Bienheureux Antoine
Banassat
Prêtre martyr à
Rochefort (+ 1794)
Béatifié le 1er octobre 1995 par Jean-Paul II.
Les bienheureux martyrs des pontons de Rochefort (diocèse de Sens-Auxerre)
Depuis 1910, chaque deuxième quinzaine d'août, a lieu un pèlerinage en souvenir des prêtres déportés (diocèse de La Rochelle)
voir aussi:
- Prêtres déportés sur les pontons de Rochefort durant la Révolution française
Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Antoine
Banassat, prêtre et martyr. Curé au diocèse de Limoges au moment de la
Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut détenu sur un bateau
négrier et y mourut d'inanition.
Martyrologe romain
SOURCE : https://nominis.cef.fr/contenus/saint/12169/Bienheureux-Antoine-Banassat.html
Bienheureux Antoine Banassat Prêtre martyr à Rochefort (+1794)
Béatifié le 1er octobre
1995 par Jean-Paul II.
Dans la baie devant le
port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Antoine Banassat, prêtre et martyr.
Curé au diocèse de Limoges au moment de la Révolution française, en raison de
son sacerdoce, il fut détenu sur un bateau négrier et y mourut d'inanition.
Martyrologe romain (1)
L'abbé Banassat est
dénoncé sous la Terreur et arrêté comme suspect. Condamné à la déportation, il
est interné à Rochefort, à bord d'un navire, où il meurt le 18 août 1794. Il
est enterré sur l'île Madame, avec 254 autres compagnons morts comme lui en
déportation.
Depuis 1910, un
pèlerinage se déroule sur l’île Madame dans la seconde quinzaine du mois
d'août.
Il est béatifié avec tous
les autres prêtres morts en martyrs de la révolution
dite "française", sur les pontons
de Rochefort, ensemble de trois prisons flottantes, en rade
de Rochefort, où les
prêtres catholiques "réfractaires" qui ne voulaient
pas prêter serment à la "constitution civile du clergé"
donnant tout à César, furent regroupés et internés en vue d’être déportés
vers les bagnes de Guyane. (2)
"Ces hommes étaient
rayés du livre de la République, on m’avait dit de les faire mourir sans
bruit..." Capitaine Laly, du
ponton "Les deux Associés".
"Il s’agit là d’un
des épisodes les plus tragiques de l’histoire religieuse de la Révolution
française". La déportation sur les pontons de Rochefort a concerné 829
prêtres, dont 547 ont péri d’avril 1794 aux premières semaines de 1795. (3) Là
furent enterrés et reposent dans une fosse sur l’Ile Madame près de
Rochefort, 254 des 547 prêtres morts sur les pontons en 1794.(4)
Ceux qui furent emprisonnés
à Nantes furent noyés par Carrier.
Les convois de déportés
traversèrent la France pendant l’hiver et jusqu’au printemps 1794,
parcourant parfois jusqu’à 800 km. Les conditions de voyage (parfois à
pied) étaient souvent difficiles en raison des nuits passées en prison aux
étapes, et des insultes et brutalités endurées à certaines haltes. Ils étaient
souvent systématiquement dépouillés.
À leur arrivée à
Rochefort, ils furent incarcérés dans différents lieux (prison Saint-Maurice,
couvent des Capucins...), le flot continu de prisonniers en attente de
déportation obligea les autorités à trouver de nouvelles solutions.
On embarqua au nombre de
200 à bord du Washington et 600 autres prêtres et séculiers renfermés dans les
navires "Deux-Associés, Bonhomme Richard".
Le commandement des
navires fut assuré par Laly pour les Deux-Associés et Gibert pour le
Washington.
Destinés à partir pour la
Guyane ou les côtes d’Afrique, les bâtiments ne quittèrent cependant pas
l’estuaire de la Charente, le blocus des côtes par la marine britannique
obligea à différer l'opération.
Les détenus restèrent
entassés sur les pontons pendant onze mois conduits au large de Rochefort, au
large de "l'île Citoyenne" (île Madame), de l'île d'Aix et de
Port-des-Barques.
Ils appliquèrent avec
leurs équipages, les consignes de sévérité avec rigueur, les aggravant même
parfois : pas de prière, injures, menaces, brimades physiques, nourriture
infecte, pas de conversation.
Entassés la nuit, bien
au-delà des limites du raisonnable, dans un étroit entrepont, ces malheureux,
dont plusieurs sont octogénaires et d’autres infirmes, vivent là un véritable
enfer dans la chaleur et la puanteur la plus effroyable ; enfer encore
aggravé par la malice des équipages qui les enfument chaque matin aux
vapeurs de goudron. Durant la journée, debout sur le pont, ils n’ont droit qu’à
une nourriture insuffisante, souvent avariée, parfois infecte. De plus, ils
sont soumis au vol, aux brutalités et aux railleries des matelots.(5)
Le 1er octobre
1995, 64
de ces prêtres Martyrs des Pontons ont été béatifiés par le
pape Jean-Paul II.(6)
Sa fête est fixée au 18
août.
Sources:
(1)
https://nominis.cef.fr/contenus/saint/12169/Bienheureux-Antoine-Banassat.html
(2)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Banassat
(3) Les bienheureux prêtres martyrs des Pontons de Rochefort
(4) https://www.yonne.catholique.fr/diocese/carte-didentite-du-diocese/histoire-du-diocese/personnages/les-bienheureux-pretres-martyrs-des-pontons-de-rochefort
(5) http://www.lesportesdutemps.com/archives/2018/01/02/36011940.html
(6) Béatification
de Jean-Baptiste Souzy et 63 autres prêtres des pontons de
Rochefort par Jean-Paul II.
Sur
l'île
Madame, la croix de galets est un lieu de pèlerinage en hommage aux prêtres
réfractaires déportés en 1793. Un pèlerinage est organisé chaque année en août.
Les prêtres déportés
Histoire des prêtres réfractaires lors de la Révolution Française
Le 12 juillet 1790,
L'Assemblée Constituante vote la Constitution civile du clergé (promulguée le
24 août), visant à créer une Eglise nationale, intégrée dans l'Etat. Selon
Mirabeau « le service des autels est une fonction publique. La religion
appartient à tous, il faut que ses ministres soient à la solde de la
nation. » Dans ce système, on ne tient plus compte de l'autorité du Pape.
Les prêtres sont nommés par tous les citoyens, croyants ou athées.
D'inspiration gallicane, la constitution civile du clergé souhaite établir
l'indépendance totale de l'Eglise de France à l'égard de la papauté. Son
organisation se calque sur l'administration civile.
Le décret d'application
passe en novembre 1790. Le roi le signe le 26 décembre 1790. Le serment devait
être prêté 8 jours après, soit le 4 janvier.
Le 4 janvier 1791, les
députés du clergé réunis à l'Assemblée prêtent serment, souvent sous la
pression des tribunes. Le 7 commencent les serments dans les provinces. Ils
sont échelonnés tous les dimanches de janvier et février 1791, à des dates
différentes selon les diocèses. Sur 134 évêques, 4 seulement prêtent le
serment. Sur les 70 000 prêtres, 46 000 refusent de prêter le serment.
Les membres du clergé non
rattachés à une paroisse, considérés comme non "utiles" (cent mille
ecclésiastiques et religieux, soit près des trois cinquièmes du clergé de
l'Ancien Régime), sont contraints de prendre une retraite forcée, sauf à
choisir de rejoindre les rangs du clergé de paroisse en prêtant serment.
Le pape Pie VI s'oppose
rapidement au serment et demande aux membres du clergé ne l'ayant pas encore
prêté de ne pas le faire, et à ceux qui avaient déjà prêté serment, de se
rétracter.
La France est ainsi
divisée en deux clergés : les prêtres constitutionnels, et les prêtres
réfractaires.
Prêtres
réfractaires : Ce sont les prêtres qui refusent de prêter serment à la
Constitution civile du clergé et de ne continuer à reconnaître que l'autorité
du Pape.
Prêtres constitutionnels :
Ce sont les prêtres qui prêtent serment de fidélité à la Constitution civile du
clergé. Ils furent aussi appelés "assermentés" ou
"jureurs".
Les prêtres réfractaires
sont si nombreux que la guillotine se montre insuffisante.
En mai 1792, l'Assemblée
Constituante décrète l'exil hors du Royaume pour tous les insoumis, le lieu de
déportation choisi est la Guyane, réputée pour son climat meurtrier au 18ème
siècle. De nombreux prêtres sont alors emprisonnés. On achemine les convois de
déportés vers les trois grands ports de l'Atlantique : Nantes, Bordeaux et
Rochefort-sur-mer.
En juin 1793, les
cérémonies et les processions hors des églises sont interdites, ainsi que le
port des insignes sacerdotaux. Les prêtres sont incités à renoncer au sacerdoce
et à se marier.
C'est ainsi que 73
prêtres sont acheminés vers Nantes, 1 494 vers Bordeaux et 827 vers Rochefort.
De nombreux convois
circulent vers l'ouest. Les prêtres sont serrés sur des charrettes, dans le
froid, la pluie. Ils sont hués, humiliés, reçoivent des jets de pierres et
menacés de mort s'ils bronchent. Dans certaines villes, comme La Rochelle, ils
sont livrés à la population et tués. Dans d'autres, la population les prend en
pitié. Certains s'agenouillent à leur passage.
