lundi 26 juin 2017

Saint ANTHELME de CHIGNIN (de BELLEY), moine chartreux, évêque et confesseur

Saint Anthelme de Chignin

Évêque de Belley ( 1178)

Anthelme était né au château de Chignin en Savoie non loin de Chambéry et préféra la solitude de la prière avec le Christ à la vie mondaine et chasseresse des grands seigneurs. Il  fut moine de Portes, puis de la Grande Chartreuse. Il reconstruisit la Grande-Chartreuse qu'une avalanche avait détruite et en devint le septième prieur. Ce fut lui qui fonda les premières chartreuses pour les femmes désireuses de mener une vie érémitique. Comme il avait dû punir deux de ses moines qui le méritaient, ceux-ci firent appel au pape Alexandre III, qui d'abord les soutint. Pour que règne la paix, saint Anthelme donna sa démission et rentra joyeusement dans le rang. Mais son bonheur dura peu. Le pape, mieux informé, revint sur sa décision, et pour comble, le nomma évêque de Belley. Il s'était pareillement brouillé avec l'empereur Frédéric Barberousse pour avoir refusé Victor IV, un antipape de fabrication impériale. Là encore la modestie d'Anthelme fut contrariée: l'empereur se réconcilia avec lui et l'éleva, lui et ses successeurs, à la dignité de prince du Saint Empire romain germanique. Il tenta en vain de servir de médiateur entre saint Thomas Beckett et le roi Henri II d'Angleterre.

43e évêque sur la liste épiscopale du diocèse de Belley-Ars: Saint Anthelme (1163-1178)

"La grande figure du XIIe siècle dans l’Ain est Saint Anthelme; Chartreux lui-même, il devient évêque de Belley de 1163 à 1178. Il lutte contre les abus et défend le peuple opprimé par le comte de Savoie. Entre le XIII siècle et le XVI siècle, villes et villages édifient leurs églises paroissiales, d’abord en style roman, puis gothique. Il nous reste, dans l’Ain, quelques beaux témoignages de l’ardeur et du talent de ces artisans et artistes, mis au service de la gloire de Dieu." (Diocèse de Belley-Ars - 2000 ans de vie chrétienne)

À Belley, en 1178, saint Anthelme, évêque. D’abord moine de la Grande Chartreuse, il reconstruisit les bâtiments ruinés par une avalanche; prieur, il convoqua un chapitre général; contraint par le pape d’accepter l’évêché de Belley, il mit un zèle infatigable et une intrépide fermeté à corriger les mœurs du clergé et des nobles.


Martyrologe romain

Nous recevons l’esprit d’amour qui vient en aide à notre faiblesse afin que nous chantions la joie d’être aimés de Dieu et de l’aimer. Le reste importe peu de ce que pensent de nous les hommes si nous restons fidèles à l’amour que Dieu nous demande de vivre et de transmettre.

Lectionnaire d’Emmaüs



Saint Anthelme
Saint Anthelme vit le jour au château de Chignin, vers l’an 1106, fils d’Hardouin gentilhomme de Savoie, de l’ancienne maison de Migain et d’une dame d’une naissance également illustre.

Ces parents très pieux lui donnèrent une éducation très Chrétienne.

Devant une telle dévotion envers la religion, les Évêques de Belley et de Genève se disputèrent le jeune Anthelme afin de l’attacher à leur église et de le mettre au premier rang de leur chapitre.

Devant un tel engouement religieux, le choix d’Anthelme se porta vers Belley où il fut nommé sacristain, employé chargé de l’entretien de l’église et des objets de culte, principale dignité de la Cathédrale.

Devant tant d’honneurs et de revenus, que sa position lui apportait en plus de son riche patrimoine, il sut rester simple.

Beaucoup de personnes venaient le solliciter mais il était plus enclin à venir en aide aux pauvres.

De ce fait sa maison devient vite une maison d’hospitalité où les misérables trouvaient constamment de quoi soulager leurs besoins.

Sa vie de dévotion lui laissa quelques désillusions. Le monde ne lui paraissait plus digne de ses regards.

