mercredi 14 juin 2017

Saint ÉLISÉE (ELISHA), prophète


Icône Russe du prophète Élisée, XVIIIe siècle, Monastère de Kiji, Russie

Saint Elisée

Disciple et successeur d'Elie (9ème s. av. J.C.)

Fils de Shafath, prophète de l'ancienne Loi, disciple et successeur du Prophète Élie, il exerça son ministère dans le Royaume du Nord, revendiquant avec courage la fidélité au Dieu unique d'Israël, face aux cultes païens de Baal et d'Astarté qui se répandaient depuis la scission du Peuple de Dieu en un royaume de Juda et un royaume d'Israël.


'tu consacreras Élisée, fils de Shafate, comme prophète pour te succéder.'

19 'Élie s'en alla. Il trouva Élisée, fils de Shafate, en train de labourer. Il avait à labourer douze arpents, et il en était au douzième. Élie passa près de lui et jeta vers lui son manteau.'

20 'Alors Élisée quitta ses bœufs, courut derrière Élie, et lui dit: «Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, puis je te suivrai.» Élie répondit: «Va-t'en, retourne là-bas! Je n'ai rien fait.»'

21 'Alors Élisée s'en retourna; mais il prit la paire de bœufs pour les immoler, les fit cuire avec le bois de l'attelage, et les donna à manger aux gens. Puis il se leva, partit à la suite d'Élie et se mit à son service.'



Jésus, en sa première prédication dans la synagogue de Nazareth, fait référence à la fois à Élie et à Élisée. Il rappelle la compassion d'Élie pour la veuve qui vivait à Sarepta et la guérison, par le ministère d'Élisée, de Naaman le Syrien: deux païens auxquels le Dieu d'Israël fait accueil et miséricorde (Luc 4. 25-30). (Frère Bernard Pineau, Jour du Seigneur)


A lire: Pour chanter le saint prophète Elisée dans la tradition byzantine par Éliane Poirot 



Commémoraison de saint Élisée. Disciple d’Élie, il fut prophète en Israël au temps du roi Joram jusqu’aux jours de Joas, au IXe siècle avant le Christ. S’il n’a pas laissé d’oracles écrits, il a cependant annoncé le salut pour tous les hommes en accomplissant des miracles en faveur d’étrangers. Sa tombe était vénérée à Samarie.


Martyrologe romain




Guillaume Rouille, Le Prophète Elisée. Promptuarii Iconum Insigniorum, 1553


Saint Élisée

Prophète de l'Ancien Testament 

(IXe siècle av. J.-C.)

Fils de Shafath, fermier du royaume de Juda, Élisée rencontra le prophète Élie et le suivit aussitôt et devint son disciple. Après l'ascension du prophète dans un char de feu, Élisée lui succéda.

Contrairement à son maître, il va beaucoup s'impliquer auprès de ses concitoyens et réalisera de nombreux miracles. Il était un prophète très écouté et respecté.

Pour un approfondissement :