Rocherfort-sur-mer
Rochefort est la ville la
plus révolutionnaire de France. Les prisons sont pleines et le Ministre de la
Marine ordonne le transfert des prisonniers sur deux vaisseaux négriers : Les
Deux Associés et le Washington. Ces deux bâtiments démâtés (appelés « pontons
») à fond plat, jusqu'alors utilisés pour la traite des noirs et le transport
de la chaux et du charbon, deviennent les lieux d'un long calvaire pour les
prêtres réfractaires.
L'embarquement des
prisonniers a lieu le 25 mars 1794 à bord du navire Les Deux Associés. Le
Commandant Laly conduit alors le ponton jusqu'à l'estuaire de la Charente entre
les îles d'Aix et Madame. Il y est rejoint à la mi-juin par le Washington.
Dans un entrepont de
quarante places, près de quatre cents prêtres sont entassés. Ils s'entassent,
ne disposant chacun que d'un demi-mètre cube. Ils doivent rester allongés sur
le côté sans pouvoir se soulever. Ils n'ont que 55 cm de hauteur. Ils y sont
enfermés pendant douze heures par jour, agonisants, l'air est irrespirable. Ils
dorment à même les planches du navire et de nombreuses maladies apparaissent
(gale, scorbut, typhus et dissentrie). La vermine se propage également tuant de
nombreux prisonniers. Le matin, pour désinfecter les lieux, les matelots
apportent un tonneau de goudron. Il se dégage une odeur nauséabonde et une
fumée étouffante. Le jour, pendant des heures, ils doivent rester debout, à
l'avant des navires, sous la pluie, le vent et le soleil.
A cela s'ajoutent les
brimades de l'équipage qui fait subir maintes tortures aux prisonniers. Il est
impossible de célébrer la messe ou de prier. Pourtant tous restent prêtres
jusqu'au bout. C'est en vain que les persécuteurs les empêchent d'adresser
publiquement des prières, de se prosterner ou de faire le signe de Croix. L'un
d'eux, le père Sébastien François, est mort à genoux, les bras en Croix et les
yeux levés au Ciel. Ces prêtres étonnent leurs bourreaux par leur patience,
leur sérénité, voir leur « joie ». L'abbé Dibignon dit :
« nous sommes les plus malheureux des hommes et les plus heureux des
Chrétiens ».
Les conditions à bord se
dégradent et l'équipage lui aussi est touché par les maladies (notamment le
typhus). Les autorités décident alors de jeter les corps par-dessus bord, mais
les cadavres déplacés par la marée remontent le long des rives de la Charente.
Les riverains, de peur que l'épidémie ne progresse, se plaignent auprès des
autorités et une autre solution est trouvée : Enterrer les morts dans les vases
autour de Fort Lupin, Fort Vasoux, Port des Barques et l'île d'Aix.
Malgré ces précautions,
l'épidémie continue se répandre. On envoie donc sur place deux chaloupes qui
servent d'hôpital. Mais ce torride été 1794 aide la propagation des maladies et
les deux chaloupes deviennent alors très vite insuffisantes.
Les capitaines des deux
navires reçoivent donc l'ordre de débarquer les malades sur l'île Citoyenne
(actuelle Ile Madame) où un hôpital de campagne composé de huit vastes tentes a
été installé. Les prisonniers apprennent la nouvelle le 15 août et baptisent
l'île « île Sainte Marie » en mémoire du jour de l'Assomption. Le débarquement
se fait dans des conditions très difficiles car il faut patauger dans les vases
pour atteindre l'île. Sur les 83 premiers prisonniers débarqués, 36 meurent sur
le trajet les menant à l'hôpital.
La chute de Robespierre,
le 27 juillet 1794, permet un adoucissement de la situation : de la
nourriture fraîche parvient aux prêtres et leurs geôliers s'humanisent peu à
peu. Un semblant de liberté religieuse apparaît. Ils peuvent ainsi prier et
chanter les psaumes.
Pourtant, les tempêtes du
mois d'octobre rattrapent très vite le sort des prisonniers. En effet, la pluie
et les rafales de vent détruisent les tentes et les prêtres survivants sont de
nouveau envoyés sur les pontons. Ils sont répartis sur trois navires : les
malades sur l'Indien, les convalescents sur Les Deux Associés et les plus
valides sur le Washington. Les pontons sont alors ancrés à Port des Barques.
Durant cet hiver, ils sont rejoints par d'autres prêtres réfractaires, emmenés
sur trois navires provenant de Bordeaux et rejetés par une tempête en rade de
Port-des-Barques.
Sur les 827 prêtres
emmenés à Rochefort et enfermés sur les pontons en mars-avril 1794, il ne reste
que 238 survivants en octobre : 36 sont morts à Rochefort, 254 sur l'île Madame
et 299 enterrés dans les vases. 64 d'entre eux sont béatifiés par Jean-Paul II
le 1er octobre 1995.
Le 05 février 1795, les
150 survivants des pontons de Rochefort sont emmenés à Saintes où ils sont
enfermés dans l'Abbaye aux Dames. Bien que toujours prisonniers, leurs
conditions s'améliorent grâce à la charité de la population. Après ce long
calvaire, la plupart s'efforcèrent de regagner leur ancienne paroisse.
Après cette terrible
histoire, l'oubli s'est installé peu à peu.
Au début des années 1900,
un Rochefortais, Monsieur Daunas, achète le terrain à l'entrée de l'île et
découvre quatre corps alignés en croix. Sur ce terrain, on dresse une croix de
galet en souvenir des prêtres disparus. Pour honorer leur mémoire, on édifie
également à l'entrée de la Passe-aux-Boeufs un calvaire où veillent Saint
Pierre et Saint Paul.
En 1910 a lieu le premier
pèlerinage sur l'île Madame. Depuis, chaque mois d'août (mois où les prêtres
ont été emmenés sur l'île), a lieu le pèlerinage entre le calvaire et la croix
de galets en souvenir des prêtres disparus dans l'île. Chacun peut venir y
déposer un galet et prier.
Bordeaux
La Révolution et les
idées du Siècle des Lumières ébranlent l'Eglise de Bordeaux. Le clergé est
divisé, 418 prêtres jureurs, 341 prêtres réfractaires. Des églises sont
fermées, la cathédrale Saint-André devient magasin à fourrage. En 1801 le
diocèse de Bazas est supprimé (à partir de 1937, l'Archevêque de Bordeaux porte
aussi le titre d'évêque de Bazas).
Comme ceux de Rochefort,
les prêtres doivent être déportés. Embarqués sur trois pontons : le
Jeanty, le Dunkerque et le Républicain, ils doivent aller en Afrique. Ils
partent de Bordeaux le 6 décembre1794, mais une tempête dans l'estuaire de la
Gironde les oblige à se mettre à l'abri dans l'embouchure de la Charente. Ils
rencontrent leurs frères retenus comme eux dans l'embouchure de la Charente et
leur donnent des vêtements. En effet, ils n'ont pas été fouillés au point de ne
plus avoir de vêtements.
Les prêtres en provenance
de Bordeaux sont libérés des pontons en avril 1795 (ceux de Rochefort le 5
février). Ils sont ensuite enfermés à Brouage. Oubliés jusqu'au 30 mars 1796,
ils sont alors transférés à Saintes puis libérés le 9 août suivant.
Nantes
Au cours de l'été 1791,
les différentes autorités départementales de Bretagne demandent les
possibilités de prendre certaines mesures contre les prêtres réfractaires: les
éloigner de leurs anciennes paroisses, les réunir puis les incarcérer, et
interdire les processions nocturnes qui prennent de l'ampleur. A partir d'août,
la citadelle de Port-Louis devient le lieu d'incarcération de tous les prêtres
pris dans le Morbihan. Le mois suivant, une amnistie est proclamée, mais elle
est de courte durée puisque supprimée le 19 novembre.
Dès son arrivée à
l'évêché, Mgr Le Masle avait décidé le remaniement de ses paroisses, avec le
remplacement des curés et vicaires réfractaires. Cependant, la population
refuse les prêtres assermentés qui lui étaient imposés, et les expulse par les
fourches des paysans ! En fait, dans les campagnes, les gens hébergent et
nourrissent les réfractaires en fuite.
L'été 1792, il est décidé
que les réfractaires morbihannais seraient exilés à partir de Port-Louis.
Les déportations les plus
redoutées étaient celles pour l'Espagne et la Guyane. En 1794, de nombreux
prêtres morbihannais sont conduits vers Rochefort.
Par les décrets des 11 et
12 mars 1793, ceux qui ne s'étaient pas livrés prisonniers ou avaient refusé
l'exil peuvent être condamnés à la peine de mort.
L'affaire la plus
tristement célèbre est la noyade de 83 prêtres dans la Loire en novembre,
ordonnée par le représentant du peuple Carrier. Ce dernier est alcoolique
chronique. En juin 1793, il est envoyé à Rennes, puis en octobre à Nantes. On
lui ordonne de « nettoyer les prisons surchargées de la ville » au
prétexte que les Anglais arrivent. Il imagine un procédé radical qu'il appelle
la « déportation verticale ». C'est à dire qu'au lieu de la
déportation vers les îles lointaines, il fait embarquer les condamnés sur des
barques à fonds plats qui sont coulées au milieu de la Loire. Les premiers
exécutés sont des prêtres réfractaires. Certains s'agrippent au bateau qui les
conduit au lieu du supplice. Leurs bourreaux, parmi lesquels certains
reconnaissent leurs anciens paroissiens, leur coupent les mains. Des milliers
d'hommes et de femmes périssent dans ce que Carrier appelle la « baignoire
nationale ». Il fait également fusiller ou guillotiner des centaines de
personnes dans une plaine à côté de Nantes. Rappelé à Paris, il meurt
guillotiné en 1794.
