Saint Nicéphore
d'Antioche
Martyr (+ 260)
A Antioche de Syrie. Il
demanda à mourir à la place d'un prêtre apostat, posa joyeusement sa tête sur
le billot que l'apostat venait de quitter par peur de la mort. Il reçut ainsi
la couronne du martyre que le prêtre venait de laisser échapper.
SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/601/Saint-Nicephore-d-Antioche.html
LE MARTYRE DE SAINT NICÉPHORE À ANTIOCHE DE SYRIE, L'AN 260
Tandis que les Perses,
les Borans et les Goths menaçaient sur une étendue immense la frontière de
l'empire, les magistrats continuaient à veiller à l'exécution de l'édit de
Valérien contre le clergé chrétien. Le légat de Syrie prenait place à côté des
féroces proconsuls de l'Afrique. Nous possédons les actes de plusieurs de ses
victimes en Asie-Mineure, parmi lesquels ceux de saint Nicéphore. a Ces actes,
dit M. Allard, ont été écrits dans un but d'édification. Le narrateur a voulu
montrer par un exemple saisissant le devoir de pardonner les injures. Il ne
suit pas de là que les faits soient inventés, comme le veut Samuel Basnage, car
le récit n'offre point de circonstances invraisemblables. L'interrogatoire de
Sapricius ressemble à ceux que nous lisons dans les pièces authentiques, et
peut être rapproché sans désavantage des interrogatoires de saint Denys et de
saint Cyprien; ce sont les mêmes idées, le même accent, c'est le cachet du même
temps. On peut admettre que cette partie de la narration a été reproduite
d'après une source contemporaine. Deux faits seulement dans toute la passion
paraissent singuliers : la torture infligée à Sapricius, dont la qualité de
prêtre n'est pas douteuse et qui devait être exécuté tout de suite, aux termes
de l'édit de Valérien ; la condamnation sommaire de Nicéphore, sur lé rapport
d'un officies, sans comparution de l'accusé. Mais il faut se rappeler le lieu
et l'époque. La situation était des plus critiques en Asie vers 259 ou 260 ; au
nord, à l'est, les envahisseurs gagnaient du terrain. Vieilli, usé, Valérien
dirigeait la guerre avec imprudence et mollesse tout ensemble. On sentait dans
l'air un désastre prochain. Dans ces moments, les politiques deviennent aisément
cruels. Faire souffrir leur semble le moyen de se montrer forts, ils
prennent la violence pour l'énergie; de là, peut-être, l'inutile torture de
Sapricius. Pour Nicéphore, l'explication est encore plus simple : il s'était
offert lui-même à la place du renégat, proclamant son mépris des dieux, sa
désobéissance aux empereurs. Comme son acte constituait une sorte de révolte,
le légat put se croire autorisé à le réprimer sur-le-champ, en dehors des
formes régulières.
BOLL.. 9/II, Febr. II, 283-288. — RUINART, p. 243 et suiv. — P. ALLARD, Hist. des perséc., III, p. 136-139. Voy. CHEVALIER, Répertoire, col. 1621.
LA PASSION DE SAINT NICÉPHORE
Il y avait, à Antioche,
un prêtre du nom de Sapricius qui avait le laïque Nicéphore pour ami. Ces deux
hommes s'aimaient en frères, on les eût cru formés dans le même sein, tant leur
mutuelle tendresse était profonde. Cette amitié était déjà ancienne quand le
démon souleva entre eux un sujet de discorde qui alla jusqu'à leur faire éviter
de se rencontrer en public. Une haine diabolique les animait maintenant l'un
contre l'autre.
Cela durait depuis
longtemps, quand Nicéphore, rentrant en lui-même, comprit que la haine est
oeuvre du diable. En conséquence, il chargea quelques amis de se rendre auprès
de Sapricius et de le conjurer en son nom de pardonner et d'agréer son
repentir. Sapricius refusa. Nicéphore renouvela sa démarche. Sapricius refusa
encore. Nicéphore tenta une troisième fois d'obtenir son pardon, car il est
écrit que toute parole doit être appuyée du témoignage de deux ou trois
personnes. Mais le coeur dur et implacable avait oublié la parole du Christ :
«Pardonnez et il vous sera pardonné » , et « Si vous ne remettez pas aux hommes
les offenses qu'ils vous ont faites, votre Père céleste ne vous remettra pas
les péchés que vous avez commis contre lui ». Sapricius demeura donc inflexible.