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Élisée

Prophète, Saint

Achab monté sur le trône d’Israël, épousa Jézabel, fille d’Éthbaal, roi des Sidoniens, qui l’entraîna dans toutes sortes de crimes. Il construisit dans Samarie un temple pour Baal, qu’il adora. Pendant son règne, Hiel, riche Israélite, voulut rebâtir Jéricho ; ses deux fils moururent en posant ses fondements, comme Josué l’avait prédit.
Le Seigneur, irrité de l’impiété d’Achab, lui envoya le prophète Élie pour lui annoncer une longue sécheresse qui ne cesserait qu’à la voix du prophète. Achab voulut le punir ; Élie, s’enfuit et se cacha près du torrent de Caritz. Des corbeaux lui apportaient la nourriture dont il avait besoin. Tout le pays d’Israël fut affligé par une grande sécheresse qui produisit la famine. Élie se retira chez une pauvre veuve à Sarepta. Elle ne possédait qu’un pot de farine et un vase d’huile ; mais, tant qu’Élie demeura chez elle, le pot se remplit toujours de farine, et le vase d’huile ne s’épuisa pas. Le fils de la pauvre veuve mourut ; Élie se coucha sur l’enfant, invoqua le Seigneur et le ressuscita.
Achab, vaincu par la plaie qui frappait son peuple, fit chercher partout le prophète Élie ; mais la reine Jézabel, plus irritée que repentante, ordonna de tuer tous les prophètes de Dieu. Élie, bravant sa colère, vint trouver le roi, lui dit d’assembler le peuple, et défia les prophètes de Jézabel de prouver la divinité de Baal. Ce défi fut accepté. On tua deux bœufs ; les quatre cent cinquante prophètes de Baal placèrent un de ces bœufs sur des morceaux de bois devant leur autel, mais sans mettre du feu dessous. Élie en fit de même pour l’autre bœuf, au pied d’un autel fait de douze pierres, qu’il avait élevé au Seigneur.
Les prêtres de Baal adressèrent en vain des prières à leur idole ; Baal resta sourd et muet. Élie invoqua le Seigneur ; le feu du ciel tomba sur l’holocauste et le consuma. Le peuple, convaincu par ce miracle, suivit les ordres d’Élie, et massacra tous les prophètes de Baal. Élie invoqua Dieu de nouveau ; la pluie tomba du ciel et la disette cessa.
Jézabel, furieuse de la mort de ses prophètes, voulut faire périr Élie qui se sauva dans le désert, et se cacha quarante jours au fond d’une caverne de la montagne d’Horeb[1].
Dieu lui ordonna d’en sortir pour aller à Damas, afin d’y sacrer Azaël comme roi de Syrie, Jéhu comme roi d’Israël, et le laboureur Élisée pour le remplacer lui-même comme prophète.
Élie exécuta ces commandements. Après avoir sacré les deux rois, il trouva Élisée qui labourait ses champs et le couvrit de son manteau. Élisée alors quitta sa famille, ses biens, ses troupeaux, et suivit Élie.
Benadad, roi de Syrie, vint avec une nombreuse armée, fondre sur Israël. Achab, n’ayant pu le fléchir par sa soumission, se mit sur la défensive, et, d’après l’avis d’un prophète du Seigneur, ne fit commencer l’attaque que par ses domestiques, et par ceux des princes d’Israël. La terreur s’empara des Syriens qui prirent la fuite. Achab les poursuivit, et il en périt un grand nombre.
Ils revinrent bientôt après avec des forces plus considérables, occupant toutes les plaines et évitant toutes les montagnes dont ils croyaient que le Seigneur était exclusivement le Dieu, mais le Très-Haut, pour prouver qu’il était aussi le Dieu des vallées, leur fit perdre une grande bataille où Achab leur tua cent mille hommes.
Après cette victoire, le roi d’Israël s’allia avec le roi de Syrie au mépris des ordres de Dieu. Un dernier crime mit le comble à ses iniquités. Il voulait acheter une vigne qui se trouvait auprès de son palais. Naboth, qui en était le propriétaire, la lui avait refusée. Jézabel le railla de sa faiblesse, séduisit de faux témoins qui accusèrent Naboth de blasphèmes et de propos, séditieux. Naboth fut condamné et lapidé. Achab s’empara de sa vigne. Le prophète Élie vint le trouver, et lui annonça de la part du Seigneur, que toute sa famille serait exterminée[2], et que le corps de Jézabel serait mangé par les chiens comme celui de Naboth.
Quelque temps après, Achab voulant reprendre sur les Syriens la ville de Ramoth, s’allia avec Josaphat, roi de Juda. Les deux rois marchèrent contre Benadad. Avant de combattre, ils voulurent consulter le prophète Michée, qui leur dit que les Syriens seraient vaincus, mais que le roi Achab périrait dans le combat. Michée fût envoyé en prison, pour y attendre l’effet de sa prophétie. Bientôt la bataille se donna. Achab se déguisa ; Josaphat était couvert de ses armes et revêtu de entre ses ornements royaux : ce qui attira d’abord sur  celui-ci, tous les efforts des Syriens. Mais il arriva qu’un homme, ayant tendu son arc et, tiré une flèche au hasard, elle atteignit le roi d’Israël, et lui perça la poitrine. Josaphat poursuivit les ennemis. Achab mourut après vingt-deux ans de règne ; Ochozias, son fils, régna à sa place[3].
Le règne de Josaphat, roi de Juda, fut rempli de vertus, mais presque vide d’événements. Ce prince survit les lois de Dieu, fit fleurir la justice, protégea le commerce, conserva la paix avec ses voisins, et rendit son peuple heureux. On ne vit sa tranquillité troublée que par une invasion des Ammonites et des Moabites. Il tailla leurs troupes en pièces et entra en triomphe à Jérusalem avec un immense butin. La perte d’une flotte qu’il envoyât à Orphir fut le seul malheur qu’il éprouva. Après avoir régné vingt-six ans, il lassa le sceptre à son fils Joram.
Patine Josaphat, en couronnant son fils aîné, laissait à ses autres fils des apanages et des pensions. Joram, loin de suivre ses intentions, attaqua ses frères, et les fit tous passer au fil de l’épée. Il avait épousé Athalie, fille d’Achab. Cette femme le pervertit, il devint idolâtre, comme elle, et la plus grande partie de son peuple partagea son égarement.