Le 21 février 1795,
l'Assemblée Nationale décide le retour à la liberté des cultes, à condition que
la manifestation de ceux-ci ne trouble pas l'ordre public. Plusieurs prêtres
réfractaires reviennent dans leurs paroisses. En 1797, les mesures d'apaisement
sont révoquées, les déportations recommencent. De nombreux prêtres sont envoyés
à Cayenne ou internés à Rochefort, sur l'île d'Oléron ou l'île d'Aix.
Le 15 mars 1798, Rome est
occupée par les Français. Pie VI est arrêté par le général Berthier, avant
d'être conduit en France où il meurt le 29 août 1799. (Il est enterré
civilement.)
Le 10 novembre 1799,
Bonaparte prend le pouvoir. Le Directoire est supprimé. Beaucoup de prêtres
émigrés rentrent en France.
En mars 1800, le conclave
réuni élit le nouveau pape : Pie VII. Celui-ci rétablit les Etats de
l'Eglise et réclame les biens ecclésiastiques qui ont été confisqués par la
Révolution.
Le 16 juillet 1801, le
cardinal Consalvi, au nom du pape Pie VII, signe le Concordat qui restaure la
religion catholique en France, et abolit la loi de 1795 séparant l'Église de
l'État. En retour, le Saint-Siège reconnaît la légitimité de la République.
Ces drames ne touchent
malheureusement pas que les prêtres réfractaires. Un grand nombre de religieux
et religieuses l'est également. Le 13 février 1790, un décret interdit les vux
monastiques perpétuels et les congrégations religieuses à vux solennels sont
supprimées.
En 1794, plusieurs
religieuses sont guillotinées : 4 filles de la Charité le 28 juin à Arras,
15 Carmélites de Compiègne le 17 juillet à Paris, 32 Sacramentines et Ursulines
du 6 au 26 juillet à Orange, et 11 Ursulines les 17 et 23 octobre à
Valenciennes. Elles sont aujourd'hui toutes béatifiées ou canonisées.
De plus, ceux qui cachent
des prêtres réfractaires ou des religieux sont également passibles de mort.
Pour en savoir
plus :
“Les Prêtres Déportés sur
les Pontons de Rochefort” Livre de 172 pages de l'Abbé Yves Blomme aux Éditions BORDESSOULES. ISBN 2-903504-64-4 de 1994
L'Abbé Yves Blomme, qui
enseigne l'histoire de l'Église à l'Université Catholique de l'Ouest, à Angers,
est le vice-postulateur de la cause des 64 prêtres qui ont été béatifiés en
1994 par le Pape Jean-Paul II.
Croix
commémorative aux prêtres réfractaires inhumés sur l'île Madame en 1794.
Les martyrs des pontons
de Rochefort (1794-1795)
Par le conservateur,
dimanche 19 août 2007 à 01:39 :: Contre-Histoire :: #926 :: rss
Parmi les saints du jour,
hier samedi 18 août, les martyrs des pontons de Rochefort. Le site l'Evangile au quotidien nous
en apprend plus :
" Ces hommes étaient
rayés du livre de la République, on m'avait dit de les faire mourir sans
bruit... " Capitaine Laly, du ponton "Les deux Associés".
" Il s'agit là d'un
des épisodes les plus tragiques de l'histoire religieuse de la Révolution
française"
La déportation sur les
pontons de Rochefort a concerné 829 prêtres, dont 547 ont péri d'avril 1794 aux
premières semaines de 1795.
La Constitution civile du
clergé : L'Assemblée constituante vote la Constitution civile du clergé le 12
juillet 1790. La Constitution civile du clergé transforme les ecclésiastiques
en fonctionnaires élus par l'assemblée des citoyens actifs, et évince le Pape
de la nomination des évêques. Ceci n'est pas acceptable par le Saint-Siège.
Les prêtres
constitutionnels, assermentés ou jureurs sont ceux qui se soumettent à cette
constitution, les réfractaires ou non-jureurs sont ceux qui refusent de prêter
serment. Les assemblées successives condamnent à l'exil, à la réclusion puis à
la déportation les prêtres réfractaires (mais aussi des assermentés !) L'Eglise
souffrira lourdement de ces évènements : les lieux de culte sont fermés,
la pratique interdite, des prêtres sont massacrés.
La Terreur à
Rochefort :
Le 21 septembre 1792, la
Convention succède à l'Assemblée législative, qui elle-même avait déjà remplacé
l'Assemblée constituante. La République est proclamée le lendemain. La Société
populaire et le Comité de surveillance (institutions révolutionnaires locales)
fraîchement mises en place, font de Rochefort une ville ultra-jacobine.
Lequinio et Laignelot, les représentants du peuple envoyés par la Convention
seront chargés de faire appliquer à Rochefort le régime de la Terreur, décrété
le 5 septembre 1793. Les prisons se remplissent, 52 têtes tomberont place
Colbert, où est installée la guillotine.
Les convois des prêtres
déportés :
Un arrêté du Comité de
salut public (25 janvier 1794) organise le départ des prêtres réfractaires vers
les ports de l'Atlantique, où ils doivent être regroupés avant leur
déportation. Ceux qui sont emprisonnés à Nantes seront noyés par Carrier, et
finalement, seuls Bordeaux et Rochefort mettront en œuvre les directives du comité.
Les convois de déportés
traversent la France pendant l'hiver et jusqu'au printemps 1794, parcourant
parfois jusqu'à 800 km. Les conditions de voyage (parfois à pied) sont souvent
difficiles, en raison des nuits passées en prison aux étapes, et des insultes
et brutalités endurées à certaines haltes. Ils sont souvent systématiquement
dépouillés. A leur arrivée à Rochefort, ils seront incarcérés dans différents
lieux (prison Saint-Maurice, couvent des Capucins...) ou sur des navires (le
Borée, le Bonhomme Richard, la Nourrice).
Les déportés sont
finalement entassés dans deux anciens navires négriers, les Deux-Associés et le
Washington, réquisitionnés après l'abolition de l'esclavage par la Convention
le 4 février 1794. Destinés à partir pour la Guyane ou les côtes d'Afrique, les
bâtiments ne quittèrent cependant pas l'estuaire de la Charente. En état de
naviguer, ils n'étaient donc pas de véritables pontons (navires retirés du
service, déclassés et démâtés pour servir de magasin ou de prison) mais ils en
remplirent les fonctions.
Les pontons :
Le commandement des
navires fût assuré par Laly pour les Deux-Associés et Gibert pour le
Washington. Ils appliquèrent avec leurs équipages, les consignes de sévérité
avec rigueur, les aggravant même parfois : pas de prière, injures,
menaces, brimades physiques, nourriture infecte, pas de conversation. Mais les
prisonniers continueront dans le secret une activité religieuse.
Les décès dus aux
conditions de détention s'accélèrent, le scorbut, le typhus font des ravages.
L'épidémie est telle qu'enfin les prisonniers valides sont transférés sur un
troisième navire, l'Indien, tandis que les plus malades sont débarqués sur
l'île citoyenne (l'île Madame) où beaucoup périront. L'automne 1794 est
particulièrement rude, et en novembre, le vent renverse les tentes de fortune
de l'hôpital installé sur l'île, les survivants sont alors à nouveau embarqués
sur les navires. Les conditions matérielles de détention s'améliorent quelque
peu tandis que la neige et le gel s'installent. En décembre, trois bâtiments
chargé de prêtres et provenant de Bordeaux, (le Jeanty, le Dunkerque, et le
Républicain) se réfugient dans l'estuaire (les anglais bloquent les côtes).
La fin de la Terreur
Lors du Coup d'Etat du 9
thermidor an II (27 juillet 1794) Robespierre, principal instigateur de la
Terreur, est exécuté, et c'est pour la République un nouveau départ. Des
épurateurs écartent les éléments les plus extrémistes de la dictature
révolutionnaire. Les institutions du régime précédent (Tribunal révolutionnaire,
clubs et associations patriotiques) sont généralement supprimées. Bien des
prisons commencent à s'ouvrir. Cependant, en cette fin d'année 1794, les
pontons gardent toujours leurs prisonniers. Quelques-uns sont libérés mais
aucune mesure collective n'est prise.
Grâce à quelques
initiatives individuelles (notamment des interventions auprès de la
Convention), le transfert à Saintes des prêtres déportés de Rochefort a lieu en
février 1795. Ils peuvent y célébrer à nouveau le culte et administrer les sacrements
dans les oratoires privés.
Sur les 829 prêtres
déportés à Rochefort, 274 survécurent. Les déportés de Bordeaux, d'abord
transférés à Brouage, ne furent conduits à Saintes que plus tard. 250 prêtres
sont morts sur les 1494 emmenés initialement à Bordeaux.
