jeudi 25 juin 2015

Saint MAXIME de TURIN, évêque et confesseur

Saint Maxime de Turin

Évêque ( v. 423)

Il est le patron de cette ville. On pense qu'il serait né à Verceil en Italie. Il aurait assisté au concile de Milan où sa position dans la hiérarchie témoigne de son influence.

"Saint Maxime, Évêque de Turin (Italie). Il est cité en 398, alors que sa ville, dotée d'une garnison et menacée par des bandes barbares en déplacement vers les Alpes occidentales, servait de refuge à des populations rurales en fuite.

Devant une telle situation, Maxime, dont on connaît près de quatre-vingt-dix homélies, encourageait à réagir à cette dégradation du sens civique et à la désagrégation sociale. L'évêque n'hésitait pas à stigmatiser les fidèles profitant du malheur des temps, rappelant avec force le lien profond existant entre devoir du chrétien et devoir du citoyen. Saint Maxime rappelait aussi que l'amour traditionnel de la patrie inclut le devoir fiscal.

L'analyse historique et littéraire de ce grand personnage, a ajouté le Pape, "montre la croissante prise de responsabilité de l'autorité ecclésiastique dans un contexte où elle devait progressivement se substituer à une autorité civile disparaissant... Il est évident que si les choses sont très différentes aujourd'hui... les devoirs des croyants dans la société et envers leur pays demeurent valides. La convergence des devoirs de l'honnête citoyen et ceux du bon chrétien demeure des plus actuelles".

Source: VIS 071031 (320) Le 31 octobre 2007, catéchèse de Benoît XVI pour l'audience générale.

À Turin, entre 408 et 413, saint Maxime, premier évêque de cette ville. Par sa prédication toute paternelle, il amena les foules païennes à la foi du Christ et les dirigea par son enseignement plein de sagesse à la récompense du salut.

Martyrologe romain


Saint Maxime de Turin
Il fut un des prédicateurs de l’Évangile les plus en vue de l’époque patristique, et tout ce que nous savons à son sujet nous est parvenu par son corpus d’homélies reconstitué de façon critique à l’époque contemporaine. 
Parmi les rares données biographiques certaines, on sait que Maxime n’était pas originaire de Turin mais qu’il y fut présent, comme Évêque de cette ville, lors d’un Concile qui s’y tint au début du V ème siècle. 
À ses capacités oratoires, fruit d’une lecture assidue des Écritures et de la fréquentation des vénérables Pères de son temps, Maxime joignait une nette sensibilité liturgique, qui lui permit de fournir des interprétations subtiles et originales sur les Sacrements, et plus généralement sur le Culte Chrétien.
Il voua son activité pastorale surtout à l’élimination de toute forme de syncrétisme et de tout résidu de paganisme dans la pratique des Chrétiens, et plus encore à la diffusion dans les campagnes du message évangélique qui, à cette époque, restait encore très circonscrit au monde urbain.


Saint Maxime de Turin
Ier Évêque de la ville
Maxime, Ier Évêque de Turin, florissait dans le Ve siècle. On pense, d’après quelques passages de ses homélies, qu’il était né à Verceil. 
Il avait fait dans sa jeunesse une étude approfondie des Écritures et dès qu’il fut élevé au Sacerdoce, il signala son zèle pour la Foi Chrétienne par de continuelles prédications dans les diverses provinces de la Lombardie. 
Il assista, comme Évêque, au Concile de Milan en 451 et il souscrivit à celui de Rome en 465, immédiatement après le Pape Saint Hilaire, ce qui prouve qu’il était le plus âgé de tous les prélats ; on croit qu’il mourut peu de temps après son retour dan son diocèse.

Il nous reste de Saint Maxime de Turin un grand nombre de Sermons, dont  plusieurs avaient été attribuées à Saint Ambroise, à Saint Augustin, à Eusèbe d’Émèse, sur les principales Fêtes de l’année et sur différents sujet de morale.




BENOÎT XVI

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 31 octobre 2007


Saint Maxime de Turin


Chers frères et sœurs!