Les Iduméens révoltés furent d’abord battus, et finirent par secouer son joug. Le prophète Élie lui écrivit alors : Vous n’avez pas suivi les exemples l’Aza et de Josaphat. Vous avez imité les rois d’Israël. Vous avez rendu Juda idolâtre. Vous avez forniqué. Vous avez massacré vos frères. Dieu va frapper votre famille et vous-même, vous serrez attaqué d’une maladie incurable qui dévorera vos entrailles.
Bientôt la prédiction s’accomplit. Les Philistins et les Arabes pénétrèrent dans le royaume, pillèrent le palais du roi, emmenèrent ses enfants et ses femmes, et ne lui laissèrent que le plus jeune de ses fils. Une affreuse maladie le couvrit d’ulcères. Après huit ans de règne et deux ans de souffrances, il mourut. Le peuple ne rendit aucun honneur à sa mémoire ; on ne l’enferma point dans le sépulcre des rois. Ochozias, le dernier de ses fils, lui succéda.
Ochozias suivit les conseils de sa mère Athalie, et les funestes exemples de son père ; l’idolâtrie continua à régner dans Juda. S’étant allié avec le roi d’Israël, ils marchèrent contre les Syriens. Joram, roi des dix tribus, fut blessé dans une bataille ; Ochozias l’accompagna dans sa capitale pour le soigner pendant sa maladie. Sur ces entrefaites, Jéhu attaqua Israël, extermina la maison d’Achab[4]. Ochozias, ses fils, ses neveux, se virent enveloppés dans sa ruine.
Athalie, apprenant la mort de son fils Ochozias, et la destruction de la famille d’Achab, fit tuer tout ce qui restait de la maison royale de Joram, fils de Josaphat, et s’empara du trône.
Un enfant, Joas, fils d’Ochozias, échappa seul à ce massacre. Josabeth, femme du grand-prêtre Joïda, le déroba au poignard d’Athalie, et le porta dans le temple de Dieu, où les prêtres le cachèrent durant les six années du règne d’Athalie. Il est nécessaire actuellement de parler de ce qui s’était passé dans Israël depuis la mort d’Achab. Ochozias, son fils, étant tombé par une fenêtre de son palais à Samarie[5], consulta vainement Beelsébuth, dieu d’Accaron, pour connaître sa destinée. Élie, le prophète, lui adressa de vifs reproches, et lui prédit une mort prochaine. Le roi, furieux, envoya un capitaine et cinquante soldats pour le tuer ; mais, à la voix du prophète, le feu du ciel les consuma. Ochozias mourut ; et comme il n’avait pas d’enfants, il fut remplacé par son frère qui se nommait Joram, comme le fils de Josaphat de Juda.
Dans ce temps, Élie et Élisée venaient de Galgala. Elie frappa les eaux du Jourdain avec son manteau ; les eaux se divisèrent, et les deux prophètes passèrent le fleuve à pied sec. Élie dit ensuite à Élisée : Demandez-moi ce que vous voudrez afin que je l’obtienne pour vous avant que je vous quitte. Élisée le pria de l’animer de son double esprit. Ils continuèrent ensuite leur marche. Tout à coup un char et des chevaux de feu les séparèrent l’un de l’autre, et le prophète Élie monta au ciel au milieu d’un tourbillon. Élisée, ayant pris le manteau qu’Élie avait laissé tomber retourna sur ses pas, frappa avec le manteau les eaux du Jourdain qui se séparèrent encore, et lui laissèrent un libre passage. On reconnut alors que l’esprit d’Élie était en lui. Élisée fit ensuite plusieurs miracles ; il rendit douces et saines les eaux de Jéricho qui étaient très corrompues. Un foule d’enfants de Béthel l’insultèrent ; il les maudit, et deux ours aussitôt se jetèrent sur ces enfants et en tuèrent quarante deux.
Le roi d’Israël, Joram, joignit ses troupes à celles de Josaphat pour marcher contre les Moabites qui furent défaits, ainsi qu’Élisée l’avait annoncé aux deux rois. Élisée, aussi protégé de Dieu que le prophète Élie, ressuscita le fils d’une Sunamite qui l’avait logé, et guérit la lèpre d’un général syrien, nommé Naaman, en le faisant toucher par le roi d’Israël. Élisée fit revenir sur l’eau une cognée qu’un paysan avait laissé tomber dans un fleuve. Il découvrit ensuite au roi d’Israël tous les projets du roi de Syrie. Benadad irrité, envoya un assassin pour tuer le prophète, mais Élisée, à qui Dieu révéla ce secret, fit arrêter et périr cet assassin. Les Syriens furent ensuite vaincus par les Israélites. Le prophète prédit enfin la mort de Benadad et le règne dAzaël en Syrie.
Après la mort de Josaphat et de Joram, rois de Juda, nous avons vus qu’Ochozias était monté sur le trône de Jérusalem, et qu’il fut entraîné dans la ruine d’Israël : il faut dire maintenant avec plus de détails comment cet événement eut lieu. Le prophète Élisée, d’après les ordres du Seigneur, avait sacré Jéhu, et lui avait dit : Dieu vous donne le trône d’Israël ; vous exterminerez toute la maison d’Achab ; vous vengerez le nom du Seigneur et ses prophètes par la mort de Jézabel.
Jéhu ayant communiqué cet ordre du Seigneur aux officiers de l’armée, ils entrèrent avec lui dans une conjuration contre Joram. Ce prince, comme nous l’avons dit, ayant été blessé par les Syriens, s’était arrêté à Jezrahel pour se faire panser de ses blessures. Jéhu, avec sa troupe vint cerner la ville. Les rois d’Israël et de Juda, Joram et Ochozias, allèrent au devant de lui pour lui proposer la paix ; mais Jéhu banda son arc, et de sa flèche perça le cœur de Joram. Par son ordre, on jeta le corps de ce prince dans le champ de Naboth. Ochozias voulut fuir, mais il fut atteint et massacré. Jéhu entra dans la ville. Jézabel, vêtue superbement et fardée avec art, était à la fenêtre du palais ; elle adressa des paroles insultantes à Jéhu, qui la fit décapiter du balcon. La tête de cette reine idolâtre se brisa sur la pierre, et les chiens dévorèrent son corps[6]. Le cruel Jéhu fit ensuite couper la tête aux soixante-dix fils d’Achab, à ses prêtres, à ses partisans, et tua aussi les frères d’Ochozias.
Jéhu, s’étant emparé du trône, ordonna une fête solennelle en l’honneur de Baal. Tous les adorateurs de ce faux dieu y accoururent ; et, lorsqu’ils furent rassemblés dans le temple, il les fit massacrer au pied de leur idole qu’il brûla.
HISTOIRE DES JUIFS
par M. le comte de Ségur ; chap. XII.


