samedi 25 février 2017

Saint LUIGI VERSIGLIA, évêque salésien et martyr


Saint Louis VERSIGLIA

Nom: VERSIGLIA
Prénom: Louis (Luigi)
Pays: Italie - Chine

Naissance: 05.06.1873  à Oliva Gessi (Pavie)
Mort: 25.02.1930  à Li-Thaul-Tseul (Chine)

Etat: Évêque - Salésien  - Martyr du Groupe des 120 martyrs de Chine  2

Note: Salésien, prêtre en 1895, missionnaire en Chine en 1906, évêque en 1921 à Macao, vicaire apostolique de Shiu Chow, tué par un groupe de pirates lors d'une visite pastorale.

Béatification: 15.05.1983  à Rome  par Jean Paul II
Canonisation: 01.10.2000  à Rome  par Jean Paul II
Fête: 9 juillet

Réf. dans l’Osservatore Romano: 1983 n.21 et 25  -  2000 n.39 p.9-10  -  n. 40 p.1-7  -  n.41 p.7.10
Réf. dans la Documentation Catholique: 1983 p.701-702  -  2000 n.19 p.906-908
Notice

Luigi Versiglia naît le 5 juin 1873 à Oliva Gessi (Pavie). A 12 ans, il est envoyé à Turin par Don Bosco pour faire ses études. Il entre chez les Salésiens à 16 ans et étudie la philosophie à l'Université grégorienne de Rome. Ordonné prêtre le 21 décembre 1895, il est directeur et maître des novices pendant 9 ans à Genzano (Rome). Le 7 janvier 1906, il fait partie de la première expédition missionnaire des Salésiens en Chine. Il travaille à Macao. Le 9 janvier 1921, il est consacré évêque et désigné pour diriger le vicariat apostolique de Shiu Chow, dans la région de Kwangtung, au sud de la Chine. Malgré les graves tensions qui menacent la sécurité des missionnaires, il développe la catéchèse, ouvre des écoles et des séminaires. A la fin de janvier 1930, il décide de faire une visite pastorale aux chrétiens de Lin-Chow. Il prend avec lui un jeune prêtre salésien, le Père Callisto Caravario  2 et les deux missionnaires prennent sous leur protection trois jeunes filles, élèves de la mission, pour les ramener dans leur famille ou les conduire sur leur champ d'apostolat catéchétique. Le départ a lieu en train le 24 février. Le jour suivant, ils continuent le voyage en bateau sur le fleuve Pak-Kong. Après une brève halte à Ling-Kong-How, ils se dirigent vers Li-Thau-Tseul. A midi, ils récitent l'Angelus. Arrivent des pirates. Alors "les noms de Jésus, Marie et Joseph résonnent vigoureusement sur les lèvres des pasteurs et des brebis du troupeau aussitôt que se profile la brutale rencontre avec les ennemis de la foi et de la pureté, qui n'entendent pas laisser fuir leur proie, même au prix d'un crime". Les deux missionnaires s'interposent pour défendre l'honneur des trois jeunes filles. Ils sont tués par les pirates à coups de fusil.

Jean Paul II note dans l'homélie du 15 mai 1983 pour la béatification de Mgr Versiglia et du Père Caravario que "Le martyr - dit-on traditionnellement - suppose chez les meurtriers "la haine de la foi": c'est à cause d'elle que les martyrs sont assassinés". Or la foi s'exprime par les œuvres de charité. "Avec mes œuvres, dit Saint Jacques, je te montrerai ma foi". Cette foi s'est exprimée par le respect de la femme que les martyrs avaient puisé "à la lumière du modèle marial". Au contraire, les agresseurs ne voyaient en elle qu'un objet de plaisir. Ces deux conceptions ne pouvaient que s'affronter. Ce martyre "réalise une vision prophétique du fondateur Saint Jean Bosco qui, en rêvant avec prédilection à l'Extrême-Orient pour ses fils, parlait de 'calices pleins de sang' et annonçait des fruits merveilleux".


