Beata
Franciscana Cirer, Casa natal de Sancellas.
Portrait
of blessed Francinaina Cirer, at her Sencelles (Majorca) birth house.
Bienheureuse Françoise-Anne de la Vierge des
Douleurs
Fondatrice de l'institut
des Soeurs de la Charité (+ 1855)
Née en 1781, Francesca Anna Cirer Carbonell, en religion Francesca Anna de los Dolores de Maria, en Espagne.
Béatifiée le 1er octobre 1989 - homélie de Jean-Paul II en italien
À Sencelles dans l'île Majorque, en 1855, la bienheureuse Françoise-Anne de la
Vierge des Douleurs (Françoise-Anne Cirer Carbonell), vierge, qui, ne sachant
ni lire ni écrire mais portée par un grand zèle, se dévoua aux œuvres
d'apostolat et de charité et fonda l'Institut des Sœurs de la Charité.
Martyrologe romain
Francinaina Cirer y
Carbonell
1781-1855
Francinaina naquit à
Sencelles, un petit village de l’île de Majorque, le 1er juin 1781 et,
selon la coutume de cette époque, fut baptisée le jour-même. Ses parents
étaient d’humbles et honnêtes paysans qui s’appelaient Juan Cirer et Juana
Carbonell.
Dès la tendre enfance,
elle voulut donner son cœur à Jésus et commença une vie toute dévouée à la
connaissance et la pratique des enseignements du Maître.
Petite, elle aidait ses
parents dans les travaux des champs et sa mère avait l’habitude de lui donner
pour son goûter un morceau de pain avec du fromage ou de la sobrasada, ce
jambon pimenté typique de Majorque. Mais si elle rencontrait d’autres petits
bergers qui n’avaient pas de nourriture suffisante ou pas assez substantielle,
elle partageait avec eux son goûter.
Sa mère aimait l’habiller
correctement, sans excès, avec le costume de paysanne des Baléares que la
famille pouvait s’offrir ; mais Francinaina préférait porter des habits plus
modestes. On raconte qu’elle sortait de chez elle habillée selon les goûts de
sa mère, mais qu’arrivée chez une amie, elle se mettait un habit noir et allait
à l’église pour prier. En sortant, elle se rhabillait pour être comme elle
était partie de chez sa mère. Mais voilà qu’un jour, sa mère demanda à une amie
si elle trouvait joli l’habit de Francinaina, et l’amie de dire qu’elle l’avait
vue à l’église, habillée humblement en noir, comme toujours. La petite fille
était découverte, elle fut grondée et supporta les reproches patiemment.
A huit ans, elle eut une
vision. Elle se trouvait dans la maison d’une certaine Madame de Son Mansena,
avec un enfant dans les bras, tout en regardant distraitement deux hommes en
train de travailler. Brusquement, elle s’évanouit. Les deux ouvriers la
relevèrent avec le petit enfant et la maîtresse de maison l’installa sur un
lit. Revenue à elle, elle dit à la dame qu’elle avait vu l’enfer. La terreur de
cette vision lui resta gravée dans l’esprit et l’aida toute sa vie à éviter
d’offenser le Seigneur, ainsi qu’à chercher à convertir toutes les personnes
qui n’étaient pas sur le droit chemin.
A l’église, devant le
chœur, c’est là qu’elle était heureuse. Au point que, lors de sa première
communion, elle eut comme l’impression que Jésus était descendu du ciel pour
rester avec elle. Chaque fois qu’elle communiait, elle restait devant le chœur
à prier avec tant de ferveur, que les gens qui la voyaient restaient en
admiration.
Quand les travaux des
champs obligeaient la famille à se transporter dans une petite maison de
campagne qu’ils avaient (L’Erissal), Francinaina s’arrangeait pour demander à
sa mère la permission de parcourir les trois kilomètres à pied, de façon à
entendre la messe et à recevoir la Communion, en partant très tôt le matin.
Dès l’enfance, elle se
sentit appelée à la vie religieuse. Malgré sa bonne volonté, d’innombrables
difficultés de tous ordres l’en empêchèrent.
Après la mort de sa mère,
de ses frères et, plus tard, de son père, elle resta toute seule et commença à
mener la vie qu’elle avait toujours désirée, en se consacrant totalement à
procurer le bien spirituel et, si possible aussi, matériel à toutes les
personnes, sans distinction de rang social ou d’âge, au point que, dans les
dernières années de sa vie, elle put fonder dans sa propre maison, le couvent
des Sœurs de la Charité, véritable refuge de tous les nécessiteux de
Sencelles, avec le concours d’une amie, sœur Magdalena Cirer Bennassar.
Sa charité désintéressée
et ses autres qualités l’ennoblissaient et son action s’étendait chaque jour
davantage vers les villages voisins.
Dans sa maison devenue
couvent, elle instruisait et donnait une éducation chrétienne aux enfants et
aux jeunes ; les pauvres et les infirmes, elle les réconfortait et, si
possible, elle les soignait ; quant aux nécessiteux de toutes les classes
sociales, elle les exhortait à faire le bien, avec toutes sortes de conseils
judicieux et à propos.
La paix imperturbable de
son esprit bien trempé transparaissait à l’extérieur de sa personne. Elle était
sévère avec elle-même, dormait peu et s’imposait de grandes pénitences qui lui
causèrent quelques problèmes de santé. Elle faisait tout cela pour obtenir du
Seigneur son aide dans la conversion de certaines personnes qui se comportaient
mal. En retour, elle était condescendante et joviale avec tout le monde.
Franche et douce, elle était bonne avec tous ceux qu’elle rencontrait. Elle
était la maîtresse, la conseillère, la maman de tous. Elle ne savait ni lire ni
écrire, mais elle savait inculquer à qui l’écoutait, les valeurs fondamentales
pour bien vivre.
Les jeunes, garçons et
filles, étaient l’objet de son apostolat efficace. Elle savait comment se
gagner leur cœur ; elle les entretenait avec des jeux innocents, dans sa petite
maison de campagne ou ailleurs ; elle leur donnait des conseils salutaires. Par
son exemple, et en leur donnant de bonnes leçons au bon moment, elle leur
enseignait les pratiques religieuses les plus essentielles, comme le chapelet,
le chemin de croix… etc. Tous appréciaient, selon leurs propres témoignages.
Avec son comportement particulier, doux et toujours paisible, elle attirait et
captivait les personnes de tous âges.
Ces passe-temps joyeux
servaient à leur éviter les situations dangereuses. On lui demandait parfois
pourquoi elle s’entourait de préférence de cette jeunesse toujours joyeuse :
c’est que, disait-elle, je suis sûre qu’ils ne commettent pas de péché
pendant tout le temps qu’ils sont avec moi.
Son cœur allait aussi
pour les gens malades. A ceux gravement atteints, elle apportait les secours
spirituels nécessaires. Tout le village à l’unisson, sans distinction de
classes sociales, la respectait, la vénérait et recourait à elle, avec entière
confiance. Elle avait pour chacun un mot de réconfort qui, souvent, tenait lieu
de remède efficace.
C’est ce qui arriva à une
petite fille dont la maman était malade et n’avait personne à qui demander
d’aller chercher à la pharmacie du village de Binisalem ce que le médecin lui
avait ordonné. Sœur Francinaina resta auprès de la maman et dit à la petite
fille d’aller au village voisin. Comme il pleuvait beaucoup, elle lui laissa
son chapeau en guise de parapluie. Malgré la distance et la pluie
ininterrompue, la petite fille revint sans même mouiller un fil de ses habits.
Un autre jour, elle reçut
la visite d’une femme inconnue qui lui montra une petite fille de quelques
jours, née aveugle. Elle se mit à prier et la petite fille recouvra la vue à
l’instant même.
Le bruit de ses miracles
se répandait de tous côtés et l’on venait la trouver de villages éloignés, pour
admirer ses vertus, pour demander conseil, pour se recommander à ses prières,
pour recouvrer la santé.
Du lointain village de
Artà, on lui amena une petite fille qui s’appelait Margarita Femenias
Tous : elle avait le cou complètement tordu, et les médecins ne trouvaient
pas quel remède y apporter, mais les prières de Sœur Francinaina la guérirent
instantanément.
Le Seigneur lui donnait
des connaissances surnaturelles, qui lui permettaient de consoler les affligés.
C’est ce qui arriva à des parents de Llucmajor, qui avaient perdu plusieurs
petits enfants et dont l’unique qui restait n’était pas en bonne santé : elle
leur prédit qu’il ne mourrait pas, mais qu’il deviendrait prêtre ; c’est l’abbé
Guillermo Puigserver.
Elle faisait aussi
échouer des actes prémédités, comme par exemple quand elle se présenta de nuit
à une certaine maison, dont le propriétaire était en train d’ouvrir la porte
pour aller voler quelque part. Le pauvre type tout surpris s’entendit reprocher
par elle sa mauvaise intention et même se vit remettre une aumône pour lui
éviter, dit-elle, d’avoir à aller voler.
Obéissant à la voix de
Jésus qui l’appela par trois fois pendant qu’elle dormait, elle se mit en
chemin très tôt le matin sur la route de Sencelles à Inca et, exactement à
l’endroit que lui indiqua la voix, elle surprit un père et son fils qui étaient
en train de se quereller. Elle leur reprocha ce qu’ils étaient en train de
faire et eux, entièrement repentis, la réaccompagnèrent au couvent et, une fois
arrivés là, s’embrassèrent et jamais plus ne se querellèrent.
Les innombrables œuvres
de charité étaient récompensées par d’innombrables faveurs célestes, par
lesquelles le Seigneur la comblait de douceurs, avec des apparitions de la
Sainte Vierge et des Anges.