Alors Nicéphore vint lui-même à la maison de Sapricius et se jeta à ses pieds
en disant : « Au nom de Dieu, mon Père, pardon ! » Sapricius le repoussa.
Il manquait à son devoir qui était de faire la paix alors même qu'on ne l'en
eût pas prié, car il était chrétien, il était prêtre et engagé au service du Seigneur.
Sur ces entrefaites, la
persécution s'alluma dans Antioche. Sapricius fut arrêté et traduit devant le
légat qui lui dit : « Ton nom ? »
— « Saprice.»
— « Ton nom de famille ?
»
— « Chrétien. »
— « Prêtre ou laïque ? »
— « Prêtre. »
— « Nos seigneurs les
Augustes Valérien et Gallien ont ordonné que ceux qui se diront chrétiens
sacrifient aux dieux immortels. Si quelqu'un méprise l'édit, qu'il sache qu'il
sera torturé et condamné à une mort cruelle. »
— « Nous autres
chrétiens, répondit Sapricius, nous avons le Christ Dieu pour roi ; il est le
seul vrai Dieu, créateur du ciel, de la terre, de la mer et de tout ce qu'ils
renferment. Les dieux des nations sont des démons : qu'elles disparaissent de
la face de la terre ces vaines idoles qui ne peuvent faire ni bien ni mal à
personne, puisqu'elles sont l'oeuvre de la main des hommes »
Le légat donna ordre de
placer le martyr dans un appareil en colimaçon auquel on imprimait un rapide
mouvement. Sapricius dit : « Tu as pouvoir sur mon corps, tu n'en as pas sur
mon âme. Jésus Christ seul, son créateur, peut quelque chose sur elle ». Il supporta
longtemps la torture, jusqu'à ce que le légat, voyant qu'il n'obtenait rien,
fit lire la sentence : « Sapricius, prêtre, ayant méprisé les ordres des
empereurs, et refusé de sacrifier aux dieux immortels pour ne pas abandonner
l'espérance des. chrétiens, sera décapité. Je l'ordonne ainsi ».
Après le prononcé de la
sentence, Sapricius se hâtait d'aller recevoir la couronne, lorsque, en chemin,
Nicéphore, averti, courut à lui, se jeta à ses pieds et dit : « Martyr du
Christ, pardonne-moi, j'ai péché contre toi ». Sapricius passa son chemin.
Nicéphore prit une rue de traverse et, un peu au delà du lieu de leur première
rencontre, tomba de nouveau aux genoux du martyr : « Martyr du Christ,
suppliait-il, grâce ! pardon pour l'offense que la faiblesse m'a fait
commettre, puisque tu vas être couronné par le Christ que tu n'as pas renié,
que tu as confessé au contraire en présence d'un grand nombre ». Sapricius,
tout à sa haine, n'eut pas une parole, pas un signe de pardon. Les licteurs qui
voyaient cette scène disaient : « En voilà un imbécile ! Jamais cela ne
s'est vu. — On va lui couper le cou, qu'as-tu encore à lui demander grâce » ? —
« Vous autres, vous ne savez pas ce que je demande de lui, disait Nicéphore,
mais Dieu le sait bien. » — Nicéphore suivit jusqu'au lieu de l'exécution, il
s'approcha de Sapricius et dit : « Il est écrit : Demandez et on vous donnera,
cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira ». Sapricius demeura
sourd.
A ce moment les licteurs
dirent à Sapricius : « A genoux, pour qu'on.te coupe la tête ». — « Pourquoi »
? fit Saprice. — « Parce que tu as refusé de sacrifier aux dieux et méprisé
l'édit des empereurs pour demeurer fidèle à un individu nommé Christos ». — «
Arrêtez, j'obéis, je sacrifie. »
Nicéphore entendit cela,
il cria : « Frère, ne pèche pas, ne renie pas le Seigneur Jésus, ne l'abandonne
pas, ne perds pas la couronne obtenue par tant de souffrances ».
Sapricius n'écoutait
plus. Voyant cela, Nicéphore se tourna vers les licteurs : « Je suis chrétien,
moi, je crois en Notre-Seigneur Jésus-Christ qu'il a renié. Tuez-moi à sa place
». Les licteurs n'osèrent le faire, n'ayant pas ordre du légat. Nicéphore
répétait : « Je suis chrétien, je ne sacrifie pas aux dieux, je n'obéis pas aux
empereurs ». Un des licteurs courut faire son rapport au légat : Sapricius
promet de sacrifier, mais il y en a un autre qui veut mourir pour Christos, il
braille : « Je suis chrétien, je ne sacrifie pas, je n'obéis pas ».