SAINT LOUIS VERSIGLIA (1873-1930)

A douze ans, il fut accueilli par don Bosco

Luigi Versiglia naquit à Oliva Gessi, dans la province de Pavia, le 5 juin 1873. Depuis son enfance il servait déjà la messe, au point que les gens le voyaient déjà comme prêtre, mais Louis ne voulait pas en entendre parler, parce qu’il voulait devenir vétérinaire.

A douze ans, il fut accueillit par don Bosco, qui le fascina au point de le faire changer d’avis. En 1888, peu de temps après la mort du saint, Louis fut frappé par la cérémonie de remise du crucifix à sept missionnaires et décida de se faire salésien, avec l’espoir d’aller en mission.

Après une maîtrise en philosophie, il fut très vite prêt pour l’ordination sacerdotale qui eut lieu en 1895.

Maître de novices à seulement 23 ans à Genzano di Roma

Don Rua le nomma maître des novices à seulement 23 ans à Genzano di Roma, ce qu’il fit pendant dix ans avec bonté, fermeté et patience.

Réclamés avec insistance par l’évêque de Macao, six salésiens arrivèrent en Chine en 1906, guidés par don Versiglia. Ils réalisèrent ainsi une prophétie plusieurs fois répétée par don Bosco.

Chine: évêque de la mission de Shiuchow

Une fois la “maison mère” salésienne établie à Macao, on ouvrit aussi la mission de Heungchow. Don Louis anima le territoire à la manière de don Bosco, en constituant une fanfare très appréciée. Il ouvrit des orphelinats et des oratoires.

En 1918 les salésiens reçurent du Vicariat apostolique de Canton la mission de Shiuchow, et, le 9 janvier 1921, don Versiglia en fut consacré évêque.

Sage, infatigable et pauvre, il voyageait continuellement pour visiter et encourager les confrères et les chrétiens du territoire. A son arrivée les villages étaient en fête, surtout les enfants.

Un vrai pasteur

Il fut un vrai pasteur, tout à fait dévoué à son troupeau. Il donna une structure solide au Vicariat avec un séminaire, une maison de formation, projetant lui-même différentes résidences et hospices pour les anciens et les nécessiteux.

Il soigna avec conviction la formation des catéchistes. Il écrit dans ses notes: “Le missionnaire qui ne serait pas uni à Dieu est un canal qui se détache de la source”. “Le missionnaire qui prie beaucoup, fera aussi beaucoup”. Comme don Bosco il était un exemple de travail et de tempérance.

Entretemps la situation politique en Chine était devenue très tendue, surtout par rapport aux chrétiens et aux missionnaires étrangers. Les persécutions commencèrent.

Martyr

Le 13 février 1930, avec don Caravario, l’évêque est à Shiuchow pour la visite pastorale dans la mission de Linchow. Quelques garçons et jeunes filles les accompagnent qui ont étudié à Shiuchow. Le 25 février un groupe de pirate d’orientation bolchévique arrête la barque de l’évêque, en cherchant à prendre les jeunes filles. L’évêque et don Caravario les en empêchent de toutes leurs forces.

Ils sont frappés avec force et finalement fusillés. Avant d’être tués, ils réussirent à se confesser mutuellement. Leur dernier souffre fut pour les âmes de leur Chine tant aimée.

Paul VI les a déclarés martyrs en 1976, Jean-Paul II les a béatifiés en 1983 et canonisés le 1er octobre 2000

Saints Luigi Versiglia et Calliste Caravario

Martyrs en Chine ( 1930)

Premier missionnaire salésien envoyé en Chine, il fut aussi le premier évêque de Shiu Chow, où il créa un séminaire, un orphelinat et un asile de vieillards. Attaqué par des milices communistes, il est fusillé en haine de la foi et pour avoir tenté de protéger les jeunes filles du convoi qui l'accompagnaient.

Béatifié le 15 mai 1983 à Rome par le pape Jean-Paul II (homélie en italien), il a été canonisé avec les martyrs de Chine, durant le jubilé le 1er octobre 2000.

"2 membres de la Société Salésienne de S. Jean Bosco vinrent s'ajouter à la foule nombreuse des Martyrs énumérés ci-dessus. Ce sont: le Bienheureux Louis Versiglia, évêque, et le Bienheureux Callixte Caravario, prêtre. Ils furent massacrés ensemble le 25 février 1930 à Li-Thaul-Tseul."


fêté le 13 novembre qui est la date à laquelle les salésiens fêtent les membres et bienfaiteurs de la famille salésienne.