A force de méditation, il prend la résolution de renoncer au monde et à tout ce qu’il avait aimé.

Il avait 25 ans, lorsqu’il se mit à visiter les Monastères voisins principalement ceux des Chartreux.

A force de visiter ces Monastères, il se sentit de plus en plus proche d’eux. Il rentra dans les Ordres vers 1135 par l’entremise de Bernard de Portes, Évêque de Belley, de l’Ordre des Chartreux.

En 1137, il reçut l’habit de Chartreux et confia à ses amis, le soin de distribuer ses biens aux pauvres.

Quelque temps après, un éboulement de neige, entraînant dans sa chute des rochers, détruisit presque en entier les cellules de la Grande Chartreuse et vit périr six Religieux.

Hugues II, alors Évêque de Grenoble, demanda à Anthelme de venir relever ces ruines et réparer un tel désastre.

Arrivé sur place il n’est nullement déconcerté par les lieux isolés et hostiles, bien au contraire.

Résigné aux ordres de ses supérieurs, il fut établi procureur de la Grande Chartreuse en 1138.

Il s’acquitta de ses pénibles fonctions avec prudence, mais cela ne l’empêchât pas de suivre les règles de la Communauté.

Il s’employait à multiplier les activités manuelles car l’oisiveté était considérée comme source de beaucoup de vices.

Dès les travaux manuels finis il rentrât dans sa cellule et c’était là dans le silence et la méditation, qu’il puisait les forces nécessaires pour triompher de toutes les difficultés et de tous les ennuis qu’il rencontrait dans le gouvernement des affaires temporelles.

Il se chargeait si bien de sa tâche, qu’à l’âge de 33 ans il fut jugé digne d’en occuper la première charge.

Hugues 1er, alors Prieur de la Grande Chartreuse se démit volontairement de sa charge, pour se consacrer à la Contemplation.

Il désirait être remplacé par Anthelme. Quelques uns le trouvèrent sévère, mais tous se félicitèrent de l’avoir comme supérieur.

On disait de lui qu’il était l’œil de l’aveugle, le bras de l’infirme et le pied du boiteux. Il s’évertua à suivre les traces de ses prédécesseurs.

Sous son prieural, les Chartreuses se multiplièrent en France et à l’étranger.

Il unifia aussi ces dernières qui étaient indépendantes les unes des autres et soumises aux Évêques des diocèses.

Il fit le premier chapitre de l’Ordre des Chartreux en rassemblant tout les Prieurs de chaque Chartreuse.

Il fut reconnu par chacun d’eux comme Grand Prieur. Grâce à lui, l’Ordre acquit une grande réputation. Il fit reconstruire la Grande Chartreuse et la fit prospérer.

Quand le siège épiscopal de Grenoble vint à être libre, l’élection du nouveau prélat donna lieu à des divisions au sein du diocèse.

Les Chartreux crurent devoir intervenir, sans doute parce que l’Évêque défunt était lui même Chartreux.

Mais certains disciples Chartreux ennemis de la sévère discipline d’Anthelme, portèrent l’affaire devant le Pape Eugène III.

Ils voulaient discréditer Anthelme. Son innocence fut reconnue et lui donna un surcroît d’autorité.

Après 12 ans, à la tête de la Grande Chartreuse il se retirât de ce rôle au bénéfice de Bazile de Bourgogne pour retourner au rang de simple Prieur.

Il fut souvent appelé par Bazile afin de l’éclairer de ses conseils.

Quelques années après, Dom Bernard de Varin, Prieur de Portes désirant se retirer, supplia vivement Anthelme de le remplacer.

Ce dernier ne put rien lui refuser, car c’était lui qui lui avait donné l’envie de rentrer dans les Ordres, de plus Anthelme était à l’origine de cette Chartreuse.

Il prit ses fonctions en 1153 et régenta celle-ci avec autant de rigueur que celle qu’il eut pour la Grande Chartreuse.