Un jour elle et sa
compagne Magdalena étaient en train de blanchir à la chaux un mur de la maison,
et, selon l’habitude dans ces villages, elles avaient laissé ouverte la porte
sur la rue. Voilà qu’entre un beau petit garçon, qui s’amusait à écrire des
signes sur le mur blanc avec un crayon qu’il avait dans sa main. Elles le
mirent dehors par deux fois. Là-dessus, arrive le curé du village qui leur
demande ce qui se passait, car apparemment ces pauvres femmes étaient en train
de parler avec quelqu’un, et elles d’accuser ce gamin qui leur salissait le mur
blanc, mais le prêtre n’avait vu sortir aucun enfant. Tout ce qu’il put faire, fut
de déchiffrer ce qu’elles appelaient des gribouillages sur le mur. C’étaient
bel et bien des lettres, qu’elles ne savaient pas lire et qu’elles croyaient
être des taches. En fait il était écrit : Cette maison sera une maison de
refuge. Déjà à ce moment-là cette maison était un véritable “refuge” pour
les nécessiteux, mais elle devait l’être aussi dans le futur.
Le Seigneur lui avait
déjà révélé qu’elle serait religieuse dans sa propre maison. C’est là que
naquit la maison des Sœurs de la Charité, une communauté religieuse
fondée par Sœur Francinaina, modèle pour toutes les communautés qui
continueraient l’œuvre dans le futur, selon l’exemple de la Mère Fondatrice qui
rendait service à tous et en tout, sans distinction.
Mais la maison de la
famille Cirer ne réunissait pas toutes les conditions pour abriter une
Congrégation. C’est qu’elle ne devait pas se limiter à l’assistance domestique
des malades, mais se donner aussi à l’enseignement, et pour ce faire on avait
besoin d’espace pour une école. Sœur Francinaina n’avait pas d’argent (on
disait qu’elle avait seulement une once d’or, soit quatre-vingt pesetas de
cette époque) pour affronter ce grand projet. Mais la voilà qui donna quand
même des ordres pour la rénovation et l’extension des bâtiments, comptant sur
le Seigneur pour les achever. Elle avait confiance que Jésus l’aiderait, comme
d’ailleurs en d’autres circonstances il s’était passé des choses vraiment
inexplicables. C’est ainsi que des fleurs s’ouvrirent sur des bois secs qu’elle
tenait en mains.
Ainsi donc, voilà que les
propriétaires d’une des maisons les plus riches du village, la Casa Rayó,
voyant qu’elle se lançait dans des œuvres qu’elle ne pouvait achever, lui
dirent, par manière de conseil : Tu ne vois pas que tu ne pourras pas
achever les travaux de la maison ? Sur quel argent comptes-tu pour terminer
tout ce que tu as ordonné ? Et elle, avec son sourire habituel et son
indéfectible espérance : Oh, tout l’or de la maison Rayó ne peut pas faire
ce que je peux faire, moi, avec le Seigneur. Et elle réussit à porter à
leur terme ces travaux sans jamais rien devoir à personne.
Mais durant les travaux,
ce fut une suite de miracles. L’eau de la citerne suffisait à peine pour
commencer le travail, mais jamais on ne manqua d’eau. Quand le soleil se
couchait et que les ouvriers quittaient le chantier, bien souvent il ne restait
rien pour continuer le travail le lendemain, mais quand ils arrivaient le
matin, il y avait des quantités de matériaux pour reprendre le chantier. Le
plâtre se multipliait dans les mains des ouvriers au moment où il allait
manquer. Et c’est Jésus lui-même qui apparaissait à Sœur Francinaina en train
de collaborer au chantier de cette sainte maison.
Une fois terminés les
travaux indispensables, arriva le jour tant attendu. Avec l’autorisation du
vicaire général, le 7 décembre 1851, Sœur Francinaina à soixante-dix ans,
recevait pieusement le saint habit religieux, en même temps que d’autres
compagnes. C’est avec le nom de Sœur Francinaina des Douleurs de Marie qu’elle
voulut commencer son chemin de religieuse, mettant le nouveau couvent sous la
protection des Douleurs de Marie. Ses deux autres compagnes furent : sœur
Magdalena de Saint-Vincent de Paul, et Sœur Conception du Cœur de Jésus.
Par leurs vœux religieux,
les Sœurs s’engageaient à servir les malades à domicile, où qu’elles fussent
appelées, à enseigner la doctrine chrétienne aux petite filles, aussi bien dans
leur couvent que dans les autres fermes de la paroisse.
Sœur Francinaina fut
nommée supérieure de la congrégation naissance, et exerça cette charge jusqu’à
la mort. Depuis lors à Sencelles, on a coutume de l’appeler la Mère
Supérieure.
Ses extases, ignorées de
beaucoup jusqu’alors, se firent alors plus fréquentes et eurent beaucoup de
témoins, en particulier quand elle faisait le Chemin de Croix dont les images
ornaient le cloître, ou quand elle priait dans l’église du village.
Après avoir clairement
fait comprendre qu’elle connaissait le jour et les circonstances de sa mort,
elle s’envola pour le Ciel, vers ses bien-aimés Jésus et Marie, le 27 février
1855.
Le 1er octobre 1989,
le pape Jean-Paul II la béatifiait.
Bienheureuse Françoise
Anne des Douleurs de Marie CIRER CARBONELL
Nom: CIRER CARBONELL
Prénom: Françoise Anne
(Francisca-Ana)
Nom de religion:
Françoise Anne des Douleurs de Marie (Francisca Ana de los Dolores de Maria
Pays: Espagne
Naissance: 1781
Mort: 27.02.1855
à Sencelles (île de Majorque)
Etat: Religieuse - Fondatrice
Note: Fondatrice des
Sœurs de la Charité.
Béatification:
01.10.1989 à Rome par Jean Paul II
Canonisation:
Fête: 27 février
Réf. dans l’Osservatore
Romano: 1989 n.42
Réf. dans la Documentation
Catholique: 1989 p.1030
Retrat
de sor Francinaina Cirer que és còpia d'un original de Joan Bauzà, al qual hom
ha afegit la vista del carrer del Forn de l'Olivera amb el campanar de Santa
Creu al fons. Està situat a la capella del sagrari.
Blessed
Francinaina Cirer-Carbonell
Also
known as
Francinaina of the
Sorrowful Mother of God
Francesca Anna Cirer
Carbonell
Saint of Sencelles
Profile
Youngest of six children born
to Paulo Cirer and Joan Carbonell, Francinaina grew up in a pious home. She
received no formal education,
and never learned to read or write. She was Confirmed in 1788 at
age 7, made her first Communion in 1791 at
age 10. She became a Franciscan Tertiary in 1798 when
she was 17. She felt a call to the religious life, but family obligations kept
her at home, so she simply helped the poor, taught catechism,
visited the sick,
and did other works of mercy as a committed lay
person. She joined the Brotherhood of the Holy Sacrament in
her parish in 1813.
People noticed her piety and work, and sought her spiritual advice; she became
noted for helping reconcile troubled marriages. On 7
December 1851,
with two like-minded local women,
she founded the Sisters of Charity of Saint Vincent de Paul of Mallorca, taking
the name Francinaina of the Sorrowful Mother of God. Known to
receive visions of angels,
and was once seen to levitate while
in prayer.
Born
1
June 1781 in
Sencelles, Mallorca, Islas Baleares, Spain
27
February 1855 in
Sencelles, Mallorca, Islas Baleares, Spain of
a stroke
21
March 1985 by Pope John
Paul II (decree of heroic
virtues)
1
October 1989 by Pope John
Paul II at Saint
Peter’s Basilica, Rome, Italy
Additional
Information
other
sites in english
images
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
sites
en français
fonti
in italiano
Dicastero delle Cause dei Santi
nettsteder
i norsk
MLA
Citation
‘Blessed Francinaina
Cirer-Carbonell‘. CatholicSaints.Info. 2 July 2023. Web. 5 September 2026.
<https://catholicsaints.info/blessed-francinaina-cirer-carbonell/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-francinaina-cirer-carbonell/
Bl. Francisca Ana Cirer
Carbonell
Birth: 1781
Death: 1855
Beatified: Pope John Paul II
Francisca Ana Cirer
Carbonell had told her parents her desire to become a nun but her father was
opposed. In 1810, when her father passed away, Francisca decided that the life
of a nun was her dream. In the Diocese of Majorca, Francisca founded the
Community of the Sisters of Charity. Francisca often had visions of Angels.
Some Sisters of Mother Francisca Maria gave testimony that one day they saw her
fall into ecstasy and was lifted several centimeters above the pavement.
Francisca Ana had a vision of the Angels playing a symphony with violins.
SOURCE : https://www.catholic.org/saints/saint.php?saint_id=7183
Francisca Ana Cirer
Carbonell (1781-1855)
Francisca Ana Cirer
Carbonell was a very “belated” vocation to the religious life. Her becoming a
nun simply crowned a long career as a holy and charitable laywoman.
Francisca was a Majorcan:
born in the small town of Sansellas in the middle of Majorca, the largest of
the Spanish Balearic Islands, which lie a good distance south of Barcelona in
the Mediterranean.
Francisca's folks had
some means and were staunch and responsible Catholics. She grew up as a devout
young woman, prayerful and solicitous of those in need. Eventually, she aspired
to enter the monastery at Palma, the island's metropolis. We have seen before
in this series of saints' lives that parents - even practicing Catholic parents
- have rather often objected to their daughters' becoming nuns. Francisca's
father is another case in point; he was opposed to the idea. (What does it say,
perhaps even more today, when otherwise good Catholic parents frown on their sons'
becoming priests and their daughters' becoming nuns? They should encourage, not
discourage such vocations!)