Au martyrologe romain au 25 février: Sur les bords du Beijiang, près de Shiuchow dans la province chinoise de Guandong, en 1930, les saints martyrs Louis Versiglia, évêque, et Calliste Caravario, prêtre, tous deux salésiens, qui étaient en barque pour une visite pastorale et furent tués par des soldats communistes en prenant la défense des jeunes femmes.


Martyrologe romain


BLESSED LOUIS VERSIGLIA AND CALLISTUS CARABARIO

"The good shepherd gives his life for his flock".

This came true also in far-off China in the 30's. The Celestial Empire, land of mystery, aroused a strange fascination among the first generations of Salesians. Not even Don Bosco was immune to it. In 1874 before beginning the American missions he had negotiated the foundation—not then completed—of a technical school in Hong Kong, and had assured his confreres that when time would be right, a mission would be established in China.

According to a dream handed down by the first Salesians only by word of mouth and directly concerned with this future mission, Don Bosco had seen two large chalices raised up in the sky, one filled with sweat and the other with the blood of Salesians. This dream recounted to the Salesian clerics had increased their fascination for the Celestial Empire.

A Padded Hammer

Among those clerics was Louis Versiglia, born at Oliva Gessi, Pavia in 1873, lively and gifted with a penchant for mathematics and horses. In 1885 he had been a student at Don Bosco's Oratory in Valdocco. Being "a studious, disciplined and pleasant lad", he had the honor of reading a composition on Don Bosco's feast day two years later.

"Come and see me", the Saint had added congratulating him, "I have something to say to you". However, through shyness or because Don Bosco towards the end of his life was not easy to reach, little Louis had not gone to see him. He would spend the rest of his life wondering what it was that Don Bosco wanted to say to him... Was it perhaps the dream of the two chalices.

Meanwhile, he decided to stay with Don Bosco, and in 1889 he became a Salesian. Tall and slim, endowed with steady nerves and physical strength, almost distinguished looking; he was a natural leader among his companions without losing his friendly and cheerful touch. He became a student at the Gregorian University and obtained a doctorate in philosophy, just like Don Delaney many years later. At 22, with a dispensation because of age, he was ordained a priest. At 23, again with a dispensation, he was appointed rector and Novice Master at Genzano, Rome. (The Congregation too was young and had great confidence in her young members).

"How severe and exacting!", someone recalled of him at Genzano.

Demanding with us, he was even more demanding with himself. He was a padded hammer with those who showed a tendency to laziness".

For nine years he was Master of Novices, idolized by them, despite his austere method of forming them. In the meantime he waited impatiently to go to the missions. "My trunk", he would say, " can be ready at a minute's notice". He prepared himself with physical exercises and, when time allowed him, horseback riding on the Alban hills.

Sons Of An Unfortunate Father

The order to depart came at the end of 1905. By the beginning of the following year he was in Macao (then a Portuguese colony on the Chinese coast) at the head of the first Salesian missionary expedition to the Far East. There he founded an orphanage which was to become the mother house of the Salesian foundations in those lands.

The enormous country of China was still quite poor, without railways and with rudimentary industries—exploited by foreign powers which for centuries had carried away her best products and resources on their ships. In 1902 a revolution had overthrown the last emperor, and with him the Celestial Empire had fallen.

In the new republic internal difficulties and hatred for foreigners—there were solid reasons for such hatred—created waves of tension, revolt and destruction. But in spite of all these difficulties, the Catholic missionaries continued their works. In 1917 a region in the interior of China was offered to the Salesians. The following year Fr. Versiglia sent there the newly arrived confreres, taking also some from the mission of Macao.

The leader of the new expedition, Fr. Sante Garelli, had brought him a gift from the Rector Major, and gave it to him at the end of the dinner the day after he arrived. It was a chalice—a thing that did not mean anything special to Fr. Garelli, but which awakened in Versiglia a host of disturbing memories. "You brought me a chalice", he said, "and I accept it. Don Bosco saw the Chinese missions flourish when a chalice would be filled with the blood of his sons. This chalice was sent to me and—his voice trailing away in a whisper—I will have to fill it".

