congregación en Alcantarilla, población cercana a Murcia.

En 1889 la comunidad de Caudete se constituyó en una congregación religiosa autónoma. Madre Piedad tuvo que volver a comenzar. Bajo la orientación del obispo de Cartagena, Tomás Bryán y Livermore (1824-1902), puso la congregación bajo la protección de san Francisco de Sales. Las religiosas se llamarían: Salesianas del Sagrado Corazón de Jesús.

Poco a poco se fueron realizando progresos en el instituto, con su expansión numérica y geográfica, dedicado a la atención de los niños abandonados y a los ancianos pobres. Las primeras fundaciones se ubicaron en las zonas rurales, pero pronto se pasó a fundar a la misma capital de España.

Con los años la salud de Madre Piedad se fue resintiendo.

Tuvo que dejar la dirección de la Congregación y retirarse, enferma, a Alcantarilla.

El 22 de febrero de 1916 se agravó y unos días después, el 26 de dicho mes, fallecía. A su muerte dejaba trece fundaciones, con veinte comunidades y unas ciento veinticinco religiosas, dedicadas a la atención de los ancianos y enfermos, jóvenes obreras, huérfanos, alumnas pobres, párvulos y niños de cuna.

Fue solemnemente beatificada por el papa Juan Pablo II el 21 de marzo de 2004, con lo que se reconocía su figura clave en la Iglesia del ocaso del siglo xix y comienzos del xx, que alumbró con su santidad y con su aportación a la regeneración de la Iglesia y de la sociedad.

Bibliografía

T. de J. Arribas López-Negrete, Vida de la Sierva de Dios, Madre Piedad de la Cruz Ortiz Real, Murcia, Sucesores de Nogués, 1948

A. Esteba Álvarez, Para ser santa nací, Murcia, 1980

Una decisiva experiencia mística de Tomasa Ortiz Real, Murcia, Sucesores de Nogués, 1988

Congregatio de causis sanctorum, Canonizationis servae Dei Pietatis a Cruce, in saeculo Tomasae Ortiz Real, Fundatrice Sororum Salesianarum a Sacro Corde Jesu. Positio super virtutibus et fama sanctitatis, Roma, Tipografía Guerra, 1992

Hermanas Salesianas del Sagrado Corazón de Jesús, Cien años de misericordia (1890-1990), Murcia, 1993

A. Llin Cháfer, Madre Piedad de la Cruz, testigo del amor de Jesucristo, Barcelona, Editorial Claret, 2004.

Autor/es

Arturo Llin Cháfer

SOURCE : https://historia-hispanica.rah.es/biografias/33780-beata-piedad-de-la-cruz

CERIMÓNIA DE BEATIFICAÇÃO DE QUATRO SERVOS DE DEUS

HOMILIA DO PAPA JOÃO PAULO II

Domingo, 21 de Março de 2004


1. "Se alguém está com Cristo, é uma nova criatura" (2 Cor 5, 17).

Podemos resumir com estas palavras do apóstolo Paulo a mensagem da hodierna liturgia de beatificação, que bem se insere, no meio do caminho quaresmal, no Domingo chamado "Laetare".
A segunda Leitura e o Evangelho formam como que um hino a duas vozes, o louvor do amor de Deus, Pai misericordioso (Lc 15, 11-32), que nos reconciliou em Cristo (2 Cor 5, 17-21). Um hino que se faz premente apelo: "Deixai-vos reconciliar com Deus" (2 Cor 5, 20).

Este convite apoia-se na certeza de que o Senhor nos ama. Ele amou os Israelitas fazendo-os entrar na terra de Canaã, depois do longo caminho do Êxodo, como ouvimos na primeira Leitura, cheia de saudade pungente. A Páscoa que eles celebraram "de manhã, na planície de Jericó" (Js 5, 10) e os primeiros meses que passaram na terra prometida tornaram-se, para nós, um símbolo eloquente da fidelidade divina, que faz dom da sua paz ao povo eleito, depois da triste experiência da escravidão.

2. Os quatro novos Beatos que a Igreja coloca hoje diante de nós: Luís Talamoni, Matilde do Sagrado Coração Téllez Robles, Piedade da Cruz Ortíz Real e Maria Cândida da Eucaristia são singulares testemunhas da amável Providência divina, que acompanha o caminho da humanidade.

