mardi 2 février 2016

Saint NICOLA da LONGOBARDI (GIOVANNI BATTISTA SAGGIO), religieux de l'Ordre des Minimes et mystique

Riproduzione dell'Immagine di San Nicola Saggio esposta a Campora San Giovanni in occasione della sua canonizzazione e festa patronale di San Francesco di Paola


Religieux de l’Ordre des Minimes (+ 1709)

Décret du 3 avril 2014 relatif aux miracles attribués à l'intercession du bienheureux Nicola da Longobardi, (Giovanni Battista Clemente Saggio 1650 - 1709), minime italien.

Le 12 juin 2014 s'est tenu un consistoire ordinaire public pour sa canonisation.

- Dimanche 23 novembre 2014, messe de canonisation de six nouveaux saints, quatre Italiens et deux Indiens.

Né à Longobardi en 1619, Jean-Baptiste, fils de paysans, il travaille dans les champs, ses parents n'ayant pas les moyens de payer ses études. Il passait des journées entières en prière et fréquentait souvent l'église. Malgré l'opposition de ses parents, il rejoint les minimes franciscains au monastère de Paola, prenant le nom de Nicolas. Il passe sa vie dans l'ombre et l'humilité, mais sa piété le rendit célèbre auprès de ses frères et ses miracles auprès de toute l'Italie. La renommée de sa sainteté s'étend, il est appelé à Rome. Ses reliques sont vénérées à Rome dans l'église Saint François de Paule. Béatifié en 1786 par le pape Pie VI.

À Rome, en 1640, le bienheureux Nicolas Saggio da Longobardi, religieux de l’Ordre des Minimes, qui remplit humblement et saintement la fonction de portier de son couvent.

Martyrologe romain

SOURCE : http://nominis.cef.fr/contenus/saint/11408/Bienheureux-Nicolas-Saggio-de-Longobardi.html


 - GIOVANNI ANTONIO FARINA

- KURIAKOSE ELIAS CHAVARA DE LA SAINTE-FAMILLE

- LUDOVICO DA CASORIA

- NICOLA DA LONGOBARDI

- EUPHRASIE ELUVATHINGAL DU SACRÉ-CŒUR

- AMATO RONCONI

HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

Solennité du Christ Roi

Place Saint-Pierre

Dimanche 23 novembre 2014

La liturgie d’aujourd’hui nous invite à fixer le regard sur Jésus comme Roi de l’Univers. La belle prière de la Préface nous rappelle que son royaume est « royaume de vérité et de vie, royaume de sainteté et de grâce, royaume de justice, d’amour et de paix ». Les lectures que nous avons entendues nous montrent comment Jésus a réalisé son royaume, comment il le réalise au long de l’histoire, et ce qu’il attend de nous.

Avant tout, comment Jésus a réalisé son royaume : il l’a fait par la proximité et la tendresse envers nous. Il est le Pasteur, dont nous a parlé le prophète Ezéchiel dans la première lecture (cf. 34, 11-12.15-17). Tout ce passage est tissé de verbes qui indiquent l’attention et l’amour du Pasteur envers son troupeau: chercher, passer en revue, rassembler de la dispersion, conduire au pâturage, faire reposer, chercher la brebis perdue, reconduire celle qui est égarée, panser celle qui est blessée, soigner celle qui est malade, prendre soin, paître. Toutes ces attitudes sont devenues réalités en Jésus Christ : Il est vraiment le « grand Pasteur des brebis et le gardien de nos âmes » (cf. He 13, 20 ; 1 P 2, 25).

Et nous qui dans l’Église sommes appelés à être pasteurs, nous ne pouvons pas nous éloigner de ce modèle, si nous ne voulons pas devenir des mercenaires. A cet égard, le peuple de Dieu possède un flair infaillible pour reconnaître les bons pasteurs et les distinguer des mercenaires.

Après sa victoire, c’est-à-dire après sa Résurrection, comment Jésus accomplit-il son royaume ? L’apôtre Paul, dans la Première Lettre aux Corinthiens, dit : « C’est lui en effet qui doit régner jusqu’au jour où il aura mis sous ses pieds tous ses ennemis » (15, 25). C’est le Père qui peu à peu soumet tout au Fils, et en même temps le Fils soumet tout au Père. Jésus n’est pas un roi à la manière de ce monde: pour Lui régner n’est pas commander, mais obéir au Père, s’en remettre à Lui, pour que s’accomplisse son dessein d’amour et de salut. Ainsi, il y a pleine réciprocité entre le Père et le Fils. Le temps du royaume du Christ est ce long temps où tout est soumis au Fils et où tout est remis au Père. « Le dernier ennemi détruit, c’est la Mort » (1 Co 15, 26). Et à la fin, quand tout aura été remis sous la royauté de Jésus, et quand tout, y compris Jésus lui- même, aura été soumis au Père, Dieu sera tout en tous (cf. 1 Cor 15, 28).

L’Évangile nous dit ce que le royaume de Jésus attend de nous : il nous rappelle que la proximité et la tendresse doivent être aussi notre règle de vie, et que c’est sur cela que nous serons jugés. Cela sera le protocole de notre jugement. C’est la grande parabole du Jugement dernier de Matthieu 25. Le Roi dit : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde. Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli, nu et vous m’avez vêtu, malade et vous m’avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir » (25, 34-36). Alors les justes lui répondront : « Seigneur, quand est-ce que nous avons fait tout cela ? » Et il répondra : « En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40).

Le salut ne commence pas par la confession de la royauté du Christ, mais par l’imitation des œuvres de miséricorde par lesquelles il a réalisé son Royaume. Celui qui les accomplit montre qu’il a accueilli la royauté de Jésus, car il a fait place dans son cœur à la charité de Dieu. Au soir de la vie nous serons jugés sur l’amour, sur la proximité et sur la tendresse envers nos frères. De cela dépendra notre entrée ou non dans le royaume de Dieu, notre position d’un côté ou de l’autre. Jésus, par sa victoire, nous a ouvert son royaume, mais il revient à chacun de nous d’y entrer, déjà à partir de cette vie, en nous faisant concrètement proches du frère qui demande du pain, un vêtement, un accueil, de la solidarité…. Et si vraiment nous aimons ce frère ou cette sœur, nous serons poussés à partager avec lui ou avec elle ce que nous avons de plus précieux, c’est-à-dire Jésus lui-même et son Évangile !

Aujourd’hui, l’Église nous donne pour modèle les nouveaux saints qui, par leurs œuvres de dévouement généreux à Dieu et à nos frères, ont servi le royaume de Dieu chacun dans leur domaine, et en sont devenus héritiers. Chacun d’eux a répondu avec une créativité extraordinaire au commandement de l’amour de Dieu et du prochain. Ils se sont dédiés sans compter au service des derniers, en assistant les indigents, les malades, les personnes âgées, les pèlerins. Leur prédilection pour les petits et les pauvres était le reflet et la mesure de leur amour inconditionnel pour Dieu. En effet, ils ont cherché et découvert la charité dans la relation forte et personnelle avec Dieu, de laquelle se dégage le véritable amour pour le prochain. C’est pourquoi, à l’heure du jugement, ils ont entendu cette douce invitation : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume qui vous a été préparé depuis la fondation du monde » (Mt 25, 34).

Par le rite de canonisation, nous avons encore une fois confessé le mystère du royaume de Dieu et honoré le Christ Roi, Pasteur plein d’amour pour son troupeau. Que les nouveaux saints, par leur exemple et leur intercession, fassent grandir en nous la joie de cheminer sur la voie de l’Évangile, la décision de le prendre comme la boussole de notre vie. Marchons sur leurs traces, imitons leur foi et leur charité, pour que notre espérance aussi se revête d’immortalité. Ne nous laissons pas distraire par d’autres intérêts terrestres et passagers. Et que notre Mère, Marie, Reine de tous les Saints, nous guide vers le royaume des Cieux.

Copyright © Dicastère pour la Communication

Le Saint-Siège

SOURCE : https://www.vatican.va/content/francesco/fr/homilies/2014/documents/papa-francesco_20141123_omelia-canonizzazione.html

Nicolas de Longobardi

Religieux oblat minime, Bienheureux

1649-1709

Longobardi, lieu de la Calabre citérieure dans le royaume de Naples, fut la patrie du bienheureux Nicolas. Il y naquit le 6 janvier 1649, et eut pour parents Fulvio Saggio et Aurélie Pizzini, pauvres journaliers, remplis de crainte de Dieu. Il était l'aîné de trois garçons, et reçut au baptême le nom de Jean-Baptiste. Sou éducation fut entièrement négligée sous le rapport des sciences humaines, mais ses vertueux parents s'appliquèrent avec grand soin à lui inspirer les sentiments de foi et de piété, dont ils étaient eux-mêmes animés. Dieu bénit leurs efforts ; ils eurent la consolation de voir leur fils marcher, dès ses jeunes années, dans la voie qu'ils lui avaient tracée encore plus par leurs exemples que par leurs discours.

Quoique pauvre, Jean-Baptiste avait l'air distingué, un extérieur agréable et un caractère heureux qui le rendait aimable à tout le monde. Son attrait pour la prière se manifesta dès ses premières années. Il remplissait avec exactitude ses devoirs de religion, et assistait tous les jours à la messe. Aussitôt qu'il fut en âge de travailler, ses parents l'employèrent au labourage dont ils s'occupaient eux-mêmes. Doué d'une grande activité, il se levait le matin avant toute sa famille, était toujours le premier à l'ouvrage et le dernier à le quitter. Mais s'il montrait de l'ardeur pour le travail, il en avait encore davantage pour parvenir à la perfection. Sa coutume était d'approcher tous les dimanches du tribunal de la pénitence, et de passer dans les églises la majeure partie des jours où il ne travaillait pas. Il marchait ordinairement, k chapelet à la main, et son extérieur grave et modeste prouvait à tous combien il était éloigné de la légèreté de son âge.

Le vertueux jeune homme avait une inclination décidée pour la solitude et un grand désir de se donner entièrement à Dieu ; il prit le parti d'embrasser l'état religieux, et se décida pour l'ordre des Minimes. Ayant obtenu l'agrément de ses parents, qui le virent avec joie se consacrer au service du Seigneur, il alla se présenter au Père provincial de la Calabre, qui, ayant examiné les motifs de sa vocation, le reçut aussitôt, et l'envoya commencer son noviciat au couvent de Paule, lieu célèbre par la naissance du saint fondateur de l'ordre qu'il avait choisi. Ce temps d'épreuve ne fut pas pénible pour cette âme innocente, déjà accoutumée à la mortification des sens et au recueillement intérieur. Jean-Baptiste se forma facilement à toutes les pratiques de l'état religieux. On remarquait surtout en lui le soin qu'il avait de joindre aux travaux manuels l'esprit d'oraison et sa soumission parfaite à ses supérieurs, son amour pour la pénitence et la mortification, en un mot toutes les vertus qui font les Saints. Aussi devint-il l'objet de l'admiration de la communauté qui l'admit volontiers lorsqu'il fut proposé pour la profession.

Ce fut à l'âge de vingt-un ans que frère Nicolas, c'est le nom qu'il reçut alors, se lia au Seigneur par les vœux de religion. Il fit son sacrifice avec une grande joie et montra par la satisfaction qu'il témoigna, combien il s'estimait heureux d'avoir choisi le Seigneur pour son partage. Ce sacrifice ne paraissait pas sans doute considérable aux yeux du monde, qu'avait eu effet à quitter un pauvre paysan condamné depuis ses premières années au travail et à la fatigue. Mais Dieu, juste appréciateur du mérite de la valeur de chaque œuvre, vit avec quelle générosité ce vertueux jeune homme s'offrait à lui et renonçait à sa liberté ; aussi se plut-il à le récompenser dès cette vie, en le comblant de ses grâces les plus signalées. Frère Nicolas, nouveau profès, ne perdit rien de la ferveur de son noviciat. Envoyé au bout de deux ans au couvent de Saint-Marc, pour y remplir les offices de cuisinier et de jardinier, il s'acquitta de ces emplois avec la plus grande exactitude. Aucun des moments que ses travaux lui laissaient libres n'était perdu pour sa piété, car il se retirait alors dans un des endroits les moins fréquentés de la maison, ou dans un coin du jardin, pour s'y livrer avec plus de liberté à la prière et à la contemplation.

Mais quoique ce saint religieux eût un grand attrait pour la vie intérieure, il ne négligeait pas néanmoins les devoirs extérieurs qui lui étaient imposés. Plein de respect pour ses supérieurs, il s'empressait d'exécuter tous les ordres qu'il en recevait. Sa charité se manifestait surtout lorsqu'il était dans le cas de rendre quelques services aux prêtres, parce que leur caractère sacré lui inspirait pour eux une profonde vénération. Le bon esprit de ce vertueux frère, joint à sa capacité, déterminèrent les supérieurs à lui donner plusieurs emplois de confiance, qui avaient pour objet le temporel des couvents. Ces emplois l'obligeaient de s'occuper en même temps de plusieurs affaires différentes ; mais quelque multipliées qu'elles fussent, jamais elles ne lui causaient ni embarras, ni impatiences ; il conservait la paix de son âme comme s'il avait été entièrement libre de toute occupation.

Le désir de visiter les monuments de la foi que renferme Rome portait frère Nicolas vers la capitale du monde chrétien. Ses supérieurs répondirent à son vœu, et l'envoyèrent au couvent de Saint-François-de-Paule-du-Mont, occupé par les religieux minimes calabrais, et dont l'église est paroissiale. On le donna pour compagnon au Père qui était curé de cette paroisse. Ce fut dans cet emploi qu'il montra tout ce que peut faire une ardente charité. Il s'assura d'abord d'une manière exacte du nombre des pauvres du quartier, et s'appliqua ensuite à pourvoir à leurs besoins. Il savait, par sa pieuse industrie, créer des ressources pour les soulager. Il visitait les malades et les infirmes ; mais sa sollicitude ne se bornait pas à secourir les misères corporelles, elle s'étendait aux pécheurs qu'il aidait à sortir du bourbier des vices et à entrer dans le chemin de la vertu. Après quatre ans passés dans cet emploi, frère Nicolas devint portier du couvent à la place d'un vertueux religieux dont il s'efforça d'imiter la conduite. On était surtout édifié de son humilité, de sa douceur et de sa charité. Ce qui n'édifiait pas moins, c'était de voir que, malgré les sujets continuels de distraction que lui devaient donner des occupations aussi continuelles, il ne perdait rien du recueillement habituel dans lequel il vivait.

Ses supérieurs, qui n'avaient que des sujets de satisfaction d'une conduite si régulière, permirent volontiers au serviteur de Dieu de faire le voyage de Lorette. Il revint de ce célèbre sanctuaire animé d'une nouvelle ferveur. Aussi disait-on que si frère Nicolas était déjà un bon religieux en partant pour son pèlerinage, il paraissait être un Saint depuis qu'il en était de retour. Dirigé par un Père de son ordre très expérimenté dans la conduite des âmes, il fit de nouveaux progrès dans la voie de la perfection. Ses austérités devinrent plus rigoureuses, sou silence plus exact, sa dévotion plus remarquable. Il visitait chaque soir les sept églises patriarcales de Rome, sans néanmoins que ses devoirs en souffrissent d'aucune manière.

Une vertu si parfaite ne put rester longtemps ignorée, quelque soin que frère Nicolas prit de la cacher aux hommes. Le bruit de sa sainteté se répandit bientôt dans la ville de Rome, et l'on publiait hautement ses louanges. Le pape Innocent XII, qui régnait alors, se rappelant sans doute ce mot de saint Bernard, qui dit que l'humilité honorée est une vertu bien rare, craignit que tant de marques d'estime ne lui fussent nuisibles, et de concert avec les supérieurs des Minimes, il le fit retourner en Calabre, au bout de douze ans de séjour dans la capitale du inonde chrétien. On l'envoya au couvent de Longobardi, son pays natal, afin qu'il présidât à la construction d'une église qui manquait à cette maison. L'attente de ses supérieurs ne fut pas trompée ; le saint religieux, par les quêtes qu'il fit, les travaux auxquels il se livra, et les prodiges qu'il opéra, réussit à élever un nouveau temple au Seigneur.

Le serviteur de Dieu, ayant heureusement terminé la pieuse entreprise dont il était chargé, fut rappelé à Rome par ses supérieurs. Il y devint bientôt encore l'objet de la vénération générale. Les ecclésiastiques du plus haut rang, et les séculiers les plus distingués par leur naissance, venaient le voir et traiter avec lui des affaires de leur conscience. Il leur inspirait une confiance entière, parce qu'ils savaient qu'il était rempli de l'esprit de Dieu. En effet, cet humble frère parlait des choses divines d'une manière à étonner les professeurs de théologie eux-mêmes. Comblé des grâces les plus précieuses, on le trouvait souvent eu extase, malgré tout le soin qu'il prenait de cacher ces faveurs célestes ; mais ce n'étaient peut-être pas ces dons éclatants qu'on avait le plus à admirer eu lui, c'étaient les bas sentiments qu'il avait de sa personne ; à l'entendre, il ne faisait aucun bien, et n'était digne que de mépris ; cependant tous ses jours étaient consacrés au service de Dieu et du prochain. Il ne semblait vivre que pour les pauvres, tant sa tendresse pour eux était vive et agissante. Quelque pénitent que fût ce saint religieux, le Seigneur voulut, sans doute pour augmenter ses mérites, le visiter plusieurs fois par la maladie. H avait résisté à sept attaques de pleurésie ; mais la huitième fut le moyen dont Dieu se servit pour l'appeler à lui, afin de récompenser ses vertus. Dès qu'on sut dans Rome que frère Nicolas était en danger, plusieurs grands seigneurs accoururent le visiter, et le pape Clément XI lui envoya sa bénédiction apostolique. Absorbé en Dieu, le saint malade n'était nullement touché des marques d'estime qu'on lui donnait. Après avoir reçu les sacrements de l'Église ct invoqué avec une tendre dévotion les trois personnes de l'adorable Trinité, il termina sa vertueuse carrière, en s'écriant deux fois : Paradis ! Paradis ! Il mourut à l'âge de 60 ans, le 3 février 1709. Son corps demeura froid et flexible et ne répandit aucune mauvaise odeur. Le pape Pic VI mit Nicolas au nombre des bienheureux, le 12 septembre 1786.