In 1920 the territory entrusted to the Salesians was erected by the Holy See into the Vicariate Apostolic of Shiu Chow, and Fr. Versiglia became its first bishop. The consecration took place in the cathedral of Canton. The Salesian Fr. Charles Braga was at the organ. For the final hymn Father, caught unawares, played a hymn very dear to the first Salesians, which speaking of Adam said: "We are the sons of an unfortunate father". The choir sang vigorously, but perhaps too few did notice the unsuitability of those words. The new bishop smiled and murmured: "You're right, I'm a miserable father, but I'll do my best to be a real father." He absolved them all embracing them in his first episcopal blessing.

Callistus—Totally The Lord's

At Shiu Chow he plunged into his work. Each small mission center would have its school. He began by founding at the main center a secondary school for boys and girls, a training school for catechists, a trade school, a home for the aged, a medical dispensary and a junior seminary. He knew how to do everything, and he did it. He was printer, sacristan, gardener, painter, even barber. In 1922 he went to Turin for the General Chapter. His long beard added an extra touch to his charming personality. His words could arouse great enthusiasm. Many a young Salesian at Valdocco wanted to go with him. "Monsignor, I'll join you in China", a cleric assured him. "You will see, I'll keep my promise".

His Name Was Callistus Caravario.

Born at Cuorgne near Turin in 1903, he had grown up in the Salesian Oratories at the school of an active apostolate, and had decided to give his life to the missions. He kept his promise. In fact in 1924, still a cleric, he was sent to Macao, and later to Shanghai and Timor in far-away Indonesia. Meanwhile the situation in China was deteriorating. The revolutionary party in power, the "Kuomintang" (in which Chiang Kaishek was the new rising star) allied itself in 1925 with the Chinese communist party (which among its brilliant intellectuals had Mao Tse-tung).

Two years later, however, the two parties split up and then opposed each other. Official troops and irregulars, armed bands and pirates ran riot through the country and fought to gain control of the government. The situation of the missionaries became critical. Many of them were accused of being enemies of the people. The Vicariate of Shiu Chow was especially vulnerable. "We are completely under Bolshevik control" Versiglia had written in 1926, "and we don't know how things will turn out."

Fr. Caravario returned to China in March 1929, because Monsignor wanted him to be with him in Shiu Chow. In May of that year he ordained him a priest. "Now your Callistus is no longer yours", he wrote to his mother in Italy, "he must be entirely the Lord's, wholly consecrated to his service".

Sent to Lin Chow, which was a very promising Salesian mission center, Fr. Caravario threw himself into his work. His small community was growing in size and strength with each passing day. He was highly esteemed by everyone.

Six months later he returned to Shiu Chow to report to his bishop, and the latter decided to go and see for himself. So both set out on the two-day journey for Lin Chow—but were never to arrive.

The Ambush

The first day they travelled by train, the second they hired a boat. They had with them four young school teachers—two male and two female—who had recently qualified at the mission school, and a young school girl. All of them were happily returning home, never imagining that someone was hidden among the bamboo on the bank waiting for them. The ambush had been set up in an ideal spot out of sight. There were about ten or twelve men—some were communist soldiers, others plain bandits and a young man was after one of the female school teachers. (He had asked her to marry him, but she had refused since she wanted to become a nun. Nevertheless, he was determined to take her by force).

It was noon on the 25th of February 1930. The large boat was gliding along the edge of the Lin Chow river. At one point a voice called out loudly: "Stop". The men jumped out suddenly from the bush with their guns levelled. "Get on board", the voice ordered. There was nothing to do but obey.

At first Bishop Versiglia was not too worried. He had been captured by bandits before—once on that very spot—and he had always been set free, leaving them whatever he had. But this time the pirates' demand was excessively absurd: 500 dollars on the spot. Bishop Versiglia, ready to do anything to save the defenseless girls from attack, tried to bargain with the bandits, but when these jumped on board to seize the girls, he shielded them with his own body.