In the case of Senor
Cirer, he may, indeed, have been guided by Providence. At least his daughter
accepted that conclusion. Within a few years' space her mother and three
siblings died, and in 1821 death took off her father. Now she was alone in the
world.
Frances spent the next 30
years in a routine of prayer, penance and charity, as a pious laywoman living
in her own home. Sometimes other likeminded women joined her in praying for the
conversion of sinners, teaching catechism, and helping the sick and the poor.
Perhaps because she was a laywoman she achieved a reputation as a woman of
wisdom. Frequently consulted by other laypersons, she became recognized as a
reconciler of estranged married couples and a restorer of family harmony. The
“saint of Sansellas” they came to call her.
Finally, when she was 70,
Francisca felt called by God to establish a monastery of sisters in her own
village. To this project she contributed her own home and whatever property she
had. She also donated her very self, making her religious profession with two
other women, on December 7, 1851. She named the little religious community the
Sisters of Charity. Their purpose was to continue the work they had already
been so long engaged in: prayer life, home visitation of the sick, the
education of children, and catechetics for both youngsters and adults. The
foundress took the religious name of Francisca Ana of the Sorrows of Mary.
Sister Francisca Ana did
not live long as a nun. She died of a sudden illness on February 27, 1855. The
turn-out at her funeral was immense. It was a tribute not only to her good
works but also to her recognized holiness. Her devotees saw to it that the
cause for her beatification was eventually introduced. Pope John Paul II
proclaimed this valiant Majorcan woman “Venerable” on March 21, 1985. A miracle
attributed to her intervention was authenticated and promulgated in 1986, and
in 1992 the Holy Father declared her blessed.
This pronouncement was
welcomed by the islanders of Majorca. But Blessed Francisca is also a model of
creative Christianity to women throughout the world.
--Father Robert F.
McNamara
Kapelle
mit dem Grab der seligen Francinaina Cirer Carbonell in Sencelles (Mallorca)
Beata Francesca Anna
della Vergine Addolorata (Francisca Maria Cirer y Carbonell)
Fondatrice
Sencelles, Isole Baleari,
Spagna, 1 giugno 1781 - Sencelles, 27 febbraio 1855
Nella diocesi di Maiorca,
la beata spagnola Francesca Anna della Vergine Addolorata (al secolo Francisca
Maria Buenaventura Cirer y Carbonell), completamente analfabeta, non sapendo né
leggere né scrivere, fondò la Comunità delle Suore della Carità. Giovanni Paolo
II la beatificò il 1° ottobre 1989.
Martirologio Romano:
Nella cittadina di Sencelles sull’isola di Maiorca, beata Francesca Anna
dell’Addolorata Cirer Carbonell, vergine, che, analfabeta, ma animata da divino
zelo, si dedicò a opere di apostolato e di carità e istituì la comunità delle
Suore della Carità.
La beata Francesca Anna è
uno degli esempi più eclatanti, di quanto la volontà di Dio, opera fra le anime
a Lui care; perché fu fondatrice di un Istituto religioso nell’avanzata età di
72 anni, pur non sapendo né leggere né scrivere.
Francisca Maria Cirer
Carbonell, nacque nel Comune di Sencelles, nell’isola di Mallorca (Maiorca),
arcipelago spagnolo delle Baleari, il 1° giugno 1781; ultima dei sei figli di
Paulo Cirer e Giovanna Carbonell, agiati contadini, onesti e molto
religiosi.
Della sua fanciullezza,
si sa solo che ebbe un’ottima educazione morale e religiosa in famiglia, ma non
frequentò nessuna scuola, rimanendo praticamente un’analfabeta; ciò non le
impedì in seguito d’insegnare il catechismo ai bambini ed agli adulti del
paese.
A 7 anni, il 9 maggio
1788, ricevé la Cresima e secondo l’uso del tempo, a 10 anni nel 1791, si
accostò alla Prima Comunione.
La preghiera, le opere di
carità, specialmente la cura degli infermi, furono le occupazioni preferite
della sua giovinezza; a 17 anni, nel 1798 si fece Terziaria francescana e nel
1813 si iscrisse alla Confraternita del SS. Sacramento della sua parrocchia.
In gioventù si dedicava
ai lavori domestici e dei campi, coltivando nel contempo una profonda devozione
alla SS. Trinità, alla Passione del Signore, all’Addolorata e alle anime del
Purgatorio; recitava il rosario con gioia e digiunava durante il sabato.
Maturò ben presto in lei
la vocazione allo stato religioso, quindi espresse il desiderio di farsi suora
in un convento di Palma, il capoluogo dell’isola di Maiorca, ma il padre si
oppose decisamente, allora Francesca Maria, ligia all’obbedienza, vide in ciò
la volontà di Dio e decise di essere monaca nella propria casa; era una scelta
non rara in quei tempi, che interessò molte ragazze e donne in Spagna, Francia
e Italia, istituendo un nuovo filone della religiosità consacrata femminile, il
cui maggiore esempio fu santa Maria Francesca delle Cinque Piaghe (Anna Maria
Gallo, Napoli, 25-3-1715 – 6-10-1791), la “Santa dei Quartieri Spagnoli di
Napoli”.
La vita in famiglia non
fu serena, con contrarietà, solitudine, dolore; a partire dalla perdita dei
suoi familiari in pochi anni, con i cinque fratelli morti dal 1788 al 1804, poi
la madre deceduta nel 1807 e infine il padre nel 1821; Francesca a 40 anni si
ritrovò completamente sola, confidando essenzialmente nella Vergine Addolorata
alla quale era particolarmente devota.
Continuò, più libera da
obblighi familiari, a condurre vita monastica in casa, insieme ad una compagna
Magdalena Cirer Bennassar († 1870) e a lavorare nei campi, il cui ricavato
tolto il necessario per sostenere lei e la compagna, veniva offerto ai poveri,
che insieme agli ammalati, costituivano il campo privilegiato del suo
apostolato.
Obbediente ai consigli e
alle disposizioni dei parroci, che nel tempo si succedettero anche come suoi
direttori spirituali, Francesca Maria Cirer Carbonell, era al centro
dell’attenzione ed ammirazione dei suoi compaesani di Sencelles, ai cui occhi
ella appariva come una persona desiderosa di nascondersi e condurre una vita
ritirata, povera e laboriosa, fatta di preghiera e dedita alle opere di
misericordia spirituali e corporali.
Sempre disponibile a
consigliare ed ascoltare tutti, prediligeva interessarsi dei ragazzi insegnando
loro il catechismo, ma particolarmente delle ragazze, che conosceva tutte e
delle quali si sentiva responsabile del loro comportamento, diveniva loro
confidente e guida.
Per i giovani organizzava
nella sua piccola casa di campagna, allegre riunioni e feste da ballo, durante
le quali i giovani si frequentavano in maniera lecita, sotto la sua discreta
sorveglianza, comunque accettata da tutti.
Nel suo intimo, rimase in
contatto con il Signore, in modo tanto profondo che specie durante i suoi
ultimi anni, il suo spirito rimaneva estasiato in preghiera e spesso perdeva
l’uso dei sensi, entrando in uno stato di autentica estasi.
Ben presto, prima a
Sencelles poi in tutta l’isola di Maiorca, dalla quale non si era mai
allontanata, si cominciò ad attribuirle visioni, profezie e soprattutto
guarigioni miracolose.
Aveva ormai 72 anni,
quando con il consiglio del parroco di Sencelles suo direttore spirituale, si
convinse che il Signore le manifestava il suo volere, chiedendole di fondare
nel suo amato paese un convento di Suore della Carità; in pratica un ramo della
Congregazione fondata da S. Vincenzo de’ Paoli (1581-1660); per tale scopo
impegnò i suoi beni e trasformò la sua casa, denominandola “Casa de las
Hermanas de la Caridad”.
Affidò la fondazione alla
protezione della Vergine Addolorata; lei stessa prese il nome di Francesca Anna
della Vergine Addolorata; e il 7 dicembre del 1851, insieme a due compagne,
prese l’abito religioso e pronunziò i voti, nello stesso, giorno giunse anche
l’approvazione della fondazione da parte del vescovo locale; gli scopi
fondamentali della nuova Famiglia religiosa erano tre: servire i malati nelle
loro case, istruire la gioventù femminile, insegnare il catechismo sia alla
gioventù sia agli adulti; nel convento e nei diversi borghi.
Fu superiora della
piccola comunità, prudente e amorosa verso le sue suore, dando loro l’esempio
di una intensa preghiera, di una pratica fedele dei voti religiosi, di uno zelo
esemplare nell’espletare i compiti caritativi dell’Istituzione.
Il 27 febbraio 1855,
mentre assisteva alla celebrazione della S. Messa nella chiesa parrocchiale di
Sencelles, fu colpita da apoplessia, decedendo qualche ora dopo.
Fu un giorno di
“costernazione e pianto” per tutta l’isola di Maiorca; la sua salma fu esposta
all’omaggio di amici e compaesani per tre giorni e il suo funerale si trasformò
in una manifestazione commossa e trionfale, per la partecipazione di una
moltitudine di persone di ogni condizione sociale.
La sua tomba si trova nel
suo convento “Hermanas de la Caridad” a Sencelles, divenuta da subito meta di
affettuosa devozione.
Il 4 dicembre 1940 fu
introdotta la Causa per la sua beatificazione e il 28 novembre 1988, fu
approvato un miracolo attribuito alla sua intercessione; madre Francesca Anna
della Vergine Addolorata è stata proclamata Beata in Roma, il 1° ottobre 1989,
da papa Giovanni Paolo II; la ricorrenza liturgica è il 27 febbraio.