Sur-le-champ le légat
porta cette sentence : « S'il ne sacrifie pas aux dieux, comme I'ont commandé
les empereurs, qu'on lui coupe la tête ». Ce qui fut fait. Ainsi mourut
Nicéphore, qui monta recevoir au ciel la couronne de la foi, de la charité et
de l'humilité.
LES MARTYRS, TOME II. LE
TROISIÈME SIÈCLE. DIOCLÉTIEN. Recueil de pièces authentiques sur les
martre depuis les origines du christianisme jusqu'au XXe siècle. Traduites et
publiées Par le B. P. DOM H. LECLERCQ, Moine bénédictin de Saint-Michel de
Farnborough. Imprimi potest FR. Ferdinandus CABROL, Abbas Sancti Michaelis
Farnborough. Die 15 Martii 1903. Imprimatur. Pictavii, die 24 Martii 1903.
+ HENRICUS, Ep. Pictaviensis
SOURCE : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/martyrs/martyrs0002.htm#_Toc90634919
Saint Nicéphore
d'Antioche (martyr du IIIe siècle)
Fête le 9 février
Saint Nicéphore vécut
sous les règnes des empereurs Valérien (253-258) puis Galien (259-260). À cette
époque, à Antioche, vivait un prêtre, nommé Sapricius. Nicéphore, un simple
chrétien, lui était lié d'une si forte amitié qu'on eût dit qu'ils n'avaient qu'une
seule âme, qu'un seul cœur, qu'une seule volonté. Il advint pourtant que, par
la malice du démon, cette amitié se changeât en une haine implacable.
Après quelque temps
Nicéphore, revenant à lui-même et réalisant que rien n'est plus précieux aux
yeux du Seigneur que la charité mutuelle et la réconciliation de ceux qui ont
été séparés par la haine du diable, envoya à plusieurs reprises des amis vers
Sapricius, afin de lui demander de lui pardonner pour l'amour du Christ. Mais à
chaque fois, ces émissaires de la paix se heurtèrent au cœur endurci du prêtre
qui, transgressant le commandement du Seigneur, continuait d'offrir le saint
Sacrifice sans se réconcilier avec son frère (cf. Mt 5, 23). L'humble Nicéphore
décida alors d'aller en personne se jeter aux pieds de l'impitoyable Sapricius,
dans l'espoir de l'attendrir. Mais celui-ci passa son chemin, sans même jeter
un regard sur son ami prosterné.
Sur ces entrefaites, la
persécution contre les chrétiens s'étant ranimée, Sapricius fut arrêté et
traduit devant le tribunal du proconsul. II confessa avec fermeté qu'il était
prêtre chrétien et qu'il préférait la mort plutôt que de sacrifier aux faux
dieux. Comme il restait inébranlable sous la torture, il fut condamné à être
décapité. Tandis qu'on le conduisait vers le supplice, Nicéphore, inquiet de
voir son ami sacrifier ainsi vainement sa vie au nom du Christ alors qu'il
était séparé de son frère, vint se jeter devant lui en criant : « Martyr
du Christ, pardonne-moi les fautes pour lesquelles tu es fâché contre
moi ! »
Froid et insensible comme
la pierre, Sapricius continua son chemin. Nicéphore, sans se décourager, alla
l'attendre à un autre endroit et renouvela sa demande sous les quolibets des
soldats de l'escorte, mais sans plus de succès. Il répéta encore une fois sa
démarche quand le cortège arriva sur les lieux de l'exécution, en versant un
flot abondant de larmes, mais il ne trouva pour réponse que la colère et les
injures du martyr.
Au moment même, où le
bourreau tenait le glaive levé et où la couronne inflétrissable du martyre
s'apprêtait à descendre du ciel, Dieu retira sa grâce de l'indigne Sapricius
qui se tourna soudain vers le bourreau et lui demanda : « Pourquoi
donc veux-tu me couper la tête ? » - « Parce que tu refuses de
te soumettre aux ordres de l'empereur et d'adorer les idoles. » Nicéphore
s'écria en pleurs : « Non, mon frère bien-aimé, ne fais pas
cela ! Ne perds pas une couronne que tu as préparée par tant de
souffrances, en reniant ainsi le Seigneur ! » Mais celui qui
était resté si opiniâtrement sourd aux propositions de paix de son ami ne
l'écouta pas davantage et resta obstiné dans sa résolution.