Fr. Caravario was standing his side. An uneven and desperate struggle ensued. The two missionaries were clubbed with rifle butts on their chests, arms and heads. They fell back into the boat unconscious. The three young girls were forced to get off the boat and then the two missionaries were dragged ashore. They were bound, searched and pushed around. No longer could they do anything to protect the girls. "We're going to destroy all religions" screamed one of the soldiers. "If we win, no woman in China will ever go back to study catechism".

The missionaries were dragged into a thicket a short distance away. Bishop Versiglia knew what was about to happen and told the soldiers: "I'm an old man. Kill me if you will. But he is young, spare him". (Fr. Caravario was 27). " No", they retorted, "the foreign devils must all die". The missionaries prayed in silence.

A moment later the silence was shattered by five rifle shots.

"There's something inexplicable here", wondered aloud one of the soldiers after the executions. "I've already seen many die, and they all were afraid. These, instead, were happy".

The good shepherds are indeed happy to give their lives for their flocks.

Source: from First Centenary of Don Bosco's Missions

Provided Courtesy of:
Eternal Word Television Network
5817 Old Leeds Road
Irondale, AL 35210
www.ewtn.com


San Luigi Versiglia Vescovo e martire


Oliva Gessi, Pavia, 5 giugno 1873 – Li Thau Tseui, Cina, 25 febbraio 1930

Il vescovo Luigi Versiglia, salesiano, è uno dei 120 martiri della Cina canonizzati da Giovanni Paolo II il 1° ottobre 2000. Nato nel 1873 a Oliva Gessi, in provincia di Pavia, conobbe personalmente don Bosco. Ordinato sacerdote nel 1895, fu per dieci anni maestro dei novizi nella Casa salesiana di Genzano. Fin da giovanissimo portava nel cuore il desiderio di partire missionario. Così nel 1906 fu scelto come capogruppo dei primi missionari salesiani in partenza per la Cina. Visse il suo apostolato prima a Macao e poi nella regione del Kwangtung, nel Sud della Cina, dove fondò la missione di Shiu Chow di cui nel 1920 divenne vicario apostolico e primo vescovo. Mentre la Cina sprofondava sempre più nella guerra civile, verso la fine del gennaio 1930 si mise in viaggio assieme al giovane confratello don Callisto Caravario (anche lui nel gruppo dei 120 martiri) per raggiungere i cristiani della piccola missione di Lin-Chow. Furono uccisi insieme da un gruppo di banditi il 25 febbraio 1930. (Avvenire)

Emblema: Bastone pastorale

Martirologio Romano: Sulle rive del fiume Beijang vicino alla città di Shaoguan nella provincia del Guandong in Cina, santi martiri Luigi Versiglia, vescovo, e Callisto Caravario, sacerdote della Società Salesiana, che subirono il martirio per aver dato assistenza cristiana alle anime loro affidate.

Fra i martiri canonizzati il 1° ottobre dell’anno giubilare del 2000, papa Giovanni Paolo II ha proclamato santi due membri della Famiglia Salesiana, monsignor Luigi Versiglia e padre Callisto Caravario, che insieme furono assassinati dalla furia dei briganti, che odiavano i missionari.


Luigi Versiglia nacque il 5 giugno 1873 a Oliva Gessi, in provincia di Pavia; a 12 anni venne mandato a Torino a studiare alla scuola di san Giovanni Bosco, il quale, in un fugace incontro nel 1887, gli disse: «Vieni a trovarmi ho qualcosa da dirti», ma don Bosco non potè più parlare con Luigi perché si ammalò e morì. Il giovane era legatissimo alla figura di don Bosco, tanto che, per rispondere alla chiamata vocazionale, decise a 16 anni di emettere i voti religiosi nella congregazione dei Salesiani.

Dopo aver completato gli studi superiori, frequentò la Facoltà di Filosofia all’Università Gregoriana di Roma e le ore libere le trascorreva fra i giovani. Venne ordinato sacerdote nel 1895 a soli 22 anni. L’anno dopo fu nominato direttore e maestro dei novizi nella Casa di Genzano di Roma, carica che tenne per dieci anni, durante i quali si distinse per le notevoli capacità formative sui futuri sacerdoti.
Fin dal principio la sua aspirazione era quella di raggiungere le missioni per portare Cristo ai popoli, aspirazione che si realizzò a 33 anni, diventando il responsabile dei primi Salesiani che nel 1906, con coraggio e fede indomita, partirono alla volta della lontanissima, per quei tempi molto più di oggi, nazione cinese.