[1] 907 avant Jésus-Christ.

[2] 897 avant Jésus-Christ.

[3] 896 avant Jésus-Christ.

[4] 884 avant Jésus-Christ.

[5] 896 avant Jésus-Christ.

[6] 884 avant Jésus-Christ.




Le Prophète Élie emporté au ciel sur un char de feu donne son vêtement à Élisée
sculpture sur un sarcophage chrétien de la Rome antique (VIe siècle) à Milan
Elia rapito dal carro di fuoco lascia il mantello ad Eliseo; alla sua destra, Mosè e Noè; in basso, Adamo ed Eva. Dettaglio dal lato rivolto all'abside del cosiddetto "Sarcofago di Stilicone", un sarcofago romano paleocristiano del secolo IV. È conservato sotto il pérgamo della Basilica di Sant'Ambrogio a Milano. Foto di Giovanni Dall'Orto, 25-4-2007.


PROPHÈTE ÉLISÉE

Fêté le 14 juin

« Raconte-moi donc tout ce qu’Èlisha a fait de grand » (2R. 8,4)


Elisée, son nom signifie «Dieu est salut », appartient à la lignée des grands prophètes comme Moïse et Elie. Il était fils d’un riche cultivateur d’Abel-Mehola dans la vallée du Jourdain. De même que les disciples recevront l’Esprit de Jésus à la Pentecôte, de même Elisée reçoit l’esprit d’Elie avant qu’il ne s’élève dans son char de feu. Elisée lui demanda de lui léguer une double part de son esprit prophétique, dont le manteau est l’instrument et le symbole pour le service ici-bas. A partir de ce moment notre prophète ne possède plus rien que Dieu. Et il trouva en Dieu de quoi satisfaire à tous les besoins d’autrui. L’énergie de Dieu était avec lui. Ainsi il accomplit son ministère pendant environ 50 ans de 850 à 800 av. J.C.
Nous voyons le lien entre Elisée et Jésus. L’Esprit de Dieu était en lui «puissance » qui renversait les lois naturelles pour ceux qui croyaient au vrai Dieu. J’illustrerai par trois exemples ce qui constitue en quelque sorte un évangile en bref. Une lecture des chapitres 2 à 13 de 2 Rois est conseillée. A partir de là nous pouvons comprendre comment Jésus accomplissait les Ecritures. 

1. Il rappela à la vie l’enfant de la Sunamite(2R. 4,8-37). Ce fils, promis jadis par Elisée à la Sunamite qui avait déjà vu mourir plusieurs de ses enfants (fausses couches ?) ce fils vint à mourir. Elle avait cependant supplié Elisée de ne pas lui promettre la naissance d’un fils. («Non, Monseigneur, ne trompe pas ta servante » répondit-elle à la promesse d’Elisée). Son mari déjà vieux, n’étant d’aucune aide à la mort de son fils, elle fonca à dos d’âne vers le prophète disant à tous ceux qui l’interpellèrent que «Tout va bien » afin de ne pas perdre de temps. Dans tout cela nous percevons sa foi, sa certitude, sa tranquillité d’âme. Avec Elisée elle ne faisait qu’un spirituellement. Ne lui avait-elle pas construit une chambre avec un lit, un siège et un chandelier dans sa maison ? Tout y était en harmonie avec la simplicité d’un homme de Dieu qui s’y tenait à part, comme un étranger au milieu des souillures de ce monde. Elle le connaissait parce qu’elle lui ressemblait. Elle se jetta aux pieds d’Elisée le suppliant de venir en personne donner vie à son enfant. Elisée essaya de la satisfaire en envoyant son serviteur Guéhazi poser son bâton sur l’enfant. Mais rien ne se produisit. Elle insista auprès d’Elisée, refusant de le quitter et le forçant pratiquement à la suivre. Ce qu’il fit. Seul avec l’enfant, il se coucha sur lui jusqu’à sept fois et le ramena à la vie. C’est charmant de lire toute la scène. Nous pressentons déjà Lazare que Jésus, Fils de Dieu, ressuscite, criant d’une voix forte «Lazare, viens dehors ! » (Jn. 11,43) C’est plus simple, mais Jésus est Fils de Dieu et a l’autorité tandis que Ezéchiel agit sur « la parole de l’Eternel ». 

2. Il multiplia le vase d’huile vide d’une pauvre veuve pour lui permettre de s’acquitter de ses dettes.(2R. 4,1-7) Le prêteur sur gages allait venir après la mort de son mari pour prendre ses deux enfants et en faire ses esclaves. Elisée lui demanda : « Dis-moi ce que tu as dans la maison ». Après avoir cherché, elle trouva un pot d’huile vide. Elisée lui enjoingit d’aller emprunter tous les vases qu’elle trouverait dans le voisinage, des vases vides et pas trop peu. L’huile ne cessa de couler jusqu’à ce que le dernier vase soit rempli. Elle alla vendre cette huile pour s’acquitter de ses dettes et put vivre du reste bien des jours, elle et ses enfants. Nous voyons déjà la préfiguration du miracle de Cana et nous pouvons constater qu’en pareil cas il est convenable que ce que nous avons, si peu que ce soit, soit mis en usage, ici notamment le ou les vases vides. Et la générosité de Dieu abonde. « Il a rassasié de bien les affamés. »(Luc 1, 53) «Il rassasia l’âme avide, l’âme affamée, il la combla de biens »(Ps.109, 9) Une fois de plus Jésus réalisera plus tard ce qui était préfiguré ici. Les restes sont abondants. Notre Dieu est généreux et donne en surabondance. 

3. Il multiplia vingt pains d’orge pour nourrir plus de cent personnes, ils mangèrent et en eurent de reste. (2R.4,42-44) Jésus plus tard nourrira cinq mille personnes avec cinq pains d’orge et deux poissons et il y eut des corbeilles de reste. Des deux côtés l’abondance, la surabondance divines. 