La deuxième déportation
En octobre 1795, la
Convention ordonne cependant, après ce bref répit, la réclusion ou la
déportation des prêtres réfractaires vers la Guyane. Encore une fois, ces
départs n'eurent pas lieu, et un décret du 4 décembre 1796 prononcera enfin la
libération des prêtres détenus. Le 18 fructidor de l'an V (4 septembre 1797),
un coup d'Etat des républicains du Directoire (le Directoire avait remplacé la
Convention dès la fin 1795) contre les modérés et les royalistes, devenus majoritaires
aux élections, fait resurgir la ligne dure à la tête de la République. Le
pouvoir exécutif s'en trouve renforcé, au détriment du législatif. Les
adversaires politiques sont emprisonnés ou déportés. Les précédentes mesures de
détente sont annulées et les décrets de proscription envers les prêtres sont
renouvelés. Ils ont à nouveau emprisonnés à Rochefort et quelques-uns sont
effectivement envoyés en Guyane, où la mortalité est effrayante. Mais le
Directoire se voit obligé de suspendre ces départs, -certains navires étant
capturés par les anglais, et les prêtres seront entassés dans les citadelles
deSt-Martin-de-Ré et du Château d'Oléron jusqu'en 1802.
La libération
Le Coup d'Etat du 18
brumaire de l'an VIII (9 novembre 1799) donne le pouvoir à Bonaparte. Le
Consulat, nouveau gouvernement remplaçant le Directoire dote la France d'une
nouvelle constitution (celle de l'an VIII), trois consuls sont nommés, dont
Bonaparte, 1er consul. Les persécutions des prêtres prennent fin lorsque le
Saint-Siège conclut un Concordat avec la France (ratifié le 5 avril 1802). Cet
accord, signé par le Pape Pie VII et le 1er consul Bonaparte, réorganise le
catholicisme dans le pays
Cette hécatombe resta
pourtant longtemps ignorée, et même volontairement tenue cachée, par souci de
ne pas réveiller les querelles de la Révolution. La cause aboutit par la
béatification solennelle d'octobre 1995, par laquelle l'Eglise reconnut en
soixante-quatre des victimes des pontons (le bienheureux Jean-Baptiste Souzy et
ses compagnons) d'authentiques témoins de la foi, mis à mort volontairement, en
haine de la foi, et en acceptant consciemment leur sort.
Liste des soixante-quatre
prêtres ou religieux béatifiés :
Jean-Baptiste Etienne
Souzy, prêtre du diocèse de La Rochelle. Déporté sur les Deux-Associés ;
mort le 27 août 1794. Antoine Bannassat, curé de Saint-Fiel (Creuse). Déporté
sur les Deux-Associés ; mort le 18 août 1794. Jean-Baptiste de Bruxelles,
chanoine de Saint-Léonard (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ;
mort le 18 juillet 1794. Florent Dumontet de Cardaillac, aumônier de la
comtesse de Provence. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 5 septembre
1794. Jean-Baptiste Duverneuil (père Léonard), carme de la maison d'Angoulême.
Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juillet 1794. Pierre
Gabilhaud, curé de Saint-Christophe (Creuse). Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 13 août 1794. Louis-Wulphy Huppy, prêtre du
diocèse de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 29 août 1794.
Pierre Jarrige de La Morelie de Puyredon, chanoine de Saint-Yrieix
(Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 12 août 1794.
Barthélemy Jarrige de La Morelie de Biars, bénédictin de l'abbaye de Lezat
(Ariège). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 juillet 1794.
Jean-François Jarrige de la Morelie du Breuil, chanoine de Saint-Yrieix
(Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 31 juillet 1794.
Joseph Juge de Saint-Martin, sulpicien, directeur de séminaire. Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 7 juillet 1794. Marcel-Gaucher Labiche de
Reignefort, missionnaire à Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort
le 26 juillet 1794. Pierre-Yrieix Labrouhe de Laborderie, chanoine de Saint-Yrieix
(Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juillet 1794.
Claude-Barnabé Laurent de Mascloux, chanoine du Dorat (Haute-Vienne). Déporté
sur les Deux-Associés ; mort le 7 septembre 1794. Jacques Lombardie, curé
de Saint-Hilaire-de-Foissac (Corrèze). Déporté sur les Deux-Associés ;
mort le 22 juillet 1794. Joseph Marchandon, curé de Marsac (Creuse). Déporté
sur les Deux-Associés ; mort le 22 septembre 1794. François d'Oudinot de
La Boissière, chanoine du diocèse de Limoges. Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 7 septembre 1794. Raymond Petiniaud de Jourgnac,
vicaire général de l'évêque de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ;
mort le 26 juin 1794. Jacques Retouret, carme de la maison de Limoges. Déporté
sur les Deux-Associés ; mort le 26 août 1794. Paul-Jean Charles (frère
Paul), moine cistercien de l'abbaye de Sept-Fons (Allier). Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 25 août 1794. Augustin-Joseph Desgardin (frère
Elie), moine cistercien de l'abbaye de Sept-Fons (Allier). Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 6 juillet 1794. Pierre-Sulpice-Christophe Favergne
(frère Roger), frère des Ecoles chrétiennes à Moulins. Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 12 septembre 1794. Joseph imbert, jésuite. Déporté
sur les Deux-Associés ; mort le 9 juin 1794. Claude-Joseph Jouffret de
Bonnefont, sulpicien, supérieur du petit séminaire d'Autun. Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 10 août 1794. Claude Laplace, prêtre à Moulins.
Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 14 septembre 1794. Noël-Hilaire Le
Conte, chanoine de la cathédrale de Bourges. Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 17 août 1794. Pierre-Joseph Le Groing de La
Romagère, chanoine à la cathédrale de Bourges. Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 26 juillet 1794. Jean-Baptiste-Xavier Loir,
capucin au Petit-Forez, à Lyon. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 19
mai 1794. Jean Mopinot (frère Léon), frère des Ecoles chrétiennes à Moulins.
Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 mai 1794. Philippe Papon, curé
de Contigny (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 17 juin
1794. Nicolas Sauvouret, cordelier à Moulins. Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 16 juillet 1794. Jean-Baptiste Vernoy de
Montjournal, chanoine à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le
1er juin 1794. Louis-Armand-Joseph Adam, cordelier à Rouen. Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 13 juillet 1794. Charles-Antoine-Nicolas Ancel,
eudiste à Lisieux. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 29 juillet
1794. Claude Beguignot, chartreux à Saint-Pierre-de-Quevilly, près de Rouen.
Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juillet 1794. Jean Bourdon
(frère Protais), capucin à Sotteville, près de Rouen. Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 23 août 1794. Louis-François Lebrun, moine
bénédictin de la congrégation de Saint-Maur. Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 20 août 1794. Michel-Bernard Marchand, prêtre du
diocèse de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 15 juillet 1794.
Pierre-Michel Noël, prêtre du diocèse de Rouen. Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 5 août 1794. Gervais-Protais Brunel, moine
cistercien de Mortagne (Orne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 20
août 1794. François François (frère Sébastien), capucin. Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 10 août 1794. Jacques Gagnot (frère Hubert de
Saint-Claude), carme de la maison de Nancy. Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 10 septembre 1794. Jean-Baptiste Guillaume (frère
Uldaric), frère des Ecoles chrétiennes à Nancy. Déporté sur les Deux-Associés ;
mort le 27 août 1794. Jean-Georges Rehm (père Thomas), dominicain au couvent de
Schlestadt (Alsace). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 11 août 1794.
Claude Richard, bénédictin à Moyen-Moutier (Vosges). Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 9 août 1794. Jean Hunot, chanoine à
Brienon-l'Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort le 7
octobre 1794. Sébastien-Loup Hunot, chanoine à Brienon-l'Archevêque (Yonne).
Déporté sur le Washington ; mort le 17 novembre 1794. François Hunot,
chanoine de Brienon-l'Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort
le 6 octobre 1794. Georges-Edme René, chanoine à Vézelay. Déporté sur le
Washington ; mort le 2 octobre 1794. Lazare Tiersot, chartreux à Beaune
(Côte-d'or). Déporté sur le Washington ; mort le 10 août 1794.
Scipion-Jérôme Brigeat Lambert, doyen du chapitre d'Avranches (Manche). Déporté
sur le Washington ; mort le 4 septembre 1794. Jean-Nicolas Cordier,
jésuite. Déporté sur le Washington ; mort le 30 septembre 1794.
Charles-Arnould Hanus, curé et doyen du chapitre de Ligny (Meuse). Déporté sur
le Washington ; mort le 28 août 1794. Nicolas Tabouillot, curé de
Méligny-le-Grand (Meuse). Déporté sur le Washington ; mort le 23 février
1795. Antoine, dit Constant, Auriel, vicaire à Calviat et Sainte Mondane (Lot).
Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juin 1794. Elie Leymarie de
Laroche, prieur de Coutras (Gironde). Déporté sur les Deux-Associés ; mort
le 22 août 1794. François Mayaudon, chanoine à Saint-Brieuc puis à Soissons.
Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 11 septembre 1794. Claude Dumonet,
professeur au collège de Mâcon (Saône-et-Loire). Déporté sur le
Washington ; mort le 13 septembre 1794. Jean-Baptiste Laborie du Vivier,
chanoine de la cathédrale de Mâcon (Saône-et-Loire). Déporté sur les Deux-Associés ;
mort le 27 septembre 1794. Gabriel Pergaud, génovéfain de l'abbaye de Beaulieu
(Côtes-d'Armor). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 juillet 1794.
Michel-Louis Brulard, carme de la maison de Charenton. Déporté sur les Deux-Associés ;
mort le 25 juillet 1794. Charles-René Collas du Bignon, sulpicien, supérieur du
petit séminaire de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 3 juin
1794. Jacques-Morelle Dupas, vicaire à Ruffec (Charente). Déporté sur les
Deux-Associés ; mort le 21 juin 1794. Jean-Baptiste Ménestrel, chanoine à
Remiremont (Vosges). Déporté sur le Washington ; mort le 16 août 1794.