Padre Versiglia si stabilì a Macao dove fondò la Casa Madre dei Salesiani, che divenne un attivo centro di apostolato e di fede per tutti i cattolici della città e dove il missionario si occupò con grande amore dei bambini soli. Nella città era da tutti conosciuto come il «padre degli orfani».

Aprì la missione di Shiu Chow nella regione del Kwangtung, nel sud della Cina, della quale nel 1920 venne nominato e consacrato primo vescovo e Vicario Apostolico. Fu un vero pastore, completamente dedito ai fedeli e nonostante le molte difficoltà, in un tempo di gravi tensioni sociali e politiche, che culmineranno con la nascita della nuova Repubblica cinese, il Vescovo riuscì a dare una solida struttura alla diocesi, realizzando un seminario, alcune case di formazione, delle residenze, un orfanotrofio, scuole, casa di riposo per anziani e lavorando notevolmente nell’opera catechistica. Monsignor Versiglia fu un vero maestro, padre e pastore dall’enorme anima caritatevole, un punto di riferimento sia per i sacerdoti salesiani che per i cinesi, nel quale riconoscevano la dedizione totale e disinteressata.

Intanto la situazione politica in Cina era alquanto agitata: la nuova Repubblica Cinese, nata il 10 ottobre 1911, con il generale Chang Kai-shek, aveva riportato all’unità la Cina, sconfiggendo nel 1927 i signori della guerra che tiranneggiavano varie regioni. Ma la pesante infiltrazione comunista nella nazione e nell’esercito, sostenuta dall’Unione Sovietica di Stalin, aveva persuaso il generale ad appoggiarsi alla destra e a dichiarare fuori legge i comunisti (aprile 1927), avviando così una feroce guerra civile.

La provincia di Shiu-Chow di monsignor Luigi Vermiglia era territorio di fitto passaggio e di sosta dei vari gruppi combattenti, perciò divennero frequenti i furti e le violenze perpetrate anche ai danni di coloro che venivano definiti «diavoli bianchi», cioè i missionari, amati dalla gente più povera, che spesso trovava, proprio nelle Missioni, il rifugio da ladri, assassini e dai loro saccheggi. I più temibili erano i pirati e la soldataglia comunista, per la quale la distruzione del Cristianesimo era un dovere programmato. In questo contesto di terrore, le attività missionarie subirono un forte danno, soprattutto quando si trattava di spostasi nei vari e sparsi villaggi: le catechiste e le maestre non si mettevano in viaggio se non accompagnate dai missionari; d’altronde per il pericolo incombente sia sulle vie di terra che sui fiumi, il Vescovo Luigi Versiglia non aveva più potuto visitare i cristiani della missione di Lin-Chow (villaggio di 40 mila abitanti, devastato dalla guerra civile), composta da due piccole scuole e duecento fedeli, 

Tuttavia, verso la fine del gennaio 1930, il Vescovo, dopo molta attesa, decise di partire per non lasciare più solo il suo piccolo gregge, affidandosi unicamente alla volontà di Dio.


Autore: Cristina Siccardi




Il 1° ottobre del 2000, papa Giovanni Paolo II ha solennemente canonizzato ben 120 martiri in Cina, di cui sei vescovi, un buon numero di sacerdoti missionari di vari Ordini religiosi, alcune suore e un sostanzioso numero di fedeli cinesi.


I martiri testimoniarono con il loro sangue la fedeltà a Cristo e alla sua religione, in varie epoche e in vari luoghi dell’immenso Impero asiatico, a partire dal 1648 e fino al XX secolo.

Fra loro vi sono due componenti della grande Famiglia Salesiana, mons. Luigi Versiglia e padre Callisto Caravario, che insieme furono uccisi dalla furia di bande di briganti, contrari ai missionari.
In questa scheda parliamo solo del vescovo Versiglia, per padre Caravario (1903-1930), esiste una scheda propria.