SOURCE : Alban Butler : Vie des Pères, Martyrs et autres principaux Saints… – Traduction : Jean-François Godescard.

SOURCE : http://alexandrina.balasar.free.fr/nicola_de_longobardi.htm

Nicola de Longobardi

Religieux oblat minime, Saint

(1649-1709)

Giovanni Battista Clemente Saggio, en religion Nicolas de Longobardi,  naquit le 6 janvier 1649 ou 1650 à Longobardi, commune du Royaume de Naples, en Calabre. Il était le fils de Fulvio Saggion et d'Aurelia Pizzini. Son père fermier et sa mère fileuse, étaient de pauvres journaliers très chrétiens. Aîné de cinq enfants, Giovanni ne put recevoir qu'une éducation très limitée dans les sciences humaines, mais ses parents s'appliquaient à inspirer à leurs enfants, donc à leur aîné, les vifs sentiments de foi et de piété dont ils étaient eux-mêmes animés. Giovanni apprit à lire et à écrire chez les frères Minimes, des franciscains chez qui il découvrit sa future vocation religieuse. Le 3 mai 1668, il devint tertiaire chez les Frères Minimes.

Bien qu'appartenant à un milieu pauvre, Giovanni bénéficiait d'un extérieur très distingué auquel s'ajoutait son caractère heureux qui le rendait aimable à tout le monde. Pourtant, son attrait pour la prière se manifesta dès son jeune âge, et dès qu'il le put, il assista tous les jours à la messe. Dès qu'il fut en âge de travailler, ses parents l'employèrent comme laboureur et jardinier. Très actif, il se levait le matin avant toute sa famille, pour être le premier à l'ouvrage et le dernier à le quitter. Mais intérieurement, il était toujours uni à Dieu.

Devenu tertiaire chez les Minimes, Giovanni continua son travail de paysan pour aider ses parents.  Très gai et très serviable, il s'attirait la sympathie de ses amis paysans. Cependant, quand il eut 20 ans, il voulut se faire religieux et entrer chez les Minimes. Sa famille d'abord réticente car son départ allait créer des problèmes dans la famille, accepta finalement. Et Giovanni entra au noviciat. Quand il fit sa profession religieuse, il prit le nom de Nicolas, suivi du nom de son village de naissance, Longobardi. Nicolas de Longobardi fut d'abord assigné aux tâches matérielles de son couvent de Longobardi: cuisine, infirmerie, potager. Puis il fut envoyé au couvent de San Marco Argentano, à celui de Montaldo Uffugo, au couvent de Cosenza et enfin à celui de Spezzano della Sila. Partout où il passait, Giovanni, Frère Nicolas de Longobardi se faisait remarquer comme catéchiste.

En 1677, il fut appelé au couvent Saint François de Paule, à Rome, par le provincial qui le choisit comme secrétaire lors de la visite canonique. En mai 1679, il fut nommé portier de ce couvent où sa réputation de catéchiste s'accrut, notamment auprès des familles des environs et chez ses frères de l'Ordre. En 1683, au cours d'un pèlerinage à Notre-Dame de Lorette, il demanda l'intercession de la Vierge Marie pour la libération de Vienne assiégée pour la 2e fois par les Turcs. Vienne fut libérée grâce à l'intervention des troupes polonaises de Jean III Sobieski. Dès lors, Fra Nicolas décida d'orienter encore plus sa vie vers les conseils évangéliques. Il fit aussi des expériences mystiques orientées vers la contemplation du mystère de la Très Sainte Trinité.

En 1694, Fra Nicolas dut retourner à Longobardi pour aider à restaurer le couvent, s'attirant ainsi l'estime de la famille des princes Colonna qui protégeait le couvent. De retour au couvent Saint François de Paule à Rome, il en devint le sacristain. Cependant, le Frère Nicolas s'occupait aussi des indigents; il visitait régulièrement les sept basiliques de Rome et catéchisait. Et ses expériences mystiques se poursuivaient, dont celle de la transverbération, et celle où il reçut un anneau mystique ou alliance,  comme sainte Thérèse d'Avila, ou Catherine de Sienne.

L'année 1709 fut, pour l'Europe, une année de grandes famines à cause d'un hiver exceptionnellement froid. Frère Nicolas s'offrit alors en victime car Rome était menacée de saccages. Il participa à des veillées de prières et d'adoration. Mais il dut bientôt s'aliter à cause d'une inflammation pulmonaire. Et sa chambre devint un véritable lieu de pèlerinage de la part de gens de toutes les conditions, des pauvres, des riches, des nobles et des humbles, des confrères et même des prélats. Il reçut le Sacrement des malades le 2 février 1709 et mourut le lendemain en s'exclamant: "Paradis, Paradis!" Il avait cinquante-neuf ans.

Frère Nicolas de Longobardi fut béatifié par le pape Pie VI le 17 septembre 1789, et canonisé par le pape François, le 23 novembre 2014. Sa fête est, selon les lieux, le 2 ou le 12 février.

Paulette Leblanc

SOURCE : http://nova.evangelisation.free.fr/leblanc_nicola_de_longobardi.htm

Medaglione raffigurante il beato Nicola Saggio da Longobardi.

Nicola Saggio ; San Francesco di Paola (Milazzo) - Main altar


Saint Giovanni Battista Clemente Saggio

Also known as

Nicola da Longobardi

Nicholas of the Longobards

Memorial

2 February

Profile

Born to a poor peasant family, Giovanni was a clever boy who enjoyed study, but had to work the fields with his father instead of going to school. He was a pious child, and would spend whole days in prayer in a local Minim church. At 20, against his family’s wishes (legend says that he was struck blind when his mother objected, and only recovered his sight when she agreed to let him follow his vocation), he became an Oblate friar of the Order of the Minims, taking the name Nicola. Miracle worker.

Born

6 January 1650 in LongobardiCosenzaItaly as Giovanni Battista Clemente Saggio

legend says that a light shown down on the house at the moment of his birth

Died

2 February 1709 in RomeItaly of natural causes

he had previously predicted the date and time of his death

Beatified

17 September 1786 by Pope Pius VI

Canonized

23 November 2014 by Pope Francis

canonization celebrated in Saint Peter’s Square, Vatican City, RomeItaly

Patronage

LongobardiItaly

Additional Information

Saints of the Day, by Katherine Rabenstein

books

Our Sunday Visitor’s Encyclopedia of Saints

other sites in english

Hagiography Circle

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sitios en español

Federacion de Monjas Minimas

Martirologio Romano2001 edición

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fonti in italiano

Dicastero delle Cause dei Santi

San Nicola Saggio

Santi e Beati

Wikipedia

MLA Citation

“Saint Giovanni Battista Clemente Saggio“. CatholicSaints.Info. 17 January 2023. Web. 22 May 2026. <https://catholicsaints.info/saint-giovanni-battista-clemente-saggio/>

SOURCE : https://catholicsaints.info/saint-giovanni-battista-clemente-saggio/

RITE OF CANONIZATION OF BLESSEDS:

- GIOVANNI ANTONIO FARINA

- KURIAKOSE ELIAS CHAVARA OF THE HOLY FAMILY

- LUDOVICO OF CASORIA

- NICOLA OF LONGOBARDI

- EUPHRASIA ELUVATHINGAL OF THE SACRED HEART

- AMATO RONCONI

HOMILY OF POPE FRANCIS

Solemnity of Our Lord Jesus Christ, King of the Universe

Saint Peter's Square

Sunday, 23 November 2014

Today’s liturgy invites us to fix our gaze on Christ, the King of the Universe. The beautiful prayer of the Preface reminds us that his kingdom is “a kingdom of truth and life, a kingdom of holiness and grace, a kingdom of justice, love and peace”. The readings we have listened to show us how Jesus established his kingdom; how he brings it about in history; and what he now asks of us.

First, how Jesus brought about his kingdom: he did so through his closeness and tenderness towards us. He is the Shepherd, of whom the Prophet Ezekiel spoke in the First Reading (cf. 34:11-12, 15-17). These verses are interwoven with verbs which show the care and love that the Shepherd has for his flock: to search, to look over, to gather the dispersed, to lead into pasture, to bring to rest, to seek the lost sheep, to lead back the confused, to bandage the wounded, to heal the sick, to take care of, to pasture. All of these are fulfilled in Jesus Christ: he is truly the “great Shepherd of the sheep and the protector of our souls” (cf. Heb 13:20; 1 Pt 2:25).

Those of us who are called to be pastors in the Church cannot stray from this example, if we do not want to become hirelings. In this regard the People of God have an unerring sense for recognizing good shepherds and in distinguishing them from hirelings.

After his victory, that is after his Resurrection, how has Jesus advanced his kingdom? The Apostle Paul, in the First Letter to the Corinthians, says: “for he must reign until he has put all his enemies under his feet” (15:25). The Father, little by little, subjects all to the Son and, at the same time, the Son subjects all to the Father, including even himself in the end. Jesus is not a King according to earthly ways: for him, to reign is not to command, but to obey the Father, to give himself over to the Father, so that his plan of love and salvation may be brought to fulfilment. In this way there is full reciprocity between the Father and the Son. The period of Christ’s reign is the long period of subjecting everything to the Son and consigning everything to the Father. “The last enemy to be destroyed is death” (1 Cor 15:26). And in the end, when all things will be under the sovereignty of Jesus, and everything, including Jesus himself, will be subjected to the Father, God will be all in all (cf. 1 Cor 15:28).

The Gospel teaches what Jesus’ kingdom requires of us: it reminds us that closeness and tenderness are the rule of life for us also, and that on this basis we will be judged. This is how we will be judged. This is the great parable of the final judgement in Matthew 25. The King says: “Come, O blessed of my Father, inherit the kingdom prepared for you from the foundation of the world; for I was hungry and you gave me food, I was thirsty and you gave me drink, I was a stranger and you welcomed me, I was naked and you clothed me, I was sick and you visited me, I was in prison and you came to me” (25:34-36). The righteous will ask him: when did we do all this? And he will answer them: “Truly, I say to you, as you did it to one of the least of these my brethren, you did it to me” (Mt 25:40).

The starting point of salvation is not the confession of the sovereignty of Christ, but rather the imitation of Jesus’ works of mercy through which he brought about his kingdom. The one who accomplishes these works shows that he has welcomed Christ’s sovereignty, because he has opened his heart to God’s charity. In the twilight of life we will be judged on our love for, closeness to and tenderness towards our brothers and sisters. Upon this will depend our entry into, or exclusion from, the kingdom of God: our belonging to the one side or the other. Through his victory, Jesus has opened to us his kingdom. But it is for us to enter into it, beginning with our life now – his kingdom begins now – by being close in concrete ways to our brothers and sisters who ask for bread, clothing, acceptance, solidarity, catechesis. If we truly love them, we will be willing to share with them what is most precious to us, Jesus himself and his Gospel.

Today the Church places before us the example of these new saints. Each in his or her own way served the kingdom of God, of which they became heirs, precisely through works of generous devotion to God and their brothers and sisters. They responded with extraordinary creativity to the commandment of love of God and neighbour. They dedicated themselves, without holding back, to serving the least and assisting the destitute, sick, elderly and pilgrims. Their preference for the smallest and poorest was the reflection and measure of their unconditional love of God. In fact, they sought and discovered love in a strong and personal relationship with God, from whence springs forth true love for one’s neighbour. In the hour of judgement, therefore, they heard that tender invitation: “Come, O blessed of my Father, inherit the kingdom prepared for you from the foundation of the world” (Mt 25:34).

Through the rite of canonization, we have confessed once again the mystery of God’s kingdom and we have honoured Christ the King, the Shepherd full of love for his sheep. May our new saints, through their witness and intercession, increase within us the joy of walking in the way of the Gospel and our resolve to embrace the Gospel as the compass of our lives. Let us follow in their footsteps, imitating their faith and love, so that our hope too may be clothed in immortality. May we not allow ourselves to be distracted by other earthly and fleeting interests. And may Mary, our Mother and Queen of all Saints, guide us on the way to the kingdom of heaven.

Copyright © Dicastery for Communication

The Holy See

SOURCE : https://www.vatican.va/content/francesco/en/homilies/2014/documents/papa-francesco_20141123_omelia-canonizzazione.html

Saints of the Day – Nicholas Saggio, Order of Minims

Article

Born in Longobardi, Calabria, Italy; died 1709; beatified by Pius VI. Born of poor parents, Nicholas became a lay brother in the Order of Minims of Saint Francis of Paola (Benedictines).

MLA Citation

Katherine I Rabenstein. Saints of the Day1998. CatholicSaints.Info. 27 April 2022. Web. 22 May 2026. <https://catholicsaints.info/saints-of-the-day-nicholas-saggio-order-of-minims/>

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Reliquia di Nicola Saggio da Longobardi esposta a Campora San Giovanni in occasione della festa patronale di San Francesco di Paola, e della Canonizzazione di Nicola Saggio

Reliquia di Nicola Saggio da Longobardi esposta a Campora San Giovanni in occasione della festa patronale di San Francesco di Paola, e della Canonizzazione di Nicola Saggio


San Nicola da Longobardi (Giovanni Battista Saggio) Religioso dei Minimi

Festa: 2 febbraio

Longobardi, Cosenza, 6 gennaio 1650 - Roma, 2 febbraio 1709

Nacque a Longobardi (Cs) il 6 gennaio 1650, e fu battezzato con il nome di Giovanbattista. Figlio di contadini, non potè coltivare gli studi, nonostante il talente, lavorando fin da giovane nei campi. Aduso a pratiche come il digiuno e assiduo frequentatore dell'Eucaristia da sempre, frequentava spesso la chiesa dei Minimi di Longobardi e vi passava intere giornate in preghiera. A vent'anni, nonostante l'opposizione dei genitori, chiese l'abito di san Francesco e fu assegnato al Convento di Paola, assumendo il nome di Nicola. Terminato l'anno di noviziato, passò a Longobardi e poi, ancora, a San Marco Argentano, a Montalto, Cosenza, Spezzano e Paterno. La fama delle sue virtù, ben presto arrivò fino a Roma, dove venne chiamato alla parrocchia del Collegio di San Francesco di Paola ai Monti. Nel 1696 Nicola tornò a Longobardi, dove per suo tramite vennero compiuti diversi prodigi. Negli ultimi anni della sua vita fu richiamato a Roma. Predisse la sua morte che avvenne il 2 febbraio 1709. Papa Francesco lo ha canonizzato il 23 novembre 2014.

Martirologio Romano: A Roma, beato Nicola Saggio da Longobardi, religioso dell’Ordine dei Minimi, che svolse umilmente e santamente l’ufficio di portinaio.

In Calabria, a Longobardi (Cosenza), nel 1650 nasce Giovanbattista Saggio. Quando il neonato emette il suo primo vagito una fiamma illumina il tetto della casa: segno di una nascita “luminosa”. La sua famiglia è povera e sopravvive con il duro lavoro dei campi. Giovanbattista è il primo di tre fratelli e, nonostante sia portato per lo studio, non va a scuola perché i suoi genitori non possono permetterselo. Giovanbattista è buono e non si lamenta. Per non essere di peso alla famiglia aiuta il padre nel lavoro dei campi. Però, fin da bambino, invece di giocare, preferisce pregare, frequentare la chiesa del paese e partecipare alla Messa. Un giorno, il padre gli proibisce di recarsi a Messa e gli ordina di non interrompere il lavoro. Lui finge di stare male ma, invece di rincasare, va in chiesa. Torna in campagna e, con una velocità prodigiosa, porta a compimento la mietitura del grano.

Allorché Giovanbattista esprime l’intenzione di diventare frate, i genitori lo ostacolano. La madre si arrabbia moltissimo. Ma quando Giovanbattista diventa improvvisamente cieco, i genitori, pentiti, capiscono che non possono andare contro le aspirazioni del figlio. Giovanbattista riacquista la vista ed entra in convento a Paola (Cosenza) per indossare il povero saio francescano. Sceglie di farsi chiamare Nicola. Si sposta in vari conventi, sempre nel cosentino: Longobardi, San Marco Argentano, Montalto Uffugo, Spezzano della Sila, Paterno Calabro e Cosenza stessa. Il giovane frate è diverso da tutti gli altri.

Compie prodigi, ha il dono dell’ubiquità (si trova in posti diversi nel medesimo tempo) e diventa famoso tra la gente. Nel 1693 il terremoto non dà pace ai calabresi. Una nobile famiglia, i marchesi della Valle, invita Fra Nicola nel proprio feudo a Fiumefreddo (Cosenza) dove le scosse di terremoto sembrano non avere fine. Grazie alle preghiere dell’umile fraticello i movimenti tellurici cessano. Si narra di un altro prodigio quando Fra Nicola chiede in elemosina del pesce a un pescatore. Al suo diniego, il frate parla ai pesci del mare che escono guizzanti dall’acqua e si fanno prendere dal santo con le mani. Nicola trascorre l’ultimo periodo della sua vita a Roma e predice il giorno della sua morte, 2 febbraio 1709.

Autore: Mariella Lentini

Nel 1681 il beato fu mandato nel convento di S. Francesco da Paola ai Monti, in Roma, perché aiutasse il parroco nell'assistenza religiosa al popoloso quartiere e facesse da portinaio. Ebbe così modo di venire a contatto di tanti poveri, di dire loro una buona parola e di soccorrerli nelle loro necessità con l'aiuto di benefattori. Quando non riusciva a soddisfare le loro necessità, i bisognosi lo insultavano con le parole più volgari, ma egli le sopportava con pazienza, in silenzio, in riparazione dei propri peccati. I parrocchiani e i devoti di S. Francesco da Paola, però, si avvidero presto di quante virtù fosse adorno l'umile oblato, basso di statura, ossuto, macilento, ma forte e agile nelle fatiche. Tutti lo ricercavano per confidargli le loro pene e raccomandarsi alle sue preghiere.