Entre la fin du quatrième siècle et le début du cinquième, un autre Père de l'Eglise, après saint Ambroise, contribua de manière décisive à la diffusion et à la consolidation du christianisme dans l'Italie du Nord:  il s'agit de saint Maxime, que nous retrouvons Evêque de Turin en 398, un an après la mort d'Ambroise. Les informations sur lui sont peu nombreuses; en revanche, un recueil d'environ quatre-vingt-dix Sermons est parvenu jusqu'à nous, d'où ressort le lien profond et vital de l'Evêque avec sa ville, qui atteste un point de contact évident entre le ministère épiscopal d'Ambroise et celui de Maxime.

A cette époque, de graves tensions troublaient le bon déroulement de la coexistence civile ordonnée. Dans ce contexte, Maxime réussit à rassembler le peuple chrétien autour de sa personne de pasteur et de maître. La ville était menacée par des groupes dispersés de barbares qui, entrés par les frontières de l'Est, avançaient jusqu'aux Alpes occidentales. C'est pourquoi Turin était protégée de manière stable par des garnisons militaires, et devenait, lors des moments critiques, le refuge des populations en fuite des campagnes et des centres urbains manquant de protection. Les interventions de Maxime, face à cette situation, témoignent de son engagement pour réagir à la dégradation civile et à la désagrégation. Même s'il reste difficile de déterminer la composition sociale des destinataires des Sermons, il semble que la prédication de Maxime - pour éviter le risque de rester générique - s'adressait de manière spécifique à un groupe sélectionné de la communauté chrétienne de Turin, constitué par de riches propriétaires terriens, dont les possessions se trouvaient dans la campagne turinoise et leur maison en ville. Ce fut un choix pastoral lucide de l'Evêque, qui entrevit dans ce type de prédication la voie la plus efficace pour conserver et renforcer son lien avec le peuple.

Pour illustrer dans cette perspective le ministère de Maxime dans sa ville, on peut s'appuyer par exemple sur les Sermons 17 et 18, consacrés à un thème toujours actuel, qui est celui de la richesse et de la pauvreté dans les communautés chrétiennes. Même dans ce domaine, la ville était parcourue par de graves tensions. Les richesses étaient accumulées et cachées. "Personne ne pense au besoin de l'autre", constate avec amertume l'Evêque dans son dix-septième Sermon. "En effet, de nombreux chrétiens non seulement ne distribuent pas les choses qui leur appartiennent, mais volent également celles des autres. Non seulement, disais-je, en recueillant leur argent, ils ne l'apportent pas aux pieds des apôtres, mais ils éloignent aussi des prêtres leurs frères qui cherchent de l'aide". Et il conclut:  "Dans notre ville, il y a beaucoup de visiteurs ou de pèlerins. Faites ce que vous avez promis" en adhérant à la foi, "pour que l'on ne vous dise pas à vous aussi ce qui fut dit à Ananie:  "Vous n'avez pas menti aux hommes, mais à Dieu"" (Sermon 17, 2-3).

Dans le Sermon suivant, le dix-huitième, Maxime dénonce des formes récurrentes  de  spéculations  sur  les malheurs d'autrui. "Dis-moi, chrétien", ainsi l'Evêque apostrophe-t-il ses fidèles, "dis-moi:  pourquoi as-tu pris la proie abandonnée par les pillards? Pourquoi as-tu introduit dans ta maison un "gain", comme tu le penses toi-même, déchiré et contaminé?". "Mais peut-être", poursuit-il, "dis-tu l'avoir acheté, et crois pour cette raison éviter l'accusation d'avarice. Mais ce n'est pas de cette façon que l'on peut faire correspondre l'achat à la vente. C'est une bonne chose d'acheter, mais en temps de paix, ce que l'on vend librement, et non au cours d'un pillage ce qui a été volé... Agis donc en chrétien et en citoyen qui achète pour restituer" (Sermon  18, 3). Sans en avoir l'air, Maxime arrive ainsi à prêcher une relation profonde entre les devoirs du chrétien et ceux du citoyen. A ses yeux, vivre la vie chrétienne signifie également assumer les engagements civils. Inversement, chaque chrétien qui, "bien que pouvant vivre de son travail, capture la proie d'autrui avec la fureur des fauves"; qui "menace son voisin, qui chaque jour tente de ronger les frontières d'autrui, de s'emparer des produits", ne lui apparaît même plus semblable au renard qui égorge les poules, mais au loup qui se jette sur les porcs (Sermon 41, 4).