Profile
Priest in
the diocese of Limoges, France. Imprisoned on
a ship in the harbor of Rochefort, France and
left to die during
the anti–Catholic persecutions of
the French
Revolution. One of the Martyrs
of the Hulks of Rochefort.
Born
20 May 1729 in
Guéret, Creuse, France
of starvation on 18
August 1794 aboard
the prison ship Deux-Associés,
in Rochefort, Charente-Maritime, France
2 July 1994 by Pope John
Paul II (decree of martyrdom)
1
October 1995 by Pope John
Paul II
Additional
Information
other
sites in english
Potpouri of Carmelite and Catholic Selections
sitios
en español
Martirologio Romano, 2001 edición
sites
en français
fonti
in italiano
Dicastero delle Cause dei Santi
Martirologio Romano, 2005 edition
MLA
Citation
‘Blessed Antoine
Bannassat‘. CatholicSaints.Info. 4 July 2023. Web. 17 August 2026.
<https://catholicsaints.info/blessed-antoine-bannassat/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/blessed-antoine-bannassat/
Martyrs of the Hulks
of Rochefort
Also
known as
Martyrs des Pontons de
Rochefort
Martyrs of La Rochelle
Martyrs of Rochefort
Martyrs of the Prison
Hulks of Rochefort
Martyrs of the Rochefort
Ships
18
August on some calendars
Profile
In 1790 the French
Revolutionary authorities passed a law requiring priests to
swear allegience to the civil constitution, which would effectively remove them
from the authority of, and allegience to, Rome. Many refused, and in 1791 the
government began deporting them to French Guyana. 827 priests and
religious were imprisoned on
hulks (old ships no longer sea-worthy and used for storage, jails, hospitals,
etc.) at Rochefort, France to
await exile,
most on the Deux-Associés and the Washington which had
previously been used to house slaves or prisoners.
There they were basically ignored to death as
there was little provision for food and water, less for sanitation, and none at
all for medical help. 542 of the prisoners died there.
The survivors were freed
on 12
February 1795 and
allowed to return to their homes. Many of them wrote about
their time on the hulks, and many of them wrote about
the faith and ministry of those who had died.
64 of them have been positively identified and confirmed to have died as martyrs,
dying for their faith –
Blessed
Augustin-Joseph Desgardin
Blessed
Barthélemy Jarrige de La Morelie de Biars
Blessed
Charles-Antoine-Nicolas Ancel
Blessed
Charles-René Collas du Bignon
Blessed
Claude-Barnabé Laurent de Mascloux
Blessed
Claude-Joseph Jouffret de Bonnefont
Blessed
Élie Leymarie de Laroche
Blessed
Florent Dumontet de Cardaillac
Blessed
François d’Oudinot de la Boissière
Blessed
Gervais-Protais Brunel
Blessed
Jean Baptiste Guillaume
Blessed
Jean-Baptiste de Bruxelles
Blessed
Jean-Baptiste Duverneuil
Blessed
Jean-Baptiste Laborie du Vivier
Blessed
Jean-Baptiste Menestrel
Blessed
Jean-Baptiste-Ignace-Pierre Vernoy de Montjournal
Blessed
Jean-Baptiste-Xavier Loir
Blessed
Jean-François Jarrige de la Morelie de Breuil
Blessed
Joseph Juge de Saint-Martin
Blessed
Louis-Armand-Joseph Adam
Blessed
Marcel-Gaucher Labiche de Reignefort
Blessed
Michel-Bernard Marchand
1
between 19
May 1794 and 23
February 1795 aboard prison ships
docked at Rochefort, Charente-Maritime, France
2
July 1994 by Pope John
Paul II (decree of martyrdom)
1
October 1995 by Pope John
Paul II
Additional
Information
other
sites in english
Potpouri of Carmelite and Catholic Selections
sites
en français
fonti
in italiano
nettsteder
i norsk
MLA
Citation
‘Martyrs of the Hulks of
Rochefort‘. CatholicSaints.Info. 8 November 2022. Web. 17 August 2026.
<https://catholicsaints.info/martyrs-of-the-hulks-of-rochefort/>
SOURCE : https://catholicsaints.info/martyrs-of-the-hulks-of-rochefort/
Monument
à la mémoire des prêtres deportés; Intérieur de l'église Saint-Martin de
Saint-Martin-de-Ré; Île de Ré, France
Beato Antonio
Banassat Martire
Festa: 18 agosto
Guéret, Francia, 19 o 20
maggio 1729 - Rochefort, Francia, 18 agosto 1794
Sacerdote e parroco, ma
anche uomo politico eletto agli Stati Generali del 1789, visse in prima persona
le contraddizioni e le violenze di un'epoca che intendeva sottomettere la
Chiesa allo Stato. Di fronte alla deriva anticristiana del Terrore e alla
pretesa di assoggettare il clero attraverso il giuramento, Banassat scelse la
coerenza della fede, pagando la sua fedeltà a Roma con la deportazione e la
morte su una nave-prigione. La sua esistenza si consumò negli stenti disumani
dei famigerati pontoni di Rochefort, dove centinaia di sacerdoti refrattari
vennero lasciati morire. Ricordato il 18 agosto, la sua memoria è
inscindibilmente legata a quella dei suoi compagni di prigionia e al suggestivo
cimitero dell'Île Madame, luogo di sepoltura.
Patronato: Compatrono
della diocesi di La Rochelle.
Etimologia: Dal
latino Antonius, nome di origine etrusca o greca il cui significato è
dibattuto, spesso associato a 'inestimabile' o 'colui che precede'.
Emblema: Abito
sacerdotale, palma del martirio, nave o catene.
Martirologio
Romano: In una galera ancorata al largo di Rochefort in Francia, beato
Antonio Banassat, sacerdote e martire, che, parroco, imprigionato in odio alla
fede durante la rivoluzione francese, passò al Signore consunto dagli stenti.
Nato a Guéret, nel
dipartimento della Creuse, il 19 o 20 maggio del 1729, Antonio Banassat crebbe
in un contesto provinciale che lo portò a intraprendere la via del sacerdozio.
Dopo gli studi teologici, fu ordinato prete e gli venne affidata la cura
d'anime della parrocchia di Saint-Fiel, un piccolo centro rurale non lontano
dalla sua città natale. Per decenni esercitò il suo ministero pastorale con
dedizione, radicandosi profondamente nella vita della sua comunità e
guadagnandosi la stima dei fedeli e delle autorità locali. La sua reputazione
di uomo integro e capace gli valse, alla vigilia dello sconvolgimento
rivoluzionario, un riconoscimento di portata nazionale.
Deputato agli Stati Generali
Nel marzo del 1789, mentre la Francia intera si preparava a eleggere i
rappresentanti per gli Stati Generali convocati da re Luigi XVI, la
siniscalcheria di Guéret scelse proprio il parroco di Saint-Fiel come proprio
deputato per l'ordine del clero. L'abate Banassat si trasferì a Versailles,
partecipando a quella che sarebbe diventata l'Assemblea Nazionale Costituente.
In quel consesso, che vide la trasformazione radicale dell'assetto politico e
sociale francese, Banassat mantenne un profilo relativamente riservato,
distinguendosi poco nei grandi dibattiti oratori. Tuttavia, assistette in prima
persona all'emanazione della Costituzione Civile del Clero del luglio 1790, un
provvedimento che pretendeva di riorganizzare la Chiesa di Francia come una
semplice branca dell'apparato statale, imponendo ai sacerdoti un giuramento di
fedeltà alla nazione che di fatto li scindeva dall'obbedienza al Papa.
Il rifiuto del giuramento e il Terrore
Come moltissimi parroci e vescovi, anche Banassat rifiutò di prestare il
giuramento richiesto, scegliendo la via della clandestinità e dell'esilio
interno per continuare a esercitare il suo ministero in fedeltà alla Sede
Apostolica. Terminata la sua esperienza legislativa, fece ritorno nella sua
terra d'origine, nella Creuse. Con l'instaurarsi del regime del Terrore tra il
1793 e il 1794, la repressione contro i preti refrattari si fece spietata. Le
leggi rivoluzionarie equiparavano i sacerdoti fedeli a Roma ai nemici della
Repubblica, prevedendo per loro l'arresto e la deportazione nelle colonie
penali, in particolare nella Guyana francese. Denunciato come sospetto,
l'anziano parroco fu arrestato e condannato alla deportazione.
La prigionia e il martirio sui pontoni
Invece di essere imbarcato per le lontane colonie americane, a causa del blocco
navale imposto dalla flotta inglese, Banassat e centinaia di altri sacerdoti
furono internati in condizioni disumane su vecchie navi negriere riadattate a
prigioni galleggianti, ancorate nell'estuario della Charente, al largo del
porto di Rochefort. Antonio fu rinchiuso sulla nave 'Les Deux-Associés'. Le
condizioni a bordo erano atroci: sovraffollamento, mancanza d'aria, cibo
putrido, malattie infettive e maltrattamenti costanti da parte dei carcerieri.
Consumato dagli stenti, dalle privazioni e dalle malattie contratte in
quell'ambiente malsano, il sacerdote si spense il 18 agosto del 1794, all'età
di 65 anni. Il suo corpo, come quello di centinaia di suoi confratelli, fu
gettato in fosse comuni scavate nella sabbia della vicina Île Madame.