Questo Fratello Oblato, professo dell'Ordine dei Minimi, nacque a Longobardi (Cosenza), il 6 genaio 1650, primo dei tre figli che Fulvio Saggio e Aurelia Pizzini, contadini poveri di beni, ma ricchi di virtù, diedero alla luce. Al fonte battesimale gli furono posti i nomi di Giovanni Battista e Clemente. Crescendo negli anni, invece di frequentare la scuola, egli imparò a maneggiare la zappa e la falce in compagnia del padre. Anche se soltanto a diciotto anni poté ricevere la cresima dal vescovo di Tropea (Catanzaro), Mons. Luigi de Morales, dai genitori e dal parroco aveva imparato a frequentare la chiesa tutti i giorni di buon mattino, ad accostarsi con frequenza ai sacramenti e a fare delle volontarie mortificazioni oltre quelle imposte dalla tristezza dei tempi e dalle misere condizioni familiari. Il venerdì e il sabato digiunava a pane ed acqua per dare ai più poveri di lui quello che risparmiava.

A contatto dei Frati Minimi che a Longobardi avevano un convento, il beato si sentì chiamato a lasciare il mondo e a tendere alla perfezione nella pratica dei consigli evangelici come aveva fatto fin dalla gioventù il suo grande conterraneo e taumaturgo, Francesco da Paola (+1507). I genitori, che facevano affidamento sulle sue forze, gli dissero che per servire il Signore non era necessario chiudersi in un convento, ma che bastava essere buoni dove ci si trovava. Il figlio, per piegare la loro volontà, andò al convento dei Minimi, si fece dare un abito, lo indossò e poi si presentò alla madre sperando di metterla così dinanzi al fatto compiuto, ma ella, indignata, gli ingiunse di deporre immediatamente quel saio e di non frequentare più il convento dei Minimi. Il beato a malincuore obbedì, ma mentre si spogliava dell'abito religioso perse ad un tratto la vista. Non la riacquistò se non quando i genitori, pentiti della loro ostinazione, non gli permisero di seguire la propria vocazione.

Il giovane santo chiese di essere ammesso nell'Ordine dei Minimi al P. Isidoro Verardo da Fuscaldo, provinciale per la Calabria inferiore, il quale lo autorizzò a recarsi al santuario di Paola, a rivestirvi l'abito in qualità di fratello oblato con il nome di Fra Nicola e iniziarvi il noviziato.

Essendo ormai deciso di darsi a Dio con tutte le forze, divenne ben presto modello di osservanza religiosa a tutti, superiori a sudditi, chierici professi e novizi. Al termine della prova fu quindi ammesso senza difficoltà alla professione dei tre voti comuni a tutti i religiosi, e di quello speciale dei Minimi riguardante la perpetua interdizione dell'uso della carne, delle uova e dei latticini. Come oblato ve ne aggiunse un quinto: quello di fedeltà all'Ordine, consistente nel consegnare integralmente all'economo le elemosine che avrebbe ricevuto in dono.

Fra Nicola iniziò la sua vita di oblato proprio a Longobardi. Per due anni, e cioè dal 1670 al 1671, si comportò in chiesa, in cucina e nell'orto da vero uomo di Dio. In seguito, docile alla volontà dei superiori, si occupò dei lavori più umili nel convento di S. Marco Argentano, di Montalto Uffugo, di Cosenza, di Spezzano della Sila e infine di Paterno Calabro con il gradimento di superiori, confratelli e fedeli. Il P. Provinciale, P. Carlo Santoro, lo richiamò a Paola perché gli facesse da compagno nelle "visite" ai conventi. Si sentì perciò maggiormente impegnato nella fedele osservanza delle regole e nella sollecita obbedienza ai superiori.

Nel 1681 il beato fu mandato nel convento di S. Francesco da Paola ai Monti, in Roma, perché aiutasse il parroco nell'assistenza religiosa al popoloso quartiere e facesse da portinaio. Ebbe così modo di venire a contatto di tanti poveri, di dire loro una buona parola e di soccorrerli nelle loro necessità con l'aiuto di benefattori. Quando non riusciva a soddisfare le loro necessità, i bisognosi lo insultavano con le parole più volgari, ma egli le sopportava con pazienza, in silenzio, in riparazione dei propri peccati. I parrocchiani e i devoti di S. Francesco da Paola, però, si avvidero presto di quante virtù fosse adorno l'umile oblato, basso di statura, ossuto, macilento, ma forte e agile nelle fatiche. Tutti lo ricercavano per confidargli le loro pene e raccomandarsi alle sue preghiere. Tra gli altri spiccavano il Card. Mellini e il principe Don Antonio Colonna. Ma quando i suoi ammiratori, incontrandolo per strada, si profondevano in attestati di stima verso di lui, egli protestava di essere il più miserabile degli uomini, e si considerava indegno di portare l'abito dei Minimi essendo "il più grande peccatore".

I superiori, temendo che la virtù di Fra Nicola corresse pericoli, decisero di sottrarlo a tanti onori rimandandolo, dopo dodici anni di permanenza nella Città Eterna, nel protocenobio dei Minimi. Quando giunse a Napoli, la contessa di S. Stefano, vice-regina, avrebbe voluto trattenerlo, me le fu comunicato che l'umile oblato doveva raggiungere il santuario di Paola per volere del papa Innocenzo XII (+1700). Nel convento gli fu assegnato il compito di aiutante del sacrista. Il beato ne approfittò non soltanto per tenere in ordine i paramenti, pulita la chiesa, ben sistemati gli altari, ma soprattutto per moltiplicare le sue adorazioni davanti al SS. Sacramento. In quel tempo non gli mancarono umiliazioni e pubblici rimbrotti da parte del Provinciale che lo considerava un buono a nulla, indegno dell'ufficio di sacrestano, capace soltanto di pulire gli zoccoli dei cavalli, ma egli sopportò la prova con grande dignità meditando la Passione del Signore. Quando era vilipeso e ingiuriato, anziché rattristarsene, diceva: "Merito tutto per i miei peccati perché sono peggiore di un cane morto per avere offeso Dio".

Nel 1695 Fra Nicola fu trasferito prima a Fiumefreddo Bruzio, poi a Cosenza e finalmente a Longobardi, dove lavorò con i muratori intenti nell'ampliamento della chiesa. Per ottenere aiuti in denari, in natura e in mano d'opera visitò le famiglie delle campagne circostanti. Molti gli prestarono volentieri la loro collaborazione tanto che, dopo due anni, la costruzione della chiesa si poteva dire compiuta.

Nel 1697 Fra Nicola fu rimandato a Roma a fare da portinaio nel convento-parrocchia di S. Francesco da Paola ai Monti con grande esultanza dei poveri i quali ben sapevano di costituire il principale oggetto delle sue premure. Accorrevano al convento a tutte le ore per raccomandarsi alle sue preghiere, chiedere un consiglio, ricevere un aiuto. I più assidui erano un centinaio. Per essi di buon mattino preparava la minestra che avrebbe distribuito loro a mezzogiorno dopo una preghiera fatta in comune. Per trovarsi a tempo con loro una volta rinunciò all'udienza di Clemente XI (+1721) al Quirinale, e un'altra volta a un invito dei Colonna-Pamphili dicendo: "I poveri di Gesù Cristo mi aspettano a quest'ora, dai signori potrò recarmi in altro tempo". Nella propria cella custodiva in due cassette i piatti e vari alimenti per i poveri di riguardo. Con le offerte che riceveva dai benefattori o che andava questuando, procurava vesti alle vedove, doti alle ragazze da marito, aiuti agli studenti poveri e alle famiglie cadute in miseria.

Nella sua vita Fra Nicola svolse sempre i compiti più faticosi e più umili nei vari conventi in cui visse. In quello di Roma, secondo le necessità, fu sacrestano, portinaio, giardiniere, ortolano, refettoriere, infermiere e compagno del parroco nelle visite alle famiglie della parrocchia. Un suo confratello, il P. Paolo Stabile, dichiarò: "Mi stupiva vederlo impegnato in tanti uffici che richiedevano più persone, e come potesse provvedere a tutto con esattezza". Nessuno lo vide mai starsene in ozio o fare visite e discorsi inutili. Si recava nelle famiglie quando c'erano malati da assistere o questue da fare per la celebrazione delle Quarantore e la riparazione della chiesa. Con le offerte dei benefattori, specialmente di Donna Olimpia Pamphili, consorte del principe Don Filippo Colonna, i quali lo vollero padrino al battesimo dell'erede, nella cappella dedicata al santo fondatore fece eseguire decorazioni e dorature artistiche, e dispose che fosse adornato l'altare di un paliotto d'argento.

Benché la sua giornata fosse ripiena di mille gravose occupazioni Fra Nicola non rifuggì dalla pratica della penitenza. Nella propria cella conservava in una cassetta di legno le discipline di cui faceva sovente uso specialmente nel campanile, quando vi si recava per regolare il grande orologio a pesi. Per vincere le violenti tentazioni alle quali andava soggetto portava anche cilici e catenelle, e dormiva pochissimo di notte per terra o su due tavole, facendo uso come guanciale di un pezzo di legno. In questo modo riuscì a conservare illibata l'innocenza battesimale secondo le testimonianze dei suoi direttori di spirito, e a ridare a confratelli sfiduciati o tribolati la serenità dello spirito. Benché non avesse frequentato le scuole possedeva una così sorprendente intelligenza delle verità della fede da destare meraviglia anche nei più provetti professori di teologia, e da spingere cardinali, prelati, sacerdoti e semplici fedeli a fare ricorso al suo consiglio. A chi gli proponeva dubbi su verità difficili da comprendere come quella della predestinazione rispondeva: "Bisogna semplicemente credere e fermamente operare".

Un giorno il P. Tommaso da Spoleto, dei Frati Minori Riformati e suo amico, chiese a Fra Nicola: "Come fai a resistere senza mangiare, bere e dormire per molto tempo?" Con la sua solita semplicità il beato gli rispose: "E tanto l'amore che sento verso Dio che non penso ad altro che a lui. Non ho altro desiderio che piacere a lui. E posso aggiungere che e tale il fervido amore che provo nel mio cuore che, per spegnere questo ardore, mi getterei in un fiume". In altra occasione il medesimo Padre gli chiese: "Fra Nicola, ami molto Dio?" Il beato, molto emozionato, gli rispose: "Il mio Spirito langue e si liquefa perché non lo amo come dovrei amarlo e come desidero, cioè come gli angeli lo amano in cielo... Per questo mi sono legato all'Istituto religioso al quale appartengo". E ne osservò sempre la regola con tanta perfezione che, chi lo conobbe, lo ritenne degno della canonizzazione benché ancora vivente.

Di giorno e di notte Fra Nicola trascorreva molte ore in preghiera. Più volte i confratelli lo trovarono in estasi in coro e in cella. Al Card. Colloredo che un giorno gli chiese quale profitto ricavava dalle sue molte preghiere, rispose: "Non altro che la conoscenza delle mie miserie e del mio nulla". Alle volte non riusciva a contenere l'impeto del suo amore, e allora esplodeva in gioiosi canti di lode e di ringraziamento a Dio oppure sospirava: "Signore, il mio cuore brucia per te. Non ne posso più... Muoio, muoio di amore!". Il P. Giovanni Battista Picardi più volte lo vide andare in estasi all'udire soltanto ragionare dei misteri della fede, o al vedere un confratello sollevare le tre dita della mano. Il gesto era sufficiente per richiamargli alla mente la SS. Trinità.

Quando Fra Nicola era in estasi e godeva di celesti visioni, l'unico mezzo efficace per richiamarlo in sé era l'ordine dategli anche solo mentalmente per obbedienza. Un giorno andò in estasi mentre i confratelli in coro cantavano il Te Deum. Poiché aveva cominciato a sospirare così forte da perturbare i salmodianti, il superiore fece tornare la calma dicendo soltanto: "Fra Nicola... per obbedienza". Il beato abbassò subito le braccia che teneva sollevate in alto, volse la testa verso di lui e sommessamente esclamò: "Deo gratias!"

A chi lo sorprendeva in estasi il beato diceva confuso: "Per carità, non sopravvalutatemi; sono semplicemente un indegno... Non capisco come il cielo mi soffra e la terra mi sostenga... Se vedete in me qualche cosa di buono è pura misericordia di Dio... pura misericordia di Dio". Se, dopo un'estasi, i confratelli o i devoti gli si avvicinavano con ammirazione, egli era solito dichiarare: "Io sono l'infimo tra gli infimi, il minimo tra i Minimi. Sono niente". A chi gli chiedeva che cosa occorresse fare per amare Dio con tutte le forze, rispondeva: "Occorre essere umili". E soggiungeva: "Umiliamoci, fratelli. L'anima nostra è come una bilancia: quanto più si piega da una parte, tanto più si innalza dall'altra. Umiliamoci sempre, umiliamoci". Era tanto convinto di quello che diceva che persino nel camminare assumeva l'atteggiamento di un buono a nulla, Clemente XI, molto preoccupato per le sorti della Chiesa ancora scossa dall'eresia gianseniana, e per quelle dell'Europa, devastata da una sanguinosa guerra combattuta tra Leopoldo I (+1705), imperatore di Germania, e Luigi XIV (+1715), re di Francia, per la successione al trono di Spagna, nel 1709 aveva fatto trasportare l'immagine acheropita del SS. Salvatore conservata nel Sancta Sanctorum Lateranense alla basilica di S. Pietro affinchè tutti i fedeli elevassero a Dio speciali preghiere propiziatorie. Fra Nicola, nonostante le precarie condizioni di salute, due volte al giorno andò a venerarla e a offrirsi vittima alla giustizia di Dio tanto era ansioso di morire per andare in paradiso. Il P. Francesco Zavarroni, in seguito superiore generale dei Minimi, lo udì pregare: "Signore, eccomi, fa' di me ciò che vuoi. Ti raccomando la tua santa Chiesa. Perdona al tuo popolo". Il Signore accettò la generosa offerta di lui. Difatti, alcuni giorni dopo, l’umile oblato non ebbe più la forza di alzarsi da letto a causa di una violenta febbre.

Trasferito nell'infermeria, il beato fece a un confratello la sua confessione generale e chiese gli ultimi sacramenti. Perché non si stancasse, un sacerdote lo esortò a fare soltanto atti interni di amore di Dio invece di lunghe preghiere, ma egli gli rispose: "Ah, padre mio, io l'amo con tutto il cuore e vorrei essere una candela accesa per consumarmi come olocausto in onore di Dio". Tra gli altri accorsero a fargli visita i principi Don Marcantonio Borghese, Don Filippo Colonna, Don Augusto Chigi, il marchese Naro, il duca di Patagonia Don Giuseppe Matteo Orsini e molti nobili. A chi si raccomandava alle sue preghiere diceva: "Io sono un grandissimo peccatore, e ho bisogno che il Signore mi usi misericordia per salvarmi. Se mi farà degno della salute eterna, vi terrò raccomandato al Signore".

Anche il Card. Mellini accorse al capezzale del tanto venerato oblato per chiedergli la benedizione. Il beato gliela impartì con il cordone dell'abito religioso nel nome della SS. Trinità e di S. Francesco da Paola soltanto in seguito all'esortazione del suo superiore. Il confessore, P. Alberto da Cosenza, temendo che la visita di tante persone di riguardo cagionasse nell'animo del morente tentazioni di vanagloria, si preoccupò di dirgli: "Fra Nicola, questi onori si fanno non a tè, ma all'abito di S. Francesco da Paola". Fra Nicola gli rispose dolcemente: "Padre mio caro, da circa dodici anni Dio mi ha fatto questa grazia... non c'è stato e non c'è in me altro che Lui. Io ho sempre sperato nella SS. Trinità e in essa spero di terminare questa vita". Diverse famiglie nobili inviarono al convento i propri medici per un consulto. A chi gli dava buone speranze di guarigione l'infermo rispondeva: "I medici non sanno cosa dicono. Facciano pure ciò che desiderano, ma sappiano che io starò in vita fino a quando avrò lucrato l'indulgenza plenaria della prossima festa della Purificazione della Vergine". Morì difatti nelle prime ore del 3 febbraio 1709, rivestito dell'abito religioso dopo avere tracciato tre segni di croce sugli astanti con le tre dita della mano destra ed esclamato: "Paradiso! Paradiso!".

Ai funerali di Fra Nicola ci fu un'affluenza tanto grande di popolo che fu necessario lasciarne esposta la salma per tre giorni. Dal 1718 le sue reliquie sono venerate nella chiesa di S. Francesco da Paola ai Monti. Pio VI lo beatificò il 17 settembre 1786.

Autore: Guido Pettinati

SOURCE : https://www.santiebeati.it/dettaglio/90628


 - GIOVANNI ANTONIO FARINA

- KURIAKOSE ELIAS CHAVARA DELLA SACRA FAMIGLIA

- LUDOVICO DA CASORIA

- NICOLA DA LONGOBARDI

- EUFRASIA ELUVATHINGAL DEL SACRO CUORE

- AMATO RONCONI

OMELIA DEL SANTO PADRE FRANCESCO

Solennità di Nostro Signore Gesù Cristo, Re dell'Universo

Piazza San Pietro

Domenica, 23 novembre 2014

La liturgia oggi ci invita a fissare lo sguardo su Gesù come Re dell’Universo. La bella preghiera del Prefazio ci ricorda che il suo regno è «regno di verità e di vita, regno di santità e di grazia, regno di giustizia, di amore e di pace». Le Letture che abbiamo ascoltato ci mostrano come Gesù ha realizzato il suo regno; come lo realizza nel divenire della storia; e che cosa chiede a noi.

Anzitutto, come Gesù ha realizzato il regno: lo ha fatto con la vicinanza e la tenerezza verso di noi. Egli è il Pastore, di cui ci ha parlato il profeta Ezechiele nella prima Lettura (cfr 34,11-12.15-17). Tutto questo brano è intessuto di verbi che indicano la premura e l’amore del Pastore verso il suo gregge: cercare, passare in rassegna, radunare dalla dispersione, condurre al pascolo, far riposare, cercare la pecora perduta, ricondurre quella smarrita, fasciare la ferita, curare la malata, avere cura, pascere. Tutti questi atteggiamenti sono diventati realtà in Gesù Cristo: Lui è davvero il “Pastore grande delle pecore e custode delle nostre anime” (cfr Eb 13,20; 1Pt 2,25).

E quanti nella Chiesa siamo chiamati ad essere pastori, non possiamo discostarci da questo modello, se non vogliamo diventare dei mercenari. A questo riguardo, il popolo di Dio possiede un fiuto infallibile nel riconoscere i buoni pastori e distinguerli dai mercenari.