Par rapport à l'attitude prudente de défense prise par Ambroise pour justifier sa célèbre initiative de racheter les prisonniers de guerre, apparaissent clairement les changements historiques intervenus dans la relation entre l'Evêque et les institutions de la ville. Désormais soutenu par une législation qui invitait les chrétiens à racheter les prisonniers, Maxime, face à l'écroulement des autorités civiles de l'Empire romain, se sentait pleinement autorisé à exercer dans ce sens un véritable pouvoir de contrôle sur la ville. Ce pouvoir serait ensuite devenu toujours plus vaste et efficace, jusqu'à remplacer l'absence des magistrats et des institutions civiles. Dans ce contexte, Maxime œuvre non seulement pour rallumer chez les fidèles l'amour traditionnel envers la patrie de la ville, mais il proclame également le devoir précis de faire face aux charges fiscales, aussi lourdes et désagréables que celles-ci puissent paraître" (Sermon 26, 2). En somme, le ton et la substance des Sermons cités semblent supposer une conscience accrue de la responsabilité politique de l'Evêque dans les circonstances historiques spécifiques. Il est la "sentinelle" placée dans la ville. Qui sont ces sentinelles, se demande en effet Maxime dans le Sermon 92, "sinon les bienheureux Evêques, qui, placés pour ainsi dire sur un rocher élevé de sagesse pour la défense des peuples, voient de loin les maux qui surviennent?". Et dans le Sermon 89, l'Evêque de Turin illustre aux fidèles ses tâches, utilisant une comparaison singulière entre la fonction épiscopale et celle des abeilles:  "Comme l'abeille", dit-il, les Evêques "observent la chasteté du corps, présentent la nourriture de la vie céleste, utilisent l'aiguillon de la loi. Ils sont purs pour sanctifier, doux pour restaurer, sévères pour punir". C'est ainsi que saint Maxime décrit la tâche de l'Evêque à son époque.

En définitive, l'analyse historique et littéraire révèle une conscience croissante de la responsabilité politique de l'autorité ecclésiastique, dans un contexte dans lequel celle-ci commençait, de fait, à remplacer l'autorité civile. Telle est, en effet, la ligne du développement du ministère de l'Evêque en Italie du nord-ouest, à partir d'Eusèbe, qui "comme un moine" habitait dans sa ville de Verceil, jusqu'à Maxime de Turin, placé "comme sentinelle" sur le rocher le plus haut de la ville. Il est évident que le contexte historique, culturel et social est aujourd'hui profondément différent. Le contexte actuel est plutôt celui qui est dessiné par mon vénéré prédécesseur, le Pape Jean-Paul II, dans l'Exhortation Ecclesia in Europa, dans laquelle il offre une analyse articulée des défis et des signes d'espérance pour l'Eglise en Europe aujourd'hui (6-22). Quoi qu'il en soit, en dehors des conditions différentes, les devoirs du croyant envers sa ville et sa patrie restent toujours valables. Le lien des engagements du "citoyen honnête" avec ceux du "bon chrétien" n'est pas du tout dépassé.