Autore: Antonio
Borrelli
SOURCE : http://www.santiebeati.it/dettaglio/92536
OMELIA DI GIOVANNI PAOLO
II
Domenica, 1° ottobre 1989
Prima dell’inizio della
solenne concelebrazione di beatificazione odierna, il Santo Padre saluta Sua
Grazia il Dottor Runcie, Arcivescovo di Canterbury e Primate della Comunione
Anglicana, con queste parole.
Today, at this Mass of
Beatification, I wish to extend a fraternal welcome to the Most Reverend Robert
Runcie, Archbishop of Canterbury and Primate of the Anglican Communion, on the
occasion of his official visit to the Holy See. Yesterday evening we prayed
together in the Church from which Pope Saint Gregory the Great sent Saint
Augustine to England to preach the Gospel of Christ. As we venerate other men
and women who, like Saints Gregory and Augustine, bore courageous witness to
Christ, we pray that all Christians will come to ever greater unity in their
witness to our one Lord and Saviour.
1. “Gesù Cristo: da ricco
che era, si è fatto povero per voi, perché voi diventaste ricchi per mezzo
della sua povertà” (2 Cor 8, 9).
Nella liturgia della
domenica odierna questa frase, presa dalla lettera di san Paolo ai Corinzi,
costituisce come una introduzione al Vangelo ed alla parabola del ricco epulone
e di Lazzaro. In pari tempo la Chiesa, riunita presso la confessione di san
Pietro, pronuncia questa frase guardando a tutti i servi di Dio che oggi
vengono proclamati beati.
A ciascuno di loro Gesù
ha indicato la strada verso la santità, diventando povero per primo e facendosi
modello di tutti, egli che era il Figlio di Dio, della stessa sostanza del
Padre. Contemporaneamente a ciascuno dei nuovi beati egli ha rivelato il
mistero di questa povertà, che fa diventare ricchi. In questo modo a ciascuno
di loro ha indicato la via alla santità.
La Chiesa oggi gioisce
per questi suoi figli e figlie, che hanno percorso la via indicata dal divino
Maestro.
2. Ella se alegra por los
mártires de la Comunidad de los Pasionistas de Daimiel, en España. Era una
comunidad dedicada exclusivamente a la formación de los jóvenes que allí al
amparo del Cristo de la Luz, se preparaban para ser sacerdotes y anunciar un
día el Evangelio en tierras americanas, preferentemente en México, Cuba y
Venezuela. La comunidad se componía casi en su totalidad de jóvenes de 18 a 21
anos, asistidos por un selecto claustro de profesores y hermanos que cuidaban
de su formación. Era un ambiente de gran entusiasmo misionero en un clima de
retiro, estudio y oración. Hombres de Dios, que siguiendo el consejo de San
Pablo amaban “la justicia, la piedad, la fe, la caridad, la paciencia, la
mansedumbre”.
Ninguno de los religiosos
de la comunidad de Daimiel se había mezclado en cuestiones políticas. No
obstante, en el clima del momento histórico que les había tocado vivir, también
ellos se vieron arrastrados por la tempestad de persecución religiosa, dando
generosamente su sangre, fieles a su condición de religiosos, y émulos, en
pleno siglo veinte, del heroísmo de los primeros mártires de la Iglesia.
Cuando la noche del 21 de
julio de 1936 se presentaron en el convento los milicianos armados, el Superior
Provincial, P. Niceforo, los reunió a todos en la iglesia, donde se confesaron
y recibieron la santa comunión como Viático. Allí el P. Niceforo les exhortó
vivamente: “Hermanos e hijos muy amados: Este es nuestro Getsemanì. La
naturaleza, en su parte débil, desfallece y se acobarda. Pero Jesucristo está
con nosotros. Os voy a dar al que es la fortaleza de los débiles. A Jesús le
confortó un ángel. A nosotros es el mismo Jesucristo quien nos conforta y
sostiene. Dentro de pocos momentos estaremos con Cristo.
¡Moradores del Calvario,
ànimo y a morir per Cristo! A mi me toca animaros, pero yo mismo me estimulo
con vuestro ejemplo!”.
La mayoría, jóvenes de 18
a 21 anos, vivía soñando en el sacerdocio, pero el Señor había dispuesto que su
primera misa fuera la de su propio holocausto. Ahora nosotros les exaltamos y
damos gloria a Cristo, que los ha asociado a su cruz: “El Señor ama a los
honrados . . . él sustenta al huérfano y a la viuda, y trastorna el camino de
los malvados. El Senor reina eternamente”.
Ecco le parole del Santo
Padre in una nostra tradizione in italiano:
2. Essa si rallegra per i
martiri della comunità dei passionisti di Daimiel, in Spagna. Era una comunità
dedicata esclusivamente alla formazione dei giovani di quei luoghi che, sotto
la protezione del Cristo della luce, si preparavano a essere sacerdoti e
annunciare un giorno il Vangelo nelle terre americane, soprattutto in Messico,
Cuba e Venezuela. La comunità era composta quasi totalmente da giovani dai
diciotto ai ventun anni, assistiti da una selezionata cerchia di professori e
fratelli che curavano la loro formazione. Era un ambiente di grande entusiasmo
missionario in un clima di ritiro, studio e preghiera. Uomini di Dio, che
seguendo il consiglio di san Paolo amavano “la giustizia, la pietà, la fede, la
carità, la pazienza, la mitezza” (1 Tm 6, 11).
Nessuno dei religiosi
della comunità di Daimiel si era intromesso in questioni politiche. Ciò
nonostante nel clima del momento storico che toccava loro vivere, anche costoro
si videro colpiti dall’imperversare della persecuzione religiosa, dando generosamente
il loro sangue, fedeli alla loro condizione di religiosi ed emuli, nel pieno
secolo XX, dell’eroismo dei primi martiri della Chiesa.
Quando, la notte del 21
luglio del 1936, si presentarono al convento le milizie armate, il superiore
provinciale, padre Niceforo, riunì tutti nella chiesa, dove si confessarono e
ricevettero la santa Comunione come viatico. Lì il padre Niceforo li esortò
vivamente: “Amatissimi fratelli e figli: Questo è il nostro Getsemani. La
natura nella sua parte debole ha paura ed è codarda. Ma Gesù Cristo è con noi.
Vi darò ciò che costituisce la forza dei deboli. Gesù fu confortato da un
angelo. Noi siamo confortati e sostenuti dallo stesso Gesù Cristo. Fra pochi
istanti saremo con Cristo. Gente del Calvario, coraggio e andiamo a morire per
Cristo! Tocca a me farvi coraggio, ma io stesso prendo forza dal vostro
esempio!”.
La maggior parte, giovani
dai diciotto ai ventun anni, aveva vissuto sognando il sacerdozio, ma il
Signore aveva disposto che la loro prima Messa fosse quella del loro olocausto.
Ora noi li onoriamo e rendiamo gloria a Cristo, che li ha uniti a sé nella
Croce. “Il Signore ama i giusti . . . / Egli sostiene l’orfano e la vedova, /
ma sconvolge le vie degli empi. / Il Signore regna sempre (Sal 145, 9-10).
3. “Tu, uomo di Dio . . .
tendi alla giustizia, alla pietà, alla fede, alla carità, alla pazienza, alla
mitezza. Combatti la buona battaglia della fede (1 Tm 6, 11-12).
In questo programma,
dettato dall’apostolo Paolo al discepolo Timoteo, possiamo veder delineato
l’itinerario spirituale del beato Lorenzo Salvi, uomo di Dio, non solo nella
intensa preghiera, ma anche nella instancabile dedizione al ministero
sacerdotale. Egli fu pienamente consapevole della missione affidata da Cristo
ad ogni apostolo e si sforzò durante tutta la vita di seguire gli esempi del
Figlio di Dio, che volle salvare il mondo mediante l’umiliazione della Croce.
Lorenzo combatté la
“buona battaglia della fede”, secondo lo spirito della sua congregazione
religiosa, lavorando intensamente nella predicazione delle missioni al popolo,
nei corsi di esercizi spirituali, nel mistero delle confessioni. In quanti
avvicinava egli cercava di instillare l’amore del Cristo povero ed umile,
mediante la devozione all’infanzia di Gesù e alla sua Passione, momenti nei
quali massimamente si rivelano l’umiltà e la dolcezza del salvatore. Convinto
dell’infinita misericordia del Cuore di Cristo, egli non si stancava di
esortare le anime alla fiducia, sull’esempio del bambino che in tutto s’affida
alle braccia amorevoli e forti del padre.
Lorenzo conobbe il beato
Domenico Barberi ed il suo progetto per il dialogo tra la Chiesa cattolica e
quella anglicana: avrebbe voluto seguire in Inghilterra l’amico, ma
l’obbedienza lo trattenne in patria. Anche in questo caso, come in tanti altri,
egli seppe trovare in Cristo crocifisso, ideale della sua famiglia religiosa,
la forza per rinunciare al proprio disegno apostolico e farsi guidare soltanto
dalla preoccupazione di “conservare senza macchia e irreprensibile il comandamento”
(1 Tm 6, 14), cioè l’impegno dell’adesione senza riserve al volere di Dio.
Con questi solidi
fondamenti il beato Salvi riuscì ad essere maestro di vita spirituale di molte
anime, che lo ascoltarono nella predicazione, nel confessionale, nella direzione
di coscienza. Ad esse egli annunciò con fervore mai smorzato il mistero di
Cristo. “il solo che possiede l’immortalità, che abita una luce inaccessibile,
che nessuno tra gli uomini ha mai visto, né può vedere” (1 Tm 6, 15-16).
4. È ancora l’esempio del
Cristo povero ed umile, contemplato soprattutto nel mistero eucaristico, a
guidare l’impegno di Geltrude Comensoli nel faticoso itinerario spirituale e
nelle travagliate vicende della fondazione delle suore sacramentine di Bergamo.