Dopo la sua vittoria, cioè dopo la sua Risurrezione, come Gesù porta avanti il suo regno? L’apostolo Paolo, nella Prima Lettera ai Corinzi, dice: «E’ necessario che egli regni finché non abbia posto tutti i nemici sotto i suoi piedi» (15,25). E’ il Padre che a poco a poco sottomette tutto al Figlio, e al tempo stesso il Figlio sottomette tutto al Padre. Gesù non è un re alla maniera di questo mondo: per Lui regnare non è comandare, ma obbedire al Padre, consegnarsi a Lui, perché si compia il suo disegno d’amore e di salvezza. Così c’è piena reciprocità tra il Padre e il Figlio. Dunque il tempo del regno di Cristo è il lungo tempo della sottomissione di tutto al Figlio e della consegna di tutto al Padre. «L’ultimo nemico ad essere annientato sarà la morte» (1 Cor 15,26). E alla fine, quando tutto sarà stato posto sotto la regalità di Gesù, e tutto, anche Gesù stesso, sarà stato sottomesso al Padre, Dio sarà tutto in tutti (cfr 1 Cor 15, 28).

Il Vangelo ci dice che cosa il regno di Gesù chiede a noi: ci ricorda che la vicinanza e la tenerezza sono la regola di vita anche per noi, e su questo saremo giudicati. E’ la grande parabola del giudizio finale di Matteo 25. Il Re dice: «Venite, benedetti del Padre mio, ricevete in eredità il regno preparato per voi fin dalla creazione del mondo, perché ho avuto fame e mi avete dato da mangiare, ho avuto sete e mi avete dato da bere, ero straniero e mi avete accolto, nudo e mi avete vestito, malato e mi avete visitato, ero in carcere e siete venuti a trovarmi» (25,34-36). I giusti domanderanno: quando mai abbiamo fatto tutto questo? Ed Egli risponderà: «In verità io vi dico: tutto quello che avete fatto a uno solo di questi miei fratelli più piccoli, l’avete fatto a me» (Mt 25,40).

La salvezza non comincia dalla confessione della regalità di Cristo, ma dall’imitazione delle opere di misericordia mediante le quali Lui ha realizzato il Regno. Chi le compie dimostra di avere accolto la regalità di Gesù, perché ha fatto spazio nel suo cuore alla carità di Dio. Alla sera della vita saremo giudicati sull’amore, sulla prossimità e sulla tenerezza verso i fratelli. Da questo dipenderà il nostro ingresso o meno nel regno di Dio, la nostra collocazione dall’una o dall’altra parte. Gesù, con la sua vittoria, ci ha aperto il suo regno, ma sta a ciascuno di noi entrarvi, già a partire da questa vita, facendoci concretamente prossimo al fratello che chiede pane, vestito, accoglienza, solidarietà. E se veramente ameremo quel fratello o quella sorella, saremo spinti a condividere con lui o con lei ciò che abbiamo di più prezioso, cioè Gesù stesso e il suo Vangelo!

Oggi la Chiesa ci pone dinanzi come modelli i nuovi Santi che, proprio mediante le opere di una generosa dedizione a Dio e ai fratelli, hanno servito, ognuno nel proprio ambito, il regno di Dio e ne sono diventati eredi. Ciascuno di essi ha risposto con straordinaria creatività al comandamento dell’amore di Dio e del prossimo. Si sono dedicati senza risparmio al servizio degli ultimi, assistendo indigenti, ammalati, anziani, pellegrini. La loro predilezione per i piccoli e i poveri era il riflesso e la misura dell’amore incondizionato a Dio. Infatti, hanno cercato e scoperto la carità nella relazione forte e personale con Dio, dalla quale si sprigiona il vero amore per il prossimo. Perciò, nell’ora del giudizio, hanno udito questo dolce invito: «Venite, benedetti del Padre mio, ricevete in eredità il regno preparato per voi fin dalla fondazione del mondo» (Mt 25,34).

Con il rito di canonizzazione, ancora una volta abbiamo confessato il mistero del regno di Dio e onorato Cristo Re, Pastore pieno d’amore per il suo gregge. Che i nuovi Santi, col loro esempio e la loro intercessione, facciano crescere in noi la gioia di camminare nella via del Vangelo, la decisione di assumerlo come la bussola della nostra vita. Seguiamo le loro orme, imitiamo la loro fede e la loro carità, perché anche la nostra speranza si rivesta di immortalità. Non lasciamoci distrarre da altri interessi terreni e passeggeri. E ci guidi nel cammino verso il regno dei Cieli la Madre, Maria, Regina di tutti i Santi. Amen.

La liturgia oggi ci invita a fissare lo sguardo su Gesù come Re dell’Universo. La bella preghiera del Prefazio ci ricorda che il suo regno è «regno di verità e di vita, regno di santità e di grazia, regno di giustizia, di amore e di pace». Le Letture che abbiamo ascoltato ci mostrano come Gesù ha realizzato il suo regno; come lo realizza nel divenire della storia; e che cosa chiede a noi.

Anzitutto, come Gesù ha realizzato il regno: lo ha fatto con la vicinanza e la tenerezza verso di noi. Egli è il Pastore, di cui ci ha parlato il profeta Ezechiele nella prima Lettura (cfr 34,11-12.15-17). Tutto questo brano è intessuto di verbi che indicano la premura e l’amore del Pastore verso il suo gregge: cercare, passare in rassegna, radunare dalla dispersione, condurre al pascolo, far riposare, cercare la pecora perduta, ricondurre quella smarrita, fasciare la ferita, curare la malata, avere cura, pascere. Tutti questi atteggiamenti sono diventati realtà in Gesù Cristo: Lui è davvero il “Pastore grande delle pecore e custode delle nostre anime” (cfr Eb 13,20; 1Pt 2,25).

E quanti nella Chiesa siamo chiamati ad essere pastori, non possiamo discostarci da questo modello, se non vogliamo diventare dei mercenari. A questo riguardo, il popolo di Dio possiede un fiuto infallibile nel riconoscere i buoni pastori e distinguerli dai mercenari.

Dopo la sua vittoria, cioè dopo la sua Risurrezione, come Gesù porta avanti il suo regno? L’apostolo Paolo, nella Prima Lettera ai Corinzi, dice: «E’ necessario che egli regni finché non abbia posto tutti i nemici sotto i suoi piedi» (15,25). E’ il Padre che a poco a poco sottomette tutto al Figlio, e contemporaneamente il Figlio sottomette tutto al Padre, e alla fine anche sé stesso. Gesù non è un re alla maniera di questo mondo: per Lui regnare non è comandare, ma obbedire al Padre, consegnarsi a Lui, perché si compia il suo disegno d’amore e di salvezza. Così c’è piena reciprocità tra il Padre e il Figlio. Dunque il tempo del regno di Cristo è il lungo tempo della sottomissione di tutto al Figlio e della consegna di tutto al Padre. «L’ultimo nemico ad essere annientato sarà la morte» (1 Cor 15,26). E alla fine, quando tutto sarà stato posto sotto la regalità di Gesù, e tutto, anche Gesù stesso, sarà stato sottomesso al Padre, Dio sarà tutto in tutti (cfr 1 Cor 15, 28).

Il Vangelo ci dice che cosa il regno di Gesù chiede a noi: ci ricorda che la vicinanza e la tenerezza sono la regola di vita anche per noi, e su questo saremo giudicati. Questo sarà il protocollo del nostro giudizio. E’ la grande parabola del giudizio finale di Matteo 25. Il Re dice: «Venite, benedetti del Padre mio, ricevete in eredità il regno preparato per voi fin dalla creazione del mondo, perché ho avuto fame e mi avete dato da mangiare, ho avuto sete e mi avete dato da bere, ero straniero e mi avete accolto, nudo e mi avete vestito, malato e mi avete visitato, ero in carcere e siete venuti a trovarmi» (25,34-36). I giusti domanderanno: quando mai abbiamo fatto tutto questo? Ed Egli risponderà: «In verità io vi dico: tutto quello che avete fatto a uno solo di questi miei fratelli più piccoli, l’avete fatto a me» (Mt 25,40).

La salvezza non comincia dalla confessione della regalità di Cristo, ma dall’imitazione delle opere di misericordia mediante le quali Lui ha realizzato il Regno. Chi le compie dimostra di avere accolto la regalità di Gesù, perché ha fatto spazio nel suo cuore alla carità di Dio. Alla sera della vita saremo giudicati sull’amore, sulla prossimità e sulla tenerezza verso i fratelli. Da questo dipenderà il nostro ingresso o meno nel regno di Dio, la nostra collocazione dall’una o dall’altra parte. Gesù, con la sua vittoria, ci ha aperto il suo regno, ma sta a ciascuno di noi entrarvi, già a partire da questa vita – il Regno incomincia adesso – facendoci concretamente prossimo al fratello che chiede pane, vestito, accoglienza, solidarietà, catechesi. E se veramente ameremo quel fratello o quella sorella, saremo spinti a condividere con lui o con lei ciò che abbiamo di più prezioso, cioè Gesù stesso e il suo Vangelo!

Oggi la Chiesa ci pone dinanzi come modelli i nuovi Santi che, proprio mediante le opere di una generosa dedizione a Dio e ai fratelli, hanno servito, ognuno nel proprio ambito, il regno di Dio e ne sono diventati eredi. Ciascuno di essi ha risposto con straordinaria creatività al comandamento dell’amore di Dio e del prossimo. Si sono dedicati senza risparmio al servizio degli ultimi, assistendo indigenti, ammalati, anziani, pellegrini. La loro predilezione per i piccoli e i poveri era il riflesso e la misura dell’amore incondizionato a Dio. Infatti, hanno cercato e scoperto la carità nella relazione forte e personale con Dio, dalla quale si sprigiona il vero amore per il prossimo. Perciò, nell’ora del giudizio, hanno udito questo dolce invito: «Venite, benedetti del Padre mio, ricevete in eredità il regno preparato per voi fin dalla fondazione del mondo» (Mt 25,34).

Con il rito di canonizzazione, ancora una volta abbiamo confessato il mistero del regno di Dio e onorato Cristo Re, Pastore pieno d’amore per il suo gregge. Che i nuovi Santi, col loro esempio e la loro intercessione, facciano crescere in noi la gioia di camminare nella via del Vangelo, la decisione di assumerlo come la bussola della nostra vita. Seguiamo le loro orme, imitiamo la loro fede e la loro carità, perché anche la nostra speranza si rivesta di immortalità. Non lasciamoci distrarre da altri interessi terreni e passeggeri. E ci guidi nel cammino verso il regno dei Cieli la Madre, Maria, Regina di tutti i Santi.

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La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/francesco/it/homilies/2014/documents/papa-francesco_20141123_omelia-canonizzazione.html

Nicola da Longobardi

(1650-1709)

Beatificazione:

- 17 settembre 1786

- Papa  Pio VI

 Celebrazione

Canonizzazione:
- 23 novembre 2014

- Papa  Francesco

- Piazza San Pietro

 Celebrazione

Memoria Liturgica:

- 2 febbraio

Multimedia

Il libretto della celebrazione

Oblato professo dell’Ordine dei Minimi, svolse umilmente e santamente l’ufficio di portinaio

Esercitò le mansioni più umili: sacrestano, ortolano, dispensiere, cuoco, questuante, portinaio

VITA  E  OPERE

Nicola da Longobardi, al secolo Giovanni Battista Clemente Saggio, nacque il 6 gennaio 1650 a Longobardi, piccolo centro della costa tirrenica cosentina, allora in diocesi di Tropea, ora di Cosenza-Bisignano, dai coniugi Fulvio Saggio, contadino, e Aurelia Pizzini, filatrice. Dopo di lui nasce­ranno, nell’ordine: Domenica e Antonio gemelli, Muzio e Nicola.

Governava la Chiesa il Pontefice Innocenzo X (Pamphili), che aprì, proprio nel 1650 l’Anno Santo.

Il 10 gennaio 1650 venne battezzato coi nomi di Giovanni Battista Clemente, che poi, al momento della professione religiosa, mutò in quello di Nicola.

Gli atti dei processi canonici per la beatificazione di Fra Nicola ci dicono che, pur dimostrando fin dalla tenera età una non comune inclinazione allo studio, le ristrettezze economiche della famiglia non gli permisero di frequentare alcuna scuola. Apprese però le nozioni fondamentali ed imparò, in Religione, a scrivere il suo nome e cognome. Ma, se crebbe privo di scienza umana, fu ricolmo ben presto di scienza superna, che fece stupire i dotti di questo mondo. I genitori lo educarono alla virtù più con gli esempi che con le parole e il bambino, ben presto, imparò la difficile arte della mor­tificazione, non tanto come adeguamento alla vita povera della famiglia quanto come mezzo insostituibile di ascesi, studiandosi, con l’aiuto della grazia, di sintonizzare le esigenze del corpo con quelle dello spirito e preoccupandosi di fare vuoto nel suo cuore per dare posto a Dio solo. Ogni settimana si confessava dai Padri Minimi di San Francesco di Paola del convento di Longobardi; si comunicava nelle feste principali dell’anno; partecipava alla Messa ogni giorno. Teneva quasi sempre la corona tra le mani e spesso, nei brevi intervalli del lavoro nei campi, lo si vedeva appartarsi sotto qualche albero per far scorrere tra le dita la corona del rosario e contemplarne i misteri. Di indole amabile e gentile, di cuore generoso, si accattivava l’animo di chiunque l’avvicinasse.

Si istruì nelle verità della fede e il 3 maggio 1668 gli venne amministrata la Cresima.

Nello stesso periodo si aggregò all’Ordine dei Minimi come terziario, presso la chiesa del locale convento dell’Assunta, detto più comunemente di San Francesco di Paola. Ne frequentava le celebra­zioni e ne attinse la spiritualità.

Fino a 20 anni circa, lavorò nei campi con il padre. Edificava tutti con la sua vita cristiana, piena di evangelica pietà e carità verso parenti, concittadini e compagni di lavoro.

Nel 1670 Giovanni Battista, per devozione verso San Francesco di Paola e soprattutto per seguire la sua vocazione, espresse il desiderio di entrare tra i Minimi. I genitori, preoccupati per le con­se­guenze che la sua partenza avrebbe provocato sul bilancio familiare, da subito si mostrarono contrari. Il giovane, dopo l’enne­simo diniego, divenne cieco. Dinanzi a quell’inequivocabile messaggio, ai coniugi non rimase altro che dare il proprio consenso. Solo allora Giovanni Battista riacquistò la vista e gli fu possibile entrare nel proto-convento di Paola, in qualità di religioso oblato, nell’Ordine dei Minimi. Al religioso oblato incombevano gli uffici più umili nella comunità.

Il 28 settembre 1670 cominciò l’anno di noviziato, affidato alla guida del maestro P. Giovanni Paletta. Il 29 settembre 1671 pronunciò i quattro voti dei Minimi: castità, povertà, obbedienza e vita quaresimale, più la promessa solenne, equiparata a voto, di fedeltà all’Ordine. Da questo momento Giovanni Battista verrà chiamato Fra Nicola.

Nell’autunno del 1671 fu inviato, e vi dimorò per due anni circa, nel convento di Longobardi. Svolse gli uffici di sacrestano, ortolano, dispensiere, cuoco, questuante. Queste e altre mansioni vennero da lui fedelmente svolte in diversi conventi negli anni successivi: a San Marco Argentano, Montalto Uffugo, Cosenza, Spez­zano della Sila.

Dall’autunno 1677 alla primavera del 1679, venne richia­mato a Paola-Santuario dal provinciale, che lo scelse per suo compagno o segretario nelle visite ai conventi della provincia religiosa di San Francesco.

Dal maggio 1679 ad ottobre 1682, inviato a Roma, su richiesta del Superiore Generale, fu assegnato alla comunità del convento di San Francesco di Paola ai Monti, come compagno dell’anziano parroco locale.

Dopo la morte di quest’ultimo, Fra Nicola continuò nelle stesse mansioni col nuovo parroco. Anzi era anche in grado di impartire lezioni di catechismo, tanto che le mamme della par­rocchia ed anche delle altre, con i dovuti permessi, gareggiavano a mandare i propri figli ad apprendere le verità della fede dal fraticello dei Minimi.

Nel 1683 da Roma si recò pellegrino al Santuario di Loreto, per esprimere la sua pietà mariana alla Vergine lauretana e per inter­cedere in favore della liberazione di Vienna e dell’Europa cristiana dall’assedio dei Turchi. Da Loreto, dove andò “buono”, il Beato, nel giudizio di tutti i suoi confratelli, ritornò “santo”. Si affidava alla direzione spirituale di P. Giovanni Battista da Spezzano Piccolo.

Il triennio 1687-1689 per il Beato fu un periodo di frequenti esperienze mistiche, come le estasi, specialmente nel contem­plare il mistero della Santissima Trinità.

Nell’ottobre 1692, venne rinviato al proto-convento di Paola, col beneplacito del Pontefice Innocenzo XII (Pignatelli). Partì col Provinciale neo-eletto; vi dimorò due anni, occupato, nel primo, come secondo sacrestano, e nell’altro come portinaio e per le pulizie del chiostro. Fu un biennio di particolare “purificazione passiva”.

Dall’autunno 1694 a quello del 1696 venne inviato a Longo­bardi per curare l’ampliamento e il restauro della chiesa e del convento dei Minimi.

Nel 1697 Fra Nicola ricevette da Casa Colonna, per volontà testamentaria della principessa Donna Luisa de la Cerda, il corpo di Santa Innocenza V. e M., per la chiesa restaurata in Longo­bardi. Il 10 settembre vi si recò, via-mare, partendo da Fiumi­cino, e vi si trattenne pochi mesi per dargli degna collocazione in idonea decorazione artistica.

Morta Donna Luisa de la Cerda, Don Filippo Colonna passò a seconde nozze con Donna Olimpia Panfili, persona di grande spirito, di intelligenza non comune e di grande pietà. La Principessa Panfili ebbe un figlio, il principino Lorenzo, e volle che fosse tenuto al fonte battesimale da Fra Nicola. Il Battesimo, che doveva celebrarsi nella Parrocchia dei Santi Apostoli, nella cui circoscrizione era la Casa Colonna, per espresso desiderio della principessa, si tenne alla parrocchia di San Francesco di Paola, nel quartiere Monti a Roma. Per gratitudine al Beato Nicola, la Panfili volle rinnovare, abbellire e rivestire di marmo la cappella di San Francesco di Paola, ai Monti.