En conclusion, je voudrais rappeler ce que dit la Constitution pastorale Gaudium et spes, pour éclairer l'un des aspects les plus importants de l'unité de la vie du chrétien:  la cohérence entre foi et comportement, entre Evangile et culture. Le Concile exhorte les fidèles à "remplir avec zèle et fidélité leurs tâches terrestres, en se laissant conduire par l'esprit de l'Evangile. Ils s'éloignent de la vérité ceux qui, sachant que nous n'avons point ici-bas de cité permanente, mais que nous marchons vers la cité future, croient pouvoir, pour cela, négliger leurs tâches humaines, sans s'apercevoir que la foi même, compte tenu de la vocation de chacun, leur en fait un devoir plus pressant" (n. 43). En suivant le magistère de saint Maxime et de nombreux autres Pères, nous faisons nôtre le souhait du Concile, que les fidèles soient toujours plus désireux de "mener toutes leurs activités terrestres, en unissant dans une synthèse vitale tous les efforts humains, familiaux, professionnels, scientifiques, techniques, avec les valeurs religieuses, sous la souveraine ordonnance desquelles tout se trouve coordonné à la gloire de Dieu" (ibid.) et donc au bien de l'humanité.

* * *

Je salue les pèlerins francophones, tout particulièrement les jeunes servants de messe et les membres des aumôneries de lycées. En suivant l’enseignement de saint Maxime, je vous invite tous à vivre une cohérence toujours plus résolue entre la foi et la vie, entre l’Évangile et la culture.


© Copyright 2007 - Libreria Editrice Vaticana



« Voici le jour que le Seigneur a fait » (Ps 117,24)

Par Saint Maxime de Turin (?-v. 420),

évêque . Sermon 36 ; PL 57, 605 (trad. coll. Icthus t. 10, p. 262) 

Laissons éclater notre joie, mes frères, aujourd'hui comme hier.

Si les ombres de la nuit ont interrompu nos réjouissances, le jour saint n'est pas achevé :

-la clarté que répand la joie du Seigneur est éternelle. Le Christ nous illuminait hier ; aujourd'hui encore resplendit sa lumière.

« Jésus Christ est le même hier et aujourd'hui » dit le bienheureux apôtre Paul (He 13,8).

Oui, pour nous le Christ s'est fait le jour. Pour nous, il est né aujourd'hui, comme l'annonce Dieu son Père par la voix de David :

-« Tu es mon fils ; aujourd'hui je t'ai engendré » (Ps 2,7).

Qu'est-ce à dire ?

Qu'il n'a pas engendré son fils un jour, mais qu'il l'a engendré jour et lumière lui-même. 

Oui, le Christ est notre aujourd'hui : splendeur vivante et sans déclin, il ne cesse d'embraser le monde qu'il porte (He 1,3) et ce flamboiement éternel semble n'être qu'un jour.

« Mille ans sont à tes yeux comme un seul jour » s'écrie le prophète (Ps 89,4).

Oui, le Christ est ce jour unique, parce que unique est l'éternité de Dieu.

Il est notre aujourd'hui : le passé, enfui, ne lui échappe pas ; l'avenir, inconnu, n'a pas de secrets pour lui. Lumière souveraine, il étreint tout, il connaît tout, à tous les temps il est présent et il les possède tous.

Devant lui, le passé ne peut pas s'effondrer, ni l'avenir se dérober.

Cet aujourd'hui n'est pas le temps où selon la chair il est né de la Vierge Marie, ni celui où selon la divinité, il sort de la bouche de Dieu son Père, mais le temps où il est ressuscité d'entre les morts :

-« Il a ressuscité Jésus, dit l'apôtre Paul ; ainsi est-il écrit au psaume deuxième : ' Tu es mon fils ; aujourd'hui je t'ai engendré ' » (Ac 13,33). 

Vraiment, il est notre aujourd'hui, quand, jailli de la nuit épaisse des enfers, il embrase les hommes.

Vraiment, il est notre jour, celui que les noirs complots de ses ennemis n'ont pas pu obscurcir.

Nul jour mieux que ce jour n'a su accueillir la lumière : à tous les morts, il a rendu et le jour et la vie.
La vieillesse avait étendu les hommes dans la mort ; il les a relevés dans la vigueur de son aujourd'hui.