Nicéphore se tourna alors
vers le bourreau, en s'écriant : « Je suis chrétien. Je crois en
notre Seigneur Jésus-Christ que celui-ci vient de renier. Laissez-le aller et
faites-moi mourir à sa place ! »
On rapporta la chose au
gouverneur qui ordonna de relâcher Sapricius et d'exécuter Nicéphore à sa
place. Celui-ci posa joyeusement sa tête sur le billot et offrit sa vie, à
l'imitation du Christ, pour celui qui avait perdu, à cause de son orgueil et de
sa dureté de cour, la récompense de Lous ses combats. En partant au ciel pour
recevoir la couronne de gloire, saint Nicéphore laissa aux chrétiens
l'illustration vivante de ces paroles prononcées par l'Esprit
Saint : « Quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai
pas la charité, cela ne me sert de rien » (1 Cor 13, 3). Et « si
vous ne pardonnez pas aux autres les offenses que vous en avez reçues, votre
Père céleste ne vous pardonnera pas non plus les fautes que vous commettez...
Car on se servira pour vous de la même mesure dont vous vous serez servie
envers les autres; » (Mt 6, 14 ; 7,2).
SOURCE : http://www.crypte.fr/synaxaire/nicephore-antioche.html
Saint Martyr Nicéphore
d'Antioche
Dans la ville d’Antioche
de Syrie vivaient, sous le règne de Valérien et de Galien (253-260), un Prêtre,
nommé Sapricius, et un simple chrétien, Nicéphore, qui étaient liés d’une si
forte amitié qu’on eût dit qu’ils n’avaient qu’une seule âme, qu’un seul coeur,
qu’une seule volonté. Il advint pourtant que, par la malice du démon, cette
amitié se changea en une haine implacable. Après quelque temps Nicéphore,
revenant à lui-même et réalisant que rien n’est plus précieux aux yeux du
Seigneur que la charité mutuelle et la réconciliation de ceux qui ont été
séparés par la haine du diable, envoya à plusieurs reprises des amis vers
Sapricius, afin de lui demander de lui pardonner pour l’amour du Christ. Mais à
chaque fois, ces émissaires de la paix se heurtèrent au coeur endurci du Prêtre
qui, transgressant le commandement du Seigneur, continuait d’offrir le Saint
Sacrifice sans se réconcilier avec son frère (cf. Mat. 5:22). L’humble
Nicéphore décida alors d’aller en personne se jeter aux pieds de l’impitoyable
Sapricius, dans l’espoir de l’attendrir. Mais celui-ci passa son chemin, sans
même jeter un regard sur son ami prosterné.
Sur ces entrefaites, la
persécution contre les Chrétiens s’étant ranimée, Sapricius fut arrêté et
traduit devant le tribunal du proconsul. Il confessa avec fermeté qu’il était
Prêtre Chrétien et qu’il préférait la mort plutôt que de sacrifier aux faux
dieux. Comme il restait inébranlable sous la torture, il fut condamné à être
décapité. Pendant qu’on le conduisait vers le supplice, Nicéphore, inquiet de
voir son ami sacrifier ainsi vainement sa vie au nom du Christ alors qu’il
était séparé de son frère, vint se jeter devant lui, en criant : « Martyr du
Christ, pardonne-moi les fautes pour lesquelles tu es fâché contre moi! » Froid
et insensible comme la pierre, Sapricius continua son chemin. Nicéphore, sans
se décourager, alla l’attendre à un autre endroit et renouvela sa demande sous
les quolibets des soldats de l’escorte, mais sans plus de succès. Il répéta encore
une fois sa démarche quand le cortège arriva sur les lieux de l’exécution, en
versant un flot abondant de larmes, mais il ne trouva pour réponse que la
colère et les injures du Martyr.