Luigi Versiglia nacque il 5 giugno 1873 a Oliva Gessi (Pavia); a 12 anni venne mandato a Torino a studiare da don Bosco, il quale in un fugace incontro nel 1887, gli disse: “Vieni a trovarmi ho qualcosa da dirti”, purtroppo la successiva malattia e la morte del santo, impedì quel colloquio, ma l’adolescente Luigi ne rimase comunque conquistato.

A 16 anni emise i voti religiosi diventando un Salesiano; dopo aver completato gli studi superiori, frequentò la Facoltà di Filosofia all’Università Gregoriana di Roma, trascorrendo le ore libere fra i giovani; fu ordinato sacerdote ad appena 22 anni nel 1895.

Ma già nell’anno successivo fu nominato direttore e maestro dei novizi nella Casa di Genzano di Roma, carica che tenne per dieci anni, dimostrandosi un accorto e adeguato formatore di futuri sacerdoti.

Ma la sua aspirazione fin dalla giovinezza, erano le Missioni e quindi diventò a 33 anni il capogruppo dei primi salesiani, che nel 1906 partirono per la Cina.

Esplicò il suo apostolato a Macao dove stabilì la ‘Casa madre’ dei salesiani, facendola diventare un centro di fede per tutti i cattolici della città; venne chiamato ‘padre degli orfani’.

Aprì la missione di Shiu Chow nella regione del Kwangtung nel sud della Cina, della quale nel 1920 è nominato e consacrato primo vescovo e Vicario Apostolico.

Fu un vero pastore tutto dedito al suo gregge e pur tra tante difficoltà, in quei tempi di gravi tensioni sociali e politiche, che investirono anche le Missioni cattoliche, egli diede al Vicariato una solida struttura con un seminario, case di formazione, residenze, orfanotrofio, scuole, ricoveri per anziani, moltiplicando le opere catechistiche.

Si dimostrò più un padre che uomo di autorità, dando l’esempio del lavoro e della carità, sempre conforme alla valutazione delle reali forze dei confratelli.

Intanto la situazione politica in Cina non era tranquilla, la nuova Repubblica Cinese nata il 10 ottobre 1911, con il generale Chang Kai-shek, aveva riportato all’unità la Cina, sconfiggendo nel 1927 i ‘signori della guerra’ che tiranneggiavano varie regioni.

Ma la pesante infiltrazione comunista nella nazione e nell’esercito, sostenuta da Stalin, aveva persuaso il generale ad appoggiarsi alla destra e a dichiarare fuori legge i comunisti (aprile 1927), per questo la guerra civile era ricominciata.

La provincia di Shiu-Chow posta tra il Nord e il Sud era luogo di passaggio o di sosta dei vari gruppi combattenti fra loro e quindi erano usuali, furti, incendi, violenze, delitti, sequestri. 

Era pure difficile distinguere in queste bande che saccheggiavano, i soldati sbandati, i mercenari, i killer prezzolati, i pirati che approfittavano del caos.

In quei tristi tempi anche gli stranieri rischiavano la vita e venivano classificati con disprezzo “diavoli bianchi”; i missionari erano in genere amati dalla gente più povera e le Missioni diventavano il rifugio nei momenti di saccheggio, ma i più temibili erano i pirati, che non avevano riguardo per nessuno e i soldati comunisti, per i quali la distruzione del Cristianesimo era un loro programma.

Per questo negli spostamenti necessari per le attività missionarie nei vari e sparsi villaggi, i catechisti e le catechiste, le maestre e le ragazze, non si mettevano in viaggio se non accompagnate dai missionari; d’altronde per il pericolo incombente sulle vie di terra e sui fiumi, anche il vescovo Luigi Versiglia non aveva potuto fino allora visitare i cristiani della piccola missione di Lin-Chow composta da due scuolette e duecento fedeli, nella devastata città di 40mila abitanti, turbata dalla guerra civile.

Ma verso la fine di gennaio 1930 si convinse che bisognava partire, senza aspettare più che le vie fossero sicure, affidandosi alla volontà di Dio; ai primi di febbraio giunse al centro salesiano di Shiu-Chow il giovane missionario don Callisto Caravario di 26 anni, responsabile della missione di Lin-Chow, per accompagnare il Vicario Versiglia nel viaggio.

