dimanche 19 février 2017

Saint BONIFACE de LAUSANNE, évêque


Saint Boniface; vitrail de l'église Saint-Pierre, à Uccle (Bruxelles)

Saint Boniface de Lausanne

Évêque ( 1265)

Né à Bruxelles au cœur de la cité historique au Caudenberg. De la famille des Cluting il a étudié la théologie à Paris à l'université, il est revenu pour être six ans durant doyen de la collégiale Sainte Gudule (l'actuelle cathédrale de Bruxelles); puis il fut nommé professeur de théologie à Paris en un temps où les critères étaient plus serrés, de là il est reparti pour fonder l'université de Mayence où il reçut la mission de devenir évêque de Lausanne. 

Le poste était vacant depuis un petit temps et l'accueil fut des plus froids et difficile. Boniface de Bruxelles désira rénover la vie de l'Église mais fut en butte à l'influence des chanoines et l'hostilité de l'empereur. Il dut renoncer et demanda au pape de le relever de sa mission. Il l'obtint après plusieurs demandes et s'installa à l'abbaye cistercienne de la Cambre dans la forêt de Soignes. 

Pendant 18 ans il se donna à la prière et à l'accueil des plus pauvres.

Boniface est vénéré dans l'abbatiale de la Cambre "c'est la sainteté de sa vie à travers les heurs et les malheurs qui nous parlent aujourd'hui du Seigneur"...

d'après un courrier reçu de la paroisse St-Boniface à Ixelles (Bruxelles)

À La Cambre près de Bruxelles, en 1260, le trépas de saint Boniface, qui fut évêque de Lausanne et termina sa vie dans la piété auprès des moniales cisterciennes du lieu.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/9992/Saint-Boniface-de-Lausanne.html


Boniface (saint)

19.2.1261. Originaire de Bruxelles -- on lui donne à tort Clutinc comme nom de famille, qui était celui du mari de sa sœur --, B. y recevra des bénéfices, mais sa carrière se déroulera ailleurs. De 1199 à 1229, il étudie et enseigne à Paris à la faculté des arts, puis à celle de théologie; il est écolâtre à Cologne de 1229 à 1231. Malgré ses charges intellectuelles et son intérêt pour Aristote, il ne semble pas avoir laissé d'œuvres. Le pape Grégoire IX le désigne comme évêque de Lausanne en 1231, pour mettre fin à deux ans de discordes locales. Soucieux de réformer son clergé et d'affirmer ses droits politiques, B. se heurte au chapitre cathédral et à la ville de Lausanne, surtout au début de son épiscopat; en 1234, l'évêque, qui a jeté l'interdit sur sa ville, doit même s'en remettre à des médiateurs étrangers au diocèse. Proche de Jourdain de Saxe, successeur de saint Dominique, il favorise l'arrivée des dominicains à Lausanne (1234). Hostile aux intérêts impériaux, il conteste notamment le contrôle que les chevaliers teutoniques exercent sur Berne par décision de l'empereur Frédéric II. Les autorités de Berne et de Morat s'allient pour abattre B. qui, violemment pris à partie et symboliquement dégradé, se réfugie à Rome. Grégoire IX prend de vives mesures contre ses agresseurs en juillet 1238, mais lui refuse plus d'un an la permission de résigner sa charge (1239). B. laisse pendant ce temps l'administration de son diocèse à Pierre de Grandson, l'un des principaux partisans de la Savoie. Malgré les efforts du pape, la succession de B. se réglera par la force, dans une guerre où Berne, Morat et la Savoie interviendront. Après son retrait, B. passe quelques années à Cambrai, Liège et Utrecht; il se retire chez les cisterciennes de la Cambre-Sainte-Marie, près de Bruxelles, où il meurt en odeur de sainteté. On a conservé une Vie de B., avec une liste de miracles, rédigée peu après sa mort, mais son culte ne s'est développé qu'à partir du XVIIe s.; béatifié en 1603, canonisé en 1702, on le fête le 19 février.

Bibliographie
– P. Glorieux, Répertoire des maîtres en théologie de Paris au XIIIe siècle, 1933, 291, no 126
HS, I/4, 119-120
– V. Durussel, J.-D. Morerod, Le Pays de Vaud aux sources de son hist., 1990, 174-186
– P. Lefèvre et al., Chartes du chapitre de Sainte-Gudule à Bruxelles, 1047-1300, 1993, 77-78, no 59, 229, no 298
– J.-D. Morerod, Genèse d'une principauté épiscopale, 2000
Auteur(e): Jean-Daniel Morerod
SOURCE : http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F18468.php

Boniface of Lausanne, O. Cist. B (AC)


Born in Brussels, Belgium; died 1265; cultus approved in 1702. Boniface was educated by the nuns of La Cambre (Camera Santa Mariae) near Brussels. Thereafter he studied in Paris, where he taught dogma and became one of the best-known lecturers in the university. He left the university during a student strike, when his pupils no longer came to his classes, and transferred his chair to the University of Cologne. About 1230, he was consecrated bishop of Lausanne, Switzerland, but found that his zeal and frankness was met by misunderstanding and resentment. Having incurred the enmity of Emperor Frederick II, Boniface was attacked and badly wounded in 1239. Convinced he was unfit for office, he begged the pope to release him. The Holy Father agreed. Boniface resigned to live at the Cistercian convent of La Cambre as chaplain to the nuns. It is uncertain whether he actually became a Cistercian or simply lived out his life among them (Benedictines, Walsh). Saint Boniface is portrayed as a Cistercian bishop with an image of the Virgin and Child on a book. Venerated in Brussels, Cologne, Lausanne, and Paris (Roeder).


SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0219.shtml

Saint Boniface of Lausanne

Also known as
  • Boniface of Brussels
Profile

Educated at the Universities of Paris, France. Cistercian monk at Cambre Abbey near Brussels, Belgium. Noted for his learning, he taught at universities in Paris, France from 1222 to 1229, and then in Cologne, Germany from 1229 to 1231. Bishop of Lausanne, Switzerland in 1231. One of the bishops at the First Council of Lyon. In his later years he retired to his old monastery of Cambre to spend his latter days as a prayerful monk.

Born