Au bout de deux ans, il se retira de son rôle de Prieur de Portes pour revenir simple Prieur à la Grande Chartreuse.

A la mort du Pape Adrien IV en 1159, les Cardinaux, le clergé et le peuple portèrent Roland, chancelier de l’église Romaine, au poste de Pape.

Il fut proclamé sous le nom d’Alexandre III, le 7 Septembre 1159.

Lors de son intronisation au titre de Pontife, il se vit retirer la Chappe écarlate, signe de l’investiture pontificale, par Octavien.

Ce dernier n’avait eu que deux votes de Cardinaux, soutenus par l’Empereur Frédéric Barberousse.

Alexandre III avait combattu les ambitions de ce dernier soutenant les intérêts du Pape. Cette élection provoqua un schisme.

En 1161, un Concile est convoqué à Toulouse. Les Rois de France et d’Angleterre, plus de cent Évêques, un grand nombre de Seigneurs des deux nations, plusieurs Cardinaux se déclarèrent pour Alexandre III et excommunièrent Octavien.

L’Ordre des Chartreux exerçait une grande influence dans l’église.

Anthelme, aidé de Geofroy, Abbé de l’Abbaye de Hautecombe écrivit aux Abbés indécis pour leur expliquer la légitimité de l’élection d’Alexandre III. Sur cet entre fait, ce dernier fut remis sur le trône pontifical et le schisme prit fin.

A la mort de Ponce III, prélat de l’église de Belley en 1162, le peuple se tournât vers le Pape Alexandre III afin que ce dernier désigne son remplaçant.

Le Pape écrivit à Anthelme, lui ordonnant de se charger de l’église de Belley et manda au Prieur de la Grande Chartreuse de le forcer à prendre ce poste.

Devant une telle charge, il prit la fuite et fut recherché par les Chartreux qui l’amenèrent peiner à Belley. Ils lui exposèrent l’Ordre du Pape en lui montrant ses lettres ainsi que le commandement du Prieur, mais Anthelme refusa.

Il lui fut proposé un choix : obéir au Pape ou aller le trouver à Rome pour lui signifier son refus.

Flatté de cette espérance, il se mit en chemin. Le Pape le reçut avec honneur, Anthelme lui demanda grâce et le pria de ne pas le contraindre.

Le Pape réussit à le convaincre et le sacra solennellement de sa main en 1163.

A son départ de Rome, Anthelme était devenu Évêque. Il fut accueillit à Belley avec acclamations et grande joie.

Dans son palais épiscopal il vivait à l’identique que dans sa cellule de la Grande Chartreuse. Malgré ses déboires avec l’Empereur Frédéric Barberousse, Anthelme sut s’attirer ses faveurs mais n’en tira aucune gloire ou profit personnel, mais plus au profit de son église.

Il remit de l’ordre dans son diocèse, créa des écoles et parcourut son diocèse laissant des traces de sa charité et de sa sainteté.

En 1169, le Pape Alexandre III l’envoya en Angleterre afin de mettre fin au long débat qui divisait Henri II et Thomas de Cantorbéry.

Ce dernier savait combien la médiation d’Anthelme avait été heureuse pour l’église et Thomas sollicita le Pape pour designer Anthelme, pour conduire cette affaire délicate. Il ne put la conduire car Thomas fut assassiné dans son palais.

Le 24 mars 1175, Anthelme reçut de l’Empereur Barberousse le titre de "Prince du St Empire".

Il l’investit de la souveraineté de la ville de Belley et de ses dépendances. Ces privilèges lui valurent des différents avec le Comte de Savoie Humbert III.

A la fin de sa vie il refusa de rédiger son testament car un Religieux ne possédait rien.

Sur son lit de mort tout le monde le pleurait, pendant qu’il Bénissait.

Il mourut le 26 Juin 1178 alors âgé de 72 ans, après avoir passé 30 ans dans un cloître et 15 ans dans l’épiscopat. Sa mort fut longuement pleurée.