I martiri dei pontoni di Rochefort
La vicenda di Antonio Banassat si inserisce nel dramma collettivo dei
cosiddetti 'Martiri dei pontoni di Rochefort'. Tra il 1794 e il 1795, oltre
ottocento sacerdoti, religiosi e vescovi refrattari furono stipati su navi come
la 'Washington' e 'Les Deux-Associés'. Più della metà di essi morì di stenti,
tifo e scorbuto prima ancora che i vascelli potessero salpare. Questo episodio
rappresenta una delle pagine più oscure della persecuzione religiosa scatenata
dalla Rivoluzione Francese, un vero e proprio martirio di massa consumato nel
silenzio e nell'indifferenza dell'Europa dell'epoca.
Il cimitero dell'Île Madame e il culto
I corpi dei deportati vennero sepolti in due grandi fosse comuni sull'Île Madame, un piccolo lembo di terra nella baia di Rochefort. Nel 1910, molto prima della beatificazione ufficiale, si sviluppò un forte movimento di devozione popolare che portò all'istituzione di un pellegrinaggio annuale proprio nella seconda metà di agosto. Sul luogo sorge oggi una grande croce formata da pietre portate dai fedeli, a ricordo del sacrificio di questi confessori della fede. Il processo di beatificazione, avviato nel Novecento, si è concluso il 1° ottobre 1995, quando Papa Giovanni Paolo II ha elevato agli onori degli altari 64 di questi martiri, tra cui proprio il Beato Antonio Banassat.
Autore: Enrico Quiri
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/66560
Monument
en hommage aux prêtres de la déportation 1793-1794 (île d'Aix).
Beati 64 Martiri nei
Pontoni di Rochefort durante la Rivoluzione Francese
Festa: 18 agosto
>>> Visualizza la
Scheda del Gruppo cui appartiene
† Rochefort, Île d'Aix,
Île Madame e foce della Charente, 19 maggio 1794 - 23 febbraio 1795
I Beati Jean-Baptiste
Souzy e i suoi 63 compagni appartengono alla grande schiera dei sacerdoti e
religiosi francesi perseguitati durante la Rivoluzione francese. Nel 1794, 829
ecclesiastici, provenienti da numerose diocesi e comunità religiose, furono
concentrati nel porto di Rochefort per essere deportati nella Guyana francese.
La maggior parte di essi venne rinchiusa su due vecchie navi, i Deux Associés e
il Washington, trasformate in prigioni galleggianti e ancorate nella rada
dell'Île d'Aix, presso la foce della Charente. La deportazione non si trasformò
mai in un viaggio verso la Guyana. Le pessime condizioni delle navi e il blocco
navale britannico impedirono la partenza. Nel frattempo, sovraffollamento,
alimentazione insufficiente, mancanza di igiene, malattie e durezza della
detenzione provocarono una vera e propria catastrofe umana: 547 dei 829
deportati morirono tra il 1794 e l'inizio del 1795. I superstiti furono
liberati nel febbraio 1795. Tra i morti vi era Jean-Baptiste Souzy, sacerdote
della diocesi di La Rochelle, incaricato dal proprio vescovo di assistere
spiritualmente i deportati. La sua figura divenne il punto di riferimento della
causa di beatificazione, insieme ad altri 63 sacerdoti e religiosi per i quali
fu possibile raccogliere una documentazione sufficiente. Il loro martirio fu
riconosciuto dalla Santa Sede nel 1994 e furono beatificati da Giovanni Paolo
II il 1° ottobre 1995. La Chiesa, nella stessa occasione, volle ricordare anche
gli altri deportati morti nei pontoni.
Emblema: Abito
sacerdotale o religioso, palma del martirio, croce, talvolta raffigurazioni dei
pontoni o dell'Île Madame.
La vicenda dei Martiri di Rochefort deve essere collocata nel complesso rapporto tra la Rivoluzione francese e la Chiesa cattolica. Un passaggio decisivo fu la Costituzione civile del clero, approvata il 12 luglio 1790, con la quale l'organizzazione ecclesiastica francese veniva profondamente modificata e il clero veniva sottoposto a un giuramento di fedeltà all'ordinamento rivoluzionario.
Una parte dei sacerdoti accettò il giuramento; altri, per ragioni di coscienza e di fedeltà alla disciplina ecclesiastica e alla Santa Sede, lo rifiutarono. Questi ultimi furono definiti refrattari. La situazione precipitò negli anni successivi, quando le autorità rivoluzionarie adottarono misure sempre più severe nei loro confronti.
Nel clima della Terrore, numerosi sacerdoti e religiosi furono arrestati,
imprigionati e infine condannati alla deportazione. Il progetto prevedeva
l'invio oltremare di migliaia di ecclesiastici. Una parte dei deportati fu
indirizzata verso Rochefort, importante porto militare sulla costa atlantica.
La deportazione verso Rochefort
I sacerdoti e religiosi destinati a Rochefort provenivano da molte regioni della Francia. Il viaggio verso la costa fu spesso lungo e penoso. Una volta giunti a Rochefort, i prigionieri furono inizialmente concentrati in vari luoghi di detenzione in attesa dell'imbarco.
A partire dall'aprile 1794 vennero trasferiti sui Deux Associés, mentre successivamente fu utilizzato anche il Washington. Erano vecchie navi, in precedenza impiegate anche nel traffico negriero, riadattate alla funzione di prigioni galleggianti. Le navi furono ancorate nella rada dell'Île d'Aix, presso la foce della Charente.
La destinazione prevista era la Guyana. Il progetto però non venne portato a
compimento. Le navi non erano in condizioni adeguate per una traversata
oceanica e il blocco navale britannico rendeva estremamente difficile l'uscita
in mare. I deportati rimasero quindi per mesi nelle acque di Rochefort, in
condizioni che rapidamente divennero disumane.
I pontoni, una prigione galleggiante
La vita a bordo era segnata dal sovraffollamento. I prigionieri venivano ammassati durante la notte in spazi angusti, con condizioni igieniche estremamente precarie. Il vitto era insufficiente e spesso di cattiva qualità. La presenza di parassiti e la diffusione delle malattie aggravarono progressivamente la situazione.
Le testimonianze raccolte dai superstiti descrivono inoltre durezza, umiliazioni e maltrattamenti. Tra le pratiche ricordate dalle fonti vi erano le fumigazioni con vapori di catrame, che avrebbero dovuto contribuire alla disinfezione ma che, nelle condizioni concrete in cui venivano effettuate, rendevano ancora più penosa la permanenza dei prigionieri.
Nel giugno 1794 si diffuse un'epidemia, mentre la denutrizione e le condizioni igieniche favorivano il rapido deterioramento della salute dei detenuti. Molti erano già anziani o malati al momento dell'arresto.
La mortalità divenne altissima. Su 829 ecclesiastici arrivati a Rochefort, 547
morirono durante la deportazione. La cifra, attestata dalle fonti
ecclesiastiche e dalla memoria ufficiale del diocesi di La Rochelle, mostra la
dimensione della tragedia.
Jean-Baptiste Souzy, sacerdote e guida dei deportati
Jean-Baptiste Souzy nacque a La Rochelle il 24 marzo 1732. Sacerdote della
diocesi locale, svolse il ministero parrocchiale e successivamente divenne
canonico della cattedrale e membro autorevole del capitolo. Prima della
Rivoluzione aveva quindi esercitato incarichi pastorali e amministrativi di
rilievo.
Quando la Rivoluzione impose il giuramento costituzionale, Souzy rifiutò di
prestarlo. La sua scelta lo collocò tra il clero refrattario e lo espose alle
misure repressive.
Nel marzo 1794 il vescovo di La Rochelle gli affidò un incarico particolarmente significativo: essere il punto di riferimento per i sacerdoti e religiosi della diocesi destinati alla deportazione. Souzy condivise quindi la sorte dei suoi compagni e fu imbarcato sui pontoni di Rochefort.
Durante la prigionia cercò di sostenere la vita spirituale dei compagni di deportazione. Non fu un comandante nel senso militare del termine, ma un sacerdote che cercò di mantenere una funzione pastorale in una situazione nella quale ogni normale forma di ministero era stata distrutta.
Morì il 27 agosto 1794, consumato dagli stenti e dalla malattia. Fu sepolto
nell'area dell'Île Madame insieme ad altri deportati. La sua figura avrebbe in
seguito dato il nome alla causa di beatificazione dei 64 martiri.
L'Île Madame e la morte dei deportati
Con l'aggravarsi dell'epidemia, i prigionieri più malati furono trasferiti a terra. L'Île Madame, allora chiamata Île Citoyenne, divenne uno dei principali luoghi di ricovero e sepoltura.
Molti dei deportati vi morirono poco dopo essere stati sbarcati. Altri morirono sull'Île d'Aix o nell'area di Rochefort. Le sepolture furono effettuate in condizioni di emergenza e per lungo tempo la memoria dei luoghi rimase legata soprattutto alle testimonianze dei superstiti.
L'Île Madame è oggi il principale luogo della memoria dei Martiri dei Pontoni.
Una grande croce formata da ciottoli ricorda il luogo delle sepolture. La
tradizione del pellegrinaggio, attestata dal 1910, continua ancora oggi nel
mese di agosto.
Una morte non provocata da un'esecuzione immediata
La vicenda dei Martiri di Rochefort presenta una caratteristica particolare rispetto ad altri martiri della Rivoluzione francese. La maggior parte di essi non fu uccisa attraverso una singola esecuzione.