BENEDICT XVI

GENERAL AUDIENCE

Saint Peter's Square

Wednesday, 31 October 2007


Saint Maximus of Turin


Dear Brothers and Sisters,

Between the end of the fourth century and the beginning of the fifth, another Father of the Church after St Ambrose made a great contribution to the spread and consolidation of Christianity in Northern Italy: St Maximus, whom we come across in 398 as Bishop of Turin, a year after St Ambrose's death. Very little is known about him; in compensation, we have inherited a collection of about 90 of his Sermons. It is possible to perceive in them the Bishop's profound and vital bond with his city, which attests to an evident point of contact between the episcopal ministry of Ambrose and that of Maximus.

At that time serious tensions were disturbing orderly civil coexistence. In this context, as pastor and teacher, Maximus succeeded in obtaining the Christian people's support. The city was threatened by various groups of barbarians. They entered by the Eastern passes, which went as far as the Western Alps. Turin was therefore permanently garrisoned by troops and at critical moments became a refuge for the populations fleeing from the countryside and urban centres where there was no protection. Maximus' interventions in the face of this situation testify to his commitment to respond to the civil degradation and disintegration. Although it is still difficult to determine the social composition of those for whom the Sermons were intended, it would seem that Maximus' preaching - to avoid the risk of vagueness - was specifically addressed to a chosen nucleus of the Christian community of Turin, consisting of rich landowners who had property in the Turinese countryside and a house in the city. This was a clear-sighted pastoral decision by the Bishop, who saw this type of preaching as the most effective way to preserve and strengthen his own ties with the people.

To illustrate this view of Maximus' ministry in his city, I would like to point out for example Sermons 17 and 18, dedicated to an ever timely topic: wealth and poverty in Christian communities. In this context too, the city was fraught with serious tensions. Riches were accumulated and hidden. "No one thinks about the needs of others", the Bishop remarked bitterly in his 17th Sermon. "In fact, not only do many Christians not share their own possessions but they also rob others of theirs. Not only, I say, do they not bring the money they collect to the feet of the apostles, but in addition, they drag from priests' feet their own brethren who are seeking help". And he concluded: "In our cities there are many guests or pilgrims. Do what you have promised", adhering to faith, "so that what was said to Ananias will not be said to you as well: "You have not lied to men, but to God'" (Sermon 17, 2-3).

In the next Sermon, the 18th, Maximus condemns the recurring forms of exploitation of others' misfortunes. "Tell me, Christian", the Bishop reprimands his faithful, "tell me why you snatched the booty abandoned by the plunderers? Why did you take home "ill-gotten gains' as you yourself think, torn apart and contaminated?". "But perhaps", he continues, "you say you have purchased them, and thereby believe you are avoiding the accusation of avarice. However, this is not the way to equate purchasing with selling. "It is a good thing to make purchases, but that means what is sold freely in times of peace, not goods looted during the sack of a city... So act as a Christian and a citizen who purchases in order to repay" (Sermon 18: 3). Without being too obvious, Maximus thus managed to preach a profound relationship between a Christian's and a citizen's duties. In his eyes, living a Christian life also meant assuming civil commitments. Vice-versa, every Christian who, "despite being able to live by his own work, seizes the booty of others with the ferocity of wild beasts"; who "tricks his neighbour, who tries every day to nibble away at the boundaries of others, to gain possession of their produce", does not compare to a fox biting off the heads of chickens but rather to a wolf savaging pigs (Sermon 41, 4).

In comparison with the cautious, defensive attitude that Ambrose adopted to justify his famous project of redeeming prisoners of war, the historical changes that occurred in the relationship between the Bishop and the municipal institutions are clearly evident. By now sustained through legislation that invited Christians to redeem prisoners, Maximus, with the collapse of the civil authority of the Roman Empire, felt fully authorized in this regard to exercise true control over the city. This control was to become increasingly extensive and effective until it replaced the irresponsible evasion of the magistrates and civil institutions. In this context, Maximus not only strove to rekindle in the faithful the traditional love for their hometown, but he also proclaimed the precise duty to pay taxes, however burdensome and unpleasant they might appear (cf. Sermon 26, 2). In short, the tone and substance of theSermons imply an increased awareness of the Bishop's political responsibility in the specific historical circumstances. He was "the lookout tower" posted in the city. Whoever could these watchmen be, Maximus wonders in Sermon 92, "other than the most blessed Bishops set on a lofty rock of wisdom, so to speak, to defend the peoples and to warn them about the evils approaching in the distance?". And in Sermon 89 the Bishop of Turin describes his tasks to his faithful, making a unique comparison between the Bishop's function and the function of bees: "Like the bee", he said, Bishops "observe bodily chastity, they offer the food of heavenly life using the sting of the law. They are pure in sanctifying, gentle in restoring and severe in punishing". With these words, St Maximus described the task of the Bishop in his time.