Il Beato, nel 1698, riprese in Roma l’ufficio di sacrestano, insieme con altre incombenze della casa, del giardino e dell’oro­logio della torre campanaria. Morì il suo primo direttore spirituale e si affidò successivamente alla guida di altri esemplari religiosi della stessa comunità.

Nel frattempo fu nuovamente addetto alla portineria e conser­vava la cura della cappella del Santo Padre e Fondatore, titolare della chiesa regionale dei Calabresi in Roma; due volte l’anno effettuava la questua della cera per le solenni Quarantore e per la festa del Santo.

Agli uffici di comunità aggiunse l’assistenza ai poveri, le visite agli infermi e la pratica della cosiddetta “visita alle Sette Chiese di Roma”. Frequenti furono le sue esperienze mistiche. I processi canonici parlano di varie esperienze del Beato, come quella in cui si vide porgere da Gesù l’anello dei mistici sponsali, e la “transverbe­razione” da parte di un angelo, con dardo infuocato.

Nel gennaio del 1709 Fra Nicola fece la sua offerta vittimale per la Chiesa e perché fosse evitato un nuovo “sacco” di Roma. Infatti si temeva da un momento all’altro un disastroso nuovo sac­cheggio della Capitale. Il Papa Clemente XI (Albani) cercò di impe­gnare tutte le risorse pastorali, spirituali e morali, per scongiurare il disastro. In particolare il Santo Padre aveva ordinato che fosse trasferita l’immagine del SS. Salvatore del “Sancta Sanctorum” del Laterano in varie chiese, anche nella Basilica Vaticana, e aveva disposto che tutti i religiosi vi si recassero successivamente in devoto pellegrinaggio. Ai religiosi Minimi fu assegnato il turno di preghiera per mezzanotte. Vi andò anche Fra Nicola, che si trattenne immobile e genuflesso per tutta la notte. Faceva un freddo rigidissimo per la neve caduta abbondantemente, tanto che a Fra Nicola procurò l’infiammazione polmonare e la pleurite, della quale negli anni precedenti già otto volte aveva sofferto, ma l’aveva sempre superata. Questa volta lo scoppio dell’infermità lo obbligò a letto. Comincian­dosi a spargere la notizia della sua infermità, molti si recarono a visitarlo, con manifestazioni di riconosci­mento e apprezzamento della sua santità e nobiltà di cuore, e gli inviarono i loro medici, nella speranza di vederlo guarito. Fra gli altri i principi Filippo Colonna, Augusto Chigi, Giuseppe Mattei Orsini, il Rospigliosi e il marchese Naro, ma più assiduo di tutti nel visitarlo fu il principe Marcantonio Borghese. Il Beato accoglieva tutti con grande cordialità e umiltà e dimostrava invitta pazienza nei patimenti, ferma speranza nella misericordia di Dio, conformità al suo volere. Il mattino del 2 febbraio 1709 Fra Nicola si confessò con straordinaria compunzione e dolore. Ricevette l’Eucaristia e l’Unzione degli infermi. Gli fu poi recata l’ambasciata del Santo Padre che pregasse per lui e si ricordasse, in paradiso, dei bisogni della Santa Chiesa. Dopo mezzanotte, quando era ormai il 3 febbraio, l’Oblato Minimo, prese il Crocifisso, lo accostò alle labbra, ne baciò i piedi e stringendolo al petto: “Paradiso! Paradiso!”, esclamò, addormentandosi nel Signore. Compiva 59 anni.

"ITER" DELLA CAUSA

a) In vista della beatificazione

La sua fama di santità, già diffusa in vita, si estese ancor più rapidamente dopo la morte, beneficando anche dell’incremento dei favori celesti in seguito all’invocazione privata del suo patrocinio.

Tale fama mosse i Superiori dell’Ordine dei Minimi a chiederne ufficialmente l’introduzione della Causa di beatificazione nel 1716. Questa ebbe i suoi regolari processi canonici, ordinari ed apostolici, che si svolsero nelle diocesi di Roma, Cosenza e Tropea dal 1720 al 1786.

Il Decreto sull’eroicità delle virtù è del 17 marzo 1771.

Il Decreto sul riconoscimento di due miracoli è del 2 aprile 1786.

La beatificazione avvenne il 17 settembre 1786, da parte del Sommo Pontefice Pio VI, nella Basilica Vaticana.

b) In vista della canonizzazione

Per procedere alla canonizzazione, la Postulazione ha pre­sentato alla Congregazione delle Cause dei Santi un evento straor­dinario accaduto nel 1938 a favore di un giovane muratore di Longobardi, caduto da un’impalcatura molto alta e illeso per l’invo­cazione al Beato, suo concittadino.

Presso la Curia ecclesiastica di Cosenza-Bisignano si è svolta l’Inchiesta Diocesana dal 24 maggio 2008 al 15 giugno 2009.

Il 13 dicembre 2012 si è riunita la Consulta Medica del Dicastero che ha ritenuto all’unanimità il caso scientificamente inspiegabile.

Il 28 novembre 2013 ha avuto luogo il Congresso peculiare dei Consultori Teologi.

La valutazione è passata all’esame della Sessione Ordinaria degli Em.mi ed Ecc.mi Prelati del Dicastero, che si è tenuta posi­tivamente il 4 marzo 2014.

In seguito, il Santo Padre Francesco ha autorizzato la Con­gregazione delle Cause dei Santi a promulgare il Decretum super Miraculo attribuito all’intercessione del Beato.

SOURCE : https://www.causesanti.va/it/santi-e-beati/nicola-da-longobardi.html


 - GIOVANNI ANTONIO FARINA

- KURIAKOSE ELIAS CHAVARA VON DER HEILIGEN FAMILIE

- LUDOVICO DA CASORIA

- NICOLA DA LONGOBARDI

- EUFRASIA ELUVATHINGAL VOM HEILIGSTEN HERZEN JESU

- AMATO RONCONI

PREDIGT VON PAPST FRANZISKUS

Hochfest Christkönig, Herr des Universums

Petersplatz

Sonntag, 23. November 2014

Die Liturgie lädt uns heute ein, den Blick auf Jesus als den König des Universums zu richten. Das schöne Gebet der Präfation erinnert uns daran, dass sein Reich »das Reich der Wahrheit und des Lebens, das Reich der Heiligkeit und der Gnade, das Reich der Gerechtigkeit, der Liebe und des Friedens« ist. Die Lesungen, die wir gehört haben, zeigen uns, wie Jesus sein Reich verwirklicht hat, wie er es im Werden der Geschichte verwirklicht und was er von uns erwartet.

Vor allem, wie Jesus sein Reich verwirklicht hat: Er hat es getan mit der Nähe und der  zärtlichen Liebe zu uns. Er ist der Hirte, von dem der Prophet Ezechiel in der ersten Lesung zu uns gesprochen hat (vgl. 34,11-12.15-17). Dieser ganze Abschnitt ist mit Verben durchwebt, die auf die Fürsorglichkeit und die Liebe des Hirten für seine Herde hinweisen: suchen, sich kümmern, zurückholen aus der Zerstreuung, auf die Weide führen, ruhen lassen, das verloren gegangene Schaf suchen, das vertriebene zurückbringen, das verletzte verbinden, das schwache kräftigen, behüten, sorgen. Alle diese Verhaltensweisen sind in Jesus Christus Wirklichkeit geworden: Er ist wirklich der „erhabene Hirte der Schafe und Hüter unserer Seelen“ (vgl. Hebr 13,20; 1 Petr 2,25).

Und alle, die wir in der Kirche berufen sind, Hirten zu sein, dürfen von diesem Vorbild nicht abweichen, wenn wir nicht zu bezahlten Knechten werden wollen. Diesbezüglich besitzt das Gottesvolk einen untrüglichen Spürsinn, die guten Hirten zu erkennen und sie von den bezahlten Knechten zu unterscheiden.

Wie bringt nun Jesus nach seinem Sieg, das heißt nach seiner Auferstehung sein Reich voran? Der Apostel Paulus sagt im Ersten Brief an die Korinther: »Er muss herrschen, bis Gott ihm alle Feinde unter die Füße gelegt hat« (15,25). Der Vater ist es, der dem Sohn nach und nach alles unterwirft, und zugleich unterwirft der Sohn alles dem Vater – und am Ende sich selbst. Jesus ist kein König nach der Art dieser Welt: Für ihn ist regieren nicht kommandieren, sondern dem Vater gehorchen, sich ihm übergeben, damit sich dessen Plan der Liebe und des Heiles erfüllt. So besteht eine vollkommene Gegenseitigkeit zwischen dem Vater und dem Sohn. Die Zeit des Reiches Christi ist also die lange Zeitspanne, in der alles dem Sohn unterworfen und alles dem Vater übergeben wird. »Der letzte Feind, der entmachtet wird, ist der Tod« (1 Kor 15,26). Und am Ende, wenn alles unter das Königtum Jesu gestellt ist und alles, auch Jesus, dem Vater unterworfen ist, wird Gott alles in allen sein (vgl. 1 Kor 15,28).

Das Evangelium sagt uns, was das Reich Jesu von uns verlangt: Es erinnert uns daran, dass die Nähe und die zärtliche Liebe auch für uns die Lebensregel sind, und danach werden wir gerichtet werden. Das wird das Protokoll unseres Gerichtes sein. Es ist das große Gleichnis vom Jüngsten Gericht aus Matthäus 25. Der König sagt: »Kommt her, die ihr von meinem Vater gesegnet seid, nehmt das Reich in Besitz, das seit der Erschaffung der Welt für euch bestimmt ist. Denn ich war hungrig und ihr habt mir zu essen gegeben; ich war durstig und ihr habt mir zu trinken gegeben; ich war fremd und obdachlos und ihr habt mich aufgenommen; ich war nackt und ihr habt mir Kleidung gegeben; ich war krank und ihr habt mich besucht; ich war im Gefängnis und ihr seid zu mir gekommen« (25,34-36). Die Gerechten werden fragen: Aber wann haben wir all das getan? Und er wird antworten: »Amen, ich sage euch: Was ihr für einen meiner geringsten Brüder getan habt, das habt ihr mir getan« (Mt 25,40).

Das Heil beginnt nicht mit dem Bekenntnis zum Königtum Christi, sondern mit der Nachahmung der Werke der Barmherzigkeit, durch die er das Reich verwirklicht hat. Wer sie vollbringt, beweist, dass er das Königtum Jesu angenommen hat, denn er hat in seinem Herzen der Liebe Gottes Raum gegeben. Am Abend des Lebens werden wir nach der Liebe, nach der Nähe und nach der Zärtlichkeit gegenüber unseren Mitmenschen gerichtet werden. Davon hängt es ab, ob wir ins Reich Gottes eingehen oder nicht, ob wir auf der einen oder der anderen Seite Platz finden. Jesus hat uns mit seinem Sieg sein Reich geöffnet, doch es liegt an jedem von uns, dort einzutreten – schon von diesem Leben aus:  Das Reich beginnt jetzt! –, indem wir uns konkret zum Nächsten unseres Bruders machen, der um Brot, Kleidung, Aufnahme, Solidarität und Katechese bittet. Und wenn wir jenen Bruder oder jene Schwester wirklich lieben, werden wir uns gedrängt fühlen, mit ihm oder ihr das Kostbarste zu teilen, was wir besitzen, nämlich Jesus selbst und sein Evangelium!

Heute stellt uns die Kirche als Vorbilder die neuen Heiligen vor Augen, die – jeder in seinem Bereich – gerade durch die Werke einer großherzigen Hingabe an Gott und an die Mitmenschen dem Reich Gottes gedient haben und seine Erben geworden sind. Jeder von ihnen hat auf das Gebot der Gottes- und Nächstenliebe mit außergewöhnlicher Kreativität geantwortet. Sie haben sich rückhaltlos dem Dienst an den Letzten gewidmet, indem sie Notleidenden, Kranken, Alten und Pilgern geholfen haben. Ihre Vorliebe für die Geringen und die Armen war der Widerschein und das Maß der bedingungslosen Liebe zu Gott. Tatsächlich haben sie die Liebe in der starken und persönlichen Beziehung zu Gott gesucht und entdeckt, aus der die wahre Nächstenliebe entspringt. Deshalb haben sie in der Stunde des Gerichtes diese freundliche Einladung gehört: »Kommt her, die ihr von meinem Vater gesegnet seid, nehmt das Reich in Besitz, das seit der Erschaffung der Welt für euch bestimmt ist« (Mt 25,34).

Mit dem Ritus der Heiligsprechung haben wir wieder einmal das Geheimnis des Gottesreiches bekannt und Christus, den König und liebevollen Hirten seiner Herde geehrt. Mögen die neuen Heiligen mit ihrem Beispiel und ihrer Fürbitte in uns die Freude steigern, auf dem Weg des Evangeliums voranzugehen, und die Entscheidung nähren, es als Kompass unseres Lebens anzunehmen. Folgen wir ihren Spuren, ahmen wir ihren Glauben und ihre Liebe nach, damit auch unsere Hoffnung sich mit Unsterblichkeit bekleidet. Lassen wir uns nicht durch andere weltliche und vergängliche Interessen ablenken. Möge uns auf unserem Weg zum Himmelreich die Mutter, Maria, die Königin aller Heiligen führen und leiten.

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Der Heilige Stuhl

SOURCE : https://www.vatican.va/content/francesco/de/homilies/2014/documents/papa-francesco_20141123_omelia-canonizzazione.html

San Nicolás Saggio de Longobardi. Iglesia de Santa Ana. Sevilla, Andalucía, España.


Fundador: San Francisco de Paula

San Nicolás de Longobardi, biografia

San Nicolás Saggio de Longobardi Nació en Longobardi (Cosenza-Italia) el 6 de enero 1650. A los 20 años ingresó como oblato en la Orden de los Mínimos. Siguió el espíritu de penitencia y humildad del Fundador de forma especial. Portero en el convento de San Francisco de Paula en Roma, practicó en grado heroico el amor hacia los pobres. Murió el 2 de febrero 1709. Pío VI lo beatificó el 17 septiembre 1786. En el Consistorio del 12 de junio del 2014 el Papa Francisco hizo pública la fecha de canonización para el 23 de noviembre de 2014 en la Basílica Vaticana de San Pedro.

Reseña biográfica:

Del campo al honor de los altares:

El Beato Nicolás de Longobardi - Oblato profeso de la Orden de los Mínimos - Roma - Cuadernos Mínimos - Postulación General de los Mínimos

El Autor declara que a las gracias y milagros de los cuales se hace referencia en el presente perfil biográfico y espiritual donde no haya ya intervenido el juicio de la Iglesia no entiende dar otra autoridad que la puramente humana.

Presentación

La intención de escribir una biografía de Fray Nicolás de Longobardi, de los Mínimos, la tenía desde hace tiempo.

Este Beato de la fuerte tierra calabresa conquistó mi espíritu desde cuando en el lejano 1939 tuve ocasión de visitar su patria, Longobardi, y de conocer su experiencia de alta mística entrelazada con constante y rígida ascesis cristiana y religiosa.

Solo ahora, aceptando la amable invitación del Superior General me decido a dar a la imprenta el presente perfil con el único intento de hacer conocer más esta gran alma y de difundir su culto.

Este modesto trabajo, contenido en el volumen de “cuadernos mínimos” inaugurados por la Postulación General de la Orden, quiere ser una síntesis de la vida y de las virtudes del Beato. A tal fin he creído necesario basarme en los procesos canónicos calabreses y romanos, ordinarios y apostólicos y en las biografías más acertadas.

Seguro de la benevolencia de los lectores por no haber podido expresar toda la riqueza de este dignísimo seguidor de S. Francisco de Paula, dedico mi trabajo al Beato Nicolás. Quiera él bendecirme y Dios nos conceda poder ver un día su definitiva glorificación en la tierra.

Entre el monte y el mar

Calabria, que fue patria de Cassiodoro de Squillace, Nilo de Rossano, Joaquín de Fiore, Francisco de Paula y otros ilustres por virtud y sabiduría, vio nacer también al Beato Nicolás Saggio, hermano oblato de la Orden de los Mínimos. En Longobardi, en efecto, importante pueblo de la provincia de Cosenza, nació este atleta del espíritu, el 6 de enero de 1650.

Sus padres, Fulvio Saggio y Aurelia Pizzini, sencillos y pobres campesinos, ricos de gracia y de virtud, habían hecho de su casa una iglesia doméstica y de su vida una fiel conducta evangélica.

Nicolás, que desde el bautismo, poco después del nacimiento, tenía los nombres de Juan Bautista Clemente, a su escuela, hechas de ejemplos de vida piadosa, creció con buenas inclinaciones,  y acostumbrado al sacrificio. Muy pronto le siguió otro hermanito y tuvieron algunas estrecheces mas. Pero, si en su vida se tiene que hablar de hambre precoz, esta no fue tanto de pan material, aunque la pobreza fue para él antes que una virtud una necesidad, sino de hambre espiritual, más fácil de satisfacer; o sea de oración, de piadoso recogimiento y de pan eucarístico.

Sus testigos y biógrafos no hablan de su primera comunión, pero por la frecuencia y el fervor con que la hacía, podemos deducir el gran deseo que debía de tener en la espera de su primer encuentro con Jesús-Eucaristía, como también su devoción y gozo espiritual en los días siguientes. Tales encuentros eucarísticos fueron muy decisivos para empezar el camino de la perfección. De hecho se volvió más piadoso, recogido, atento a demostrar a Dios su amor con una vida de devoción y de mortificación, además que de exacto cumplimiento de sus pequeños deberes y de servicio hacia el prójimo.La pobreza de su familia no le permitió frecuentar mas que unos pocos meses la escuela; después tuvo que seguir al padre en el duro trabajo del campo. Y fue a través de esto que se fortaleció en el alma y el cuerpo. Quien estaba junto a él comprobaba su bondad. Los primeros entre todos a recibir sus cuidados y su apostolado fueron sus hermanos menores, Antonio y Nicolás, que él instruía sencillamente, pero con fe auténtica y pura, en las verdades cristianas, animándolos a vivir las virtudes.

Se interesaba también de sus compañeros, que si a las primeras se mostraban desconfiados y hostiles, luego se volvían sus admiradores e imitadores.