Au moment même, où le
bourreau tenait le glaive levé et où la couronne inflétrissable du Martyre
s’apprêtait à descendre du ciel, Dieu retira Sa grâce de l’indigne Sapricius
qui se tourna soudain vers le bourreau et lui demanda : « Pourquoi donc veux-tu
me couper la tête? » – « Parce que tu refuses de te soumettre aux ordres de
l’empereur et d’adorer les idoles. » – « Ne me faites pas mourir pour cela,
reprit-il lâchement, car je suis prêt à sacrifier aux dieux. » Nicéphore
s’écria en pleurs : « Non, mon Frère bien-aimé, ne fais pas cela! Ne perds pas
une couronne que tu as préparée par tant de souffrances, en reniant ainsi le
Seigneur! » Mais celui qui était resté si opiniâtrement sourd aux propositions
de paix de son ami ne l’écouta pas davantage et resta obstiné dans sa
résolution. Nicéphore se tourna alors vers le bourreau, en s’écriant : « Je
suis Chrétien. Je crois en Notre Seigneur Jésus-Christ que celui-ci vient de
renier. Laissez-le aller et faites-moi mourir à sa place! »
On rapporta la chose au
gouverneur qui ordonna de relâcher Sapricius et d’exécuter Nicéphore à sa
place. Celui-ci posa joyeusement sa tête sur le billot et offrit sa vie, à
l’imitation du Christ, pour celui qui avait perdu, à cause de son orgueil et de
sa dureté de coeur, la récompense de tous ses combats. En partant au ciel pour
recevoir la couronne de gloire, Saint Nicéphore laissa aux Chrétiens
l’illustration vivante de ces paroles prononcées par l’Esprit Saint : « Quand
je livrerais mon corps au flammes, si je n’ai pas la charité, cela ne me sert
de rien » (I Cor. 13:3). Et « Si vous ne pardonnez pas aux autres les offenses
que vous en avez reçues, votre Père céleste ne vous pardonnera pas non plus les
fautes que vous commettez ( … ) Car on se servira pour vous de la même mesure
dont vous vous serez servie envers les autres » (Mat 6:14; 7:2).
SOURCE : http://www.metokhia.org/fr/spc-saints/saint-martyr-nicephore-dantioche
Also
known as
Niceforus
Profile
Martyred in
the persecutions of Valerian.
Additional
Information
Book
of Saints, by the Monks of
Ramsgate
Lives
of the Saints, by Father Alban
Butler
Saints
of the Day, by Katherine Rabenstein
books
Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints
other
sites in english
websites
in nederlandse
spletne
strani v slovenšcini
MLA
Citation
“Saint Nicephorus of
Antioch“. CatholicSaints.Info. 17 May 2020. Web. 3 September 2026.
<https://catholicsaints.info/saint-nicephorus-of-antioch/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-nicephorus-of-antioch/
Book of
Saints – Nicephorus – 9 February
Article
(Saint) Martyr (February
9) (3rd
century) A Syrian Christian put
to death for
his Faith at
Antioch under the Emperor Valerian, A.D. 260.
This is the holy Martyr of
whom it is related in an official account by contemporaries that he took the
place of Sapricius, who, through unwillingness to forgive Nicephorus some
injury, lost the grace of fortitude and apostatised before the heathen Judge
who was trying him as a Christian. Saint Nicephorus
then of his own accord came forward and received the Martyr‘s
crown forfeited by the other.
MLA
Citation
Monks of Ramsgate.
“Nicephorus”. Book of Saints, 1921. CatholicSaints.Info.
6 March 2016. Web. 3 September 2026. <https://catholicsaints.info/book-of-saints-nicephorus-9-february/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/book-of-saints-nicephorus-9-february/
St. Nicephorus
Feastday: February 9
Martyr. He was supposedly
put to death during the persecutions under Emperor Valenan, although there is
serious question about his historical existence. Tradition states that
Nicephorus’ martyrdom involved a priest named
Sapricius, who apostatized, which brought about Nicephorus’ death.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=4836
Nicephorus of Antioch M
(RM)
Died 260. Saint
Nicephorus was martyred in Antioch under Valerian. The known acta may be pious
fiction designed to teach the need to forgive injuries. They tell us that
Nicephorus had a long- time, close friend, a priest named Sapricius. The two
had a falling out, which turned friendship into hatred. After a long time,
Nicephorus reflected upon the grievousness of the sin of hatred, and resolved
to seek a reconciliation. Because Sapricius would not talk to him, he asked
some mutual friends to go to Sapricius to beg his pardon and promise him
satisfaction for the injury done him.