Il fut enseveli en habit de Chartreux paré de la mitre, de la croix pectorale, de l’anneau et du bâton pastoral et enterré à l’Abbaye de Hautecombe où le Roi Charles-Albert de Savoie fit restaurer son mausolée qui avait été détruit durant la Révolution.






Peinture murale, église Notre-Dame de Myans, Savoie 

Anthelm(us) of Belley, O. Cart. B (RM)


Born near Chambéry, Savoy, France, 1107; died June 26, 1178. Bishop Anthelm of Belley was a nobleman born in the castle of Chignin. He became a priest early in life, but after visiting the tranquil Carthusian monastery of Portes, decided to become a monk and joined the Carthusians about 1137.


He eventually was elected as the 7th abbot of the Grande Chartreuse in 1139. Anthelm was responsible for guiding the Carthusians to evolve into a religious order separate from the Benedictine. Charter houses had previously been separate and independent, subject only to local bishops. Not only did he revitalize the order, he also restored the physical facilities of the Charterhouse.

He summoned the first general chapter, and Grande Chartreuse became the motherhouse. Anthelm commissioned Blessed John the Spaniard to draw up a constitution for a community of women who wished to live under Carthusian rule.

He resigned his abbacy in 1152 to live as a hermit but was made prior of Portes. During this time (1154-56) he ordered the bounty that had accumulated as a result of the monastery's prosperity to be distributed to those in need.

He returned to Grande Chartreuse, still wishing to live a solitary life, but then he actively entered the conflict over the nomination of Pope Alexander III, whom he supported, against Emperor Frederick Barbarossa's choice, Victor IV. With the Cistercian abbot Geoffrey, Anthelm galvanized support for Pope Alexander III, who then nominated him to the see of Belley in 1163.

There he set out to reform the clergy, a particular concern being that of celibacy, because some priests practiced while being openly married. He also punished evil-doers. So much did Anthelm endear himself to the people that, after his death, the city was renamed Athelmopolis.

When Count Humbert III of Maurienne violated the Church's jurisdiction over the clergy by imprisoning a priest, Anthelm sent a clergyman to handle the matter. After the priest was killed in a scuffle to rearrest him, Anthelm excommunicated the count. The pope invalidated the ban, but Anthelm would not relent and returned to Portes in protest. Relations between the pope and Anthelm remained open, however. He was asked by the pope to go to England to try to bring about a reconciliation between King Henry II and Saint Thomas a Becket, but unfortunately was unable to travel.

Anthelm established a community for women solitaries. To the end of his life, his heart was in his beloved Charterhouse, which he visited on every possible occasion.

The good bishop spent his last years tending to the lepers and the poor. He was distributing food in a famine when he was felled by fever. As Anthelm lay dying, he was visited by Humbert who sought his forgiveness. Miracles are said to have occurred at his tomb, one being that, as he was lowered into the tomb, a lamp lit only for great festivals kindled spontaneously (Benedictines, Delaney, White).

In art, Saint Anthelm, with a miter at his feet, is a Carthusian with a lamp over him lit by a celestial hand. At times Saint Peter may point out to him the place in the Little Office of the Blessed Virgin Mary, or there may be a nobleman under his feet (Roeder). 



June 26

St. Anthelm, Bishop of Bellay, Confessor

HE was for his eminent virtue raised to the episcopal dignity in 1163, when his zeal and abilities were particularly distinguished by the great services he rendered to the church in the schism of the antipope Victor III. He died on the 26th of June, 1178, and is named in the Roman Martyrology. See d’Andilly, Vies des SS. Illustr. t. 2; Baillet, &c.

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume VI: June. The Lives of the Saints.  1866.