El 3 de mayo de 1668, a la edad de 18 años en la misma iglesia que lo había recibido recién nacido, por el bautismo, recibió de su Obispo, Mons. Luis Morales, el sacramento de la confirmación.

Austero consigo mismo, manso y amable con los demás, en el joven Juan Bautista enseguida dio fruto la fuerza renovadora del Espíritu. Rico de gracia y fortalecido por sus dones, se empeñó en seguir y  testimoniar a Cristo, con entusiasmo juvenil, siempre más de cerca, en el ejercicio asiduo de las virtudes evangélicas. La pobreza en lugar de mortificarlo lo hacía feliz pudiendo, con ella, asemejarse todavía más al Redentor, que quiso nacer, vivir y morir como verdadero pobre.

A las privaciones de necesidad, comunes entre la gente de su pueblo, unía de su cuenta mortificaciones y ayunos. El viernes y el sábado ayunaba a pan y agua dando su comida a los más pobres. Por la mañana temprano se iba a misa, incluso en los días más crudos de invierno. Esto no le impedía de ayudar a su padre en el trabajo, más bien era el primero a empezarlo y el último a dejarlo.

Nunca lo vieron frecuentar malas compañías. En la calle era edificante ver su comportamiento serio y recogido, ocupándose en  rezar el rosario o sumergido en la contemplación de los divinos misterios.

También en los campos, durante las pausas del trabajo, encontraba descanso y gozo recogiéndose en oración bajo los árboles o en otro lugar apartado, mientras sus compañeros consumían su pobre comida o se entretenían en hablar.

Manso y paciente, Juan Bautista soportaba con serenidad cualquier injuria. De buena gana se prestaba a trabajos muy humildes y pesados, feliz de ser útil a los demás. Llegó hasta a llevar cilicios y a flagelarse duramente, para que, domando el cuerpo, el espíritu pudiese elevarse sin obstáculos y avanzar en los caminos de Dios.

Para una entrega más radical

La honestidad de su padre Fulvio y la fe viril de madre Aurelia son para su hijo constantes ejemplos de virtud. Formado en esta escuela doméstica y estimulado interiormente por el Espíritu Santo, él se empeña a estar cada día más disponible para Dios. Así pues, mientras vive una vida de intensa piedad, de fervor y de empeño ascético, advierte en su alma un deseo cada vez más grande de perfección.

La presencia de los Frailes Mínimos en su pueblo de Longobardi y la amistad con estos buenos religiosos frecuentando su iglesia, lo ayudan a madurar en la convicción de que no está hecho para quedarse en el mundo, sino más bien para vivir en el convento, donde podrá avanzar con más seguridad en el camino de la perfección, en la práctica de los consejos evangélicos, en el apostolado y en el humilde servicio hacia los hermanos. Haciendo discernimiento en la oración y con la ayuda de su director espiritual, bien pronto toma la decisión de entrar en la vida religiosa: será mínimo como los seguidores de su gran paisano y taumaturgo S. Francisco de Paula. Pero, ¿cómo hacer para comunicarlo a sus padres? Acaso ¿el amor a los padres, a los hermanos, a los amigos está en contraposición con el amor a Cristo? Él sabe lo que enseña Jesús en el Evangelio: “...Quien ama a su padre y a su madre  más que a mí, no es digno de mí”.

Siempre había amado a sus padres viendo en ellos los primeros representantes de Dios; siempre había seguido con alegría sus decisiones, adelantándose a cumplir hasta sus deseos y caminando a la luz de sus ejemplos de honestidad, de rectitud y de intensa vida cristiana; y ahora tenía que ser él mismo el que había de decidir a cerca  de su porvenir. ¿Y la gratitud por el amor  que sus padres le tenían por ser su primogénito? ¿Y la ayuda que se esperaban especialmente de él en el duro trabajo de campesinos y en la herencia del campo paterno? La invitación interior sin embargo, se hacía cada vez más insistente, por eso decide comunicársela primero a su madre, como a la que mejor que nadie podía entender sus sentimientos. Un día en que se quedó solo con ella le dijo: “Mamá, me tienes que ayudar... Soy ya mayor y deseo realizar lo más pronto posible el sueño de mi vida. Solo tú me puedes ayudar... ¿Quieres decir a papá que me deje libre de ir al convento de Paula para hacerme religioso de S. Francisco?”. La mujer, por muy piadosa y virtuosa que fuese, se quedó asombrada. Sí, ella conocía bien la sincera piedad y la virtud de su hijo, pero nunca había pensado a una separación tan radical. Estimaba a los religiosos, y especialmente los de S. Francisco de Paula, pero que su propio hijo se hiciese uno de ellos... era demasiado. Ella había soñado para su hijo una buena esposa con la que pudiera formar un santo hogar. Había tanto que trabajar en su familia para ir adelante, y además ¿no podía santificarse en su casa? “No, - le dijo decididamente - no es necesario dejar a tu familia, a tus amigos y tu trabajo para servir al Señor, basta que seas bueno allí donde te encuentras. Pero, hablaré igualmente a tu padre, por cierto no para que te deje ir”. Cuando más tarde la familia se reunió delante del fuego para compartir la pobre mesa, Mamá Aurelia abrió la conversación sin esconder su parecer contrario. Juan Bautista esperaba encontrar en su padre la comprensión que no había encontrado en su madre. Pero vanas fueron sus esperanzas. Con tono severo y enojado su papá le dijo: “No veo la necesidad de ir a Paula a hacerte religioso. Aquí, en tu casa, tenemos necesidad de ti, de tu trabajo. En lugar de ir a labrar el huerto de los frailes quédate aquí, en Longobardi, y continúa a labrar nuestro campo conmigo, con tu mamá y con tus hermanos”.

El joven se quedó calladito y triste. La llamada de Dios era para él muy clara y sin sombra de duda, por eso no dejó de confiar en Dios sin perder las esperanzas de obtener el consentimiento y la bendición de sus padres. Así pues algunos días después, mientras se encontraba en el convento de los Mínimos, les habló de la oposición de sus padres y para convencerlos lo más pronto posible les pidió un hábito de la Orden. Se lo dieron y en seguida se lo puso, y así vestido se presentó todo feliz a su mamá. La mujer, más que sorprendida, se enojó, juzgando ya demasiado el atrevimiento de su hijo, y lo reprochó duramente ordenándole quitárselo inmediatamente y no frecuentar nunca jamás el convento.

De mala gana, el joven obedeció, pero en el mismo momento en que se quitó el hábito religioso, se quedó ciego. La pobre mujer, no creyendo a sus ojos, comprendió de haber actuado mal y se hizo intercesora con el esposo para que le concediera el permiso que él había pedido. Así los dos le dieron su consentimiento y en el mismo instante Juan Bautista recobró la vista.

Corrector General de la Orden de los Mínimos era en aquel tiempo el P. Sebastián Quinquet, francés; Corrector provincial en Calabria era el P. Isidoro Averardo de Fuscaldo. A este se dirigió Juan Bautista pidiendo humildemente de vestir el hábito en cualidad de hermano oblato. Lo invitaron a ir al Santuario de Paula, donde el P. Jaime Corba, Corrector local lo admitió al noviciado. Lo acompañaron sus mismos padres. El Corrector al vestirlo del santo hábito le puso el nombre de “Fray Nicolás”.

Para su formación religiosa fue confiado a la guía de P. Juan Paletta de Bonifati, religioso de modesta cultura, pero de gran espíritu religioso, que lo introdujo por los caminos de la ascesis religiosa y lo preparó a recibir los dones de gracia, que lo harán grande en la Iglesia.

Sus progresos evidentes en las virtudes eran motivo de admiración para todos. Muy observante en la disciplina regular, que aprendía del ejemplo vivo de su Padre Maestro, se hizo él mismo modelo viviente en la obediencia, en la pobreza, en el fervor de piedad, de caridad y de mortificación. Nunca se mostraba contrariado por los trabajos que le venían confiados, aunque fuesen humildes y pesados. Siempre disponible y generoso, sirviendo a todos como mejor podía.

Pasado así el año de noviciado, con el consentimiento de los Padres del Santuario, fue admitido a la profesión de los tres votos de castidad, pobreza y obediencia, comunes a todos los Institutos Religiosos, y del voto especial de los Mínimos, de la vida cuaresmal, que prohíbe por toda la vida el uso de la carne, de los huevos y de todo género de lacticinios y de sus compuestos y derivados.

Como oblato, hizo también la promesa de fidelidad a la Orden, manifestando las limosnas recibidas, como prescribe la Santa Regla.El “oblato”

La vida de “oblato” Fray Nicolás la empezó, por voluntad de sus Superiores, en Longobardi, donde se quedó dos años (1670-1671), amado y venerado por todos los que le conocían. La iglesia, la celda y el huerto eran los lugares de su actividad, la palestra de sus virtudes, donde siempre se comportaba como hombre de Dios. Después, el P. Juan Carino de Rende, sucedido al P. Averardo en la dirección de la provincia religiosa, en 1672 lo envió al convento de S. Marcos Argentano, donde, habiendo pocos religiosos tuvo que desempeñar diversos oficios, entre ellos el de cocinero y de provisor. Luego fue enviado a Montalto Uffugo, a Cosenza, a Spezzano de la Sila y por último a Paterno Calabro: un año en cada lugar. Su gran docilidad y profunda humildad lo hacían agradable a todos, religiosos y fieles.

Llamado en Paula por el nuevo Corrector Provincial, P. Carlos Santoro, como su “compañero” - el mayor oficio para un fraile oblato - se empeñó todavía más en la ejemplaridad de una vida fervorosa, en la exacta obediencia y prontitud en el desempeño de sus oficios. Durante las “visitas” a los conventos, Fray Nicolás muchas veces dejaba su celda a los religiosos de paso, que venían para encontrarse con su Superior, mientras que él se quedaba en el coro, en oración, a veces hasta en la noche. En una de estas, en Spezzano, fue encontrado en éxtasis por el P. Pedro (santo religioso de Spezzano, que murió en 1733) y decía: “Ven, Jesús mío, ven, Niñito mío ven”. Luego, en lágrimas de conmoción: “Ya basta, Señor mío, que me muero, ya basta, porque mi corazón se deshace por las llamas de amor...”.

Primera estancia en Roma

Fray Nicolás tenía 32 años cuando, en 1861, fallecido el oblato de la Comunidad de S. Francisco de Paula ai Monti, en Roma, fue llamado a sustituirlo por el Corrector General, P. Pedro Cunzi de Cosenza. Allí, en el convento y colegio llamado “de los Calabreses”, junto al cual se encontraba una artística iglesia, entonces parroquia, le fue asignado el oficio de “compañero” o colaborador del párroco, el P. Ángel, su paisano. El ambiente interno era de oración y de estudio; al exterior era de persona sencilla y pobre. Fue el campo ideal por una ascesis profundamente religiosa y para un apostolado de caridad en la parroquia tan poblada, dando ejemplo a sus hermanos de religión de un auténtico discípulo del Santo de la caridad, San Francisco de Paula.

Hacía cotidianamente la visita a la parroquia y donde encontraba necesidad de ministerio regresaba con el párroco o con otro sacerdote para proveer a lo que hacía falta. Así, por cuatro años, a excepción del tiempo empleado en la peregrinación al Santuario de Loreto, que a imitación del santo Fundador, hizo a pie, para visitar la Santa Casa, por devoción del misterio de la Encarnación del Verbo y de la Virgen su Madre.

Nadie supo cuantas y cuales gracias el humilde oblato invocó y alcanzó en este sagrado lugar; pero todos los hermanos de religión y cuantos le conocían confirmaron que regresó con más fervor y santidad. “Fue a Loreto bueno –decían – y regresó santo”. Su fervor teologal y moral, unido a los dones de gracia harán de él un asceta y un místico: una verdadera revelación evangélica del Padre celestial a los limpios de corazón.

Entre los pobres de Jesucristo

Nacido y educado en una familia pobre, Fray Nicolás conocía por experiencia la triste condición de quien se encuentra en la pobreza. Sabía también que no hay verdadero amor de Dios si falta el amor del prójimo, y recordando la afirmación de Jesús: “lo que hicisteis a uno de estos mis humildes hermanos, conmigo lo hicisteis”, se hacía siervo de todos, socorriéndolos y ganándolos a Dios.

Cuando el oblato portero, Fray Pedro de Lappano, se fue al cielo, le confiaron este oficio, de más  contacto directo con los pobres, que según la costumbre llaman a las puertas de los conventos. Su seriedad y prudencia, además que su caridad y piedad determinaron esta elección. Además él había dado ya buena prueba de sus capacidades, cuando el dicho Fray Pedro enfermó gravemente. Justo en el mismo momento en que este expiraba, Fray Nicolás, sumergido en contemplación en su cuarto de la portería, fue escuchado exclamar con alegría por algunos religiosos que pasaban por allí: “¡Qué hermosa es!; ¡que hermosa es el alma de Fray Pedro que ahora se va al Paraíso!”. Y subió en éxtasis.

Iba al encuentro de los pobres con fraterna caridad, ofreciendo a ellos todo lo que le era permitido por los Correctores en alimentos, dinero y vestidos e incluso pidiendo la colaboración de personas ricas para que suplieran generosamente a cuanto él no podía proveer. Estas, que lo conocían bien y lo estimaban, consentían de buena gana a cuanto él les pedía.

Pero antes que la ayuda material, su caridad se expresaba en exhortaciones buenas, sencillas y piadosas. A quien vivía lejos de la gracia de Dios lo animaba a convertirse y a regresar en los brazos de la divina misericordia. A los que vivían en discordia, él les traía la paz. A las jóvenes pobres y en peligro proveía lo necesario para ayudarles a hacer un buen matrimonio con personas honestas. A las viudas necesitadas y a las familias decaídas en baja fortuna daba el consuelo de la palabra y la ayuda material. A los peregrinos de cualquier condición daba su apoyo, en lo que necesitaban, cediendo incluso su dura cama, mientras que él se dormía en el suelo.

Esta era su preocupación cotidiana, a la que correspondía, por su gran espíritu de pobreza, la miseria de su celda, donde guardaba platos, cacerolas y cuanto servía para dar un plato de sopa a los pobres más pobres, además de una cesta de pan para los que llegaban tarde y que llamaban cuando la sopa había sido ya repartida. No siempre todos sus beneficiados eran agradecidos; a veces eran demasiado exigentes y tenían pretensiones que superaban las provisiones de caridad. Pero él aceptaba todas estas humillaciones y mortificaciones con extremada paciencia y en espíritu de penitencia.

Regreso a Paula y a Longobardi

La virtud auténtica, especialmente si es profunda, no puede quedar escondida por mucho tiempo. Es como una flor perfumada, que revela su presencia incluso a los más distraidos e indiferentes a las manifestaciones de la gracia que se derraman de un corazón generoso. Cuanto más el buen religioso se esforzaba en esconder su íntima unión con Dios y las gracias que de Él recibía, tanto más estas transparentaban de sus acciones. Por eso no le faltaba la estima y veneración no solamente por parte de sus hermanos de religión, sino de toda clase de personas que tenían la oportunidad de encontrarle y que luego lo buscaban para escuchar su palabra edificante o sus consejos, para pedirle oraciones o recibir su bendición, entre estos, el Cardenal Mellini, el príncipe Antonio Colonna, la Reina de Polonia y otros ilustres personajes Romanos y forasteros, ya que el Señor escuchaba siempre a su siervo fiel, hasta con prodigios. Por eso era frecuente la muchedumbre que acudía a la iglesia parroquial de San Francisco de Paula ai Monti. Y, cuando, por motivos de obediencia, el humilde fraile tenía que atravesar las calles de Roma, personas de cualquier edad y condición iban a su encuentro. Bastaba haberlo encontrado una sola vez para que su rostro quedara impreso en el corazón. Pero Fray Nicolás, consciente que todo el bien que realizaba era obra de Dios, atribuía solo a Él el honor, la gratitud y la gloria y quedaba confundido por las manifestaciones de estima que le proporcionaban, humillándose todavía más y diciéndose sinceramente el más miserable de los hombres e religioso indigno de llevar el hábito de los Hijos de S. Francisco de Paula.

Para custodiar su virtud y defenderla de tantos aplausos como recibía, sus Superiores – el Corrector General P. Bernardito Plastina y el Provincial P. Pedro Curti – de acuerdo con el Papa Inocente XII, que lo estimaba muchísimo, lo enviaron de nuevo en Calabria.

Era el año 1693. Después de doce años de estancia en Roma, a la edad de 44 años, feliz de hacer la voluntad de Dios, Fray Nicolás, en compañía del Provincial elegido, P. Antonio Costantini de Castrovillari – que fue luego Arzobispo de Trani – dejaba el convento romano para irse a Paula. Apenas había llegado a Nápoles cuando la Vice-reina, la condesa de S. Esteban, lo quería retener; pero antes que llegase una nueva orden, se le dijo a la condesa que la voluntad del Papa era que Fray Nicolás se retirara al Santuario de Paula y así prosiguieron su camino.

A su llegada, el Corrector, P. Vicente Cucinella, le asignó el oficio de ayudante de sacristía. Aquí lo encontró por primera vez el P. José María Perimezzi (luego nombrado Obispo), que será después su primer biógrafo, habiendo conocido personalmente sus virtudes y méritos excepcionales.

En los primeros dos años de estancia en el protomonasterio de los Mínimos, que lo había visto ya como novicio fervoroso, Fray Nicolás confirmó su constante docilidad a la gracia, resaltando sobretodo su humildad y su mansedumbre, su caridad amable hacia todos, su perfecta obediencia, el espíritu de penitencia y su incansable actividad. También allí continuó su progreso ascético y no faltaron los auténticos dones místicos, que eran de edificación para todos; pero tampoco faltaron las pruebas.

Es de aquel tiempo el siguiente episodio. Un día el Padre Provincial, queriendo probar su virtud, delante de todos los hermanos, lo regañó duramente: “¡Fray Nicolás, tú no sirves para nada! Eres indigno del oficio de sacristán” - y dirigiéndose a los demás añadió - “no es bueno para otra cosa más que para limpiar las pezuñas de los caballos..”. El humildísimo religioso, recibido el reproche de rodillas, con su habitual serenidad y sencillez, se fue al establo con agua y trapo para empezar dócilmente a lavar las pezuñas de los caballos, dando a todos ejemplo de humildad sincera y de pronta obediencia. Fue, esto, también el principio de todo un periodo de prueba de sus virtudes y de purificación pasiva: reprimendas, mortificaciones, públicas humillaciones. Y si a algunos parecían crueldad, para él era Paraíso, feliz de compartir la paciencia, el sufrimiento y la obediencia del Redentor.