Sustentados por uma fé inabalável no Pai celeste, eles enfrentaram as fadigas e as provações da peregrinação terrena. Seu sustento e conforto nos difíceis acontecimentos da existência sempre foi Cristo. Experimentaram assim em si mesmos como é verdade que viver Nele significa tornar-se "novas criaturas" (cf. 2 Cor 5, 17).

3. Reflexo fiel da misericórdia de Deus é o sacerdote Luís Talamoni. O mais ilustre dos seus alunos no Seminário Liceal di Monza, Achille Ratti, depois Papa Pio XI, definiu-o "pela santidade de vida, luz de ciência, grandeza de coração, perícia de magistério, ardor de apostolado e pelas benemerências cívicas a honra de Monza, pedra preciosa do clero ambrosiano, pai e guia de almas sem número". O novo Beato foi assíduo no ministério do confessionário e no serviço aos pobres, nos cárceres e especialmente aos doentes indigentes. Que fúlgido exemplo é ele para todos! Exorto a olhar para ele sobretudo os sacerdotes e a Congregação das Irmãs Misericordinas.

4. "Aquele que está com Cristo, é uma nova criatura" (2 Cor 5, 17). As palavras de São Paulo podem aplicar-se perfeitamente à Madre Matilde Téllez Robles. Apaixonada por Cristo, entregou-se a Ele como verdadeira discípula que encarna essa novidade. Esta mulher incansável e religiosa consagrou-se, com uma intensa vida de oração, à transformação da sociedade do seu tempo mediante o acolhimento das meninas órfãs, a atenção domiciliar aos enfermos, a promoção da mulher trabalhadora e a colaboração nas actividades eclesiais.

Profundamente devota da Eucaristia, a contemplação de Jesus no Sacramento do Altar levou-a a desejar ser como ele, pão que se parte e reparte para todos. Isto é o que ensinou também às suas Religiosas, as Filhas de Maria, Mãe da Igreja. O seu luminoso testemunho é um convite a viver em adoração a Deus e ao serviço aos irmãos, dois pilares fundamentais do compromisso cristão.

5. A Madre Piedade da Cruz Ortíz, nascida em Bocairente e fundadora das Salesianas do Sagrado Coração em Alcantarilla (Múrcia), é um maravilhoso exemplo da reconciliação que nos propõe São Paulo na segunda leitura: "Foi Deus quem reconciliou o mundo consigo, em Cristo" (2 Cor 5, 19). Mas Deus pede a colaboração dos homens para levar a cabo a sua obra de reconciliação (cf. vv. 19-20). A Madre Piedade reuniu as diversas jovens desejosas de mostrar aos humildes e aos pobres o amor do Pai providente manifestado no Coração de Jesus, dando assim vida a uma nova família religiosa. Modelo de virtudes cristãs e religiosas, enamorada por Cristo, pela Virgem Maria e pelos pobres, deixa-nos o exemplo de austeridade, oração e caridade para com todos os necessitados.

6. "Nova criatura" tornou-se Maria Barba, que ofereceu toda a sua vida a Deus no Carmelo, onde recebeu o nome de Maria Cândida da Eucaristia. Da Eucaristia, foi uma autêntica mística; fê-la o centro unificante de toda a existência, seguindo a tradição carmelita, em particular o exemplo de Santa Teresa de Jesus e de São João da Cruz.

Enamorou-se a tal ponto de Jesus eucarístico que sentiu um constante e ardente desejo de ser apóstola incansável da Eucaristia. Tenho a certeza de que, do Céu, a bem-aventurada Maria Cândida continua a ajudar a Igreja, para que cresça na admiração e no amor a este supremo Mistério da nossa fé.

6. "Laetare, Jerusalem - Alegrai-vos com Jerusalém" (Antífona de entrada).

O convite à alegria, que caracteriza a hodierna liturgia, amplia-se pelo dom dos Beatos Luís Talamoni, Matilde do Sagrado Coração Téllez Robles, Piedade da Cruz Ortíz Real e Maria Cândida da Eucaristia. Eles fazem-nos saborear, peregrinos na terra, o gáudio do Paraíso e são para todos os fiéis testemunhas de consoladora esperança.

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A Santa Sé

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