Tout cela Elisée le réalisa «selon la parole de l’Eternel ». Jésus, lui, le réalisa par sa propre parole. Il dit «Faites-les asseoir » et sa parole réalisa des merveilles. Au lépreux il dit : « Je veux, sois net ». A Lazare : « Lazare, Dehors ! » Elisée devra envoyer le lépreux qu’il guérit faire sept immersions dans la piscine pour être sain. 

La place me manque pour développer tout ce qu’Elisha a fait de grand. Il me faut cependant mentionner une intervention d’Elisée au niveau politico-militaire, mais avec combien de délicatesse. Aux vaincus il fit servir un grand festin avant de les renvoyer chez eux. (6,8-28)

Oui, Elisha préfigure le Seigneur Jésus dont le nom signifie «Sauveur ». Ces pages sont comme un mini évangile, une anticipation voilée encore comme le fut l’apparition des anges à Abraham et Sara au chêne de Mambré, anticipant la révélation plénière du mystère Trinitaire par Jésus. Nous pourrions ouvrir nos cœurs aux sources ci-dessous et à ce que L’Esprit Saint nous inspirera. 

Valère De Pryck

Sources : -La Bible. 2 Rois ch.2 à ch.13.





Le 14 juin, nous célébrons la mémoire du Saint Prophète ÉLISÉE

Le Saint prophète Elisée, dont le nom signifie "Dieu est salut", était fils d'un riche cultivateur d'Abel-Mehola dans la vallée du Jourdain. Un jour qu'il labourait avec douze paires de bœufs, le Saint Prophète Elie (cf 20 juil.) s'approcha et jeta sur lui sa mélote , signifiant par cet acte qu'il l'instituait son disciple et l'héritier de son charisme prophétique. Elisée immola deux boeufs et se servit de leur attelage pour les brûler en sacrifice au Seigneur. Puis, renonçant à tout et sans aller dire adieu aux siens, il suivit Elie et se fit son serviteur dévoué.

Quand Elie eut achevé sa mission, Elisée insista pour le suivre jusqu'au lieu où il devait être enlevé au ciel, et il demanda à son maître de lui léguer une double part de son esprit prophétique. Un char de feu apparut, et Elie monta au ciel dans un tourbillon, laissant glisser à terre son manteau. Elisée le prit et revint sur la rive du Jourdain. Il frappa les eaux en invoquant le "Dieu d'Elie", et les eaux se divisèrent d'un côté et de l'autre pour le laisser traverser à pied sec. La congrégation des Frères Prophètes vint alors se prosterner devant lui, disant : « L'esprit d'Elie s'est reposé sur Elisée ! »

Elisée accomplit son ministère prophétique pendant environ cinquante ans (850-800 av. J.C.), dans le royaume de Samarie, sous les règnes successifs de Joram, Jéhu, Joachaz et Joas. Il exhortait inlassablemient les Israélites : rois, puissants et gens du peuple, à se détourner des dieux étrangers, Baal et Astarté, pour retourner au culte du seul vrai Dieu.

Certains prophètes prêchèrent par des paroles et des visions, d'autres par leurs souffrances et leurs tribulations, Elisée, lui, comme son maître, manifesta la véracité de sa prédication par des miracles. L'Esprit de Dieu était en lui "puissance" qui renversait les lois naturelles pour témoigner de la grâce accordée à ceux qui adhèrent au vrai Dieu, et annonçait ainsi, en figure, l'œuvre du Sauveur. Le Prophète assainit par du sel les eaux d'une fontaine près de Jéricho, multiplia la réserve d'huile d'une pauvre veuve pour lui permettre de s'acquitter de ses dettes, transforma du potage amer en une soupe délicieuse pour nourrir les Frères Prophètes; et multipliant vingt pains d'orge, il nourrit plus de cent personnes. Chaque fois qu'il passait à Sumen, l'homme de Dieu était hébergé chez une femme de qualité. Un jour, le fils qu'elle avait obtenu grâce aux prières d'Elisée, vint à mourir. Elle alla en hâte rejoindre le Prophète au Mont Carmel et le supplia de venir auprès du défunt. Elisée le trouva étendu sur son propre lit et, alors que le miracle aurait pu s'accomplir par sa seule prière, il s'étendit sur l'enfant, mettant sa bouche contre sa bouche, ses yeux contre ses yeux, ses mains contre ses mains, et il lui insuffla un souffle de vie. Par cet acte, le Prophète figurait l'Incarnation de Notre Seigneur Jésus-Christ qui est descendu du ciel, pour se proportionner à la mesure de l'homme, mort par le péché, et lui insuffler son Esprit de vie éternelle. Par la suite, Elisée engagea la même Sunamite à fuir le royaume d'Israël et à se rendre dans le pays des Philistins, afin d'échapper à une famine qui allait durer sept années.

Une autre fois, un des Frères Prophètes, qui était au travail au bord du Jourdain, laissa tomber le fer de sa hache dans le fleuve. A sa prière, Elisée prit un morceau de bois, le jeta à cet endroit et fit surgir le fer, annonçant ainsi en figure la vertu de la Croix qui relève la nature humaine déchue.