The priest refused to
forgive him. Again, Nicephorus tried a second and a third time to forge a
reconciliation. Sapricius was inflexible. He had shut his heart to Christ's
command to forgive others in order that the Father might forgive us. Finally,
to no avail, Nicephorus himself went to his former friend, cast himself at
Sapricius's feet, and begged forgiveness.
At that time, 260 AD,
another persecution of Christians was raging. Sapricius was arrested, examined,
and tortured in an attempt to make him apostatize. The words of Sapricius were
commendable. Sapricius received the sentence of beheading with seeming
cheerfulness. On his way to the place of execution, he was met by Nicephorus,
who caste himself at the priest's feet: "Martyr of Jesus Christ, forgive
me my offense." But Sapricius would not answer.
Nicephorus waited for him
in another street which he was to pass through, and as soon as he saw him
coming up, broke through the crowd, and falling again at his feet, begged
pardon for the injury caused by frailty rather than design. This he begged by
the glorious confession he had made of the divinity of Jesus Christ.
Sapricius's heart was more and more hardened, and now he would not so much as
look on him. The soldiers laughed at Nicephorus, saying: "I've never seen
a greater fool than you who are so solicitous for the pardon of a man on the
verge of execution." At the place of execution, Nicephorus redoubled his
humble entreaties and supplications, but all in vain; for Sapricius continued
as obstinate as ever, in refusing to forgive. At the same time the devil was
working in other ways. Sapricius apostatized at the last moment. Nicephorus,
taken aback, demurred, "Brother, what are you doing? Don't renounce Jesus
Christ our good Master! Don't forfeit the crown you have already won by your
sufferings!" But Sapricius paid no attention.
Then with tears of bitter
anguish for Sapricius, Nicephorus confessed that he was a Christian and was
ready to die in place of Sapricius. Everyone there was astonished. At first the
officers of justice were uncertain how to proceed. Nicephorus was executed by
the sword and won for himself three immortal crowns, namely, of faith,
humility, and charity (Benedictines, Husenbeth).
Saint Nicephorus is
usually portrayed at his martyrdom: He is either in a tub or a barrel and
pierced through (Roeder).
SOURCE : http://www.saintpatrickdc.org/ss/0209.shtml
February 9
St. Nicephorus, Martyr
From his genuine acts in
Ruinart, p. 244. Tillemont, t. 4. p. 17.
A.D. 260.
THERE dwelt in
Antioch a priest called Sapricius, and a layman, named Nicephorus, who had been
linked together for many years by the strictest friendship. But the enemy of
mankind sowing between them the seeds of discord, this their friendship was
succeeded by the most implacable hatred, and they declined meeting each other
in the streets. Thus it continued a considerable time. At length, Nicephorus,
entering into himself, and reflecting on the grievousness of the sin of hatred,
resolved on seeking a reconciliation. He accordingly deputed some friends to go
to Sapricius to beg his pardon, promising him all reasonable satisfaction for
the injury done him. But the priest refused to forgive him. Nicephorus sent
other friends to him on the same errand, but though they pressed and entreated
him to be reconciled, Sapricius was inflexible. Nicephorus sent a third time,
but to no purpose; Sapricius having shut his ears not to men only but to Christ
himself, who commands us to forgive as we ourselves hope to be forgiven.
Nicephorus, finding him deaf to the remonstrances of their common friends, went
in person to his house, and casting himself at his feet owned his fault, and
begged pardon for Christ’s sake; but all in vain.
The persecution suddenly
began to rage under Valerian and Gallien in the year 260. Sapricius was
apprehended and brought before the governor, who asked him his name. “It is
Sapricius,” answered he. Governor.—“Of what profession are you?” Sapricius.—“I
am a Christian.” Governor.—“Are you of the clergy?” Sapricius.—“I have the
honour to be a priest.” He added: “We Christians acknowledge one Lord and
Master Jesus Christ, who is God; the only and true God, who created heaven and
earth. The gods of nations are devils.” The president, exasperated at his
answer, gave orders for him to be put into an engine, like a screw-press, which
the tyrants had invented to torment the faithful. The excessive pain of this
torture did not shake Sapricius’s constancy, and he said to the judges: “My
body is in your power; but my soul you cannot touch. Only my Saviour Jesus
Christ is master of this.” The president seeing him so resolute, pronounced
this sentence: “Sapricius, priest of the Christians, who is ridiculously
persuaded that he shall rise again, shall be delivered over to the executioner
of public justice to have his head severed from his body, because he has
contemned the edict of the emperors.”