In short, historical and literary analysis show an increasing awareness of the political responsibility of the ecclesiastical authority in a context in which it continued de facto to replace the civil authority. 

Indeed, the ministry of the Bishop of Northwest Italy, starting with Eusebius who dwelled in his Vercelli "like a monk" to Maximus of Turin, positioned "like a sentinel" on the highest rock in the city, developed along these lines. It is obvious that the contemporary historical, cultural and social context is profoundly different. Today's context is rather the context outlined by my venerable Predecessor, Pope John Paul II, in the Post-Synodal Apostolic Exhortation
 Ecclesia in Europa, in which he offers an articulate analysis of the challenges and signs of hope for the Church in Europe today (nn. 6-22). In any case, on the basis of the changed conditions, the believer's duties to his city and his homeland still remain effective. The combination of the commitments of the "honest citizen" with those of the "good Christian" has not in fact disappeared.

In conclusion, to highlight one of the most important aspects of the unity of Christian life, I would like to recall the words of the Pastoral Constitution Gaudium et Spes: consistency between faith and conduct, between Gospel and culture. The Council exhorts the faithful "to perform their duties faithfully in the spirit of the Gospel. It is a mistake to think that, because we have here no lasting city, but seek the city which is to come, we are entitled to shirk our earthly responsibilities; this is to forget that by our faith we are bound all the more to fulfil these responsibilities according to the vocation of each one" (n. 43). In following the Magisterium of St Maximus and of many other Fathers, let us make our own the Council's desire that the faithful may be increasingly anxious to "carry out their earthly activity in such a way as to integrate human, domestic, professional, scientific and technical enterprises with religious values, under whose supreme direction all things are ordered to the glory of God" (ibid.) and thus for humanity's good.




To special groups:

Dear Brothers and Sisters,

I warmly greet the Sisters of the Resurrection present in Rome for the Beatification of their Foundress Mother Celine Chludzinska Borzecka. May the Lord grant them the grace of following generously in her footsteps. I also welcome the members of the Risso Kossei-kai Buddhist group from Japan. Upon all the English-speaking visitors, including those from England, Wales, Ireland, Australia, Denmark, Sweden, Canada, the Philippines and the United States, I invoke God's abundant Blessings.

Lastly, I address my greeting to the young people, the sick and the newly-weds. May the forthcoming celebrations of the Solemnity of All Saints and the Commemoration of All Souls be a favourable opportunity for each and every one to raise their gaze to Heaven and to contemplate the future, ultimate and definitive realities that await us.


© Copyright 2007 - Libreria Editrice Vaticana

SOURCE : http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/en/audiences/2007/documents/hf_ben-xvi_aud_20071031.html