Il riconoscimento del martirio riguarda invece la morte provocata dalle condizioni della deportazione e della prigionia, vissute in ragione della loro appartenenza al clero refrattario e del rifiuto di conformarsi alle disposizioni rivoluzionarie in materia religiosa.
Il decreto della Congregazione delle Cause dei Santi riconobbe che i Servi di Dio avevano subito la persecuzione e la morte per la loro fedeltà a Cristo e alla Chiesa. Il riconoscimento ecclesiale del martirio costituisce quindi l'esito di una valutazione storica e teologica della causa, non semplicemente l'attribuzione retrospettiva del titolo di martire a tutti coloro che morirono durante la deportazione.
Questo spiega anche perché, dei 547 ecclesiastici morti, la causa abbia
riguardato soltanto 64 persone: per queste fu possibile raccogliere una
documentazione considerata sufficiente per dimostrare le circostanze della
morte e gli elementi richiesti per il riconoscimento del martirio.
I 64 Beati
I 64 appartenevano a differenti diocesi e famiglie religiose. La loro
composizione testimonia la varietà del clero francese coinvolto nella
deportazione.
Diocesi di La Rochelle:
- Jean-Baptiste Souzy.
Diocesi di Limoges:
- Antoine Bannassat,
- Jean-Baptiste de Bruxelles,
- Florent Dumontet de Cardaillac,
- Jean-Baptiste Duverneuil,
- Pierre Gabilhaud,
- Louis-Wulphy Huppy,
- Pierre Jarrige de La Morelie de Puyredon,
- Barthélémy Jarrige de La Morelie de Biars,
- Jean-François Jarrige de La Morelie du Breuil,
- Pierre-Yrieix Labrouche de Laborderie,
- Claude-Barnabé Laurent de Mascloux,
- Jacques Lombardie,
- Joseph Marchandon,
- François d'Oudinot de La Boissière,
- Raymond Petiniaud de Jourgnac,
- Jacques Retauret.
Diocesi di Moulins:
- Paul-Jean Charles,
- Augustin-Joseph Desgardin,
- Pierre-Sulpice-Christophe Faverge,
- Joseph Imbert,
- Claude-Joseph Jouffret de Bonnefont,
- Claude Laplace,
- Pierre-Joseph Legroing de La Romagère,
- Jean-Baptiste-Xavier Loir,
- Jean Mopinot,
- Philippe Papon,
- Nicolas Savouret,
- Jean-Baptiste Vernoy de Mont-Journal.
Diocesi di Rouen:
- Louis-Armand-Joseph Adam,
- Charles-Antoine-Nicolas Ancel,
- Claude Beguignot,
- Jean Bourdon,
- Michel-Bernard Marchand.
Diocesi di Nancy:
- Gervais-Protais Brunel,
- François François,
- Jacques Gagnot,
- Jean-Baptiste Guillaume,
- Jean-Georges Rhem,
- Claude Richard.
Diocesi di Sens-Auxerre:
- Jean Hunot,
- Sébastien-Loup Hunot,
- Lazare Tiersot.
Diocesi di Verdun:
- Scipion Jérôme Brigeat Lambert,
- Jean-Nicolas Cordier,
- Nicolas Tabouillot.
Diocesi di Périgueux:
- Antoine, detto Constant,
- Auriel,
- Elie Leymarie de Laroche.
Diocesi di Autun:
- Claude Dumonet.
Diocesi di Saint-Brieuc:
- Gabriel Pergaud.
Diocesi di Chartres:
- Michel-Louis Brulard.
Diocesi di Bourges:
- Charles-René Collas du Bignon.
Diocesi di Poitiers:
- Jacques-Morelle Dupas.
Diocesi di Saint-Dié:
- Jean-Baptiste Munestrel.
Tra essi figurano sacerdoti secolari, canonici, parroci, direttori di seminario
e vicari, ma anche religiosi appartenenti a numerosi ordini e congregazioni:
carmelitani scalzi, cappuccini, certosini, cistercensi, trappisti, benedettini,
domenicani, gesuiti, sulpiziani, lasalliani e canonici regolari.
La presenza di uomini tanto diversi per età, origine, formazione e appartenenza
religiosa costituisce uno degli elementi più significativi della vicenda. La
persecuzione riunì in una stessa condizione persone che, in precedenza, avevano
esercitato ministeri e vissuto vocazioni molto differenti.
La testimonianza dei superstiti
I superstiti ebbero un ruolo decisivo nella conservazione della memoria dei deportati. Liberati nel 1795, poterono raccontare le condizioni della prigionia e fornire informazioni sulle persone morte durante i mesi precedenti.
La memoria dei pontoni non nacque quindi soltanto da una tradizione devozionale successiva, ma anche dalle testimonianze di coloro che avevano condiviso direttamente la prigionia. Nel tempo queste testimonianze furono utilizzate per ricostruire le vicende individuali dei deportati.
Una parte importante della ricerca storica moderna è rappresentata dallo studio
di Yves Blomme, Les prêtres déportés sur les pontons de Rochefort, pubblicato
nel 1994, opera specificamente dedicata alla deportazione e corredata da
bibliografia.
La causa di beatificazione
La fama di martirio dei deportati rimase viva per generazioni. La causa dei 64 Servi di Dio fu avviata a La Rochelle nel 1932. Il procedimento raccolse documentazione sulle loro vite, sulle circostanze della deportazione e soprattutto sulla morte.
Dopo la verifica della validità del processo e l'esame della Positio, la causa giunse alla fase romana. Il 29 gennaio 1994 i consultori teologi riconobbero il carattere martiriale della morte dei Servi di Dio. Successivamente la Congregazione delle Cause dei Santi esaminò la questione e il 2 luglio 1994 venne promulgato il decreto sul martirio.
Il riconoscimento fu quindi seguito dalla beatificazione.
La beatificazione del 1995
Il 1° ottobre 1995, in piazza San Pietro a Roma, Giovanni Paolo II proclamò beati Jean-Baptiste Souzy e i suoi 63 compagni. La formula di beatificazione fissò anche la loro memoria liturgica comune al 18 agosto. La lettera apostolica Iustorum autem documenta formalmente il riconoscimento e stabilisce la celebrazione annuale dei nuovi Beati.
Nella stessa celebrazione furono beatificati anche altri gruppi di martiri della Rivoluzione francese e della persecuzione religiosa in Spagna. Nell'elenco ufficiale delle beatificazioni di Giovanni Paolo II, Jean-Baptiste Souzy e i 63 compagni figurano con la memoria del 18 agosto.
Il riconoscimento del 1995 non significa che tutti i 547 morti siano stati
formalmente beatificati. La beatificazione riguarda esclusivamente Souzy e i 63
compagni della causa. Tuttavia la memoria liturgica e il pellegrinaggio di
Rochefort conservano il ricordo dell'intera comunità dei deportati morti
durante quella tragedia.
La memoria dell'Île Madame
L'Île Madame è diventata il principale luogo di memoria dei deportati. Qui furono sepolti numerosi sacerdoti e religiosi morti dopo lo sbarco. La grande croce di ciottoli costruita sul luogo delle sepolture è diventata il simbolo del pellegrinaggio.
Il pellegrinaggio diocesano, iniziato nel 1910, si svolge tradizionalmente nel mese di agosto e conserva una forte dimensione storica oltre che religiosa. I pellegrini raggiungono l'isola e depongono un ciottolo sulla croce, perpetuando una memoria collettiva legata alla sofferenza e alla morte dei deportati.
Ancora nel 2026 il diocesi di La Rochelle continua a organizzare il
pellegrinaggio all'Île Madame, segno della persistente importanza di questo
luogo nella memoria ecclesiale e storica della regione.
Autore: Giampietro
Cattini
La Rivoluzione Francese ebbe grande peso nella formazione politica, morale e sociale dell’epoca moderna, ma come tutte le rivoluzioni, che in qualche modo presuppongono un capovolgimento violento delle classi al potere con i rivoltosi, lasciò dietro di sé un lago di sangue, morti ingiuste, delitti e violenze.
E la Chiesa Cattolica che in ogni rivoluzione avvenuta nel mondo, sin dalle sue origini, ha dovuto pagare un tributo di sangue, anche in questa ebbe innumerevoli martiri, morti per il solo fatto di essere religiosi.
L’Assemblea Costituente nel 1789, dopo aver confiscato tutti i beni ecclesiastici e soppresso gli Istituti religiosi, decretò la Costituzione Civile del, Clero, per cui vescovi e parroci, dovevano essere eletti con il voto popolare e imponendo al clero il giuramento di adesione alla Costituzione stessa; ci fu chi aderì (clero giurato) e chi non lo volle fare (clero “refrattario”).
L’Assemblea Legislativa andata al potere, infierì contro il clero ‘refrattario’ giungendo nel 1792 a massacrarne 300, fra vescovi e sacerdoti.
Seguì al potere la Convenzione Nazionale, che emise contro il clero ‘refrattario’ dei decreti di deportazione, per cui bisognava presentarsi spontaneamente pena la morte, furono così colpiti 2412 sacerdoti e religiosi, deportati in tre zone della Francia, 829 a La Rochelle (Rochefort), 76 a Nantes-Brest e 1494 a Bandeau-Blayc.