È proprio l’umiltà del Pane eucaristico, sacramento della presenza reale di
Cristo, che sostiene Geltrude e le consente di stare di fronte alla mensa dei
potenti con l’intrepida costanza di Lazzaro, nella volontaria scelta
dell’evangelico “ultimo posto”.
Geltrude sentì tale impegno
di rinnegamento come una vocazione forte ed esigente: “Non alzerò mai la voce -
scrive nei suoi propositi - non mi giustificherò mai, né a ragione né a torto.
Soffrirò tutto in silenzio, qualsiasi cosa mi venisse fatta” (Gli scritti, p.
26). A tale spirito di umiltà ella volle educare le consorelle, chiedendo per
esse l’interiore povertà dello spirito: “Diffidenza di sé, umiltà grande,
generosità nel patire, e grande carità di comportamento” (Gli scritti, pp.
792-793).
Come il povero indicato
dalla parabola, Geltrude soffrì la privazione di tutto, quando un dissesto
finanziario determinò l’espropriazione dei beni materiali dell’istituto appena
fondato e già fiorente. “Mio Gesù - scriveva in una sua memoria - di qui a qualche
minuto . . . vengono a mettere tutto sotto sigillo . . . Gli uomini vogliono le
nostre cose. Voi sigillate il mio cuore . . . tenetemi sempre con voi, mio
diletto Gesù” (Gli scritti, pp. 56 s.).
Geltrude volle così in
qualche modo, mettere tutta la sua ricchezza “nel seno di Abramo” (Lc 16,
22), cioè nel cuore di Cristo, presente nella Eucaristia: “Terrò il mio cuore
sempre rivolto all’altare dove dimora l’amato Gesù. Stanca ed oppressa,
afflitta, desolata, là sarà il mio luogo di riposo, veduta solo dal mio Gesù .
. . La mia vita deve essere sepolta in Dio nel Divino suo Costato” (Gli scritti,
p. 60; pp. 56 s.).
È l’Eucaristia che
conduce al Regno: presso la mensa del Pane di vita, pegno della gloria futura,
si alimenta quel fuoco della carità soprannaturale, in cui è dato all’anima di
pregustare fin d’ora un’anticipazione della gioia riservata ai santi nel cielo.
5. También en la vida de
la Beata Francisca-Ana de los Dolores de María vemos reflejadas las enseñanzas
que hoy nos acaba de dar Jesús en su Evangelio. Ante el binomio
riqueza-pobreza, Francisca-Ana escogiò la pobreza y excluyó del proyecto de su
vida cristiana y consagrada la riqueza porque sabìa que podía apartarla de
Dios. Dedicó lo poco que producían sus tierras al servicio de la parroquia y de
los más necesitados: “El Señor da Pan a los hambrientos . . . el Señor sustenta
al huérfano y a la viuda” .
Francisca-Ana a lo largo
de su vida obedeció la voluntad de Dios. Una voluntad divina que a veces
resulta difícil de discernir: de joven quiere ser monja y su padre se lo
impide. Francisca-Ana ve en esta negativa paterna la voluntad de Dios: no puede
ser monja en un convento, lo será en su propia casa por medio de una vida
dedicada a la oración, a la mortificación y al apostolado.
Cuando a los cuarenta
años queda sola en el mundo después de la muerte de sus padres y hermanos, ya
sea por obediencia a su Director espiritual, ya sea porque las circunstancias
socio-políticas de su nación no se lo aconsejan, difiere la realización de su
ideal de consagrarse a Dios por medio de los votos religiosos hasta casi el
final de su vida, cuando cuenta setenta anos de edad y funda en su propia casa
el convento de la caridad.
Una vida llena de
incertidumbres, pero una vida en la que no hubo ningún obstáculo para servir en
todo a Dios, porque Francisca-Ana había dado todo lo que tenía, es más, se
había dado ella misma consagrándose a Dios en la virginidad.
Así libre de todo lo que
la pudiera atar a este mundo, combatió el combate de la Fe emprendiendo
decididamente el camino de la perfección cristiana. En la Beata Francisca-Ana
de los Dolores de María el Señor nos da un magnífico ejemplo de saber anteponer
el servicio de Dios al servicio de las riquezas y del mundo, de saber tener el
corazón libre para consagrarlo y dedicarlo solamente a El.
Ecco le parole del Santo
Padre in una nostra tradizione in italiano:
5. Anche nella vita della
beata Francisca-Ana dei dolori di Maria vediamo riflessi gli insegnamenti che
ci ha appena dato Gesù nel suo Vangelo. Di fronte al binomio ricchezza-povertà,
Francisca-Ana scelse la povertà ed escluse dal progetto della sua vita
cristiana e consacrata la ricchezza perché sapeva che poteva allontanarla da
Dio. Dedicò quel poco che le sue terre producevano al servizio della parrocchia
e dei più bisognosi: “Il Signore dà il pane agli affamati . . . / Il Signore
sostiene l’orfano e la vedova” (Sal 145, 7. 9).
Francisca-Ana durante la
sua vita obbedì alla volontà di Dio. Una volontà divina che a volte risulta
difficile discernere: da giovane sceglie di essere suora e suo padre glielo
impedisce. Francisca-Ana vede in questa negazione paterna la volontà di Dio:
non può essere suora in un convento, lo sarà in casa sua grazie ad una vita
dedicata alla preghiera, alla mortificazione e all’apostolato.
Quando a quarant’anni
resta sola al mondo dopo la morte dei genitori e dei fratelli, sia per
obbedienza al suo direttore spirituale, sia perché le circostanze socio-politiche
della sua Nazione non glielo consentono, proroga la realizzazione del suo sogno
di consacrarsi a Dio per mezzo dei voti religiosi fino quasi al termine della
sua vita, quando ha già settant’anni e fonda in casa sua il convento della
carità.
Una vita piena di
incertezze, ma anche una vita in cui non ebbe nessun ostacolo per poter servire
Dio, perché Francisca-Ana aveva dato tutto ciò che aveva, e non solo, si era
lei stessa consacrata a Dio nella verginità.
Così, libera da tutto ciò
che la potesse legare a questo mondo, combatte la battaglia della fede (1 Tm 6,
12) intraprendendo decisamente il cammino della perfezione cristiana. Con la
beata Francisca-Ana dei dolori di Maria, il Signore ci offre un magnifico
esempio del saper anteporre il servizio di Dio al servizio delle ricchezze e
del mondo, del saper tenere il cuore libero per poterlo consacrare e dedicare
solamente a lui.
6. Levando i nostri occhi
verso questi nuovi beati, possiamo ben dire che essi hanno conservato “senza
macchia ed irreprensibile il comandamento” (1Tm 6,14). Hanno confidato nel
Cristo, nella sua Parola, ed hanno atteso la sua manifestazione ultima nella
gloria della sua suprema ed unica regalità. Hanno perciò accolto il suo
messaggio, seguendolo quaggiù povero ed umile, quali servi totalmente dediti ai
fratelli. Con tale spirito essi hanno amato la Chiesa, hanno testimoniato per
essa, l’hanno servita durante tutta la loro vita generosa, combattendo “la
buona battaglia della fede” (1 Tm 6, 12), come uomini e donne di Dio, come
apostoli del Vangelo.
La loro è stata veramente
una “bella professione di fede davanti a molti testimoni” (1 Tm 6, 12).
Molti furono, in effetti, i testimoni che ammirarono i loro esempi, che udirono
la predicazione, che accolsero il messaggio della consacrazione a Cristo nella
preghiera e nelle opere di carità. Molti sono, ancor oggi, e proprio in questa
solenne circostanza, coloro che, considerando la vicenda dei nuovi beati,
possono proclamare nella fede che Cristo è l’“unico sovrano, . . . il solo che
possiede l’immortalità, che abita una luce inaccessibile, che nessuno fra gli
uomini ha mai visto né può vedere” (1 Tm 6, 15-16).
Gesù Cristo, che si è
fatto povero perché diventasse ricco ogni uomo che ha seguito la sua chiamata -
ciascuno di coloro che da oggi la Chiesa chiamerà beati -, è in pari tempo il
re dei re e il Signore dei governanti, l’unico che conosce l’immortalità, che
abita una luce irraggiungibile per l’uomo.
O Cristo Gesù!
Ti rendiamo grazie perché tu introduci l’uomo nella santità, che è la vita di
Dio stesso.
Ti rendiamo grazie per: Niceforo ed i suoi compagni martiri,
per Lorenzo, Geltrude, Francesca-Anna.
Ti rendiamo grazie, o Cristo.
A Te la gloria e la potenza eterna. Amen.
© Copyright 1989 -
Libreria Editrice Vaticana
Copyright © Dicastero per
la Comunicazione
Francesca Anna Cirer
Carbonell
(1781-1855)
Beatificazione:
- 01 ottobre 1989
- Papa Giovanni
Paolo II
Memoria Liturgica:
- 27 febbraio
Vergine, che, analfabeta,
ma animata da divino zelo, si dedicò a opere di apostolato e di carità e
istituì la comunità delle Suore della Carità di Maiorca
Scelse la povertà ed
escluse dal progetto della sua vita cristiana e consacrata la ricchezza perché
sapeva che poteva allontanarla da Dio
Francinaina Cirer
Carbonell, in religione Francisca-Ana de los Dolores de María, nacque nel
Comune di Sencelles, nell’isola di Mallorca (Maiorca), arcipelago spagnolo
delle Baleari, il 1° giugno 1781; ultima dei sei figli di Paulo Cirer e
Giovanna Carbonell, agiati contadini, onesti e molto religiosi.