Maximus, Bishop of Turin

Maximus (16) , bp. of Turin, writer, reckoned as Maximus II., the third bishop, by Cappelletti (Le Chiese d’Ital. xiv. 12, 14, 76), who puts a Maximus I. in 390 as the first bishop. Ughelli ( Ital. Sac. iv. 1022) counts them as one (cf. Boll. Acta SS. 25 Jun. v. 48). He was present at the council of Milan in 451 and signed the letter to pope Leo (Leo, Ep. 97; Labbe, iv. 583). He was also at the council of Rome in 465, where his name appears next after pope Hilary's, apparently on account of his seniority (Labbe, v. 86). Gennadius of Massilia (d. 496) gives a sketch of his works, most of which are still extant, but strangely says that he died in the reign of Arcadius and Honorius, i.e.before 423. This has led some to think that there were two bishops of this name, but the early date given by Gennadius seems irreconcilable with the many allusions to Nestorian doctrines in the homilies on the Nativity, and the general opinion is that he is wrong (Gennad. de Scrip. Eccl. c. xl. in Patr. Lat. lviii. 1081). The works of Maximus are in vol. lvii. of Migne's Patrologia Latina . They consist of 117 homilies, 116 sermons, 3 tractates on baptism, 2 (of very doubtful authority) entitled respectively contra Paganosand contra Judaeos , and a collection of expositions de Capitulis Evangeliorum (also doubtful). Many of the sermons and homilies were formerly ascribed to St. Ambrose, St. Augustine, St. Leo, etc. Several are on the great church festivals.

Points of interest in the homilies and sermons are: the notice of fixed lections (e.g. Hom, 36 and 37); abstinence from flesh meat in Lent (Hom. 44); no fasting or kneeling at prayer between Easter and Pentecost (Hom. 61). In Hom. 62, on the other hand, he mentions that the vigil of Pentecost was observed as a fast. This custom therefore probably originated in his time. St. Leo, mentioning the fast of Pentecost, makes it clear that he means the fast immediately following the festival. In Hom. 83 Maximus comments on the creed, which is exactly the same as the Roman creed given by Rufinus. Among contemporary events alluded to may be noticed the synod of Milan in 389, at which Jovinian was condemned (Hom. 9). Seven homilies (86–92) refer to the terror of the city at an impending barbaric invasion, apparently Attila's inroad, 452. Another homily (94) refers to the destruction of the church of Milan on the same occasion. He several times refers to superstitions in his diocese; their observance of the Calends of Jan. (16), their tumults during an eclipse (100), the idolatry still lurking among the lower orders (Serm. 101, 102). There are homilies on the feast of the Nativity of St. John the Baptist, on St. Lawrence, St. Cyprian, St. Agnes, and St. Eusebius of Vercelli, and several on the festival of SS. Peter and Paul which are worth particular attention. In some of these he uses very decided language on the supremacy of St. Peter, e.g. , speaking of him as the keystone of the church (Hom. 54), the "magister navis" (Serm. 114); and as entrusted with "totius Ecclesiae gubernacula" (Hom. 70). But in other places he speaks of St. Peter as supreme in discipline, St. Paul in doctrine, and remarks "inter ipsos quis cui praeponatur incertum est" (72). Nowhere does he allude to the church of Rome as inheriting exclusively the supremacy of St. Peter. Gennadius mentions a work of Maximus de Spiritali Baptismi Gratia , and three treatises on this subject, formerly ascribed to St. Augustine, are published by Migne with the works of Maximus, on the strength of three ancient MSS., one of which the church of Turin possesses. Nothing in their style is against Migne's conclusion. The first treatise dwells on the significance of the anointing of the ears before baptism; the second gives an interrogatory creed identical with the one mentioned above in the homilies, and alludes to the custom of baptizing on the third day after the profession of faith; the third speaks of the anointing of the head after baptism, by which is conferred the full regal and sacerdotal dignity spoken of by St. Peter, and of the custom of washing the feet at the same time, after the example of Christ. See F. Savio's Gli Antichi Veseovi d'Italia (Turin, 1899), p. 283.
[M.F.A.]


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Bibliography Information

Wace, Henry. Entry for 'Maximus, Bishop of Turin'. A Dictionary of Early Christian Biography. http://.studylight.org/dictionaries/hwd/view.cgi?n=554.
1911.