Sant' Antelmo di Chignin Monaco e vescovo di Belley


Chignin (Francia), 1107 - Belley (Francia), 26 giugno 1178

Nacque nel 1107 nel Castello di Chignin, in Savoia. Segretario prima della chiesa di Ginevra, poi del vescovo di Belley, da questo fu ordinato sacerdote. Affascinato dalla vita certosina nel 1136 prese l'abito di San Bruno nel monastero di Portes. Alla Grande Chartreuse, terminato il noviziato, fu nominato procuratore ed amministratore dei beni. Nel 1139 ne divenne il settimo priore. Nel 1142 nel capitolo generale gli otto priori della Certosa stabilirono che il priore della «Grande Certosa» fosse anche il Generale dell'Ordine. Antelmo divenne il primo generale dei Certosini. Nel 1152 Bernardo di Varey, fondatore di Portes, ottenne che Antelmo fosse designato a succedergli. Nel 1163 divenne vescovo di Belley. Nel 1175 il Barbarossa gli conferì la sovranità su Belley e dintorni, creandolo principe del Sacro Romano Impero. Morì il 26 giugno 1178. (Avvenire)

Emblema: Bastone pastorale, Libro, Flagello

Martirologio Romano: A Belley in Savoia, sant’Antelmo, vescovo, che, da monaco, ricostruì l’edificio della Grande Certosa distrutto da una abbondante nevicata; divenuto poi priore, convocò il Capitolo generale e, elevato alla sede episcopale, rifulse nell’opera di correzione dei costumi di chierici e nobili svolta con instancabile impegno e intrepida fermezza.

Sant’Antelmo di Chignin, Vescovo di Belley, rappresenta una delle più importanti figure del movimento certosino.

Nacque nel 1107, da nobile famiglia, nel Castello di Chignin, in Savoia, a dodici chilometri da Chambéry.

Sin da giovane preferì la solitudine della preghiera alla vita mondana e dissipatrice dei grandi signori.
Segretario prima della chiesa di Ginevra, poi del vescovo di Belley, da quest’ultimo fu ordinato sacerdote.

Si recava molto spesso a Portes, dove un suo parente era certosino. La conoscenza della vita monastica cambiò radicalmente l’esistenza di Antelmo, che nel 1136 prese l’abito di San Bruno nel monastero di Portes. 

La sua fama di valente amministratore lo portò alla Grande Chartreuse, dove, terminato il noviziato, fu nominato procuratore ed amministratore dei beni. La Grande Chartreuse, che nel 1132 era stata gravemente danneggiata da una valanga, attraversava allora un periodo molto difficile. Antelmo si occupò con tutte le sue energie della ricostruzione materiale e morale della comunità, di cui nel 1139, alle dimissioni di Ugo I, divenne il settimo priore. Dopo aver riedificata la “Grande Certosa” e fatto costruire un acquedotto, A. si adoperò a ricondurre in suoi monaci al rispetto della primitiva semplicità della Regola e, nello stesso tempo, tentò di rendere più stretti i legami tra le varie case dell’Ordine. Nel 1142, infatti, nel capitolo generale gli otto priori della Certosa, allora esistenti, stabilirono che il priore della “Grande Certosa” fosse anche il Generale dell’Ordine, cui tutti dovessero obbedienza: fin da allora infatti i vari priori erano sottoposti solo al vescovo della loro diocesi. La fama di Antelio, divenuto primo generale dei Certosini, crebbe enormemente ed attirò alla Grande Chartreuse molti nobili che desideravano seguirne l’esempio.

Nel 1149, quando un monaco di Portes fu eletto vescovo di Grenoble, sorsero degli aspri conflitti ed alcuni certosini uscirono dal monastero per sostenere le loro ragioni di fronte ai tribunali. Antelmo, fortemente amareggiato da questa grave infrazione, dopo che papa Eugenio III compose la vertenza, impose ai certosini una penitenza: ma il Papa reintegrò i monaci nell’Ordine senza alcuna formalità. Per questo Antelmo, pur non opponendosi alle decisioni del Papa, diede le dimissioni, che tuttavia ritirò momentaneamente a seguito di un intervento di San Bernardo, per farle poi accettare di nuovo nel 1151 e ritirarsi a vita contemplativa.