Fatti i rifornimenti, sia per il viaggio previsto di otto giorni, sia per i bisogni della piccola missione, all’alba del 24 febbraio ci fu la partenza in treno del gruppo, composto da mons. Versiglia, padre Caravario, due giovani maestri diplomati all’Istituto Don Bosco, uno cristiano l’altro pagano, le loro due sorelle Maria di 21 anni maestra e Paola 16 anni che lasciati gli studi tornava in famiglia, inoltre la catechista Clara di 22 anni.

Dopo una sosta notturna alla Casa Salesiana di Lin-kong-how, s’imbarcarono il 25 febbraio sulla barca che doveva risalire il fiume Pak-kong, fino a Lin-Chow dalla piccola comunità di don Caravario; al gruppo si aggiunse un’anziana catechista che doveva affiancare la più giovane Clara e un ragazzo di 10 anni, che si recava alla scuola di don Caravario.

La grossa barca era condotta da quattro barcaioli e risalendo il fiume verso mezzogiorno, avvistarono sulla riva, dei fuochi ravvivati da una decina di uomini; giunti alla loro altezza essi intimarono alla barca di accostare e fermarsi.

Chiesero ai barcaioli, puntando fucili e pistole, chi trasportavano e saputo che si trattava del vescovo e di un missionario, dissero: “Non potete portare nessuno senza la nostra protezione. I missionari devono pagarci 500 dollari o vi fucileremo tutti”.

Pagare un pedaggio lungo i fiumi, era diventata una triste abitudine, ma 500 dollari era una cifra che nessuno portava in un viaggio.

I missionari allora cercarono di far capire loro che non possedevano tanto denaro, ma i pirati saltarono sulla barca e la esplorarono; scorsero le ragazze rifugiate in quella specie di baracca situata a poppa della barca, allora esclamarono: “Portiamo via le loro mogli!”.

I missionari ribatterono che non erano loro mogli, ma alunne che venivano accompagnate a casa, nel contempo con i loro corpi cercavano di bloccare l’entrata della baracca. I pirati allora minacciarono di dar fuoco alla barca, prendendo fascine di legna da una vicina barca, ma la legna era fresca e non si accendeva subito, nel mentre i missionari riuscivano a soffocare le prime fiamme.

Infuriati i pirati presero dei rami più grossi dalle fascine e bastonarono i due missionari, dopo molti minuti il cinquantasettenne vescovo cadde e dopo qualche minuto anche don Caravario; a questo punto i malviventi si avventarono sulle donne trascinandole sulla riva fra i loro disperati pianti.

Anche i due missionari furono portati a terra, i barcaioli con l’anziana catechista, il ragazzo e i due fratelli delle donne, furono lasciati liberi di proseguire, una volta giunti alla tappa precedente furono avvisati i missionari del luogo e le autorità, che mandarono drappelli di soldati.

Ma intanto sulla riva del fiume si consumava la tragedia, i due salesiani legati si confessarono a vicenda, esortando le tre ragazze ad essere forti nella fede, poi i pirati li fecero incamminare per una stradetta lungo il corso del Shiu-pin, piccolo affluente del Pak-kong, nella zona di Li Thau Tseui; il vescovo Versiglia li implorò: “Io sono vecchio, ammazzatemi pure. Ma lui è giovane risparmiatelo!”.
Le donne mentre venivano spinte verso una pagoda, udirono cinque colpi di fucile e dieci minuti dopo gli esecutori tornarono dicendo: “Sono cose inspiegabili, ne abbiamo visto tanti… tutti temono la morte. Questi due invece sono morti contenti e queste ragazze non desiderano altro che morire…”.
Era il 25 febbraio 1930; le ragazze furono trascinate sulla montagna, restando in balia dei banditi per cinque giorni. Il 2 marzo i soldati raggiunsero il covo dei banditi, i quali dopo un breve scontro a fuoco, fuggirono lasciando libere le ragazze; che divennero preziose e veritiere testimoni del martirio dei due missionari salesiani, che avevano dato la vita per difenderle.

Papa Paolo VI nel 1976 li dichiarò ‘martiri’ e papa Giovanni Paolo II il 15 maggio 1983 li beatificò.



Autore: Antonio Borrelli