Di fronte al binomio
ricchezza-povertà, Francisca-Ana scelse la povertà ed escluse dal progetto
della sua vita cristiana e consacrata la ricchezza perché sapeva che poteva
allontanarla da Dio. Dedicò quel poco che le sue terre producevano al servizio
della parrocchia e dei più bisognosi: “Il Signore dà il pane agli affamati . .
. / Il Signore sostiene l’orfano e la vedova” (Sal 145, 7. 9).
Francisca-Ana durante la
sua vita obbedì alla volontà di Dio. Una volontà divina che a volte risulta
difficile discernere: da giovane sceglie di essere suora e suo padre glielo
impedisce. Francisca-Ana vede in questa negazione paterna la volontà di Dio:
non può essere suora in un convento, lo sarà in casa sua grazie ad una vita
dedicata alla preghiera, alla mortificazione e all’apostolato.
Quando a quarant’anni
resta sola al mondo dopo la morte dei genitori e dei fratelli, sia per
obbedienza al suo direttore spirituale, sia perché le circostanze socio-politiche
della sua Nazione non glielo consentono, proroga la realizzazione del suo sogno
di consacrarsi a Dio per mezzo dei voti religiosi fino quasi al termine della
sua vita, quando ha già settant’anni e fonda in casa sua il convento della
carità.
Una vita piena di
incertezze, ma anche una vita in cui non ebbe nessun ostacolo per poter servire
Dio, perché Francisca-Ana aveva dato tutto ciò che aveva, e non solo, si era
lei stessa consacrata a Dio nella verginità.
Così, libera da tutto ciò
che la potesse legare a questo mondo, combatte la battaglia della fede (1 Tm 6,
12) intraprendendo decisamente il cammino della perfezione cristiana. Con la
beata Francisca-Ana dei dolori di Maria, il Signore ci offre un magnifico
esempio del saper anteporre il servizio di Dio al servizio delle ricchezze e
del mondo, del saper tenere il cuore libero per poterlo consacrare e dedicare
solamente a lui.
SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/francesca-anna-cirer-carbonell.html
B. FRANCESCA ANNA CIRER y
CARBONELL (1781-1855)
Inserito da Redazione
Argomento: Vite di Santi, Beati, Venerabili...
Redazione Segnala
"
Un giorno si sparse la
voce che la beata nella chiesa parrocchiale era andata in estasi. La domenica,
effettivamente, non dovendo lavorare in campagna, trascorreva in essa molte ore
in adorazione per raccomandare a Dio le necessità di tutti gli uomini vivi e
defunti, giusti e peccatori. Invece di recitare molte preghiere vocali, ella
preferiva meditare la Passione del Signore, i dolori della Madonna e i
principali misteri della fede. Sovente pensando a Dio, al paradiso, alla
Madonna, andava in estasi e vi rimaneva fino a tre ore, secondo la
testimonianza del suo stesso parroco-confessore Don Giovanni Molinas (+1872).
Allora restava immobile, perdeva l'uso dei sensi e ogni tanto bisbigliava
versetti del Magnificat e del Te Deum
Considerando la sorprendente
vita mistica di questa contadina povera ed analfabeta torna alla mente quanto
l'apostolo Paolo scrisse ai Corinzi: "Dio ha scelto ciò che è stoltezza
del mondo per confondere i sapienti; Dio ha scelto ciò che è debolezza del
mondo per confondere i forti; Dio ha scelto ciò che è ignobile nel mondo e ciò
che è disprezzato e ciò che è nulla per annientare le cose che sono, affinchè
nessuno possa gloriarsi davanti a Dio" (1 Cr. 1, 27-30).
La beata nacque il 1-6-1781 a Sansellas, nella diocesi di Maiorca (Isole Baleari), da Giovanni Cirer e Giovanna Carbonell, modesti contadini, ma ferventi cristiani. Il giorno stesso in cui nacque, al fonte battesimale essi fecero imporre alla loro figlia i nomi di Francesca, Anna, Maria e Bonaventura. Sotto la loro guida crebbe molto ubbidiente e pia, ma analfabeta perché non ebbero forse modo di farle frequentare la scuola. Ciò nonostante imparò tanto bene a viva voce la dottrina cristiana che, a sette anni, meritò di essere cresimata da Mons. Pietro Rubio Benedetto, vescovo della diocesi e, in seguito, di essere ammessa alla prima comunione. Crescendo in età la farà tutti i giorni modestamente vestita nonostante la contrarietà della madre e lo stupore dei suoi paesani, abituati a comunicarsi una volta all'anno. Perché non sfigurasse tra le compagne, la mamma le aveva preparato, per l'occasione, una mantiglia bianca con merletto; la figlia preferiva invece fare uso della mantiglia nera della nonna perché ci teneva poco a figurare nel mondo.
Durante il giorno
Francesca, invece di intrattenersi con le coetanee nei giuochi, aiutava i
genitori nei lavori domestici e agricoli. Era suo compito sorvegliare una mucca
al pascolo. Il padre la riforniva di pane, formaggio e salsicce per la
colazione. La Beata donava il companatico alle bambine più povere di lei e si
nutriva con pane e acqua. Verso sera, con il permesso dei genitori, ritornava
in chiesa perché voleva prendere parte al rosario o alla Via Crucis, pie
pratiche alle quali rimase molto affezionata per tutta la vita. La domenica,
dopo aver preso parte alle funzioni in parrocchia, radunava da grandicella i
bambini della prima comunione attorno a sé e insegnava loro a pregare e a
praticare le virtù proprie del loro stato. Rimase un mistero, non sapendo né
leggere e né scrivere, come abbia fatto a parlare con tutti di Dio e del bene
delle anime con tanta competenza.
Sotto la direzione del
parroco, Francesca sentì presto nascere in sé l'aspirazione a farsi religiosa
nel monastero della Pietà di Palma di Maiorca. I genitori le si opposero perché
avevano già perso tre figli, ed ella rimaneva l'unico sostegno della loro
vecchiaia. P. Francesco Fornés, francescano, attestò che in quel tempo Dio la
consolò rivelandole che sarebbe diventata suora nella sua stessa casa. Vi ci si
preparò quindi iscrivendosi a 17 anni al Terz'Ordine Francescano, astenendosi
dai cibi che le piacevano di più, digiunando tutti i sabati, nutrendosi sovente
soltanto di pane e acqua e dormendo, specialmente d'estate, sopra un fascio di
armenti con una pietra per guanciale.
Il 17-2-1807 la beata rimase orfana
di madre. Poiché si trovava nel fiore degli anni poté far fronte da sola a
tutte le faccende domestiche e a buona parte dei più pesanti lavori agricoli,
senza tralasciare per questo le sue solite pratiche di devozione, le visite ai
malati, il soccorso ai poveri. Tuttavia, non trovandosi a suo agio nel mondo,
chiese di nuovo al padre il permesso di farsi religiosa, ma egli la supplicò di
avere pietà della sua canizie. La Beata, che comprendeva tutta l'importanza
della conformità al volere di Dio, ubbidì senza recriminazioni, e Dio il
2-5-1815 le rivelò che la sua stessa casa sarebbe stata trasformata in un
convento delle Figlie di Carità di San Vincenzo de' Paoli.
A 40 anni Francesca rimase
orfana anche di padre. Essendole praticamente impossibile ottenere l'ammissione
in un convento perché troppo avanzata in età, senza dote e senza istruzione,
decise di condurre vita religiosa in casa, in compagnia prima di una certa
Chiara Llabrés, insegnante e, dopo alcuni anni, di Maddalena Cirer, sua cugina.
Finché visse condivise con costei la vita di preghiera e di lavoro. Insieme
coltivavano le terre, attendevano alla raccolta e all'essicazione dei fichi,
vendemmiavano, cucivano, facevano cordoni e curavano la manutenzione della
biancheria della chiesa. Francesca faceva anche parte di un gruppo di otto
persone chiamate "operaie del buon Gesù", le quali, in quaresima, si
impegnavano a questuare nelle famiglie il denaro occorrente per sostenere le
spese che bisognava fare nella settimana santa. Dei beni ereditati dal padre
ella fece subito tre parti: una la destinò al soccorso dei poveri, un'altra al
suffragio delle anime del Purgatorio, la terza alle necessità della sua comunità.
I compaesani, sempre più
ammirati delle virtù della beata, la chiamavano Zia Xiroya, per indicare nel
loro dialetto che era una dona allegra, sempre di buon umore, benché ai loro
occhi apparisse molto semplice e umile nel vestire, nel camminare, nel
conversare con tutti, specialmente con i bambini, i malati e i poveri. Anche
gli abitanti dei paesi circonvicini avevano cominciato a parlare di lei come
della "Santa di Sansellas", e ad accorrere a chiederle consiglio e a
raccomandarsi alle sue preghiere. Erano convinti che fosse prediletta dal
Signore. La loro supposizione non era campata in aria.
Un giorno si sparse la voce che la
beata nella chiesa parrocchiale era andata in estasi. La domenica,
effettivamente, non dovendo lavorare in campagna, trascorreva in essa molte ore
in adorazione per raccomandare a Dio le necessità di tutti gli uomini vivi e
defunti, giusti e peccatori. Invece di recitare molte preghiere vocali, ella
preferiva meditare la Passione del Signore, i dolori della Madonna e i
principali misteri della fede. Sovente pensando a Dio, al paradiso, alla
Madonna, andava in estasi e vi rimaneva fino a tre ore, secondo la
testimonianza del suo stesso parroco-confessore Don Giovanni Molinas (+1872).
Allora restava immobile, perdeva l'uso dei sensi e ogni tanto bisbigliava
versetti del Magnificat e del Te Deum. Per farle riacquistare
l'uso dei sensi bastava che il parroco la toccasse leggermente sulla spalla o
che qualche sacerdote presente glielo ordinasse sia pure con parole molto sommesse.