En noviembre de 1693 unos ladrones robaron las lámparas de plata del Santuario. Fueron inculpados inocentemente los mismos religiosos. El único que quedó sereno y tranquilo fue Fray Nicolás: “A nosotros basta – decía – que Dios descubra nuestra inocencia, sin querer obligarlo a manifestar la maldad de los demás”. Se hizo un proceso regular y los religiosos fueron reconocidos inocentes, pero los verdaderos ladrones no se encontraron.

Entre las virtudes fuertes de este religioso estaba sin duda la obediencia, que él siempre había practicado con todos, animado por un espíritu de verdadera fe y de profunda humildad.

Pasados apenas dos años, en 1695, el P. Costantini, ya al último año de su gobierno provincial, y después su sucesor P. Juan Perrelli de Belvedere, lo asignaron al convento de Fiumefreddo, luego de Cosenza, y en último de Longobardi. Fray Nicolás regresaba por segunda vez, precedido por su fama de santidad. Por eso hermanos de religión y paisanos lo recibieron con viva satisfacción, conociendo por directa experiencia su santidad de vida. Además de sus oficios habituales, había sido encargado de hacerse responsable de los trabajos de ampliación de la iglesia conventual, a causa de las exigencias espirituales del pueblo que había crecido.

Lleno de confianza en Dios y con el consentimiento de sus Superiores, el Beato fue buscando por todo alrededor ayuda en dinero, en materiales, en mano de obra.

Todos le ayudaban de buena gana, los ricos ofreciendo dinero o material, los pobres prestando su trabajo sin pedir recompensa, satisfechos de sentirse amigos del hombre de Dios. Se renovó así, por la construcción de la nueva iglesia de Longobardi, la experiencia de caridad que acompañó la construcción de la primera iglesia de Paula. Y también se renovaron los prodigios ya que acudía a él, como al Santo de Paula, gente de toda condición y su oración hacía presente el dedo de Dios en la obra. Los enemigos declarados de la religión delante de estos signos extraordinarios se transformaban en generosos constructores de la casa de Dios, y Fray Nicolás imploraba para todos misericordia y gracia.

Sanó a un sacerdote de una grave molestia, de manera tan completa que pudo de nuevo empezar su ministerio apostólico.
Un niño de apenas tres meses milagrosamente le habló para expresarle su gratitud por la salud recobrada.

Sanó al hijo moribundo de Ignacio Carretelli, un notable de Amantea.

Bajo su dirección los trabajos progresaban y la construcción crecía. Después de apenas dos años, solo con las ofrendas de los bienhechores y la colaboración de los devotos, la obra quedó cumplida.

A pesar de estar tan empeñado en trabajos materiales, el santo religioso progresaba también en la edificación del edificio interior de la perfección religiosa; muy a menudo a las ordinarias y comunes obras de piedad y de mortificación añadía austeridades y penitencias voluntarias, como ayunos y flagelaciones, tanta era su hambre y sed de penitencia.Regreso definitivo en Roma

Después de cuatro años de permanencia en Calabria, el Vicario, P. José Marascaroni, a petición unánime de los religiosos de la comunidad dei Monti, llamó de nuevo a Roma Fray Nicolás. Aquí encontró a su antiguo director espiritual, P. Juan Bautista de Spezzano Piccolo, que lo guió por otros dos años. Después fueron sus directores el P. Antonio de Celico, P. Francisco Ricardo de Rinello y P. Pablo Accetta de Longobardi, religiosos de experimentada vida de oración.

Cuando el santo religioso tomó de nuevo su oficio en la portería del convento era el año 1697, contaba 48 años de edad y 27 de profesión religiosa.

Los pobres, en los cuales veía a Cristo necesitado, fueron nuevamente el objeto de sus cuidados. Todos acudían a él, a todas las horas, para pedirle su caridad, su consejo o sus oraciones. Para atenderlos, sobretodo a la hora en la cual solía repartir la sopa, no le importaba anular o retrasar citas con personalidades importantes o bienhechores.

Una vez, mientras esperaba  ser recibido en audiencia por el Papa Clemente XI, al escuchar las campanas del mediodía, dejó apresuradamente el Quirinale (que era en aquel tiempo la residencia papal) para acudir a sus pobres. Otra vez, invitado por la familia Colonna-Pamphili, siempre hacia mediodía, contestó con simplicidad y respeto: “Los pobres de Jesucristo me esperan a esta hora; mientras que a esta familia puedo ir en otro momento...”.

Además del oficio de portero, que lo precisaba sobretodo para atender a “sus” pobres, responder a las visitas de bienhechores, enfermos y familiares, aceptó por obediencia y desempeñó otros numerosos encargos, como: limosnero de la cera para las solemnes Cuarenta Horas (adoración del Santísimo por tres días seguidos); custodio de la capilla del Santo Fundador. Esta, con las ofrendas de los bienhechores, particularmente de Doña Olimpia Pamphili, esposa del príncipe Don Felipe Colonna, los cuales quisieron que fuese padrino de bautismo de su heredero, fue decorada con estuques y dorados artísticos y enriquecida con un precioso palioto de plata. Así también fue sacristán, compañero del párroco, encargado del refectorio (la mesa del convento), del jardín y de la limpieza.

El humilde oblato desempeñaba todos estos oficios con responsabilidad y diligencia, tanto que todos se admiraban de como podía llegar a tanto. El P. Pablo Stabile declaraba: “Me sorprendía verlo empeñado en tantos oficios que hubieran necesitado más personas y como pudiese proveer a todo con exactitud...”.
Se preocupaba también de una manera especial de los enfermos, que cuidaba con delicadeza y gran caridad, esforzándose de consolarlos espiritualmente, llevándoles la reliquia de San Francisco de Paula e invocando su protección, y si eran pobres ayudarles económicamente.

Durante esta segunda permanencia en Roma, por su sencillez y heroico candor obtuvo, a la muerte de  la Señora  Lucrecia Lanzierda, el precioso depósito del cuerpo de Santa Inocencia, Virgen y Mártir, con la autorización de transferirlo a la iglesia que él había construido en Longobardi.

El 10 de septiembre de 1697, con una carga de reliquias y objetos sagrados, habiendo obtenido la indulgencia plenaria, por el Papa Inocente XII, para el día de la fiesta de la Santa, con toda la alegría de su alma, se embarcó en un barco del patrón Julio Signorelli, de Fiumicino. El viaje encontró muchas dificultades, pero todas fueron superadas gracias a sus oraciones.

De hecho, del Circello hasta la isla de Procida, el barco tropezó en medio de un terrible huracán. En medio de una lluvia violentísima con truenos y relámpagos horribles, la nave quedaba completamente seca: ni una señal de la tempestad que enfurecía alrededor... Pero el tripulante asombrado vio en un rincón a Fray Nicolás de rodillas, sumergido en profunda contemplación.

Cuando, después, la nave pasó cerca de la costa Calabresa, los marineros para honrar a su paisano y patrón San Daniel echaron fuegos artificiales, fue un verdadero milagro que no pasara nada, porque uno de los fuegos explotó con violencia pasando entre las piernas de los marineros sin herir a nadie. Lo mismo pasó cuando, llegados a la playa de Longobardi, delante de una gran muchedumbre, fue desembarcada la preciosa reliquia del cuerpo de Santa Inocencia y con gran solemnidad colocada en la iglesia de los Mínimos. Estos episodios aumentaron la veneración hacia el fraile. A él se atribuye también la profecía de un nacimiento en la familia del patrón Signorelli. Al niño, tan esperado por sus padres, le pusieron el nombre de Nicolás, como signo de gratitud hacia el hombre de Dios.

En Longobardi Fray Nicolás construyó incluso una artística capilla, donde fue colocada en veneración la urna del cuerpo de la Santa, que muy pronto fue meta de numerosos peregrinos, que él mismo enviaba para invocar su protección. En breve tiempo la devoción a Santa Inocencia se difundió por todo alrededor y el 21 de septiembre, día de su celebración anual, es todavía un acudir de numerosa gente por la gran devoción que se conserva hacia ella.

Satisfecho, el Beato regresó a Roma, donde, por los Superiores que siguieron: P. Pablo Stabile de Castrovillari, P. Francisco de la Regina y P. Benito de Ciró, fue confirmado en el oficio de sacristán y en varios otros encargos. En todos estos perseveraba en la oración, en la mortificación y en las obras de caridad, progresando tanto en la virtud que todos estaban admirados de él.

Se hacía todo a todos, no dejando ninguno de sus trabajos, más bien desempeñándolos con serenidad y amor, con paciencia y alegría, en perfecta uniformidad a la voluntad de Dios y en obediencia a sus Superiores.

Si a veces dejaba a Dios por Dios, disminuyendo las ocho o nueve horas de oración que normalmente hacía, quedaba igualmente unido al Señor en el profundo recogimiento de su alma, donde su adoración interior era incesante.

Muchas veces sus hermanos de religión lo encontraron extático en su celda.

Su ferviente piedad y austera ascesis física eran premiadas por Dios con singulares dones de gracia, que el Beato acogía con profundísima humildad y ponía inmediatamente al servicio del prójimo.

Pero se distinguió sobretodo en las virtudes, llegando al heroísmo de los santos. En cada oficio practicaba una virtud particular: como portero sobretodo la paciencia, la mansedumbre y la prudencia; con los pobres, que eran muchísimos (casi cien o más), la amabilidad. Se ingeniaba para procurar limosnas, y con ellas compraba sopas y hierbas para luego guisarlas por la mañana temprano para ellos, tal vez con la ayuda visible de Jesús y de los ángeles (como testimonió P. Juan Bautista de Spezzano). Luego las repartía con santas exhortaciones, después de haber rezado junto con sus beneficiados. A las mujeres pobres conseguía vestidos y el ajuar para hacer un buen matrimonio con personas honestas. Con las limosnas recibidas y administradas con el consentimiento de sus Superiores, mantenía también a algunos estudiantes pobres. A las familias decaídas y a los pobres, que no querían aparecer como tales, les hacía llegar a su casa el apoyo más urgente y adecuado. Tenía la iglesia, la sacristía y los objetos sagrados siempre en orden y limpios. El huerto, que él cultivaba con gran esfuerzo, producía flores y fruta, que luego ofrecía con sencillez y exquisita delicadeza a los bienhechores, aunque fuesen de la más alta nobleza e incluso al mismo Papa, Clemente XI, que los aceptaba con viva gratitud.

Entre los lugares donde desempeñaba sus oficios la iglesia era el preferido,  el campanario, donde era encargado de gobernar el gran reloj de pared, fue el mudo testigo de sus penitencias porque allí iba a flagelarse para que nadie lo escuchara.

Según aseguran sus directores espirituales, nunca cometió un pecado mortal, conservando siempre su inocencia bautismal.

La ofrenda de su vida por la Iglesia

Mientras el alma de este oblato tan dinámico y activo avanzaba cada día más hacia la perfección en el servicio alegre y generoso de Dios y de sus hermanos, su cuerpo, debilitado por tantas penitencias, empezaba a sentir el peso de los años, el cansancio de tanto trabajo y a enfermarse más a menudo.

Era el año 1709 y el Papa Clemente XI, preocupado por los problemas de la Iglesia, había hecho transportar la imagen del Stmo. Salvador a S. Pedro del Vaticano, pidiendo que sacerdotes, religiosos y fieles se sucedieran en oración para pedir al Señor misericordia y piedad para su Iglesia. Los Mínimos de S. Francisco de Paula ai Monti accedieron con entusiasmo también en horas del día y de la noche a esta instancia del Papa y también Fray Nicolás, a pesar de sus precarias condiciones de salud, iba a hacer su visita dos veces al día y se quedaba largo rato en oración, de rodillas sobre el duro suelo.

Como si fuesen pocas las que hacía, multiplicó sus duras penitencias y se ofreció víctima a la justicia de Dios: “Señor, aquí estoy; haz de mí lo que tú quieras. Te encomiendo a tu santa Iglesia. Tú perdona a tu pueblo”. El P. Zavarroni, que lo escuchó, nos informa que el santo religioso con esta ofrenda de su vida deseaba reparar los pecados que causaban tantos sufrimientos a la Iglesia, según el espíritu de reparación propio de la Orden Mínima.

De hecho el Señor escuchó su súplica y aceptó su ofrecimiento, tanto que algunos días después Fray Nicolás no pudo ya levantarse de la cama por la fiebre muy violenta. Trasladado a la enfermería del convento, consciente que su partida al cielo era ya próxima, llamó al P. Alberto de Cosenza para hacer su última confesión y pedir el sacramento de la unción de los enfermos. Con profunda humildad suplicó a sus hermanos que pidieran  para él a Dios el perdón de sus pecados, y, después de recibir el viático, movido por profunda gratitud, empezó a agradecer al Señor en voz alta:

“Señor mío, no soy digno que tú vinieras a mí, pobre criatura. Ya que te has dignado concederme esta gracia, haz que sea digno de tu amor. Señor mío, si me haces la gracia de recibirme en el cielo, será solo por tu suma bondad, porque yo no soy digno de tu misericordia”.

Para que no se fatigara demasiado, un religioso presente lo exhortó: “Fray Nicolás, te vas a cansar hablando; basta que hagas un acto interno de amor a Dios”.

Y el santo religioso le contestó: “¡Ah padre mío, lo amo con todo mi corazón y quisiera ser una vela encendida para consumirme todo como holocausto en honor de Dios!”.

De  nada sirvió la dolorosa sangría practicada para darle un cierto alivio a los sufrimientos de la extrema enfermedad: el enfermo iba lentamente agotando cada residuo de energía corporal. Se difundió tanto la noticia de su nueva y grave enfermedad, que acudió mucha gente de toda condición social en prueba de estima, de gratitud y veneración. El príncipe Marcantonio Borghese y algunos de su Familia, de rodillas delante de su cama le recomendaban que rezara por ellos y los bendijera. Fray Nicolás humildemente les contestó: “El Señor los consuele y los escuche”. Fueron también el príncipe Don Felipe Colonna y el duque de Paganica, Don José Mateo Orsini para recomendarse a él, y a este el Beato contestó: “Yo soy un grandísimo pecador y necesito que el Señor use misericordia para salvarme, sin embargo confío en la misma y cuando, por su infinita gracia, me haga digno del premio eterno, los recomendaré al Señor”.

Entre otros fueron a visitarlo también el príncipe Don Augusto Chigi, el marqués Naro, los nobles Falconieri, Rospigliosi, Mellini, Colloredo y muchas otras personalidades.

El Cardinal Mellini, le pidió de rodillas ser bendecido; y ante de esta petición Fray Nicolás se negaba, pero con la exhortación del Padre Superior Pablo Stabile se apresuró a bendecirlo con el cordón del hábito religioso en nombre de la Santísima Trinidad y de San Francisco de Paula. El Padre confesor Alberto y el mismo Padre Stabile temiendo que el acudir de tantos nobles y prelados y sus manifestaciones de estima y de devoción turbaran su humildad, se preocuparon de decirle: “Fray Nicolás, estos honores no son para ti, sino para el hábito de San Francisco de Paula...”, y él dulcemente contestó: “Querido Padre mío, desde hace diez o doce años más o menos Dios me ha hecho esta gracia… ¡no ha estado y no hay en mí otro más que El! Yo siempre he esperado en la Santísima Trinidad y en ella espero de terminar esta vida y les pido de rezar por mí a Dios, a la Virgen y a San Francisco de Paula”.

Muchos de los dichos nobles, deseando ser útiles al venerado amigo y enfermo, enviaron al convento ai Monti los propios médicos personales para una consulta. Quien lo informaba que estaban los médicos, le decía también que había buenas esperanzas de curarse, sin embargo Fray Nicolás, siempre sereno y consciente de la entidad de su mal, contestó: “Los médicos no saben lo que dicen. Sin embargo que hagan lo que desean, pero sepan que yo estaré en vida hasta que haya ganado la indulgencia jubilar de la próxima fiesta de la Purificación de la Virgen”.

Así, tres días antes de su adiós a la tierra para el cielo; suplicó que le fuera impetrada del Papa la bendición “in articulo mortis” y que no se diera ningún honor a su cuerpo, si no que se enterrase enseguida y que se quemara su ropa y los trapos que se encontraban en su celda.

Tuvo después la deseada visita del piadosísimo Padre Tomás da Spoleto, con el cual se entretuvo en discursos espirituales y férvida oración hasta la noche del 2 de febrero, cuando, recibida la bendición papal y el mensaje del mismo Clemente XI que se acordara de él y de las urgentes necesidades de la Iglesia cuando llegara al paraíso, teniendo en sus manos el Crucifijo, totalmente sereno aunque visiblemente enfermo por la altísima fiebre, le pidió permiso al Corrector de ponerse el hábito religioso, depuesto a causa de la enfermedad. Escuchó estático la Pasión del Señor; renovó los actos de fe, de esperanza y de amor a Dios besando con fervor el Crucifijo. Acordándose que era la fiesta de la Purificación pidió que se le leyeran las letanías lauretanas, a las cuales deseó que se le añadieran las de los santos y los salmos penitenciales. En fin siguió las plegarias de los agonizantes con profundo recogimiento, y, trazando tres signos de la cruz sobre los presentes y estrechando el Crucifijo en el pecho, levantada la mano derecha con tres dedos abiertos, signo de la Trinidad, estático y radiante, como si viera la adorable Trinidad, exclamó: “¡Paraíso!... ¡Paraíso!...” y cerró los ojos en el beso del Señor. Era la media noche del 3 de febrero del 1709 y el beato tenía 60 años y 28 días de edad, de los cuales 52 de profesión religiosa.

La noticia del piadoso fallecimiento atrajo tal concurrencia de devotos visitadores, que, contrariamente a cuanto él mismo había pedido por su humildad, aunque acabaron los funerales, el féretro se quedó expuesto tres días antes de enterrarlo en la fosa común de los Mínimos ai Monti.