Illuminé par la grâce de Dieu, le regard d'Elisée était si pénétrant qu'il dévoilait aux rois d'Israël et à leurs alliés, les plans du roi d'Assyrie. Et chaque fois que celui-ci voulait dresser une embuscade aux Israélites, il les trouvait déjà en place et prêts au combat. Dans Samarie assiégée par les Syriens et au prise avec la famine, l'homme de Dieu annonça la prochaine délivrance au roi qui était prêt à blasphémer. Le lendemain, on découvrit que l'armée ennemie avait décampé, à la suite d'une vision terrifiante, laissant derrière elle toutes ses réserves et un immense butin.

Non content de prophétiser pour les Israélites, le Prophète Elisée exerça aussi son ministère envers les païens. Il prédit l'assassinat du roi de Damas par son officier Hazaèl et annonça à ce dernier qu'il allait prendre le pouvoir. Une autre fois, il guérit de la lèpre Naaman, le général de l'armée syrienne, en lui ordonnant d'aller se baigner dans le Jourdain, figurant ainsi le salut des païens par le Saint Baptême.

Mais la grâce de Dieu agissait aussi par lui pour châtier le péché. Des enfants insolents s'étant moqués du Prophète, il les maudit, et deux ourses sortirent du bois et déchirèrent quarante-deux d'entre eux. Comme son serviteur, Ghezi, avait voulu soutirer les présents que Naaman lui avait envoyés en signe de gratitude, il ne put échapper au regard infaillible de son maître et fut atteint de lèpre.

Par toutes ces actions d'éclats accomplies par Dieu, par l'entremise de son Prophète, le royaume d'Israël fut presque débarrassé du culte de Baal; mais les Juifs, coupables d'avoir rompu l'unité du royaume, avaient néanmoins besoin de constantes interventions divines, pour se détourner des idoles et du péché, et revenir au Culte du vrai Dieu.

Le Saint Prophète Elisée mourut dans un grand âge, après avoir prédit au roi d'Israël, qui était venu à son chevet pleurer sur sa perte, qu'il vaincrait les Syriens. Cette année-là, un mort, qui avait été jeté dans la tombe du Prophète au cours d'une attaque des Moabites, reprit vie et se dressa sur ses pieds. Cest pourquoi Sirac le Sage loue le Saint Prophète en disant : « Et jusque dans la mort son corps prophétisa » (Sir. 48:13). Cette sépulture, après avoir été en grand honneur chez les Juifs, fut violée sous Julien l'Apostat (362), mais des fragments des Reliques du Prophète purent être transférés à Alexandrie et Constantinople, où une église lui était dédiée.

1). Le cycle d'Elisée est contenu dans IV Rois (traduction des Septante) : II Rois (traduction Hébraïque) 2-9.

2). Manteau de poil.





Elisha (Eliseus), Prophet (RM)


8th century BC. Saint Elisha received the mantle of prophecy from Elijah and continued the work of prophecy. His feast is observed liturgically in the Carmelite Order, and also generally in the East (Benedictines, Encyclopedia).



Eliseus

(ELISHA; Hebrew ’lysh‘, God is salvation).

A Prophet of Israel. After learning, on Mount Horeb, that Eliseus, the son of Saphat, had been selected by God as his successor in the prophetic office, Elias set out to make known the Divine will. This he did by casting his mantle over the shoulders of Eliseus, whom he found "one of them that were ploughing with twelve yoke of oxen". Eliseus delayed only long enough to kill the yoke of oxen, whose flesh he boiled with the very wood of his plough. After he had shared this farewell repast with his father, mother, and friends, the newly chosen Prophet "followed Elias and ministered to him". (1 Kings 19:8-21) He went with his master from Galgal to Bethel, to Jericho, and thence to the eastern side of the Jordan, the waters of which, touched by the mantle, divided, so as to permit both to pass over on dry ground. Eliseus then beheld Elias in a fiery chariot taken up by a whirlwind into heaven. By means of the mantle let fall from Elias, Eliseus miraculously recrossed the Jordan, and so won from the prophets at Jericho the recognition that "the spirit of Elias hath rested upon Eliseus". (2 Kings 2:1-15) He won the gratitude of the people of Jericho for healing with salt its barren ground and its waters. Eliseus also knew how to strike with salutary fear the adorers of the calf in Bethel, for forty-two little boys, probably encouraged to mock the Prophet, on being cursed in the name of the Lord, were torn by "two bears out of the forest". (2 Kings 2:19-24) Before he settled in Samaria, the Prophet passed some time on Mount Carmel (2 Kings 2:25). When the armies of Juda, and Israel, and Edom, then allied against Mesa, the Moabite king, were being tortured by drought in the Idumæan desert, Eliseus consented to intervene. His double prediction regarding relief from drought and victory over the Moabites was fulfilled on the following morning. (2 Kings 3:4-24)