Sapricius seemed to
receive the sentence with great cheerfulness, and was in haste to arrive at the
place of execution in hopes of his crown. Nicephorus ran out to meet him, and
casting himself at his feet, said: “Martyr of Jesus Christ, forgive me my
offence.” But Sapricius made him no answer. Nicephorus waited for him in another
street which he was to pass through, and as soon as he saw him coming up, broke
through the crowd, and falling again at his feet, conjured him to pardon the
fault he had committed against him, through frailty rather than design. This he
begged by the glorious confession he had made of the divinity of Jesus Christ.
Sapricius’s heart was more and more hardened, and now he would not so much as
look on him. The soldiers laughed at Nicephorus, saying: “A greater fool than
thee was never seen, in being so solicitous for a man’s pardon who is upon the
point of being executed.” Being arrived at the place of execution, Nicephorus
redoubled his humble entreaties and supplications: but all in vain; for
Sapricius continued as obstinate as ever, in refusing to forgive. The
executioners said to Sapricius: “Kneel down that we may cut off your head.”
Sapricius said: “Upon what account?” They answered: “Because you will not
sacrifice to the gods, nor obey the emperor’s orders, for the love of that man
that is called Christ.” The unfortunate Sapricius cried out: “Stop, my friends;
do not put me to death; I will do what you desire; I am ready to sacrifice.”
Nicephorus, sensibly afflicted at his apostasy, cried aloud to him: “Brother,
what are you doing? renounce not Jesus Christ our good master. Forfeit not a
crown you have already gained by tortures and sufferings.” But Sapricius would
give no manner of attention to what he said. Whereupon, Nicephorus, with tears
of bitter anguish for the fall of Sapricius, said to the executioners: “I am a
Christian, and believe in Jesus Christ, whom this wretch has renounced; behold
me here ready to die in his stead.” All present were astonished at such an
unexpected declaration. The officers of justice being under an uncertainty how
to proceed, despatched a lictor or beadle, to the governor with this message:
“Sapricius promiseth to sacrifice, but here is another desirous to die for the
same Christ, saying: “I am a Christian, and refuse to sacrifice to your gods,
and comply with the edicts of the emperors.” The governor on hearing this,
dictated the following sentence: “If this man persist in refusing to sacrifice
to the immortal gods, let him die by the sword:” which was accordingly put in
execution. Thus Nicephorus received three immortal crowns, namely, of faith,
humility, and charity, triumphs which Sapricius had made himself unworthy of.
The Greek and the Roman Martyrologies mention him on this day.
Rev. Alban Butler (1711–73). Volume I: January. The Lives of the Saints. 1866.
SOURCE : https://www.bartleby.com/lit-hub/lives-of-the-saints/volume-ii-february/st-nicephorus-martyr
Niceforus van Antiochië,
Syrië; martelaar; †
ca 260.
Feest 9 februari.
Hij was bevriend met de
priester van Antiochië, Sapricius. Door onbekende oorzaak ontstond er ruzie
tussen de twee. Goed christen als Niceforus was, probeerde hij het goed te
maken met zijn vriend, maar deze bleef onverzoenlijk. Tijdens de
christenvervolgingen onder keizer Valerianus (253-260) werd Sapricius opgepakt,
onderworpen aan een streng verhoor, gefolterd en uiteindelijk ter dood
veroordeeld. Terwijl hij naar de plaats van de terechtstelling werd geleid,
viel Niceforus hem voor de zoveelste keer voor hem op de knieën en smeekte dat
hij hem wilde vergeven. Maar Sapricius gaf geen krimp. Geconfronteerd met de
marteldood werd Sapricius bang en viel alsnog van zijn geloof. Niceforus riep
dat hij ook christen was en dat hij bereid was in plaats van Sapricius de
marteldood te ondergaan. Zo verwierf hij de martelaarspalm die Sapricius uit
handen had laten glippen.
Moderne onderzoekers
vermoeden dat het hier een verzonnen verhaal betreft wellicht om de waarde van
de vergeving te onderstrepen.
[Bdt.1925;Rgf.1991; Dries van den Akker s.j./2007.12.13]
© A. van den Akker
s.j. / A.W. Gerritsen
SOURCE : https://heiligen-3s.nl/heiligen/02/09/02-09-0260-niceforus.php