Aquí  los restos mortales del Beato permanecieron hasta el 1718, cuando, al iniciarse el proceso para la beatificación, fue efectuado el reconocimiento canónico; después de esto fueron enterrados en la capilla de la Inmaculada; que será luego dedicada a él, en la misma iglesia de San Francisco de Paula ai Monti. Una lápida marmórea señalaba el lugar con la siguiente inscripción:

DEO OPTIMO MAXIMO HOC SUB LAPIDE IACET CORPUS FRATIS NICOLAI A LONGOBARDIS SERVI DEI ORDINIS MINIMORUM CUI OB EXIMIAM RELIGIOSAE VITAE OBSERVANTIAM SEPARATUM MONUMENTUM PATRES SUPERIORUM LICENTIA POSUERE MDCCXVIII OBIIT DIE TERTIA FEBRUARII MDCCIX

Perfil físico y perfil espiritual

Fray Nicolás era de baja estatura. Huesudo y de talla gruesa, pero algo macilento por las múltiples penitencias a las cuales estaba acostumbrado. No obstante era fuerte y ágil en los trabajos. En su porte era un poco curvo y empachado por los instrumentos de penitencia que usaba. De color trigueño, de barba escasa y oscura. Su cabello, a los sesenta años mostraba algunos mechones de cabellos blancos. La frente era espaciosa aunque la cabeza era fina, especialmente la cara, afinada por la continua penitencia. Ojos vivos e inteligentes, manos ásperas y arrugadas por el trabajo completan el retrato físico.

Fervor teologal en la fe

Como principio y fundamento de la justificación, la fe está también a la base de la santidad, nace como don de Dios con la gracia y crece hasta la vida eterna especialmente en los humildes de corazón.

Fray Nicolás de Longobardi tuvo una fe vivísima, porque era profundamente humilde y sencillo. Y tuvo la interior revelación escondida a los sabios del mundo, pero dada a los pequeños y a los sabios de espíritu. Tuvo pronto conocimiento de las verdades eternas y hablaba de ellas como si las viera dejándose guiar por ellas en todo. El Padre Juan Bautista Picardi declaraba haberlo encontrado muchas veces estático o ir en éxtasis a la sola señal con los tres dedos, símbolo de la Trinidad; como también de haberlo escuchado halar del mismo misterio y expresarlo con tal propiedad de términos de maravillar también a un teólogo experto. Hablaba con tal claridad de la gracia y de su obra en las almas que los maestros de teología de la Orden, los Padres Zavarroni, Perrimezzi, Intrieri, Plastina y Alberto de Cosenza, se quedaban maravillados. Los mismos estudiantes clérigos afirmaron que las pláticas del Beato los convencían más de las largas conferencias de tales maestros. Hablaba de los misterios de la Encarnación del Verbo y de la presencia Real en el adorable Sacramento del altar, de la misa y de las alegrías del paraíso con facilidad y doctrina, no ciertamente adquirida a humanamente, sino en la oración. Con frecuencia fue seguido con vivo complacimiento en sus comentos ascético-místicos y críticos que hacía a los salmos, a las lecciones y a las homilías que escuchaba en el coro.

El Padre Zavarroni, teólogo y prefecto de los estudios a “Propaganda Fide” además que Corrector General de la Orden, dice de él que “… tenía un alto concepto de todos los misterios revelados”, quedándose con frecuencia estático al solo escuchar platicar de ellos.

En el 1694, siendo, el dicho Padre, estudiante y empeñado en un debate del tratado referente a la gracia, un día pasó Fray Nicolás, delante del aula escolástica. Tardando el profesor lo llamaron: “Fray Nicolás, explícanos algo de la gracia”. A esta petición él les contestó: “¿Que cosa quieren escuchar de un ignorante? Esperen a su profesor”, y prosiguió hacia la portería. Pasando más tarde le pidieron vivamente entrara en la clase, invitándolo a hablar sobre el mismo argumento, y casi forzado por Zavarroni, él empezó a decir: “… ¡O que hermosa cosa es la Gracia!... Una es iluminativa y pertenece al intelecto: intelectus bonus, bonus, bonus; la otra es afectiva y pertenece a la voluntad…”. Continuó  hablando así hasta que llegó el maestro agregando varias doctrinas y ejemplificaciones. Saliendo ya de la escuela, el profesor, al cual los estudiantes le dijeron todo, confirmó cada cosa e hizo crecer mayormente la maravilla de los oyentes revelando que él mismo, para tener luz y claridad acerca de las materias teológicas se consultaba con Nicolás.

Un día el Padre Perrimezzi habiéndole expresado a Fray Nicolás algunas dudas acerca de la predestinación, este le contestó: “Padre Lector, ¿no sabe lo que Fray Egidio le contestó a San Buenaventura?... ¡Obras… obras!” Diciendo así Fray Nicolás terminó la conversación y se fue. Otras veces inculcaba a todos su máxima: “Se necesita firmemente creer y constantemente obrar” o bien “Se necesita simplemente creer y firmemente obrar”.

SOURCE : https://www.minimas.org/sanfrancisco.aspx?t=2&id=35


 -JUAN ANTONIO FARINA

- KURIAKOSE ELIAS CHAVARA DE LA SAGRADA FAMILIA

- LUDOVICO DE CASORIA

- NICOLÁS DE LONGOBARDI

- EUFRASIA ELUVATHINGAL DEL SAGRADO CORAZÓN

- AMADO RONCONI

HOMILÍA DEL SANTO PADRE FRANCISCO

Solemnidad de Nuestro Señor Jesucristo, Rey del Universo

Plaza de San Pedro

Domingo 23 de noviembre de 2014

La liturgia de hoy nos invita a fijar la mirada en Jesús como Rey del Universo. La hermosa oración del Prefacio nos recuerda que su reino es «reino de verdad y de vida, reino de santidad y de gracia, reino de justicia, de amor y de paz». Las lecturas que hemos escuchado nos muestran cómo realizó Jesús su reino; cómo lo realiza en el devenir de la historia; y qué nos pide a nosotros.

Ante todo, cómo realizó Jesús su reino: lo hizo con la cercanía y la ternura hacia nosotros. Él es el pastor, de quien habló el profeta Ezequiel en la primera lectura (cf. 34, 11 - 12. 15-17). Todo este pasaje está entrelazado por verbos que indican la premura y el amor del pastor hacia su rebaño: buscar, cuidar, reunir a los dispersos, conducir al apacentamiento, hacer descansar, buscar a la oveja perdida, recoger a la descarriada, vendar a la herida, fortalecer a la enferma, atender, apacentar. Todos estas actitudes se hicieron realidad en Jesucristo: Él es verdaderamente el «gran pastor de las ovejas y guardián de nuestras almas» (cf. Hb 13, 20; 1 P 2, 25).

Y quienes estamos llamados en la Iglesia a ser pastores, no podemos distanciarnos de este modelo, si no queremos convertirnos en mercenarios. Al respecto, el pueblo de Dios posee un olfato infalible al reconocer a los buenos pastores y distinguirlos de los mercenarios.

Después de su victoria, es decir, tras su Resurrección, ¿cómo lleva adelante Jesús su reino? El apóstol Pablo, en la Primera Carta a los Corintios, dice: «Cristo tiene que reinar hasta que ponga a todos sus enemigos bajo sus pies» (15, 25). Es el Padre quien poco a poco somete todo al Hijo, y al mismo tiempo el Hijo somete todo al Padre, y al final incluso a sí mismo. Jesús no es un rey al estilo de este mundo: para Él reinar no es mandar, sino obedecer al Padre, entregarse a Él, para que se realice su designio de amor y de salvación. Así hay plena reciprocidad entre el Padre y el Hijo. Por lo tanto, el tiempo del reino de Cristo es el largo tiempo del sometimiento de todo al Hijo y de la entrega de todo al Padre. «El último enemigo en ser destruido será la muerte» (1 Cor 15, 26). Y al final, cuando todo sea sometido bajo la realeza de Jesús, y todo, incluso Jesús mismo, sea sometido al Padre, Dios será todo en todos (cf. 1 Cor 15, 28).

El Evangelio nos dice qué nos pide el reino de Jesús a nosotros: nos recuerda que la cercanía y la ternura son la norma de vida también para nosotros, y a partir de esto seremos juzgados. Este será el protocolo de nuestro juicio. Es la gran parábola del juicio final de Mateo 25. El Rey dice: «Venid vosotros, benditos de mi Padre; heredad el reino preparado para vosotros desde la creación del mundo. Porque tuve hambre y me disteis de comer, tuve sed y me disteis de beber, fui forastero y me hospedasteis, estuve desnudo y me vestisteis, enfermo y me visitasteis, en la cárcel y vinisteis a verme» (25, 34-36). Los justos contestarán: ¿cuándo hemos hecho todo esto? Y Él responderá: «En verdad os digo que cada vez que lo hicisteis con uno de estos, mis hermanos más pequeños, conmigo lo hicisteis» (Mt 25, 40).

La salvación no comienza con la confesión de la realeza de Cristo, sino con la imitación de sus obras de misericordia a través de las cuales Él realizó el reino. Quien las realiza demuestra haber acogido la realeza de Jesús, porque hizo espacio en su corazón a la caridad de Dios. Al atardecer de la vida seremos juzgados en el amor, en la proximidad y en la ternura hacia los hermanos. De esto dependerá nuestro ingreso o no en el reino de Dios, nuestra ubicación en una o en otra parte. Jesús, con su victoria, nos abrió su reino, pero está en cada uno de nosotros la decisión de entrar en él, ya a partir de esta vida —el reino comienza ahora— haciéndonos concretamente próximo al hermano que pide pan, vestido, acogida, solidaridad, catequesis. Y si amaremos de verdad a ese hermano o a esa hermana, seremos impulsados a compartir con él o con ella lo más valioso que tenemos, es decir, a Jesús y su Evangelio.

Hoy la Iglesia nos presenta como modelos a los nuevos santos que, precisamente mediante las obras de una generosa entrega a Dios y a los hermanos, sirvieron, cada uno en el propio ámbito, al reino de Dios y se convirtieron en sus herederos. Cada uno de ellos respondió con extraordinaria creatividad al mandamiento del amor a Dios y al prójimo. Se dedicaron sin reservas al servicio de los últimos, asistiendo a los indigentes, enfermos, ancianos y peregrinos. Su predilección por los pequeños y los pobres era el reflejo y la medida del amor incondicional a Dios. En efecto, buscaron y descubrieron la caridad en la relación fuerte y personal con Dios, de la que brota el verdadero amor por el prójimo. Por ello, en la hora del juicio, escucharon esta dulce invitación: «Venid, benditos de mi Padre; heredad el reino preparado para vosotros desde la creación del mundo» (Mt 25, 34).

Con el rito de canonización, hemos confesado una vez más el misterio del reino de Dios y honrado a Cristo Rey, pastor lleno de amor por su rebaño. Que los nuevos santos, con su ejemplo y su intercesión, hagan crecer en nosotros la alegría de caminar por la senda del Evangelio, la decisión de asumirlo como la brújula de nuestra vida. Sigamos sus huellas, imitemos su fe y su caridad, para que también nuestra esperanza se revista de inmortalidad. No nos dejemos distraer por otros intereses terrenos y pasajeros. Y que la Madre, María, reina de todos los santos, nos guíe en el camino hacia el reino de los cielos.

«Quienes estamos llamados en la Iglesia a ser pastores, no podemos distanciarnos» del modelo indicado por Jesús «si no queremos convertirnos en mercenarios»: lo recordó el Papa Francisco en la plaza de San Pedro el domingo 23 de noviembre, por la mañana, solemnidad de Cristo Rey, durante la misa celebrada para la canonización de Juan Antonio Farina, Kuriakose Elías Chavara de la Sagrada Familia, Ludovico de Casoria, Nicolás de Longobardi, Eufrasia Eluvathingal del Sagrado Corazón y Amado Ronconi. «Su predilección por los pequeños y los pobres —dijo el Pontífice en la homilía— era el reflejo y la medida del amor incondicional a Dios».

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La Santa Sede

SOURCE : https://www.vatican.va/content/francesco/es/homilies/2014/documents/papa-francesco_20141123_omelia-canonizzazione.html


 - GIOVANNI ANTONIO FARINA

- KURIAKOSE ELIAS CHAVARA DA SAGRADA FAMÍLIA

- LUDOVICO DE CASORIA

- NICOLA DE LONGOBARDI

- EUFRÁSIA ELUVATHINGAL DO SAGRADO CORAÇÃO

- AMATO RONCONI

HOMILIA DO PAPA FRANCISCO

Solenidade de Nosso Senhor Jesus Cristo, Rei do Universo

Praça de São Pedro

Domingo, 23 de Novembro de 2014

Hoje a liturgia convida-nos a fixar o olhar em Jesus como Rei do Universo. A bonita oração do Prefácio recorda-nos que o seu é um «reino de verdade e de vida, reino de santidade e de graça, reino de justiça, de amor e de paz». As Leituras que acabamos de ouvir mostram-nos como Jesus realizou o seu reino; como o realiza no porvir da história; e o que nos pede.

Antes de tudo, como realizou Jesuso reino: com a proximidade e a ternura para connosco. Ele é o Pastor, do qual nos falou o profeta Ezequiel na primeira Leitura (cf. 34, 11-12.15-17). Todo este trecho está embebido de verbos que indicam a solicitude e o amor do Pastor pelo seu rebanho: passar em resenha, congregar da dispersão, levar à pastagem, fazer repousar, procurar a ovelha perdida, reconduzir a tresmalhada, ligar as feridas, curar a doença, ser solícito, apascentar. Todas estas atitudes se tornaram realidade em Jesus Cristo: Ele é deveras o «grande Pastor das ovelhas e guarda das nossas almas» (cf. Hb 13, 20; 1 Pd 2, 25).

E quantos na Igreja estão chamados a ser pastores, não podem afastar-se deste modelo, se não quiserem tornar-se mercenários. A este propósito, o povo de Deus possui um faro infalível para reconhecer os bons pastores e distingui-los dos mercenários.

Depois da sua vitória, ou seja, depois da sua Ressurreição, como leva por diante Jesus o seu reino? O apóstolo Paulo, na Primeira Carta aos Coríntios, diz: «Porque convém que reine até que haja posto a todos os inimigos debaixo de seus pés» (15, 25). É o Pai que pouco a pouco submete tudo ao Filho, e contemporaneamente o Filho submete tudo ao Pai, e no final também a si mesmo. Jesus não é um rei à maneira deste mundo: para Ele, reinar não é comandar, mas obedecer ao Pai, entregar-se a Ele, para que se cumpra o seu desígnio de amor e de salvação. Assim há plena reciprocidade entre o Pai e o Filho. Por conseguinte, o tempo do reino de Cristo é o tempo longo da submissão de tudo ao Filho e da entrega de tudo ao Pai. «O último inimigo aniquilado será a morte» (1 Cor 15, 26). E no final, quando tudo tiver sido posto sob a realeza de Jesus, e tudo, também o próprio Jesus, tiver sido submetido ao Pai, Deus será tudo em todos (cf. 1 Cor 15, 28).

O Evangelho diz-nos o que nos pede o reino de Jesus: recorda-nos que a proximidade e a ternura são a regra de vida também para nós, e sobre isto seremos julgados. Será este o protocolo do nosso julgamento. É a grande parábola do juízo final de Mateus 25. O Rei diz: «Vinde, benditos de meu Pai, possuí por herança o reino que vos está preparado desde a fundação do mundo; porque tive fome, e destes-me de comer; tive sede, e destes-me de beber; era estrangeiro, e hospedastes-me; estava nu, e vestistes-me; adoeci, e visitastes-me; estive na prisão, e fostes ver-me» (25, 34-36). Os justos perguntarão: quando fizemos tudo isto? E Ele responderá: «Em verdade vos digo que quando o fizestes a um destes meus irmãos mais pequeninos, a mim o fizestes» (Mt 25, 40).

A salvação não começa pela confissão da realeza de Cristo, mas pela imitação das obras de misericórdia mediante as quais Ele realizou o Reino. Quem as cumpre demonstra que acolheu a realeza de Jesus, porque deu espaço no seu coração à caridade de Deus. Na noite da vida seremos julgados sobre o amor, sobre a proximidade e sobre a ternura para com os irmãos. Disto dependerá a nossa entrada ou não no reino de Deus, a nossa colocação de um lado ou do outro. Jesus, com a sua vitória, abriu-nos o seu reino, mas depende de cada um de nós entrar nele, já desde esta vida — o Reino começa agora — tornando-nos concretamente próximos do irmão que pede pão, roupa, acolhimento, solidariedade, catequese. E se amamos deveras aquele irmão ou irmã, seremos levados a compartilhar com ele ou com ela o que temos de mais precioso, ou seja, o próprio Jesus e o seu Evangelho!

Hoje a Igreja põe à nossa frente modelos como os novos Santos que, precisamente mediante as obras de uma generosa dedicação a Deus e aos irmãos, serviram, cada um no seu âmbito, o reino de Deus e dele se tornaram herdeiros. Cada um deles respondeu com extraordinária criatividade ao mandamento do amor de Deus e do próximo. Dedicaram-se incansavelmente ao serviço dos últimos, assistindo indigentes, doentes, idosos e peregrinos. A sua predilecção pelos pequeninos e pelos pobres era o reflexo e a medida do amor incondicional a Deus. Com efeito, procuraram e descobriram a caridade na relação forte e pessoal com Deus, da qual se liberta o amor verdadeiro ao próximo. Por isso, no momento do juízo, ouviram este doce convite: «Vinde, benditos de meu Pai, possuí por herança o reino que vos está preparado desde a fundação do mundo» (Mt 25, 34).

Com o rito de canonização, confessamos mais uma vez o mistério do reino de Deus e honramos Cristo Rei, Pastor cheio de amor pelo seu rebanho. Que os novos Santos, com o seu exemplo e a sua intercessão, façam crescer em nós a alegria de caminhar pela vereda do Evangelho, a decisão de o assumir como a bússola da nossa vida. Sigamos os seus passos, imitando a sua fé e caridade, para que também a nossa esperança se revista de imortalidade. Não nos deixemos distrair por outros interesses terrenos e passageiros. E guie-nos no caminho rumo ao reino dos Céus a Mãe, Maria, Rainha de todos os Santos.

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A Santa Sé

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