La veggente quasi sempre attorno a sé vedeva una folla di curiosi commossi e
ammirati, ma ne rimaneva profondamente turbata perché amava restare nascosta
agli occhi di tutti. Se le fosse stato possibile si sarebbe sprofondata nelle
viscere della terra.
Francesca pensava a Dio e
pregava anche per la strada, in casa, in mezzo ai campi, alle vigne e ai
boschi. Accesa in volto, ogni tanto la si udiva sospirare: "Oh, Dio
mio!". Le piaceva molto pregare per la propagazione della fede nel mondo, la
conversione dei peccatori e il suffragio delle anime che si trovavano ancora in
purgatorio. Per questo, quando i lavori in campagna erano meno pressanti,
radunava nella sua casa le donne del vicinato, e con loro ora recitava il
rosario, ora faceva la Via Crucis, ora diceva altre preghiere.
D'estate, la Beata si
trasferiva, in compagnia di Maddalena, in una sua casetta di campagna distante
circa mezz'ora dal paese per la raccolta e la essiccazione dei fichi.
Nonostante la lontananza, di buon mattino ella si recava in chiesa per prendere
parte alla Messa e fare la comunione specialmente in suffragio di tanti defunti
che le venivano raccomandati da parenti e conoscenti. Un giorno, stando in
estasi, Dio le fece vedere le anime che con le sue preghiere e penitenze aveva
liberato dalle pene del purgatorio. Esse formavano una lunga processione. Più
volte, mentre si recava alla Messa sgranando il rosario, Dio permise che
diverse anime di defunti le apparissero o per raccomandarsi alle sue preghiere,
o per ringraziarla dei suffragi che per loro aveva offerto al Signore. Per
invogliare anche altri in quest'opera di misericordia, dopo le fatiche del
giorno raccoglieva nella sua casetta le ragazze e i giovincelli dei dintorni, e
organizzava per loro dei balli innocenti sia per impedire loro che
frequentassero cattive compagnie, sia per fare recitare loro il rosario prima
di andare a dormire e sia per esortarli a crescere da veri figli di Dio.
La B. Francesca nella sua vita
non cercava altro che la gloria di Dio e il bene del prossimo. Perciò a chi
incontrava per i campi, per la strada, in casa, raccomandava invariabilmente la
conformità al volere di Dio con molta naturalezza e discrezione. A chi le
chiedeva preghiere per la salute dei malati, la scelta della vocazione, il buon
esito di un affare o del fidanzamento soleva dire: "Non preoccupatevene e
state tranquilli. Abbiate soltanto fiducia in Dio. Io non posso nulla, ma Egli
può tutto". E quando i suoi ammiratori andavano a ringraziarla per i
favori e le grazie che avevano ottenuto rispondeva: "E stato il Signore,
non io, a fare questo". A una lode ella avrebbe preferito uno schiaffo.
Perché i compaesani dopo la sua morte non parlassero più di lei avrebbe
preferito che il suo corpo fosse dato alle fiamme.
Finché visse, Francesca si preoccupò
pure di fare molte preghiere e penitenze per la conversione e la salvezza dei
peccatori. Si adoperava per allontanarli dalle occasioni di peccato, li
ammoniva con bontà quando vi erano caduti, e li esortava a pentirsene parlando
loro della infinita misericordia del Signore. Quando qualche peccatore non si
convertiva ella versava lacrime amare, e quando veniva a trovarsi in punto di
morte, ella non esitava a offrirsi vittima per lui. Allora si udiva sospirare: "Scarica
su di me, o Signore, tutto ciò che quest'anima deve soffrire perché essa non si
perda". In riparazione dei peccati commessi dagli uomini vestiva cilici,
sovente si disciplinava e portava sul petto una croce di legno lunga una spanna
e tutta foderata di punte di ferro.
Il principe delle tenebre, il
nostro avversario il diavolo, mal sopportava che la beata con le sue orazioni e
penitenze gli strappasse dagli artigli tante anime. Se ne vendicava perciò
ferocemente cercando di atterrirla apparendole sotto forma di cani, di gatti e
di rospi, molestandola di notte con urla e rumori assordanti, percuotendola
selvaggiamente e gettandola per terra dopo che l'aveva coperta di lividi e
bernoccoli. Senza perdere la calma, sotto i colpi del maligno ella si limitava
a esclamare: "Quest'anima è di Dio; a me è stata affidata; non te ne
impadronirai". Maddalena Cirer al fracasso che il demonio produceva
rimaneva mezza morta e diceva alla cugina che preferiva abbandonare la sua
casa. La Beata la rassicurava dicendole: "Resta. I demoni non vengono per
te". E soggiungeva percuotendo con un piede la terra in segno di sfida:
"Vengano pure tutti i demoni dell'inferno, non ne avrò timore".
Francesca Anna ebbe la
consolazione di diventare finalmente religiosa soltanto il 23-12-1850, a 70 ani
di età, quando trasformò la sua casa in un Istituto di Carità in seguito al
suggerimento di Don Francesco Ignazio Cabrera, predicatore di missioni al
popolo e poi gesuita, e con l'aiuto del suo parroco. Nello stesso giorno per
testamento lasciò erede di tutti i suoi beni la stessa Casa di Carità della cui
amministrazione si presero cura alcuni sacerdoti del paese. Essendo analfabeta
adottò quasi integralmente le regole che il vescovo di Maiorca, Mons. Bernardo
Nadal, aveva approvato per le Suore di Carità di Felanitx, e con le prime due
compagne, tra cui Maddalena Cirer, il 7-12-1851 vestì l'abito delle Suore di
Carità di Manacor, le quali per un po' di tempo si assunsero il compito di
avviarle alla vera vita religiosa. Erano state autorizzate a compiere quel
passo il 25-11-1851 dal vicario generale della diocesi, il canonico Giuseppe
Amengual y Hernàndez, con il compito di insegnare la dottrina cristiana alle
fanciulle, assistere gli infermi, soccorrere i poveri ed esortare il prossimo
al bene. Effettivamente Madre Francesca si adoperò subito per mettere in
pratica il fine dell'Istituto, raccomandando alle consorelle di trattare la
gente con dolcezza, ed esortando coloro con i quali venivano a contatto ad
amare Dio sopra tutte le cose.
Quando la beata ordinò ai
muratori di trasformare la sua casa in convento non mancarono sacerdoti i
quali, sorpresi, le chiedevano: "Ma dove prenderai i soldi per terminare i
lavori? Come farai a mantenere le giovani che ti seguiranno?". Senza
scomporsi ella rispondeva: "Rassicuratevi, non mancheranno i mezzi per
portare a termine l'opera voluta dal Signore". Nel corso dei lavori
avvennero fatti che neppure il capomastro riuscì a spiegare. Ogni tanto diceva
alla fondatrice che il giorno dopo non sarebbe venuto a lavorare perché o
mancava l'acqua, o mancava la calce, o mancavano le pietre. Francesca senza
incertezza gli rispondeva: "Venite, venite, non mancherà nulla. Lavorate
soltanto di buona lena. Il buon Gesù provvederà". Dove prendesse tutto il
materiale che le occorreva rimase un mistero.
Nell'oratorio che aveva fatto costruire in onore di Maria SS. Addolorata la beata era solita trascorrere molte ore in preghiera e a continuare ad andare in estasi. La gente lo sapeva e ne approfittava volentieri per ricorrere a lei per averne luce, conforto e aiuto. Un giorno ella vide giungere alla Casa di Carità alcuni marinai che, riconoscenti per una grazia ricevuta, con sé recavano un sacco di riso e una somma di denaro. In procinto di naufragare avevano invocato "la Santa di Sansellas" e ne erano stati preservati. Nell'oratorio Madre Francesca era solita fare sovente secondo la sua abitudine la Via Crucis. Quando la effettuava dentro il cortile dell'Istituto portava talora in spalla una croce dell'altezza di una persona versando abbondanti lacrime. Era indotta a compiere il pio esercizio dal suo stato di vittima per i peccatori. Per essi otteneva sempre grazie segnalate. Una notte nel dormiveglia si sentì chiamare tre volte. Supponendo che la voce fosse di Suor Maddalena, le chiese che cosa volesse. Avendole costei risposto che non era stata lei a chiamarla, si rivolse allora al crocifisso che teneva alla spalliera del letto e gli chiese: ''Signore, che cosa vuoi?". Sentì rispondersi: "Alzati, e va' sulla strada di Inca. Tra il cimitero e l'orto dei frati troverai un padre e un figlio che stanno litigando e vogliono uccidersi". La beata prontamente andò all'appuntamento e con la grazia di Dio e il prestigio di cui godeva rappacificò i due contendenti.
Nel documento in cui Don Molinas dichiara che Francesca ha fatto la vestizione religiosa, si trovano pure queste sue espressioni: "Ella visse sempre con pietà e devozione; governò la Casa con prudenza esemplare e ammirabile; fu arricchita di estasi prodigiose, e morì in concetto di santità". Infatti, il 27-2-1855, dopo che ricevette l'Eucaristia come al solito in parrocchia, fu colpita da apoplessia e dopo poche ore volò al cielo. I suoi funerali riuscirono un trionfo. Le sue ossa furono esumate nel 1883 e traslate in chiesa. Oggi sono venerate nell'Oratorio della Casa di Carità di Sansellas, la quale fu unita ad altri Istituti simili, esistenti in altri paesi di Maiorca, durante l'episcopato di Mons. Giacinto Cervera. Giovanni Paolo II di Francesca Anna riconobbe l'eroicità delle virtù il 21-3-1985 e la beatificò il 1-10-1989.