I deprtati di Rochefort, dei quali parliamo in questa scheda, appartenenti a 35 diocesi, affrontarono per la fede i crudeli trattamenti ordinati dalla Convenzione, che voleva disfarsi clandestinamente della loro opposizione. Ma la fermezza nella fede dimostrata dai deportati, li rese intrepidi testimoni di Cristo, confermandoli fedeli figli della Chiesa.
Nella primavera 1794, gli 829 sacerdoti e religiosi furono imbarcati su due vecchie navi (pontoni), che rimasero ancorate nella foce del fiume Charente, di fronte all’isola di Aix.
Ammucchiati di notte in uno strettissimo interp0onte, vissero un vero inferno di sofferenze, che furono appesantite dalla cattiveria dell’equipaggio che, ogni mattina, “affumicava” i poveri prigionieri con il fumo di catrame.
I miseri detenuti, costretti a vivere numerosi in così poco spazio, subirono sofferenze e stenti indicibili, senza alcuna assistenza sanitaria e molti di loro erano anziani ed ammalati.
Dopo cinque mesi di quella invivibile detenzione, si contarono ben 547 morti, fra i quali il canonico Jean-Baptiste Souzy, che nel marzo 1794 aveva ricevuto dal vescovo di La Rochelle la sua delega per l’assistenza ai suoi compagni deportati, prima per il disagevole viaggio poi per la prigionia, come molti altri confratelli, fu sepolto nella sabbia dell’isola Madame.
Con la testimonianza dei 282 sopravvissuti, liberati nel febbraio 1795, si poterono raccogliere notizie più o meno complete sul martirio di tutti questi sacerdoti diocesani e religiosi; nel 1932 fu istruito a La Rochelle il processo ordinario per la beatificazione di 64 martiri, dei quali si era potuto reperire una documentazione sufficiente sulla loro morte.
Il 2 luglio 1994 fu riconosciuto il loro martirio, ciò ha permesso la loro beatificazione a Roma il 1° ottobre 1995, da parte di papa Giovanni Paolo II. Ma nella cerimonia di beatificazione furono commemorati tutti i 547 deportati morti a Rochefort, gli eroici “Martiri dei Pontoni” del 1794.
Sulla spiaggia dell’Isola Madame, nell’estuario del fiume Charente, i
pellegrini hanno deposto una croce di ciottoli, sul luogo ove furono sepolti
molti martiri, indicando simbolicamente la loro tomba.
Si riportano di seguito i 64 nomi, con la qualifica e le date di nascita e
morte; nati e vissuti in città e diocesi diverse, morirono tutti nella zona di
Rochefort, accomunati nella fedeltà a Cristo, vittime della Rivoluzione
Francese; a parte la celebrazione singola per ognuno nel giorno della morte, tutti
insieme vengono ricordati il 18 agosto.
91351 - Jean-Baptiste
Souzy – sacerdote, vicario episcopale della deportazione (24/3/1732 -
27/8/1794)
- Antoine Bannassat – parroco (20/5/1729 - 18/8/1794)
- Jean-Baptiste di Bruxelles – canonico (12/9/1734 - 18/7/1794)
- Florent Dumontet de Cardaillac – vicario generale di Castres (8/2/1749 - 5/9/1794)
- Jean-Baptiste Duverneuil – carmelitano (1737 - 1/7/1794)
- Pierre Gabilhaud – parroco (luglio 1747 - 13/8/1794)
- Louis-Wulphy Huppy – sacerdote (1/4/1767 - 29/8/1794)
- Pierre Jarrige de La Morelie de Puyredon – canonico (19/4/1737 - 12/8/1794)
- Barthélémy Jarrige de La Morelie de Blars – religioso cluniacense (18/3/1753 - 13/7/1794)
- Jean-François Jarrige de La Morelie de Breuil – canonico (11/1/1752) - 31/7/1794)
61080 - Joseph Juge de Saint-Martin – sulpiziano, direttore di seminario (14/6/1739 - 7/7/1794)
- Marcel-Gaucher Labiche de Reignefort – compagnia missionaria (3/11/1751 - 26/7/1794)
- Pierre-Yrieix Labrouche de Labordaire – canonico (24/5/1756 - 1/7/1794)
- Claude-Barnabé Laurent de Mascloux – canonico (11/6/1735 - 7/9/1794)
- Jacques Lombardie - parroco (1/12/1737 - 22/7/1794)
- Joseph Marchandon – parroco (21/8/1745 - 22/9/1794)
- François d’Oudinot de La Boissiere – canonico (3/9/1746 - 7/9/1794)
- Raymond Petiniaud de Jourgnac – vicario episcopale (3/1/1747 - 26/6/1794)
- Jacques Retauret – carmelitano (15/9/1746 - 26/8/1794)
93144 - Paul-Jean Charles – cistercense (29/9/1743 - 25/8/1794)
93142 - Augustin-Joseph Desgardin – cistercense (21/12/1750 - 6/7/1794)
91889 - Pierre-Sulpice-Christophe Faverge – lasalliano (25/7/1745 - 12/9/1794)
93223 - Joseph Imbert – gesuita (1719 - 9/6/1794)
- Claude-Joseph Jouffret de Bonnefont – sulpiziano, direttore di seminario (23/12/1752 - 10/8/1794)
- Claude Laplace – vice direttore tribunale vescovile (15/11/1725 - 14/9/1794)
- Noël-Hilaire Le Conte – canonico cattedrale di Bourges (3/10/1765 - 17/8/1794)
- Pierre-Joseph Legroing de La Romagére – canonico (28/6/1752 - 26/7/1794)
93139 - Jean-Baptiste-Xavier Loir – frate cappuccino († 19/5/1794)
92948 - Jean Mopinot – lasalliano (12/12/1724 - 21/5/1794)
- Philippe Papon – parroco (5/10/1744 - 17/6/1794)
- Nicolas Savouret – consigliere delle clarisse (27/2/1733 - 16/7/1794)
55544 - Jean-Baptiste Vernoy de Mont-Journal – canonico (17/11/1736 - 1/6/1794)
- Louis-Armand-Joseph Adam – sacerdote (19/12/1741 - 13/7/1794)
- Charles-Antoine-Nicolas Angel – religioso dell’Immacolata Concezione (11/10/1763 - 29/7/1794)
- Claude Beguignot – certosino (19/9/1736 - 16/7/1794)
93140 - Jean Bourdon – frate cappuccino (3/4/1747 - 23/8/1794)
- Louis-François Lebrun – benedettino (4/4/1744 - 20/8/1794)
- Michel-Bernard Marchand – sacerdote (28/9/1749 - 15/7/1794)
- Pierre-Michel Noel – sacerdote (23/2/1754 - 5/8/1794)
- Gervais-Protais Brunel – cistercense trappista (18/6/1744 - 20/8/1794)
93141 - François François – frate cappuccino (17/1/1749 - 10/8/1794)
- Jacques Gagnot – carmelitano (9/2/1753 - 10/9/1794)
93168 - Jean-Baptiste Guillaume – lasalliano (1/2/1755 - 27/8/1794)
- Jean-Georges Rhem - domenicano (21/4/1752 - 11/8/1794)
- Claude Richard – benedettino (19/5/1741 - 9/8/1794)
- Jean Hunot – canonico (21/9/1742 - 7/10/1794)
- Sébastien-Loup Hunot - canonico (7/8/1745 - 17/11/1794)
- François Hunot – canonico (12/2/1753 - 6/10/1794)
- Georges Edme Rene – sacerdote (16/11/1748 - 2/10/1794)
- Lazare Tiersot - certosino (29/3/1733 - 10/8/1794)
- Scipion Jérome Brigeat Lambert – decano capitolo cattedrale (9/6/1733 - 4/9/1794)
93224 - Jean-Nicolas Cordier – gesuita, professore (3/12/1710 - 30/9/1794)
- Charles-Arnould Hanus – parroco e decano (18/10/1723 - 28/8/1794)
- Nicolas Tabouillot – parroco (16/2/1745 - 23/2/1795)
- Antoine, detto Constant, Auriel – vicario (19/4/1764 - 16/6/1794)
- Elie Leymarie de Laroche – priore (8/1/1758 - 22/8/1794)
69880 - François Mayaudon – canonico (2/5/1739 - 11/9/1794)
- Claude Dumonet – sacerdote, professore di collegio (2/2/1747 - 13/9/1794)
- Jean-Baptiste Laborie du Vivier – canonico (19/9/1734 - 27/9/1794)
93213 - Gabriel Pergaud – canonico regolare di s. Agostino, priore – (29/10/1752 - 21/7/1794)
91355 - Michel-Louis Brulard – carmelitano scalzo (11/6/1758 - 25/7/1794)
- Charles-René Collas du Bignon – sulpiziano, superiore seminario (25/8/1743 - 3/6/1794)
- Jacques-Morelle Dupas – vicario (10/11/1754 - 21/6/1794)
- Jean-Baptiste Munestrel – canonico (5/12/1748 - 16/8/1794)
Autore: Antonio Borrelli
SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/92979
Antoine Banassat 1729 – 1794 : https://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche?num_dept=12567
Blessed Martyrs of the
Rochefort : https://web.archive.org/web/20170903053400/http://www.lasalle.org/en/who-are-we/lasallian-holiness/blessed-martyrs-of-the-rochefort/
~ Martyrs during the French Revolution [5] ~ († 1792-1799) : http://newsaints.faithweb.com/martyrs/MFR05.htm
Jean-Baptiste Souzy e 63 compagni († 1794) : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/jean-baptiste-souzy-e-63-compagni.html