SOURCE : http://www.studylight.org/dictionaries/hwd/view.cgi?n=554

June 25

St. Maximus, Bishop of Turin, Confessor

HE was one of the lights of the fifth century, and was indefatigable in preaching the word of God, as Gennadius takes notice; for which function he eminently qualified himself by making the holy scriptures the subject of his continual study and meditation. He assisted at the council of Milan in 451, and at that of Rome under Pope Hilary, in 465, in which latter he subscribed the first after the pope. He died soon after this year. We have a considerable number of his homilies extant on the principal festivals of the year, and on several saints, as St. Stephen, St. Agnes, St. Laurence, St. Cyprian, &c. In his homily on the holy martyrs Octavius, Aventius, and Solutor, whose relics were kept at Turin, where they had received their crowns, he says, “All the martyrs are to be honoured by us, but especially those whose relics we possess. They assist us by their prayers; they preserve us as to our bodies in this life, and receive us when we depart hence.” In his two homilies on Thanksgiving, 1 he earnestly inculcates the duty of paying daily the homage of praise to our Creator, for which he recommends the Psalms: he strongly insists that no one ought ever to neglect morning and evening prayer, or his thanksgiving before and after every meal; he exhorts all persons to make the sign of the cross before every action, saying, “that by the sign of Jesus Christ (devoutly used) a blessing is ensured to us in all things.” We have several other sermons of St. Maximus in the new edition of St. Ambrose’s works; and Mabillon 2 has published twelve others. In the fifth, the saint declaims against the abuses of New Year’s Day, reprehends the custom of making presents to the rich at that time without giving alms to the poor, and condemns hypocritical formalities of friendship in which the heart has no share. The tenth is written “Against heretics who sell the pardon of sins,” whose pretended priests exacted money for absolving penitents instead of bidding them do penance, and weep for their offences. M. Muratori, in his Anecdota, 3 has given us several other homilies of St. Maximus from a manuscript of the Ambrosian library above one thousand years old, written in Longobardic letters. From those on St. Eusebius of Vercelli it appears that the author was himself a native of Vercelli. 4 The name of St. Maximus occurs in the Roman Martyrology, and several lessons from his homilies are inserted in the Roman Breviary. See Cave, Labbe, de Script. Eccl. Ceillier.

Note 1. P. 43, 44. [back]

Note 2. Musæum Italicum, t. 1, p. 9. [back]

Note 3. Anecdot. t. 3, p. 6. [back]

Note 4. The whole collection of the sermons of St. Maximus which are extant, is most correctly given, with Muratori’s remarks, &c. by Polet, a printer at Venice, at the end of his edition of the works of St. Leo, anno 1748. [back]

Rev. Alban Butler (1711–73).  Volume VI: June. The Lives of the Saints.  1866.

SOURCE : http://www.bartleby.com/210/6/252.html

Maximus of Turin B (RM)

Born in Vercelli, Italy; died c. 470. Bishop Saint Maximus of Turin (Italy) was indefatigable in his preaching. Many of his famous homilies about the primary feasts, several saints (Stephen, Agnes, Cyprian, Laurence, and others, especially the martyrs of Turin), and other associated writings are still available for our study. He writes: "All the martyrs are to be honored by us, but especially those whose relics we possess. They assist us by their prayers; they preserve us as to our bodies in this life, and receive us when we depart hence."

In his two homilies on thanksgiving, he earnestly inculcates the duty of praising God daily, especially using the Psalms. He strongly insists that no one ought ever to neglect morning and evening prayer, or his thanksgiving before and after every meal. This saintly bishop exhorts us to make the sign of the cross before every action, saying, "that by the sign of Jesus Christ (devoutly used) a blessing is ensured to us in all things." The saint criticizes the abuses of New Year's Day, especially the then prevalent custom of giving presents to the rich without at the same time giving alms to the poor, and the hypocritical formalities of friendship in which the heart has no share. He also wrote "Against heretics who sell the pardon of sins," whose pretended priests exacted money for absolving penitents instead of bidding them do penance, and weep for their offenses.

Maximus participated in the council of Milan in 451, and at that of Rome under Pope Saint Hilary, in 465, in which latter he subscribed just after the pope. He had to endure much during his episcopacy because of the barbarian incursions into Italy (Benedictines, Encyclopedia, Husenbeth). In art, Saint Maximus is a bishop with a hind near him (Roeder).