That Eliseus inherited the wonder-working power of Elias is shown throughout the whole course of his life. To relieve the widow importuned by a hard creditor, Eliseus so multiplied a little oil as to enable her, not only to pay her indebtedness, but to provide for her family needs (2 Kings 4:1-7). To reward the rich lady of Sunam for her hospitality, he obtained for her from God, at first the birth of a son, and subsequently the resurrection of her child (2 Kings 4:8-37). To nourish the sons of the prophets pressed by famine, Eliseus changed into wholesome food the pottage made from poisonous gourds (2 Kings 4:38-41). By the cure of Naaman, who was afflicted with leprosy, Eliseus, little impressed by the possessions of the Syrian general, whilst willing to free King Joram from his perplexity, principally intended to show "that there is a prophet in Israel". Naaman, at first reluctant, obeyed the Prophet, and washed seven times in the Jordan. Finding his flesh "restored like the flesh of a little child", the general was so impressed by this evidence of God's power, and by the disinterestedness of His Prophet, as to express his deep conviction that "there is no other God in all the earth, but only in Israel". (2 Kings 5:1-19) It is to this Christ referred when He said: "And there were many lepers in Israel in the time of Eliseus the prophet: and none of them was cleansed but Naaman the Syrian" (Luke 4:27). In punishing the avarice of his servant Giezi (2 Kings 5:20-27), in saving "not once nor twice" King Joram from the ambuscades planned by Benadad (2 Kings 6:8-23), in ordering the ancients to shut the door against the messenger of Israel's ungrateful king (2 Kings 6:25-32), in bewildering with a strange blindness the soldiers of the Syrian king (2 Kings 6:13-23), in making the iron swim to relieve from embarrassment a son of a prophet (2 Kings 6:1-7), in confidently predicting the sudden flight of the enemy and the consequent cessation of the famine (2 Kings 7:1-20), in unmasking the treachery of Hazael (2 Kings 8:7-15), Eliseus proved himself the Divinely appointed Prophet of the one true God, Whose knowledge and power he was privileged to share.

Mindful of the order given to Elias (1 Kings 19:16), Eliseus delegated a son of one of the prophets to quietly anoint Jehu King of Israel, and to commission him to cut off the house of Achab (2 Kings 9:1-10). The death of Joram, pierced by an arrow from Jehu's bow, the ignominious end of Jezabel, the slaughter of Achab's seventy sons, proved how faithfully executed was the Divine command (2 Kings 9:11-10:30). After predicting to Joas his victory over the Syrians at Aphec, as well as three other subsequent victories, ever bold before kings, ever kindly towards the lowly, "Eliseus died, and they buried him" (2 Kings 13:14-20). The very touch of his corpse served to resuscitate a dead man (2 Kings 13:20-21). "In his life he did great wonders, and in death he wrought miracles" (Ecclus., xlviii, 15).

Sources

     MANGENOT in VIG., Dict. de la Bible (Paris, 1898), s.v. Elisée; STRACHAN in HAST., Dict. of the Bible (New York, 1898); FARRAR, Books of Kings (London, 1894); MEIGNAN, Les Prophètes d'Israel (Paris, 1892).

Duffy, Daniel. "Eliseus." The Catholic Encyclopedia. Vol. 5. New York: Robert Appleton Company, 1909. 14 Jun. 2017 <http://www.newadvent.org/cathen/05386c.htm>.

Transcription. This article was transcribed for New Advent by WGKofron. With thanks to St. Mary's Church, Akron, Ohio.

Ecclesiastical approbation. Nihil Obstat. May 1, 1909. Remy Lafort, Censor. Imprimatur. +John M. Farley, Archbishop of New York.



L'Ascension d'Élie, fresque byzantine

Elisha the Prophet

Also known as
  • Alyasa
  • Elyesa
  • Eliseus
  • Elisja
Profile

Old Testament prophet of Israel on whom, by Divine command, fell the mantle of Elias the Prophet. Accompanied Elias until the latter was translated and his prophetical power was confirmed by many miracles, among them the raising of a child to life and the cure of the Syrian general Naaman of leprosy.

  • 8th-century BC



Prophet Elisha

The Holy Prophet Elisha lived in the ninth century before the Birth of Christ, and was a native of the village of Abelmaum, near Jordan. By the command of the Lord he was called to prophetic service by the holy Prophet Elias (July 20).


When it became time for the Prophet Elias to be taken up to Heaven, he said to Elisha, “Ask what shall I do for you, before I am taken from you.” Elisha boldly asked for a double portion of the grace of God: “Let there be a double portion of your spirit upon me.” The Prophet Elias said, “You have asked a hard thing; if you see me when I am taken from you, then so shall it be for you; but if you don’t see me, it wilt not be” (4 [2] Kings 2: 12). As they went along the way talking, there appeared a fiery chariot and horses and separated them both. Elisha cried out, “My father, my father, the chariot of Israel and its horse!” (4 Kings 2: 12). Picking up the mantle of his teacher which fell from the sky, Elisha received the power and prophetic gift of Elias. He spent more than 65 years in prophetic service, under six Israelite kings (from Ahab to Joash). While Elisha lived, he did not tremble before any prince, and no word could overcome him (Sirach 48: 13 [“Sirach” is called “Ecclesiasticus” in Catholic Bibles ]).

The holy prophet worked numerous miracles. He divided the waters of the Jordan, having struck it with the mantle of the Prophet Elias; he made the waters of a Jericho spring fit for drinking; he saved the armies of the kings of Israel and Judah that stood in an arid wilderness by bringing forth abundant water by his prayer; he delivered a poor widow from death by starvation through a miraculous increase of oil in a vessel. The Shunamite woman showing hospitality to the prophet was gladdened by the birth of a son through his prayer, and when the child died, he was raised back to life by the prophet. The Syrian military-commander Namaan was healed from leprosy but the prophet’s servant Gehazi was afflicted since he disobeyed the prophet and took money from Namaan on the sly.

Elisha predicted to the Israelite king Joash the victory over his enemies, and by the power of his prayer he worked many other miracles (4 Kings 3-13). The holy Prophet Elisha died in old age at Samaria. “In his life he worked miracles, and at death his works were marvellous” (Sir. 48: 15). A year after his death, a corpse was thrown into the prophet’s grave. As soon as the dead man touched Elisha’s bones, he came to life and stood up (4 Kings 13: 20-21). The Prophet Elisha and his teacher, the Prophet Elias, left no books behind them, since their prophetic preaching was oral. Jesus, son of Sirach, praised both great prophets (Sir. 48:1-15).