Sac. Guido Pettinati SSP,
I Santi canonizzati del giorno, vol. 2, Udine: ed. Segno, 1991, pp. 282-287
http://www.edizionisegno.it/
Grab
der seligen Francinaina Cirer Carbonell in Sencelles (Mallorca)
Francisca Ana de la
Dolorosa Cirer Carbonell, Beata
Fundadora, 27 de febrero
Por: . | Fuente: LaVerdadCatolica.org
Fundadora de las Hijas de
la Caridad
Martirologio Romano: En
el lugar de Sencelles, en la isla de Mallorca, beata Francisca Ana de la Virgen
de los Dolores Cirer Carbonell, virgen, que, sin saber leer ni escribir, pero
movida por el celo divino, se entregó a obras de apostolado y de caridad, y
fundó la comunidad de las Hermanas de la Caridad († 1855).
Fecha de beatificación: 1 de octubre de 1989 por el Papa Juan Pablo II.
Breve Biografia
Oriunda de la población
española de Sencelles, Mallorca, Baleares. No se conocen datos de su familia;
su nombre era Ana Cirer Carbonell. Desde niña se dedica a las faenas hogareñas.
Se deduce que se le inculcó la fe católica, aunque no asistió a la escuela y
permaneció iletrada. Fue incomprensible cómo la niña entendió el catecismo;
además de que en la adolescencia lo impartió a otros niños quienes, aun sin
noción alguna de la pedagogía, entendían a la perfección la doctrina impartida
por ella. Participa en la parroquia de su tierra natal en diversas actividades
pastorales con jóvenes, y atiende pecadores arrepentidos que acudían a ella en
busca de alivio espiritual.
Después de fallecer su madre y sus tres hermanos, ingresa como terciaria
franciscana (actual orden Franciscana Seglar) en 1798, debido a que su padre no
le permite integrarse a la vida religiosa en un convento. Al morir su
progenitor (1821) queda sola y desde entonces su vocación hacia Dios se
acrecienta y con mayor fervor se entrega a la penitencia, oración y auxilio a
los necesitados.
Al correr el tiempo y pese a sus 70 años (1851) funda en su casa una comunidad
a la que da el nombre de Hermanas de la Caridad, y la dirige con paciencia,
afecto y prudencia; desde entonces toma el nombre con el que se le conoce.
Numerosos coterráneos dan testimonio de su vida ejemplar, además de sus éxtasis
y levitaciones, por lo cual le dan el título de la Santa de Sencelles, hasta
que fallece en la tierra que la vio nacer.
El Siervo de Dios, Juan Pablo II (1978-2005) la beatifica el 1 de octubre de
1989; en la homilía de la ceremonia de beatificación expresa de ella:
"Escogió la pobreza y excluyó la riqueza del proyecto de su vida cristiana
y consagrada, porque sabía que podía apartarla de Dios".
LA BEATA
FRANCINAINA CIRER
Francinaina Cirer i
Carbonell va néixer i fou batiada a Sencelles dia 1 de juny de 1781.
Cresqué com una de tantes
nines pageses de llavors: ajudant els pares i els tres germans majors en les
feines de la casa i del camp.
De jove sentí la vocació
a ser monja de clausura, però son pare no li va donar el seu consentiment.
Acceptà aquesta contrarietat i va descobrí la voluntat de Déu, consagrada a
servir a Déu, als seus pares i germans.
Als 26 anys ja havien
mort sa mare i els seus germans, Francinaina quedà tota sola amb son pare
i treballava en el camp, duia la casa i va assistir com una bona filla al seu
pare fins l’any 1821 que va morir. Francinaina tenia aleshores 40 anys
i es va reafirmar encara més en el propòsit de dedicar-se del tot a Déu i
al proïsme.
Duu una vida retirada a
casa seva, amb una companya, Magdalena Cirer que mai l’abandonarà. Dels
sagraments, de les devocions parroquials i de la meditació, en treu l’aliment
de la seva oració constant.
El poble de Sencelles,
que l’anomenava i anomena familiarment “sa Tia Xiroia”, se
sentia atret cap a Déu per Francinaina. Treballà com qualsevol
pagesa de Sencelles conrà les seves terres amb la seva companya. D’allò que en
treien en feien tres parts: la primera pels pobres, l’altra per sufragis dels
difunts, la resta per la seva subsistència austera.
“Sa Tia
Xiroia”ensenyà la doctrina als infants, orientà i aconsellà a les al·lotes i
joves, a les persones lletrudes i els humils cercaven els seus consells,
assistia als malalts, mostrava el camí del cel als moribunds, obria de pint en
ample les portes de la seva caritat a les persones pobres.
El rector de
Sencelles Joan Molinas l’any 1850, decidí fundar una casa de Caritat* i
va encomanà la tasca a una dona de la parròquia. Dia 15 d’agost, Francinaina
“sa Tia Xiroia”, acceptà la comanda i va oferir ca seva i els seus béns per la
nova fundació.
Als 70 anys, dia 7 de
desembre de 1851, Sor Francinaina de la Mare de Déu dels Dolors, va fer els
vots de germana de la Caritat amb dues germanes més, i tot el poble de
Sencelles va acompanyar a les tres religioses al nou convent.
Dia 27 de febrer de 1855,
després de combregar a l’església parroquial, li va arribar l’hora
d’anar-se’n a viure per sempre amb el seu estimat.
L’1 d’octubre de l’any
1989, el Papa Joan Pau II va beatificar a Sor Francinaina Cirer.
* LES CASES DE LA
CARITAT: L’any 1798 el rector Antoni Roig de Felanitx fundà a la seva
parròquia la primera casa de la Caritat a Mallorca. Dones consagrades a Déu i
al servei del poble, especialment de les persones més humils, encarnant
l’esperit caritatiu de Sant Vicenç de Paül.
Sterbezimmer
der selige Francinaina Cirer Carbonell in Sencelles (Mallorca)
Den salige Fransiska Anna
Cirer Carbonell (1781-1855)
Minnedag:
27. februar
Den salige Fransiska Anna
(sp: Francisca Ana) ble født som Fransiska Maria Bonaventura Cirer Carbonell
den 1. juni 1781 i Sancellas på den spanske øya Mallorca i øygruppen Balearene
i Middelhavet. Hun ble døpt dagen etter fødselen. Hun var datter av Pablo Cirer
og hans hustru Juana Carbonell, ærlige og svært religiøse, men fattige bønder.
Hun gikk ikke på skolen og lærte dermed ikke å skrive, men hun fikk en god
kristen oppdragelse.
Den 9. mai 1788 ble hun
fermet (konfirmert), og i 1791 mottok hun sin første kommunion. I 1798 ble hun
medlem av fransiskanernes tredjeorden, og hun ble medlem av Brorskapet av Det
helligste sakrament i sognet, trolig i 1813. Hennes fem brødre døde i årene
1788 til 1804 og hennes mor døde i 1807, da Fransiska var 26 år gammel. Hun
tryglet da forgjeves sin far om hans tillatelse til å følge sitt ordenskall.
Da faren døde i 1821,
sluttet hun seg til en kommunitet, men på råd fra sin skriftefar fortsatte hun
å bo i sitt barndomshjem, hvor hun allerede var engasjert i veldedig arbeid,
spesielt med å pleie de syke. Hun forsto at hennes hus var bestemt til å bli
kjernen til en ny religiøs familie: «Barmhjertige søstre av St. Vincent de
Paul» (Hermanas de la Caridad de San Vicente de Paúl).
Den 7. desember 1851 fikk
den 70-årige Fransiska Ana og en gruppe ledsagere tillatelse fra biskopen av
Mallorca til å bli ikledd drakten og å avlegge løfter. Hun tok ordensnavnet sr.
Fransiska Anna av Vår Frues Smerter (Francisca-Ana de los Dolores de
María). Hun levde i fattigdom, viet til bønn og lydighet til Guds vilje, og hun
ga alt hun eide til de fattige og til sognet. Hun var en klok og eksemplarisk
superior for den lille kommuniteten frem til sin død. Hun tjente de trengende
av alle slag, men hun ga mest oppmerksomhet til de fattigste.
Fransiska døde av et slag
under messen den 27. februar 1855, rett etter at hun hadde mottatt kommunionen.
Lokalbefolkningen gjorde hennes begravelse til en helgenbegravelse. Hennes grav
er i klosteret Hermanas de la Caridad i Sancellas på Mallorca. Hennes
kongregasjon har i dag 40 hus på Balearene, 9 i Fastlands-Spania, 5 i Peru, 2 i
Honduras og 1 i Burundi.
Hennes
saligkåringsprosess ble igangsatt i 1940. Den 21. mars 1985 ble hennes
«heroiske dyder» anerkjent og hun fikk tittelen Venerabilis («Ærverdig»).
Den 28. november 1988 undertegnet pave Johannes Paul II (1978-2005) dekretet
fra Helligkåringskongregasjonen som godkjente et mirakel på hennes forbønn. Hun
ble saligkåret av paven den 1. oktober 1989 i Roma. Hennes minnedag er
dødsdagen 27. februar. [Kilden Butler's Lives of the Saints skriver
at hun døde den 25. februar, og angir derfor også hennes minnedag til 25.
februar.]
Kilder:
Attwater/Cumming, Butler (II), Holböck (3), Resch (B2), Index99, stthomasirondequoit.com -
Kompilasjon og oversettelse: p. Per Einar Odden -
Sist oppdatert: 2009-03-18 20:20
SOURCE : https://www.katolsk.no/biografier/historisk/fcarbone
La vida de la Beata
Francinaina : https://www.hcaridadsvp.com/la-vida-de-la-beata-francinaina/