Nel 1152, però, Bernardo di Varey, fondatore di Portes, ottenne che Antelmo fosse designato a succedergli e questi, pur mantenendo la sua carica solo per breve tempo, con la sua grande carità si guadagnò l’appellativo di “padre dei poveri”. Per questo Antelio nelle immagini che ci sono pervenute, viene effigiato nell’atto di accogliere gente di ogni età, aiutandola moralmente e materialmente nei suoi bisogni, con sullo sfondo la sua Certosa, di cui ebbe sempre nostalgia e che andava spesso a visitare.

Quando nel 1159 la cristianità fu divisa in due parti che sostenevano, l’una Alessandro III, papa legittimamente eletto, e l’altra l’antipapa Vittore IV, designato da Federico Barbarossa, Antelmo si schierò dalla parte di Alessandro e gli portò il sostegno della Francia, della Spagna e dell’Inghilterra.
Molto probabilmente, in ringraziamento di questa azione, il Papa obbligò Antelmo ad accettare la carica di vescovo di Belley, alla quale era stato eletto all’unanimità il 7 settembre 1163. La consacrazione avvenne nella cattedrale di Bourges. 

Anche nell’esercizio del suo ministero Antelmo conservò intatti quei caratteri di grande umiltà e carità, che lo avevano reso famoso e si guadagnò tanto l’affetto del popolo che la città di Belley, dopo la sua morte, fu chiamata per un certo tempo Antelmopoli.

Nello stesso tempo, per la sua sagacia fu scelto dal papa per una delicata missione in Inghilterra: il tentativo di riconciliazione tra Enrico II e San Tommaso Becket.

Tuttavia il Barbarossa impedì la partenza di Antelmo, forse per vendicarsi della posizione ostile da questi avuta nei confronti di Vittore IV.

In seguito però l’imperatore mutò condotta nei riguardi di Antelmo e nel 1175 gli conferì la sovranità su Belley e dintorni, creandolo inoltre principe del Sacro Romano Impero.

Il titolo di principe di Belley procurò ad Antelmo non poche difficoltà, che amareggiarono gli ultimi anni della sua vita.

Umberto III, conte di Maurienne, non si rassegnò a perdere i diritti su Belley ed iniziò una politica di provocazione nei confronti di Antelmo, facendo dapprima arrestare, in violazione del diritto di giurisdizione della Chiesa sul clero, e poi uccidere un sacerdote. 

Antelmo scomunicò il conte, ma questi ottenne dal papa Alessandro III, cui era ricorso, l’annullamento della scomunica.

Allora Antelmo, indignato, si ritirò nella Grande Charteuse ma il popolo ed il clero ricorsero al papa, che gli ordinò formalmente di riprendere il suo posto e, nel contempo, ingiunse ad Umberto di fare penitenza. 

Antelmo tornò quindi a Belley, continuando tuttavia ad essere osteggiato da Umberto, che continuò a tramare contro di lui giungendo perfino a progettare di assassinarlo.

Il 26 giugno 1178, colpito da grave malattia, Antelmo morì, dopo aver ricevuto l’omaggio del Conte di Mourienne, che al suo capezzale fece sincera ammenda dei suoi torti.

I funerali di Antelmo furono veramente trionfali ed il suo culto si diffuse immediatamente.

Nel 1630 le sue spoglie furono esumate e traslate in una cappella a lui dedicata.

Durante al Rivoluzione Francese questa fu profanata, ma le reliquie di Antalmo non andarono disperse e il 30 giugno 1829 il vescovo di Belley le depose in un bellissimo reliquiario, che alla fine del secolo fu sostituito da un altro in bronzo offerto dalla Grande Charteuse.

Nell’iconografia Antelmo è rappresentato con una lampada accesa sopra il capo, mentre una mano dal cielo tende un dito verso la fiamma. Ai suoi piedi è raffigurato il Conte Umberto e Antelmo tiene in mano un libro perché, secondo la leggenda, egli ricevette da San Pietro l’ordine di recitare l’Ufficio della Vergine.

Gli Acta Sanctorum pubblicano una Vita di Antelmo, scritta da un autore coevo, ed il Martirologio Romano celebra la sua festa il 26 giugno.


Autore: Mauro Tordone