John of Damascus composed a canon in honor of the Prophet Elisha, and at Constantinople a church was built in his honor.

Julian the Apostate (361-363) gave orders to burn the relics of the Prophet Elisha, Abdia (Obadiah) and John the Forerunner, but the holy relics were preserved by believers, and part of them were transferred to Alexandria.

In the twentieth century, the humble priest Nicholas Planas had a great veneration for the Prophet Elisha, and was accounted worthy to see him in visions.


Pieter de Grebber, Élisée refuse les cadeaux de Naaman, 1637, 120 X 185,5, Museo Frans Hals, Haarlem

Sant' Eliseo Profeta


m. 790 a.C.

Ricco possidente, originario di Abelmeula, il suo nome che significa «Dio salva» risponde bene alla missione svolta tra il popolo di Israele, sotto il regno di Ioram (853-842 a.c.), Iehu (842-815 a.c.), Ioacaz (814-798 a.c.) e Ioash (798-783). Eliseo era un uomo deciso e lo dimostra la prontezza con cui rispose al gesto simbolico di Elia che, per ordine di Jahvé, lo consacrava profeta e suo successore. Eliseo prese parte attiva alle vicende politiche del suo popolo attraverso il carisma della sua profezia e può essere considerato il più taumaturgico dei profeti dell'Antico Testamento. La Scrittura ricorda infatti una lunga serie di prodigi da lui operati: stendendo il mantello di Elia divise le acque del Giordano; rese potabile l'acqua di Gerico; riportò in vita il figlio della sunamita che lo ospitava; moltiplicò i pani sfamando un centinaio di persone. Profeta non scrittore, come il suo maestro Elia si preoccupò del suo paese in tempi difficili durante la guerra contro i Moabiti e durante quelle contro gli Aramei. Morì verso il 790 a.C. e venne sepolto nei pressi di Samaria, dove ai tempi di San Girolamo esisteva ancora il suo sepolcro. (Avvenire)

Etimologia: Eliseo = Dio è la mia salvezza (o salute), dall'ebraico

Martirologio Romano: A Samaria o Sebaste in Palestina, commemorazione di sant’Eliseo, che, discepolo di Elia, fu profeta in Israele dal tempo del re Ioram fino ai giorni di Ioas; anche se non lasciò oracoli scritti, tuttavia, operando prodigi a vantaggio degli stranieri, preannunciò la futura salvezza per tutti gli uomini.

Il continuatore dell'opera di Elia era un ricco possidente, originario di Abelmeula. Il suo nome, Eliseo ("Dio salva"), risponde bene alla natura della missione svolta tra il popolo di Israele, sotto il regno di Ioram (853 a.C.-842), Iehu (842-815), Ioacaz (814-798) e Ioash (798-783). Eliseo era un uomo deciso e lo dimostra la prontezza con cui rispose al gesto simbolico di Elia che, per ordine di Jahvè, lo consacrava profeta e suo successore.


"Elia andò in cerca di Eliseo - si legge al cap. 19 del I libro dei Re - e lo trovò che stava arando: aveva davanti a sè dodici paia di buoi; egli arava col dodicesimo paio. Giunto a lui, Elia gli gettò addosso il proprio mantello. Allora Eliseo, abbandonati i buoi, corse dietro a Elia e gli disse: Permettimi di passare a baciare mio padre e mia madre, poi ti seguirò. Elia gli disse: Va' e torna presto, poiché tu sai ciò che ti ho comunicato. Eliseo, allontanatosi, prese un paio di buoi e li immolò, quindi col legno dell'aratro e degli strumenti da tiro dei buoi ne fece cuocere le carni e le dette da mangiare ai suoi compagni di lavoro. Poi partì e seguì Elia, mettendosi al suo servizio".

Il ricco agricoltore, con quel gesto significativo, voleva dire al suo maestro che ormai era disposto a rinunciare a tutto per rispondere in pieno alla vocazione profetica. E con altrettanta prontezza eseguì gli ordini del maestro fino al momento del misterioso commiato, oltre il Giordano, quando Elia scomparve dentro un turbine di fuoco. Elia gli aveva chiesto: "Che cosa vuoi, prima che io parta dalla terra?". La richiesta di Eliseo non fu di poco conto: "io chiedo che abiti in me uno spirito doppio del tuo". Gli era stato fedele discepolo per sei anni, ora gli avanzava la sua richiesta di eredità, non in beni materiali, ma in virtù carismatica. La domanda di Eliseo venne esaudita.

Egli è, infatti, il più taumaturgico dei profeti. La Bibbia ricorda una lunga serie di prodigi da lui operati: stendendo il mantello di Elia divise le acque del Giordano; con una manciata di sale rese potabile l'acqua di Gerico; rese inesauribile l'olio d'oliva di una vedova; risuscitò il figlio della sunamita che lo ospitava; moltiplicò i pani sfamando un centinaio di persone; guarì dalla lebbra Naaman, generale del re di Damasco. Operò miracoli anche dopo la morte: un morto, gettato frettolosamente sulla tomba del profeta da un becchino impaurito dall'arrivo di alcuni predoni "risuscitò, si alzò in piedi e se ne andò". Il profeta Eliseo morì verso il 790 a.C., e venne sepolto nei pressi di Samaria, dove ai tempi di S. Girolamo esisteva ancora il suo sepolcro.



Autore: Piero Bargellini